Le devoir, 14 mars 1991, Page(s) complémentaire(s)
n\cV Hubert liberté dc\»l-iguc de la UfiUL' usSWnt>«ds v extrême ‘lroite y eXtret«e éditai éditeur [ A » Daniel Hubert, Yves Claudé et la Ligue des droits et libertés LES SKINHEADS ET L’EX * ' “ D’où viennent-ils?Qui sont-ils?Que veulent-ils?Ces anges de la haine, qui se sont donné la mission de sauver la pureté originelle de la civilisation blanche, ont un nom: les skinheads néo-nazis.Leurs cibles: les juifs, les Noirs, les Asiatiques, les gais, les mouvements et organisations antiracistes, etc.Voici un ouvrage d’actualité, extrêmement bien documenté.136 pages — 14,95 $ — En librairie dès lundi! vlb éditeur DE LA GRANDE LITTÉRATURE t ^80 ans d'expérience i votre service j Cation Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser \Pour renseignements, appelez Vol.LXXXII — No 61 ?Ensoleillé Max : 2 Détail page B-6.Montréal, jeudi 14 mars 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS • TVQ SOCIETE Les services sociaux entre deux remue-ménage Page B-l Bush préfère un Canada uni Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa l.K PRÉSIDKNT américain George Bush dit qu’il préfère faire affaire avec un Canada uni, mais il s’est refusé, hier, lors d’un passage à Ottawa, à exprimer publiquement des inquiétudes sur le débat qui agite actuellement son voisin du Nord.« De tout temps, les États-Unis ont eu la meilleure relation possible avec un Canada uni, a répété le président chaque fois qu’on lui a demandé de quel oeil les États-Unis voient le débat actuel.Nous sommes très contents de faire affaire avec un pays uni.» Mais si publiquement tout au moins, le président américain n’était pas disposé à s’avancer très loin sur le terrain litigieux de l’unité canadienne, le premier ministre Brian Mulroney affirme qu’il tient « absolument » à l’unité du Canada.Les deux hommes ont brièvement abordé le sujet de l’unité canadienne lors de leur rencontre hier après-midi dans la capitale fédérale.« Les Américains tiennent absolument à l'unité et à l’intégrité du Canada, a affirmé Brian Mulroney au cours de la conférence de presse commune qui a suivi la rencontre.Il lient absolument à maintenir des liens avec un Canada fort et uni.» Pour l’essentiel, le récent conflit dans le golfe Persique et l’après-guerre ont dominé la visite d'une journée en sol canadien du président américain.Brian Mulroney a eu droit aux accolades politiques de son interlocuteur pour sa participation à la guerre du Golfe, mais il n’a pas réussi à lui vendre son idée d’une conférence internationale sur le contrôle des armements.« Il faut faire quelque chose.L’i- dée a peut-être du mérite, mais il est trop tôt», a répondu poliment George Bush qui prévient qu’il s’agit d’un secteur où personne ne devrait prendre d’initiative isolée, y compris, a-t-il dit, le Canada.« Il ne serait pas question pour nous, ajoute-t-il, de couper les ventes d’armes à tout le monde.Nous ne voulons pas créer de déséquilibre.» Kn conférence de presse, le premier ministre canadien est quand même revenu à la charge.« Ça n’a pas beaucoup de bon sens que les armes qui ont permis à l’Irak de tenir tête aux Nations unies lui aient été fournies par les cinq membres permanents du conseil de sécurité, a rappelé Brian Mulroney devant le président américain.Nous pourrions nous-mêmes être de gros marchands d’armes.Mais nous ne voulons pas être parmi ceux qui en font la promotion, font de l’argent et ensuite, en déplorent l’usage.» Mais sur d’autres sujets relatifs au Moyen-Orient, les deux hommes se soni retrouvés sur la même longueur d’onde, notamment sur le rôle que pourra jouer l’OLP dans la recherche d’une solution de paix au Moyen-Orient.Brian Mulroney maintient que la crédibilité de l’organisme porte-voix des Palestiniens est « nulle».George Bush concède qu’elle est « diminuée ».Mais les deux chefs de gouvernement admettent que l’OLP est le porte-parole privilégié des Palestiniens et qu'il revient à ses derniers de choisir qui les représentera.Kl sur le plan politique, Brian Mulroney a pris l’occasion de rappeler à son invité que la guerre du Golfe n’a pas été une recette à succès pour tout le monde.Rappelant que l’indice de satisfaction des Américains à l’égard de leur président se situe au-Voir page A-4: Saddam Le crédit du Québec « sous surveillance » L’incertitude constitutionnelle atteint un niveau sans précédent, estime la Canadian Bond Rating Service Robert Dutrisac FAIT sans précédent, Canadian Bond Rating Service (CBRS) a décidé de mettre le gouvernement du Québec et Hydro-Québec sous surveillance étroite, ce que cette firme d’évaluation du crédit désigne, sans la traduire, par l’expression Crédit Watch, un geste qu'elle justifie par l’incertitude entourant l’avenir constitutionnel du Québec.Tout comme les firmes Moody’s et Standard and Poor’s aux États-Unis, CBRS détermine les cotes de crédit des entreprises et des gouvernements, évaluant ainsi leurs titres de dettes.La firme, une des deux socié- tés spécialisées en ce domaine au Canada et la seule établie à Montréal, a rendu publique, hier, son évaluation qui a eu l’effet d’une bombe dans les milieux politiques et financiers au Québec.Ce geste n’a aucun effet immédiat sur la cote de crédit accordée par CBRS au gouvernement du Québec, mais il indique que la firme est fortement tentée de réduire cette cote, ainsi que celle d’Hydro-Québec.À l’heure actuelle, CBRS accorde une cote AA au Québec contre AAA au Canada et à l’Ontario, sa cote la plus élevée.Au cours d’un entretien, le président de CBRS, Brian Neysmith, a déclaré que cette décision avait été >.très, très difficile » à prendre et que la réflexion de CBRS avait « débuté à la mort du lac Meech ».Le congrès du Parti libéral du Québec tenu en fin de semaine n’a pas rassuré M.Neysmith qui y a vu « un dernier ar rêt avant la fin » alors que la direction du parti se voyait « accordei toutes les options».CBRS soutient que l’incertitude concernant l’avenir du Québec (.) a atteint un niveau sans précédent ».Aussi, la firme ne peut plus « prédire avec exaclilude le niveau de risques courus par les investisseurs », d’au tant plusqu'*< Rest maintenant évi dent que la probabilité que le Québec choisisse une forme de souveraineté-Volr page A-4: Crédit PHOTO PC Le président des États-Unis George Bush et le premier ministre du Canada Brian Mulroney ont signé, hier, un accord sur la qualité de l’air, qui consacre trois ans de négociations et plus de 10 ans de discussions sur la pollution transfrontière et les émissions responsables des pluies acides.Ryan exclut tout moratoire sur la réforme de la fiscalité municipale Pierre April
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