Le devoir, 5 juin 1991, Page(s) complémentaire(s)
»r > j Wmm- iiiiiiiiiHEMiiiir A O C .i .Wi Vol.LXXXII — No 129 ?Nébulosité partielle Max.: 20.Détail page B-6.Montréal, mercredi 5 juin 1991 Toronto 85 cents 05* • TPS * TVQ SOCIÉTÉ La forêt québécoise au bout de son rouleau Les audiences d’une commission du BAPE sur l’avenir des forêts tenues dans 21 villes du Québec remettent tranquillement en question l’hégémonie des papetières dans l’exploitation de cette importante ressource.Page B-l Québec n’aura bientôt plus d’argent d’Ottawa pour l’assurance-santé Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa À MOINS d’un virage budgétaire du gouvernement fédéral, d’ici le tournant du siècle,,le régime pancanadien d’assurancè-maladie n’aura plus d’universel que le nom, avertit chiffres en main le Conseil national du bien-être social.S’il maintient sa politique actuelle, le gouvernement fédéral aura épargné d’ici l’an 2 000 près de 100 milliards de $ sur le dos des provinces dans les secteurs de la santé et de l’éducation post-secondaire, montre en effet un relevé inédit publié, hier, par le Conseil.A ce rythme, plusieurs provinces, dont le Québec, ne rece- vront plus d’argent comptant d’Ottawa pour renflouer deux de leurs plus importantes enveloppes budgétaires.Les provinces, prévient le conseil, risquent alors de crouler sous le poids du fardeau financier.L’admission au système d’éducation post-secondaire deviendra de plus en onéreuse, avance-t-il, tandis que la règle de l'universalité d’accès aux services médicaux ne tiendra pas le coup.« Les résidents des provinces moins bien nanties devraient se contenter de services de santé de moins grande qualité que les Canadiens habitant des provinces plus riches », souligne le rapport.De leur côte, prédit le Conseil, les provinces plus musclées économi- quement devront procéder à d’importantes augmentations d'impôt pour maintenir à son niveau actuel le système de santé.« Nous pourrions nous trouver aux prises avec douze régimes provinciaux et territoriaux d'assurance-maladie sensiblement différents.» Hier, le gouvernement a catégoriquement rejeté l’analyse du Conseil du bien-être social.« Je suis en désaccord total avec cette analyse », affirme le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, qui fait valoir qu’Ottawa ne finance pas exclusivement la santé et l'éducation par le biais d’argent comptant, mais le fait également en transférant des points d’impôt aux provinces.Le Québec, Voir page A-4: Québec Coupures de services possibles à la STCUM Sylvain Blanchard LA DIRECTION de la STCUM a admis hier que des coupures de services pourraient être effectuées à la société de transport, à la suite de la diminution des subventions gouvernementales dans le financement du transport en commun.Rendant public le contenu de la lettre que les usagers de la STCUM seront invités à signer aujourd'hui pour exprimer leur mécontentent vis-à-vis de ce projet de loi, la ST-CU M écrit que « cette décision pourrait avoir (tour effet de réduire de façon importante ce service essentiel à la population».C’est la première fois qu’une telle hypothèse est exprimée publiquement et aussi clairement, car jusqu’ici les mesures annoncées par la Société pour combler le spectacu-Volr page A-4: Coupures PHOTO AP La veuve de Mao, Jiang Qing, lors de son procès en 1980 à Pékin.La veuve de Mao s’est suicidée PÉKIN (AFP) — Jiang Qing, la veuve de Mao Tse-toung, s’est suicidée, à l’âge de 77 ans, le 14 mai dans sa résidence de Pékin, a confirmé tard, hier, l’agence Chine Nouvelle.L’agence officielle a annoncé dans une courte dépêche diffusée peu avant minuit que Jiang Qing, « principale criminelle de la clique contre révolutionnaire Lin Biao-Jiang, s’est suicidée et est décédée aux premiè-Volr page A-4: La veuve L’Algérie est en état de siège Les élections du 27 juin sont remises à une date ultérieure d'après Reuter et AFP ALGER — Le chef de l’Etat algérien Chadli Bendjedid a décrété ce matin l’état de siège dans tout le pays à partir d’aujourd’hui et a accepté la démission du gouvernement et le report des élections du 27 juin à une date ultérieure.Des affrontements violents entre la police et les islamistes fondamen talistes ont fait des morts et des blessés au cours de la journée à Alger selon des sources algéroises.