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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-05-23, Collections de BAnQ.

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SOCIETE mWIIi A m CAHIER Le Devoir, jeudi 23 mai 1991 l Les îles Saint-Pierre et Miquelon La France possède encore un tout petit archipel niché à l’entrée du golfe Saint-Laurent : Saint-Pierre et Miquelon.Sur ces îles fraîches et tranquilles arrêtent chaque été les paquebots de croisière sur le Saint-Laurent et dans le golfe.Nous y sommes en France.Indubitablement.Mais avec une touche différente.Page B-5 Un merveilleux Chostakovitch Dans le cadre de son dernier « concert gala » de la saison, Charles Dutoit a rappelé à quel point il saisissait parfaitement l’u-nivers poétique et sonore de Chostakovitch : la finesse et la transparence de l’orchestration, aussi bien que la densité d’une sensibilité perméable à la douleur et au tragique.Page B-3 Tirez sur les armes à feu ! ! Croisés de la lutte pour un contrôle strict des armes à feu, diver-! ses associations — incluant des groupes de policiers et des avocats — reprennent le flambeau.LE DEVOIR publie aujourd’hui un manifeste de la Coalition poulie contrôle des armes, sur les « mythes et réalités » entourant la question.Page B-8 Le choeur de l'UQUAM à NY Dirigé par Miklos Takacs (ci-contre), le choeur de l’UQUAM, numériquement le plus important du Québec avec 250 voix, se retrouvera dimanche sur la scène du Carnegie Hall pour interpréter le Requiem de Verdi.Fondé en 1978, l’ensemble a donné jusqu’à maintenant une cinquantaine de concerts.Page B-3 ANALYSE La grève des médecins, deux poids deux mesures Jean Francoeur SI, pour leur malheur, les pré[)o.sés à la préparation de l’abominable purée de pommes de terre que l'on sert à l'hôpital s’avisaient d’imiter le geste posé mardi à Montréal par les médecins, le ciel leur tomberait sur la tête.À titre de salarié visé par la loi assurant le maintien des services essentiels (loi 160), toujours en vigueur depuis son adoption en novembre 1980, tout employé à l’hôpital qui cesse, ralentit, diminue ou même altère ses activités normales est passible d’une amende allant de 25 à 100 dollars, d’une coupure de salaire équivalente à deux fois le traitement qu’il touche normalement et d’une perte d’ancienneté pour chaque jour ou partie de jour que dure l’infraction.Le syndicat qui aurait incité ou encouragé les préposés aux pommes de terre à contrevenir à la loi serait passible d’une amende allant de 20 000 à 100 000 dollars ; le même syndicat perdrait automatiquement son droit de retenue à la source des cotisations syndicales dès lors que ses membres n’assureraient pas la préparation en quantité suffisante de l’abominable purée.Rien de tel chez les médecins.D’abord les médecins ne sont pas des salariés, ils se définissent comme des entrepreneurs libres.Ensuite ils ne font pas la grève, ils tiennent des sessions d’étude.La belle affaire, où le juridisme le dispute au sens commun ! Qu’est-ce qu’un salarié ?Une personne qui travaille pour un employeur moyennant rémunération.Si les médecins n’ont pas d’« employeur », qui les paie ?et qui signe avec eux des conventions collectives ?Et la grève ?Qu’est-ce que faire grève, sinon se concerter pour quitter le travail ?Lors de la grève — pardon, de la journée d'étude — de mardi, les porte-parole du regroupement des médecins affirmaient la main sur le coeur que leurs cotisants, quelque 10 % d’entre eux, ont maintenu les services essentiels, notamment dans les salles d’urgence des hôpitaux.Ce sont eux qui le disent, et ce sont eux qui décident de la question de savoir ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas.Encore là, deux poids deux mesures.Car, pour satisfaire aux exigences de la loi, pas moins de 80 % des préposés à la préparation de l’abominable purée de pommes de terre doivent assurer le service pendant leur quart normal de travail dans un hôpital de courte durée, et 90 % dans un centre d’accueil.L’asymétrie ne s'arrête pas là.Les susdits préposés aux pommes de terre ne disposent que d’un droit de grève juridiquement très encadré, dont ils ne peuvent user qu’à des fins économiques et qu’à certaines périodes d'un processus de renouvellement de leurs conventions collectives, et non sans avoir au préalable satisfait à une bonne douzaine de règles : médiation, préavis, entente sur les services essentiels, et le reste.Rien de tel chez les médecins qui sont les seuls travailleurs syndiqués au Québec à disposer d’un « droit de grève » applicable en tout temps et, par surcroît, à des fins ijoliliques.Car la grève que les médecins ont fait mardi et les grèves qui I kj U iraient suivre dans les prochaines semaines — quelles que soient les appellations dont ils les affublent — n’ont rien à voir avec le renouvellement des ententes sur leurs conditions de rémunération.À Voir page B-2 : Médecins Un combat à finir contre les armes PHOTO JACQUES GRENIER « On entend constamment parler du droit à posséder une arme mais pas du fait qu’il s’agit d’un privilège ou que la sé curité du public doit avoir préséance.» Heidi Rathjen, 24 ans, consacre toutes ses énergies à promouvoir une législation Josée Boileau HEIDI RATHJEN a la voix douce mais une détermination de fer : elle veut un projet de loi solide sur le contrôle des armes à feu parce qu’un jour de décembre 89,14 jeunes femmes, 14 collègues, sont tombées sous les balles à l'Ecole polytechnique.« 11 ne faut pas qu’elles soient mortes pour rien », glisse l’ancienne étudiante de Poly.Sans insister.Le drame a déjà été beaucoup décortiqué, elle-même, présente au moment de la fusillade, n’a pas fait l’économie de la réflexion, mais elle a choisi son camp : l’action.Et c’est là-dessus aujourd’hui qu'elle met toutes ses énergies, allant jusqu’à quitter un emploi d’avenir pour se consacrer à l’adoption d’une loi qui tarde toujours.Fraîche émoulue de Poly, Heidi entrait l’an dernier comme ingé-nieure chez Bell Canada.Ses loisirs étaient connus : chercher, en compagnie d’autres étudiants, à recueillir le plus large appui possible en faveur d’un contrôle des armes.Pas de problème, son employeur fait tout pour lui faciliter la vie : accès à un télécopieur, journées libérées pour qu’elle puisse se rendre à Ottawa.Malgré tout la charge est trop lourde.Il y a à peine quelques semaines, la jeune femme de 24 ans prenait donc la décision de laisser son emploi pour devenir, à temps plein, directrice exécutive de la Coalition pour le contrôle des armes grâce au financement assuré par la Fondation Alfred-Dallaire dont la vice-présidente, Jocelyne Légaré, fait d’un engagement personnel l’appui que son entreprise peut apporter à la Coalition.Ainsi donc l’ingénieure se transforme en lobbyiste professionnelle.mais pour un temps seulement, insiste Heidi Rathjen.