Le devoir, 18 juillet 1991, jeudi 18 juillet 1991
Volume LXXXII — No 164 ?Montréal, jeudi 18 juillet 1991 Chaud et humide.Max.: 32 Détail page 6 fôO ans d'expérienceàvotre service Canon Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser Vfour renseignements, appelez 341-OEOE Toronto 85 cents 65* - TPS • TVQ SOCIÉTÉ Soviétiques et Américains concluent l’accord START & Æp MJL d'uprôs la Presse ('miuilienne OTI'AWA — C’est depuis Londres, où S’achevait le sommet des sept principaux pays industrialisés, que le premier ministre Mulroney a appris que le scandale risquait à nouveau d’éclabousser son gouvernement.Après 20 mois d’efforts, l’ex-homme d’affaires Glen Kealey a finalement obtenu l’autorisation, hier, de porter des plaintes privées contre 13 membres éminents du Parti conservateur et trois dirigeants de la G RC.Le juge de paix Lynn Coulter, de la Cour provinciale de l’Ontario, a accepté que des accusations de fraude et de conspiration soient portées, au terme de 17 jours d’audiences à huis clos.Ancien vice-président de l’Association conservatrice du comté de Mull-Aylmer, Glen Kealey a fait la démonstration à la satisfaction du juge de paix que l’attribution des contrats gouvernementaux au Québec était régie par un système de ristournes.Néanmoins, c’est au procureur de la Couronne de l’Ontario qu’il revient de juger si ces accusations sont fondées et il a annoncé hier son inten- Sortie de crise de l’OPHQ L’Office des personnes handicapées du Québec vient de traverser les trois années les plus ingrates de sa courte existence.Le traumatisme paraît maintenant chose du passé.La crise des transferts aura été pour cet organisme un événement purificateur, l’occasion de retrouver un second souffle et d’entrer de plain pied dans cette année 1992 qui marquera la clôture de la décennie internationale des personnes handicapées.Page 9 Les Sept offrent à Gorbatchev un plan d’assistance technique Sylvlane Tramier Correspondante du DEVOIR LONDRES — Les États-Unis et l’Union soviétique ont annoncé le succès des négociations sur la réduction des armements stratégiques (START) au moment où les sept pays les plus industrialisés de la planète se mettaient d’accord pour offrir au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev un plan d’assistance technique pour favoriser le redressement économique de l’Union soviétique et son intégration dans le système économique mondial.L’annonce de la conclusion des pourparlers START a été faite à Londres à l’issue d’une rencontre entre le président américain George Bush et son homologue soviétique.Le président Bush a accepté une invitation à se rendre à Moscou les 30 et 31 juillet.L’annonce de ce résultat spectaculaire, encore incertain il y a un jour, des négociations américano-soviétiques entamées sous la présidence de Ronald Regan n’a cependant pas éclipsé l’objectif principal de la venue à Londres du président soviétique, qui était de rencontrer les diri- geants du groupe des Sept, ensemble et séparément, et de solliciter leur aide pour éviter le naufrage économique de l’Union soviétique.Les Sept ont répondu à la demande historique du président soviétique par un accueil chaleureux et l’octroi d’un plan d’aide mesuré, qui reste en-deçà des aspirations des soviétiques et de certains membres du G.-7.Ce plan en six points prévoit rétablissement d'un lien d’association entre l’Union soviétique et les institutions internationales de Bretton Woods : FMI et Banque mondiale.L’Union soviétique ne devient pas membre de ces deux institutions et n’a donc pas accès aux prêts qu’elles offrent, mais elle aura accès aux experts et conseillers en matière financière de l’une et l’autre.D’autre part, les autres organismes internationaux, tels que la Banque européenne de reconstruction et de développement (BKRD), et l’(>CI)K (Organisation de coopération et de dévloppemenl économique) vont intensifier leurs efforts pour apporter conseils et expertise à l’Union soviétique.Une proposition Voir page 4: START tion d’instituer une enquête exhaustive avant de prendre une décision.Parmi les inculpés, qui devront peut-être comparaître des le 16 septembre, l’on relève les noms du ministre des Sports, M.Pierre Cadieux; du président du Sénat, M.Guy Char-bonneau; des anciens ministres Roch LaSalle, André Bissonnette et Michel Côté; et de l’ancien premier ministre de Terre-Neuve, M.Frank Moores.Les sept autres sont : MM.Bernard Roy, ex-secrétaire principal du premier ministre Brian Mulroney; Michel Cogger, sénateur; .lean Bazin, ex-sénateur et ami du premier ministre; Pierre-Claude Nolin, Pierre-Paul Bourdon et Michel Deschênes, adjoints politiques des anciens et actuels ministres concernés; et Gervais Desrochers.Ils sont accusés « d’avoir conspiré ensemble et avec d’autres personnes, connues ou inconnues, pour frauder le gouvernement du Canada d’un montant indéterminé d’argent par corruption, truquage de soumissions, pols-de-vin, supercherie, tromperie ou autres moyens frauduleux».Voir page 4: Accusations PHOTO AP Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev s’est montré ravi de ses entretiens avec les leaders du G-7 hier à Londres.À sa sortie de Lancaster House, il était entouré par les premiers ministres Brian Mulroney et John Major.PERSPECTIVES /START L’amorce d’un véritable désarmement Des accusations de fraude pourraient être portées contre 13 conservateurs PHOTO CP L’ex-homme d’affaires Glen Kealey a finalement obtenu l’autorisation, hier, de porter des plaintes privées contre 13 membres du Parti conservateur et trois dirigeants de la GRC.Il a célébré l’événement entouré de proches.Jocelyn Coulon LE TRAITÉ START, dont les grandes lignes ont été annoncées hier à Londres par les présidents George Bush et Mikhaïl Gorbatchev, vient couronner une décennie de négociations Est-Ouesl qui a permis l’amorce d'un véritable désarmement nucléaire entre les deux grandes puissances.Le nouvel accord, qui porte sur les armes nucléaires stratégiques de l’Union soviétique et des États-Unis, s’ajoute à celui signé par les deux Grands en novembre 1987 à Washington et qui portait sur l’élimination de tous les missiles nucléaires à portée intermédiaire (INF).En tout, près de 7000 ogives nucléaires auront été éliminées d’ici l’an 2000.C’est donc dire qu’en moins de quatre ans, Washington et Moscou auront renversé une fâcheuse tendance qui paralysait tout le processus de contrôle des armements depuis 30 ans : la signature d’accords qui ne réduisaient jamais le niveau d’armes des deux protagonistes.Certes, l’accord START ne règle pas tous les problèmes et, malgré les communiqués officiels, permet la modernisation des arsenaux nucléaires et, grâce à une subtilité comptable, n’atteindra pas l’objectif déclarée d’une réduction de 50 %.L’effort demeure toutefois louable.Sur le papier, l’accord START limite à 6000 de part et d’autre le nombre de têtes nucléaires, déployées sur un maximum de 1600 vecteurs stratégiques : missiles balistiques intercontinentaux (ICBM ), missiles balistiques lancés de sous-marins (SLBM) et bombardiers lourds.À l’intérieur de ces limites, les deux parties ne peuvent déployer plus de 4900 têtes nucléaires sur des missiles balistiques, dont un maximum de 1540 têtes sur les missiles lourds.Les SS-18 soviétiques, équipés de dix têtes Voir page 4: Désarmement Ni plus ni moins de racisme chez les policiers que dans le reste de la société, soutient Ryan Pierre April de lu Presse Canadienne QUÉBEC — Le racisme n’est ni plus ni moins visible chez les policiers que dans le reste de la société montréalaise ou québécoise, soutient le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan.Appelé à commenter le rapport de la Sûreté du Québec sur l’incident Marcelus François, abattu par un tireur d’élite de la police de la Communauté urbaine de Montréal il y a deux semaines, M.Ryan a déclaré aux journalistes qu’il n’était pas prêt à recommander un chambardement des méthodes d’intervention policières « parce qu’il y a eu erreur humaine ».« Jusqu’à preuve du contraire, a-t-il dit avant de participer à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, je ne pense pas qu’il y ait davantage de racisme dans ce secteur que dans le reste de la société.« La police, pas plus que n’importe quel autre secteur professionnel, n’est à l'abri total de ce virus.Il faut le surveiller partout et il faut mesurer les implications lorsque l’on choisit un secteur en particulier.» Même s’il ne veut pas lancer la pierre aux policiers, le ministre a cependant reconnu « qu’il y a une certaine dose de racisme dans notre société et qu’il faudrait être aveugle pour ne pas le reconnaître».Quant au rapport d’enquête de la SQ sur l’opération policière du 3 juillet au cours de laquelle le Jamaïcain de 24 ans a été atteint en plein front par un projectile tiré par un policier de la CUM, M.Ryan n’a pas voulu le commenter puisque il a été remis au procureur de la Couronne qui en fera un examen et verra s’il y a lieu de porter des accusations contre le policier.« Je ne veux me prononcer sur aucun élément particulier du rapport, a-t-il dit.Il appartient à la Couronne de déterminer s’il y aura des poursuites ou non, cette décision ne relève pas du ministre de la Sécurité publi-Voir page 4: Racisme l’Arabie Saoudite D'HIER À AUJ Du 12 au 28 juillet de 11 à 21 hrs OURD'HUI 0 Palais des Congrès de Montréal B» i 2 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 L’ingérence d’Ottawa fait figure de campagne préréférendaire, croit la Coalition pour Grande-Baleine Isabelle Paré L’INTRUSION d'Ottawa dans le débat sur Grande-Baleine sème la pagaille sur un terrain déjà miné et, à Kaube d’importants débats constitutionnels, fait figure de véritable campagne préréférendaire fédérale.Telle est du moins l’opinion de Fernand Daoust, président de la FTQ et membre de la Coalition pour Grande-Baleine, qui dénonçait vertement hier la toute dernière « intrusion » d’Ottawa dans ce dossier.« Quels que soient les points de vue au Québec, nous devons protester contre ce type d’intervention qui est fuite pour d’autres raisons que celles strictement environnementales », a-t-il décrié, hier, au nom de cette coalition qui regroupe également une vingtaine d’associations patronales.Au moment où le Québec se remet en question, on peut déjà prédire quels seront les débats sur la scène politique et comment Ottawa s’apprête à tirer son épingle du jeu, a laissé entendre M.Daoust.« Kncore une fois, c’est Big Brother à Ottawa qui pourrait influencer l’opinion pu-blique à un moment crucial », a-t-il dit.que le provincial, étaient entièrement prévues par la Convention de la Baie James.Convention que les autochtones ont d’ailleurs signée, renonçant ainsi à leurs droits sur les terres de la Baie James.Ce qui n’empêche pas, a-t-il ajouté, que toutes le parties puissent être entendues par les commissions Ka-tivik et Comex créées justement à cette fin par la Convention.Les Cris ont toutefois refusé d’y participer, étant donné la décision de Québec d’étudier séparément le projet lié aux infrastrut lires et celui du complexe hydroélectrique.A ce stade, même la Coalition pour Grande-Baleine convient qu’une évaluation globale aurait été plus « logique ».Mais maintenant, a insisté M.Daoust, le retard accumulé est tel que le gouvernement se doit de brûler des étapes, sinon le démarrage du projet ne sera pas possible avant deux ans, voire davantage.Kt si le projet de Grande-Baleine devait échouer, affirme la Coalition, — qui se défend d’agiter les épouvantails—, ce sont les» acquis sociaux des trente dernières années au Québec » qui pourraient être remis en question.« Sans Grande-Baleine, la capacité du Québec de sortir de la récession sera réduite.La Banque Canadienne Impériale de Commerce prévoit que le taux de croissance ne sera que 1,5 %, ce qui en ferait le plus faible au Canada», a-t-il insisté.« Le projet de Grande-Baleine va affecter la vie de 200 individus dans la région.Quand on met les inconvénients dans la balance, la réponse va de soi », a-t-il renchéri, rappelant que 02 000 emplois étaient en jeu.Quant à la crise autochtone que risque de faire émerger la réalisation du projet à toute vapeur, M.Le llir rétorque que son abandon serait encore plus coûteux, socialement, pour le reste des Québécois.« Le développement du Québec ne pourra se faire que sur les bases d’avantages stratégiques et celle du Québec est l’hydro électricité », soutient-il.La Coalition presse donc Québec de remettre sur les rails son processus d’examen du projet Grande-Baleine le plus rapidement possible et réclame d’ailleurs une rencontre avec le premier ministre Robert Bourassa.PHOTO JACQUES NADEAU Fernand Daoust, président de la FTQ, et Richard Le Hir, directeur général de l’Association des manufacturiers du Québec.Plus encore, le Québec détient une compétence inaliénable lui permettant de décider seul, sans l'intervention de qui que ce soit, du sort et du développement de ses ressources naturelles, soutient la Coalition.' « L’intervention du fédéral nous semble inacceptable, a-t-il tranché.Ottawa sème la pagaille et pêche en eaux troubles».Par ailleurs, M.Richard Le llir, directeur général de l’Association des manufacturiers du Québec, a soutenu de son côté que les règles du jeu relatives au développement de Grande-Baleine, tant pour le fédéral ON PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIETE CANADIAN CANADIENNE CANCER DU CANCER > SOCIETY f Le Canada et Hydro parlent d’une même voix face aux Cris Catherine Leconte IT RI Kl S FM K N T, alors que tout le monde à Québec s’indigne haut et fort d'une présumée volonté fédérale d’ingérence dans le dossier Grande-Baleine, Ottawa s’est fait hier l'allié objectif de Québec et d’Hydro-Qué-bec devant la Cour fédérale qui entend la cause intentée par les Cris contre l’administrateur fédéral de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ).Me Jean-Marc Aubry, au nom du procureur général du Canada, s’est en effet débattu comme un beau diable pour réfuter les arguments présentés la veille par les avocats des Cris, qui veulent traîner de force le fédéral dans le processus d’évaluation environnemental prévu par la CBJNQ.Kt son interprétation de cette Convention était presque identique à celle qu’en a fait ensuite, pour Ilydro-Québec, Me Michel Yergeau.Certes, Québec a manifesté sa mauvaise humeur quand le ministre fédéral de l’Knvironnement, Jean Charesl, a annoncé la création d’une commission fédérale d’évaluation.Mais celle contrariété n’est rien à côté de la consternation qui régnerait à Québec si la Cour fédérale don- nait raison aux Cris.Car la commission de M.Charest s’inscrit dans le Processus fédéral d’examen et d’évaluation environnemental (PFKKK), qui ne peut déboucher que sur des recommandations.Au contraire, dans le processus d'évaluation environnemental de la CBJNQ, il y a un administrateur fédéral et un administrateur provincial qui ont, à l’issue des études d’impact, un certain pouvoir de modifier, voire d’empêcher, la réalisation du projet.D’où la préférence des Cris pour cette formule.Kt surtout, a souligné Me Yergeau devant le juge Paul Rouleau, qui entend la cause en Cour fédérale, « si la requête des Cris devait être accordée, il faudrait remettre les compteurs à zéro puisqu’il faudrait reprendre les études d’impact pour qu’elles suivent des lignes directrices originant cette fois de l’admnis-trateur fédéral».Bref, on risquerait de reporter le début des travaux aux calendes grecques.Les quelque 100 études d’impact sectorielles qu'ilydro-Qué-bec se vante d’avoir déjà effectuées sur Grande-Baleine ont en effet suivi jusqu’ici les seules directives provinciales, l’administrateur fédéral s’é- tant rallié à la position d’Ilydro-Qué-bec et du gouvernement du Québec.A savoir que ce projet est de compétence strictement provinciale et que les procédures fédérales d’évaluation environnementale prévues par la CBJNQ ne s’y appliquent donc pas.Les avocats des Cris soutiennent au contraire que dans tous les cas de figure, l’administrateur fédéral de la CBJNQ doit décider d’autoriser ou non Grande-Baleine en fonction des impacts du projet sur les questions qui sont constitutionnellement de compétence fédérale (telles que la pêche, les oiseaux migrateurs, les voies navigables), l’administrateur provincial en faisant autant de son côté sur les matières de compétence provinciale.A quoi Me Aubry, pour le fédéral, et Me Yergeau, pour Ilydro-Québec, ont fait, pratiquement mot pour mot la même réplique : même si Grande-Baleine a des incidences dans des champs de compétence fédérale et qu’Ilydro-Québec peut être tenu d’aller chercher, pour certains ouvrages du projet, des autorisations des ministères fédéraux compétents (qui se fonderont sur les études réalisées par la commission fédérale de M.Charest pour les accorder ou non), cela ne fait pas pour autant du projet Grande-Baleine un projet de compétence fédérale.Une argumentation strictement « légaliste », basée sur les lois constitutionnelles de 1967 et de 1982, et qui a suscité à deux reprises des interventions agacées du juge Rouleau au beau milieu de la plaidoirie de Me Aubry.« Les Cris et les Inuit ont abandonné énormément de droits en signant la Convention de la Baie James et ils semblaient avoir obtenu en échange des garanties pour protéger certains droits», a dit le juge. 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de Austin dans la plus stricte intimité.parmcipocnnn ) Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 M 3 La plupart des victimes d’actes criminels ignorent toujours les indemnisations auxquelles elles ont droit Paul Cauchon MOINS DK 6% des victimes des 48 800 crimes commis l’année dernière au Québec ont présenté des demandes de prestation à la direction de l’indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).Même si la loi sur l’indemnisation existe depuis ‘20 ans, et malgré une réorganisation en profondeur de la direction de l’IVAC il y a deux ans, il semble que le public continue à bouder cette structure gouvernementale, qui relève du ministère de la Justice mais qui est rattachée à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Kn 1090 l’IVAC a reçu 2614 demandes de prestations, soit 5,4 % du total des 48 852 crimes commis contre la personne pendant l’année au Québec.L’IVAC a eu le temps de traiter 2131 dossiers en 1990 : 1543 demandes (soit 72 %) ont été acceptées et 486 ont été refusées (quelques dizaines de dossiers ont été retirés pour différentes raisons).« Il semble y avoir une méconnaissance de ce programme », explique Carole Rocheleau, directrice des communications à la direction de l’IVAC.« Mais nous disposons d'un service de communication depuis moins de deux ans.Auparavant nous n'avions peut-être pas le personnel adéquat pour mener les enquêtes et bien suivre les dossiers », admet-elle.Depuis deux ans la direction de l’IVAC a centralisé ses activités à Montréal pour mieux gérer « l’admissibilité légale tout en exerçant un meilleur contrôle des délais », soutient Mme Rocheleau.L’IVAC a également mené en 1990 des sessions d’informations auprès de 300 intervenants sociaux et de 115 services de police, afin de mieux se faire connaître.