« Vu la dégradation de la situation qui pourrait mener le pays à une crise extrême, je déclare l’tat de siège sur tout le territoire national à partir d’aujourd’hui.J’accepte la démission du gouvernement.Un nouveau gouvernement sera formé après concertation avec les partis politiques.Les élections sont reportées », a déclaré le président dans son message à la télévision nationale tôt ce matin.Chadli avait accusé dimanche, sans les nommer, les dirigeants fondamentalistes musulmans d’essayer de perturber les élections législatives prévues le 27 juin et de créer des tensions dans le pays.Il a implicitement mis en garde les militants du Front islamique du salut (FIS), en déclarant que les autorités agiraient avec fermeté vis-a-vis des manifestants qui perturbent la capitale et d’autres villes.Dans un discours télévisé de 10 minutes, dimanche, il avait promis que les premières élections législatives pluralistes depuis 29 ans seraient équitables et exemptes de toute manipulation.Des chars de l’armée algérienne ont commencé à deux heures du matin (heure locale) à prendre position Voir page A-4: L'Algérie PHOTO JACQUES NADEAU Ce drôle d’animal Expotec a ouvert ses portes, hier, dans le Vieux-Port de Montréal sur les voies de l'évolution.Des dinosaures à l’espèce humaine, cette exposition nous invite à aller voir comment s’est développée la vie sur notre planète sous le thème « L'Homme.ce drôle d’animal ».Elle fait revivre notre lointain passé de 650 millions d'années par le biais d’un spectacle « son et lumière » que la publicité promet « percutant » : un véritable voyage dans le temps, comme si vous y étiez.Depuis ses débuts en 1987, Expotec a successivement privilégié les thèmes de l'ingénierie, de la santé, des communications et des sports, attirant chanque fois plus de 250 000 visiteurs.Le PQ votera contre la loi du référendum sur la souveraineté Michel Venne de notre bureau de Québec LES DÉPUTÉS du Parti québécois à l’Assemblée nationale vont voter contre le projet de loi ISO qui prévoit pourtant la tenue d’un référendum sur la souveraineté en 1992.Ce projet de loi laisse trop de latitude au premier ministre Robert Bourassa, y compris la marge de manoeuvre pour ne pas tenir ce référendum, pour que le parti d'opposition lui donne son appui, a expliqué hier le chef, M.Jacques Parizeau.Le débat sur ce projet législatif, dont l’étude doit commencer aujourd'hui à l’Assemblée nationale, ne sera pas vain pour autant.Puisque les députés péquistes ont décidé de profiter de leur droit de parole à cette occasion pour relancer le débat sur la souveraineté en répondant, chacun dans son domaine de prédilection, aux questions qui se posent sur la réalité d’un Québec souverain.Ainsi, l’un d’eux expliquera ce qu’il adviendrait des fonctionnaires fédéraux.Un autre dira s’il y aurait ou non des postes frontières entre le Québec et l’Ontario, si les pêcheurs québécois auraient accès à la zone protégée des 200 milles, ce qu’il adviendrait de Radio-Canada, de l’as-surance-ehômage, des droits des anglophones et des pensions de vieillesse.Et le reste.« Nous abordons ce débat pour faire avancer la cause de la souveraineté du Québec », a précisé M.Parizeau, au cours d’une rencontre avec la presse.Il a qualifié ce débat de « crucial » pour l'avenir de notre société.M.Parizeau explique que son parti décide d’aller tout de suite de l’avant avec un débat sur le fond de la question parce qu’il ne sait, une fois le projet de loi 150 adopté, « comment ça va se dérouler et jusqu'où ça va aller ».« On est en face d’un projet de loi, dit-il, qui cherche ou bien à faire abstraction des questions de fond, ou bien à les dévier.Tel qu’il se présente, le texte de loi est « inacceptable » aux péquistes, non pas qu’ils soient contre la tenue d’un référendum en 1992, bien sûr.« Au contraire, on ne demande que ça, un référendum le plus rapidement possible ».Non, de façon générale « l’oiseau se présente très bien, mais il a deux ailes tellement tire-bouchonnées qu’il ne volera pas ».Les péquistes réclameront deux modifications.Le PQ veut le retrait d'un certain nombre de « considérants » inscrits en préambule et qui « n’ont pour fonction que d’excuser le gouvernement s’il décide de faire autre chose qu’un référendum sur la souveraineté », dit M.Parizeau.Ces paragraphes précisent que le gouvernement conserve sa faculté d’initiative et que l’Assemblée nationale reste souveraine.