Le devoir, 2 mai 1991, Cahier B
SOCIETE Le Devoir, jeudi 2 mai 1991 H3Cjou££ZL£ GAMBARD Vente et service technique 630-A Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- Sans relief, ni transparence La symphonie de Prague, et la Messe solennelle, de Mozart, présentés lors du dernier concert de l’OSM, dirigé par Helmutt Rilling (ci-contre), ne parvinrent pas à combler nos attentes, écrit Carol Bergeron.Peu familier avec les caprices acoustiques de la PdA, le chef n’a su trouver le juste dosage des éléments sonores.Page B-3 Caprice, retour sur Vedute René Pavant est mort le 3 novembre 1987‘; il avait 38 ans.Aujourd’hui, l’homme, le professeur, l’ami, l’historien et critique d’art, l’écrivain, le penseur, vivent sous 10,20,100 formes différentes dans le souvenir de centaines d’élèves, de collègues, d’artistes, d’inconnus, qui tous l’ont approché ou connu, un moment ou une vie.Page B-3 Erasmus et le Québec Il y a une semaine, le chef de l’Assemblée des Premières Nations, George Erasmus, y allait d’une surprenante proposition d’alliance aux Québécois, assortie de plates excuses pour ses violents propos de l’été 1990.La page Idées, Événements du DEVOIR est aujourd’hui toute consacrée à l’analyse de ces propos.Page B-8 Tourisme et musée Tourisme et culture font de plus en plus bon ménage.Les exemples foisonnent : le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Louvre et le musée d’Orsay à Paris.Le Musée de la civilisation à Québec (ci-contre) ne craint pas d'utiliser le marketing et le sendee à la clientèle pour mousser ses visites et créer une histoire d’amour entre eux et le lieu culturel.Une chronique de Normand Cazelais Page B-5 L’ajustement de l’équilibre démocratique Lortie souhaite une réforme électorale axée sur le libre exercice du droit de vote Pierre O’Neill PHOTO JACQUES GRENIER La refonte des règles régissant le financement des partis sera la pierre angulaire de la réforme.Toutefois, il n’est pas question que la Commission Lortie recommande l'interdiction des contributions des sociétés comme le réclamait le caucus conservateur du Québec.réal, il ressort que la loi ne sera pas chambardée, mais remise à jour, raffinée, pourvu que le premier ministre Mulroney souscrive à ses recommandations.Guidé par son pragmatisme, il promet une réforme axée prioritairement sur l’élimination des embûches au libre exercice du droit de vote.Des changements visant un meilleur équilibre des chances entre les aspirants à la candidature officielle d’un parti, entre les candidats des divers partis et entre les partis.Dans cette optique, la refonte des règles régissant le financement des partis sera la pierre angulaire de la réforme.Au Canada, ce n’est pas René Lévesque mais Pierre 'IYudeau qui a innové en cette matière.C’était en 1974, trois ans avant que le gouvernement péquiste fasse adopter la loi no 2, qui allait toutefois un cran plus loin en fixant à 3,000$ le ma- ximum permis des contributions individuelles et en interdisant les contributions des compagnies.Une loi largement inspirée de la loi qui était en vigueur à l’époque en Californie.Puis, ce fut l’inclusion de la Charte fédérale des droits et libertés dans la Voir page B-2 : Équilibre DE TOUTES LES EXIGENCES de la démocratie, la qualité des droits fondamentaux offerts aux citoyens est la plus immuablement liée à révolution politique de la société.Sous l’éclairage relativement nouveau de la Charte des droits et libertés, la Loi électorale du Canada apparaît aujourd’hui déficiente et doit etre modernisée pour renforcer le rôle fondamental des partis politiques.Face à l’impérieuse nécessité de rétablir la confiance de la population dans les institutions politiques du pays, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney a créé en novembre 1989 une commission royale d’enquête sur les règles régissant l’élection des députés de la Chambre des communes et sur le financement des partis politiques pendant les campagnes électorales.Pierre Lortie, auquel il a confié la présidence de cette commission itinérante, est ni un penseur, ni un réformiste.Economiste et ingénieur de formation, sa carrière d’administrateur est jalonnée d’exploits à saveur néo-libéraliste.