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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-02-23, Collections de BAnQ.

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srff**'' SOCIALISEE pa pa PHOTO JACQUES GRENIER £ «*• ENTHETIENS TYPOfl Jean Royer Poètes québécois ENTRETIENS TYPO|| JEAN ROYER POÈTES QUÉBÉCOIS ROMANCIERS QUÉBÉCOIS Des entretiens, menés de main de maître, avec des écrivains — quarante romanciers et trente poètes — qui nous donnent un panorama complet de la littérature québécoise actuelle.Dans la collection Typo.«Jean Royer est passé maître dans l’art de l’entretien.Ses textes .sont de véritables petits essais, et à ce titre constituent des pages de l’histoire littéraire vivante.» Marcel Fournier, Le Devoir 280 pages 12,95 $ l’Hexagone 336 pages 12,95 $ Jean Royer Romanciers québécois « le plaisir des ivres Qüîwfein/ LA LIBRAIRIE gUI ACCEPTE /f* LES COMMANDES POSTALES ' 4474 St-Denis, Mil, Qc H2J 2L1 (514) 844-2587 Montréal, samedi 23 février 1991 Louis Hamelin Après le cri de rage, le cri d’épouvante Jean Royer LOUIS HAMELIN ne ressemble pas à ses romans emportés.Assis devant moi au Blues Clair, un bar habité par le mythe de Patrick Straram, le romancier de 31 ans a plutôt l’air d’un ange échappé d’une oeuvre d’Alfred Laüberté pour apprendre à vivre notre fin de siècle.Les deux bières qu’il enfilera ne le rendront pas plus bavard ni plus baveux.Louis Hamelin n’est pas un frondeur.Il ne tient pas le ton affirmatif de ses livres.Sa phrase hésite et va rarement jusqu’au bout, quand U répond à mes questions.La pensée reste générale et le vocabulaire assez mince.En fait, le romancier parle en points de suspension.Ayant lu Ces spectres agités, son deuxième roman qui vient de paraître chez X YZ Editeur à Montréal en coédition avec Flammarion à Paris, je ne m’attendais pas à rencontrer cette sorte d’ange effacé, disparaissant derrière son langage.Pourtant, le romancier reste convaincant.Il sait de quoi il parle.Il sait ce qu’il écrit et pour quelles souffrances il est devenu écrivain.Il sait contre quoi il écrit et grâce à qui.Louis Hamelin fait partie de cette nouvelle génération d’écrivains québécois qui, avec Christian Mistral, Michel Dumas, Anne Dandurand et quelques autres, veulent « s’éclater sans rature sur la feuille blanche ».Ces nouveaux stylistes écrivent « contre ces récits timorés et impersonnels à récriture blanche ou neutre, dérivés du Nouveau Roman français et de Marguerite Duras, qui essaient d’abolir l’anecdote et le personnage et qui ont peur de l’affirmation.» Voici des romanciers baroques, en guerre contre les minimalistes.Ils nous arrivent avec une culture littéraire bien assimilée, une langue riche et maîtrisée, un vocabulaire élaboré et une technique d’écriture étonnante.Cela nous donne des romans détonants.Vamp, Cunnilingus, La Rage.Puis Ces spectres agités, le nouveau roman de Louis 11 amelin qui met en scène, dans un cadre fantastique, les rapports de la muse et de l’écrivain, de l’amour et de l’aliénation, de la possession et de la passion, de l’Ange et de la Bête.« J’essaie d’écrire des histoires qui ne sont pas innocentes, qui vont être imprégnées de sens et qui renvoient Louis Hamelin sait ce qu’il écrit et pour quelles souffrances il est devenu écrivain.Il sait contre quoi il écrit et grâce à qui.à des mythes, me dit Louis Hamelin.J’aime aussi les personnages assez forts.Pour moi, la fin d’un roman est déjà écrite dans la stature du héros.Écrire un livre, c’est écrire un destin.« Mais je ne voudrais surtout pas qu’on nous colle l’étiquette de nou- veau lyrisme.Je me méfie comme de la peste des nouveaux papes qui sont toujours à l’affût des trouvailles des nouvelles oeuvres pour les réduire et les récupérer comme l’a fait Breton chez les surréalistes.Je fais peut-être partie d’un courant, mais non d’une école.Mistral et moi, nous n’avons pas de norme esthétique ou autre.Seuls quelques thèmes récurrents relient nos livres : la misère des jeunes, l’errance, la mort, etc.