Le devoir, 15 avril 1991, Cahier A
-.Mont till Londres Hong Kong Bélanger, Legault Communications Design ef'giaplmnie b14 784 23 23 Relations intercultiiietics Vol.LXXXII — No 86 L'ENTREVUE DU LUNDI é»* v ii- PHOTO JACQUES GRENIER ALBERT JACQUARD La sereine urgence de la transcendance Page 9 Le NPD ne voit pas le besoin de rétablir le veto du Québec Chantal Hébert (If noliv bureau d'Ottawa LFS CONSKRVATKURS et les libéraux fédéraux semblent se préparer une collision frontale avec le NPI) sur la question d’un veto constitutionnel pour le Québec.Les gants commencent en effet à tomber au sein du comité parlementaire chargé de trouver une solution de rechange à la formule d’amendement de la Constitution.Alors que 4- les deux grands partis fédéraux semblent résolus à s’engager sur la voie du rétablissement d’un veto pour le Québec, le NPI) a mis abruptement les freins à cette notion, vendredi.« Jusqu’à présent, le comité n’a rien entendu qui suggérerait qu’il lui faille recommander que la formule d’amendement soit modifiée en profondeur », a laissé savoir la députée Lynn Hunter, une des deux représentantes du Nouveau Parti Démocratique au sein du comité.•< Si le gouvernement dépose un tel plan, il faudra soit que quelque chose de majeur intervienne d’ici là, soit que le gouvernement décide tout simplement d’ignorer les représentations qui ont été faites devant le comité.» Sous sa forme actuelle, à quelques exceptions près, la Constitution peut être modifiée avec l’accord de sept provinces comptant pour 50 % de la population.À la limite, à condition d’avoir l’accord de l’Ontario, il serait ainsi possible de régler les dossiers jugés prioritaires actuellement au Canada, à savoir la question des droits autochtones, celle de la réforme du Sénat et d’une éventuelle redistribution des pouvoirs fédéraux sans la participation du Québec.Au moment de la création du comité Beaudoin-Fdwards en décembre dernier, Brian Mulroney concluait, à la lumière de l’expérience du lac Meech, que la formule d’amendement actuelle « ne répond pas aux besoins du XXIème siècle.» Mais aujourd’hui, quatre mois plus tard, son comité a entendu bien peu de sons de cloche infirmant cette hypothèse.Depuis le début des travaux du comité, la grande majorité des experts, y compris ceux du Québec, ont déconseillé l’abandon des règles actuelles qui ont, selon eux, toute la flexibilité voulue pour permettre d’ajuster au besoin la Constitution.Sur le terrain, dans l’Ouest et les Maritimes où le comité vient de terminer une tournée, la notion d’un veto pour le Québec, même sous le couvert d’un Canada à quatre ou cinq régions disposant toutes d’un veto, ne soulève pas d’enthousiasme.Au maximum, l’idée d’un veto québécois limité aux seuls secteurs de la langue et de la culture rallie un peu plus d’appui en particulier dans les provinces de l’Ouest, une notion retenue également par le premier ministre Wells de Terre-Neuve.Déjà au lac Meech, dans un climat plus favorable, Brian Mulroney n’a-Voir page 4 : NPD Saddam exhorte La valeur des maisons les Kurdes à rentrer à Montréal a la baisse NICOSIF ( Reuter) — Le président Saddam Hussein a assuré le million de Kurdes qui ont fui l’Irak qu’ils pouvaient rentrer sans crainte de représailles, mais rien ne dit que son appel sera entendu par les réfugiés massés aux frontières iranienne et turque dans un dénuement total.L’Iran, où se sont réfugiés un million de Kurdes el de chiites après l’écrasement de leurs soulèvements en mars, a lancé un nouvel appel pressant à l’aide internationale.« Les mots ne peuvent exprimer l’ampleur de ce désastre », a affirmé Radio-Téhéran hier.Le gouvernement turc, lui aussi confronté à un exode sans précédent, a redonné un peu d’espoir aux réfugiés qui se massent à sa frontière en envisageant de les transférer des montagnes dans des zones plus ac- cessibles à l’aide humanitaire.Selon les organisations caritatives à pied d’oeuvre dans la région, jusqu’à un millier de réfugiés meurent chaque jour de faim ou de froid dans les montagnes qui forment la frontière avec la Turquie et l’Iran.Le sort des réfugiés a été au centre des discussions qu’a eues hier à Bagdad une délégation des Nations unies avec le premier ministre irakien, Saadoun llammadi.« J’ai ex posé le point de vue des Nations unies », a déclaré le chef de la délégation, le Belge Knc Suy.« Cela concerne les personnes déplacées».Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés, la Japonaise Sa-dako Ogata, s’est de son côté rendue à Téhéran pour évaluer la situation des réfugies irakiens en Iran.KUe est attendue ultérieurement en Tur- quie pour une mission similaire.La France, en liaison étroite avec l’ONU et ses alliés américain et européens, a fait savoir hier qu’elle recherchait les moyens de permettre le retour des réfugiés kurdes irakiens dans leur pays Le ministère français des Affaires étrangères a précisé que le secrétaire d’fttat à l’Action humanitaire, Bernard Kouchner, avait présenté samedi à (îenève des propositions concrètes au secrétaire général des Nations unies, Javier Perez de Cuellar, et au prince Sadruddin Aga Khan, chargé de la coordination des secours aux Kurdes.