Âgé de seulement 44 ans, l’homme à la crénière blanche et touffue arbore une feuille de route impressionnante.Avant de devenir president du groupe de services financiers de Bombardier, il a occupé des postes de direction dans une dizaine d’entreprises importantes, notamment à la Bourse de Montréal, au sein du groupe SKCOR et chez Provigo.Il importe surtout de se rappeler qu’il était du comité Gobeil, à qui Robert Bourassa avait confié le mandat d’élaborer les scénarios de privatisation des sociétés d’État.Bref, Pierre Lortie a rarement été vu dans des manifestations dénonçant l’oppression des patrons sur les travailleurs.Et il n’est pas non plus le genre à fréquenter l’estaminet du coin.Mais coiffé du chapeau de président de commission, il s’efforce de laisser tomber les préjugés et d’assumer sans ornières son mandat.De l’entrevue qu’il a accordée au DEVOIR la semaine dernière à ses bureaux de la Place d’Armes à Mont- «ta» «r* «T- «2*! î© m "j 600-699 Véhicules automobiles PAR TÉLÉPHONE 900-999 Avis 286-1200 M.Propriétés à vendre ACHETEURS cherchent maisons à vendre par propriétaires Nouveau concept de services immobiliers Action Vidéo Inc 948-2010 eu Propriétés à vendre K Propriétés à vendre KIRKLAND, FABREV1LLE, TERREBONNE.Bung, triple*, quadruple* Prêts à bâtir 622-5660,963-1116 I - ST-HUBERT, superbe bungalow, 3 NOUVEAU-ROSEMONT 5085 Bos- i chambres, 2 s/bains, tourbillon, pis-suet.triple* rénové, libre juillet, ! cine, foyer, cuisine de rêves extra 260 000 ( Propriétaire, 256-6502 ! » -, 139 000 $, 678-4567 LA METEO Accu-Weather * prévisions météorologiques ¦*, - jusqu’à midi, le 2 mal ' '• -> -—* JT rT\ y eomprlj les hiulet et /TV ¦ '¦ tempéritures pour les villes \ïf \ T1 WftitshorM iitf,M M* Vrflowknrft (J* r 0 Edmonton CfeA-i 9-2 m .I • Sotkâtoon -Vancouver 6.3 jA, Cotgary .* * Régm* '*-4 v Victoria /* 19 « r Wlnn.pag *-3 7 1 ntt*-,* Montréal SaultSta Man* • 146 a-v^- - 7 .j ** 7 Fradtrtcton J ’Haitfai y mt John 162 San Francisco Danvar .r J /Toronto f i ' A elles.1 lot de nièces de plomberie.1 ponceuse Black A Decker, scie sauteuse Rockwell.I scie sau leuse Black A Decker, etc Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au |>lus of frant et dernier enchérisseur DANV GRAND MAISON, huissier Tél 759 5556, Fax 759 6235 BÉ LANGER.BÉLANGER & \SS, HUISSIERS.186, rue St Joseph.< P 454, Juliette, (QuélNM ) .1610 3/9 Jo bette ce 25 avril 1991 Province de Québec.District de Montréal, COUR DU QUÉBEC.NO 50002 016372 901 IMPERIAL OIL LTÉ K, demanderesse, vs JEAN CLAUDE BOUDREAU, dé fendeur Le 14 mai 1991 «5 lOhOO «le l'avant midi au domicile du défen deur, au no 70.de la Barre «907, en la cité ft district de Longueuil.se ront vendus par autorité «le Justice, les biens et effets du défendeur, sai sis en cette cause, consistant en I photocopieur Canon PC 25.1 ordi nateur Tandy écran couleur, I lu bliothèque murale, etc Conditions ARGENT COMPTAN T MICHÉLE P BERNIER, huissier.647 6400 PELLETIER.BERNIER A MAR UMBAUI.T HUISSIERS Montréal, le 30 avril 1991 Province de Quétiec.District de Montréal COUR DU QUÉBEC.N() 500 02 021145 862 AMERICAN EXPRESS CANADA INC.deman deresso, vs GISKLA ROCII, défen deressc Le H mal 1991 à lOhSO \\Y GRAND MAISON, huissier Tél 759 5556.Fax 759 6235 MÉLANGER.BÉLANGER A ASS.IIIJIS SI ERS.186.rue St Joseph, CP 454.Joliette.(Québec) J6E 37.9 Joliette ce 25 avril 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05010790-903 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Prolonolaire adjoint CAISSE POPULAIRE ST-BONAVEN-TURE DE MONTRÉAL, Partie demanderesse c.MICHELINA CIFELLI.-et- ALFONSO FERRARO, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'en-regislrement de Terrebonne, le 16ème jour d'avril 1991, sous le numéro 945628 Ce 23ème|Our d'avril, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 5004)54X15505-910 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCIE, Demanderesse-requérante.c.2844-6540 QUÉBEC INC , Délenderesse, •el- GEORGES RODE, 1er Mis en cause, -et- DENISE LEPAGE, 2ème Mise en cause, -et- ANN KORIN, 3è Mise en cause, -et- GESTION MARTINET LTÉE.4è Mise en cause, •et- BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA), 5è Mise en cause, -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL.6è Mis en cause ASSIGNATION ORDRE est donné à GEORGES RODE et DENISE LEPAGE de comparaitre au gretle de cette cour situé au 1, Notre-Dame est, Ville de Montréal, salle 1100 dans les trente (30) tours de la date de publication du présent avis dans • Le Devoir.Une copie du bref d’assignation, déclaration et avis selon l'article 119 1 C.p.c.a été remise au greffe à l'intention de GEORGES RODE et DENISE LEPAGE Lieu: Montréal | AVIS j Avis est par les présentes donné que | le 9è jour de lévrier 1989.sous le no, 4121100, il a été enregistré au Bureau d'enregislrement pour la division d'enregistrement de Montréal, un contrat I de vento.cession et tranport par Admirai West Advertising Inc.