« Je n’ai pas étudié cinq ans pour rien.J’aime le génie, je veux en faire, dit-elle avec force.Ce détour-là est temporaire mais pour le moment, j’ai une cause à défendre.» Pourquoi celle-là plus qu’une autre ?« On nous a souvent posé la question, répond-t-elle.Certains auraient voulu qu’on dénonce davantage la culture violente.Mais en tant qu’étudiants, nous n’avions ni les ressources, ni la formation pour nous battre contre quelque chose d'aussi abstrait.« Par contre un des facteurs qui a contribué au massacre, c'était que Marc Lépine ail pu se procurer lé gaiement une arme aussi puissante.A partir de ça, des étudiants pouvaient partir une pétition.» Quant aux raisons de son dévouement exceptionnel, Heidi les explique d’un haussement d’épaule.Concours de circonstances, fait-elle en rejetant les commentaires de ceux qui croient que la Coalition agit encore sous le coup de l'émotion.« Notre approche est rationnelle, dit-elle.Maison a une autorité morale parce que c’est arrivé chez, nous et on nous écoule.» Lorsque la fusillade est survenue, [jeu d’étudiantes furent en mesure de participer à la prise en charge des événements qui incombait à l’exécutif de l’Association étudiante de Poly, majoritairement composé de garçons.Militante étudiante de longue date, familière avec les rouages de l’administration de l’École, dotée d’un leadership certain, Heidi fut aussitôt appelée à la rescousse.Les journalistes qui couvraient la tragédie ne tardèrent pas à se familiariser avec cette jeune fille à la tête rousse, discrète mais efficace.Elle se chargea notamment du mémorial où furent exposés à Poly les milliers de témoignages, de cartes, de dessins, de fleurs, de poèmes que l’école avait reçu en témoignage de sympathie.Elle s’occupa aussi activement de la pétition sur le contrôle des armes que l’association étudiante fit circuler.Des 70 000 noms recueillis dans le mois suivant la tragédie, la pétition avait atteint 500 000 signatures moins de quatre mois plus tard.Le mouvement prenait définitivement de l’ampleur, Heidi s’impliqua davantage.El ce qu’elle découvrit l’empêcha de reculer.« Avant, raconte-t-elle, je croyais que le Canada avait de bien meilleures lois que les États-Unis à propos du contrôle des armes.Mais plus j’avançais, plus je constatais que l’accessibilité aux armes est bien facile ici aussi, bien plus que ce que les Voir page B-2 : Armes L’homéopathie.en douceur dans la controverse Luc Landry PARMI toutes les formes de médecine alternative qui tentent de s’imposer au Québec, l’homéopathie est sans doute celle qui pose le questionnement le plus sérieux à la médecine traditionnelle.Si depuis 200 ans cette approche médicale douce a connu bien des hauts et des bas, cette fois sa poussée est sérieuse : forte popularité en France et dans le reste de l’Europe, intérêt croissant au Québec avec l’implantation de laboratoires internationaux et une recrudescence de l’attention des scientifiques.Pourtant, contrairement à ce qui se passe en Europe et surtout en Frande, l'homéopathie n’est pas encore objet de débats intenses au Québec.Si elle a ses partisans avoués, peu d’opposants farouches se sont jusqu'à maintenant manifestés, si ce n'est le président de la très importante Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy.L’homéopathie est une méthode thérapeutique qui consiste à soigner les malades au moyen de produits (à doses fortement diluées) capables, à doses plus importantes, de produire sur un sujet sain des symptômes similaires à ceux de la maladie à combattre.Créée à la fin du XlIIe siècle par le médecin allemand Samuel Hahnemann, cette médecine douce a su s’imposer tout au long du siècle suivant.Une des raisons de ce succès réside dans l’absence totale d’effets secondaires des médicaments homéopathiques, due à leurs fortes dilutions.Au début du XXe siècle, l’avancement de la science a offert à la médecine traditionnelle une pharmacopée efficace et l'homéopathie s’est mise à décliner au point de devenir une forme de médecine marginale.C’est au cours des années ’70 que "homéopathie a commencé sa rc naissance, dans le mouvement de « retour à la nature » qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui.Faisant partie d’un ensemble de thérapies dites holistiques parce qu’elles prônent une approche globale du patient, l’ho-meopathie n’est plus pratiquée uniquement par des gens sans formation médicale.Des médecins, des acupuncteurs, des chiropraticiens coudoient des personnes n’ayant suivi qu’un cours de 35 heures.C’est pourquoi, face à la demande croissante du public pour des services homéopathiques de qualité, l’Office des professions du Québec se demande présentement quel statut accorder a cette méthode thérapeu-Voir page B-2 : Homéopathie f f r*H L L W f r r * PHOTO JACQUES NADEAU M.Jean Lacombe, directeur du centre de formation en homéopathie.CAHIER SPÉCIAL VACANCES D’ÉïÉ PARUTION LE 1er JUIN DANS LE DEVOIR Que faire au Québec cet été?Festivals, théâtre, musées, sport, séjours-santé, gastronomie.Un tour d’horizon des attraits du Québec.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 23 mai l B-2 M Le Devoir, jeudi 23 mai 1991 » *£ Paul Cauchon LE COMITÉ organisateur de la Fête nationale croit pouvoir combler les 300 000 $ encore manquants dans son budget par une loterie spéciale lancée officiellement hier, qui permettra aux acheteurs de billets d’espérer remporter un prix de 25 000 $.L’hypothèque financière sur la Fête nationale semble donc levée puisque les organisateurs annonçaient officiellement la tenue du grand défilé sous le thème des « géants >, avec au moins six géants de 18 pieds censés représenter les forces vives du Québec, et du grand spectacle de la St-Jean à nie Notre-Dame plutôt qu’au Parc Olympique.La Régie des installations olympiques a en effet estimé ne pouvoir garantir une sécurité et une logistique adéquates aux abords du stade.Ce spectacle mettra en vedette Joe Bocan, Johanne Blouin, Luc de La Rochellière, Francine Raymond, Mario Pelchat, Nelson Mainville et Charlie Biddle Jr, avec la collaboration de Sol/Marc Favreau et des tam-tam de la montagne dirigés par Michel Séguin.Le financement de la Fête nationale demeure fragile : 850 000 $ de commandites et de subventions recueillis à ce jours pour un budget de 1,15 million $, budget qui avait lui-même été révisé à la baisse il y a un mois.Le 24 avril les organisateurs lançaient en effet un cri d’alarme : il leur manquait un demi-million de dollars pour la tenue des festivités.Le message a été partiellement entendu puisqu’il reste encore 300 000 $ à trouver.Des commanditaires se sont enfin engagés à soutenir la fête mais en nombre encore limité, et les dons recueillis auprès du public totalisent à peine 40001.Un certain nombre de Caisses populaires Desjardins de la région ont accepté de collaborer pour la vente des billets pour une loterie spéciale.Les