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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-04-05, Collections de BAnQ.

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SOCIETE CAHIER Le Devoir, vendredi 5 avril 1991 torn.Josée Boileau PURE COÏNCIDENCE, les deux grandes associations nationales étudiantes tiennent chacune en fin de semaine leur congrès annuel, l’une à Montréal, au cégep Saint-Laurent, l’autre à Trois-Rivières.À l’ordre du jour, les mêmes dossiers : les hausses des frais de scolarité, les amendements à la loi 32 sur l’accréditation des associations étudiantes, le régime des prêts et bourses.Mais là s’arrête la comparaison.Pendant que l’AN EEQ, haut lieu de la contestation étudiante depuis des années, tentera aussi d’assurer sa survie, la FEUQ, moins connue du grand public, cherchera plutôt à gérer sa croissance.Le mouvement étudiant vivrait-il l’heure des grands bouleversements ?Contestation versus collaboration, révolte ou dialogue, l’histoire du mouvement étudiant des vingt dernières années est toute teintée de la scission entre ces deux conceptions du miütantisme.Mais jusqu’à maintenant, la branche révolutionnaire du mouvement avait toujours résisté.De grandes associations se créaient, disparaissaient, comme ce fut le cas du RAEU ( Regroupement des associations étudiantes universitaires ) au début des années 80.L’ANEEQ, increvable, restait.Les crises intestines, qui se mesuraient à l’aune des guerres de chapelles gauchistes, n’ont pourtant pas manqué depuis la création de l’Association nationale des étudiants en 1975.Des chicanes, des factures impayées, des menaces d’éviction, on a connu ça dans le passé.Mais ce désert de militants, cette impossibilité de remplir les postes de direction de l’association depuis bientôt un an ( ce sera la quatrième tentative d’élections en fin de semaine ), cette absence des débats au point où les cégeps habituellement inondés de documents par l’ANEEQ n’en reçoivent plus rien, ça non jamais.Alors partout aujourd’hui on raconte que l’ANEEQ est moribonde, qu’elle tire à sa fin.Même les dirigeants actuels de l’association ne s’en cachent pas : « C’est clair que si en fin de semaine rien ne change, l’A-NEEQ va mourir », note désabusé son porte-parole Daniel Saint-Onge.La crise a cours depuis juin dernier, au moment où l’on dressait le post-mortem de la lutte à la hausse des frais de scolarité dans les universités.Les manifestations étudiantes n’ont absolument pas réussi à infléchir le gouvernement sur cette question, ce qui était par ailleurs prévisible pour ceux qui connaissent l’intransigeance légendaire du ministre de l’Education de l’époque, M.Claude Ryan.L’ANEEQ y a plutôt vu un problème de stratégie : il n’aurait pas fallu pratiquer l’escalade des moyens de pression mais déclarer Déchirée par les luttes entre factions rivales, l’ANEQ vit peut-être ses derniers moments après avoir été à l’avant-garde des luttes étudiantes au cours des dix dernières années.Ci-dessus, une manifestation en 1988.sur le coup une grève générale, disaient les uns.Mieux valait attendre qu’une majorité d’institutions votent en faveur d’un débrayage avant de le déclencher, maintenaient les autres.Derrière ces mots, deux conceptions du militantisme de gauche s’affrontaient.Depuis, de congrès en congrès, l’AN EEQ se déchire entre ces tendances, l’une proche du Groupe Action Socialiste ( GAS ) et qui bénéficie de l’appui de plusieurs des cégeps membres de l’AN EEQ, l’autre qui peut compter sur la puissante association étudiante de l’Université du Québec à Montréal et dont les représentants gèrent actuellement les affaires de l’association.De part et d’autre, on joue à la menace.Si la gang du GAS l’emporte au congrès, on se désafillie a déjà dit clairement l’association de l’UQAM.« Pour nous le meilleur choix serait de saborder l’ANEEQ en congrès et de reconstruire un mouvement étudiant indépendant et démocratique », pouvait-on lire dans un document de l'association publié le 27 mars dernier.Pour le moment, seules huit des 18 associations membres de l’ANEEQ — qui en a déjà compté 35 — ont payé leur cotisation.Les autres attendent qu’on siffle la fin de la partie.Et les cégeps indépendants qu’intéresse la plate-forme de revendications développée par l’AN EEQ s’inquiètent.« La situation ne tient pas debout, fait Caroline Drouin-Bolduc de l’association étudiante du cégep François-Xavier Garneau, à Sillery en banlieue de Québec.L’ANEEQ est un vrai fouillis.On a l’impression en fait que les gens qui sont là la détruisent eux-memes.Nous on aimerait qu’il y ait une unité du mouvement étudiant, mais on ne joindra pas leurs rangs tant que l’AN EEQ ne se sera pas améliorée.» Dans ce contexte, la Fédération des étudiants universitaires du Québec, la FEUQ, semble avoir la formule gagnante.Créée il y a seulement deux ans, elle regroupe comme membres permanents les associations étudiantes de l’Université de Montréal, de McGill, des Universités du Québec à Trois-Rivière, Chicoutimi et en Abitibi-Témiscamingue ainsi que du Collège McDonald.Les membres temporaires, qui ont accepté en assemblée générale de joindre les rangs de la FEUQ mais qui doivent encore faire entériner leur décision par un référendum auprès de leurs étudiants, sont les associations des étudiants en sciences de la gestion de l’UQAM ( qui ont voté à ce sujet mercredi ), en formation des maîtres à la même université, de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec à Rimouski et de l’université Bishop.Lors de son congrès de la fin de semaine, la FEUQ entend toutefois déborder des rangs universitaires pour se fondre avec la Fédération étu-Voir page B-2 : Étudiants Les antipodes du mouvement étudiant Pendant que se meurt l’impétueuse ANEQ, la tranquille FEUQ apprend à gérer sa croissance Les risques incalculés de la carte de paiement automatique * terx.s$ La carte de paiement automatique expérimentée dans la région de Hull.Des risques exorbitants ?Les consommateurs sont vulnérables et mal informés Jocelyne Richer UN CAS PARMI d’autres : une étudiante de cégep se fait voler son sac à main qui contenait son porte-monnaie et sa carte de paiement automatique.Encore sous le choc, elle reçoit un peu plus tard un appel : un employé de la banque avec laquelle elle fait affaire lui demande son numéro d'identification personnel, pour annuler la carte.Candidement, elle le donne.Le soi-disant employé de la banque était nul autre que le voleur, qui ne s’est pas gêné pour vider le compte en banque de sa proie.Les recours de la victime ?Aucun.Et même si le fameux numéro confidentiel, le « NIP », est obtenu à la pointe du couteau, le détenteur de la carte n’a aucune espèce de protection.« 11 n’y a pas de limite, votre compte en banque va y passer et vous serez responsable pour tout ce que le voleur a pris », explique Nicole L’Heureux, professeur de droit à l’Université Laval et co-auteur, avec Louise Langevin, d’un livre qui vient de paraître sur le sujet, « Les cartes de paiement : aspects juridiques ».Si on a le malheur de tomber sur un voleur, on doit donc se résoudre à se retrouver sur la paille, en maudissant le progrès, la technologie et l'invention du NIP ?Vraiment ?C’est un peu la question qui trottait dans l’esprit de Mmes L’Heureux et Langevin, qui ont été amenées par leur travail à constater combien les consommateurs québécois étaient vulnérables, en matière de transfert électronique de fonds, et inconscients quant au risque couru.« Les obligations pour le consommateur moyen sont exorbitantes, tranche Mme L’Heureux, en entrevue, du fait qu'il doit supporter toute la responsabilité, quoi qu’il arrive.Supposons que vous vous servez de votre carte de débit chez un marchand et que ce dernier revient en disant : « Vous ne m’avez pas payé.» Comment faire la preuve que vous avez effectivement payé ?» En matière de responsabilité, il y a un monde, expüque-t-elle, entre la carte de paiement et la carte de crédit.