Le devoir, 24 avril 1991, Cahier A
Vol.LXXXII — No 94 ?Nuageux avec averses Max: 14 Détail page B-6 Montréal, mercredi 24 avril 1 991 MERRELL^ O (0 kffl CHAUSSURES DE VILLE DE RANDONNÉE POOR HOMMES ET FTMME8 3525, chemin Queen Mary Tél.: 739-4451 /2141 Le megesln de p*«in air le plut spécialisé de Montréal 85 cents 65* + TPS - TVQ isrw Gramm»8 Enquête royale sur les SOCIÉTÉ questions autochtones PHOTO JACQUES NADEAU Panique et désespoir chez les libraires La TPS, surtout, et la récession risquent de tuer le tiers des 350 librairies du Québec.Page B-l Chantal Hébert Bacon assure que les Québécois vont payer le prix du dénigrement contre Hydro-Québec Michel Venne de notre bureau de Québec LA MINISTRE de l'Énergie, Mme Lise Bacon, accuse ceux qui alimentent la polémique autour des contrats secrets d’Hydro-Québec de mettre en péril des centaines de milliers d’emplois par des manoeuvres électoralistes qui ont un effet déstabilisateur sur l'économie québécoise.« Ceux qui tentent par tous les moyens de démolir l'objectif visé par ces contrats savent pertinemment qu’ils s’attaquent directement au fleuron de l'économie québécoise qu’est Hydro-Québec, a-t-elle déclaré hier devant les journalistes.Ils atteignent aussi la fierté même des Québécois et le coeur de notre économie ».« Ces détracteurs de l’économie uébécoise agissent par pur goisme ».dit-elle, ils sont « animés par des considérations électoralistes ».Leurs gestes ne sont pas dans l’intérêt du Québec, a-t-elle ajouté, accusant ces personnes de manquer de loyauté envers le Québec.Puis elle ajoute, paraphrasant Napoléon : « Malheur à ceux dont les intérêts ne sont pas liés à ceux de la nation ».Les interrogations soulevées aux États-Unis (où l’on examine le contenu des contrats liant Hydro-Québec et 13 gros clients industriels pour déterminer s'il peut s’agir de subven-tions au sens du traité de libre-échange, ce qui, le cas échéant, pourrait entraîner l’imposition de droits compensatoires au Québec) ne doivent pas nous étonner, dit la ministre.« C’èst une conséquence directe des déclarations irresponsables de certains individus».En Chambre, Mme Bacon en a rajouté : « Je trouve indécent que par le fait qu’on pose encore des questions sur ce dossier, on va priver d’emploi 600 000 jeunes Québécois dans les dix prochaines années».Le leader de l’opposition, M.Guy Chevrette, a rétorqué que « l’inflation verbale de la ministre face à la création d’emplois est inversement proportionnelle aux rabais dangereux qu’elle a consentis par Hydro-Québec aux compagnies ».M.Chevrette demandait a la ministre si elle ne trouvait pas indécent que l’Assemblée* nationale ne puisse débattre sur cette question (à cause de la règle du sub judice) alors qu’on laisse entendre aux États-Unis que la plus connue des sociétés d’État québécoises contreviendrait au traité de libre-échange.« Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, on a l’air fou », dit-il, soulignant l’odieux et le ridicule d’une si-tuation où les informations conte- Volr page A-4: Bacon de notre bureau d'Ottawa DANS UN CLIMAT de profond scepticisme, le premier ministre Brian Mulroney a annoncé, hier, la création d’une commission royale d’enquête et tout un train de mesures pour débloquer le dossier autochtone au Canada.Après l’avoir brandi le printemps dernier, pendant l’agonie de l’accord du lac Meech, le gouvernement fédéral ressuscite l’idée d’une commission royale d’enquête alors qu’il est sur le point de lancer une nouvelle opération constitutionnelle.La com-mssion aura pour mandat, a précisé hier le premier ministre, « d’enquêter sur la situation économique, sociale et culturelle des peuples autochtones au pays.» D’un bout à l’autre du pays, les principaux leaders autochtones ont cependant immédiatement prévenu que c’est à la table constitutionnelle et pas à celle d’une commission qu’ils entendent chercher en priorité la solution à leurs revendications.« On a été étudié à la corde, pour ne pas dire à l’os », a réagi Conrad Sioui, le chef des Premières Nations au Québec.Mais Brian Mulroney a promis hier que son geste ne vise pas à faire dérailler les revendications constitutionnelles des autochtones.