Le devoir, 8 mai 1991, Cahier A
Centre de la montagne inc.omtrr d'édmAon à rmwunncrmnt au mort Royal vous invite le 11 mai (SAM) pour la corvee du Mont Royal Pour int et inscription 739-4451 le magasin de plein air le plus spécialisé.ou 8444-4928 Vol.LXXXII — No 106 ?Nébulosité partielle.Max : 14.Détail page B-6.Montréal, mercredi 8 mai 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS * TVÛ SOCIÉTÉ La culture en mal d’amateurs Un peu partout dans l’univers des « industries culturelles >, des lumières rouges s’allument.La récession vient accentuer de manière inquiétante le problème structurel d’une offre trop grande pour la demande.Page B-l La STCUM hausse le prix de la carte métro-autobus Sylvain Blanchard LA CARTE d’autobus et de métro de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal coûtera plus cher en juillet : environ 3 $ de plus.Le président du conseil d’administration de la STCUM, M.Robert Perreault, tiendra une conférence de presse cet après-midi pour annoncer le montant de cette augmentation, de même que la date exacte à laquelle elle prendra effet.Puis, en début de soiree, il se rendra à l’hôtel de ville de Saint-Léonard pour faire le même exercice en compagnie cette fois des citoyens qui assisteront à l’assemblée publique du conseil d’administration de la STCUM.En vertu de la loi, la STCU M doit donner un avis de 30 jours avant de modifier ses tarifs, ce qui signifie que la hausse pourrait être effective à compter du 1er juillet.Le cas échéant, il s’agirait de la deuxième hausse de tarif de la CAM en l’espace de six mois seulement : du jamais vu depuis son introduction.En janvier dernier, le prix de la passe mensuelle avait grimpé de 32,75 $ à 35 $ et on s’attend cet après-midi à ce qu’il monte à 37,80$.On ignore si le billet simple sera épargné, on le saura cet après-midi lorsque M.Perreault brossera le portrait de la situation financière de la STCUM et parlera des autres mesures envisagées pour combler le déficit de l’entreprise en 91 et une par-Volr page A-4: La STCUM Un comité fédéral recommande une enquête sur les relations du Québec avec ses autochtones Chantai Hébert de noire bureau d'Ottawa À 1TNSTIGATION d’Ottawa, une commission d’enquête judiciaire indépendante devrait passer au crible tous les points de friction entre la communauté autochtone et le Québec, a recommandé hier à l’unanimité un comité parlementaire fédéral.Après étude de la crise amérindienne de l’été dernier, le Comité permanent des affaires autochtones conclut en effet à la nécessité d’une enquête qui engloberait tous « les sujets de conflit entre les collectivités autochtones et non autochtones dans la province de Québec».L’enquête devrait également aborder, indique le rapport, la crise d’Oka et toutes les questions relatives aux relations entre la police et à l’administration de la justice au Québec.Le gouvernement Bourassa, y pré-cise-t-on, serait invité à participer à cette enquête, mais c’est le gouvernement fédéral qui devrait avoir l’initiative de l’operation.« Depuis Oka, le Québec a eu amplement l’occasion de prendre une telle initiative et il ne l’a pas fait », avance le député libéral Ethel Blondin pour expliquer la recommandation du comité.Selon Mme Blondin, il est de toute façon préférable qu’Ottawa pilote l'opération, le gouvernement du Québec étant potentiellement en conflit d’intérêts.« Toute la question de la juridiction sur les affaires autochtones en est une où le Québec a des intérêts particuliers à défendre », soutient-elle en faisant allusion aux propositions de décentralisation des pouvoirs du rapport Allaire.Rappelant que le gouvernement du Quebec ne s’est pas rendu à l’invitation de témoigner du comité, son collègue néo-démocrate Rob Skelly met pour sa part en doute la volonté de Québec de jeter plus d’éclairage sur les événements de l’été dernier, en particulier le recours à l’armée.« Nous avons reçu à ce sujet un rapport de deux pages du procureur général du Québec qui n’avait même pas le calibre d’un devoir d’école pri-Voir page A-4: Un comité Québec rejette la recommandation Michel Venne de notre bureau de Québec QUÉBEC a rejeté catégoriquement et sans hésitation, par la voie du ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, la recommandation d’un comité fédéral de créer une commission d’enquête judiciaire indépendante sur les sujets de conflit avec les autochtones au Québec.M.Ryan estime que les questions en cause, notamment celles relatives à la police, ne regardent aucunement Ottawa — « La police du Québec, de qui relève-t-elle ?», a-t-il lancé —, et que ce n'est pas avec ce genre de commissions ou’il sera possible de régler les problèmes qui subsistent.« Il y en a qui veulent faire vivre à tout prix l’industrie des commissions d’enquête.Ce n’est pas ma préférence », a-t-il déclaré aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet.Son collègue aux Affaires autochtones, M.Christos Sirros, s'est refusé à tout commentaire avant d’avoir pris connaissance du rapport du comité et d’avoir consulté ses collègues.Le ministre de la Sécurité publique estime que ceux qui doivent étudier les rapports entre les autochtones et la police ce sont ceux qui doivent les vivre.« Et si le travail se fait véritablement à ce niveau, dit-il, ça va nous dispenser de passablement de palabres souvent vaines plutôt qu’utiles».M.Ryan croit que les négociations qui se poursuivent entre le gouver- Voir page A-4: Québec Les membres du comité fédéral sur les affaires autochtones : Ray Skelly, Ethel Blondin et Ken Hughes.Bourassa croit toujours possible l’échéance référendaire en 92 Michel Venne de notre bureau de Québec TOUT EN se gardant une porte ouverte, le premier ministre Robert Bourassa a maintenu hier l’échéance référendaire de l’automne 1992 et soutenu que le gouvernement de Brian Mulroney, qui commencerait alors la cinquième année de son mandat, aura intérêt à régler la question constitutionnelle à temps pour respecter les délais du Québec.M.Bourassa a refusé de voir un aveu d'impuissance, ni même un rejet de l’échéancier fixé par le Québec, dans les propos tenus lundi par le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark.Celui-ci affirmait qu’il sera « impossible > que les négociations produisent un projet constitutionnel bien ficelé à temps pour l’automne 1992.« Nous ne pourrons tout faire en 18 mois », disait-il.« Je n’ai pas constaté que M.Clark avait dit que c’était absolument impossible de respecter l’échéance de l’automne 1992.Il a dit que ça pouvait être difficile, mais il n’a pas dit que c’était impossible », dit-il.Au chef péquiste, M.Jacques Parizeau, qui l’interrogeait à ce sujet, M.Bourassa a répondu que « le chef de l’opposition s’inquiète inutilement ou, au moins prématurément ».Il lui a fait remarquer que le moment prévu du référendum coïncide avec le début de la cinquième année de mandat de l'équipe Mulroney à Ottawa.« J’ai l’impression, dit-il, que le présent gouvernement va vouloir régler cette question durant son mandat ».Le premier ministre a soutenu qu’on lui avait communiqué des informations le matin même qui l’avaient rassuré quant aux intentions fédérales et réitéré l’engagement de son gouvernement de déposer d’ici au 15 mai un projet de loi qui pré- voira la tenue « d’un référendum au plus tard à l’automne 1992».M.Bourassa s’est toutefois ménagé une porte de sortie en précisant que ce projet de loi reflétera les conclusions de la Commission Bélanger-Campeau « y compris les addenda », c’est-à-dire les textes inscrits en annexe et dans lesquels les membres de la Commission ont précisé le sens de leur appui.Le premier ministre écrivait dans le sien : « le gouvernement du Québec conserve sa fa- culté d’initiative et d’appréciation des mesures favorisant le meilleur intérêt du Québec; l’Assemblée nationale reste souveraine ».Le texte signale que le rapport confirme que « deux avenues doivent être considérées parallèlement dans les discussions et les décisions oui seront prises » : la souveraineté et le renouvellement du fédéralisme.Ce projet de loi établira par ailleurs la création de deux commis-Voir page A-4: Bourassa Le Bangladesh lance un appel à l’aide mondiale La plupart des Québécois entendus par Spicer ont prôné la souveraineté Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : En vieillissant, on économise ses masques et grimaces.On se contente d’être presque soi-même.Nos sentiments reflètent l’état de notre digestion; l’estomac répond du coeur et de l’esprit.Au nombre des idées reçues, il y en a d’empruntées, mais plus encore d’imposées.On retire de l’amour-propre à se savoir aimé : « On m’aime, moi, pensez donc ! » Nous calculons la valeur de l’autre au prorata de ce que nous dépensons pour lui.On a réussi « l’unité canadienne » en la maintenant dans les limites d’une guerre larvée.Les amants passionnés voient le reste du monde qui les entoure comme un entrepôt de meubles.Si vous avez des aptitudes pour la jalousie, faites-vous espion.ALBERT BRIE DACCA (Reuter) — Le Bangladesh a lancé hier un nouvel et pressant appel à une aide internationale massive pour secourir victimes et rescapés du cyclone de la semaine demiere.La catastrophe a fait plus de 125 000 morts.Des millions de Bangladeshis sont désormais menacés par la faim et les maladies.« J’en appelle à nouveau au monde entier pour qu’il nous aide à surmonter cette grande tragédie », a déclaré le premier ministre, la bégum Khaleda Zia.« Une telle aide sauvera des millions de personnes », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse, sa première depuis son entrée en fonction il y a deux mois, après la victoire électorale de son parti en février.Avec les maigres moyens du gouvernement, l’armée a lancé une opération de secours, depuis la mer.pour apporter vivres et eau potable à près de 4,5 millions de sinistrés.Trois bâtiments de la marine, chargés de secours, ont fait route vers l’ile de Kutubdia, dont la mort d'un tiers des 91 000 habitants a été confirmée.Des avions cargo C-130, avec tentes, couvertures, médicaments et vivres, sont arrivés à Dacca en provenance d’Arabie Saoudite et du Pakistan.La Japon a annoncé hier l’octroi de 200 millions $ d’aide d’urgence.Une semaine après le passage du cyclone du 29 avril, qui s’est accompagné d'un gigantesque raz-de-marée, le bilan s’établit à 125 672 morts.Mais selon le Croissant-Rouge bangladeshi, le bilan définitif de la catastrophe, la plus destructrice qu’ait connue le pays depuis sa fon-Volr page A-4: Le Bangladesh Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LA MAJORITÉ des interlocuteurs québécois du Forum des citoyens de Keith Spicer souhaitaient la souveraineté du Québec, a révélé hier le coordonnateur québécois de la Commission dans le cadre de la première de deux journées consacrées à la préparation du rapport final du groupe.Au terme d'un peu plus de quatre mois de rencontres et d’entrevues téléphoniques avec près de 300 000 Canadiens dont 30 000 québécois, le groupe Spicer en est à faire le point sur des trouvailles souvent contradictoires.Dans un premier temps, l’exercice se déroulait en public.« La majorité des participants étaient favorables à une forme de souveraineté pour le Québec », a ainsi indiqué dans son compte-rendu Louis Arsenault, qui a suivi de près au nom du Forum le millier de rencontres de toutes sortes qui se sont déroulées au Québec depuis le début de février.Mais leurs compatriotes acadiens sont nombreux a trouver que les Québécois n’ont tout simplement pas le droit de quitter la fédération, lui a rétorqué son équivalent au Nouveau-Brunswick.« Pour plusieurs Acadiens, le Québec n’a pas le droit de se séparer parce que ce serait un génocide pour au moins 20 % de la population francophone du continent », raconte Léo Cormier.Et d’Est en Ouest à l’extérieur du Québec, les élans de patriotisme se sont multipliés.Plusieurs coordonnateurs ont fait allusion au souhait de nombreux Canadiens qui voudraient qu’on pratique au pays un patriotisme plus extroverti, presqu’à l’américaine.Ce qui n’empêche pas qu’il y a un ras-le-bol généralise à l’egard d’un des principaux symboles nationaux du Canada, à savoir le bilinguisme officiel, confirment les témoignages de coordonnateurs des Prairies comme des Maritimes.« Le bilinguisme est perçu comme trop coûteux et on croit qu’il fournit surtout des emplois aux Québécois », résume à ce sujet David Ilyndman, de la Nouvelle-Écosse.Au Québec, l’expression d’une forte tendance à la souveraineté a fait surface malgré que les Québécois anglophones aient eu f>lus tendance que les francophones à participer aux activités du Forum.La participation, souligne en effet Louis Arsenault, y a été très inégale, et ce sont les régions où la minorité anglophone est le mieux représentée, la Voir page A-4: La plupart A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 8 mai 1991 Joe Ghiz juge essentiel le consentement du Québec et appelle à la réconciliation Pierre O’Neill LA RÉFORME constitutionnelle ne peut se faire sans le consentement au Québec, affirme Joe Ghiz, estimant par ailleurs qu’il revient à Ottawa d’assumer l’urgence d’agir et d’amorcer dans les meilleurs délais le processus de réconciliation nationale.De passage hier à Montréal, le premier ministre de l’île-du-Prince-Edouard avait autre chose en tête que de reprocher à Jean Chrétien sa dernière bourde.À son arrivée dans la métropole, il a constaté avec un certain étonnement que les grands quotidiens en étaient remplis et que toute la ville en parlait.Tout au plus, se proposait-il de téléphoner au chef des libéraux fédéraux, question de l’amener à préciser sa pensée.Devant les membres du Rotary Club, M.Ghiz a prononcé un discours à saveur patriotique et lancé un appel à « la flexibilité, à l’acceptation des différences ».Il a invité les Canadiens à se réjouir du caractère distinct du Québec.« Les valeurs, les traditions, les lois et les institutions qui ont contribué à la survie d’un Québec minoritaire sont les mêmes qui garantissent que le futur Canada tiendra compte de leurs doléances, de leurs aspirations et de leur mieux-être ».Cela dit, Joe Ghiz reconnaît que l’unité nationale est menacée et que le pays entre dans une période sombre de son histoire.Il se réjouit par ailleurs de la nomination de Joe Clark comme ministre responsable du dossier constitutionnel, soulignant qu’il a une énorme crédibilité aussi bien au Canada anglais qu'au Québec.Convaincu donc que Brian Mul-roney a déniché l’homme de la situa- tion, M.Ghiz croit que Joe Clark devrait se mettre en marche maintenant.