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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-04-18, Collections de BAnQ.

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IMÎMR SO ans d'expérience i voir» service Copieurs NP et Copieurs Personnels PC Canon \Pour renseignements, appelez OE Inc.341-OEOE Vol.LXXXII — No 89 ?Nébulosité partielle.Max : 10 Détail page B-6.Montréal, jeudi 18 avril 1991 Toronto 85 cents 65* + tps • rvQ SOCIÉTÉ Les secrets de la chute Montmorency S8**$S9 v Les rumeurs et les délais concernant les projets d’aménagement des abords de la célèbre chute soulèvent la controverse à Québec.Page B-l Québec refuse de dévoiler le contrat de Norsk-Hydro Hydro-Québec admet l’existence d’un tarif à 1,5 cent le kWh Michel Venne et Catherine Leconte de notre bureau de Québec INVOQUANT le sub judice, le gouvernement du Québec a refusé hier le dépôt en Chambre d’un document présenté par l’opposition comme une copie du contrat controversé conclu entre Hydro-Québec et la société norvégienne Norsk-Hydro.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a également refusé d'infirmer ou de confirmer une information reprise par le Parti québécois selon laquelle les rabais accordés aux gros clients industriels d’Hydro-Québec sont de l’ordre de 40%.À Montréal, hier, Richard Aubry, négociateur des contrats secrets d’Hydro-Québee récemment conclus, a cependant admis que certains grands clients industriels ont effectivement pu bénéficer d’un tarif aussi bas que 1,5 cent/kWh.Mais selon ce dernier, qui est aussi chef du service Mines et Métallurgie au secteur Marchés industriels, cela se serait produit dans le cadre du Programme de rabais tarifaires institué en 1984 pour écouler l’électricité excédentaire dont Hydro disposait alors.Les tarifs facturés aux 67 gros consommateurs industriels bénéficiant de ce programme variaient en fonction des prix d’autres sources d’énergie comme le mazout.Quand ces prix sont tombés très bas, le prix du kWh d'Hydro est descendu «entre 1,5 cents et 2,5 cents, selon la quantité d'électricité consommée* » par le client concerné, a expliqué M.Aubry.Or, parmi les 67 bénéficiaires de ce premier programme de tarifs préférentiels, on retrouve certains des 13 industriels qui ont ensuite signé des contrats secrets aux termes du Programme de partage de risques institué ultérieurement par llvdro-Québec.Ceux-là, a expliqué M.Aubry, ont donc « bénéficé des deux programmes à la fois, et ce, jusqu’à l’expiration du Programme de rabais tarifaires, au 31 décembre 1991 ».M.Aubry a fourni ces précisions « indépendamment de ce qu’a pu dire M.Libman » à propos du contrat secret de Norsk-Hydro.Mais selon certaines sources proches d’Hydro-Qué-bec, il se peut que le prix de 1,5 cent/kWh mentionné par M.Libman fasse en fait référence aux tarifs dont Norsk-Hydro a effectivement pu bénéficier à l'époque la plus avantageuse du Programme de rabais tarifaires.À Québec, le président de l’Assemblée nationale, M.Jean-Pierre Sain-tonge, a mis en garde les députés contre la tentation de discuter de cette affaire qui fait encore l’objet de procédures judiciaires.Le règlement de l'Assemblée interdit en effet à un député de « parler d'une affaire Voir page A-4: Québec ÉDF a aussi ses contrats secrets Page A- 7 Il i m l & ''mï*** mmtmv m* mmm \ • ÏJ, ¦ 'WxMtmêio PHOTO AP Grève du rail aux USA Les 235 0000 cheminots américains se sont mis en grève, hier, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’économie canadienne.Ici, des employés de l’Union Pacific Railroad quittent le travail à la cour de triage de Dolton en Illinois.Page A-5.Rae propose une constituante et Wells une convention pour régler la crise constitutionnelle d’après la Presse Canadienne Les Alliés entrent au nord de l’Irak Au secours des Kurdes malgré Bagdad ALORS QU 10 le premier ministre de Terre-Neuve, principal artisan du lac Meech, propose l’organisation d’une « convention nationale » pour élaborer un nouveau projet d’entente constitutionnelle, le premier ministre de l’Ontario suggère plutôt de former une assemblée* constituante.S’adressant aux membres du Barreau canadien réunis à Saint-Jean, Clyde Wells a précisé que cette convention nationale devrait se composer d’au moins 100 délégués, choisis par le public dans toutes les régions, et de peut-être certains leaders politiques.Devant les membres de l’Association canadienne des quotidiens, Bob Rae a pour sa part expliqué que rassemblée constituante qu’il préconise ne devrait pas réunir plus de 70 ou 80 personnes.Dans l’esprit de Clyde Wells, la « convention nationale » aurait pour but de trouver une solution, ou au moins divers options, sur lesquelles les Canadiens pourraient se prononcer par consultation populaire.Terre-Neuve, a rappelé M.Wells, a procédé de cette façon au moment de décider de se joindre à la confédération canadienne.« Nous avons finalement fait un choix entre les options soumises par la convention et cela a fonctionné», a-t-il dit.Contrairement aux États-Unis, selon lui, le Canada éprouve un besoin pressant de symboles nationaux.Une convention nationale pourrait constituer un tel symbole, croit-il.De toute façon, a fait remarquer le premier ministre terre-neuvien, on ne peut pas dire que les efforts du gouvernement fédéral pour briser l’impasse constitutionnelle ont remporté « un succès fou ».Le pays, a-t-il souligné, n’a jamais manifesté autant de cynisme et si peu de patriotisme de toute son histoire.« Le problème actuellement est de trouver une solution.Nous ne faisons aucun progrès significatif vers la solution de nos difficultés.» Après avoir décrié la Commission Spicer (Forum des citoyens sur l’avenir du Canada), M.Wells a prédit que la commission parlementaire qui doit finalement faire une tournée du pays cet été ne fonctionnera pas non plus.La raison, a-t-il noté, est « qu’il n’existe aucun consensus dans ce pays sur ce que devrait être notre avenir constitutionnel ».M.Wells s’est par ailleurs élevé contre les provinces qui ont établi leurs propres comités constitutionnels, comme le Québec, l’Alberta, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.« Nous pourrions finir avec 10 comités provinciaux, se tenant chacun sur son territoire et proclamant comme un défi à tout le monde sa position finale et rigide.» « Il faut, a-t-il ajouté, qu’il y ait une volonté de la part des premiers ministres provinciaux et fédéral de renoncer à leur monopole sur le processus.« À la fin, il arrivera probablement que les Assemblées législatives voudront avoir des délégations qui s’efforceront d’être aussi représentatives que possible.Files ne seront pas nécessairement composées exclusivement de députés, mais elles en comprendront certainement.» Le premier ministre néo-démo-Volr page A-4: Rae NICOSIF (Reuter) - Des soldats américains ont pénétré hier dans le nord de l’Irak pour préparer l’installation de zones de protection temporaires destinées aux réfugiés kurdes.Bagdad a dénoncé comme une ingérence flagrante dans ses affaires intérieures la décision de créer ces camps prise par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.Cette opération, a fait valoir le président George Bush est uniquement motivée par des soucis humanitaires.L’objectif est de permettre aux réfugiés irakiens de redescendre dans les vallées, où les secours internationaux leur parviendront plus facilement.« Des groupes terrestres ont commencé aujourd’hui à entrer dans le nord de l’Irak pour étudier les sites qui conviennent le mieux à ces centres de réfugiés », a déclaré hier le porte-parole du Pentagone, Pete Williams.De 5000 à 10 000 soldats américains devraient mettre en place les cinq ou six campements prévus dans une zone située au nord du 36e parallèle et qui comprend la ville de Mossoul.Isabelle Paré SANTÉ FT BIEN-ÊTRE CANADA s’est finalement résolu hier à retirer du marché la prothèse mammaire « Meme », de nouvelles données démontrant que ce type d’implant peut secréter un produit cancérigène dans le corps de la femme.La direction de Santé et Bien-être Canada a annoncé cette décision hier, quelques heures après que la compagnie américaine Bristol-Myers-Squibb ait elle-même annoncé en matinée le retrait « volontaire » de son produit à travers le monde.Le distributeur Bristol-Myers-Squibb indiquait hier que ce retrait « préventif » du marché prévaudrait tant et aussi longtemps que des études complètes menées par la National Food and Administration (FDA) américaine seraient pas terminées.Environ 17 à 18 000 femmes canadiennes, dont la majorité au Québec, auraient reçu ce type d’implant mammaire à la suite d’une ablation du sein.Cette prothèse est utilisée Londres envoie 1500 à 2000 hommes et Paris un millier d’hommes.De 150 à 200 militaires français, « presque sûrement une unité médicale avec beaucoup de médecins », devaient quitter incessamment la France pour le nord de l’Irak.Selon le numéro deux du Foreign Office, Douglas llogg, les Alliés mettront environ deux mois à installer ces camps avant qu’une force des Nations unies ne prenne leur relais.Une couverture aérienne sera assurée aux contingents des trois pays déployés sur le sol irakien.Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, a déclaré n’avoir pas d’objection à cette initiative, étant donné l’urgence de la situation des réfugiés irakiens.«Nous étudions la situation avec beaucoup d’attention, de façon à respecter la souveraineté de l’Irak, mais nous espérons que les autorités irakiennes vont comprendre que l’objectif est tout simplement humanitaire », a-t-il dit à Paris, à l’issue d’un entretien avec le président François Mitterrand.depuis 1984 au Canada pour reconstruire le sein de patientes ayant subi une mastectomie.Aux États-Unis, les prothèses de type Meme auraient été utilisées chez environ 10 % des 2 millions d’Américaines ayant fait l’objet d’une implantation mammaire, selon les chiffres fournis hier par les porte-parole de Bristol-Myers-Squibb à New York.« De nouveaux tests en éprouvette, effectués par la FDA à l’aide de techniques ultra-sensibles, ont décelé la présence de petites quantités de produit cancérigène.Par prudence, il valait mieux proposer le retrait du produit », a indiqué hier le D r Ernest Létourneau, directeur du Bureau de la radio-protection et des instru-menLs médicaux à Santé et Bien-être Canada.L’avis émis hier par Santé et Bien-Etre Canada presse en conséquence tous les médecins au pays de ne plus utiliser l’implant Meme.Les récentes recherches de la FDA ont démontré que le toluène, ou Voir page A-4: Ottawa Charles Dutoit L’OSM à l’honneur au Japon Marie Laurier UNE AUTRE distinction d’envergure mondiale vient d’être attribuée a l’Orchestre symphonique de Montréal et à son directeur artistique Charles Dutoit.Il s’agit du Grand prix des grands prix du disque du Japon pour l’enregistrement de Ka Mer, de Debussy, sous étiquette Decca-London.En 1983, le même pays avait primé Daphniset Chloé, de Ravel.M.Dutoit se trouve présentement à Tokyo, à titre de chef invité de l’Orchestre symphonique de la radio japonaise.En acceptant ce nouveau prix mardi, il en a souligné l’importance et le caractère exceptionnel.