Le devoir, 26 avril 1991, Cahier A
Mm»*- **r Vol.LXXXII — No 96 ?Ensoleillé.Max.: 20.Détail page B-7.Montréal, vendredi 26 avril 1991 Toronto 85 cents 65‘ + TPS + TVQ SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU L’indéracinable école catholique L’école catholique n’est pas morte.Loin de là.Depuis 1974, seulement 15 écoles sur 150 ont demandé un statut non confessionnel.Page B-l CONTRATS SECRETS D’HYDRO Les médias font front commun pour faire annuler l’injonction Louis-Gilles Francoeur HUIT MÉDIAS québécois, dont LE DEVOIR, ont décidé hier de former un front commun pour demander, la semaine prochaine, à la Cour supérieure d'annuler l'injonction qui interdit la publication des 13 contrats secrets aux alumineries, notamment celui de Norsk-llydro.Devant la prolifération des informations sur cette question et la diffusion hier à Montréal de bulletins d’information en provenance du Vermont sur ces contrats, les quatre quotidiens de Montréal ainsi que Le Soleil, de Québec, de concert avec la Société Radio-Canada et les télédiffuseurs TVA et TQS, entendent plaider que cette injonction est désormais sans objet depuis qu’on en discute librement à l'Assemblée nationale, dans les médias étrangers et maintenant au plus haut niveau de l'administration américaine où on entend évaluer sa conformité avec les règles du libre-échange.De son côté, le président du Con- seil de presse du Québec, M.Marc Thibault, annonçait hier soir que cet organisme à vocation déontologique étudiait la possibilité de s’impliquer directement dans cette cause « en raison de ses impacts déterminants pour la liberté de l’information » dans le cadre juridique québécois.D'ailleurs, le précédent obtenu par les avocats d’Hydro-Québec et des compagnies bénéficiaires des contrats secrets a eu son écho à Montréal alors que la Cour supérieure bâillonnait par une autre injonction le journal Les Affaires qui s’apprêtait à publier un rapport d'enquête sur les activités de la succursale Scotia McLeod, de Chicoutimi.L'injonction décrétée mardi a été réclamée par la Bourse de Montréal et la Commission des valeurs mobilières et, comme celle des contrats secrets des alumineries, elle vise non seulement le journaliste Gérard Bérubé, des Affaires, mais aussi tous les médias et journalistes du Québec qui doivent désormais considérer ces documents comme s’il s’agissait de se-Volr page A-4 : médias Le plénum du PCUS refuse d’examiner la démission de Gorbatchev MOSCOU (AFP) — Le plénum du Comité central du Parti communiste soviétique a décidé hier à une écrasante majorité de ne pas examiner la question de la démission de M.Mikhaïl Gorbatchev de son poste de secrétaire général du Parti, a annoncé l’agence non officielle soviétique Interfax.A la reprise des travaux hier après-midi, le secrétaire général adjoint du Parti Vladimir Ivachko a annoncé que le Bureau politique — organe exécutif permanent du parti — considérait qu'il ne convenait pas d’examiner cette question.« Cela ne répondrait pas aux intérêts » de la situation, a estimé M.Ivachko.Le plénum a voté à une majorité écrasante des voix cette proposition du Bureau politique qui avait déjà exprimé mercredi matin son opposition unanime à la démission de M.Gorbatchev du poste de secrétaire général.M.Gorbatchev est également président de l’URSS.M.Vladimir Karpov, un membre du Comité central, a déclaré aux journalistes que M.Gorbatchev avait annoncé devant le plénum qu’il démissionnait de son poste de secrétaire général du Parti communiste, poste qu’il occupe depuis mars 1985.Pas d’assemblée constituante sans le Québec, dit Mulroney Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa BRIAN MULRONEY a administré hier une douche froide à ceux qui s'enflamment à l'idée d'une assemblée constituante pour dénouer l'impasse constitutionnelle actuelle.Il n'y aura pas de telle assemblée si le Québec maintient son refus d’y participer, a précisé le premier ministre.« Si la décision du gouvernement du Québec était de ne pas participer à une assemblée constituante, il serait surprenant que ceux qui se disent en faveur de l’unité se donnent un instrument dont le Québec serait absent a priori », a-t-il déclaré après avoir passé en revue avec le comité des priorités de son cabinet les scénarios constitutionnels qui s’offrent à son gouvernement.