« Cette commission royale d’enquête ne doit pas être perçue comme un quelconque substitut à une réforme constitutionnelle », a-t-il promis à ce sujet, précisant que la question amérindienne sera au coeur des discussions des prochains mois.Mais, à en juger par la teneur de l’annonce faite hier, le gouvernement fédéral a décidé de jouer gros jeu pour désamorcer le dossier autochtone avant la prochaine ronde constitutionnelle, n’hésitant pas, soudainement, à procéder à une injection importante de fonds et de ressources humaines.En plus de la commission royale PHOTO CP Une petite Indienne a offert des plumes au premier ministre Mulroney.hier, avant que ce dernier annonce une enquête royale sur les affaires autochtones.d’enquête dont la composition n’a pas été précisée, l’annonce d’hier verra en effet Ottawa bouger sur plusieurs fronts jugés prioritaires par les autochtones.Ainsi : ¦ le gouvernement fédéral met sur pied une commission des revendications territoriales particulières : cet organisme neutre vise à redresser un des principaux griefs du leadership autochtone qui accusait Ottawa d’être juge et partie au moment du règlement des revendications territoriales; ¦ des budgets supplémentaires seront affectés au reglement des revendications autochtones qui sera accéléré : 355 millions $ sur 5 ans, soit quatre fous plus qu’actuellement.De plus, le ministre des Affaires indiennes pourra verser jusqu’à 7 millions $ en dédommagement sans passer par le Conseil du Trésor, Actuel lement, le plafond est de 1 million $; ¦ Ottawa s’engage à régler toutes les revendications territoriales globales de la Colombie Britannique d’ici l’an 2000.Au Canada, la part du lion de ces revendications a pour enjeu le territoire de cette province; ¦ le gouvernement fédéral verra à améliorer les conditions do vie qui prévalent dans les réserves du pays.Dans un premier temps, les fonds consacrés à l’aide à l’éducation au secondaire des étudiants autochtones augmentent de 320 millions $ sur 5 ans; ¦ mais l’annonce fédérale s’est heurtée à un mur de scepticisme, aussi bien parmi les partis d’opposition que parmi les leaders autochtones.L’Assemblée des Premières Nations, qu'Ottawa a carrément contournée pour mettre sur pied ses pro jets, a presque dénoncé l’annonce du premier ministre.« Si c’est seulement pour étaler notre misère sur la place publique, non merci », lance George Erasmus, chef de l’Assemblée.Le principal porte-parole national des autochtones a appris par la presse l’annonce du premier ministre, une stratégie qu’il qualifie « d’irresponsable.» « Une commission royale d’enquête n’a jamais été commandée ni demandée par l'ensemble du leadership autochtone, précise Conrad Sioui.Une commission royale d’en Voir page A-4: Enquête Autres informations Page A-5 Les syndicats acceptent un gel de six mois Sylvain Blanchard TOUT LE MONDE est d’accord.On prolonge la convention de six mois, c'est-à-dire jusqu’au 30 juin 92, et cette journée-là, les fonctionnaires touchent une augmentation de 3 %.Ensuite, on recommence à négocier.Tel est l’essentiel de « l’hypothèse de règlement » que recommanderont à leurs membres les représentants de la CSN.de la FTQ.de la CEQ.de la FIIQ (infirmières), du SPGQ (professionnels du gouvernement) et du S F PQ (fonctionnaires), après avoir passé le week-end à l’étudier.Fruit d’un compromis réalisé vendredi avec le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, cette hypothèse de règlement, qui permettra à Québec (selon le ministre) d’économiser 743 millions $ d’ici mars 93, a déjà reçu l’aval des responsables de la négociation des six organisations syndicales.Elle se retrouvera maintenant entre les mains des instances décisionnelles des syndicats, qui l’achemineront par la suite aux membres.Les résultats des votes qui seront pris dans les différentes assemblées générales seront connus d’ici la mimai, mais dans tous les cas où des groupes de syndiqués refuseraient d’accepter ce règlement, Daniel Johnson prévient qu’il déposera à l’Assemblée Nationale, au plus tard le 15 mai, un projet de loi qui fixera leurs salaires, tout comme ceux des députés, cadres, médecins, juges et ingénieurs du gouvernement.Au départ, c’est-à-dire le 19 mars dernier, l’objectif du gouvernement était de geler les salaires de ses 400 000 employés du 1er janvier 92 au 31 décembre 92, ou encore de décréter un gel de six mois suivi, pendant un an, d'un plafonnement à 3 % des hausses salariales.Donc, dans le deuxième cas, de