« Il n’est pas ques- tion que nous cautionnions ces portes de sorties», dit-il.En second lieu, l’opposition estime que les deux commissions qui seront formées par la loi, l’une pour étudier toute question relative à la souveraineté, l’autre pour étudier les offres fédérales de renouvellement du fédéralisme, « sont des commissions bidons littéralement aux ordres du premier ministre ».Les libéraux y auront 11 votes contre quatre pour le Parti québécois.Et le premier ministre peut mettre fin à leurs travaux au moment qu’il juge opportun.Les députés péquistes n’ont toutefois pas l’intention de faire une obstruction systématique à l’adoption du projet de loi, assure M.Parizeau.Pas plus qu’ils ne boycotteront les deux commissions, une fois qu’elles seront créées.« Bouder, pour un élu, est une chose qui pour moi, est vraiment un dernier ressort », dit-il.Si des modifications satisfaisantes étaient faites au texte législatif, le PQ pourrait voter en faveur.Mais cette perspective est peu probable, les éléments contestes par le Parti québécois ayant été en partie ajoutés pour satisfaire à l’aile fédéraliste du caucus libéral.À cet égard, le député anglophone de Nelligan, le liberal Russel Williams, a réitéré hier son intention de se prononcer contre le projet de loi.Il jongle avec l’idée de proposer lui-même des amendements.L’un, pour qu’il soit écrit que le référendum peut porter également sur des offres fédérales, l’autre pour repousser l’échéance.À son avis, l’automne de 1992 c’est trop vite.Le délai devrait s’étendre jusqu'au prochaines élections en 1993.M.Williams affirme ne pas être victime de « tordages de bras » de la part de ses collègues.Certains lui ont toutefois suggéré de s’abstenir plutôt que de voter contre.Le chef libéral a déjà indiqué qu’il ne permettrait pas un vote libre des Voir page A-4: Le PQ _____________________________ Le Dictionnaire du marginal LA PENSÉE du jour : Plus on a de la chance, plus on croit qu’elle nous est due.Consommation.— L’Eldorado du déchet.Tourisme.— Technique de séduction exercée sur l’étranger, dans le but qu’il renouvelle ses préjugés sur le pays qu’il visite.Opinion.— Limite imposée à ce que l’on pense.Désintéressement.— Attitude de détachement d’un individu bien nanti, relativement aux biens matériels qui ne lui rapportent rien.Mort accidentelle.— Décéder avant la fin de sa vie.Reconnaissance.— Penchant naturel qui nous porte à remercier une personne pour un service rendu, en vue de la disposer à nous en rendre un autre.Convalescence.— État d’un malade qui attrape une guérison.ALBERT BRIE » A-4 M Le Devoir, mercredi 5 juin 1991 Le SCRS nie avoir harcelé des Arabes d'après la liesse Canadienne OTTAWA — Le surveillant des activités des services de renseignement canadiens taxe le président de la Fédération canado-arabe d’irresponsabilité pour avoir déclaré que les services secrets ont harcelé les Canadiens d’origine arabe pendant la guerre du golfe Persique.M.John Bassett, le magnat toron-tois de la radiodiffusion qui préside le Comité de surveillance des activités de renseignements de sécurité, a déclaré mardi qu’en dépit de ses allégations publiques, la fédération n’avait jamais fourni aucune preuve de harcèlement.Pendant la guerre M.James Ka-fieh, président de la fédération, a affirme avoir reçu plus de 50 plaintes de la part de personnes disant avoir été intimidées par la visite d’agents du Service canadien du renseignement de sécurité.Le SCRS a reconnu avoir commencé à visiter et interviewer quelques-uns des 200000 membres de la communauté canado-arabe juste avant le déclenchement de la guerre dans le Golfe.Ces gens n’étaient pas nécessairement soupçonnés d’être des terroristes ou des espions, a précisé le SCRS.Celui-ci cherchait à connaître leurs opinions et leurs réactions à la crise du Moyen-Orient.Interviewé à Toronto, M.Kafieh a maintenu que le service cherchait plutôt, ce faisant, à intimider la communauté arabe canadienne et la réduire au silence.Pour