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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-04-16, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 16 avril 1991 Brumeux avec un peu de pluie.Max.: 12.Détail page B-7.Vol.LXXXII — No 87 ?^ Casa I ERNANDE1 RISTORANTE «un peut détour .pour une grande gastronomie italienne» 50 csl.rue Jam Réservations: (514) 381-9650 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ — nt La famille à l’heure de la géométrie variable La famille vit une crise sans précédent.D’aucuns la vouent à une mort proche, d’autres lui prédisent un avenir brillant dans une forme à inventer.Page B-l Les employés de l’État prêts à un gel de salaires de trois mois Johnson se dit encouragé mais demande au moins six mois Michel Venne de notre bureau de Québec DANS un ultime effort pour relancer la négociation avec le gouvernement, les syndicats du secteur public et parapublic sont prêts à recommander à leurs membres d’accepter un gel salarial de trois mois, à certaines conditions.Cette information a été communiquée hier par les dirigeants des six principaux syndicats, représentant 380 000 salariés de l’Etat, au terme d’une rencontre avec les représentants patronaux et du gouvernement à Québec.Le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, a accueilli « avec plaisir l’effort consenti », mais il a ajouté que cet effort ne lui apparaissait pas suffisant pour combler les attentes gouvernementales.Un gel des salaires est nécessaire pour au moins six mois, a-t-il fait valoir, à chaud, en conférence de presse.Quoi qu’il en soit, les propositions syndicales seront soumises au conseil des ministres demain et M.Johnson pourrait rendre une réponse officielle et complète vendredi, au cours d’une nouvelle rencontre avec les leaders syndicaux à Montréal.Le 19 mars, M.Johnson avait annoncé l’intention du gouvernement de geler les salaires de ses 400 000 employés, afin d’éviter des dépenses de l’ordre de 1 milliard $ en 1992.Il se disait disposé à imposer cette voie par une loi si cela s’avérait nécessaire.Il avait soumis aux syndicats deux formules : gel pour 12 mois, à compter du 1er janvier 1992, (c’est la solution que préfère le ministre) ou bien un gel pour six mois, suivi d’une prolongation des conventions pour un an avec une hausse salariale limitée à 3% durant cette période.Les porte-parole syndicaux ont répliqué hier avec une contre-proposi-tion en trois volets, qui vise principalement à « protéger comme la prunelle de nos yeux », dit le président de la CS N, M.Gérald Larose, le droit, le cadre et les règles de négociation, tout en prenant en compte « en partie » les contraintes budgétaires de l’État.Les chefs syndicaux veulent éviter à tout prix une loi spéciale.Cette proposition se lit à peu près comme suit : ¦ les conventions collectives sont prolongées de six mois, par lettre d’entente, à compter du 1er janvier 1992; durant les trois premiers mois, le niveau de rémunération reste inchangé, moyennant l’intégration aux échelles salariales d’une prime de 1 %, déjà prévue aux conventions en cours sous la forme d’un montant forfaitaire pour compenser l’effet inflationniste de la TPS; le 1er avril, les salaires sont majorés de 3 % et les conventions prennent fin le 30 juin après quoi s’appliquent les règles habituelles de la négociation; ¦ les syndicats réclament en parallèle la création d’un comité tripartite (patrons, syndicats, gouvernement) chargé d’examiner, sous la gouverne du ministère du Travail, tout le régime de négociation collective dans le secteur public, un régime durement secoué depuis 10 ans par diverses lois spéciales qui ont mis en cause le droit de négocier; ¦ les syndicats réclament enfin la création d’une commission d’enquête sur la fiscalité ouébécoise; ils estiment que le système fiscal actuel est Voir page A-4: Les employés La CEE veut faire juger Saddam pour crimes de guerre contre les Kurdes d'après Reuter et AFP LUXEMBOURG — Les ministres des Affaires étrangères des Douze ont estimé hier que Saddam Hussein était responsable d’une « tentative de génocide » contre les Kurdes et qu’il devait dès lors être jugé pour crimes de guerre.« Nous estimons que Saddam Hussein est personnellement responsable pour le sort fait à la population kurde, qui est une tentative de génocide », a déclaré Mark Eyskens, ministre belge des Affaires étrangères.« Il a commis des crimes de guerre et doit être jugé pour cela », a dit Hans-Dietrich Genscher, ministre allemand des Affaires étrangères, qui est à l’origine de la position adoptée par les chefs de la diplomatie européenne.Sur le terrain, des organisation humanitaires ont estimé qu’entre 400 et 1000 réfugiés meurent chaque jour en tentant de fuir l’Irak.Jacques I’oos, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et actuel président des travaux des Douze, rencontrera aujourd’hui à Strasbourg Javier Ferez de Cuellar, le secrétaire général des Nations unies, pour examiner si la Convention de l’ONU sur les crimes de guerre, qui date de 1948, peut être utilisée à cette fin.Abel Matutes, commissaire européen aux relations Nord-Sud, qui est chargé de la coordination de l’aide communautaire, a pour sa part comparé la situation des Kurdes à celle des Cambodgiens pendant la dernière décennie.« Nous n’avions pas eu à faire face à un tel problème depuis les événements du Cambodge sous les Khmers rouges », a-t-il dit.La répression des Khmers rouge avait provoqué la mort d’au moins un million de Cambodgiens.Abel Matutes a annoncé qu’une partie de l’aide de 180 millions $ débloquée la semaine dernière par les dirigeants européens était déjà engagée.Abel Matutes a cependant exhorté les Douze à lui fournir un appui logistique plus important pour le transport des marchandises par hélicoptère et à trouver dans leurs stocks militaires des couvertures et des tentes, qui sont actuellement presque inx trouvables sur le marche.Enfin, la Commission, qui travaille surtout en coopération avec des Organisations non gouvernementales (ONG) pour l’envoi de l’aide, a af-Volr page A-4: La CÉE À bout de forces, une réfugiée kurde s’effondre sur la route de l’exil comme des centaines d’autres qui meurent chaque jour de faim et d’épuisement.PHOTO AP Les villes de l’UMRCQ préparent des élections contre le projet Ryan Sylvain Blanchard SI L’ACTUEL projet de transfert des responsabilités entre Québec et les municipalités ne subit aucune modification substantielle d’ici juin, les électeurs de 1200 municipalités représentant deux millions de Québécois seront invités, dans le cadre d’un référendum ou d’une élection, à se prononcer contre cette réforme, et donc à refuser que leurs élus municipaux décrètent les hausses de taxes nécessaires pour payer la facture.C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR le président de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec, M.Roger Nicolet.« Si on se rend compte en mai ou juin, lorsque le ministre déposera son projet de loi, qu’il a été impossible de le convaincre de faire preuve d’un peu plus d’ouverture dans ce dossier, les membres de l’UMRCQ s’adresseront directement au peuple».Comment ?En profitant des prochaines élections municipales de novembre pour demander aux citoyens s’ils veulent payer l’importante hausse de taxes qui découlera de la réforme Ryan.Ou encore, dans le cas des villes où aucune élection est prévue, en organisant des référendums.L’UMRCQ représente 1200 municipalités de 5000 habitants et moins.Cela signifie qu’en principe près de 2 millions de Québécois pourraient être invités à se prononcer à l’automne sur le projet de réforme du ministre Ryan.Un projet qui coûtera des centaines de millions de dollars aux villes.Concrètement, les maires qui seront en élection en novembre feraient toute leur campagne sur cette question, alors que ceux qui ne le seront pas organiseraient des référendums pour connaître l’opinion de leurs concitoyens.« Dans les deux cas, prévoit M.Nicolet, cela va créer une pression énorme sur le gouvernement.Est-ce que ce sera suffisant pour amener Québec à réévaluer l’impact catastrophique de son projet ?Je l’ignore.Mais, chose certaine, l’image du gouvernement va en prendre un coup ».Le président de l’UMRCQ precise que ses membres seront libres de tenir ou non ces consultations populaires, mais qu’à son avis la très grande majorité ira de l’avant.Après avoir consulté les membres de son exécutif vendredi dernier, M.Nicolet en est venu à la conclusion que le mouvement de contestation contre le projet Ryan n’avait pas encore rejoint le simple citoyen, « qui continue de penser qu’il s’agit d’une simple chicane entre paüers de gouvernement ».« L’appui de la population est maintenant devenu nécessaire, note- Volr page A-4: Les villes L’UQÀM entreprend la francisation des immigrants allophones scolarisés Paul Cauchon L’UNIVERSITÉ du Québec à Montréal (UQÀM) entreprend de franciser les immigrants scolarisés allophones, et mieux, de les aider à s’insérer dans un milieu de travail conforme à leurs capacités en leur offrant, dès septembre prochain, un certificat spécial en francisation.On prévoit donc accueillir trois classes d’une quarantaine d’immigrants chacune dès septembre dans ces « CI FIS », un nouveau sigle proposé par l’UQÀM pour « Cohortes d’intégration et de francisation pour immigrants scolarisés».Les responsables de la Famille des lettres et des communications de l’UQÀM veulent ainsi offrir à l’immigrant scolarisé des outils semblables à ceux qui sont offerts à l’immigrant investisseur.Selon le projet rédigé par l’UQÀM, la société a la responsabilité de franciser l’immigrant scolarisé pour utiliser son po- tentiel prolessionnel, l’adapter au marche du travail et créer auprès des autres membres de sa communauté culturelle des « modèles de réussite sociale en français».En retour, l’immigrant qui profite des cours devrait travailler à la francisation des autres immigrants.L’UQÀM reprend ainsi le concept de « contrat moral » proposé par le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigraiton dans son Énoncé de politique, en ajoutant que l’immigrant scolarisé formé par l’institution universitaire pourrait assumer pendant une certaine période une action concertée de francisation dans sa communauté culturelle.Le projet poursuit la démarche amorcée cet hiver par le Centre profrancisation de l’UQÀM.Ce centre a vu le jour grâce au travail exceptionnel d’une immigrante latino-américaine, Olga Saraguro, qui s’était scandalisée l’automne dernier de ne pouvoir obtenir de cours de français dans le réseau traditionnel de cours.Mme Saraguro avait alors créé un comité pro-francisation, devenu par la suite un Centre pro-francisation reconnu comme association par l’UQÀM, grâce auquel on a mis sur pied cet hiver trois cours de français parlé et écrit pour une centaine de Latinos-Américains.« Les immigrants scolarisés représentent une clientèle en soi », explique Pierre Chénier, coordonnateur de la Famille des lettres et des communications, qui a préparé le projet avec le vice-doyen Normand Wener.« Lorsqu’ils vont apprendre le français dans les COFI, ces immigrants réalisent vite qu’ils ne sont pas considérés pour ce qu’ils sont.Le grand message qui leur est envoyé c’est « travaillez au plus sacrant ».Or ils représentent des ressources professionnelles dont le Québec a besoin, et très souvent ils travaillent dans des métiers où leur qualification universitaire tout comme leur expérience professionnelle dans leur Voir page A-4: L’UQÀM ' V.;-t CAHIER SPÉCIAL SYNDICALISME PARUTION LE 1er MAI DANS LE DEVOIR LEADERSHIP La relève et les nouveaux leaders syndicaux.Les grands débats socio-économiques de demain.Une analyse des structures et nouveaux appareils qui auront un impact sur la vie syndicale.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 19 avril iinKZHaaPoZUMHi MMMmRSMSS ¦¦¦¦¦ A-2 B Le Devoir, mardi 16 avril 1991 Ottawa s’apprête à envoyer 300 soldats rejoindre la force de paix à la frontière irakienne Manon Cornellier de la Presse Canadienne OTTAWA — Le gouvernement canadien est sur le point d’accepter de participer à la force de maintien de la paix des Nations unies dans le Golfe et d’envoyer 300 soldats sur la frontière irako-koweitienne.« Il est presque certain que nous y participerons, mais il n’y a pas encore eu de décision finale », a déclaré hier le secrétaire d’État aux Affaires extérieures Joe Clark, à sa sortie d’une réunion au bureau du premier ministre.Il resterait quelques détails à régler, a-t-il indiqué.M.Clark n’a pas caché sa satisfaction devant la demande des Nations unies.