« L’objectif est de permettre le retour des réfugiés dans leurs foyers ( .) sous la protection des Nations unies », a indiqué le Quai d’Orsay.Voir page 4 : Saddam ¦ KHpilgl m Ü m (J t « - / AM t J«* .¦'T* à à' Le petit miracle printanier des Femmeuses La tradition est maintenant solidement établie et la cinquième édition l’a confirmée, I exposition-vente Les Femmeuses marque désormais le vrai début du printemps dans le milieu des arts Prieurs cenjajnes de personnes se sont pressées encore cette année au Centre de recherche de la firme Pratt et Whdney, a Longueuil, pour assister et participer à ce petit miracle qui fait mentir la recession, vaincre j art contemporain et triompher une cause juste.75 des 113 oeuvres des 60 femmes artistes invitees ont trouve preneur.Une fois les cachets versés aux artistes, les profits de l’événement, que préside toujours madame Clemence Desrochers, vont à huit maisons pour femmes victimes de violence, toutes situées dans la region de la Rive-Sud de Montréal.PHOTO JACQUES NADEAU i Serge Truffaut LA B KTRAITK des taux d’intérêt n’a pas réussi à juguler la chute de la valeur marchande de la propriété si tuée à Montréal qui, selon la Chambre d’immeuble, est de 10% inférieure au niveau atteint il y a un an.Les chiffres propres au premier trimestre de la présente année indiquent en effet que le prix moyen de l'unifamiliale construite à Montréal est de 100 000 $, soit une diminution de plus de 10 % sur les 112 000 $ du trimestre correspondant l’an dernier Au chapitre du nombre de ventes enregistrées entre janvier et mars, la chute a été encore plus prononcée.Selon la Chambre immobilière du grand Montréal, seulement 5170 unités ont changé de mains contre 6 000 lors des mois correspondants en 1000, soit un recul de plus de.25 % ' Pour le seul mois de mars, on a noté une baisse de 17 %, soit 2 330 contre 2 SOI).Bien évidemment, la somme rattachée à ces ventes a été de loin inférieure à celle de 1000.D’après les calculs fournis, le volume des ventes du mois de mars a totalisé 255 millions $, soit une baisse de 1S % sur les 311 millions $ du mois de mars 1000 Faisant écho à la mauvaise conjoncture économique, les vendeurs potentiels se sont repliés.De sorte que le nombre d'inscriptions est passé de 27 000 au premier trimestre 1000 à 24 000 lors des mois correspondants celle année, soit un recul de 12 %.Au mois de mars seulement, le recul a été de 16%.D’après l’analyse de M.David Landry, premier vice-président et directeur général divisionnaire de Royal Lel’age, qui, incidemment, présentait ces jours-ci l’étude trimestrielle de cette maison de courtage, celte morosité du marché s’explique comme suit : « L'enthousiasme des acheteurs est réduit par le climat d'incertitude actuel ».Plus précisément, par « l’insécurité qui pèse sur l’emploi ».Introduite en janviei dernier, la TPS, qui ne s’applique à la vente comme telle mais à tous les services afférents, « n’a eu que peu d'incidence sur le marché de la revente domiciliaire, bien qu’elle constitue tout de même une préoccupation supplémentaire pour l’acheteur potentiel ».La ventilation des ventes finalisées entre janvier et mars dernier indique que le marché est animé avant tout par les premiers acheteurs.Les statistiques compilées par la Chambre d'immeuble établissent en effet que 37 % des unités vendues se sit liaient dans la gamme des prix allant de 70 000 $ à 100 000 $, 35 % en I re 100 000 $ et 150 000 Set 13 % eut re 150000$ et 200 000$.Pour les mois à venir, le vice-président de Royal LePage prévoit un regain de dynamisme dans cette sphère d'activités qui, selon lui, a atteint son niveau le plus bas lors du Voir page 4 : Valeur E PHOTO AP À Varazze, à quelque 30 kilomètres de Gênes, des secouristes prennent soin d'un goéland souillé par la nappe de pétrole.Le Canada anglais réalise davantage de coproductions télévisuelles que le Québec L’Italie semble en voie d’éviter la marée noire G K N K S (AP) — Le pétrolier chypriote « Haven » a sombré, hier matin, à un peu plus de 20 kilomètres au large du port de Gênes, n’aggravant cependant pas les risques d’une catastrophe écologique, selon un expert.Le bâtiment ne s’est apparemment pas cassé et on ne signalait pas de fuite notable après son naufrage.Selon l’agence italienne ANSA, le professeur Maurice Aubert a affirmé hier que « la situation pourrait être moins grave que prévu ».Pour lui, la combustion du brut a transformé le pétrole en une matière pratiquement solide, la rendant ainsi plus facile à récupérer, et diminuant les risques d'étalement des nappes.Samedi soir, seule la poupe du pé-t roller dépassait encore de la surface des flots.Après une nouvelle explosion à bord, hier à 5h30, le navire s’est lentement enfoncé dans la mer tandis que les fumées noires du pétrole en feu disparaissaient progres-Voir page 4 : Marée noire Paule des Rivières LF.QUÉBFC, qui a longtemps été le champion de la coproduction, est en voie de se faire damer le pion par l’Ontario, particulièrement en télévision.C’est ce qu’indique une nouvelle étude du ministère des Communications du Québec, préparée en vue du Marché international de productions télév ision ( MI P), qui s’ouvre jeudi en France, où producteurs, distributeurs.télédiffuseurs tenteront de conclure d'avantageux échanges.