Le devoir, 29 juin 1991, Cahier B
iB>mw¦ 50 % de la facture est payée par Téléfilm et la Sogie«, précise-t-elle.Timidité?malaise?Rares sont encore les producteurs et les cinéastes qui avouent faire appel aux lumières de Carlimage.Mais Roger Frappier, lui.l'affiche bien haut.Pour Jésus de Montréal de Denys Arcand, il a collaboré avec la compagnie dirigée par France Capistran.« A la suite de ces tests, on a retranché toute une scène dans un hôpital à la fin, dit le producteur, modifié des séquences, changé le rythme du film ».Même qu’il a tenu compte des réactions du public cible (allergique à l'iconographie religieuse) dans son affiche publicitaire pour adopter le désormais célèbre soleil (qui est devenu aussi depuis le sigle de Parli-mage).Un /oo la nuit de Jean-Claude I>au-zon.Moody bench de Richard Roy (qui fut aussi mal reçu en test qu’en salle) ont passé par le crible de Par-limage.Quoiqu’on en pense : ce ne sont pas les débutants en mal de conseils qui font appel aux services de la compagnie.« Bien au contraire, indique France Capistran.On collabore avec les producteurs et les réalisateurs de haut calibre.» Voir page B-2 : Septième art aisori des Arts de Laval dés lé s auteur(e)s, comédien(ne)s 22 juillet René-Daniel Dubois / Marc Béland / ( Elisabeth Chouvalidzé 29 juillet Monique Bosco / Françoise Faucher / Sophie Faucher / Monique Richard / - Alain Zouvi Simon Busbib, chantre commanditée en partie par Hydro-ûuébec Laval nf, 4$ Icole Brossard / Michéle Magny inielle Boutet, claviériste ! ministre ot ministre de i'ÉÀt ! 1er Juillet 1991.et musicien(ne)s Monique Larue / Paule Baillargeon Charles Papasoff, saxophoniste Catherine Gadouas / Michelle Allen / France Castel / Nathalie Mallette / Marc Béland Catherine Pinard, pianiste Germaine Dugas chante.Lucie Cauchon, pianiste Normand Lachapelle, bassiste commanditée par les Productions A.M.A» de» Retsource» fête ses 3 ans à la Venez rencontrer Jean-Paul Daoust / René-Richard Cyr Charles Papasoff, saxophoniste commanditée en partie par f-G&.19 août Marie Savard / France Castel Danielle Boutet, claviériste 26 août 5 août France Théoret / Pol Pelletier Lucie Cauchon, pianiste »ou» lo présidence d'Honnour de miSitome Use Bacon, dépoté do Chomodcy, Vice-première LE FESTIVAL LITTÉRAIRE DE TROIS 3 HSr ¦, 1 juillet 8 juillet 1S juillet TOUS LES LUNDIS DE JUILLET ET AOÛT À 20 HEURES RÉSERVATIONS: “"(514)662-4442 PRIX D'ENTRÉE: 10,00$ LIEU: Maison des Arts de Laval, 1 395, boul.de la Concorde ouest, Laval Autobus laval Henri-Bourassa « 35 - « 40 - » 42 RENSEIGNEMENTS: Festival de TROIS, (514) 663-4028 Ce festival est possible grâce à l'appui financier de la Ville de Laval et du ministère des Affaires culturelles \ t ^54411 B-2 ¦ Le Devoir, samedi 29 juin 1991 ' le cahier du i • ameai Bley, et de Mark Elias, ce bassiste qui a participé à l’enregistrement de The Struggle Continues.Ce Struggle Continues, cette histoire de lutte qui se poursuit, cette prédisposition à la constante remise en question, est sans aucun doute l’une des dix merveilles des années 80.C’est sous le leadership de Walter Dewey Redman, saxophoniste ténor, et quel saxophoniste, qu’elle avait été enregistrée.De tous les musiciens cités, c’est lui, cet homme au son incisif, qui symbolise le mieux l’histoire du mouvement musical dont les musiciens cités sont les principaux acteurs.De son domicile newyorkais, il nous a l'autre jour expliqué deux ou trois choses qu’il est bon de connaître sur les débuts de Omette Coleman, donc sur la gestation de cette révolution qui a enflammé bien des notés au cours des années 60 et 70, et sur, ses propres débuts.Né le 17 mai 1931 à Fort Worth, Texas, dans un famille qui avait une affection toute à fait secondaire pour la musique, Dewey Redman a grandi aux sons de cette musique qui dominait alors cette région, soit le blues.« Pour une foule de raisons à la fois sociales et politiques, le blues était la seule musique disponible lorsque j’étais enfant ».Dans cet environnement particulier, il sera tout d’abord marqué par le$ gammes « rythm and blues » de « Louis Jordan et Buddy Johnson, les blues des guitaristes T-Bone Walker et Pee Wee Crayton ainsi que par les saxophonistes Illinois Jacquet et Arnett Cobb.Après, vers 1947, j'ai fait la connaissance de Omette Coleman et John Carter.À cause de la ségrégation, nous fréquentions la même école.Je me souviens qu'à cette époque tant Omette que John jouaient du swing.C'est à ce moment-là que j'ai fait la découverte, déterminante, des sonorités de Gene Ammons, Stan Getz, Dexter Gordon et Red Connor ».Red Connor a passé l’arme à gauche en 1954.En 1948, Redman entreprend, parallèlement à son apprentissage musical, des études en ingénierie à Tus-kegee.A cause des coûts afférents, il est obligé d'abandonner.11 retourne donc à Fort Worth.Il étudie le dessin industriel et la musique.En 1953, il obtient ses diplômes.Il rentre à l'ar- mée.Mais comme il n’est pas pâle de peau, il ne peut pas participer aux activités de l’orchestre militaire.Autant vous dire, « que j’ai détesté l’armée ».En 1956, il est « prof ».Mais en passionné des études qu’il est, il s’inscrit à la North Texas University tout en continuant à jouer ici et là avec des orchestres locaux.En 1959, « j’ai obtenu ma maîtrise.Je donnai mes cours la semaine et je jouai les fins de semaine.À l’âge de 29 ans, j’ai décidé de me lancer totalement dans la musique et de faire quelque chose de bien.J’essaye encore d’ailleurs ».Mais quoi au juste ?« D'améliorer constamment le son.Bien avant la technique, l’important c’est d’avoir un bon son.Un son à soi.Tous les saxophonistes que j’aime ont un son unique.Je cherche toujours à posséder un son qui soit le reflet de ma personnalité ».Cette singularité sonore, qui dans son cas est beaucoup plus prononcée que son propos ne le laisse supposer, aura accompagné bien des aventures.Celle de Omette Coleman, naturellement, et celle également du merveilleux Old And New Dreams qui rassemblait Don Cherry à la trompette, Charlie lladen à la contrebasse et.Ed Blackwell à la batterie.Aujourd'hui, il ne participe plus à cette histoire de rêves jeunes comme anciens.Aujourd’hui, il s'occupe surtout de SA formation.Il était temps.Il était grandement temps.