« Il a le devoir de parcourir le pays, de parler aux Canadiens, aux gouvernements provinciaux, et de voir s’il y a possibilité de ramasser les choses pour accommoder les aspirations du Québec ».Parce que, allègue Joe Ghiz, le leadership, l’inspiration doivent venir du gouvernement fédéral, jugeant que les politiciens provinciaux n’ont pas le mandat de se charger de questions aussi importantes que l’existence même du pays.Le premier ministre de l’île-du-Prince-Édouard a été l’un des plus ardents défenseurs de l’entente du lac Meech.Devant cet auditoire unilingue anglophone, il y est allé d’un autre plaidoyer en faveur du caractère distinct du Québec.Quand un membre du Club Rotary lui a reproché d’avoir laissé Clyde Wells ruiner Meech à lui seul, Joe Ghiz lui a répliqué que la règle de l’unanimité associée à la formule d’amendement remonte à la Constitution imposée en 1982 par Pierre Trudeau.Aujourd’hui, M.Ghiz n’est pas en mesure de dessiner son projet de réforme constitutionnelle, mais il n’est pas question pour lui d’accepter « le Canada des regions » dont parle Jean Chrétien depuis quelques semaines.Il rejette l’idée d’une union politique des Provinces maritimes, estimant qu’elle ont chacune leur propre identité culturelle.« Ce serait une démarche rétrograde ».Joe Ghiz ne veut pas non plus d’un fédéralisme trop décentralisé.Au contraire, il se demande si la solution ne serait pas d’augmenter le nombre des provinces et de les chapeauter « par un gouvernement central ayant la force de garder le Canada uni.Nous avons un pays extrêmement décentralisé ».Chrétien parle maintenant de consulter les régions Manon CorneUler de la Presse Canadienne OTTAWA — Même si la formule d’amendement actuelle permet de modifier la Constitution sans l’accord du Québec, il serait illégitime de la réformer sans obtenir l’appui des qua-tres grandes régions du pays, y compris le Québec.C’est ce qu’a déclaré hier midi le chef libéral Jean Chrétien alors qu'il s’adressait à un groupe d’étudiants du secondaire réunis à l’Université d’Ottawa.« Nonobstant les dispositions légales de la formule d’amendement d'aujourd'hui, aucune révision constitutionnelle ne peut être légitime, aux yeux du Parti libéral, sans l’approbation de chacune des quatre régions du pays : l’Atlantique, le Québec, l’Ontario et l'Ouest », a-t-il dit.M.Chrétien tentait ainsi de dissiper la confusion qui a entouré les propos qu’il a tenus à en fin de semaine à Québec.Le chef libéral avait alors déclaré qu’un projet constitutionnel pouvait être accepté s’il recevait l’appui de la majorité des Canadiens et de seulement 49,9 % des Québécois.Cette déclaration a provoqué une sortie du premier ministre Robert Bourassa qui a parlé lundi de « bêtise politique ».M.Chrétien a soutenu hier qu’il avait été cité hors contexte et que les journalistes cherchaient des poux.Toutefois, il ne s’est pas offusqué des propos de M.Bourassa.« S’il prend connaissance de ce que j’ai dit, il ne pourra être en désaccord avec moi », a ajouté le chef libéral.Il a indiqué que, lui non plus, n’avait pas toujours été gentil envers M.Bourassa.« Je ne suis pas gentil avec tout le monde tout le temps moi non plus», a-t-il poursuivi.M.Chrétien a tenu à souligner que la formule d’amendement actuelle permettait légalement de modifier la Constitution sans obtenir l’unanimité des provinces.« J’ai dit que la Constitution pouvait être amendée sans l’accord du Québec, mais je n’ai pas dit que j’avais l’intention de le faire », a-t-il indiqué.Il a aussi ajouté qu’Ottawa devrait tout faire pour soumettre une offre au Québec dans les délais prévus par la province, soit avant l’automne de 1992, date prévue pour le référendum sur l’avenir du Québec.Lundi, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark avait indiqué qu’il ne croyait pas pouvoir respecter l’échéancier du Québec.*V*V**4 ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Étude de la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement La Commission de l’aménagement et des équipements s’est chargée d’étudier la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement et sa portée, notamment en ce qui a trait aux grands projets industriels et aux projets concernant la disposition des déchets solides (domestiques), et cela, en tenant compte de la procédure québécoise actuelle, du rapport Lacoste, de la procédure ontarienne et de la procédure suggérée par le gouvernement fédéral.La Commission a produit un document de consultation sur le sujet et tiendra des auditions publiques à compter du 10 septembre 1991.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion en regard de ce mandat peut soumettre un mémoire à la Commission de l’aménagement et des équipements.Le mémoire devra être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le jeudi 15 août 1991 et être transmis en 25 exemplaires de format 21,5 cm sur 28 cm (8% pouces sur 11 pouces).Il devra être accompagné d’autant d’exemplaires d'un bref résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires et choisira parmi les personnes et organismes qui lui ont fait parvenir un mémoire, ceux qu’elle entendra en audition publique.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Des exemplaires du document de consultation sont disponibles au Secrétariat des commissions.Veuillez adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements à : M.Christian A.Comeau Secrétaire de la Commission de l’aménagement et des équipements Secrétariat des commissions Hôtel du Parlement Bureau 3.28 Québec (Québec) G1A 1A3 Tél.: (418) 643-2722 Télex: 061-2218 Bélinographe : (418) 043-0248 Avis publié par le Secrétariat des commissions Un projet de tronçon d’autoroute rejeté est maintenant autorisé Louis-Gilles Francoeur LE MINISTRE de l’Environnement, M.Pierre Paradis, a récemment fait adopter par le cabinet un décret autorisant la construction d’un tronçon d’une route à quatre voies entre Plessisville et Princeville même si un projet analogue avait été rejeté par le gouvernement québécois, en 1987, par l’ancien ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln, et par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.Le gouvernement aurait changé d’opinion sur ce projet après avoir reçu des informations nouvelles, assez importantes pour justifier un changement de cap à 180 degrés dans le dossier.Malgré l’importance de ces informations, il les a soutrai-tes à l’examen du public à l’occasion d’une nouvelle audience, comme le veut la loi et l’éthique en matière de consultation publique lorsque des faits nouveaux modifient substantiellement l’analyse d’un dossier.Le cabinet québécois a, de plus, donné le feu vert à la construction d’une route à quatre voies sur la 173, à la hauteur de Saint-Georges-de-Beauce.Dans son rapport remis au gouvernement en 1988, les commissaires Victor Goldbloom, président du BAPE, Viateur Dubé et Danielle de Conink, avaient recommandé le rejet de cet autre projet du ministère des Transports au profit d’un boulevard à trois voies.La route à quatre voies proposée par les Transports n’allait pas, selon les commissaires, résoudre les problèmes d’urbanisme de cette ville, et poser d’importants problèmes de sécurité car la circulation doit ralentir en arrivant en ville.À cet endroit, disaient les commissaire, la route 173 est un « boulevard », une rue principale pour les riverains, une artère distributrice et une route de transit.« Aux yeux de la commission, la protection de l’environnement riverain et la sécurité des usagers exigent que la vocation boulevard ait préséance sur les autres.» Tel n’a pas été l’avis du ministère et en particulier de la direction des évaluations environnemenales qui refait, en réalité, le dossier à sa façon après l’audience publique, ce que des commissaires ont appelé dans le passé l’audience « parallèle » ou « invisible », où les vraies affaires se discutent à huis clos.Le commissaire du BAPE qui présidait l’audience sur la route 116, M.Luc Ouimet, aujourd'hui président du Bureau de consultation de Montréal, a refusé de qualifier le changement du cap du gouvernement dans ce dossier, ignorant les « faits nouveaux » en cause.Mais il rappelle que le BAPE avait refusé ce projet comme injustifié selon les normes de l’ingénierie routière.« À quoi servent les audiences si les promoteurs finissent toujours par avoir raison, même lorsqu’un verdict indépendant leur est défavorable ?Est-ce qu’on veut faire du BAPE une simple soupape pour citoyens mécontents ou si c’est véritablement un outil pour préparer la prise de décision gouvernementale en environnement ?L’éthique en matière de consultation publique veut qu’à tout le moins, si des faits nouveaux justifient un réalignement du dossier, qu’on les soumettent à un examen public indépendant », a-t-il déclaré au DEVOIR.En l’occurence, deux rapports des fonctionnaires ont étayé la décision du ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, de donner le feu vert au projet de route 116 à quatre voies, légèrement modifié puisque réalisé à l’intérieur de l’emprise actuelle de la route à deux voies.Mais « sans séparation au milieu », précisait hier M.Harvey Mead, directeur des évaluations environnementales à l’Environnement.Ce dernier ajoute, de mémoire, que « les données de circulation auraient changé » dans ce dossier où, en 1986, le nombre de voitures à l’heure ne justifiait pas le projet d’autoroute.La Loi de l’environnement donne aux fonctionnaires du ministère le pouvoir de statuer sur les projets qui leur sont soumis en vertu de l’article 22.Mais en raison de leurs impacts environnementaux majeurs, certains projets — identifiés par un règlement — sont soumis à un examen public.Mais la « machine » a appris à remettre la main sur ces dossier après l’audience à l’occasion de la préparation du décret gouvernemental.À cette étape, les projets sont ramenés au niveau de l’examen interne et les audiences sont évaluées comme un avis parmi d’autres, ce que des commissaires ont jugé publiquement non conforme à l’esprit, sinon à lettre de la loi.En 1987, le ministère et ses fonctionnaires étaient d’avis qu’il fallait écarter le rapport du BAPE sur l’autoroute 116.Le ministre de l’Environnement de l’époque, M.Clifford Lincoln, s’était rendu avec son cabinet politique sur place étudier le dossier.Cet examen l’avait convaincu de la pertinence des recommandations du BAPE et il leur avait donné force de loi par un décret, ce décret précisément que Pierre Paradis vient de faire changer au profit d’une variante du projet initial des Transports.Ce projet était appuyé par tout ce que le milieu avait de forces économiques et politiques mais dénoncé par les riverains et les spécialistes comme inutile, voire meme dangereux.Les gardes-chasse aideront la police verte QUÉBEC — Depuis le 1er avril, les 600 agents de conservation de la faune du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, sont habilités à faire respecter les dispositions et règlemenLs découlant de la Loi sur la qualité de l’environnement qui concernent l’émission d'un contaminant, la gestion des déchets et les réserves écologiques.En clair, les gardes-chasse pourront Intervenir auprès de citoyens pris en défaut pour le rejet de sciure de bols, d’ordures ména- gères ou le déversement de fosses septiques dans les cours d'eau, le brûlage de déchets ou de pneus à ciel ouvert, ou pour faire respecter l'interdiction de circuler et de pratiquer toute activité sur les territoires constitués en réserves écologiques.Ces nouvelles responsabilités ont fait l'objet d'une entente entre le MLCP et le ministère de l’Environnement, dans la foulée d'un engagement électoral.Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DATE: Jeudi le 9 mal 1991 LIEU: Salle Z-110 Immeuble principal HEURE: 10:00 A 17:00 10:00—11:00: ASSEMBLÉE GÉNÉRALE RÉGULIÈRE: Élections 11:00—12:00: ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE: Affiliation à la Fédération Québécoise des Professeurs et Professeures d'Unlversité 13:00—14:00 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE: Projet de convention collective Place aux recenseurs ! Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Il y a 325 ans, quand Jean Talon fit effectuer en 1666 le premier recensement en Nouvelle-France, on avait dénombré 3215 habitants.Ce nombre va être multiplié par 90 000 le 4 juin prochain, quand quelque 26 millions de Canadiens seront comptés par Statistique Canada à l’occasion du recensement quinquennal.Quelque 38 000 recenseurs vont distribuer des questionnaires à 10 millions de familles canadiennes entre le 27 mai et le 4 juin prochain afin de recueillir des données concernant l’âge, le sexe, la profession, le revenu, le mode de vie et les activités de la population.Depuis 1867, une loi fédérale prescrit la tenue d’un recensement à tous les 10 ans lors des années se terminant par le chiffre un (1871, 1881, etc.).La loi a été modifiée en 1971 pour que ce recensement soit quinquennal.« Statistique Canada ne divulgue aucun renseignement sur les particuliers et ce type de renseignements demeure confidentiel», a précisé hier Nicole Montreuil, porte-parole de Statistique Canada, lors d’une conférence de presse convoquée sur les lieux mêmes où l’intendant Jean Talon avait construit une brasserie en 1669.« Tous les employés doivent prêter le serment de confidentialité, lequel n’a jamais été trahi ».« Mais les recensements permettent d’obtenir une photographie de la population, d’observer les changements sociaux, les déplacements démographiques.Les données deviennent un des outils les plus utilisés par les entreprises et les gouvernements», a dit Mme MontreuiL Celle-ci juge toutefois « insatisfaisant » le fait qu’au dernier recensement, quelque 800 000 Canadiens n’avaient pas été comptés.