« Nous aimerions que les policiers et les médecins aient le réflexe naturel d’informer la victime de notre service », ajoute-t-elle.Les 2614 demandes reçues en 1990 représentent une très légère hausse par rapport aux 2376 demandes de 1989 et aux 1869 demandes de 1988.Au centre administratif de la CSST à Montréal 31 personnes travaillent pour l’IVAC.Kn 19901TVAC a distribué près de 23,5 millions $ en prestations (assistance médicale, incapacité temporaire, incapacité permanente des victimes, rentes aux personnes à charge, frais funéraires, etc.).Ce montant n’est pas directement lié aux 1543 dossiers acceptés dans l’année puisque l’IVAC gère des prestations d’invalidité pour des demandes présentées les années précédentes.Les frais d’administration de l’organisme s’élèvent à 3,3 millions $.LTV AC a particulièrement versé en 1990 plus de 372 000 $ aux victimes de la tragédie de Polytechique.Des indemnités de 42 583 $ ont été versées dans le cas des 13 femmes assassinées par Marc Lépine, et des frais de 329 685 $ aux 20 personnes blessées, dont 127 740$ en frais d’assistance médicale et 111 782 $ en incapacité permanente.Carole Rocheleau ajoute qu'elle-même lit avec attention tous les journaux à chaque matin, « et lorsqu’il semble y avoir des victimes innocentes nous contactons les enquêteurs pour qu'ils n'oublient pas d'informer la victime de nos services ».Klle admet cependant ne pas savoir ce qui se passerait si en 1991 20 % ou 40 % des victimes d’actes criminels décidaient de présenter des demandes de prestations.« Il faudrait discuter du budget avec le ministère de la Justice » lance-t-elle.Sur les 1543 dossiers qui ont été acceptés en 1990,26 % concernaient des agressions armées ou inflictions de lésions corporelles, 22 % des vols qualifiés et 17 % différentes agressions sexuelles.Dans son rapport annuel l’IVAC donne des exemples concrets de cas traités.Ainsi une réclamante a reçu 7363 $ dans un cas de violence conjugale, alors que son ami l'avait blessée.Dans un cas d'agression sexuelle armée une victime a reçu 8503 $, et dans un cas d’inceste une jeune femme abusée par son père pendant dix ans a reçu 7564 $ pour incapacité temporaire (comme dans d’autres cas une rente mensuelle pour incapacité permanente demeure à déterminer pour elle).Dans un autre cas 40 861 $ ont été versés à une victime de 93 ans assaillie par un voleur.L’IVAC rejette également des demandes.On cite le cas d’une demande logée pour une victime décédée à la suite d’une agression armée, l’enquête révélant par la suite qu’elle transigeait avec un groupe de motards comme revendeur de drogue et que l’agression consistait en un règlement de compte.La campagne électorale s’anime dans Montmorency Frédéric Tremblay île lu l’ivssv l'iinudieniw BKAUPORT — Le candidat du Nouveau Parti démocratique du Québec à l'élection complémentaire dans Montmorency, Jean-François Sirois, défie ses adversaires d’accepter un débat public à la radio ou à la télévision.Rencontrant les journalistes, hier, à Beauport, M.Sirois a déclaré que « les gens de Montmorency méritent mieux que de voter pour un candidat d'arrière-banc », et considère que son parti peut offrir aux électeurs une réelle alternative aux deux principales formations politiques que sont le PQ et le PLQ.M.Sirois, âgé de 27 ans, souhaite se frotter publiquement à ses rivaux pour mieux faire connaître « l’avenue » qu'il propose à la population d'ici l’élection, fixée au 12 août.Jean-François Sirois, qui travaille depuis trois ans comme archiviste au Centre de prévention du suicide de Québec, explique que le NPDQ « propose des politiques pour le monde ordinaire ».Lejeune candidat du NPDQ admet d’emblée qu’il ne dispose que de peu de moyens pour mener sa campagne contre le PQ et le PLQ.deux T rois autres victimes du massacre à Polytechnique jiuptvs lu l'rvssv ('iinmlioiuw LA TRAGÉDIK survenue il y a a un an el demi à l’École polytechnique de Montréal continue de faire des •victimes : incapables de se remettre du suicide, en août 1990, de leur fils unique qui, impuissant, avait assisté au drame au cours duquel 14 femmes ont été abattues par un tueur fou, un couple de Chandler a fait de même il y a deux semaines.C’est ce qu’a révélé à Halifax, mardi, lors d’un congrès sur la sécurité dans les universités, le responsable de la sécurité à l’École polytechnique, Richard Aubé.Selon ce dernier, Sarto Blais, un des étudiants qui se trouvaient sur place le 6 décembre 1989, s’est suicidé, l'été dernier.Kt incapables de se remettre du décès de leur fils unique, les parents Blais ont fait de ‘même il y a deux semaines.Sarto Blais, âgé de 24 ans au moment de son décès, le 20 août dernier, avait laissé une lettre dans laquelle il se disait incapable d’accepter le fait qu’il n'ait pas agi pour tenter d’arrêter le tueur Marc Lépine qui s’est lui-même enlevé la vie après le carnage.Après la mort de Sarto Blais, ses parents, Gilles et Micheline Blais, âgés respectivement de 52 et 47 ans, avaient rompu peu à peu les liens avec leur voisinage de Chandler, en (iaspésie, où ils habitaient.puissantes organisations pouvant compter sur d'importantes ressources.Recevant la presse dans un modeste local, qui sert de bureau électoral au NPDQ, M.Sirois a indiqué que le budget de son parti, à cette élection, s’élevait à un maigre 5000 $.Quant au nombre de membres de l’Association du NPDQ dans Montmorency, on en dénombre.« une dizaine », avoue M.Sirois, qui peut cependant recourir à la centaine de militants que compte le parti dans la grande région de Québec.De son côté, le candidat du Parti québécois, Jean Filion, a poursuivi sa campagne électorale, hier, avec le soutien du député péquiste de Iloche-laga-Maisonneuve, Louise llarel.M.Filion s’est notamment rendu au Centre Travail-Québec et au Centre d’emploi du Canada, situés à Beauport, afin de souligner l’urgence de relancer l’emploi dans la circonscription de Montmorency.« Le haut taux de chômage est l’élément le plus important que l’on doit penser à corriger à court terme dans Montmorency », a expliqué le candidat péquiste.Mme llarel, qui est porte-parole de l’opposition pour les questions touchant la main-d’oeuvre, la sécurité du revenu et la formation professionnelle, a pour sa part déploré « la hausse vertigineuse et accablante » du nombre d'assistés sociaux dans le comté de Montmorency.Plus de 400 personnes de plus depuis un an, soutient-elle.La machine électorale du candidat libéral, Claude Desjardins, représente la plus sérieuse menace à l’organisation péquiste de Jean Filion.D’autre part, par voie de communiqué, le directeur général des élections a fait savoir, hier, que les candidats à l’élection partielle dans Montmorency sont autorisés à dépenser au maximun 48999 $.La loi veut, lors d’une élection partielle, que chaque candidat ait droit de dépenser 1,05 $ par électeur dûment inscrit.PHOTO ARCHIVES L’n des panneaux du camionneur de Toronto.Un camionneur de Toronto se paie une campagne pour l’unité canadienne Josée Boileau QUINZK PANNKAUX-RÉCLAMK pour une campagne pan-canadienne, c’est bien peu.Mais lorsque leur commanditaire est un simple chauffeur de camion de Toronto qui plaide en faveur de l’unité canadienne, c’est assez pour attirer l’attention.M.Jim Taylor a décidé de consacrer 10 000 $ à cette campagne inusitée.Ses panneaux portent un message très simple : « Mon Canada comprend le Québec / My Canada includes Quebec », suivi de la signature de M.Taylor.À Montréal, ces panneaux ont trouvé place au coin des rues Saint- Antoine et Lucien-L’Allier, de même que sur l’autoroute 20, à l’ouest du 6400 Notre-Dame.Québec a aussi droit à deux affiches, tout comme Toronto.Les autres panneaux se retrouvent à Hull, Halifax, Georgetown, Saint-Jean N.B., Ottawa, Thunder Bay, Winnipeg, Regina et Saskatoon.Ils y resteront pendant un mois.M.Taylor agirait à titre strictement personnel, explique-t-on à la firme Mediacom, qui a pris en charge cette commande inusitée pour une campagne politique et dont, à Montréal tout au moins, on ne connaît pas de précédent.Jim Taylor est originaire de Colombie-Britannique et il est venu au Québec à l’âge de 15 ans, lors de l'Kxposition universelle de Montréal en 1967.Depuis, il a gardé la conviction profonde que les Canadiens devaient surmonter leurs différences pour rester unis.On ne lui connaît ni affiliation ni aspiration politique.Chez.Mediacom, on se réjouit « au plan technique » de cette campagne.« Klle prouve l’efficacité de notre médium, explique M.Michel Valois, vice-président au développement des affaires.Kn affichage, l’investissement n’a pas à être très important : si le concept est bon ce sera beaucoup remarqué.Parfois un seul panneau suffit.» À Montréal, une campagne normale par voie d'affichage nécessite une trentaine de panneaux-réclame.Le plus long des arrêts de travail à Gaz Métropolitain Sylvain Blanchard LKS COLS BLANCS de Gaz Métropolitain (FTQ) seront en grève pour une durée de cinq jours la semaine prochaine pour protester à nouveau contre la lenteur de leurs négociations.Cet arrêt de travail, le sixième en deux mois, sera toutefois le plus long depuis le début du conflit.Après avoir déclenché une série d'arrêts de travail de quelques heures, les cols blancs, sans contrat de travail depuis 11 mois, ont maintenant la certitude qu'aucun règlement n’est possible sans l’intensification de leurs moyens de pression, « l'employeur demeurant inflexible sur toute la ligne ».Le dialogue entre les parties est rompue et malgré les efforts du conciliateur, on refuse toujours des deux côtés de faire de compromis substantiel sur l’un ou l'autre des principaux points en litige.Les cols blancs, qui réclament des augmentations de 5,5 % et 5 % plus une formule d’indexation pour les années 90-91 et 91-92, se voient toujours offrir 5,3 % et 3 %, tandis que les demandes sur le fonds de pension des employés, la durée de la semaine de travail et le système de classification des employés, demeurent dans l’impasse.Sur la semaine de travail, les syndiqués exigent une réduction d’une heure et quart (de 36 heures et quart à 35 heures).Sur la classification des emplois, la compagnie tente d'instaurer une nouvelle grille d’évaluation des emplois dont plusieurs modalités d’application sont contestées.Quant au régime de retraite, la partie syndicale demande plusieurs améliorations, spécialement pour ceux et celles qui s’apprêtent à prendre leur retraite, que la compagnie se dit incapable de payer compte tenu de la récession actuelle.J usqu’ici, les effets de la grève rotative des cols blancs se sont surtout répercutés du côté du service à la clientèle et de la facturation.Bien que les cadres assurent la relève, on constate plusieurs retards à la fac-turation, une situation que l’employeur prétend malgré tout bien contrôler.Sur les lignes de piquetage, la situation est généralement calme.Les camions de la compagnie circulent sans problèmes el l’entrée du personnel se fait normalement.Kn dépit de la durée de la prochaine grève de ses cols blancs.Gaz Métropolitain ne prévoit aucune difficulté supplémentaire pour répondre aux besoins de sa clientèle, leur porte-parole, Pierre Durand, précisant que, pour l’entreprise, « une grève de deux jours ou de cinq jours c’est du pareil au même, ça ne pose pas de problèmes».La paperasse va s’accumuler, admet-il, mais les cadres seront en mesure d’offrir les services essentiels normalement.Kn clair, cela signifie que les appels d'urgence, comme les incendies, continueront d’être acheminés rapidement aux services appropriés, mais (pie les appels plus courants et jugés moins importants, comme par exemple les demandes d'informations sur les comptes expédiés, ne seront traités qu’une fois le retour au travail effectué.Ciaccia s’inquiète des négociations du GATT, mais pas Wilson OTTAWA (PC) - Le Québec est préoccupé par l'état des négociations commerciales multilatérales du GATT el craint les effets d'un échec sur l’économie québécoise.C’est ce message pessimiste qu’est venu livrer hier le ministre québécois des Affaires internationales John Ciaccia lors de la conférence fédérale-provinciale des ministres du Commerce extérieur à Ottawa.M.Ciaccia a pris note des remarques rassurantes sur les négociations du GATT émises par les sept pays les plus riches réunis à Londres celle semaine (voir en page 5).Cependant, a-t-il fait remarquer, « il existe un certain découragement à Genève, où l’on entend désormais parler de suspension des négociations et même d’échec ».Le ministre a rappelé que des changements ou des réductions de personnel avaient été effectués par certaines délégations et que des fonctionnaires supérieurs du GATT avaient quitté alors que les négociations touchent à leur fin.« On peut légitimement se demander s’il existe encore une véritable volonté politique de parvenir à un accord », a-t-il poursuivi, invitant les dirigeants des pays les plus industrialisés à « prendre les décisions politiques courageuses qui s’imposent ».Pour M.Ciaccia, le succès de la ronde actuelle de négociations serait déterminant pour le Québec.La province ne peut en effet se satisfaire de l’Accord de libre-échange avec les États-Unis, car ce dernier ne définit toujours pas ce qu’est une subvention acceptable.L’entente canado-américaine ne résout pas les problè- mes qui subsistent dans les domaines de l'ingénierie, de la construction, des services financiers, des marchés publics et de la propriété intellectuelle.Toutes ces questions font l’objet de discussions au GATT, tout comme l’agriculture.Dans ce dernier dossier, Québec a demandé à Ottawa de maintenir sa position qui protège en quelque sorte l'industrie québécoise.Le sombre constat de M.Ciaccia n’a pas trouvé écho auprès du ministre canadien du Commerce extérieur Michael Wilson.Ce dernier a déclaré aux journalistes qu’il était encouragé par la déclaration de Londres en faveur d’une relance des pourparlers de Genève.« Il y a un certain élan qui s’est développé depuis le renouvellement du mandat de négocier aux États-Unis.Notre défi maintenant est de tirer profit de cet élan et de le traduire en succès d’ici la fin de cette année.Avec les progrès faits en agriculture et dans le dossier de l'accès aux mar- chés, je crois que c’est un objectif réaliste», a soutenu M.Wilson.La rencontre biannuelle des ministres du Commerce extérieur portait essentiellement sur les négociations du GATT, les négociations trilatérales avec le Mexique et les États-Unis et sur la question de la compétitivité de l’économie canadienne.ON D DE VOLVO VOLVO VOLVO 1991 VOLVO 740 SA CASTES ROBIC Fonde on 1892 35 St Jacques Montreal.Québec ; Canada.H2Y 3X2 [ Télé* 05 268656 ; Fa* 1514)845 7874 ; Tél 15141 987 6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce oo/i nnnoo incluant UUU TRANSPORT ET PRE P.PRIX PROTÉGÉ JUSQU’AU 31 07 91 SWABEY OGILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL HOULE, MARCOUX i SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA POUR SEULEMENT | PHOTOCOPIES URGENTES?" 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outre le départ de la nouvelle directrice artistique, Mme Thérèse Cadrin-Petit, qui, disent-ils, n’a ni l’envergure ni les compétences pour remplacer Mme Uhiriaeff.M.Fortin ne nie pas que le départ de Mme Uhiriaeff.présente depuis la fondation de l'École il y a 40 ans, a provoqué lin >< conflit de pouvoirs ».Les professeurs, dit-il, auraient voulu une direction artistique indépendante de la direction générale, approche qui n'a pas été retenue.Au contraire.M.Fortin ne craint pas de s'écarter des sentiers tracés par Mme Uhiriaeff en prenant une large place dans la vie pédagogique.Kn expliquant pourquoi lui et le conseil d’administration ont écarté au poste de directeur artistique la personne recommandée par Mme Uhiriaeff, M.Fortin souligne que : « On ne lègue pas ainsi un poste ».Les professeurs rétorquent que la nomination de Mme Cadrin-Petit a été « illégale et irrégulière » et notent que les deux experts en danse qui siégeaient sur le comité de sélection, Mme Jeanne Renaud et M.Fernand Nault, se sont opposés à la nomination de Mme Cadrin-Petit.Les trois autres membres du comité, des administrateurs, ont approuvé.L’École de danse supérieure du Québec, l'école des Grands Ballets, est une institution privée subventionnée par le gouvernement du Québec.Ses professeurs, une trentaine en tout dont 14 permaments, enseignent à quelque 300 étudiants, dont 100 de niveau supérieur et 200 autres dans les écoles Laurier et Pierre-Laporte ainsi qu’au cégep du Vieux-Montréal.Hier, en conférence de presse, le porte-parole des professeurs, M.Vincent Warren, a rappelé qu’il a lancé un appel au gouvernement.Mais au bureau de la ministre des Affaires culturelles, on indiquait hier qu’il n’y aurait pas d’intervention du gouvernement pour mousser le départ de M.Fortin.On ajoutait que « toute la formation professionnelle de la danse au Québec est à l’étude présentement ».« Notre école possède une envergure internationale.Or, M.Fortin n’entend rien au ballet classique », affirme M.Warren pendant que le maître de ballet, M.Daniel Cellier, esime que la présence de M.Fortin à la direction de l'École est une « honte pour la danse ».M.Cellier, qui s’est fait le porte-parole des professeurs au conseil d’administration, assure qu’il a été la cible « d’actes de vengeance », notamment la perte temporaire de son titre de maître de ballet, reconnaissance dont il jouit depuis 36 ans.« Depuis deux ans (au moment où Mme Chiriaeff était hospitalisée une première fois), il s’est produit une accumulation de faits qui paraissent des détails mais n’en sont pas », dit pour sa part Mme Clerc.Plus fondamentalement, la nou- velle direction ne cache pas que des changements sont envisagés.Mme Cadrin-Petit espère pourvoir contribuer à « un renouvellement des structures ».Klle voudrait élaborer un système d’évaluation des étudiants « plus adéquat » et qui rende justice aux Québécois, meme s’ils n’ont pas de grandes jambes.En bref, « en raison de leur physique », dit-elle, les Québécois ne sont pas favoris en danse classique.Mme Cadrin-Petit, qui a notamment créé une école de gymnastique sur table à Montréal, serait très ouverte à ce que la danse moderne et la danse folklorique aient leur place à l’École supérieure de danse.« Il faut faire des ponts entre la danse moderne et la danse classique », dit-elle.Toutes ces suggestions ne sont pas vues d’un bon oeil par bon nombre de professeurs qui, jusqu’à présent, ont refusé de rencontrer la nouvelle directrice.« Elle ne convient pas », disent-ils.Envisagent-ils la grève ?Elle n’est pas écartée.Mais les professeurs ne sont pas syndiqués et « nous avons peur », résume M.Warren.Le pdg de Radio-Canada, Gérard Veilleux, entend « canadianiser » davantage la programmation Marie Laurier LA ÇANADIANISATION de la programmation reste la priorité de Radio-Canada, tant à la télévision qu'à la radio, a rappelé hier le pdg de la société.M.Gérard Veilleux.« Notre mandai réclame une meilleure harmonisai ion entre les réseaux français cl anglais de façon à mieux re-lléler nos réalités et nos distinctions.Et déjà des initiatives en ce sens seront prises dès cet automne.» À titre d’exemple, M.Veilleux mentionne le lancement de la nouvelle émission-réseau SHC-Honjour le 3 septembre prochain, à huit heures du matin, et qui sera animée depuis les studios d’Ottawa par Madeleine Roy.M.Veilleux avait tenu à venir rencontrer personnellement à Montréal les cadres de la radio française de Radio-Canada, tôt hier matin, pour réparer la fuite dont il a été la victime concernant la nomination de Marcel Pépin à la vice-présidence de la radio française.Celle nouvelle devait être annoncée officiellement aujourd'hui ( jeudi ), « selon le processus normal et protocolaire » voulant que les principaux intéressés soient d’abord prévenus.notamment le directeur sortant.M.Jean Blais.