À l'heure où les coffres des télévisions sont vides, les coproductions représentent une avenue non seulement prometteuse mais indispensable.La situation est plus dramatique en télévision qu'en cinéma.Le ministère des Communications conclut, dans son étude, « que pour la première fois en 1990, le Canada anglais a fait davantage de coproductions télévisuelles que le Quebec».Depuis déjà quelques années, les coproductions en anglais dominaient, mais le Québec restait en tête grâce à ses productions en langue anglaise.Ainsi, au cours des trois dernières années, le Québec a réalisé 25 projets pour 138 millions $ alors que l'Ontario en a réalisé 21 pour un montant équivalent.Pourtant, au cours de cette période, seulement 8 % des coproductions télévisuelles ont été réalisées en langue française, soit 32 heures, pour un montant de 32 millions $, alors que 59 % ont été réalisées en anglais, soit 150 heures, pour un montant de 162 milions $.Le double tournage et l’animation s’arrachent le reste.La situation est « tout aussi critique », écrivent les représentants du ministère des Communications, si l'on ne considère que les coproductions avec la France.La situation est d'autant plus désarmante pour le Québec que l’Ontario piétine les plates-bandes de la France.Cela, on le savait, car depuis quelques années, ce n’est pas en français mais en anglais que la France co-produit.Cependant, fait nouveau, tout en demeurant la favorite, la France n’est plus seule au palmarès des coproductions.De plus en plus, le Canada s’allie à d’autres pays.Dans le domaine télévisuel, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Australie sont présents.Fn 1988, le Canada s’est allié à deux pays autres que la France.En 1990,10 accords étaient conclus avec de nouveaux pays.Le ministère des Communications du Québec n’est pas du tout mécontent de cette diversité, qui appartient surtout aux Canadiens anglais car, se dit-il, peut-être ainsi la France délaissée et contrite se tournera-t-elle de nouveau vers le Québec.Téléfilm Canada — organisme fédéral de soutien à la production cinématographique et télévisuelle —, vient de promettre de nouveaux fonds pour permettre le doublage en anglais de co-Voir page 4 : Coproductions LE DEVOIR • JEUNESSE • ENVIRONNEMENT CANADA Participez à la Semaine canadienne de l’environnement 1991 Gagnez des prdc, soyez pubuê(e)s dans Le Devoir ET SENSIBILISEZ LA POPULATION.Le suiet: L'ÉNERGIE Devons-nous en repenser notre utilisation dans la perspective d’un environnemnt sain pour les années 2000?LES PRIX 1 ” prix: une bourse de 1500 S et un abonnement au Devoir de 3 mois 2* prix: une bourse de 1000 S et un abonnement au Devoir de 3 mois 3' prix: une bourse de 500 S et un abonnement au Devoir de 3 mois CONCOURS DE RÉDACTION LE DEVOIR • JEUNESSE • ENVIRONNEMENT CANADA DIRECTION RÉGIONALE DES COMMUNICATIONS.ENVIRONNEMENT CANADA 3 RUE BUADE, 4E ETAGE.C.P.6060.SUCC.HAUTE-VILLE QUÉBEC, (QUÉBEC).GIR 4V7 Informations: Québec (418) 648-7204 Autres régions 1-800-463-4311 2 WLe Devoir, lundi 15 avril 1991 Le Sommet de la francophonie sera-t-il un maussade repas de famille?Sylviane Tramier correspondante du DEVOIR à Pans PARIS — Y a-t-il un léger malaise dans lai francophonie ?Le quatrième sommet des pays francophones qui se tiendra en octobre aura-t-il l’air d'un maussade repas de famille où ehaCün souhaiterait être ailleurs ?Cela dépendra en grande partie de la conduite des préparatifs qui, en plus d’élaborer les résolutions pour le sommet, devront aussi s’employer à raccommoder les quelques accrocs dans le tissu francophone.La première réunion préparatoire des représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement, qui composent la francophonie, s’est tenue la semaine dernirère à Paris.Ces sherpas, comme on les appelle dans'le jargon politico-médiatique, se rencontreront souvent d’ici les 19-20-21 octobre, date du sommet.Beaucoup s’accordent à dire qu’on est arrivé à un tournant.La francophonie, telle qu’organisée depuis cinq ans en sommets des chefs d’État et de gouvernement, en conférences ministérielles, a besoin de trouver un nouveau souffle pour renverser le désenchantement des uns, l’inquiétude des autres.
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