« Il faut ré duire ce taux et c'est pourquoi une publicité plus large a été faite cette année », a-t-elle dit.Lors du premier recensement après la Confédération canadienne, en 1871, on avait compté 3,7 millions d’habitants.Les plus grosses villes étaient dans l’ordre Montréal avec 57 000 habitants, Québec (42 000 h.) et Toronto (32 000 h.).Cette année-là, le salaire annuel moyen d’un enseignant était de 486 $ mais celui d’une enseignante .245$.Au recensement de 1941, la population canadienne atteignait 11,5 ml-lions d’habitants.Les données recueillies cette fois-là indiquaient que seulement 21 % des familles possédaient un réfrigérateur, 24 % un aspirateur, 40 % avaient le téléphone, 78 % possédaient un poste radio et 37 % roulaient en automobile.Au recensement de 1971,80 % des familles possédaient un téléviseur.Autre temps autres moeurs : en 1991, pour la première fois, une question verra à vérifier le nombre de ménages vivant en union libre.Quatre-vingts pour cent des familles recevront un questionnaire abrégé, mais une famille sur cinq devra remplir un questionnaire détaillé.L’un ou l’autre devra avoir été retourné par la poste le 4 juin prochain.Le coût total d’un recensement fédéral atteint 236 millions $, soit 8,60 $ par habitant.Le coût est réparti sur quatre années.; Un 12e ministre démissionne en Colombie-Britannique VICTORIA (PC) — Le ministre des Finances de la Colombie-Britannique, M.Mel Couvelier, est devenu hier le 12e ministre à démissionner du cabinet depuis que le Crédit social a pris le pouvoir, en 1986.Le lie, le 2 avril dernier, n’a été nul autre que le premier ministre lui-même, M.Bill Vander Zalm, à la suite d’un conflit d'intérêts dans la vente de Fantasy Gardens.C'est d’ailleurs la vente de ce parc, pour la somme de 16 millions $ à un miliardaire taiwanais, qui a été la cause du départ de M.Couvelier.Le ministre a été trouvé coupable d’avoir enfreint la règle du secret de son ministère en prévenant M.Vander Zalm d’être sur ses gardes, parce qu’une enquête se préparait sur Fantasy Gardens.Le nouveau premier ministre, Mme Rita Johnston, a déclaré n’avoir aucun autre choix que d’accepter la démission de son ministre des Finances.La nouvelle a été annoncée quelques heures avant que le lieutenant-gouverneur David Lam ne prononce le traditionnel Discours du trône, marquant l’ouverture d’une nouvelle session.Mme Johnston, qui se portera probablement candidate à la direction du parti, au congrès de juillet prochain, avait demandé à son prédécesseur de ne plus se présenter; à l’Assemblée législative, mais M.Vander Zalm est arrivé avant l’heure, pour bien montrer qu’il était déterminé à occuper son siège.Il a annoncé son intention de participer à presque toute la session et il a même laissé entendre qu’il pourrait soumettre des projets de loi, à titre personnel.Le critique des finances pour la NPD, M.Glen Clark, a dit de la démission de M.Couvelier qu’elle « prouve une fois de plus que la plaie des problèmes et des scandales s’étend au-delà de Bill Vander Zalm ».M.Couvelier avait lui-même été pressenti pour poser sa candidature au congrès de juillet.Il n’en est évidemment plus question.Des élections générales doivent nécessairement être déclenchées avant l’automne en Colombie-Britannique.Les enfants de moins de 5 ans sont les plus menacés OTTAWA (PC) — Pendant les années 80, 54 enfants en moyenne ont été victimes de meurtre au Canada chaque année.Dans la plupart des cas, la victime connaissait son assassin.Dressant le portrait de la violence contre les enfants, Statistique Canada a publié hier un rapport qui révèle que les moins de cinq ans sont les plus menacés.Ils composent en effet 70 % des enfants victimes de meurtres, homicides involontaires ou infanticides, note le document de l’agence fédérale.Et ces chiffres n'incluent pas les décès d’enfants attribués à la négligence criminelle, au suicide ou aux accidents.Aux fins de l’étude, les enfants ont été définis comme ayant 11 ans ou moins.Près d'un enfant sur trois tués était âgé de moins d’un an, soit le groupe d’âge pour lequel on porte une accusation d'infanticide.Dans 60 % des cas d’infanticides, la mère a été accusée.Fait à noter, les homicides d’enfants connaissent un taux de résolution exceptionnellement élevé — 90 % — apparemment parce que les meurtriers sont le plus souvent des membres de la famille, note le rapport.Dans les cas où un meurtrier a été identifié, celui-ci était connu de près de neuf enfants sur 10 tués.Deux fols sur trois, il s’agissait d’un des parents — la mère et le père étant responsables dans les mêmes proportions.Les parents adoptifs ou beaux- parents, d’autres proches ou connaissances ont été les auteurs d'une autre tranche de 23 % des meurtres pour lesquels un coupable a été retracé.Onze pour cent des enfants tués l’ont été par des étrangers.Autre statistique notable, un plus grand nombre de garçons que de filles ont péri assassinés dans les années 80.Dans 10 % des cas, le meurtre était précédé d’un autre crime violent, généralement l’agression sexuelle.Les cas d’homicides d’enfants rerésentaient environ 8 % de tous les omicides enregistrés au cours de la même période.Statistique Canada a aussi comparé les meurtres commis au cours des trois dernières décennies, pour constater que le taux de meurtres d'adultes a sensiblement baissé au Canada depuis le milieu des années 70, mais que le taux de meurtres d'enfants, lui, est demeuré relativement stable.Il se pourrait d’ailleurs que les assassinats d’enfants soient encore plus nombreux aue ne le révèlent les données officielles.L’agence fédérale suppose que la proportion de meurtres d’enfants qui ne sont jamais officiellement rapportés est beaucoup plus élevée que celle des meurtres d'adultes.Beaucoup de morts accidentelles, comme des chutes ou des cas de syndrome de mort subite, cacheraient en réalité des cas d’enfants victimes de sévices ou de mauvais traitements fatals, dit-elle.Dénouement d’une prise d’otage d'nprùs In Presse Cnnndleniw DEUX INDIVIDUS figés respectivement de 23 et 27 ans doivent comparaître en Cour du Québec aujourd'hui relativement à la prise d’otage qui a tenu les policiers et les citoyens d'un quadrilatère de l’est de Montréal en haleine pendant une quinzaine d'heures, lundi soir et durant lu nuit d’hier.Le policier de la CUM qui avait été pris en otage, l'agent Richard Fro-llch, 27 ans, a été blessé de deux coups de feu, l’un dans un bras et l’autre dans une Jambe, et reposait dans un état satisfaisant à l’hôpltul Maisonneuve-Rosemont hier.L’autre otage, M.Julien Soulard, 55 ans, s’en est tiré avec une légère blessure à une main.Le policier aurait réussi à s'enfuir un peu avant 9 h hier en fracassant lu fenêtre du salon de l'appartement de la rue Bossuet où il a été retenu en otuge en compagnie de M.Soulard durant toute la soirée et la nuit.Selon d’autres sources, Il est aussi possible que le policier ait été projeté à l’extérieur.Quunt à M.Soulard, il a été relâché environ une heure plus tard.Il devait être suivi des deux ravisseurs, qui étaient également blessés de coups de feu.« Le Devoir, mercredi 8 mai 1991 ¦ A-3 AFFAIRES SOCIALES La Croix-Rouge en musique Pour célébrer la Journée mondiale de la Croix-Rouge l’Orchestre symphonique de Montréal présentera demain jeudi 9 mai sur la Grande place du Complexe Desjardins à Montréal une journée entière de musique.Cette Journée mondiale est célébrée depuis 1948, et elle veut souligner l’anniversaire de naissance du fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant (né le 8 mai 1828).De 11 h 30 à 17 h 30 au Complexe Desjardins douze groupes de musiques de chambre interpréteront successivement à chaque demi-heure des oeuvres de Mozart, Beethoven, Handel, Purcell, Brahms, Milhaud, etc.De 18 h à 19 h Vic Vogel sera le chef invité d’un orchestre de 20 musiciens dans des classiques du jazz, et de 20 à 21 h Charles Dutoit dirigera un grand concert symphonique.La parole aux psychiatrisés Le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale lance une tournée à la grandeur du Québec en compagnie d’ex-psychiatrisés.La « Tournée du Grand Monde » se veut une grande campagne de sensibilisation gérée par d’exmalades eux-mêmes, ce qui représente une première.Dans différentes villes d’ex-psychiatrisés accompagneront la présentation du film Le grand monde réalisé par Marcel Simard (qui réalisa par la suite Love-moi), un documentaire mettant en vedette des personnes souffrant de maladie mentale et qui se reprennent en main.La tournée veut donner l’occasion à ces Eersonnes « en quête d’autonomie de riser leur isolement et de démystifier la folie », et permettra à des ex-psychiatrisés de rencontrer le public, sinon de travailler à la logistique et la promotion de la tournée elle-meme.Pleins feux sur le tourisme à Montréal DK NOMBRKUSKS manifestations marqueront du 13 au 20 mai prochain la Semaine nationale du tourisme.On veut ainsi attirer l’attention des touristes étrangers sur ce qui distingue Montréal mais aussi susciter l’intérêt des Montréalais à visiter leur propre ville.L’Office des congrès et du tourisme de Montréal tiendra lundi un séminaire sur les grands événements, et le 14 mai, plus de 250 enfants visiteront le Planétarium, l’Insectarium, et le Jardin botanique.Le vendredi 17 mai, une journée sera consacrée aux personnes du troisième âge tandis que la Chambre de commerce organisera une session de réflexion sur le rôle des milieux d’affaires dans le développement du tourisme.La semaine atteindra son point culminant samedi, lors de la remise du Grand Prix du tourisme au Palais des congrès et, dimanche, à l’occasion de la Journée des musées qui chaque année offre au public des tournées gratuites en autobus des différents musées de la région montréalaise.Des visites à pied du Vieux-Montréal seront aussi proposées aux Montréalais.Cette semaine se terminera lundi par la onzième édition du Festival sportif de la restauration.Saint-Amable sera nettoyée LK MINISTÈRE québécois de l’Environnement lancera incessamment un appel d’offres pour décontaminer le dépôt de pneus brûlés de Saint-Amable d’ici l’automne 1992.Le budget n’est évidemment pas arrêté, mais lors d’une assemblée publique dans cette municipalité, lundi soir, ses porte-parole ont évalué l’opération entre 9 et 12 millions $.Le feu vert définitif dépendra aussi des Trésors, provincial et fédéral, qui pourront puiser dans le fonds réservé aux sites « orphelins », ce qui est le cas de l’ancien dépôt depuis la mort du propriétaire l’an dernier.Le lieu recèle 12 000 tonnes de sable et de terre végétale contaminées, 450 000 carcasses de pneus plus ou moins calcinés, 4000 mètres cubes de noir de carbone provenant de la combustion de plus de 2 millions de vieux pneus ainsi que 80 000 litres d’huile et l’équivalent en eaux contaminées ainsi que 800 tonnes de ferraille.Plusieurs produits toxiques pour l’écosystème, dont d’importantes concentrations de zinc, ont été relevés dans cet amas de débris.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Quebec: A i T K s 0 S J E U X PHOTOPC Charlevoix pousse pour un casino Raymond Malenfant (au centre), propriétaire du Manoir Richelieu, est allé jouer au groupier hier devant le Parlement de Québec en compagnie du préfet de la MRC Charlevoix, Jean Lajoie (à gauche) et du directeur de l’Association touristique de la région, Pierre Tremblay.Le groupe réclame la légalisation des casinos au Québec .et surtout dans Charlevoix.Pas de loi spéciale pour les écoles de la Rive-Sud Caroline Montpetlt LE MINISTRE de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, a abandonné son projet de loi spéciale visant l’intégration des enseignements primaire et secondaire à la Commission régionale de Chambly, sur la rive sud de Montréal, dès le mois de juillet 1991.M.Pagé avait annoncé cette loi spéciale il y a quelques semaines, en raison du désaccord régnant entre les commissions scolaires locales de la Rive-Sud dans le dossier du partage des effectifs de la Commission régionale de Chambly.Les étudiants de ce secteur de la rive sud de Montréal bénéficient présentement de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire dans des commissions scolaires séparées.Dans un communiqué, M.Pagé a dit abandonner son projet de loi spéciale en raison d’un déficit imprévu de 1,5 million $, anticipé par la Commission régionale de Chambly pour l’année 1990-1991.« Ce déficit est arrivé comme un élément de surprise dans ce dossier.Le ministre Pagé ne veut pas forcer, par loi spéciale, l’accumulation de déficits supplémentaires dans une commission scolaire déjà déficitaire», a souligné l’attachée de presse du ministre Pagé, Mme Dominique Fortin.M.Pagé a par ailleurs annoncé un décret qui autoriserait l’intégration de l’enseignement primaire et secondaire à la commission scolaire de Taillon, dès le mois de juillet.Les commissions scolaires locales (primaires) de Monfort, de Jacques-Cartier et de Varennes avaient réclamé l’intervention du ministre dans ce dossier, pour que le partage des effectifs de la Commission régionale de Chambly se fasse simultanément et de façon équitable pour chacune d’entre elles.Le regroupement Intégration Rive-Sud, qui réunit 20 000 parents, enseignants, cadres et professionnels des commissions scolaires de Varennes et de Jacques-Cartier, avait exigé pour sa part la création d’une grande commission scolaire réunissant tous les élèves de cette région de la rive sud de Montréal.Les policiers estiment que leur droit de grève compromettrait la sécurité Caroline Montpetlt LA FÉDÉRATION des policiers du Québec estime que le droit de grève accordé aux policiers mettrait en cause la sécurité de la population dès les premières années de son entrée en vigueur.C’est ce qu’ont affirmé le président de la Fédération, M.Jean-Guy Roch, et son directeur exécutif, M.Guy Mardi, en conférence de presse hier à Montréal.La Fédération réagissait ainsi à une résolution adoptée samedi par l’Union des municipalités du Québec, recommandant au gouvernement d’abolir l’arbitrage dans les négociations avec les corps policiers, pour le remplacer par un droit de grève des agents.« D’abord, ce droit de grève n’en serait pas un, puisque les services policiers sont, dans leur ensemble, des services essentiels », a ajouté M.Roch.De son côté, le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, a dit n’avoir aucune déclaration à faire pour le moment sur la résolution présentée par l’Union des municipalités du Québec.« M.Ryan n’a pas de commentaire à faire pour l’instant, je présume donc qu’il pourrait en faire à une date ultérieure » a simplement ajouté l’attaché de presse de M.Ryan, M.François Grenon.Le directeur exécutif de la Fédération, M.Guy Mardi, s’est d’autre part engagé hier dans un fastidieux compte-rendu des négociations ayant nécessité un arbitrage entre les municipalités et les corps policiers depuis cinq ans.« L’arbitrage n’est généralement utilisé, à l’heure actuelle, que pour obtenir la parité salariale, pour les policiers des petites villes de 5000 habitants, avec ceux de la Communauté urbaine de Montréal ou de la Sûreté du Québec », a-t-il soutenu.La Fédération précise que l’arbitrage ne sert pas qu’à régler les questions salariales en cours de négociations, comme le sous-entendent les municipalités, mais est également utilisé pour attribuer des fonds de pension, ainsi que pour régler les litiges entourant certaines conditions de travail, telles la conduite d’auto en « solo », par les policiers.« 11 est inconcevable, de poursuivre M.Roch, d’accorder aux policiers un droit de grève qu’ils seront tôt ou tard forçés d’utiliser en cours de négociations».Dans un volumineux document présenté aux ministres de la Sécurité Les voitures Caroline Montpetlt LE SERVICE de police de la CUM a relevé une augmentation des vols de voitures de 15 % en 1990 sur son territoire, par rapport à 1989.C’est ce qui ressort du rapport d’activités annuel du SPCUM, rendu public hier à Montréal.Le taux de recouvrement par la police des véhicules volés s’est d’autre part établi à 65 % en 1990.« La forte augmentation des vols et tentatives de vols de voitures est un phénomène généralisé en Amérique du Nord, et qui a connu des hausses bien supérieures en maints endroits du Québec », note le SPCUM dans son rapport d’activités.10 014 vois et tentatives de vols ont été perpétrés sur le territoire de la CUM en 1990.De 1988 à 1989, le nombre de vols de véhicules automobiles sur le territoire de la CUM avait déjà subi une hausse de 24%.Le plus grand nombre de vols d’automobiles commis a été remarqué l’an dernier dans le secteur est de la ville, à Saint-Léonard et à Anjou.2191 vols d’automobiles ont été relevés dans ce secteur en 1990.