« Le fait que les Nations unies nous aient demandé de fournir un quart des personnes requises sur la frontière est significatif.Un certain nombre de personnes avaient laissé entendre que le soutien du Canada à l’effort des Nations unies dans le Golfe signifierait qu’il ne serait pas appelé à participer à une force de maintien de la paix (dans cette région).C’était évidemment tout à fait faux », a-t-il souligné, en faisant allusion aux critiques formulées cet hiver par les partis de l’opposition.Les Nations unies ont demandé au Le Service de gestion des appels arrive dans la région de Montréal ! Vous êtes une personne occupée et appréciez votre intimité.La maison est votre havre de paix, mais le téléphone est aussi votre lien vital avec le monde.Bell Canada offre maintenant, dans la région de Montréal, le Service de gestion des appels (SGA) - 4 nouvelles fonctions qui vous permettent de mieux contrôler la situation! Il vous est enfin possible de mettre votre téléphone au service de votre qualité de vie, en tenant compte de votre style de vie et de vos besoins.Wmm Qui donc appelle?Appel raté?Appel importun?Appel indésirable ?SSiî Contrôlez la situation avec le Service de gestion des appels de Bell Canada Quatre fonctions peu coûteuses qui assurent votre tranquillité d’esprit! L’Afficheur L’Afficheur vous permet de connaître la provenance de vos appels! Imaginez! Vous n’avez plus à deviner qui vous appelle et vous avez tout le loisir de répondre ou de rappeler plus tard.Avec l’Afficheur et un appareil doté d’une fenêtre d’affichage, vous voyez le numéro d’où provient l’appel et vous décidez.C’est la seule fonction du Service de gestion des appels qui requiert un module d’affichage.De l’appareil téléphonique multifonctionnel MaestroMC aux simples modules d’affichage que vous pouvez brancher à votre appareil actuel, comme le modèle 110* ; Bell vous offre un vaste choix de produits adaptés à vos besoins.Le Mémorisateur Le Mémorisateur retient pour vous le dernier appel fait ou reçu.Combien de fois vous êtes-vous précipité sur un téléphone qui sonnait?Avec le Mémorisateur, laissez sonner! Puis, au moment qui vous convient, vous composez tout simplement un code et vous êtes en communication avec votre dernier correspondant.Et combien de temps avez-vous perdu à tenter de joindre une ligne occupée?Le Mémorisateur surveille la ligne jusqu’à ce qu’elle se libère pendant une période de trente minutes.La sonnerie spéciale vous prévient lorsque la ligne est libre.MC Marque de commerce de Northern Telecom Produit de Colonial Data Technologies Corporation Il y a des restrictions Le Service de gestion des appels est offert dans certains secteurs aux abonnés de résidence et d’affaires monolignes et fonctionne lors d’appels locaux établis par la composition automatique dans les secteurs desservis par la technologie du SGA.Le service s’étendra graduellement aux appels interurbains.Lorsqu’une fonction du SGA ne pourra être en service au cours d’un appel, un message vous en informera.Le SGA n’est peut-être pas offert dans votre secteur.Le SGA dissuade les auteurs d’appels importuns Le SGA contribuera grandement à préserver votre intimité et votre sécurité.L’existence même du SGA dissuadera bien des auteurs d’appels ennuyeux car ils ne sauront pas si vous êtes abonné au SGA ou non.Ainsi, chaque fois que vous appellerez un abonné au SGA, votre numéro de téléphone sera transmis à cette personne (à moins de limites techniques).sauf si vous faites composer l’appel par le téléphoniste.Cela s’applique également aux numéros qui ne sont pas dans l’annuaire.Si vous habitez dans la région de Montréal et que vous voulez passer votre commande, appelez dès maintenant au 279-8638 Le Dépisteur Le Dépisteur vous permet de démasquer les importuns Voici enfin une façon d’en finir avec les appels de menace ! Avec le Dépisteur, si vous recevez un appel de menace ou importun, raccrochez et composez un code.Le numéro d’où provient l’appel sera mis en mémoire chez Bell et pourra être divulgué en cas de poursuites judiciaires.Le Sélecteur Le Sélecteur élimine les appels indésirables Ne serait-il pas agréable de réacheminer les appels indésirables et de répondre seulement aux appels que vous voulez ?Le Sélecteur vous offre la possibilité de faire réacheminer les appels provenant de certains numéros (vous pouvez mettre jusqu’à douze numéros en mémoire) vers le message suivant.«L’abonné que vous désirez joindre préfère ne pas prendre de communications en ce moment».Vous pouvez aussi ajouter le numéro de votre dernier correspondant à la liste, même sans connaître son numéro.Vous préservez ainsi votre intimité tout en étant présent aux personnes à qui vous voulez parler.L’appelant peut demander de contourner les fonctions du SGA Bell offre à l’abonné la possibilité d’éviter que son numéro de téléphone soit transmis.Si vous souhaitez que votre numéro de téléphoi||® soit pas communiqué lors de certains appels, vous pouvez passer; le téléphoniste (en composant le «0») et lui demander d’établir'la communication.Le téléphoniste l’établira sans que votre numéro ne soit transmis.Des frais de 0,75$ par appel seront portés à votre compte.Les refuges de victimes de violence familiale sont exer d’appel.Bell est présentement en train d’établir la liste admissibles à Montréal et invite les responsables l le Service à la clientèle pour connaître les mo< -— Bell des gens de parole Canada d’envoyer 300 spécialistes en génie qui seraient affectés au déminage d’une zone démilitarisée de 15 kilomètres de large le long de la frontière entre l’Irak et le Koweit.On a aussi demandé au Canada de fournir un officier qui se joindrait au quartier général de la mission de paix, a confirmé M.Rodney Moore, porte-parole du ministère des Affaires extérieures.Les troupes canadiennes feraient partie d’une force de maintien de la paix de 1440 soldats provenant de 36 pays différents.Le contingent canadien serait le plus important de tous, a indiqué M.Graham Green, porte-parole de la mission canadienne à l’ONU.La décision finale sur la participation canadienne devrait être prise au plus tard mercredi.Le Canada a participé à la guerre du Golfe déclenchée à la mi-janvier et qui s’est terminée à la fin février.Environ 2000 soldats canadiens ont été dépêchés dans la région avec trois navires, 26 CF-18 et un hôpital de campagne.L’opposition tant libérale que néodémocrate avait alors soutenu que le Canada, en prenant part aux hostilités, ternissait sa réputation de gardien de la paix et ne pourrait faire partie d’une force des Nations unies dans la région.EN BREF.1600 vaccinés contre la méningite PLUS DE 1600 personnes ont été vaccinées et traitées de façon préventive contre la méningite lors des trois journées de vaccination tenues la semaine dernière par le CLSC des Seigneuries à Boucherville.Quelques retardaires ont été traités en fin de semaine, mais pour l’heure, on ne prévoit aucune autre opération de cette envergure, a précisé le Dr Alain Poirier, directeur du Département de santé communautaire de l’hôpital Charles-Lemoyne.Par ailleurs, les autorités médicales tentent toujours d’identifier la souche de la méningite qui a entraîné la semaine dernière la mort d’un jeune homme dans le secteur de Louisevilie.Pour l’heure, il semble toutefois qu’il n’y ait aucun lien entre ce cas et les quatre autres survenus sur la Rive-Sud.Pas de solution rapide dans le rapport Bélisle (PC) — Prévu pour hier, le dépôt du rapport commandé par le gouvernement fédéral sur les façons de rapprocher les autochtones des non-autochtones de la région d’Oka est retardé d’au moins une semaine.Mais d’ores et déjà, le notaire Guy Bélisle fait valoir qu’« on n’a pas trouvé de pistes de solution à court, court terme ».« Tout de même, avec un minimum de bonne volonté de la part des parties, il y a sûrement des solutions durables qui vont pouvoir en découler », a-t-il ajouté.Protéine responsable de la maladie d’Alzheimer ?DUARTE, Californie (AP) — Des scientifiques pensent avoir découvert du nouveau sur les causes de la perte de mémoire qui afflige les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.Le biochimiste Eugene Roberts et des collègues du centre médical City of Hope, en Californie, ont découvert que l’injection des fragments d’une proteine cérébrale appelée bêta-amyloïde dans le cerveau des souris conduit ces mammifères à oublier des tâches ou habiletés fraîchement apprises.La bêta-amyloïde est présente dans des dépôts de protéines dans le cerveau des victimes de la maladie d’Alzheimer, mais on ne sait pas encore si la protéine cause la maladie, ou si la perte de mémoire est due à autre chose.Il reste que c’est la première fois qu’on établit une corrélation entre la présence de cette protéine dans le cerveau et la perte de mémoire.Ces lois désuètes qui sont toujours là WINNIPEG (PC) — Que les fausses sorcières se le disent : en vertu du Code criminel, il est illégal de prétendre pratiquer la sorcellerie au Canada.Les vraies sorcières, quant à elles, n’ont rien à craindre et peuvent pratiquer leur.profession (?) en toute légalité.Ce n’est qu’un exemple des lois incongrues et méconnues qui dorment sous la poussière dans les facultés de droit du Canada, ou qui n’ont été abolies que tout récemment.Sont également interdits —• entre autres — le vol de spécimens d’un banc d’huîtres, la possession d’une bombe puante, la pratique du ski aquatique la nuit, les duels, la vente de bandes dessinées dépeignant des crimes, etc.Le besoin d’une réforme se fait sentir, reconnaît M.François Ilandfield, secrétaire de la Commission de réforme du droit du Canada.Celle-ci propose de revoir dans sa plus grande partie le Code criminel.« Feuilleter le texte du Code criminel, c’est arriver face à face avec les fantômes de tous les maux qu’on croyait, à une époque, menacer le tissu même de la société canadienne », écrit la Commission dans sa proposition de réforme.Le Code criminel est complètement coupé des besoins et des valeurs du Canada moderne, poursuit-elle, en alignant les absurdités toujours contenues dans le Code.4 Le Devoir, mardi 16 avril 1991 ¦ A-3 Elkas confirme le possible retour du péage sur certaines autoroutes Les professeurs d’universités fonderont en mai une nouvelle fédération intersyndicale nent le même langage, d’autant qu'il y a cinq ans, la FAPUQ a vécu une crise interne importante, notamment avec la désaffiliation du Syndicat des professeurs de l’Université Laval.La FAPUQ n’arrivait pas à concilier les intérêts de ses membres syndiqués et ceux de l’associaton de McGill.Le militantisme syndical avait donc trouvé un lieu parallèle où s’exprimer: soit l’IQUP qui est restée toutefois une table de concertation sans leadersphip politique explicite.Mais, explique M.Denis, « depuis cinq ans, les problèmes que vivent les universités ont pris une telle ampleur qu’il fallait dorénavant se serrer les coudes ».On évoque à cet égard le sous-finacement chronique des universités, le rôle des subventions de recherches, la vétusté des équipements, l’augmentation de la tâche des professeurs en l’absence de renouvellement du corps professoral, l’évaluation, l’égalité des femmes.Paradoxalement, les hommes d’at-faires ont été beaucoup plus loquaces sur la question du financment que les professeurs d'université.« À la limite, dit M.Denis, notre silence est gênant.Il est le résultat de notre dispersion.Nous n’avions pas les moyens d’êtres présents ».Le mouvement de regroupement a commencé à prendre forme en février 1990 à Sherbrooke.La FAPUQ et l’IPUQ ont convenu alors de former un groupe de travail composé pour l’IPUQ, de M.Roch Denis, de i’UQÀM.de Mme Pauline Fahmy.de Laval, et pour la FAPUQ, de M.Marcel Pépin, de l’Université de Montréal, et de M.Jean Goulet.de l’Université de Sherbrooke.Le rapport a reçu le 22 mars dernier l’appui des instances mandataires puis des présidents des syndicats et associations locales.Les syndicats devront maintenant se prononcer sur le projet avant le congrès de fondation qui doit se réunir à Sherbrooke les 16 et 17 mai.Les libéraux ne sont pas pressés de choisir un candidat dans Montmorency QUÉBEC (PC) — Une porte-parole au bureau du ministre des Transports Sam Elkas a avoué, hier, que le retour possible du système de péage routier pourrait éventuellement être à l’ordre du jour au conseil des ministres.« Tous les scénarios sont envisageables, a affirmé l’attachée de resse du ministre Elkas, Mme Joanne Deneault.C’est pour cette raison que nous ne formulerons aucun commentaire pour le moment.Nous Hollande Parent de lu Presse Canadiene APRÈS une suspension d’une vingtaine de jours, la contestation de la loi 160 par quatre groupes syndicaux a repris de plus belle, hier, en Cour supérieure, en raison de l’échec des pourparlers devant mener à la restitution de l’ancienneté perdue à la suite des débrayages illégaux de 1989.Au cours des dernières semaines, des discussions se sont poursuivies entre les représentants du ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Y van Côté, et ceux de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec ( FTQ) et la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Mais le délai accordé par le juge Pierre Viau n’a pas permis aux parties d’en venir à une entente malgré l’intention du ministre Côté de restituer l’anciennenté perdue le 1er mai, fête des travailleurs.