« Pour la carte de crédit, la limite de responsabilité en cas de perte ou de vol est fixée par la loi à 50 $.Par ailleurs, si vous vous faites voler vos blancs de chèque, et que le voleur s’en sert en imitant votre signature, vous n’êtes pas responsable, (’’est la banque qui l’est.» Or avec la carte de paiement, déplore Mme L’Heureux, la banque peut jouer à Ponce Pilate et agir à sa guise en cas de plainte ou de différend.Aucun code d’éthique ne vient baliser sa façon de traiter les plaintes de consommateurs qui se sentiraient lésés, aucune loi ne limite la responsabilité du détenteur.Pratique, moderne, efficace, la carte de paiement automatique peut donc se transformer en cauchemar pour son titulaire.L’absence de signature et de documents en papier lors des transactions pose problème.« Le consommateur fait les frais d’un système faillible, et il peut devenir une proie pour les fraudeurs », écrivent les auteurs.« Les comptes bancaires sont des biens importants pour le consommateur.Plus vulnérables que l’achat d’un bien qui pourtant est réglementé, ils méritent le plus haut niveau de protection.» Même si le Québec ne possède au-Volr page B-2 : La carte m g: igÿ (©G® g.• le plaisir des r r ivres QUEBEC DANS U LITTERATURE (Salon du Livre de Québec) La ville de Québec dans le roman Les poètes de Québec Québec, ville littéraire Portrait des écrivains de Québec PARUTION LE 20 AVRIL DANS LE DEVOIR Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 11 avril B-2 ¦ Le Devoir, vendredi 5 avril 1991 + Étudiants MONDE diante collégiale du Québec ( la FECQ qui, avec quatre cégeps membres sur la soixantaine que compte le Québec, n’a jamais vraiment réussi à décoller ) et créer le Mouvement des étudiants et étudiantes du Québec (MEEQ).Les projets du futur MEEQ sont nombreux : lancement d’un magazine inter-universitaire en collaboration avec Communications Voir, qui publie l’hebdomadaire culturel montréalais du même nom ; création d’une carte-rabais pour les étudiants, d’un fond de dépannage, d’un plan d’assurance-santé, d’une agence de voyage.On prône aussi des approches « réalistes » aux dossiers étudiants.À la gratuité scolaire de l’ANEEQ, on oppose par exemple l’impôt post-universitaire.Et les poursuites juridiques remplacent les occupations comme moyen de pression.« Le mouvement etudiant doit réaliser que les temps ont changé, explique le président de la FEUQ Nicolas Plourde.Il faut s’adapter au fait que l’on n’est plus dans les années 60 et que les étudiants sont maintenant individualistes.Notre but ce n’est pas non plus de faire trembler le gouvernement mais de lui prouver qu’on est sérieux et crédible.» Ce langage fait toutefois bien des sceptiques.Si l’ANEEQ regorge de révolutionnaires professionnels, la FEUQ — comme le RAEU en son temps, lui aussi axé sur le « nouveau partenariat » —, c’est le terrain d’exercices des futurs politiciens qui peaufinent leur c.v., commente-t-on en douce chez les étudiants, du moins chez les militants.Car tous ces débats — et à cet égard la situation n’a pas changé de- Euis une dizaine d’années — restent ien circonscrits aux cercles des jeunes impliqués dans leur cégep ou à l’université, en termes clairs une infime minorité.Les étudiants se mobilisent de façon ponctuelle, quand ils se sentent directement touchés, comme ce fut le cas l’an dernier avec la hausse des frais de scolarité.Entre les crises l’exécutif tient le fort, organisant les partys, gérant les services de photocopieuses ou de café-étudiant que plusieurs d’entre eux offrent.Même si le principe d’être tous unis au sein d’une association nationale forte les séduit, la grande majorité des cégeps du Québec préfè-rent préserver leur indépendance plutôt que de se mouiller dans les querelles politiques propres aux grands regroupements.L’association étudiante de l’université Laval tient le même discours.« L’ANEEQ a perdu toute crédibilité tant auprès des étudiants que du gouvernement et des organismes avec lesquels ils traitent, explique le porte-parole de la CADEUL, Didier Roy.Quant à la FEUQ, c’est plutôt une association de services.De ce côté, nous en assumons déjà beaucoup tout en nous préoccupant de grands dossiers nationaux.Par exemple, nous avons déposé nos propres mémoires devant les Commissions Bélanger-Campeau et Spicer.C’est une manière plus subtile pour procéder que les grèves et les manifestations, mais c’est plus efficace.» Régulièrement cette année, des Réunions nationales du mouvement étudiant, visant à rassembler toutes les associations peu importe leurs liens, se sont tenues à travers le Québec.À chaque fois elles se sont terminées de la même façon : des associations étudiantes claquaient la porte en dénonçant le noyautage que tentait de faire l'ANEEQ et la guerre que s’y livrent les associations nationales.« La situation est plus qu’intenable avec toutes ces luttes de pouvoir, conclut Michel Morin, président de l’association étudiante du cégep de Rimouski.À la dernière réunion nationale en février, il a fallu une heure et demie pour adopter un ordre du jour, on a passé une journée à parler de la guerre du Golfe et on a seulement consacré une heure à la hausse des frais de scolarité au collégial avant de rencontrer la ministre ! « Nous, nous ne sommes affiliés à aucune association nationale.Et au rythme où vont les choses, on ne le fera pas non plus.» L’éphémère «libération» du Kurdistan Les routes du Kurdistan irakien sont devenues les routes de l’exode Yves Heller Le Monde LES ROUTES du Kurdistan « libre » sont devenues les routes de l’exode.L’offensive lancée par l’armée irakienne la semaine dernière pour reprendre le Kurdistan insurgé a poussé des dizaines et des dizaines de milliers de Kurdes à fuir bombardements et combats dans la quête éperdue et désordonnée d’un hypothétique asile — d’une ville à l’autre — en un mortel mouvement tournant dans les montagnes ou au-delà des frontières de l’Irak, en Iran et en Turquie.À lui seul, ce dernier pays assure s’attendre à devoir accueillir quelque 200 000 Kurdes irakiens.Comme l’avaient été pendant des jours et des jours les accès de Kirkouk, quotidiennement bombardée par l’artillerie et les hélicoptères avant d’être prise par l’armee irakienne le 28 mars, les environs d’Irbil (capitale administrative de la région « autonome » du Kurdistan créée par Bagdad en 1974), de Dohouk, de Zakho, de Shaykhan et de tant d’autres localités sont submergés.Même chose au long de cette route menant de Dohouk (100000 habitants environ) au nord du pays où, sur des kilomètres, les files de véhicules les plus hétéroclites côtoient d’aussi interminables files de piétons.Ils se sont massés sur des bennes à ordures, des voitures de pompiers, des bulldozers, des remorques de tracteurs, des camions, des bus, des taxis ou des voitures particulières pour quitter Dohouk et remonter dans les montagnes avoisinantes.Femmes et enfants sont en majorité.Entassés les uns sur les autres au milieu de pauvres baluchons, perchés sur des piles de matelas, pressés à 10 dans une cabine de camion, ceux qui ont trouvé place dans un véhicule, quel qu’il soit, sont chanceux.Car, par familles entières, d’autres réfugiés marchent le long du bitume.Ici une femme donne le sein, là une autre, un fusil d’assaut calé sur les cuisses habille son fils, ailleurs un père porte son enfant dans ses bras, l’arme à la bretelle.L’avance de l’armée irakienne est telle que les files de réfugiés se croisent parfois, cherchant chacune à trouver asile dans une cité dont on apprend finalement qu’elle aussi est en passe de tomber ou est la cible des hélicoptères iraniens.Des abris de fortune ponctuent la campagne d’un Kurdistan dont