« Nous observons un grand pourcentage de vols effectués par des jeunes, qui veulent simplement rentrer chez eux après avoir veillé tard dans la soirée, un pourcentage qui est le fait d’un réseau de voleurs d’automobiles, et enfin quelques-uns publique et du Travail, MM.Claude Ryan et Norman Cherry, la Fédération note par ailleurs que les corps policiers de l’Ontario ont surclassé, en termes de salaires, la plupart des corps policiers du Québec, au cours des cinq dernières années.« Il est vrai que les policiers de Toronto étaient beaucoup moins bien payés que ceux du Québec en 1987, a poursuivi M.Marcil, mais cette situation s’est rapidement corrigée au cours des dernières années».s’envolent ! sont le fait de simplement revendeurs.Il nous faut composer avec les centres commerciaux, cibles favorites des voleurs, ainsi que les voies rapides, qui leur permettent de prendre la fuite plus efficacement », a précisé le lieutenant Réjean Beauclair, du poste 54, dans ce secteur.Par ailleurs, le nombre d’homicides survenus sur le territoire de la CU M a chuté de 32 % par rapport à l’année précédente.70 meurtres ont été commis sur le territoire en 1990 contre 103 en 1989.Cette baisse est toutefois aisément attribuable au meurtre des 14 étudiantes de la Polytechnique, qui avait fait gonfler les statistiques policières de décembre 1989.Dans l’ensemble, la criminalité signalée sur le territoire de la CUM a augmenté de 5,5 % de 1989 à 1990.Le directeur du SPCUM, M.Alain Saint-Germain, s’est toutefois réjoui de constater un excédent budgétaire de 364 000 $, sur un budget de 353 millions $, pour l’année 1990.Le SPCUM note également une hausse de 6 % des fraudes, de 12,2 % de la prostitution, de 15 % des infractions relatives au commerce et la consommation de drogue, et de 17 % des infractions relatives aux règlements municipaux.Les agressions sexuelles et les voies de faits signalées ont pour leur part augmente de 2,6 et de 2,3 %, avec respectivement 1322 et 14 329 crimes rapportés en 1990.Il en coûterait 60 milliards $ pour concrétiser le «Plan vert» fédéral OTTAWA (PC) — Les Canadiens dépenseront 60 milliards $ pour concrétiser le « Plan vert » fédéral et faire le ménage de leur environnement au cours des deux prochaines décennies, et l’économie ne s’en portera pas plus mal, prédit un groupe de spécialistes.Une étude de la firme Informe-trica tend à démontrer que l’impact global des mesures de dépollution sur l’économie sera légèrement négatif et généralement modéré, sauf pour les industries directement concernées.Les gens d’affaires qui laissent entendre que les mesures de protection de l’environnement affaibliront considérablement l’économie ne détiennent pas un argument convaincant, déclarait hier le vice-président d’In-formetrica, M.Cari Sonnen, en entrevue.Mais il enchaînait aussitôt avec un avertissement similaire aux écologistes qui soutiennent que ce sera un jeu d’enfant : ils sont aussi dans l’erreur.À la fin de la période de 20 ans, la croissance économique sera d’environ un demi de 1 % inférieure à ce qu’elle aurait été sans le plan vert.Les mines, les pâtes et papier, les raffineries de pétrole, les compagnies de charbon et de produits chi- miques compteront parmi les secteurs industriels les plus affectés.M.Sonnen avance que le plan environnemental nécessitera une restructuration de l’économie de la même ampleur que celle qui a été déclenchée par l’accord de libre-échange ou l’application de la taxe sur les produits et services.La somme de 60 milliards $ s’ajoute aux fonds qui auraient été consacrés à l’environnement sans le plan fédéral, qui vise à dépolluer à long terme l’air, l’eau et le sol, et auquel Ottawa a réservé 3 milliards $ d’argent neuf pour les cinq prochaines années.Les maires des métropoles du monde se réunissent à Montréal Isabelle Paré C’EST À MONTRÉAL que les maires des grandes villes du monde jetteront l’automne prochain les bases d’une Déclaration sur le développement durable, qui servira de jalon aux 150 chefs d’États que réunira la première conférence planétaire sur l’environnement à Rio de Janeiro en juin 1992.Le maire de Montréal, Jean Doré, dévoilait hier les grandes lignes de ce 3e Sommet des grandes villes du monde qui réunira dans la métropole, du 14 au 17 octobre prochain, des maires de tous les continents, et 200 à 300 de leurs délégués.Si l’on a choisi le thème du développement durable et viable, c’est que l’objectif de cette rencontre sera l’atteinte d’un consensus mondial des villes, destiné à servir d’élément de réflexion à quelques mois de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de juin 1992.« Notre désir est d’obtenir un consensus, de faire en sorte que la Déclaration de Montréal ait du fondement et soit la plus concrète possible », a insisté hier le maire de Montréal, Jean Doré, accompagné du Dr Noel J.Brown, directeur pour l’Amérique du Nord du Programme des Nations unies pour l’environnement, de M.Pierre Marc Johnson, directeur du comité consultatif international de ce 3e Sommet, et des représentants des neuf pays membres du comité directeur du sommet.GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514) 849-1165 Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous /res récentes ARCEL LLERIVE age aujourd’hui 3 mal à 17h.ition se poursuivra qu’au 30 mal oeui M BEI verniss le L’expos jus Le secrétaire général des Nations unies, Javier Peres de Cuellar, et le maire de Rio de Janeiro seront d’ailleurs invités aux travaux de clôture de ce 3e Sommet, pour transmettre les résolutions adoptées à Montréal aux membres du comité préparatoire du premier sommet planétaire sur l’environnement.On parlera évidemment de développement durable — le concept-clé élaboré par la Commission Brun-tland en 1987 qui prône un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures » —, mais plus encore de la qualité de l’eau, de l’air, du transport urbain, de la surpopulation, de la gestion des déchets et des multiples problèmes auxquels sont acculées les grandes agglomérations urbaines a l’orée du XXIe siècle.« Think globally but act locally » (Penser globalement pour agir localement), tel est le mot d’ordre, consacré par le rapport Bruntland, qui devra alimenter la réflexion des décideurs urbains réunis à Montréal, a expliqué hier le Dr Noel J.Brown, principal collaborateur de Mustafa Tolba, directeur du programme des Nations unies pour l’environnement.Pour l’heure, on s’attend à des débats passionnés entre les maires des villes des pays industrialisés et celles des pays en développement qui font face à des problématiques diamétralement opposées.Si désertion des centre-ville et vieillissement des infrastructures sont à l’agenda des villes occidentales, les cités du tiers monde sont confrontées à de sérieux problèmes de santé publique, de pollution de l’eau, d’hygiène et de surpopulation.û COLLOQUE SUR LA DÉMOGRAPHIE Dénatalité, vieillissement de la population, immigration POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE LA POPULATION j#o Rencontre nationale ^ les 10,11 et 12 mai 1991 Holiday Inn crowne Plaza 420, Sherbrooke Ouest 'tu Montréal Pré-inscription obligatoire: 15 $ rp Mouvement national des Québécoises et Québécois Téléphone: 527-9891 Télécopieur: 527-9460 Selon Pierre Marc Johnson, la Déclaration de Montréal sera l’un des documents importants étudiés lors du Sommet planétaire sur l’environnement.Car c’est en milieu urbain que vit une grande partie de la population mondiale et qu’y sont produites et rejetées dans l’environnement les principales matières polluantes.Vingt-sept villes des cinq continents sont affiliées au réseau des grandes villes du monde, dont les derniers sommets ont eu lieu à Tokyo en 1985 et à Instanbul en 88.Pour l’heure, 17 maires, dont ceux de New York, Paris, Bruxelles, Beijing, Mexico, Moscou, Tokyo, Lima, Buenos Aires, Instanbul, Berlin, Abidjan, Nairobi, Séoul et Sydney, ont confirmé leur présence à Montréal.C’est en mai 89, à Tokyo, que Montréal décrochait, devant Djakarta et Madrid, la responbüité d’or- ganiser cette troisième rencontre mondiale des grands centres urbains.Quant à la conférence planétaire sur l’environnement de Rio, elle sera la plus importante rencontre internationale jamais tenue à ce jour.On prévoit y accueillir 150 chefs d’États et des milliers d’élus, de scientifiques et d’organismes non gouvernementaux.A l’agenda : on entend y élaborer une Charte de la terre où seront enchâssés les grands principes en matière de protection de l’environnement, établir un ordre du jour du XXIe siècle pour y donner suite, négocier des conventions sur les changements climatiques et élaborer des clauses donnant aux pays en développement l’accès aux technologies et au financement pour participer à la coopération internationale en matière d’environnement.HSSBEIBBIBaBOL- AU CANADA LE CONCESSIONNAIRE HONDA en 1990 et 1991 ACCORD CIVIC PRELUDE Nous avons vendu pros de 1000 HONDA EN SEULEMENT 4 MOIS! ’ Nous avons pour objectif de vendre noire 1 lj/ ÏÏSTSTK.30000' HONDA! [j/ r .ni.ia meilleure affaire qui toit! _/ Nous étions le premier concessionnaire HONDA 'r à Montreal •( a Lirai al ntui ïammai tovjorri II .premier en matière d’économies.Nos résultats sont là éprouver! A MONTRÉAL _______A LAVAL • lm «iftw 5 Ht ctonp*) « irfn lu (hUK «U |«Mf f «V 5 AM Ot Nnoi un uiicitns 2M.bool.UMe St» Rote, Level 625-1953 7 A-4 ¦ Le Devoir, mercredi 8 mai 1991 >/ * N • jf ,y ' kk / ; * V PHOTO AP Survivants du Bangladesh Cette fillette de huit ans tient son petit frère dans ses bras en attendant que ses parents reviennent avec des vivres arrivés dans son village, Ghoramora, au sud du Bangladesh, où le cyclone a fait au moins 125 000 morts.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa sions parlementaires, l’une pour apprécier les offres provenant du reste du Canada, l’autre pour étudier toute question relative à l’accession du Québec au statut d’État souverain.M.Parizeau est plusieurs fois revenu à la charge en Chambre sur les déclarations de M.,Ioe Clark, brandissant une copie du Globe and Mail, de Toronto, qui titrait en manchette : « Quebec’s ’92 deadline impossible ».M.Bourassa lui a gentiment rappelé « qu’il n’y a aucun journal qui puisse être considéré comme une Bible, sauf peut-être LE DEVOIR à une certaine époque ».Le ministre et ex-directeur de ce journal, M.Claude Ryan, en a rougi, tandis que les députés se sont esclaffés.4 Un comité maire », lance l’ancien professeur.À Québec, le ministre Claude Ryan a immédiatement et catégoriquement rejeté la recommandation du groupe.Selon lui, il s’agit d’un dossier qui regarde essentiellement Québec.De plus, il affirme que ce n’est pas à coup de commissions qu’on évitera une répétition des événements de l’été dernier.De son côté, le ministre fédéral des Affaires indiennes Torn Siddon s’est borné à commenter en termes généraux le rapport du groupe, sans s’avancer sur le suivi qu’il entend donner à la recommandation de constituer une enquête judiciaire indépendante.En marge du silence du gouvernement Bourassa, il y a eu peu ou pas de son de cloche québécois au cours des travaux de ce comité, y compris à la conférence de presse d’hier.Trois députés, Ethel Blondin, des Territoires du Nord-Ouest, Rob Skelly, de la Colombie-Britannique, et le président conservateur du groupe, l’Albertain Ken Hughes ont piloté le dévoilement du rapport.Et c’est à la demande de certains médias francophones qui ont fait valoir qu’autrement, la conférence de presse ne se déroulerait qu’en anglais, qu’à la toute dernière minute, le vice-président du comité, le député québécois Allan Koury, a été ajouté au groupe.Le député d’Ho-chelaga-Maisonneuve était d’ailleurs le seul des 57 députés conservateurs du Québec à Ottawa à avoir le titre de membre permanent du comité.CARTES D’AFFAIRES ROBIC F onde en 189?55 St Jacques Montréal Quebec Canada.H2V 3X2 Telex 05 263656 fa/ (5Ui 845 7374 Tel 1514» 987 6242 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce S M A R T & B I (, (, A R AVOCATS Fethkrstomiaigh & Cl K AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 4 Plan* Vill#* Marie, huit#* 606.Montréal.(.üriada II3B 2E7 Téléphone (.*>14) 954-1500 Sans frais I-800-3634147 Far-sirnilé (514) 954-1396 MONTRÉAL f/ITAVA TORONTO VAV.OI.VLB Dans son rapport, le groupe reconnaît ne pas avoir été en mesure de faire toute la lumière sur les événements de l’été dernier.Ainsi, il passe à peu près sous silence le rôle joué par les Warriors dans cette affaire.« Des témoins ont estimé que certains résidants de Kanesatake s’étaient laissés influencer par des membres de la Warrior Society et ont accusé ‘des étrangers’ de s’être servis de Kanesatake à des fins personnelles et politiques », indique le rapport dans une de ses rares allusions aux Warriors.Ces témoins, pré-cise-t-on, sont généralement associés au gouvernement fédéral ou aux forces de l’ordre.Sur le recours à l’armée, les membres du comité sont nettement plus catégoriques.Selon eux, la nécessité de faire intervenir les forces armées n’a pas été justifiée de façon concluante.« Toutes les avenues de négociations n’avaient pas été explorées », résume le député Ken Hughes.Mais même s’il conclut que la crise de l’été dernier aurait pu et dû être évitée, le comité en arrive à de sombres prévisions pour l’avenir.« À la grande surprise du comité, les principaux acteurs de la crise ont affirmé qu’ils n’agiraient pas différemment si la situation devait se reproduire », note en effet le rapport en guise de conclusion.Une prise de position que le chef Bill Two-Rivers est venu confirmer de vive voix hier.« Nous n’avons à nous excuser de rien, a-t-il commenté, nous nous sommes contentés de défendre nos terres et nos droits.» Mais le chef national des Premières Nations George Erasmus avait hier un prognostic plus optimiste.Avec ses projets de commission royale d’enquête et de réforme de ses politiques, Ottawa commence à rencontrer la communauté à mi-chemin, évalue-t-il.