prolonger de 18 mois Factuelle convention des employés de l’État qui vient à échéance en décembre prochain.Après avoir dénoncé le gel des salaires envisagé par Québec et brandi toutes sortes de menaces pour faire reculer le gouvernement, les centrales syndicales y allaient, quelques semaines plus tard, d’une contre-proposition qui, essentiellement, ferait en sorte de geler les salaires des fonctionnaires pour les trois premiers mois de 92, avant de les augmenter de 3% le 1er avril 92.Après cinq heures de discussions vendredi, on s'est donc finalement entendu sur un règlement qui inclut une prolongation de six mois des con-ventions actuelles, assortie d’une augmentation salariale de 3 % le 30 juin 1992, et du paiement, à compter de juillet prochain, d'un montant forfaitaire qui s’étendra au-delà de la date prévue dans l’actuel contrat de travail.En d’autres mots, les conventions collectives des employés de l’État se termineront le 30 juin 1992.plutôt que le 31 décembre 1991, et le jour même de la fin de cette prolongation, toutes les échelles salariales du secteur public seront haussées de 3 %.Quant au montant forfaitaire (qui sert de compensation pour contrer les effets de l’inflation et qui peut atteindre jusqu'à 1 % du chèque de paie d’un salarié), il sera versé non plus jusqu’au 30 juin 1992, mais jusqu’à la date de signature du prochain contrat des syndiqués, quelque part en 92 ou 93.D’autre part, l’hypothèse de règlement prévoit aussi la création d’un groupe de travail tripartite qui tentera de réviser le régime de négocia-Voir page A-4: Les syndicats +- Le Québec a réduit ses émissions de pluies acides de 60% en dix ans Le taux de chômage chez les jeunes dépasse 20 % au Québec LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : On dit qu’il y a du travail pour tout le monde, mais se de-mande-l-on si tout le monde est fait pour le travail ?Les grandes choses se disent en peu de mots; les petites sont intarissables.Si on veut réussir là où le voisin a réussi, il faut l’abattre.Pour distinguer ses vrais amis, il manque à l’homme l’odorat du chien, l’oeil du faucon et l’oreille du inur.À compter du moment où un prévenu est accusé, l’opinion commence sa réhabilitation.À la guerre, il n’y a ni vainqueurs ni vaincus, sauf pour les généraux.L’avenir esl une promesse, le passé un résultat.ALBERT BRIE Louis-Gilles Francoeur LE QUÉBEC a réduit de 60% ses émissions acides, devançant ainsi les engagements qu'il avait pris dans le cadre des objectifs canadiens de réduction des pluies acides.Et il devance maintenant les objectifs supplémentaires qu’il s’était fixés pour 1995.C'est ce qui ressort du bilan, effectué le 5 avril, par le ministère québécois de l’Environnement et qu’a livré hier au DEVOIR le coordonnateur du dossier des pluies acides, M.Laval Lapointe.Plus tôt, à l’Assemblée nationale, le ministre responsable du secteur, M.Pierre Paradis, évoquait la performance du Québec dans ce dossier à l'occasion de la Journée de la Terre qui survient.la veille de la discussion des crédits de son ministère à l’Assemblée nationale.Dans le cadre de l’entente intervenue entre Ottawa et les provinces en 1985, le Québec devait réduire d’ici 1994 de 45 % les émissions acides de ses raffineries et d’autres sources industrielles diverses.Cette réduction se calcule, pour toutes les provinces, à partir des émissions de 1980, l’année de référence adoptée partout en Amérique du Nord.Le Québec produisait alors 1,08 million de tonnes par année, n devait donc ramener ses émissions acides à 600 000 tonnes en 1994.Or, révélaient hier le ministre et ses fonctionnaires, la production d’émissions acides de la province se situe actuellement à 434 000 tonnes, soit un dépassement de 25 % de l’objectif officiel de la province.En réalité, expliquait M.Lapointe hier, le Québec a atteint en 1990 la réduction de 45 % qu’il devait réaliser pour 1994.Il a donc haussé en 1989 sa propre barre à 55 % pour 1995, objectif qui est maintenant dépassé.C’est le gouvernement péquiste qui a forcé, en 1985 par l’adoption d’un règlement, les grands pollueurs industriels à se rendre au fil d’arrivée en 1990 plutôt qu’en 1994.Jon-Voir page A-4: Le Québec Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — La situation de l’emploi chez les jeunes au Québec frise la catastrophe.Selon Statisque