M.Kafieh, les propos de M.Bassett ressemblent davantage à ceux d’un meneur de claques pour le SCRS qu’à ceux du responsable d’un organisme de surveillance.Il a reconnu que le fédération n’avait encore logé aucune plainte formelle auprès du comité, en partie à cause du fait que certains particuliers hésitent à aller de l’avant, de peur de représailles.Mais il a dit qu’une demi-douzaine de cas feraient bientôt l’objet d'une plainte en bonne et due forme.Hier, devant le comité parlementaire de la justice, M.Bassett a soutenu que les allégations de la fédération n’étaient absolument pas justifiées, et a ajouté que le SCRS avait agi de façon appropriée et professionnelle.C’est plutôt M.Kafieh qui s’est comporté d’une manière irresponsable, a-t-il dit.Le Comité de surveillance est une instance tripartite qui suit les activités du SCRS et étudie les plaintes du public à l’endroit du SCRS.Chrétien prie Ottawa d’investir plus à Montréal Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Une semaine après avoir dénoncé la création d’un organisme fédéral responsable du développement régional au Québec, le chef libéral Jean Chrétien a demandé au gouvernement conservateur d’investir davantage à Montréal.M.Chrétien participait hier à un débat à la Chambre des communes sur une motion qui condamnait le gouvernement conservateur pour avoir « abandonné la population de Montréal par son manque manifeste de volonté politique pour fournir des emplois et des opportunités économiques aux gens de cette région ».Il s’agissait d’une motion déposée par le député libéral de Notre-Dame-de-Gràce, Warren Allmand.La semaine dernière, pourtant, M.Chrétien s’en était pris à la décision du gouvernement conservateur de confier au ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, Benoît Bouchard, un organisme, peut-être même un ministère, responsable du développement régional au Québec.Tout en se disant en faveur d’établir des objectifs nationaux en matière de développement régional, M.Chrétien s’était opposé à la création d’une nouvelle bureaucratie, affirmant qu’il s'agissait d’un geste pas très habile politiquement.Le député libéral André Ouellet était allé encore plus loin, en déclarant que le ministre Bouchard s’en venait avec ses gros sabots mettre son empreinte fédérale dans un domaine que les Québécois voulaient rapatrier.Hier, M.Chrétien a demandé au gouvernement conservateur de s’impliquer davantage à Montréal.Il a soutenu que la situation économique de la métropole québécoise était désastreuse et qu’elle allait de mal en pis.Il a affirmé que le taux de chômage y était inacceptable, bien plus élevé que celui des autres grandes villes canadiennes, comme Winnipeg, Halifax, ou même Saint-Jean de Terre-Neuve.« ‘La métropole du Canada est devenue la capitale du chômage », a-t-il lancé.Il a rappelé la position enviable que tenait Montreal il y a une géné- ration seulement, soutenant que le climat se détériorait à un rythme incroyable.Il a également fait valoir le rôle de moteur que Montréal jouait au Québec.« Si Montréal devient une ville sinistrée, qu’arrivera-t-il au reste du Québec?», s’est-il interrogé.M.Chrétien a fait état de la pauvreté qui régnait à Montréal, et des milliers d’écoliers qui allaient à l'école, le matin, le ventre vide.« Quand le gouvernement s’occupera-t-il de ce problème?», a-t-il demandé.Il a également traité du sort des étudiants, qui n’arrivaient pas à se trouver des emplois d’été.Un étudiant qui ne trouve aucun emploi ne chôme pas seulement durant l’été, mais peut-être aussi dans les années à venir, a-t-il soutenu.Le chef libéral a affirmé que c’étaient les politiques du gouvernement conservateur, surtout celles des taux d’intérêt et du dollar élevés, qui avaient été dévastatrices pour Montréal.Il a dénoncé le fait que les conservateurs, après près de sept ans au pouvoir, blâmaient encore les libéraux fédéraux pour la situation actuelle.Il a rappelé que c’étaient les libéraux qui avaient pris en charge Ca-nadair et qui en avaient fait l’avion-nerie florissante d’aujourd’hui.Il a demandé au gouvernement conservateur d’utiliser la même recette et d’investir dans des secteurs comme la rénovation domiciliaire et les résidences pour personnes âgées.