billets se vendront 5 $, pour un premier prix de 25 000 $, un deuxième prix de 5000 $ et 1000 grands drapeaux en prix instantanés.Les participants au spectacle de la Fête nationale: Luc de Larochellière, Francine Raymond, Nelson Mainville, Joe Bocan, Mario Pelchat et Charlie Biddle Jr (n’apparalt pas sur la photo, Johanne Blouin).Les organisateurs mettent également en place une structure pour continuer a recuellir les dons —on peut déposer des dons dans les cais-ses pop au compte numéro « 2.4.JUIN », ou encore envoyer des dons à la Société St-Jean Baptiste.Et aux bureaux de la Fête natio- nale et de la SSJB 82 Sherbrooke ouest on vendra des produits dérivés aux couleurs de la St-Jean et du Québec — banderoles, drapeaux, ballons, cerf-volants, chandails, macarons, nappes, ponchos, bref il ne manque que les pyjamas.Jean Dorion, le président du co- mité organisateur, admet que le public dôit maintenant comprendre qu’il lui faut contribuer lui-même à la tenue de tels événements, plutôt que d’attendre une manne tombée du ciel.Un message qui prépare déjà l’année prochaine.Les deux moments forts de la fête seront le défilé et le spectacle du 24 juin.Le défilé se déroulera rue Sherbrooke de l’avenue du Parc au Stade Olympique sous le thème de « La marche des géants ».« Comme individus le jour de notre fête ne sommes-nous pas beaux, grands et forts ?Il en va de même pour un peu- ple», lance Jean Dorion.Le défilé sera donc constitué de grands géants de 18 pieds (il pourrait y en avoir un plus grand nombre si d’autres commanditaires se décident à appuyer le projet).Autour de ces géants/chars allégoriques ( le géant de l’énergie, des communications, de l’Histoire, de l’économie, etc.) se greffe un cadre d’animation en déplacement : amuseurs publics, fanfares, etc.Un concept simple, clair et accessible.Le spectacle aura lieu à l’Ile Notre-Dame sur la piste Gilles Ville-neuve et mettra en vedette un menu tous publics, une génération totalement différente des artistes de l’année dernière, les Vignault, Rivard, Piché, Dufresne.Chaque artiste interprétera son répertoire et choisira une chanson du « patrimoine’québécois».L’animation sera effectuée conjointement.On présentera deux spectacles, un le 23 au soir et un le 24, afin de pouvoir accueillir le plus de monde possible (le site peut accueillir un maximum de 70 000 personnes par soir).Le spectacle sera télédiffusé en direct à Radio-Canada le soir du 24, tout comme le défilé en après-midi.Le déplacement du spectacle du Parc Olympique à l’île Notre-Dame entraine l’annulation du souper populaire qui était prévu aux abords du Stade entre le défilé et le spectacle.Après le défilé la foule devra donc se diriger vers File Notre-Dame, et on espère pouvoir reprendre le concept du souper l’année prochaine.Ajoutons que le Mouvement national des québécois a reçu 110 projets de fêtes de quartiers pour Montréal et Laval, des projets en tous genres qui se tiendront les 23 et 24 juin et pour lesquels on compte une participation grandissante des communautés culturelles.Et demain vendredi aura lieu au Stade Olympique une cérémonie où des centaines d’étudiants de toutes les nationalités hisseront 60 drapeaux québécois.Une loterie spéciale pour la Fête nationale + Armes genspeuvent s’imaginer.Ici comme aux Etats-Unis, on entend constamment parler du droit des gens à posséder une arme mais pas du fait qu’il s’agit d’un privilège ou que la sécurité du public doit avoir préséance.« Quand on a remis notre pétition à la ministre de la Justice Kim Campbell l’an dernier et qu’elle nous a promis un projet de loi plus sévère, on s’est dit ‘ Ça y est, on a gagné ! ’.On était naïfs, ça ne faisait que commencer.» Déposé en juin 90, le projet de loi C-80 fut considéré trop mou par les partisans d’un contrôle plus strict — « On n’y parlait même pas de l’enregistrement des armes !», s’exclame Heidi —, alors que le lobby pro-armes pensait exactement le contraire.Le projet de loi fut référé en novembre à un comité parlementaire pour examen technique, une manière élégante de le condamner à une mort certaine faute de le faire adopter avant la fin de la session parlementaire.Maintenant qu’une autre session s’ouvre à Ottawa, la ministre Campbell a promis le dépôt d’un autre projet de loi, « plus sévère que C-80 » dit-elle, d’ici la fin mai.Heidi garde la foi mais non sans une bonne dose de scepticisme.Maintenant qu’elle s’est frottée au monde de la politique partisane, elle comprend que tous les appuis populaires du monde ne sont rien s’ils ne sont pas relayés par des députés.Et le parti au pouvoir à Ottawa est fortement influencé par le puissant lobby pro-armes, beaucoup plus fortuné.Les membres de la Coalition poiule contrôle des armes, Heidi au premier chef, s’accrochent Ils commencent à comprendre les astuces pour arriver à atteindre un gouvernement Heidi a rencontré Kim Campbell il y a trois semaines, la Coalition fera tout pour obtenir une rencontre avec le premier ministre Brian Mul-roney.Le travail, lui, est énorme : « On n’a même pas le temps de répondre à tous ceux qui veulent devenir membres, raconte la jeune femme.On cherche à rassembler de l’information.Nous avons par exemple produit, avec l’aide de spécialistes, un feuillet d’information intitulé Contrôle des armes : mythes et réalités (dont le texte intégral est publié en page B-8) pour répondre aux arguments des pro-armes.Nous l’enverrons aux députés.» La Coalition, beaucoup plus large que le petit comité au départ formé par les étudiants de Poly, peut aussi compter sur des appuis : l’Association des hôpitaux québécois, l’Association canadienne des chefs de police, l’Association du Barreau canadien, l’Association canadienne de droit criminel, l’Association des policiers canadiens.Elle espère maintenant obtenir des appuis financiers, notamment auprès du secteur privé, à l’image du soutien que lui apportent les services funéraires Alfred-Dallaire.Les dirigeants de la Coalition ont jusqu’ici beaucoup déboursé de leur poche pour leur cause, raconte Heidi.Elle note enfin avoir plus ou moins suivi tout ce qui a entouré la publication des différents rapports, comme le rapport De Coster, critiquant la façon dont on a fait face, le 6 décembre 89, à la tragédie de Polytechnique.