À la suite des débrayages de l'été 1989, il en a coûté aux grévistes une année d’ancienneté pour chaque jour de grève.Une proposition faite mercredi CALGARY (PC) — Les francophones de Calgary préviennent qu’ils pourraient entamer des procédures judiciaires pour obliger la Société canadienne des Postes, Air Canada et Transports Canada à offrir des services adéquats en français.La Loi sur les langues officielles reconnaît aux Canadiens le droit de recevoir des services fédéraux en français ou en anglais là ou la demande est significative.Mme Annette Labelle, présidente de la section de Calgary de l’Association canadienne-française d’Alberta, soutient que les trois organismes fédéraux ne répondent pas à la demande à Calgary, qui compte environ 12 000 francophones.Elle estime qu’il n’y a plus que deux bureaux de poste a Calgary encore en mesure d’assurer certains services en français.Et elle assure, forte de son expérience personnelle, que « si vous demandez autre chose qu’un timbre, le personnel ne pourra pas vous aider».ne savons pas si la question sera débattue cette semaine ou plus tard », a-t-elle ajouté.« Vous devriez vous adresser à M.Ryan pour en savoir davantage.C’est lui qui a abordé le sujet », a suggéré l’attachée de presse.Le ministre des Affaires municipales a évooué, le week-end dernier, la possibilité de placer des postes de péage sur les grands boulevards urbains de la région de Montréal.Selon M.Claude Ryan, les péages permet- dernier par les groupes syndicaux est finalement demeurée sans réponse, a-t-on pu apprendre hier malgré le silence des principaux porte-parole syndicaux.Selon une source syndicale près des discussions, les syndicats étaient prêts à abandonner les 200 000 griefs relatifs à la perte d’une année d’ancienneté par journée de grève et à l’imposition d’amendes contre la restitution de l’ancienneté à compter du 1er mai.Us refusaient toutefois d’abandon- TRURO, N.-É.(PC) — Le premier ministre Don Cameron, de la Nouvelle-Écosse, a demandé aux habitants des provinces de l’Atlantique, hier, d’imiter les Québécois et de déterminer ce qu’ils attendent de la Confédération canadienne.S’adressant à des directeurs de journaux de la région, M.Cameron a été très franc : « La Confédération, Air Canada est supposée offrir un service en français, mais elle n’a pas toujours d’employés bilingues disponibles à ses guichets de l’Aéroport international de Calgary, affirme Mme Labelle.De plus, le ministère des Transports n’applique pas toujours les règlements qui prévoient une mise en garde dans les deux langues sur les questions de sécurité à bord de tous les appareils commerciaux, avant le décollage.Le récent rapport du commissaire aux langues officielles D’Iberville Fortier, qui a identifié la Société des Postes, Air Canada et Transports Canada comme les principaux délinquants, semble lui donner raison.Une porte-parole des Postes a imputé le manque de personnel bilingue dans un des bureaux de poste aux conventions collectives, qui ont obligé la société de la Couronne à donner la préférence à l’ancienneté plutôt qu’a la compétence linguistique dans l’embauche.traient de renflouer les coffres de l’État d’environ 65 millions?.« Nous regarderions le projet avec un intérêt marqué si M.Elkas se montrait favorable », a mentionné le ministre Ryan.Ces propos circulant dans l’entourage du ministre des Transports ne sont pas sans rappeler ceux qu’a tenus dernièrement le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson au sujet du gel des salaires des fonctionnaires.avant la prise de décision.ner la contestation judiciaire de la loi 160 parce qu’ils estimaient excellentes leurs chances d’en obtenir la nullité.La FTQ dont les travailleurs du secteur pubüc n’ont pas fait la grève lors de la dernière négociation tenait à ce que la contestation continue.La CSN voulait également poursuivre dans cette voie surtout que lors du dernier congrès, les syndicats du secteur privé avaient finalement accepté que les 6,5 milüons ?perdus par les travailleurs du secteur public a-t-il dit, n’a pas fonctionné pour nous et nous refusons tout simplement de l’admettre ».Il a poursuivi : « Il y a 100 ans que nous sommes une région démunie.Est-ce réellement de cette façon qu’on conçoit la Confédération ?» Le premier ministre a rappelé, par exemple, que c’est le gouvernement fédéral qui établit les normes des soins de la santé et de l’éducation au Canada.Mais en Nouvelle-Écosse seulement, depuis 1982, Ottawa a réduit son aide aux soins de la santé et à l’éducation de 1,2 milliard ?.Il est temps que les Canadiens de l’Atlantique commencent à protester, s'est-il exclamé.« Faisons comme le Québec.Établissons ce que nous voulons d’une nouvelle Confédération.Au lieu d’accuser les Québécois de tout demander, reconnaissons qu’ils ont été assez habiles pour déterminer leurs besoins — d’être un partenaire dans ce pays — et que nous devrions faire la Jean-Pierre Proulx LES 7000 PROFESSEURS d'universités seront invités, en mai prochain, à se regrouper au sein de la nouvelle Fédération québécoise des profes-seures et professeurs d’universités (FQPPU).La FQPPU naîtra de la fusion de l’actuelle Fédération des associations de professeurs des universités du Québec (FAPUQ) et de l’intersyndicale des professeurs des universités du Québec (IPUQ).Le projet, rendu public hier, a reçu l’appui des présidents de la FAPUQ, de 1TPUQ, de ceux des 18 syndicats universitaires et de celui de la McGill Association of University Teachers qui n’est pas un syndicat.Bien que qualifiée d’« intersyndicale », la nouvelle fédération pourra accueillir aussi, précise ses projets de statuts, les associations « non accréditées », comme celle de McGill.Elle n’exigera pas l’allégeance unique de ses membres de sorte que les syndicats déjà affiliés à une centrale — peu nombreux toutefois — pourront continuer de l’être.C’est le cas à l’UQÀM.Sont toutefois exclus les syndicats de chargés de cours.Contrairement aux professeurs réguliers, a expliqué M.Roch Denis, qui est membre du groupe de travail sur la FQPPU, les chargés de cours sont déjà largement regroupés à la CSN ou à la CEQ.D’ailleurs, précise M.Denis, les universités échappent à ce modèle de négociation, même si la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec sert de lieu de concertation entre les établissements et qu’elle fixe, à son dire, les paramètres patronaux de négociation sous l’égide plus large du Conseil du Trésor.L’unité patronale explique d’ailleurs la poussée syndicale vers une réunification : « L'heure est à l’unité, écrivent les 18 présidents à leurs membres respectifs.Si vous acceptez de relever le défi avec nous, notre voix sera plus forte pour défendre l’université, nos droits et nos libertés individuelles et collectives.La FQPPU deviendra une interlocutrice incontournable en matière de formation et de recherche universitaires».Le président de la FAPUQ, Michel Campbell, et celui de l’IQUP tien- leur soient remboursés à même le Fonds de défense, à la condition que la validité de la loi 160 soit contestée.Les syndiqués du secteur privé misaient sur l’annulation de la loi 160 pour recouvrer les sommes perdues.Quoi qu’il en soit, les avocats des quatre groupes syndicaux recommençaient hier leurs représentations en Cour supérieure.Des dépôts de documents et plusieurs témoignages sont prévus au moins jusqu’au début de mai.même chose.» Selon lui, un trop grand nombre de leaders ont pris position trop rapidement sur la Constitution.Au lieu de durcir leurs positions, les premiers ministres provinciaux devraient écouter l’opinion publique.« Ce qui m’inquiète, c’est qu’un grand nombre de politiciens veulent donner l’impression, de nos jours, qu’ils vont assurer le leadership sur cette question.« Us s’enferment dans une position si rigide qu’il est difficile de reculer par la suite.Avez-vous jamais vu un politicien qui se plaît de reculer d’une position qu’il a prise ?» M.Cameron a assuré les contribuables de.sa province, d’un autre côté, qu’il n’y aura pas de hausse de taxes dans le prochain budget, qui sera déposé au mois de mai.« Je suis un de ceux qui croient, a-t-il dit, que les gens ne peuvent tout simplement pas payer plus, n faut vivre selon ses moyens.» Norman Dellsle de lu l'resse Canadienne QUÉBEC — Les libéraux du comté de Montmorency se donnent jusqu’au 1er mai pour fixer la date où il choisiront leur porte-étendard.« Il serait prématuré de donner des noms d’éventuels candidats dès aujourd’hui », a indiqué hier la directrice du PLQ pour l’Est du Québec, Mme Yolande Bouchard.« La mise en place de notre structure se poursuit et nous serons prêts à temps », a dit Mme Bouchard au lendemain du jour où le Parti québécois a élu le fiscaliste Jean Filion comme candidat pour la prochaine élection partielle.La convention pé-quiste a attiré 1200 personnes dimanche et le Parti québécois espère bien remporter sa première victoire en 35 élections partielles depuis 1971.Cette élection dans Montmorency, rendue nécessaire par la démission du député-ministre Yves Séguin le 21 décembre dernier, doit être déclenchée le 21 juin au plus tard.Si le gouvernement attendait la date-limite, le scrutin aurait lieu le 12 août 1991.Le gouvernement peut toutefois émettre un décret d’election plus tôt, ce qui avancerait d’autant la date de scrutin.Peu de noms circulent actuellement comme aspirants candidats libéraux.Il y a celui de l’ex-député libéral du comté de 1973 à 1976 et ex-maire de Beauport, l’ingénieur Marcel Bé-dard, qui n’a pas nié son intérêt.Le maire actuel de Beauport, principale municipalité du comté, Jacques Langlois, qui a été candidat défait au scrutin de 1981, a déjà nié les velléités de candidature qu'on lui prêtait.H YDRO-QUÉBEG a lancé hier un programme de promotion de produits économiseurs d’énergie.La société d’État s’associe à 35 chaînes de détaillants comptant quelque 2000 magasins au Québec pour favoriser la vente de 75 accessoires qui permettront d’atteindre une performance énergétique supérieure.Parmi ces produits, on compte notamment la couverture isolante destinée au chauffe-eau électrique.Dans le cadre de ce programme, qui sera en vigueur jusqu’au 28 juin, Uydro-Québec assumera une partie des coûts consacrés à la promotion L’ex-député Yves Séguin lui-même a nié lui aussi tout retour immédiat en politique, malgré les rumeurs voulant qu’il puisse être de nouveau sur les rangs.Il avait quitté à cause de son désaccord sur l’implantation d’une taxe de vente sur les services.M.Séguin est retourné à la pratique du droit fiscal chez Langlois, Robert et Gaudreau, un bureau d’avocats de Québec.De même sa conjointe, Mme Marie-Josée Nadeau, à qui certains prêtaient l'intention de succéder à son époux comme député, a catégoriquement nié avoir de telles intentions.« Cette rumeur est ridicule.Mon mari a quitté pour des raisons de principes.Je ne suis pas pour prendre position contre les principes qu’il a défendus », a dit Mme Nadeau qui oeuvre dans le milieu politique comme directrice de cabinet de la ministre de l’Énergie et des Ressources Lise Bacon.Il n’était pas encore possible de prendre au sérieux les rumeurs voulant que le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, un souverainiste avoué, soit tenté par l’investiture libérale de Montmorency.M.Séguin n’a pas paru surpris par la défaite en fin de semaine de l’ex-député fédéral Louis Duclos à l’investiture péquiste.