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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-03-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 20 mars 1991 Passages nuageux Max.: 2 Détail page A-4.Vol.LXXXII — No 66 ?JJ.FARMER Ca coLLtcixon automne - fii t est airivde Vêtement* mode-sport pour homme* 3525, chemin Queen Maiy Tél 739-4451 / 2141 Le magasin de plein air le plus spécialisé de Montréal.Toronto 85 cents 65* TPS • TVO SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU L’hôpital et la lutte aux illusions Page B-l L’heure de vérité sonne pour la Commission B.-C.Vote aujourd’hui sur le rapport Michel Venne de notre bureau de Québec L’HEURE est venue de tirer la ligne à la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Quebec.Aujourd’hui aura lieu le vote final sur le projet de rapport à être publié mardi prochain, et le public saura si les commissaires ont réussi à dégager un consensus entre eux ou s’ils se résignent à constater que c’est impossible.Pour l’heure, les chances sont minces que le compromis concocté avec l’aide des coprésidents, MM.Michel Bélanger et Jean Campeau, durant le week-end réussisse.Le litige porte sur l’objet du référendum que voudrait recommander la majorité des commissaires, plus que sur la date.D’ultimes tractations se poursuivaient toujours hier soir au plus haut niveau entre les deux partis et les autres commissaires par l’entremise du personnel du secrétariat de la Commission.Vers 20 h 00, rien n’était ficelé.Les sept péquistes et les neuf commissaires non partisans identifiés au courant souverainiste tiennent à ce que cette consultation populaire, même si elle a lieu en 1992, porte nommément sur la souveraineté.Les neuf libéraux et les cinq commissaires non partisans identifiés au courant fédéraliste s’y refusent.Les commissaires n’ont point discuté formellement, durant leur courte séance de travail à huis clos en matinée, du fond des recommandations sur lesquelles ils doivent se prononcer ce matin.Les coprésidents et leur personnel ont toutefois en main des propositions libérales, des propositions péquistes (dont la teneur est demeurée secrète jusqu’à présent) et tentent d’en tirer des éléments pour accoucher d’un compromis honorable.On sait que la proposition libérale consiste notamment à faire en sorte qu’une loi soit adoptée par l’Assemblée nationale dès ce printemps engageant le gouvernement à tenir un référendum en 1992.Le ministre Gil Rémillard a précisé hier que ce référendum pourrait porter soit sur la souveraineté dans une structure confédérale, soit sur « des offres » qui pourraient venir entre-temps du Canada sur des formules de renouvellement du fédéralisme.Aux yeux de certains péquistes, cette proposition va en deçà de la proposition contenue dans le rapport Allaire, lequel établit au moins la liste des pouvoirs à récupérer d’Ottawa, alors que cette proposition parle d’offres, sans préciser sur quoi elles doivent porter, venant d’ailleurs.Les commissaires issus du Parti québécois et les autres identifiés au Voir page A-4: L'heure Le Québec jugé premier pour l’apprentissage de la langue aux immigrants Isabelle Paré EN MATIÈRE de cours de langue à l’intention des immigrants, le Québec fait très bonne figure et déclasse à bien des égards l'Ontario, révèle un rapport du Conseil consultatif canadien de l'emploi et de l’immigration.Selon le Conseil, le Québec serait la province qui consacre le plus de temps à ses immigrants pour l’apprentissage de la langue officielle.D'un bout a l’autre du pays, la durée des cours de langue est d’ailleurs loin d’être uniforme.Le Québec y a consacré en moyenne 24,2 semaines pour les femmes entre 86 et 89, comparativement à 16,4 semaines en Saskatchewan pour les immigrants masculins.Le Québec dame aussi le pion à l'Ontario au niveau de la durée de la formation.La province ontarienne alloue grosso modo 102 jours d’apprentissage à la langue à ses nouveaux résidants, alors que les immigrants admis au programme de for-mation au Québec passent en moyenne 119 jours sur les bancs d’école.U ne des constatations importantes du rapport est que contrairement à Voir page A-4: Le Québec Québec gèle les salaires Les syndicats en feront «payer le prix» au gouvernement PHOTO CP _________Michel Venne___________ de notre bureau de Québec DANS LE BUT de régler un problème d’équilibre budgétaire, le gouvernement du Québec gèlera les salaires des 400 000 employés du secteur public durant 12 mois à compter du 1er janvier 1992, a annoncé hier le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson.L’économie ainsi réalisée s’élèvera à 24.1 millions $ pour l’année fiscale 1991-92 (qui prend fin le 31 mars 1992) et de 716 millions $ l’année suivante pour une ponction totale ou un manque à gagner de 959 millions $.Cette décision, qui sera confirmée prochainement par la présentation d’un projet de loi à l’Assemblée nationale, a immédiatement soulevé l’ire des dirigeants syndicaux, de l’opposition péqulste et même de plusieurs députés libéraux d’arrière ban (voir autre texte ci-contre).Les chefs des grandes centrales syndicales prédisent que le gouvernement de Robert Bourassa paiera « le prix politique » de « ce coup de force » aux prochaines élections, comme le Parti québécois avait perdu le pouvoir en 1985 après avoir réduit les salaires de 20 % dans le secteur public deux ans auparavant.« Dans le contexte économique et budgétaire actuel, il serait irresponsable d’offrir des augmentations de salaire qui devraient être payées à crédit », a soutenu le ministre Johnson en conférence de presse.La baisse des revenus de l’Etat, due au ralentissement de l’économie, force le gouvernement à « prendre les moyens pour assurer l’équilibre entre le prix des services publics et la capacité de payer des Québécois », dit-il.Le gouvernement fait face à une impasse budgétaire de 1,5 milliard $, a fait valoir le ministre.Après avoir annoncé des transferts de dépenses aux municipalités et aux commissions scolaires, il lui restait à demander un effort financier aux salariés, dont la rémunération totale vaut pour la moitié du budget du Québec.Voir page A-4: Québec QUÉBEC (M.V.) — Des députés libéraux en colère ont fustigé hier le ministre Daniel Johnson pour avoir annoncé sans les consulter le gel des salaires des employés du secteur public pour 1992.Tandis que l’opposition du Parti québécois, tout en estimant que le gouvernement avait tort, réserve des commentaires plus élaborés pour aujourd’hui.