« Je suis contente que le rapport de Coster appuie notre demande d’un contrôle plus important des armes, mais pour le reste, ce n’était pas très nouveau pour moi.J’étais dans l’École quand tout ça est arrivé, nous avons appelé les policiers dès qu’on a su qu’il se passait quelque chose.On était sûrs qu’ils seraient là en cinq minutes, ç’a en a pris 50.Pendant ce temps-là, c’était nous qui avions peur.» + Homéopathie tique.Dans le cadre d’une enquête sur les médecines alternatives, l’Office a reçu les vues de plusieurs groupes, laboratoires et thérapeutes.UNE PRÉSENTATION ÇkfPO 3HSMI X | I V' vk » maim i s in nui BOULEZ à Montréal avec son prestigieux ENSEMBLE INTER CONTEMPORAIN Les 23 et 24 mai 1991 Salle Claude-Champagne à 20 h Concart du 23 mai: Varese, Webern, Schoenberg, Dalbavie, Carter et Ligeti Concert du 24 mai: Boulez.Garant, Messiaen et Le Marteau sam maître Salle Claude-Champagne 220, avenue Vincent-dindy, Outremont Billets réguliers: 25S / Étudiants et âge d'or 15% Abonnements aux deux concerts : 45 $ / Étudiants et âge d'or: 25 $ Réservation! : Société d» mu tiqua contemporaine du Québec: (S14) *43*105 La tournée canadienne de Boule/ a été organisée par le Festival de musique Scotia avec le concours du Conseil des Arts du Canada, de l'Office des tournées du Conseil des Arts du Canada et du Gouvernement Français Affaires internationales Québec Efl MONTRÉAL TRUST AirCanada Selon le directeur des communications de l’organisme, M.Michel Sparer, il ressort des témoignages entendus que deux possibilités srof-frent: soit constituer une corporation professionnelle, afin de s’assurer du sérieux, de la discipline et de l’inspection de la formation, ou soit ne pas constituer de corporation, mais s’assurer que les professions médicales actuellement existantes exercent le même rôle.Même préoccupation de la part du gouvernement québécois.Dans son projet de réforme des soins de santé, le ministre Marc-Y van Côté propose de trouver aux thérapies alternatives « une place éventuelle en rapport avec leur contribution particulière ».Selon Jacques Nadeau, du ministère de la Santé et des Services sociaux, la commission parlementaire proposée dans le projet de réforme est déjà en préparation et doit se tenir l’automne prochain.Opposant majeur à une place distincte pour l’homéopathie dans les soins de santé, la Corporation professionnelle des médecins du Québec rejette complètement la création d’un ordre des homéopathes.Selon le Dr Augustin Roy, l’homéopathie n’est pas dangereuse en soi: « Quand quelqu’un a des problèmes fonctionnels ou psychosomatiques, ça peut lui faire du bien.Ça agit comme une béquille.» Mais il ajoute que les médecins sont les mieux placés pour effectuer un diagnostic sérieux.C’est pourquoi il n’est pas tout à fait contre le modèle français, où ce sont les médecins qui sont homéopathes.Il explique d’ailleurs cet engouement du corps médical français par la pression des « laboratoires et hommes d’affaires qui ont décidé qu’il y avait une piastre à faire là «.Selon lui, la situation de surplus de médecins que connaît la France en a forcé plusieurs à profiter de cette vague « qui amène de l’eau au moulin ».Mais comme de nombreux hommes de sciences, le Dr Roy nie tout effet organique aux produits homéopathiques: • Ce qu’on vend, c’est de l’eau.Aucun produit qui a prouvé son efficacité.De l’aveu même des homéopathes, il n’y a pas de principes actifs dans plusieurs de leur medicaments.Ils parlent de dynamisation, d’imprégnation du solvant.Ils appellent ça des dogmes.C’est comme une religion : tu crois et tu fermes ta gueule ».Car le gros problème de l’homéopathie, c’est sa crédibilité.L’utilisation de médicaments à haute dilution dépasse parfois des limites physiques.Selon la Loi d’Avogadro, les probabilités qu'il reste des molécules d’un produit quand on le dilue à plus de 12 CH (12 dilutions successives au centième) deviennent inférieures à 1.Et l’homéopathie utilise souvent des dilutions de l’ordre de 13,14 ou 15 CH.Dans le dernier cas, il n’y a qu’une chance sur un million qu’il reste une seule molécule de l’élément actif dans le solvant.Les adeptes de l’homéopathie ne voient pas de problèmes majeurs à croire a l’efficacité d’un produit dont l’élément actif a disparu.M.Yvan Bourgeault, pharmacien et directeur du développement pharmaceutique chez Boiron (un leader mondial avec 18 % du marché, dont 63 % du marché français), explique la théorie énergétique des très hautes dilutions : « tout se passe comme si le solvant polaire gardait l’empreinte électromagnétique de la molécule ».Pour conserver une telle empreinte, une agitation « vigoureuse » doit accompagner chaque dilution.Hypothèse qui va tout à fait à contre-courant des lois de la physique.Ce à quoi M.Bourgeault réplique que les « les gens ont cru longtemps que la Terre était plate et le centre de l’univers.Copernic a été longtemps contesté ».Mais dans le cas de Copernic comme dans celui de n’importe quel scientifique ou philosophe, la contestation ne vient pas des idées en tant que telles, mais de leur publication, qui leur confère une respectabilté.Et à ce titre, la question de la véracité des prétentions homéopathiques ne s’est posée vraiment qu’avec la publication en juin 1988 dans la prestigieuse revue scientifique Nature des résultats des travaux d’une équipe internationale dirigée par le français Jacques BenvénLste.Ces résultats présentent des effets significatifs pour des concentrations infinitésimales d’un antisérum sur des globules blancs humains.Fit selon les chiffres de l’étude, l’efficacité maximale ne se manifeste qu’à des concentration de l’ordre de 1 sur 10 à la puissance 35 (soit 0,000 000000 000 000000 000 000 000 000 000 000 01 de la concentration initiale).Nature devait par la suite réaliser ses propres expériences sur la chose et conclure, avec une excuse à ses lecteurs, à l’inefficacité complète du produit homéopathique.Depuis, le débat fait rage en France, des publications comme le Monde et Science & Vie sonnant la charge contre les prétentions des homéopathes.Il faut dire que ceux-ci refusent de participer à des tests en double-aveugle (dans lesquels le médecin et le patient ignorent si le médicament administré est un vrai échantillon ou n’est qu’un placebo, c’est-à-dire un faux médicament servant à tenir compte de l’aspect phsychologique de se faire donner une médication).Selon le Dr Pierre Deslauriers, président de l’Association des thérapeutes homéopathes du Québec, on ne peut pas se servir de la méthode du double-aveugle en homéopathie, car un même mal peut se guérir de plusieurs manières différentes : « chaque cas est différent ».Ici même au Québec, la recherche sur les médicaments homéopathiques débute, mais encadrée par les laboratoires concernés.Ainsi, le professeur Gaston Labrecque de l’Ecole de pharmacie du Centre hospitalier de l’Université Laval et le Dr Jean Guillermot de Dolisos Canada (un des trois grands laboratoires canadiens en homéopathie), ont publié des résultats concluanLs pour un médicament homéopathique administré à des rats rendus artificiellement arthritiques.Quoi qu’il en soit, que ce soit une supercherie ou non, l’homéopathie semble devoir faire partie de l’univers québécois pour encore longtemps.L’Ordre des pharmaciens se prépare à adopter des normes de pratique vers la fin de juin.Dans le milieu, on estime qu’entre 70 et 80 % des pharmacies vendent au moins un produit homéopathique.Aux