Canada, le taux des sans emploi chez les 15-24 ans atteignait 20,9 % en mars dernier, soit une spectaculaire augmentation de 7 % par rapport au même mois en 1990.Le nombre d’emplois à temps plein au Québec, occupés par cette catégorie de travailleurs, a chuté de 70 000, pour se chiffrer à 303 000.D’autre part, 1800 jeunes de 18 à 24 ans ont joint les rangs des assistés sociaux au Québec, de juin à décembre dernier.Si on inclut les 25-29, ce chiffre passe à près de 4800, soit la moitié de toutes les nouvelles personnes adultes ayant eu recours à l’aide sociale durant cette période.Ces chiffres ne comprennent pas le nombre total de personnes additionnelles vivant de l’aide sociale (dont les enfants).Cette pénible situation n'est pas sans rappeler la récession du début Voir page A-4: Le taux ilIBIWÜ» —¦ —HH— \v W.V- m r'*m TMOHHIS MONTRÉAL COMME JE L’AI VUE «On peut affirmer, sans risque de flagornerie,que ce reportage est réussi! » - Pierre Vennat, La Prm AUX ÉDITIONS DU MÉRIDIEN 300 pages ISBN 2-89415-035-0 '*y" \ A-2 B Le Devoir, mercredi 24 avril 1991 Le 1% pour la culture demeure un objectif Robert Laflamme____________ de la Presse Canadienne QUÉBEC — L’engagement des libéraux en 1985 de consacrer 1 % du budget de l’État ù la culture reste un objectif à atteindre, a réitéré hier la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-llébert.« Mais quand ?», a tenté de savoir, le porte-parole de l’opposition, M.André Boulerice, pendant l’étude des crédits budgétaires du ministère des Affaires culturelles.« Sûrement pas en 1991-92 », s’est contentée de répondre la ministre.Qu’à cela ne tienne, Mme Frulla-llébert se sentait à l'aise de souligner l’augmentation de 11,1 % du budget du ministère, qui passe ainsi de 260 à 289 millions f « Nous sommes plus efficaces que l’a été le Parti québécois au cours de ses deux mandats, compte tenu que nous devons composer avec le service de la dette, ce qui n’était pas le cas avant 1985 », a-t-elle mentionné.« Le l’Q dépensait 68 % des crédits sans se soucier du service de la dette.Notre cote se situe présentement à 74%», a-t-elle ajouté.Relevant que le discours de Mme Frulla-llébert est calqué sur celui de ses prédécesseurs, M.Boulerice a répliqué qu’il manquait encore 100 millions $ pour réaliser l'engagement du Parti libéral.« Dans le contexte actuel, l'augmentation du budget de 11,1 % est fort louable, a repris la ministre.En procédant à une restructuation du ministère et en allant chercher d’autres sources de financement, auprès des municipalités notamment, nous nous rapprocherons de l’objectif visé.» Le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques se demande comment Mme Frulla-llébert s'y prendra pour convaincre le premier ministre, si on considère que son prédécesseur et vice-premier ministre, Mme Lise Bacon.n'a pas réussi.« La patience est une vertu.Des progrès devraient être notés dès la mise en place de la nouvelle politique culturelle ».a répondu Mme Frulla-llébert.À cet égard, la ministre a affirmé que le dépôt du rapport du groupe conseil sera certes le fait saillant en 1991 92.Le dit rapport fera l’objet d’une consultation à l'automne.La politique devrait voir le jour, en mars, avant la fin de l’année marquant le 30e anniversaire du ministère.La restructuration des 56 programmes du ministère qui baisseront à 32, l’analyse des 18 recommandations de l’étude de la firme Sam-son-Bélair et le projet de loi sur le cinéma sont d’autres dossiers importants.Interrogée sur la pertinence de rapatrier des pouvoirs du gouverne-ment central dans le contexte politique actuel, Mme Liza Frulla-llébert a profité de l’occasion pour décrier le système.« La duplication de services et de programmes engendre des coûts additionnels pour les contribuables québécois et canadiens.Le rapatriement de pouvoirs est souhaitable et nous allons y travailler fort », a-t-elle indiqué.D’après elle, c’est réalisable sans nécessairement passer par la souveraineté-association, comme le prétendent plusieurs observateurs, parce que la culture n’est pas enchâssée dans la Constitution.« Le président du groupe constitutionnel, M.