« J’ai formé un quintette avec Cameron Brown à la contrebasse, Rod Williams au piano, Leroy Williams à la batterie et mon fils Josuah, 22 ans, au saxo.Je suis très fier de lui.Il vient de terminer sa maîtrise en urbanisme à l’Université d’Harvard avec les grands honneurs.Il va me suivre tout cet été.Avant.».Avant de retourner aux études en septembre.Autrement dit, le job d'eté du jeune Josuah consiste à.Éditée par l’étiquette italienne Black Saint, sa dernière production — U ring On The Edge — est pleine de ces profondeurs si hypnotiques qu'on les fréquente régulièrement.A l’instar de ses prestations au sein du tild And New Dreams et de son The Struggle Continues.Dewey Redman déploie un son qui n'est rien de moins que le son emblématique de toute une génération de musiciens.Soit le son de l'intensité dans le combat.HouwrS'ÏÏÎÏÏ' PHOTO JACQUES GRENIER France Capistran, présidente et directrice générale de Parllmage.JAZZ Septième art Pour un visionnement test, le groupe cobaye d'un film commercial rassemble toutes les couches de la société, les deux sexes, tous les âges, et ne cultive aucun lien avec l’univers de l’audio visuel.Parlimage s’est constitué une banque de spectateurs potentiels (et bénévoles).Compte tenu des besoins de l’échantillonnage et des disponibilités de chacun, la compagnie appelle 2000 personnes pour en rassembler de 50 a 300 le jour « J ».Les visionnements suivis d’une discussion se font hors de la présence de l’équipe de tournage afin que le public se sente à l’aise.Les éléments étudiés varient selon les besoins de la production (ici, on questionne le rythme d’une scène, là, la pertinence du dénouement).LANAUDIER NATURE L'événement musical de l'été dans un environnement nature ! musique ?SCOTT Jeudi 4 juillet, 20 h Église de Saint-Paul de Joliette Le piano français à son meilleur Michel Dalberto, pianiste SCHUBERT, DEBUSSY, BERG, LISZT En collaboration avec Radio-Canada Réseau FM Stéréo Vendredi 5 juillet, 20 h Mozart et son merveilleux Requiem Lauber : création sur la même prière MOZART : Requiem LAUBER : Requiem (création) Orchestre Métropolitain sous la direction de Gregor Nowak Solistes : Dominique Labelle, soprano, Thérèse Sèvadiian, mezzo-soprano, Richard Margison, ténor, Grégoire Legendre, baryton Choeurs : Anima Musica et Chanteurs d'Orphée (dir.: Fred Stoltzfus), Chanteurs de la Place Bourget (dir.: Fernand Lindsay) En collaboration avec Radio-Canada Réseau FM Stéréo Une présentation de L'interurbain Bell A l'Amphithéâtre Prenez le Festival Express Venez ou concert en autobus Départ du magasin Archambault Musique, ongle Sainte-Catherine Est et Berri, a Montréal, deux heures avant le concert.Nombre de places limité.Billets aux comptoirs Admission, 10 S + frais de service.Dimanche 7 juillet, 14 h 30 Fierté du père, pianiste : sa fille, violoniste de 12 ans Orchestre du Centre national des arts sous la direction de Gregor Nowak Solistes : Mark Zeltser, pianiste Elizabeth Zeltser, violoniste de 12 ans MENDELSSOHN : Concerto pour violon PR0K0FIEFF : 2e concerto pour piano A' .3 Points de vente Billetterie centrale de Joliette Librairie Martin (514) 759 8446 et (514) 589 5676 Billetterie Articulée (514) 524 4526 Réseau Admission (514) 522-1245 1 800 361-4595 (Frais de service en sus) ) sièges réservés : 34,50 $ • sièges réservés : 30,25 $ parterre extérieur : 15$ Eglises: 19,50$ (TPS et redevance a la salle incluses billets non échangeables et non remboursables) Radio-Canada Radio et télévision Diffuseur officiel Info-I-estival L'interurbain Bq Ie.14) 759 6974 I e f tV'rtl ortepN b.fror d apeak présentent le FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE DI 22 .11 IN AI 28.Jlll.LK I 1991 IGouvecriOfnefit du O-Ait/'.Ministers des Aftaires culturelles I Gouvernement du Québec Ministers du Tourisme H INFORMATION TOURISTIQUE De Montréal numéro Iota', D ailleurs au Canada et Ot'.' 1 800 363 7777 L'interurbain AirCanada Communications Canada « Les producteurs qui font eux-mêmes leurs tests maison ne savent pas poser des questions, ignorent tout de la dynamique de groupe, affirme France Capistran.Nos cinq évaluateurs possèdent une formation en psycho.On a développé des techniques d’observation des réactions du public, en mettant l’accent sur le non verbal, les rires, les soupirs.Après le test (qui dure toute la soirée) et les données qu'on en tire, nous sommes en mesure de préciser à un cinéaste exactement quel bout de scène ne marche pas et pourquoi.» « I.e public est le meilleur des baromètres, conclut France Capistran.Je ne l’ai jamais vu se tromper.» À l’heure des tests, une grande partie du montage est déjà effectuée.« Si les acteurs sont pourris, trop tard, précise-t-elle.Mais il est encore temps de resserrer le rythme du film, de couper des scènes, de les déplacer comme un jeu de blocs, de modifier toute la trame sonore.» La PDG de Parlimage affirme avoir « déjà vu des miracles se produire », lors d'un court métrage entre autre « très mauvais au départ et entièrement remonté à la suite des tests ».« Radio-Canada qui n'en voulait pas au départ l'a acheté.Ça a tout change.A l'opposé, j'ai vu des clients se braquer, refuser nos conclusions et courir au devant de l’échec.» Les tests ont souvent plus d’impact sur les émissions télé que sur les films car les « pilotes » peuvent subir toutes les modifications recommandées.La populaire série Chat-boum du canal Famille (qui allait devenir la seule émission québécoise enfantine vendue en France) avait déplu aux enfants lors des visionnements tests de 1988.« Tous les décors et les costumes ont été changés en conséquence, se souvient France Capistran.Même le réalisateur a été remplacé.» Marcel G.Sabourin, le producteur de Chatboum dit accorder une importance cruciale à ces visionnements.