« Louis a été député fédéral pendant 10 ans et peut-etre que les gens voulaient du sang neuf », a dit M.Séguin.L’ex-ministre du Revenu a rappelé qu’au cours de la campagne électorale fédérale de 1984, Louis Duclos, alors candidat libéral, en voulait au Parti québécois pour avoir contribué à l’élection de la candidate conservatrice.La conversion de M.Duclos a pu paraître « un peu soudaine » à certains souverainistes de longue date, croit M.Séguin.de ces produits.L’objectif est d’atteindre à compter de l’an 2000 une économie d’énergie de l’ordre de 13 milliards de kilowattheures par année, a rappelé le vice-président exécutif de la société d’État, Jacques Finet.Pour concrétiser ce projet, Hydro-Québec consentira sur dix ans des investissements d’environ 1,8 milliard?.Par ailleurs, à compter du mois de mai, Hydro offrira deux programmes d’analyses énergétiques, l’un destiné à sa clientèle résidentielle et l’autre aux clientèles commerciale, institutionnelle et industrielle.Un nouveau programme de bi-énergie sera aussi lancé en juin pour le marché résidentiel.1 Libre-échange Canada/États-Unis/Mexique CONFÉRENCE PUBLIQUE DE M.Cuauthemoc Cardenas Chef du Parti révolutionnaire démocratique (PRD), principal parti d’opposition, au Mexique Thème: Pour des négociations trilatérales qui favorisent le développement, la justice et un environnement sain.Date: Le jeudi 18 avril à 14:30 heures Université du Québec à Montréal (UQAM) Pavillon Hubert-Aquin Salle AM050 (niveau métro) Organisée par la Coalition québécoise sur les négociations trilatérales Canada/États-Unis/Mexique Pour Information: 597~2288 DANS LA SÉRIE LES CONFÉRENCES AUJOURD'HUI La nouvelle figure identitaire des Québécois CONFÉRENCE DE: JOCELYN LETOURNEAU Directeur du Célat, professeur au département d’histoire de l’Université Laval À Québec, le mardi 16 avril 1991, 19 h 30 Auditorium 1 Musée de la civilisation, Québec Réservation de laissez-passer, tél.: (418) 643-2158 LES CONFÉRENCES AUJOURD’HUI sont organisées conjointement par l'Université du Québec à Montréal, le quotidien Le Devoir et le Musée de la civilisation JMW Université \\\\\ Ê du Québec .„ ,cér ’ ,.à Montréal LE DEVOIR aVmSATDN PHOTO AP r' s.r * a Tout dépendra du vent Une partie du pétrole échappé des soutes du pétrolier naufragé Haven dérive au large de la Riviera italienne en direction de la côte française, mais des responsables espèrent que le beau temps et le ralentissement de la fuite permettront d’éviter une catastrophe écologique.Le pétrolier géant chypriote Haven, 109 000 tonnes, a coulé dimanche matin à quelques encablures de Gênes, après avoir brûlé pendant trois jours.Ses citernes contenaient assez de pétrole pour provoquer la pire marée noire jamais observée en Méditerranée.Selon la capitainerie d'Arenzano, petit port proche de Gênes, une brise du nord-est pousse lentement vers la France une nappe de pétrole de dix km de long.Quelques nappes, dont certaines atteignent une centaine de mètres, ont échappé aux barrières flottantes (photo) entourant le pétrolier pour échouer sur des plages sur la côte ligure.Une petite quantité de pétrole s’échappe encore de l’épave, qui gît par 70 mètres de fond.Quatre groupes syndicaux ont relancé la contestation judiciaire de la loi 160 Des francophones menacent de poursuite trois grands services pan-canadiens Cameron conseille aux provinces atlantiques d’imiter les Québécois Hydro lance 75 accessoires pour économiser l’énergie d'uprès lu Presse Canadienne A-4 ¦ Le Devoir, mardi 16 avril 1991 Mulroney cherche des navigateurs face aux écueils constitutionnels Une analyse de Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa BRIAN MULRONEY constituera-t-il dès cette semaine le cabinet avec lequel il entend naviguer à travers la crise constitutionnelle des 18 prochains mois ?Après une fin de semaine de réflexion, la balance penchait hier dans la capitale fédérale vers un remaniement important du conseil des ministres.Tout au moins y aura-t-il des ajustements, a précisé le premier ministre lui-même il y a quelques jours.Mais si Brian Mulroney se limitait finalement à quelques changements, ce ne serait que partie remise.Dans son entourage, on s’entend en effet sur une donnée : tel qu’il est composé actuellement, le conseil des mi- nistres n’est pas en état de négocier les écueils politiques de la prochaine année.Tôt ou tard, il faudra le réaménager de fond en comble.Avec 37 ministres, Brian Mulroney dirige un des plus gros cabinets de l’histoire canadienne, un des plus lourds, précisent également ses critiques.Symptôme de l’usure de deux mandats, le cabinet fédéral est en effet encombré de bois mort, plusieurs joueurs sont essoufflés, d’autres ne semblent carrément pas à leur place.Par exemple : ¦ deux des dossiers jugés les plus prioritaires par l’opinion publique sont entre les mains de ministres qui n’ont rien de têtes d’affiche.Torn Sid-don, aux Affaires autochtones, et Robert de Cotret, à l'Environnement, n’ont pas réussi jusqu’à présent à re- dorer le blason du gouvernement dans deux secteurs névralgiques pour sa popularité; ¦ la performance des étoiles montantes de la fournée électorale de 1988 a été pour le moins inégale.Pour un Gilles Loiselle qui monte en flèche, il y a Jean Corbeil qui a peu de résultats à afficher après deux ans comme ministre du Travail et ministre politique pour Montréal.Ou Kim Campbell à la Justice qui a deux échecs à son actif : le projet de loi sur l’avortement, qui a mordu la poussière aux Communes, et celui du contrôle des armes à feu, mort au feuilleton de la sesssion actuelle; ¦ au moins trois des vétérans du cabinet sont en bout de piste politique, dont le sénateur Lowell Murray, qui plaide la lassitude constitutionnelle depuis l’échec de l’accord du lac Meech pour demander à être relevé du portefeuille-clé des Relations fé-dérales-provinciales.Ses collègues John Crosbie, au Commerce international, et Elmer McKay, aux Travaux publics, caressent également des projets de retraite politique; ¦ le cabinet compte une demi-douzaine de ministres d’État.Six postes dont les titulaires ont été à peu près invisibles depuis leur accession au cabinet.Ainsi, qui se souvient du rôle joué par la ministre d’État aux Affaires indiennes Shirley Martin pendant la crise autochtone de l’été dernier ?Ou de celui de Monique Vézina, ministre d’État à l’Immigration, dans la négociation avec Québec d’une entente cruciale à ce sujet ?; ¦ finalement, le premier ministre n’a pas rafraîchi la première ligne de son conseil des ministres depuis le début de son premier mandat en 1984.Michael Wilson, aux Finances, est associé aux mesures les plus impopulaires du gouvernement Mulroney.Joe Clark, qui résistait encore hier à l’idée de quitter les Affaires extérieures, est perçu comme le seul candidat assez solide pour épauler l’opération constitutionnelle du premier ministre aux Relations fédéra-les-provinciales.Au chapitre des actifs, il y a une poignée d’autres ministres susceptibles d’en prendre plus sur leurs épaules dont : Gilles Loiselle, encore qu’il vient tout juste d’hériter de la responsabilité du Conseil du Trésor, Pierre Cadieux, le solliciteur-général, Barbara McDougall, que plusieurs destinent aux Finances, et Don Mazankowksi, l’homme à tout faire albertain de Brian Mulroney, dont il est question qu’il le dépanne cette fois-ci aux Affaires indiennes.Et si le premier ministre fait provision de sang neuf, tout indique que le député de Sherbrooke Jean Cha-rest sera invité à reprendre une place au cabinet.Pourraient également s’ajouter : Ross Reid, un député de Terre-Neuve qui semble désigné pour succéder un jour à John Crosbie comme ministre de sa province, et David MacDonald, le député de Rosedale qui a bonne réputation comme président du comité parlementaire sur l’environnement auprès des écologistes, mais qui est également assez branché sur l’élite culturelle du reste du Canada pour faire figure de successeur à Marcel Masse.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La CÉE firmé que les ONG n’avaient répondu présent qu’en France, aux Pays-Bas et en Belgique.Les Douze ont par ailleurs approuvé les propositions présentées par la France pour permettre le retour en Irak de centaines de milliers de réfugiés kurdes, a déclaré Élisabeth Guigou, ministre français des Affaires européennes.« Notre plan a été unanimement bien accueilli », a-t-elle précisé lors d’un point de presse en marge de la réunion.Ces propositions ont été présentées samedi à Genève par le secrétaire d’État français à l’Action humanitaire, Bernard Kouchner, au secrétaire général des Nations unies, Javier Perez de Cuellar, et au prince Sadruddin Aga Khan, charge de la coordination des secours aux Kurdes.Jusqu'à 1000 réfugiés irakiens meurent chaque jour à la frontière turque, ont déclaré hier les États-Unis, citant les estimations d’organismes humanitaires.« Entre 400 et 1000 personnes meurent chaque jour, la plupart de maladies guérissables, selon les estimations des organisations humanitaires », a déclaré le porte-parole du département d’État, Margaret Tut-wiler.« Des vivres et du matériel d’assistance médicale sont envoyés aussi rapidement qu’il est humainement possible de le faire », a-t-elle ajouté.Nombre de réfugiés sont de plus en plus affaiblis et le chiffre des morts pourrait s’accroître avant que les premiers effets des opérations de secours ne se fassent sentir, a dit Mme Tutwiler.Elle a ajouté que les États-Unis avaient effectué 152 largages de vivres au-dessus des zones de refuge, et acheminé ainsi 1029 tonnes de matériel.Entre-temps, Radio-Téhéran a rapporté hier que des troupes irakiennes appuyées par des chars ont attaqué des réfugiés kurdes à la frontière iranienne, en tuant un certain nombre et bloquant une route d’exode.Selon la radio, l’attaque s’est déroulée samedi soir face à la ville iranienne frontalière de Sar ee Pol e Za-hab, à 520 km au sud-ouest de Téhéran.« Des troupes irakiennes appuyées par 15 chars ont fermé le point d'entrée des réfugiés, en tirant à feu nourri sur des femmes, des enfants et des hommes, et en tuant plusieurs», précise la radio.De leur côté, à la frontière turco-irakienne, des peshmergas (rebelles kurdes) qui tiennent encore d’étroites zones au nord-ouest de l’Irak barrent le chemin du retour au pays aux Irakiens réfugiés en Turquie, ont affirmé hier de nombreux témoins.« Un barrage de peshmergas nous a arrêtés 25 km après la frontière », raconte Nouri, 32 ans, professeur à Zakho, qui vient de passer 13 jours dans un camp militaire en Turquie et tente de rentrer chez lui.« Us disent qu’ils vont lancer une offensive contre Zakho et que nous serions pris dans les combats.Mais je ne les crois pas.Ils sont très faibles et fatigués.Ils veulent plutôt que nous restions mourir ici ».Depuis plusieurs jours, des centaines de Kurdes ayant fui les villes bombardées ont choisi de rebrousser chemin, préférant le saut dans l’inconnu et la peur des représailles en Irak aux terribles conditions de survie des camps de la frontière turque.Pour sa part, le président iranien Ali Akbar llachémi-Rafsandjani a critiqué hier « le retard dans l’acheminement de l’aide internationale » aux réfugiés irakiens, lors d’une conversation téléphonique avec le chancelier allemand Helmut Kohl.Lors de l’entretien, M.Rafsand jani a estimé étonnant que « les pays qui ont acheminé rapidement des moyens militaires pour la guerre n’aient pas avec la même rapidité apporté une assistance humanitaire au peuple innocent d’Irak».La conversation a également porté sur « la situation des réfugiés irakiens en Iran et les moyens de leur apporter une aide », selon Radio-Téhéran.Aux Nations unies enfin, on apprenait hier de sources diplomatiques que l’ON U pourrait se voir confier la surveillance et le ravitaillement de plusieurs itinéraires en territoire irakien pour faciliter le rapatriement des réfugiés kurdes massés aux frontières turque et iranienne.Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, URSS, États-Unis, Grande-Bretagne, France) y ont travaillé dès la semaine dernière, précise-t-on de sources diplomatiques.Ces itinéraires partiraient des principaux points de concentration des réfugiés kurdes massés aux frontières vers quelques grandes villes du Kurdistan irakien.Ils seraient jalonnés de points de ravitaillement gérés et approvisionnés par l’ONU.À Geneve, on estime à plus de 2 250 000 le nombre de Kurdes d’Irak qui ont quitté leurs foyers et sont répartis aux frontières avec la Turquie et l’Iran, selon les derniers chiffres rendus publics hier par les organisations humanitaires.Le Haut-commissaire pour les réfugiés (HCR), Mme Sadako Ogata, qui se trouve en Iran depuis samedi, indique que le nombre de réfugiés Kurdes irakiens dans ce pays s’élève à 901 120.Du côté de la Turquie, leur chiffre est estimé à 600 000.Aujourd’hui, le HCR doit entreprendre une opération de ravitaillement par air portant sur mille tonnes d'équipement et de vivres.Quelque 36 avions emportant pour 2,5 millions $ de tentes, d’aliments protéi-nés et d’équipements de cuisine doivent partir du Pakistan, d’Égypte et d’Europe d’ici le 28 avril.