(’¦ il Rémillard, négociera avec le fédéral.On nous a demandé de fournir un document mesurant l'impact du transfert de pouvoirs.Des études internes sont en voie d’être complétées afin d’en établir le coût », a-t-elle fait savoir.Abordant un autre aspect, la ministre a dit espérer récupérer dans d’autres ministères québécois des montants d’argent servant à des fins culturelles.Le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, pour ne citer que cet exemple, verse des subventions à des organismes amateurs.Enfin, le ministère veut déconcentrer la gestion des programmes en région afin d’en faciliter l’accès.Les demandes d'aide financière soumises par chaque organisme devraient être harmonisées par le biais d'un guichet unique.ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Protection de la vie privée eu égard aux renseignements personnels détenus dans le secteur privé La Commission des institutions a reçu le mandat de procéder à une consultation générale et de tenir des auditions publiques à compter du 8 octobre 1991 sur la protection de la vie privée eu égard aux renseignements personnels détenus dans le secteur privé et à cette fin: — de se pencher sur la situation entourant la constitution des fichiers personnels et des banques de données ainsi que de leur mise à jour, leur utilisation et leur transformation; — d’examiner les diverses solutions qui peuvent être envisagées de façon complémentaire aux mesures prévues dans le projet de loi 125 — Code civil du Québec ; — de recevoir tout commentaire sur les recommandations du rapport intitulé “Vie privée: zone à accès restreint” préparé par le comité interministériel sur la protection de la vie privée eu égard aux banques privées de données personnelles.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ces sujets peut soumettre un mémoire à la Commission des institutions.Le mémoire doit être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le 23 août 1991 et être transmis en 25 exemplaires de format 21,5 cm sur 28 cm (8>/2 pouces sur 11 pouces).Il doit être accompagné d’autant d’exemplaires d’un bref résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires reçus.Elle choisira alors parmi les personnes et les organismes qui lui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu’elle entendra.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Les documents mentionnés dans le mandat sont disponibles au Secrétariat des commissions.Veuillez adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements à : Me Lucie Giguère Secrétaire de la Commission des institutions Hôtel du Parlement Bureau 3.28 Québec (Québec) GlA 1 A3 Tél.: (418) 643-2722 Télex: 051-2216 Bélinographe : (418) 643-0248 Avis publié par le Secrétariat des commissions ¦—ü^——— Paul Martin demande au PLC d’appuyer un droit de veto universel pour le Québec Pierre O’Neill PLUS NATIONALISTE que son chef, Paul Martin veut que la position constitutionnelle du PLC prévoit un droit de veto universel pour le Québec.L’association libérale fédérale de LaSalle-Émard a adopté lundi soir une résolution parrainée par le député du comté et visant à « la protection constitutionnelle du caractère distinct du Québec », en lui garantissant notamment un droit de veto.Un texte stipulant par ailleurs que la nouvelle formule d’amendement devra reconnaître à toutes les provinces le droit de retrait avec pleine compensation financière.Et le droit de se retirer des programmes fédéraux mis en oeuvre dans les champs de compétences provinciales.Également avec pleine compensation fi- 16 sites où déposer ses déchets dangereux LES 23 VILLES membres de la Régie intermunicipale des déchets de File de Montréal — ce qui exclut Montréal proprement dit — tiendront le 1er juin une collecte de déchets domestiques dangereux (DDD).Montréal, qui avait organisé une telle collecte l'an dernier, ne le fait plus en raison des coûts trop importants de l'élimination.Il y aura 16 sites répartis dans l’île dont les emplacements seront annoncés via les journaux.Les déchets domestiques dangereux provoquent d’importantes contaminations du sous-sol ou de l'air lorsque jetés au sac vert.Cette catégorie de déchets comprend les produits de cuisine (nettoyeurs, cires, détergents, javel, etc), les produits de salle de bains, d’atelier (peintures, apprêts, huiles, solvents, colles, piles, munitions, etc) ainsi que les produits de garage.Cette semaine, les citoyens qui ont des médicaments périmés peuvent les apporter aux pharmacies Jean Coutu à travers toute la province.nancière.La