« qui est aussi un ami personnel et je dirais même mon confident » de préciser M.Gé- rard Veilleux.Mais elle a paru prématurément dans La Presse mardi.« Je m'étais engagé personnellement auprès du Conseil d’administration à dévoiler le nom du successeur de M.Blais à la date convenue, soit aujourd'hui même, mais les circonstances ont joué contre moi », de regretter M.Veilleux, sans oser toutefois jusqu’à blâmer le journaliste responsable de « la fuite ».« C’est surtout à l’endroit de M.Jean Blais et de ses collaborateurs immédiats que je déplore cette situation, eux qui ont appris le nom du futur grand patron de la radio française dans un journal, ce qui va à l’encontre de la politesse et aussi de la politique de la Société Radio-Canada.» Aussi M.Veilleux a-t-il pris la majeure partie du temps alloué à ce bref entretien avec LE DEVOIR hier à faire l'éloge de « son ami de longue date et confident », M.Jean Blais, qui prend « une retraite bien méritée » après avoir consacré près de vingt ans de sa carrière radiophonique dans des postes de commande, notamment à la vice-présidence de la radio française depuis 1983.« Je remercie M.Blais de son engagement profond envers la radio publique à qui il a su imprégner de la noblesse et de l’excellence, notamment en ce qui a trait à la qualité de la langue», de commenter M.Veilleux.Le choix de M.Marcel Pépin, un vétéran de l’information comme journaliste et éditorialiste dans différents quotidiens et depuis 1988 à Radio-Canada même, s’inscrit dans cette voie d'une compétence éprouvée et M.Veilleux insiste pour dire « qu’on ne succède pas à M.Blais, mais qu’on le remplace ».« Quoi qu’il en soit, le responsable d’une aussi importante fonction apporte la couleur de son style et les richesses de sa personnalité et je suis persuadé que M.Pépin saura relever le défi, au double plan de la gestion et de la programmation.» Est-il possible justement de faire évoluer la radio française d’une institution pan-canadienne qui compte pas moins de quinze stations satellites, et cela dams une conjoncture économique contraignante ?« Bien certainement, répond M.Veilleux.Je vous rappellerai que la radio n’a guère été touchée par les coupures budgétaires — à peine 1 % de son budget global d’operation — que nous avons dû hélas effectuer à la télévision.La radio est un médium beaucoup plus flexible, moins lourd, moins coûteux, moins commercial que la télévision.Celle-ci est soumise à des contraintes incontournables : un équipement technique onéreux, un financement public et commercial, une concurrence plus vicieuse avec les autres chaînes.» Se disant « modérément optimiste », M.Veilleux entrevoit des signes de reprise d’une certaine vita- lité économique, ce qui devrait aider à récupérer le manque à gagner de 50 millions $ que la SRC accusait toujours en décembre dernier, après avoir sabré dans des services, du personnel et fermé trois stations locales de Rimouski, Matane et Sept-îles ainsi que son poste français à Toronto, tous alimentés désormais depuis Québec et Ottawa.Aux yeux de M.Veilleux, la précarité de la situation à la télévision ne devrait pas déteindre sur la radio canadienne dont le mandat de refléter la dynamique régionale et culturelle des différents coins du pays demeure également une priorité.Aussi se félicite-t-il des dernières initiatives prises par les réseaux anglais et français, notamment cet échange qui a eu lieu récemment entre les émissions Sunday Morning et Dimanche-Magazine, et dimanche dernier, cette superbe heure Ravel en compagnie de Charles Dutoit et qui était simultanément télévisée sur les chaînes française et anglaise.« De partout au Canada, nous avons reçu des réactions favorables », commente le grand patron de la SRC.Parmi les autres nouveautés qui témoignent d’une meilleure compréhension des deux cultures, outre l’émission d’information-magazine du matin, M.Veilleux souligne la diffusion sur la chaîne anglaise des Filles de Caleb (Kmily) à une heure privilégiée d’écoute la saison prochaine.SUITES DE PAGE 4 START de lever le plafond des prêts que la BERD pourra accorder à l’Union soviétique.bien que soutenue par les quatre pays européens du G-7 et par le ( ’anuda, a été bloquée par le Japon et les États-Unis.Le troisième point prévoit une assistance technique des Sept dans les domaines de l'énergie, de la conversion des industries militaires en indus! ries civiles, de la mise sur pied de réseaux de distribution alimentaire, de la sécurité nucléaire et des transports.Les Sept s'engagent également à ouvrir leurs marchés aux produits soviétiques.Us sont convenus de multiplier les contacts au niveau ministériel et de prévoir des visites de leurs ministres des Finances et des petites et moyennes entreprises en Union soviétique.Enfin, le dernier point de cet ensemble de mesures porte sur le suivi qui sera assuré par le président en exercice du G-7, en l’occurrence le premier ministre britannique John Major, qui se rendra à Moscou avant la fin de l’année pour tenir ses par lunaires informés des prolongements de leur action.Selon un haut fonctionnaire canadien, le président Gorbatchev a fait pendant un peu plus d’une heure, devant les dirigeants américains, allemands, britanniques, français, italiens, japonais et canadiens, un exposé passionné et convaincant qui a débouché sur un échange animé.Le president Gorbatchev y aurait mon-ti e sa détermination à poursuivre les reformes fondamentales de l'économie de son pays et à rejeter le système d'économie dirigée.Le premier ministre britannique, bote de ce sommet, a présenté les conclusions des Sept, Il s’est dit, au nom de ses partenaires, pleinement persuadé que M Gorbatchev avait entamé des réformes économiques en profondeur et qui allaient dans la bonne direction.Il s’est dit convaincu du caractère irréversible des changements engagés en Union soviétique.Selon le premier ministre britannique, la visite de M.Gorbatchev au Sommet de Londres et la réponse du G-7 a sa demande d'aide marquent une étape de portée historique dans le processus d'intégration de l’Union soviétique au système économique international.« C’est le départ vers une nouvelle ère de coopération », a renchéri le président soviétique.Le premier ministre britannique a insisté sur le caractère « évolutif » du processus amorcé ici, qui pourrait déboucher, le moment venu, sur des contributions financières : « Il n’était pas question d’injections d’argent.Cela viendra peut-être », a précisé M.Major.Le Canada avait paru disposé à aller un peu plus loin et à fournir au président soviétique une aide non financière plus substantielle.Le premier ministre Mulroney avait évoqué devant ses partenaires les nombreux changements profonds, au paysage des relations internationales, amenés par M.Gorbatchev.« Si on nous avait dit en 1985 que cet homme contribuerait à démanteler le Pacte de Varsovie, à faciliter la réunification allemande, à mettrre fin à la Guerre froide, nous nous serions portés immédiatment à son aide.» Le président Mitterrand a repris cette formule pour saluer l'action et les résulats de la politique conduite par M.Gorbatchev.Interrogé sur l’absence de contribution financière dans le plan des Sept, M Mikhaïl Gorbatchev a voulu paraître positif : « Je ne suis pas venu ici à une réunion de ministres des Finances, mais de chefs d’État.Les résultats sont positifs sur le plan politique.On ne peut pas réduire les choses à un problème de chiffres.( "est de coopération qu'il s’agit.» 4 Désarmement chacun, sont les seuls à répondre à cette définition et l’URSS devra donc en réduire le nombre de moitié, de 308 à 154.Mais en fait, le nombre de têtes nucléaires que chaque partie pourra conserver sera nettement supérieur à la limite fixée par le traité.Selon les chiffres fournis par des organismes privés, les États-Unis disposent de 12 081 ogives nucléaires et l’Union soviétique de 10 841.Lorsque les réductions auront été effectuées, au cours des sept ans Stipulés dans le traité, le compte sera de 10 400 pour les États-Unis et de 8040 pour l’Union soviétique.Les chiffres officiels sur l’accord seront connus lors de sa signature à Moscou à la fin du mois.< e dépassement de la limite de 6000 ogives est le résultat de nombreux compromis entre Washington et Moscou sur le nombre de missiles de croisière et de bombes nucléaires que chacun peut déployer.Ainsi, dans le traité, chaque bombardier américain sera compté comme transportant officiellement 10 missiles de croisière alors qu’il pourra en transporter 20.Même règle du côté soviétique où les bombardiers sont limités à 8 mais peuvent en transporter 12.Certains avions pourront même être désignés comme transportant une seule bombe (ogive) alors que dans les faits ils pourront en transporter entre 10 et 24.Faute d’accord sur les mesures de vérification, les missiles de croisière lancés de sous-marins (SLUM ) ne sont pas couverts par le traité.Leur nombre sera cependant limité à 880 de chaque côté par une déclaration annexe.Les compromis sur les missiles de croisière montrent à quel point ces armes sont devenues extrêmement importantes pour les deux Grands.Lorsqu’on examine la structure actuelle des forces nucléaires de chacun, ces armes représentent environ 15 % des forces américaines et 8 % des forces soviétiques.Dans sept ans, le rapport sera de 30 % et de 32%.Les deux Grands se sont donc donné toute latitude pour moderniser leurs forces et se débarrasser des missiles les plus vieux et les moins performants.L’accord START va aussi changer la structure des forces des gros missiles nucléaires.Ainsi, 70 % des missiles nucléaires soviétiques sont basés au sol.En l’an 2000, ils ne seront plus que 30%.Du côté américain, 45 % des missiles sont basés sur des sous-marins.Dans sept ans, ce chiffre sera réduit à 35 %.Il y aura donc un savant équilibre entre les trois piliers des forces nuclaires des grandes puissances : un tiers des forces pour chaque catégorie de missiles (IU'BM, SI.BM et bombardiers).Les négociations ont buté jusqu’au dernier moment sur la définition de la capacité d’emport ( throw weight) qui désigne la charge (têtes nucléaires, leurres et le cône qui les abrite) qu’un missile peut emporter à une portée donnée.La semaine dernière à Washington les deux pays sont convenus qu’à partir de 21 % d'augmentation de la capacité d’emport, un missile devient un nouveau type, dont certains sont interdits par le traité.Les États-Unis veulent empêcher que l’URSS puisse augmenter légèrement la capacité de ses missiles mobiles SS-25 à une tête pour en faire un nouveau type de missile à plusieurs têtes, au lieu de devoir construire un nouveau missile plus onéreux.Les deux part ies sont convenus de limiter à 1250 de part et d’autre le nombre d’ogives nucléaires qui pourront être retirées des missiles à tête multiple.Cette limite à la réduction de la charge (downloading) est nécessaire parce que les missiles désarmés peuvent facilement être rééquipés de toutes leurs têtes en cas de dénonciation du traité.Il a fallu des physiciens pour régler la question de l’accès aux données télémétriques, transmises lors des essais de missiles, essentielles pour vérifier que l'autre partie ne procède pas à des modifications interdites.Les États-Unis insistaient depuis des années pour que les deux parties aient un accès égal à ces données.Les écoutes électroniques sont plus faciles pour l’URSS dont les navires sont stationnés au large des côtes américaines alors que les Soviétiques mènent leurs essais au coeur du continent.Les rédùctions seront étalées sur sept ans.L’accord prévoit la destruction de certains missiles et lanceurs mais pas des têtes nucléaires.Les ogives seront démantelées ou stockées sous surveillance.Fait sans précédent, la vérification des dispositions du traité s’étendra des usines de production aux sites de déploiement.Le traité restera en vigueur pendant quinze ans et pourra être reconduit pour des périodes de cinq ans.Malgré les accords INF et START, le nombre d’ogives nucléaires à la disposition des deux superpuissances demeurera élevé.Présentement, les États-Unis détiennent environ 20 000 têtes nucléaires (stratégiques et tactiques) et l’Union soviétique environ 29 000.Le traité START n’en sabrera que 5000.Il reste encore un long chemin avant le désarmement nucléaire complet.+ Racisme que.» Quant à la partie strictement policière, qui relève effectivement de sa compétence, M.Ryan a précisé qu’il s’y attarderait en temps utile, « lorsque auront été déblayes les aspects plus fondamentaux reliés à l'observance des lois».Malgré cette compréhensible prudence, M.Ryan n’a pas voulu condamner l’opération et les procédures policières comme celles utilisées par les policiers de la CUM.« Supposons que dans ce cas-ci, a-t-il dit, il y ait eu erreur humaine, il est évident que n’importe quel manuel ne pourra jamais empêcher qu'elle ne se produise.Si les règles sont bon- -——-—-i t Le rire envahit la rue, Sylvain-Claude Fillon ( 'ollaborution spéciale DEPUIS le premier soir du festival, la rue Saint-Denis scintille de feux multicolores et résonne de rires.Entre Sherbrooke et Sainte-Catherine, l’animation est omniprésente, et on peut dire que jamais l’événement Juste pour rire n'a réussi une aussi jolie mise en scène.Le beau temps aidant, c’est par milliers que les festivaliers arpentent le périmètre, butinant d’une scène à l’autre et se régalant d'humour.Suspendus aux arbres, des chapelets d’ampoules prennent le relais des lampadaires encapuchonnés de mica vert, rouge et orange.On a particulièrement soigné la construction des chapiteaux extérieurs qui témoignent du bon goût des concepteurs, avec leurs fausses colonnes, leurs néons et leurs arches de tissu.La bonne humeur règne et les amuseurs publics interpellent fréquemment le passant.Parmi les plus rigolos, il y a ces drôles de bibittes australiennes, Slretch-MK-1, qui, avec leurs costumes aveugles en spandex armés de cerceaux, gobent les petits enfants.Les petits chérubins adorent.( >n distingue cinq scènes extérieures sur le site du festival et chacune a sa vocation.Leur emplacement n’est cependant pas toujours très bien orienté.Ainsi, il est pratiquement impossible de s’approcher de la Comédie « Banque Nationale », qui tourne le dos à la rue Saint-Denis, sur le boulevard de Maisonneuve.On y présente chaque soir une quinzaine de « stand-up ».L'Espace « Pepsi », malencontreusement placé en travers de la rue, a aussi une capacité limitée à cause de ses gradins qui peuvent accueillir environ 200 personnes, mais qui infirme toute autre possibilité de suivre le spectacle.Car, contrairement au jazz, la voix des artistes ne porte pas malgré la sonorisation et l’aspect visuel de ces prestations est naturellement prédominant.J’ai quand même pu y voir, de biais, la performance des Flying Dutchmen, qui vont jusqu’à jongler avec sept balles et de Paradoxe Parodie, un duo un peu surréaliste que le public a diligemment applaudi.La scène « Diet Pepsi » recèle plutôt des amuseurs publics, tels le légendaire Rémy Bricka, homme-orchestre, et Alexander, un genre de fou-du-roi dont les excellents numéros servaient à faire patienter la foule, au théâtre Saint-Denis, avant le début des galas.Après 21 heures, l’endroit se transforme en ciné-parc, nés, on ne les modifiera pas parce qu’il y a eu erreur humaine.» M.Marcelus François a été abattu par erreur à la suite d’une chasse à l’homme dans les rues de Montréal.Les policiers l’avaient pris pour un autre Jamaïcain recherché pour tentative de meurtre.Il repose présentement entre la vie et la mort à l’Hôpital général de Montréal.En soirée, hier, le ministre Ryan, sa collègue des Communautés culturelles et de l’Immigration, Monique Gagnon-Tremblay et le premier ministre Robert Bourassa ont rencontré à Montréal les leaders de la communauté noire pour discuter de ces incidents, de ses conséquence et des affrontements raciaux entre jeunes survenus dans le quartier Hoche-laga-Maisonneuve il y a une dizaine de jours.+ Accusations Du côté de la GRC, le commissaire Norm Inkster, le commissaire adjoint Michael Shoemaker et l’ex-commissaire adjoint Henry Jensen ont été accusés « d’avoir conspiré l'un l’autre et ensemble, et avec des personnes inconnues, pour entraver le cours de la justice en imposant des limites ou en faisant cesser des enquêtes de nature politique».L’un des 16 inculpés, M.Roch La-Salle, est de plus accusé d’avoir personnellement demandé un pot-de-vin de 5000$ à M.Kealey.C’est en novembre 1989 que M.Kealey a soumis pour la première fois ses allégations de conspiration au juge de paix Lynn Coulter.Les audiences, à huis clos, ont commencé en février 1990, mais elles furent retardées par les médias, qui insist aient pour qu’elles soient publiques.C’est finalement en juin que les audiences démarrèrent, à huis clos, pour se poursuivre jusqu’à vendredi dernier.M.Kealey s’était déjà fait connaître en 1988, en alléguant qu’un ministre (identifié plus tard aux Communes comme étant M.LaSalle) lui avait demandé un pot-de-vin de 5000$ deux ans plus tôt.L’homme d’affaires projetait de construire à Hull un édifice à bureaux et voulait obtenir l’assurance que le gouvernement consersateur serait son principal locataire.Après avoir fait enquête, la GRC avait conclu qu’il n’y avait pas suffisamment de preuve pour porter des accusations.Depuis, il n’a cessé de prétendre que le projet a échoué, parce qu’il a refusé de verser le pot-de-vin de 5000$ réclamé par Roch LaSalle.L'ex-militant conservateur a fait faillite, a perdu son entreprise, sa maison et sa femme.Deux ans plus tard, il a il constitué sa preuve et porté le dossier à la GRC, qui n’a pas trouvé matière à porter des accusations.Mais Glen Kealey ne s’est pas laissé décourager pour autant et depuis le lendemain des élections de 1988, il n’a cessé de claironner ses accusations devant l’édifice du Parlement.Enfants, touristes, députés et journalistes l’ont entendu raconter son histoire.Il a été arrêté l’an dernier pour avoir enfreint un règlement contre les protestations, un geste perçu comme une manoeuvre une riche idée, et on y présente une panoplie de courts métrages.Entre des classiques qui font encore sourire, comme La Fièvre du castor, de Robert Awad, on présente des films des années folles, de l’animation des anées 30 et 40, et quelques publicités télévisées du Québec des années 50.Chaque soir, on ajoute un épisode du film IXE-13, qui a été divisé en tranches de 11 minutes.L’endroit le plus fréquenté, et sans doute le mieux conçu, est le music-hall « Labatt Dry », coin Ontario et Saint-Denis.Lejeune touche-à-tout Gregory Charles y anime des soirées où la musique s’entrelarde efficacement de mots d'humour.Fred Garbo, dans son costume d'hélium, a valu de bons moments mardi soir.J’ai terminé ma soirée piétonnière au « théâtre Air Canada » qui offre des places assises, et où Pierre Pal-made donnait un spectacle d’une heure.Il a vraiment le don de mettre en scène, avec beaucoup d’efficacité, des interlocuteurs imaginaires, qui on sont les pierres angulaires de ses numéros.Ses tranches de vie, qui abordent des sujets aussi disparates que l’homosexualité, le service militaire, les extra-terrestres, la marijuana, la vente à tempérament et les discussions oiseuses en famille, sont de parfaits exemples de la subtilité qui imbibe les nouveaux comiques français.Le sketch du scrabble, qu’il avait joué lors du premier gala, a encore une fois remporté un succès boeuf.Dommage qu’il y ait toujours, dans ces spectacles gratuits, des parents qui laissent leurs enfants piailler à tue-tête sans avoir la décence de les faire taire malgré les chut ! répétés des spectateurs environnants.Bref, descendre dans la rue n’est pas une expérience éprouvante, même si on se marche un peu sur les pieds à partir de 20 h 30, vu l’étroitesse de l’artère qui ne compte que deux voies.On subit malheureusement plusieurs cyclistes, supposé-ment interdits de séjour, qui eircu-; lent sans vergogne et qui n’hésitent; pas à bousculer le derrière des fest; tivaliers qui ont l’inconscience dé; vouloir se déplacer en marchant.Quant aux artistes cités ci-dessus, ils seront à peu près tous au programme des prochains jours.