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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-03-02, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXII — No 51 ?Pluvieux.Max.: 7.Demain bruine ou neige.Détail page B-9.Montréal, Samedi 2 mars 1 991 .é ' LA LES 4474 S fl if y LIBRAIRIE QUI ACCEPTE COMMANDES POSTALES •Denis, MU, Qc H2J2L1 (514)844-2587 V 4 CAHIERS 1.30 tps .tvq le cahier du t • arneai Beatty accuse Côté de vouloir détruire le régime national d’assurance-santé Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, Perrin Beatty, a accusé hier son homologue québécois Marc-Yvan Côté de vouloir détruire le régime d'assurance-santé national.Il a lancé cette accusation à la Chambre des communes hier, en réponse à une question du leader adjoint du Parti libéral Sheila Copps.Mme Copps, qui chausse les souliers du chef libéral Jean Chrétien pendant sa convalescence, a accusé le gouvernement conservateur de nourrir le sentiment souverainiste au Québec en coupant ses paiements de transfert aux provinces et en démantelant ainsi des programmes nationaux comme l’assurance-santé.M.Beatty a répliqué que Mme Copps oubliait de tenir compte des transferts fiscaux aux provinces, qui ne cessaient d’augmenter.Il a ajouté que s’il y avait quelqu’un qui cherchait à détruire le régime d’assurance-santé, ce n’était pas lui, mais bien Marc-Yvan Côté.Il a affirmé que depuis déjà un bon moment, le ministre québécois de la Voir page A-4: Beatty La rencontre en vue d’établir un cessez-le-feu formel est reportée Le 7e art et les six autres Page C-l Le cas Simenon Page D-l d'après \I P el Reuter LA RENCONTREquidevaitavoii lieu aujourd’hui entre chefs militai res alliés et irakiens pour discuter des modalités d’un cessez-le-feu dam le Golfe a été reportée d’au moins 24 heures, a annoncé un porte-parole militaire américain.« Ils cherchent encore à mettre au point les détails techniques de l’endroit et de la date de la réunion », a dit Pete Williams, porte-parole du Pentagone.« Il n’y a rien de grave, seulement des problèmes techniques », a-t-il ajouté.Les États-Unis ont fait savoir hier que la question de la libération des prisonniers détenus par l’Irak était pour eux une question prioritaire et ont laissé entendre qu’ils pourraient reprendre les opérations militaires si Bagdad refusait de coopérer dans ce domaine.Le président George Bush a an nonce lors d’une conférence de presse que la rencontre entre responsables militaires alliés et irakiens serait « une étape importante poui assurer la victoire remportée » par les forces de la coalition.« Le veri table défi qui nous attend est d’assurer la paix», a dit M.Bush.Cette rencontre, à laquelle participeront les commandants des forces américaines et saoudiennes, les généraux Norman Schwarzkopf et Khaled ben Sultan, portera sur la libération des prisonniers et l’établissement d'un cessez-le-feu formel, a dit M.Bush.Le lieu de rencontre des commandants irakiens et alliés se situera près de la ville irakienne de Basso-rah, a déclaré hier le secrétaire au Foreign Office Douglas llurd.Le président George Bush avait indiqué peu avant que la rencontre aurait lieu « sur le théâtre des opérations ».« Je suis en quelque sorte encouragé de voir que l’Irak a accepté une rencontre, près de Bassorah, entre son commandant militaire et son homologue de la coalition », a dit M.dlurd lors d’un meeting du Parti conservateur.l’eu après, le général Torn Kelly, chef des opérations à l'état-major interarmes américain, a lui aussi déclaré que la libération des prisonniers militaires et civils détenus par les Irakiens serait « la priorité absolue» des pourparlers.« Si les Irakiens ne sont pas prêts à aborder ce sujet en premier, nous sommes quant à nous prêts à exécuter toute décision que pourrait prendre le président Bush », a dit le général Kelly, laissant entendre que cette décision pourrait consister en une reprise des opérations militaires.Malgré la disparition quasi totale des forces irakiennes sur le théâtre d’opérations koweïtien, « il existe toujours (en Irak)des moyens de production et de distribution qui peu- vent être attaqués », a-t-il souligné.« La guerre n’est pas finie», a averti le général Richard Neal lors d'un briefing à Ryad.Il a ajouté que les Alliés n'avaient pas encore estimé le nombre d’irakiens tués au combat.« Ça va être énorme.Nous n’allons pas sortir et commencer à compter», a-t-il dit.Plus tôt, le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, avait déjà clairement laissé entendre que Bagdad n’avait pas d’autre choix que de se plier aux conditions des Alliés.« Nous tenons une portion substantielle du territoire irakien, nous pou vons recommencer les hostilités immédiatement », avait-il averti.Dick Cheney ne s’est pas prononcé sur la durée de la présence militaire américaine dans le Golfe, mais il a noté qu’un retrait total pourrait prendre plusieurs mois.