le printemps n’aura pas duré plus de trois semaines, depuis ce 7 mars qui a vu la population de Ranya (dans l’Est) se soulever contre le régime de Saddam Hussein, jusqu’à ce 27 mars choisi par ce dernier pour écraser l’insurrection, pour interrompre le rêve déjà mille fois brisé d’un Kurdistan dont les Kurdes seraient les maîtres.La « libération » du Kurdistan aura duré de huit à neuf jours.Sa reprise en main durera sans doute plus longtemps.Mais, la première phase de la reconquête irakienne a eu un côté foudroyant qui a surpris et visiblement pris au dépourvu jusqu’aux chefs de la révolte.Chassée il y a trois semaines du Kurdistan avec une facilité déconcertante, l’armée de Bagdad a, en quelques jours — du 28 mars au 1er avril — fait tomber tout ce qui faisait de ce soulèvement un « moment historique », à savoir les principales villes de la région — excepté à ce jour Soulaymanlah — | que jamais auparavant les Kurdes n’avaient pu entièrement, et ensemble, soustraire au pouvoir central.Les unes après les autres, elles n’ont pu résister à l’avance irakienne.Celle-ci a été menée sur un axe sud-est (de Kirkouk) nord-ouest (à i Zakho), parallèlement à des percées vers le nord, menaçant de découper PHOTO AP •>+mm •VMK* » % * WêÊP ?X 4 Des réfugiés kurdes se dirigent vers les montagnes à la frontière de la Turquie.le Kurdistan en zones isolées les unes des autres.La rapidité avec laquelle l’armée irakienne a mené son offensive, l’efficacité avec laquelle jusqu’à présent elle a porté ses coups — meme si elle a pu essuyer quelques revers localement — contrastent avec la débâcle de cette même armée qui avait, moins de trois semaines auparavant, permis aux peshmerges (combattants kurdes) de prendre le contrôle de la quasi-totalité du Kurdistan.Selon tous les témoignages sur place, la prise des villes par les Kurdes — du 7 au 14 mars — n’a pas duré plus de quelques heures.Le scénario paraît avoir été le même à chaque « libération » : le peu de forces laissées au Kurdistan par un régime confronté à une formidable coalition dans le Sud a, soit reçu l’ordre de rejoindre des zones plus sûres dès les premiers signes du soulèvement, soit déposé les armes, déserté ou fui devant les peshmerges.Il semble que peu de militaires aient réellement opposé une résistance sérieuse aux insurgés.Alors, très vite, après la prise de contrôle des symboles du pouvoir central — postes de police, centre des services secrets, siège local du parti Baas —, la cité était « libre ».Seulement, la guerre du Golfe terminée et la révolte des chiites du Sud réduite pour l’essentiel, le régime de Bagdad a pu faire remonter vers le Nord des troupes plus combatives dont, selon des dirigeants kurdes, des éléments de la fameuse garde républicaine.Et, l’on s’est vite retrouvé dans le schéma habituel : le courage et improvisation d’un côté, la puissance de feu, de l’autre.Le déséqulibre du rapport des forces est rapidement apparu, même si beaucoup de Kurdes pensent — ou veulent se convaincre — que •< l’idée de l'idéalité kurde est assez forte pour lutter contre les canons et les chars irakiens ».Comme Khosrwo, ce professeur d’Erbit, âgé de 34 ans qui, la vielle de la reprise de sa ville, nous assurait que « s’ils (les Irakiens) reviennent, nous les repousserons ».Mais, pour repousser les divisions blindées de Saddam Hussein, les Kurdes ne disposent pour l’essentiel que d’armes légères.Ils ont bien saisi d’importants stocks d’armes lourdes aux forces irakiennes lors de la déroute de celles-ci — 72 chars, notamment à Kirkouk, ainsi que six hélicoptères, des armes antiaériennes, des canons, des mortiers.— mais sans pourtant pouvoir les utiliser toutes, faute d’entraînement.Hommes de guérilla, les Kurdes ne sont pas habitués à ce genre d’armement.Et les déserteurs kurdes de l'armée n’ont pas disposé de suffisamment de temps pour mener à bien cet entraînement.En tout état de cause, se plaignent les responsables kurdes, la rébellion dispose d’effectifs suffisants mais manque d’armes.Selon un proche de l’un de ces responsables, M.Jalai Ta-labanl, chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), les insurges disposent de 250 000 hommes en armes.Toutefois, soulignait-on de même source quelques jours avant le déclenchement de l’offensive irakienne, l’un des problèmes à résoudre est « d’organiser ces 250 000 combattants ».Partisans, les peshmor-gas, adhérents de groupes distincts, donnent plus volontiers dans l’improvisation que dans l’organisation et se montrent nettement plus efficaces dans la guerre de guérilla que dans les batailles frontales imposées par les Irakiens lors de leur reconquête.Par ailleurs, parmi les éléments avant permis aux Kurdes leurs succès initiaux, outre qu’ils avaient formé des groupes de guérilla urbaine qui ont joué leur rôle dans le déclenchement de l'insurrection et réussi à maintenir dans les montagnes de petites unités de peshmerges — toutefois peu actives —, l’un a été déterminant : le ralliement des milices kurdes gouvernementales.Les mouvements de guérilla avaient réussi à « retourner » ces milices et obtenu d’elles, avant même le soulèvement, la promesse de « lâcher » Bagdad et de se ranger aux côtés des insurgés.Sous l’étiquette de « combattants révolutionnaires » — plus noble que le surnom de jahsh (petit duo) dont la population les avait affublés — la plupart des ex-miliciens ont rejoint l'un ou l’autre des différents groupes kurdes rassemblés en un Front du Kurdistan et ont participé à sa « libération ».Or, l’une au moins des villes reprises par l’armée irakienne, Shaykhan, l’a été avec l’aide de ces ex-gouvernementaux passés à l’opposition avant de trahir cette der- ! nière et de revenir dans le giron du pouvoir central.Enfin, les Kurdes accusent les Moudjahidins du peuple d’Iran d’avoir participé aux combats, aux côtés de l’armée irakienne.Mouvement d’opposition au régime iranien, les Moudjahidins avaient trouvé refuge en Irak (après avoir été un temps « hébergés » au Kurdistan par les mouvements de guérilla, où ils ont joué un rôle de force d’appoint à l’armée irakienne dans sa guerre contre l’Iran).Leur présence a notamment été signalée lors de combats qui se sont déroulés les 28 et 29 mars sur la soute Kirkouk-Irbil.Cent cinquante d’entre eux auraient été faits prisonniers.Reste maintenant que, les villes prises, la tâche des forces irakiennes risque de se compliquer singulièrement dès lors que les affrontements se déplacent vers les montagnes, terrain de prédilection des peshmerges.Aide à I enfance •( anada Sa\t* lhe ( hildren-C anada 4 La carte cune statistique indiquant la marge d’erreur de systèmes de guichets automatiques ou de transfert électronique de fonds, ni de statistiques sur le nombre de plaintes, Mme L’Heureux convient que le risque d’erreur technique ou de vol est, somme toute, minime.Sauf que le nombre phénoménal de transactions, quotidiennement, entraîne forcément un certain nombre de ratés.dont sont victimes — et uniquement eux — les consommateurs.Les Québécois utilisent 1750 guichets automatiques, 480 000 fois par jour.De nombreux cas font ILS JOUENT AU Nintendo.aTFV nVNLNl fl .S de Cale Was-serman, m.en s.Lorraine Pintal, à compter du lû avril, mar.au ven.20h., sam.16h.30 et 21 h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal— • Des restes humains non-identitiés et la véritable nature de l'amour > de Brad Fraser, traduction et m.en s.André Brassard, du 18 mars au 13 avril, mar.au sam.à 20h„ dim.à 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT:4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— ¦ La tarce de l'âge » prolongation les 5-6 avril— .William S • de Antonine Maillet, m.en s.André Brassard, du 16 avril au 11 mai.mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21h., dim.à 15h.