« Il me semble que ce serait contradictoire », a-t-il ajouté.Avec ces paroles, Brian Mulroney étouffe dans l'oeuf le projet de plus en plus en vogue à l’extérieur du Québec du recours, sans Québec s’il le faut, à une assemblée de citoyens et de politiciens pour dégager une solution à l’impasse constitutionnelle.Au moins deux premiers ministres provinciaux, Clyde Wells, de Terre-Neuve, et Bob Rae, de l'Ontario, ont évoqué récemment l'hvpothèse qu'un tel exercice se résume, si le Québec s'en abstient, au reste du Canada.Le comité Beaudoin-Edwards, mus sur pied pour trouver des solutions de rechange à la formule d’amendement à ïa Constitution, a également été saisi de plusieurs propositions en ce sens.L’une d'entre elles, avancée par le politicologue toron tois Peter Russell, préconise carrément un exercice en deux temps : à savoir une rencontre sans Québec pour dégager un consensus du reste du Canada, suivie d'une négociation générale.Mais depuis que le gouvernement Bourassa a indiqué par la voix du mi nistre G il Rémillard qu’il n'envisageait pas de participer à une telle assemblée, au moins un groupe important, les autochtones par la voix de l’Assemblée des Premières Nations, a écarté publiquement l’idée d’être de l’exercice en l’absence du Québec.S'il a balayé de la table l’idée d’une assemblée constituante sums Québec, le premier ministre Mulroney n’a pas exclu hier que son gouvernement puisse encore retenir des scénarios susceptibles d’accroître la participation populaire au processus constitutionnel.Il étudie encore notamment, con-firme-t-il, l'hypothèse d’élargir le comité parlementaire auquel il veut confier le pilotage de son « projet de pays » selon le modèle de Bélanger- Campeau.« Je ne vois pas comment des gens parce qu’ils ne sont pas élus gagnent en crédibilité, fait cependant remarquer Brian Mulroney à ce sujet.La notion d’un référendum pan-canadien pour donner plus de poids à la démarche fédérale circule également.Un référendum, a précise hier le premier ministre, pourrait aussi bien servir à obtenir un mandat pour négocier un ensemble de propositions que pour faire entériner un produit fini.« Si ça semble utile et constructif.on va s’en servir, sinon, on va laisser faire.» Mais, de façon générale, l'appétit de participation populaire à la prochaine ronde constitutionnelle qui est de plus en plus répandu dans le reste du Canada ne semble pas émouvoir le premier ministre.« Les caprices de l’opinion publique, les changements d'humeur populaire Voir page A-4 : constitution Mikhaïl Gorbatchev Selon M.Karpov, M.Gorbatchev a déclaré : « Je vois que 70 % des intervenants me critiquent et en plus, au nom du peuple.Je démissionne».Ce n'est pas la première fois que M.Gorbatchev évoqué devant un plénum la possibilité de quitter son poste de secrétaire générali du Parti.Il avait déjà brandi une telle menace, notamment en décembre 1989.Voir page A-4 : Gorbatchev PHOTO JACQUES NAUtflU « Le prochain mouvement doit venir du Canada anglais », a dit hier le sénateur Gérald Beaudoin, de passage au DEVOIR.LE SÉNATEUR GÉRALD BEAUDOIN AU DEVOIR « Le Québec ne demandera jamais moins que Meech » Pierre O’Neill TOUT EN PRENANT soin de ne pas se laisser entraîner dans des négociations formelles, Québec a fait connaître à Ottawa ses exigences minimales pour adhérer à une nouvelle entente constitutionnelle : il n'acceptera jamais moins que Meech et souhaite un droit de veto dans la formule d'amendement constitutionnel.Président du comité mixte spécial sur le processus de modification de la Constitution, le sénateur Gérald Beaudoin a confié, hier au DEVOIR, que les discussions qu'il poursuit sur une base régulière avec le ministre québécois de la Justice, Gil Rémillard, lui ont permis d’être informé sur les véritables intentions du gouvernement Bourassa : « Le message de Québec que j'ai c’est très simple.C’est qu’en matière de formule d’amendement, Québec ne demandera jamais moiasque Meech.Le Québec, NORMAND LESTER L'AFFAIRE GERALD BULL AUX ÉDITIONS DU MÉRIDIEN L’immigration francophone a fait un bond de 54% en 1990 Michel Venne de notre bureau de (Juébec L’IMMIGRATION francophone a fait un bond de 54 % en 1990 au Québec, a révélé la ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Mme Monique Gagnon-Tremblav, hier, lors de l’étude des crédits dé son ministère.Cette hausse est toutefois attribuable en grande partie à l’immigration en provenance du Liban, qui compte pour le cinquième des 40 076 immigrants reçus au Québec l’an dernier (en hausse de 17 %).La situation politique dans ce pays s’étant modifiée, le flux migratoire libanais a déjà beaucoup diminué, a toutefois souligné la ministre.En 1990,14 800 ou 37 % des immigrants admis ont déclaré avoir une connaissance du français, contre 9560 ou 28 % en 1989.La proportion d'immigrants ne