« Il est possible que nous puissions refroidir les esprits le temps que des réformes soient mises en place.» Avec l’annonce d’une série de mesures, il y a quelques semaines, Ottawa a en effet devancé plusieurs des autres recommandations qui résultent du rapport publié hier, dont celle d’une commission royale d’enquête.A ce sujet, alors que le gouvernement fédéral n’a pas encore précisé le mandat du groupe, le comité préconise qu’il se penche sur tous les aspects de la réforme consti-tutionelle pertinents aux autochtones.Ottawa a également déjà entrepris, comme le lui suggère maintenant son comité, de confier à des organismes indépendants le traitement des revendications territoriales.Et des mécanismes pour assurer la participation de la communauté mohawk au règlement des dossiers en litige à Oka sont en voie d’être en place.Le comité recommande également qu’on révise la loi sur la Dé- Une compagnie à contrat secret prétend que l’électricité n’est pas bon marché au Québec Catherine Leconte « NOUS N’AVONS PAS le sentiment d’être le renard qui a volé la poule », car contrairement à ce que les Québécois se sont fait dire pendant des années par leurs politiciens, « l’électricité n’est pas bon marché au Québec », a affirmé hier Bond Evans, vice-président exécutif d’Alumax, l’une des entreprises bénéficiaires des 13 contrats a partage de risques d’Hydro-Québec.Alumax, compagnie américaine propriétaire de l’aluminerie Lau-ralco en construction à Descham-bault, près de Québec, avait dépêché hier à Montréal deux hauts responsables de son siège social d’Atlanta pour donner à quelques journalistes des bribes d’informations sur le contrat de fourniture d’électricité qui lie Hydro-Québec à Lauralco.Des bribes seulement, bien qu’Hydro-Québec et ses 13 clientes aient consenti lundi à faire lever l’injonction qui, à leur demande, interdisait légalement depuis un mois et demi aux médias québécois de publier ce qu’ils peuvent découvrir du contenu des contrats.Sur les termes du contrat, Alumax n’a dévoilé hier que le strict minimum pour faire passer le message que « la compagnie apporte beaucoup plus au Quebec qu’elle n’en retire », aux dires de M.Evans.Impossible, avec les données fournies, de confirmer les affirmations d’Hydro-Québec voulant que sur les 25 ans que durent les contrats à partage de risques, elle touchera au total l’équivalent du tarif « L » qu’elle facture normalement aux autres grands con- sommateurs industriels d’électricité.Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, deux députés péquistes ont affirmé que le gouvernement Bourassa a annulé les contrats qu’Hydro-Québec avait signés au début des années 1980 avec deux alu-mineurs, l’Américain Reynolds et le Français Pechiney, pour les remplacer par des contrats à partage de risques, plus avantageux pour eux.Le chef de l’opposition, Jacques Parizeau, a pour sa part réclamé la convocation d’une commission parlementaire « où on demanderait le plus poliment du monde aux compagnies de venir dévoiler leurs contrats d’électricité pour qu’on puisse discuter du coût pour tous les Québécois des décisions prises jusqu’à maintenant ».À Montréal, les deux porte-parole d’Alumax (qui, outre Lauralco, possède aussi 25 % d’ABI, autre alumi-nerie bénéficiaire d’un contrat à partage de risques) ont répété que la confidentialité des contrats de fourniture d’électricité est « une donnée stratégique » indispensable à la compétitivité internationale de leur entreprise.L’usine Lauralco, qui entrera en service en 1992, est la dernière bénéficiaire du programme de partage de risques d’Hydro-Québec.Elle est donc la première concernée par les critiques qui reprochent au gouvernement Bourassa d’avoir continué à attirer des entreprises énergivores au Québec par le biais de cette tarification préférentielle alors qu’Hydro-Québec est déjà au bord d’une situation de rupture de stock énergétique.De récents «articles de presse biaisés » ont « insinué que nous ne nous sommes installés au Québec que pour tirer profit d’une électricité bon marché », a déploré le vice-président exécutif d’Alumax, Bond Evans, alors que « nous avons investi 1,6 milliard $ au Québec au cours des 7 dernières années : ça prendra du temps avant que nous rentrions dans notre argent ».Un investissement d’un milliard $, comme celui qu’Alumax a fait dans l’usine Lauralco, est amorti en 12 ans, a précisé Philippe Thaure, vice-président à la technologie chez Alumax.Investissement qui aura, selon lui, créé 5000 emplois pendant les deux années de construction de l’usine, puis 600 emplois permanents por son exploitation.Le Québec et le Manitoba ont certes les prix d’électricité les plus bas en Amérique du Nord, ont admis les deux cadres.Mais les prix sont nettement plus bas, ont-ils dit, en Arabie Saoudite, au Venezuela, en Australie et au Brésil.Comme les gouvernements de tous ces pays cherchent à attirer des aluminineries, la confidentialité des contrats de fourniture d’électricité est essentielle, « pour le vendeur autant que pour l’acheteur », pour parvenir à « la meilleure entente possible », a soutenu M.Evans.Sinon, « les négociations deviendraient une simple mise aux enchères de l’électricité.» Car si Hydro-Québec annonçait publiquement que son tarif est, par exemple, de 22 $ le kilowattheure, les Australiens n’auraient qu’à offrir un tarif de 21 $ pour que les alumineries s'installent en Australie, a expliqué M.Thaure : « À partir du moment où vous fixez le tarif dans une grille, il n’y a plus de négociations possibles.».Dans une première phase de 12 ans, soit jusqu’en 2002, le contrat qu’Hydro-Québec a signé avec Lauralco fixe ainsi le tarif en fonction d’un pourcentage du prix de l’aluminium, pourcentage qui peut varier dans le temps de 1 ou 2 points, a expliqué M.Thaure.Mais la formule, a-t-il précisé, tient également compte du niveau total de la demande d’électricité à laquelle Hydro-Québec doit faire face et de l'énergie qui reste disponible.De la sorte, s’il advenait que la situation de surplus énergétiques qui prévalait au Québec au début des années 1980, grâce à la mise en servi e du complexe hydro-électrique de La Grande, se reproduisait à l’avenir, Lauralco pourrait bénéficier des tar rifs beaucoup plus bas auxquel Hydro-Québec vend son énergie excédentaire.Des formules de rattrapage sont prévues tous les 7 ans pour éviter que le tarif ainsi calculé ne s’éloigne trop du tarif « L », mais M.Thaure a laissé entendre que pendant cette première phase, les tarifs étaient avantageux pour Lauralco.Ce qu’il justifie par le fait que ces 12 premières années du contrat sont celles pendant lesquelles Alumax doit rembourser les emprunts bancaires qu’elle a contractés pour financer son investissement dans l’usine.À partir de l’an 2002, le tarif de l’électricité fournie par Hydro-Québec est calculé uniquement « en fonction du prix moyen payé par les alumineries du monde libre », a poursuivi M.Thaure, tel que calculé par « des experts ».fense nationale pour rendre plus stricts les mécanismes d’examen lors du recours à l’armée.Il préconise finalement l’adoption de mesures correctives pour indemniser les communautés touchées par les événements de l’été dernier et pour atténuer leur effet sur les jeunes de la région.4 Le Bangladesh dation il y a 20 ans, pourrait atteindre les 200 000 moils.Le parlementaire Moudid Ahmed, de retour du district de Noakhali, dans le golfe du Bengale, a estimé que 60 % des victimes étaient des femmes et des enfants.Les sauveteurs ont retrouvé des dizaines de bébés attachés aux arbres avec des chiffons, le long de la côte.Ils sont morts noyés, alors que leurs parents les avaient suspendus aux branches les plus hautes et les plus solides dans l’espoir de les sauver du raz-de-marée.« D’habitude, il y a une plate-forme au-dessus de leur cabane et c’est là qu’ils mettent les enfants et ce qu’ils ont de plus précieux pendant les inondations, a expliqué Moudid Ahmed.Mais s’ils voient que l’eau monte trop et qu’il faut fuir, ils attachent les plus jeunes enfants dans les arbres ».Cette fois, le raz-de-marée était trop puissant.Il a soulevé une vague de six mètres de haut.Des chalutiers ont été retrouvés j usque dans les rizières, loin dans les terres.Ils servent maintenant d’abris aux survivants.Vautours et chiens se disputent désormais les cadavres.Dans le seul village d’Anwara, de l'autre côté de Chittagong, les morts sont innombrables.« Il n’y a pas une seule famille qui n’ait perdu deux ou trois parents », dit un vieil homme du village, situé au bord du Karanphuly.Des hommes et des femmes errent au bord du fleuve, à la recherche de parents disparus.Mais « beaucoup de corps ont déjà été mangés par les chiens, et encore plus par les vautours», ajoute-t-il.Dans sa conférence de presse, le premier ministre a souligné que le Bangladesh surmonterait cette nouvelle épreuve si la communauté internationale lui apportait un soutien adapté à l’ampleur de la tragédie.La bégum Zia doit se rendre la semaine prochaine en Arabie Saoudite, au Koweit dans les Émirats arabes unis pour y demander une aide humanitaire supplémentaire.Militaires, fonctionnaires et organisations humanitaires étrangères non gouvernementales ont lancé une opération de secours concertée.Mais leurs ressources sont très limitées.L’armée a ouvert un centre de contrôle au secrétariat de la présidence pour superviser les opéra- LE DEVOIR gSÜjffiÔNT °EVOnM LUND' OESHO»*" Renseignements.(514) 844-3361 Administration.(514) 844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.|5t4] Extérieur (sans frais).(5141844-! 1-800-463- 844-5738 7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 tions.« Nous n’avons pas les moyens de notre volonté et de notre capacité », se lamente son responsable, le général Shafaat Ahmed.Seuls 16 hélicoptères effectuent 14 rotations par jour pour acheminer vivres et médicaments.Trois des appareils ont été donnés par l’Inde et deux par le Pakistan.Il en faudrait au moins dix autres.« Nous faisons ce que nous pouvons», ajoute le général.L’un des chenaux de Chittagong, le premier port du pays, a été rouvert après enlèvement des épaves qui le bloquaient, a précisé le premier ministre Zia.L’eau et l’électricité ont été rétablies dans la ville de Chittagong, dont la population était de 3,5 millions d’habitants, avant le cyclone.4 La STCUM tie du manque à gagner qu’entraînera l’impopulaire réforme Ryan.En raison d'une baisse de 5 % de son achalandage depuis le début de l’année, la STCUM se dirige tout droit vers un déficit d’exploitation de 13 millions $ au terme de son exercice financier 91.Selon Michel Le-boeuf, un de leurs porte-parole, la hausse prévue de la CAM servira à éponger une partie de ce déficit, mais aussi à préparer le terrain en vue de l’arrivée de la réforme Ryan.« Lorsque Québec coupera ses subventions en janvier, dit-il, la Société de transport va se retrouver avec un manque à gagner de 260 millions $.Cet argent, on devra aller le chercher en coupant nos dépenses ou en augmentant nos tarifs».« Ce que la Société s’apprête à faire, c’est de diviser en deux une augmentation qui, si elle avait été décrétée d’un seul coup en janvier, aurait été fort mal accueillie par les usagers.Alors, en annonçant une hausse demain (aujourd’hui) puis une autre en janvier, on mise sur le facteur temps pour atténuer l’impact négatif de cette mesure.St on ne faisait pas ça, on prendrait le risque de perdre beaucoup trop de joueurs (d’usagers) ».Côte syndical, les présidents des chauffeurs et des employés d’entretien de la STCUM, MM.Maurice Vé-zina et Normand Lamoureux, réservent leurs commentaires pour la fin de l’après-midi.Un peu surpris d’apprendre la nouvelle, ils attendent d’avoir les chiffres officiels entre les mains avant de dire quoi que ce soit.« Il y a toutes sortes de rumeurs qui circulent ici depuis un certain temps, signale M.Vézina.Il y a celte hausse de tarif, mais aussi la possibilité de mises à pied et de coupures de services».En fait, selon lui, la STCU M a d’ores et déjà commencé à préparer ses flûtes en prévision de la réforme Ryan.« La ligne d’autobus 200 à Sainte-Anne-de Bellevue sera supprimée après 19 h 30, le 23 juin prochain.À la station de métro Atwater, on projette d’éliminer une des loges qui sert à la perception des billets, tandis qu’à McGill, poursuit M.Vézina, c’est le nombre de préposés à la perception qui va diminuer.Quand on re- garde ça de près, on peut déjà voir dans quel bordel la réforme Ryan va nous plonger».Au bureau de Robert Perrault, on signale que la priorité est d’éviter toute réduction du service aux usagers, mais que compte tenu des circonstances (comprendre la réforme Ryan) on ne pourra pas faire de miracle.En plus de l’augmentation de la CAM, on parle de la possibilité de réduire « certaines dépenses non liées à la qualité du service offert aux voyageurs », ainsi que d’autres mesures « qu’on garde aussi secrètes » jusqu’à la conférence de presse de cet après-midi.À noter que M.Perreault rencontrera demain quelques représentants syndicaux de la Société de transport pour les mettre au parfum des décisions qu’il entend prendre pour sortir la STCUM de l’impasse budgétaire dans laquelle elle se retrouvera en 92.Sans être attendu avec une brique et un fanal, disons que M.Perreault aura devant lui des gens qui ont fait leur propre calcul.« S’il compte me faire avaler l’idée que des mises à pied sont inévitables, dit l’un d’eux, il va avoir droit à un petit discours sur les coûts effarants de la réorganisation administrative de la STCUM, sur les petits condos qui servent de bureau à certains boss, sur le gaspillage d’argent qu’on peut voir à gauche et à droite.» 4 La plupart Gaspésie, l’Estrie, l’Outaouais et certaines parties de Montréal, qui ont le plus répondu à l’appel.« Dans le centre du Québec, dans le Saguenay et à Québec, la participation a été très faible », relate-t-il.« Le degré d’attachement au Ca nada varie beaucoup d’une région à l’autre, rapporte-t-il d’ailleurs.Dans certains coins, il est à peu près inexistant.Ailleurs, il semble très fort.» De la même façon, souligne-t-il, « il y a plusieurs versions de la souveraineté.» « Pour les Anglo-Québécois, cela se traduit automatiquement par un Québec d’abord francophone.» Si les constatations sur le terrain sont souvent contradictoires, le bilan des participants aux travaux de la Commission, tel que raconté par ses coordonnateurs, est presque exclusivement positif.Les uns après les autres, les coordonnateurs se sont plaints hier de ce que l’exercice du Forum tire trop vite à sa fin.Au moins deux d’entre eux ont même préconisé qu’il soit maintenu, sous une forme réduite, de façon permanente.D’autres insistent sur la valeur thérapeuthique de l’opération.« Nous avions des frustrations, de la colère à exprimer », résume le coordonnateur albertain Bob Willis.Enfin, à peu près tous les représentants du Forum dans les provinces estiment que les médias font mal leur travail, qu’ils renseignent mal les Canadiens et entretiennent souvent les divisions au pays.À compter d’aujourd’hui, les commissaires vont tenter derrière des portes closes de s’entendre sur les conclusions à tirer de ces témoigna- 4 Québec nement et les autochtones de Kahnawake, par exemple, sur la disposition d’une protection policière adéquate sur les lieux de la réserve indienne, sont plus porteuses de solutions.« Ce n’est pas une commission ambulante qui va nous donner ça, dit-il.Il faut se mettre les pieds sur terre à un moment donné.» « Nous n’avons plus les moyens dans ce pays, a-t-il ajouté, d’essayer de tout régler avec de grandes commissions qui vont nous faire des manuels chaque fois sans avoir pu travailler sur le terrain.» M.Ryan a poliment mais fermement fait savoir au gouvernement fédéral par ailleurs que la plupart des sujets en litige ne le regardent pas.