quelque deux cents homéopathes recensés par les deux grandes associations québécoises s’ajouteront les quelque deux cents autres Venez rencontrer Yves Navarre auteur de “Ce sont amis que vent emporte” publié chez FLAMMARION LE SAMEDI 25 MAI DE 14h À 17h En collaboration avec Le Devoir Flammarion vous offre la possibilité de gagner un des dix exemplaires dédicacés de cet ouvrage d'une valeur de 22,95 $ chacun.TT| LA LIBRAIRIE • Flammarion 371, avenue Laurier Ouest 277-9912 LU 0C 0C < > c .o LU £ >a c 0C 5= Di O =¦ O Z O O OQ E o z a O ¦a < # c 2 5 » = o> S o > UI C O UI 15 —1 E o = '*> ra a» 2 i a 3 E o o £ 0 1 •fl» U) 0.uj - > >- o o Z o o n =! O I I1 ÿ i\ II' >¦ s i CM -I 1 Ê - n\ « 3 •g R> c 8.o 3 I Mi g iSi çi si 121 il 2 o 81 ¦§ c I 8 i i t j présentement en formation en homéopathie, affirme Ghislain Tremblay, président du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec.C’est l’automne prochain qu’on connaîtra la place que le gouvernement est prêt à accorder à cette médecine douce et à d’autres médecines alternatives.4 Médecins ce qu’on sache, ces ententes ont été renouvelées, et à leur satisfaction.FJssentiellement, ces grèves ont pour but de forcer le gouvernement à plier les genoux et à retirer son projet de loi sur la réorganisation des services de santé et des services sociaux.À en croire la rhétorique de leurs porte-parole syndicaux, les médecins font la grève pour obtenir un statut au moins égal à celui des autres catégories de citoyens quant à l’orientation du système public de soins de santé.Les médecins font la grève pour avoir leur mot à dire.Il y a bien des citoyens, à commencer par tous les autres professionnels du secteur de la santé, qui se contenteraient volontiers d’un tel statut d’infériorité au plan démocratique ! La vérité, c’est que les médecins disposent encore d’un énorme contre-pouvoir fondé sur leur « droit » de cesser de dispenser des services supposément essentiels.Et qu’ils semblent bien décidés à en user pour appuyer leurs revendications.Ce vide juridique ne va pas sans inconvénient, même pour les médecins, Car si leur mouvement de pression devait se poursuivre et s’amplifier, il n’y aura bientôt plus que l’Assemblée nationale à pouvoir l’affronter.Ce ne serait pas tout à fait un précédent.Le Québec a déjà connu deux vagues de grèves des médecins.La première a été le fait des médecins spécialistes.Elle remonte à l’automne 1970 peu après l’adoption de la loi sur l’assurance-maladie.( Les médecins n’avaient pas encore eu l’occasion de constater que cette loi était la meilleure chose qui leur était arrivée depuis la découverte de la pénicilline.) Sa Majesté, de l’avis et du consentement de l’Assemblée nationale, décrétait alors que tous les médecins devaient exercer leur profession « au même endroit de façon habituelle », bref de cesser leur grève, sous peine d’une amende de 200 à 500 dollars par jour.avec ou sans emprisonnement pour une durée d’au plus un mois ! À noter que cette loi qui devait être en vigueur pendant deux ans, a été abrogée après deux mois d’application.Une seconde vague fut le fait des omnipraticiens.Elle frappa en pleine récession de 1982.Nouvelle intervention de Sa Majesté qui ordonnait à tout médecin de dispenser les soins et d’exécuter les tâches connexes « de la façon qui lui est habituelle et sans diminution, ralentissement ou mortification de son activité normale» Quant aux amendes (inflation oblige), elles étaient maintenant de 300 à 600 dollars pour une personne (mais sans emprisonnement ! ), et de 5000 à 50 000 dollars par jour pour un syndicat avec cessation de la retenue à la source des cotisations.Celte loi spéciale cessait d’avoir effet 12 mois après son adoption.Une seule note réconfortante.Des esprits mal tournés prétendent, statistiques à l’appui, que le taux de mortalité baisse dans les hôpitaux pendant la durée d’une grève des médecins.C’est à croire que les patients leur font une telle confiance qu’ils ne se décident pas à trépasser sans prescription médicale.t 4 t l Le Devoir, jeudi 23 mai 1991 ¦ B-3 Le choeur Marie Laurier LE HASARD fait bien les choses, dit-on, mais parfois il faut l’aider un tout petit peu.C’est ce que le maestro Miklos Takacs a constaté à son grand bonheur en apprenant qu’il était invité au pupitre du Carnegie Hall avec le Choeur de l’UQAM.ET c’est ainsi qu’il se retrouvera dimanche prochain, ce 26 mai, sur le plateau de la célèbre salle de concert de la métropole américaine qui célèbre son 100e anniversaire.Hasard, disions-nous, mais reconnaissance aussi de l’excellence de nos musiciens.Miklos Takacs raconte : « Ce projet est né à la suite d’une simple visite de courtoisie que je faisais l’année dernière à mon homologue Peter Tiboris qui venait de diriger un concert que j’avais fort apprécié.En causant avec lui dans les coulisses du Carnegie Hall, je lui ai fait part de notre intérêt commun pour le Requiem de Verdi, une oeuvre que le Choeur de l’UQAM maîtrise fort bien.Il m’a alors proposé de l’entendre, ce qui fut fait par le biais d'une cassette et aussitôt il nous invitait à nous joindre aux chorales du concert-anniversaire du 26 mai.Qui plus est, il me confiait la première partie du programme.» Ainsi Miklos Takacs, directeur de la Société philharmonique de Montréal et fondateur, en 1978, du Choeur de l’UQAM, dirigera Psalmus llun-garicus de Kodaly et le ténor québé- de l’UQAM au Carnegie Hall Miklos Takacs cois Guy Bélanger sera le soliste.Quant au Choeur de l’UQAM, il se mêlera à cinq autres formations américaines de même vocation universitaire pour interpréter le Requiem de Verdi sous la direction de Peter Tiboris à la tête de l’Orchestre Manhattan Philharmonie.Le Choeur de l’UQAM, le plus grand numériquement du Québec avec ses 250 voix, jouit d’une réputation enviable depuis qu’il donnait son premier concert au Gésu le 10 avril i plus : Dril- 1978.L'ensemble a participé à i de cinquante concerts et chanté 1 lamment des oeuvres d’envergure, parmi lesquelles les fameux Requiem de Mozart, Verdi et Fauré.Justement son ascension sur la scène montréalaise a été marquée par sa première interprétation du Requiem de Verdi à l’église Saint-Jean-Baptiste, en 1985, une prestation que Takacs et les choristes allaient reprendre dans la cathédrale de Salzbourg en juillet 1988.Et puis dimanche prochain, ce sera une autre consécration d’excellence, à New York, toujours avec le Requiem, cette fois-ci dans la version originale de 1874, Miklos Takacs sera accompagné d’une centaine de choristes de l’UQAM recrutés d’abord parmi les professeurs et les étudiants dont certains travaillent ensemble depuis le tout début.Les choristes défraient leurs dépenses, pour ces quatre jours de voyage, du vendredi au lundi.Deux répétitions sont prévues au Carnegie Hall avec le chef d’orchestre Tiboris et les choristes.Pour sa part Miklos