connaissant que l'anglais se situe à 21 % tandis que la part de nouveaux arrivants ne connaissant ni l’une ni l’autre langue est passée de 50 % en 1989 à 42 % l’an dernier.Comme l’immigration libanaise est en diminution constante, la ministre ne prend pas ces succès pour acquis.Elle admet d’ailleurs que l’immigration francophone puisse diminuer cette année.Elle compte sur les mesures mises en place a Paris et dans les pays d’Afrique du Nord (Maghreb) de même que sur les efforts déployés en Europe de l’Est, pour obtenir des résultats honorables malgré tout.Déjà, le nombre de certificats de sélection accordés au bureau de Paris en 1990 est en hausse de 28 % sur l'année précédente (de 5000 à 6400).une progression qui devrait se faire sentir concrètement en 1991.Mme Gagnon-Tremblay convient d'emblée que l'objectif de son gou-Voir page A-4 : immigration idéalement, accepterait un veto; il accepterait peut-être les quatre veto régionaux, soit celui de Victoria, soit celui de Pépin-Robarts».Accompagné du député libéral de Notre-Dame-de-Grâce, Warren All-mand, et du député néo-démocrate, Lome Nystrom, le sénateur Beaudoin a dit savoir également que si le Québec ne peut obtenir un droit de veto absolu, il cherchera à obtenir des assurances additionnelles.« Si ce Voir page A-4 : Le Québec LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : Les choses vont si vite qu’on en arrive à regretter le temps qui vient.Les bêtises imprimées sont plus désespérantes que les bêtises exprimées, parce qu'on y a réfléchi.Patronat et syndicat, pour négocier, s’assoient à des tables tournantes.Si Dieu est partout, c’est que l’homme, qui n’est pas füté, l’y a mis.Un bain de foule pour un chef politique est toujours polluant.Faire valoir son opinion est pour tous une tentative d'évangélisation.Les meilleurs improvisateurs sont plus grands comédiens dans la vie que sur scène.ALBERT BRIE « Un livre à lire pour en savoir un peu plus sur cet homme dont la vie motivée par un idéal à la Jules Verne s’est terminée comme un héros de roman d’espionnage.» -France Pilon, LeDroit 211 pages • ISBN 2-89415-036-9 Automobiles Place de Bleury A-2 Le Devoir, vendredi 26 avril 1991 Bourassa rend Lucien Bouchard responsable des problèmes de juridiction du Québec en matière de richesses naturelles QUÉBEC (PC) — Le premier mims-tre Robert Bourassa accuse Lucien Bouchard d’être responsable des difficultés du Québec pour faire respecter sa compétence en matière de richesses naturelles.« Si nous avons des problèmes pour faire respecter la juridiction du Québec, c'est parce que Lucien Bouchard a initie la bataille contre le Québec sur cette question-là », a affirmé M.Bourassa hier à l’Assem- blée nationale alors qu'il répondait à des questions du député péquiste Jacques Brassard.Le premier ministre référait au conflit qui oppose Québec et Ottawa pour l’environnement dans l’aménagement de la phase II de la Baie James.Ce conflit a débuté lorsque Lucien Bouchard était ministre de l’Environnement dans le cabinet Mulro- nev.M.Brassard s’inquiétait de savoir si le Québec, dans le cadre du fédéralisme décentralisé prôné par le gouvernement Bourassa, réussira à récupérer la pleine compétence en matière d’énergie, notamment en mettant fin à l'intervention de l'Office fédéral de l'énergie dans les contrats d’électricité d’Ilydro-Québec.« Nous sommes prêts à envoyer un message en disant à Ottawa : Mettez fin aux dédoublements car on veut l efficacité ».a répondu le ministre des Affaires canadiennes, G il Rémil-lard.La réponse n’a pas satisfait le député Brassard qui a réclamé que M.Rémillard « ait l’honnêteté de reconnaître son impuissance et son incapacité », comme l’a fait plus tôt cette semaine le ministre québécois de la Main-d’œuvre André Bourbeau qui a admis son incapacité de rapatrier la compétence exclusive du Québec en matière de main-d’œuvre.M.Rémillard a reconnu que dans le dossier de l’aménagement de la Baie James, « il y a beaucoup de chevauchements avec les difficultés qu’on connaît » puisque les richesses naturelles sont de compétence provinciale tandis que l'environnement est un domaine de compétence partagée.C’est alors que M.Bourassa est intervenu dans l'échange pour s’en prendre à Lucien Bouchard, à qui il attribue les difficultés du Québec en cette matière.EN BREF.Les marins victimes du naufrage QUÉBEC (PC) - La Sûreté du Québec a dévoilé hier l’identité des victimes du naufrage du remorqueur Patricia B.McAllister survenu tôt lundi matin au large de la péninsule gaspésienne.Les quatre marins dont le corps a été repêché mercredi à huit kilomètres au sud-est de llle Bonaventure ont été identifiés comme étant Gilles Charland, .'