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil— Le Carré-Théâtre présente ¦ La bavardine ou l'invraisemblable histoire de Gloria Adéline Go-loby * de Terri Wagener, m.en s.Mario Boivin, du 5 avril au 4 mai, mar.au sam.à 20h UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Pavillon Judith-Jasmin, 405 est Ste-Catherine, Montréal— Studio-Théâtre Alfred-Laliberté: • Ké-Klink .de Philippe Boutin, m.en s.Christine Filteau, les 5-6 avril à 20h 30.matinée le 5 avril à 14h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Ouébec (418-643-8131)— Salle Octave-Crémazie: ¦ Le barbier de Séville ¦ de Beaumarchais, m.en s.Michel Nadeau, du 9 avril au 4 mai.mar au sam.à 20h THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— .Le salon de l'anti-monde .d'Eugène Ionesco, m.en s.Jacques Lessard, du 2 au 27 avril, mar.au sam.à 20h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 Sl-Huberl, Montréal (842-2808)— Virginie Rigoine el Marie Olscamp en spectacle, les 5-6 avril à 22h BOITE A CHANSONS LES DEUX PIERROTS: 104 est St-Paul, Montréal (861-1270)- Boite à chansons Les Deux Pierrots: Le groupe Red et le groupe l'Une, les 5-6 avril à 20h.— Boite à chansons Le Pierrot: Michel Durocher et Dany Pouliot, du 4 au 7 avril à 20h LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques, Montréal (526-7525)— Joel Blais chante Gainsbourg, les 5-6 avril à 20h 30 CAFÉ LA ROSE ROUGE: 1564 est Ste-Catherine, Montréal (527-0616)— Jean Custeau chante Félix Leclerc et Georges Brassens, les ven.sam.dim.è 20h.30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorlum, 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Couleurs du Tibet avec Gilbert Leroy, le 5 avril à 19h et 21h,30 CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: 600 Richelieu.Beloeil (467-4504)— Le Théâtre de l'Oeil présente Un autre monde, texte de Réjane Charpentier, m.en s.André Laliberté, le 7 avril à 14h.CENTRO GALLEGO: 4602 St-Laurent.Montréal (524-5777)— Bal latino américain, invité spécial Juan Carlos Barbara el le groupe Caracterlstico, le 6 avril è 20h COLLÈGE JEAN-EUDES: 3535 boul.Rosemont, Montréal— Le rock du grand méchant loup, le 5 avril à 20h.ÉCOLE SECONDAIRE DANIEL-JOHNSON: 1200 boul.Tricentenaire, Montréal— Théâtre: Noir de monde écrit et interprété par Julie Vincent, le 6 avril à 20h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent espace 107, Montréal (842-4021)— Tangente dans le cadre de sa série principale présente Gravité, conçu et interprété par Manon Labrecque et Diane Dubeau, du 2 au 7 avril à 20h.30, matinée le 7 avril à 15h.HABITAT ST-CAMILLE: 5220 Charleroi, Montréal-Nord (321-9000)— Jean-Marc Parent et Michel Barrette en spectacle, le 5 avril à 20h,30 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal— Festival québécois de théâtre universitaire: Pologne, table ronde el échange avec les membres de la troupe, le 5 avril à 11 h.— Débat: Le Québec a-t-il une culture â détendre, le 5 avril à 14h.— Rencontre/Forum, le 5 avril à 17h.— Présentation de la pièce de l'université Bishop, le 5 avril à 19h.— Présentation de la pièce de l’université Las Americas, Mexique, le 5 avril à 21 h 30.le 6 avril à 13h.— Mexique: table ronde, le 6 avril à 11h.— Rencontre/Forum, sur les pièces présentées la veille, le 6 avril à 17h.— Présentation de la pièce de l’université de Wroclaw, Pologne, le 6 avril â sentation de la pièce du OH Festival, La nuit du théâtre, le 6 avril à 23h.30— Rencontre/Forum, oiscus-sion sur les pièces présentées la veille, le 7 avril è t2h — Présentation de la pièce de l'université d'Ottawa, le 7 avril à 14h — Présentation de la pièce de l'UQAM, le 7 avril à 16h — Rencontre/Forum, discussion sur les pièces présentées le 7 avril, à 18h.30 MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Danse Média présente Soli Terre, dir.et conception de Rafik Sabbagh, le 6 avril à 20h.— Jazz: Michael Gauthier Trio, Steve Watson, contrebasse, Dave Laing.batterie, Michael Gauthier, guitare, le 7 avril à 14h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal- Théâtre de marionnettes: Le petit homme aux cheveux roux, le 6 avril à I4h MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimler, Montréal— Conférence Comment les médias peuvent-ils participer plus activement à la mise en valeur du caractère pluriculturel de la société québécoise, avec Jean Barbe.Yves Avalo, Lakshmi Nguon, le 5 avril à 20h.— Cinéma: Tous les chiens vont au paradis, le 6 avril à 14h 30 OBSCURE: 729 Côte d’Abraham, Québec (418-529-3775)— Performance audio/vidéo interactive de Rit-ter/Dimuzio, le 6 avril à 20h.30 SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Montréal-Daniel Lavoie en spectacle, les 5-6 avril à 20h.30 STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8667)-L’observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire, tous lesjours de la semaine, lun.12h.à 18h.mar.au dim.de 10h.â I8h.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique.Montréal (843-7738)— Le Carré des Lombes présente Mirador-Mi-Clos et Les Bois Dormants, chorégraphies de Danièle Desnoyers, du 4 au 14 avril à 20h.30 THÉÂTRE DE LA GALERIE: 6968 St-Denis.Montréal (277-0806)— Les éludianls de l'Atelier des Mil Visages présentent leur production annuelle, Capitaine Fracasse, comédie de Marcel Maréchal, m.en s.Réal Legault, du 5 au 7 avril et du 12 au 14 avril à 20h.THÉÂTRE OUTREMONT: 1248 ouest Bernard, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Couleurs du Tibet avec Gilbert Leroy, du 6 au 12 avril, lun.au mer.20h., jeu.ven.19h,, sam.19h.et 21h.30, dim.13h,30 et 16h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 janv.au 14 avril, tr.mer.jeu.sam.dim.20h„ matinée sam.14h., angl.mer.ven.20h., dim.14h.(en prolongation jusqu'au 26 mai) A SURVEILLER Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à la Maison 1ST, 1611 rue Crémazie est, de 9 h 30 à 16 h; à l'Hôpital St-Luc.1112 rue Sanguinet, de 9 h 30 à 16 h 30; à St-llubert, Base des forces canadiennes, Centre d’instruction.Édifice 162, rue Lec-kie, de 10 h à 15 h, et à Marieville, Chambre de commerce.Salle de l'âge d’or, 400 rue Dr Poulin, de 14 h à 20 h 30.Rens.937-2790.¦ Aujourd’hui à 11 h, table ronde sur le Festival québécois de théâtre universitaire — Pologne, à la Maison de la culture Frontenac, 2550 rue Ontario est.Rens.: 872-7882.¦ Ce soir â 20 h, conférence sur « Comment les médias peuvent-ils participer plus activement a la mise en valeur du caractère pluriculturel de la société québécoise ?» avec Jean Barbe, à la Maison de la culture la Petite Patrie, 6707 rue de Lorimier.Rens.: 872-1730.¦ I.a série de trois rencontres ayant pour titre « Observer les oiseaux » de M.Alain Gauthier, biologiste, débute le 9 avril à 19 h 30 dans le cadre des Belles Soirées de l’Univ.de Montréal.Une excursion et des exposés sont au programme.Rens, : 343-6090.¦ I.a Fraternité des policiers de Laval organise sa septième journée spaghetti, au profit de la Fondation du rein et elle aura lieu, le dimanche 7 avril de 11 h à 20 h, au Centre des congrès, Sheraton Laval, 2440 Autoroute des Laurentides à Laval.Rens.: Jean Rousselle au 682-3377.¦ « Homosexualité : un point de vue chrétien », le samedi 13 avril de 9 h à 16 h 30.donnée par M.André Guindon.— « Spiritualité », les 9, 16, 23 et 30 avril, donnée par Guy Paiement — « Travail et solidarité », les 9,16, 23 et 30 avril, donnée par MM.Michel Beaudin, Fabien Leboeuf, Guy Côté et Lise Lebrun, au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet à Montréal.Rens.: 524-3561, poste 303.¦ La section psychodynamique-huma-niste du département de psychologie de l'UQAM organise une deuxième rencontre clinique qui a pour titre : « Itinéraires de formation psychanalytique », aujourd’hui de 14 h à 21 h, à la salle AM-OSOde l’UQAM.Rens.: Robert Retendre au 987-8231.