« Cet honneur prouve une fois de plus le rayonnement de l’OSM sur la scène internationale», a-t-il ajouté.Cette réaction, M.Dutoit nous en faisait part une fois de plus récemment à la conférence de presse où il dévoilait la programmation de la saison prochaine, le 17 avril dernier.S’adressant à la presse montréalaise par le truchement d’un vidéogramme depuis Vienne avant de s’envoler vers Tokyo, M.Dutoit avait tenu à réaffirmer son attachement à l’OSM comme directeur artistique depuis quinze ans, un litre qui lui apporte la notoriété dans le monde entier et contribue par le fait même à la réputation internationale de Montréal, du Québec et du Canada.Voir page A-4: L’OSM Voir page A-4: Les Alliés Ottawa condamne la prothèse mammaire Meme h ii m ¦¦¦iiüiimi t CAHIER SPÉCIAL VACANCES D’ETE PARUTION LE 3 MAI DANS LE DEVOIR Que faire au Québec cet été?Festivals, théâtre, musées, sport, séjours-santé, gastronomie.Un tour d’horizon des attraits du Québec.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 25 avril 03KXNMc ic ROBIC Fonrhttsn 189?55 St Jacques Agents de Montreal.Québec brevets Canada, H2Y3X2 .Tele/ 05 268656 d invention Fa/ i5i4i 8«5 7874 et de marques T«i 15141987 6242 de commerce SWABEY 0GILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX « SHE R et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilê (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA PHOTOCOPIES URGENTES?En noir?En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à : SCRIBEC 385-9400, 45, RUE JARRY EST 8h30 a 20h.Samedi I Oh 30 A 16h controverse soulevée au sujet des dangers posés par la prothèse Meme, le même Dr Blais aurait été congédié.4 L’OSM Aux yeux de Charles Dutoit en effet, le disque constitue une des meilleures cartes de visite de l’OSM à l’étranger, si bien qu’en 1980 il se lançait dans l’enregistrement de son meilleur répertoire en exclusivité chez Decca-London.L’avenir allait lui donner raison puisque cette dernière récompense vient ajouter un autre laurier à une couronne déjà fort bien garnie.L’OSM a remporté pas moins de 18 prix internationaux en dix ans, soit près de la moitié de toute sa production discographique d’environ une quarantaine de disques.Chaque année, l’Académie du disque du Japon attribue un premier prix dans chacune de douze catégories comprenant la musique symphonique, l’opéra, la musique de chambre, etc.Des douze prix, l’Académie accorde ensuite un « grand prix » et c’est celui-ci que l’OSM a reçu mardi à Tokyo.En 1983, l’OSM avait remporté dans la catégorie musique symphonique le premier prix, à lui seul très prestigieux, pour l’enregistrement de Daphnis et Chloé, de Ravel.Ce disque a également été primé par plusieurs autres organismes, soient l’Académie Charles Cros, le Juno du Canada, le Montreux de Suisse, le Grand prix du disque du Canada.Parmi les autres enregistrements qui ont mérité plusieurs distinctions, mentionnons The Planets, de Ilolst (quatre prix), des oeuvres de Ravel dont la Rhapsodie expa-gnole (trois prix): Petrouehka, de Stravinsky, et un de Falla ont remporté deux prix chacun.Charles Dutoit doit renter à Montréal au début du mois de mai et il dirigera Sinfonietta de Montréal à la basilique Notre-Dame les 2 et 3 mai, avec au programme des symphonies de Haydn qu’il enregistrera ensuite à l’église Saint-Eustache, en plus de plusieurs autres engagements prévus avec Decca-London et une tournée de l’OSM en Amérique du Sud du 8 au 26 juin.4 Québec qui est devant les tribunaux ou un organisme quasi judiciaire si les paroles prononcées peuvent porter préjudice à qui que ce soit».L’opposition officielle a vivement protesté, invoquant « l’indépendance de la législature » et le droit, sinon le devoir, des parlementaires d’examiner publiquement toute question relative aux revenus du gouvernement, notamment ceux des sociétés d’État.Le leader de l’opposition en Chambre, Guy Chevrette, a accusé le gouvernement de se réfugier derrière « un faux prétexte » pour « camoufler des choses» aux Québécois.Le contrat dont il est question fixe les conditions et le prix de vente de l’électricité vendue par llydro-Qué-bec à ce fabricant de magnésium établi à Bécancour.La divulgation du contenu du document est interdite par une injonction interlocutoire accordée le 20 mars dernier par un juge de la Cour du Québec.L’interdit est en vigueur jusqu’à ce que la Cour se prononce sur une injonction permanente ou jusqu’à ce que le droit d’accès à ce document ait été établi par la Commission d’accès à l’information, laquelle doit rendre une décision d’ici la mi mai.Le chef du Parti Égalité, M.Robert Libman, avait soutenu mardi, citant ce qu’il prétend être aussi une copie de ce contrat, qu’IIydro-Qué-bec vend à ses gros clients industriels l’électricité moins cher que ce qu’il lui en coûte à produire et trois fois moins cher que le prix demandé aux simples consommateurs québécois, au moins pour les deux premières années.Revenant à la charge hier, le député péquiste de Labelle, M.Jacques Léonard, a demandé au premier ministre de faire la lumière sur cette affaire.Est-ce que « ce sont les bons chiffres qui circulent, a-t-il demandé, une copie du contrat à la main.Il y a des gens qui mentionnent 40% de rabais; est-ce qu’il peut nous confirmer ou infirmer cela ?» « Je devrai parler pour l’ensemble des contrats plutôt qu’un contrat particulier, a dit M.Bourassa, invoquant les procédures judiciaires en cours.Ces contrats peuvent exister pour 10, 15 ou 20 ans.Je pense qu’avant de porter un jugement sur deux ans, on doit examiner l’ensemble.« La formule du partage des risques, selon Hydro Québec, est une formule qui est susceptible d’appor-ter des retombées économiques considérables pour l’ensemble de l’économie québécoise », a-t il soutenu.I ,e débat sur le fond en est resté là.Mais les deux partis d’opposition ont Dufour prescrit moins de temps sur la Constitution GHISLAIN DUFOUR, président du Conseil du patronat du Québec et membre de la Commission Bélanger-Campeau, croit qu’il faut éviter de mettre toutes les énergies dans le dossier constitutionnel.Il faut consacrer du temps et de l’énergie à résoudre les problèmes qui affectent l’avenir économique du Québec.Dans une allocution qu’il prononçait hier devant la Chambre de commerce et d’industrie de Magog, M.Dufour a mis en garde ceux qui croient que la tenue d’un référendum en 1992 mettra fin au climat d’incertitude constitutionnel qui prévaut actuellement.Selon lui, « si les fédéralistes gagnent le référendum, il y aura toujours une large partie de la population québécoise qui continuera a militer en faveur de l’indépendance du Québec » et les négociations pour un fédéralisme renouvelé pourraient durer de nombreuses années, sans qu’on sache ce qui en résultera.Par contre, « si les souverainistes gagnent le référendum, l’incertitude constitutionnelle ne sera pas davantage levée, bien au contraire», ajoute-t-il.Association économique, association monétaire, fiscalité, mobilité des biens et des capitaux, plusieurs choses resteront à régler, toutes causes d’incertitude.C’est pourquoi il propose la mise en place d’un cadre permettant un développement économique durable, et ce, quoi qu’il arrive du dossier constitutionnel : « Les chefs d’entreprise qui font actuellement faillite par milliers, les chômeurs qui n’en finissent plus de gonfler les statistiques, les assistés sociaux qui se comptent par centaines de milliers ne font certainement pas du dossier constitutionnel leur première priorité ».Le MÉMO veut une enquête sur la présidence de la CECM LE MOUVEMENT pour une école moderne et ouverte (MÉMO), pourrait réclamer une enquête au ministre de l’Éducation ou au vérificateur général du Québec si la présidente de la CÉCM, Mme Denise Soucy-Brousseau, persiste à refuser de tenir un débat public sur les allégations portées contre elle par son directeur général, M.Laurent Portugais, au cours des derniers jours.C’est qu’a annoncé l’un des commissaires du MÉMO, M.Kenneth George, en conférence de presse hier à Montréal.Plus tôt dans la soirée, la CÉCM avait éludé le débat sur les allégations faites par M.Portugais au cours des derniers jours, concernant plusieurs manquements à l’éthique de la présidente, notamment quant à l’octroi de contrat sans appels d’offres et à la nomination de fonctionnaires et de directeurs d’école.« Certaines de ces allégations por- tent sur des gestes frauduleux de la présidente, qui demandent à être débattus », a soutenu pour sa part M.Yves Poulin, président du MÉMO.Le débat public suggéré, à la proposition de M.George, a en effet été rejeté hier soir en assemblée par le caucus RSC, avec l’appui de la présidente, Mme Soucy-Brousseau.Le point à l’ordre du jour, concernant le mandat et la nomination du directeur général de la CÉCM, a pour sa part été remis à la toute fin de l’assemblée des commissaires.« Nous ne contestons pas le droit de la présidente de procéder comme elle le fait.Mais nous estimons que c’est une entrave au code d’éthique de rigueur dans l’ensemble des organisations publiques », a soutenu M.George.Selon le MÉMO, M.Portugais aurait hier déclaré avoir en main toutes les preuves pour soutenir ses allégations.promis d’y revenir aujourd'hui.11 ier, l’essentiel de la discussion a porté sur le droit des parlementaires de débattre de cette question, après que le député Léonard eut demandé le consentement de la Chambre pour déposer le document qu’il a en sa possession.Le leader du gouvernement en Chambre, M.Michel l’agé, a refusé, invoquant le règlement qui interdit aux députés de discuter d’une question qui fait l’objet de procédures judiciaires.L’opposition fait fi de ces mises en garde, reprises d’ailleurs par le président tie l’Assemblée nationale.« Il m’apparaît fondamental qu’en cette Chambre, les députés puissent satisfaire leur rôle traditionnel permanent, obligatoire, d’examiner tout ce qui concerne les impôts, les taxes et les revenus du gouvernement », a soutenu le chef péquiste, M.Jacques Parizeau.Ce dernier estime que les contrats signés par Hydro-Québec avec 13 gros clients industriels, notamment des alumineries, sont susceptibles d’influencer les profits de la société d’État, lesquels, à terme, influenceront les revenus du gouvernement.Le président du conseil d’Hydro-Québec, Richard Drouin, a répété quant à lui, hier, à Montréal, que la socité d’État avait pris avec ses clients l’engagement de ne pas rendre publics les 13 contrats de partage de risques.