Takacs et Guy Bélanger répéteront de leur côté avec les musiciens de la philharmonique Manhattan.Selon Miklos Takacs qui rentrait hier de New York pour y retrouver encore aujourd’hui, 2000 billets sont déjà vendus pour le concert de dimanche soir et tout porte à croire que les quelque 2600 places de Carnegie Hall seront occupées.D’origine hongroise, Miklos Takacs a fait ses études en composition, direction et musicologie à la Sorbonne de Paris et au Conservatoire Liszt, à Budapest.Il compte parmi ses maîtres des musiciens de renommée internationale, notamment G y orgy Ligeti, Nadja Boulanger, Zoltan Kodaly.Il a été directeur musical de l’Orchestre baroque de Budapest et professeur au Conservatoire Bartok de cette même ville.Depuis 1973, il est professeur à l’U-QAM mais souvent invité à diriger des orchestres à l’étranger.ARTS VISUELS mm Half-cocked, de Kevin Sonmor.Des hommes et leurs jeux interdits Kevin Sonmor Galerie Skol 4060, boulevard St-Laurent Jusqu'au 2 juin Deborah Margo, Barbara Suhr Galerie Clark 1591, rue Clark Jusqu'au 2 juin Marie-Michèle Cron LES TABLEAUX panoramiques que Kevin Sonmor expose à la Galerie Skol sont d’une beauté à couper le souffle.Ici, le spectateur ne peut s’empêcher de tomber dans la contemplation muette et profonde d’une nature inhospitalière où ruines, revolvers et gibier marquent la présence du passage des hommes et de leurs jeux interdits dans ces contrées sauvages.Ce jeune artiste originaire de Calgary, qui poursuit actuellement une maîtrise en arts plastiques à l’Université Concordia, a participé jusqu’à l’âge de 26 ans (et c’est un fait inusité dans le monde de l’art) au rituel du rodeo.Ainsi, Revisiter les plaines du coyote n’est pas sans rappeler les bandes dessinées que nous dégustions dans notre enfance.Mais oubliez tous ces thèmes qui entraînent, parfois, des sourires narquois : héros sans peur et sans reproche partant à la conquête de l’Ouest, méchants Peaux-Rouges et bons cowboys, etc.Car nous sommes seuls maintenant, confrontés à ces paysages hostiles envahis par de sombres sous-bois qui forment un barrage à l’a-vant-scène des toiles.Brusquement, objets meurtriers, murs et portiques aux murs décrépits, cadavres et ossements d’animaux tels des trophées symboliques aux coutumes de la chasse, émergent d’une peinture travaillée en une matière vivante.Parfois, des lettres et des numéros s’im-priment en rouge dans la toile comme un tampon qui en cernerait l’identité, ou comme ces marques laissées par le fer rougeoyant des éleveurs de bétail.Puis, des bourses rouges et bleues qui détonnent'dans cet alliage de teintes mordorées, un revolver suspendu dans l’espace, une aile d'oiseau dépliée et son ombre spectrale sont prétextes à des effets de trompe-l’oeil qui viennent décalquer la réalité.Ces illusions d’optique étaient déjà savourées par les peintres hollandais et français du XVIIe siècle qui, en observant scrupuleusement et scientifiquement la nature, la restituaient sous la forme de « modèles inanimés » ou de « natures mortes ».L’exemple le plus probant est cette histoire racontée par Pline l’Ancien du peintre antique Zeuxis qui avait reproduit des raisins si conformes à la réalité que les oiseaux, trompés, venaient les picorer, (par une ironie que seul le sort connaît, ce même Zeuxis s’était laissé abuser, en essayant de le tirer sur le côté, par un rideau en trompe-l’oeil peint par son rival Parrhasios).Kevin Sonmor, lui aussi, vise la fausse interprétation des données perceptuelles et nous induit en erreur en créant, dans ses oeuvres, un espace illusionniste.En effet, ce coyote pendu par les pattes là-bas, saigne; ce revolver emmaillotté de tissu semble prêt à tirer, manipulé par une main invisible; et cet amas de pierres et de branchages que l’on a envie de déplacer pour se frayer un chemin, est bien suggestif.Mais la peinture appliquée de façon parcimonieuse en petites touches est tellement dense, texturée, « physique » qu’elle se dépose en couches successives s’opposant ainsi aux dégoulinures laissées par le pinceau.Le bas et les bords du tableau s'estompent comme si la couleur devait se désintégrer, pâlir et s’atomiser en des lieux flous où le regard viendrait s’y fondre et s’y perdre.Par exemple, dans Genocide is a tableau, des branches d’arbres figu- rant des arcs-boutants, mettent en relief un prédateur sur son perchoir.À droite, une fenêtre posée sur le sol donne une impression de profondeur soudainement gommée par des transparences et des frottages qui estompent la composition.Le dedans se fond au dehors en un vide vertigineux.La peinture se fait bois, écorce, nature.La nature se fait peinture.Chez Kevin Sonmor alors, le sujet de la peinture n’est plus la nature mais la peinture elle-même, sa construction et son érosion.Quelqu’un me faisait judicieusement remarquer que la matérialité qu’on retrouve chez Sonmor n’était pas sans analogie avec l’art de l’allemand Anselm Kiefer.Il y a, c’est vrai, des correspondances entre les deux artistes : le thème du paysage et le goût du Romantisme propre au XIXe siècle.La nature de Kiefer crie et frôle l’apocalypse (c’est d’une force et d’une somptuosité extrêmes).Celle de Sonmor ne commence et ne finit nulle part.Tel un écho sans fin elle résonne dans des strates de silence.Et bien longtemps encore, dans notre esprit.À l’entrée, un rideau noir cache un disque solaire.Puis, une silhouette rose camouflée par un long tissu blanc, danse sous le souffle d'un ventilateur.Par terre, de l’eau endormie dans un petit récipient un peu rouillé éclairée par un projecteur s’est transformée en une vague mouvante, admirant son double éphémère projetté sur le mur.Reflets, jeux d’ombres et de lumières, théâtre de magie : on a juste envie de soulever tous ces voiles flottant dans une brise artificielle pour y sonder les mystères de leur création.Avec Architecture de deux de Deborah Margo, qui avait récemment exposé au métro Peel dans L'être et le néon-la publicité avide et de Barbara Suhr qui vit à Philadelphie et dont c’est la première exposition au Canada, la Galerie Clark s’est muée en une véritable oeuvre d’art.Ces deux artistes qui n’en sont pas à leur premier collectif, s’ingénient ici à explorer un même lieu, à l’investir totalement afin d’en révéler sa configuration, son architecture et son atmosphère.