îti ans, de Montréal, Rénald Ethier, 48 ans, de St-Ignace-de-Loyola, Richard Jeanneau, 32 ans, d'Ormslown, et Pierre Tremblav.28 ans, de Petite-Rivière-St-François.Le chef mécanicien, Guy Godbout.49 ans.de Tracv, manquait toujours à l’appel hier après-midi.Un seul membre de l’équipage a pu être sauvé.Il s’agit de Pierre Niquet, 32 ans, de Notre-Dame de Pierreville, près de Sorel.11 a été hospitalisé souffrant d’hvpothermie.Un porte-parole de la Garde côtière, M.Hubert Desgagnés, a déclaré que les chercheurs avaient perdu tout espoir de retrouver M.Godbout vivant.Vers une paralysie de l’État ?QUÉBEC — Les mesures de contrôle budgétaire imposées à tous les ministères par le Conseil du Trésor engendreront « une véritable paralysie de l’État ».estime le porte-parole de l’opposition en matière de finances publiques.M.Jacques Léonard.En Chambre hier, il a soutenu que le Conseil du Trésor se donne des pouvoirs discrétionnaires extravagants, que cette décision entraînera pour chaque ministère des retards considérables et revient à une « mise en tutelle ».« Tout l’appareil gouvernemental a maintenant les pieds dans la même bottine, celle du Conseil du Trésor », a-t-il déclaré.M.Léonard a également dénoncé « l’absence de transparence du gouvernement et la gestion occulte des finances publiques ».L‘Hôpital général modernise ses services L’HÔPITAL général de Montréal apportera des améliorations notoires à ses services ambulatoires grâce à un don de 350 000 $ du Canadien Pacifique.Reconstruite et modernisée, la nouvelle clinique ambulatoire fera de l’hôpital général un des centres hospitaliers les mieux équipés dans ce domaine.La clinique servira aussi d'unité d'enseignement pour les étudiants en médecine.De plus en plus de maladies graves sont traitées de façon externe et ces nouveaux développements permettront aux patients de bénéficier de soins rapides et d'éviter l'hospitalisation.Cliniques de dépistage de la mémingite TROIS-RIVIÈRES (PC) — Le Département de santé communautaire de l'hôpital Sainte-Marie, de Trois-Rivières, a mis sur pied hier quatre cliniques de dépistage au cégep de Trois-Rivières afin d'y rencontrer les étudiants inscrits aux mêmes cours que Manon Goulet.L’étudiante de 19 ans est décédée mercredi matin à l’hôpital Saint-Joseph, de Trois-Rivières, des suites d'une méningococcie, quelques heures après son hospitalisation.Le DSC a jugé plus pratique de s'installer au cégep que de contacter individuellement les étudiants ayant côtoyé la victime ces derniers jours.Des infirmières et des médecins y seront assignés et ils prescriront les traitements nécessaires à ceux qui pourraient avoir été en contact avec le virus.Le DSC n’en continue pas moins de croire qu'il s’agit d’un cas isolé.Tout le battage entourant la méningite a soulevé de nombreuses appréhensions dans la population.Le DSC a même été obligé de réunir et renseigner tout le personnel infirmier des CI.SC de la région de Trois-Rivières, qui ont été débordés par les demandes de vaccination du public.Un cancer qui n’avertit pas TORONTO ( PC) — Si le taux de survie des femmes atteintes d'un cancer des ovaires (moins de 40 %) est aussi faible, c’est surtout parce que la maladie est souvent diagnostiquée tardivement, disent des chercheurs qui tentent justement de mettre au point un test de détection précoce de la maladie.Le cancer ovarien est l'une des principales causes de décès par cancer chez les Canadiennes, signalait le docteur Gordon MilLs au cours d’un récent symposium.Directeur de recherche en oncologie, le Dr Mills a expliqué que le taux de survie pourrait grimper jusqu'à 90 % si le cancer était détecté plus tôt et soigné rapidement.Étant donné l’absence de tout test permettant de détecter la maladie à un stade peu avancé, dans la plupart des cas, quand une femme voit son médecin pour son abdomen distendu, la maladie est trop avancée pour réagir au traitement, a ajouté le Dr Mills.Des chercheurs de l'hôpital de Toronto visent à trouver une méthode de détection aussi simple et efficace que le test Pap l’est pour les cancers du col de l’utérus et de l’uterus.Depuis que cette méthode de détection a été adoptée, en 1943, les décès dus aux cancer de l’utérus et du col de l'utérus ont décliné d’environ 70 %, affirment des experts médicaux.ECOUTEZ PARTEZ POUR ira IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 AVRIL 1991 MOfj P*SSfp0m 0ArfOf 0,ffw I0H Une collaboration de l'Office du Tourisme Autrichien LE DEVOIR © Lufthansa L’appui au Québec dépasse les politiques partisanes en France, estime Parizeau Lia Levesque de la Presse Canadienne PARIS — Le chef péquiste Jacques Parizeau croit que le Québec jouira de la même « sympathie active » de la part de la France, quel que soit le gouvernement qui sera en place à Paris, si un jour il choisit la voie de la souveraineté.