« Il pourrait y avoir une période de transition, par Voir page A-4: Cessez-le-feu PHOTO AP (David Turnley) Affalé dans un hélicoptère de secours, un soldat américain blessé pleure son collègue tué pendant la bataille de la vallée de l’Euphrate et dont la dépouille repose à proximité dans un sac.Controverse autour d’un terrain à Boisbriand Pagé confirme les réaménagements dans les transferts aux commissions scolaires Louis-Gilles Franeoeur VENDU d’abord à un associé du maire Michel Gagné, un terrain commercial appartenant à la municipalité de Boisbriand s’est retrouvé un an plus tard propriété d’une compagnie, Faméga International Ltée, dont le président est le même Michel Gagné.Situé chemin de la Grande Côte, ce terrain avait été cédé en 1989 par Boisbriand à M.Jean-Guy Gagnon qui, avec M.Gagné, est actionnaire de Faméga International, laquelle s’en portera acquéreur en 1990.M.Gagnon est aussi l’époux d’une conseillère municipale de Boisbriand.La loi sur les élections municipales rend « inhabile à exercer la fonction de membre du conseil de toute municipalité la personne qui, sciemment, pendant la durée de son mandat de membre du conseil d’une municipalité (.), a un intérêt direct ou indirect dans un contrat avec la municipalité ou l’organisme » (Art.:i04).Le terrain en question est le seul qui soit zoné « commercial » entre le centre-ville de Boisbriand et l'ouest de cette municipalité.Un récent projet de règlement municipal, en instance d’adoption, prévoit d’interdire la construction de postes d’essence sur plusieurs terrains commerciaux de la ville.Le terrain acheté l’an dernier par la compagnie du maire Gagné est épargné par cette restriction.Et le plus grand terrain où cette restriction s’applique est voisin du terrain de Faméga, de sorte que ses propriétaires seront les seuls à pouvoir, dans ce secteur, échapper aux nouvelles limites sur la construction de postes d’essence.Le terrain de Faméga n’est pas encore construit.Les projets d’interdire l'implanta-I ion de stations d’essence sur plusieurs lots commerciaux de Boisbriand visent deux autres terrains situés exactement en face de terrains commerciaux appartenant au maire G agné et à son associé.Les deux associés y opèrent actuellement des dépanneurs où on vend aussi de l'essence.L’affaire débute le 26 mai 1987.Ce jour-là, le conseil municipal de Boisbriand accepte une offre d’achat faite la veille par M.Jean-Guy Gagnon, époux de la conseillère France P.-Gagnon.L’offre porte sur un terrain zoné commercial d’une superficie de 60 000 pieds carrés, situé à proximité de l’autoroute 13.Le con-Voir page A-4: Boisbriand Caroline Montpetit LE MINISTRE de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, a confirmé hier son intention de faire des « réaménagements » dans les transferts de paiements du ministère aux commissions scolaires du Québec, au chapitre de l’éducation des adultes et dans les établissements affectés par d’importantes baisses de clientèle au cours des dernières années.« Il ne s’agit pas de coupures dans le budget du ministère, mais bien d’un réaménagement des programmes actuels.Les normes de trans- fert de subventions aux commissions scolaires n’ont pas été révisées depuis plusieurs années.L’an prochain, le ministère investira un milliard $ dans la formation des élèves en difficultés d’apprentissage », a précisé le ministre hier en conférence de presse.Mercredi dernier, le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, M.Guy d'Anjou, dénonçait l’intention de Québec de sabrer 100 millions $ dans les sommes annuellement allouées aux commissions scolaires.Voir page A-4: Pagé Ottawa espère empocher 100 millions $ grâce à de nouveaux frais aux immigrants OTTAWA (PC) — Le ministère de l’Immigration compte retirer 100 millions $ au cours du prochain exercice fiscal grâce à l’imposition d’une guirlande de nouveaux frais aux immigrants et à ceux qui les parrainent.La mesure a été divulguée prématurément dans le budget des dépenses 1991-92 déposé jeudi aux Communes par le président du Conseil du Trésor Gilles Loiselle.Normalement, ces chiffres n’auraient pas dû être inclus dans le document parce qu’ils n'ont pas encore été publiés dans la Gazette officielle, tel que re- quis pour que le cabinet donne son accord aux changements.En vertu de la proposition, de nouveaux droits de 100 $ seraient imposés pour la prolongation d’un per-mis'individuel par le ministre de l’Immigration, de 200 $ pour l’extension d’un permis familial.Des frais de 250 $ seraient exigés pour le traitement du dossier de tout réfugié parrainé par une Église ou un autre groupe.Il en coûterait désormais 50 $ pour un visa de visiteur individuel, 100 $ pour un visa de famille et 75 $ pour une autorisation accordée à un étudiant étranger.Le droit le plus important — 3000 $ — serait désormais requis pour l’évaluation de propositions d’investissements de la part d’immigrants investisseurs.Ce système serait conforme à l’objectif du gouvernement de transférer le fardeau des frais des contribuables aux bénéficiaires directs des services, souligne le document qui contient ces précisions.Dès qu’elle a été connue, la nouvelle a suscité l’indignation des représentants des organisations religieuses qui s’occupent de parrainage de réfugiés.Voir page A-4: Immigrants LE SÏLKW EUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Le pauvre pour se venger du riche n’a guère d’autre choix que de le devenir.» Avec la nouvelle morale médicale, on n'espère plus mourir en odeur de sainteté, mais de salubrité.Je rencontre un ami ; son nom ne me revient pas.Maudite mémoire ! Non seulement je la perds mais, de plus, elle me perd.La paix est insoutenable.Vite une guerre pour nous en soulager ! L’emploi du je exige qu’on ait parfois le courage de sa vanité.ALBERT BRIE «.