« Ça frise l’indécence politique », a déclaré le député libéral de Saguenay, M.Ghislain Maltais, qui reproché au ministre d’avoir annoncé une décision lourde de conséquences sans avoir pris la peine d’en discuter avec les députés de son propre parti.Une réunion des députés ministériels était prévue hier soir.M.Maltais se promettait d’y faire entendre sa voix haut et fort.Certains de ses collègues envisagent même la possibilité de voter contre la loi que déposera le ministre Johnson pour formaliser ses intentions.« Au nombre de députés qu’on est, il me semble qu’on doit être en mesure de donner certains critères, certains paramètres, dit-il.Il n’y a pas juste les officiers du Conseil du Tré- sor qui possèdent la vérité.» M.Maltais, comme d’autres de ses collègues de la région de Québec principalement, auraient souhaité que ce gel, s'il est nécessaire, soit modulé selon les niveaux de salaire des employés.« Geler les économies d’une personne c’est pas pire, dit-il.Geler l’épicerie d’une personne, c’est grave ».Son collègue de Louis-Hébert (région de Québec), M.Réjean Doyon, soutient que le président du Conseil du Trésor aurait dû faire preuve « de Voir page A-4: Un gel Un gel qui fait bouillir des députés libéraux Le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, s’est entretenu avec son collègue de l’Éducation, Michel Pagé, hier, avant d’anoncer à ses vis-à-vis, les représentants syndicaux, qu’il gelait les salaires de la fonction publique.La récession en 90 a durement frappé la Caisse de dépôt Robert Dutrisac LA CAISSE de dépôt et placement du Québec n’a pas été épargnée par la récession en 1990, réalisant son pire rendement depuis 1981, soit un famélique 0,5 % par rapport à 16,9 % l’année précédente.La direction de la Caisse, qui rendait public son rapport annuel, s’est toutefois félicitée de ce rendement car elle battait, une fois de plus, la plupart des indices dans son domaine, l’aune à laquelle la Caisse juge de sa performance.Le président et chef de la direction de la Caisse, M.Jean-Claude De-, lorme, a souligné que « la conjoncture de l’année 90 a été particulièrement difficile ».Mais il a a rappelé que « c’est sur la durée d’un cycle économique financier complet » qu’on doit mesurer la performance de la Caisse.Ainsi, depuis 1982, l'institution financière, dont l’actif dépasse aujourd’hui 35 milliards $, affiche un rendement moyen de 14,1 % par année, soit 9,2 % une fois retranchée l’inflation.M.Delorme a été amené à com- Voir page A-4: La récession L’armée yougoslave affirme sa BELGRADE (Reuter) — L’armée yougoslave a affirmé, hier, qu’elle ne laisserait pas le pays sombrer dans la guerre civile, mais s’est engagée à s’abstenir de toute ingérence dans les discussions politiques sur l’avenir de la fédération.« L’armée yougoslave ne permettra en aucun cas les conflits armés inter-ethniques et la guerre civile en Yougoslavie », souligne le Commandement suprême des forces armées dans une déclaration.« L’armée du peuple yougoslave, comme dans le passé, ne s’ingérera neutralité pas dans les discussions politiques sur l’avenir du pays », ajoute-t-elle.De nombreux Yougoslaves craignent que l’armée n’intervienne après le rejet, la semaine dernière par le présidence collégiale, de sa proposition d’imposer l’état d’urgence pour rétablir l'ordre en Serbie, où des manifestations anticommunistes ont fait deux morts.À la suite de ce rejet, le président ! Borisav Jovic, communiste serbe fa- j vorable à la proposition de l’armée, a | démissionné.Voir page A-4: L’armée Un mort-né de 73 ans Page B-5 PHOTO CP Le retour au pays Une formation de neuf chasseurs CF-18 et d'un avion ravitailleur KC-135 a survolé hier le Parlement fédéral pour ensuite se poser à l'aéroport militaire d'Ottawa.Quelque 300 militaires canadiens revenaient du golfe Persique.Plusieurs centaines de personnes, dont le gouverneur général Ray Hnatyshyn et le premier ministre Brian Mulroney, ont accueilli les soldats avec émotion.Les derniers CF-18 encore au Qatar devraient quitter cet émirat dans quelques jours alors que les trois navires canadiens patrouillant dans le Golfe reviendront au Canada d'ici la fin mai.TABLE-RONDE UNIVERSITÉ CONCORDIA Salle H- ! 10 - rez-de-chaussée 1455, rue Maisonneuve Ouest (Métro Guy) Dimanche, 24 mars 1991 De 12:30 hrs à 17 hrs PANELISTES RÉPONDANTS/RÉPONDANTES Jean-Claude Leclerc, journaliste Francine Pelletier, journaliste Prof.John P.Humphrey, O.C., O.Q., ancien directeur des Droits de l’Homme à l’ONU Dr Clovis Maksoud, ancien ambassadeur de la Ligue arabe à l’ONU Warren Allmand, président international — Parlementaires pour la Sécurité globale Nairn Katten, écrivain Bill Ram, économiste Louise Hard, députée — Assemblée nationale du Québec Rashad Antonius, président — Centre d’études arabes pour le développement Matthias Rioux, journaliste et animateur Prof.Marc Solomon, historien américain Prof.Georges Lebel, avocat et professeur en droit Soeur Leyla Raphaël, vice-présidente — Conférence mondiale des religions pour la paix Organisée par le Conseil québécois de la paix pour informations, appelez (514) 356-8888 (poste 2910) A-2 B Le Devoir, mercredi 20 mars 1991 Le PQ prépare une foule d’amendements à la réforme Côté QUÉBEC (PC) — Le Parti québécois n’a pas l’intention de mener une opposition systématique au projet de loi 120 sur la réforme de la santé et des services sociaux, mais il présentera une foule de propositions d’amendements en vue de le rendre plus acceptable dans son esprit.Il fera tout en son pouvoir, en particulier, pour amener le gouvernement à abandonner son idée d'imposer un « ticket modérateur » de cinq dollars pour une visite médicale et surtout l’impôt-services « dont la manifestation la plus odieuse est certes celui pour les personnes handicapées ».C’est ce qu’a indiqué hier le député de Rouyn-Noranda Rémy Trudel à l'ouverture de l’examen des 494 articles du projet de loi qui résulte de la réforme du secteur de la santé et des services sociaux proposée par le ministre Marc-Y van Côté le 7 décembre dernier.M.Trudel a confié qu’il s’opposera jusqu’à la fin à ce qu’il appelle « l’effritement des principes d’universalité et de gratuité » contenu dans le projet de loi, selon lui.C’est une des raisons pour lesquelles, notamment, l’opposition péquiste a voté contre l’adoption du principe de cette législation (la deuxieme lecture) le 21 décembre.De son côté, le ministre aurait •également en réserve une centaine d’amendements à soumettre en cette commission parlementaire de sorte qu’il ne faut pas prévoir l’adoption de cet important projet de loi avant l’a- journement estival, vers le 22 juin.