¦ Les 5 el 6 avril au Club social Teranga « Le lieu de rencontres des cultures pour l’amitié des peuples », au 2749 rue Notre-Dame ouest, 2e étage.Rens.: 937-7118 ou 937-4194.¦ Les Alcooliques anonymes du district 90-91 tiendront leur 12e Congrès les 12 et 13 avril 1991, à la Polyvalente Calixa-La-vallée, située au 4444 rue Henri-Bourassa est à Montréal-Nord.L’ouverture aura lieu le vendredi soir à 19 h 30.Rens.; 327-6546.¦ L'Association québécoise d’aide à la famille invite les hommes séparés ou divorcés qui ont des difficultés ou des problèmes à la suite d'une séparation ou d'un divorce à venir rencontrer des bénévoles de l'Association, aujourd’hui de 13 h à 17 h au CLSC Rosemont, 3245, boul.St-Joseph est.Rens.: 323-7985 ou 662-7799.¦ Le coeur éveillé.Cours public présentant l’enseignement et la pratique bouddhiques.D’une durée de 5 semaines, les mardis à 19 h 30 (sauf le premier cours qui aura lieu à 20 h 30 le mardi 9 avril).Kntrée libre le premier soir.Kndroit : Dharmadhatu, 5311, av.du Parc, local 200 à Montréal.Rens.: 279-9115.¦ Concertation-femme organise un weekend de croissance sur le thème : « Affirmation de soi », les 12,13 et 14 avril, et animé par Mme Raymonde Lévesque.— Atelier dépannage maison, le samedi 6 avril, au 2005 rue Victor Doré à Montréal.Réserv.: 336-3733.¦ La Maisonnée, organisme à but non lucratif, invite toute la population immigrante à venir s’inscrire aux cours de français intensifs et gratuits pour les immigrants reçus, au 6865 rue Christophe-Colomb.Inscriptions jusqu’au 15 avril du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Rens.: 271-3533.¦ Le Comité qui prépare pour octobre prochain les Retrouvailles 91 des anciens étudiants et professeurs des Collèges Marie-Médiatrice et St-Paul est à la recherche de tous les anciens qui ont perdu con tact avec leurs ex-collègues et confrères.Tous ces anciens sont invités à transmettre leurs coordonnées à M.André Gagnon, au 581 Ingrid, Laval (Québec) H7P 3P7.Rens.: Michel lléroux au 582-5800.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec l^i l«*l«‘vision «lu v«fcmlrm «oui y «mo IM »uf "OC*|| ;n CMtMlW< MS VX) 12002 204 407 00923 v*rs*on original* •nglaiaa au Loawa "Un souverain plaisir .que voilà une oeuvre à vous chavirer les entrailles de la plus folle extase." - Pierre Leroux, Journal de Montreal.—_ RICHARD ROIIRINtiEH «C ISABELLA ROSSELLINI ?MARIANNE BASLEK * "L'histoire d'un homme qui aimait les femmes à en mourir." DAMES GALANTES wm l NI ILM DI- JEAN CHARLES TACCIIELI.A G U PARISIEN ® Vf ' AfMMi H O MA MISA 12 202 409 007 05-0 23.Décès de Max Frisch ZURICH (Reuter) — L’écrivain et dramaturge suisse Max Frisch, auteur de Homo Faber et Andorra, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à son domicile de Zurich.Sa fille Charlotte a précisé à Reuter que l’écrivain alémanique, qui aurait eu 80 ans le 15 mai prochain, s’était éteint « paisiblement après une longue maladie».Max Frisch laisse une oeuvre à la fois personnelle et politique qui, si elle a suscité des grincements de dents en Suisse, fait de lui l’un des grands écrivains de l’Europe d’après-guerre.Né à Zurich le 15 mai 1911, Max Frisch s’est nourri de littérature allemande à l’université avant d’arrêter ses études à la mort de son père, pour des raisons financières.Devenu journaliste, il effectue de nombreux voyages sur le Vieux Continent avant de publier son premier roman, Juerg Reinhardtai, en 1934.Deux ans plus tard, il suit les pas de son père en se lançant dans l'architecture.Il ouvre un cabinet à Zurich mais, loin de renoncer à la littérature, commence à écrire des pièces.Monsieur Bonhomme et les incendiaires et Andorra, pièces qui reflètent l’horreur de l’Allemagne nazie, connaissent un retentissement international qui fera de Max Frisch un prétendant régulier — et malheureux — au Prix Nobel de littérature.Andorra raconte le malheur d’un jeune homme rejeté par une société qui le croit, à tort, juif.Monsieur bonhomme et les incendiaires met en scène un groupe de gens qui cachent un incendiaire.Dans une rare interview recueillie en 1986, Max Frisch avait estimé que ses oeuvres les plus chères étaient ses romans Homo Faber et Stiller, dont la publication, en 1954, a consacré son indépendance financière et son aura internationale.Socialiste qui s’est toujours refusé à adhérer à un parti trop bien discipliné, Max Frisch tenait en horreur ses compatriotes qu’il jugeait pusillanimes et frileux.Dans Stiller, il accusait les Suisses d’avoir peur de la vie, de l’avenir, du changement, au point d’en perdre toute liberté.Surprise sur prise à R.-C.(PC) — La télévision de Radio-Canada a paraphé hier une entente avec Productions Pram, pour deux saisons complètes de Surprise sur prise.Mardi, Télévision Quatre Saisons avait décidé de ne pas remettre à l’horaire l’an prochain l’émission d’humour.Selon le producteur Pierre Robert, associé de Marcel Béliveau, il y aura en 1991-92 à RC 20 émissions d’une heure, à raison de quatre gags par émission et 40 gags originaux par saison.On prévoit le même format pour 1992-93.Outre les originaux québécois, il y aura des reprises et des originaux faits en France.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.VENDREDI 5 AVRIL LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • concurrcnzen walzer op.267 (J.Strauss) • L’inconnue polka op.182 (J.Strauss) • knall und fall walzer op.272 (E.Strauss) • frohes leben walzer op.272 (Josef Strauss) • Orphée aux enfers II, ouv.(Offenbach) • Le roi Carotte, ouv.(Offenbach) • Maître Péronilla, ouv.(Offenbach) DEMAIN SOIR, 22:00 • suite du temps de Holberg op.40 (Grieg) • extr.suite no 1 de Peer Gym (Grieg) • concern R V 447 et 453 pour hautbois et orchestre (Vivaldi) • Le printemps et l'été, extr.des quatre saisons (Vivaldi) • concerti armonici nos 1-2-3 (Pergolèse att.Wasscnacr) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 lîwtt'râüBM! Le Devoir, vendredi 5 avril 1991 M B-7 LES ANNONCES CLASSÉES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES mimiiqiik 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis UK Propriétés à vendre A BLAINVILLE dans La Seigneurie.Is/dét 6V4, 3 c.c., valeur: 80 500$ à ; vendre à rabais 76 500 $.Libre présen- • tement 667-8571 M.di Pesa (AHUNTSIC Site exceptionnel' Jeanne-; Mance, nord de Gouin.Split-level.4 ! chambres, entrée sous-sol.excellent ; pour professionnel et jeune famille ¦ 258 000 $ Sur rendez-vous.Pas d'a-Iqenl 3380791.AUBAINE Boucherville Cottage ju-; mêlé.3 c.c., 2 s./bains, planchers en • lattes, foyer, ensoleillé 117 500 $ Jour: : 930-4919, soir: 449-5494 BORD DE L'EAU LAVAL.V/i, 2 chambres, grand salon, loyer, terrain paysager 8 700 pi.ca.Secteur paisible.t45 000$ Pas d'agent 666-2141 BORS DE L'EAU, Cartierville.grande propriété de 40 000 pi.ca., 40$/pi caq, possibilité diviser en deux, maison de brique, autoroute 13, forêt de Sara-guay comme voisin, investisseur sé-neux.962-0586 BROSSARD.secteur B.superbe bungalow, tout retait, tenètres thermos, loyer 149 000 $ nég.Échangerais plus duplex avec bachelor, 445-4684.CENTRE-VILLE CONDO NEUF 106 000$ CONDO 2 NIVEAUX 219 000$ CONDO CARRÉ ST-LOUIS DUPLEX '89 199 000$ DUPLEX (NORD) 160 000 S DUPLEX MODERNE 315 000$ TRIPLEX VICTORIEN 269000$ 4-PLEX AUBAINE 164 000$ Jean-Pierre Molina 271-2131 Re/Max Outremont Crtr FERME-NEUVE, grande maison 2 étages, 4 chambres, piscine hors-terre, endroit paisible, en campagne.2 m.du village, 1-819587-3805.L.D.R.CONCORDE, luxueux duplex lim Irène, piscine, loyer, bar, vente ra-pide par propriétaire: 668-4044.L.D.R.: Propriété Voyer-Tremblay 1986, luxueuse: boiseries, verrières, alarme, aspi -c , garage dbl.thermopompe, pièces spacieuses.Foyer: 383-7333, 388-7864 crtr.LAMACAZA Domaine Des Aiguilles Vertes, 75 - acres, bord de rivière, plage de sable, 1500 pins de 30 ans, territoire de chasse privé, maison centenaire restaurée, 25 min.du Mont Tremblant, à 2 milles de la piste d'atterrisage.Martine Legaull (819)275-2071,(819)275-2600 Service Immobilier Godard Inc., crtr.LASALLE 1987 Triplex semi-détaché, 2 X 4Va, bachelor.6 chambres à coucher + 2 salles de bains au rez-de-chaussée, salle de ieux, bar.loyer, salle de lavage, garage double + extra Bien situé 415000$ 367-3686 LES PONTS! 