À l’af.-fiche ce soir : l’enfant chéri du fes:-tival Patrick Iluard, à l’animation de.la Comédie « Banque Nationale »; le! sympathique Belge François Pirette sur la scène « Labatt Dry » aux alen-: tours de 20 h; et le spectacle du mus-: clé Albert Dupontel au théâtre Air Canada, dès 22 h 30.; pour le contraindre au silence.Il a été détenu pendant quatre jours, puis le gouvernement a finalement abandonné les accusations.En apprenant que les plaintes privées de M.Kealey avaient été approuvées, hier, M.LaSalle a déclaré qu’il s’agissait de « pure sottise ».« Si vous voulez croire M.Kealey, bonne chance, a-t-il dit.Je n’ai aucun commentaire à faire sur le sujet.J’ai rencontré M.Kealey une fois.Je n’ai pas conservé une grande impression de cette réunion.» Depuis son accession au pouvoir en 1984, le gouvernement conservateur, plus que tout autre régime politique antérieur, a été éclaboussé par les scandales.Ces écarts lui ont coûté notamment les démissions des ministres Bob Coates, John Fraser, Marcel Masse et Suzanne Blais-Grenier en 1985, Sinclair Stevens en 1986, André Bissonnette et Roch LaSalle en 1987, Michel Coté en 1988 et Bernard Valcourt en 1989.Ainsi que le départ des députés Michel Gravel, Richard Grisé, Edouard Desrosiers et Gabriel Fontaine en 1989.18 juillet par la PC et t'AP I990: la presque totalité (tes 4500 policiers de la Sûreté du Québec son mobilisés relativement à la crise (T( )ka: blâmé par la commission qu'il a créée pour faire enquête sur les agressions sexuelles de prêtres et de religieux contre (les enfants de Terre-Neuve, l’archevêque de Saint-Jean, Mgr Alphonse Penney, remet sa démission au pape Jean-Paul II.1989: on annonce que Montréal aura une concession dans la Ligue internationale de football.•980: levguéni Koulov, responsable de la sécurité dans les centrales nucléaires soviétiques, est limogé à la suite de l'accident de Tchernobyl.I982: le chanteur et compositeur Lionel Paunais meurt à Montréal à l'âge de 80 ans.1978: Washington décide d'un contrôle des exportations de technologie pétrolière vers l’URSS, afin de protester contre le traitement réservé aux dissidents soviétiques.19711: aux Jeux de Montréal, la Roumaine Nadia Comaneci obtient une note parfaite de dix aux barres asymétriques.1968: début d'une grève de 24000 employés des postes canadiennes.I9(i(i: près de 112000 employés d'hôpitaux du Québec déclenchent la grève.1962: le gouvernement de Lima est renversé par un putsch: les Etats-Unis suspendent leur aide militaire au Pérou.•945: six explosions dans le port d'Halifax font au moins 12 vie-limes et causent de grands dommages.1939: Trans Canada Airlines inaugure un service aérien entre Montréal et Toronto.1930: le soulèvement franquiste éclate en Espagne.Ils sont nés un 18 juillet: Le romancier anglais William 'Thackeray (1811 1803); le comique américain Red Skelton (1913); fauteur de nouvelles Margaret Laurence (1920-1987).« ECONOMIE Montréal, jeudi 18 juillet 1991 Le seul concessionnaire exclusif VOLVO à Montréal up-town 50 5 5 rue Pari, Montréal, Québec H4P 1P4 - T*l.: (S14) 737-6666 Les membres du G-7 interviendront pour favoriser un accord du GATT Sylviane Tramier Kmvvév spécurlv du DEVOIR LONDRES — Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés sont prêts à intervenir personnellement pour surmonter les divergences qui pourraient empêcher les négociations commerciales multilatérales de l’Uruguay Round, tenues sous les auspices du G ATT, d’aboutir avant la lin de l’année.Ce langage déterminé, inclus dans le communiqué final du sommet de Londres, a semblé au premier ministre M.Mulroney de nature à « inspirer confiance que nous aurons un résultat avant que des élections aux États-Unis et ailleurs viennent compliquer les choses et peut-être, dans certains cas, amener au pouvoir des formations politiques qui ne sont pas autant en faveur de la libéralisation des échanges et l’ouverture des marchés.» Le Canada avait fait de la question des négociations de l'Uruguay Round une de ses priorités au sommet de Londres et s’était donné pour objectif de faire avancer ce dossier.Le dernier sommet de Houston contenait aussi un engagement des Sept sur le G ATT, mais cela n’a pas empêché un échec de la conférence ministérielle de Bruxelles, en décembre dernier.Cependant, du côté canadien, on estime que « les signaux » perçus au cours de ce sommet sont meilleurs qu’il y a un an.« Tout le monde ici a reconnu qu’il était impératif d’avancer sur le dossier des subventions agricoles, mais aussi sur les autres dossiers », a expliqué un représentant du gouvernement canadien.La forme que pourrait prendre cette intervention personnelle des dirigeants, si elle s’avérait nécessaire, n'a pas été précisée dans le communiqué.Cependant, le premier ministre britannique, John Major, n’a pas exclu la tenue d’une nouvelle réunion des Sept.Kn tout cas, une nouvelle consultation avant une intervention des Sept aurait vraisemblablement lieu si les discussions ne progressent pas.Un représentant du gouvernement canadien reconnaissait qu’au précédent sommet, les discussions sur l’Uruguay Round avaient à tort été conduites sur le terrain des détails.Cette fois-ci, on est resté à un niveau plus général, mais l’engagement politique des dirigeants parait plus ferme.Du côté européen, le président français, M.Mitterrand, s’est lui aussi dit plus optimiste sur la question des négociations commerciales, notamment parce que les Sept se sont donné pour objectif d’avancer dans plusieurs secteurs, autres que le seul domaine agricole, qui constitue la principale source de friction entre les États-Unis et la Communauté européenne et qui a conduit à l’impasse actuelle.«< Il est dit clairement dans le communiqué des Sept que le commerce international n’est pas seulement agricole, a dit le president Mitterrand.Mais que l’on doit aussi prendre en considération l’accès aux marchés, les services et la propriété intellectuelle.Là, ça devient équitable.» Accès aux marchés, agriculture, services, et propriété intellectuelle sont les quatre domaines que le sommet de Londres a désignés comme cibles où des progrès rapides doivent avoir lieu.Én préconisant une avance dans quatre domaines pris globalement, le Sommet de Londres tente de contourner l’écueil érigé par la confrontation sur les subventions agricoles.Bien que tous les pays soient d’avis que les subventions agricoles provoquent des distorsions des marchés et pénalisent les pays en développement, le démantèlement des mécanismes de soutien des prix et des revenus des agriculteurs pose des problèmes d'ordre social considérables en Éurope.Kn acceptant de ne plus braquer les projecteurs sur cette seule ques- tion, les Sept ont fait preuve d'une certaine souplesse qui pourrait porter fruit.Sur le plan économique, les Sept ont constaté un début de reprise au Canada et aux États-Unis, alors que les signes de reprise économique mondiale se multiplient.Ils préconisent le maintien d’une politique d'assainissement des finances publiques et de réduction des déficits budgetaires.Ils s'engagent « à mettre en oeuvre des politiques budgétaires et monétaires qui créeront les conditions nécessaires à une baisse des taux d'intérêt réels».Kn ce qui concerne les grandes orientations économiques pour la prochaine année, les Sept ont décidé de maintenir le cap en « s'engageant à promouvoir une croissance durable et non inflationniste ».De plus en plus de signes viennent confirmer la reprise économique PHOTO CP Mikhaïl Gorbatchev et George Bush semblaient s’entendre à merveille au cours d’une conférence de presse conjointe à Londres, hier, où le président soviétique était venu demander l’aide des puissances économiques occidentales.Les principaux maux d’une économie soviétique en chute libre MOSCOU (AP) — Le président Gorbatchev s’est rendu à Londres rencontrer le G-7 alors qu’il est confronté à de nombreux problèmes économiques.Voici un aperçu des principaux maux de l’économie soviétique : ¦ INFLATION: 5,3% en 1990, 6 à 7 % en incluant les importantes activités du marché noir.Les diplomates occidentaux jugent qu’elle atteint aujourd’hui plus de 100 % à la suite de la hausse des prix de nombreux produits et services (hausse de 250 à 1000 % le 2 avril pour tenir compte des coûts de production) ¦ PNB: baisse de la production industrielle de 5,4 % dans les quatre premiers mois de 1991, chute de 10 % ,de l’équivalent soviétique du PNB.¦ DÉFICIT: hausse de 230 % du déficit budgétaire au premier trimes- tre 1991 comparé au premier trimestre 1990.Le déficit atteint 27,1 milliards de roubles, soit plus que la prévision du gouvernement pour l’année pleine.¦ CHÔMAGE: 24,8 millions de chômeurs l'an dernier, dont 11,7 millions d'étudiants de plus de 16 ans.¦ DKTTK KXTKRIEURK: 60 milliards $ US en mars, contre 55 en juin 1990.Estimation du gouvernement pour la fin de l’année: 73 milliards $ US.¦ EXPORTATIONS: baisse de la production de pétrole (552 millions de tonnes en 1990 contre 589 millions en 1989.Estimation pour 1991 : 500 millions de tonnes).Par conséquent, chute des exportations de pétrole, première source de devises, même si l’URSS reste le deuxième exportateur du monde.¦ INFRASTRUCTURES: très mauvais état des routes et des ponts soviétiques.¦ SERVICES TÉLÉPHONIQUES: Insuffisants.Quinze millions de personnes sont en attente.¦ MANQUE DE LOGEMENTS: 18 % des familles en attendent un depuis plus de 10 ans.¦ AGRICULTURE: estimations gouvernementales pour la récolte de céréales 1991 : entre 180-190 et 205-206 millions de tonnes.L’U RSS est le plus gros producteur mondial de blé mais perd régulièrement 20 à 30% de sa production à cause du manque d’équipements, main-d’oeuvre et lieux de stockage.Le premier ministre Valentin Pavlov juge que 77 millions de tonnes de céréales devront être importées cette année (30 millions en 1990).OTTAWA (PC) — Statistique Canada a annoncé hier que de plus en plus de signes viennent confirmer une croissance économique pour le second trimestre de cette année.Le président de la Banque Mondiale se réjouit de l’entente avec l’URSS WASHINGTON, (AFP) — Le président de la Banque Mondiale, M.Barber Conable, s’est déclaré hier « satisfait » de l’accord entre les dirigeants des sept principaux pays industrialisés (G-7) et le président Mikhaï Gorbatchev, prévoyant notamment l’entrée de l’Union soviétique au FMI et à la Banque Mondiale avec un statut de membre associé.« Nous sommes satisfaits d’avoir l’opportunité d’appliquer notre vaste expérience dans le développement économique et les réformes structurelles aux défis auxquels fait face l’Union soviétique », a affirmé dans un communiqué M.Conable.Les experts de la Banque Mondiale sont « déjà familiarisés avec de nombreux problèmes difficiles » de l’Union soviétique car la Banque a participé, avec d’autres institutions internationales ( FMI.), à une étude sur l’économie soviétique demandée par le G-7 et réalisée à l’automne dernier, a souligné M.Conable.« Les discussions que nous avons eues avec nos pays membres me rendent confiant qu’ils soutiendront rétablissement d’une relation avec l’Union soviétique », a ajouté le président de la Banque Mondiale.Le statut unique de membre associé devant être accordé à l’URSS devrait permettre à ce pays de bénéficier de l’assistance technique du FMI et de la Banque Mondiale, mais ne lui donnera pas accès aux prêts de ces deux organisations.IQuebecor veut accentuer sa poussée dans l’impression d’encarts et de circulaires en investissant 8 millions $ Claude Turcotte IMPRIMERIES QUEBECOR pour-isuit son expansion dans le secteur ides encarts publicitaires et des circulaires en investissant 8 millions $ à l’Imprimerie Dumont, de Ville La-I Salle, où deux nouvelles presses avec jséchoir seront ajoutées aux équipements actuels, ce qui permettra de créer une vingtaine d'emplois.Au cours de la dernière année, Québécor a investit près de 30 millions $ dans ce créneau particulier des encarts et circulaires, souligne le J vice-président, M.Guy Trahan, en '.ajoutant que cela fait de Imprime- ries Québécor le premier imprimeur commercial du Canada et le deuxième en Amérique du Nord.Le principal concurrent de Québécor sur ce plan est une autre entreprise québécoise, le Groupe Transcontinental (GTC) de Rémi Marcoux, qui avait d’ailleurs fourbi ses armes aux côtés de Pierre Péladeau avant de fonder sa propre entreprise.La rivalité entre les deux entrepreneurs demeure toujours très vive.( )n n'a pas pu avoir hier de chiffres précis sur les parts de marché respectives de chacun des deux groupes; sans parler ex-cathedra, M.Trahan mentionne que, en gros, Québécor doit détenir environ 60% du ! l Baisse des réserves canadiennes de pétrole le A LG AR Y (PC) — Les réserves ca-Inadiennes de pétrole brut ont encore idiminué l’année dernière, alors que 'd'approvisionnement en gaz naturel lest demeuré presque stable, a indiqué hier la Canadian Petroleum ; Association.« C'est le même scénario qui se répète depuis cinq ans et nous prévoyons la même chose pour les dix prochaines années», affirme M.Hans Maeiej, vice-président de l’association.Une étude effectuée par l'organisme indique que les réserves totales de brut dans les champs pétrolifères en exploitation ont chuté de 6,7 %, pour s’établir à 4,4 milliards de barils.27 % de la production de l’année dernière a été remplacée par de nouvelles découvertes de pétrole.Les réserves de brut léger restantes ont baissé de 16 % au cours des cinq dernières années, passant de 4,5 milliards de barils à 3,8 milliards.Selon l’association, cette situation conduira finalement à un accroissement des importations de pétrole de l’étranger.Les réserves de gaz naturel dans les régions productives ont connu une réduction de moins de 1 % et sont estimés à 71,7 billions de pieds cubes.marché canadien qui serait lui-même globalement de 350 millions $.Il est certain que ces dernières années, Québécor s’est montré plus actif pour faire des acquisitions.Outre cet investissement de 8 millions $ chez Dumont, il y en a eu un autre de 5 millions $ à Vancouver et surtout un gros mouvement à Toronto pour l’acquisition des trois presses de Me-troland, ce qui lui assure une prédominance sur le marché ontarien.Chez G TC, où il semble y avoir eu un ralentissement dans les acquisitions depuis un an ou deux, on se déclare « très à l'aise avec ce qu’on a », pour reprendre l’expression de Jean Lefebvre, le porte-parole qu’on a rejoint hier.Au Québec, sur un marché global évalué à 125 millions $, les gens de Québécor prétendent en détenir une tranche de 60 à 70 millions $, une estimation qui n’est pas tout à fait partagée par M.Lefebvre, qui croit plutôt que G TC serait en avance.Quoi qu'il en soit, il semble que la rationalisation de cette industrie soit à toutes fins utiles complétée au Canada.« S’il y a encore une rationalisation à faire, ce sera aux États-Unis », mentionne le représentant de G TC qui pour le moment possède deux usines dans ce pays, l'une en Floride, l’autre en Ohio, lesquelles apportent des revenus de 60 millions $, sans compter d’autres profits de 41 millions $ provenant de ventes aux États-Unis d’encarts et de circulaires imprimés au Canada.Québécor aussi compte beaucoup sur le marché américain pour alimenter ses imprimeries de Montréal, Toronto et Vancouver.Il béné- ficie en particulier des services d’une équipe de vendeurs américains qui faisaient antérieurement partie de la filiale du Groupe Maxwell.L’Imprimerie Dumont, qui imprime chaque semaine 10 millions de circulaires, effectue des ventes sur sur les marchés canadien et américain.M Charles G.Cavell, président et chef de l’exploitation d’imprimeries Québécor, affirme « avoir les outils nécessaires pour assurer la croissance de l'entreprise sur ce nouveau marché florissant en Amérique du Nord».Guy Trahan ajoute que l’investissement de 8 millions $ est essentiel pour garantir à Québécor une place concurrentielle dans le futur.Mais l’agence fédérale reste prudente et parle seulement d'une « reprise possible » de l’économie, notant que le taux de chômage demeurait toujours élevé en juin.Pourtant, la semaine dernière, le premier ministre canadien Brian Mulroney avait déclaré que la récession, qui a débuté en avril 1990, était bien terminée.« Notre économie continue de croître, nous sommes sortis de la récession maintenant », avait-il dit au cours d’un voyage en Irlande, arrêt qu’il avait effectué avant de se rendre cette semaine au sommet des sept principaux pays industrialisés à Londres.Un nombre croissant d’économistes abondent d’ailleurs dans le même sens que M.Mulroney.Mais Statistique Canada demeure sur ses gardes dans sa publication mensuelle de juillet, consacrée à l’état de l’économie du pays.« Il y a eu certains signes montrant que l’économie s’est raffermie au début du second trimestre, après une chute rapide au tournant de l’année », souligne l’agence fédérale.Le document indique qu’une hausse de l’emploi et de la construction de maisons en avril et mai, ainsi qu’une forte croissance de l’ensemble de l’économie en mai, sont des signes positifs confirmant une reprise L’inflation reste modérée aux États-Unis WASHINGTON (AFP) - L’inflation reste toujours très modérée aux États-Unis malgré la reprise économique : les prix de détail ont progressé de 0,2% en juin après une hausse de 0,3 % en mai et de 0,2 % en avril, selon les chiffres publiés hier par le département du Travail.Pour l’ensemble du premier semestre, l’augmentation des prix à la consommation ressort à 2,7 % seulement en rythme annuel au lieu d’une hausse de 6,1 % pour la totalité de 1990.La faible progression des prix le mois dernier, qui correspond exactement aux prévisions des experts, s’explique en partie par un recul de 1 % des tarifs de l’énergie.Les prix des produits alimentaires ont en revanche progressé de 0,5%.En excluant l’énergie et l’alimentation, où les tarifs fluctuent toujours beaucoup d’un mois à l’autre, les prix ont augmenté de 0,4 % en juin contre une hausse de 0,2 % en mai ( + 0,2 % également en avril).L’indice des prix excluant ces deux secteurs est jugé par les experts comme plus significatif des tendances de fond de l’inflation.Même si elle est légèrement supérieure aux prévisions (+0,3%), l’augmentation des prix hors énergie et alimentation notée en juin n’est pas considérée comme préoccupante par les analystes car elle est due notamment à des facteurs exceptionnels comme un relèvement important des prix du tabac.La reprise de l’activité économique ne devrait pas entraîner de re-lance de l’inflation dans les prochains mois, estiment la plupart des experts en tablant sur une hausse des prix légèrement inférieure à 4 % à la fois cette année et en 1992.BANQUE ROYALE DU CANADA Dividendes AVIS est par les présentes donné que des dividendes sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, série H en circulation de cette banque ont été déclarés payables à la Banque et à ses succursales à compter du 23 août 1991 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 24 juillet 1991 de la façon suivante: 1.Le dividende n°1 sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, série H, en supposant que la date d’émission soit le 9 juillet 1991, s'élèvera à $0.2836, sinon il sera de $0.5625 par action, multiplié par quatre et multiplié par le nombre de jours s'écoulant entre la date d'émission inclusivement et le 24 août 1991 exclusivement, le tout divisé par 365.Par ordre du conseil d'administration La vice-présidente et secrétaire Jane E.Lawson Montréal, le 11 juin 1991 économique.Il ajoute que la hausse de l’indice précurseur — le principal indicateur de Statistique Canada sur les perspectives économiques — pour le mois d’avril « augmente les chances de conserver ces gains ».Mais, précise-t-on, il existe aussi des points négatifs : les emplois, dont ceux à plein temps, ont diminué en juin et le taux de chômage a grimpé à 10,5%.L’agence fédérale s’est basée sur des données disponibles en date du 5 juillet dernier.Mais depuis, d’autres indicateurs ont témoigné d'une remontée de l’économie.Ainsi, lundi, l’Association des courtiers en immeuble a rapporté une autre augmentation de la revente de maisons en juin.Et mardi, Statistique Canada annonçait une hausse des expéditions des manufacturiers au pays.Coup d'oeil boursier Or (New Yoi1c-US$) 369.70 Dow Jones 2978.76 Dollar canadien (US Cents) 87.11 + .01 TSE-300 3541.83 ! 