« Au début, on se bâtit un style presque en réaction contre des influences.Un style, ce n’est pas ce qui reste de son écriture quand on s’est débarrassé des influences, mais plu tôt ce qui reste quand on a intégré les influences.Moi, je crois à la voix.Chaque écrivain doit avoir une voix qui lui est propre.» « D’autre part, l’oeuvre sert à acquérir une voix, dont l’écrivain peut se servir ensuite pour dire, par exemple, que la guerre du Golfe per-sique le dégoûte et que de voir les enfants irakiens calcinés ou amputés d’une jambe, c’est assez horrible pour souhaiter à Georges Bush de se planter un clou rouillé dans le pied et de se faire amputer la jambe à son tour ».Ses modèles littéraires, Hamelin les a trouvés au Québec et en France surtout.« Je connaissais quelques classiques comme Le Survenant de Germaine Guèvremont, mais c’est vraiment en découvrant Ducharme que j’ai découvert la richesse de l’écriture.» Il a été marqué aussi par Gérard Bessette et particulièrement son roman Le Cycle, dont il admet l’influence pour la création d’un des personnages de Ces spectres agités.Il connaît un peu Marie-Claire Blais et se sent proche de Anne Hébert et des voix oniriques des Fous de Bas-san.Du côté des romancières, il aime « les auteures qui ne se sont pas laissé enfermer dans la recherche d’une voix typiquement féminine : celles qui ont une voix vive comme Monique Proulx ou Anne Dandurand.» En France, Proust, Céline et Michel Tournier l’ont ébloui pour avoir façonné la richesse de la langue.« Je suis vraiment un écrivain de langue française».Aux États-Unis, il admire Miller, non le personnage cynique mais le grand prosateur du Colosse de Maroussiet du Tropique du can cer.Ce qui le fascine le plus, du côté de la littérature américaine qu’il a lue en traduction, c’est la notion de l’espace, comme le fameux thème de la route chez Kerouac.Avec son nouveau roman, Ces spectres agités, Louis Hemelin remplace le cri de rage par le cri d’épouvante.La Rage traitait de la dépossession et de la désillusion des vingt ans.Ces spectres agités concerne la possession, la passion et des aliénations comme l’alcoolisme et la télévision, de même que du côté du sexe et de la religion.Il s’agit ici d’un « drame privé », pour reprendre le titre du roman de Michael Delisle pu-Volr page D-2 : Hamelin Guy Sorman: la fascination de l’exotisme Jocelyn (oulon GLOBE-TROTTER du libéralisme économique, Guy Sorman sillonne le monde pour tenter de comprendre comment les peuples vivent leur développement économique, souvent à l’opposé des thèses qu’il défend.Mais Sorman n’est pas un chantre de salon du libéralisme.Il va sur le terrain, pour j voir si ses recettes sont applicables.La réalité est souvent très dure et il se sent bien seul.N’empêche.Il persévère, car ce qui le fascine avant tout c’est l’exotisme de la pensée.Cette curiosité intellectuelle, Guy Sorman la fait partager à ses milliers de lecteurs depuis une dizaine d’années.Son dernier titre, Sortir du socialisme, provoque déjà polémiques et ravissements chez tous ceux qui suivent de près l’évolution politique et économique des anciens pays communistes.« Je vais à la rencontre des gens, dit-il.Si je voyage beaucoup, c’est pour parler avec des êtres porteurs de quelque chose d’un peu extraordinaire ou d’une étincelle d’intelligence, de culture.Le choc des pensées me permet de mesurer les forces et faiblesses de mes thèses économiques, ce que je ne pourrais faire si je restais à Paris pour écrire mes livres ».Voilà la méthode Sorman, celle qui a permis à cet éditeur, journaliste et économiste français de 46 ans, de pu- blier six livres de vulgarisation économique traduits en 15 langues.Admirateur de Margaret Thatcher et de penseurs controversés comme Friedrich von Hayek et Karl Popper, Guy Sorman ne cache pas que l’économie de marché est la seule solution menant à la richesse des nations.Mais pour bien s’assurer qu’il ne s’égare pas, il fait le tour du inonde au moins une fois par an et n’hésite pas à visiter les mêmes pays et à rencontrer les mêmes personnes pour mesurer leur évolution.Ses lecteurs apprécieront dans son dernier livre les retours en arrière qui permettent de mieux saisir le chemin parcouru par des pays comme l’Union soviétique et la Chine.Sorman n’écrit pas des livres strictement économiques.