â la Banque de Nouvelle-Écosse, une banque Canadienne à charte, de l'universalité des créances et comptes de livres, actuels et luturs de la dite.Cet avis est donné conformément aux dispositions de l'Article 1571 (d) du Code Civil de la Province de Québec Ce 29e |Our d'avril 1991 LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE tJ===tj Ville Mont-Royal AVIS PUBLIC PLAN D'URBANISME CERTIFICAT DE CONFORMITÉ AVIS PUBLIC est donné par la présente aux RÉSIDENTS DE VILLE MONT-ROYAL et A OUI DE DROIT: QUE conformément à ta Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R Q chapitre A-191), le conseil de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a approuvé è ta séance du 17 avril 1991 les règlements suivants de Ville Mont-Royal comme étant conformes aux objectifs du schéma d'aménagement de la CUM et aux dispositions du document complémentaire: Rég.de zonage no 1310, adopté le 25 mars 1991 Rég.de construction no 1311, adopté le 25 mars 1991 Rég.de lotissement no 1313, adopté le 25 mars 1991 Rég.de circulation no 760, adopté le 10 mars 1969 Modifications au réglement de circulation: — no 999, adopté le 17 avril 1978 — no 1002, adopté le 15 mal 1978 — no 1089, adopté le 20 juillet 1981 — no 1113, adopté le 21 juin 1982 — no 1209, adopté le 20 mal 1988 — no 1213, adopté le 21 avril 1986 — no 1228, adopté le 15 septembre 1986 — no 1287, adopté le 17 juillet 1989 , — no 1294, adopté le 16 octobre 1989 — no 1300, adopté le 20 novembre 1989 — no 1320, adopté le 18 juin 1990; QUE la CUM a délivré le 26 avril 1991 quatre (4) certiticats de contormité à cet eltet; OUE les réglements nos 1310, 1311 et 1313 entrent en vigueur à la date de la publication de cet avis, soit le 2 mal 1991; QUE ces règlements peuvent être consultés au bureau de la greflière de la ville à l'Hôtel de Ville, 90, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, durant les heures normales de bureau.Donné à Ville Mont-Royal le 30 avril 1991 Date: 20 avril 1991 GILBERT CHAPADOS, P.A.Date: 20 avril 1991.GILBERT CHAPADOS, P A La grefttere, C.Josée Katz, o.ma./CMC Avis public Ville de Montréal m Service du grefle ORDONNANCE Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 24 avril 1991, a édicté l'ordonnance suivante: Ordonnance no 34 — Ordonnance relative au Festival du jeune cinéma 1991 édictée en vertu du Règlement sur les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié, article 41.1).CE91-01052.Copie de cette ordonnance peut être obtenue au bureau du Greffier, bureau 16, Hôtel de Ville.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 29 avril 1991 B-8 ¦ Le Devoir, jeudi 2 mai 1991 DES IDÉES, DES EVENEMENTS L’alliance Québécois-autochtones, un leurre ?George Erasmus a une lourde pente à remonter La main tendue d’Erasmus, la perplexité des Québécois.Robin Phllpot Essayiste, auteur du récent ouvrage Oka : dernier alibi du Canada anglais SI G EORG E ERASMUS est dé terminé à faire alliance avec le Québec dans l’objectif de donner, tant au Québécois qu’aux autochtones du Canada, le statut qu’ils recherchent, il aura du pain sur la planche.Ce n’est pas que les Québécois refuseront d’étudier une telle offre.Le gouvernement Lévesque n’a-t-il pas noué une alliance avec les Cris du Québec à la suite du rapatriement de la Constitution en 1981 ?Mais le défi de M.Erasmus, ou de celui qui prendra sa place à la tête de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, se posera surtout au Canada anglais, où ces propos ne sont pas bienvenus par les temps qui courent.Sourde oreille anglophone Les médias de langue anglaise, par exemple, contrairement aux médias français, ont généralement fait la sourde oreille aux déclarations et aux excuses de M.Erasmus à l’endroit du Québec.Pourtant M.Erasmus a parlé en anglais.Pour être juste envers les médias anglais, il faut noter que rien, dans le mémoire de 18 pages soumis le 21 avril par M.Erasmus au Comité Beaudoin-Edwards, ne laisse transpirer un changement de cap de l’Assemblée des Premières Nations du Canada dans son attitude à l’égard du Québec.Ainsi, The Gazette (25 avril 1991) cite M.Erasmus mais s’en tient strictement au texte du mémoire : « Si on accorde une protection constitutionnelle au Québec fondée sur sa société, sa langue et sa culture, on doit assurer une protection égale aux peuples autochtones.Nous ne pouvons plus accepter la politique de deux poids, deux mesures dans ce pays.» Voilà des propos qui ne reflètent pas une générosité exagérée envers le Québec ! En entrevue, toutefois, M.Erasmus a exprimé ses regrets pour son exagération verbale