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et, venant du nord-ouest québécois, les nuages ont envahi le reste de la province.Des averses suivent sur toutes les régions saut sur la basse Côte-Nord qui connaîtra un peu de neige.Quelques éclaircies seront présentes samedi ainsi que des averses dispersées, surtout sur l'est de la province.Cependant, la basse Côte-Nord connaîtra encore de la neige.MONTRÉAL Nuageux avec quelques averses.Risque d'un orage en après-midi.Max.: 13.Min.: 5.Vents modérés par moments.Probabilité de précipitations: 60 %.Samedi: nuageux avec éclaircies.LEVER DU SOLEIL 5 h 2.8 COUCHER: * 18 h 26 QUÉBEC Régions d'Abitibi-Témiscamingue, Réservoirs Ca-bonga et Gouin: Nuageux avec éclaircies et averses dispersées, surtout en matinée.Max.: 10.Min.: 2.Probabilité de précipitations: 40 %.Samedi: nuageux avec éclaircies.Pontiac-Gatineau et Lièvre: Nuageux avec éclaircies et averses dispersées.Risque d'un orage Max 12 Min .4, Probabililé de précipitations: 40 %.Samedi nuageux avec éclaircies.Ottawa-Hull: Nuageux avec quelques averses Risque d'un orage en après-midi.Max,: 13.Min : 5, Vents (PCI modérés par moments.Probabilité de précipitations: 60 %.Samedi: nuageux avec éclaircies.Laurenlides: Nuageux avec quelques averses.Risque d'un orage en après-midi.Max.: 11.Min.: 3.Probabilité de précipitations: 60 %.Samedi: nuageux avec éclaircies.Trois-Rivières et Drummondville, Québec, Estrie-Beauce; Nuageux avec averses dispersées.Risque d'un orage en après-midi.Max.: 12.Min.: 2.Vents modérés par endroits.Probabilité de précipitations: 40 % Samedi: généralement nuageux avec possibilité d'averses Saguenay, Lac St-Jean.La Tuque, Réserve des Lau-rentldes: Nuageux avec averses dispersées.Max.: 10.Min.: 0.Vents modérés par moments.Probabilité de précipitations: 40%.Samedi: généralement nuageux.Averses dispersées en matinée.Charlevoix et Rivière-du-loup, Rimouski-Matapédia: Nuageux avec averses dispersées.Max.: 8.Min.: 0.Vents modérés.Probabilité de précipitations: 40 %.Samedi: nuageux avec averses dispersées.Ste-Anne-des-monts et Parc-de-la-Gaspésie, Gaspé et Parc Forillon: Nuageux avec averses dispersées.Max.: 8.Min.: 0.Vents modérés par moments Probabilité de précipitations: 40 %.Samedi: nuageux avec averses ou chutes de neige dispersées.Baie-Comeau, Sept-lles: Nuageux avec quelques averses.Max.: 4.Min.: 0.Vents modérés par moments.Probabilité de précipitations: 60 %.Samedi: nuageux avec un peu de neige fondante.Basse Côte-Nord, secteur de Natashquan et à l'ouest, Anticosti: Nuageux avec averses dispersées.Averses parfois mêlées de neige fondante en matinée.Max : 4, Min.: -2.Probabilité de précipitations: 40 %.Samedi: nuageux avec un peu de neige fondante.Secteur à l'est de Natashquan: Neige passagère.Possibilité d'un peu de grésil.Accumulation: près de 5 cm.Max.: 0.Min.: 6.Samedi: neige.Source : Environnement Canada iHM Propriétés à l'extérieur de Montréal ST-CHARLES-SUR-RtCHELIEU, construction '82.bungalow 2 chambres, garage double, thermopompe, bain tourbillon, accès au 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ans, est décédé le docteur Laurent G.Archambault, époux de feue Jeanne D'Arc Desjardins.Il laisse dans le deuil ses enfants: Marie, Simon, François (Catherine Feelers j, Pierre (Lise Ga-gliardi), Jean (Johanne David) et ses petits-enfants Use el Émilie; Il laisse aussi dans le deuil son frère Pierre, ses soeurs Isabelle (feu Jean Racine) et Louise (Hubert Lalonde) ainsi que son beau-frère Rosaire Armand, ses belles-soeurs jacqueline et Valentine, neveux et nièces, parents et amis.A la demande du défunt, il ne sera pas exposé.Une messe commémorative sera dite à sa mémoire le 5 avril à llhOO, en l'église St-Viateur d'Outremont.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Des dons à la Fondation Notre-Dame, département de la chirurgie générale, 1560 Sherbrooke est, Montréal, 1121, 4M1, seraient appréciés.LES MOTS CROISES 1 2 3 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Cnidaire colonial, tel que le zanthus.2— Cuvette.— Héritage.3— Pièce maîtresse de l'ossature d'une machine.— Orient.4— Conseillère secrète.— Étourdi.5— Variété d'oxygène.6— Convoiter.— Inscrire.7— Égare.— Mettra des gants.8— Partie du monde.— Charge d'un âne.— Quatre.9— Pareil.— Recueil.— Furie.10— Algue brune.11— Démentir.— Vi'le du Luxembourg.12— Longues phrases emphatiques.— Boeuf à bosse.Verticalement 1— Ardeur.— Formidable.2— Formation des gamètes femelles chez les animaux.— Deux.3— Pli de la cuisse.*— Percer.4— Qui tient de la race noire.— Perroquet.5— Un nombre.— Amé-' ricium.6— Réarrange.7— Écrivain finlandais (1 861 -1 921 ).—; Fruit.8— De l'Ionie.— Année.; 9— Ricané.— Enlève-! riez.10— Critique avec vio-', lence.— Fusil.11— Égal.— Dresse.12— Plante à racine charnue.— Déchiffré.Solution d’hier 12 3 4 3 6 7 8 9 10 11 12 ' [Ml/yilNTfrgMtT jDm >:m*o;ser7ii :pWwï iIbeSSF B-8 ¦ Le Devoir, vendredi 5 avril 1991 DES IDEES, DES EVENEMENTS Faire confiance au peuple du Québec Un référendum qui portera aussi sur un projet d’union politique préalablement accepté par nos « partenaires canadiens » Michel Sarra-Bournet L'auteur est chargé d'enseignement en histoire politique à l’Université Carleton et à l'Université d'Ottawa LE « CONSENSUS » exprimé dans le Rapport Bélanger-Campeau ne pouvait être que partiel, à cause des préférences personnelles et des intérêts partisans des commissaires.De plus, les audiences sur lesquelles ils se sont basés n’ont pas établi avec netteté le statut que préfèrent les Québécoises et les Québécois.Les mémoires ont insisté sur les pouvoirs qui devraient être exercés par le gouvernement du Québec, que cela soit à travers une décentralisation du fédéralisme ou la souveraineté politique.En ce sens, le Rapport Allaire est plus représentatif du contenu de l’autonomie recherchée.Il est fort possible que l’étendue des pouvoirs jugés nécessaires pour l’épanouissement culturel et économique du Québec soit davantage compatible avec la souveraineté, d’autant plus que le « reste du Canada » ne peut concevoir un Canada décentralisé ou asymétrique.Toutefois, comme en 1980, on devra accepter la sagesse populaire parce que la souveraineté appartient au peuple.C’est lui qui devra encore une fois la déléguer au niveau de gouvernement qu’elle choisira.Cependant, les politiciens actuels ont de la difficulté à se détacher de leurs intérêts partisans et de leur option préférée.Le Parti québécois aurait voulu que le rapport de la Commission exprime une préférence pour la souveraineté, ou qu’il oblige le gouvernement à tenir à court terme un référendum sur cette option seulement, de manière à court-circuiter toute possibilité de renouvellement du fédéralisme.Quant à lui, le gouvernement libéral tient d’abord à soumettre aux Québécoises et Québécois une nouvelle union « de type constitutionnel », c’est-à-dire politique.Ce sont des considérations partisanes qui ont présidé aux confrontations entre libéraux et péquistes durant la dernière semaine de la Commission.Grâce à l’intervention de commissaires non partisans (les « non-alignés »), dont les plus notoires sont MM.Beaudry, Bouchard et Larose, on a évité une division dommageable pour le Québec.Le « consensus » sur un référendum sur la souveraineté en 1992 renverse la priorité exprimée jusqu’à maintenant par M.Bourassa (un nouveau Canada, sinon la souveraineté).Il s’agit maintenant de préparer la souveraineté, à moins d’une proposition canadienne