« Nous entendons respecter cet engagement, à moins que nos clients nous disent, individuellement, qu’ils n’ont pas d’objection à les rendre publics ».Il a refusé d’indiquer s’il envisagerait de leur demander cette autorisation de publication, si cette affaire en venait à ternir sérieusement l’image d’Hydro-Québec.« Nous examinerons l’opportunité de renseigner globalement les Québécois sur ce que ces contrats pour ront générer en termes de revenus à l’avenir, comme nous les avons tout récemment renseignés globalement sur la nature de ces contrats», a ajouté M.Drouin.Mais il a d’ores et déjà affirmé que « ces contrats ont amené au Québec des investissements de l'ordre de 10 milliards $ de 1984-85 à 1992-93 ».La formule du partage de risque a également permis, a-t-il dit, « à des entreprises qui auraient fermé leurs portes de continuer à opérer avec des rendements intéressants ».Cela dit, « nous avons atteint pour le moment un point de saturation dans la négociation de contrats à partage de risques », a estimé M.Drouin, qui ne veut jias « mettre tous nos oeufs dans le même panier ».Il souhaite toutefois « se réserver pour le futur la capacité » d’en conclure d’autres.Et à cet égard, la publication éventuelle d’un des 13 contrats secrets existants ne signifierait « pas du tout », selon lui, un arrêt de mort pour le programme de risques partagés.De son côté, la ministre de l’Énergie el des Ressources, Lise Bacon, a repris, hier, à Laval les propos de Robert Bourassa en affirmant que la rentabilité des 13 contrats secrets ne jHiuvait être évaluée qu’à long terme.« Ce sont des contrats à longue échéance, pas une seule année.Si vous répartissez l’échéance en dix ans, 15 ans, 20 ans, il y a une possibilité de grands bénéfices », a-t-elle soutenu.« Quand les alumineries vont faire des bénéfices, le contribuable québécois va être très heureux d’en profiter parce qu’Ilydro-Québec partagera les bénéfices avec les alumine ries comme elle partage les risques », a-t-elle dit.À noter cependant que, comme l’a rappelé de son côté M.Drouin, « l'objectif de ces contrats est de s’assurer que sur la durée du contrat, nous puissions obtenir l'équivalent du tarif industriel » normalement facturé aux entreprises et compris entre 3,1 et 3,3 cenLs/kWh.Ni plus, ni moins.Soyen enlin libéré Cessez de fumer LA VIE ECONOMIQUE Montréal, jeudi 18 avril 1991 Le seul concessionnaire exclusif VOLVO à Montréal up-town Les vingt-cinq créanciers du Standard Trust rejettent l’offre de La Laurentienne Serge Truffaut LES CRÉANCIERS du Standard Trust, et au premier chef le Mouvement Desjardins, ont rejeté l’offre d’acquisition présentée il y a moins de quinze jours par la Banque Laurentienne.Hier en effet un communiqué émis en début de soirée indiquait que non seulement les 25 créanciers de Standard Trust avaient refusé la proposition signée par La Laurentienne, mais qu’en plus, une requête en faillite avait été déposée auprès d’une cour ontarienne.Les trois institutions ayant cautionné cette demande en faillite sont la Bank of Tokyo Canada, la Swiss Bank Corporation et.La Caisse centrale Desjardins.Selon les informations que l’on a pu glaner en ces circonstances, la Caisse centrale serait la principale créancière de Standard Trust.Le montant des créances détenues par celle-ci dépasserait les 10 millions ?.Au moment de mettre sous presse, il n’a pas été possible de confirmer ces informations auprès de l’état-major de la Caisse centrale.Vice-président et secrétaire de la Banque Laurentienne, M.Louis Bernard a confié être « très déçu, très désappointé » par le geste posé hier par les créanciers.D’autant plus que « notre offre était raisonnable », d’affirmer M.Bernard.À court terme, la direction de cette banque appartenant à la Corporation du Groupe La Laurentienne va « continuer d’examiner toutes les situations possibles ».On se rappellera que l’offre de la Banque Laurentienne concerne l’acquisition d’un réseau de 37 succursales dans lesquelles sont déposés l’équivalent de 1,2 milliard $ et qui détiennent un portefeuille de prêts atteignant 500 millions?.Pour ces actifs, certains estiment que la Laurentienne auraient payé environ 65 millions ?.À court terme, il est peu probable que cette institution ou une autre fasse une contre-offre.En effet, le processus arrêté pour vendre la société de fiducie ontarienne avait été élaboré dans le but de permettre à toutes les sociétés ou personnes intéressées de présenter une offre.À cet égard, on se souviendra qu’a-près que les principaux actionnaires de Standard Trust eurent convenu de mettre en vente leur avoir, une firme de courtage en valeurs mobilières avait été choisie pour mettre en branle le processus d’appels d’offres.De fait, les compagnies et personnes qui étaient financièrement aptes à faire l’acquisition de Standard F ront commun syndical sur le libre-échange tripartite d'après lu Presse Canadienne ESTIMANT que l’accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique tel que proposé ne comporte pas suffisamment de garanties d’équité, la CSN et une centrale syndicale mexicaine proposent leur propre solution de rechange.Au cours d’une conférence de presse hier à Montréal, la vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, a expliqué le contenu d’une déclaration commune signée par la CSN et le FAT, lors de la visite d’une délégation de la CSN à Mexico, le 10 avril dernier.Le FAT, ou Front authentique du travail, est une centrale syndicale indépendante, c’est-à-dire associée à aucun parti politique.Le FAT est surtout présent dans les domaines de la métallurgie, de l’agriculture, du vêtement et de l’automobile.Dans leur déclaration commune, les deux centrales syndicales expliquent à quelles conditions un accord tripartite de libre-échange leur pa raîlrait acceptable.Ainsi, la CSN et le FAT exigent des garanties pour les emplois, les salaires, les conditions de travail ainsi que le respect des normes environnementales et de la réglemen tation existante louchant les entreprises.Chaque pays doit aussi conserver la propriété de ses ressources naturelles et doit pouvoir maintenir son identité culturelle.La déclaration commune des centrales stipule aussi que des secteurs vulnérables devraient être protégés, comme l’agriculture et les petites et moyennes entreprises.Mme Simard soulignait à quel point les salaires au Mexique sont bas.« La main d’oeuvre mexicaine est à meilleur marché au monde, chez ceux qui ont une base industrielle.C’est la moitié de celle du Sud-Est asiatique», soutient-elle.« Les bas salaires mexicains ne doivent pas être utilisés comme prétexte pour réduire les salaires et les emplois des travailleurs aux États-Unis et au Canada », peut-on lire dans la déclaration commune signée par les deux centrales syndicales à Mexico.Trust ont eu tout le temps nécessaire pour élaborer, peaufiner, communiquer leur proposition respective et entamer des discussions avec la direction de Standard Trust, et, indirectement, avec.les créanciers.Se composant de 25 sociétés, le groupe des créanciers aurait prêté environ 100 millions?.Dans ce contexte, on peut d’autant plus s’étonner du refus annoncé hier que l’offre de La Laurentienne avait probablement été étudiée par les principaux créanciers.À tout le moins, ces derniers ont certainement eu en main les propositions formulées tant par La Laurentienne que par d’autres institutions.Avant-hier en effet, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a accusé Mme Helen Roman-Barber, présidente du conseil de Standard Trustco, d’avoir induit en erreur les actionnaires sur l’état financier réel de cette société de fiducie aujourd’hui à deux doigts de la faillite.Grève générale des cheminots américains Des usines canadiennes pourraient fermer dès la fin de semaine faute de pièces WanrAc il VP ut P/ ' m.J „ .j .j:»#: _;i .n .t./ « < * .• .d'après AFP et PC LE PRÉSIDENT George Bush était confronté hier à son premier conflit social d’ampleur nationale avec la grève de plusieurs milliers de cheminots qui menaçait de paralysie plus du tiers du trafic marchandise et risquait de perturber fortement les services passagers.Les 235 000 employés des compagnies ferroviaires ont commencé à débrayer hier à 7 heures, quelques heures après l’échec d’ultimes négociations.Les trois Grands de l’automobile au Canada, qui emploient 55 000 personnes, pourraient fermer des usines dès la fin de semaine si la grève devait se prolonger jusque-là.Ces usines, la plupart situées en Ontario, dépendent du transport ferroviaire pour leur approvisionnement en pièces des États-Unis et pour les livraisons de voitures chez nos voisins du Sud.Si le conflit persiste, les filiales canadiennes de Ford et de General Motors ont dit hier qu’elles pourraient manquer de pièces dès cette fin de semaine.Une heure après le déclenchement de la grève, la première depuis près de dix ans dans les chemins de fer américains, le secrétaire aux Transports Samuel Skinner était devant le Congrès pour lui demander d’imposer une reprise du travail.Depuis plusieurs jours, l’administration Bush a averti que l’économie américaine, en pleine récession, ne supporterait pas un telle paralysie de son activité.« Il faut agir vite, particulièrement à cette période critique pour notre économie, a déclaré M.Skinner devant une sous-commission des transports de la Chambre.Une grève nationale des chemins de fer va clairement compromettre notre défense nationale et aura des conséquences désastreuses pour notre économie », a-t-il ajouté.Il a demandé au Congrès de légiférer le plus vite possible pour qu’il soit mis fin à la grève dès jeudi matin.L’industrie automobile améri caine, qui traverse une passe très difficile, serait touchée de plein fouet par une grève des transports, selon l'administration américaine.« Une grève, quelle que soit sa durée, pourrait se traduire par d'importantes fermetures d’usines », estimait-on ainsi chez Chrysler, numéro trois dans ce secteur, dont l’alimentation en pièces détachées dépend largement du rail.Bien qu’en perte de vitesse au profit de la route, les chemins de fer assurent encore 37 % du trafic fret aux États-Unis, transportant par exemple 53% des produits chimiques.Selon l’administration, une grève du fret pourrait toucher jusqu’à un demi-million de travailleurs américains.En 1982, une grève de quatre jours avait coûté 4 milliards ?US à l'économie américaine.Du côté syndical, l'humeur était hier matin à la détermination.