de l'éte dernier ainsi que son voeu de faire alliance avec le Québec.Nous nous devons donc de le prendre au mot.Mais George Erasmus se rend-il compte de la tâche qui l’attend ?En effet, une nouvelle ardeur pour la cause amérindienne a surgi au Canada anglais depuis un certain temps.Ardeur plutôt suspecte que quelques exemples suffisent à illustrer.Une caricature du Ottawa Citizen parue au lendemain de la présentation du mémoire de M.Erasmus, montrait M.Mulroney et un fonctionnaire en train de discuter tandis que des autochtones manifestaient devant le Parlement à Ottawa.M.Mulroney demande : « What do Canada’s Natives want ?» Depuis 30 ans, le Canada n’arrive pas à répondre à la question « What does Québec want ?», mais voilà qu’il a recours à une pirouette de rhétorique, qui consiste à répondre à une question par une autre question portant sur un tout autre sujet.Un ancien ami du Québec, le dramaturge canadien Rick Salutin, a expliqué à l’assemblée annuelle d’Al-liance Québec à Montréal pourquoi il rejette le mouvement souverainiste actuel au Québec : entre autres à cause de l’attitude des Québécois lors de la crise d’Oka et de leur manque d’ouverture relativement aux droits des Premières Nations.Quand quelqu'un lui a signalé que le racisme était pire en Alberta et en Saskatchewan, Salutin a avoué qu’il y a encore du racisme, mais s’est dit « agréablement surpris de la nouvelle attitude des Canadiens anglais à l’égard des premiers habitants du pays ».Lors de la même réunion à Montréal, l’autre conférencière d’Alliance Québec, Sharon Carstairs, leader du Parti libéral manitobain, a commencé par dénoncer le concept de deux peuples fondateurs du Canada — façon à peine voilée de rejeter l’un de ces peuples — en annonçant que « les peuples autochtones n’ont jamais eu besoin d’être fondés ».Autre exemple : la revue de gauche Canadian Dimension a titré son article sur les travaux de la Commission Bélanger-Campeau « Post-Oka Québec Debates its Future ».(« Le Québec de l'après-Oka discute de son avenir »).Bref, la cause autochtone au Canada anglais sert de paratonnerre pour tous les sentiments anti- Si M.Erasmus décide qu’il est prêt à défendre le Québec, il verra avec quelle vitesse l’expression « traître » arrivera aux lèvres de ses anciens amis.québécois de Canadiens désemparés de voir s’amplifier le mouvement souverainiste après l’échec de Meech.Un seul diable à la fois Puisque le Canada anglais a trouvé le coupable et que la politique ne tolère pas deux diables en même temps, George Erasmus devra se retrousser les manches s’il espère rediriger cette nouvelle ardeur anglo-canadienne au profit de la reconnaissance des droits des autochtones ainsi que ceux du Québec.Il pourrait commencer par apprendre aux Canadiens anglais que les Micmacs ne vivent pas seulement à Restigouche, mais surtout dans les trois provinces maritimes voisines.Ou encore, que seulement une minorité des Cris du Canada habitent le Québec, dans ce que de nombreux Canadiens anglais s’amusent à rebaptiser « Rupert 's Land ».Pour cela, M.Erasmus pourrait profiter de la véritable ruée vers la Baie James, côté Québec, de personnalités politiques et médiatiques anglo-canadiennes désireuses de se faire photographier sous la tente avec Billy Diamond ou Matthew Coon-Côme.À ce propos, il est surprenant que toutes ces personnalités, qui se disent partisans des Cris, ne remar- quent pas au passage les autres Cris de la Baie James, ceux de l’Ontario.Pourtant, ils sont Cris, eux aussi, et ils s’opposent eux aussi à des projets de barrages d'Ontario Hydro.M.Erasmus pourrait leur signaler que non seulement les Cris de l’Ontario s’opposent à la construction de barrages, mais qu’ils ne bénéficient pas, eux, de la Convention de la Baie James.Ils doivent se contenter de l’un de ces infâmes traités numérotés du siècle dernier ou du tournant du siècle, qui n’ont accordé aux signataires que 1 $ par année, des droits conditionnels de chasse et de pêche et un drapeau canadien.Il pourrait montrer à ces amateurs torontois du mode de vie traditionnel amérindien que le piégeage est presque mort à cause des campagnes antifourrures, tandis que chez les Cris du Québec, le tiers de la population vit encore du piégeage grâce au programme de securité du revenu pour les chasserus et trappeurs créé par la Convention de la Baie James.Nos personnalités bien-pensantes apprendraient aussi qu’un groupe de Cris de l’Ontario a tenté de faire reconnaître ses racines québécoises afin de bénéficier de la Convention.Ou encore ils verraient que, selon le recensement