« On a beau garder notre coeur d’enfant, les tests sont la seule façon d'entrer en contact avec notre public-cible, plutôt que de tout décider à leur place », dit-il.Dans les émissions pour enfants, les visionnements servent aussi à dé terminer à quel groupe d'âge s’adresse un produit.Parlimage effectue alors trois séries de tests: auprès des 5-7 ans, des 8-10 ans, des 11-13 ans.» Les enfants sont le plus sévère des publics », constate France Capistran.Pour Le fabuleux voyage de l'ange, film de Jean-Pierre Lefèbvre qui sortira dans quelques mois, le producteur François Dupuis a fait exécuter par Parlimage des visionnements auprès d’une clientèle d’adolescents, puis d’adultes.A ses yeux, ces tests permettent à une équipe d’acquérir un recul face à son produit et constituent un guide fort valable.Mais il voit dans le procédé certains pièges.« Le processus créateur s’accommode mal de ces modifications après consultation publique.Ça donnerait quoi sur le plan artistique un produit qui appartiendrait à tout le monde?» demande-t-il.Même s’il entend réutiliser ces tests dans l’avenir, le producteur refuse de voir là une panacée et une formule de succès sur mesure.« C’est un outil, pas une fin », rappelle-t-il.Des disques pour faire durer le plaisir Serge Truffaut LA CHANTEUSE Abbey Lincoln, les trompettistes Roy Hargrove et Jon Faddis ainsi que le saxophoniste Ma-ceo Parker, sont tous en train d’astiquer leur instrument respectif afin de participer à cette douzième édition du Festival international de jazz de Montréal.Comme il est désormais de tradition à chaque année, l’atterrissage des artistes et musiciens aura été précédé par la distribution de leur plus récente production.Cette année, les notes dernièrement enregistrées par les artistes mentionnés font échos à la diversité du jazz d’aujourd’hui.Intitulé The World is Falling Down, sur étiquette Verve, le dernier album de la chanteuse Abbey Lincoln est sans aucun doute l’oeuvre la plus significative que cette battante aura signée au cours des dix, voire vingt, dernières années.Signalons toute de suite que ce World Is Falling Down est l’oeuvre d’une femme de parole avant tout.Chez elle, les mots ont en effet l’avantage sur l’improvisation.Le sens a toujours le dessus sur l’enveloppe.Ainsi dans cette histoire d’un monde où tout « fout le camp », dans cette histoire qu’elle a composée, la magnifique Abbey Lincoln nous confie : The time is late/The fruit is bad-/The morning's come/And Roosters crow/But people have no place to go/And disappear/Just like the sun/When day is done.Ces paroles d’une femme ayant l’indifférence en horreur sont à l’image de tout l’album.C’est blues.blues.blues.Et comme nous sommes en présence d’un des grands talents du jazz des trente dernières années, les musiciens qui sont à ses côtés sont des musiciens qui ne sont pas à la hauteur, mais bien des musiciens qui ONT de la hauteur.Tenez-vous bien, voici l’identité des bipèdes qui ont soufflé et pianoté pour souligner la beauté d’Abbey Lincoln : Clark Terry à la trompette, Jackie McLean et Jerry Dodgion aux saxophones alto, Alain Jean-Marie au piano, Charlie Hadden à la contrebasse, et Billy Higgins à la batterie.Si Jean-Marie vous est encore inconnu, écoutez, écoutez bien les notes qu’il a brossées, et vous comprendrez pourquoi tous les grands musiciens de passage à Paris l’invitent pour les accompagner.Réunissant des classiques comme le Hi Fly de Randy Weston aussi bien que des pièces originales comme ce First Song, cette production de Abbey Lincoln est une splendeur.Roy Hargrove, qui fera son tour au Festival en tant que membre des Jazz Futures, est ce qu’il est convenu d’appeler un jeune turc.Il fait partie en effet de cette génération qui, dans la foulée de Wynton Marsalis et consort, a décidé de prendre le jazz par les cornes afin de le détourner notamment des rives du rock and roll pour mieux le remettre sur les rails de ces improvisations construites à l’aune du « Hard Bop ».À l’instar de Marion Jordan, Marcus Roberts, Jeff Watts, Bob Hurst, Ralph Peterson, Benny Green, Carl Allen, Tony Reedus, Ralph Moore, Renee Rosnes, Charnett Moffett, Geoff Keezer, Bobby Watson, Donald Harrison, les frères Harper, et plusieurs autres de même acabit, Roy Hargrove accouple constamment sa technique phénoménale à des improvisations incisives.Son Public Eye édité par Novus est à l’image de cette génération.Comme ses complices, Roy Hargrove se réapproprie cet art, cette culture qui a le jazz pour nom, et souffle comme un damné.Soutenu par Antonio Hart au saxophone alto, Stephen Scott au piano, Christian McBride à la contrebasse, et Billy Higgins à la batterie, Hargrove disperse ses notes fougueuses dans tous les coins.À l’écoute de son album, on a la certitude que dans dix ans, et même dans vingt ans, on entendra encore, et pour notre bonheur, la trompette de Roy Hargrove.S’il y en a un qui doit être content, c’est bien Kenny Dorham.Comme Hargrove, Jon Faddis est trompettiste.Son dernier exploit a Musiques & Traditions du monde et le FESTIVAL D’ÉTÉ INTERNATIONAL DE QUÉBEC Présentent en première à Montréal SOEUR MARIE Chants millénaires j sacres La tradition Maronite et Byzantine Ensemble de 10 voix et musiciens Cathédrale Christ Church 635, rue Ste-Catherine Ouest, coin Université Samedi 13 juillet à 20H30 Billets: 19,56 $(»«,,„)." .Disponibles chez Archambault Musique, Spectrum, La Baie (centre-ville) magasins Provigo, comptoirs Admission et par téléphone 1 -800-361 -451 ABBEY LINCOLN K II ! INI Ni « Il H // exposition collective, oeuvres de M Bois, H.Larouche, R Lavaitlante et J.Gasse, du 21 juin au 4 juillet WADDINGTON AND GORCE INC: 2155 Mac-kay.Montréal (847-1112)— Oeuvres d'artistes canadiens— Oeuvres lécentes de Ron Martin, du 20 juin au 13 juillet Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÛTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Oeuvres de H.Alpha, P.Bellemare.L.Bouchard, Da-pita, A.Dumouchel, D.Guay, F.Guttman, R.La-chance, M.C.Leclerc, G.Lefebvre, B.McNeil, D.Millington, L.H Nguyen, L.Rémillard et W.Simon, du 19 juin au 24 août MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC; 2550est Ontario, Montréal— Moebius/Gir/Jean Giraud.rétrospective des oeuvres d'un chei de file de la bande dessinée française, du 28 juin au 25 août MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 bout.Monk, Montréal— La Petite Bourgogne, exposition à caractère historique sur te quartier sud-ouest