¦miU Jiti’H'W" ' m m * r- K « » * O • O -w-1 w O saisons, ô châteaux Jacques Brault 152 nages - 19,95$ Illustrant l'art à la fois intime et amical de la «chronique», ces textes sont écrits au plus près de l’expérience vécue ou remémorée, et en même temps ils s’adressent au lecteur comme à un confident de toujours-.' COLLECTION PAPIERS COLLÉS A-2 M Le Devoir, samedi 2 mars 1991 Ottawa n’entend pas vérifier les dépenses de la Commission Spicer Marie Tison de I;i Presse Canadienne OTTAWA — Il appartiendra au vérificateur général d’examiner la gestion de la Commission Spicer.La ministre de la Justice Kim Campbell a déclaré hier que le gouvernement fédéral n’entendait pas enquêter sur les allégations du commissaire Robert Normand concernant les finances du Forum des citoyens sur l’avenir du Canada.Elle a rappelé que le Forum était indépendant, et que c’était son président, M.Keith Spicer, qui était responsable de la bonne gestion de ses fonds.Dans une entrevue au Soleil jeudi, M.Normand a mis en doute la pertinence d'embaucher des coordon- nateurs provinciaux à des salaires annuels de 80 000 $.Il a également trouvé curieux que certains commissaires travaillent sur une base de 30 jours par mois, à raison de 600 $ par jour.Le député libéral de llumber-St-Barbe-Baie Verte Brian Tobin a affirmé que ces allégations remettaient en question la crédibitié de la Commission, et qu’il fallait clarifier la situation au plus tôt.« Les Canadiens veulent savoir si ces commissaires font leur travail : sonder nos âmes plutôt que sonder nos poches», a-t-il lancé.11 a demandé à la ministre de la Justice de faire enquête et de faire rapport au Parlement.Mme Campbell a rappelé qu’il s’agissait d’une commission indépen- dante, et que l’opposition serait la première a s’insurger contre toute ingérence.File a ajouté que la Commission devait se plier aux règles normales de gestion et qu’elle devrait se prêter à une vérification en bonne et due forme.C’est le vérificateur général du Canada qui verra si toutes les sommes sont bien dépensées, a-t-elle déclaré.Elle a ajouté que c’est M.Spicer lui-même qui devrait répondre aux allégations de M.Normand.« Je suis certaine que M.Spicer comprend son devoir, et que le vérificateur général et son équipe feront tout ce qui est nécessaire », a-t-elle déclaré.Elle a ajouté que toutes dépenses incorrectes devront être remboursées.Mme Campbell a toutefois tenu à souligner que M.Normand, également président et éditeur du quotidien Le Soleil, n’avait pas parlé de fraude, mais qu’il avait simplement exprimé ses interrogations.Elle a déclaré qu’il n’était pas uestion de revoir le mandat de la ommission Spicer.Selon des informations obtenues auprès du Forum des citoyens, aucun commissaire n’aurait travaillé sur une base de 30 jours par mois.Le nombre maximum de jours travaillé en un mois par un commissaire a été de 25 jours, en janvier.En novembre et décembre, aucun commissaire n’a travaillé plus de 18 jours par mois.Le budget des dépenses gouvernementales dépose jeudi est demeuré muet sur le coût du Forum des citoyens.Mme Campbell a indiqué que le budget de la Commission pour 1991-92 était encore sous considération, et qu’il serait rendu public bientôt.Le budget pour 1990-91 devrait également être connu dans les semaines qui viennent.Toutefois, le quotidien Le Soleil a avancé le chiffre de 25 millions $ pour les huit mois de travail de la Commission, un chiffre que le Forum a confirmé.Mme Campbell a refusé de discuter de l’à-propos de cette somme dans un contexte de restrictions budgétaires.« Il est difficile de déterminer le prix approprié pour un processus qui permet à un grand nombre de Canadiens de participer et de discuter de l’avenir du pays », a-t-elle déclaré.PHOTO CP Robert Normand Toronto songe à convoquer des états généraux sur la Constitution Rae: le bilinguisme officiel en Ontario n’est pas pour demain Huguette Young de la Presse canadienne TORONTO (PC) — Le premier ministre ontarien Bob Rae a déclaré que l’instauration du bilinguisme officiel en Ontario n’était pas pour demain.M.Rae a affirmé que le gouvernement ontarien n’avait pas l’inten-tion de donner suite dans un délai rapproché aux revendications des Franco-Ontariens en ce sens.Une multitude de groupes de pression francophones, l’Association cana-dienne-française de l’Ontario en tête, ont lancé un plaidoyer en faveur du bilinguisme officiel en Ontario au cours des audiences de la Commission constitutionnelle de l’Ontario qui prenaient fin hier à Toronto.Au cours d’un bref entretien, le premier ministre a toutefois souligné que la politique gouvernementale à ce sujet n’avait pas changé.« Nous poursuivons dans le même sens, a-t-il précisé, c’est-à-dire, étape par étape.» Du même souffle, il a toutefois précisé que le gouvernement provincial n'écartait pas pour toujours de conférer le statut de province officiellement bilingue a l’Ontario, à l'instar du Nouveau-Brunswick.Mais devant le tollé de protestations soulevé l’an dernier au sujet de la Loi 8 sur les services en français, cette possibilité demeure lointaine, semble-t-il.Tout récemment, la Commission cnstitutionnelle ontarienne présidée par le député néo-démocrate Tony Silipo a été la cible d’une nouvelle avalanche de critiques contre le bilinguisme et les francophones, critiques qui frôlaient parfois le racisme.Visiblement mal à l’aise, M.Silipo n'a pas voulu se prononcer sur la déclaration récente de M.Rae.pencher sur cette question, mais que la prise de position de M.Rae pouvait en quelque sorte porter ombrage à ses travaux.