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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-04-17, Collections de BAnQ.

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NATURELLEMENT ¦wisfck 3525, chemin Queen Maty Tél 739-4451 / 2141 COLLECTION DE VÊTEMENTS 100% COTON pour hommes et femmes L» magasin ds pl«(n air la plus spécialisé da Montréal Vol.LXXXII — No 88 ?Nuages, brume, bruine.Max : 17 Détail page B-7.Montréal, mercredi 17 avril 1991 Toronto 86 cents 65* t TPS + TVO SOCIÉTÉ Le baril sans fond du maintien à domicile Lancée il y a douze ans, la politique du maintien à domicile des personnes âgées s’est rapidement retrouvée dans une impasse.Les Québécois paient l’électricité 3 fois plus cher que Norsk-Hydro Libman rompt le silence que Québec avait obtenu de la Cour GUles Lesage de notre bureau de Québec H YDRO-QUÉBEC vend de l’électricité à de gros clients industriels, tel Norsk-Hydro, beaucoup moins cher que ce qu’il lui en coûte pour la produire et presque trois fois moins cher (1,5 cent le kilowattheure) que le prix demandé aux consommateurs québécois (4,2 cents le kilowattheure) C’est ce que le député indépendant de D’Arcy McGee, M.Robert Libman, a soutenu hier à l’Assemblée nationale.Mais la ministre de l’Énergie et des Ressources, Mme Lise Bacon, a refusé de confirmer les allégations du chef du Parti Égalité, se contentant de lancer : « C’est qu’il y a des chiffres qui circulent et qui ne sont pas les bons chiffres.Je mets en garde peut-être ceux qui galvaudent des chiffres qui sont inexacts.» « La politique de transparence de ce gouvernement a atteint un point culminant, dit M.Libman, d’entrée de jeu.llydro-Québec a fait quelque chose sans précédent en obtenant une injonction pour empêcher que les Québécois prennent connaissance des détails des contrats conclus entre llydro-Québec et un groupe de 13 clients industriels.M.le president, les Québécois, ne sachant pas les détails de ces contrats, ne peuvent décider s’ils veulent réellement être liés à ces contrats à risque élevé.» Le député demande ensuite à la ministre, en anglais, de confirmer ce que les Australiens, les Norvégiens, les Américains savent, à savoir qu-’Hydro-Québec vend de l’électricité pour six ans bien en deçà de ce qu’il en coûte pour la produire.Mme Bacon rappelle d’abord que la Commission d’accès à l’information n’a pas encore rendu « jugement » et que le député devrait être prudent dans ses questions.La ministre ajoute : « Le gouvernement du Québec a autorisé des transactions parce qu’elles ont permis d’attirer des investissements et de créer aussi des emplois.C’est un contrat d’affaires.llydro-Québec a déjà mentionné qu’elle ne voulait tout révéler parce que les gens qui investissent veulent garder une confidentialité.On s’aperçoit, par la hâte qu’ont certains pays de connaître l’ensemble des détails de ces contrats, qu’ils sont prêts eux aussi à of frir de bonnes conditions à ces mêmes compagnies qui veulent investir au Québec, donc qui nous empêcheraient d'avoir ces investissements et de créer ces emplois.» M.Libman revient à la charge, demande à la ministre de reconnaître qu’il n’y a rien de secret dans ces contrats, seulement un embarras pour le gouvernement, en raison du coût imputé aux entreprises et que les Québécois, qui paient bien davantage, ont le droit de connaître.La ministre rappelle l’engagement visant à respecter la confidentialité des contrats.« llydro-Québec maintient sa position parce qu’elle veut protéger justement cette position copncurrentielle qui est une position importante pour le Québec, d’avoir des investissements majeurs et, en même temps, de créer des emplois.» Le député Libman demande à la ministre de confirmer que le contrat avec Norsk-Hydro (de Bécancour) démontre qu’Hydro-Québec vend son Voir page A-4: Les Québécois Bush annonce des enclaves kurdes en Irak WASHINGTON (Reuter 1 — Le président George Bush a déclaré hier que les forces américaines, britanniques et françaises allaient créer des zones de protection dans le nord de l’Irak pour les réfugiés kurdes afin de faciliter la distribution des vivres, vêtements et médicaments qui leur sont envoyés.George Bush a annoncé cette décision après avoir discuté par téléphone avec le premier ministre britannique John Major, le président français François Mitterrand, le président turc Turgut Ozal et le secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar.« Je peux bien comprendre que de nombreux Kurdes ont de bonnes raisons de craindre pour leur sécurité s’ils retournent en Irak.Laissez-moi les rassurer en leur disant que la sécurité nécessaire leur sera garantie dans ces sites temporaires par des forces terrestres aériennes et terrestres américaines, britanniques et françaises (.) Nous espérons que d’autres membres de la coalition prendront part à cet effort », a déclaré le president Bush.« Cette opération est motivée par des soucis humanitaires et nous continuons d’espérer que le gouvernement de l’Irak ne s’ingérera en aucune façon dans cet effort humani-Volr page A-4: Bush PHOTO AP Des réfugiés kurdes attendent de voir un médecin dans un hôpital de campagne installé à la frontière irako-iranienne.Des milliers de réfugiés ont poursuivi hier leur fuite vers l’Iran et la Turquie.S 4 r * ara 4' PHOTO AP W* V Gorbatchev chez Akihito L'empereur Akihito, du Japon, a accueilli hier le président Mikhaïl Gorbatchev qui effectue une visite historique dans ce pays.Pendant ce temps, en Union soviétique, les républiques de Russie et de Géorgie semaient zizanie en formulant de nouvelles revendications politiques.Page A-7 Un spécialiste juge irréalisable l’union monétaire Québec-Canada Manon Cornellier de la Presse Canadienne OTTAWA — De toutes les options offertes au Québec, la souveraineté-association est la pire que peuvent choisir les Québécois.L’indépendance vaut encore mieux, soutient le professeur Thomas Courchene, de l’Université Queen’s.Dans une présentation qu’il a faite en mars dernier à l’invitation du ministère fédéral des Finances et dont le réseau TVA a obtenu copie, M.Courchene tentait de déterminer si la création d’une union monétaire et économique entre le Canada et un Québec souverain était souhaitable et faisable.Sa réponse est non.Analysant les contraintes et limites du marché commun européen, M.Courchene en est venu à se demander pourquoi le chef péquiste Jacques Parizeau favorise une union économique et monétaire avec le Canada et pourquoi le rapport Allaire en fait son alternative a un fédéralisme revu et corrigé.« Pourquoi le Québec opterait pour l’indépendance pour ensuite se retourner et entrer dans une union économique complète qui limiterait non seulement la mise en oeuvre de ses nouveaux pouvoirs mais aussi ceux existants ?», s’interroge le chercheur.Une union monétaire à l’européenne, souligne-t-il, limitera encore plus la marge de manoeuvre du Québec car elle suppose la mise sur pied d’organismes administratifs et de coordination, l’établissement de mécanismes de règlement des diffé-Voir page A-4: Un spécialiste Côté veut obtenir le pouvoir de mettre Urgences Santé en tutelle Michel Venne de notre bureau de Québec EN PLUS de modifier le mandat et l’organisation d'Urgences Santé, le ministre de la Santé et des Services sociaux veut introduire dans la loi 34, qui créa cet organisme en 1988, un pouvoir de tutelle du gouvernement.Le ministre a lui-même confirmé cette intention hier, au cours de l’étude des crédits de son ministère pour l’année en cours.Il a aussi confirmé que des hauts fonctionnaires étudient présentement divers scénarios pour l’acquisition par Urgen- ces Santé des ambulances appartenant à la coopérative qui en est propriétaire et qui se trouve présentement en faillite technique.M.Côté a soutenu que l’absence d’un pouvoir de tutelle dans la loi 34 était un oubli inexplicable et qu’il comptait y remédier en proposant des amendements « substantiels » à la loi dans les prochains mois.Ces amendements sont à son avis rendus nécessaires dans la foulée du rapport de Coster sur la tragédie de Polytechnique, un rapport particulièrement accablant pour Urgences Santé.Le ministre se donne jusqu’à la fin du mois pour déterminer le contenu des recommandations qu’il juge utiles à faire au gouvernement à ce sujet.Plusieurs questions doivent être résolues auparavant, a-t-il indiqué, notamment celle qui consiste à déterminer si le mandat d’Urgences Santé doit se limiter au transport urgent ou s’étendre également au reste, par exemple le transport de patients entre hôpitaux.M.Côté a par ailleurs affirmé que son ministère cherchait actuellement le moyen le plus approprié de s’assurer qu’Urgences Santé continue d'avoir à sa disposition les vé-Volr page A-4: Côté Broadbent pessimiste sur l’avenir du Canada Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa DE PLUS EN PLUS pessimiste quant à l’avenir du Canada, Ed Broadbent croit qu’Ottawa a encore une chance de dénouer l’impasse constitutionnelle, mais à condition de contourner l’obstacle de l’unanimité sur ses propositions au Québec et d’être disposé à en appeler directement aux Canadiens par voie de référendum.« Je suis plus pessimiste que quand j’étais chef », a confié hier l’ancien leader néo-démocrate à un groupe de journalistes.Convoqué pour faire le point sur sa première année à la tête du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, l’entretien a inévitablement dévié sur la question constitutionnelle, question sur laquelle Ed Broadbent a d’ailleurs bien l’intention de revenir ponctuellement.« Les prochains six mois seront les plus importants de l’histoire du Canada sur une période de 100 ans», estime-t-il.Ainsi, selon lui, pour avoir des chances d’en sortir avec un accord, c’est finalement avec seulement six provinces du reste du Canada qu’Ottawa et Québec devront chercher à s’entendre pour régler le contentieux actuel.La quasi-totalité des changements constitutionnels en cause ne requièrent, fait-il remarquer, que l’accord de sept provinces comptant pour 50 % de la population.Mais pour réussir, prévient-il, l’opération devra satisfaire à certaines conditions.D’abord, dans le cadre de la prochaine ronde, Ottawa devra mener trois sujets de front : le Québec, les autochtones et l’Ouest, à savoir la réforme du Sénat.« La ques-Voir page A-4: Broadbent LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : Consolons les malheureux en détresse pour les empêcher de donner le mauvais exemple.Les bons mots les meilleurs sont presque toujours méchants.Si les damnés vont brûler éternellement en enfer, ils doivent pouvoir être à l’épreuve du feu.Nous enfermons nos fous, moins parce que nous les craignons que pour nous en distinguer.Il y a des idées aussi éclairantes qu’un feu d’artifice un jour de plein soleil.La lune, lorsqu'elle montre ses quartiers, nous regarde de profil.Nous ne sommes jamais seuls à nous occuper de nos affaires.ALBERT BRIE I1H IIIIlWBMMaMBMM——Mill mmaiiiwiimii—mu nrniTfWfirr i TiTiTiimmi gmasacM»H^wiBttir LE PLAISIR DE L’ART LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MUSÉES PARUTION LE 11 MAI DANS LE DEVOIR LE DEVOIR visite le nouveau Musée du Québec qui se prépare à ouvrir ses portes à Québec et fait le point sur les autres projets de musée en cours de construction à Montréal, Québec et en région.