de 1986, le revenu moyen des ménages à la réserve crie de Constance Lake, en Ontario, près de la Baie James, est de 16 000 $ par année, alors qu’à Waskaganish, village natal de Billy Diamond, le revenu moyen des ménages est de 34 120 $ par année.Traître au Canada anglais ?Si M.Erasmus décide qu’il est prêt à défendre le Québec, il y a amplement de matière pour montrer que le Québec est distinct du Canada an- glais, même en ce qui a trait au traitement réservé aux autochtones.Mais il s’agit d’un champ miné pour lui et pour l’Assemblée des Premières Nations du Canada.Il verra avec quelle vitesse l’expression « traître » arrive aux lèvres de ses anciens amis.Au Canada anglais, on commencera à lui poser des questions qui, curieusement, n’ont pas été posées jusqu’ici.Ainsi, M.Erasmus est-il représentatif de tous les Amérindiens ?A-t-il 50 % des voix dans toutes les communautés amérindiennes et inuit du Canada ?Ne lui en faudrait-il pas au moins 65 % pour prendre une position pareille ?Les méthodes traditionnelles de choix des chefs sont-elles démocratiques ?Plusieurs peuples autochtones — dont les Mohawks, qui ne sont pas membres de l’Assemblée des Premières Nations — sont-ils d’accord avec ce changement de cap ?Ainsi de suite.Ce sont peut-être des considérations de ce genre qui ont amené l’Assemblée des Premières Nations du Canada à déclarer devant le Comité Beaudoin-Edwards qu’elle « ne commenterait ni la nature et la portée du droit du Québec à l’autodétermination, ni sa validité ».Les déclarations de M.Erasmus représentent tout de même un heureux revirement.Après tout, puisque le Canada discute constitution pour régler la question québécoise, les autochtones du pays ont tout intérêt à faire respecter le droit du Québec à l’autodétermination, ne serait-ce que parce que le précédent ainsi créé pourrait leur servir.Une telle politique autochtone aurait bien plus de chances de réussite pour eux qu’une alliance avec celui qui semble le plus fort, et qui possède le pouvoir, en échange des quelques miettes habituelles.Au-delà du calcul tactique Michel Bérubé Juriste, l’auteur est à l’emploi du gouvernement du Québec J’AI ÉTÉ un peu surpris de lire en première page du DEVOIR que George Erasmus prenait position en faveur d’un renforcement des pouvoirs du Québec au sein de la fédération canadienne.Je n’étais pas le seul fonctionnaire à lire LE DEVOIR dans l’autobus qui me conduisait au bureau et j’ai été plutôt déçu de voir que les propos de M.Erasmus suscitaient avant tout du scepticisme, sinon de l’hostilité.Les propos qu’il a tenus pendant la crise d’Oka ne se sont pas effacés des mémoires.En y réfléchissant davantage, je pense cependant que ce serait une erreur de notre part de voir dans la démarche de M.Erasmus envers le Québec le seul résultat d’un calcul tactique.On peut lire dans l’alliance qu’il propose au Québec une équation qui ramène les Québécois et les autochtones à un statut de minorités obligées de se défendre ensemble.Mais on peut aussi voir beaucoup plus loin que cette équation qui risque d’apparaître dévalorisante aux uns comme aux autres.Il me semble que M.Erasmus admet tout simplement que les Québécois recherchent à bon droit la possibilité de se donner un gouvernement adapté à leurs besoins.Les demandes des autochtones, bien qu'elles comportent en plus une dimension territoriale, ne sont pas différentes.On prend pour acquis que les Canadiens anglais ne veulent rien savoir d’un fédéralisme asymétrique et qu’ils sont fondamentalement opposés à tout changement.Quand le Québec a revendiqué un statut de société distincte, il s’est pourtant fait répondre qu’il n'était pas la société la plus « différente » que logeait la fédération.Les Terre-Neuviens et les autochtones, pour ne nommer qu’eux, ont aussi plaidé pour le droit à la différence.Une alliance Québécois-autochtones est possible, autour du concept des « droits collectifs ».Les Québécois doivent saisir la main tendue Jean Morisset Professeur de géographie, UQÀM.Auteur de L’identité usurpée Nous vous avons suffisamment bien servi l’Angleterre pour nous être mérité mieux que les Sauvages des anciennes réserves ».