« Il y a des milliers de possibilités à Montréal pour des investissements publics, a-t-il déclaré.Ça crée des emplois.» Il a notamment recommandé au gouvernement de s’impliquer dans le développement d’un train à grande vitesse dans le corridor Québec-Windsor, ce qui pourrait asseoir la réputation de Bombardier dans ce domaine de pointe.M.Chrétien s’en est finalement pris au ministre responsable de Montréal, le ministre des Transports Jean Corbeil, qui n’aurait rien fait pour redresser la situation.« Le plus gros problème de Montréal, c’est le ministre lui-même », a-t-il affirmé.PHOTO JACQUES GRENIER Rues des écoliers Les grappes habituelles de touristes dans les rues du Vieux-Montréal ne sont pas encore là, mais les écoliers terminent souvent leur année scolaire par des visites organisées et des promendes guidées par leurs professeurs.Hier, ces enfants regardaient par les grilles du presbytère de l’église Notre-Dame un morceau de notre histoire.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Québec rappelle-t-il, préfère ce dernier système.Mais le sombre diagnostic du Conseil du bien-être social correspond à celui de l’Association médicale du Canada et il fait écho aux doléances de toutes les provinces depuis le dernier budget fédéral.Depuis 1986, le gouvernement conservateur à Ottawa ralentit en effet la croissance de ses versements aux provinces pour la santé et l’éducation supérieure.Dans son dernier budget, il a gelé ses paiements comptants jusqu'en 1994-95. l’origine, cette pratique lui avait rapporté de bien minces économies: à peine 100 millions de % la première année.Mais en suivant la courbe qu'entend donner Ottawa à ses paiements, le Conseil en arrive à une épargne annuelle de 16 milliards de ?par année à la fin de la décennie.À ce rhytme, le Québec (parce qu’il compte plus sur des points d’impôts que les autres provinces) serait le premier à ne plus recevoir d’argent comptant d’Ottawa pour son système de santé.Cela se produirait d’ici cinq ans.L’Ontario, pour sa part, serait à sec tout de suite après l’an 2 000 et le gouvernement fédéral ferait son dernier paiement en 2009 au Yukon.Ce rapport, et le cri d'alarme qu’il contient, constitue un nouveau pavé dans la mare fédérale au moment où ce dernier fait beaucoup de place dans son discours constitutionnel à la notion de normes ou d’objectifs pancanadiens dans les principaux secteurs d’activités au pays.« Si la tendance se maintient (.), l'administration fédérale n’aura plus d’intérêts dans l’asssurance-maladie et l’enseignement post-secondaire et n'aura plus, non plus, son mot à dire », fait valoir à ce sujet le conseil.Reconnaissant qu’il verse de moins en moins d’argent comptant aux provinces, Ottawa a annoncé qu’il entendait se doter de nouvelles CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde: an 189P armes législatives pour obliger les provinces à se conformer à l'exigence d’un système de santé universellement accessible et gratuit.Mais le Conseil du bien-être social rappelle que la santé est de compétence provinciale et fait valoir que les provinces auraient alors beau jeu de traîner Ottawa devant les tribunaux.De plus en plus, d’ailleurs, les provinces prennent le chemin des tribunaux pour faire respecter des engagements fédéraux en matière fiscale.Le gouvernement du Québec menace actuellement de porter sa cause jusqu’en Cour Suprême si le fédéral fait obstacle à son projet d’un ticket modérateur dans les salles d'urgence des hôpitaux.Et il y a deux ans, trois provinces, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta avaient contesté devant les tribunaux la décision unilatérale d'Ottawa de plafonner leurs paiements sociaux.