de Mil.du 21 juin au 23 août— Les chapeaux féminins d'hier et d'aujourd'hui, exposition réalisée par le Château Ramezay, du 20 juin au 23 août— La culture noire vue par Chartes Biddle, du 20 juin au 23 août MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal- Le grand verger de Montréal à Notre-Dame-De-Grâce, rétrospective de 3 siècles sur l'histoire du quartier NDG, du 26 mai au 18 août MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimier, Montréal— Vu d'un autre oeil, exposition du Musée de ta civilisation de Québec, à caractère interactif portant sur les handicapés visuels, du 8 juillet au 16 août MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal.Montréal-La culture grecque vue par Nadia Assimoupoulos, tableaux, artefacts, documents sonores et visuels, du 19 juin au 16 août Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cité du Havre, Montréal (873-2878)- Ron Martin 1971/1981, du 5 mai au 21 juillet, ouvert du mar.au dim.de 10h.à I8h.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS (CHATEAU DUFRESNE): Angle Pie 1X et Sherbrooke.Montréal (259-2575)— Créations en verre, rétrospective de l'artiste finlandais Oiva Toikka— Arts graphiques, sélection d’alfiches des années 1955 â 1990 de Pologne.Yougoslavie, France, États-Unis.Suisse, Italie, Japon et Canada faisant partie de la collection permanente du Musée, du 7 juin au 1er sept — mer.au dim.11h.à 17h.MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145 Wiltrid-Cor-beil, Joliette— Les nouvelles acquisitions 1990: oeuvres de Jordi Bonet, Jacques de Tonnancour, Harold Town, Marcelle Ferron, Mario Merola, Jean-Paul Mousseau, Torn Hodgson, William Ronald, Lise Ger-vais, Louise Gadbois et autres, mer.au dim.de 12h.à 17h.MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul.Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— « Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente— Présence des ivoires religieux dans les collections québécoises, du 19 mai au 14 juillet MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— t II était une fois l'enfance • jusqu'en sept.91— Rétrospective des expositions à travers les affiches, les programmations et quelques pièces de la collection d'art et d'ethnologie— « Un connaisseur â découvrir • exposition jeu du Musée des Beaux-Arts de Montréal, à compter de janv.— Claude Mitlette, sculpteur, à compter de fév., du mar.au dim.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Collection permanente du musée, mar.au dim.de 10h.à 17h — mar.au dim.de 10h.à 17h.— Les années 20: l'âge des métropoles, du 20 juin au 10 nov„ tous les jours de 10h.à 19h„ le sam.jusqu'à 21h.MUSÉE PIERRE BOUCHER: 858 Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459)— Rodolphe Duguay en mémoire 1891-1991: volet Scènes et Paysages, du 9 juin au 3 sept., tous les jours— Salle Gaston Petit: Migrations et autres, lithographies couleurs de 1975/1980 de l'artiste Gaston Petit, du 9 juin au 3 sept., tous tes jours (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (939-7000)-Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des tonds d'archives importants— Dessins d'architecture de l'avant-garde russe 1917-1935, jusqu'au 8 sept — Publications de l'avant-garde soviétique, jusqu'au 27 oct — tan Paterson: le Jardin du Luxembourg, à compter du 17 juillet, mer.et ven de 11 h à 18h., jeu 11 h à 20h , sam.et dim.de 11h.à 17h MUSÉE CHATEAU RAMEZAY: 280 Notre-Dame , est.Montréal (861 -3708)— Montiéal.de la capitulation tranquille à l'union mouvementée 1760/1849, du 16 nov.au 1er sept 1991, mar.au dim de 10h.à 16h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— « Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque à voile • exposition permanente — « Mémoires » exposition pei manente — Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, on permanence— Éphémère, jusqu'au 2 sept — Jeux, jusqu'au 5 janv.92 MUSÉE DU COMTÉ DE BROME: Knowlton-Aquareltes et peintures de Mary S Martin, du 22 au 30 juin, tous les jours de 10h à 17h.MUSÉE FERROVIAIRE CANADIEN: 120 St- Pierre, St-Constant (638-1522)— Exposition sur la compagnie Canada Atlantic Railway 1879/1904.du 5 mai au 2 sept, tous les jours de 9h à 17h., les fins de semaine du 7 sept au 20 oct MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Exposition des oeuvres de Stanley Cosgrove, du 5 juin au 8 sept, ouvert du mar.au dim.de 11 h.à 17h., visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, le dimanche à 14h30 MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin de la Côte-Ste-Catherine, Outremont (277-9864)— Exposition thématique « Les animaux malades du Saint-Laurent • jusqu'au 31 août, mer.au ven de 9h.à 16h , dim.de 10h.à 17h.MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle.Lachine (634-3471 poste 346)— Pavillon Benoil-Ver-dickt: Installation de Denis Pellerin, du 18 mai au 30 juin— Photographies et dessins de Francine Simonin, du 18 mai au 30 juin— Installation de Michèle Tremblay-Gillon, du 13 juillet au 1er sept — La Dépendance: Sculptures et peintures récentes de Diane Giguère.du 15 juin au 11 août, Installation photographique de Barbara Claus, du 24 août au 20 oct, mer.au dim.de 11h.30 à 16h 30 MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulemenls.Qué (418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE DE LA MAISON SAINT-GABRIEL: 2146 Place Dublin, Montréal (935-8136>— Exposition permanente— • 200 ans de sièges • jusqu'en déc , visites guidées du mat au sam 13h.30el 15h„ dim 13h 30.14h JO.1 Ml 30 MUSÉE NATIONAL DE L'AVIATION: Promenade de l'Aviation, Ottawa (613-993-2010) (t^OO 463-2038)— Promenade dans le temps à travers l'exposition permanente 50 avions des débuts du l'aviation à I âge des il,actes— démonstrations, Interprétation— Galerie d'art aéronautique: rétroopaptrve R.W Bradford, tous tes jours de 9h à 17h, lejeudl jusqu'à 211) MUSÉE DU QUEBEC: 1 ave Wolfe-Moritcalm, Québer (418 643- 2150)— Chagall, to narrateur, du 24 juillet au 2 * sept — Suzor-Côté.l'oeuvre sçûlplé, du 16 mai au - sept — La collection des dessins et estampes: 80 oeuvres choisies, du 16 mal eu 8 sept — Collection Duplessis, du 16inaiau 15 janv.