(Henri Rourassa).A'' LA SUITE d’un « revirement spectaculaire », selon ce qu’en rapportaient les journaux francophones — la presse anglophone se drapant dans un silence significatif —, Georges Erasmus, président de l’Assemblée des Nations Premières, tendait, la semaine dernière, la main au Québec pour lui proposer une alliance.Il est pour le moins surprenant, ajoutait on dans ces journaux, qu’a-près avoir voué le Québec aux gémonies durant la crise du Lac Meech et la crise d’Oka, Erasmus se ravise au point d’affirmer que les Québécois et les autochtones constituent des alliés naturels.Il y va de notre propre intérêt, précisait en substance ce dernier, que le Québec se voit conférer plus de pouvoirs et que son statut de société distincte soit raffermi.Nous n’allons pas, promet-tait-il, participer à une conférence constitutionnelle dont il serait exclu.On ne saurait être plus clair et plus solidaire, dans le contexte confédératif avoué que poursuit le présent gouvernement du Québec.Aussi importe-t-il de considérer avec extrême attention la réponse formulée par le ministre Gil Rémillard à l’invitation du président Erasmus : « Le dossier des autochtones et le dossier du Québec sont deux choses différentes, de statuer le ministre délégué aux Affaires canadiennes (sic).Les autochtones parlent d’un peuple ou d’une nation.Tandis que dans le cas du Québec, vous parlez d’un État, d’un gouvernement.» (c’est moi qui souligne).Le message ne saurait être plus évident.Aussitôt qu’il s’agit des autochtones, le Québec cesse comme par enchantement d’être une société distincte, peuple ou nation, pour se transmuer en État — un État bien blanc, bien propre et bien démocrate.L’attitude de Gil Rémillard rappelle immédiatement les mots que Talleyrand se fera servir par Napoléon : « De la m .dans un bas de soie.» Il faut espérer que Georges Erasmus ne la prendra pour rien d’autre que ce qu’elle est.Il y a de quoi désespérer, en effet.Aux yeux du parti au pouvoir, le Québec est un État, et les autochtones un reliquat non gouvernemental, entre lesquels il ne saurait y avoir, bien sûr, aucune commune mesure.On croirait réentendre ici, mot pour mot, la salade socio-politique que le Québec s’est vu servir ad nauseam, durant des années, par l’establishment libéral et humanitaire anglo.Nous vous aimons bien, mais soyons réalistes, chrétiens et modernes ! L’histoire se répète Je me refuse à croire que, dix ans après les premières invitations adressées au Québec par Georges Erasmus, on aboutisse exactement aux mêmes rebuffades.« J’en appelle au gouvernement et au peuple du Québec, et à René Lévesque en particulier, disait-il déjà dès 1981.Nous avons besoin d’alliés aujourd’hui même.(.) C’est maintenant que le temps est venu d’appuyer les Nations Premières de ce pays.Ce n’est pas le temps pour nous (autochtones et Québécois) de rester séparés et de nous enfoncer dans la défaite.» ( LE DEVOIR, 6 janvier 1982).Une telle invitation est restée, à l’épocjue, lettre morte.« Le Québec peut etre sensible à un appel des Nations indiennes pour reconnaître leurs droits dans la Charte du Canada, faisait alors timidement savoir Gérald Gcxlin au nom du PQ, mais de là à une alliance, ce serait dangereux pour tous les partenaires d’une telle alliance.» Quand on accuse Georges Erasmus d'avoir été si dur à l’endroit du Québec lors de la crise d’Oka, il faut bien admettre que le Québec l’avait été encore plus a son endroit une décennie plus tôt.Tous les autochtones qui ont tenté des rapprochements politiques avec le Québec, souvent parce qu’ils étaient métissés à un passé québécois dont les Québécois eux-mêmes ne veulent pas, ont essuyé une amère déception (1).Ils sont bien forcés de se rendre compte que le projet politique et social québécois est fondé sur le refus du souffle autochtone qui circule à travers lui, aussi bien sur le plan historique que sur le plan somatique et culturel.Il n’est qu’à revoir la façon hautaine, pour ne pas dire méprisante, dont le Québec a fait preuve systématiquement, en 1981-1982, devant l’éventualité de poursuivre un lobbying commun, à Londres, au moment des débats devant mener au rapatriement de la Constitution.Que le même scénario se répète dix ans plus tard, sans qu’il n’y ail véritablement eu, entre-temps, de réflexion nouvelle axée sur le destin qui nous aura constamment associés à travers l’histoire, relève d’une inconscience dont nous risquons de payer très cher le prix, un jour prochain.Il règne depuis toujours, en ce pays, une guerre civile identitaire qui a culminé avec la crise d’Oka et dont nous nous efforçons chaque jour de masquer davantage la profonde prégnance.Comme l’affirme avec une can deur viscérale le parler québécois, on n’est peut-être pas « sorti du bois », mais une chose est certaine : « on n’est pas des sauvages ».Que les Français se le tiennent pour dit ! Et les Indiens aussi ! Il doit bien y avoir, derrière de tels désaveux, quelque vérité cachée devant laquelle on ne