+ La veuve res heures du 14 mai dans sa demeure pékinoise ».Le Maréchal Lin Piao, héritier désigné du « grand timonier » avait été accusé de complot contre la vie de Mao.Chine Nouvelle n’a pas précisé les conditions de la mort de la veuve de Mao Tse-toung.L’agence a ajouté que Jiang Qing se trouvait en résidence surveillée et qu’elle suivait un traitement médical.Le magazine américain Time avait annoncé, lundi, que la veuve de Mao, atteinte d’un cancer de la gorge, s'était suicidée par pendaison, probablement pour abréger ses souffrances.La veuve de Mao, dirigeante de la « bande des quatre » ultra-gauchiste, a été l'un des principaux responsables des excès et persécutions massives de la Révolution culturelle (1966-76).Elle avait été condamnée à mort en 1981 lors d’un célèbre procès dont des images avaient été retransmises à la télévision.On avait vu l’ancienne actrice de Shanghai se débattre, insulter ses juges et se faire expulser de la salle en hurlant « on a raison de se révolter », l’un des slogans les plus célèbres de la Révolution culturelle.Deux ans plus tard, en janvier 1983, sa peine avait été commuée en détention à perpétuité.Chine Nouvelle a précisé que la veuve de Mao avait été placée en résidence surveillée en mai 1984.Le sort de Jiang Qing avait fait l'objet de nombreuses spéculations et les autorités chinoises n’avaient pas, ces dernières années, indiqué si elle se trouvait en prison ou en résidence surveillée.Elles avaient toutefois démenti à plusieurs reprises des informations sur un décès de Jiang Qing.Les autorités chinoises ont at- tendu trois semaines avant d’annoncer le décès de Jiang Qing.Il est possible qu’elles aient voulu éviter que le décès de la veuve de Mao ne fournisse le prétexte à des manifestations avant le 2ème anniversaire de la répression sanglante de la nuit du 3 au 4 juin 1989.4 Le PQ membres de son parti sur ce sujet.La question constitutionnelle a rebondi en Chambre, par ailleurs.Suite aux déclarations du ministre fédéral Joe Clark, qui saluait lundi la « flexibilité » dont M.Bourassa fait preuve dans le dossier constitutionnel, le député péquiste Jacques Brassard s’est enquis auprès du premier ministre de ce que M.Clark avait voulu dire.Et le député de lire en Chambre la définition que donne le Petit Robert du mot flexible: « qui se laisse courber, plier, qui cède aisément aux impressions, aux influences, qui s’accommode facilement aux circonstances.Avec les synonymes suivants: élastique, pliable, souple, docile, malléable, maniable».Le premier ministre lui a répété ce qu’il avait dit la veille, à savoir qu’il avait rappelé à M.Clark que « le Québec ne pouvait plus accepter ce type de fédéralisme où deux gouvernements se concurrencent ».Il ajouta que le gouvernement ne « veut pas démanteler allègrement le fédéralisme canadien », que dans cette perspective, il est ouvert à des discussions de manière à pouvoir « décentraliser ou remanier en profondeur le fédéralisme actuel avec une obligation de résultat » ( ie premier ministre a répété la phrase en insistant sur le second segment pour laisser tomber le terme décentraliser).« Ce n’est pas parce qu'on est prêt à discuter qu’on devient automatiquement coupable de trahison », a-t-il lancé.4 Coupures laire manque à gagner qui découlera de la réforme Ryan n’incluait jamais de réduction de service.On parlait de gel de salaires, d’augmentations du prix de la CAM, de mises à pied d’employés temporaires, d’une hausse possible de taxes pour les contribuables de la CUM, mais pas de coupures dans le service.Robert Perreault, le président du conseil d'administration, l'avait d’ailleurs dit et répété haut et fort lors de sa conférence de presse du 8 mai dernier.« Jamais dans ma vie, avait il déclaré, j’ai vu un gouvernement, aussi mal pris soit-il avec un problème budgétaire, se désengager de la sorte du financement du transport en corn mûri La désinvolture avec laquelle Québec s’y prend pour pelleter ses problèmes chez le voisin est absolument incroyable.Malgré tout, je 55 St Jacques Montreal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Tele/ 05 268656 Fa/ (5U.845 7874 Tel 15141987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce loto qué+x-r U L T A T S O q u e b o < peux assurer les gens qu’il n’y aura pas de coupures de services à la ST-CUM».Interrogé sur ce revirement hier, Robert Perreault explique que si jamais les villes de la Communauté urbaine de Montréal refusent de s’occuper de la facture, il faudra bien envisager cette alternative.En principe, lq,s municipalités de la CUM peuvent refuser de payer la note.Mais en pratique, c’est autre chose.Quoi qu’il en soit, lors de cette conférence de presse, Robert Perreault n’a nullement fait allusion à cette possibilité, laissant plutôt entendre que la question était de savoir comment les villes s’y prendraient pour assumer cette nouvelle facture.Le maire de Verdun, Raymond Sa-vard, devait même déclarer au DEVOIR cette journée-là que les municipalités « n’auront pas le choix de payer la note».Dans ce contexte, l’hypothèse de coupures de services à la STCU M vient contredire les propos du président de son conseil d’administration.Ce qu’il nie.