« Je pense que oui.Je n’étais pas tout à fait certain avant d’arriver ici.Là je n'ai pas de doute.Il n’y aura pas de divergence majeure à gauche ou à droite là-dessus, quand ça se produira.» M.Parizeau était interrogé par quelques journalistes hier, après ses entretiens de la journée avec le maire de Paris Jacques Chirac — également président du Rassemblement pour la république (RPR) — puis avec M.Pierre Mauroy, premier secrétaire du Parti socialiste.M.Parizeau s’attend néanmoins à ce que la France reste officiellement silencieuse jusqu’à ce que les Québécois tranchent la question par la voie d’un référendum.« Le problème consiste à savoir à partir de quel moment est-ce que leur intérêt pour d’autres rapports que ceux que nous avons connus jusqu'à maintenant se déclenche.» La pratique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays sera, selon lui, que la France attendra avant de prendre position publiquement.« Il faut qu’ils attendent en terme de geste concret ».D’ici là, croit-il, la France acceptera « d’examiner avec nous les scénarios».« Il faut qu'au moment où le Québec manifeste clairement sa volonté d’être un pays indépendant, ici en France on sache exactement sur quel bouton on va peser.» Mais tout ça se prépare de longue haleine, souligne M.Parizeau, et c’est pourquoi il était important à ses yeux de venir en France dès maintenant.« La France va être appelée à jouer un rôle sans commune mesure avec celui qu’elle a joué jusqu’à maintenant.» Le maire de Paris Jacques Chirac quant à lui n’a guère voulu commenter la situation politique au Québec, sauf en des termes vagues.« Je n’ai pas besoin de vous dire que mon coeur bat toujours un peu à l’heure du Québec et que tout ce qui touche cette belle province touche tous les Français, et notamment moi-même.» M.Chirac a insisté : « Pas d’ingérence dans les affaires intérieures du Québec ou du Canada.» Du même souffle le maire Chirac dit remarquer qu’au Québec, « la voie est plutôt en direction de la souveraineté » et que « tout ce qui sera souhaité par les Québécois sera pour moi quelque chose de satisfaisant.» M.Chirac s’est montré plus ferme sur la question économique, notamment sur la comparaison qui est parfois faite, au Québec, entre la Communauté économique européenne et une éventuelle relation entre un Québec souverain et le reste du Canada.Certains affirment qu’il faut suivre le cours de l’histoire et que même les pays de la CÉE s’en vont vers une plus grande intégration politique, en plus de partager le grand marché économique européen.Le maire de Paris Jacques Chirac, par exemple, trouve la comparaison plutôt boiteuse bien qu’il ne la qualifie pas ainsi.« On ne peut pas transposer les choses d’un continent à Un député libéral invite les parlementaires français à «la plus grande réserve» QUÉBEC (PC) — Ledéputéde Lafontaine à l’Assemblée nationale, le libéral Jean-Claude Gobé, invite les parlementaires français à ne pas se mêler du débat constitutionnel au Canada.Dans une lettre qu’il a fait parvenir au président de l’Assemblée nationale de France, Pierre-André Wiltzer, M.Gobé dénonce la récente prise de position des parlementaires français en faveur de la souveraineté du Québec, à l’occasion du séjour de Jacques Parizeau à Paris.« La situation dfficile que traverse le Canada actuellement au plan de l'unité nationale commande à des représentants d'un parlement étranger la plus grande réserve », écrit M."N Soyen enlin libéré Cessez de fumer Gobé qui est lui-même d’origine française.Le député de Lafontaine, qui est associé a l’aile ultra-fédéraliste du PLQ, prétend que les députés français « n’apprécieraient pas que les députés du Québec et du Canada prennent position dans le contentieux qui oppose la France au Front de libération de la Corse et aux indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie ».« De grâce, cher ami, ne cédez pas aux tentations du paternalisme.Comme Canadiens et comme Québécois, nous saurons bien trouver nous-mêmes les voies de l’entente, de la coopération et de l’unité », conclut M.Gobé.Le député libéral était toutefois demeuré silencieux il y a un mois face à l’ingérence étrangère du président des États-Unis George Bush, venu appuyer l’unité canadienne à l’invitation du premier ministre Brian Mulroney a Ottawa.iy loto québec R E S U L T A T S Tirage du 91-04-24 Vous pouvez miser jusqu a 20 h le mercredi et le samedi 1 O 1 o * q u é b e c.GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 065 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qui composent d’abord l’Europe des douze, et ensuite l’Europe tout court.Je ne pense pas qu’on puisse faire des comparaisons.» M.Pierre Mauroy, de son côté, n’a pas voulu rencontrer les journalistes après son déjeuner privé avec M.Parizeau.Le chef de l’opposition à Québec Jacques Parizeau qui, au début de sa visite à Paris, n’excitait guère la curiosité des médias français, est de plus en plus sollicité pour des entrevues.Par exemple mercredi, il donnait une entrevue à TV5, la télévision de la francophonie.Hier, il accordait des entrevues successivement au prestigieux Le Monde, au quotidien Libération, puis à Radio-France.Aujourd’hui, il paraîtra à Antenne-2, la deuxième chaîne de télévision, lors d'une émission d’informations matinale.Dans son entrevue à TV5, destinée à la francophonie, M.Parizeau a illustré ainsi la situation du Québec dans le marché nord-américain.« Un lit pays, ça peut se débrouiller très ien, dans la mesure où c’est dans un grand marché.» M.Parizeau a relaté la montée du mouvement souverainiste au Québec, une idée que de son prope aveu l’on croyait morte il y a quelques années.D’après les sondages, relatait-il, plus de 60 % des Québécois approuveraient maintenant l’idée d'un Québec souverain.Ensuite, dans un reportage tourné à Montréal et illustré d’exemples d’affichage bilingue, TV5 exposait la situation délicate du Québec, enclave francophone dans la mer anglophone de l’Amérique du Nord.Le rythme de développement des garderies diminue malgré les promesses Isabelle Paré LE RYTHME de création de nouvelles places en garderie n’a cessé de perdre de la vitesse depuis le lancement, en 1988, de la politique libérale sur les services de garde à l’enfance.Un plan, pourtant destiné à créer 60 000 places en cinq ans.C’est du moins ce qu’a démontré hier l’étude des crédits qu’obtiendra en 1991-92 le ministère délégué à la Condition féminine et à la Famille.À la lumière de ces chiffres, l’opposition péquiste a fait valoir à la ministre Violette Trépanier que le gouvernement libéral avait fait plus, depuis 1988, pour ralentir le développement de services de garde que pour l’accélérer.« C’est une simple question de mathématiques.Le gouvernement avait promis en 1988 60 000 places.Pourtant, il s’est créé plus de places entre 1985 et 88 que depuis les trois dernières années », a déploré Mme Denise Carrier-Perreault, député péquiste des Chutes de-la-Chaudière et porte-parole de l'opposition en matière de condition féminine.De fait, entre 1985 et 1988, le Québec s’est enrichi de 22 663 places en garderie.Ironiquement, sitôt sa politique déposée, le gouvernement a limité au cours des trois années suivantes à 16 834 places le nombre supplémentaire de places en garderies.« Ce ralentissement est particulièrement dramatique pour les garderies en milieu scolaire qui n’ont pu accueillir l'an dernier que 1174 enfants de plus, alors qu’avant elles étaient autorisées à augmenter leur capacité de 6000 à 7000 enfants par année », a-t-elle souligné.Au moment où le nombre de parents qui cherchent à conjuguer leur rôle de parent et leur vie professio-nelle va croissant, « le frein appliqué » dans les services de garde par le gouvernement est inacceptable, juge le député péquiste.Pour l'année prochaine, la ministre Trépanier n'a effectivement annoncé que le développement de 6208 places.Pourtant, selon le « plan » libéral lancé en 1988, quelque 14 000 places additionnelles auraient dû voir le jour en 1991-92.Selon Mme Carrier-Perreault, la ministre Trépanier se rabatterait sur le désengagement du gouvernement fédéral pour justifier le manque de fonds disponibles pour décélérer le développement du réseau de garderies.« Pourtant, affirme-t-elle, le fédéral ne donne ni plus ni moins que pour les trois années précédentes », invoque-t-elle.Autre ombre au tableau, le Québec n’aurait récupéré que 10 % des fonds fédéraux prevus pour investir dans des projets spéciaux de services de garde pour enfant.Moins d’argent pour les routes, deux régions sont épargnées d'après la Presse Canadienne QUÉBEC — Toutes les régions du Québec, à l’exception de Montréal et de la Montérégie, subiront au cours de l'exercice financier 1991-92, des baisses, souvent significatives, des sommes consacrées à l’entretien et à la construction de leur réseau routier.