veut surtout pas lever le rideau : la peur ontologique de paraître « sauvage » et « petit Blanc », sur un plan international.Pendant que Jacques Parizeau, à la recherche d’alliances stratégiques, s’efforçait justement de courtiser une France qui ne prenait aucun engagement réel, l’offre de Georges Erasmus demeure ferme et directe.Si Parizeau n’a encore rien dit sur cette affaire, c’est qu’il a sans doute tout dit.Mais, quelles que soient les précautions dont on voudra s’entourer, la question est posée, la main est tendue.Le Québec veut-il s’allier ou pas ?Veut-il faire cause commune avec l’Assemblée des Nations Premières, dans la poursuite d’un même combat ?Quand on y réfléchit tant soit peu, cela n'est pas arrivé si souvent que les Québécois, et les Canadiens (français) qui les ont anlécédés, aient formellement reçu de telles propositions à travers leur histoire.C’est pourquoi, tant que nous n’aurons pas réagi collectivement à la proposition de Georges Erasmus, nous n’aurons rien fait pour régler le problème de l’avenir du Québec.Et encore moins la question de son passé ! Des leaders non représentatifs J’en appelle, à mon tour, à Georges Erasmus, en le priant de ne considérer ni le gouvernement Bourassa, ni le parti de Parizeau, comme la voix suprême de ce pays, de même que tous ceux qui se sont donné comme mandat de fonder une patrie sur notre dépouille identitaire métisse.Nous sommes bien autre chose que le Québec officiel du dernier quart de siècle.Les autochtones sont bien placés pour le savoir, eux qui ont été constamment associés à notre histoire, depuis Pontiac jusqu’au Lac Meech, en passant par Louis Riel et Gabriel Dumont.Si nous existons toujours comme peuple, ce n’est ni à la France, ni à la langue française, et encore moins à l’Angleterre que nous le devons.C’est grâce à l’apport autochtone enfoui au plus profond de notre être collectif.Sans cet appui, nous n’aurions jamais survécu aux X Vile et X Ville siècles et il ne se trouverait aujourd’hui aucun Rémillard, aucun Godin et aucun Parizeau pour répondre des « oui, mais » et s’en laver les mains.Ce n’est pas en transformant en anglophones et en ennemis potentiels les leaders autochtones, sous le prétexte abusif qu’ils ont subi, tout comme nous, l’assimilation à l’Empire, que nous recouvrerons la dignité perdue d’avoir accepté, comme allant de soi, l’assassinat de Riel et la conquête de l’Ouest et du Grand Nord, sur lesquels le Canada contemporain aura appuyé sa mythique fondatrice.Dans un tel contexte, la légitimité de Gil Rémillard et du gouvernement Bourassa à se constituer en interlocuteurs attitrés du Québec doit être remise en question.Leur opinion ne concerne qu’eux et leur vision blanchie d’une histoire qui s’est donné tous les instruments, depuis François-Xavier Garneau jusqu’à Lionel Groulx, pour occulter le rôle essentiel des autochtones dans notre survie, l’essence même de notre rapport à la formation de l’Amérique.Ce n’est certes pas parce que nous parlons français que nous avons droit à l’indépendance, mais parce que nous sommes un peuple né des veines géographiques de ce continent.Nous n’avons jamais commencé à nous parler et à nous entretenir de notre passé commun sur cette terre d’Amérique.Voilà que Georges Erasmus nous en offre la chance.Prenons-le au mot.Dans une longue entrevue que reproduisait LE DEVOIR il y a douze ans (le 20 mars 1979), M.Erasmus concluait par ce qui suit : « Rien, absolument rien ne nous sera jamais donné si nous ne l’exigeons pas nous-mêmes.» Eh bien, soyons d’abord exigeants vis-à-vis nous-mêmes et saisissons l’occasion qui nous est offerte ! C’est maintenant ou jamais que le moment est arrivé de le faire, quelles qu’en soient les conséquences sur le plan social, politique et territorial.Le pays possible n’en sera que plus riche de mille promesses, de mille héritages et de mille métissages.Quant à moi, mon choix est fait.Je ne voudrai jamais d’un pays qui aura dit non à de telles propositions avant même d’avoir entrepris le moindre pourparler.Entre l’indépendance d’un peuple qu’on aura vidé de sa substance géographique et la souveraineté de l’être, je choisis la souveraineté.