à moins du recours à la guillotine.Essentiellement, le critique de l’opposition souhaite fermement la tenue d’audiences particulières pendant trois jours où les principaux intéressés pourraient faire valoir publiquement leurs points de vue.M.Trudel a dénoncé les consultations en privé qu’a menées le ministre depuis janvier auprès d’intervenants du secteur de la santé.Le député a expliqué que les enjeux sont tellement importants et impliquent à un point tel les intérêts des usagers qu’il vaut la peine de tenir « trois petites journées de consultations publiques qui ne compromettront en rien le calendrier d'entrée en vigueur de sa réforme ».D’autres questions, apparaissant de premier ordre aux yeux du député Trudel, seront soulevées en commission parlementaire : la régionalisation des services de la santé, le sort réservé aux jeunes médecins qui seraient obügés d'aller pratiquer en régions éloignées (« il faut établir des mécanismes pour s’assurer qu’un jeune médecin ne soit pas confiné à vie dans une région »), la répartition des effectifs medicaux, une participation du corps médical à l’élaboration des divers plans d’organisation et d’effectifs.La mission des établissements de soins de santé et de services sociaux inquiète également l’opposition qui se demande, entre autres, de quelle manière les CLSC (centres locaux de services communautaires) pourront assurer leur nouvelle vocation de « porte d’entrée » de la réforme s’ils ne disposent pas de fonds nécessaires.« En tout état de cause, a dit le député Trudel, peu importe les solutions que privilégiera le législateur, une chose demeure certaine : le discours agressif à l’endroit des médecins doit cesser.Ils sont la pierre d'assise de la réforme.« Une fois le projet de loi adopté, les usagers continueront à requérir des soins et il importe de préserver la motivation du corps medical.On ne saurait construire un système sans son apport et un minimum d’appuis.Inutile de répéter l’expérience de Louis-H.-Lafontaine », a ajouté le porte-parole du PQ.AFFAIRES SOCIALES Manque de logis sociaux (PC) — Les coupures successives dans le domaine de l’habitation ont entraîné pour le Québec la perte de 10 000 logements sociaux depuis 1989.C’est ce que soutient le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui proteste contre ces compressions de budget qui touchent les plus démunLs de la société.M.François Saillant, porte-parole du FRAPRU, s'en est pris hier à Montréal non seulement aux récentes coupures d'Ottawa, mais aussi à l’inaction du ministre des Affaires municipales Claude Ryan.Le ministre québécois devrait « se tenir debout face à Ottawa » et élaborer enfin « une véritable politique nationale d’habitation » plutôt que d’accepter béatement les coupures de budget d’Ottawa, proteste M.Saillant.Selon l’évaluation faite par le FRAPRU, en coupant 411 millions $ en cinq ans dans les nouveaux engagements en matière d’habitation, Ottawa se trouve à causer la perte de 10 000 logemenLs sociaux au Québec, dont 3000 à Montréal.Un appui aux jeunes scientifiques LE C1UB des petits débrouillards lance un programme de parrainage qualifié d’« unique au monde » en associant des jeunes de 12 à 15 ans à des étudiants et chercheurs de toutes les universités québécoises.Pour encourager le développement de l'esprit scientifique, des jeunes de 12 à 15 ans qui en feront la demande au Club pourront être jumelés à des étudianLs ou des chercheurs, qui agiront comme parrains avec eux en entretenant une correspondance et en les encourageant de leurs conseils.Il s’agit en fait d’appuyer les jeunes dans leurs projets sur le modèle des instructeurs sportifs.Cette idée avait d’abord été développée l'année dernière comme projet-pilote auprès de l'École Polytechnique ae Montréal et, devant le succès de l’entreprise, le Club, appuyé par la compagnie Alçan, étend maintenant le projet à l’ensemble des universités québécoises.Paralysée par les retards environnementaux, Bacon agite le spectre du manque d’électricité Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les retards dans l’aménagement des gros projets hydroélectriques pourront forcer le Québec à se tourner vers des solutions extrêmes, y compris l’achat d'électricité auprès de Clyde Wells, a admis hier le ministre québécois de l’Énergie Lise Bacon.Interrogée à sa sortie de l’Assemblée nationale, Mme Bacon a évoqué sur un ton dépité la possibilité que le Québec doive acheter de l’électricité de Terre-Neuve ou doive se tourner vers le gaz naturel.«J’en suis presque à invoquer saint Jude », a-t-elle dit.Dans l’hagiographie chrétienne, saint Jude est le patron des causes désespérées.Mme Bacon a rappelé que les travaux du projet Grande-Baleine (Baie James) devaient commencer dans les premiers mois de 1991.Non seulement ils n’ont pas encore été entrepris, mais on ne sait même pas quand on pourra commencer à les exécuter, notamment parce que les autorisations n’ont pas été obtenues de la part du ministère de l’Environnement.« Je suis très inquiète des retards », a dit Mme Bacon, soulignant que l’échéancier des travaux prévoyait leur fin en 1998.Cette date ne pourra pas être respectée « à moins d’y investir des centaines de millions additionnels », a dit le ministre de l’Énergie.Elle a dénoncé « les tergiversations entre les deux ministres de l’Environnement, qui font que les routes d’accès (au site des travaux) ne sont même pas entreprises».Le différend qui oppose Ottawa et Québec pour l’émission des autorisations en matière d’environnement bloque les travaux.On n’a pas encore nommé la personne qui doit présider les audiences publiques.De plus, les communautés autochtones situées sur le territoire des travaux s’objectent toujours à ce qu’on les entreprenne sans entente préalable avec elles.Mme Bacon, qui se dit « sur la même longueur d’onde à ce sujet que le président d’Hydro-Québec Richard Drouin », a rappelé que les retards feront en sorte que, dès 1998, les Québécois manqueront d’électricité.Pas seulement l’électricité destinée à l’exportation vers les États-Unis, mais l’électricité même requise au Québec pour les besoins des Québécois et des industries qu’on cherche à attirer, a précisé le ministre.