« Évidemment, la position du premier ministre va avoir une certaine influence sur ce qu’on va recommander, a-t-il soutenu, mais nous avions déjà reconnu comme membres du comité que cette question devait être étudiée.» M.Silipo n’a pas voulu prédire si le premier ministre voulait par ses proos mettre la charrue devant les oeufs.Et il maintient que cette Commission détient toujours une liberté de manoeuvre quant aux recommandations qu’elle pourrait proposer.« Il n’a tout de même pas dit non au bilinguisme, a-t-il fait savoir, C’est une question de temps et on nous donne encore de l’espace pour nous prononcer là-dessus.» Jeudi, M.Rae avait expliqué à quelques journalistes que le gouvernement songeait plutôt à élargir la portée de la Loi 8 et à étendre les droits scolaires des francophones.La Loi 8 prévoit des services gouvernementaux bilingues dans 22 régions désignées bilingues, selon certains critères très précis : les francophones doivent représenter 10 % de la population ou etre au nombre de 5000 personnes.TORONTO — Le gouvernement ontarien songe à convoquer des états généraux pour définir la position constitutionnelle que prendra l’Ontario dans le débat actuel.Tel est l’un des scénarios envisagés par le comité spécial sur le rôle de l’Ontario au sein de la Confédération au terme de quatre semaines d’audiences publiques, a confirmé le président, le député néo-démocrate Tony Silipo.M.Silipo a précisé qu’aucune décision finale n’avait été prise au sujet de la forme précise que prendra cette vaste consultation populaire.Aussi, hésite-il à parler « d’etats généraux », terme emprunté à la consultation ayant précédé la Révolution française, même si d’autres membres du comité en parlent ouvertement.Cette deuxième étape vise donc à sonder l’âme profonde des divers groupes qui composent la mosaïque ontarienne : les femmes, les groupes multiculturels, les autochtones, les handicapés, les Franco-Ontariens et bien d’autres.« Cela servira à dégager un consensus au sein de la province », a observé M.Silipo au cours d’une entrevue.Il s’agit de préciser davantage les solutions d’avenir pour dénouer l’impasse constitutionnelle actuelle en s’inspirant des grandes tendances qui se dégagent des audiences de la Commission constitutionnelle ontarienne.Pour certains, ces audiences n’auront été ni plus ni moins qu’un exercice thérapeutique de défoulement collectif.Les groupes les plus marginaux ont eu droit de cite pour réclamer la fin du bilinguisme officiel au Canada et l’abrogation du droit des sikhs à porter le turban dans les rangs de la GRC.« Nous avons accepté d’être injuriés et critiqués parce que cela fait partie de notre travail », a avancé le député néo-démocrate de Frontenac-Addington, Fred Wilson.M.Wilson admet que la Commission ontarienne a essuyé des critiques au sujet du « volet thérapeutique » de ses audiences.Plusieurs interventions étaient mal articulées et floues et passaient à côté du débat constitutionnel.N’importe, se défend M.Wilson.Il importait de ne pas s’enfermer dans un processus fixe et rigide.Au cours d’un dîner-bénéfice jeudi à Toronto, le chef intérimaire libéral Robert Nixon accusait M.Rae de ne as prendre les devants dans le dé-at constitutionnel.Les néo-démocrates ne font pas entendre leur voix dans ce débat parce qu’ils préfèrent ménager les susceptibilités des Ontariens, a-t-il soutenu.Ce premier exercice aura-t-il donc été futile puisque la vraie consultation doit commencer après le dépôt du rapport préliminaire prévu pour le 21 mars ?Du tout, répond M.Wilson, car ce premier exercice aura eu des bienfaits thérapeutiques.« Même les gens qui ont exprimé leurs plus profondes frustrations contre le système politique actuel qui les écarte du processus décisionnel nous ont remerciés d’avoir pu se défouler, » a-t-il souligné.Cette manie de consulter hante d’ailleurs le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae qui a peur de répéter les erreurs de l’ex-premier ministre libéral David Peterson, disent les observateurs à Queen’s Park.On a accusé M.Peterson d’avoir voulu sauver en catastrophe l’accord du lac Meech sans consulter les Ontariens.« Nous devons consulter la population, c’est une réalité de notre époque », a renchéri hier le premier ministre Bob Rae au cours d’une entrevue.Dans ce contexte, ce rapport préliminaire brossera un tableau général des préoccupations des Ontariens et pourrait contenir quelques recommandations.Pas plus.« Si nous proposons des recommandations concrètes, nous nous buterons encore à un processus trop rigide », de dire M.Wilson.Pour éviter d’être acculée au pied du mur comme cela s’était passé dans le cadre des négociations entourant l’accord du lac Meech, la Commission constitutionnelle de l’Ontario s’en tiendra donc à de grands énoncés de principes généraux.Les grandes tendances qui se dégagent des audiences ontariennes sont les suivantes : ¦ l’expansion du réseau d’enseignement destiné aux francophones; ¦ l’élargissement des droits des Franco-Ontariens; ¦ la reconnaissance des droits des autochtones; ¦ la reconnaissance que l’Ontario doit jouer un rôle prépondérant dans le débat constitutionnel; ¦ l'élargissement des droits des groupes ethniques.La FTQ insiste sur l’urgence d’une loi sur l’équité salariale La Commission constitutionnelle ontarienne doit en effet remettre son rapport préliminaire le 21 mars.Elle a reçu une panoplie de mémoires l’enjoignant à recommander l’instauration du bilinguisme officiel en Ontario afin de protéger les droits des Franco-Ontariens.M.Silipo a précisé que cette Commission devait nécessairement se LAVAL (PC) — La Fédération des travailleurs du Québec presse de nouveau le gouvernement québécois pour qu’il adopte au plus tôt une loi forçant les employeurs à mettre en vigueur des programmes en matière d’équité salariale.Selon la FTQ, le gouvernement se traîne les pieds dans ce dossier, alors que plusieurs autres provinces ca- nadiennes disposent déjà de telles législations.L’équité dans l’emploi, à ne pas confondre avec l’égalité, consiste à accorder un salaire égal à des employés qui effectuent un travail « équivalent ».L’égalité dans l’emploi, elle, prévoit plus simplement un salaire égal pour un travail égal.A propos de votre déclaration de revenus de 1990.