+ L’UQÀM pays d’origine ne sont ni reconnues ni utilisées, alors qu’on déroule le tapis rouge pour des immigrants-investisseurs ».Les professionnels (professeurs, ingénieurs, avocats, médecins, architectes, etc.) représentent environ 25 % des immigrants, et ce sont souvent des individus qui ont été forcés de s’exiler à cause de la situation politique instable dans leur pays.En 1988 moins de 17 000 étudiants issus des communautés culturelles étaient inscrits dans les universités québécoises, selon des chiffres gouvernementaux.MM.Wener et Chénier estiment qu’ils ne représentent qu’une faible proportion des immigrants aptes à suivre des études universitaires.Leur absence du milieu universitaire et collégial « s’explique en grande partie par les difficultés que la société québécoise met sur leur chemin pour qu’ils apprennent un français parlé et écrit de haut niveau », affirment-ils.L’UQÀM adaptera donc dès cet automne son actuel certificat de français écrit de deux sessions pour offrir un certificat « aménagé » a ces immigrants scolarisés, à raison de cinq cours par session.Le programme comprendra des cours de français langue seconde de niveau universitaire, tout comme des cours de communication écrite ou d’histoire socio-politique du français.Plusieurs immigrants allophones étant bénéficiaires de l’assurance-chômage ou de l’aide sociale, le ministère du Travail avait accepté l’hiver dernier d’augmenter les prestations pour des immigrants qui suivaient les cours du Centre pro-fran-cisation de l’UQÀM.Mais il n’est pas encore assuré qu’on puisse obtenir de telles facilités pour des groupes entiers pendant une année.Certains organismes, comme la Société Saint-Jean-Baptiste et le Secrétariat d’État, s’étaient déjà engagés à aider le Centre pro-franci-sation, mais l’UQÀM cherche d’autres formules pour aider financièrement ces allophones de niveau universitaire.« Moi je rêve de créer un fonds de francisation pour immigrants, de la même façon que la FTQ a créé un Fond de solidarité, lance Pierre Chénier.Serait-il possible de créer un tel fonds avec les sommes considérables amenées au Québec par les immigrants-investisseurs ?» Pierre Chénier vajilus loin encore.À moyen terme, il reve aussi de former, avec l’aide des gouvernemenLs et du secteur privé, des Centres profrancisation de quartier, qui pourraient offrir des soutiens techniques aux études, organiser des cours dans les quartiers, servir d’incubateurs d’entreprises, intervenir dans les champs social et culturel, bref des centres qui illustreraient un projet social global en faveur de la francisation.4 Les employés injuste, que les plus riches ne paient pas la part qui doit leur revenir des dépenses publiques au Québec et que cela explique une partie des problèmes structurels des finances publiques au Québec (ils suggèrent, a titre d’exemples, le relèvement du taux marginal d’imposition des 50 000 $ et plus et l’élimination de l’abri fiscal pour le premier 100 000 $ de gain en capital.En somme, les leaders syndicaux reconnaissent l’existence d’un très grave problème dans les finances publiques, même si à leur avis le gouvernement n’en a pas encore fait une démonstration éloquente.Ils sont disposés à recommander à leurs membres de faire certains sacrifices pour contribuer à la solution de ce problème, à condition qu’ils ne soient pas les seuls à le faire.« Il y a un trou financier, qu’on demande à tous de combler », résume le président de la FTQ, M.Louis Laberge.Les leaders syndicaux refusent que les employés de l’État soient sollicités deux fois, une première fois comme contribuables et comme consommateurs qui subissent comme tout le monde les hausses de taxes et d’impôt, et une seconde fois comme salariés, à qui on se permet d’imposer des baisses ou des gels de salaires, comme en 1982 sous René Lévesque et comme on s'apprête à le faire cette année.Le fardeau doit être réparti plus équitablement sur l’ensemble des citoyens, plaident-ils.M.Larose a soutenu hier qu’il s’agissait d’une journée historique puisque l’on avait assis autour d'une même table les représentants des six plus grands syndicats du secteur public et parapublic : la CSN et la CEQ (quelque 120 000 membres chacune), la FTQ (45 000 membres), la Fédération des infirmières, FIIQ (40 000 membres), le Syndicat des fonctionnaires, SFPQ (45 000 membres) et le Syndicat des professionnels, SPGQ (10 000 membres).Les propositions soumises à M.Johnson ont été élaborées en commun, a indiqué M.Larose, ce qui laisse présager la renaissance, voire l’élargissement, du front commun syndical qui a connu ses heures de gloire dans les années 1970.+ Les villes t-il, car M.Ryan refuse systématiquement toute discussion de fond sur son projet».Aucune question n’a encore été formulée dans l’éventualité d’un référendum.En fait, il pourrait y avoir autant de questions qu’il y aura de référendums.Toutefois, précise M.Nicolet, celles qui seront retenues par les différentes municipalités de l’UMRCQ iront toutes dans le même sens : Voulez vous, oui ou non, assumer les coûts de la réforme Ryan ?Dans l’éventualité où ils refuseraient de le faire, le président de l’Union croit que les maires et conseillers démissionneront en bloc, ou désobéiront à la loi en refusant de voter les hausses de taxes nécessaires pour prendre en charge les nouvelles responsabilités que Québec veut leur donner.« Ils n’auront pas d’autres choix, soutient-il.S’ils ne veulent pas trahir les résultats d’un vote opposé à la réforme, ils ne pourront rester en poste et voter les hausses de taxes nécessaires.Et s’ils restent, leur refus de décréter de nouvelles hausses de taxes les amèneront à désobéir à la loi puisqu’ils ne seront pas capables d’assumer les responsabilités que M.Ryan veut leur donner».Selon lui, certaines régions particulièrement affectées par la réforme n’hésiteront pas à désobéir à la loi.Il cite les cas de l’Abitibi et de Gaspé, « qui en ont beaucoup sur le coeur ».Cependant, il prévoit qu’une majorité de ces membres démissionnerait.« Ce serait moins drastique que le refus d’obéir à la loi, mais l’impact serait important parce que dans les petites municipalités il n’y a généralement pas grand-monde qui veut siéger au conseil de ville.Or, si on ne peut remplacer les démisionnaires, il faudra songer à mettre ces villes sous tutelle.De quoi embarrasser un gouvernement ! ».Mais d’ici à ce que tout cela se produise, les élus municipaux vont pré- parer le terrain en distribuant (c’est d’ailleurs déjà commencé) des bulletins d’information à leurs électeurs, spécialement aux locataires, pour expliquer l’impact de la réforme Ryan sur leur portefeuille.Et afin de bien préparer les esprits, cette campagne de sensibilisation s’intensifiera graduellement jusqu’à l’automne.« Le monde municipal a dit bien des choses sur ce projet de partage 16 avril par la PC et l’AP I990: début d’importants travaux de réfection sur l'autoroute Métropolitaine à Montréal.1989: Beyrouth: L’ambassadeur d'Espagne est tué par l’explosion d'un obus tombé sur sa résidence.1987: des milliers d'étudiants sud-coréens manifestent contre le gouvernement de Séoul, protestant contre le "gel" du débat constitutionnel.1984! : huit attentats ont lieu dans plusieurs villes du nord de la Syrie; selon la presse libanaise, ils auraient fait près de 150 morts.1989: les autorités polonaises, qui ont annoncé des mesures contre les partisans clandestins de Solidarité, interpellent 25 personnes.1980: l'Iran annonce la création d’une arméé révolutionnaire islamique et lance un appel à la guerre sainte contre le gouvernement laïc d'Irak.1979: quatre terroristes arabes blessent plusieurs personnes dans un attentat à la grenade sur l'aéroport de Bruxelles à l'arrivée d'un avion israélien.1975: le gouvernement cambodgien offre sa capitulation aux Khmers rouges.1972: lancement, â Cap Kennedy, des astronautes d'Apollo lfi en direction de la lune.— Reprise des bombardements américains sur le Nord-Vietnam.1957: le projet national d’assu-rance-hospitalisation devient une réalité avec l'adhésion de la sixième province requise, l’Ue-du-Prince-Édouard.19-17: le cargo français 'Grand-champ', chargé de nitrate, saute dans le port de Texas City, provoquant l’explosion d’une usine de produits chimiques et d’un autre bateau chargé de nitrate: 575 morts.1945: l'année américaine entre à Nuremberg.1998: signature d'un pacte anglo-italien par lequel la Grande-Bretagne reconnaît la souveraineté de l'Italie sur l’Éthiopie en échange d’un retrait des forces italiennes d'Espagne.1995: inondations à Laval-des-Ra-pides, Pont-Viau et 1,’Abord-à-Plouffe.1922 le Traité de Rapallo, entre l'Allemagne et la Russie, recon-nail la Russie comme grande puissance et conduit à une reprise des relations diplomatiques et commerciales entre les deux pays.1917: Lénine rentre en Russie après plusieurs années d'exil.1904! : achèvement de la pose d'un câble au fond du Pacifique entre les États-Unis et la Chine.1891 abolition du Conseil législatif au Nouveau-Brunswick.1887: le canal Welland est ouvert à la navigation.1879: mort de Sainte-Bernadette, qui assurait avoir vu la vierge Marie à Lourdes.1862: l’empereur des Français, Napoléon III, déclare la guerre au dirigeant mexicain Benito Juarez Garcia.18B4I: référendum à Nice: 26000 électeurs, contre 150, se prononcent en faveur du rattachement à la France.1856: le Traité de Paris définit la nature de la contrebande et du blocus et reconnaît le principe de la liberté des mers.1542: le sieur de Roberval, représentant du roi, fait hisser les voiles pour la Nouvelle-France avec 200 colons à bord de trois bateaux.L'expédition sera un échec et les survivants reviendront en France l’année suivante.Ils sont nés un 16 avril: Anatole France, écrivain (1844-1924); Charles Chaplin, acteur et réalisateur (1889-1977); le pionnier de l'aviation, Wilbur Wright (1867-1912); l'explorateur Sir John Franklin (1786-1847); l'auteur et comédien britannique Peter Ustinov (1921); le compositeur Henry Mancini (1924 ); le ministre fé déral Benoit Bouchard (1940 ), le joueur de basketball Kareem Abdul Jabbar (1947).des responsabilités, rappelle M.Nicolet.On l’a dénoncé en long et en large, mais curieusement, on se rend compte que les citoyens ordinaires sont encore très mal informés.Qu’ils n’ont pas encore tout a fait pris conscience de l’effet qu’il va avoir sur leur propre situation financière».« En fait, précise-t-il, on assiste au même phénomène que lors du débat sur la taxe scolaire.Les gens ont commencé à se plaindre seulement après avoir reçu leur compte de taxe.Or, cette fois, on va s’organiser our que tout le monde comprenne ien que pour payer les responsabilités que Québec veut nous refiler, nous devrons notamment prendre plus d’argent dans les poches des propriétaires qui, eux, se retourneront vers les locataires en augmentant leurs loyers.Une fois que les gens vont comprendre ça, ils vont embarquer ».PHOTO CP La police aux abois Susan Eng, connue à Toronto pour ses vertes critiques du service de police torontois, notamment en matière de racisme, vient d'être nommée par le gouvernement de Bob Rae présidente de la Commission de police de Toronto au grand désespoir des policiers.La Cour supérieure refuse à trois Warriors d’Oka un procès unilingue anglais SAINT-JÉRÔME (PC) - La Cour supérieure du Québec a donné raison, hier, aux procureurs de la Couronne qui veulent pouvoir parler français au procès de trois Mohawks, qui eux, réclamaient un procès entièrement en anglais.Cette décision signifie que l’article du Code criminel qui reconnaît qu’un accusé peut exiger que le procureur de la Couronne parle sa langue est maintenant « inopérant » au Québec, a statué le juge Benjamin Greenberg.Les défenseurs de Ronald Cross, Gordon Lazore et Roger Lazore avaient demandé que le procès se déroule entièrement en anglais, avançant qu’un procès bilingue, pour lequel on devrait recourir aux services d’interprètes, porterait atteinte aux droits des accusés de bien comprendre toutes les procédures.Les trois autochtones doivent répondre de 85 accusations portées à La suite de la crise d’Oka de l’été dernier.Invoquant la complexité des questions legales soulevées par cette cause, les procureurs de la Couronne dans le dossier ont indiqué qu’ils tenaient à parler dans la langue qui leur était familière, le français.Le juge Greenberg avait essayé de contourner l’écueil en demandant aux deux parties d’accepter un procès bilingue, mais la défense s’y est refusée.Les avocats de la défense soutien- nent que le jugement compromet le droit fondamental d’un accusé à un procès équitable devant les tribunaux fédéraux de tout le pavs et devant les tribunaux du Québec, du Nouveau-Brunswick et du Manitoba, où les procès peuvent se dérouler dans l’une ou l’autre des deux lan gués officielles.« S’ils ne sont pas à l’aise en anglais, ils ne devraient pas s’occuper de cette cause », a déclaré à l’extérieur du tribunal un des avocats de la défense, James O’Reilly.Toujours selon la défense, le jugement revient à effacer les dispositions de la politique des langues officielles applicables aux accusés, en abolissant pratiquement le droit des francophones à un procès mené entièrement dans leur langue hors du Québec.Elle a indiqué son intention d'en appeler de la décision rendue hier et de réclamer la suspension du procès en attendant l’issue de l’appel.Interrogé, le procureur de la Cou ronne François Brière a préféré ne pas faire de commentaire sur l’impact que le jugement pourrait avoir sur le reste du Canada, non plus que M.Gaspard Côté, représentant le bu reau du procureur général du Canada.M.Côté a cependant fait savoir que la décision avait été transmise à la ministre de la Justice Kim Camp bell, et au’elle serait probablement relayée egalement au bureau du pre mier ministre.