« Nous n’avons pas à nous excuser pour faire ce que nous avons à faire.Nous avons attendu assez longtemps.Si quelqu’un doit s’excuser, ce sont les compagnies ferroviaires », a déclaré Mac Fleming, président d’un syn- dicat des travailleurs de maintenance, l’un des onze impliqués dans cette grève.Le conflit porto sur les salaires, les conditions de travail et le partage de l’assurance médicale.Les compagnies ferroviaires touchées n’assurent que le transport du fret, mais la grève n'en affecte pas moins le trafic passagers car les compagnies des deux secteurs partagent souvent les mêmes réseaux.Plusieurs milliers de banlieusards ont dû, hier, trouver une solution de rechange pour se rendre à leur travail dans les régions de San Francisco ou Philadelphie.En revanche, ceux de la côte Est, entre Washington et Boston, n’ont pas souffert, la compagnie Aintrak étant propriétaire des voies.Le Congrès s'acheminait hier vers l'imposition d’une période de 100 jours de négociations qui obligerait les grévistes à reprendre le travail ce week-end, le temps qu'une commission fasse de nouvelles propositions pour régler le conflit.PHOTO AP Un négociateur de la Bourse de New York n’a pu réprimer un sourire en voyant que l’indice Dow Jones a franchi la barre des 3000 points.Le Dow Jones dépasse les 3000 points pour la première fois de son histoire Michel Van de Walle de la Presse Canadienne POUR LA première fois de son histoire, l’indice de la Bourse de New York a clôturé hier en fin de séance au-delà du cap des 3000 points.L’indice Dow Jones a en effet terminé la journée en hausse de 17,58 points, à 3004,46 points.Cet événement était attendu depuis plusieurs mois, le Dow Jones ayant à quelques reprises franchi la barre des 3000 points en cours de séance mais se repliait toujours en fin de journée pour fermer en-deçà de ce seuil psychologique.L’indice avait atteint son cours de clôture record les 16 et 17 juillet 1990, alors qu’il avait fermé à 2999,75.Au cours de la séance d’hier, l’indice new-yorkais a d’ailleurs atteint le sommet de 3012,87 points vers 14 h 15, avant de se replier en-deçà des 3000 points.Un ralliement de fin de séance permettait cependant d’établir le record historique.Les analystes du marché cités par les agences américaines estimaient que rétablissement de ce sommet avait été guidé par l’optimisme qui règne aux États-Unis relativement à une amélioration de la situation économique.« Je crois que cet événement fait partie de la tendance (à la hausse) qui était en cours depuis plusieurs semaines, sinon quelques mois », estimait hier Dennis Jarrelt, analyste chez la firme Kidder, Peabody and Co.Gorbatchev invite les Japonais à investir dans l’énergie en URSS TOKYO (AFP) — Le président Mik-haël Gorbatchev a invité hier à Tokyo les firmes japonaises à participer à des projets de développement économique en URSS, notamment dans le secteur énergétique d’Extrême-Orient soviétique À l’occasion d’un déjeuner avec les patrons japonais qui l'ont accueilli poliment mais sans grand enthousiasme, il a également proposé la création d’une banque régionale nippo-soviétique de développement chargée de financer des projets en Sibérie et d’un Institut de l’espace commun aux deux pays.« Nous vous invitons à coopérer » a déclaré M.Gorbatchev aux quelques 550 chefs d'entreprises japonais présents en citant une liste de secteurs : exploration pétrolière et gazière à Sakhaline et en Sibérie, recherche d’uranium, pêche, tourisme, conversion d’arsenal en usines de biens de consommation, développement de la région du Khabarovsk.Mais le développement des relations économiques entre les deux pays est entravé par le contentieux territorial des îles Kouriles occupées depuis 1945 par l’URSS et revendiquées par Tokyo.Une situation qui a depuis lors empêché la signature d’un traité de paix.Ainsi pour favoriser les investissements nippons en URSS, Gaishi Hi raiwa, president du tout-puissant Keidanren, la principale organisation patronale japonaise, a répondu au chef du Kremlin qu’il convenait d’abord d’oeuvrer à régler ce différend et surtout de stabiliser la situation politique et économique dans son pays, qui effraie les investisseurs étrangers.Accueillant M.Gorbatchev, M.Ili-raiwa lui a toutefois assuré que les patrons japonais étaient prêts à développer des sociétés mixtes en URSS, à aider techniquement ce pays et à participer au développement de la Sibérie.À cet égard, M.Gorbatchev a proposé aux entreprises japonaises de participer à 12 projets de dévelope-ment pétrolier et gazier en Extrême-Orient soviétique.Il a invité les banques et les maisons de titres japonaises à investir et à financer des projets dans une zone économique libre qu’il se propose de promouvoir à Nakhodka, ville sibérienne de la région du Khabarovsk.Dans ce cadre, il a suggéré de créer une banque régionale de développement nippo-soviétique chargée de financer les projeLs de cette zone et que d’autres pays pourraient par la suite rejoindre.D’une façon générale il a prôné la coopération des petites et moyennes entreprises des deux pays.« Nos relations ne sont pas à la hauteur de nos potentiels économiques », a estimé M.Gorbatchev qui a défendu la perestroïka et les progrès accomplis par l'économie soviétique pour attirer les investisseurs étran- gers, notamment en vue de rendre le rouble convertible.« La perestroïka n’est pas seulement de notre ressort, mais concerne le monde entier.Je suis convaincu que nous parviendrons à surmonter les difficultés actuelles », a estimé le président soviétique qui a défendu « la suppression de tous les obstacles artificiels » au commerce et aux investissements.Mais « les milieux d’affaires japonais souhaitent que les deux gouvernements résolvent leurs problèmes politiques (.) notamment par la conclusion d’un traité de paix, pour permettre alors de jeter les bases d’un développement des relations économiques nippo-soviétiques », lui a déclaré M.H iraiwa, le patron des patrons japonais.Et pour atteindre ce but « le passage de l’U RSS à l’économie de marché est nécessaire », a estimé M.Hi-raiwa qui a souligné l’importance pour les chefs d’entreprise nippons de travailler avec une Union Soviétique stable économiquement et politiquement.« Nous continuerons à étudier les possibilités de créer ensemble des sociétés mixtes et de développer la coopération, notamment technique »», a-t-il encore assuré en promettant des « efforts japonais pour participer aux programmes de développement soviétique comme ceux de la Sibérie et l’Extrême-Orient soviétique ».M.Jarret a dit que les analystes du marché croient que les plus récents résultats des compagnies illustrent que l’économie a atteint le creux du cycle et qu’elle devrait maintenant amorcer une reprise.Les échanges ont été relativement actifs puisque 247 millions de titres ont changé de main.La veille, c’était 214 millions d’actions qui avaient été transigées.Les Bourses de Montréal et de Toronto n’ont cependant pas fracassé de records, demeurant toutes deux bien en-deçà des cours de fermeture les plus élevées qu’elles ont historiquement atteintes.À Montréal, l’indice XXM fermait en hausse de 1,94 à 1866,25 (joints.Le sommet fut atteint le 10 octobre 1989, alors que l’indice de la bourse montréalaise avait atteint 2069,68 points.À Toronto, le TSE 300 terminait la séance avec un gain de 6,20 points, à 3545,93.Il a déjà franchi la barre des 4000 points en juillet 1987.Montréal-XXM - m - 1866.25 4- 1.94 | TSE-300 m - 3545.93 + 6.20 Dow Jones 1 m - 3004.46 + 17.57 Dollar canadien (US Cents) ]| m 86.97 - .05 Or (New YorV-USS) m - 361.80 + 0.40 IAF BioChem a doublé ses dépenses de R-D en 90-91 d’après la Presse Canadienne LA FI R M K québécoise de produits pharmaceutiques IAF Biochem a complété son exercice financier 1990-91 sur une perle de 925 203 ?ou 6 cents par action, en raison de dépen ses en recherche-développement presque deux fois plus élévées que l’an dernier.Les résultats dévoilés hier indiquent par ailleurs que les revenus de la société ont sensiblement augmenté, pour passer de 6,2 millions ?lors de l’exercice précédent à 16,5 millions?l’année dernière.Au cours de la dernière année financière, qui prenait fin le 31 janvier 1991, la compagnie a injecté 6,3 millions ?dans ses activités de recherche et de développement, soit presque deux fois plus que lors de l’exercice précédent.IAF Biochem a dégagé un bénéfice de 319 267 ?de ses propres activités.Mais en raison de la quote-part que l’entreprise doit assumer dans la perte d’une filiale, soit la société Vaccins Nord-Américains (NAVA), le bénéfice se transforme en bout de ligne en perte nette.Lors de l’exercice antérieur, la firme de Laval avait encaissé un bé néfice de 225 156 ?, soit 2 cents par action.L’actif de la société est maintenant de 51,9 millions ?contre 29 millions?un an plus tôt.IAF Biochem se consacre à la recherche et au développement de nouveaux médicaments ou trousses de dépistage de maladies humaines.La compagnie a surtout fait parler d’elle pour ses recherches relative ment au sida.(PC) Cenbraide Montréal Michèle Thibodeau-DeGuire Présidente et directrice générale Monsieur Paul Noiseux, président du conseil d'administration de Cen-traide Montréal, est heureux d'annoncer la nomination de madame Michèle Thibodeau-DeGuire au poste de présidente et directrice générale.Diplômée de Polytechnique en 1963, madame Thibodeau-DeGuire a exercé sa profession d'ingénieur au sein de firmes-conseils pendant plusieurs années avant d'être nommée Déléguée générale du Québec en Nouvelle-Angleterre en 1982.Plus récemment, elle occupait le poste d'adjointe au président et de directrice des relations publiques à l'École Polytechnique.Centraide Montréal vient en aide à un demi-million de personnes en difficulté.Grâce à sa levée de fonds annuelle, il supporte financièrement plus de 200 organismes communautaires de la région métropolitaine.L'action de Centraide repose sur l'engagement de quelque 30 000 bénévoles. A-6 ¦ Le Devoir, jeudi 18 avril 1991 U ACTUALITE INTERNATIONALE L’ANC rejette le dialogue avec Pretoria JOHANNESBURG (Reuter) - Le Congrès national africain (ANC) a rejeté hier une proposition du gouvernement d’organiser des négociations pour tenter de mettre fin aux violences dans les cités noires d’Afrique du Sud.Il a ajouté qu’il mettrait en oeuvre son projet de création d’unités d’autodéfense, malgré les mises en garde des autorités.Au cours d’une conférence de presse, Nelson Mandela, numéro deux de l’ANC, a rejeté une offre faite mardi par le ministre de la Loi et de l’Ordre Adriaan Vlok.« Nous pensons que ce n’est qu’une opération de propagande avant le dé- part du (président Frederik) de Klerk pour l’Europe », a déclaré le vice-président du mouvement antiapartheid.« Elle ne contient rien et le gouvernement sait parfaitement ce qu’il faut faire pour mettre fin aux violences », a-t-U dit.Il a ajouté que l’ANC créerait des unités d’autodéfense pour protéger ses partisans attaqués par les membres du mouvement rival Inkatha, dirigé par le chef zoulou Mangosuthu Buthelezi.« Nous allons passer outre aux menaces de la police », a-t-il dit, en faisant allusion à un communiqué de la police s’inquiétant des risques de guerre civile que ferait planer sur le pays le projet de l’ANC.L’ANC accuse des policiers et des soldats d’extrême-droite d’aider l’In-katha à empêcher l’ANC, interdit pendant trente ans par le gouvernement, de s’implanter dans les ghettos noirs.