— Un archipel du désirs: les artistes du Québec et do la scène internationale, du 16 mai au 29 sept.— Luciua R.O Brien, visions du Canada victorien, du 10 mal au 14 juillet— Dons au Musée du Québec 1988-1990, pour une collection en dovenir, du 16 mai au 29 sept.— I a Collection du Musée, exposition petina-nenle— Oeuvre de David Moore, dans la Touretla du Pavillon Baillargé- • • tînt» murs et nuages • le jardin de Paul Lacrot x, du 30 juin au 31 mars,(1)92— tous tes jour:.MUSÉE RÉGIONAL DE LA COTE-NORD: 500 boul.Laure, Sept Iles (418-968-2070)— L'Apostolat Eudisto sur la Côte Nord, à compter du te juin MUSÉE DU SÉMINAIRE DE OUÉBECvÔ rue de I Université, Québec (692-2843)— ter étage: Art du Québec, oouvres du 19e siècle, jusqu'au 31 déc.91— Trois années d acquisitions 1988-1990, objets et oeuvres d art.jusqu'au 7 oct — Cabinet dés médailles— 2e étage.Peinture des écoles du Nord: HrJ lande et Flandres, jusqu au 8 sept — « les Arpenteurs du ciel • exposition sur l'astronomie quUeUaee l'enseignement de celte science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 jatjv- .92— 3e étage: Les chefs d oeuvre do la peintut,religieuse européenne, jusqu au 16 sept — Arf Oriental— 4o étage Orfèvrerie MUSÉE DAVID M.STEWART:Vioux-Fort/JqlHe Ste Hélène (259-2575)— « Sur les pas de nos ancêtres ¦ chaussures historiques contemporaines det amérindiens, I exposition est organisée par le Bats Shoe Museum et le Ontario Crafts Council, du 16 mai au 2 sept MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal.Camilien-Houde of chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— .Histoire d'os > présentation de I Ostéothèque do Montréal — Également collection do mammifères, d ot-seaux, d insectes, d armes, d'appelants etc RON MARTIN Oeuvres récentes jusqu'au 13 juillet WADDINGTON 8.GORCE ING.2155 rue Mackay, Montréal H3G 2J2 Tél.: (514) 847-1 112 Fax: (514) 847-1 1 13 i I GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514) 849-1165 Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous MEL BOYANER Acryliques et Lithographies L’exposition se poursuit jusqu’au 6 juillet GALERIE D’ART STEWART HALL Centre Culturel de Pointe-Claire 176 Bord du Lac, Pointe-Claire 630-1254 CHAN-KY-YUT Oeuvres récentes du 3 au 26 juillet 1991 L'artiste sera présent au vernissage le mercredi 3 juillet, de 19h à 21h.Admission libre - Accessible par ascenseur Horaire d'été de la Galerie: du lundi au vendredi, de 14h à 17h lundi et mercredi soirs, de 19h à 21h.En permanence LILI RICHARD ( îtileric 1l1c;i I j md< >n l()K> Sherbrooke t) .Montreal.Québec 11.411 l( U • 151 t ) lH I 4(> i(> Uniihir ilr / turn ml mu /'ri>/rvxrr manière irrémédiable — ’ Juu l’environnement.m / Note : La revue Téoros est disponble, au prix de 8 $ le numéro, "> ' dans les grandes librairies des >• ¦< principales villes du Québec ou, par téléphone, au (514) 987-7747."" VACANCES DELUXE , À BICYCLETTE Imaginez-vous à bicyclette sur de belles routes de campagne, avec des séjours confortables dans les meilleurs châteaux et auberges couronnés de suci culents dîners.Pour recevoir notre catalogue” -complet sur les destinations-vacances à bicyclette au Ver- : mont, en Nouvelle-Angleterre, en Europe et au Japon, appe-' ‘ lez-nous ou écrivez-nous.AVENTURES MONDIALES 843-6526 194, rue Saint-Paul ouest bureau 200 Montréal, Qc H2Y 1Z8 1-800-465-0178 "3 .É corail MARTINIQUE m.mQ ^ tours GQADELOQPE SUPER.VOtSE^1- -299?- BUNGALOWS, STUDIOS, VILLAS, VOITURE DE LOCATION SUR DEMANDE SPÉCIALISTE DES ANTILLES Permis du Québec ¦gftSC IA I V B-12 B Le Devoir, samedi 29 juin 1991 DES IDEES, DES ÉVÉNEMENTS Souveraineté et maturité intellectuelle Jacques Genest Fondateur de l'Institut île recherches cliniques de Montréal J AMAIS depuis l’accession au pouvoir du Parti québécois et depuis l’entente du lac Meech, torpillée par un chef autochtone du Manitoba et par deux premiers mi-nislres de petites provinces (4 % de la population canadienne), n’a-t-on jamais autant entendu parler de souveraineté au Québec.Personne ne se pose la question à savoir si nous avons la maturité intellectuelle et les moyens d’établir cette souveraineté ?Il est vrai que le peuple Canadien-français a fait beaucoup de progrès quant à l’enseignement de masse, mais il est aussi vrai que nous avons été passablement statique quant à la promotion de la plus haute compétence et à la poursuite de l'excellence.C’est que ces deux objectifs allaient à l’encontre de l’anti-élitisme et de l’égalita-i isme des hauts fonctionnaires et de ceux que l'on appelle pompeusement nos « intellectuels ».Il n’y a rigoureusement aucune publication intellectuelle multidisciplinaire où un « honnête homme » pourrait exprimer des opinions sur des sujets généraux et d’ordre culture), et cela dans tous les domaines de l’activité humaine.Nous n’avons vraiment aucune revue sérieuse sur le plan de la culture générale.une grande revue intellectuelle, multidisciplinaire et d’expression française, soutenue par l’État, à l'intention de « l’honnête homme » ?Devant cette carence si grave, si fondamentale, j’aimerais faire une suggestion.Malgré les déficits que connaissent nos quatre universités francophones (Montréal, Université du Québec, Laval et Sherbrooke), pourquoi chacune d’entre elles ne contribuerait-elle pas un montant d’environ 200 000$/année, soit environ 0,001 % de leur budget, pour soutenir une revue académique de culture générale et de haute qualité intellectuelle dans des domaines d’ordre général ?Une autre possibilité serait que l'Institut québécois de recherche sur la culture subventionne une telle revue.Ce serait un excellent moyen de stimuler la productivité intellectuelle en donnant à tous ceux qui sont préoccupés de la vie intellectuelle des Canadiens français un moyen de choix pour s’exprimer et échanger des points de vue.Les universités et les associations professionnelles pourraient même insister auprès de tous leurs professeurs de souscrire à une revue comme Médecine-Science, subventionnée par les gouvernements fédéral et québécois (ce dernier à i arson d’environ un demi-million de dollars), dont le but principal est de favoriser l’expression française de la médecine