« J’ai toujours décrit dans mes livres quelles sont les relations qui existent entre un système économique et une culture nationale, dit-il.Ainsi, dans la Révolution conservatrice, j’analysais l’interaction entre le libéralisme de Reagan et le mouvement eonserva-tuer américain.Dans La nouvelle richesse des nations, je me demandais pourquoi le tiers monde était pauvre.Dans chacun des cas, j’ai trouvé des raisons politiques, culturelles, psychologiques et, bien sûr, économiques.Tout cela est indissociable pour comprendre ces phénomènes».C’est la même réflexion dans Sortir du socialisme.« Mon point de dé-Volr page D-2 : Sorman Jacques Dufresne LH COURAGE ET LA LUCIDITÉ Essai sur la constitution du (Jucbcc souverain 0*4, Droit de cité LE COURAGE ET LA LUCIDITÉ Essai sur la constitution du Québec souverain Jacques Dufresne Septentrion, 189 pages.Robert Saletti • • PHOTO JACQUES GRENIER Guy Sorman ne cache pas que l’économie de marché est la seule solution menant à la richesse des nations.D ISONS-LE tout net.Le cou rage et la lucidité est l’essai le plus important à être paru au Québec depuis longtemps.Qu’il soit l’oeuvre d’un philosophe ne surprendra que ceux qui croient que Diogène est un médicament ou une marque de condom.La vérité est que le dernier ouvrage de Jacques Dufresne est un précis d’histoire et de philosophie politique qui arrive on ne peut plus à point.Au moment où la souveraineté est sur les lèvres de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un commissaire, la politique n’est sans doute pas la lentille idéale pour apprécier la marche du Québec vers sa maturité.Car c’est de cela qu’il s’agit, « ce pays est un état-nation francophone et non un état multiculturel comme le Canada ».Toute l’argumentation de Dufresne conduit à cette phrase qui, loin d’être une affirmation intempestive ou une anticipation hasardeuse, exprime l’aboutissement d’une évolution qui a atteint son stade critique.Rendus solidaires par une histoire faite d’échecs mais aussi d’épreuves patiemment relevées, les Québécois sont ainsi légitimement appelés à s’approprier le pays en se donnant un État.Dans le vocabulaire du philosophe, la légitimité est affaire de courage, et le courage affaire de lucidité, c’est-à-dire de clarté des idées et de fermeté des convictions.Quelqu’un a-t-il prononcé le mot « éthique » ?La force et la portée de cet essai viennent de ce qu’il est à la fois rétrospectif et prospectif, qu’il raconte « d’où nous venons » et « où nous allons » avec la perspicacité et la sérénité de qui sait déchiffrer les enjeux moraux derrière les tensions sociales et les valeurs derrière les concepts.On lit cet essai et on se sent devenir intelligent.On comprend, par exemple, que le scepticisme entourant la conversion souverainiste de Bourassa a partie liée avec la crise du politique et le manque général d’ascendant de gouvernements toujours plus électoralistes, centralisés et soumis au pouvoir des juges.On comprend également que rien, en politique comme dans la vie, n’est absolu et que l’idée même de démocratie dépend d’une autre idée — celle de constitution — qui doit beaucoup à l’histoire et aux différentes époques au cours desquelles elles s’est implantée.L’état de droit — que Trudeau ne l’eût-il pas compris ! — n’est viable que quand il peut se renouveler de l’intérieur et faire une place aux pouvoirs locaux, bref avoir une âme, et non quand il est le reflet mécanique d’une administration lointaine et abstraite, d’où l’échec criant de la politique pan-canadienne de bilinguisme et de multiculturalisme.Alors que chez les Américains on Voir page D-2 : Dufresne D-2 ¦ Le Devoir, samedi 23 février 1991 L’éloquence des images i n/nr Li V Mj L’Option