« Nous croyons fermement que la police ou des éléments de la police ont eux-mêmes créé des armées privées pour attaquer les habitants des cités», a dit Nelson Mandela.U n porte-parole du ministre de la Loi et de l’Ordre a déclaré qu’A-driaan Vlok souhaitait réunir autour d’une table l’ANC, l’Inkatha, des associations noires et des mouvements d’extrême-gauche, « tous ceux qui sont impliqués dans les violences ou ont intérêt à y mettre fin».Il a refusé de dire si des représentants de mouvements blancs d’ex-trême-droite seraient eux aussi invités.L’ANC a menacé de rompre ses négociations avec le gouvernement sur l’avenir de l’Afrique du Sud après le démantèlement de la ségrégation raciale.Nelson Mandela a donné au gouvernement blanc jusqu’au 9 mai pour agir contre les violences dans les cites noires et pour limoger Adriaan Vlok et son collègue de la Défense, Magnus Malan, selon l’agence South-African Press Association.L’alibi tardif de Winnie Mandela embrouille son procès pour enlèvement JOHANNESBURG (Reuter) - Le procès de Winnie Mandela pouren-lèvement et coups et blessures a abordé hier une question cruciale : pourquoi l’épouse du dirigeant nationaliste noir Nelson Mandela a-t-elle attendu deux ans avant de révéler qu’elle avait un alibi ?Winnie Mandela et deux autres personnes sont jugées pour l’enlèvement de Kenneth Kgase, 31 ans, de Barend Mono, 21 ans et de deux autres militants, le 29 décembre 1988 dans un foyer appartenant à l’Eglise.Selon l’accusation, ces quatre jeunes noirs ont été détenus dans la maison de Winnie Mandela, dans la cité noire de Soweto, près de Johannesburg.La dirigeante noire, son principal garde du corps et deux autres jeunes gens sont aussi accusés de les avoir passés à tabac.L’une des quatre victimes, Stom-pie Seipei, 14 ans, a été retrouvée morte quelques jours plus tard.Le garde du corps, Jerry Richardson, a été condamné l’an dernier à la peine capitale pour meurtre.L’épouse du vice-président du Congrès national africain (ANC) a déclaré qu’elle inspectait des projets sociaux à 300 km de Soweto, à Brand-ford, lors des faits.Mais après 20 minutes d’échanges tendus avec le procureur Jan Swanepoel, Winnie Mandela, 56 ans, a admis qu’elle avait révélé pour la première fois son alibi au début de son procès, il y a sept semaines.Elle a aussi reconnu n’avoir informé personne, à l’époque, de son voyage à Brandford, pas plus avant son départ qu’à son retour, deux jours plus tard.Elle a aussi admis n’en n’avoir jamais parlé à la police et au juge d’instruction.Winnie Mandela a paru tendue quand le procureur lui a demandé pourquoi elle n’avait pas mentionné ce voyage quand la télévision néerlandaise l’avait interrogée en février 1989 sur les accusations portées contre elle.Elle a répondu que le journaliste ne lui avait pas posé de question sur ses allées et venues et que ses avocats lui avaient conseillé de garder un silence digne.« Je me suis expli-uée (dans l’interview) autant qu’il tait nécessaire », a-t-elle dit.Winnie Mandela a rejeté l’idée, émise par le procureur, que révéler son voyage à Brandford aurait été le moyen le plus sur de se disculper.Elle a aussi déclaré ne pas comprendre pourquoi Kenneth Kgase et Barend Mono avaient témoigné contre elle.« Je ne suis pas en mesure de répondre à cela », a-t-elle dit au procureur qui l’interrogeait sur ce point.« Eux, peuvent répondre.À ce stade, moi je ne peux pas vous dire pourquoi ».Dans un premier temps, Kenneth Kgase et Barend Mono avaient refusé de témoigner en affirmant que leur vie était menacée.Selon Winnie Mandela et ses coaccusés, Kenneth Kgase, Barend Mono et les deux autres jeunes avaient quitté de leur plein gré le foyer après que le responsable de l’établissement, le pasteur blanc Paul Verryn, leur eut fait des avances homosexuelles.Winnie Mandela a déclaré hier au tribunal que Jerry Richardson avait « admis qu’il y avait eu des coups et des claques, mais nié qu’il y ait eu de graves agressions ».Jan Swanepoel lui a demandé pourquoi elle n’avait pas dénoncé Jerry Richardson à la jjolice.Elle a répondu que l’affaire était alors entre les mains de ses avocats et d’un comité de crise.Elle n’a pas pu expliquer la présence de traces de sang trouvées par la police sur les murs de deux pièces de sa maison — sang dont on a découvert par la suite que c’était celui d’une des quatre victimes.Elle a déclaré ne pas avoir vu de traces de sang.« Elles devaient être microscopiques», a-t-elle ajouté.- Pourquoi donc on va si vite ?- Papa et maman font de la marche rapide ! pamiciPBCTion Votre bébé adore prendre l'air.V Prenez-en, vous aussi.A pleins poumons.Accélérez le pas.Il adorera ça.À vous de jouer.PMU IU AK Le président George Bush a reçu, hier à la Maison-Blanche, la présidente du Nicaragua, Violeta Chamorro.Bush fait l’éloge de Violeta Chamorro WASHINGTON (AFP) - Pour la première fois depuis 52 ans, le président du Nicaragua, en la personne de Mme Violeta Chamorro, a été reçu hier à la Maison-Blanche, où le président George Bush a fait l’éloge de la démocratisation nicaraguayenne tout en soulignant la nécessité de sacrifices pour un succès économique.Alors que Mme Chamorro avait demandé mardi dans un discours au Congrès un engagement américain à une aide financière à son pays pendant 10 ans, M.Bush n’a annonce aucune nouvelle aide américaine autre que celle de 200 millions $ qu’il a déjà demandés pour l’année fiscale 1992.« Nous vous offrons notre respect, notre admiration et notre amitié », a déclaré le président américain en accueillant Mme Chamorro, un an après l’accession de celle-ci au pouvoir, à la suite de 10 ans de régime marxiste sandiniste combattu par Washington par l’intermédiaire des contras.M.Bush a fait l’éloge des réformes politiques et économiques et de la réconciliation nationale engagées par celle qu’il a appelée Dona Violeta.Il n’a cependant pas mentionné les quelques anicroches dans les relations entre les deux pays comme par exemple le maintien au poste de ministre de la Défense de M.Humberto Ortega, frère de l’ex-président sandiniste Daniel Ortega, et les récents meurtres de Contras ayant déposé leurs armes, dont sont soupçonnés des Sandinistes.Mme Chamorro a de son côté remercié avec chaleur les États-Unis pour leur « aide généreuse » à son régime, qui, a-t-elle dit, a été un facteur décisif lors de sa première année au pouvoir.Les États-Unis, qui assurent 90 % de l’aide étrangère au Nicaragua, ont promis 540 millions pour les années fiscales 1991 et 1992.Sur les 340 millions offerts pour cette année, un peu plus de 200 millions ont été fournis.Un haut responsable américain a souligné qu’il n’était pas possible pour les États-Unis de s’engager sur 10 ans mais que le Nicaragua resterait une priorité.M.Bush a également promis à Mme Chamorro que les États-Unis oeuvreraient pour que les organisations financières internationales établissent un programme permettant au Nicaragua de recevoir des prêts en dépit des arriérés de quelque 360 millions $ qu’il leur doit.Soulignant qu’il n’était pas facile de réformer le système économique nicaraguayen après 10 ans de sandinisme, M.Bush a déclaré : « Les sacrifices à court terme sont vitaux pour réaliser une croissance et un développement à long terme ».Mme Chamorro a réaffirmé son ferme engagement à remettre l’économie nicaraguayenne en ordre et à renforcer la démocratie et les droits de l’homme.« Nous sommes optimistes à propos du Nicaragua, a déclaré un haut responsable américain.Nous estimons que Mme Chamorro a énormément accompli en un temps très court.Nous n’avons aucun doute que la démocratie durera au Nicaragua».LE MONDE EN BREF Quatre morts au Zaïre KINSHASA (AFP) — Deux manifestations ont fait quatre morts samedi et lundi lors de l’intervention des forces de l’ordre à Mbuji Mayi, chef lieu de la province du Kasai, au centre-est du pays, a annoncé hier la presse zaïroise.Des rassemblements, organisés par plusieurs partis politiques de l’opposition, ont dégénéré en des scènes de pillage, précise-t-on de mêmes sources.Les forces de l’ordre sont alors intervenues pour disperser la foule, provoquant la mort de quatre personnes.De son côté l’Union pour la démocratie et le progrès social (UI)PS) a confirmé que les manifestations de Mbuji Mayi, la capitale du diamant zaïrois, avaient débuté samedi et avaient coûté la vie ce jour-là à un manifestant.Un autre rassemblement a été organisé lundi qui a fait deux victimes lors d’un premier bilan établi par ce parti.Une autre manifestion, samedi à Lubumbashi (extrême sud-est du pays), a fait un mort, quatre blessés graves et une vingtaine de blessés légers hospitalisés, a ajouté l’UDPS.Allègement du couvre-feu au Rwanda KIGALI (AFP) — Le couvre-feu a été allégé de quelques heures au Rwanda a annoncé le gouvernement hier.Le couvre-feu avait été instauré au lendemain de l’attaque dans le nord-est du pays, le 1er octobre dernier, des rebelles du Front patriotique rwandais (FPR).La décision ne concerne cependant pas les préfectures de Ruhengeri, Byumba et Gisenyi, proches de l’Ouganda.Ces régions sont encore le théâtre de combats entre troupes régulières et le FPR, en dépit de la signature d’un cessez-le-feu le 29 mars.Par ailleurs, le groupe d’observateurs militaires chargé de superviser le respect du cessez-le-feu a commencé son travail mardi, selon la radio d’État.Le groupe, conduit par le général Hachim Bita, secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a visité les positions de l’armée rwandaise dans la région de Byumba.Selon le général I lachim, cité par la radio, le groupe n’a pas rencontré d’élements rebelles, et a exprimé le souhait de visiter les positions du FPR.