6.38 Montréal-XXM 1887.57 (PC) L’INSTITUT CANADIEN DES PRODUITS PÉTROLIERS ANDRÉ DUMAIS Monsieur Claude F.Brouillard, président de l’Institut canadien des produits pétroliers (ICPP), est heureux d’annoncer la nomination de Monsieur André Dumais, vice-président marketing, Québec et Maritimes, Produits Shell Canada Limitée, comme président de la division du Québec de l’ICPP.Monsieur Dumais possède une vaste expérience dans le domaine pétrolier.Il est responsable de tous les aspects de la planification des ventes et de l’implantation des stratégies de commercialisation de la société Shell sur le territoire du Québec et des provinces de l'Atlantique.L'Institut canadien des produits pétroliers est le porte-parole national pour les secteurs du raffinage, de la distribution et du marketing de l'industrie pétrolière du Canada. 6 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.11 est préférable de téléphoner au bureau de l’officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation La Chambre des huissiers du Québec Prenez avis qie le contrat daté du 27 juin 1991 par lequel POLYBRAND (1990) INC a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes à recevoir actuels et futurs, à été enregistré au BUREAU D’ENREGISTREMENT de la division d'Enregistrement de Montréal le 2 juillet 1991 sous le numéro 4407091.BANQUE NATIONALE DE ¦PARIS (CANADA) Lett tuillet 1991 Prenez avis que le contrat daté du 4 juillet 1991 par lequel DISTRIBUTIONS AG P/ORION INC a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes é recevoir actuels et futurs, à été enregistré au BUREAU D'ENREGISTREMENT de la division d'Enregistrement de Laval le 9 juillet 1991 sous le numéro 773016 BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Lett tuillet 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-04-002402-916 r- COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT SOKHON SOfl.Partie demanderesse C.DARA MEAS.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DARA MEAS de comparaître à la salle 2 17 du Palais de Justice de Montréal, situé au 10 est 'rue Notre-Dame.Montréal, province de Québec, en date du 8 août 1991.'Une copie de la requête pour garde d éniant a été remise au greffe à l’intention de DARA MEAS Lieu Montréal Date 11 tuillet 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO.PA I CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO; 500-12-197552-916 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANNIC FRIGON.Partie demanderesse C.ZORAN MILICEVIC, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.ZORAN MILICEVIC de comparaître au greile de cette cour situé au 10 est rue St-An-toine, Montréal, salle 1 .100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l’intention de M Zoran Milicevic.Lieu: Montréal Date: f 1 tuillet 1991 DIANE BERLINGUET, AVOCATE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-02-022534-916 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT L'ASSOCIATION DES OURTIERS D’ASSURANCES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.Partie demanderesse C JEAN JASMIN.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN JASMIN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie d'un bref d'assignation, déclaration et avis selon l'art.119.t C P C.a été remise au greffe à l'intention de JEAN JASMIN Lieu: Montréal Date: 12 juillet 1991 DIANE BERLINGUET, AVOCATE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-195395-912 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE DIVORCE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT RITADUBÉ.Partie demanderesse C.J CLÉOPHAS GODIN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à J.CLÉOPHAS GODIN de comparaître au greffe de cette cour situé au f est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de CLIFFORD GOOIN Lieu: Sherbrooke Date: 28 juin 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO.P A.Prenez avis qie le contrat daté du 4 juillet 1991 par lequel DISTRIBUTIONS A G P /ORION INC.a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes è recevoir actuels et futurs, à été enregistré au BUREAU D'ENREGISTREMENT de la division d’Enregistrement de Montréal le 9 juillet 1991 sous le numéro 4410059 BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le 11 juillet 1991.Prenez avis que le contrat daté du 6 mai 1991 par lequel LES INDUSTRIES CON-RAC INC a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes à recevoir actuels et futurs, ê été enregistré au BUREAU I D'ENREGISTREMENT de la division d'Enregistrement de Montréal le 17 mai 1991 sous le numéro 4387998.BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le 11 juillet 1991 Prenez avis que le contrat daté du 5 juillet 1991 par lequel BAGATELLE CANADA INC.a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes à recevoir actuels et futurs, i été enregistré au BUREAU D'ENREGISTREMENT de la division d’Enregistrement de Montréal le 9 juillet 1991 sous le numéro 4410058.BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le 11 juillet 1991.Prenez avis que le contrat daté du 18 juin 1991 par lequel ROADRUNNER APPAREL INC.a cédé et transporté à la BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANAOA) toutes ses créances, réclamations et comptes à recevoir actuels et futurs, à été enregistré au BUREAU D'ENREGISTREMENT de la division d'Enregistrement de Montréal le 27 juin 1991 sous le numéro 4406070.BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le11 juillet 1991.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50004-002384-916 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAMEEDLINEBALAN, Partie demanderesse C.LAVENTURE DORISMA, Partie défenderesse ET LE CURÉ DE LA PAROISSE ST-PAS-CAL-BAYLON, ET LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DE MONTRÉAL.ET LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Mis en cause ASSIGNATION ORDRE est donné à LAVENTURE DORISMA de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration de déchéance d'autorité parentale a été remise au greffe à l'intention de LAVENTURE DORISMA.Lieu: Montréal Date: 10 juillet 1991 DIANE BERLINGUET, AVOCATE LA METEO Accu-Weather* prévisions météorologiques \ ,.i;::ÿar le présent donné que les biens meubles el effets mobiliers de la parue défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par auto-nté de justice, l.e 30 juillet 1991 à 16h00.au no 3015, ?.Gauthier à Mas couche Les dits biens consistent en : ï causeuses et 1 fauteuil, 1 télécou leur Sony, 18" environ, 2 tables de sa Ion Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON, huissier.Tél: 7595556, Fax: 7596235 BÉLANGER, BÉLANGER & ASS , HUISSIERS, 186, rue St-Joseph, C.P.454, Jolietle (Québec) J6E 37.9.JolieUe ce 11 juillet 1991 l.e Groupe I—" I III I—' 1"% Gestionnaires et syndics de faillite 1010, rue de ta Gauchctiére Ouest Montréal (Québec) H3B2SI I—' I III I—' 1"% (lesiionnaires el syndics de failUte fULLCM XKJDÀU LOI SUR LA FAILLITE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILUTE DE: TIBOR TRATTNER (231-296-245) & ILDIKO (KOVACS) (234-032-514) domiciliés au 55 PI.Dephoure, Dollard des Ormeaux, Montréal.Avis est par les présentes donné que les débiteurs susdits ont déposé une cession le 3e jour de juillet 1991, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24e jour de juillet 1991, à 10 h 30, au bureau du syndic à la Place du Canada, Bureau 1180, 1010, rue de La Gauchetière Ouest, Montréal (Québec).LE GROUPE FULLER LANDAU INC.Syndic Mrmbrr tir @HLB INTERNATIONAL PROVINCE DE QUÉBEC VILLE MONT-ROYAL AVIS PUBLIC CONCERNANT LE PROJET DE RÈGLEMENT N ° 1310-2 AVIS PUBLIC est par la présente donné aux PERSONNES HABILES À VOTER AYANT LE DROIT D'ÊTRE INSCRITES SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DE VILLE MONT-ROYAL qu'à sa séance générale tenue le 15 juillet 1991, le Conseil de Ville Mont-Royal a adopté le PROJET DE REGLEMENT N 1310-2 modifiant le règlement de zonage n 1310 concernant le stationnement dans la zone C-210 (centre-ville) illustrée sur le schéma ci-dessous : jusqu'à up to COTE OE LIESSE jusqu • a up to Jl -TALON LÉGENDE 122222/A /ont ZONE VISÉE : C-210 délimitée comme suit Au nord : (segment A-B) par l'emprise du CN entre les chemins Dunkirk et Canora; (segment B-C) par le chemin Regent entre le chemin Canora et la ligne arrière des lots donnant sur le chemin Canora côté est Au nord-est : (segment C-D) par le chemin Regent entre la ligne arrière des lots donnant sur le chemin Canora côté est et la ligne arrière des lots donnant sur le boulevard Lalrd côté sud-est A l'est : (segment D-E-F-G) par la ligne arrière des lots donnant sur le chemin Regent côté ouest entre les avenues Ballour et Vivian Au sud-est : (segment G-H) par le chemin Regent entre l'avenue Vivian et le boulevard Graham Au sud-ouest : (segment H-l) par le boulevard Graham entre le croissant Merit et le boulevard Laird Au sud : (segment l-J-K-L) par le boulevard Laird entre le boulevard Graham et la limite est du parc Connaught parallèle a la vole ferrée du CN A l'ouest : (segment L-M) par la limite est du parc Connaught parallèle à la voie ferrée du CN entre les boulevards Laird et Graham.Au nord : (segment M-N) par le boulevard Graham entre la limite est du parc Connaught parallèle à la voie ferrée du CN et le chemin Dunkirk.À l'ouest : (segment N-O-A) par le chemin Dunkirk entre le boulevard Graham et l'avenue Hudson QUE l'objet de ce projet de reglement est de modifier le règlement de zonage n 1310 de sorte que les normes de stationnement hors-rue s'appliquent également à la zone C-210 (centre-ville) QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L R.Q, chapitre A-19.1), le Projet de reglement n 1310-2 sera soumis à la consultation du public à l'égard de son contenu et des conséquences de son adoption à une ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION le lundi 12 août 1991 à 19 h 30 a l'hôtel de ville, 90, avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal, pour laquelle un préavis de quinze (15) jours francs est donné par la présente QUE les personnes intéressées peuvent consulter ledit projet de règlement durant les heures d'ouverture, au Bureau de la grellière, 90, avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal Donné à Ville Mont-Royal le 16 juillet 1991 La grelflère, C.Josée Katz, o.m.a./CMC CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50612-197611-910 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BARBARA CLAIRE FENTENER VAN VLISSINGEN, Partie demanderesse C.YACIR BENCHEQROUN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à YACIR BENCHEQROUN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie de la déclaration en divorce, affidavit, déclaration de l'avocat, avis et certificat du régistraire a été remise au greffe à l'intention de YACIR BENCHEQROUN Lieu: Montréal Dale: 12 juillet 1991 DIANE BERLINGUET.AVOCATE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NG 50602-024174-919 COUR DU QUÉBEC CHAMBRF ; WILE PRÉSINT SERGE CROCHETltRE, avocat, résidant et domicilié au 2600 Pierre-Du-puy, app.515, cité et district de Montréal.JEAN-LUC PÉTRIN, avocat résidant et domicilié au 1726 rue Joseph-Lamarche, cité et district de Montréal, RAYMOND A.DAOUST, avocat, résidant et domicilié au 1467 rua Milan, Rock Forest, district de St-François, JACQUES FOAGUES, avocat rélidant et domicilié au 4240 rue Chambty.app.302, cité et district de Montréal, tous taisant affaires en société réelle sous le nom et la raison sociale de CROCHETIÊRE & PÉTRIN et ayant leur principale place d'affaires au 5600 Louis H.Lafontaine, 2iéme étage, Anjou, district de Montréal, Demandeurs -vs- 131341 CANADA INC., corps politique dûment incorporé, faisant affairée sous le nom et la raison sociale de RÉNOVATIONS 44-44, ayant autrefois une place d'affaires au 1400 rue Principale, St-Roch de l’Achigin, district de Jo-liette et présentement d'adresse Inconnue, Défenderesse -et- RENé CHRÉTIEN, d'adresse inconnue, -et- NICOLE PILON DE BULLE, résidant et domiciliée au 6325 rue Maurice-Duplessis, App.201, Montréal-Nord, district de Montréal, détendeurs assignation ORDRE esl donné é 131341 CANADA INC.et RENÉ CHRÉTIEN de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 est rue Notre-Dame, salle 1.100 dans les dix (10) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a été remise au greffe à l'intention de René Chrétien et 131341 CANADA INC.Lieu: Montréal Date: 16 julltet 1991 DIANE BERLINGUET, AVOCATE.Le Groupe I—" I y | | |—¦ py G estions**a el syndics de failUte I—" I 11 | |—¦ py G est ions** es el syndics de faillite làndàu loto, nie de ta Guichetière Ouest Montréal (Québec) H)B 2SI ERRATUM LOI SUR LA FAILLITE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: FOYERS PROVIDENCE INC., une compagnie dûment incorporée selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 614, rue St-Jacques ouest, 4e étage, dans la ville et le district de Montréal, province de Qué- bec, H3C 1E2.Avis est par les présentes donné que la débitrice susdite a déposé une cession le 4e jour de juillet 1991, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23e JOUR DE JUILLET 1991, à 14h00, au Complexe Guy Favreau, Niveau 00, 200 boul.René-Lévesque ouest, chambre 07, Tour ouest, Montréal (Québec).LE GROUPE FULLER LANDAU INC.Syndic SOtsssbnOe ®HLB INTERNATIONAL Société d énergie de la Baie James PROJET APPEL D'OFFRES N° 91-0353 FOURNITURE PAR COMMANDE OUVERTE COUVRANT LES FRAIS DE PRODUCTION DE PHOTOCOPIES COULEURS AU LASER D*te et heure limite» d» réception d»» soumissions: Le mardi 30 juillet 1991 Garantie de soumission: Prix du document: à 15 h 30 AUCUNE 25$ (toutes taxes incluses) Les documents d'appels d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9hà12hetde13hàt6h30à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 22e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4M8 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avecGuy Laperle au (514) 985-7900.Richard Toupln Chef ds servies Achats VILLE MONT-ROYAL PROVINCE DE QUÉBEC VILLE MONT-ROYAL AVIS PUBLIC CONCERNANT LE PROJET DE RÉGLEMENT NO 1310-1 AVIS PUBLIC est par la présente donné aux PERSONNES HABILES A VOTER AYANT LE DROIT D’ÊTRE INSCRITES SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DE VILLE MONT-ROYAL qu'à sa séance générale tenue le 15 juillet 1991, le Conseil de Ville Mont-Royal a adopté le PROJET DE RÈGLEMENT N" 1310-1 modifiant le règlement de zonage n° 1310 par le retrait d'un usage non permis dans la zone 1-103 illustrée sur le schéma ci-dessous : zone visée LÉGENDE VZZZZZZA zone contiouë ZONE VISÉE : 1-103 délimitée comme suit : Au nord : (segment A-B) par le chemin de la Côte-de-Liesse entre le chemin Devonshire et la voie de desserte du boulevard Décade côté ouest À l'est : (segment B-C) par la voie de desserte du boulevard Décarie côté ouest entre le chemin de la Côte-de-Liesse et la limite entre Ville Mont-Royal et la Ville de Montréal Au sud-ouest : (segment C-D) par la limite entre Ville Mont-Royal et la Ville de Montréal entre la voie de desserte du boulevard Décarie côté ouest et la ligne latérale ouest du lot 581-190-2.A l'est : (segment D-E) par la limite entre Ville Mont-Royal et la Ville de Montréal en- 1 tre la ligne latérale ouest du lot 581-190-2 et la ligne arrière des lots donnant sur la rue Paré côté nord.Au sud : (segment E-F) par la ligne arrière des lots donnant sur la rue Paré côté nord dans les limites de Ville Mont-Royal.A l'ouest : (segment F-G) par la limite entre Ville Mont-Royal et la Ville de Montréal entre la ligne arrière des lots donnant sur la rue Paré côté nord et la voie ferrée du CN située au nord de l'avenue Royalmount Au nord : (segment G-H) par la voie ferrée du CN située au nord de l'avenue Royalmount entre la limite de Ville Mont-Royal el la Ville de Montréal et le chemin Devonshire A l'ouest : (segment H-A) par le chemin Devonshire entre la voie ferrée du CN située au nord de l'avenue Royalmount et du chemin de la Côte-de-Liesse QUE l'objet de ce projet de règlement est de modifier le règlement de zonage n° 1310 pour permettre dans la zone 1-103, l’usage spécifique «516» (vente en gros de matériel électrique) QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L R Q chapitre A-19.1), le Projet de règlement n” 1310-1 sera soumis à la consulta- .lion du public à l'égard de son contenu et des conséquences de son adoption à une ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION le lundi 12 août 1991 à 19 h 30 à l'hôtel de ville, 90, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, pour laquelle un préavis de quinze (15) jours trancs est donné par la présente QUE les personnes intéressées peuvent consulter ledit projet de règlement durant les heures d'ouverture, au Bureau de la gretfière, 90, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal Donné à Ville Mont-Royal le 16 juillet 1991 La greftière, C.Josée Katz, o.m.a./CMC \ L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 H 7 LE MONDE EN BREF Soutien ANTANANARIVO (Reuter) — Au ¦ lendemain de la mise en place d'un pouvoir insurrectionnel par l'opposition malgache, l’armée a confirmé hier son soutien au régime du président Didier Ratsiraka.Un communiqué de soutien au président diffusé hier par la radio malgache précise que les cadres de l’armée et de la gendarmerie entendent ainsi mettre fin « aux manoeuvres de certains politiciens du pays visant à utiliser leurs noms à des fins inavouées ».Parmi les signataires figurent le ministre de la Défense, le ¦ général Léon Ferdinand Razafitombo et le chef d’état-major des forces armées, le général Claude James Rasamoely.Les partis affiliés à la majorité présidentielle ont par ailleurs publié un communiqué condamnant l’« usurpation de 'pouvoir » par l'opposition et le caractère illégal de sa proclamation.Les Forces vives de l’opposition ont jânnoncé mardi la mise en place d’un -pouvoir insurrectionnel présidé par (e général en retraite Jean 'Rakotoharison et d’un gouvernement de transition dirigé par l’ancien ministre de la Santé Albert Zafy.Face au soutien apporté par l’armée au président, les Forces vives pourraient dès lors etre amenées à poursuivre, aujourd’hui, les pourparlers engagés avec le président Ratsiraka et approuver le processus déjà entamé en vue de la tenue d’un débat national chargé d’élaborer une nouvelle constitution et un nouveau code électoral, estiment les observateurs.Accord somalien DJIBOUTI (Reuter) — Réunies en conférence à Djibouti, six factions somaliennes sont convenues hier de discuter de la formation d’un gouvernement élargi, du rétablissement de l’unité nationale et de l’avenir du président déchu Mohamed Siad Barré.La Somalie est déchirée par des combats persistants depuis la chute, en janvier, de la capitale, Mogadiscio, aux mains des rebelles du Congrès de la Somalie unifiée (CSU).Depuis sa fuite de Mogadiscio, Mohamed Siad Barré est à l’abri dans l’ouest du pays, sous la protection de son clan Marehan.Il aura fallu deux jours de négociations pour que les six factions réunies à Djibouti conviennent d’un ordre du jour de la conférence, qui devrait se poursuivre toute la semaine, à l’image de précédentes négociations tenues le mois dernier, la conférence de Djibouti est boycottée par le Mouvement national somalien (MNS), groupe rebelle qui contrôle le nord somalien dont il a proclamé l’indépendance en mai.Bail prolongé MANILLE (AP) — Les négociateurs philippins et américains ont annoncé hier que Washington fermera officiellement la base aérienne de Clark d’ici septembre 1992.En revanche, le bail de la base aéronavale géante de Subic Bay est prolongé de 10 ans.