« Q'UJb ^ÛAAJU AjJ^ \Cul) ?» Consulte/ d'abord votre Guide d'impôt.Il vous indique, étape par étape, comment remplir votre déclaration.Si vous avez encore des questions, vous pouvez téléphoner ou vous rendre à différents endroits pour obtenir de l'aide.« A (jni peut-on téléphoner ?» Vous pouvez communiquer avec les gens de Revenu Canada.Votre appel sera plus facilement acheminé avant 10 h ou après 14 h De plus, les heures de service sont prolongées jusqu'à 20 h.du lundi au jeudi, du 25 lévrier au 30 avril.Il existe aussi un s_\ Meme électronique de renseignements par téléphone, appelé S.E.R.T., pour les questions d'ordre général.Pour connaître tous les services offerts et les numéros de téléphone dans votre région, consultez votre Guide.« Quels autres services sont offerts ?» Vous pouvez obtenir des guides, des formules et des renseignements auprès de centres saisonniers d'aide fiscale situés dans des endroits faciles d'accès.Les heures d'ouverture et les adresses sont annoncées dans votre journal local.De plus, vous pouvez emprunter une bande vidéo intitulée « Votre déclaration.étape par étape », dans les bibliothèques publiques et à votre bureau de district d’impôt.« Y a-t-il des services pour les personnes qui ont besoin d’une aide spéciale ?» Revenu Canada travaille avec des organismes communautaires et des bénévoles pour aider les gens qui ne peuvent pas remplir leur déclaration eux-mêmes.Si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, avez besoin de l aide d'un bénévole, communiquez avec un agent des Affaires publiques de votre bureau de district d'impôt.Les malentendants utilisant un appareil ATS peuvent aussi téléphoner sans frais.De plus, des guides enregistrés sur bande audio et des guides a gros caractères d'imprimerie sont offerts aux malvoyants qui en font la demande.« Et si j’ai d’autres questions ?» Consultez d’abord votre Guide.Vous y trouverez, les réponses a la plupart de vos questions Si vous avez encore des questions, communiquez avec votre bureau de district d’impôt et parlez-en aux gens attentionnés de Revenu Canada, Impôt.Des gens attentionnés pour répondre à vos questions.NI Revenu Canada Revenue Canada Impôt Taxation Canada L’épidémie de choléra s’étend à l’Amazonie BRASILIA (AFP) — Onze cas de choléra ont été confirmés à Iquitos, en Amazonie péruvienne, à 300 km des États brésiliens d’Amazonas et Acre, ce qui indique que la maladie a traversé la Cordillère des Andes, a déclaré hier le ministre brésilien de la Santé Alceni Guerra.Iquitos entretient une intense communication fluviale avec l’Amazonie brésilienne et notamment Manaus, la capitale de l’État d’Amazonas.« Manaus peut devenir la porte d’entrée du choléra au Brésil », a admis à Brasilia M.Guerra, alors que certains responsables de la Santé avaient esperé que la Cordillère des Andes jouerait le rôle de barrière naturelle empêchant l’entrée de la maladie au Brésil.Selon M.Guerra, rentré mercredi de Lima où il a participé à une réunion des ministres de la Santé des pays andins destinée à discuter de mesures conjointes de lutte contre le choléra, le Brésil n’appuie cependant aucune restriction a la circulation des personnes ou des produits en provenance du Pérou.« Cela pourrait faciliter une circulation clandestine et la perte du contrôle sanitaire et épidémiologique en Amazonie brésilienne », où les installations sanitaires sont très précaires et propices au développement du ba- cille du choléra, a-t-il expliqué.Le ministre brésilien de la Santé a ajouté que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alerté les pays andins du risque que le choléra atteigne toute l’Amérique du Sud et conseillé l’assistance immédiate aux personnes infectées pour stopper l’extension de la maladie.« Nous ne serons pas pris au dépourvu », a-t-il dit en précisant que seraient renforcées les mesures existantes : surveillance des frontières, stocks de kits d’équipements et de médicaments, création de centres d’alerte du choléra à Brasilia et Manaus et mise en place d’un avion en alerte dans une base aérienne pour transporter une équipe médicale et des équipes mobiles de traitements des eaux et des égouts dans n’importe quel endroit du pays.La Commission nationale du choléra et le ministre Alceni Guerra se sont rendus, hier, à Tabatinga (Amazonas), la ville brésilienne la plus proche d’Iquitos, pour évaluer les risques d’entrée du choléra au Brésil.Le ministère de la Santé a également annoncé hier qu’il destinerait 100 millions $ à une campagne publicitaire (radio et TV), pour informer la population des risques d’entrée du choiera dans l’État d’Amazonas.DANS LA SÉRIE LES GRANDES CONFÉRENCES Démocratie et développement CONFÉRENCE DE FRANCINE FOURNIER Sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines, UNESCO, Paris À Montréal, le mercredi 6 mars 1991 à 19h30 à l'amphitéâtre A M050, pavillon Hubert Aquin Université du Québec à Montréal 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) métro Berri-UQAM À Québec, le jeudi 7 mars 1991 Auditorium 1, Musée de la civilisation Québec (Québec) Réservation de laissez-passer, tél.: (418) 643-2158 ENTRÉE LIBRE LES GRANDES CONFÉRENCES sont organisées conjointement par l'Université du Québec é Montréal, Le Devoir ot le Musée do la civilisation Université du Québec à Montréal LE DEVOIR m MUSÉE DE I A CIVILISATION La guerre fut trop rapide pour l’hôpital de campagne canadien « Isabelle Paré PRIS DE COURT par le déroulement-éclair des operations terrestres, une bonne partie du personnel de l’hôpital de campagne dépêché dans le Golfe par le Canada n’aura même pas même eu le temps de rejoindre l’hôpital dressé près de la ligne de front.