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’Information générale Josée Boileau.François Brousseau, Jean Chartier, //es d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louis-G L’Heureux, Caroline Moritpetit, Bernard Monter, Isabelle Paré, Clément Trudel à l'InformaUon culturelle Pierre Beaulieu.Paule DesRivières, Marie Laurier Robert Lévesque, Nathalie Petrowski à l'Information économique Robert Dutrisac.Jean-Pierre Legault.Serge Truffaut.Claude Tur cotte à l'Information politique Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste ,1 Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (poli tique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales).Jean-Pierre Proulx (éducation.religions).Louis-G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de travail).Marie-Josée Hudon.Jean Sé bastien (commis).Danielle Cantara.Thérèse Champagne, Monique Isabelle (clavistes): Denise Babin (secrétaire à la rédaction).Suzanne Marchand (ad/omte à ta direction).Christyne Ouellet (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Sylvie Scott.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (direcfrice),Jacqueline Avril, Chris liane Beniamin, Caroline Bourgeois.Francine Gingras, Johanne Guibeau.Lucie Lacroix.Christiane Legault, Lise Maior (publicitaires) Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poisson (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Car mel (coordonnatrice des services comptables), Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Isabelle Baril, Linda Thériault (secrétaire A l’administration) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Michelle Alie (directrice), Monique Corbeil, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarie, Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams, Patrick Koczan (coordonnateurs), Patrick Salasse, Micheline Ruelland, Louise Paquette.Raymond Paquin, Jean-Marc Ste-Marie, Françoise Coulombe, Jean-François Lapointe LE DEVOIR «si publié par l'Imprimerie Populaire I imitée, société a responsabililé limitée, donl le siege social est situé au numéro Zl l, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 11 esl composé el imprimé par Imprimerie Dumont, /MJ rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc , 612 ouesl rue Saint-Jacques, Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée a employer el a dilluser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouobecor Inc , si tune au //5, boul Lebeau, SI Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514)8*1*1 3361 Abonnements (5t4) 844 5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée, 211 rue St-Sacremenl, Montréal, Qué bec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $ 439 OO USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes to Insa PO Box 1518.Champlain NY (2919 1518 LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 16 avril 1991 La Banque européenne pour la reconstruction de l’Est est née PHOTO AP Un groupe de chefs d’État s’est réuni hier pour l'inauguration de la BERD.En voici une partie avec le président de la BERD Jacques Attali, au centre : de gauche à droite au premier rang, François Mitterrand, John Major, Yitzhak Shamir et Vaclav Havel.Les papetières exigent des évaluations indépendantes des forêts publiques Pierre Roberge de la Presse Canadienne LES PRATIQU ES d’exploitation et d’aménagement des compagnies forestières sur les terres publiques doivent être soumises à des vérifications indépendantes, estime l’Association canadienne des pâtes et papiers (ACPP).Les provinces — c’est leur juridiction — nommeraient ces vérificateurs, qui travailleraient alors avec des ingénieurs, a suggéré hier Robert Stewart, président de l’ACPP et administrateur de Papiers Scott.Mais déjà à Québec, au cabinet du ministre des Forêts Albert Côté, on trouve que le gouvernement, « avec la nouvelle Loi des forêts, a tout ce qu'il faut » pour superviser les activités des compagnies dans les forêts publiques.« Nous n’en voyons pas l’utilité, du moins pour l’instant, a répondu Robert Boulay, porte-parole du ministre Côté.D’autant plus que l’association tentera peut-être de nous refiler les coûts de cet exercice.» À ce sujet Pierre Lachance, de l’ACPP, signale qu’« il n’y a encore eu aucune discussion quant aux modalités comme les coûts.Mais aucune porte n’est fermée.» À l’ACPP, on juge nécessaire une vérification indépendante, « venant d’experts qui ne couchent ni avec les écologistes ni avec les compagnies ».Regroupant 59 sociétés membres, l’ACPP croit que l’exercice « garantira un examen ouvert et impartial » aux yeux de l’opinion publique, eu égard au poids de l’industrie des pâtes et papiers, principal exportateur du Canada.Oscar Stangeland, responsable de l’ACPP et président de Stone-Conso-lidated, a indiqué pour sa part que son association « endosse dans son ensemble » un récent rapport fédéral sur l’état des forêts canadiennes.La semaine dernière, le ministre fédéral Frank Oberle, reconnaissait entre autres que le territoire pas suffisamment reboisé s’accroît toujours, à raison de la surface de l’île-du-Prince-Édouard chaque année.Quant à faire voir l’industrie forestière canadienne à des experts européens, une coalition canadienne d’ecologistes et d’autochtones suggérait de choisir la moitié des sites à visiter et de laisser aux compagnies le choix de l’autre moitié.Responsable des Forêts, M.Oberle avait egalement reproché aux écologistes de faire une mauvaise réputation à l’industrie canadienne à l’étranger.Au sujet du blanchiment de la pâte au chlore, dont les rejets polluent les cours d’eau, M.Stangeland estime que son abandon total est « une utopie.Du blanchiment au chlore, il y en a encore en Suède.» À part blanchir comme l’indique son nom, explique l’ACPP, l’opération au chlore est également essentielle pour retirer des impuretés de la pâte et obtenir un papier qui sera solide assez longtemps.Le papier-journal ne nécessite pas ce type de blanchiment, au contraire du papier kraft.Selon M.Stangeland, la purification des effluents de chaque usine de pâtes et papiers requiert, pour être efficace, une usine secondaire de traitement.Depuis une dizaine d’années, souligne l’ACPP, le reboisement a beau coup progressé au Canada ; de 200 millions de plants mis en terre en 1979, on est passé à plus de un milliard (estime fédéral) en 1990.Merck Frosst consacrera 270 millions $ en cinq ans à la recherche au Québec Michel Van de Walle de la Presse Canadienne LA SOCIÉTÉ pharmaceutique Merck Frosst entend consacrer 270 millions $ d’ici 1996 à ses activités de recherche-développement.L’essentiel sera dépensé à son nouveau centre de recherche thérapeutique situé à Kirkland, dans l’ouest de Montréal, et dont l’inauguration est prévue en septembre prochain.Une rencontre de presse avait néanmoins été convoquée hier dans des locaux encore en construction pour faire le point sur les dépenses en recherche-développement dans le secteur pharmaceutique.Deux ministres fédéraux, Pierre Blais et Pierre Cadieux, s’étaient déplacés pour faire valoir que toute cette nouvelle activité dans le domaine de la recherche biomédicale prenait sa Le chômage encore dans BONN (Reuter) — Le conseil des experts économiques allemands n’entrevoit pas d’amélioration à court terme de l’économie de l’ex-RDA, où le chômage continuera à progresser.Dans un rapport passant en revue les problèmes de chaque secteur de l’industrie est-allemande, publié hier, les « cinq sages » soulignent qu’il ne faut pas s’attendre à une reprise économique dans les mois qui viennent du fait de la baisse continue des commandes aux industries locales.Ils invitent Bonn à poursuivre la libéralisation de l'économie en n’augmentant pas ses subventions et en s’abstenant de toute aide aux entreprises non compétitives.« Le marché, et non les hommes politiques, doit décider de la survie d’une entreprise », écrivent les sages dans ce rapport qui prone l’accélération des privatisations dans l’ex-RDA.« Assurer la survie d’entreprises malades par des aides publiques si- source dans la loi sur les brevets pharmaceutiques que le gouvernement fédéral avait fait adopter en 1987, malgré les critiques de l’opposition et de certains groupes de consommateurs.Avant 1987, Merck Frosst consacrait une somme équivalant à 4 ou 5 % de ses ventes au Canada à la recherche et au développement de nouveaux médicaments.L’an dernier, a indiqué hier un responsable financier de l’entreprise, M.Canan, cette proportion était haussée à 11,1%.Le centre de recherche de Merck Frosst, considéré comme le plus important au Canada, est érigé au coût de 70 millions $.Il se consacrera essentiellement à la recherche sur les maladies respiratoires.Alors que 100 chercheurs étaient employés par Merck Frosst il y a quelques années, on prévoit que le centre embauchera 300 experts en gnifie une hausse des subventions, la consolidation de vieilles structures et, à long terme, le risque habituel d’une baisse de la compétitivité », ajoutent-ils dans ce rapport.Le ministres des Finances, Théo Waigel, et celui de l’Économie, Jèr-gen Mùlleman, ont déclaré voir dans cette étude un •< argument convaincant sur la nécessité de maintenir la politique de libéralisation » pour redresser l’économie est-allemande.Les sages prédisent que le chômage devrait continuer de croître pour toucher 1,7 million de personnes, près de 25 % de la population active de l’ex-RDA, d’ici la fin 1991, contre 800 000 à la fin mars.Le nombre des emplois à temps partiel devrait rester à son niveau (élevé) actuel d’environ 2 millions.« Même si des changements structurels interviennent rapidement, le chômage en Allemagne orientale ne diminuera que graduellement », écri-vent-ils encore.recherche lorsqu’il aura atteint son rythme de croisière, en 1996.Le processus d’embauche est déjà complété à 50%, signalait-on hier.Le ministre Blais s’est montré particulièrement satisfait de ces 20 chercheurs de haut calibre de nationalité canadienne qui travaillaient auparavant à l’extérieur du pays qui viendront à Montréal pour travailler dans les laboratoires de Merck Frosst.Il voit dans ces retours un autre effet bénéfique de la nouvelle loi sur les brevets.Ces dernières années, les dépenses totales en recherche-développement se sont accrues au Canada, le Québec étant l’un des principaux bénéficiaires puique plusieurs des grandes sociétés pharmaceutiques sont situées dans la région de Montréal.Ainsi, en 1988, les dépenses totales en R-D au Canada ont été de 165,7 millions $ puis passaient à 244,8 millions $ en 1989.Au cours de ces deux années, affirmait de son côté le ministre Cadieux, c’est une somme d’environ 170 millions $ qui a été dépensée au Québec.En 1990, les ventes de Merck Frosst au Canada ont été d’environ 300 millions $.En 1989, les ventes totales de 66 sociétés pharmaceutiques établies au Canada ont frôlé les 3 milliards $ augmentera l’ex-RDA LONDRES (AFP) — Quelque trente chefs d’État et de gouvernement ont assisté hier à l'inauguration de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) qui aura la tâche délicate d'aider l'Europe de l’Est et l’URSS à réussir leur transition vers la démocratie et l’économie de marché.Conformément à ses statuts, la BERD cherchera à favoriser « le dé veloppement de la démocratie » dans les pays de l’Est et en Union soviétique, a’déclaré le président français François Mitterrand, lors d’un discours inaugural devant plusieurs centaines de délégués et de gouverneurs des 39 pays et des deux institutions européennes membres de la nouvelle « Banque européenne ».Tandis qu’un « nouvel ordre européen » se met en place avec la disparition du Pacte de Varsovie et des régimes communistes, ces pays sont confrontés à une « économie dévastée ».L’Europe de l’Ouest a de ce fait un « devoir de solidarité » envers ces pays, la naissance officielle de la BERD étant « la première preuve concrète de cette solidarité », a expliqué le chef de l’État français.Première institution financière internationale de l’après-guerre froide et symbole d'une volonté commune des pays industrialisés de contribuer à une démocratisation durable de ces anciens pays communistes, la BERD a établi son siège à Londres et porté à sa présidence M.Jacques Attali, un ancien conseiller de M.Mitterrand.Les pays riches ont le devoir d’aider les pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie) afin de rendre « moins douloureuse» la transition de leur ancien système vers l’économie de marché, a dé- claré le premier ministre britannique John Major.