« Il faudra se retourner vers des alternatives pas toujours souhaitables», a-t-elle dit.Parmi ces alternatives, elle en a précisé deux, soit l’achat de courant produit à Terre-Neuve dans le projet Lower Chruchill Falls, ou encore de l’énergie produite à partir du gaz naturel.Plus tôt en matinée, le président Richard Drouin, d’Hydro-Québec, avait même évoaué la possibilité de devoir recourir a des centrales au gaz, plus polluantes.Outre les retards à Grande-Baleine, Mme Bacon a également évoqué les retards dans l’aménagement des rivières Broadback, Nottaway et Rupert, à mi-chemin entre l’Abitibi et la Baie James.« Je ne sais plus à quel saint me vouer.C’est rendu à un point critique et je suis à court d’arguments », a conclu le ministre.L’urgence de la situation force d’ailleurs Mme Bacon à poursuivre les discussions avec Terre-Neuve, une province avec laquelle le Québec a un virulent contentieux à la suite d’un contrat signé en 1966.Quant au ministre de l’Environnement Pierre Paradis, il a blâmé à mots couverts le gouvernement fédéral pour les retards.« C’est la faute au manque de collaboration de certains hauts fonctionnaires au ministère fédéral de l’Environnement, qui n'ont pas le sens de l’urgence face à ces projets», a dit M.Paradis.« Québec a pelleté le problème des plaines inondables aux municipalités », soutient le maire de Boisbriand Louis-Gilles Francoeur LE GOUVERNEMENT québécois devrait légiférer et protéger par règlement les zones inondables Importantes pour la survie des espèces aquatiques et animales.Et Boisbriand, dans un tel contexte, n’aurait aucune difficulté à vivre et respecter des règles aussi claires, a déclaré hier au DEVOIR, le maire de Boisbriand, M.Michel Gagné.Ce dernier voulait faire le point sur le dossier de la plaine inondable ainsi que sur les transactions immobilières de son fils et de son associé que rapportait récemment notre quotidien.Invité à dire pourquoi Boisbriand a émis des permis à certains projets et parraine d'autres en plaine inondable malgré la protection accordée à ces milieux par le schéma d’aménagement régional et le zonage de sa ville, le maire a implicitement re- connu qu’il aurait pu agir autrement et opter pour une contestation juridique de ces règles plutôt que d’en faire fi et passer à l’action.« Mais, a dit M.Gagné, le système mis en place n’a pas permis à une ville comme la nôtre de balancer équitablement le développement et la protection des parties sensibles de la rive.Nous avons tout fait pour protéger nos rives.Le gouvernement a refusé tous nos arguments pour modifier les règlements de zonage même si nous pouvions démontrer que nous ne menacions pas l’environnement.Nous avons voulu être cohérents avec nous-mêmes, avec les dépenses que nous avions effectuées pour planifier notre développement dans ce domaine.En réalité, le gouvernement a pelleté le problème des zones inondables aux municipalités, sachant très bien qu'elles devront, elles, indemniser, le cas échéant, les réclamants à sa place.» Le maire Gagne estime qu’en pro- tégeant les zones inondables via les schémas d’aménagement plutôt qu’en adoptant un règlement provincial clair et sans ambiguité, « Québec a aussi reporté l’odieux des refus adressés aux promoteurs à ses municipalités ».Lorsqu’un promoteur remblaie, dit-il, la MRC doit émettre des avis d’infraction et il appartient à la ville, en séance du conseil, d’adopter une résolution pour envoyer les prévenus à leur procès en cour municipale.« C’est nous qui portons l'odieux de l’affaire pour défendre un bien que l’on dit d’intérêt national ».Les gens se font des illusions, ajoute le maire de Boisbriand, sur la valeur de l’actuelle protection juridique des plaines inondables, car les juges municipaux ne peuvent pas ordonner la remise des lieux dans leur état naturel — ce que pourrait faire un règlement provincial sous l’empire de la Loi de l’environnement — et ils se contentent généralement d’une amende de 50$.Information Ville de Montréal Assemblées publiques des commissions permanentes du Conseil de la Ville de Montréal Commission permanente de la culture et du développement communautaire Les jeudi 4 et lundi 15 avril, à 19 h, avec ajournement, si nécessaire, le mardi 16 avril, à 14 h, à la salle du Conseil de l'hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est (Métro : Champ-de-Mars).Objet : Étude publique des projets de règlements suivants : 1- Règlement sur les établissements exploitant l'érotisme 2- Règlement modifiant le règlement sur l'étalage des imprimés érotiques Le premier projet de règlement propose : • d’interdire d'exposer toute image qui représente le corps humain à l'extérieur ou dans un endroit visible de l'extérieur de tout établissement exploitant l'érotisme; d'accorder au propriétaire ou à l'exploitant d'un établissement qui exploite l’érotisme un délai de 90 jours pour procéder à l'enlèvement de toute image qui représente le corps humain installée avant l'entrée en vigueur du règlement; d'accorder à la Ville le pouvoir, après avoir donné un avis de 30 jours au propriétaire et à l'exploitant, de procéder, aux frais de ces derniers, à l'enlève ment de toute image qui représente le corps humain ou de toute image déjà en place lors de l'entrée en vigueur du règlement et dont le propriétaire ou l'exploitant a fait défaut de procéder à l'enlèvement dans les 90 jours de cette entrée en vigueur; d'obliger le propriétaire ou l'exploitant d'un établissement qui exploite l’érotisme à aménager cet établissement de façon telle qu'un objet érotique, un imprimé, un film, une cassette vidéo ou un spectacle érotique, un ¦peep show' ainsi que les biens et les services fournis par une personne dénudée ne soient accessibles qu'aux personnes admises à l'intérieur de l’établissement et ne soient visibles que de l’intérieur de cet établissement; • d'obliger le propriétaire ou l'exploitant d'un établissement qui exploite l'érotisme à refuser d'y admettre une personne mineure ou d’en tolérer la présence.