veille, devant un millier de partisans réunis à Montréal, Jean Chrétien avait suggéré que le droit de veto ne devrait pas être limité âu Québec, mais plutôt étendu aux quatre grandes régions : l’Ouest, l’Atlantique, l’Ontario et le Québec.Et encore, que ce droit ne soit pas universel et qu’il s’exerce uniquement en regard de la formule d’amendement.Faut-il y voir un nouvel accrochage entre le chef du parti et son critique de l’environnement ?Ce n’est pas le cas, assurait-on hier dans l’entourage de Paul Martin, faisant valoir qu’il ne s’agit pas de positions irréconciliables mais complémentai- M anon Cornellier de In Presse Canadienne OTTAWA — C’est avec scepticisme que les analystes militaires canadiens ont accueilli dimanche le passage de M.Marcel Masse du ministère des Communications à celui de la Défense.Selon ceux rejoints hier, la nomination d'un néophyte à la direction des forces armées pourrait confirmer que l’élaboration d’une nouvelle politique de défense n’est plus une priorité pour le gouvernement.« C’est un ministre qui ‘tiendra le fort’ mais dont on n’attend rien de dramatique parce qu’il n’a jamais montré un intérêt pour ce secteur.On craint surtout qu’il n’y ait pas de nouvelle politique en matière de défense », a indiqué M.Martin Shad-wick, analyste au Centre d’études stratégiques de l’université York.Pour l’ancien chef d’état-major de la Défense, le général Paul Manson, ce n’est pas M.Masse qui pose problème, mais la décision de procéder à un changement de ministre maintenant.En agissant de la sorte, Ottawa a res.Et que les deux hommes se sont réciproquement expliqués sur cette question, il y a déjà une dizaine de jours.Président de l’aile Québécoise, Francis Fox s’attend à ce que le débat ressurgisse au congrès de la fin mai à Sherbrooke, mais il ne prévoit pas d’affrontement.Il est vivement impressionné par l’évolution de la pensée constitutionnelle de son chef et par la clarté des orientations qui se dégagent de ses dernières interventions publiques.Et relativement à la,résolution Martin, Francis Fox s’interroge sur la sagesse de revendiquer un droit de veto universel pour le Québec à l’heure où le pays ralenti le processus de révision de la politique de défense amorcé en 1989 a la suite de la mise au rancart du Livre blanc sur la défense, a-t-il fait remarquer.Le Livre blanc avait été présenté en 1987 sous la direction de l’actuel ministre des Communications Perrin Beatty.Ce dernier proposait, entre autres, l’achat de sous-marins à propulsion nucléaire.C’est le ministre des Finances de l’époque, Michael WiLson, qui mettait fin à la controverse en retirant le financement au projet dans le budget du 27 avril 1989.Depuis cette date, le ministère de la Défense a repris ses travaux de recherche pour définir une nouvelle politique.Selon M.Manson, qui est aujourd’hui vice-président des opérations chez Paramax, cette révision est pourtant urgente et il espère qu’elle sera terminée avant la prochaine élection.De son côté, M.Mike O’Brien a remarqué autour de lui une absence d’enthousiasme.« Dans le milieu, on aurait préféré voir revenir M.Beatty », a indiqué cet éditeur du Wednesday Report, un bulletin hebdomadaire sur les questions de dé- s'engage dans la voie du fédèraüsme asymétrique.De l’avis de M.Fox, les libéraux fédéraux ont fini de se déchirer sur la question constitutionnelle.Parce que, croit-il, la position mise de l’avant par M.Chrétien a répondu aux attentes des militants et désamorcé le mouvement d’impatience qui commençait à émerger des rangs.La résolution Martin affirme en outre que le PLC se doit d’exercer un leadership dans le débat constitutionnel, de rendre public un projet de réforme d’ici le debut de juillet et de le soumettre aux militants de la base à l’occasion de la réunion du conseil général de septembre.fense.« Personne n’est enthousiaste face à M.Masse parce que rien dans son histoire personnelle ne montre une affinité pour la défense.Ce qui fait qu’on n’a aucune indication sur ce qu’on peut attendre de lui », a-t-il ajouté.M.Paul Manson a lui aussi été témoin du même scepticisme, mais il croit qu’il s’agit d’une réaction exagérée.Personnellement, il respecte les capacités intellectuelles du ministre.Il croit, que si M.Masse le veut, il peut être un excellent ministre de la Défense.