« Se diriger vers une économie de marché ne sera ni facile ni indolore», a-t-il souligné.« Nous, à l’Ouest, pouvons contribuer à rendre cette transition un peu plus facile et un peu moins douloureuse ».Dotée dans un premier temps d’un capital de 10 milliards d’écus (environ k3 milliards?US), la BERD mettra l’accent sur l'aide au secteur privé.Son inauguration intervient 18 mois après que M.Mitterrand en avait proposé l’idée à Strasbourg.Ses statuts avaient été adoptés le 29 mai 1990 par tous les pays membres ainsique la Commission de la CEE et la Banque européenne d’investissements (BEI).M.Attaü a décrit la BERD comme la première institution internationale de « l'Europe rassemblée » et « du nouvel ordre mondial ».« J’espère qu’elle aidera à faire naître ce que certains appellent la ‘Maison commune’ et d’autres la ‘Confédération’ », a-t-il ajouté.Le président soviétique Mikhael Gorbatchev a exprimé l'espoir, dans une lettre à M.Attali, que la BERD serait « un chaînon à part entière du système de coopération pan-européen dans la création d’un grand espace économique ».« L’Union soviétique considère que son adhésion à la banque est un élément très important de la participa tion du pays dans l’économie européenne et mondiale », a ajouté M.Gorbatchev.MM.Mitterrand, Major et Attali n’ont pas caché le caractère périlleux de la mission qui attend la BERD.Tandis que la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie sont déjà bien engagées dans les réformes, la Bulgarie, la Roumanie, la Yougoslavie et surtout l’U RSS sont plongées dans une situation économique et politique très difficile.« Les temps qui viennent sont semés d’embuches.Nous aurons ensemble à affronter une tâche extrêmement complexe », a dit M.Attali.La crise qui secoue l’URSS apparaît comme l’un des plus importants défis pour la BERD, estiment les analystes.Le danger est d’octroyer des capitaux en vain à ce pays du fait de sa désorganisation économique et de la corruption qui y règne.M.Michel Camdessus, directeur du Fonds monétaire international ( FMI), a déclaré que la BERD pouvait contribuer à modérer le « scepticisme » engendré par la lenteur des réformes engagées dans les pays de l’Est.L’inauguration de la BERD a été l’occasion de nombreuses rencontres bilatérales entre chefs d’Étal et de gouvernement et d’un déjeuner réunissant les principales personnalités qui s’étaient déplacées à Londres.Hier, le président soviétique Mik-haël Gorbatchev a exprimé l’espoir hier que la BERD contribuerait à la participation de son pays à l'économie européenne.« J’exprime l’espoir qu’elle sera un chaînon à part entière du système de coopération pan-européen dans la création d’un grand espace économique », écrit M.Gorbatchev dans une lettre au président de la BERD Jacques Attali.« L’Union soviétique considère que son adhésion à la banque est un élément très important de la participation du pays dans l’économie européenne et mondiale », ajoute M.Gorbatchev.Le chef de l’État explique que, « mettant en place des reformes politiques et économiques profondes », l’U RSS éprouve la nécessité « d’ajuster les liens » entre son nouveau ré- Les Québécois jugent faible le support au secteur minier Michel Van de Walle de la liesse Canadienne UN SONDAGÉ d’opinion commandé par l’Association des prospecteurs du Québec indique que les Québécois pensent que les investissements dans l’exploration minière ne seraient pas suffisants pour assurer le renouvellement des réserves et que l’encouragement gouvernemental est plutôt faible.L’enquête menée par la firme Léger et Léger révèle aussi que 37 % des répondants croient que ceux qui investissent dans le secteur minier le font pour contribuer au développem-nent économique régional.Mais une portion substantielle des répondants, soit 24,8 %, pense que ces investissements sont commandés par « l’attrait de gains importants et la spéculation » ou encore, à 20,5 %, par « l'attrait de crédits d’impôt ou de déductions fiscales par les gouvernements ».Les entrevues téléphoniques ont été menées en février dernier auprès de 1458 personnes, dont 1008 ont répondu.La marge d’erreur est de 3,08% et ce, 19 fois sur 20.Ce sondage, qui était également commandé par le Conseil régional de développement de l’Abitibi-Témis-camingue, fait partie d’une étude plus générale que rendra publique l’APQ dans deux semaines sur l’état de l’exploration minière au Québec.Sa publication survient au moment où le ministre des Finances, Gérard D.Lévesque, est à préparer son nouveau budget.Rappelons que le gouvernement du Québec continue d’accorder la déduction fiscale de 166,6% des frais d’exploration minière aux investisseurs alors qu’Ot-tawa a mis fin à son programme de stimulation de l’exploration minière.Le sondage comporte six questions d’intérêt plutôt général destiné à mesurer la perception que les Québécois ont de l’industrie minière.Comme c’était prévisible, une très large majorité, soit 87,2 % des répondants, croit que le secteur minier est important dans le développement économiaue du Québec.Quant a savoir s’il s’agit d’une industrie moderne ou traditionnelle, les opinions sont partagées.Quelque 40 % des répondants croit qu’il s’agit fteiimcxjiy REITMANS (CANADA) LIMITÉE CLASSE A NON VOTANTES Dividende No 126 Avis est donné par la présente, qu'un dividende trimestriel en espèces de 13' par action a été déclaré pour les actions de classe A non votantes de la société; lequel dividende est payble le 30 avril 1991, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 19 avril 1991 ORDINAIRES Dividende No 167 Avis est donné par la présente, qu'un dividende trimestriel en espèces de 13' par action a été déclaré pour les actions ordinaires de la société; lequel dividende est payble le 30 avril 1991.aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 19 avril 1991 Par ordre du Conseil Allan Salomon Secrétaire Montréal, le 9 avril 1991 d’une activité traditionnelle sans technologie de pointe alors que 38,7 % des personnes interrogées pensent que c’est une industrie mo deme.Une portion importante, soit 37,9 % des répondants, croit que ce secteur est très peu encouragé par les gouvernements alors que 31,6 % pensent que l’effort de l’État est modéré.Seulement 5,3 % des gens estiment que le gouvernement encou rage « fortement » ce secteur.De plus, 49 % des répondants estiment que les investissements dans l’exploration minière sont actuellement insuffisants pour assurer le renouvellement des réserves ainsi que la croissance de cette industrie.Par contre, 27,5 % des gens se disent incapables de faire cette évaluation tandis que 21,8 % des répondants pensent que les investissements sont suffisants.Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle | LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR seau bancaire et les banques internationales.L’URSS possède 6 % des parts du capital de la BERD, soit 180 millions d’écus (environ 225 millions $ US).À la demande des États-Unis et du Japon, elle s’est engagée à ne pas emprunter plus que cette somme au cours des trois premières années de fonctionnement de la BERD.Montréal-XXM m - 1848.02 + 3.87 TSE-300 - m - 3516.43 + 7.04 Dow Jones m - 2933.17 + 12.38 Dollar canadien (US Cents) ]| m 87.12 + .23 Or (New York-USS) m - 361.60 + 0.30 (PC) Prenezle contrôle Ça prend peut-être moins de capital que vous pensez pour prendre le contrôle.Les cadres ne se rendent pas toujours compte qu'ils ont les moyens de faire l'acquisition d'entreprises.En réalité, le capital requis ne représente souvent qu'une petite fraction du prix total d'achat.Et Roy Nat tient compte d'éléments d actif qui n'apparaissent sur aucun bilan, comme l'expérience, la compétence et l'ardeur au travail.Ne laissez pas passer l'occasion.Venez nous voit maintenant.Personne ne peut structurer une fusion ou une acquisition plus vite que nous.Voila 25 ans que nous oeuvrons dans ce domaine.RovNaf FINANCER VOS AFFAIRES, C EST NOTRE AFFAIRE. A-6 M Le Devoir, mardi 16 avril 1991 L’ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF Najibullah offre une amnistie générale KABOUL (AFP) — Le président afghan Najibullah a offert hier une amnistie générale à tous les Afghans vivant à l’étranger et qui accepteraient de retourner en Afghanistan, a annoncé un porte-parole officiel, assurant que toute personne de retour dans le pays serait libre de le quitter à nouveau si elle le souhaite.Cette offre, a ajouté le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères, concerne tous les Afghans qui ont quitté l’Afghanistan avant le 21 mars dernier « pour quelque raison que ce soit ».Aide exceptionnelle pour l’Afrique LUXEMBOURG (AFP) — Les ministres des Affaires étrangères des Douze ont décidé hier à Luxembourg d’apporter une aide exceptionnelle aux pays d’Afrique menacés de famine, a annoncé le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jacques Poos.La Commission européenne présentera une « proposition précise sur le sujet dans les prochains jours », a ajouté devant la presse M.Poos, dont le pays préside la CEE jusque fin juin.29 millions de personnes sont menacées de famine dans l’Afrique sub-saharienne, selon M.Poos.La CÉE devra dégager des fonds supplémentaires, car elle a déjà épuisé ses crédits d’aide humanitaire d’urgence pour cette année.Les représentants d’organisations humanitaires non-gouvernementales ont demandé hier à la CÉE de faire parvenir 750 000 tonnes d’aliments (principalement des céréales) aux pays africains les plus affectés par la famine, parmi lesquels l’Éthiopie, le Soudan, le Mozambique, l’Angola, le Malawi et le Liberia.La Commission européenne envisageait plutôt une aide d’environ 450 000 tonnes, ce qui lui coûterait 325 millions $, a indiqué à la presse un porte-parole de ces ONG.Boukovski arrive à Moscou MOSCOU (AFP) — L’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski, échangé en décembre 1976 contre le secrétaire général du Parti communiste chilien Luis Corvalan, est arrivé hier à Moscou.Vladimir Boukovski a été accueilli à son arrivée à l’aéroport par quelques dizaines de sympathisants.Il s’agit de son premier retour en URSS depuis son expulsion.Vladimir Boukovski, qui vit maintenant en Grande-Bretagne, a connu de nombreuses geôles soviétiques : il avait ainsi été condamné en 1967, à l’âge de 24 ans, à trois ans de prison pour avoir protesté contre l’emprisonnement d’un autre dissident, Alexandre Guinzbourg.Il était de nouveau condamné en 1972 à 12 ans de prison dans la région de Perm, dans l’Oural.Grâces royales au Maroc RABAT (AFP) — Le roi Hassan II du Maroc a accordé des mesures de grâce concernant 555 détenus à l’occasion de l’Aid al-Fitr (fin du Ramadan), a annoncé hier un communiqué du ministère de la Justice à Rabat.Quatre détenus bénéficient de la commutation de leur peine perpétuelle en une peine à durée déterminé.La grâce totale sur le reliquat des peines d’emprisonnement ou de réclusion a été accordée à 285 détenus.Une remise de peine a été décidée au profit de 217 détenus.La grâce totale de la peine d’emprisonnement ou de son reliquat avec maintien des amendes a été décidée au profit de 38 personnes, et la grâce totale de la peine d’emprisonnement ainsi que de l’amende a été décidée au profit de 11 personnes.L’identité des bénéficaires n’est pas précisée par le communiqué.Élections en Mauritanie NOUAKCHOTT (Reuter) — Le président mauritanien Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya a promis la tenue d’élections pluralistes et d’un référendum sur la constitution dans le pays d’ici la fin de l’année.Dans un discours radiotélévisé retransmis dimanche soir, le chef de l’État a déclaré qu’un nombre illimité de partis politiques seraient bientôt légalisés.Des élections législatives et sénatoriales auront lieu d’ici la fin de l’année, ainsi qu’un référendum sur une nouvelle constitution, qui remplacera celle qui avait été suspendue à l’issue du coup d’État militaire de 1978, a-t-il ajouté.Le colonel Taya, qui s’est emparé du pouvoir il y a sept ans, n’a pas fait mention d’élections présidentielles.L’opposition mauritanienne, qui réclame la démission du président et la tenue d’une conférence nationale sur le multipartisme, n’a fait jusqu’ici aucun commentaire.Gorbatchev met en garde Eltsine MOSCOU (Reuter) — Estimant qu’il fallait sauver l’Union soviétique, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a mis en garde, hier, les dirigeants de Russie, dont le président Boris Elstine, contre toute tentative de s’opposer au pouvoir central.S’adressant à des responsables locaux de l’Extrême-Est soviétique, à la veille de son départ pour le Japon, le chef de l’État a déclaré que l’intérêt national devait prévaloir.