À cette fin, il pourra exiger de toute personne une preuve qu'elle est majeure.Le second projet de règlement propose : • de remplacer le titre du règlement sur l'étalage des imprimés érotiques par «Règlement sur l’étalage des imprimés et des objets érotiques»; • d'incorporer la définition des termes «objet érotique»; • de régir l'exposition des objets érotiques; • de charger le propriétaire ou l'exploitant de l'établissement de veiller à l'application du règlement dans son établissement.Les deux projets de règlements prévoient, au cas de contravention, des amendes pouvant aller jusqu'à 1 OCX) $ si le contrevenant est une personne physique et jusqu'à 2 000 $ s'il s'agit d'une corporation.L'assemblée publique du 4 avril a d'abord pour objectif de présenter les deux projets de règlements et de permettre au public de poser des questions et déposer leurs premiers commentaires et suggestions.Cette période d'interventions du public se poursuivra les 15 et 16 avril avant de fixer l'assemblée publique de délibérations et d'adoption du rapport de la Commission prévue le 29 avril prochain, à 19 h, à la salle du Conseil.La documentation relative à ces deux projets de règlements incluant les notes explicatives est disponible auprès des bureaux Accès Montréal ainsi qu'au bureau de la Division des commissions et comités du Conseil.Toute correspondance, incluant le dépôt de mémoires, et toute autre intervention à ce sujet, doit être adressée à la Division des commissions et des comités du Conseil au 85, rue Notre-Dame Est, pièce R-200, H2Y 1B5.Renseignements : 872-3770 Le 20 mars 1991 Le greffier de la Ville, Léon Laberge M.Gagné a aussi fait, hier soir, une déclaration lors de la séance du conseil municipal pour de la légalité de tous ces gestes dans les dossiers Famega et de la rue Gilles.Comme père, dit-il, il ne pouvait empêcher son fils d’acheter avec un partenaire un terrain vacant de la rue Gilles, situé en zone inondable.Il lui a même conseillé de l’acheter, une fois mis au courant, car la mise pouvait facilement quadrupler, a-t-il dit.En réalité, le terrain acheté 13 500 $ a été revendu 142 000 $ deux ans plus tard.Le maire précise qu’il n’a fait dans ce dossier aucune transaction avec qui que ce soit et qu’il n’a touché aucun bénéfice personnel dans l’affaire.Si Boisbriand a exigé qu’on achète le terrain qui appartenait à son fils pour vendre le sien au promoteur Chamberland, c’est que Boisbriand a pour politique de ne vendre ses terrains qu’aux seuls riverains, a dit le maire.LE DEVOIR rapportait récemment qu’après l’achat de ce terrain, la ville de Boisbriand a entrepris de faire prolonger la rue Gilles grâce à un règlement d’emprunt et qu’elle a ensuite émis des permis de construction malgré les dispositions de son zonage sur la plaine inondable.C’est par la suite que le terrain fut revendu avec un profit substantiel.Quant au terrain acheté par son associé, M.Jean-Guy Gagnon, de la ville de Boisbriand — terrain qui fut revendu l’année suivante à la compagnie Famega, propriété des deux hommes — le maire de Boisbriand soutient que son associé est libre de faire ce qu’il veut dans la vie et que s’il achète un terrain, c’est son affaire, pas la sienne.Famega, leur compagnie commune, l’a acheté l’année suivante, précise le maire Gagné, parce que son associé avait changé d’avis et préférait s’en départir, ce qui est son droit.« À aucun moment, affirme le maire de Boisbriand, je n’ai eu d’intérêts directs ou indirects dans cette transaction ».Les ministères des Affaires municipales et de l’Environnement ont tous deux ouvert des enquêtes sur ces deux affaires.Celle portant sur les terrains achetés par Famega a commencé au début de l’année 1991.Les droits de la personne: Max Yalden voit rouge Marie Tison de In Presse Canadienne OTTAWA — Dans son rapport annuel, le président de la Commission canadienne des droits de la personne, Max Yalden, s’en est pris à ceux oui ont lapidé des Mohawks sans défense, mais n’a soufflé mot de la mort du caporal Lemay ou du saccage des maisons d’Oka.M.Yalden a affirmé qu’en 1990 l’optimisme avait fait place à la consternation en fait de droits de la personne.Il a rappelé le piétinement du drapeau du Québec, l’affichage d’emblèmes du Ku Klux Klan ou la fomentation de la haine contre les Juifs.Dans son rapport de 106 pages, il a fait une large place à la question autochtone, affirmant que la situation des autochtones d’un bout à l’autre du pays constituait « la question primordiale des droits de la personne au Canada ».Il a ajouté que la crise d’Oka avait constitué l’événement crucial de 1990.Il a affirmé que ces événements avaient éclairé d’une manière brutale la scène des droits de la personne au Canada.Il s'en est pris à quelques reprises à ceux qui ont attaque à coups de pierres des Mohawks qui fuyaient la réserve de Kahnawake.« C’est l’image des Mohawks sans arme, à qui on a lancé des pierres, l’été dernier, qui a peut-être été le signe le plus inquiétant de la barbarie prête à surgir dans cette société qui se targue d’être civilisée », a-t-il écrit.M.Yalden n’a pas parlé du caporal Lemay, mort lors de l’assaut de la Sûreté du Québec contre les barricades à Kanesatake au mois de juillet, des familles qui ont dû quitter Oka pendant plusieurs semaines, des demeures qui ont été saccagées pendant le siège et de la fermeture du pont Mercier à toute circulation, obligeant les résidants de la région à faire d'importants détours pour se rendre au boulot.M.Yalden s’est opposé à tout recours à la violence, mais il a écrit que « s’il se peut qu’un affrontement aussi tendu et violent ait un effet positif, ce serait que l’attention accordée aux affaires autochtones a probablement aidé les Canadiens à saisir l’importance du problème ».Il a affirmé que le caractère tragique des conditions de vie des autochtones, ainsi que l’exaspération et le ressentiment qui en découlaient, était le résultat de générations d’incompréhension, de lacunes flagrantes et de lois désuètes.« Les événements survenus au Québec l’été dernier nous ont fait re- § découvrir une vérité toute simple, f a-t-il déclaré en conférence de presse.C’est à nos risques et périls que nous ignorons ces problèmes.» Il a réitéré la nécessité de mettre sur pied une commission royale d’enquête sur l'autonomie gouvernementale et les revendications territoriales et d’établir dès maintenant de nouveaux rapports entre autochtones et non-autochtones.Dans son rapport, M.Yalden a également abordé la question des personnes handicapées, des femmes et des membres des minorités visibles.Il a affirmé qu’en 1990 les progrès en ces domaines avaient été inégaux et, à certains égards, décevants.Il a affirmé que les changements concrets concernant le traitement des personnes handicapées se faisaient attendre, en dépit des engagements du gouvernement.Il a fait remarquer que l’écart salarial entre les hommes et les femmes n’avait que très peu rétréci au cours des vingt dernières années, et que bon nombre de femmes étaient toujours cantonnées dans des ghettos d’emplois féminins peu rémunérateurs.Il a ajouté que la commission recevait de nombreuses plaintes de discrimination fondée sur la race, l’origine ou la couleur.