À l’installation efficace et chargée de poésie de Barbarah Suhr, succède l’intervention de Deborah Margo.La seconde partie de l’espace devient un lieu privilégié pour les voyeuristes en herbe ou professionnels que nous sommes.En effet, des tables en bois protègent, sous leur vitre, des plans au sol de l’édifice.Des photographies représentent divers endroits de la galerie : coin, bout de plancher, morceau d’escalier, fenêtre donnant sur un Montréal enneigé.Tout, jusque là, semble banal.Mais les images sont tellement minuscules que nous nous approchons d’elles, le plus près possible, pour en capter tous les détails.Puis le regard dérape et plonge dans un oeilleton, dans plusieurs trous percés dans les murs.On aperçoit alors l’envers du décor, les ateliers des artistes et les divers objets qui participent à la grande aventure de l’art : gants en caoutchouc, tables maculées de peinture, lavabo orné d’une fleur orange et cette forme rose que l’on voyait bouger tout-à-1-’heure.Comme la madeleine de Proust, ces oeuvres in situ déclenchent alors, le souvenir d’une phrase de Raymond Roussel lue dans Impressions d’Afrique.« C’était une minuscule lorgnette-pendeloque dont chaque tube, large de deux millimètres et fait pour se coller contre l’oeil, renfermait une photo sur verre, l’une, celle des bazars du Caire, l’autre, celle d’un quai de Louqsor ».Roussel qui proposa un nouveau langage, impressionnait Marcel Duchamp par sa façon d'adapter des mots propres aux règles du jeu.Duchamp, en nous faisant regarder par le trou d’une porte, a bousculé les enjeux de l’art contemporain.Deborah Margo et Barbara Suhr, quant à elles, nous permettent de voir la vie d’artiste de manière subtile et insolite.MUSIQUE Chostakovitch, avec un rare bonheur Les Concerts Gala L'Orchestre Symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit: Gougeon, A l'aventure!; Tchaïkovski, Concerto op.35, avec le violoniste Itzhak Perlman; Chostakovitch, Symphonie no.1 op.10.Mardi 21 mai, salle Wilfrid-Pelletier.Carol Bergeron HONORÉ par la présence parmi l’auditoire du grand chef d’orchestre et compositeur Pierre Boulez, l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) mettait fin à la saison des « concerts gala » avec un concert tout à fait réussi.Infiniment mieux préparé, en tous cas, que celui de la semaine dernière qui avait malheu reusement laissé entendre des oeuvres de Janacek et de Rachmaninov insuffisamment répétées.Point culminant de la soirée, la première Symphonie de Chostakovitch semblait prête à se soumettre aux prochaines séances d’enregistrement de l’église de Saint-Eustache.Faut-il rappeler que l’éditeur Dec-ca/London compte en faire le premier volet d’une intégrale des 15 Symphonie du musicien russe.Cet ambitieux projet qui se poursuivra jusqu’à l’an 2000, nous assurera non seulement de la présence de Charles Dutoit (du prolongement de son contrat), mais encore vien-dra-t-il enrichir le catalogue discographique de l’OSM d’un répertoire qu’il interprète avec un rare bonheur.Comme à d’autres occasions par le passé, le concert de mardi nous a rappelé à quel point Dutoit saisit parfaitement bien l’univers poétique et sonore de Chostakovitch : la finesse et la transparence de l’orchestration aussi bien que la densité d’une sen- sibilité musicale toujours perméable à la douleur et au tragique.Tout le programme profita de cet « état de grâce ».Jusqu’au Concerto de violon de Tchaïkovksi qui fut admirablement interprété ; Itzhak Perlman, insufflant une souveraine unité de conception à la partie soliste, Charles Dutoit imprégnant l’accompagnement d'une attentive discrétion.Par une heureuse coïncidence, cette exemplaire prestation du célèbre violoniste américain d’origine israélienne — mais peut-être devrions-nous plutôt parler d’une exemplaire collaboration entre un soliste et un chef — suivait de quelques heures le lancement du Concours International de Montréal auquel participeront, cette année, 42 violonistes venus d’une dizaine de pays à travers le monde.Créée l’automne dernier par Walter Boudreau et l’Orchestre Métropolitain au concert d’ouverture du New Music America, l’oeuvre de Denis Gougeon recevait une première exécution à l’OSM qui la reprendra d’ailleurs lors de la tournée sud-américaine du mois prochain.« Odyssée dans des espaces intérieurs », A l’aventureesl une pièce pour grand orchestre de forme libre où alternent des épisodes calmes et moins calmes.Étape charnière dans l’évolution de ce compositeur québécois, elle nous le montre en possession d’une plus grande maîtrise de la palette orchestrale.En s’affirmant, son écriture s’éloigne aussi fort heureusement de l’influence inhibitrice de Claude Vivier.Au-delà de certaines opacités, de certaines surcharges rythmiques, nous y voyons poindre un musicien dont l’avenir réserve sûrement d’agréables surprises.THÉÂTRE Adam et Ève réinventés Mademoiselle Rouge Texte de Michel Garneau.Mise en scène de Dominique Catton.Scénographie et costumes: Danièle Bienz.Masques et costumes des animaux : Werner Strub.Musique originale : Patrick Mamie.Lumières : Michel Boillet.Réalisation des costumes : Maritza Gligo.Avec Gilbert Divorne, Juan Miguel Molina, Philippe Morand, Jet Saintmartin, Naara Salomon, Michel Rossy, Anne Vouilloz.Une production du Théâtre Am Stram Gram de Genève.À l'affiche de la Maison-Théâtre jusqu'au 2 juin.Lyne Crevier MADEMOISELLE ROUGE voit rouge.Elle n’irait pas jusqu’au meurtre, mais elle y pense.En revenant sur les lieux de son enfance, elle cherche la vérité et découvrira mieux : des loups, qui ne sont jamais aussi terribles qu’on l’imagine, et.un mari ! En s’approchant d’une gigantesque toile d’araignée qui se lève peu à peu, la voilà engagée dans la maison de « mère-grand », celle précisément qui fut dévorée jadis par le loup du conte de Perrault comme du reste le petit chaperon lui-même.Quelle vie ! Elle enquêtera auprès des loups de la forêt.Sur ces entrefaites, Jacques le Chasseur se manifeste.Tous deux vont bientôt partir en repérage.D’abord trouver le Loup meurtrier puis l’abattre.Or, tout se complique.Les méchants loups (des comédiens portent des masques impressionnants) leur font tout un procès.Les humains sont accusés de bien des maux dont ceux de tuer les animaux pour n’en faire qu’une bouchée.Le texte de Michel Garneau demeure assez gentillet jusqu’à l’apparition d’une sorte d’extra-terrestre hideux, une erreur (grossière) de la nature, la Ilubête, qui est appelée à témoigner.Ses cris dénaturés, à eux seuls, glacent d’effroi l’auditoire.Normal.La bête, depuis toujours, va d’un malheur à l’autre.Atrocement, elle souffre.D’abord de ne pas savoir exactement qui elle est (homme, femme, hermaphrodite ?), puis de se sentir rejetée.En vraie peste, elle se comporte.« Il faut que je fasse des monstruosités tous les jours », gémit-elle.Au lieu d’en avoir peur, les enfants en ont pitié.Rôle-clé de Mademoiselle Rouge, la Ilubête incarne l’« animal humain » qui ne sait pas encore que le bonheur se cultive.Garneau s’en sert ici comme d’un porte-voix.N’écrit-il pas dans le programme de la pièce, qui clôt d’ailleurs la saison de la Maison- Théâtre : « Je veux parler aux enfants de l’animalité de l’humanité.L’enfance, c’est passer de l’animalité à l’humanité et l’équilibre, l’harmonie aux- Anne Vouilloz dans Mademoiselle Rouge.quels nous arriverons entre ces deux champs de possibles, entre ces deux propositions, entre ces deux dynamismes coexistants, parallèles, simultanés, feront de nous telle ou telle qualité, de la splendeur au désastre.» Justement, parlons-en de malheur ! Sous sa plume, le Petit Chaperon rouge devient une coquette effarouchée et le chasseur, un poltron, qui n’attend néanmoins que son heure pour croquer la [tomme.On dirait Adam et Eve réinventés, avec évanouissements, soupirs et baisers volés.