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 3 mai WÊÊKÊUtNÊÊlÊNÊtÊNlÊM&MNNtNilllIttt A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 1 7 avril 1991 Les médecins contestent la logique mathématique de Québec sur le nombre de spécialistes en régions Michel Venne de notre bureau de Québec LES MÉDECINS rejettent la « logique mathématique » qui conduit le ministère de la Santé et des Services sociaux à vouloir imposer à des confrères spécialistes l’obligation de travailler en régions contre leur gré.Ils déplorent les mesures dracon-niennes envisagées par Québec pour régler un problème qui concerne 230 médecins spécialistes sur un total de 7000 au Québec.Et assurent que ce problème serait facilement réglé si le gouvernement adoptait un véritable programme d’incitatifs.LE DEVOIR rapportait mardi dernier que Québec n'avait convaincu que 77 nouveaux médecins spécialistes à s’établir en régions en 1990-91 en dépit de mesures incitatives qui coûtent bon an mal an quelque 18 millions $.Les présidents de la Fédération des médecins spécialistes et de la Corporation professionnelle des médecins, MM.Robert Marier et Augustin Roy, ont vivement réagi à cette nouvelle dans les jours qui ont suivi.Au cours d’un entretien, le Dr Marier s'en est pris durement au « modèle mathématique, froid et absurde » sur lequel le ministère de la Santé fonde ses estimations des besoins pour des médecins spécialistes en province.Son collègue Augustin Roy a pour sa part indiqué que 77 médecins, cela représente le quart de tous les spécialistes formés au Québec en 1990, ce qui est énorme à son avis.« Le gouvernement est inutilement alarmiste», dit-il.Depuis 1987, Québec établit par desplans d’effectifs le nombre de médecins qui devraient pratiquer dans chaque région du Québec.On tient compte dans cette évaluation de la densité, de l’âge et de l’état de santé général de la population.Selon ces critères, les régions seraient en déficit présentement de 231 médecins spécialistes.Pour inciter des spécialistes à s’établir en régions, Québec offre des primes à la rémunération (jusqu’à 120 % de la rémunération normale), des bourses d’études, des avantages reliés au ressourcement, etc.dont le coût global est évalué à une moyenne de 18 millions $ par année pour les quelque 780 médecins oeuvrant présentement dans les régions dites éloignées et intermédiaires.Le ministère pénalise en revanche les spécialistes qui pratiquent dans les régions universitaires (Montréal, Québec ou Sherbrooke) en sabrant leurs revenus de 30%.Ayant lui-même pratiqué sa spécialité de gynécologue-obstétricien durant sept ans à Rouyn-Noranda, en Abitibi, le Dr Marier a longuement plaidé contre la politique « tiède et mitigée » appliquée par Québec — « ce n’est pas une vraie politique incitative », dit-il — et contesté le montant de 18 millions $ mis de l’avant par Québec.Le nouveau président de la FMSQ évalue les incitatifs dont profitent directement l’ensemble des médecins établis en régions à moins de 10 millions $ par an.Le Dr Marier s’insurge par ailleurs contre les pénalités qui permettent à Québec d’épargner quelque 4 millions $ par an.« Lorsqu’on a construit la Baie James, dit-il, les salaires des plombiers travaillant à Montréal n’ont pas été diminués parce qu’on avait accordé des primes à ceux ayant accepté d’aller travailler dans le Grand Nord».Le médecin soutient que l’Ontario a démontré par le passé qu’une véritable politique incitative (incluant des exemptions fiscales, des montants forfaitaires, des primes à l'achat d’une maison, etc.) peut donner des résultats concluants.En 1976, lorsque le Dr Marier était à Rouyn, il y avait quatre fois plus de médecins a Timmins, une ville comparable en Ontario, dit-il.Dans le cadre de la réforme de la santé, le ministre Côté conclut que les mesures incitatives appliquées au Québec ont été insuffisantes et opte plutôt pour des mesures coercitives, dénoncées maintes fois par les associations de médecins qui ont promis de faire front commun.Le Dr Augustin Roy affirme que Québec n’ira nulle part avec une attitude pareille.Il fait remarquer que sur les 355 spécialistes sortis des écoles l’an passé, 60 se sont déjà établis à l’extérieur du Québec (en Ontario et aux États-Unis principalement).Il fait valoir que ce mouvement, cet exode, pourrait prendre de l’ampleur dans l’avenir si « les technocrates fonctionnaires de Québec » n’adoptent pas une approche plus respectueuse.« Les médecins, ce sont des êtres humains eux aussi, dit-il.On voudrait qu’ils soient des surhommes ».Et M.Roy de donner des exemples de médecins mariés qui ne peuvent ou ne veulent pas, et a bon droit selon lui, aller travailler loin de leur famille ou déménager avec elle.Il invite le ministre à « une action concertée », lui suggère de s’asseoir et chercher des solutions « avec » les médecins, plutôt que d’essayer de « les conscrire » impunément.Paradis dépose son projet de règlement sur l’entreposage de pneus usagés QUÉBEC (PC) — Presque un an après l’incendie de Saint-Amable, le ministre de l'Environnement Pierre Paradis vient de déposer au Conseil exécutif du gouvernement un projet de règlement sur l'entreposage des pneus hors d’usage au Quebec, un domaine sans réglementation.En vertu de ce projet, tous les propriétaires de sites au Québec devraient obtenir un certificat d’autorisation du MENVIQ avant d’opérer.Présentement, seuls les sites ouverts après février 1989 sont tenus de se munir d’un tel certificat.Le règlement prévoit une série de dispositions afin de rendre sécuritaires les sites d’entreposage de vieux pneus, au nombre ae 197.Il vise également à éliminer les dépôts « sauvages » et à sauvegarder les acquis du programme de prévention mis de l’avant l’an dernier dans les plus importants sites d’entreposage québécois, à la suite de l’incendie de Saint-Amable, survenu le 16 mai 1990.La nouvelle réglementation, qui s’inscrirait dans le cadre de la Loi sur la qualité de l’environnement, a aussi pour but d'assurer le transport des vieux pneus vers des sites autorisés par le MENVIQ.Concrètement, la sécurisation des lieux de dépôt consisterait en la mise en place de clôtures, et en de l'îlo-tage, là ou le nombre de pneus (plus de 40 000) l’exigerait.Le coût de ces opérations de sécurisation, selon le projet de règlement, serait entièrement assumé par les propriétaires des sites d’entreposage.Il n’en coûterait donc rien au gouvernement.Ce règlement doit maintenant être étudié par le Conseil exécutif et être ensuite transmis aux différents ministères concernés.Il sera ensuite publié dans la Gazette officielle aux fins d’une consultation publique.Par ailleurs, les travaux de sécurisation des principaux sites d’entreposage des vieux pneus au Québec (plus de 250 000 pneus) sont tous complétés à l'exception de celui de Saint-Chrysostome.Ce site compte 1,6 million de pneus hors d’usage.Le travaux d’ilotage et de clôturage à cet endroit devraient être terminés en juin prochain.L’UMQ n’ira pas jusqu’à des élections référendaires sur le tranfert de taxes Sylvain Blanchard L’UNION des municipalités du Québec ne recommandera pas à ses membres de faire porter la prochaine élection municipale sur le projet de transfert de responsabilités entre Québec et les municipalités.Mais il ne s'opposera certainement pas à ce que les maires, individuellement, prennent la décision de le faire.Le président de l’UMQ, M.Ralph Mercier, réagissait ainsi aux propos tenus lundi par le président de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec, M.Roger Nico-let, qui annonçait que ses membres allaient profiter de la prochaine élection municipale de novembre pour combattre le projet du ministre Ryan.M.Nicolet expliquait alors, dans le cadre d’une entrevue au DEVOIR, que si aucune modification substantielle n’était apportée à ce projet d’ici juin, date au dépôt du projet de loi, des centaines de milliers de Québécois seront invités, dans le cadre de cette élection ou d’un référendum, à s’opposer à cette réforme.Donc à refuser que leurs élus municipaux décrètent les hausses de taxes nécessaires pour payer la facture.M.Mercier indique que l’UMQ ne peut, en tant qu'organisme, encourager la désobéissance civile, mais qu’il ne pourra rien faire si certaines villes décident d’agir de la sorte.Quant à l’idée d’un référendum, M.Mercier l'a trouvée excellente, sauf qu’elle présente plusieurs problèmes, notamment d’ordre financier, pour les grandes municipalités.« Faire un référendum dans une petite ville, c'est facilement réalisable.Ça l'est un peu moins dans une grande municipalité, compte tenu de la complexité de l'organisation et des coûts qui s’y rattachent.Cependant, il est certain que l’idée d'organiser un référendum, là où il n’y aura pas d’élection en novembre, est un bon moyen pour faire pression sur un gouvernement qui, jusqu’ici, n’a fait que la sourde oreille».En conséquence, et parce qu'il considère que tous les efforts doivent être faits « pour sensibiliser la population aux conséquences néfastes de ce projet », M.Mercier annonce que l’UMQ lancera au cours des prochaines semaines une vaste campagne visant à convaincre les citoyens de faire pression sur leurs députés.« un a aeja commence a envoyer des lettres et des bulletins d’informations expliquant les coûts astronomiques de la réforme, ainsi que son effet sur le portefeuille des gens.Prochainement, nous allons faire circuler des coupons sur lesquels les citoyens pourront nous dire si oui ou non ils sont prêts à faire les frais de cette réforme.Il s’agira d’un grand sondage qui nous permettra d’obtenir le pouls de la population, mais surtout de constater que la capacité de payer des individus a atteint ses limites ».Malgré des stratégies différentes, on voit donc que les deux grands du monde municipal ont maintenant décidé de mettre le paquet pour s’assurer l'appui des citoyens, autant locataires que proprietaires.Car en dépit des statistiques et des nombreux discours qu’ils ont faits pour dénoncer la réforme Ryan, les élus municipaux constatent qu’il y a encore beaucoup de gens qui n’ont pas tout a fait saisi l’impact considérable que cette réforme aura sur leur bug- Mais le temps presse.Le ministre déposera son projet de loi en mai ou juin.Jacques Parizeau conteste Bourassa: les Québécois voteraient « oui » Gilles Lesage de notre bureau de Quélx'c M.JACQUES PARIZEAU, s’appuyant sur les plus récents sondages, conteste vivement l’affirmation du premier ministre selon laquelle les Québécois diraient encore « non », si un référendum sur la souveraineté avait lieu maintenant.Dans une entrevue au quotidien Le Soleil, samedi dernier, M.Robert Bourassa expliquait qu’il « n’y a pas tellement d'écart entre les sondages de février 1980 et ce qu'on voit actuellement ».Il ajoutait : « Si la question de l'association économique n’est pas claire, je suis loin d’être sûr qu'un référendum sur la souveraineté serait positif.» En mai 1980, les H lotoquPbec S U L T A T S Tirage du 91-04-15 6 10 13 15 16 Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages 19 23 26 30 34 Prochain tirage: 91-04-17 36 38 40 44 46 52 53 65 66 68 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets ga cas de disparité entre cette liste et la liste o inants paraissent au verso des billets, flcielle, cette dernière a priorité En Québécois avaient dit « non » à 60 % à la question portant sur un mandat de négocier la souveraineté-association du Québec avec le Canada anglais.Le chef de l'opposition est revenu sur le sujet à l’Assemblée nationale, hier, à la faveur de la période de questions-réponses.Il s’est donné la peine de relever les 11 sondages qui ont eu lieu sur le sujet, entre décembre 1979 et le milieu de mai 1980.Or, dans six cas, le « non » était majoritaire; dans deux,le pourcentage était égal; dans trois cas seulement, le « oui » dominait, mais par 4 points ou moins, en excluant les indécis.La situation actuelle est fort différente, commente M.Parizeau : du début de février à la fin de mars, les Québécois se disent, entre 52 % et 64 %, favorables à la souveraineté, et ce, sans répartition des indécis.Il demande donc au premier ministre de reconnaître que, « sa mémoire l’ayant trahi, il a induit les Québécois en erreur».En réponse, M.Bourassa insiste plutôt sur ceci : « Tant qu’on n’a pas clarifié cette question de l’association économique, j’ai dit qu’il était loin d’être sûr que le référendum pourrait être positif.Il me semble qu’on a le droit d’exprimer des vérités de la Palice.» Pour tirer tout cela au clair, reprend M.Parizeau, pourquoi ne pas tenir le débat référendaire dès maintenant ?Le premier ministre ne répond pas directement, jugeant plus important de tenter de rassurer les Québécois et les investisseurs sur la question de la monnaie et autres sujets reliés à l’avenir du Québec.Est-ce que le premier ministre croit vraiment qu’en zigzaguant, , en taponnant, en zigonnant, il rassure les investisseurs étrangers ?, s’insurge le chef péquiste.Le chef de l’opposition devrait s’efforcer de respecter le huitième commandement, rétorque M.Bourassa, laissant l’Assemblée éberluée, cependant qu’un député demande en riant de déposer le document en question.Ce commandement se lit comme suit : Faux témoignage ne diras ni mentiras aucunement.