« Nous sommes parvenus à un accord sur toutes les questions importantes », a déclaré un porte-parole américain, Stanley Schrager.La base aérienne de Clark sera rendue aux autorités philippines le Hi septembre 1992 au plus tard.Selon un communiqué conjoint, le négociateur philippin, Raul Manglapuset l’Américain Richard Armitage « sont parvenus à un accord sur toutes les questions principales concernant les discussions américano-philippines de coopération » qui ont englobé des questions économiques, culturelles et de défense.Les discussions ont également porté sur le statut des anciens combattants philippins de la Seconde Guerre mondiale.Arméniens expulsés MOSCOU (Reuter) - Depuis la fin avril, environ 10 000 Arméniens soviétiques ont été expulsés de force de l’enclave du llaut-Karabakh, l égion autonome d’Azerbaïdjan peuplée à majorité d’Arméniens, a déclaré hier une équipe d’observateurs pour la défense des droits de l’homme.Dans des villages d’Azerbaïdjan, des habitants arméniens ont d’autre part été arrêtés, battus, tort urés et harcelés par des Azéris, a ajouté la délégation, conduite par la baronne ; Caroline Cox, vice-présidente de la ; Chambre des Lords.« Des expulsions par la force se : poursuivent dans les villages arméniens du llaut-Karabakh, et autour du llaut-Karabakh (.).Preuves à l’appui, tout montre que les expulsions se sont brutalement accélérées », précise le rapport de l’équipe.Selon un observateur, les OM()N ( forces spéciales du ministère de l’Intérieur soviétique) d’Azerbaïdjan sont dans la plupart des cas responsables des exactions commises dans la région.La délégation, qui est arrivée mardi à Moscou, a déclaré que des Azéris étaient également victimes de brutalités de la part de forces paramilitaires arméniennes.Les propositions américaines visent une solution globale au Proche-Orient, affirme le président syrien (l'ufirts M T cl Itrulrr DAMAS — Le président syrien, M.Ilafez Al-Assad, a affirmé hier que le projet américain auquel il a répondu favorablement vise « une solution globale » du conflit arabo-israélien et « se fonde sur les résolutions des Nations unies».Au cours d’une conférence de presse donnée conjointement avec le président égyptien Ilosni Moubarak a l’issue d’entretiens à Damas, M.Assad a précisé que les propositions américaines visaient « la globalité de la solution » et se fondaient sur les résolutions 242 et 338 des Nations unies.Les discussions avec les Américains, qui sont longues, a-t-il dit, « se sont cristallisées autour de ce que l’on peut appeler une série de propo- sitions qui comportent des points relatifs à la forme».M.Assad s’est dit satisfait du rôle que peuvent jouer les Nations unies à travers le dialogue syro-américain, car « il est possible de dire qu’il existe un ensemble d’éléments qui donnent un rôle utile aux Nations unies ».« Il existe un projet de conférence de paix, et quoi que nous tentions pour jouer avec les dénominations, c’est une conférence internationale », a dit M.Assad qui a ajouté que les États-Unis, l’URSS, l’Europe et les Nations unies vont y participer.Concernant les Nations unies, M.Assad a dit que « la désignation d’observateur ne change rien dans le rôle de leur représentant, car l’observa- teur.comme c’est connu dans les conférences ordinaires, dans les assemblées, partout exerce (une activité), participe aux activités de la conférence, mais ne vote pas ».Dr, a précisé le chef d’État syrien, « notre conférence n’est pas une conférence avec un vole, personne ne vote, ni nous, ni les Israéliens, ni les grandes puissances ».Interrogé de son côté sur la représentation palestinienne à une conférence, M.Moubarak a souligné qu’il existe des divergences sur la composition de la représentation palestinienne à une conférence, « qu’elle soit jordano-palestinienne ou seulement palestinienne ».Israël voudrait, selon lui, une délégation de Gaza et de la Cisjordanie, « mais nous persistons à dire que les Pales- tiniens de Gaza et de la Cisjordanie ne sont pas tous les Palestiniens, et il est nécessaire qu’il y ait une représentation’des Palestiniens de l’extérieur ».« Si l’on écarte ceux-là, a-t-il affirmé, le processus de paix va chanceler, et si l’on veut une véritable paix, il faut que la représentation palestinienne soit saine».La visite de M.Moubarak intervenait à la veille d’une nouvelle tournée au Proche-Orient du secrétaire d’État américain James Baker, décidée à la suite de la réponse syrienne aux propositions américaines pour une conférence de paix.Par ailleurs, trois soldats israéliens ont été tués lors d’affrontements hier matin au Liban, a déclaré Tsahal.Les troupes israéliennes se sont apparemment heurtées au cours d’une patrouille à des membres présumés d’un mouvement fondamentaliste musulman et non à des combattants de l’OLP, dont les bases ont été prises par l’armée libanaise au début du mois, a précisé l’armée dans un communiqué.Les affrontements se sont produits dans la nuit de mardi à hier, près dq village de Kfar llouneh, à 23 km aq nord d’Israël, entre la ville de Jed* dine et la zone de sécurité instaurée en 1985 par l’État hébreu au Sud-Li-ban.Mais la censure militaire a tenu l’incident secret pendant 20 heures; Quelques heures après ces affrontements, l’aviation israélienne a bombardé des bases du Hezbollah, prochesdu village de Kfar llouneh L’armée fédérale s’engage à ne pas attaquer la Croatie BELGRADE (Reuter) — Le ministre yougoslave de la Défense, le général Veljo Kadijevic, a assuré hier le président croate Franjo Tudjman que l’armée fédérale n’attaquerait pas sa république, a rapporté un haut responsable croate.Après deux jours de pourparlers infructueux, le président yougoslave Stipe Mesic a par ailleurs obtenu que la présidence collégiale se réunisse aujourd’hui à Belgrade pour des pourparlers de paix, après avoir tenté en vain de convaincre la Serbie et ses républiques alliées — Montenegro et Macédoine — de tenir la réunion sur l’ile croate de Brioni, comme prévu.Ces deux décisions ont permis d’apaiser la tension qui régne en Croatie, où de nouvelles violences ont éclaté hier.Deux Croates, un policier et un civil, ont été tués dans une attaque au mortier contre un poste de police par des nationalistes serbes, ont rapporté les autorités croates.La rencontre entre le ministre de la Défense et le président croate s’est déroulée sur la base aérienne de Zadar, sur la côte adriatique.Veljko Kadijevic s’est efforcé de calmer les craintes du gouvernement de Zagreb, qui a dit redouter une attaque imminente des blindés et de l’infanterie des troupes fédérales, a précisé le haut responsable croate, qui a requis l’anonymat.Franjo Tudjman a pour sa part déclaré que sa république ferait tout pour empêcher une attaque de l’armée en Croatie, a-t-il ajouté.Le ministre de la Défense de la Croatie, Sime Djodan, avait affirmé quelques heures auparavant que des unités de l’armée fédérale, composées uniquement de Serbes, s’apprêtaient à lancer une offensive de grande envergure contre la républi- que sécessionniste.« Le point le plus critique sera atteint dans les quatre jours qui viennent », a dit le ministre.Le conseil suprême croate a annoncé que le premier ministre Josip Manolic avait été remplacé par son second Franjo Greguric.En raison de la gravité de la situation économique et politique, il prendra la tête d’un comité de crise destiné à coordonner la sécurité nationale.Le président yougoslave Stipe Mesic a précisé hier qu’il ferait pression lors de la réunion d’aujourd’hui en faveur du retrait des troupes fédérales de Slovénie et de Croatie.Par ailleurs, des observateurs de la Communauté européenne ont commencé hier à superviser le fragile cessez-le-feu instauré en Yougoslavie.Quatre équipes ont parcouru dans des voitures de location arborant le drapeau bleu et or de la CEE le nord de la Slovénie, où 64 personnes ont été tuées en une semaine d’affrontements entre l’armée yougoslave et les milices de défense Slovènes.Leur tâche consistera à s’assurer que l’armée yougoslave est effectivement rentrée dans les casernes, que les forces Slovènes ont autorisé les unités de l’armée qu’elles encerclaient à regagner leurs bases et que la Slovénie est prete à se soumettre à l’autorité fédérale aux postes frontière, selon les termes de l’accord élaboré par la CEE, la Croatie, la Slovénie et les autorités fédérales pour tenter d’éviter une guerre civile.Selon des sources bien informées, les délégations de la CEE ont visité hier trois casernes et trois postes frontière.Les observateurs, qui arborent brassards et badges aux couleurs de la CEE, entameront aujourd’hui leurs opérations de surveillance en Croatie, afin de vérifier si les troupes envoyées le mois dernier en Slovénie ont regagné leurs casernes, a-l-oh précisé de même source.Zagreb exige en outre que les ob servateurs européens s'assurent que les forces fédérales ont quitté les barrages routiers où elles ont été déployées pour s’interposer entre Serbes et Croates.Mais les observateurs européens ont fait savoir qu’ils n’iraient pas dans les zones à risques, à moins que leur sécurité puisse être garantie.Les premiers des 50 observateurs de la CEE étaient arrivés lundi en Yougoslavie, où ils resteront trois mois.Ils seront basés près de la capitale croate Zagreb.C’est la première fois que la CEE envoie des observateurs dans un conflit civil.s.PHOTO AP Saddam Hussein lors de son allocution hier.f Saddam Hussein appelle à l’unité BAGDAD (AFP) — Le président Saddam Hussein a lancé hier un appel à l’unité nationale et a sévèrement critiqué les pays occidentaux, affirmant qu’ils seraient « déçus dans les jours à venir », alors que la pression internationale s’accentue sur son régime.Dans un discours radiotélévisé de 45 minutes, M.Hussein a affirmé, sans les nommer, que les pays de la coalition anti-irakienne voulaient hypothéquer l’avenir de l’Irak, mais n’a pas mentionné le différend qui l’oppose à l’ONU et aux États-Unis au sujet du potentiel nucléaire irakien.M.Hussein, vêtu d’un costume bleu-gris et portant une cravate bordeaux, a prononcé son discours à l'occasion du 23e anniversaire de la prise de pouvoir par le parti Baas, assis à son bureau devant un drapeau irakien et un faucon les ailes ouvertes, emblème du pays.Il a exhorté « tous les Irakiens de différentes sensibilités politiques et intellectuelles qui sont soucieux de l’indépendance de l’Irak, de son unité et de sa dignité, à tourner la page du passé et à participer à la nouvelle expérience (politique) dans le cadre de la démocratie et de l’unité nationale ».Dans son discours, pré-enregistré, M.Hussein a affirmé que « l’objectif de l’agression (la guerre du Golfe) n’était pas de paralyser l'action militaire (de l’Irak) mais de détruire ses potentialités d'avenir ».« Ils (les Alliés) ont été déçus et le seront davantage dans les jours à venir », a-t-il dit.11 n’a pas précisé ce qu’il entendait par les jours à venir, ni à quoi il faisait précisément allusion.Cette volonté de destruction des Alliés explique, selon lui, le maintien de l’embargo économique contre son pays.« Les agresseurs ont menti.Ils maintiennent le blocus bien que le Koweit leur soit revenu, comme il le souhaitaient ».Abordant la question kurde, il a déclaré que les « Irakiens de bonne volonté, Arabes et Kurdes, oeuvrent pour renforcer et développer l’expérience d’autonomie du peuple kurde ».Il n’a pas pris position sur l’évolution des négociations en cours avec les dirigeants kurdes, ajoutant que ces pourparlers visaient à rétablir la sécurité et la stabilité dans la région autonome kurde dans lç nord du pays.Les partis kurdes s’efforcent d'obtenir une amélioration du statut d’autonomie en vigueur depuis 1974 et une démocratisation intégrale de la vie politique dans le pays.M.Hussein a réaffirméque l’Irak allait « s’engager prochainement dans le multipartisme, et la loi approuvée récemment par la Parlement à ce sujet suit le cours normal de sa promulgation».L’Amérique centrale fait un pas vers l’intégration SAN SALVADOR (AFP) - Les présidents centraméricains, dont le sommet de San Salvador s’est terminé hier, ont pris une série de mesures concrètes pour assurer une meilleure intégration régionale, notamment sur le plan économique, mais le marché communautaire, dont certains rêvent, semble encore lointain.La décision du Panama de se joindre aux cinq États d’Amérique centrale pour s’intégrer totalement à leurs structures communes, demande acceptée à l’unanimité, est le signe le plus frappant de la volonté des pays de l’isthme de faire bloc alors que s’ébauchent des acords de libre-échange à travers le continent américain.Après trois jours de débat dans un grand hôtel de la capitale salvado-rienne, les six chefs d’État ont également décidé, selon le projet de déclaration finale, de réactiver l’Organisation des États centraméricains (ODECA), un organisme créé dans les années 60 mais resté largement inefficace.L’ODECA ressuscitée devrait avoir des structures simplifiées pour assurer une meilleure coordination et le suivi des décisions présidentielles.« Ce sommet a eu des résultats extraordinaires », a déclaré le président hondurien Rafael Callejas, soulignant que la voie est ouverte pour des accords de libre-échange entre les pays de l’isthme.Le Guatemala et le Salvador ont d’ores et déjà signé, lors de ce sommet, un traité bilatéral de libre-échange, tandis que tous les pays de la région se sont engagés à libéraliser totalement leurs échanges de produits agraires à partir de juin 1992.De son côté, le Venezuela, dont le président Carlos Andres Perez a participé mardi aux travaux du sommet de San Salvador, a signé avec les États centraméricains un accord de libre commerce.Sur le plan politique, les présidents, sont convenus d’organiser avant trois ans des élections pour le parlement centraméricain.La gestation de cette assemblée illustre les difficultés du processus d’intégration.La création du Parlement a été décidée lors des accords de paix d’Esquipulas (Guatemala) en 1987, mais le Costa Rica et le Nicaragua ont jusqu’à présent refusé d’organiser des élections pour y envoyer des députés.Quant aux plans du Parlement qui doit être construit à Esquipulas, ils sont toujours dans les cartons.Les six présidents — Rafael Angel Calderon (Costa Rica), Alfredo Cris-tiani (Salvador), Jorge Serrano (Guatemala), Rafael Callejas (Honduras), Violeta Chamorro (Nicaragua) et Guillermo Endara (Panama) — devaient quitter ensemble San Salvador hier soir pour se rendre au sommet ibéro-americain de Guadalajara (Mexique) en compagnie du président chilien Patricio Aylwin.Violents incidents à Sofia SOFIA (AFP) — De violents incidents ont eu lieu hier soir à Sofia entre la police et des manifestants, pour la plupart sympathisants du principal rassemblement anti-communiste bulgare, l’Union des forces démocratiques (UFD), a-t-on constaté sur place.Au moins sept personnes ont été arrêtées et un nombre indéterminé de manifestants ont été blessées.Les heurts ont éclaté à l’issue d'une manifestation de plus de 5000 sympathisants du Parti socialiste (PSB, ex-communiste).Presqu’au-tant de contre-manifestants, sympa- thisants de l’UFD, ont rejoint les lieux où ils ont sifflé et scandé « Nous ne voulons pas de communisme, à bas le PSB », « Ordures rouges » et « Mafia ».Plusieurs centaines de policiers armés de matraques et de boucliers ont formé un cordon entre les deux groupes de manifestants, jusqu’au moment où plusieurs sympathisants du PSB, portant une banderole ou un drapeau rouge, ont commencé à frapper les partisans de l’UFD.La circulation a été arrêtée au centre-ville.La police est intervenue pour mettre fin aux incidents.| Le prince Sihanouk se rapproche du pouvoir au Cambodge PÉKIN (AFP) — Le prince Norodom Sihanouk a fait un spectaculaire retour au premier plan de la scène politique cambodgienne en étant été virtuellement élu, hier à Pékin, chef du futur État cambod-gien.Vingt et un ans après avoir quitté le pouvoir après un coup d'État militaire appuyé par les États-Unis, Sihanouk, qui fêtera ses 69 ans en octobre, a été élu à l’unanimité président du Conseil national suprême (CNS) qui réunit le gouvernement cambodgien appuyé par Hanoi et les factions de la résistance.A ce titre, il a annoncé qu’il retournerait à Phnom Penh — qu’il avait quitté en janvier 1979 — en novembre pour s'installer au palais royal en attendant l’organisation d'élections visant à mettre en place un régime de type parlementaire.« C’est trop beau pour être vrai », a commenté un diplomate occidental de l'un des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU auteurs d’un plan devant mettre un terme à douze ans de guerre au Cambodge.Il reste en effet, a-t-on ajouté de même source, d'importantes modalités pratiques à définir en vue du retour du prince Sihanouk au pouvoir pour parvenir, selon le communiqué final de la réunion du CNS, à « un réglement politique complet et à la restauration d’un Cambodge indépendant, souverain, pacifique, neutre, non-aligné et uni ».Ce communiqué final de la réunion de Pékin n’entre en effet pas dans les détails pour la mise en oeuvre du plan de l’ONU d’août 1990.Ce plan, dont des modalités ont toujours été contestées par le régime pro-vietnamien du premier ministre Hun Sen, prévoit notamment l’envoi de plusieurs centaines de fonctionnaires de l’organisation internationale pour administer le pays ravagé par la guerre en attendant l’organisation d’élections générales.Le plan prévoit aussi le démantèlement des forces armées en présence, ce qu’a toujours rejeté jusqu’à présent le régime de Phnom Penh vainqueur des Khmers rouges.Signataire du communiqué de Pékin, II un Sen a toujours exigé que le nombre d’administrateurs de l’ONU soit sensiblement inférieur à celui prévu par le plan de paix (700) et rejeté la démilitarisation du pays.Sa venue à Pékin — la première depuis douze ans d’un dirigeant de Phnom Penh — et l’organisation de la réunion du CNS permet, d’autre part, à la Chine de redorer son blason sur la scène internationale, soulignent les analystes.Membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine participe aussi depuis hier à une réunion parallèle sur le Cambodge avec les représentants des quatre autres membres (États-Unis, URSS, France et Grande-Bretagne).Cité par l’agence Chine Nouvelle, le premier ministre chinois Li Peng s’est réjoui hier soir de l’émergence de la réconcilation nationale au Cambodge lors d’une réception en l’honneur du prince Sihanouk et des membres du CNS.