À Al Jubail, environ 300 membres des forces armées, à peine débarqués en Arabie Saoudite, attendent maintenant tout bonnement qu’Ot-tawa donne le signal du retour au bercail.Et ce, sans même avoir vu la couleur de l’hôpital qu’ils devaient faire fonctionner.C’est que, a expliqué hier le capitaine Yvon Fleurant, porte-parole aux affaires publiques de la Défense nationale, ce personnel n’a pas eu le temps de se rendre en position, étant donné la rapidité avec laquelle a été menée l’offensive terrestre.À peine plus que l’équipe médicale de 57 personnes, expédiée en Arabie Saoudite au début février, a pu être en poste à temps et rejoindre l’hôpital planté à proximité des combats dans le nord-est du pays, à la frontière saoudo-irakienne.La majorité des 550 personnes envoyées pour servir l’hôpital militaire était constituée de personnel de soutien : mécaniciens, cuistots, chauffeurs, etc,.Opérationnel depuis à peine deux semaines, l’hôpital dressé dans le désert par le Canada a tout de même accueilli et soigné jusqu’ici sept blessés, dont un soldat britannique et six prisonniers de guerre irakiens, a indiqué hier le lieutenant Caroline Bernais, responsable des affaires publiques au Quartier général des Forces armées canadiennes à Bahrein.« Tous ont été grièvement blessés au combat par des tirs d’artillerie et des éclats d’obus nécessitant des interventions chirurgicales », a-t-elle fait savoir hier depuis Bahrein, précisant qu’aucun soldat canadien n’avait été blessé.Quand leur état le permettra, ces blessés irakiens seront dirigés vers les camps de prisonniers de guerre déployés par les forces coalisées, a-t-elle ajouté.Malgré l’arrêt officiel des hostilités décrété par Washington puis l’Irak, il n’est pour l’heure pas question que le Canada rappelle son hôpital de campagne avant que les conditions dhin cessez-le-feu total aient été arrêtées, a insisté le capitaine Fleurant.« L’hôpital traite encore quelques blessés et il y a toujours des poches de résistance à proximité de la ligne de front.Quand le cessez-le-feu sera permanent, les plans de redéploiement seront mis en branle », a-t-il dit hier.Doté de quatre chirurgiens, six médecins, quatre anesthésistes, 100 lits, trois salles d’opération et alimenté à l’aide de génératrices, l'hôpital de campagne canadien, dirigée par lieutenant-colonel G.Kotlartz, restera donc au poste jusqu’à nouvel ordre.Jusqu’ici, le Canada n’a annoncé le retour au pays que de huit chasseurs CF-18, basés à Doha au Qatar.Aucune décision n’a encore été prise quant aux 2400 militaires, aux trois navires, aux 18 autres avions de chasse et à l’hôpital de campagne déployés dans la région du Golfe.CARTES D’AFFAIRES ROBIC FonM en 189/ 55 Si Jacques Montréal, Québec Canada, H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax 15141 845 7814 Tel (5141 987 6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce Le Devoir, samedi 2 mars 1991 ¦ A-3 Les ingénieurs de l’État déplorent les déficiences de sécurité et de santé de certains édifices publics Le coroner écarte tout lien criminel entre le Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — Bon nombre d’édifices publics de la province ne respectent pas les normes de sécurité et de santé publique alors que plusieurs autres sont mal administres, accuse l’Association professionnelle des ingénieurs du Québec (APIQ).Dans une rencontre avec la presse, hier, le président de l’Association, Jean Dugré, a présenté une longue liste de ces irrégularités.Par cette dénonciation, les ingénieurs du gouvernement du Québec veulent aussi rappeler à leur employeur qu’ils sont sans contrat de travail depuis maintenant 27 mois.En ce qui regarde la gestion des bâtiments, M.Dugré a relevé, entre autres, la décision de la Société immobilière du Québec (SIQ) de louer (plutôt que de construire) un édifice pour abriter le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, à Deschambeault.Cette décision coûtera trois mil-bons $ de plus aux contribuables.« Notre évaluation nous a permis de déterminer qu’après 15 ans, le gouvernement devra débourser 14,8 millions $ pour son contrat de location avec des propriétaires privés, à Deschambeault, alors qu’il en aurait fallu 11,2 milüons $ pour construire », affirme M.Dugré.La SIQ, accuse encore l’Association, loue des édifices qui ne respectent pas le Code national du bâtiment.C’est le cas notamment du 800 d’Youville, à Québec, qui loge le ministère du Travail.Et pour ajouter à l’ironie, précise M.Dugré, c’est ce même ministère qui est chargé de faire respecter l’appücation du Code national du bâtiment.L'édifice où sont regroupés les ser- vices du ministère de l’Environnement à Sainte-Foy (angle Mgr Grandin et Quatre-Bourgeois) est aussi pointé du doigt par l’Association professionnelle des ingénieurs.