« Nous avons toujours été très clairs sur les trois objectifs, reprend M.Bourassa, dans la négociation qui s’annonce : obligation de résultats, changements en profondeur et implication de la population.De plus, il importe que la sécurité économique des Québécois ne soit pas compromise.Le premier ministre conclut, une fois encore : « Que le choix du gouvernement, que le choix du Parti libéral du Québec, que le choix, j’en suis convaincu, de la majorité des Québécois, c’est de développer le Québec sans démanteler le Canada.» Selon M.Parizeau, M.Bourassa craint le référendum parce que les libéraux se déchireraient sur la place publique.« S’il y avait un référendum demain, M.Bourassa dirait « non ».Le conseil des ministres dirait « non ».Le caucus se diviserait et les militants se diviseraient également.Le chef péquiste ne met pas en doute les récents sondages indiquant que « les deux tiers des Québécois favorisent la souveraineté.Et qu’on ne vienne pas me dire qu’ils ne savent pas ce que ça veut dire.Les Québécois ont très bien compris » l’enjeu en question, en dépit de la confusion entretenue par le premier ministre, estime le chef de l’opposition.CAHIER SPÉCIAL EN BREF.Les députés rendent hommage à Laberge QUÉBEC (PC) — L’Assemblée nationale a rendu hommage, hier, au président de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ).La motion soulignant ses 27 années à la direction de la centrale a été présentée par le ministre du Travail Normand Cherry, lui-même un ancien chef syndical.S’en est suivi un concert d’éloges auquel les chefs des principaux partis ont participé.« Louis Laberge sait écouter les autres et il a su se rendre indispensable parce qu’il a toujours été prêt à rendre service.Tout au long de ses 27 années, il n’a ménagé ni temps, ni efforts, ni énergies pour défendre les intérêts de ses membres.Homme de principe et loyalil a rallié quelque 400 000 travailleurs au sein de sa centrale », a dit le ministre Cherry.Le premier ministre Robert Bourassa a ajouté pour sa part : « C’est avec beaucoup de regret que j’ai appris sa démission.Heureusement, il demeurera très actif au service de la communauté, notamment par sa contribution au Fonds de solidarité.Il est difficile de trouver un plus grand artisan du progrès social depuis, si on peut dire, le début de la Révolution tranquille.« Il est vrai qu’il a émis des critiques assez fermes, mais on avait l’impression qu’il n'était pas tout à fait convaincu de la justesse de ses critiques, comme c’est le cas à l’occasion pour le leader de l’opposition.On peut conclure qu’il a été remarquable par son pragmatisme, par son dévouement sans limite au bien-être des travailleurs et par sa détermination à travailler pour l’avenir du Québec.» Le chef de l’opposition Jacques Parizeau a vanté les initiatives de M.Laberge comme la mise sur pied du Fonds de solidarité de la FTQ.« Je voudrais simplement souligner l’envergure de l’homme allant bien au-delà de vues qu’on pourrait appeler exclusivement syndicalistes.Il faut souligner, ça ne se fait pas suffisamment, que l’idée à l’origine de Corvée-Habitation a été celle de Louis Laberge, au Sommet économique de Québec, en 1982 », a-t-il dit Soumissions publiques pour 449 contrats QUÉBEC (PC) — Le ministère des Transports procédera par soumissions publiques pour l'attribution aux entreprises privées de ses 449 contrats d’entretien d’hiver qui lui ont coûté plus de 40 millions $ en 1990.Les entrepreneurs seront de plus soumis à une grille de préqualification, qui pourrait se transformer en carte de compétence.Voilà les principaux éléments qui se dégagent de la nouvelle politique, basée sur les recommandations du rapport Bernard, qu’a rendu publique, hier à Québec, le ministre délégué aux Transports Robert Middlemiss.« Le temps est venu de changer le système mis sur pied en 1973 afin de permettre aux entreprises d’établir leur coût et, au ministère, d'exiger de Inexpérience, de la compétence et de l’équipement adéquat », a-t-il expliqué.M.Middlemiss n’était pas en mesure de déterminer si cette nouvelle façon de procéder engendrera des coûts additionnels pour le gouvernement.Mulroney au chevet de sa mère LES PROJETS de remaniement ministériel à Ottawa sont sur la glace dans la foulée de l’hospitalisation d’urgence de la mère du premier miiustre.Brian Mulroney a quitté d’urgence Ottawa pour la Floride lundi soir pour se rendre au chevet de sa mère qui a subi d’urgence un quadruple pontage hier matin Selon le bureau du premier ministre, l’opération s’est déroulée de façon satisfaisante, mais Mme Mulroney demeurera sous surveillance aux soins intensifs pour 48 à 72 heures.Hier soir, un porte-parole du premier ministre n’était pas en mesure de préciser si le remaniement prochain allait être différé de beaucoup.Une tournée de cinq jours dans l’Ouest canadien que Brian Mulroney devait entreprendre en fin de semaine pourrait également être écourtée.Sommet de la justice à Québec QUÉBEC (PC) - Un sommet de la justice se tiendra à Québec du 17 au 20 février 1992 où les participants tenteront d’apporter des solutions aux problèmes qui confrontent la société québécoise, a annoncé hier le ministre de la J ustice G il Rémillard.Les coûts croissants d’accès au système de justice, le régime d’aide juridique, l’engorgement des tribunaux, les difficultés inhérentes à l’immensité du territoire à couvrir, la diversité des cultures qui composent la société du Québec figurent parmi les principaux sujets qui préoccupent le ministre de la Justice.Un comité d'orientation a été mis sur pied pour conseiller le ministre sur des questions majeures se rapportant au sommet.Parmi les 12 membres de ce comité, on relève les noms de MM.Claude Bisson, juge en chef du Québec, le Protecteur du citoyen Daniel Jacoby, Konrad Sioui, vice-président national des Premières Nations du Québec, Mmes Louise HareL, député péquiste de Hochelaga-Maisonneuve, Sylviane Borenstein, bâtonnière du Québec.Loi plus sévère que prévu sur les armes à feu OTTAWA (PC) - La ministre de la Justice Kim Campbell déposera bientôt un projet de loi sur les armes à feu plus sévère que celui qu’elle a présenté il y a près d’un an.Par contre, elle introduira quelques assouplissements dans la réglementation qui accompagnera le projet de loi afin de satisfaire aux préoccupations de ses collègues du Parti conservateur.Mme Campbell avait déposé une première législation en juin dernier, quelques mois après la tragédie de la Polytechnique, afin de resserrer le contrôle des armes à feu.Toutefois, devant la résistance de certains députés conservateurs de l'Ouest du pays, la ministre avait retiré le projet de loi du processus législatif normal et l’avait soumis à un comité spécial.Le comité spécial a déposé son rapport au mois de février, réclamant le resserrement de certains aspecls du projet de loi et certains assouplissements pour tenir compte des collectionneurs et des tireurs de compétition.Mme Campbell a affirmé hier qu’elle accepterait un certain nombre de ces recommandations dans le but de rendre le projet de loi plus sévère et plus efficace.Quant aux adoucissements demandés, elle a déclaré qu’elle ne répondrait pas à ces préoccupations dans la loi elle-même, mais dans la réglementation qui devrait l’accompagner.Elle a expliqué que de cette façon, elle pourrait conserver toute la force du projet de toi.Venin d’araignée contre les attaques cérébrales ATLANTA (AFP) - Le venin bénin d’un type commun d’araignée pourrait soigner les victimes d’attaques cérébrales, selon les travaux d’une équipe de chercheurs présentés par le Dr Hunter Jackson, neurobiologiste, tors de la convention annuelle de l’American Chemical Society.« C’est très mystérieux et un peu paradoxal que les araignées fournissent la clé à la solution des désordres neurologiques les plus communs et les plus graves », a-t-il déclaré hier soir tors de cette convention à Atlanta (Géorgie).Le Dr Jackson et d’autres chercheurs de sa firme, Natural Product Sciences, à Salt Lake City ( Utah), ont effectué toute une série de tests sur des rongeurs et ont découvert que le venin de plusieurs araignées communes pourraient être efficaces contre les glutamates, une substance qui peut tuer les cellules cérébrales en cas d’insuffisance d’oxygène.Leur emploi sur les victimes d’attaques cérébrales pourrait sauver les cellules cérébrales, a-t-il dit.« Les lésions cérébrales dont vous souffrez à la suite d’une attaque ne se produisent pas immédiatement, a indiqué le Dr Jackson.Les cellules mettent en réalité longtemps pour mourir.Nous pouvons les sauver de la mort même en administrant (ce venin) des heures après l'interruption d’arrivée du sang au cerveau, a expliqué ce savant.Ce type d’intervention pharmacologique pourrait être effectué dans la salle des urgences, ou par des infirmières, après l’attaque elle-même », a-t-il ajouté.Les composés du venin, connus sous le nom d’arylamines, peuvent facilement être produits synthétiquement a déclaré le Dr Jackson.La catastrophe écologique semble évitée en Italie GÊNES, (ITALIE) Reuter - Des nappes de pétrole provenant du bâtiment chypr lote Haven dérivaient hier le long de la Riviera italienne, mais le chef de la capitainerie de Cènes a déclaré qu’une catastrophe écologique semblait évitée.Les autor ités redoutaient de voir se répandre le contenu des centaines de milliers de barils de brut iranien oui ont coulé dimanche au large de Gênes avec le Haven.Mais les fuites se révèlent peu importantes et des experts ont dit que le reste du pétrole s’était solidifié.VACANCES D’ÉTÉ PARUTION LE 3 MAI DANS LE DEVOIR Que faire au Québec cet été?Festivals, théâtre, musées, sport, séjours-santé, gastronomie.Un tour d’horizon des attraits du Québec.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 25 avril j Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 ¦ A-3 Les Mohawks pourront choisir leur type de gouvernement par référendum PHOTO JACQUES NADEAU Tom Siddon, ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord canadien.Paul Cauchon LE GOUVERNEMENT canadien entend proposer aux Mohawks de Kanesatake, près d’Oka, la tenue d’un plébiscite pour qu’ils puissent choisir leur type de gouvernement.La décision, applaudie par le leader de la Coalition mohawk de Kanesatake Jerry Peltier, sera vraisemblablement contestée en cour par l’actuel chef de bande George Martin.Le ministre des Affaires indiennes Torn Siddon, qui a annoncé la décision gouvernementale hier en compagnie du ministre Benoît Bouchard, admet clairement que ce plébiscite semble le seul moyen pour en arriver à résoudre la question de la propriété des terres et des autres négociations découlant de la crise de l’été dernier.Les négociations avaient été entreprises en novembre avec le groupe qui s’était identifié comme la Coalition mohawk, et qui avait fait parvenir au ministre une pétition de plus de 400 noms d’habitants de la communauté pour prouver sa représentativité.Mais ces négociations, auxquelles ne participent pas le Conseil de bande actuel, sont qualifiées par le ministre Siddon de « processus difficile et souvent frustrant, surtout parce que la collectivité elle-même est profondément divisée (.) Afin que les négociations soient un succès, nous devons traiter avec un organisme légalement reconnu qui possède la confiance et l’appui de la majorité des membres ae la collectivité ».Le 20 février dernier le juge Paul Rouleau, de la Cour fédérale, accordait au ministère le droit de tenir un tel plébiscite.Torn Siddon estime qu’il est dans ses responsabilités de « fournir aux gens de Kanesatake un moyen de se tirer de l’impasse dans laquelle ils se trouvent depuis plusieurs années ».Le ministre entend choisir d’ici la fin d’avril une tierce