« Je ne pense pas que les Canadiens soient racistes, mais nous ne sommes pas immunisés », a déclaré M.Yalden.Il a toutefois fait remarquer que des progrès avaient été accomplis en 1990, notamment grâce à des décisions marquantes de la Cour suprême du Canada au chapitre des droits des autochtones, de la propagande haineuse et de l’obligation de tenir compte des besoins religieux.Les coupures à Radio-Canada seraient un facteur d’assimilation des Acadiens d'après la Presse Canadienne HULL — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dénoncé hier devant le CRTC les coupures de services effectuées à Radio-Canada, y voyant un facteur d’assimilation des Acadiens et une atteinte grave à la politique fédérale de bilinguisme officiel.« Trop, c’est trop », s’est exclamé devant le conseil le ministre du Tourisme, des Loisirs et du Patrimoine, M.Roland Beaulieu, qui a demandé au CTRC d’intervenir vigoureusement auprès de Radio-Canada et du gouvernement fédéral pour « redresser une situation injuste qui laisse les Acadiens démunis face à la menace de l’assimilation et qui met en péril leur existence même ».Un peu plus tard, le commissaire aux langues officielles, D’Iberville Fortier, venait à son tour sonner l’alarme et appuyer les propos de M.Beaulieu.Il pense que les francopho- nes hors Québec seront les premiers à souffrir des coupures.Des coupures qui auront, selon lui, « un effet débilitant sur la vitalité » des minorités francophones et qui constituent « une atteinte sérieuse à l'un des éléments essentiels de l’identilié canadienne, celui de notre dualité linguistique ».Le CTRC tient des audiences jusqu’à la semaine prochaine pour étu dier les coupures de 108 millions $ qui ont entraîne en décembre dernier la fermeture de stations régionales, la réduction des services à la société d’Etat et la suppression de 1100 emplois.Au Nouveau-Brunswick, c’est CBAFT de Moncton, la seule station francophone de l’Atlantique, et sa production d’émissions locales qui ont écopé.Selon M.Beaulieu, les coupures chez Radio-Canada font en sorte maintenant que les régions sont devenues de simples spectateurs des grands centres.» Le Devoir, mercredi 20 mars 1991 ¦ A-3 Keith Spicer se résout à aller défendre son budget devant des députés fédéraux Chantal Hébert de noire bureau d’Ottawa LE PRÉSIDENT du Forum des citoyens Keith Spicer s’est résolu à aller expliquer de vive voix son budget de près de 30 milllions$ de son groupe à un comité de députés, une démarche que le premier ministre juge pourtant « anormale ».En début d’après-midi hier, Keith Spicer a confirmé au comité parlementaire de la consommation, des corporations et de l’administration gouvernementale qu’il s’y présenterait demain, se rendant ainsi aux désirs des trois partis, en particulier des libéraux fédéraux qui avaient même avancé l’hypothèse d’avoir recours à un sub poena pour convoquer le président du Forum des citoyens.A l’origine, ce dernier avait en effet indiqué que son horaire ne lui permettrait pas de se présenter au co- mité.Juste avant que Keith Spicer ne communique sa décision de témoigner au comité, le premier ministre lui avait publiquement déconseillé de se prêter à un tel exercice, le qualifiant d’anormal.« Si quelqu’un nous avait convoqués pour faire enquête sur nos dépenses à mi-mandat, a soutenu Brian Mulroney en rappelant son mandat à la commission Cliche, vous auriez eu une réaction très vive de ma part et celles de M.Cliche et Chevrette.» « De deux choses l’une, a poursuivi le premier ministre, soit que vous nommiez une commission d’enquête et, à ce moment-là, vous lui accordez l’indépendance et lui faites confiance pour gérer sa boîte, ou bien vous ne le faites pas du tout.» Par la même occasion, Brian Mulroney accusait le Bloc québécois de vouloir saboter la Commission Spi- cer et le Parti libéral de faire son jeu en réclamant avec autant de vigueur de questionner son président.Le Bloc, soutient le premier ministre, en a contre les objectifs de réconciliation nationale du groupe Spicer.La comparution de Keith Spicer laisse entrevoir un nouveau duel entre les députés du Bloc et ceux du gouvernement.Seules les questions d’administration publique seront autorisées, a déjà prévenu le président du comité, le conservateur Jean Charest, selon qui il ne serait pas approprié d’entreprendre un débat de fond sur les travaux du Forum.« Nous sommes seulement en droit de poser des questions à M.Spicer et à ses administrateurs sur les dépenses du groupe, précise-t-il.Il y a une démarcation qu’il faut respecter.» En attendant, l’annonce de la comparution de Keith Spicer a semblé combler de satisfaction l’opposition.Ce n’est pas la première fois qu'il si pa change d'iaée, c’est une espèce dé girouette, mais on est content de le voir », commente pour le Bloc le député de Shefford Jean Lapierre.Quant aux libéraux, ils estiment que le portrait ne sera pas complet tant que Robert Normand, le commissaire qui a mis le feu aux poudres en laissant entendre que son groupe a dilapidé les fonds publics, ne viendra pas à son tour jeter un peu de lumière sur ses affirmations.Hier soir, l’administrateur en chef de la Commission a fait pour le comité un survol des dépenses engagées jusqu'à maintenant par le Forum.Parmi les plus importantes, il y a la mise en place d'un réseau téléphonique, maintenant coupé de moitié, et la télédiffusion de discussions de groupe, concept que le groupe a désormais réduit à sa plus simple expression.Les exigences du caucus libéral de Laval hérissent les ingénieurs de l’État Louis-Gilles Francoeur FAISANT momentannément trêve dans leur série noire sur l’environnement, les ingénieurs gouvernementaux du Québec ont qualifié hier « d’ingérence politique inacceptable » dans le processus d’évaluation environnemental de l’autoroute 25 la sortie intempestive du caucus libéral de Laval, dont fait partie la ministre de l’Énergie et des Ressources, Mme Lise Bacon.Pour le vice-président de l’Association professionnelle des ingénieurs gouvernementaux, M.Richard Latraverse, « dans l’ancien temps», c’est-à-dire avant l’adoption des lois environnementales, on aurait pu s’offusquer qu’un ministère impose à un promoteur, public ou Les cadres de la CÉCM n’ont plus le moral Caroline Montpetit L’ASSOCIATION des cadres de la Commission des écoles catholiques de Montréal a réclamé une audience ce soir à l’assemblée des commissaires pour faire part d’un malaise persistant entre les fonctionnaires de cet organisme et les commissaires de l’opposition MÉMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte), depuis les élections scolaires du 18 novembre dernier.Depuis cette élection, précise une source fiable de l’Association, les cadres intermédiaires seraient constamment soumis en assemblée au feu roulant des questions du MÉMO, sans obtenir des commissaires du Regroupement scolaire confessionnel (RCS) un support moral suffisant pour défendre leurs dossiers.Dans une lettre adressée à la présidente de la CÉCM, Mme Denise Soucy-Brousseau, le directeur général, M.Laurent Portugais, faisait état, le 11 mars, d’un climat inhabituel régnant à l’assemblée, climat « qui compromet le moral des cadres de la CÉCM », écrivait-il.