^ Demande de sécession en Croatie BELGRADE (Reuter) - Le Parlement croate a invité hier les autorités de la république à accélérer le processus politique de séparation d’avec la fédération yougoslave, rapporte l’agence Tanjug.Dans une déclaration non-contraignante adoptée à une très large majorité, le Parlement prône le démantèlement de la fédération yougoslave et la constitution d’une union d’États souverains, précise l’agence.Le Parlement réaffirme ainsi la position de la Croatie à la veille de la reprise des discussions entre les dirigeants des six républiques yougoslaves pour tenter d’éviter l’éclatement de la fédération et le déclenchement d’une guerre civile.La Serbie et le Monténégro souhaitent le maintien d’un pouvoir central fort, alors que les quatre autres républiques sont favorables à la constitution d’une confédération d’ÉlaLs souverains.Dans une autre résolution, le Parlement croate a vivement critiqué la minorité serbe de Croatie qui revendique l’annexion à la Serbie d’une région du sud de la république et s’est heurtée aux forces de l’ordre croates au cours des dernières semaines.Quelque 700 000 employés de l’industrie serbe ont par ailleurs suspendu hier le mouvement de grève générale lancé la veille, le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale rapporte Tanjug.Les grévistes ont obtenu du Parlement serbe le paiement d’arriérés de salaire pour janvier et février et l’établissement d’un salaire minimum de 200 $. L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 18 avril 1991 ¦ A-7 Peres réclame une conférence de paix d'après Ah’P et Reuter BRASILIA — L’ex-premier ministre d’Israël, M.Shimon Peres, a défendu hier à Brasilia la réalisation immédiate d’une conférence de paix sur le Proche-Orient au cours d’une visite officielle de trois jours au Brésil destinée à développer les échanges économiques, scientifiques et technologiques entre les deux pays.Lors d’une conférence de presse, le leader du Parti travailliste israélien a affirmé qu’il ne fallait pas perdre aujourd'hui l’occasion d’une conférence de paix sur la question palestinienne et le conflit israélo-arabe.M.Shimon Peres a déclaré qu’il n’était pas très important de définir pour l’instant si la conférence devrait être régionale avec la participation des États-Unis et de l’U RSS ou internationale avec celle de l’ONU.« L’essentiel est d’entreprendre la négociation », a-t-il dit.L’ex-premier ministre a défendu la concession de terres en échange de la paix « parce que le problème n’est pas celui du territoire mais des personnes et que nous n’avons pas l’intention de dominer ces person- Tokyo et Moscou ne s’entendent pas sur leur différend territorial TOKYO (AFP) — Une atmosphère parfois tendue, selon les Japonais, quelques vifs échanges, selon les soviétiques.La seconde journée d’entretiens entre le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le premier ministre japonais Toshiki Kaifu semble avoir une nouvelle fois achoppée hier sur le différend territorial entre les deux pays.Un quatrième entretien entre les deux hommes, non prévu au programme, aura lieu aujourd’hui pour permettre un rapprochement avant la signature d’une declaration conjointe, a indiqué le porte-parole du président soviétique, M.Vitaly Ignatenko.Les côtés japonnais et soviétique sont toutefois demeurés cois en ce qui concerne d’éventuelles propositions soviétiques sur les îles Kouriles, occupées en 1945 par l’Union soviétique et toujours révendiquées par le Japon, qui refuse en attendant de signer un traité de paix mettant officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale.La journée a également été marquée par un discours de M.Gorbatchev a la Diète, le Parlement japonnais, dans lequel il a lancé une nouvelle initiative de désarmement, pro- posant une conférence multilatérale comme coup d’envoi à la création d’une sorte de CSCE en Asie.Mais, avant même que le discours ne soit prononcé, les responsables japonais affirmaient que les propositions de M.Gorbatchev, présentées à M.Kaifu dans la matinée lors d’entretiens sur les relations internationales, avaient été fraîchement ac-ceuillies, du fait de la situation en Asie très différente de celle en Europe.M.Gorbatchev a suggéré que l’URSS, les États-Unis, la Chine, l’Inde et le Japon pourraient mettre au point ce forum multilatéral portant sur la coopération et la sécurité en Asie.Il a également appelé à la création d’une zone de coopération économique regroupant les pays de l’Asie du nord-est et ceux riverains de la mer du Japon, et a réitéré la proposition soviétique de convoquer une conférence de ministres des Affaires étrangères des pays d’Asie et du Pacifique en 1993.Les députés ont poliment applaudi le discours de 45 minutes.À l’occasion d’un déjeuner avec les patrons japonais, M.Gorbatchev a invité les firmes japonaises à parti- ciper à des projets de développement économique en URSS, notamment dans le secteur énergétique.Mais, Gaishi lliraiwa, président du tout puissant Keidanren, la principale organisation patronale japonaise, a répondu qu’il faudrait d’abord régler le différend territorial, et surtout stabiliser la situation politique et économique en URSS.Dans un discours prononcé lors d’un dîner hier soir, M.Kaifu a affirmé pour sa part que le Japon était prêt « à faire tout son possible pour appuyer la réforme en URSS du point de vue technique », une façon de souligner que l’aide financière souhaitée par M.Gorbatchev dépendait du bon vouloir de Moscou sur les Kouriles.Dans un entretien dans la matinée avec le leader de l’opposition socialiste, Mme Takako Doi, M.Gorbatchev a mis en exergue l’opposition en U RSS à un retour pur et simple des Kouriles au Japon.Demain, M.et Mme Gorbatchev devaient se rendre en visite touristique à Kyoto et Nagasaki, avant de se rendre sur l’île sud-coréenne de Cheju pour une courte rencontre avec le président Roh Tae-Woo, et de regagner Moscou.PHOTO AP Kiyomi Takehana, une employée du marché de poissons de Tokyo, a reçu hier un baiser de Baissa Gorbatchev en remerciement pour le bouquet de fleurs qu’elle lui a présenté.L’Armée rouge tient fermement aux îles Kouriles ILES KOURILES URSS HOKKAIDO (JAPON) Carte LE MONDE Le Japon revendique les Iles Habomai, Shikotan, Etorofu et Kunashiri.nés.» M.Shimon Peres a dit avoir de bons espoirs que la décision de concessions territoriales soit soumise au Parlement ou au peuple israélien.Selon lui, 50 % du peuple israélien appuie sa position.Par ailleurs, en Israël, des Palestiniens et des militants de la gauche israélienne ont accusé hier les colons juifs soutenus par le gouvernement israélien d’essayer de torpiller l’actuelle mission de paix du secrétaire d’État américain, James Baker, au Proche-Orient.Des colons juifs ont édifié mardi en toute hate la colonie de Revava, en Cisjordanie, deux jours avant le retour de James Baker en Israël pour la troisième fois en six semaines.« C’est une gifle pour les Américains et ils doivent y répondre », a déclaré Fayçal al Husseini, dirigeant palestinien influent des territoires occupés par Israël — il a rencontré James Baker lors de ces deux dernières visites.Les Palestiniens, invités à rencontrer de nouveau celui-ci samedi, ont demandé à Washington d’user de son pouvoir économique sur Israël pour faire cesser la politique israélienne de colonisation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.Selon Fayçal al Husseini, si les Palestiniens acceptent l’invitation américaine, cette politique, qu’ils considèrent comme une annexion de fait, sera en tête de leur ordre du jour.Le Mapam et le Shinui, deux partis israéliens de gauche, ont pour leur part qualifié les implantations en territoires arabes « d’activité de construction sauvage qui sape délibérément le processus de paix ».D'autres militants de gauche ont déclaré que la construction de nouvelles colonies pourrait remettre en cause les milliards de dollars de crédits américains dont Israël a besoin pour l’installation des immigrants ! juifs soviétiques.Selon le ministre des Affaires étrangères, David Levy, l’installation de Revava était prévue depuis des années.Les colons affirment qu’elle a été accélérée pour montrer à James Baker leur opposition à ses efforts de paix.Ils ont confirmé que la colonie était financée et approuvée par le gouvernement.Philippe Pons Le Monde TOKYO — Le principal obstacle auquel se heurte M.Gorbatchev dans sa recherche d’un compromis avec les Japonais sur les Kouriles est l’Armée rouge.Les militaires soviétiques sont hostiles à toute restitution des quatre îles, et ils le font sentir.Fin mars, précisément au moment où M.Ozawa, ex-secrétaire général du Parti libéral démocrate, était à Moscou pour préparer la visite de M.Gorbatchev et où réapparaissait la ossibilité de la restitution de Si-otan et d’Habomai, des manoeuvres militaires commençaient autour de cette dernière.Le bourg de Maloku-rilskoe, où sont stationnées les gardes-frontières, était soudainement fermé aux étrangers.De petites manoeuvres ont lieu régulièrement dans la région mais le moins que l’on puisse dire, c’est que, la veille de la visite de M.Gorbatchev au Japon, celles-ci pouvaient paraître inopportunes.« Comme si l’armée entendait signifier qu’elle avait aussi son mot à dire sur cette question des quatre îles » commentait un confrère soviétique de Khabarovsk.Depuis le début de ce siècle, les Soviétiques attachent une importance stratégique particulière à l’archipel des Kouriles, dont la restitution fut la condition mise par Staline à l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon.L’arc constitue à la fois une protection du continent, fermant la mer d’Okhotsk, et un avant-poste sur KARLSRUHE (AFP) - La justice allemande a arrêté un fonctionnaire du ministère de la Défense soupçonné d’avoir été « l’un des agents les plus importants de la Stasi (ex-sé-curité d’État est-allemande) dans le le Pacifique.Le ministre de la Défense soviétique, le général Dimitri Yazov, est d’autant plus concerné par l’Extrême-Orient qu’il a été longtemps commandant en chef de la re- domaine militaire », a annoncé hier le Parquet fédéral à Karlsruhe.Selon un communiqué du parquet, M.Wolf-Heinrich P., 57 ans, travaillait au service de développement des armements.Il a collabore à partir de 1968—69 avec les services d’espionnage du régime communiste, auxquels il a transmis jusqu’à la fin 1989 « de grandes quantités de documents classés secrets ».Au cours de ces vingt années, l’espion présumé a encaissé au total plus de 200 000 DM (133 000 $) pour ces renseignements, ajoute le parquet.Le suspect a été interpellé lundi puis placé sous le coup d’un mandat d’arret en détention provisoire, selon le communiqué.gion militaire de Khabarovsk.Ce serait essentiellement pour avoir des rencontres avec les militaires que M.Gorbatchev a fait escale dans cette ville avant son voyage au Japon.Près d’une centaine de « taupes » de la Stasi ont été arrêtées en Allemagne occidentale après la chute du Mur de Berlin en novembre 19§9, l’écroulement du régime communiste d'Erich Honecker ayant multiplié les aveux de repentis auprès des services secrets de la RFA.Au moment de l’unification allemande, deux des principaux espions présumés de l’histoire de la RFA ont été arrêtés.L’un, Klaus Kuron, 54 ans, était chargé, au sein des services de contre-espionnage ouest-allemands (BFV), de la desinformation des agents de la Stasi.L’autre, Gabriele Cast, 47 ans, était l’une des responsables des services d’espionnage de RFA (BND).L’Extrême-Orient soviétique est encore l’une des régions les plus militarisées de l’URSS.Une bonne partie des forces sont massées à la frontière chinoise, mais les autres ont clairement pour objectif le Japon.Selon l’agence de défense nippone, 60 % des 41 divisions soviétiques stationnées en Asie — soit 360 000 hommes — sont déployées dans un arc de cercle à 1200 kilomètres de Hokkaido.La majorité des