Stravinsky Gotting Édition : Futuropolis, Paris Collection : 30 x 40 Pierre Lefebvre UN TROMPETTISTE français, Mazurka, perd ses papiers à Madrid, où il donnait un concert.Le voici donc prisonnier de cette ville, lui qui ne parle pas espagnol.Seul, avec presque plus d’argent en poche, il ne lui reste rien à faire sauf attendre que les fonctionnaires du consulat français lui fournissent un nouveau passeport.Il erre dans la ville, de bars en terrasses, rencontre un journaliste allemand alcoolique, qu’il adopte comme compagnon de fortune, puis une Espagnole, dont il ignore jusqu’au nom, avec laquelle il passe une nuit.Puis, il reçoit ses papiers et repart pour Paris.Le dernier Gotting se résume à cela.Ne croyez pas pour autant qu'il s’agit là d’un album ennuyeux.Il ne se passe de fait pratiquement rien tout au long de L'Option Stravinsky, mais la force de ce court récit réside précisément dans cette absence d’action.Loustal, dessinateur d’Arrière saison et du fort bel album Barney et la note bleue, a préfacé cet album et cela n'a rien d’étonnant.En effet, Gotting, tout comme lui, est un dessinateur d'atmosphère.Ces quelques jours passés à Madrid, cette mince trame qui tient lieu de récit n’est au fond que prétexte à évoquer l’étrangeté d’une ville inconnue, la somnolence que provoquent la chaleur et l'alcool, l’ivresse légère d’une rencontre fortuite, la sympathie teintée de méfiance qu’engendrent les rencontres de passage, etc.C’est précisément ce qui nous reste de la lecture de cette bande dessinée : une foulée d’impressions, 3e-viis initier ta.,cHatntre encore k f A cpelquep )ouvt), je- jâkll tfb comprenne , sepor.uj» •• toutes très justes, très fortes, liées entre elles par ce sentiment d’attente dont elles découlent toutes.Il est tangible que, dans cet album, c’est le graphisme particulier de l’auteur qui porte tout entier le poids de ce récit, Gotting étant beaucoup plus un dessinateur qu’un conteur.Ce que j'entends par là n’est pas qu’il masque la faiblesse de ses scénarios par la force de son dessin mais bien que le dessin à lui seul est suffisamment éloquent pour transformer en histoire envoûtante une anecdote plutôt fragile.Plus que tout ce que peuvent dire, ou laisser entendre, les personnages, plus encore que ce que nous raconte le récit lui-même, ce sont ici les images qui parlent, nous disent l’ennui, l’envie, la langueur, l’attente, l’angoisse, la douceur, le bonheur momentané et fragile, la vie brisée, la détresse.On pourrait presque dire que L Vption Stravinsky est entre l’album de bd et le recueil d’illustrations tant l’effet qu’il nous laisse est plus près de celui-ci que de celui-là.Les répliques des phylactères ne nous disent rien, ou enfin si peu, les personnages ne se parlant pas, ne se livrant pas ; bavardant de peur d’avoir à se dire quelque chose.Et, chaque fois que Mazurka se confie, ou qu’il cherche à percer le secret de son interlocuteur, on lui intime le silence, ou le retrait.On ne se rencontre pas chez Gotting, on se croise, on s’effleure et c’est l’image, l’image seulement, qui nous communique, avec précision, tout ce que cache et révèle cette absence de communication.Je tiens absolument à noter que la maturité graphique de Gotting est époustouflante.Pour un dessinateur si jeune (il n’a que 27 ans), son art est déjà aussi aguerri, dans son propre domaine, que celui de Tardi ou même de Moebius, qui sont de plusieurs années son aîné.Il est également difficile de lui trouver des influences ou des maîtres, tant son dessin est inusité et ne ressemble à rien d’autre dans le monde de la bd.On peut toujours mentionner Baudoin (Le Portrait) et Loustal car, comme eux, ses oeuvres sont d’abord basées sur l’intensité du dessin, mais il demeure tout de même, graphiquement, à cent lieues de chacun d'eux.Je ne puis que féliciter les éditions Futuropolis d’avoir accueilli Gotting dans leur collection 30 x 40.Tout comme Baudoin (j’ai déjà dit tout le bien de l’album qu’il a réalisé pour cette collection), le dessin de Gotting est tout à fait à son avantage dans un ouvrage de cette dimension (30 cm par 40 cm), laissant à son trait large et à ses arrières-plans charbonneux assez d’espace pour respirer pleinement.Jean Royer Une Bibliothèque Nationale bien fréquentée LE PREMIER rapport annuel de la Bibliothèque Nationale du Québec ( BNQ), constituée en corporation depuis le 1er avril 1989, constate une légère augmentation de la clientèle, soit 2 % par rapport à l’année précédente, pendant que les demandes de renseignements ont augmenté de estuaire estuaire wzs* la rumeur des I»:.