contemporaine, et dont le nombre d'abonnés atteint environ 4000.A quand une grande revue intellectuelle, multidisciplinaire et d’expression française ?AVIS Soutenances de thèse Université de Montréal Faculté des art* et des sciences Département de science politique Monsieur Thierry Berthet soutiendra sa thèse de doctorat portant sur: L’autonomisation des colonies de peuplement: le cas de la Nouvelle-France.Jeudi le 4 juilllet à 14h00 local 4145.Monsieur Julian Castro Rea soutiendra sa thèse de doctorat sur: La démocratisation du Mexique.Vendredi le 5 juillet à 14h00, local 4145.Adresse: Pavillon Lionel Groulx, 3150, rue Jean-Brillant.Les soutenances sont ouvertes au public.Pour informations: 343-6588 Denis Monière Directeur Le monde oublie Haïti Aujourd'hui plus que jamais, l'aide canadienne et étrangère est essentielle G inet Touzel Présidente du conseil d'administration de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale 1AQOCI).F.xtrait d'une lettre expédiée à Barbara McDougall, secrétaire d'Êtat aux Affaires extérieures du Canada q U ATR K MOIS après l’investiture du gouvernement démocratiquement élu en Haïti, l’équipé gouvernementale du président Jean Bertrand Aristide et du premier ministre René Préval continue de porter les aspirations du peuple.La volonté d’instaurer un État de droit demeure présente.Des progrès intéressants sont notés pour ce qui est de la sécurité.Des réformes administratives se poursuivent dans la fonction publique et dans les entreprises d’Etat, afin d'enrayer la corruption.Cette lutte engagée pour la démocratie, pour le changement véritable de la société, permet aux Haïtiens et Haïtiennes de témoigner de leur fierté et de leur dignité.Leur appui au gouvernement reste actif et confiant.Toutefois, cet espoir national ne semble point trouver d’écho très favorable auprès de plusieurs gouvernements des pays du Nord.L’indifférence internationale En effet, l’enthousiasme de ces pays, pour la mise en place du processus électoral à l’automne 1990, fait maintenant place à une grande indifférence à l’égard des mesures prises par le gouvernement élu pour l’instauration de la démocratie.Comment se fait-il que le gouvernement canadien, chaud partisan de la démocratie et des droits de la personne, tarde tant à manifester de façon concrète sa solidarité à l'égard du gouvernement haïtien, qui s’est engagé à respecter la constitution et à travailler pour une société de droit ?Nous nous étonnons.La planification bilatérale avec le gouvernement haïtien n’a même pas encore débuté : c’est-à-dire donc que les nouveaux programmes bilatéraux canadiens en Haïti ne pourront être véritablement mis en marche avant l’automne 1992.Pourtant, la coopération canadienne n’avait-elle pas contribué à la réalisation des élections de décembre 1990 ?Les lendemains des élections ne sont-ils pas plus cruciaux pour la vie de la démocratie que la « journée des urnes »?Il est donc urgent que les déclarations d’ouverture et de solidarité des responsables canadiens de l’aide s’articulent dans des gestes concrets.Une réunion à Paris sur Haïti La réunion du Groupe consultatif de la Banque mondiale (sur l’assistance bilatérale et multilatérale à Haïti), qui se tiendra à Paris le 10 juillet prochain, offre à notre avis au Enfant haïtien buvant du sérum anti diarrhéique.gouvernement canadien une occasion privilégiée de prendre l'initiative et de promouvoir une assistance internationale qui apporte un soutien adéquat aux politiques de développement du nouveau gouvernement naïtien.populations, car ces mesures ne tiennent pas compte de la spécificité de ces pays.Pour ce qui est d’Haïti, il nous apparaît nécessaire de tenir compte du programme d’autosuffisance alimentaire et agricole annoncé par le gouvernement.Comment se fait-il que le gouvernement canadien tarde tant à manifester de façon concrète sa solidarité à l’égard du gouvernement haïtien, qui s’est engagé à respecter la constitution et à travailler pour une société de droit ?(C)| ON< Lors de cette importante rencontre en effet, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ne manqueront pas de formuler des propositions quant aux mesures de redressement économique et d’ajustement structurel qu’ils attendent du gouvernement haïtien.Le gouvernement canadien, croyons-nous, devra s'assurer que ces mesures ne vont pas â l’encontre de la politique nationale de développement du gouvernement haïtien et, qu’au contraire, elles soutiennent celle-ci.Bien souvent, en effet, les mesures d’ajustement préconisées par les institutions financières internationales aux pays en développement ont des conséquences désastreuses pour les En ce sens, nous invitons le gouvernement canadien à appuyer les mesures d’assistance et de financement qui sauront rendre plus efficiente l’agriculture locale, a refuser son accord à tout programme d’ajustement structurel qui exigerait la libéralisation des échanges sans tenir compte donc des objectifs d'autosuffisance agricole du gouvernement haïtien.Que faire ?L’Assemblée générale de l’AQOCI invite donc le gouvernement canadien à passer à l'action et à manifester sa solidarité au peuple haïtien en faisant siens les engagements suivants : PHOTO BENOIT AQUIN (STOCK) 1— Augmenter en argent le volume de l’aide financière destinée à Haïti.