( I ) Georges Krasmus écrit toujours son prénom avec un * s », que je sache, contrairement à ce que reproduit la presse francophone qui tienl absolument A en faire un ¦ anglo • sous prétexte qu’il parle anglais.Ces questions sont d’autant plus intéressantes à soulever en ce moment avec la nomination de M.Joseph Clark au poste de ministre responsable des Affaires fédérales-provincia-les.La résurrection du concept d’un Canada devenu une « communauté de communautés » paraît tomber à point nommé.Cette approche est-elle vraiment aux antipodes de celle d’un Canada bilingue et multiculturel ?Personnellement, je ne comprends pas que les tenants de cette vision généreuse, qui s’étend d’ailleurs aux autochtones, puissent continuer en 1991 à montrer à l’égard des revendications du Québec une insensibilité aussi inversement proportionnelle à l'ouverture d’esprit manifestée envers d’autres revendications.Le Québec dispose bien sûr d’un territoire et, contrairement aux autres communautés menaçantes, il pourrait bien un jour partir avec ce territoire.Mais ceci n’explique pas complètement la contradiction.On est très hésitant au Canada anglais à l’idée de reconnaître à qui que ce soit des droits collectifs.C’est pourquoi cette idée d'une alliance avec les autochtones, autour de l’idée de « droits collectifs », mérite qu’on lui porte un moment d’at-t eut ion.Je ne demanderais pas à tous les Québécois de s’y intéresser car je peux comprendre qu'elle n’ait guère de valeur aux yeux de ceux — je sais qu’ils sont nombreux — qui ont jeté la serviette et qui ne croient plus à l'existence d’une certaine capacité d’adaptation du Canada.Je peux comprendre que le gouvernement du Québec ne puisse présent ement.répondre à la main qui nous est tendue par M.Erasmus.Il est juste de croire que la balle soit maintenant dans le camp du Canada anglais.Mais à titre de Québécois, je considère toutefois important de faire savoir à M.Erasmus l’importance du message qu’il a lancé.Le Canada qui saurait composer avec la réalité autochtone et la réalité québécoise ne serait pas selon moi la Tour de Babel qu’on semble craindre qu’il puisse devenir.Quoi qu’il arrive, les Québécois demeureront des Québécois, tout comme les « Indiens » du Canada conserveront leur identité distincte, qu'elle soit reconnue ou pas.Personnellement, je veux bien lui dire merci, à l’ami George, pour la réflexion qu’il me force à engager.L du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Josée Boileau, François Brousseau Jean Chartier, Yves (l'Avignon, Jeari-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) I ouis-G L'Heureux Caroline Montpetit, Bernard Morrier.Isabelle Paré.Clément Trudel â l'Information culturelle Pierre Beaulieu Paule DesRivières Marie Laurier Robert Lévesque Nathalie Petrowski, à l'Inlormatlon économique Robert Dutrisac.Jean Pierre Legault.Serge Truftaùt.Claude Turcotte à l'Inlormatlon politique Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste A Québec) M'Chel Venue (correspondant parlementaire à Québec) Chantal Hébert (correspondante parlementaire A Ottawa) Jocelyn Coulon {politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaire» sociale» Paul Cauchon (questions'sociales) Jean Pierre Proulx (éducation.religions).Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail) Marie-Josée Hudon Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara Thérèse Champagne, Monique Isabelle (clavistes).Denise Babin (secrétaire A la rédaction) Suzanne Marchand (adjointe à la direction).Christyne Ouellet (secrétaire A la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) Manon Scott Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec) Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise M.llette (directrice) Jacqueline Avril Christiane Beniamin, Caroline Bourgeois, Francine Gingras Johanne Guibeau, Lucie Lacroix.Christiane Legault lise Major (publicitaires) Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poisson (maquettistes).Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florine Cormier.Céline Furoy.Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas Rachel Leclerc Venne Raymond Matte.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Isabelle Baril.Linda Thériault (secrétaire A l‘administratinn\ LF MARI KETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Michelle Allé (directrice).Monique Corbeil.Monique L'Heureux Liso Lachaïmlle Olivier ZuX LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarie.Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams.Patrick Koczan (coordonnateurs).Patrick Salesse.Micheline Ruelland Louise Paquette Raymond Paquin, Jean-Marc Ste-Marie.Françoise Coulombe, Jean-François LapoInte.LE DEVOIR or H ' ' r.iété ,i responsabilité limitée, dont le ocial est situé au numéro 21 t.rue du Saint Sacrement, Montréal.H2V 1X1 II t publié par I Imprimerie Populaire I imitée, r»t composé et imprimé par Imprimerie
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