« La Chine est enchantée de voir l’aube poindre sur la réconciliation nationale au Cambodge », a déclaré lyriquement M.Li cité par Chine Nouvelle.M.Li a reçu le prince Sihanouk, M.Hun Sen et les dirigeants des trois factions de la résistance à l’issue de la réunion du CNS.Cette importante étape sur la voie d’un réglement de la question cambodgienne doit enfin favoriser la normalisation des relations sino-viet-namiennes, déjà en voie d’amélioration, soulignent les analystes.La Chine a récemment annoncé son arrêt des livraisons d’armes aux Khmers rouges. 8 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Terminator 21 h.4 h.7 h, 9 h 30 It: Problem Child 21 h, 2 h 45,4 h 30, 6 h 15.8 h.9 h 50 III: Une trêve pour l'amour 1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30.9 h 40 IV: City Slickers 1 h 15, 3 h 25.5 h 35.7 h 45,10 h.BERRI I: (849-3456) — Commando suprême 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h II: Pompiers en alerte 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 30 III: Robin des Bols, prince des voleurs 1 h.3 h 45.6 h 30.9 h 15 IV: Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30 V: Madonna 1 h 30.4 h 15, 7 h 15.9 h 40, mer 1 h 30,4 h 15, 9 h 40 BON AVENTURE I: (849-3456) - Back Drain h.9 h 35 II: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 20 BROSSARD I: (849-3456) - Une trêve pour l'amour 7 h.9 h 25 II: Pompiers en alerte 7 h, 9 h 35 III: Commando suprême 7 h 10.9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Dying Young 2 h 10.7 h 25,9 h 40.mar 12 h 50, 3 h, 5 h 10 7 h 25.9 h 40— 2: Problem Child 2 2 h 25.7 h 05.mar 1 h 30.3 h 25, 5 h 20, 7 h 15- Back Drall 9 h 05.mar 9 h 10 3: Commando su-prème2 h.7 h.9 h.mar 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h 4: Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 2 h 15.7 h 20, 9 h 30.mar, 1 h.3 h 10, 5 h 15,7 h 20.9 h 30 5: Une trêve pour l'amour2 h 20.7 h 15,9 h 40.mar 12 h 40,2 h 55, 5 h 10.7 h 25,9 h 40 6: Point Break 2 h, 7 h.9 h 35, mar, 1 h 15,4 h.7 h, 9 h 35 CENTRE EATON 1: Mil- Naked Gun 2'/, The Smell ol Fear 12 h.2 h.4 h, 6 h.8 h.10 h 2: Naked Gun 2Vi the Smell ol Fear 8 h 15.10 h 15 -101 dalmatlens 12 h 15.2 h 15.4 h 15.6 h 15-3: Terminator212 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 30 4: Terminator 212 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 30 — 5: Le rocketeer 12 h 05,2 h25, 4h 45.7h 10.9 h 30 6: Pobln Hood Prince ol Thieves 12 h.3 h, 6 h, 9 h CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mtl (849-3456)- Point Break 2 h.4 h 30.7 h.9 h 30 2: Problem Child 2 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h 3: Boyz'n the Hood1 h.3 h 05, 5h 10,7 h 20, 9h 35 CINEMA JEAN-TALON: Mil- Naked Gun 2Ü The Smell ol Fear 7 h 30, 9 h 30- 101 dal- matlans 1 h.2 h 35.4 h 10.5 h 45 CINEMA OMÉGA 1: — L’agent lait la larce, l’odeur de la peur 1 h.3 h.5 h.7 h 15.9 h 30 2: 101 dalmatlens 1 h,2 h 35.4 h 10.7 h - Le silence des agneaux 8 h 30 3: Le rocketeer 2 h 45.4 h 50, 7 h 10.9 h 20— Teenage Mutant Nln/a Turtles 21 h — 4: Merci la vie 1 h.3 h 30.7 h.9 h 20 CINEMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent.Mil (843-6001)— CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Boyz'n the Hoodlun mer ieu 2 h 15, 7 h 15.9 h 35, mar.2 h, 4 h 15, 7 h 15.9 h 35 2: Dying Young lun mer jeu 2 h 15, 7 h 9 h 15.mar 2 h 15.4 h 30.7 h.9 h 15 3: Back Drall lun mer.jeu.2 h, 7 h, 9 h 30, mar 1 h 30, 4 h, 7 h.9 h 30 4: Point Break lun mer |eu 2 h.7 h 10.9 h 40.mar 1 h 40,4 h 20.7 h 10.9 h 40 5: Problem Child2lun mer jeu 2 h.7 h, 9 h, mar.1 h, 3 h.5 h.7 h, 9 h 6: City Slickers lun mer jeu 2 h 15.7 h 05,9 h 25, mar 1 h 25, 3 h 45.7 h 05.9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559) - Naked Gun 2Vi The Smell ol Fear ! h.9 h 2: Robin Hood Prince ol Thieves 6 h 30.9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - New Jack City 1 h 05, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 16, 9 0 20 2: Palombella Rossa 1 h 05.3 h 05.5 h 05.7 h 05.9 h 05 III: Pompiers en alerte 1 h.4 h 05.7 h.9 h 30 IV: Jungle Fever 1 h.4 h 05.7 h, 9 h 30 V: Gaspard et Robinson 5 h 15, 9 h 15— Problem Child 21 h 15, 3 h 15.7 h 15-VI: Le silence des agneaux 1 h 15, 4 h 15, 7 h 10.9 h 35 VII: Dying Young 1 h.4 h.7 h.9 h 20 VIII: Il danse avec les loups 1 h 30.5 h, 8 h 30 IX: Eminent Domain 1 h 20.4 h 30, 7 h 05.9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- La gloire de mon père 2 h 30.7 h — Le château de ma mère5 h, 9 h 05 II: Une trêve pour l'amour 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 III: Milena 2 h.5 h 10.8 h IV: Hallaoulne 1 h 15.3 h 15, 5 h 15.7 h 15.9 h 15 ét&mt BASILIQUE NOTRE-DAME JEUDI 18 JUILLET ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL CHARLES OUTOIT.ARTMIIJi.'l PRELUDE MOZART de 18h15à 18h45; Les Chambristes de Montréal Gratuit pour les détenteurs de billets de la soirée Billets individuels 3,00 S 91*3 3 STANISLAW SKROWACZEWSKI, CHEF CECILE LICAD, PIANO TCHAIKOVSKI Concerto pour piano no 1 TCHAIKOVSKI: Symphonie no 4 Billets 26,00 S, 18,00 S, 9,00 S (Taxes incluses) disponibles à la Place des Arts, aux guichets ADMISSION et.le jour du concert, à la basilique Notre-Dame à compter de lOhOO lArabie Saoudite D'HIER À AUJOURD HUI Une visite à cette exposition au Palais des congrès du 12 au 28 juillet pourrait vous amener à Séville en 1992! Tirage de plusieurs prix les 17, 22 et 25 juillet et du grand prix le 28 juillet à 16h00 au palais.Remplir ce coupon, faire estampiller à la table Ciel-Le Devoir et le déposer dans la boîte prévue à cette fin sur les lieux de l'exposition.Nom Adresse Ville _Code postal I I Téléphone ___________________________________________ Coupon original seulement.Photocopie refusée POWER CORPORAT'GN 3.CAV^A Le miracle du Desert ET PARCOUREZ LE MONDE LE DEVOIR COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout René-Lévesque, Mil (283-8229)— lermé loul juillet CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Ballad ol a Soldier 19 h — L avventura 21 h CREMAZIE: (849-3456) — Une trêve pour l'amour! U.9 h 15 DAUPHIN I: (849-3456) - Il danse avec les loupsc 8 h 11 : L'éveil 7 h, 9 h 30 CINEMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Point Break 7 h.9 h 25 2: City Slickers 7 h 15.9 h 35 DORVAL I: (631 -8586) — Terminator 21 h, 3 h 45 6 h 30.9 h 20 II: Regarding Henry 12 h 30.2 h 45.5 h,7 h 15.9 h30 III: Thelma A LoulseÇh 20- 101 dalmatlens 1 h.3 h.5 h.7 h IV: The Rocketeer 12 h 30.2 h 40.5 h, 7 h 15, 9 h 35 DU PARC 1: (844-9470)- Terminator26 h 30.9 h 15 2: Regarding Henry 7 h 10.9 h 25 3: Naked Gun 2Vi The Smell otFearl h, 9 h 10 DU PLATEAU 1 : (521-7870)- L 'agent fait la larce 2V> l'odeur de la peur 1 h.3 h.5 h, 7 h.9 h — 2: Le rocketeer! h 30,9 h 30— 101 dalmatlens 1 h 15, 3 h, 4 h 30, 6 h.FAIRVIEW I: (697-8095) - Robin Hood Prince of Thieves 6 h 30.9 h 25— 101 dalmatlens 12 h 30.2 h 30.4 h 30 II: Naked Gun 2'/i The Smell ol Fear 1 h.3 h, 5 h.7 h.9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)— Dying Young 1 h 30.4 h 15.7 h, 9h 30.jeu.1 h 30.4 h 15.9 h 30- 2: City Slickers 1 h 45.4 h 30.7 h.9 h 20 3: Jungle Fever 1 h 15, 4 h.6 h 45, 9 h 15.mer 1 h 15.4 h, 9 h 30 4: Dances with Wolves 1 h 30, 5 h.8 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Terminator212 h 15, 3 h.6 h 15.9 h 2: Robin Hood Prince ot Thieves 12 h 30.3 h 30.6 h 30, 9 h 25 3: Naked Gun 2Zt The Smell of Fear 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h 15 IMAX: Vieux-Port de Montréal (496-4629)— L'eau et les hommes également Expotec L'homme ce drôle d'animal tous les jours de 9 h 45 à 21 h 30.version anglaise à 11 h 45,17 h 45, 20 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The rocketeer1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 20, 9 h 30 LAVAL : (688-7776)— 1: L'agent fait la larce 2 Vt l'odeur de la peur 12 h 50.2 h 50.4 h 50.7 I., 9 h — 2: Naked Gun 2'/i The Smell ol Fear 1 h.3 h.5 h.7 h 15,9 h 40 — 3: Thelma et Louise 1 h 10.4 h.6 h 50.9 h 15 4: Terminator 212 h 30, 3 h 30.6 h 30.9 h 30 - 5: Terminator 212 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 30 6: The Rocketeer 12 h 30.2 h 50, 5 h 05.7 h 20.9 h 35 7: 101 dalmatlens 1 h, 3 h, 5h.7 h — Amoureux tou9 h 30 B: Robin Hood, Prince ol Thieves 12 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 25 — 9: Robin Hood, Prince of Thieves 12 h 30, 3 h 30,6 h 30, 9 h 25 - 10: Le rocketeer 12 h 20.2 h 40.4 h 55.7 h 10.9 h 25 — 11: Regarding Henry 12 h 20,2 h 50.5 h, 7 h 15.9 h 3012: Regarding Henry 12 h 20, 2 h 50, 5 h.7 h 15.9 h 30 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Pompiers en alerte 7 h, 9 h 35 2: Robin des Bols, prince des voleurs 6 h 30,9 h 15 LOEWS I:(861 -7437) — Robin Hood, Prince ol Thieves 12 h 30,3 h 30.6 h 30.9 h 25 II: What About Bob 12 h 50.3 h 05.5 h 15.7 h 25, 9 h 35 III: Regarding Henry 12 h 25.2 h 40, 5 h.7 h 15.9 h 30IV: Soapdlsh 12 h 35.2 h 40,4 h 50, 7 h.9 h 10 V: Green Card 12 h 40.2 h 50.5 h 05.7 h 10.9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) -OUTREMONT: (273-0437)— PALACE 1 : — Terminator212h 10, 3h 10,6h 10.9 h 10 II: Thelma » Louise 12 h 40.3 h 40.6 h 40.9 h 40.Ill: 101 dalmallenal2h 30.2 h 30.4 n 30, 7 h.9 h IV: Don't Tell Mom the Babysitter's Dead 12 h, 2 h 20, 4 h 40.7 h 05.9 h 25 V: Llonheart 12 h, 3 h 45, 7 h 30— Out lor Justice 2 h.5 h 45.9 h 30 VI: Hudson Hawk 1 h 15.3 h 15.5 h 20.7 h 20.9 h 20 PARADIS I: (849-3456)- Pompiers en alerte 10 h — Commando suprômeO h 15.8 h 10 II: Robin des Bols, prince des voleurs 7 h 15,9 h 45 III: Une trêve pour l’amour! h 10.9 h PARISIEN I: (866-3856)- Thelma et Louise 12 h 25.3 h 15, 6 h 20,9 h 05 II: Cyrano de Ber-gerac 12 h 30,3 h 20, 6 h 15.9 h III: Amoureux tou 12 h 20,2 h 35.4 h 45.7 h 05,9 h 25IV: L a-gent lait la larce, l’odeur de la peur 1 h.3 h 10.5 h 10.7 h 20.9 h 35 V: Festival de l'humour à Cannes 1 h 15, 3 h.5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 VI: Merci la vle\h 20,4 h, 6h 45,9 h 157: La discrète 12 h 15.3 h 55.7 h 45— Le mari de la coilleuse 2h15.6h05.9h 45 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Point Break 1 h 15 4 h.7 h.9 h 3011: Problem Child 21 h.3 h, 5 h.7 h.9 h III: Back Drain h.4 h, 7 h.9 h 35.mer.1 h, 4 h, 9 h 35 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) - Robin des Bols, prince des voleurs 6 h 30,9 h 20 2: Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 7 h 15, 9 h 20 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— The Funniest Hollywood Cartoons ol All Time! h 15— Shakes the Clown: World Premiere 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) — Regarding Henry 12 h 45,2 h 55, 5 h 10.7 h 15,9 h 35 - II: Terminator 21 h, 3 h 40.6 h 20.9 h 15 III: L'agent lait la farce 2 Zi l'odeur de la peur 1 h 30.3 h 30,5 h 30.7 h 30,9 h 30 IV: Robin Hood Prince ol Thieves 12 h 30, 3 h 30.6 h 30, 9 h 25 V: 101 dalmatlens 12 h 25.2 h 15.4 h, 5 h 45- L'agent lait la farce 2Vi l'odeur d» la peur! h 30.9 h 30 — VI: Le rocketeer 12 h 30.2 h 40.4 h 55, 7 h.9 h 20 CINEMA QUÉBEC CANARDIÉRE: (661-8575)-Robln des Bols lun au jeu.19 h 30 CINÉMA LIDO: —Commando suprême 13 h, 19 h.21 h — Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 13 h.19 h, 21 h — Robin des Bols dim au ieu 13 h.19 h 30— L'agent lait la larce 2Vi 13 h 19 h — Pompiers en alerte 21 h — Une trêve pour l'amour 13 h.19 h.21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)—mer |eu Robin des Bols 13 h 15.16 h.19 h, 21 h 45- Backdratt 11 h 45.14 h 15,16 h 45.19 h 15.21 h 45 — L'Atalante 15 h 15, 21 h 30— Impromptu 13 h.19 h 25— Promotion canapé 17 h 15 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Le rocketeer1 h 45.4 h 15, 7 h, 9 h 15— 2: L'agent fait la larce 2'/i l'odeur de la peur 1 h 35.3 h 35.5 h 35,7 h 35, 9 h 35- 3: Thelma & Louise tr 1 h 15, 3 h 45.6 h 30.9 h 05 — 4: Amoureux fou t h .3h.5h.7h.9h.-5: FX2 9h20- 101 ¦ dalmatlens 1 h.3 h.5 h, 7 h - 6: Comment ça va Bob 1 h 30.3 h 30, 5 h 30.7 h 30,9 h 30 - Six Guitry m'étaient contés * à compter du 4 juin, mar.au sam.à 200.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15.6e ave.Grand-Mere (819-538-1716)— • Des clowns el des: nommes • de Yves E Arnau, m.en s.Claude Col-: bert.mar au ven 20h.30.sam à 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867 chemin St-Pierre, Terrebonne (492-4777)— .La mandragore • de Jean-Pierre Ronlard.du 14 juin au, 31 août, mer au sam.à 200 30 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— < Les nonnes ¦ de Dan Goggin, adaptation Serge Grenier, m.en s.Raymond Clou-1 lier, du 22 juin au 1er sept., mer.au sam.à 20h 30 ESttÜR La première exposition importante au Canada sur le développement mondial: • , Voir le monde sous un jour nouveau.Une présentation qui met en lumière des solutions astucieuses aux défis du quotidien -la pauvreté, l'analphabétisme, la santé, l'environnement et le rôle des femmes.L'envergure des réalisations grandes el petites dans les pays en développement est mise à découvert.La contribution du particulier au progrès global est exposée.El le Canada est reconnu comme partenaire à l'échelle mondiale.Une exposition à l'enseigne de l'espoir.Elle jette son regard sur notre planète., VOIR LE MONDE SOUS UN JOUR NOUVEAU UNI IXPOSITION SUR LIS DÉFIS ET LES RÉALISATIONS DU DÉVELOPPEMENT MONDIAL VIEUX-PORT DE MONTRÉAL • 10 MAI AU 20 AOÛT 1991 INFO: 496-7678 Présentée par la Fondation Aga Khan Canada en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international COMMANDE AIR! S Mf DfAIIQUES LE DEVOIR gü$| (The (l\Wltr La télévision du jeudi soir en un elin «l'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) Montreal Ce soir La Cour g en direct L'avocat du diable Cinéma : Une lemme d'affaires!) Avec Jane Fonda et Kris Kristofferson Le Téléjoumaig Le Polm/météo/sport L'heure G Cinéma WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Gifts Top Cops g The Trials otg Rosie O'Neill Golden Years g News Fly by Night rëi WPTZ(NBC) LSJ Plattsburgh News News g Jeopardy! Wheel of Fortune The Cosby Show g Cheers Cheers g Wings g LA.Law g News The Tonight Show rm CBMT(CBC) Montréal Newswatch Football / Tiger Cats vs Argonauts The National g The Journal News Newhari g Kale & g Allie «d Br" Le TVA ?éd.18hres Charivari Fais-moi un dessin L'heure juste Les héritiers du rêve Crimes en solde Dans le décor Le TVA g réseau Des mots pour le dire (23h45) CÇ\ CFCFICTV) Montreal Puise Entertainment Tonight Cheers g The Cosby Show g Different World g The Paper Man g L.A.Law g News g News The Arsenio Hall Show ER NS (H* Francophones Des chiffres et des lettres LEuromag (18M5) Le Journal deR3 Carnets de route Spécial cinéma Eduardo del Pueyo ou la volonté d'étre pianiste Hôtel (22h40) Montagne (23h10) Journal de TF1 Pÿf\ CIVM (R.-Q.) UXJ Montreal Passe- Partout Lassie Le monde merveilleux de Disney Au premier rang Route des vacances Beau et chaud Images de l'Abbé Proulx Feu vert Chariot éternel Beau et chaud m £ique Musique vidéo Fax: L’infopfus SolMrok : VJ: Marie Plourde Musique vidéo Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo WVNY(ABC) Burlington News p Star Trek Father Dowling g Mysteries Gabriel's Fire g Primetime Live g News g Nlghtline Love Connection dur.,.19 h / Mucfwest Fax Pepsi Power Hour Mike and Mike's.Vktéodips Spotlight / Chris Rea Vidéoclips rsp* VERMONT {hAJ ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour Ç The Nightly Business The New g Explorers Bam again Mystery! g Bergerac Cinéma : Three Cases ol murder Avec Orson Welles et Allan Badel rô£i 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Coup de foudre Offenbach : Mard I Cinéma : Résidence surveillée —Fr.87 Avec Jacques Bon natté et Maria Schneider Le Grand Journal Sports Plus Cinéma : Des gens comme les autres Avec Donald Sutherland frf) WCFE ^ (PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourg Nature g Cinéma : A Midsummer Night’s Dream —Am.35 Avec James Cagney et Olivia de Havllland Bulman 23h50/Cinéma : Toward the Unknown 9 SOCIETE t Montréal, jeudi 18 juillet 1991 Sortie de crise de l’Office des personnes handicapées Après trois années ingrates et démoralisantes, l’organisme trouve un second souffle En quelques années, l’OPHQ aura consacré à l’aide matérielle pas moins de 85 millions $.Mais, dans le même temps, tout le réseau se déresponsabilisait.L’Office devait être la dernière porte à laquelle on devait aller frapper, il était devenu la première.Jean Francoeur L9 OFFICE des personnes handicapées du Québec (OPIIQ) vient de traverser les trois années les plus ingrates de sa courte existence.Trois années qui furent presque une descente dans les catacombes, entièrement dévorées par les soucis comptables, les tracas administra- Ilifs, les appréhensions quant à l'avenir, le tout générant une sourde inquiétude chez le personnel.Son président-directeur général, M.Gaston Perreault, en parle aujourd’hui comme d’« une crise» Celte période fut d’autant difficile qu’elle survenait « après les belles années, les années d’euphorie » qui ont suivi la création de l’OPHQ en 1978 après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi qui devait assurer l’exercice des droits des personnes lulndicapées.« Il ne fut pas oublier, rappelle M.Perreault, que cette loi, votée à l’unanimité, ne fut pas le fruit d’une action partisane.C’était vraiment une volonté de tout le Québec de permettre aux personnes handicapées d’avoir leur place et de se donner les moyens d’y arriver.» La crise — qui fut d’abord une crise de confiance — éclata au milieu des années quatre-vingt.Les responsables de l’Office au niveau politique s’étaient mis à s’interroger devant un baril apparemment sans fond où ils engloutissaient annuellement des sommes toujours plus importantes — et toujours insuffisantes pour répondre à une demande sans cesse croissante.Dans le même temps, le personnel de l’Office, complètement débordé, n’arrivait pas, faute de temps et faute de recherches sur lesquelles s’appuyer, à apporter une réponse à loutes les questions qui se posaient.Alors le gouvernement s’est dit : on met le chapeau là-dessus et on regarde ce qui se passe.Dès lors, toute la machine était grippée.M.Perreault n’est en poste que depuis un an, presque jour pour jour, au siège social de l’OPHQ qui a pignon sur rue à Drummondville.Mais cette mauvaise passe, il l’a vécu avec tout le monde, jour après jour, à titre de membre d'un comité mandaté par la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, pour effectuer que l’on appelé « le transfert des programmes».Le traumatisme paraît maintenant chose du passé.La crise des transferts — qui a conduit à un réalignement de l’OPHQ sur ses objectifs originaux — aura été pour cet organisme un événement purificateur, ^occasion de retrouver un second .‘touffle et d’entrer de plain pied dans cette année 1992 qui marquera la clôture de la décennie internationale des personnes handicapées, croit M.Perreault.