« Depuis le 18 novembre, les cadres se trouvent constamment jugés par les commissaires de l’opposition, sans avoir pu préalablement présenter tous les dossiers.Les fonctionnaires ont de tout temps joué un certain rôle dans la défense du travail qu’ils accomplissent.Mais depuis le 18 novembre, le débat a pris une autre coloration.Les discussions qui devraient se faire entre les deux partis siégeant en assemblée se font plutôt entre les fonctionnaires et l’opposition », poursuit la source membre de l’Association, qui regroupe quelque 200 cadres et gérants de la CÉCM.Rappelons que neuf commissaires du MEMO ont été élus à la CÉCM aux dernières élections, créant de ce fait une forte opposition aux 11 commissaires du Regroupement scolaire confessionnel (RSC) au pouvoir.Du côté du MÉMO, on insistait hier sur la nécessité de mettre en place un nouveau mode de discussion a l’assemblée de la CÉCM, de façon à séparer la période de présentation technique des dossiers, faites par les fonctionnaires, du débat de nature politique qui devrait suivre cette présentation.« Le programme du MÉMO est en opposition idéologique avec le RSC sur une majorité de dossiers, explique Robert Cadotte, commissaire MÉMO à l’assemblée.Cette opposition se cristallise dans des dossiers comme le débat sur la confessionna-lité des commissions scolaires.Il est normal que nous réclamions un débat sur ces questions ».« Jusqu’à présent, l’assemblée des commissaires a été principalement une table de gestion de la CÉCM.En tant que parti politique, nous désirons qu’elle soit désormais un forum de discussions sur les orientations des dossiers», précise Diane de Courcy, également commissaire MÉMO à la CÉCM.« Nous voudrions principalement que l’assemblée soit divisée en deux parties, une période d’information sur les dossiers, à laquelle participeraient les fonctionnaires, et une période de débat politique dont ils seraient exclus », poursuit Mme de Courcy.Le président par intérim du MÉMO, M.Yves Poulin, a pour sa part déjà entrepris des discussions avec la présidente de la CÉCM pour concrétiser une refonte du fonctionnement de l’assemblée des commissaires.De son côté, l’Association des directeurs d’école de Montréal (ADEM), exclue de l’Association des cadres, a confié à la présidente de la CÉCM l’existence d’un malaise grandissant avec l'opposition.« La présidente de l'ADEM, Mme Lise Habit aille, a déjà fait part à Mme Soucy-Brousseau du climat malsain régnant entre les directions d’école et les commissaires, poursuit Jacques Monette, secrétaire général de l’ADEM.C’est devenu pratiquement un tribunal pour les fonctionnaires.Mme Robitaillea l’intention d’écrire à tous les membres de l’Ali 1*1 M pour expliquer où se situe le conseil d’administration dans ce dossier, et certains commisssaires ont également été approchés pour discuter de la question.» PHOTO CP Présidente honoraire de l’Agence québécoise d’adoption internationale, Nadia Comaneci porte un bébé roumain de trois mois récemment adopté par Diane Raymond (à gauche).Celle-ci tient son fils Andréa, 13 mois, lui aussi d’origine roumaine.100 000 enfants roumains constituent une source idéale d’adoption pour les familles québécoises QUÉBEC (PC) — Depuis la révolution de décembre 1989, la Roumanie représente une « source » intéressante d’enfants pour les quelque 2000 couples québécois qui sont intéressés par l’adoption internationale.De plus, ces enfants ressemblent tellement aux enfants nord-américains qu’ils s’adaptent rapidement.Le rapprochement aux niveaux du climat, de la langue et de la culture contribue à en faire des candidats de choix, observent les porte-parole de l’Agence québécoise d’adoption in- ternationale, organisme récemment créé qui a choisi la Roumanie comme pays à solliciter.La présentation de cette agence a eu lieu hier à Québec en présence du directeur du Secrétariat à l’adoption internationale, M.Lucien LeBlanc, et de la plus illustre représentante de la Roumanie, la championne olympique Nadia Comaneci.Grâce aux services offerts par cette nouvelle agence, dont les premiers bureaux seront situés à Montréal et à Rimouski, les couples inté- ressés par l’adoption internationale verront les procédures grandement accélérées.Le délai sera réduit à un mois et demi en moyenne.Mme Louise Simard-Proulx, l’une des deux responsables de la création de la nouvelle agence, explique que l’organisme, mis sur pied le 26 février dernier, a déjà reçu une trentaine d’inscriptions et que la plupart des couples inscrits auront obtenu leur enfant roumain dès le mois prochain.L’agence a fixé le coût de l'adop- Le groupe de travail pour les jeunes entend aller au fond des problèmes Paul Cauchon LE G ROUPE de travail pour les jeunes, mis en place le mois dernier par le ministre Marc-Yvan Côté, entend mettre à jour l'ensemble des causes et des facteurs de risques associés aux problèmes vécus par les jeunes, ce qui pourrait inclure une révision des politiques familiales et de sécurité du revenu.« Il faut se donner des objectifs précis pour réduire la pauvreté et ne pas avoir peur de parler de plein emploi et de revenu minimum garanti » déclare Camil Bouchard, président du groupe.