irrésistible.Mais, il existe un danger de détournement partisan du processus démocratique.Le Parti québécois clame que plus de 60 % de la population est depuis longtemps en faveur de la souveraineté.La tentative pé-quiste d’éviter de considérer un nouveau « partenariat constitutionnel » ne tenait pas compte du désir de la population de donner « une dernière chance au Canada ».Cette volonté était également exprimée dans les sondages.Les Québécoises et Québécois sont maintenant ouverts à la souveraineté.Mais, ils laissent la porte ouverte à une union politique véritablement nouvelle.Ils choisiront à partir des options qu’on leur soumettra en 1992.Ce choix sera tributaire des circonstances politiques.Ces circonstances sont entre les mains du « reste du Canada » et du gouvernement de Bourassa.Et celui-ci a maintes fois exprimé, malgré l’expression des ailes militante et parlementaire de son parti, qu’il préférait l’option canadienne.La manière dont Robert Bourassa usera de sa « marge de manoeuvre » aura des conséquences directes sur la suite des événements.S’il décide de ne soumettre d’abord que l’option canadienne, plusieurs voteront en sa faveur, peu importe sa valeur, pour ne pas avoir à faire face à un second référendum.C’était d’ailleurs une PHOTO PC Les coprésidents de la Commission parlementaire sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, MM.Michel Bé langer (à droite) et Jean Campeau.des faiblesses du référendum de 1980.Cette tendance est d’autant plus probable que ce second référendum porterait sur une souveraineté suspendue pendant un an.Comme en 1980, le Parti québécois est en avance sur l’opinion publique, et le Parti libéral tente de la contenir.Cette fois-ci, les libéraux sont au pouvoir.Bien sûr que c’est le rôle des oliticiens de nous convaincre du ien-fondé de leurs options.Mais ils abusent de leur pouvoir lorsqu’ils tentent de piper les dés.À ce moment-ci de l’histoire, dans ce Québec foncièrement démocratique, monsieur Bourassa est maître du jeu.Mais, il a la responsabilité d’agir en homme d’État et de faire confiance au peuple.Ce qu’il faut retenir de la Commission Bélanger-Campeau et de ce que l’on sait des aspirations des Québécoises et des Québécois, c’est qu’il devra y avoir un référendum sur la souveraineté en 1992 et que, s’il y a lieu, ce référendum devra leur donner aussi comme alternative un projet d’union politique préalablement accepté par nos « partenaires canadiens ».Tout autre scénario pourrait constituer une manipulation de la souveraineté populaire et contribuer à occulter le pays réel, celui auquel les structures politiques de l’avenir devront correspondre.Le sort des minorités d’Europe centrale 2 )Les Slovènes d’Autriche, une communauté en voie de disparition Joseph A.Soltész L'auteur revient d'un séjour de deux mois à travers l’Europe centrale LES S LOV EN ES d’Autriche représentent le cas-type d’une minorité en déclin, malgré la proximité d'un « foyer vivant », la république de Slovénie, dans la Yougoslavie voisine.Leur situation n'est pas sans rappeler celle de minorités francophones hors Québec.Les Slovènes de la province autrichienne de Carinthie ne sont pas nombreux : entre 15 060 et 18 000 sur une population totale de plus d'un demi-million d’habitants.Leur avenir demeure incertain malgré la présence, l’autre côté de la frontière, en Yougoslavie.de quelque deux millions de Slovènes qui mènent une lutte nationale acharnée pour obtenir une plus large autonomie vis-à-vis du pouvoir central de Belgrade.Et pourtant, il s’agit, culturellement, du seul et même pays.Mais le traité de Saint-Germain-en-Laye — qui consacre en 1919 le démantèlement de l’empire autrichien — et le référendum qui suivit conduisit à la frontière que l’on connaît.Moins nombreux, les Slovènes d’Autriche allaient subir les pressions de la culture allemande.à Smrtnik par exemple, petite ville de Carinthie autrichienne, il n’a fallu que trois générations pour « germaniser » les Slovènes.Avant la guerre, le Slovène y dominait sans conteste.L’unique magasin général portait fièrement un nom slave.La langue Slovène continuera d’occuper une place dominante peu après la guerre, mais elle cédera rapidement la place à l’allemand par la suite.Elle résiste mieux toutefois en milieu rural, dans la montagne.Mieux : des études linguistiques récentes révèlent que chaque vallée — Slovène — a ses particularités langagières.Cette situation classique est la marque d’un peuplement très ancien : on pense que l’isolement total en hiver a favorisé ce genre de différenciation.En revanche, les germanophones ont un parler unifié.Ce qui est le signe d’un établissement récent.Mais surtout, les Slovènes d’aujourd'hui sont fortement influencés par l’adstrat germanique : à l’instar des petites minorités francophones hors Québec, ils recourent au vocabulaire de la majorité pour les biens de consommation modernes.Signe d’une assimilation galopante.En dépit de récents progrès politiques, le Slovène est nettement en recul partout.Comment en serait-il autrement puisqu’il n’y a plus que quelques creches et un lycée à Kla-genfurt, la capitale de la Carinthie, entièrement germanophone ?Puisqu’il n’y a qu’une demi-heure de radio par jour et autant de télévision par semaine ?Aucun auotidien, mais seulement quelques périodiques culturels ?À cause des montagnes, les ondes de la Slovénie yougoslave (pourtant toute proche à vol d’oiseau) ne se rendent pas.Mais il y a toutes les grandes langues d’Europe sur la télévision par satellite.Le gouvernement autrichien apporte certes une aide aux minorités.Sur la base de la population, Vienne distribue cette année aux organismes culturels environ 1,5 million $ aux Slovènes, contre seulement 400 000 $ aux Croates et quelque 100 000$ à chacune des minorités tchèque et hongroise.L’argent sert, notamment, à la confection de manuels de classe bilingues, à l’instauration de classes bilingues « là où le nombre le justifie» : 1134 élèves dans 62 écoles élémentaires; et des cours de Slovène pour 350 élèves seulement dans 15 écoles secondaires ! Pendant ce temps, le lycée entièrement Slovène de Klagenfurt fête son millième diplômé.Bien sûr, les responsables Slovènes estiment que leur nombre est beaucoup plus élevé, ce qui leur permettrait, d’après la Loi des minorités, d’obtenir des subventions beaucoup plus généreuses.Mais, même un chiffre entre 20 et 25 000 ne représenterait que moins de 5 % de la population totale du Bundesland de Carinthie.Au sud, dans la république yougoslave de Slovénie, la situation s’inverse du tout au tout.Si les Allemands sont sur la voie de l’assimilation pure et simple, en revanche, le hongrois et l’italien, sans être langues officielles, ont encore droit de cité dans la république fédérative, Ljubjana.En outre, à Kopar (Ko-per : le port de la Slovénie sur l’Adriatique presque en face de Trieste) ainsi que dans la vallée de la Mur (près de la frontière hongroise), ces minorités ont encore leurs écoles à tous les niveaux.Au Parlement de Ljubjana, les députés de ces minorités peuvent s’exprimer dans leur langue (chose rare dans les anciens pays communistes).En ce qui concerne les minorités allemande et Slovène de Carinthie, il ne faut pas se faire d’illusion.Quand une frontière s’établit, quand les médias modernes s’installent, en l’espace d’une ou de deux générations seulement, la majorité réussit à assimiler la minorité.Pour elle, la peau de chagrin culturelle se réduit de plus en plus à du simple folklore, le nom qu’on donne au souvenir de sa culture quand elle a disparu ou est en voie de l’être.Depuis l’« ouverture », les vieilles habitudes de fréquentations commerciales ont repris.