partie, « neutre, respectée et renommée », qui organisera la tenue du plébiscite à la fin mai.La question proposée par le gouvernement sera simple : « Il y a deux méthodes pour choisir un conseil qui sera chargé de l’administration de la bande de Kanesatake : 1.des élections; 2.selon la coutume de la bande (à Kanesatake ce sont les mères de clans de la bande qui choisissent le chef et les conseillers).Désirez-vous que le Conseil de bande de Kanesatake soit choisi: 1.au moyen d’élections ou 2.selon la coutume ».Mais rien ne prouve que la tenue d’un tel plébiscite puisse ramener la paix.On compte pas moins de sept factions reconnues au sein de la communauté, dont le Conseil de bande actuel, qui pourrait encore s'opposer en cour à la tenue d’un tel plébiscite sous le prétexte que le gouvernement intervient dans la gestion des affaires indiennes internes, la Coalition mohawk, qui réclame un plébiscite et qui prétend représenter « trois partis politiques » et au moins deux tendances du Longhouse traditionnel.La communauté de Kanesatake compte 900 personnes admissibles au vote, et près de 400 personnes rési- PHOTO JACQUES NADEAU Gerry Peltier A , dant à l’extérieur pourront y participer.L’actuel Conseil de bande, dirigé par George Martin, a été nommé en janvier 1990 par les mères de clan, et M.Martin a informé le ministre hier qu’il entendait contester en cour sa décision.Benoît Bouchard a précisé que si M.Martin allait de l’avant, « le ministre (Siddon) évaluera la situation avec ses conseillers juridiques ».Pour sa part, Jerry Peltier ajoute que la Coalition a défini un agenda de travail avec le ministère pour les négociations territoriales et il entend respecter cet agenda.11 refuse de dire si lui-même posera sa candidature au poste de chef de bande si les Mohawks choisissent un mode de gouvernement élu.Le système de nomination par les mères de clan est en vigueur depuis 1969, alors que des Mohawks avaient demandé un retour aux coutumes ancestrales.Un référendum pour modifier ce sytème en faveur d'une élection au suffrage universel avait été annulé in extremis en juin 1988, deux jours avant sa tenue, alors que la « campagne référendaire » se déroulait dans un climat d’intimidation et de violence et que s'affrontaient devant la cour partisans et opposants au référendum (ces derniers demandant une injonction pour bloquer le processus).Revenir aux postes de péage: gros coûts et petits profits QUÉBEC (PC) — Le ministre des Transports Sam Elkas n’est pas du tout d’accord avec l’idée de son collègue des Affaires municipales Claude Ryan de réinstaller des postes de péage routier pour permettre aux municipalités de combler partiellement un manque à gagner de 500 millions $.Interrogé hier sur la faisabilité de cette option, M.Elkas a sèchement indiqué qu’il ne trouve rien de valable dans cette solution.« Personnellement, a-t-il dit, je suis contre cette idée.En surface, quand je regarde cela, je constate que c’est une solution très lourde à administrer et le retour pour le gouvernement est presque zéro.» Mais puisque cette suggestion est venue du ministre des Affaires municipales et qu’elle sera explicitement soumise au Cabinet, M.Elkas a quand même senti le besoin d’ajouter que le fardeau de la preuve de l’efficacité d’une telle mesure appartient à ses collègues.« Il va falloir qu’on réussisse à me convaincre que c’est une bonne idée, a-t-il précisé, et moi je vais tenter de leur démontrer que cette solution n’est pas envisagée parce que ce n’est pas rentable.» M.Elkas a expliqué que pour réinstaller les postes de péage et re- mettre sur pied la machine administrative nécessaire, il faudrait compter un minimum de 40 millions $ pour des revenus bruts d’à peine 45 millions $.« Ca serait difficilement un investissement intelligent », a indiqué le ministre.M.Elkas est allé jusqu’à souligner que cette idée ne serait pas très appréciée par le population.« Nous devons trouver des mesures acceptables pour la population, a-t-il dit, et pour l’instant le péage, ça ne l’est pas.» Le ministre a conclu en précisant que contrairement aux pays européens ou aux États-Unis, le Québec n’a pas le volume de véhicules nécessaire pour supporter une telle idée.Parmi les autres solutions envisagées par le ministre des Affaires municipales Claude Ryan pour alléger les conséquences de sa réforme fiscale sur les municipalités, on parle de hausser les frais d’immatriculation des véhicules automobiles et des permis de conduire de 30$, d’augmenter la taxe sur l’essence, de permettre aux municipalités de taxer le stationnement public.« On est ainsi ouvert à toutes les idées qui peuvent nous être soumises», a conclu le ministre Elkas.Des patrons et des ouvriers collaboreront à des écoles des métiers de la construction Jean-Pierre Proulx SYNDICATS et patrons de l’industrie de la construction vont dorénavant participer directement à la gestion de trois écoles spécialisées dans les métiers de la construction, à Montréal, Québec et Chambly, a annoncé hier le ministère de l’Éducation, M.Michel Pagé.Il a qualifié d’« historique » l’entente qu’il a signée en présence de ses deux collègues, M.André Bour-beau, ministre de la Main-d’oeuvre et de la Formation professionnelle, et M.Normand Cherry, ministre du Travail.L’ont aussi signée les trois présidents des commissions scolaires de Montréal, Chambly et Québec, Mme Denise Soucy-Brousseau, M.Alain Villemure, M.Lucien Flamand, de même que le président de la Commission de la construction du Québec (CCQ), M.Alcide Fournier.M.Pagé a annoncé du coup un investissement de 19 millions $ pour parachever ou transformer trois écoles des commissions scolaires concernées.Le nouveau mode de fonctionnement de ces écoles, a précisé M.Pagé, garantira « la participation de l’industrie de la construction tant sur le plan de la gestion et du développement que sur celui de l’instauration et de la mise en oeuvre des programmes de formation ».Syndicats et patrons vont, par l’intermédiaire de la CCQ, collaborer directement à la formation des travailleurs par la fourniture de matériel, l’organisation de visites industrielles et l’organisation de stages de perfectionnement.Ils siégeront aussi aux comités de gestion administrative et pédagogique des écoles et participeront aux choix de directions d’école.L’établissement de Montréal occupera les locaux du Centre Antonio-Barrette, au 5205 rue Parthenais.Celui de Québec logera au Centre de formation professionnelle de la rue Borne.Celui de Chambly, enfin, sera rattaché à l’École de formation professionnelle Pierre-Dupuy, chemin du Tremblay, à Longueuil.Une force de frappe fédéraliste du milieu des affaires prépare déjà le référendum Pierre O’Neill DANS L’OPTIQUE d’un référendum que la Commission Bélanger-Campeau fixe au plus tard à l’automne 1992, des hommes d’affaires entendent tout mettre en oeuvre pour préserver l’unité du pays.Et s’inspirant du mouvement Pro-Canada de l’ère Trudeau, ils se regrouperont sous une structure distincte pour faire la promotion du fédéralisme.Voilà des semaines qu’une quarantaine d’hommes d’affaires discutent le coup en secret dans un club sélect de Montréal.Ils ont dégagé un consensus sur l’ensemble du pourquoi et comment de ce corps d’élite : les objectifs, le financement, les modalités de fonctionnement.Sur à peu près tout, sauf sur les porte-parole et le nom du nouveau mouvement.Un mouvement qui combattra le camp souverainiste sur son flanc le plus vulnérable : les implications économiques de l’accession du Québec à la souveraineté.Président du Conseil du patronat du Québec et membre actif du groupe de conspirateurs, M.Ghislain Dufour a précisé hier au DEVOIR que le mouvement concentrera ses efforts uniquement sur la dimension économique du débat constitutionnel.En ce sens, l’initiative des gens d’affaires se distingue amplement du défunt Pro-Canada, qui se voulait, à sa fondation en 1978, le regroupement de tous les fédéralistes fédéraux et provinciaux.Pro-Canada, qui s’est sabordé un an plus tard, à l’issue d'une querelle avec le chef du PLQ de l’époque, Claude Ryan.Le président du CPQ note d’ailleurs un autre trait distinctif.Alors que Pro-Canada ne visait qu’à ramener les Québécois à la raison, le nouveau regroupement des hommes d’affaires fédéralistes s’est donné pour mission de sauver l’unité du pays et s’adressera également aux Canadiens des autres provinces.L’espoir est de convaincre le Canada anglais de la légitimité des aspirations et revendications du Québec.Et alors que Pro-Canada était un comité du « non », Ghislain Dufour fait observer que dans l’hypothèse d’une question référendaire abordant égalitairement le fédéralisme renouvelé et l’option souverainiste.Un bon conseil Evitez l’embonpoint LA FONDATION DU QUEBEC DES MALADIES DU COEUR COURS DE LECTURE RAPIDE Éprouvé, complet, efficace Depuis 20 ans 8 leçons de 3 hres au printemps ou à l’été Centre de lecture rapide 484-9962 HOlNDfl DE S I G I nous FRAPPONS PLUS FORT QUE JAMAIS! 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préférence pour le fédéralisme renouvelé et 31 % se déclaraient favorables à la souveraineté-association.Mais voilà que début mars, les résultats d'un autre sondage CROP tendaient à démontrer que 80 % des 1700 dirigeants d'entreprise interrogés sont acquis à la souveraineté-association.Que faut-il en conclure ?Ghislain Dufour défend la théorie selon laquelle les sondages sont peu fiables quand il s’agit de déceler les véritables intentions des Québécois quant à leur avenir politique.Et qu’entre répondre à la question d’un sondeur et voter au référendum, il y a tout un monde.Il lui semble que l’humeur des Québécois risque de fluctuer au gré du déroulement de la campagne référendaire.11 prévoit que la dimension économique du débat sera déterminante.Et c’est pourquoi il souscrit pleinement à la prétention de Robert Bourassa voulant que, s’il y avait un référendum demain, les Québécois diraient « non » à la souveraineté.Ces pensions que trop de Québécois ignorent QUÉBEC (PC) — Il y a trop de citoyens québécois qui ignorent encore leur droit de percevoir une pension d’un pays étranger où ils ont déjà résidé et travaillé, et ce, en vertu d'ententes conclues avec le gouvernement du Québec.C’est pour cette raison que des représentants du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration entreprendront une tournée d’information à compter du 30 avril afin d’aller expliquer ces ententes avec 15 pays qui permettent à bon nombre de Québécois de retirer une pension quelconque s'ils ont travaillé dans l’un de ces pays.Ces pays signataires sont les États-Unis, la France, la Barbade, l’Italie, le Portugal, la Grèce, Sainte-Lucie, l’Allemagne, le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède, la République dominicaine, la Jamaïque et le Luxembourg.Hier matin, la ministre Monique Gagnon-Tremblay a précisé que sur un bassin de 500 0Ô0 citoyens environ qui auraient droit à une telle pension, seulement 35 000 ont déjà présenté une demande de pension étrangère (retraite, invalidité ou de conjoint survivant).Les personnes bénéficiaires se retrouvent surtout parmi les gens du troisième âge.Non seulement les Québécois ayant travaillé dans un autre pays y ont droit, mais aussi les immigrants qui sont venus s’installer au Québec peuvent aussi bénéficier d'une pension de leur pays d’origine s’ils y ont travaillé.Par exemple, un Québécois qui a travaillé pendant au moins deux ans aux États-Unis peut retirer une pension de retraite de ce pays une fois qu’il est revenu au Québec.Il faut qu’il ait contribué au régime de l’un et l’autre pays pendant au moins 10 ans.« Mon message est simple, a dit la ministre.Même si une personne a travaillé peu de temps dans un autre pays, il est important pour celle-ci ou son conjoint de se renseigner auprès de nos services.Des surprises agréables pourraient l’attendre ».À propos de votre déclaration de revenus de 1990.