« Il arrive au ministère au bon mo ment car il est temps de poser un regard attentif et réfléchi sur toute la politique de défense canadienne dans un contexte de changements à l’échelle internationale », a indiqué M.Manson.M.Alex Morrison, de l’Institut canadien d’études stratégiques, préfère lui aussi donner la chance au coureur.Selon lui, il faudra attendre un peu avant de connaître les orientations du gouvernement « parce que le ministre voudra être mis au courant du dossier et qu’il voudra laisser sa marque».La nomination de Masse, un mauvais signe, notent des analystes militaires Pagé s’inquiète des tiraillements à la tête de la CÉCM Michel Venne de nuire bureau de Québec LE MINISTRE de l’Éducation, M.Michel Pagé, s'est dit hier « particulièrement inquiet » des tiraillements qui opposent la présidente de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM ) à son directeur général.Il n’a toutefois annoncé aucune mesure pour rétablir la situation.« Quand il y a du tiraillement dans une commission scolaire, c'est très rare que ce soit au bénéfice des élèves », a-t-il déploré à l’Assemblée na-tionale.Il affirme suivre l’affaire « d'un oeil intéressé et avec inquiétude » et promet « d'aviser en conséquence le plus tôt possible».Un conflit entre la présidente de la CECM, Mme Denise Soucy-Brous-seau, et son directeur général, M.Laurent Portugais, a éclaté au grand OTTAWA (PC) — Un comité fédéral du ministère de la Santé presse le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour encadrer plus strictement l’industrie florissante des régimes-minceur et produits amaigrissants, notamment en exigeant un permis des cliniques d’amaigrissement et en supervisant les programmes commerciaux de traitement de l'obésité.« 11 semble que les Canadiens dépensent des millions de dollars chaque année en régimes alimentaires et cures d’amaigrissement à l’efficacité inconnue ou douteuse », constate le rapport du groupe de travail de Santé et Bien-Etre Canada sur le traitement de l’obésité.Preuve de la vogue grandissante des programmes de perte de poids, le nombre de cliniques-minceur en franchise en activité au Canada atteint maintenant 500, ce qui est trois fois plus qu’en 1987.On estime à 350 000 le nombre de Canadiens — des Canadiennes à 90 % — qui s’inscriront cette année à un programme d’amaigrissement.Ensemble, ils et elles débourseront environ 300 mil- jour il y a quelques semaines lorsque M.Portugais a accusé la présidente de vouloir le congédier pour des motifs politiques.Le directeur général a ensuite accusé Mme Soucy-Brous-seau de malversation dans une affaire de fausses factures puis réclamé la tenue d’une enquete judiciaire à ce sujet.M.Portugais a finalement été maintenu en poste par un vote serré au conseil des commissaires le 18 avril dernier.Hier, le ministre de l’Éducation a réservé ses commentaires sur cette affaire qui risque donc de se retrouver devant les tribunaux.M.Pagé pourrait toutefois, si une demande lui en était faite et que des faiLs « suffisamment troublants» lui étaient communiqués, ordonner une enquête administrative, a-t-on précisé à son cabinet.Cette procédure a été appliquée il y a quelques semaines à Ri-vière-du-Loup et a mené au congé- lions % dans l’espoir de réduire leur poids et d’affiner leur silhouette.L’étude du groupe de 19 membres souligne que la perte de poids comporte des dangers, parfois mineurs, parfois graves pour la santé.Il peut s’agir de fatigue, faiblesse, nausée et perte de cheveux, comme de dommages au foie et aux reins, de défaillances cardiaques et même de décès subits.Le directeur d’une clinique médicale de traitement de l’obésité d’un hôpital de Toronto, qui fait partie du groupe de travail, affirme recevoir à toutes les semaines des patients qui éprouvent des problèmes de santé après avoir suivi des programmes destinés à leur faire perdre du poids.La mort soudaine, en pleine salle d’attente d’une clinique d’amaigrissement de Toronto, d’une femme qui venait de perdre 26 livres en trois semaines, a été à l’origine de la formation, en 1983, du groupe de travail chargé d’examiner « la compétence, la sûreté et l’intégrité » de cette industrie.Le groupe de travail y va de 84 recommandations destinées à protéger les consommateurs de méthodes et diement du directeur général de la commission scolaire locale trouvé en conflit