« Les affaires provinciales doivent être examinées par une structure provinciale, c’est logique, dit-il.Qu’Oltawa fasse enquête sur ce qui relève de sa compétence, bravo.Mais ce qui relève du gouvernement du Québec regarde le gouvernement du Québec.» Le ministre a répété qu’il n’avait rien à cacher dans cette histoire-,mais que « cela ne veut pas dire que tout doit être publié à tout prix ».Il a rappelé qu’un rapport préparé par la Sûreté du Québec sur la crise amérindienne de l’été dernier sera rendu public d’ici à la fin juin.Et soutenu en outre qu’il n’avait pas besoin d'une commission d’enquête pour faire confirmer ce qu'il sait déjà.kXo que+xx R E S ULTAT S fi Tirage du 91-05-06 8 9 12 Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages 15 20 29 33 34 Prochain tirage: 91-05-08 35 38 49 51 52 55 57 62 63 64 U9 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.8 mai par la PC et l'AP 1990: la CSN s’engage à faire la promotion de l'indépendance du Québec.1987 Irlande du Nord: huit militants de l'IRA et un passant sont lues dans une embuscade tendue par les forces de l'ordre lors de l’attaque d'un poste de police à l.oughall 1985 violents affrontements en Nouvelle-Calédonie; un mort et une centaine de blessés.1984: l'Union soviétique annonce qu elle ne participera pas aux Jeux olympiques de Los Angeles.1982 U* coureur automobile canadien Gilles Villeneuve se lue dans un accident lors d'une course automobile.1971 les activistes indiens du Dakota du Sud déposent les armes et se rendent après un siège de 70 jours à Wounded Knee, 1972 les présidents des trois grandes centrales syndicales du Québec.Marcel Pépin, Louis La berge et Yvon Charbonneau sont condamnés à un an de prison pour outrage au tribunal.1949 proclamation de la Képubli qu¦¦%, — Le Front «que du salut (FIS), arriverait en tété du premier tour des élections législatives algériennes du 27 juin, avec 33,4 % des suffrages exprimés, selon le premier sondage sur les intentions de vote effectué par un organisme algérien et obtenu hier par l’AFP.Le mouvement islamiste n’atteindrait cependant pas la majorité absolue des 542 sièges de la prochaine Assemblée et oscillerait entre 187 et 228 sièges, selon ces estimations.Au deuxième tour, son principal rival, le Front de libération nationale (FLN — au pouvoir) bénéficierait d’un meilleur report de Voix en recueillant 45 % des intentions de vote, contre 38,4 % pour le FIS, s’il ne restait que ces deux partis en lice, Ce premier sondage électoral effectue en Algérie depuis l'indépendance il y a trente ans, a été réalisé par le CENEAP (Centre national d’études appliquées et de prospective), en collaboration avec l'hebdomadaire Algérie-A dualités, qui doit le publier dans sa livraison de demain.Le troisième parti serait le Front des forces socialistes ( FFS) de M.llocine Ait-Ahmed, crédité de 8 % des intentions de vote au premier tour.Le parti de l’ancien président Ahmed Ben Bella, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) n’arnve qu’en sixième position.Il est crédité de 0,7 % des intentions de vote.Négociations BOGOTA (Reuter) — Les rebelles colombiens ont accepté d’entamer des négociations avec le gouvernement pour tenter de mettre fin à 30 ans de guerre civile.Dans un communiqué publié lundi, la coordination de la guérilla Simon Bolivar (CGSM) déclare avoir accepté l’offre du gouvernement d’entamer des négociations immédiates à Cravo Norte, dans la province d’Arauca.Cette ville, proche de la frontière vénézuélienne, avait été proposée dimanche par le gouvernement comme site possible des pourparlers de paix.La CGSM réunit les Forces armées révolutionnaire colombiennes, l’Armée nationale de libération et l’Armée populaire de libération, qui rassemblent 8000 hommes en armes.Les rebelles ont désigné trois négociateurs qui fixeront avec les représentants du gouvernement l’ordre du jour des discussions.L’Arménie dénonce le terrorisme d’État de Moscou PHOTO AP Deux réfugiés arméniens du village de Gedashen sont arrivés hier à Erevan, capitale de l’Arménie.EREVAN (Reuter) — L’Arménie accuse le Kremlin de mener une campagne de « terrorisme d’État » pour renverser son gouvernement nationaliste démocratiquement élu.Le président de la république, Levon Ter-Petrossian, a dénoncé hier la poursuite des opérations de l’ar-mee soviétique et des forces spéciales du ministère de l’Intérieur dans des villages arméniens isolés, avec hélicoptères et véhicules blindés.Au cours d’une conférence de presse au Parlement arménien, M.Ter Petrossian a indiqué qu’il venait d’être informé d’une nouvelle attaque, menée par quatre hélicoptères, contre le village de Kirants, dans la région de Goris, dans le sud de l'Arménie.Il a parlé de dizaines de morts.« Nous considérons cela comme un acte de terrorisme d’État pratiqué par l’armée soviétique, les forces du ministère de l'Intérieur et la police azérie, qui suivent un plan concerté », a dit Levon Ter-Petrossian.Le président Mikhaïl Gorbatchev, ses ministres de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que les autorités de l’Azerbaïdjan, voisine de l’Arménie, imputent la responsabilité des violences à des groupes nationalistes arméniens, dont ils réclament le désarmement.Le président Ter-Petrossian, qui s’appuyait sur des témoignages par- venus à Erevan, a déclaré que des commandos soviétiques et azerbaïdjanais opéraient ensemble et se livraient a des atrocités dans les régions frontalières entre les deux républiques transcaucasiennes.D’après ces témoignages, ils abattent des prisonniers et scalpent des cadavres.L’économiste Silaret Berikian, qui travaille pour le gouvernement, a raconté avoir personnellement compté 20 cadavres dans le village de Getas-hen, dont certains avaient effectivement été scalpés.« Le président Gorbatchev dit que ces actions ne visent qu’à neutraliser les groupes (arméniens) armés.Mais il a un autre but », a affirmé Levon Ter-Petrossian.« Gorbatchev veut teiToriser la population arménienne et renverser les pouvoirs légalement élus en Arménie ».Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a qualifié les violences « d’escalade dans l’agression délibérée des forces nationalistes arméniennes, qui mène à une guerre non déclarée ».La télévision soviétique a rapporté qu’un village azéri subissait, depuis le territoire arménien, une attaque à l’arme lourde, avec mitrailleuses et mortiers.« Des hélicoptères et des véhicules blindés participent à l’opération mi- litaire», a ajouté la télévision.! La radio arménienne diffuse de la ; musique solennelle, interrompue par j des bulletins d’informations à heures j régulières.Des hélicoptères militai- ; res survolent Erevan.À Moscou, le Parlement soviétique ; a repoussé une requête des députés ! arméniens, qui demandaient la con- j vocation d'une séance extraordinaire .pour débattre sur les combats.Il a j en revanche accordé son soutien à ; un appel du président Gorbatch' v ; pour un désarmement des milices sé- ; paratistes des deux républiques.; Selon le président arménien, trois ; nouveaux villages — Terkh, Chour- j noukh et Kornidzan — ont été oc- j cupés par l’armée et les hommes d’é- j Lite du ministère de l’Intérieur, avec j l’appui de policiers azéris.Les autorités d’Erevan affirment j que 37 Arméniens ont été tués la se- J maine dernière lors de l’attaque, en ; Azerbaïdjan, de villages peuplés j d’Arméniens.1 « La situation est grave et elle doit ; être désamorcée, sinon elle entrai- ; nera des événements qui provoque- ; ront davantage d’effusions de sang », ! a déclaré lundi soir le président Gor- ; batchev, au cours d’une conférence ; de presse.« Il faut rétablir l’ordre constitu- ; tionnel.Le statut autonome du Haut- J Karabakh doit être complètement ; rétabli», a-t-il ajouté.! Les Américains entament leur retrait du sud de l’Irak SAFWAN (Reuter) — L’armée américaine a entamé hier la dernière phase de son retrait du sud de l’Irak.Des milliers de soldats, en longs convois de chars-et véhicules blindes de la 3e division blindée de la 1ère brigade, ont pris la route du Kosveit.Des enfants irakiens agitaient des drapeaux américains pour leur dire adieu.L’US Army se retire de la zone occupée depuis la fin de la guerre du Golfe, afin de permettre à la mission d’observation des Nations unies (UNIKOM) d’achever son déploiement dans une zone démilitarisée de 15 km de large à la frontière irako-koweitienne, dix kilomètres en territoire irakien et cinq au Koweit.« Notre retrait a débuté au lever du jour et nous auronsquitté l’Irak en fin de journée », a déclaré à Reuter le capitaine Eric Wagenar, à la base aérienne de Safwan.La division s’était déployée au Koweit et dans le sud de l’Irak à la fin février, lors de l’offensive terrestre alliée qui a mis fin, en 100 heures, à l’occupation de l’émirat.Après la fin des hostilités, la mission principale de la division a été d’assurer la protection des réfugiés de guerre et de ceux qui ont fui les combats ultérieurs entre insurgés chiites irakiens et forces loyales au président Saddam Hussein.Les Américains cèdent la place à une force de l’DNU de 1440 hommes.L’UNIKOM, précise-t-on de source autorisée, s’est d’ores et déjà déployée et est prête à assumer la surveillance de la zone tampon, conformément à la résolution de cessez-le-feu adoptée le 3 avril par le Conseil de sécurité.Le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, est arrivé hier au Koweit en provenance d’Arabie Saoudite pour inspecter les troupes américaines et s’entretenir avec les autorités de l’émirat des mesures de sécurité dans la région.Il devait également se rendre brièvement dans la zone frontalière pour assister au retrait américain.Avant d’arriver à Koweit, Dick Cheney a déclaré à la presse que toutes les forces américaines auraient quitté le sud de l’Irak d’ici demain, mais qu’une brigade blindée d’environ 5000 hommes resterait dans l’émirat pour le moment.Il a précisé que les patrouilles aériennes américaines avaient cessé lundi soir au-dessus du sud irakien.Le départ des forces américaines s’accompagne d’une grande inquiétude pour les civils irakiens de la région.Ils ont du mal à croire que seule la police irakienne aura le droit de patrouiller dans la zone démilitarisée.« Est-ce que l’armée irakienne arrive?», demandait avec angoisse un vieux fermier.« C’était bien quand vous étiez là, a ajouté un autre a l’adresse d’un soldat.Nous sommes des déserteurs.Maintenant vous rentrez dans vos familles et vous allez laisser Saddam venir et nous massacrer.Ce n’est pas juste ».Les forces américaines ont assuré un pont aérien pour évacuer plus de 8300 Irakiens du camp de réfugiés de Safwan, désormais vide, jusqu'à celui de Rafha, tout juste construit, en Arabie Saoudite.Ils avaient proposé de transporter tout Irakien qui demanderait à quitter son pays.Selon le capitaine Wagenar, 30 derniers réfugies ont été évacués hier vers Rafha.« L’avion est resté plus de deux heures sur le tarmac, mais il n’y a que 30 Irakiens qui sont venus nous demander d’aller a Rafha.Nous avons pris tous ceux qui voulaient partir», a-t-il expliqué.Par ailleurs, les autorités irakiennes ont qualifié hier de positif le climat de négociations entamées la veille entre Bagdad et des dirigeants kurdes sur l'octroi d’une plus grande autonomie au Kurdistan irakien.« Les deux délégations ont discuté des moyens de promouvoir un dialogue positif afin de garantir l'unité et la stabilité de l'Irak, et le dialogue a été mené dans une atmosphère positive », rapporte l’agence officielle irakienne INA, sans préciser la teneur des entretiens.La délégation gouvernementale, conduite par le vice-président Izzat Ibrahim, comprend le vice-premier ministre Tarek Aziz, le ministre de l’Intérieur Al Hassan al Madjid et le président de l’Assemblée nationale, Saadi Mehdi Saleh.La délégation du Front du Kurdistan irakien, forte de quatre membres, est dirigée par Massoud Barzani, chef du Parti démocratique du Kurdistan.Les rebelles kurdes veulent que la communauté internationale garantisse tout accord sur leur autonomie et que l’important centre pétrolier de Kirkouk soit indu dans tout règlement.Mais de hauts responsables irakiens ont déclaré lundi que Bagdad restait opposé à une supervision internationale dans la mesure où il s’agit d’une affaire intérieure, et que les Kurdes n’auraient pas le contrôle du pétrole produit dans la région.Selon des responsables, le président Saddam Hussein ne rencontrera la délégation kurde que quand un ac- j cord sera prêt à signer.Les négociations de cette semaine ; constituent la seconde série de pour- j parlers entre dirigeants irakiens et ; le Front du Kurdistan, mouvement j qui regroupe les principaux partis ; autonomistes kurdes depuis l’écra- ; sement par les forces irakiennes de l’insurrection kurde, début avril.Jalal Talabani, chef de l’Union patriotique du Kurdistan, a annoncé après une première série de négocia- ' tions, il y a deux semaines, qu’un ac- ; cord de principe mettant fin au conflit entre les Kurdes et le régime irakien avait été conclu.Selon lui, cet accord préliminaire porte sur l’application d’un accord conclu le 11 mars 1970 avec Bagdad sur l’autonomie du Kurdistan.Lés Kurdes, qui constituent le cinquième des 18 millions d'habitants de l’Irak, accusent Bagdad de n'avoir jamais appliqué cet accord.Il prévoit la participation des Kurdes au gouvernement, la nçminatiqn de responsables kurdes dans les régions kurdes, la reconnaissance de la langue kurde en tant que langue officielle en meme temps que l’arabe au Kurdistan, et l’amendement de la Constitution pour y inclure les droits des Kurdes.L’armée yougoslave rappelle ses réservistes d'après Reuter et AFP BELGRADE — L’armée yougoslave a commencé hier à rappeler ses réservistes alors que les dirigeants du pays, réunie depuis lundi soir à la suite de l’aggravation dramatique de la situation, avaient ajourné hier soir leurs travaux.Le communiqué de la présidence collégiale ne donne aucune précision sur le cours des travaux auxquels participent également les présidents des six républiques à l’exception du président de Croatie, Franjo Tudj-man, qui effectuait une visite d’un jour en Grande-Bretagne.Le ministre de la Défense, le général Veljko Kadijevic, a averti que la guerre civile avait déjà commencé en Yougoslavie.11 a mis en demeure la présidence de l’État de faire cesser les affontements interethniques qui déchirent la fédération ou de laisser l’armée prendre les choses en main.Beaucoup de jeunes réservistes de Belgrade, la capitale, ont dit avoir reçu leur feuille de route.Des diplomates occidentaux, qui ont confirmé ces informations, ont déclaré pour leur part qu’une mobilisation était clairement en cours, bien que l’armée ne l’ait pas annoncée.Selon des témoins, des chars ont quitté Belgrade et traversé la Bosnie-Herzégovine, une des six républiques de la fédération.La présidence collégiale de l’État a convoqué les présidents des six républiques à une réunion extraordinaire consacrée aux affrontrements entre Serbes et Croates, les deux principales communautés du pays.Ces affrontements ont fait 18 morts depuis jeudi dernier.« La société yougoslave est déjà en proie à la guerre civile », a dit le ministre de la Défense au président Borisav Jovic, avant de lancer son ultimatum à la présidence de l’État.