-1 •: ;«i Des poèmes de: CLAUDE BEAUSOLEIL NICOLE BROSSARD, PAUL CHAMBERLAND, JEAN-PAUL DAOUST, CAROLE DAVID, DENISE DESAUTELS.LOUISE DliPRÉ, BERNARD POZIER.JEAN ROVER, ÉLISE TURCOTTE.ANDRÉ ROY.Abonnement pour quatre (4) numéros Abonnement éludiant/écrivain 18 SD Abonnement régulier 20SD Abonnement pour institutions .10 S D Abonnement a l'étranger 35 SD Abonnement régulier pour 2 ans (pris spécial pour huit |8) numéros, au Canada seulement) 35 SD Abonnement régulier pour trois ans ( pm spécial pour douze ( 12) numéros, au Canada seulement) 50 SD On peut aussi se procurer la plupart des cinquante (50)premiersnumen>sd'estuaire 5 SD Nom.Adresse-Code Veuillez m'abonner a partir du numéro estuaire: c.p.337, suce.Outremont.Montréal H2V 4N 13 % et les prêts de documents sur place, rue Saint-Denis, ont augmenté de 10 %.La BNQ a aussi reçu en 1989-1990 20 652 titres de livres, journaux et autres périodiques et elle a acquis en dépôt légal 8 388 livres et 10 217 titres de journaux et revues, une augmentation respective de 19 et 51 %.La BNQ a également enrichi ses collections de 22 fonds d’archives privées.D’autre part, dans le cadre de ses relations avec les autres bibliothèques nationales du monde, la Bibliothèque de la rue Saint-Denis a conclu des conventions de coopération avec la France, le Maroc et l’Algérie.Son pdg, Philippe Sauvageau, a aussi signé une entente avec son homologue de la Bibliothèque nationale du Canada, Marian Scott, ce qui lui permettra de doubler le nombre de documents québécois touchés par le programme de catalogage avant publication.Lectures et rencontres LOUISE COTNOIR lira ses textes à la galerie Skol (4060, boul.Saint-Laurent, espace 107), dimanche à 15 h.Rappelons quelques-uns de ses titres | 4 Dufresne commémore le souvenir de Martin j Luther King, il est bon de rappeler j que le pays doit être un rêve à hau- j teur d’homme avant que d’être un exercice technocratique.Le lecteur pressé trouvera peut-être que Dufresne escamote la question des rapports de classe : la condamnation du socialisme parait sans appel, les impérialismes français et américain n’y sont pas carrément j dénoncés, alors que la société québécoise elle-même profite de ce que les adeptes de la transculture nommeraient une présomption d’homogénéité.C’est que cet essai — qui | montre, explique et tisse des parai- | lèles, sans vulgarisation escessive et dans une langue à des lieues du pam- j phlet dénonciateur ou de la procla- ! mation — doit être lu comme un plaidoyer pour les petites nations (les j exemples de la Suisse mais, surtout, de la Norvège sont dans ce contexte les plus probants).Enracinées dans des « solidarités : de base », ces nations proposent en effet les régimes les plus proches du modèle de démocratie directe qu’était la cité athénienne.La montée des régionalismes et du pacifisme, ainsi que du mouvement écologique qui permet de questionner les effets pervers de la pure rationalité économique — quand des pays qui se veulent les défenseurs de la liberté publiés aux Écrits des Forges et à Remue-Ménage entre 1984 et 1989 : Plusieures, les Rendez-vous par correspondance, Tension et Signature païenne.Dimanche aussi, à 14 h, à la Librairie Gallimard (3 700 boul.Saint-Laurent), le magazine Vice Versa lance son plus récent numéro et propose un débat sur le thème -:« Les défis de la société distincte : nation, race, culture.» Les participants : Yves Sioui Durand, Danielle Juteau, Michel