« QaXJL) pwuu AU£ 'ûjü du*- ÿujtftionû/ ?» Consultez d'abord votre Guide d'impôt.Il vous indique, étape par étape, comment remplir votre déclaration.Si vous avez encore des questions, vous pouvez téléphoner ou vous rendre à différents endroits pour obtenir de l'aide.s « A qui peut-on téléphoner ?» Vous pouvez communiquer avec les gens de Revenu Canada.Votre appel sera plus facilement acheminé avant 10 h ou après 14 h.De plus, les heures de service sont prolongées jusqu’à 20 h.du lundi au jeudi, du 25 février au 30 avril.Il existe aussi un système électronique de renseignements par téléphone, appelé S.E.R.T.pour les questions d'ordre général.Pour connaître tous les services offerts et les numéros de téléphone dans votre région, consultez votre Guide.« Quels autres services sont offerts ?» Vous pouvez obtenir des guides, des formules et des renseignements auprès de centres saisonniers d’aide fiscale situés dans des endroits faciles d'accès.Les heures d’ouverture et les adresses sont annoncées dans votre journal local.De plus, vous pouvez emprunter une bande vidéo intitulée « Votre déclaration.étape par étape », dans les bibliothèques publiques et à votre bureau de district d’impôt.« Y a-t-il des services pour les personnes qui ont besoin d’une aide spéciale ?» Revenu Canada travaille avec des organismes communautaires et des bénévoles pour aider les gens qui ne peuvent pas remplir leur déclaration eux-mêmes.Si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, avez besoin de l’aide d’un bénévole, communiquez avec un agent des Affaires publiques de votre bureau de district d’impôt.Les malentendants utilisant un appareil ATS peuvent aussi téléphoner sans frais.De plus, des guides enregistrés sur bande audio et des guides à gros caractères d’imprimerie sont offerts aux malvoyants qui en font la demande.«Et si j’ai d’autres questions ?» Consultez d’abord votre Guide.Vous y trouverez les réponses à la plupart de vos questions.Si vous avez encore des questions.communiquez avec votre bureau de district d'impôt et parlez-en aux gens attentionnés de Revenu Canada.Impôt.Des gens attentionnés peur répondre à vos questions.1+1 Revenu Canada Revenue Canada Impôt Taxation Canada A-4 M Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 Le Canada pourrait faire son bilan de santé environnementale Willie Louis-Gilles Francoeur IL EST possible d’établir un bilan de santé environnemental du Canada, chiffré et doté de bases scientifiques aussi solides que le sont les statistiques et indicateurs économiques.Telle est la conclusion du Rapport sur l'état de l'environnement publié hier par Environnement Canada à travers le pays.Ce rapport, produit par un groupe de travail sur les indicateurs environnementaux, s’inscrit dans le cadre des travaux entrepris par plusieurs pays- membres de l’OCDE en vue de jeter les bases au cours des prochaines années d’une véritable comptabilité environne- mentale qui permettra de suivre non seulement l’évolution globale de la situation, mais aussi la performance des organismes publics, voire éventuellement des sociétés privées.Ce rapport avait pour but de répondre a deux questions : est-il possible de définir une liste d’indicateurs environnementaux précis et représentatifs de la situation du milieu naturel canadien ?Et, dans l’affirmative, dresser la liste de ces indicateurs ?Même si la mise au point « d’indicateurs » environnementaux est une démarche perfectible — il a fallu 30 ans pour roder ceux utilisés en économie — les auteurs du rapport en proposent 43, regroupé en 18 sujets, pour amorcer cette première esquisse de comptabilité nationale.Les principaux indicateurs viseront à mesurer la contribution canadienne aux changements climatiques à partir d’analyses de notre consommation d’énergie.L’appauvrissement de la couche d’ozone et l'exposition aux rayonnements dans l’air s’ajouteront au suivi des pluies acides et des polluants dans l’air des villes pour compléter le volet sur la qualité de l’atmosphère.Ottawa dressera un bilan de la qualité des eaux en suivant, notamment, la progression des toxiques dans les écosystèmes d’eau douce à partir d’indicateurs strictement ontariens, c’est-à-dire liés à la présence de contaminants dans les Grands Lacs.Aucune utilisation des données accumulées sur le Saint-Laurent qui sert d’égout à la pollution industrielle de nos voisins du Sud.Le dossier se complétera d’un suivi des milieux marins canadiens, en particulier les rejets des papetières côtières, des déversements en mer et des contaminations de mollusques.Côté ressources, le devis n’insiste pas sur l’état du milieu naturel, mais sur les « ressources économique naturelles », Aucun indicateur n’établira le taux d’artificialisation de l’écosystème forestier canadien, pas plus qu’on ne tentera de dresser le bilan des défoliants et insecticides utilisés dans ce domaine.En revanche, le succès du reboisement sera utilisé comme l’indice d’une forêt en santé s’il égale ou dépasse la coupe annuelle.En agriculture, on mesurera les changements de vocation qui grugent le milieu agricole, l’utilisation des engrais et de pesticides.Côté pêcheries, on mesurera les prises annuelles commerciales en mer et dans les Grands Lacs.Les prélèvements d’eau par les villes, les entreprises et les particuliers seront aussi utilisés comme indicateurs pendant que notre consommation énergétique sera mesurée à partir de notre utilisation personnelle moyenne, des émissions canadiennes de gaz carbonique et par la consommation nationale d’énergie fossile.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Un spécialiste rends qui soient exécutoires et l’adoption de règles communes dans une foule de sphères d’activités.De plus, la négociation de tout cet attirail est fort complexe et nécessite un partenaire intéressé, ce qui n’est pas garanti, indique-t-il, en particulier si le Québec se déclare indépendant de façon unilatérale.« À mon avis, (la souveraineté-association) est essentiellement un outil de marketing de la souveraineté afin de la rendre plus vendable auprès des Québécois et du reste du Canada », écrit-il.Un Québec indépendant, avec sa propre monnaie et concluant des traités strictement commerciaux, pourrait orienter sa politique monétaire comme il l’entend et il ne serait pas obligé d’harmoniser ses politiques fiscale et budgétaire avec celles de son vis-à-vis, croit M.Cour-chene.Mais la négociation d’accords commerciaux pourrait encourager les Américains ou les Canadiens à pointer du doigt l’interventionnisme de l’État québécois et sa stratégie économique de type européen ou japonais.« Un fédéralisme reconstitué offrirait peut-être une souveraineté plus efficace au Québec », note-t-il.Il précise que sous le régime actuel, par exemple, le Québec n'est pas lié par une sérié d’articles inclus dans l’accord de libre-échange eanado-amé-ricain alors que le Canada, en tant que pays signataire, l’est.Résultat : le Québec a les coudées plus franches qu’Ottawa en matière de réglementation des institutions financières qui relèvent de sa juridiction, par exemple.Sous le régime actuel, ajoute M.Courchene, la mobilité de la main-d’oeuvre, des capitaux et des produits est assurée sans que les provinces ne soient menottées par une série de traités et d’accords d'application compliqués.Si le Québec décidait de sortir de ce cadre politique et juridique pour en négocier un autre, il devrait en accepter les conséquences sur sa liberté de décision.M.Courchene ne veut pas pour autant se faire l’apôtre du statu quo, au contraire.À son avis, il est essentiel de repenser la fédération canadienne, de façon à répondre aux revendications du Québec en ce qui a trait au nouveau partage des pouvoirs.Mais si les Québécois optaient pour l’indépendance, écrit-il, ils feraient des gains symboliques alors que le Canada y perdrait des plumes, surtout sur la scène internationale, au sein des organisations économiques, comme le G-7, ou encore au sein de la Francophonie.Sur le plan économique, l’incertitude et en particulier le poids de la dette canadienne pourraient compromettre tout projet d’union économique et provoquer l’inquiétude des marchés internationaux.4 Les Québécois électricité à 15 cent le kilowattheure, les deux premières années, ce qui est beaucoup moins que les 2,4 cents le kilowattheure qu’il en coûte pour produire l’électricité, et beaucoup moins que les 4,2 cents le kilowattheure que chaque Québécois paie à Ilydro-Québec.« Je ne commenterai pas ces avancés, rétorque Mme Bacon.Je dis qu-’llydro-Québec avait pris des ententes, avec les gens qui ont fait des investissements, à garder la confidentialité, et je respecte ces ententes.» Le leader parlementaire de l’opposition, M.Guy Chevrette, prend le relais pour savoir s’il est exact que les contrats qu’Ilydro-Québec ne veut pas voir publiés dans les journaux du Québec le sont dans des journaux d’autres pays, à la une.Mme Bacon répond sèchement : « Contrairement aux gens d’en face, nous n’avons pas donné de subvention, ni de rabais tarifaires, comme ils (les péquistes) l’ont fait lorsqu’ils étaient au pouvoir.» Hors de l’Assemblée, sans immunité parlementaire, M.Libman a repris ces propos et transmis à la Tribune un communiqué, en anglais et en français, répétant qu’Ilydro-Québec vend de l’électricité à un coût inférieur au coût de production.Des médias du Québec qui, au cours de l’hiver, avaient en main des copies des contrats intervenus avec de grands clients industriels, ont été empêchés d’en dévoiler la teneur, les entreprises obtenant une injonction interlocutoire.La semaine dernière, ce qu’on croit être des détails de ces ententes secrètes ont été diffusés dans des médias en Australie et en Norvège.Vendredi dernier, Ilydro-Québec faisait savoir que ces contrats ne coûteraient pas un cent aux Québécois et que, sans eux, le Québec n’aurait pu attirer des géants industriels, tel Alumax.Hydro assure que les contrats dits de partage de risques et de bénéfices produiront des revenus comparables à ceux qui proviennent des autres gros clients industriels.Mais la société étatique refuse d’en livrer la teneur.A ce jour, le Parti québécois s’est contenté de juger « très bizarre » la situation selon laquelle des détails de contrats sont accessibles hors du Québec seulement.Protégé par l’immunité qui couvre les parlementaires dans leurs déclarations et délibérations à l’Assemblée nationale, M.Libman a relevé des points précis, présumément pigés dans les contrats, comme en fait foi une note entre parenthèses dans son communiqué : (voir annexe 9.2.2.du contrat de Norsk-llydro).Il laisse entendre qu’il rendra ce contrat public aujourd’hui.Il est aussi question que l’opposition officielle revienne sur le sujet.La jurisprudence veut que les médias peuvent rapporter les propos des parlementaires, jouissant en quelque sorte d’une extension de l’immunité accordée aux députés, à la condition de ne pas aller au-delà.4 Broadbent tion du Québec est centrale, reconnaît Ed Broadbent, mais il y a en fait trois questions centrales.C’est comme la Sainte-Trinité », insiste-t-il.De plus, les trois partis fédéraux devront s’entendre sur la teneur des propositions d’Ottawa, pour les soumettre ensemble aux provinces.À ses yeux, la collaboration entre les trois grandes formations politiques du pays est essentielle au succès de l’entreprise.Ensuite, Ottawa doit se dénicher six alliées parmi les provinces de l’extérieur du Québec.Règle générale, les changements constitutionnels en cause ne requérant que l’accord de sept provinces comptant pour 50% de la population canadienne, l’aval du Québec en bout de piste fournirait à ces propositions l'appui suffisant pour en faire des amendements constitutionnels en bonne et due forme.Finalement, un référendum pancanadien devrait venir confirmer tout cela.« On aurait alors une chance de gagner», estime Ed Broadbent.Les stratèges constitutionnels fédéraux calculent déjà qu’ils pourront compter sur l’appui des premiers ministres libéraux de l’ile-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick, tout comme sur celui du nouveau premier ministre conservateur de la Nouvelle-Écosse Donald Cameron le moment venu.Selon toute vraisemblance, il y aura d’ici l’automne prochain trois gouvernements néo-démocrates parmi les neuf provinces du reste du Canada.Les propos de l’ancien chef tracent une voie possible pour les rallier aux plans fédéraux, une voie qui passe en particulier par le dossier autochtone.Meme s’il ne fait plus de la politique active et qu’il évite les discussions partisanes pour ne pas nuire à son centre, Ed Broadbent ne cache pas qu’il n’a pas l’intention de se contenter de regarder le train constitutionnel passer.