« La façon dont l’armée a été utilisée pour empêcher des affrontements inter-ethniques ne peut plus être efficace, a poursuivi le général lors d’une conversation téléphonique.L’armée ripostera (.) y compris en ouvrant le feu, à toute attaque contre ses membres, ses unités ou ses installatioas ».Le général Kadijevic, qui n’avait pu, pour des raisons de santé, parti ciper en personne à la réunion de la présidence, a ajouté que l’armée avait étééplacée en état d’alerte maximale après la mort d’un soldat de 19 ans, tué lundi lors d’une manifestation contre les militaires devant une base navale de Split, sur l’Adriatique, en Croatie.La flambée de violence à laquelle la Yougoslavie est en proie — la plus grave entre Serbes et Croates depuis la Seconde Guerre mondiale — s’est poursuivie mardi.Plusieurs milliers de personnes ont empêché des chars et des véhicules blindés de traverser la ville de Polog, en Bosnie, en bloquant la route avec des camions, des voitures et des autobus.Des rues ont également été barrées dans d’autres villes pour empêcher des chars de passer, a rapporté l’agence Tanjug.Selon Tanjug, deux grenades ont explosé à Brsadin, village de l’est de la Croatie ; non loin de là, à Borovo, une bombe a été lancée dans un café appartenant à des Serbes et des fusillades ont éclaté dans plusieurs régions.Aucune nouvelle victime n’a cependant été signalée.Les incendies au Koweit seront bientôt éteints I AHMADI (Reuter) — La lutte contre les incendies des puits de pétrole koweïtiens semble aller plus vite que prévu, ce qui laisse espérer que le cauchemar écologique de l’émirat s’achèvera dans quelques mois.Un spécialiste occidental a précisé que 93 incendies avaient déjà été éteints.Il a estimé que les deux-tiers des feux seraient maîtrisés d’ici la fin août et que les derniers incendies devraient être éteints à la fin mars.« Les pompiers estiment que d’ici la fin août, les deux tiers des feux seront éteints et jusqu’à présent ils sont plutôt en avance sur le calendrier», a-t-il dit.« Nous faisons de gros progrès et les gars font un bon travail », a pour sa part déclaré Larry Flak, qui coordonne la lutte contre les incendies conduite par trois sociétés américaines et une firme canadienne, sans cependant donner de calendrier précis.« L’extinction en elle-même est le principal problème.Les explosifs ne sont pas très fiables, a-t-il ajouté.Nous avons du avoir recours à de nouvelles méthodes».Avant de s’attaquer à l’extinction de la flamme, les pompiers doivent éliminer le charbon et autres sub- i:t stances qui se sont accumulés et so?lidifiés autour des tetes de puits.’.Lors de leur retraite, en février dernier, les troupes irakiennes ont saboté 600 puits de pétrole dans l’& mirât et mis le feu à 500 d’entre eux.À Ahmadi, où le ciel est constamment obscurci par un nuage de fu?niée noire, les médecins ont diagnostiqué une forte augmentation des crises d’asthme.À Koweit City, le vent apporte parfois de longues trainées de fumée noire qui assombrissent le ciel.Chaque jour, six millions de barils de brut — l’équivalent de 100 millions $ — partent en fumée ou se répandent dans les sables du désert koweïtien.U ne fois que tous les incendies auront été maîtrisés, le Koweit devra faire redémarrer l’extraction pétrolière.Certains puits pourraient être abandonnés au profit de nouveaux forages.Selon un expert occidental, les dégâts dans les raffineries, à une exception près, sont bien moins importants qu’on ne l’avait craint, « en grande partie à cause de l’incompétence technique des Irakiens».Après la guerre civile, le front social s’embrase au Liban BEYROUTH (AFP) — Avec la normalisation, le front social s’embrase au Liban : la centrale syndicale a appelé à une grève générale demain, qui viendra couronner une cascade de grèves dans l’enseignement et les banques, où les salariés n’acceptent plus l’effondrement de leur pouvoir d’achat.« Nous avons fait les frais de la guerre, nous ne voulons pas maintenant que les plus démunis soient les victimes de la paix », a affirmé le chef de la puissante Confédération générale du travail libanaise (CGTL), Antoine Béchara.Selon M.Béchara, la condition des travailleurs est devenue catastrophique avec une inflation de 114 % pour l’année 1996.Le salaire minimum est toujours de 45 000 livres libanaises (50 $), alors que le seuil vital pour une famille de cinq personnes devrait être de 310 000 LL, estiment les experts de la CGTL.Le coup d’envoi des grèves a été donné la semaine dernière par les 2000 professeurs de l’Université libanaise (UL), lassés de leurs salaires de misère, ce qui a encouragé les 80 000 enseignants des écoles gouvernementales et privées à leur emboîter le pas, menaçant de faire perdre l'annee scolaire à près d’un million d’étudiants et d’écoliers.Les salaires des enseignants, dont l’ancienneté n’est pas prise en comp te, oscillent entre 50 000 et 70 000 LL.« J’ai vu des instituteurs travailler comme vendeurs ambulants de légumes ou de cigarettes.C’est dégradant», affirme M.Béchara.Le cours du dollar montre l’effon drement de la livre : en 1983, au dé but de la crise économique, le dollar valait trois livres, il est aujourd’hui côté à 929 LL, après avoir dépassé en septembre le cap des 1000 LL.« Les injustices se sont accumulées contre nous en seize ans de guerre.Nous ne pouvons plus travail 1er dans ces conditions.Comment peut-on nous demander d’instruire les enfants des autres, alors que l’on n’a plus les moyens d’envoyer nos propres fils à l’école », renchérit un dirigeant du syndicat des instituteurs du privé.En même temps, les 16 000 employés des banques — des inslitu tions vitales pour l’économie libanaise — ont déclenché une grève il limitée.Un licencié de l’Université y touche 82 000 LL par mois, et un fondé de pouvoir, même s’il a trente Les employés de la Banque centrale doivent se joindre aujourd’hui à ce mouvement en signe de soutien.Face à cette situation, l’État qui cherche à affirmer son autorité après 16 ans d'anarchie, a réagi avec dureté : pas question de négocier sous la pression de la grève, répètent ministres et responsables.La police a même appréhendé pendant quelques heures jeudi dernier une dizaine de syndicalistes qui tentaient de pénétrer dans une banque pour s’assurer du suivi de la grève.« L’État est partie prenante dans ce conflit, au lieu de jouer un rôle l’arbitre et de permettre une solution de compromis », a estimé le chef du syndicat des employés de banques, M.Habib Zeidan.Quant au ministre du Travail, M.Michel Sassine, il est considéré comme un interlocuteur inexistant par les syndicats, qui lui reprochent d’avoir quitté Beyrouth avant le déclenchement des grèves .pour une partie de chasse.Déjà en novembre 1987, la CGTL avait mené une grève générale de trois jours — la plus importante dans l’histoire du pays — pour demander un réajustement des salaires.L’État lui avait demandé de mettre en sourdine ses revendications, arguant de l’impossibilité d'y répondre en raison de la guerre.Aujourd’hui, M.Béchara explique (jue la grève de demain vise a « ob tenir de l'État que les gens aient une vie décente, voire un peu moins ».Il se veut en effet réaliste et n’entend pas exiger l’impossible d’un État à peine renaissant. Le Devoir, mercreai e mai lasi m «•» AEROSPATIALE.LE CIEL EST TÉMOIN DE NOS SUCCÈS.! ARIANE WWW '^.'•.sV-Cvs'-v'u >•• t$EBïï£Ë^M& ¦ M üàMéÊi ; -V.mSmiftwmŒ&r ‘ £ *» «wi* mr ! HHpn^j -’-rr: ¦ v ¦ *11111 mm + Ariane représente 50% du marché des lanceurs.AEROSPATIALE en est l’architecte industriel.Sur 89 satellites à mettre en orbite, 19 sont américains, 2 canadiens, 44 européens et 53 ont déjà été lancés par ARIANE.Maître d’oeuvre de la navette spatiale européenne Hermes, AEROSPATIALE maîtrise aussi l’ensemble des systèmes spatiaux, du satellite à la station orbitale de demain.Pour nourrir sa grande capacité de réflexion et de production, AEROSPATIALE investit plus de 35% de son chiffre d’affaires dans la recherche et le développement.Ce pourcentage, le plus élevé du monde, place AEROSPATIALE au coeur de tous les grands projets aéronautiques et spatiaux européens.Ses partenaires se sont associés à la dynamique du succès qu’elle a su créer.Son histoire est depuis toujours jalonnée de succès internationaux menés en collaboration: Airbus avec 30% du marché de l’aviation civile et les hélicoptères avec 33% du marché mondial en témoignent.Ses programmes menés en collaboration représentent 70% de son chiffre d’affaires.Le Canada est un des tout premiers partenaires d’AEROSPATIALE.Le groupe Bombardier/Canadair et l’entreprise Pratt & Whitney participent à de nombreux programmes aéronautiques dans le cadre d’un partenariat actif fait d’échange d’informations, de méthodes, de technologie et de personnel.AEROSPATIALE, moteur de l’industrie aéronautique et spatiale européenne, mènera dès demain avec ses partenaires le projet du nouvel avion supersonique et signera dans le ciel un nouveau succès.0®rospatkfc aérospatiale aerosp atiok 'I jtP'Mê.r AEROSPATIALE CANADA INC.(ACI), 275 rue Sparks, suite 902, Ottawa (Ontario) KIR 7X9 Tél.: (613) 230-3902 Fax: (613) 230-1442 A-8 ¦ Le Devoir, mercredi 8 mai 1991 ÉDITORIAL Bien plus qu’une gaffe Nonobstant les dispositions légales de la formule d’amendement d’aujourd’hui, aucune révision constitutionnelle ne peut être légitime, aux yeux du Parti liberal, sans l’approbation de chacune des quatre régions du pays : l’Atlantique, le Québec, l’Ontario et l’Ouest ».C’est ce que disait le chef du Parti libéral du Canada, hier midi, à des étudiants d’Ottawa, 48 heures après avoir raté le moment crucial où l’affirmer, lors d’une conférence de presse à Québec.À l’ombre de l’Assemblée nationale, dimanche, U avait préféré spéculer tout haut sur la.tentante possibilité de rééditer une réforme constitutionnelle sans l’accord du Québec.Entre temps, le premier ministre du Québec, M.Bourassa, généralement avare de gros mots mais poussé là dans les orties, n’avait eu d’autre choix que de dénoncer cette « bêtise politique », et de s’assurer ainsi les manchettes.Le chef du Bloc québécois, M.Lucien Bouchard, mordait à belles dents cette graine de « fascisme », un terme bien trop lourd pour l’inconscience de M.Chrétien.( Les souverainistes, d’ailleurs, feraient bien de ménager un peu un chef du PLQ qui montre tant de génie pour raviver leur cause.) Et les libéraux, à travers le Canada, entraient encore en transes rituelles à propos de leur leader.Il a perdu son instinct politique, il est mal entouré, il vieillit, dit-on d’un air consterné, comme si on parlait d’une bête élevée en vue du Derby du Kentucky, qui décevrait ses propriétaires.Typique du mal dont souffrent les libéraux, le débat fait d’abord rage sur le « style ».D’un côté, l’école des dresseurs : M.Chrétien devrait boutonner son veston et ne pas s’aventurer hors des textes qu’on lui rédige.De l’autre, la ligue d’improvisation : M.Chrétien doit batailler au naturel, c’est ce qui fait son charme et l’un de ses seuls atouts.Les thèses s’affrontent et se défont tour à tour, au gré des malicieux sondages, dont un cruel Gallup qui a nettement amélioré les fortunes du parti en frévrier et mars, sous le leadership intérimaire de madame Copps, pour annuler toute la percée dès le retour de M.Chrétien.Quoi qu’on en dise et malgré les rétractations de l’intéressé, l’épisode de Québec n’est pas une simple gaffe.Les plus acharnés de ses adversaires n’ont jamais pris M.Chrétien pour un imbécile et s’il a été l’artisan de l’accord constitutionnel de 1981, qui ne fut pas une mince affaire, c’est qu’il se mouvait fort bien dans les arcanes de la première loi du pays.Mais le chef du Parti libéral n’a pas encore décidé, une fois pour toutes, de ses convictions dans cette nouvelle « ronde » de débats dont on sent bien qu’il les trouve superflus, qu’on les lui impose.D’instinct, il partage le diagnostic de son ancien chef, M.Trudeau, selon lequel c’est la réouverture du dossier, en 1985 par MM.Mulroney et Bourassa, qui a créé la crise.Il répète ici et là, comme il l’a fait dimanche, que le problème avait été réglé en 1981-82, que le statu quo reste vivable, qu’il aime assez ce pays tel qu’il est.Quand il se lance dans l’exercice des propositions constitutionnelles, que ce soit l’an dernier peu avant son élection à la tête du PLC, ou en décembre devant la Commission Bélanger-Campeau, il ne brûle pas du zèle du réformateur.Il le fait parce qu’il le faut bien, que tel est l’ordre du jour canadien.Ce n’est que forcé par le débat sur l’accord du lac Meech qu’il a fini par M.Chrétien ne saurait énoncer clairement ce qu ’il conçoit mal souhaiter, du bout des lèvres et en lésinant sur les conditions, que le Québec doive officiellement « signer » la Constitution canadienne.Pour lui, cette signature manquante n’était pas un drame, mais un incident de parcours dont les futures générations finiraient par se remettre.Il n’y a pas à chercher beaucoup plus loin pour expliquer ses divagations de dimanche, plus naturelles que ses clarifications de mardi.Dire que le Canada peut tout à fait, encore aujourd’hui, amender sa Constitution sans l’accord du Québec, c’est techniquement vrai, mais il faudrait que M.Chrétien regrette vivement l’accord de 1981 pour qu’il « sente » d’intinct que c’est politiquement odieux.Spéculer comme il l’a fait sur la possibilité d’aller de l’avant avec des propositions qu’une forte majorité canadienne accepterait par référendum mais qui n’atteindraient que «'49.9% des voix » au Québec, c’est plus étonnant.Mais cela correspond aussi à son adhésion plus ou moins ferme au principe d’un veto constitutionnel pour le Québec.Comme M.Trudeau, qui l’a souvent offert, il n’est pas opposé à l’idée.Mais il nly tient pas absolument, il ne trouve pas la chose essentielle au pacte canadien.Dans ces conditions, il peut jouer un peu avec les chiffres, se laisser tenter par un scénario de changement où l’adhésion du Québec au Canada ne serait pas décisive, mais à moitié arrachée.Le fameux « instinct » de M.Chrétien, c’est celui-là.Et comme pour son style, on le fait et le défait tour à tour, avec des résultats aussi cahoteux que stupéfiants.Quand le leader libéral s’est présenté devant la Commission Bélanger-Campeau, par exemple, il défendait une position dûment balisée par un groupe de militants québécois, qui avaient convenu d’un programme constitutionnel aux grandes lignes assez précises, de la Charte des droits jusqu’à la formule d’amendement.Comme cette position, pas très originale mais assez sécuritaire jusqu’aux prochaines élections, a fait long feu, l’instinct a repris le dessus.C’est sans consultation avec ces mêmes militants qu’il sortait de quelque chapeau, il y a deux semaines, la proposition de référendum pan-canadien qui le piège aujourd’hui dans des hypothèses abracadabrantes.En décembre, il écartait l’idée d’un référendum sauf en cas « d’impasse législative », aujourd’hui, il veut en faire l’instrument principal du règlement de la crise, avant même que les législatures aient été saisies de la moindre proposition.La tentation d’un grand coup improvisé, comme en 1981, est revenue au galop.Du moins jusqu’à dimanche.Depuis, et au vu du brouhaha scandalisé, on a fait comprendre au chef libéral par où se ranger et dans quels termes.Il a obéi, comme durant la crise d’Oka, puis celle de la guerre du Golfe.Il débite maintenant sa thèse officielle des veto régionaux incluant celui du Québec.Il est sous surveillance, mais le coeur n’y est pas.Il est bien vain, dans ces circonstances, l’effort d’un carré de militants québécois qui se préparent, au prochain congrès de l’aile québécoise du PLC, à tenter de prendre le contrôle de l’exécutif du parti, en compagnie de quelques penseurs, pour battre en brèche l’entourage que préfère le chef, celui des vieux routiers qui entretiennent sa nostalgie de 1981.S’ils ont gain de cause, et c’est douteux dans un parti qui ne compte plus que 5000 membres à l’intérêt défaillant, ils auront d’énormes problèmes de « chimie » avec leur chef dont la méfiance à leur égard est déjà ouvertement vive.S’ils perdent, ils soulignent et accentuent les problèmes de leur parti, et de son chef.Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, nous disait-on à la petite école.M.Chrétien ne saurait énoncer clairement ce qu’il conçoit mal, et dont il n’est pas convaincu.Tel est le marécage où se débat le Parti libéral du Canada, qui a eu le malheur de choisir son chef avant de décider de ses convictions.Il mérite son sort.USE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Cri d'alarme VOUS DEMANDEZ au ministère de l’Immigration, des professionnels, des ingénieurs, et autres travailleurs hautement qualifiés.Pour l’essor de notre propre peuple, vous devriez, avec autant de fermete, exiger une étude en profondeur de l’enseignement dispensé dans les écoles, tant au primaire, au secondaire, dans les cégeps et les universités, afin que nous puissions comme tous les pays développés former chez nous les compétences que vous tentez d’obtenir par l’immigration.Ce ne sont pas les riches cerveaux qui manquent ici.En ce moment, l’enseignement supérieur est plus accessible aux étudiants pouvant défrayer leurs frais de scolarité qu’aux étudiants doués, mais non fortunés.C’est une grave lacune à laquelle il faut remédier immédiatement.C’est un cri d’alarme que je lance, il faut agir vite, très vite.Sinon, nous redeviendrons des porteurs d’eau, non pas des Anglais cette fois, mais bien des compétences étrangères.Prouvons que nous voulons vraiment être maîtres chez nous.Cécile Cloutier Montréal, 19 avril 1991 Où va l'argent ?DEPUIS QUELQUES mois, votre gouvernement a enclenché un processus en deux phases dont je ne saisis m la logique ni le résultat.Premièrement, tous les services sont coupés : budgets pour la défense de la langue française; coupures de plusieurs centaines de millions dans l’environnement; coupures au niveau de l’entretien des routes; coupure de 500 millions aux municipalités; coupures aux commissions scolaires; coupures de postes dans la fonction publique et gel du salaire des fonctionnaires; et bientôt peut-être, coupures des allocations aux handicapés.Deuxièmement, toutes les taxes sont augmentées : taxes scolaires; taxes municipales; frais de scolarité; cigarettes, essence, impôt; nouvelles taxes sur les souliers et les vêtements; et bientôt peut-être, hausse du coût des immatriculations et éventuellement réinstallation des péages sur les autoroutes.La dette du Québec est tout à fait raisonnable selon vous, le fédéralisme est rentable ; il n’y a pas de crise économique internationale et nous vendons notre électricité à perte pour créer des emplois.Pourtant, nous battons actuellement tous les records de faillites, tous les records de chômage, le nombre d’assistés sociaux augmente dramatiquement, 60 000 enfants n’ont rien à manger le matin, 600 000 personnes vivent sous le seuil de la pauvreté, des milliers d’itinérants se promènent à Montréal et la violence est en train de devenir un problème majeur.Habituellement, quand une compagnie coupe ses dépenses et augmente ses revenus, elle accumule des surplus ou règle ses dettes; mais dans votre cas c’est le contraire .Où va l'argent M.Bourassa ?Où va l’argent ?Roger Pomerleau Anjou, 24 avril 1991 ün souvenir inspirant JACQUES DUBUC, prêtre et artiste, est décédé.Si jeune, si riche d’une expérience de beauté et de sacré.Pour plusieurs, il est le jeune prêtre aux côtés de Jean Paul II lors de sa visite au stade olympique; pour certains comme des jeunes comédiens, des danseurs, des compositeurs, il est lè prêtre rempli du désir d’exprimer la foi au Christ vivant par la création artistique sous toutes ses formes; pour moi, il est un prêtre, ami, préoccupé par une présence ecclésiale de qualité dans le milieu des médias.Surtout, dans le cadre des émissions liturgiques, Jacques Dubuc a investi son talent pour la promotion d’un art de célébrer : non seulement la gestuelle liturgique, mais aussi le décor, la présence, le geste, la parole, en somme, la beauté et la qualité qui révèlent le sacré.Son influence était grande auprès de plusieurs artisans de nos médias.Il apportait sa collaboration joyeuse pour permettre à l’Église d’être plus prophétique à l’écran et sur la place publique.Sa dernière responsabilité fut justement de contribuer à la naissance et au développement d’une série d’émissions télévisées diffusées par les canaux communautaires et intitulées Sur la place.La pastorale des communications sociales a besoin de personnes de goût et de foi qui, à la suite de Jacques, continueront de développer un art de célébrer et un art pour exprimer la foi, aujourd’hui.Son souvenir sera pour nous une inspiration Roland Leclerc, ptre Montréal, 2 mai 1991 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l ’administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l’information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAIS CE GKJE DOI8 Les familles piégées LA FÉDÉRATION des unions de familles sollicite chacune des familles du Québec à manifester son appui à leur municipalité dans la lutte entreprise par l’Union des municipalités du Québec et l’Union des municipalités régionales du comté de Québec pour dire « non merci » à la course folle aux impôts provinciaux déguisés.À la suite de la crise scolaire du printemps dernier où le premier ministre du Québec permettait aux commissions scolaires de prélever 320 millions $ supplémentaires dans le champ foncier des municipalités, le premier ministre s’engageait formellement à tenir une table de négociation, désignée sous le nom d’Assises entre les municipalités et son gouvernement.Ces Assises devaient être l’occasion de « discuter d’un nouveau partage des responsabilités avec les municipalités, et de conclure avec elles des arrangements appropriés portant notamment sur les aspects financiers et fiscaux».Le 14 décembre 90, le gouvernement a manqué à son engagement puisqu'il soumettait, sans consultation, aux municipalités, plusieurs propositions de transfert de responsabilités, soit une nouvelle facture de 477 millions %.Ce délestage de comptes à payer impose un fardeau fiscal intolérable sur l’impôt foncier des contribuables.Ces propositions sont inacceptables et inapplicables.Dans LE DEVOIR du 18 avril 1991, Monsieur Gilles Lesage signait un éditorial intitulé « Entre le péage et le piégeage » et terminait en ces termes : « Dans la recherche effrénée de sources « alternatives » de financement, entre le péage et le maintien probable de sa taxe de vente à 8 %, le gouvernement en est réduit à rançonner, à piéger les contribuables.Il ne restera plus ensuite qu’à les dépecer et à les tanner ! » Les premiers en liste sont d'ores et déjà les contribuables ayant des responsabilités familiales.Les « familles contribuables» sont d’autant pénalisées qu’elles requièrent des besoins et services eu égard au nombre de personnes qu'elles composent.Au surplus ces « familles contribuables » constituent la population active de notre société, les vouer a l’appauvrissement est une conséquence directe de la détérioration du tissu social.Le gouvernement municipal est le palier de gouvernement le plus près et le mieux adapté à répondre aux besoins des familles; en autant que soit reconnu aux élus municipaux un pouvoir réel de gérance et non pas celui, exclusif d’exécuter les politiques établies par l’État québécois.La FU F réclame donc du gouvernement Bourassa-Ryan de rétablir le dialogue avec les municipalités aux fins de procéder dans l’immédiat à la mise en place d’une politique de concertation et de partage de compéten ces afin que la municipalité soit en mesure de structurer le cadre de vie des familles de son territoire.Jacques Lizée Montréal, 26 avril 1991 Suisse : fin des prête-noms bancaires Hl&l CUÿotmd' lluL Œ- ^^pfRAoUL!^ LE MONDE Ariane Émond Les choses de la vie \ MA CONNAISSANCE, U n’y a A pas de projets personnels plus 1 \ ambitieux, ni plus généreux, à la fois, que le sien.Il y a maintenant 10 ans, cette voyageuse incorrigible, élevée dans un camp de bûcheron d’Abitibi et devenue, par hasard, productice de films publicitaires à Paris, a fait le point.Elle réalise que sa vie de jet set n’est que du vent et, qu’au fond, cela ne lui ressemble pas.Elle stoppe la parade et cherche un projet plus grand qu’elle-même, vaste comme la planète, porteur d’avenir et idéalement rassembleur, dont elle ferait sa contribution au monde en cette fin de millénaire.On a qu’une vie, qui passe en comète, de surcroît.Tout le monde le constate un jour.Trente ans, pas d’enfants et une énergie à déplacer les montagnes, elle ne veut, pour rien au monde, regretter d’avoir raté son passage sur cette boule.Elle va donc chercher à faire quelque chose d’essentiel — pour elle et pour les autres.Et va trouver, tant mieux pour nous l.EUe, c’est Hélène Tremblay.Et autant être franche, c’est mon héroïne.Pendant des mois, ce qui Ta tenu éveillée la nuit, c’est une envie folle de reprendre la route, de parcourir le monde au grand complet, seule, comme elle aime.(« De la solitude, je n’en ai jamais assez », disait-elle la semaine dernière.) Et l’envahit une pulsion irrésistible d’aller à la rencontre des hommes, des femmes et des enfants avec qui elle partage cette terre, et dont on ne sait rien, outrageusement, en cette époque de communication.ET, AUSSI incroyable que cela paraisse, s’incruste en elle un désir précis et obstiné qui deviendra le choix de sa vie : aller scruter ce qui se cache derrière les regards étrangers — qui ont toujours attiré le sien comme un aimant — et raconter comment se conjugue le quotidien, sous toutes les latitudes.Il y a 160 pays reconnus par l’ONU, elle décide qu’elle va les parcourir tous et plus.On comprend qu’elle ait eu du mal à dormir.Pendant plusieurs mois, elle a cherché le prétexte pour débarquer dans la vie des gens et les observer de manière la plus neutre possible mais sous un angle qui créerait immédiatement un üen de parenté avec tous ceux et celles qui liraient ses Uvres.Elle veut bâtir un pont, modeste mais le sien, entre tous les humains de la planète et réussir, peut-être, « à montrer que ce qui nous sépare est moins important que ce qui nous unit.Partout, il y a des émotions qui tissent la vie, les mêmes à peu de choses près.» En bonne célibataire, quand je me suis demandé quel était le dénominateur commun de l’humanité, ça ne m’a pas sauté aux yeux tout de suite !, ricane-t-elle de cette voix où plusieurs accents s’emmêlent.La vie familiale, c’est la seule expérience sociale commune à tous les humains.À cause de cela, on est tous plutôt curieux de voir comment, ailleurs, se nouent les rapports, comment s’entretiennent ou s’érodent les valeurs, les coutumes, les cultures; comment, partout, on fait ce qu’on peut pour entretenir la vie et améliorer celle de ses enfants.JE ME SOUVIENS de mon émerveillement la première fois que j’ai feuilleté le premier tome de ses Familles du monde ( Laffont éditeur en français), en 1989.Un concept à peine perfectible tant il a été mûri au long des années de voyages et de recherches.Amériques et Caraïbes, en 300 pages, 36 nations et 46 familles-types, minutieusement choisies pour leur correspondance exacte au profil de la majorité des autres.Une famille ni plus riche, ni moins pauvre que mille autres, où Hélène Tremblay atterrit sans préavis — après avoir passé généralement deux semaines dans la région — escortée d’une personne très estimée dans la communauté.Elle y vit de trois à cinq jours, engage un interprète à l’occasion pour quelques heures et se mêle au train-train quotidien.Ensuite, elle trace la chronique d’une journée particulière, de l’aube jusqu’à ce que les paupières se ferment sur le dernier membre de la famille hôte.Le croirez-vous ?Cela tient en deux pages plus trois photos, pas un mot n’est de trop.La reporter s’éclipse totalement et écrit avec la chaleur nécessaire pour qu’on ait l’étrange impression d’être là-bas, dans la hutte des Yanomami de l’Amazonie, la baraque des Lambert d’Haïti ou l’appartement des Aratanha de Rio.Pour le Brésil, par exemple, deux autres familles ont été visitées, à mille üeues du confort de Arantanha, et complètent le portrait du pays.Il en sera de même partout où les disparités sont telles qu’une seule famille ne peut résumer le pays.« Je veux que les gens sentent que s’ils étaient nés là, c’est dans une famille semblable qu’ils auraient vécu.» Un livre généreux, beau et sobre à la fois, dont on caresse les photos couleurs sur le papier glacé, passionnant comme un roman et pourtant écrit sobrement, comme le plus éclair ant reportage humain.En annexe à chaque pays, on retrouve toutes les statistiques pertinentes qui prennent vie et tout leur sens, après qu’on ait partagé quelques heures dans la vie des Williams de la Barbade, des Hernandez du Mexique, des Giron Ramirez du Honduras.Je vous raconte tout ça parce que le tome 2 vient de sortir.Cette fois, il fait le portrait de la vie de famille en Asie de l’Est et du Sud-Est, et dans le Pacifique.Mon engouement a été le même.On devrait enseigner l’histoire et la géographie avec Familles du monde, on devrait s’en servir en français et dans les cours de morale aussi ! PA RC E QU E les jeunes sont aussi séduits par ces récits de vie, ils adorent s’y plonger à la recherche de leurs semblables sous d’autres deux.C’est ce que je connais de mieux, actuellement, pour faire comprendre l’écart dans la distribution des richesses, mais aussi pour illustrer que le bonheur et la fierté n’ont rien à voir avec l’abondance et la célébrité.Hélène Tremblay est en plein tour d’Europe actuellement (ce troisième tome est prévu pour 1993).Il lui reste encore au moins 60 pays ou sept ou huit ans de course folie pour goûter le privilège de tirer sa chaise à l’Ouest, quelque part, pour mieux voir descendre une dernière fois le soleil sur le XXe siècle.Sur une île déserte, c’est avec Familles du monde que je partirais.Pas moyen de me sentir esseulée sous mon bananier.Mon héroïne aura mis 15 ans de sa vie et trouver 1,5 million $ pour construire tous ces nonts entre les habitants de la planete.Je lui dit déjà merci et bon voyage.À vous, bonne lecture.
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