Morin, Emile Olli-vier, Majide D’Khissy.Le débat sera animé par Bernard Lévy.Elizabeth Vonarburg, professeur et écrivain de science-fiction, sera l’invitée du Mardi littéraire de l’Association des Auteurs de Cantons de l’Est à Sherbrooke, le 25 février.Elle parlera de « La relation au réel dans les oeuvres de fiction ».Mercredi à Place aux poètes (bar Au Plaisir, 4467A rue Saint-Denis), Janou Saint-Denis reçoit l’équipe de la revue Gaz Moutarde.Jean-Sébastien lluot, qui vient de faire paraître Raw TV ainsi que Mario Cholette, David Rince, Nancy Labontéet Max Morin-Dubois.Par ailleurs, le jeudi 28 février, au restaurant La Vieille France (52, rue Saint-Jacques), à 18 h 30, La Société des écrivains canadiens reçoit pour son dîner-causerie mensuel la dramaturge et romancière Marie Laberge, qui a publié ses plus récents titres chez Boréal.sont aussi des pourvoyeurs d’armes et de technologie —, a un sens plus profond quand on l’inscrit dans un nationalisme à échelle humaine, quand elle s’appuie sur un idéal de justice où la recherche du consensus ne va pas systématiquement à l’encontre des droits populaires.Comme on le constate, le projet de constitution québécoise de Dufresne ne peut être ramené à l’application d’une recette ou à la simple expression d’un rapport de force politique.Il implique une « charte des droits de l’individu et des obligations envers l’être humain », car la bonne constitution est celle qui établit un juste équilibre entre les limites au pouvoir de la majorité et les limites aux désirs des individus.Comment les anglophones peuvent-ils s’offusquer, en effet, du frein à la liberté individuelle que constitue la loi 101 (on ne parlera pas de l’incongruité que constitue la loi 178) dans le contexte québécois, lorsqu’on sait que plusieurs états américains ont légiféré pour protéger la langue anglaise ?Une des conséquences du fait de considérer la constitution d’un pays comme une chose relative, qui est fonction du désir conscient d’un peuple à s’affranchir tout autant que de facteurs historiques extérieurs, c’est que l’accession à la souveraineté est aussi affaire de timing.Les Grecs désignaient par le mot Kairos ces moments critiques, ces Lancement C’EST au bar Les Bodards (4328, rue Saint-Laurent, coin Marie-Anne), mardi à 17 h, que la revue Les Herbes Rouges lancera ses deux plus récents numéros: 192 réunit un bilan de la dernière saison de danse, tandis que le numéro 193 nous propose un livre de Carole David intitulé L’endroit où se trouve ton âme.Les ondes littéraires AU SOMMAIRE de Littératures actuelles, dimanche, à 14 h 30, au réseau MF de Radio-Canada, une réflexion sur les rapports entre érotisme et littérature.Réjane Bougé reçoit Claude Lévesque (la postérité de Sade), Anne Dandurand, auteur de Le coeur qui craque, Jacques Brault (l’érotisme à la japonaise).Pour sa part, Suzanne Giguere reçoit Jean Marcel.Caractères: Psy-show À L’ÉMISSION Caractères, à TV5, dimanche à 20 h 33, Bernard Rapp explore le thème de la psychanalyse avec les auteurs Dominique et Gérard Miller, Judith Rapoport, Jean-Philippe Domecq, Francois Rous-tang et Jean-Luc Payen.Rediffusion le dimanche suivant a 14 h 45.occasions qu’il faut saisir au vol sous peine de ne plus les voir se reproduire.Pour Dufresne, le moment de la création du pays du Québec est arrivé.Il est l’heure pour les Québécois d’avoir droit de cité, au sens que les Athéniens donnaient à cette expression.Monsieur Bourassa, de quel rêve le Québec est-il fait ?4 Sorman part, après quelques années de gor-batchevisme, c’était une question.Pourquoi la perestroïka ne fonctionne-t-elle pas ?.J’ai alors décidé de prendre mon bâton de pèlerin et de visiter l’URSS, la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Chine.Résultat : la perestroïka est un échec parce que la nomenklatura est restée au pouvoir et que les réformateurs ne veulent pas bouleverser les moeurs économiques et sociales profondément ancrées dans ces pays ».Sorman connaît bien ces pays.Depuis vingt ans, il visite la Chine, l’Union soviétique et la Pologne.