« Le bâtiment souffre du syndrome des édifices fermés, la ventilation y est inadéquate », soutient M.Dugré.À Saint-Jean-sur-le-Richebeu, sur la rive sud de Montréal, le bâtiment qui abrite la Commission de la santé et de la sécurité du travail représenterait un grand risque pour la sécurité des occupants en cas d’incendie, poursuit-il.« Les issues de secours sont souvent mal indiquées ou bien leur visibilité laisse à désirer », juge le président des ingénieurs.Les couloirs seraient également trop longs pour permettre un accès suffisamment rapide aux sorties d’urgence.M.Dugré n’a pas été en mesure de préciser le nombre exact de toutes les irrégularités soulevées au sujet de la santé et de la sécurité des édifices publics au Québec.Il accuse, ar contre, le gouvernement du Qué-ec « de faire preuve d'immobilisme face aux nombreuses plaintes qui lui ont été adressées dans ce dossier ».Les ingénieurs à l'emploi du gouvernement du Québec ont l’espoir que cette dénonciation publique sera de nature à faire bouger leur employeur au sujet du renouvellement de leur convention collective.« Nous renonçons à faire la grève.Nous croyons pouvoir être plus embarrassants pour le gouvernement à l’intérieur qu'à l’extérieur », lance M.Dugré.L’Association professionnelle des ingénieurs du Québec entend faire une nouvelle demande d’arbitrage auprès du ministère du Travail.La première fois, le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, avait refusé de se plier à l’exercice.PHOTO AP Bains mortels.Le plus important procès pour meurtre depuis la Seconde Guerre mondiale est en cours en Autriche.Waltraud Wagner (photo) et trois aides infirmières d'un hôpital de Vienne sont accusées d’avoir intentionnellement causé la mort de 42 personnes âgées en leur administrant des surdoses de médicaments et des « bains de douche ».Dans ce dernier cas, les infirmières auraient causé la mort de leurs patients atteints d'oedème pulmonaire en leur faisant boire de l’eau jusqu’à l'asphyxie.Parizeau presse Levesque de présenter son budget Lia Lévesque de la Presse Canadienne LE CHEF péquiste Jacques Parizeau presse le gouvernement Bou-rassa de présenter son budget au plus vite, d’ici la fin du mois de mars même.Il veut aussi un plan de relance d’envergure.En conférence de presse hier à ses bureaux de Montréal, le chef de l’opposition officielle a insisté pour que le ministre des Finances Gérard-D.Lévesque n’attende pas jusqu’en avril ou mai pour présenter son budget, puisque la situation presse.Et si la situation presse, selon M.Parizeau, c’est à cause du budget fédéral, notamment, et aussi parce que le secteur manufacturier est en fâcheuse posture au Québec.Les investissements dans ce secteur ont chuté, encore plus que dans les autres secteurs.Le Québec a perdu 13 % de ses emplois manufacturiers, soit 78 000 emplois, a-t-il noté.« Une bonne partie de l’avance que le Québec avait prise dans les années 80, on est en train de la perdre.» Ce budget, M.Parizeau a déjà une bonne idée de ce qu’il devrait contenir : un plan de relance pour les entreprises, surtout celles du secteur manufacturier.Lui-même ministre des Finances pendant plusieurs années, M.Parizeau croit possible « avec un peu d’imagination » de concevoir un programme d’aide aux entreprises qui ne coûterait pratiquement rien à l’État et qui ne gonflerait pas le déficit.Il songe à un plan pour corriger la sous-capitalisation des entreprises, s’inspirant des plans Biron 1 et Biron 2 sous le gouvernement péquiste et qui, selon lui, s’étaient révélés efficaces tout en étant peu coûteux.Le ministre de l’Industrie et du Commerce Gérald Tremblay a déjà rejeté ce plan de M.Parizeau.« Alors qu’il en invente un autre », répliquait à son tour M.Parizeau.M.Parizeau, lui, dénigre le plan du ministre Tremblay.Ce n’est pas en ajoutant 15 millions $ à la SDI tous les quatre mois qu’on va solutionner le problème.Ce ne sont là que « des gouttes d’eau » par rapport aux besoins, commente-t-il.En plus du plan de relance destiné aux entreprises, M.Parizeau suggère à Quebec d’accélérer certains investissements publics, comme le programme d’épuration des eaux.Dans ce domaine, le gouvernement a fait exactement le contraire, en retirant les centaines de milüons prévus pour l’assainissement des eaux dans les petites municipalités.La seule mesure gouvernementale qui trouve grâce aux yeux de Jacques Parizeau est le programme d’aide à la construction résidentielle Mon taux, mon toit, qui semble produire l’effet souhaité.Quant au budget fédéral, le chef péquiste admet qu’il n’aide pas la situation financière du Québec.Le ministre des Finances Gérard-D.Levesque estime que le Québec sera privé de 700 milüons $ en trois ans.M.Parizeau fait remarquer que cette somme est « bien moindre que ce que le gouvernement du Québec a pelleté dans la cour des municipalités».Par aiüeurs, Jacques Parizeau est persuadé qu’une « grosse majorité de gens d’affaires du Québec sont favorables à la souveraineté ».M.Parizeau a réfuté l’opinion du président d’Unigesco, M.Bertin F.Nadeau, qui avait affirmé devant le Canadian Club, lundi dernier, que 98 % des gens d’affaires francophones étaient contre la souveraineté.Le chef péquiste ne partage pas cette opinion.Et pour appuyer ses dires, il cite le sondage Léger et Léger pour le compte des publications Affaires plus e t Report On Business du quotidien The Globe and Mail.Ce sondage réalisé auprès de 1090 dirigeants d’entreprises a révélé que 71,7 % d’entre eux favorisent la souveraineté du Québec assortie d’une association économique avec le reste du Canada.EN BREF.L’unifolié flotte à Koweït City Les déchets restent là LES RÉSIDANTS de 30 % du territoire montréalais ont dû se priver de collecte de déchets domestiques en fin de journée hier, les cols bleus de Montréal ayant déclenché la grève comme prévu à 14 h 30 hier.Les 50 000 cols bleus de Montréal doivent reprendre le travail à 16 h 30 aujourd’hui.