forces aériennes se trouvent le long de la mer du Ja-pon et de la mer d’Okhotsk.La marine compte dans cette région 55 unités — dont le porte-avions Kiev — et 80 sous-marins, dont 48 équipés d’armes nucléaires tactiques.Environ 10 000 hommes sont stationnés sur les quatre îles du sud des Kouriles, et l’URSS disposerait de fusées Sokol à Sakhaline.Renforcé à partir de 1978, le dispositif militaire soviétique a été réduit entre 1989 et 1990 : 120 000 hommes ont été retirés d’Extrême-Orient.De leur côté, estimant que Hokkaido serait le premier objectif d’une agression soviétique, les Japonais y ont concentré 4 de leurs 13 divisions et 630 chars, soit plus de la moitié.Les Américains, en vertu du traité de sécurité avec le Japon, sont en outre présents dans la région avec une cinquantaine de chasseurs F-16 basés à Misawa, au nord du Honshu.Dans une récente interview au Yo-miuri, le général Viktor Novozkilov, commandant de la région militaire de Khabarovsk, a déclaré que le traité de sécurité nippo-américain ne constituait plus une menace pour Les autorités allemandes estiment qu’il reste environ 4000 anciens espions ouest-allemands de la Stasi non démasqués et qu’une partie travaillent désormais pour le KGB soviétique.Selon le parquet fédéral, environ 400 de ces taupes étaient des agents de premier plan de la Stasi.La semaine dernière, l’hebdomadaire Bild am Sonntag avait affirmé qu’un ancien collaborateur du chancelier Helmut Kohl était la source d’informations ouest-allemandes classées « top-secret » transmises jusqu'en 1984 à Berlin-Est.Mais le Parquet fédéral, qui est resté d’une l’Union soviétique.Il a précisé qu’une seule division était stationnée dans les Kouriles du Sud mais qu’elle ne disposait pas d’équipements amphibies permettant un débarquement.« Aujourd’hui, il n’est plus indispensable d’avoir une telle force dans les Kouriles », a-t-il déclaré.Les sous-marins à propulsion nucléaire équipés de missiles balistiques SS-N 21 ont pour base le port de Petropavlovsk, sur la côte pacifique du Kamichatka.Cette base est considérée comme le « fer de lance soviétique contre le Japon et les États-Unis ».Isolée, Petropavlovsk est ravitaillée essentiellement par mer, depuis Vladivostok en passant par les détroits d’Itouroup et de Soya (La Pérouse).La portée des missiles ayant augmente, il serait possible de réinstaller les bases de sous-marins dans des ports de la mer d’Okhotsk afin d’éviter aux convois de ravitaillement d’avoir à emprunter le détroit d’Itouroup.Mais les militaires soviétiques estiment que l’arc des Kouriles constitue un rempart pour le littoral continental qu’il faut abso-lument préserver.La restitution de Sikotan et Habomai, légèrement à l’écart de l’arc lui-même, ne devrait pas quant à elle avoir d’effets du point de vue stratégique.Mais les experts japonais estiment qu’en dépit de la fin de la guerre froide et de la concertation américano-soviétique, qui devraient faciliter un compromis sur les Kouriles, l’influence grandissante des militaires pèsera sur les propositions de M.Gorbatchev.grande discrétion sur cette affaire,,a> simplement annoncé qu’il examinait la possibilité d’ouvrir une enquête.Paradoxalement, le dernier chef des services secrets de la RDA communiste, Werner Grossmann, est en liberté.Interpellé dès le jour de l’unification le 3 octobre 1990 pour être entendu par le juge d’instruction fédéral de Karlsruhe, compétent pour les affaires d’espionnage et de terrorisme, il a été relâché le lendemain.Quant à son prédécesseur Markus Wolf, détenteur de la double nationalité soviétique et allemande, il a quitté l’Allemagne peu avant l’unification.Les extrémistes protestants annoncent un cessez-le-feu en Ulster Bonn arrête un important espion de la Stasi BELFAST (Reuter) — Les extrémistes protestants d’Irlande du Nord ont annoncé hier qu’ils observeraient un cessez-le-feu pendant les négociations sur l’avenir de la province britannique qui commencent le 30 avril.Deux mouvements clandestins luttant contre les républicaias et défendant l’appartenance britannique de la province — la Force de volontaires de l’Ulster et les Combattants pour la libérté de l’U lster — ont déclaré dans un communiqué qu’ils cesseraient leurs attentats pendant la durée des pourparlers.Ceux-ci visent a rendre une certaine autonomie à l’Irlande du Nord après 16 ans d’administration direction par Londres.Les principales formations politiques catholiques et protestantes ont accepté de participer aux discus- sions mais le Sinn Fein, aile politique de l’Armée républicaine irlandaise, en a été exclu parce qu’il refusait de renoncer à la violence.Les extrémistes protestants sont responsables de douze des 22 meurtres à mobile politique commis depuis le début de l’année en Irlande du Nord.Les pourparlers débuteront par une série de rencontres bilatérales entre le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord, Peter Brooke, et les partis politiques de la province.Le gouvernement de la république d’Irlande sera associé aux discussions dans une deuxième phase.L’annonce des pourparlers a fait naître de nouveaux espoirs d’un règlement politique de la crise irlandaise, qui a coûté la vie à près de 3000 personnes depuis 1969.UN DON A CARE CANADA POUR UNE MEILLEURE EDUCATION CAKE CARE Canada 1312 Bank, Oltawa K1S5H7 H O N D A D El SIG I NOUS FRAPPONS PLUS FORT PUE JAMAIS! 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Quant à retourner aux bourgs et fiefs du Moyen-Age, aussi bien le faire sans modérer ses.transports ! Et ce n’est pas fini.À la mi-mars, on apprenait que le ministère de l’Environnement voudrait refiler la note de la prévention (contrôle des aqueducs et égouts) aux municipalités.Fin mars, c’était au tour de la Justice de laisser entendre que tous les procès dits « sommaires » pourraient être confiés aux 131 cours municipales du Québec.D’une se- maine à l’autre, fuites et ballons d’essai n’en finissent plus de noircir le ciel déjà sombre des Québécois.Pourtant, les municipalités ne sont pas rébarbatives à des responsabilités accrues.Depuis le temps qu’elles réclament d’être traitées en adultes et non comme des objets de curatelle, elles seraient malvenues de s’opposer à tout transfert.À la condition que ça se fasse selon un schéma et un plan d’ensemble, de manière respectueuse et équitable.Par exemple, en fin de semaine dernière, les 34 municipalités qui devront désormais, selon le projet Ryan, assumer des services de gendarmerie sur leur territoire, se sont entendues pour payer leur juste part, à la condition que les services policiers soient adaptés aux conditions de chaque milieu et que la gestion policière fasse l’objet d’une réforme en profondeur.Voilà une proposition qui, quoique bien tardive, mérite examen.Mais elle a peu de chances d’être entendue, s’il faut en croire les déclarations faites, le même jour, par le premier ministre et son pompier en chef.« Quand on est pris le dos au mur, à cause d’une crise nord-américaine, on regarde où est l’espace fiscal », dit sans ambages M.Bourassa, pour justifier le forcing de M.Ryan auprès des municipalités qui, selon lui, jouissent encore d’une marge de manoeuvre pour siphonner davantage les contribuables.Quant à M.Ryan, toujours aussi subtil, il annonce tout de go que les « négociations » avec les municipalités sont terminées.Il passe même à autre chose.Le chantier de la réforme fiscale est on ne peut plus encombré, mais le ministre s’attaque déjà au regroupement des municipalités et à toute une série de projets effleurés en annexe à sa proposition de la mi-décembre.Il est vrai que la récession frappe durement les finances publiques et que, comme le dit M.Bourassa, le gouvernement doit agir à la fois au plan des revenus (taxes et impôts), des dépenses et du déficit.Mais où est donc passé le magicien de l’assainissement et du redressement, qui en est réduit à gratter les fonds de tiroirs publics et le moindre repli des poches vides des contribuables pour tenter de boucler son budget ?Jusqu’aux casinos qui, dérisoirement, seraient mis à contribution pour renflouer le Trésor public ! Sont-ils tombés sur la tête, à Quebec ?Dans la recherche effrénée de sources « alternatives » de financement, entre le péage et le maintien probable de sa taxe de vente à 8 %, le gouvernement en est réduit à rançonner, à piéger les contribuables.Il ne restera plus ensuite qu’à les dépecer et à les tanner ! GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Sagesse et courage L’ARTICLE de Pierre Graveline, que LE DEVOIR du 12 avril 1991 a publié : « Les fédéralistes préparent une vaste campagne d’intimidation », est peut-être encore plus important par son sous-titre : « Ceux qui s’imaginent naïvement que l’indépendance est dans la poche feraient mieux d’aller se rhabiller ».Pour une fois, il n’est pas seulement question du Quoi, bénéfique, de l’indépendance, mais surtout du Comment, fort périlleux, on y arriverait.Ce texte m’a rappelé un article écrit, il y a une trentaine d’années dans le Figaro, par Raymond Aron.Dans un premier paragraphe, il écrivait : « Il saute aux yeux que l’ethnie française du Canada est assez nombreuse et dispose d’un territoire assez vaste ¦pour constituer un État indépendant.Il est probable également que les Canadiens anglais ne s’opposeraient pas longtemps par la force à une indépendance pour laquelle une minorité active se battrait avec le soutien de la masse».Aron poursuivait : « Il reste aux Canadiens anglais à se voir eux-mêmes tels que les voient leurs compatriotes de langue française, autrement dit à surmonter l’expérience de deux siècles.Il est peu d’exemples dans l’histoire d’une telle sagesse ou peut-être faudrait-il dire d’un tel courage».Depuis le navrant échec de Meech, voit-on au Canada anglais quelqu’un possédant, à la fois, « une telle sagesse » et un « tel courage » ?Gérard Bergeron Montréal, 12 avril 1991 Le français ça compte ?PENDANT QUE le président de l’Office de la langue française, Jean-Claude Rondeau, multipliait les contacts avec les médias pour mousser la Semaine.du français qui se déroulera sous le thème le Français ça compte, du 15 au 19 avril, le ministre Claude Ryan trouvait normal qu’on travaille de plus en plus en anglais à Montréal et que les contraventions à la Charte de la langue française ne soient combattues que par des mesures incitatives.Véritable incarnation miséricordieuse de la Main de Dieu qui, il y a quelques années, graciait les enfants ayant reçu l’enseignement en anglais de façon illégale, le ministre Ryan n’a pas cessé, depuis qu’il a hérité du dossier linguistique, par volonté du premier ministre Bourassa tout puissant, d'assumer son rôle de ministre responsable de la « non-application » de la Charte de la langue française.Pendant que la plupart des études récentes portant sur la situation du français sont tellement peu