À chaque étape, il rencontre souvent les mêmes interlocuteurs.Lors de son dernier passage, l’an dernier, les réformateurs avec qui il a discuté étaient ceux-là même qui géraient la stagnation sous Brejnev ou Andropov et les « réformes du socialisme » sous les gouvernements communistes de Pologne ou de Hongrie.«ËT-’ À ©an w-:m Hupfc 'i'm ttfïfî Préfac©: Claudia© Bertrand Histoire de la folie au Québec de 1600 à 1850 Essai par André Cellard Boréal L’AUTEUR trace ici un portrait de la maladie mentale au cours des 17e, 18e et 19e siècles, à partir du temps où l’instituion n’existait pas encore et que le traitement de la folie échappait au contrôle de la médecine.Le fou dans la famille puis pris en charge par la société jusqu’à la solution de l’enfermement : tout le cheminement de la définition de la folie et de sa représentation sociale fonde la matière de ce livre écrit par un spécialiste, professeur à l’Université d’Ottawa.Raw T.V.Poésie par Jean-Sébastien Huot Les Éditions du Chêne IL Y A du nouveau en poésie.En voici une des illustrations les plus frappantes.Membre du groupe « Gaz Moutard» (ils sont « contre »), Huot publie son premier recueil, soutenu par une préface de Claudine Bertrand qui, après avoir rappelé ce lapidaire de Tristan Tzara, père du da-daisme :« Il n’y a que deux genres, le poème et le pamphlet», écrit : « Jean-Sébastien Huot manie avec habileté ces deux genres qu’il réunit dans un cruel face à face.D’abord et avant tout, il propulse dans ses poèmes de nature pamphlétaire, sa colère, sa rage contre un système qui nivelle et triture les consciences, étouffant par le fait même toute forme de liberté.» Le père Essai de Nairn Kattan Hurtubise HMH COMMENT expliquer qu’au Moyen-Orient les intégrismes religieux s’exacerbent, qu’un véritable combat des chefs s’est engagé dans l’actuelle crise du Golfe persique ou qu’ailleurs encore le pouvoir de tous les « petits pères des peuples » est remis en cause ?Selon Nairn Kattan, une partie de la réponse repose dans l’image du père telle que perçue et interprétée dans le temps par les religions et les civilisations.La voici traitée en 12 chapitres, allant d’Abraham à Proust ou de Mohammed à Marx en passant par Michel TRem-blay ou T.E.Laurence.Marcel Aymé est revenu Entretiens imaginaires par Georges Robert Éditions Pierre Tisseyre MARCEL AYMÉ revient dans l’actualité avec l’adaptation de son roman Uranus par le cinéaste Claude Berri, dont la première projection avait lieu à Montréal cette semaine.Le voici avec sa parole littéraire, dans ces entretiens réunis à partir de vieux documents et imaginés par un afficionado.Georges Robert se défend d’avoir écrit là un essai, une étude savante ou une biographie.C’est la voix familière de Marcel Aymé qu’il veut nous rendre, en lui redonnant sa parole et sa place pami nous, le faisant répondre « tout bonnement comme vous et moi aux questions que pose notre société vacillante.» L’espace du diamant Roman d’Esther Rochon La Pleine Lune ESTH ER ROCHON tient une place singulière en littérature.Son quatrième roman poursuit cette quête du sens de l’univers dans une écriture qui allie l’exigence littéraire et les jeux de la science-fiction.Après Coqillage, qui lui a valu le Grand Prix Logidisque de la science-fiction et du fantastique, voici L’Espace du diamant, où les Asvens, petit peuple oublié, qui était prisonnier depuis des siècles, découvre l’apprentissage difficile de sa liberté nouvelle.Passions, rêves et jeux politiques ressemblent étrangement à ceux que nous connaissons dans la vie « réelle ».Cap à l’amour Récits de Yves Thériault VLB Éditeur CHAQUE NOUVEAU recueil de textes du regretté Yves Thériault est un cadeau.Voici le quatrième recueil de l’intégrale des contes et récits du grand romancier.Omnia vin-cit amour, écrivait Virgile, oui, et c’est bien ce que savent aussi depuis des temps immémoriaux pêcheurs gaspésiens, braconniers amérindiens, sacristains ou journalistes à la petite semaine — oui, l’amour triomphe de tout, et qui irait s’en plaindre ?