« Lors de leur assemblée extraordinaire tenue récemment, les maires de la CU M ont clairement indiqué qu’ils étaient en faveur du maintien et du développement du transport en commun à Montréal.Mais ils ont aussi dit, précise Perreault, que pour atteindre cet objectif, le maintien des subventions gouvernementales était absolument nécessaire».Pour Normand Lamoureux, président du syndicat des employés d’entretien de la STCUM, les coupures de services sont « inévitables ».Car avec un manque à gagner de 200 millions $, ce n’est pas en grattant les fonds de tiroir et en haussant de quelques dollars le prix de la CAM qu’on arrivera à boucler le budget.« Mais j’utilise le mot inévitable dans le mesure où les opposants à la réforme Ryan ne s’organisent pas plus efficacement pour faire comprendre au gouvernement le non-sens de son projet de loi».Selon lui, avant de commencer à parler de coupures de service, il faut mettre dans le coup les citoyens et créer un véritable mouvement populaire de protestation.Convaincu que les discours ont fait leur temps, il pense à une grande marche dans les rues de Montréal.« À la STCUM, demain (aujourd’hui), on posera quelques gestes qui vont dans cette direction.Les employés arboreront des rubans noirs autour de leur bras et distribueront aux usagers des lettres de protestation qui seront par la suite acheminées à Québec».« Ce n’est pas une grosse affaire, j’en conviens, c’est très symbolique et ça ne fera pas reculer le gouvernement, on le sait aussi, mais c’est très rare qu’on voit syndicats et patrons dans cette boîte s’unir dans une même cause.Ne serait-ce que pour cette raison, c’est très important.D'aucune manière faut il minimiser la portée de celte initiative car, d’une part, elle risque de sensibiliser la population et, d’autre part, qui sait ?peut-être nous amener vers d’autres actions communes».Rappelons qu’à compter de midi aujourd’hui, autobus et métro cesseront de rouler pendant une minute pour rappeler aux Montréalais le caractère essentiel du transport en commun.Un 60 secondes de silence qui ne risque toutefois pas d’ébranler le ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, qui une fois encore hier, a fait savoir que le gouvernement n’avait pas l’intention de modifier son projet de loi sur le transfert des responsabilités aux municipalités, dont le principe a d’ailleurs été adopté à l’Assemblée nationale lundi soir.En commission parlementaire, M.Ryan a de nouveau rejeté les prétentions de l’Union des municipalités du Québec, reprochant même à son représentant, le maire de Chicoutimi, Ulrich Blackburn, d’être mal préparé à discuter du contenu du projet législatif.M.Ryan a aussi rejeté « pour le moment » une suggestion du président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hamelin, qui proposait que la surtaxe que pourront imposer aux entreprises les villes desservies par un organisme de transport en commun, soit également imposée aux entreprises établies en périphérie des grands centres.4 L’Algérie dans la capitale.Au moins 15 chars, canons en l’air, ont été vus traversant les rues centrales d’Alger pour prendre position aux carrefours, ajoutent les témoins.L’intervention des forces de l’ordre contre les partisans du Front islamique du salut (FIS) auraitfait hier « cinq ou six morts » dans les rangs des manifestants, à Alger, où l’approche des élections législatives du 27 juin se faisait de plus en plus sentir, notamment du côté des forces islamiques.Selon des sources algéroises, les blessés sont « très nombreux » et les forces de l’ordre utiliseraient des balles, en caoutchouc ou même réelles, contre les manifestants, depuis le début de l’après-midi d’hier.Plus tard en soirée, le ministre algérien de l’Intérieur, Mohammed Sa-lah Mohammedi, reconnaissait qu’il y a eu des morts et des blessés dans les affrontements de la journée