« C’est mon pays, explique-t-il.Tous les Canadiens ont l’obligation de participer au débat, je n’ai pas l’intention de rester tranquille.» D’ailleurs, c’est du bout des lèvres et presque pour la forme qu’il a exclu hier l’idée de prendre la tête de la commission royale d’enquête sur les droits autochtones que Brian Mul-roney songe à créer lors du prochain Discours du trône.« Quand il en a été question l’été dernier, j’ai dit que j’avais déjà un emploi, c’est toujours le cas », se borne-t-il à déclarer à ce sujet.4 Côté hicules dont il a besoin pour opérer, en dépit de la faillite technique de la cooperative, formée par les techniciens ambulanciers de la corporation, à qui appartiennent les 132 ambulances de la flotte.Divers scénarios sont à l’étude.Urgences Santé envisage déjà de faire l’acquisition des ambulances.Le ministre a laissé entendre qu’il pourrait autoriser l’achat d’une partie de la flotte seulement.Le prix moyen payé par la coopérative pour chacun de ces véhicules oscille autour de 115 000$.À la lumière des informations échangées entre M.Côté et le porte-parole de l'opposition, le député pé-quiste de Joliette Guy Chevrette, cette affaire semble avoir l’allure d’un écheveau inextricable.Le mi nistre a refusé de dévoiler les chif- Un super grand coeur, ça se montre.Cherchez autour de vous.Vous allez vite trouver une ou plusieurs façons de contribuer à rendre la vie plus belle dans votre entourage.Cherchez une bonne cause, celle qui vous touche le plus, là où vous pouvez utiliser au mieux vos ressources.Ensuite, ne cherchez plus et montrez votre super grand coeur! Un programme national qui nous invite à donner temps et argent aux causes de notre choix La générosité réinventée  fres.On sait toutefois que l’acquisition des ambulances par Urgences Santé lui permettrait d’épargner un million $ par an en évitant de payer la TPS imposée présentement sur la location des véhicules.Le coût de cette location s’élève à 12,3 millions $ par an.L’étude des crédits du ministère de la Santé a permis par ailleurs d’apprendre que : ¦ le ministre Côté a accordé à trois reprises au cours de la dernière année à la firme de communication National trois contrats sans appel d’offres, dont l’un de 189 000 $ pour l’opération de lancement de la réforme de la santé en décembre, et un autre de 20 000 $ pour l’organisation d’une conférence de presse pour annoncer la mise en tutelle de l’hôpital Louis-IL-Lafontaine; dans ces deux cas, le ministre a invoqué l’urgence d’agir pour justifier le recours à une firme privée dans laquelle oeuvrent par ailleurs des personnes proches du Parti libéral; ¦ la contribution directe des usagers au financement du système de santé fera un bond de 27 % cette année pour s’établir à 518 millions $ ou 5 % du budget de la santé au Québec; ces contributions comprennent notamment les suppléments exigés par les institutions pour les chambres (privées ou demi-privées), divers frais de services et le nouvel impôt-services sur les services complementaires (soins dentaires pour les enfants, médicaments gratuits aux personnes âgées, notamment) dont les barèmes d'application seront connus lors du prochain Budget.Québec prévoit percevoir grâce à ce nouvel impôt des recettes de 80 millions $ en 1991-92; ¦ le ministre est toujours prêt à « redonner » aux employés du secteur de la santé l'ancienneté perdue lors des grèves illégales de 1989 à la suite de l’application de la loi 160, à condition que les poursuites judiciaires, réintroduites lundi par les syndicats concernés, et que les 160 000 griefs déposés à ce sujet soient abandonnés.M.Côté affirme que des pressions exercées par des syndiqués « de la base » pourraient ramener leurs dirigeants syndicaux à de meilleurs sentiments et les inciter à mettre fin aux poursuites pour se tourner vers un reglement hors cour.Si tel était le cas, la question pourrait se régler dans les prochaines semaines.M.Côté maintient son engagement de réviser la loi 160, mais pas avant l’automne prochain.4 Bush taire», a-t-il ajouté.Conformément aux résolutions de l’ON U et après consultation avec les dirigeants de pays alliés, « j’ai ordonné à l’armée américaine de commencer sans attendre à établir plusieurs campements dans le nord de l’Irak où une aide humanitaire sera mise à disposition de ces réfugiés et distribuée avec ordre », a-t-il déclaré.Selon lui, l'objectif est de faire que les Kurdes quittent les régions montagneuses où ils se sont massés le long de la frontière nord de l’Irak avec la Turquie et l’Iran.Les montagnes gênent la distribution de l’aide aux Kurdes, dont la rébellion a été écrasée par les forces du président Saddam Hussein.« Si nous ne pouvons pas faire parvenir des vivres, des vêtements et fournir des abris aux Kurdes vivant dans les montagnes, nous devons les encourager à se rendre dans une zone du nord de l’Irak où la géographie facilite un tel effort d’aide à grande échelle », a-t-il dit.Les zones de protection ne sont pas une tentative pour créer un État kurde, a-t-il souligné.Les objectifs américains dans la région, a poursuivi le président Bush, ne sont pas de scinder l’Irak en plusieurs États séparés, mais de chercher la réconciliation entre parties en guerre en Irak.« Je tiens à souligner que ce nouvel effort, malgré son ampleur, n’est pas conçu comme une solution permanente au drame des Kurdes irakiens.Au contraire, il s’agit d’une mesure provisoire, destinée à répondre à un besoin immédiat et humanitaire», a-t-il dit.« Nous aurons des forces aériennes autour s’il le faut.Nous pourrons protéger non seulement nos propres CARTES D’AFFAIRES ROBIC f orulf! un 189?55 St Jacques Montréal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax 1514)845 7874 Tèl (5141987 6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce gens mais les gens que nous allons protéger », a-t-il dit.Le président, qui répondait à des questions de la presse, a déclaré que la politique américaine restait de rapatrier dès que possible les forces américaines présentes dans le Golfe et de ne pas les engager dans la guerre civile irakienne.« Constamment j’ai dit que les États-Unis n’interviendront pas militairement dans les affaires intérieures de l’Irak et ne risqueront pas d’être prises dans un bourbier comparable à celui de la guerre du Vietnam (.) Nous ne voulons pas non plus devenir une puissance occupante, avec des soldats américains patrouillant dans les rues de Bagdad ».Si Bush a déclaré que les zones de protection n’étaient qu’une mesure temporaire, il a ajouté par la suite qu’il faudrait probablement une autre résolution du Conseil de sécurité de l’DNU pour obtenir l’envoi d’une force de l’ON U déployée dans le nord de l’Irak.Le président américain s’est de nouveau prononcé pour l’éviction de Saddam Hussein, estimant que la manière la plus facile pour parvenir à la réconciliation des Kurdes, sunnites et chiites d’Irak était d’avoir un nouveau dirigeant.Par ailleurs, Javier Perez de Cuellar, secrétaire général des Nations unies, a déclaré hier que des juristes de l’organisation allaient examiner une demande de la Communauté européenne visant à traduire Saddam Hussein en justice pour crimes de guerre.Lors d’une conférence de presse, il a dit que la requête lui avait été présentée par le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jacques Poos, président en exercice du Conseil des ministres de la CÉE.« Je viens d’être informé de cette idée, qui est bien sur une idée intéressante et méritant examen », a-t-il déclaré en ajoutant qu’il l’avait transmise aux experts juridiques du secrétariat général de l’ONU afin qu’ils l’étudient.Les ministres des Affaires étrangères de la CÉE ont décidé, lundi à Luxembourg, de faire pression pour que le président irakien soit jugé pour invasion d’autres pays, utilisation d’armes chimiques contre des civils et tentative d’élimination de la population kurde irakienne.Le secrétaire général a fait état de progrès dans les pourparlers avec Bagdad sur la creation de centres d’accueil pour les réfugiés kurdes en territoire irakien.« Actuellement, nous travaillons à Bagdad pour faire accepter au gouvernement irakien des centres de protection destinés aux Kurdes et peut-être, ensuite, aux chiites.Ces démarches progressent et j’espère les voir aboutir.» Les ministres européens n’ont pas dit comment ils comptaient faire appliquer leur projet contre Saddam Hussein.Javier Perez de Cuellar s’est montré prudent : « Je souhaite qu'on ne fasse rien qui compromette l’action humanitaire (pour les réfugiés) à laquelle les Nations unies tiennent absolument.» Sur le terrain, l’armée américaine redouble d’efforts pour parachuter des secours aux 500 000 réfugiés irakiens bloqués dans un dénuement total, à la frontière turque.« L’opération s’est énormément étendue.Nous fournissons le plus de matériel possible », a déclaré hier un porte-parole américain sur la base militaire d’Incirlik.Trente-cinq hélicoptères Chinook, Blackhawk, Super Stallion et Sea Knight se sont joints aux avions cargo C-130 et C-160 américains, britanniques et français à pied d’oeuvre depuis dix jours, a ajouté le lieutenant-colonel Philip Crowley.La Grande-Bretagne enverra cette semaine six Chinook supplémentaires pour renforcer sa flotille de trois hélicoptères déjà sur place.Les Occidentaux larguent leurs colis des deux côtés de la frontière, où s’entassent environ un demi-mil-lion d’irakiens, Kurdes pour la plupart, chassés de chez eux par les représailles de l’armée de Saddam Hussein.Les autorités turques estiment que leur nombre pourrait atteindre les 700 000 personnes dans les prochains jours, car le flot des arrivants ne tarit pas.Plus d’un million d’irakiens, Kur des et chiites ont également fui vers l'Iran depuis l’écrasement de l’insurrection contre le régime de Bagdad.Les Américains, accusés d’avoir incité les Irakiens à se soulever contre Saddam Hussein sans lever le petit doigt pour les aider, ont mis en place une grande opération d’aide humanitaire, en utilisant certains des avions et des hélicoptères qui ont servi pendant la guerre du Golfe.Plus de 8000 militaires américains, dont plus de 3000 hommes du Groupe d’intervention amphibie en Méditerranée, participent à cet effort, a précisé le lieutenant-colonel Crowley.Les secours sont déchargés des bâtiments San Diego et Guadalcanal, à quai dans le port turc d’Iskende-rum.Des équipes civiles et militaires travaillent en coopération pour évaluer les besoins des différents camps de réfugiés.Chevalier n’est plus d’après la Presse Canadienne UN JOURNALISTE bien connu, M.Willie Chevalier, est décédé hier à l’Ilôtel-Dieu de Montréal à la suite d’une brève maladie.Il était âgé de 79 ans.Né à Montréal le 11 août 1911, M.Chevalier avait commencé sa car rière au défunt quotidien montréalais Le Canada où il fut journaliste de 1930 à 1934.Plus tard, de juin à décembre 1942 puis de nouveau en 1951, il en fut le rédacteur en chef.De 1935 à 1940, il fut à l’emploi des quotidiens T Evénement-Journal et Le Soleil, de Québec, où il occupa les postes de journaliste, de correspon dant parlementaire à Québec et d’adjoint au directeur de l’information et au rédacteur en chef.Il fut élu à la présidence de la Tri bune des journalistes parlementai res à Québec en 1939-40.Attaché spécial au cabinet du premier ministre Adélard Godbout de juillet 1941 à mai 1942, M.Chevalier avait également travaillé aux services de l’information des ministères des Travaux publics, de la Voirie et des Transports.De janvier 1943 à octobre 1944, il fut rédacteur pour le compte de la British Broadcasting Corporation (BBC).