À cet effet, nous invitons le gouvernement à : (a) prendre la décision au sein du cabinet ministériel de débloquer le plus rapidement possible une aide importante à Haïti; (b) réaliser avec le gouvernement haïtien une planification bilatérale qui sera opérationnelle dans les meilleurs délais; ) continuer à renforcer l’action des )NG auprès des organisations paysannes et ouvrières.2— Prendre l'initiative, à la rencontre de Paris, d'inviter les autres pays participants à refuser de soumettre l’aide internationale à Haïti à l'application de toute politique d'ajustement structurel contraire à la politique nationale de développement du gouvernement haïtien.3— Faire des pressions auprès des pays participants à cette meme rencontre pour que soit annulée la dette extérieure totale d'Haïti, estimée à 900 millions de dollars.Nous comptons bien que le gouvernement canadien manifestera prochainement à l’égard du peuple haïtien une solidarité à la mesure des luttes sociales et démocratiques de celui-ci.Il n’y a jamais eu de « camps de concentration français » Bernard T.Daudier JE ME PERMETS d’attirer votre attention sur l’article intitulé : « Mitterrand, le triomphe de la realpolitik », de Sylviane Tramier, en date du 13 mai 1991 (page 11).La légende de la photo centrale se lit comme suit : « Visitant l’ex-camp de concentration français de Stru-thof, en 1985.» Qu’en 1991, on puisse écrire : « l’ex-camp de concentration français de Struthof .» relève du mépris de l’histoire, ou de l’ignorance de cette dernière, ou encore d'un manque de rigueur professionnelle mais qui, quelle que soit la raison, constitue une forme de désinformation inacceptable et demande un rectificatif : le camp de Natzweiler-Struthof (ou Natzwiller-Struthof) était un camp d’extermination nazi, en territoire français annexé.En effet, pendant la Deuxième Guerre mondiale, les camps de concentration allemands, dont les premiers ont été créés en 1933 « pour l’é-limination de tout adversaire du pouvoir nazi », étaient installés en territoire allemand ou en territoires annexés au troisième Reich.On en comptera une centaine.La photo de l’agence AP qui a donné lieu à la légende incriminée.Ce fut le cas du Struthof qui s’appelait d’ailleurs « Konzentrations-fager Struthof-Natzweiler ».En 1940, trois départements français, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle étaient annexés de fait et devenaient territoire allemand relevant du gouvernement allemand, après l’expulsion vers le territoire occupé français de près de 500 000 Lorrains.C’est donc dans cette région des Vosges devenue allemande que fut décidée par les autorités nazies la création d’un camp « d’extermina- tion par le travail » en vertu d’une loi formulée par le Général SS Pohl, inspecteur général des camps ( Vernich-tungdurch Arbeit).Les sites de ces derniers camps d’extermination étaient conditionnés par les nécessités de la machine de guerre allemande.Les déportés étaient utilisés pour effectuer des travaux de dur labeur allant de terrassements, creusemenLs de tunnels, création d'usines souterraines aux coups de bois, etc.En septembre 1940, le Standarten-führer des SS, Blumberg, décida d’installer à Natzweiler (Natzwiller), au lieu-dit du Struthof, près de Ro-thau, à 50 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg, un camp de concentration qui devint le seul camp d'exter- mination nazi sur le territoire français annexé.Le camp a été construit par 1500 détenus.Il fut occupé tout d’abord par 800 dépités allemands.Le nombre exact de déprtés passés à Natzweiler-Struthof est difficile à préciser ainsi que le nombre des victimes.Si certains décès, ceux des Français en particulier, étaient régulièrement enregistrés, les Russes, les Tziganes et les Juifs sont disparus sans laisser de traces.Ce qui est certain, c’est que les morts se sont comptés par milliers, morts de froid, d'épuLsement, de maladie, déchiquetés par les chiens ou abattus d’un coup de pistolet dans la nuque ( Nackscnuss) par les SS ou encore, pendus.Autres atrocités, la mort des 108 membres du réseau français de résistance « Alliance », dont certains ont été tués par injection d’essence ou d'acides dans les veines.Au camp même, logeaient près de 8000 personnes tandis que 14 000 autres détenus travaillaient dans 18 « Arbeit Kommandos » (groupes de travail à l'extérieur du camp).Les premiers déportés français sont arrivés à Natzweiler en juillet 1943.Leur nombre augmentera jusqu’en septembre 1944, avec les populations déportées de villages entiers raflés dans les Vosges et en lorraine.Dans une des baraques, au Block 5, logeaient les survivants des chambres à gaz, où les médecins nazis étudiaient sur eux les lésions produites par de nombreux gaz.C'était le professeur Haagen qui était respnsable de ces expériences, comme celles qu'il effectua sur des Tziganes et des Juifs envoyés spécialement d’Auschwitz.Ces camps du désespoir, dont la plupart portaient en fronton, sur les portes a'entrée, l’inscription : » Ar-beit macht Frei » (« La libertépar le travail »), ont été ce que le régime nazi a fait de pire : seule la mort vous y rendait Imre N'en harassons pas les Allemands d’aujourd'hui; la très grande majorité d’entre eux n’étaient pas nés à cette époque.Mais n'escamotons pas non plus ces réalités de l'histoire et surtout évitons les erreurs menant à des interprétations fausses et à la confusion, comme de parler de « l’ex-camp de concentration français de Struthof », ne serait-ce que pour le respect dû aux déportés et à ceux de nos familles qui ont été victimes d’une aberration qui fil en Europe près de 12 millions de morts, dont environ 6 millions de J uifs.Les Expos et le capitalisme communautaire Claude Cardinal Avocat montréalais LES EXPOS ont changé de main.Ils sont maintenant la propriété d’une belle brochette d’entrepreneurs, principalement québécois et francophones.Ils ne sont pas « plus » québécois ; ils le sont demeurés.MM.Bronfman et Webster faisaient des affaires ici depuis belle lurette, bien avant le Fonds de solidarité, Provigo et Cascades.Mais les propriétaires sont plus francophones.Cet achat atteste de la vigueur de l’entrepreneurship québécois.Il y a 10 ans, cette transaction n’aurait pas été possible.Le consortium qui s’est porté acquéreur des Expos comprend, entre autres, Provigo, Cascades, Télémédia, le Fonds de Solidarité de la FTQ et la Fédération des caisses populaires de Montréal.Ces participants, aux côtés de Bell Canada Entreprises et Canadien Pacifique, sont en fait des nouveaux venus sur la scène financière.Certains n’existaient pas il y a quelque temps encore.Jusqu’à maintenant, ils étaient surtout connus dans leur champ d’activités.Désormais, ils auront une image publique plus grande.Cette transaction permet de redorer un peu l’image de la force économique nouvelle des francophones québécois.Après la réorganisation de Canam Manac, les difficultés de Raymond Malenfant, les vacille-ments de Lavalin, tous affectés du même problème (expansion par la diversification financée par des em- prunts trop lourds), voilà un groupe d’entreprises dirigé par quelques firmes québécoises qui ont conclu une transaction dont la transparence est la première des caractéristiques.Acheter les Expos, ça fait plus causer que la vente de Biltrite.C’est plus glamour.Claude Blanchette au baseball ou au hockey, c’est en soi une révolution.