("est la région de Chaudières-Ap-palaches qui écope le plus avec une chute de budget, en dollars constants de 1990.de 14 % en 1991-92 par rap-(x>rl à l’année précédente.Les régions du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie et de l’Estrie sont victimes, de leur côté, d'une baisse de leur budget de 12%.Les régions de Québec-Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean voient pour leur part leurs ressources financières diminuées respectivement de 10 et de 9%.Ces chiffres ont été avancés, hier, par le député péquiste de Lévis, Jean Garon, lors de la commission parlementaire sur l'étude des crédits du ministère des Transports.Ils n’ont pas été démentis par le ministre Robert Middlemiss.« On siphonne les régions du Québec pour financer l’ouest de Montréal », s’est écrié le député du PQ.Les crédits alloués à la région de la métropole connaîtront une augmen- tation réelle (inflation soustraite) de 2% en 1991-92.Le ministre Middlemiss a expliqué qu'une bonne partie de l’argent investi à Montréal était utilisé pour remettre en état l’autoroute Métropolitaine, dont une section est située à l’est de Montréal.« On a fait des choix et on va vivre avec nos choix », a répliqué le ministre.Globalement, toujours en dollars constants de 1990, les crédits consacrés par Québec dans l'entretien et la construction du réseau routier diminueront de 5 % au cours de la pro chaîne année, en comparaison avec 1990-91.Le critique péquiste en matière de Transport s’est, d’autre part, livré à des comparaisons sur les budgets consacres à l’entretien et à la construction du réseau routier sous les régimes péquiste et libéral.En dollars constants de 1980, M.Garon a signalé que les sommes injectées dans ce domaine par le PQ entre 1980 et 1986 ont été de près de 6 milliards $, soit 1,1 milliard % de plus que le PLQ entre 1986 et 1992.M.Garon se dit d’autant plus outré de la situation que le gouvernement libéral ne cesse d'aller puiser davantage d’argent dans les poches des automobilistes.LE DEVOIR -ssgs.Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans frais Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844.7457 ?°n,r6al.(514) 844-5738 Québec.845-2080 Extérieur— Indicatif 514.1-800-361-6059 Indjcatlt 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-381-5699 « Le Devoir, vendredi 26 avril 1991 ¦ A-3 Rémillard et Sirros acceptent la main tendue d’Erasmus Tout en rappelant que la question du Québec et celle des autochtones sont deux dossiers distincts _ er ce que ça signifie et chercher voir ce que çela entraînera ».__________Michel Venne rie nuire bureau de Québec QUÉBEC accepte « avec un large sourire » la main tendue du chef des Premières Nations, M.George Erasmus, qui offre aux Québécois une alliance stratégique dans le cadre du débat constitutionnel.« Il est possible d’établir une collaboration », a déclaré hier le ministre délégué aux Affaires canadiennes, M.G il Rémillard, se réjouissant de ce « changement d'attitude » de la part du leader amérindien qui avait voué le Québec alix gémonies pendant l’agonie de l’accord du lac Meech et par la suite à l’occasion de la crise d’Oka.Le ministre a toutefois rappelé que si « nous pouvons certainement travailler ensemble pour construire une nouvelle constitution ».il ne faut pas oublier que « le dossier des autochtones et le dossier du Québec sont deux choses complètement différentes ».Dans le cas des autochtones, dit-il, « vous parlez de peuples, dans celui du Quebec, vous parlez d’un Etat, d’un gouvernement ».Le ministre délégué aux Affaires autochtones, M.Christos Sirros, a pour sa part accueilli les déclarations de M.Erasmus avec « un large sourire ».Il s’est en outre félicité du fait que le leader autochtone ait « presque demandé pardon » pour les propos qu’il avait tenus sur le Québec l’été dernier.Au cours de la crise amérindienne, M.Erasmus avait accusé le premier ministre du Québec de vouloir gagner des votes avec le sang des Indiens et accusé les Québécois d’avoir déserté leur pays lors des deux guerres mondiales.Il avait en outre soutenu que les Québécois « se plaignent de vivre sous la botte des Anglais, mais la compréhension qu’ils revendiquent pour eux-mêmes ne vaut pas pour nous».M.Sirros a par ailleurs souligné les points de convergences qui existent entre le Québec et les autochtones.Les deux « revendiquent plus de confort à l’intérieur de la fédération canadienne », dit-il, réclament des changements en profondeur du fédéralisme et cherchent à être reconnus