« Les cols bleus sont entrés en nombre suffisant, conformément aux exigences du Conseil des services essentiels, expüque Michel Gohier, responsable des relations de travail à la ville.37 routes de collecte de déchets domestiques sur 140 sont effectuées par les cols bleus de la Ville de Montréal » et sont réparties sur l’ensemble du territoire montréalais.Première souscription UNE PREMIÈRE campagne de souscription publique vient d’être lancée pour venir en aide aux personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA).Cette maladie dégénératrice du système nerveux qui mène à la paralysie des muscles affec’e 7 québécois sur 100 000.L’espérance de vie, au moment du diagnostic, se limite de 2 à 5 ans.L’objectif de la campagne est de 150 000 $.Les divers fonds amassés serviront à ériger une clinique SLA, à poursuivre la recherche en immunologie et à dispenser des services aux personnes atteintes et à leur famiüe.OTTAWA (PC) — L'unifoüé flotte de nouveau sur l’ambassade du Canada à Koweit, à la suite d’une brève cérémonie qui s’est déroulée en matinée, a rapporté hier une fonctionaire du ministère des Affaires extérieures.« L’ambassade est ouverte, le drapeau a été hissé en présence de plusieurs centaines de Koweitiens », a dit la porte-parole qui a demandé à conserver l’anonymat.M.Larry Dickenson, ambassadeur du Canada au Koweit, a présidé la cérémonie qui a eu lieu à 8 h, heure de Koweit.M.Dickenson, a ajouté la porte-parole, s’est rendu à l'ambassade avec un autre membre du corps diplomatique stationné dans la région et trois experts en explosifs du ministère de la Défense, qui devaient vérifier s'il n’y avait pas de pièges dangereux dans l’édifice.Comme on ne pouvait pas rejoindre les Koweïtiens locaux travaillant à l’ambassade, il a fallu faire sauter la serrure d'un coup de feu.À l’intérieur, tout était sens dessus dessous, a dit la porte-parole.« On avait saccagé l’ambassade, c’était un fouilüs total.Mais les dommages semblaient être superficiels ».Des meubles, des classeurs et des oeuvres d’art n’auraient pas été endommagés.Servie?COMMUNIQUÉ DU CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À MONTRÉAL En vue des prochaines élections des délégués au Conseil Supérieur des Français de l'Étranger, le Consulat Général de France à Montréal appelle l'attention des ressortissants français de la circonscription sur le fait que la clôture des inscriptions sur la liste électorale est fixée au 31 mars 1991.Les ressortissants français qui ne seraient pas inscrits sur cette liste et qui souhaiteraient s’y inscrire sont priés de bien vouloir prendre contact avec le Consulat Général de France à Montréal le plus tôt possible.Le Canada avait annoncé mercredi que le personnel koweïtien avait ouvert l’ambassade et avait rétabli les communications avec Ottawa.L’édifice de trois étages, situé au coeur de Koweit, a subi des dommages, avait-on alors rapporté.« Tant que le courant ne sera pas rétabli, il sera toutefois impossible d’établir si la structure a subi des dommages graves, mais pour le moment il ne semble pas y en avoir », a ajouté la porte-parole.Elle a aussi précisé que les objets épars dans les diverses pièces pouvaient être des bombes ou d’autres mécanismes camouflés que les soldats irakiens auraient laissés.Hier après-midi, M.Dickenson avait quitté l’ambassade pour retourner à Bahrein, où il s’est installé temporairement.Samedi, il sera de nouveau à Koweit où il a rendez-vous avec Sheik Jaber al-Ahamed al-Sa-bah, émir du pays.On s’attend à ce qu’à la suite de cette rencontre, il voit à ce que l’ambassade soit remise en ordre assez rapidement, a noté la porte-parole.VOL GRATUIT SUPER CLUBS EN JAMAÏQUE JAMAICA JAMAICA.COUPLES, HEDONISM, BOSCOBEL BEACH FORMULE CLUB "TOUT COMPRIS" de catégorie SUPÉRIEURE 1 sem.MARS & AVRIL Prix variant de s1400.à 1599.pp.Enfants moins de 14 ans Seulement s399.°° chacun au BOSCOBEL BEACH seulement Supp de s100a' pour taxe et carburant VOYAGES REVISOL,IP 385-5210 Permis du Québec L’autre diplomate et les artificiers devaient passer le week-end à l’ambassade.« Il faudra certes quelque temps avant que tout ait repris un rythme normal».Les fonctionnaires canadiens avaient quitté l’ambassade au mois d’octobre, soit environ deux mois après que l’Irak eut envahi et occupé le Koweit.L’existence à l’ambassade était devenue insupportable, car les Irakiens avaient coupé le courant et l’eau.ÛC amarine Tout nouveau au MONT SAINTE-ANNE L’AUBERGE LA CAMARINE 31 chambres douillettes, la plupart avec foyer au bois.FORFAIT ROMANCE à partir de 98,50$ par personne, occupation double incluant: une nuit, un souper et un petit déjeuner champêtre.Une invitation à découvrir la chaleur et le service de haute qualité qui ont fait la renommée du restaurant La Camarine, la table gourmande du Mont Sainte-Anne.10**17.boulevard Sainte Anne Beaupré (Québec) GOA 1EO Tél (418)827 5703 (418)827-5566 Téléc (418) 827 5430 O) en I
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