À son retour au Canada, il avait été appelé à couvrir la session spé ciale de la Chambre des communes sur la conscription en novembre 1944.Il avait aussi assuré la couverture pour Le Soleil de la première confé rence des Nations unies, à San Fran cisco, en mai et juin 1945.Il poursuivit ensuite sa carrière à Radio-Canada comme directeur du Service international, de 1952 à 1959, puis au Petit Journal, à Montréal, à titre de directeur de l’information, et au quotidien Le Droit, d’Ottawa, où il fut rédacteur en chef de juin 1963 à novembre 1967.Après sa retraite, M.Chevalier fut collaborateur à La Presse Plus et chef de pupitre à la Presse Cana dienne.Plusieurs des journalistes qu’il avait contribué à former ont tenu à lui rendre hommage.« M.Chevalier a été un modèle pour les plus jeunes.Il connaissait tout du métier », a confié l’un d’eux, l’ex-rédacteur en chef du D EVOIR et de La Presse, M.Michel Roy.M.Chevalier laisse dans le deuil son épouse, Colette, et un fils Paul, procureur chef de la Couronne à St Jérôme.Les funérailles auront lieu vendredi, à 11 h, en l’église de la Communauté chrétienne Saint-Albert-le-Grand, à Outremonl.17 avril par la PC et P AP 19»»: deux chasseurs de l’armée de l’air canadienne entrent en collision au-dessus de Karlsruhe, en Allemagne: un pilote meurt dans l'accident.19X9 : les Nordiques de Québec indiquent à leur ancien entraîneur-chef Ron Lapointe que ses services ne sont plus requis.1988: plus de 20000 personnes participent à Montréal à une marche d’appui au français.1987 au Sri Lanka, des activistes Tamouls attaquent, à la mitrailleuse et à la grenade, trois cars et deux camions: 127 morts, parmi lesquels des femmes et des enfants: décès du comédien Dick Shawn en Californie à l’âge de 57 ans.1985: Paris propose le plan Eurêka qui vise à mettre en place, sans délai, l'Europe de la technologie.1982 la reine Elizabeth II signe à Ottawa l’Acte d’Amérique du Nord britannique qui a été rapatrié.1981 le gouvernement polonais autorise la création d’un syndicat indépendant de paysans.1979: pour la première fois, Blancs et Noirs se rendent ensemble aux urnes en Hhodésie pour élire un gouvernement.197(1: Mike Schmidt frappe quatre coups de circuit consécutifs dans un match Philadelphie-Chicago.1975 Phnom Penh tombe aux mains des Khmers rouges.1871: proclamation de la Républi que populaire du Bangladesh.19(19 c,usiav llusak remplace Alexandre Dubcek au poste de premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque: c’est la fin du printemps de Prague 19(17: Roland Michener devient gouverneur général du Canada.19(î4: .lerrie Mock, de Columbus, ( ihio, devient la première femme à réussir le tour du monde aérien en solo 1958 ouverture de l'Exposition universelle de Bruxelles 1949 Pie XII devient le premier pape à utiliser la télévision pour s'adresser aux fidèles du monde entier 1929 le joueur de baseball Babe Itiith épouse Claire Hodgson 192(1 Moniréal célèbre le tricentenaire de la naissance de mère Marguerite Bourgeoys.1919: le droit de vote est accordé aux femmes du Nouveau Brunswick.1910 les flammes ravagent le village de Saint Kustaehe, au Qué-bec.19115 un incendie cause la mort de sept enfants à Sainte-Anne de la Pocatière.1908 grève des débardeurs dans le port de Montréal.1850 le siège du gouvernement canadien s’installe à Québec 1754: des troupes françaises parties de Montréal s'emparent du fort britannique élevé au confluent (le l’Ohio et de TAllegheny, là où se trouve aujourd'hui Pittsburgh. LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mercredi 17 avril 1991 Rexford demandent à Québec d’aider la papeterie de Matane Donohue et Serge Truffaut LA S KM AI N K prochaine, la pape-tière Donohue et la société d’État Rexfor demanderont officiellement une aide financière au gouvernement du Québec afin de poursuivre l’exploitation de l’usine de pâte commerciale de Matane dans laquelle chacune de ces sociétés détient une participation de 50%.Kn marge de l’assemblée des actionnaires de Donohue qui se tenait hier à Montréal, M.Charles-Albert Poissant, président du conseil et chef de la direction de cette entreprise, a précisé que si Donohue et Rexfor n’obtiennent pas une aide gouvernementale « Matane deviendra un poids lourd ».Pour illustrer son propos, le président de Donohue a indiqué que les frais fixes de cette usine de pâte était de l’ordre de 30 millions ?.Pour l’exercice en cours, M.Poissant prévoit que la poursuite des activités à Matane va résulter en une perte de l’ordre de 20 millions ?.Au cours du trimestre terminé le 31 mars dernier, la part que détient Donohue dans Matane s’est soldée par une perte de 12 cents par action, soit environ 4 millions?.Ce contrecoup financier enregistré au cours du premier trimestre du présent exercice a effacé les bénéfices que Donohue avait réalisés dans d’autres secteurs de sorte que cette compagnie a fait une perte de 5 cents par action ou 1,3 million ?contre un bénéfice de 31 cents par action ou 10 millions $ lors de la période correspondante l’an dernier.Si l’on se fie maintenant à ce qui est inscrit dans le rapport annuel présenté hier aux actionnaires, non seulement les activités de Matane vont s’avérer onéreuses au cours du résent exercice, mais il est pro-able que le prochain exercice, à moins que le gouvernement n’intervienne, se termine sur une note financière maussade.En effet, dans ce document la haute direction de Donohue écrit : « Le marché pour ce produit (la pâte chimico-thermomécanique blanchie) s’annonce plutôt difficile pour les années 1991 et 1992 ».On se souviendra que cette usine construite moyennant des investissements de 289 millions ?a été inaugurée en novembre 1990.Ce dossier mis à part, M.Poissant s’est alarmé de la valeur qu’avait le dollar canadien par rapport au dollar américain.Tant dans le rapport annuel que lors de rassemblée des actionnaires, le président de Donohue a expliqué qu'un dollar à 87 cents US faisait très mal à l’ensemble de l’industrie québécoise des pâtes et papiers qui, s’est-il plu à souligner, exporte l’équivalent de 8 milliards $ de sa production.Dans son message aux actionnaires, M.Poissant a noté que « l’appréciation du dollar canadien, couplée à des taux d’intérêt élevés et main- tenue par la politique monétaire canadienne, s’est traduite de façon directe par une baisse de nos bénéfi ces».Aux journalistes présents, le président de Donohue a confié que si le dollar canadien suivait une courbe ascendante au cours des prochaines semaines ou prochains mois, il fau drait alors que le gouvernement fédéral influence la politique monétaire de M.John Crow,gouverneur de la Banque du Canada, pour inverser le courant.Pour M.Poissant, un dollar « idéal » serait un « dollar à 82 cents américains ».Au cours de l’exercice terminé le 31 décembre 1990, les ventes nettes de Donohue ont atteint 611 millions ?, en baisse sur les 641 millions $ enre- gistrés lors de l’exercice antérieur.Le bénéfice d’exploitation a été de 167 millions ?, soit une nette diminution sur les 207 millions ?de 1989.De ce 167 millions ?, Donohue a dégagé un bénéfice net de 29 millions $ en 1990 contre 44 millions?en 1989.Selon la direction de Donohue, cette retraite des profits est attribuable à « la diminution du volume des ventes et des prix de vente nets de la pâte kraft et du bois d’oeuvre, l’augmentation de la valeur de notre devise par rapport à la devise américaine, l’augmentation de nos coûts de fabrication à la suite de fermetures temporaires de notre usine de pâte kraft et de nos scieries du Lac-Saint-Jean et de l'Abitibi».Les barrières entre provinces coûtent jusqu’à 6,5 milliards Michel Van de Walle de la Presse Canadienne L’ASSOCIATION des manufaturiers canadiens réclame l’abolition dans les meilleurs délais de toutes les barrières non tarifaires qui entravent le commerce interprovincial.Selon l’organisme patronal, l’établissement d’un marché unifié au Canada permettrait aux citoyens d’épargner 6,5 milliards?.Mais il s’agit bien là d’une estimation puisque, reconnaît l’Association, le nombre même des barrières interprovinciales n’a jamais été évalué avec précision.On prétend qu’il y en aurait 500 environ.« Nous voulons la création d’un marché unique au Canada », déclarait hier à Montréal Richard Le llir, qui dirige la division québécoise de l’AMC.Celui-ci juge « invraisemblable » qu’il y ait davantage d’entraves au commerce entre les provinces qu’entre le Canada et les Etats-Unis, à la suite de l’adoption de l’accord de libre-échange.Par barrières interprovinciales, on entend par exemple l’obligation qui est faite aux brasseurs de disposer d’usines de fabrication dans chaque province.Mais c’est aussi, pour l’A MC, l’existence dans le domaine agricole du système de gestion des approvisionnements de certains produits ou encore les politiques d’achat préférentiel des gouvernements provinciaux.Les gouvernements s’étaient entendus en août 1990 pour mettre progressivement un terme à leurs politiques d’achat préférentiel.L’entente fait en sorte que les entreprises d’une province donnée pourraient répondre aux appels d’offres d’achats de biens et services du gouvernement d’une autre province.M.Le llir juge très insuffisant cet accord.« Les intentions gouvernementales ont été exprimées en des termes louvoyants, ambigus et équivoques», a-t-il estimé.L’entente de l’été dernier n’est cependant pas encore en vigueur, le Québec ne l’ayant pas signée en raison de l’échec de l’accord du lac Meech.Cependant, le ministre québécois de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, C.érald Tremblay, disait en décembre que le Québec participerait à cette entente de « libre-échange » canadienne sur une base bilatérale, en signant des accords particuliers avec chacune des autres provinces.Dans un mémoire transmis aux gouvernements provinciaux et fédéral hier, l’AMC propose d’aller beaucoup plus vite et suggère un plan en sept étapes, commençant dès cette année.Kn 1991, l’AMC souhaite l’abolition des barrières liées aux politiques gouvernementales d'achat préférentiel de biens et services.Toujours pour celle année, l’organisme patronal veut l’élimination des barrières relatives à la bière et au vin.L’AMC veut aussi que d’ici 1993, les entraves à la mobilité de la inain-d’oeuvre ainsi qu’au commerce des produits agricoles soient levées.Le fait que le marché dans certains domaines soit fragmenté entre les provinces oblige des sociétés à entretenir des plus petites unités de production, ce qui réduit leur capacité concurrentielle à l’échelle internationale, selon l’AMC.M.Le llir signale en particulier le secteur des boissons alcoolisées.Selon lui, le fait que les brasseurs doivent fabriquer de la bière dans chaque province augmente de 15 % leurs coûts de production.L’élimination de cette exigence commerciale signifierait une épargné de 500 millions ?par année, soutient l’AMC.Cela signifierait toutefois la mise au chômage des travailleurs de certaines usines plus petites.M.Le llir demande si « pour protéger les emplois dans une province, doit-on mettre en péril les intérêts de tout le pays ?».Et il ajoute que si des travailleurs à Terre-Neuve perdent leur emploi, on peut leur proposer du travail à Montréal et Toronto.Selon l'AMC, l’abolition des politiques gouvernementales d’achat préférentiel conduirait à des économies de 5 milliards ?.« Un marché unifié d’approvisionnement des gouver nements en biens et services pourrait générer des économies évaluées à 5 % d’un marché global de 100 milliards ?», écrit l’association dans son mémoire.PHOTO AP Les négociateurs sur le parquet de Varsovie portent chemises blanches et bretelles rouges, une suggestion de consultants américains.Premières transactions de la Bourse Provigo conclut la vente de DAC quatre mois après l’entente de principe PRÈS DK quatre mois suivant la signature d’une entente de principe, Provigo a conclu hier la vente de sa filiale à problèmes Distribution aux consommateurs (DAC) pour une considération nette de quelque 130 millions ?.La chaîne d'alimentation a émis, hier en fin de journée, un communiqué succinct.Personne chez Provigo n’était disponible pour commenter cette transaction.Les acheteurs sont un consortium dirigé par Westbourne Management Group, de Toronto, et formé d’Ackermans & Van Ilaaren, de Belgique, et de Thornmark Capital Funding, une société canadienne de capital de risque.Provigo a précisé que le prix d’achat se chiffre à environ 190 millions ?, dont 126 millions ?sont payés au comptant et le solde en actions privilégiées et autres titres de l’acheteur.Toutefois, Provigo, par l’entremise de Distribution aux Consommateurs, demeure responsable du paiement de 62 millions ?