À défaut d’un puissant capital privé, le Québec s’en donne l’apparence, non sans vraisemblance.En fait, ces entrepreneurs québécois, en constituant un consortium d’achat d'entreprise, ont utilisé la même méthode que leurs pères.À défaut de capitaux suffisants, on se regroupait : voir le Mouvement Desjardins et Provigo.Ces entreprises, issues du sentiment collectif et du sens du regroupement, participent elles-mêmes à un autre regroupement.Ce n’est pas le premier (voir l’achat des Nordiques) et ce ne sera pas le dernier.Sans la contribution du gouvernement, l’entreprise aurait eu des ratés.II semble bien qu’on ne puisse encore se passer de l’État.Évidemment, l’État s’ajoute à ces entreprises.L’apport en capital de la Ville de Montréal et le prêt de la SDI ont été indispensables.Encore une fois, sans la contribution des pouvoirs publics, l’entrepreneurship québécois aurait eu des ratés.Il semble bien qu’on ne puisse encore se passer de l’État.En effet, non seulement le gouvernement du Québec y est-il allé d’un prêt de la SDI mais encore les principales entreprises québécoises qui forment la majorité de ce consor-lium sont elles-mêmes les bénéficiaires de l’État québécois comme facteur actif de développement de l’entreprise québécoise.Provigo serait depuis longtemps entre les mains de Sobeys et son siège social déménagé sans la participation active de la Caisse de dépôt et placement.Cascades aurait difficilement levé des fonds importants sans le RÉA, et donc du soutien gouvernemental.Le Fonds de Solidarité n’aurait jamais vu le jour sans la complaisance fiscale de l’État québécois.La Fédération des caisses populaires de Montréal n’aurait pu par-ticiper sans la vente de parts permanentes dont le succès tient inévitablement des avantages fiscaux qui leur sont attachés.En bref, 54 % de la contribution au consortium est le fait, soit des pouvoirs publics, soit d’entreprises largement redevables au secteur public.C’est significatif.Mais peut-il en être autrement ?Lorsque d’autres peuples peuvent compter sur des gouvernements nationaux, une politique monétaire, des dépenses militaires, des mesures mesquines de protection des marchés, les Québécois peuvent bien requérir de leur petit État qu’il soutienne les efforts de regroupements qu’ils engagent.Cela fera sourire certains des Ontariens, mais ils oublieront que, encore rcemment, ils enviaient publiquement la Caisse de dépôt et placement.Le capitalisme est très communautaire au Québec.Montréal maintient son apparence de ville importante en Amérique du Nord.Mais il lui faudra bien plus que du baseball pour le demeurer vraiment Il lui faudra beaucoup d’autres regroupements de ce genre.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’Information générale Josée Boileau, François Brousseau, Jean Chartier.Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), Louis-G L'Heureux.Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Paré, Clément Trudel , à l’Information culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRivières, Marie Laurier.Robert Lévesque, Nathalie Petrowski, à l'Information économique Robert Dutrisac.Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte.à l'Information politique Pierre O'Neill {partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venrie (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon {politique internationale), Laurent Soumis {politique municipale), au* affaires aoclalee Paul Cauchon {questions sociales), Louis-G Fran-coeur {environnement), Sylvain Blanchard {relations de travait), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien {commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant {clavistes), Denise Babin {secrétaire é la rédaction).Su/arme Marchand {adjointo à la direction), Isabelle Baril {secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré {directeur), Manon Scott, Syî/ie Scott, Serge La plante {Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Christiane Benjamin, Caroline Bourgeois, Francine Gingras.Johanne Guibeau.Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Maior (publicitaires), Marie France Turgeon, Mi- cheline Turgeori, Céline Poisson (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Flormo Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire à l'administration) LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Monique Corbeil (adjointe), Monique L’Heureux, Lise Lachapelle.Louise Paquette, Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur) Marie-Hélène Alarie, Manon Blanchette, Françoise Coulombe Jean-François Lapointe, Sylvie Laporte.Raymond Paquin.Pierrotte Rousseau (avis publics), Micheline Ruelland, Patrick Salasse, Jean-Marc Ste-Marie LE DEVOIR ost pu blie par l’Imprimerie Populaire Limitée, société A responsabilité limitée, dont lo siège social ost situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1 Il ost composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7/43 rue Bourdeau, une division do Imprimeries Quobocor Inc .612 ouost rue Saint Jacques, Montréal L’Agence Presse Canadienne est autorisée A employer et «1 diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Mossayorios Dynarni goes, division du Groupe üuebecor Inc située au 775.boul I eboau, St Laurent Courrier de douxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bi bliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844 3361 .Abonnements (514) 844 5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'lmpri morte Populaire.Limitée.21t rue St Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate j>er yoar is $439 00 USD Second Class Postago paid al Charn plain, N 7 US POSTMASTER send address changes to Irisa.P O Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 4 i i 3
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