À la frontière, en pleins champs, dans des supermarchés construits pour eux, les Slo- vènes de Yougoslavie viennent acheter des biens de consommation de luxe, à bon marché ; les Autrichiens vont y acquérir les produits de base et les services (médecin, dentiste, coiffeur, etc.) à prix d’aubaine.Ce regain commercial est cependant incapable de restaurer la scission culturelle et linguistique.Une langue est inévitablement appelée à disparaître quand elle n’est pas d’usage courant (sinon exclusif) dans l’enseignement, dans le commerce et dans l’administration, dans les médias : radio, journaux, télévision.L’exemple Slovène prouve aussi — une fois de plus — qu’une minorité est appelée à disparaître quand son aire se limite aux régions rurales.Et donne raison aux revendications des francophones d’Ontario qui prétendent que la suppression de leur radio locale est un facteur radical d’assimilation.Et que se passera-t-il si, comme le traité de Saint-Germain-en-Laye, la souveraineté du Québec venait consacrer une nouvelle frontière ?Fin L’impôt sur les services de santé LIBRE OPINION Lee Soderstrom Luciano Bozzini Les auteurs sont repectivemenl professeur au département de sciences économiques de l’Université McGill et professueur au département d’administration de la santé à l’Université de Montréal DANS le débat sur la réforme Côté, un élément ne retient pas suffisamment l’attention.C’est l’introduction de frais aux usagers : « l’impôt-services » pour les services complémentaires assurés par l’État (médicaments, services dentaires, etc.).En même temps, le gouvernement voudrait étendre les frais aux services médicaux et hospitaliers.Il est parfaitement transparent : le Livre blanc dit en toutes lettres que des amendements à la Loi fédérale interdisant les frais aux usagers pour ces services seront demandés.Bref avec la Loi 120, le gouvernement met en place la logistique administrative nécessaire à la collecte de frais aux usagers à travers la déclaration d’impôts annuelle.L’introduction de frais aux usagers est un changement majeur par rapport au contrat social existant.Le gouvernement prétend que ces frais sont nécessaires car les dépenses de santé doivent être augmentées.Est-ce bien vrai ?Et si l’injection de fonds supplémentaires est nécessaire, faut-il choisir le moyen des frais aux usagers ?Augmenter le budjet ?Le gouvernement dit dans le Livre blanc qu’on doit augmenter le budget de la santé.Un consensus semble exister, il est vrai, que certains secteurs sont actuellement sous-financés.Inversement, le gouvernement reconnaît également, en ligne avec un autre consensus assez généralisé, qu’il y a encore de l’inefficacité/inef-ficience dans le système.Alors, doit-on augmenter le budget ?La réponse n’est pas évidente.Dans le court terme, l’injection de fonds est probablement justifiée.Par contre, si les mesures d’efficience proposées atteignent leurs objectifs, cela réduirait d’autant le taux d’augmentation des dépenses.Notons que ni la Commission Rochon en 1988, ni le Conseil des Affaires sociales en 1990 ont argumenté en faveur d’une augmentation du budget de la santé.En tout, état de cause, on ne possède que peu d’informations systématiques qui permettraient d’évaluer l’impact du niveau et du style actuels de dépenses publiques sur l’efficience du système, sur l'utilisation des services et sur la santé.Bref, la question reste ouverte.Supposons que des dépenses additionnelles soient nécessaires.Selon le gouvernement, le budget réel de la santé devrait être augmenté de 3,0 % annuellement alors que les revenus réels n’augmenteront que de 1,5 %.Pour obtenir le financement requis, l’introduction de frais aux usagers est proposée.On comprend que le gouvernement ne veuille pas augmenter le déficit par les temps qui courent.Et il laisse entendre qu’on ne peut — sous peine de nuire à la compétitivité de l’économie ou pour cause de « révolte de contribuables » — ni augmenter les impôts sur les entreprises, ni les impôts personnels sur le revenu.Toutefois, il n’existe aucune loi économique ou politique qui définit un « plafond » pour les taxes.Le niveau des taxes est une question de choix social : il dépend de ce que la collectivité est prete à payer pour ses services « universels » de santé.Bien sûr, il est difficile d’augmenter les impôts si la population pense que les bénéfices sont négligeables.À cet égard, la situation n’est pas idéale : le gouvernement et les experts du secteur de la santé ont dit pendant des années — et en partie avec justification — que des dépenses additionnelles n’étaient pas nécessaires et qu’il y avait encore pas mal de « gaspillage ».Inversement, la popu- lation réagirait probablement différemment si elle était convaincue que des dépenses additionnelles procureraient des bénéfices substantiels.Pour illustrer notre propos : la population accepterait-elle une hausse de taxes si un remède pour le cancer devenait disponible ?Resterait-elle insensible si on lui disait que les Suédois consacrent 5,5 h par semaine-/personne pour l’aide à domicile aux ersonnes âgées, comparativement 1,6 h au Québec ?Bref, la capacité de taxer dépend aussi du leadership gouvernemental, de sa capacité de montrer que les taxes publiques entraînent des bénéfices sociaux importants.Peut-être bien que la population pourrait accepter une « taxe spéciale » provisoire pour la santé, dans la mesure où le gouvernement et les organisations publiques prendraient le leadership de démontrer qu’ils prennent, et tout de suite, à bras le corps la question de l’amélioration de l’efficacité du système.Pour paraphraser un ancien sous-ministre de la Santé, se pourrait-il qu’il faille aussi du « courage » pour améliorer l’administration publique.?Mais il y a plus.L’argumentation du gouvernement sur l’impossibilité d’augmenter les taxes est trompeuse.Tous les frais aux usagers sont une taxe : l’impôt-services par exemple ira s’ajouter à l’impôt personnel.Que les dépenses additionnel les requises soient financées par une taxe sur le revenu ou une taxe sur les malades, le total des taxes perçues au Québec sera augmenté.Les arguments ci-dessus n’impli quent pas qu’une taxe sur le revenu des particuliers (ou des entreprises) soit nécessairement meilleure.Mais ils soulignent qu’un choix réel existe.Si des injections de fonds sont requises, elles peuvent être financées par des frais aux usagers ou d’autres formes de taxation.Dire implicitement qu’on ne peut augmenter les impôts sur le revenu laisse entendre qu’il n’existe pas de choix, ce qui est faux.Chaque forme d’imposition devrait être considérée au mérite.L’argumentation gouvernementale est unilatérale : le gouvernement laisse entendre qu’il lui est politiquement difficile d’augmenter les taxes, mais il ne discute pas les problèmnes importants que pourrait entraîner l’introduction de frais aux usagers.Un cheval de Troie Rappelons d’abord les faits connus.Les résultats de recherches effectuées en Amérique du Nord par rapport aux frais aux usagers démontrent, d’une part, que ces frais réduisent l’utilisation de services importants, pas seulement de services superflus (ils réduisent par exemple l’utilisation jugée appropriée de l’hôpital).D’autre part, les frais, par la non-utilisation provoquée, entraînent parfois des problèmes de santé.Mais ceci n’est que la pointe de l’iceberg, car l’introduction de frais aux usagers — « modeste » dans la réforme à l’étude — pourrait conduire progressivement carrément au démantèlement du système universel public.Le gouvernement annonce déjà l’extension éventuelle des frais aux usagers aux services médicaux et hospitaliers.Demain, rien ne garantit que les gouvernements successifs ne pourront pas, « en douce », élargir le phénomène en augmentant les frais (par ex.les taux d’imposition).Le mouvement enclenché pourrait se poursuivre jusqu’à la renaissance des assurances privées et à un système de santé
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