à des fournisseurs, ce qui porte à 128 millions ?le montant net de la transaction.Par ailleurs, Provigo indique qu’elle conserve certains avantages fiscaux pour un montant d'environ 40 millions ?.Dans un communiqué, les acheteurs indiquent qu'ils ont commandé des études indépendantes qui « confirment que Distribution aux consommateurs est bien placée pour faire face à l’avenir ».Ils soulignent que, depuis sa fondation il y a 33 ans, l’essentiel des activités de DAC, « à savoir les salles d’exposition avec service d’achat par catalogue, a toujours été rentable ».Ackermans & van Ilaaren est un holding industriel coté en Bourse qui a été fondée au milieu du siècle dernier.Cette société exerce ses activités dans quatre secteurs principaux : elle est l’actionnaire exploitant, avec 40 % des actions, de Dredging International, la plus grande société de dragage au monde, elle détient 50 % de Forasol-Foramer, une entreprise active dans le forage pétrolier et elle possède 25 % de Brasseries Alken-Maes, deuxième brasseur en importance en Belgique.depuis un demi-siècle Electricité de France et Hydro-Québec s’entendent de Varsovie Michel Leclercq de l'Agence France-Presse VARSOVIE — Le symbole ne pouvait être plus explicite : c’est dans la salle même ou siégeait le bureau politique du parti communiste polonais, qui s’est attaché pendant 45 ans à extirper le capitalisme en Pologne, qu’ont eu lieu hier les premières cotations de la Bourse des valeurs de Varsovie depuis plus d’un demi-siècle.Cette première séance, où seules les cinq premières sociétés privatisées au début de l’année étaient cotées, était considérée par les professionnels comme « un succès », en raison de la hausse des cours de quatre d’entre elles.La Bourse de Varsovie est la deuxième à rouvrir ses portes en Europe de l’Est, après celle de Budapest en 1990.Dans la transition vers l’économie de marché, l’ouverture de la Bourse doit être un outil essentiel dans le processus de privatisation de l’économie polonaise.Le gouvernement s’est donné pour objectif de privatiser en trois ans quelque 500 grandes entreprises d’État.Michel Venne de noire bureau de Québec DEUX ANS après en avoir parlé une première fois, Québec ouvrira prochainement une représentation permanente à Séoul, en Corée du Sud.Le représentant du Québec, dont le mandat sera essentiellement de nature économique, sera installé dans les locaux de l’ambassade canadienne.C’est un fonctionnaire de la direction des États-Unis au ministère des Affaires internationales, M.André Migneault, qui occupera ce poste.Le ministre John Ciaccia compte sur lui pour recruter des investisseurs et prospecter des marchés d’exportation pour les produits québécois.La décision d’ouvrir cette représentation a été prise par le conseil des ministres le 13 février dernier.Au cours d’un entretien avec LE DEVOIR, hier, le ministre a soutenu que la collaboration avec les autorités canadiennes constituait la formule la plus avantageuse.Le représentant du Québec pourra s’installer sans délai, et profiter de la notoriété canadienne, mais surtout du réseau de contacts établi par les employés de l’ambassade.En outre, la location d’un bureau à l’ambassade permettra à Québec d’épargner quelque 440 000 ?sur deux ans, selon le ministère.Le quotidien The Gazette interprétait dans son édition d’hier cette décision comme un message à l’étran- La « Bourse des valeurs mobilières de Varsovie » occupe quelque 1000 m2 au cinquième étage des vastes bâtiments de la « maison blanche », comme les Varsoviens appelaient le siège du comité central du PC, situé dans le centre de Varsovie.Sous les hourras d’une foule d’invités, le président de la Bourse, Wies-law Rozlucki, a simplement lu les résultats de la première séance : les actions, d’un prix moyen de 8 ?US, avaient progressé en moyenne de 13 %, avec une seule baisse enregistrée, celle d’une entreprise de verrerie.« C’est un moment historique, a commenté le ministre des Privatisations, Janusz Lewandowski.La Bourse, a-t-il ajouté, doit être le nerf de notre nouvelle économie de marché.» Witold Zaraska était, lui-aussi, un PDG heureux : les cours de son entreprise de travaux publics, Exbud, ont affiché une hausse record de 33 %.« Je me sens beaucoup mieux maintenant », a-t-il dit, soulagé.Il est vrai, toutefois, que tout a été fait pour que la première séance soit orientée vers la hausse, des rumeurs sur la mauvaise santé supposée de ger que le Québec est toujours partie du Canada.Le ministre soutient que cela n’avait rien à voir.Il fait remarquer que le représentant du Québec à Abidjan, en Cote-dTvoire sur le continent africain, a son bureau dans l’ambassade canadienne depuis plusieurs années.C’est le cas également de plusieurs représentants d’immigration Québec à l’étranger, notamment à Vienne et à Nicosie.L’Alberta possède un bureau séparé à Séoul, convient le ministre, mais l’Ontario et la Colombie-Britannique ont le leur dans les locaux de l’ambassade canadienne.Le ministre admet que la question constitutionnelle est invariablement abordée par les investisseurs qu’il rencontre lors de ses missions à travers le monde.Il leur répond alors qu’il y a « des changements substantiels » à faire, mais que « l’objectif du gouvernement est de maintenir un parlement, maintenir une union monétaire et rendre le fédéralisme plus fonctionnel ».Le ministre ne ressent pas le besoin, comme l’écrit The Gazette, de contrer par des gestes symboliques un courant véhiculé à l’étranger par des souverainistes voulant que le Québec n’ait plus besoin du Canada et que l’indépendance soit inévitable.La République de Corée est en pleine croissance et cherche de nouvelles sources d’approvisionnement, une situation dont les entrepreneurs québécois pourraient profiter, soutient M.Ciaccia.Depuis cinq ans, les plusieurs privatisées ayant été reprises par la presse.« Il n’y a pas eu de publicité faite auprès des 130 000 actionnnaires de ces sociétés, souligne un expert français.Par prudence.Ce qui explique que, aujourd’hui, le volume de transactions est resté modeste, avec 120 à 150 ordres.» Dans la salle des cotations, trône encore la grande table derrière laquelle étaient assis les membres du bureau politique.Tout autour, une rangée d’ordinateurs, un pour chacune des six banques agréées comme agents de change et pour chaque société cotée.Hormis le ronronnement des ordinateurs, il y a peu de chances pour que les séances connaissent la fièvre des grandes Bourses occidentales, celles-ci n’ayant pas lieu « à la criée », mais « par casiers » (pid geonhole), explique un professionnel.Seul clin d’oeil aux « yuppies » de Wall Street : les jeunes courtiers portent tous de magnifiques bretelles rouges.« C’est une idée de notre firme de consultant américaine », avoue l’un d’eux.Prochaine séance mardi, même heure, dans une semaine.échanges commerciaux entre le Québec et ce pays se sont accentués mais demeurent déficitaires de 600 millions?par an pour le Québec.Le ministre soutient que ce petit pays du Sud-Est asiatique peut pourtant constituer un marche d’exportation intéressant dans les domaines de l’agro-alimentaire, des logiciels et de l’aéronautique.Les autorités sud-coréennes ont exprimé de très grands besoins en technologies de pointe, soutient M.Ciaccia, un domaine dans lequel les Québécois ont développé des compétences exportables.En revanche, la République coréenne pourrait s’avérer un bassin intéressant d'investisseurs, notamment dans les domaines de l'électronique et de l’automobile.Les investissements de deux grandes firmes coréennes (Hyundai à Bromont et Sammi Atlas à Tracy) ont généré la création de plusieurs centaines d’emplois au Québec ces dernières années, fait remarquer le ministre, qui voit dans ces succès le signe qu’il y a lieu d’en susciter d'autres.Le Québec dépense 40 millions ?annuellement pour faire fonctionner 28 représentations à l’étranger.Aucune expansion nouvelle n’est en vue, assure le ministre, sinon la possibilité de rehausser le statut de la représentation de Dusseldorf, en Allemagne, et d’ouvrir un bureau à Berlin, à la suite des bouleversements survenus ces derniers temps en Europe de l’Est.Catherine Leconte HYDRO-QUÉBEC et Électricité de France (EDF) ont annoncé hier la signature d’un protocole d’accord visant à accroître leurs échanges de savoir-faire techniques et administratifs et à coordonner leurs offensives sur certains marchés d’exportation, notamment en Afrique.« Nous avons voulu établir, à partir des directions des deux entreprises, un mécanisme de coordination des efforts sur cinq axes précis, afin de viser réellement des créneaux qui puissent être bénéfiques à l’une ou à l’autre entreprise », a expliqué Richard Drouin, président du conseil d’Hydro-Québec.Les axes en question sont l’organisation de l’exploitation régionale, la planification générale (études prospectives sur la diversification, les économies d’énergie, etc.), l’action internationale, l’environnement (mise en commun d’études sur les retombées des champs électro-magnétiques) et l’ingénierie des ouvrages hydroélectriques.ÉDF s’intéresse notamment aux solutions que cherche Hydro-Québec aux problèmes des travaux sous-tension dans des conditions climatiques difficiles.Par ailleurs, dans le domaine des interconnexions, « les nouvelles réalisations entre la Baie James et la région de Boston n’ont pas d’équivalent en Europe », a souligné le président du conseil d’administration d'ÉDF, Pierre Delaporte, venu signer l’accord à Montréal.« Si nous Coup d'oeil boursier Montréal-XXM r- 1864.31 + 16.29 TSE-300 r» 3539.73 + 23.30 Dow Jones - 2986.88 + 53.71 Dollar canadien (US Cents) 87.02 - .10 Or (New York-USS) 364.60 - 0.20 (PC) voulions un jour réaliser une grande colonne vertébrale européenne de Paris à Moscou, a-t-il poursuivi, nous viendrions nous mettre à l’école chez nos amis d’IIydro-Québec ! ».M.Delaporte chiffre le coût d’une refonte du réseau électrique à « des centaines de milliards de dollars canadiens », dont 20 milliards ?, sur dix ans, pour la seule Allemagne de l’Est.Ce marché ne semble cependant pas susciter beaucoup d’intérêt chez Hydro-Québec.« Nous avons beaucoup à gagner à joindre nos forces sur le plan international », a insisté M.Drouin, mais il a surtout parlé, pour sa part, d’Afrique francophone.Les deux entreprises s’y sont déjà implantées chacune de son côté et « plutôt que de s’arracher des marchés, il est maintenant utile de trouver des complémentarités dans les services qu’on pourrait of frir à ces pays, par exemple dans la planification de réseaux de distribution».Dans l’immédiat, les deux entreprises projettent en commun « une opération importante en Guinée, dont Hydro-Québec, qui y est bien implantée, sera le pilote », a indiqué M.Delaporte.M.Drouin compte aussi sur le renfort d’ÉDF pour « attaquer les marchés d’Afrique anglophone, qui sont actuellement réservés à des pourvoyeurs strictement anglophones comme Hydro-Onta-rio».groupement des assureurs automobiles M.Jean-Denis Talon M Jean-Denis Talon a été élu président du conseil d'administration du Groupement des assureurs automobiles (GAA) lors de l’assemblée générale annuelle des membres de l'organisme.M Talon est président et chef de la direction de Provinces unies Compagnie d'assurances et président d'AXA CANADA Le Groupement des assureurs automobiles réunit tous les assureurs privés autorisés à pratiquer l’assurance automobile au Québec.Le Québec aura un représentant à Séoul logé.dans l’ambassade canadienne A-6 ¦ Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 L ACTUALITE INTERNATIONALE /y-vyvvy V* •ar
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