entre manifestants islamistes et forces de l’ordre, sans en indiquer le nombre.Le ministre, qui a démenti « catégoriquement » que les forces de l’ordre aient fait usage de balles réelles, a admis implicitement qu’elles avaient utilisé des balles en caoutchouc.Les forces de l’ordre étaient intervenues pour empêcher la tenue hier après-midi d’un sit-in pour protester contre l’évacuation musclée, la veille, de deux places publiques occupées par les islamistes depuis 11 jours.Plusieurs face-à-face tendus ont été enregistrés tout au long de la journée entre manifestants et policiers, qui ont repoussé leurs assauts à coups de grenades lacrymogènes.Ce fui le cas notamment devant la Place du 1er mai, évacuée de force dans la nuit, à Bach Jarrah, à pro- ximité de Kouba, l’un des fiefs islamistes, à el-Harrach, dans la banlieue Sud et à el-Biar, sur les hauts d’Alger.Policiers et gendarmes des brigades anti-émeutes sont parvenus à immobiliser les colonnes de marcheurs qui s’apprêtaient à se rendre de la banlieue et des quartiers périphériques jusqu'à la Place des Martyrs, à travers le centre d’Alger.De leur côté, les islamistes avaient imposé la fermeture de la quasi-totalité des commerces du centre d’Alger et quartiers périphériques de Hussein Dey, Kouba, el-Biar, Bach Jarrah et Bab-el-Oued.Les commerçants récalcitrants auraient été menacés par des militants du FIS, selon certains témoignages.5 juin par la PC et P AP 1987 : quatre permanents de CSN sont arrêtés relativement à l’at-lenlat à la bombe [lerpétré contre le Motel Universel de Chicoutimi, propriété de Raymond Malenfant.1981 : première grève des enseignants au Nouveau-Brunswick.1980 : dépôt à Québec du rapport du .luge Malouf sur le coût des Jeux olympiques de Montréal, qui ont coûté 11 fois plus cher que prévu.Le juge Malouf met surtout en cause le maire Jean Drapeau et l'architecte Roger Taillibert.1908 : li' sénateur Robert Kennedy, 42 ans.est assassiné à Los Angeles.1907 : la guerre des Six Jours éclate entre Israël et les pays arabes; échec d'initiatives à l’( ÎNU en vue d'un cessez-le-feu.1900 : le gouvernement libéral de Jean Lesage est défait aux élections générales du Québec; l'Union nationale et Daniel Johnson prennent le pouvoir.1905 : Washington admet officiellement pour la première fois que des troupes américaines sont engagées dans les combats au Sud-Vietnam, pour la défense d'installations importantes.1911) : seize organisations, incluant des fascistes, des nazis et des communistes, sont déclarées illégales au Canada.1882 : un typhon et un raz de marée fait l(HHHH) morts à Bombay, en Inde.1854 : un traité de libre-échange est signé entre le Canada et les Etats-Unis.1752 : Benjamin Franklin fait voler un cerf-volant pendant un orage el découvre que la foudre a des effets qui ressemblent à l’électricité.statique.Ils sont nés un 5 juin: Le philosophe Socrates (469-399 av.JC.) ; l’actrice française ltéjane (1856-1920) ; le compositeur russe Igor Stravinski (1882 1971) (selon le calendrier grégorien, le compositeur est né le 18 juin) ; l’économiste anglais Johp Maynard Keynes (1883 1946) .le philosophe Jean-Paul Sartre (1905-1980) ; le ministre canadien des Affaires extérieures, Joe ( lark —-1 S M A H T & B I G G A K AVOCATS Fetukrstomi.u gu & ClE ADKNTS DK BKh\ KTS Kl l)K M \K9I KS DK COMMKKCK 1 IMare \ illr Vfarir*.-nil»* MH>.Montréal.f lanada IBH 2K.Téléphone (ôl I) *K>4-1.>00 San» frai*- l-W/MW-Uli Far-ïômilé (-*>11) Q.»-K 1 MONTRÉAL (rrrAI \ TORONTO \ W-OI U.K —v—r Tirage du Vous pouvez 91-06-03 miser jusqu à /1 h les soirs 3 4 6 9 de tirages 18 21 24 27 Prochain tirage: 29 91-06-05 30 33 41 45 46 48 50 54 57 60 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité déménagez?i VOUS LodJb Évitez de vous priver temporairement de votre l DEVOIR.Faites transférer votre abonnement dès maintenant.Votre DEVOIR déménagera en même temps i que les vôtres.I Nom- Adresse actuelle Code postal- No.tél Nouvelle adresse________________________ Code postal No.tél Date de déménagement_ LE DEVOIR Remplisse/ «I retourne/ II» coupon réponse é Il DI VOIH.service .i l.i cliontclo 211 St Sacrement.Montréal H2Y 1X1 Mil (514) «44 0738 1*1 1 800-483 7559 ~i J
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