Éclipses Récits de Marc-André Paré Triptyque DES ILLUSTRATIONS de Mé-linda Wilson nous font entrer dans l’univers insolite de l’auteur.Ses histoires mettent en scène des personnages plutôt truculents à la recherche d’un illusoire bonheur où l’émotion viendra les étrangler, nous prévient le prière d’insérer.Il s’agit du deuxième recueil de l’auteur.Marc-Andri Paré ECLIPSES TRIPTYQUl Pour mener à bien ses vastes enquêtes, Guy Sorman ne compte sur personne.Dirigeant d’une entreprise de presse, il finance lui-même ses voyages et n’accepte pas un sous des pouvoirs publics.« Chacun de mes livres coûte environ 200 000 $ en frais de voyage et de recherche.Ce sont les revenus de mon entreprise qui me donnent la liberté de ne rien accepter d’un gouvernement et surtout d’écrire ce que je veux », souligne-t-il.Jamais à court de sujet et toujours dans un avion où il écrit la plupart de ses livres, Guy Sorman prépare son prochain bouquin.Il s’est jeté sur la difficile question de la coexistence entre modernité et nationalisme.« Comment va-t-on organiser un monde de cultures variées à l’aube du XXle siècle ?C’est là un problème qui ne sera sans doute pas facile de régler », dit-il.Il promet à ses lecteurs d’émailler son livre d’exemples colligés à travers le monde.Peut-être même quelques pages sur le conflit entre les Mohawks et les gouvernements canadien et québécois.À suivre.4 Hamelin blié aux Herbes Rouges.Le roman de Hamelin raconte les déboires d’une noceuse aux allures de vamp faisant irruption dans la vie de trois camarades partageant un même appartement.Dorianne est leur muse, ou plutôt leur anti-muse.Pierre, le Don Juan, la perdra au profit de Vincent, l’écrivain du >- c.Pour en arriver à une conclusion ] aussi sévère, l’économiste français a J rencontré des dizaines de politiciens, j d’ouvriers, de directeurs d’entreprises, de fonctionnaires et de paysans qui lui ont confié leurs rêves et leurs aspirations mais aussi leurs craintes et leurs blocages intellectuels et psychologiques.Sorman a bien rencontré des gens qui veulent des changements et devenir de vrais entrepreneurs.Lesini tiatives privées ne manquent pas et nombreux sont les Russes ou les Polonais qui tentent désespéremmeht de briser le carcan de l’ancien régime.Mais leurs actions sont entravées par une profond sentiment éga litariste et détruites par des lois absurdes et des décisions arbitraires.Passer d’un système à un autre n’est pas une simple opération comptable, reconnaît Sorman.Toutefois, il se demande si les Polonais, les Russes ou les Hongrois veulent vraiment payer le prix de la transformation économique de leur pays.Et les oppositions aux réformes sont coriaces.« Les Russes resteraient pauvres, mais ensemble; sans espoir d’échapper à la pénurie, mais en paix et survivants », disent les conservateurs qui ratissent plus large qu’on ne pense.Même Walesa fait preuve d’une grande naïveté.« Grâce aux ordinateurs, nous devrions parvenir à combiner l’efficacité du capitalisme avec les loisirs du socialisme», dit-il.Ce n’est évidemment pas la recette de Sorman qui écrit que seul le travail acharné et une privatisation massive sauveront les pays de l’Est.« Il faut militer pour que le véritable libéralisme s’installe à l’Est.C’est un devoir d’ingérence », écrit-il.Ce livre ne plaira pas à ceux qui aiment croire les illusions si bien distillées par les discours des réformateurs.Mais il fallait bien que quelqu’un décrive ce que nous constatons maintenant de façon quotidien : le naufrage d'un système.Georges Robert Marcel Aymé est revenu [nnifnn iMAninAinr ¦ I I ISM qui nous présente des entretiens imaginaires avec cet écrivain exceptionnel dans son livre MARCEL A YMÉ EST REVENU 16,95$ MARCEL AYMÉ EST SUR NOS ÉCRANS AVEC LE FILM URANUS iiAnAEi Avué pev n a nui iiAiic AnÂAe h rennrcc DADEDT Georges Robert Marcel Aymé est revenu 182 pages Éditions Pierre Tisseyre
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