concluantes que le président du Conseil de la langue française en est réduit à jouer les optimistes en qualifiant d’« à moitié pleins » plutôt que d’« à moitié vides » (comme pour le verre rempli à 50% de sa capacité) les résultats statistiques de ces recherches .et pendant que la présidente de la Commission de protection de la langue française attribue aux vertus des médecines douces la diminution des demandes d’enquête (ce qui ne correspond pas nécessairement à une diminution des violations de la loi), l’Office de la langue française essaie de nous faire croire que Le français ça compte.Il faudrait peut-être qu'on sache pour qui, pourquoi ou pour combien Le français ça compte I Est-ce que ça compte pour ceux qui croient avoir des droits en vertu de la Charte ?Est-ce que ça compte pour obtenir du travail dans une entreprise où tout se passe dans toutes les langues sauf en français ?Est-ce que ça compte pour ceux qui continuent d’enfreindre la loi impunément ?Henri Dupré-Arcoi Montréal H avril 1991 La triste misère kurde SERIONS-NOUS tous devenus des Ponce Pilate ?J’éprouve un grand malaise, cette année, à trouver beau le printemps : il y a trop de malheur tout autour de nous, tout autour du monde.Qui pourra jamais oublier le visage de cette petite fille kurde, deux ou trois ans à peine, écroulée dans la boue, pieds nus et qui regarde les adultes avec des yeux qui ne comprennent pas ?Comment, en effet, pourrait-elle comprendre que l’homme est cruel pour son semblable et que ceux qui détiennent le pouvoir agitent leurs marionnettes et cassent le fil quand elles ne font plus l’affaire V Dieu-le-Père Bush encourage tacitement et autrement la rébellion en Irak et, quand la population fuit et devient cette longue cordée affamée de misère humaine, il coupe le fil et regarde ailleurs.Et, les Nations-Unies s’unissent dans la lâcheté et les abandonnent à leur sort.Les Kurdes, en effet, que sont-ils ?Des exilés, des apatrides.Autant s’occuper de la lune et des millions qu’on pourra y faire éventuellement.Et vive la recherche pure, et à-bas les hommes et les femmes sales et les petites filles qui traînent dans la boue et qui vous regardent en ne comprenant rien à rien.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOmETTE Rédacteur en chef et directeur de l 'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot.Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOI8 Comment pouvait-on imaginer, par ailleurs, que la Turquie ouvrirait ses portes à une population qu’elle ostracise elle-même depuis des décennies ?Là-bas, il suffit d’être kurde pour être suspect.Alors, si vous voyez à l’écran de la télé des soldats turcs repoussant sans ménagement des kurdes irakiens, il ne faut pas s’étonner : c’est un réflexe chez eux.Nous avons tous entendu ces derniers jours des dirigeants kurdes en exil à Paris ou a Londres déclarer que la seule solution, c’est le retour de ces malheureux chez eux dans un pays débarrassé de son tyran.Qu’attend-on ?Bush ne devrait pas craindre les prochaines élections, on aime bien les grands-papas rassurants à la poigne de fer de l’autre côté de la frontière.L’agence Reuter annonçait hier que la Maison-Blanche « avait sommé l’Irak de cesser toute activité militaire près des zones où se trouvent des réfugiés kurdes parce que Washington avait du personnel qui distribue des vivres et des vêtements aux réfugiés irakiens, tentant de fuir la répression du régime de Saddam Hussein ».N’est-ce pas renversant de lire ces lignes ?La population civile kurde, qu’elle se débrouille et qu’elle meure dans la boue.Mais, attention aux fils et aux filles de l’Amérique : ils sont de la race des vainqueurs, on n’y touche pas.Que faudrait-il faire pour monopoliser l’attention mondiale et faire de la cause des Kurdes notre cause à tous ?Si chaque lecteur du DEVOIR, chaque lecteur des grands et petits journaux du monde envoyaient à monsieur Bush une carte postale avec ces simples mots : « Give them the gift of life : allow them to go back home safe », le miracle se produirait peut-être.Je rêve ?Pas du tout.Une carte, quelques mots griffonnés en cinq minutes, et une petite fille qui, peut-| être, survivra.Louise Gareau-Des Bois Saint-Lambert, 10 avril 1991 Des droits contre l'emploi À TRACY, la CSN vient de sacrifier durant I une période de six ans son droit de grève à la J compagnie Aciers inoxidables Atlas, succur-| sale d’une multinationale sud-coréenne, en échange de l’emploi.Ce n’est pas rien.Le droit de grève, fruit historique de longues luttes, que les syndi-! cats du secteur public ont pratiquement i perdu, est ici volontairement abandonné.Traditionnellement, les syndicats du Nord luttaient pour que les travailleurs du Sud obtiennent les mêmes droits que ceux qu’ils avaient conquis; la CSN propose à Tracy que les travailleurs, au nom de la compétition internationale, s’alignent sur les travailleurs non protégés de la Corée du Sud.Des droits contre l’emploi.Certains y voient un progrès des syndicats dans la voie du réalisme, du pragmatisme.J’y vois au contraire un indice supplémentaire de l’inféodation des syndicats a la logique des pouvoirs économique et politique.Jean-Marc Flotte Montréal, 9 avril 1991 LE MONDE La tentation centriste gi&ftag mm lattâ» Lettre ouverte Pour le gel du budget de Radio-Québec L'ALLIANCE francophone pour la radiotélévision publique, qui regroupe maintenant plus de 45 organismes, a fait parvenir le 9 avril dernier cette lettre au ministre des Communications du Québec, M.Lawrence Cannon, pour dénoncer les compressions budgétaires imposées à Radio-Québec.MONSIEUR le ministre, l’Alliance francophone pour la radiotélévision publique trouve déplorables et inacceptables les nouvelles compressions budgétaires imposées par votre gouvernement a Radio-Québec.Les membres de l’Alliance réunis en assemblée générale, le mardi 9 avril ont été d’autant plus étonnés de cette décision que vous vous êtes, monsieur le ministre, opposé très ouvertement aux demieres restrictions budgétaires survenues à Radio-Canada et que vous semblez très préoccupé par la crise financière majeure affectant tout particulièrement la télévision francophone.Or, monsieur le ministre, en gelant les budgets de Radio-Québec pour l’année 1991-1992, vous avez contribué à aggraver et à étendre cette crise au réseau public québécois.Comment pouvez-vous réclamer, du gouvernement fédéral, une augmentation des budgets du réseau français de Radio-Canada alors qu’au même moment votre gouvernement réduit ceux de Radio-Québec ?La société Radio-Québec évaluait à 3,7 millions $ constant, le manque à gagner qu’elle subissait annuellement, en raison du fait que la hausse de la subvention gouvernementale de 3,8 % ne couvrait pas l’inflation.Avec la dernière coupure de 2,5 millions $, qui s’ajoute a la baisse des revenus autonomes et publicitaires, le manque à gagner grimpera cette année à 6,2 millions $ constant.Cette baisse importante des revenus aura des conséquences catastrophiques pour ce réseau souffrant déjà d’un sous-financement chronique.Ce sont les émissions à vocation plus culturelle et novatrice qui seront les plus affectées.On pense notamment à la disparition de séries comme Lumières et l’abandon d’un projet de série sur la lecture et l’écriture, sans oublier la menace qui pèse toujours sur l’émission Nord-Sud.Les contenus déjà très limités provenant des régions le sera encore davantage avec la diminution du nombre d’émissions comme Première Ligne et Feu Vert.Malgré une situation financière fort difficile, Radio-Québec avait réussi, dans son nouveau plan directeur, à se doter d’un projet cohérent de chaîne publique a vocation éducative et culturelle.Délaissant la voie encombrée du divertissement commercial, Radio-Québec entendait devenir plus que jamais « un agent privilégié du développement collectif du Québec ».Son nouveau plan de programmation, soumis récemment pour approbation à la Régie des télécommunications du Québec, a reçu de la part de tous les intervenants un accueil favorable.Ils ont été unanimes à souligner les efforts importants réalisés par Radio-Québec pour améliorer l’impact éducatif de ses émissions et aider ainsi la population à se faire une opinion plus éclairée.Ces organismes ont toutefois déploré l’absence de moyens permettant à Radio-Québec de vraiment assumer son rôle culturel et son mandat régional.Au lieu de supporter les efforts accomplis par Radio-Québec ces deux demieres années afin de devenir un outil de plus en plus pertinent pour la collectivité québécoise, le gouvernement décide au contraire de lui porter un coup qui risque de lui devenir fataL Ce geste est d’autant plus incompréhensible qu’il survient au moment où le Québec revoit son avenir politique, et qu’il a besoin plus que jamais d’un instrument privilégié de débat public et de promotion de son identité culturelle.Radio-Québec, dont l’histoire a été jalonnée par de nombreuses crises et remises en question, avait réussi depuis peu à retrouver un certain équilibre et à remettre le cap sur son mandat éducatif et culturel.Les dernières compressions budgétaires plongent Radio-Québec dans une nouvelle crise qui contribuera à l’affaiblir considérablement.Nous croyons, monsieur le ministre, que la portée d’une telle décision n’a pas été évaluée à sa juste mesure.L’Alliance francophone vous demande donc de surseoir a cette décision, car Radio-Québec ne peut pas se permettre de vivre une nouvelle crise.C’est son avenir même qui est en jeu.Nous partageons, monsieur le ministre, votre avis sur l’urgence et la nécessité pour le Québec de se doter d’une politique en matière de communication.C’est dans le cadre du processus d’élaboration de cette politique, que nous souhaitons le plus démocratique possible, que devraient, selon nous, être débattus l’avenir de Radio-Québec ainsi que celui de l’ensemble de la télévision francopohone.D’ici là, nous demandons un moratoire sur le gel des budgets de Radio-Québec pour l’année 1991-1992.L’Alliance francophone pour la radiotélévision publique souhaite vous rencontrer le plus rapidement possible, afin d’échanger avec vous sur l’importance et l’avenir de la télévision publique francophone.Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments les plus distingués.Cette lettre était signée par les membres de l'exécutif de l'Alliance francophone pour la radiotélévision publique : André Bouthillier Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) Sylvio Morin Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) Diane Toupin Association nationale des téléspectateurs (ANT) Jean-Claude Dubreuil Confédération des syndicats nationaux (CSN) Michel Parenteau Syndicat des employés de production du Québec et de I Acadie (SEPQA) Llna Trudel Institut canadien d'éducation des adultes (ICÉA)
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