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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 août 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-08-14, Collections de BAnQ.

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août 1991, à llhOO en l’église St-Bruno de Montarville suivi du Crématorium F,d Darche & Fils.Direction funéraire: F,d Darche & Fils, 505 ouest bout.Curé-Poirier, Longueutl.ROY (Père Fénelon, jésuite) À la résidence Cardinal Vachon de Beauport près de Québec, le 12 août 1991 est décédé à l'âge de 84 ans.le Père Fénelon Ko>.jésuite Fils de feu Soit, me Ro> et de feue Marie Véana.il est né à Saint Y ailier de Bel léchasse et entra dans la Compagnie de Jésus le 7 septembre 1930, après ses études classiques au sé minaire de Trois Rivières et au séminaire de QuébecOrdonné prêtre le 17 août 1941, il exerça diverses activités d'enseignement et de direction spirituelle dans des collèges de la Compagnie Saint-Ignace et Jean de Brébcuf à Montréal et SaintCharles-Garnier à Québec II contribua aussi à la formation du clergé: d'abord au grand séminaire de'Port-au-Prince.Haïti où.pendant onze ans, il fut directeur spirituel et professeur, avant d'être expulsé avec ses confrères, en 1964, par le gouvernement, puis à Montréal.comme directeur spirituel des philosophes au scolasticat de l'Immaculèe-Conceplion.À Québec, il exerça la fonction de directeur adjoint de l'Office diocésain du clergé et celle de supérieur de la villa Manrèse.Le milieu hospitalier de cette ville bénéficia aussi de son zèle apostolique, soit comme aumônier des malades à l'hôplal de l’F.nfanl-Jésus, soit comme aumônier des religieuses auguslines de la miséricorde de Jésus à l'Hôtel Dieu Le dernier poste occupé par le Père Roy fut celui d'aumônier des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Valher à l'oratoire Saint Joseph de Québec, de 1979 à 1988 Par la suite, il continua d exercer son ministère sacerdotal, en célébrant la messe dans une communauté de religieuses de la Congrégation Notre Dante et en prodiguant ses précieux conseils â toutes les personnes qui venaient le consulter à la résidence Jacques Marquette, dont il faisait partie de la communauté' depuis 1976, après en avoir été membre une première fois, de 1969 à 1972.Outre ses compagnons jésuites, le défunt laisse dans le deuil ses soeurs et beaux frères, M et Mme Paul Durand (Maria).M et Mme Armand Grégoire (Madeleine) et M.et Mme André Gagnon (Geneviève).La dépouille mortelle sera exposée au salon Lépine-Cloutier 975.avenue Marguerite-Bourgeois (Juebec le mardi 13août 1991 de 19:00â 22 00 le mercredi de 14:00 à 17 ; 00 el de 19:00 à 22:00 le jeudi: 8 30à 9:45 Le mercredi 14 août à 20h, une courte prière communautaire rassemblera au salon parents et amis.Les funérailles auront lieu en l'église des Saints Martyrs < anadiens, rue Père Marquette à Québec, le jeudi 15 août à 10 heures.Mlles seront suivies dans I après midi de l’inhumation au cimetière de la corn munauté, à Saint Jérôme dans le nord de Montréal Parents et amis sont priés d’v assister sans autre in citation. L ACTUALITE INTERNATIONALE 4 Le Devoir, mercredi 14 août 1991 B 9 LE MONDE EN BREF Tutsi massacrés BRUXELLES (AFP) - Plus d’un millier de civils Tutsi ont été massacrés au début de l’année 1991 dans la région des Volcans (nord du Rwanda) par des milices populaires armées constituées par les autorités locales, a affirmé hier au cours d’une conférence de presse à Bruxelles un représentant du Front patriotique rwandais ( FPR-opposition armée).1263 personnes de la tribu Bagogwe, une minorité de l’ethnie Tutsi, ont été tuées au cours d’opérations de représailles menées dans cette région en janvier et février de cette année, a indiqué M.Pasteur Bizimungu, responsable de l’Information du comité politique du FPR, qui a fourni à la presse une liste des victimes.Le FPR s’inquiète par ailleurs du sort des rescapés, en majorité des femmes et des enfants, « qui se trouvent actuellement dans une situation dramatique après la mise à mort de leurs maris et de leurs pères ».Les Bagogwe sont accusés d’être des « traîtres » et d’avoir aidé les incursions des combattants du FPR dans cette région.Selon M.Bizimungu, « le feu vert à ces massacres » a été donné après l’attaque de la ville de Ruhengeri par les Inkotanyi (les rebelles du FPR) le 22 janvier 1991.Socialisme lointain VIENTIANE (AFP) - Le socialisme demeure un objectif « très lointain » pour le Laos, a affirmé hier à Vientiane l’homme fort du pays, M.Kaysone Phomvihane, lors de l’ouverture de la session de l’Assemblée populaire suprême (APS).« Le socialisme reste notre objectif, mais c’est un but lointain, très lointain », a déclaré à l’AFP M.Kaysone qui doit être élu président de la république lors de cette session de TAPS.