d’intérêts.M.Pagé a souligné en Chambre que la CECM est la plus importante commission scolaire au Québec.Il s’est inquiété de l’impact du conflit entre la direction politique et la direction administrative de cette commission dans le contexte où de très graves questions sont à l’ordre du jour.Il a mentionné les problèmes de décrochage scolaire, la lutte à la pauvreté et le redécoupage de la carte scolaire au lendemain d’un jugement de la Cour suprême à ce sujet.Mme Soucy-Brousseau a toujours maintenu dans cette affaire avoir été victime d’une « opération orchestrée par M.Portugais pour salir (sa) réputation et obtenir le renouvellement de son mandat».programmes d’amaigrissement potentiellement dangereux.Il suggère notamment que les régimes conçus pour faire maigrir fournissent au moins 1200 calories par jour et n’entraînent pas de pertes de poids excédant deux livres par semaine, qu’on rende obligatoire un avertissement sur les dangers possibles des régimes alimentaires, des mesures destinées à empêcher les cliniques d’accepter des clients obèses ou souffrant de sérieux problèmes de santé exigeant une supervision médicale, et une offensive gouvernementale contre les réclames frauduleuses ou exagérées sur les bienfaits de régimes miracles vantés dans les médias.Pour le docteur Phillip Mickelson, porte-parole du ministère de la Santé, le document du groupe de travail fixe les premières balises d’éventuelles normes canadiennes en matière de perte de poids.C’est maintenant aux provinces de légiférer en conséquence, puisque les compagnies qui livrent bataille à l’obésité relèvent des provinces, a indiqué le Dr Mickelson.Le parti d’opposition au conseil des commissaires, le Mouvement pour une école moderne et ouverte ( M EMO), a depuis réclamé le départ immédiat de la présidente, affirmant que « la crédibilité de Mme Soucy-Brousseau est maintenant nulle ».Le M EMO a critiqué également le style de gestion de M.Portugais.Son président, M.Yves Poulin, a cependant rejeté l’idée que la commission soit mise en tutelle par le ministre de l’Éducation.1,3 million pour mieux protéger l’École polytechnique d'après la Presse Canadienne LE MINISTERE québécois de l’Enseignement supérieur et de la Science versera une subvention de 1,3 million $ à l’École polytechnique de Montréal pour lui permettre de se doter d’un meilleur système de sécurité, a annoncé le directeur administratif de l’institution, M.André Viau.Dans la livraison du 18 avril du bul letin d’information de l’École poly technique, M.Viau précise qu’un dis positif de caméras de surveillance reliées à des systèmes de détection centralisés au poste de garde sera installé à travers l’école.De plus, tout le système de clés et serrures sera modifié.L'École polytechnique a égale ment procédé à l’embauche de deux agents de sécurité supplémentaires en service le jour et la nuit.Dorénavant, les visiteurs devront aussi présenter des pièces d’identité pour avoir accès à l’institution en dehors des heures ouvrables.Par ailleurs, les Services aux étudiants établiront, à titre expérimen-' tal, un service d’escorte dont les étu-diantes pourront se prévaloir à compter de septembre pour se déplacer sur le campus entre 19 h et minuit.Ottawa devra-t-il aussi veiller sur les régimes amaigrissants ?CDI LTD Société d’ingénieurs conseil recherche r poste permanent et à temps partiel jeunes ingénieurs avec ou sans expérience en électricité, mécanique, génie civil.Connaissance du français et de l’anglais impérative et espagnol fortement souhaitée.Connaissance de logiciels Autocad et Word Perfect 5 1 fondamental.Esprit d'équipe et d’initiative.Connaissance des langues impérative.Aussi poste de représentante commerciale pour domaine technique impliquant beaucoup de voyages.Les candidatures devraient être envoyées au: Directeur du personnel CDI LTD 2850 St-Martin estLaval (Québec) H7E 5A1 CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonda an 1892 55 Si Jacques Montreal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax 1514) 845 7874 Tél 1514)987 6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce Smart & Big g a r AVOCATS Fetherstonhaucii & ClE AGENTS DE BREVETS ET DE marques de commerce 4 l’Iaee Ville Marie, Huile 606, Montréal, Canada 11311 2E7 Téléphone (514)
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