« Toute autre approche est inadmissible, a-t-il dit à la télévision.Les hommes politiques doivent se débarrasser de tous leurs agréments ou leurs désagréments qui gênent notre cause.Et notre cause est de sauver le pays ».Le chef de l’État a ajouté que l’U RSS risquait d’être confrontée à un avenir sanglant si la Russie « ne faisait pas preuve d’un nouveau dynamisme » en signant le Traité de l’Union.« Si elle s’oppose à l’Union, la Russie est condamnée, a-t-il dit.Cette opposition engendrerait inévitablement un processus de désintégration au sein même de la Russie.Une démocratie sans autorité ferme, basée sur la loi (.) conduirait au chaos général ».if m iÈ iàii Photo AP Le vice-président du Congrès national africain, Nelson Mandela, et le président du Congrès pan-africain, Clarence Makwetu, à gauche, se sont serré la main hier à Harare (Zimbabwe), lors d’une rencontre convoquée dans le but d’enterrer les différends entre les deux organisations et de former un front commun dans leur lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.La CÉE lève une partie des sanctions contre Pretoria LUXEMBOURG (AFP) - Les ministres des Affaires étrangères des Douze se sont mis d’accord hier à Luxembourg pour lever une partie des sanctions encore en vigueur contre l’Afrique du Sud, a annoncé le chef de la diplomatie allemande Hans-Dietrich Genscher.Cette décision autorise à nouveau les importations dans la CÉE d’acier, de fer et de pièces d’or en provenance d’Afrique du Sud, qui étaient interdites depuis 1986, indique-t-on de source diplomatique.Seul reste en vigueur l’embargo sur les ventes d’armes et le pétrole.Les Douze ont pris cette décision à la suite de la présentation le mois dernier par le gouvernement sud-africain, devant son Parlement, de projets législatifs abolissant les lois sur l’habitat séparé et sur la terre, considérées comme les piliers du régime d’apartheid.Les ministres des Affaires étrangères des Douze ont renoncé à consulter au préalable le Parlement européen, afin de gagner du temps et d’encourager les reformes du président sud-africain Frederik De Klerk.Les Pays-Bas et la Belgique demandaient une consultation préalable du Parlement, bien que cela ne soit pas requis par les règles de fonctionnement de la CÉE, indique-t-on de source diplomatique.L’Assemblée de la CÉE s’était prononcée de son côté en février pour le maintien des sanctions.Le secrétaire général de l’ANC, Alfred Nzo, était venu vendredi à Bruxelles demander également le maintien des sanctions.Les chefs d’État et de gouvernement des Douze avaient déjà décidé en décembre dernier à Rome de lever l’interdiction d’investir en Afrique du Sud.Ils avaient ajouté que l’embargo sur l’acier, le fer et les pièces d’or d’Afrique du Sud serait levé après la présentation de projets de loi pour abolir les lois sur la terre et l’habitat séparé.Par ailleurs, l’ANC et le Congrès panafricaniste (PAC), deux mouvements nationalistes sud-africains rivaux depuis plus de trente ans, ont ouvert hier des discussions historiques à Harare, au Zimbabwe.Dès l’ouverture de cette rencontre, en présence du président zim-babwéen Robert Mugabe, le vice-président de l’ANC Nelson Mandela et le président du PAC Clarence Makwetu ont indiqué qu’ils y plaçaient de grands espoirs.Tous deux réclament l’instauration d’une assemblée constituante élue chargée de rédiger une nouvelle constitution en Afrique du Sud.Le PAC avait rompu avec l’ANC en 1959 après avoir rejeté toute participation de Blancs dans la lutte contre l’apartheid.Il est beaucoup moins important et influent que l’ANC.Les comités exécutifs des deux mouvements se retrouvent dans le but de créer un front commun contre le gouvernement de Pretoria.M.Mandela a indiqué que cette rencontre avait pour objectif de « rassembler le maximum des forces démocratiques et opprimées ».Il s’est également déclaré confiant : « Cette unité sera forgée et rend notre victoire certaine», a-t-il lancé.comité-conseil d'arrondissement Ville de Montréal Comité-conseil de l'arrondissement Ville-Marie Invitation à participer Assemblée du mercredi 24 avril 1991, 19 h Hôtel de ville Salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est (Métro : Champ-de-Mars) Il est à noter que si l'assemblée doit être ajournée, elle se poursuivra le jeudi 25 avril 1991, à 19 h, au même endroit.À cotte occasion, voua pourrez : • rencontrer vos conseillers et conseillères; • obtenir de l'information sur les projets prévus ou en cours dans votre arrondissement; • poser des questions sur les dossiers à l'ordre du jour ou sur tout autre sujet qui vous préoccupe relativement à votre arrondissement; • présenter une demande concernant votre quartier en l'inscrivant au plus tard le vendredi 19 avril 1991 à votre bureau ACCÈS MONTRÉAL Centre,275, rue Notre-Dame Est.Parmi les sujets à l'ordre du jour : • Période de questions du public; • Période de requêtes des citoyens et citoyennes; • Période d’information par les membres du Comité-conseil; • Objets soumis par le Comité exécutif pour avis et recommandations, dont : Autorisation de modifier le règlement intitulé «Autorisation d'utilisation de terrains de construction et d'occupation des bâtiments à des fins spécifiques*, afin de permettre au "Royal Institution for the advancement of learning" et à «l'Hôpital neurologique de Montréal» de construire et d'occuper un entrepôt d'équipements situé à l’arrière du 3801, rue University; Autorisation d'aménager et d'exploiter pour une période allant jusqu'au 30 septembre 1993, un parc de stationnement commercial par la compagnie Hôpital-Forum inc., sur un espace résiduel situé sous l'autoroute Ville-Marie, du côté est de la rue René-Lévesque et la rue Saint-Antoine; Autorisation d'aménager et d'exploiter pour une période de deux ans, un parc de stationnement commercial par la compagnie Investissements C.S.L.Ltée, sur un terrain situé du côté ouest de la rue Saint-Hubert, entre la rue Ontario et le boulevard de Maisonneuve; Informations sur le projet d'agrandissement du gymnase et de la piscine du bâtiment Sir Arthur Currie de l'Université McGill.Votre Comité-conseil d'arrondissement Hubert Simard, président district de Darlington Raymond Blain, vice-président district de Saint-Jacques André Lavallée district de Bourbonnière Diane Martin district de Louis-Hébert Martine Blanc district d’Octave-Crémazie Nick Auf der Maur district de Peter-McGill Saulie Zajdel district de Victoria Renseignements : Bureau ACCÈS MONTRÉAL Centre 872-6395 ou 872-6396 VIVRE MONTRÉAL Les deux partis divergent sur leur approche des relations à instituer avec le gouvernement de Pretoria, l’ANC ayant opté pour des négociations, tandis que le PAC rejette toute discussion avec la minorité blanche au pouvoir.L’ANC a approuvé le principe d’une conférence multipartite le plus tôt possible, ce qu’a rejeté le PAC.Pour sa part, M.Makwetu a déclaré que jusqu’à présent « aucune négociation véritable ne s’était tenue.Nous attendons toujours qu'un climat favorable soit instauré pour l’ouverture de négociations », a-t-il dit, ajoutant qu’il jugeait regrettable que certains pays aient jugé irréversible le processus de réformes engagé par le président Frederik de Klerk.Selon M.Makwetu, le gouvernement reste opposé à « une Afrique du Sud véritablement non raciale, démocratique et unie ».Le président du PAC a indiqué que cette rencontre permettrait également d’évoquer « l’escalade de violence sans précédent entre Noirs en Afrique du Sud et de chercher un moyen efficace de mettre fin à ce carnage insensé».Il a également estimé que cette rencontre constituait le premier pas vers l’établissement d’une « conférence des opprimés, rassemblant toutes les organisations politiques de la majorité opprimée ».L’opposition albanaise boycotte l’ouverture du Parlement TIRANA (Reuter) — Les 75 députés du Parti démocratique albanais ont boycotté hier la séance d’investiture de l’Assemblée populaire issue des premières élections libres du pays.La cérémonie a duré 30 minutes.Au nom de la principale formation de l’opposition, Neritan Ceka a lu une déclaration où il a dénoncé « les forces obscures au pouvoir».De leur côté, les élus du Parti du travail (communiste) ont exhorté l’opposition à mettre fin à leur boycottage.Neritan Ceka a de nouveau réclamé la suspension des sessions parlementaires jusqu’à ce que les autorités aient livré a la justice les responsables de la mort de quatre membres de son parti, le 2 avril à Sh-koder.« Le massacre de Shkoder, perpétré par les forces obscures au pouvoir, n’est pas seulement un coup porté contre la population pacifique de cette ville.Il a créé un climat d’incertitude et de terreur au sein duquel l’activité démocratique ne saurait avoir lieu », a déclaré le député d’opposition.Il a accusé la commission d’enquête mise sur pied par Tirana de couvrir des crimes politiques, par des manoeuvres d’abus et d’intimidation.Une fois que la vérité aura été faite sur l’affaire de Shkoder, a ajouté Neritan Ceka, les députés démocrates mettront fin au boycottage et « commenceront d’oeuvrer pour transformer l’Assemblée populaire en une authentique institution démocratique ».Le député du Parti démocratique a ensuite quitté la salle sans écouter l’appel que lui lançait le communiste Ali Alusani.« En ce moment historique, les événements de Shkoder ne devraient pas menacer le travail important .) que la participation (du Parti démocratique) aidera grandement à mener », a dit le député, dont le parti est majoritaire à l’assemblée avec 168 sièges sur 250.« Ce nouveau Parlement doit garder intacts les espoirs de la population », a déclaré de son côté le président de la session Adil Carcani, membre du Politburo du Parti du travail.La prochaine session du Parlement est prévue demain.On ignore si l’assemblée pourra fonctionner sans les démocrates, qui ont des sièges réservés dans une importante commission chargée d’élire le président de rassemblée et d’autres responsables.De surcroit, le premier ministre réformiste Fatos Nano a déclaré la semaine dernière que seule la coopération entre le Parti du travail et les démocrates pouvait permettre au pays de résoudre ses problèmes économiques et politiques.Éyadéma accélère le processus de réformes LOMÉ (Reuter) — Le président togolais Gnassingbe Éyadéma, confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir en 1967, a annoncé hier une accélération du calendrier des réformes prévoyant l’élaboration d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections législatives multipartites.Dans un discours radiodiffusé, le chef de l’État a fait savoir qu'une nouvelle constitution serait élaborée et promulguée avant la fin de l’année.Le pays connaîtra ensuite des élections multipartites, les premières depuis plus de vingt ans, pour renouveler l’Assemblée nationale et le Sénat.Gnassingbe Éyadéma a précisé qu’il n’y aurait pas de limite au nombre de partis politiques autorisés depuis la semaine dernière.Le discours présidentiel, enregistré dimanche mais diffusé après l’apparition de la Lune en raison du Ramadan, fait suite aux pires violences qu’ait connues le Togo.La tension est vive à Lomé depuis la découverte, jeudi, de 26 corps — victimes de l'armée, selon l’opposition — dans une lagune du quartier populaire de Bé.Selon des sources diplomatique et politiques, l’opposition a conclu une trêve informelle avec le gouvernement dimanche.« Ils sont parvenus à une sorte d’armistice », a affirmé un diplomate.Selon le diplomate, le président a accepté d’ouvrir une enquête sur les 26 morts de la lagune de Bé et a laissé entendre qu’il pourrait décréter une journée de deuil national.L’opposition, fédérée en un Front des associations du renouveau (FAR), et les chefs traditionnels auraient accepté en échange de renoncer à leur projet de réunir une foule énorme pour l’enterrement des victimes, projet qui prévoyait aussi le passage à travers la capitale d’un gigantesque cortège funèbre, a-t-on dit de mêmes sources.Selon un communiqué publié dimanche par le gouvernement, l’armée a assuré le président qu’elle n’était pas responsable des 26 morts de la lagune de Bé, mais le chef de l’État n’en a pasjnoins l’intention d’ouvrir une enquête pour faire toute la lumière sur ces événements.Dans son discours, le président Éyadéma a en outre annoncé la création, cette annnée, d’un Conseil économique et social appelé à servir d'organe consultatif en matière de politique économique et sociale.Il n’a en revanche pas fait mention d’une éventuelle demission de sa fonction de président, ce qui était la principale demande des manifestants la semaine dernière.CARTES D’AFFAIRES ROBIC f ondo un 1892 55 Si Jacques Agents de Montréal, Québec brevets Canada.H2Y 3X2 .T.i n, Uü,,, d invention Télex 05 268656 Fax:
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