À coup sur, l’OPHQ sort de cet aggiornamento avec une vision renouvelée des rôles premiers qu’on lui avait assignés.Ancien administrateur à Bell Canada aujourd'hui à la retraite (« nous étions alors les seuls vrais Québécois », dit-il à la blague en faisant allusion aux multiples déménagements qui étaient alors la règle dans cette entreprise), M.Perreault a été vice-président de l’Office de 1978 à 1984, mais son implication dans le mouvement associatif remonte à une vingtaine d’années, lorsqu’il devint père d'une enfant ayant une déficience.•< Comme tous les parents, le jour où cela nous est arrivé, j’ai commencé à regarder c’était quoi, ce qui se passait.J’ai l’habitude de dire que les professionnels font des cours là-dessus, ils élaborent des théories.Pour les parents, c’est autre chose, ça leur arrive du jour au lendemain, sans avoir pu se préparer.« Dans ma jeunesse, c’était pire encore.Un enfant handicapé, c’était un peu comme une punition, quelque chose qu’on avait fait et qui nous rattrapait.L’enfant handicapé n’était pas un déshonneur, mais c’était tout comme .La famille l’aimait, le protégeait, mais il fallait surtout que personne ne le voit.C’est bien différent aujourd’hui avec les jeunes parents, plus conscients que, malgré la différence, il y a chez l’enfant handicapé un potentiel, une capacité d’apprendre qu’il faut cultiver.Plus conscients également de leurs droits et plus exigeants envers la société.» Peut-être que l’Office des personnes handicapées aura été, en quelque sorte, victime de son propre succès.La loi de 1978 créant l’OPHQ précisait les devoirs et les pouvoirs du nouvel organisme.Or, parmi ses pouvoirs, il y avait celui de fournir de l’« aide matérielle » à ceux qui venaient frapper à sa porte : soutien à domicile, frais de déplacement aux fins de la réadaptation, répit-dépannage pour les familles, adaptation de domicile ou de véhicule, appui à l’intégration scolaire .À partir dt presque rien, tout cela s’est développé sans plan d’ensemble, un peu par la force de choses, de façon palliative, au gré de la demande qui s’exprimait, cette aide n’étant disponible nulle part ailleurs.À cette fin, l’OPIIQ élaborait des programmes pour lesquels il réclamait des budgets qui lui étaient versés sous la forme d’enveloppes fermées, lesquelles se vidaient bien avant la fin de chaque exercice financier — d’autant que les autres établissements du réseau, également pressés par les besoins de leur propre clientèle, avaient tendance à renvoyer systématiquement à l’Office les personnes handicapées qui frappaient à leurs portes.« La croissance, il faut la comprendre.Vous savez, il n’y a jamais eu d’inventaire de fait dès besoins des personnes handicapées.Même aujourd’hui, quels sont les besoins globaux, je ne pourrais pas vous le dire.« En quelques années, l’OPHQ aura consacré à l’aide matérielle pas moins de 85 millions $.Du bon ar-gent, et bien dépensé, dit M.Perreault.Mais, dans le même temps, tout le réseau se déresponsabilisait.L’Office devait être la dernière porte à laquelle on devait aller frapper, il était devenu la première.La dernière réponse devenait la seule.» À la suite d’une décision du conseil des ministres prise en 1987, l’Office des personnes handicapées allait transférer progressivement tous ses programmes d'aide matérielle avec, évidemment, les budgets qui y étaient attachés.M.Perreault se dit entièrement d’accord avec cette politique, aujourd’hui comme hier.« Le transfert des programmes était loin de faire l’unanimité au sein de l'Office et chez les associations de personnes handicapées.Plusieurs craignaient, non sans raison d’ailleurs, de se retrouver perdues dans un grand système après avoir laissé échapper le peu de pouvoir qu’elles avaient réussi à obtenir.« Personnellement, j’y crois, et j’ai tout de suite annoncé mes couleurs.Je suis convaincu qu’on ne peut pas faire campagne en faveur de l’intégration, et en même temps s’isoler, faire bande à part.On veut être intégré, on veut que les gens oublient la différence, on veut supprimer l’étiquetage, alors.« D’ailleurs, lors du débat qui a précédé la création de l’Office en 1978, une majorité d’associations de ce temps-là ne se gênaient pas pour dire qu’elles ne voulaient pas d’un tel organisme.« On ne veut pas de ministère des personnes handicapées, disaient leur porte-parole, on ne veut pas être marginalisés, on ne veut pas qu’il existe un endroit où les gens vont nous référer, tous.On veut plutôt que tous les ministères, que tous les établissements, que toutes les personnes responsables des services à la population dans tous les domaines nous accueillent comme tout le monde, pour ce que nous sommes, en tenant compte de nos besoins particuliers et en compensant les limitations fonctionnelles que nous avons.» Le président-directeur général de l’OPHQ ne croit pas pour autant que le développement de programmes au fil des ans ait été une erreur d’aiguillage.En accomplissant ces tâches supplétives, l’Office jouait son rôle de laboratoire.« Par l’expérimentation, l’Office a prouvé des choses.11 a prouvé que les personnes handicapées pouvaient1 être intégrées partout, dans les écoles, au travail ; il a prouvé que c’était ' posible en s’y prenant de la bonne façon.Avant, ça n’existait pas, ou si peu, les gens ne savaient pas, ou ils’ n’étaient pas sûrs.« Dès lors que la preuve était, il fallait sortir de ça.« L’Office c’est un peu comme un laboratoire à qui l’on confie la recherche d’un nouveau médicament.Une fois le remède mis au point, il ne lui revient pas de le fabriquer et de le distribuer.Si le laboratoire de-, vient la manufacture, il perd sa raison d’être, qui est de continuer à faire de nouvelles recherches, laissant à d’autres la responsabilité d’en diffuser les résultats.» Sortir de ça, ce ne fut pas si facile.Administrativement, on a parlé de fouillis lors des débats en commission parlementaire sur les crédits du ministère en avril dernier, ("est que l’Office avait pris bien des engage-, ments dont la somme dépassait largement les budgets qui lui avaient* été octroyés.Aussi lu plus grande; crainte des associations était-elleg que le gouvernement allait profite!* du transfert pour réduire les mon-» tants alloués a chacun des program-; mes.Ce ne fut pas le cas, du moins; jusqu’ici.Par exemple, les crédits du( maintien à domicile — financière* ment le plus important — n’ont past été réduits, ils ont été plus que dou-î blés lors du transfert des responsabilités de l’OPHQ aux conseils régio-î naux et aux CLSC.L’inquiétude de la clientèle se doublait d’une inquiétude chez le personnel de l’Office.Qu’allait-on devenir maintenant que le gros des tâches courantes accomplies jusqu’ici passait en d’autres mains 7 Quelle foin mation allait-on recevoir pour être' en mesure d’assumer de nouvelles tâches, très différentes de celles! pour lesquelles on avait été embauchés ?Aujourd’hui, le maître-mot à l’OPIIQ est celui d’actualisation.Pendant que l’on procédait au transfert des programmes, bien des gens parlaient des rôles futurs de l’Office, M.Perreault.Mais l’Office les a déjà tous, ces rôles, à quelques exceptions près, ils sont dans sa loi depuis le début.11 suffit de revenir à l’article 25 décrivant ses fonctions : veiller à la coordination des services dispensés aux personnes handicapées, les informer et les conseiller, promouvoir leurs intérêts et favoriser leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.Tout est là.Il reste à préciser quelques-uns des moyens à mettre en oeuvre pour « actualiser » ces rôles.Un projet de loi y pourvoiera, qui devrait être votée d’ici l’été 1992.Une chose est sûre : plus que jamais, l’OPIIQ veut être présente auprès des personnes handicapées, sur le terrain même, pour y accomplir ses devoirs de support et d’accompagnement.Vers un régime universel d’assurance incapacité ?Des choses essentielles demeurent non couvertes par les programmes existants Jean Francoeur UN RÉGIME universel d’assurance incapacité pour compenser les conséquences des S limitations fonctionnelles — quelle | qu’en soit la nature ou la cause, et S sans tenir compte du revenu des per-5 sbnnes atteintes.’ Et pourquoi pas ?I .Après une vingtaine d’années de j recherche, d’action et de réflexion, I M.Mario Bolduc, actuellement cher-¦ cheur au ministère québécois de la I Santé et des Services sociaux, en arrive à cette conclusion.Il reconnaît que la conjoncture I économique n’est guère favorable à I ^extension de la protection sociale, I U* liming n’est pas bon.Il se dit con-I vaincu cependant qu’il est possible I de dégager un certain consensus au I Québec autour de cette question.« Tout ce qu’il y a d’assuré actuel-| lenient, c’est le traitement aigu de la 1 maladie.Mais les gens prennent de | plus en plus conscience de l’illogisme I qe la situation, qu’il y a des choses 9 encore plus essentielles à couvrir, 1 qui sont les besoins d’aide pour les 9 activités quotidiennes même les plus 1 banales, faire sa nourriture, entre-1 tenir son logement, le lever et le cou-I cher, les soins d’hygiène, les dépla-I dements .Tout cela est aussi im-¦ portant que le recours aux thérapies 1 l(‘s plus sophistiquées.I « Rien de cela n’est assuré.» ! De plus en plus de Québécois, droit-il, seraient prêts à payer une dotisation spéciale à cet effet.Il souhaite, pour sa part, que la question sbit à l’ordre du jour du débat public Qui doit se tenir à l’automne sur le fi-j hancement des services de santé et ! des services sociaux.I Porteur d’un diplôme en relations !l ilidustrielles, M.Bolduc est entré au diinistère en 1973 où il fut associé de près aux travaux qui ont conduit à la rédaction d’un livre blanc sur la si-I bat ion des personnes handicapées.J Trois ans plus tard, désireux de pas-l&r de la théorie à la pratique, (« d’appliquer, dit-il, ce que j’avais planifié »), il accepte un emploi de gestionnaire d’un organisme qui, sous le nom d’Ilabitation Plus, allait mettre sur pied plusieurs services innovateurs (adaptation de domicile, foyers de groupe, transport adapté.) à l’intention des personnes handicapées de la région de Québec.Habitation Plus fut intégré en 1976 au centre François-Charon où M.Bolduc devint chef des services cliniques, poste qu’il occupa jusqu’en 1984.C’est alors qu’il retourna aux études et, après avoir obt enu une maîtrise en évaluation, il revenait au ministère où il s’adonne à la recherche notamment sur la situation des personnes âgées en perte d’autonomie.Très impliqué dans le mouvement associatif, il est actuellement vice-président de la commission consultative créée par la Confédération des organismes provinciaux de personnes handicapées (COPHAN) qui vient de tenir des audiences à travers tout le Québec aux fins de dresser un bilan des progrès accomplis depuis le début de la Décennie proclamée par les Nations unies qui s’achève en 1992.Cette trajectoire n’aurait rien d’exceptionnel pour un baby-boomer en pleine ascension, n’était le fait que Mario Bolduc, 42 ans, victime de dystrophie musculaire, ne se déplace qu’en fauteuil roulant, et cela depuis sa tendre enfance.« Physiquement, je suis très atteint, dit-il.Je n’ai aucune force.J’ai besoin d’énormément d’aide pour accomplir les moindres gestes de la vie quotidienne.J'ai même de la misère à manger.» Il vit à Québec dans un appartement adapté à ses besoins et dispose pour ses déplacements d’un minibus, également adapté, qu’il ne peut conduire lui-même.Manifestement, M.Bolduc n’aime pas s’attarder à ces choses.Il ne le fait, de bonne grâce d’ailleurs, que pour satisfaire la curiosité du journaliste.Et au photographe qui s’affaire autour de lui, il demande si c’est vraiment nécessaire d’inclure la fauteuil roulant dans la mise en place de son image.(Ce ne l’était pas.) Personnes handicapées ?« C’est une expression, dit-il, que je n’utilise plus pour toutes sortes de raisons.Pas uniquement à cause de l’image que les mots charrient, mais surtout parce qu’ils donnent une idée très fausse de la réalité.» En parlant de handicap, on ne comprend pas ou on comprend mal de qui ou de quoi on parle.On se réfère à une petite minorité sociale le plus souvent visible, en oubliant ressent iel qui est le fait qu’une très large proportion de personnes, à un moment ou l’autre de leur vie, auront à vivre avec des limitations fonctionnelles.Soit dès la naissance, ou à la suite d’un accident ou d’une maladie, ou plus banalement du vieillissement.Un modèle conceptuel Au vrai, les limitations fonctionnelles concernent tout le monde, et cela est encore très mal compris.Même les statistiques sont trompeuses.Les meilleures données dont nous disposions sont celles de l’enquête de Statistique Canada en 1986.On y trouve qu’environ 12 % des Canadiens, ce jour-là, devaient composer avec une limitation fonctionnelle quelconque, plus ou moins.Mais attention, ce n’est qu’un instantané, un portrait de la situation à un moment donné.C’est la même chose avec la maladie.Il n’y a toujours (heureusement) qu’une faible minorité de personnes malades, mais à l’échelle de toute une vie, personne n’y échappe vraiment.M.Bolduc attache beaucoup d’importance à ce qu’il appelle « un modèle conceptuel » qui force les gens à voir les choses sous un jour complètement différent.À son avis — et c’est aussi l’im- pression qu’il retient de la tournée à laquelle il vient de participer —, il s’est accompli au Québec des progrès immenses depuis une douzaine d’années.Il y a lieu d’en être fier, comme société.Mais il reste beaucoup à faire : dans le soutien à domicile, encore mesuré au compte-gouttes et soumis à des règles d’exclusion ou de priorisation ; dans l’intégration scolaire qui demeure extrêmement controversé ; dans l’intégration au travail où il existe une grande diversité d’appréciation selon les milieux ; et enfin dans l’équité des programmes d’assurance et de couverture des risques où persistent des disparités criantes.On connaît bien les deux régimes, celui de la santé et de la sécurité au travail (CSST) et celui de l’assurance automobile (SAAQ).Ce sont-là des acquis très précieux.« Je ne dis pas que ces organismes-là n’ont pas leurs problèmes, mais comme approche générale vis-à-vis des personnes qui ont à vivre avec des limitations fonctionnelles importantes, c’est assez formidable», dit-il.« Ces régimes compensent toutes les conséquences des incapacités subies.Si un accidenté a besoin de soutien à domicile, c’est couvert ; s’il a besoin de faire adapter son logement ou son véhicule, c’est couvert aussi ; s’il a besoin, pour retourner au travail, d’un poste qui lui soit adapté, c’est couvert.Ces deux régimes, assez semblables à quelques détails près, créent cependant de grandes iniquités à l’égard des autres personnes qui vivent les mêmes situations à la suite d’un problème congénital, d’une maladie, d’un accident de sport ou domestique, ou simplement à cause de leur grand âge.» À partir du début des années quatre-vingt, l’Office des personnes handicapées du Québec (OHPQ) a cherché a combler ce vide avec son programme d’aide matérielle, mais avec des ressources nettement insuffisantes et tous les inconvénients d’un budget fermé.« La CSST et la SAAQ administrent des régimes d’assurance, donc avec un budget ouvert.Si l’accidenté répond à leurs critères, il en reçoit les bénéfices.Pour les autres, c’est le système du gâteau qu’il faut se partager : quand on est sur le point d’en manquer, on réduit les pointes ou on s’en prive.» De là l’idée d’un régime universel de compensation des incapacités.Pour M.Bolduc, un tel régime ne comporterait pas nécessairement un volet de remplacement du revenu, comme c’est le cas pour les accidents du travail ou de la route.« Il y a déjà au Québec un système de sécurité du revenu sous la forme de mesures de dernier recours (l’aide sociale et son volet Soutien financier pour les personnes incapables de subvenir à leurs besoins).Je ne dis pas que c’est beau de ce côté-là.Je dis que c’est un autre problème.» Après évaluation des besoins des personnes ayant des limitations fonctionnelles, le régime d’assurance incapacité prendrait tout le reste à sa charge.On pourrait, croit M.Bolduc, en confier l’administration à la Régie d’assurance-maladie du Québec (RAMQ) qui s’est taillée une excellente réputation à cet égard.Quant aux portes d’entrée, ce pourrait être les CLSC, les centres de réadaptation .Ce qui importe avant tout, dit-il, c’est de simplifier un système que l’on a compliqué à l’excès par l’ajout de toutes sortes de programmes.« Prenez le cas des C LSC qui gèrent sept, huit ou neuf programmes distincts qui, tous, forment pourtant une seule et même réalité : programme régulier de soutien à domicile, soins intensifs de maintien à domicile, fonds régional pour les personnes handicapées, soutien aux familles, répit-dépannage en déficience intellectuelle, répit-dépannage en santé santé mentale, et quoi encore ! Et chaque programme a ses critères, ses enveloppes financières, alors que tout cet argent sert aux mêmes fins : PHOTO JACQUES GRENIER -dfo * !L mÆi Mario Bolduc permettre à des gens de vivre dans leur milieu le plus normalement possible.Il faut simplifier tout ça.» M.Bolduc reconnaît qu’il n’existe pas d’exemple concret d’un tel système nulle part au inonde.« Mais, ajoute-t-il, beaucoup de pays en font l’étude à l’heure actuelle.» Les Américains y réfléchissent, dans un contexte social très différent.Les Français mènent également des recherches depuis deux ou trois ans en vue de l’instauration de ce qu’ils appellent un système national d’assurance dépendance.Pour sa part, M.Bolduc a intenT sifié sa réflexion ces derniers temps à l’intérieur d’un petit groupe informel en vue d’une présentation qu’il souhaite faire au grand rendez-vous international de Vancouver qui marquera en 1992 la clôture de la Décennie des Nations unies.« J’ai déjà rassemblé ça d’épais de documentation », dit-il. 10 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juillet 1991 TELEVISION /chronique MUSIQUE Dans la verdure ou sur velours SORTI K 17 de l’autoroute, tournez à gauche puis à droite, après le 3e pylône de 1'Hydro; empruntez éhsuite le rang de gravelle jusqu’à l'allée de peupliers, dépassez une grange au toit rouge et tout de suite a’près le poulailler, demandez au premier venu où bifurquer pour accéder au théâtre Juste pour l’été inc.Aller au théâtre dans la verdure, cela relève parfois de l’expédition, il faut être bien équipé : carte routière, aérosol contre les maringouin-es, lampe de poche, souliers plats et éventail.Bien sûr, il y a, semés dans la nature, des théâtres aussi confortables que ceux de la ville et qui présentent des oeuvres intéressantes.Mais si vous n’avez plus l’âge (ou le goût) de courir les chemins pour attraper de quoi rire et pleurer, il est bon de savoir que TV5 offre régulièrement du théâtre, les lundis et mercredis, à regarder chez soi, confortablement, sur fauteuil de velours.Verdure ou velours, c’est au choix.Le vôtre.l.e bateau pour Lipaïa, d’Alexei Arbouzov, se situe dans la grande (radition théâtrale russe où suinte une certaine mélancolie.Deux personnages (Edwige Feuillère et Guy Tréjan) dans la soixantaine, avec leur bagage de souvenirs, (ucides, conscients qu'à cet âge le meilleur de la vie est derrière soi, (ont connaissance dans une clinique, elle est venue faire une cure, il est médecin.Mlle, a gardé des élans et une exubérance propre à l’adolescence, plie n’aime pas « le sommeil sans rêves qui raccourcit la vie » ni les
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