« Il faut faire prendre conscience des effets de la réforme de l’aide sociale, se demander si on peut faire marche arrière, ajoute René Rouleau, responsable des programmes à la jeunesse au ministère de la Santé et des Services sociaux.Tous les décideurs doivent être interpellés.Les résultats de la réforme de l’aide sociale on les connaît de plus en plus : ce qu'on économise là on le paye ailleurs! ».Le groupe de travail, qui comprend 18 personnes provenant de l'ensemble du Québec, doit produire d’ici le mois de septembre un rapport proposant des solutions concrètes afin de « prévenir l’apparition de problèmes tels les abus physiques, les abus sexuels et la négligence envers les enfants : la délinquance, les troubles de comportement, la violence sociale, la toxicomanie, le suicide, le décrochage scolaire et l’itinérance ».Une grosse commande.Mais le président du groupe, Camil Bou chard, un psychologue qui dirige le laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale de l’UQÀM, de- meure confiant d’en arriver à un rapport clair en quelques mois : « Nous savons que le réseau dispose de ressources et que nous manquons d’articulation entre les ressources.Il faut maintenant concentrer les efforts là où ça va paraître, là où il y aura du budget, du financement, des moyens.Il faut agir rapidement ».Le groupe s’est déjà entendu sur de grands objectifs et un mode de fonctionnement.On entend principalement tenir compte des aspects suivants : il faut intervenir de façon précoce et accorder un meilleur sou- tien parental, puisque plusieurs problèmes vécus par les jeunes proviennent d’abord d’un manque de soutien aux parents; il faut associer les jeunes eux-mêmes aux solutions proposées; il faut réfléchir à l’impact « déterminant du contexte économique sur la vulnérabilité des jeunes », et il faut articuler la complémentarité et la collaboration entre les différents secteurs de la société.Le groupe recevra des experts et invitera les individus, groupes et associations intéressés à lui présenter des avis d’ici le 17 mai.lion à 9900 $, coût qui comprend les démarches administratives préalablement conduites par elle ainsi que le transport et le logement d’un parent en Roumanie pendant une semaine.La seule démarche du parent consistera à comparaître devant le juge de Bucarest qui est responsable de statuer sur ces adoptions.Les enfants roumains susceptibles d’être adoptés sont très nombreux.Peut-être 100 000, a-t-on avancé.Ils séjournent dans les nombreux orphelinats et autres établissements d'assistance publique.Le nouveau régime en place a adopté une série de mesures d’urgence pour améliorer le sort de ces enfants.Le gouvernement a notamment fondé au début de l’année le Comité roumain pour l’adoption qui a pour mission de favoriser l’adoption par divers pays.Cet organisme gouvernemental voit à la confection d’un fichier central des enfants qui peuvent être adoptés et d'un fichier des familles désirant adopter ces enfants.Ce comité, composé de médecins, psychologues, juristes et autres professionnels, assure un contrôle déontologique des adoptions.privé, une évaluation des conséquences environnementales globales de ses projets.Ce n'est plus le cas, dit-il, et « la Loi de l’environnement doit être respectée et les études d'impacts sur le projet de prolongement de l'autoroute 25 doivent se faire normalement ».Ce « normalement » sera d'ailleurs suivi de près par les ingénieurs qui font remarquer que les directives environnementales sur tous les projets sont élaborés par des spécialistes en fonction des exigences de la loi et de la réglementation et qu'il ne s’agit en aucune façon d'un exercice discrétionnaire ministériel.D’autre part, ajoutent ils, l’évaluation de ces projets doit se poursuivre en toute indépendance par la fonction publique en fonction des règles établies pour tout le monde, ministère des Transports et promoteurs lavallois compris, et etre par la suite soumis à l’expertise du Bureau d’audiences publiques sur l'environnement sans intervention politique de quiconque.Les ingénieurs, qui disent se porter à la défense de la loi et non du ministre de l'Environnement, M.Pierre Paradis, estiment que le projet d’autoroule 25 aura d’importantes conséquences pour la région métropolitaine et qu’il convient de les analyser méticuleusement.Le projet va provoquer, disent ils, une recrudescence de l’étalement urbain.Déjà, disent-ils, un dézonage intensif s’est produit à Laval et s’est ensuite étendu à une partie importante des régions de Terrebonne, Le Gardeuret Lache-naie, « abandonnant ainsi tout le territoire à la spéculation immobilière ».« Le résuHat, ajoute M.Latra-verse : les promoteurs veulent maintenant une autoroute qui leur ouvrira les portes de cette région agricole, bien au-delà de Laval.L’assainissement des eaux des autres municipalités sera également affecté.Il faudra construire des écoles, des services municipaux, d’autres routes secondaires, d’autres échangeurs.Le projet va multiplier les déplacements en automobile, entraînant une pollution réelle et un gaspillage énergétique qu’il vaut mieux mesurer avant plutôt qu’après une décision de cette envergure.» Pas de cueillette de déchets Sylvain Blanchard IL N’Y AURA pas de collecte de déchets à Montréal demain et vendredi prochains, dates de la prochaine grève des 4700 cols bleus de la Ville.Mais advenant une chute de neige, ce qui demeure encore une possibilité, ils devront effectuer le déblaiement des rues après une accumulation de 9 centimètres.Telles sont les principales recommandations du Conseil des services essentiels, l’organisme chargé d’établir la liste des services à maintenir au cours de cet arrêt de travail, le troisième depuis le 13 février.Encore une fois, le Conseil s’est rangé à l’argumentation syndicale concernant la non-nécessité d’avoir des préposés au Jardin zoologique et à l’Aquarium, pour nourrir et soigner les animaux.Le Conseil soutient qu’il y aura du « personnel qualifié sur place » pour s’occuper des animaux.Les services de l’approvisionnement en eau potable, l’opération de l’incinérateur Des Carrières, ceux du centre d’enfouissement des déchets à la Carrière Miron, la surveillance des centrales thermiques ainsi que la présence d’un électrotechnicien au Service de prévention des incendies font partie de la liste des services essentiels.Pour le reste (à l’exception du déblaiement des rues et de l’épandage), les cols bleus seront absents, à moins de besoins urgents liés à la protection de la santé et de la sécurité des citoyens, les deux grands critères guidant le Conseil dans l’établissement d’une liste de services essentiels., uiQuitit: (farbitmgj; commercial national et international du Québec: lin Quel )< :c National and Internationa! Commercial —C/ Aibitmtir in ienlre 20e JOURNÉE JEAN ROBERT Date: Vendredi le 22 mars 1991 de 9h00 à 17h(>
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