À mon avis, ce couple en « instance » de mariage charrie tous les clichés du genre.Machisme compris.Alors qu’en conservant le discours des loups ou celui de la Ilubête, il y a là tout ce qu’il faut pour une bonne structure dramatique.Poésie, action, symbolisme sont de la partie.Alors pourquoi y greffer une relation homme-femme archiconvenue ! Cela dit, il faut admettre que le conte bénéficie d’un ravissant décor de sous-bois où la lumière joue les jaunes, les verts, les bleus.Sans oublier la musique (la Ilubête se met à l’accordéon.en tutu par-dessus le marché) qui nous enveloppe d’un joli son sucré.Mademoiselle Rouge fait de l’esbroufe et tout son possible aussi.À nous de fermer les yeux sur le sort (prévisible) que jette Garneau au chasseur et a sa « victime ».Perrault a bien dit à ce sujet : « Mais hélas ! qui ne sait que ces loups doucereux de tous les loups sont les plus dangereux ».Un loup averti en vaut deux ! CONCERT D’ORGUE Mme Hélène Dugal.titulaire à la Cathédrale Des oeuvres île de Arauxo.Titelou/e.I reseohaldi.Sweelinek.Bolini.I t rai is du Livre d'orgue de Montréal.Dimanche 26 mai 1991 à 20h Billets ei icscn.iihmiv Chapelle du Grand 935-1169 Séminaire 206s.rue Sherbrooke Ouest lus tu.(Métro (iuv-Concordia, (âge il or el cilmlianls: 0 S l i e ) Sortie St-Mathieu) I B-4 ¦ Le Devoir, jeudi 23 mai 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Stone Cold! h 15,9 h 15 II: Madonna Truth or Dare! h 15,9 h 35 III: .Mannequin on the More 7 h 30, 9 h 25IV: FX 27 h, 9 h 10 BERRI I: (288-2115)- Jouer dur 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 15 II: FX 21 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 III: ta tissure 21 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40.9 h 40IV: Mes deux vies 1 h 40,4 h 10, 7 h 15, 9 h 30V: Scanners 2 I h 30.5 h 30, 9 h 30-r- War-lock 3 h 30, 7 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Stone Cold7 • h 30,9 h 30 II: Silence ot the Lambs 7 h.9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) - Stone Cold! h, 9 .hll: Mes deux vies 7 h 10.9 h 15 III: Jouer dur 7 h.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Scanners 2 9 h 20— Warlock 7 h 15 2: La tissure 2 7 h, 9 ¦ h 3: Madonna Truth or Dare 7 h.9 h 35 4: Mes deux vies 7 h 20.9 h 30 5: Stone Cold 7 ' h 10,9 h 20 6: Mannequin on the Move 7 h 15, 9 h 25 CENTRE EATON 1: Mtl— Les Doors 12 h 15, 3 h 05,6 h 10.9 h.2: Switch 12 h, 2 h 15,4 h 30, 7 h, • 9 h 30 3: Misery 12 h 10.2 h 25.4 h 45.7 h 05.9 h .20.mèr 12 h 10,2 h 25, 4 h 45.9 h 30 4: Ju Dou 12 h 15.2 h 30.4 h 40.7 h.9 h 15 5: Oscar 12 h 05, 2 h 20, 4 h 35, 7 h 10.9 h 30 6: The Long Walk Home 12 h 40,2 h 55.5 h, 7 h 15.9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl- Madonna, Truth or Dare 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 25 2: K Iss Before Dying 1 h 20,3 h 20.5 h 20, 7 h 25, 9 h 20— 3: Mannequin on the Move 1 h 15,3 h 15.5 h 15,7 h 15.9 h 15 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Oscar7 h 15, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : - Les Doors 7 h, 9 h 35 2: Maman, l'ai raté l'avlonlh 15— Les nuits avec mon ennemi9 h 30— 3: Oscar7 h, 9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent.Mil (843-6001) — J'ai engagé un tueur 19 h., 21 h.(23 au 26 mai) CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Traris-Ca-nada — Madonna, Truth or Dare 7 h, 9 h 30 2: The Gate 2 7 h 20.9 h 20 3: Stone Cold 7 h 10.9 h 104: Mannequin on the Move! h, 9 h 5: FX 2 7 h.9 h 15 6: Silence ot the Lambs 7 h, 9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (642-9768)-La vengeance d'une femme 18 h 35— Le petit criminel 20 h 35 CINÉMA V- 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) — What About Bob?7 h 05.9 h 15 2: Paris Trout 7 h 30,9 h 40 CINÉPLEX I: (849-4518) - Stone Cold! h 05, 3 h 10, 5 h 15.7 h 25,9 h 35 2: Misery 1 h 05,3 h 10.5 h 15.7 h 25,9 h 35 III: Un thé au Sahara 1 h, 4 h 05, 6 h 45,9 h 25 IV: Alice 1 h 45,4 h 30, 7 h 10.9 h 20 V: The Gate 21 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 VI: Quand l'habit fait l'espion 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05,9 h to VII: Mannequin on the Move 1 h 10, 3 h 10.5 h 10, 7 h 10.9 h 15 VIII: Madonna Truth or Dare 1 h 15, 4 h 30, 7 h.9 h 30 IX: Mado poste restante 1 h 30,4 h-15,7 h, 9 h 05 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Hat-ta oui net h 15, 3h 15,5h 15,7h 15,9 h 15 II: // danse avec les loups 1 h 30.5 h.8 h 30 III: Le silence des agneaux 1 h 30,4 h 15, 7 h 10,9 h 301V: THa/1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h ' COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Ftbné-Lévesque, Mtl (283-8229)-» Spaak Whlte/Un homme de parole 15 h, 17 h, 19 h — Des lumières dans la grande noirceur?] h (20 au 23 mal) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (388-4210) — La gloire de mon père 7 h — Le château de ma mère 9 h 05 DAUPHIN I: (721-6060) - Il danse avec les loups 8 h 11: L'éveil 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - FX 27 h 30, 9 h 35— 2: Dances with Wolves 8 h DORVAL I: (631-8586)- What About Bob?7h 05.8 h 1511: One Good Cop?h 15,9 h 30 III: Oscar! h 10,9 h 30IV: Out lor Justice! h 10, .9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)— What About Bob?7 h .9 h 2: One Good Cop 7 h, 9 h 20 3: Switch 7 h 05,9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Les Doors 1 h 15, 4 h 15.7 h 10.9 h 45—2: Love-moi 1 h 30,3 h 30, 5 h 30,7 h 30,9 h 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - Toy Soldiers 7 h 05,9 h 30 II: Sw/rc/l7h,9h2 de Neil Simon, m.en s.Eisa Bolam, du 16 mai au 9 juin, mar.au sam.20h„ dim.19h., samedi matinées â I4h, matinée le 9 juin à 14h., le 29 mai â 13h.THEATRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Concours international de musique de Montréal les 23-24 mai à 9h, 13h 30 et 19h.30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE:84ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— ¦ La trilogie de la villégiature » de Goldoni, traduction Olivier Rei-chenbach, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai, mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21h.THEATRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal (845-7277)— • Elvire Jouvet 40 » texte de Brigitte Jaques, m.en s.Françoise Faucher, du 29 mai au 2 juin, mer.au ven.20h.sam.16h.et 20h.,dim, 15h La télévision du Jeudi soir en mi clin
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