comme sociétés distinctes à l’intérieur du Canada.Tout comme le Québec a entrepris des discussions bilatérales avec d’autres provinces, il peut le faire avec les autochtones, dit le ministre.Mais surtout, « les autochtones ont avantage à avoir voix au chapitre dans les discussions qui ont lieu dans le Canada anglais quant aux éventuelles propositions qui pourraient être faites au Québec ».Les deux ministres ont refusé de se prononcer sur la participation possible du Québec à la conference des premiers ministres à Whistler, au nord de Vancouver, les 26 et 27 août prochains.La question constitutionnelle et la question autochtone doivent y être a l’ordre du jour.Au cabinet du premier ministre, on rappelle que la politique du gouvernement est de ne plus participer aux rencontres fédérales-provincia-les, notablement celles portant sur la Constitution, à moins que les intérêts du Québec ne soient en cause et que les questions débattues ne puissent l’être sur une base bilatérale.Dans le cas de la conférence de Whistler, aucune décision n’a encore été prise, l’ordre du jour n’ayant pas été publié.Par ailleurs selon la Presse Canadienne, les groupes autochtones songent à obtenir l’autonomie et la souveraineté avec un traité national qui serait distinct des négociations constitutionnelles.Le gouvernement fédéral a le pouvoir de négocier un tel traité avec les autochtones et de l’inclure dans une législation bénéficiant de la protection constitutionnelle d’ici l’an prochain, a déclaré hier Georges Eras- mus, chef national de l’Assemblée des Premières Nations.Les droits inclus dans les traités sont protégés par la Constitution.« Le seul point qui les empêche d’agir c’est la volonté politique, c’est tout », a dit M.Erasmus.Un traité national n’exigerait pas l’approbation des provinces, qui se sont défilées à chaque tentative passée d’enchâsser le droits des autochtones à l’autonomie dans la Constitution.« Il se pourrait que certaines provinces s’écrient ‘On ne sait pas’ », a ajouté M.Erasmus.« Mais si nous sommes prêts à poser un geste comme celui-là, ce que je suggérerais, c’est que l’on s’asseoit avec les provinces pour leur ex- M.Erasmus a exposé cette idée à l’ouverture d’une conférence sur les relations entre le gouvernement fédéral et les autochtones.Quelque 100 délégués discutent des moyens auxquels il serait possible de recourir pour modifier cette relation de manière â ce que les autochtones puissent négocier avec Ottawa sur une base de nation à nation et qu’on 1 admette leur droit à l’autonomie.M.Erasmus a déclaré que ce traité pourrait être établi ù partir des pouvoirs que les bandes indiennes ont aux États Unis.Les lois américaines accordent une souveraineté limitée aux groupes autochtones en tant que nations domestiques subordonnées, ayant des droits sur leurs terres traditionnelles ainsi que les pouvoirs de nations autonomes.Les bandes américaines ont entre autres autorité en matière de droit civil et criminel.« Donnez-nous une chance », dit Siddon aux autochtones TORONTO (PC) — Le ministre des Affaires indiennes Torn Siddon sollicite le concours des autochtones du pays, qu’il invite à collaborer avec son gouvernement pour redresser les injustices du passé.Un appel qui a été reçu avec circonspection, pour ne pas dire froidement.« Donnez-nous une chance», a plaidé hier le ministre â l’adresse de son auditoire de quelque 400 autochtones participant à une réunion de l’Assemblée des Premières Nations sur les relations entre la Couronne et les autochtones.« .le consacre tout mon temps, au détriment de ma famille et de ma vie privée, à changer les choses.Je tiens a contribuer à ce changement.Je pense que nous avons une occasion historique de prendre un virage important », a soutenu M.Siddon, qui n’a pas été applaudi à son arrivée au micro, mais a eu droit à quelques applaudissements après son discours.Le chef Matthew Coon Come, grand chef des Cris du Québec, a répliqué à l’appel du ministre en énumérant les doléances des autochtones, de la coupe du bois sur les terres autochtones en Colombie-Britannique et à l’envoi de l’armée contre les Mohawks d’Oka au Québec, l’été dernier.« Comment pourrions-nous vous prendre au sérieux, et pourquoi devrions-nous faire confiance à votre gouvernement ?», a-t-il demandé.M.Siddon s’est employé à dresser l’inventaire des dernières initiatives fédérales, comme la commission d’enquête sur les questions autochtones annoncée par le premier ministre Brian Mulroney.TT—^7 •V* PHOTO JACQUES NADCAd rT" t-m - .
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