« Cela dépendra du peuple qui pour l’instant veut la démocratie populaire », a ajouté M.Kaysone, 72 ans, qui est premier ministre et président du comité central du Parti populaire révolutionnaire laotien (PPRL) au pouvoir.Au cours de cette session de trois jours, les 77 députés doivent notamment adopter une constitution, la première depuis que le régime communiste est arrivé au pouvoir en décembre 1975.Ils doivent en outre élire le nouveau chef de l’État pour remplacer le prince Souphanouvong, 82 ans, et approuver le choix d’un nouveau premier ministre qui devrait être l’actuel ministre de la Défense, le général Khantay Siphandone, 69 ans.Selon le projet présenté aux députés, la constitution prévoit un système politique de démocratie populaire dont le noyau central est le PPRL, excluant l’instauration du multipartisme apparu dans de nombreux pays socialistes de l’Europe de l’Est, longtemps les principaux alliés de Vientiane.Suspension BUCAREST (AFP) -L'hebdomadaire ultranationaliste roumain controversé Romania Mare (Grande Roumanie) « arrêtera de paraître pour une période d’un mois par décision volontaire », a annoncé son rédacteur en chef Corneliu Vadim Tudor hier soir à la télévision M.Tudor a justifié cette décision par son « désir de vérifier si un mois d’autosuspension de Romania Mare permettra au climat de la vie politique et spirituelle roumaine de guérir ».Le rédacteur en chef de Romania Mare est également le président du parti ultranationaliste du même nom.Quatre-vingt-un procès pour calomnie ont été intentés à M.Tudor.Le ministère roumain de la Culture a estimé que les articles de Romania Mare incitent à la violence » et promeuvent une idéologie ultranationaliste et raciste où se mêlent « les abus de la droite et de la gauche ».Tués par erreur WASHINGTON (Reuter) - Trente-cinq Américains ont été tués et 72 autres blessés par erreur par les troupes américaines lors de la guerre du Golfe, a révélé hier le département de la Défense.Le nombre élévé de ces erreurs, a dit le Pentagone, est dû à plusieurs facteurs : des combats sous la pluie ou dans l’obscurité, des formations complexes et se déplaçant rapidement, des moyens technologiques avancés permettant de tirer à grande distance.Des chars américains se sont notamment trouvés au milieu de l’armée irakienne au moment où l’aviation américaine tirait.Au total, 148 Américains ont été tués pendant la guerre du Golfe, et 467 ont été blessés.Rencontre BAGDAD (Reuter) — Le dirigeant rebelle kurde Massoud Barzani a rencontré hier le président irakien Saddam Hussein, mais aucun progrès n’a été annoncé en direction d’un accord de paix et d’autonomie pour les Kurdes irakiens.La télévision irakienne a montré le chef de l’État irakien et le dirigeant kurde conversant avec le vice-président irakien, Izzat Ibrahim.Mais ni la télévision ni l’agence INA n’ont donné de précision sur leurs discussions.Les négociations sur les otages progressent NICOSIE (Reuter) — Des indices d’un règlement global de la crise des otages du Liban sont apparus hier, confortant l’optimisme d’Israël et des Nations unies.Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, chargé d’une mission de médiation, a jugé qu’il existait une base propice pour un échange entre les dix otages occidentaux encore retenus au Liban, les quelque 400 prisonniers détenus par Israël et les sept soldats israé-üens portés disparus au IJban.« Nous savons plus ou moins ce que veut chaque partie.C’est à moi maintenant de combler le fossé », a-t-il dit à Genève.Iæs positions des uns et des autres ne sont « pas si distantes.Ce n’est pas un ocean (qui les sépare).Je dirais que c’est une rivière », a-t-il ajoute.Il a estimé qu’il aurait dès aujourd’hui la réponse d’Israël aux questions qu’il a soulevées lors de son entrevue, dimanche, avec le représen tant israélien Uri Lubrani, et a pré cisé qu’il s’était entretenu pendant deux heures, lundi, avec l’ambassadeur d’Iran à l’ONU, Kamal Khar razi.« Peut-être que, dans quelques jours, nous y verrons beaucoup plus clair », a dit Javier Perez de Cuellar.Un haut responsable du gouvernement israélien a cependant pré cisé que l’État hébreu n’avait encore reçu aucune information sur le sort de ses soldats manquants, dont le rapatriement ou la restitution des dépouilles est pour Israël une condition sine qua non à toute libération de pn sonniers.Javier Perez de Cuellar a déclaré que le sort de ces sept hommes, dont certains ont disparu depuis neuf ans, était l’une de ses preoccupations principales.« Si je pouvais résoudre ce problème, presque tout serait résolu.J’attache donc une très grande importance au sort des sept Israéliens», a-t-il dit.L’Iran, par le biais d'un commentaire de Radio Téhéran, a accusé l’État hébreu de vouloir empecher la libération des otages du Liban en associant les deux problèmes.Mais l’agence officielle iranienne IRNA croit cependant savoir qu’Is-raél est prêt à céder l’une des clés du problème, le dignitaire chiite libanais cheikh Abdel Karim Obeid, enlevé au Liban-Sud en juillet 1989 par un commando israélien.Cheikh Obeid appartient au Hezbollah.le mouvement chiite qui domine au Liban et qui.selon des sour- ces fondamentalistes à Beyrouth, serait prêt à relâcher ses deux captifs israéliens dans le cadre d'un échange global de prisonniers.Les mêmes sources libanaises faisaient état hier de « rumeurs persistantes », selon lesquelles l’Armée du liban sud (ALS), la milice financée par Israël, libérerait prochainement un certain nombre des prisonniers chiites détenus au camp de Khiam, dans l'extrême sud du Liban.En outre à Damas, le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), l'une des faction de l’OLP, s’est dit prêt à restituer la dé pouille d'un soldat israélien disparu, le sergent druze Samir Assad.Selon le Times de Londres, les uatre autres soldats israéliens sont gaiement morts.La position officielle d’Israël est de considérer tous ses soldats man- quants comme vivants tant qu'il n'a pas la preuve du contraire.* Aux États-Unis, le président.George Bush, qui a eu une conversa-, lion téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies, Javier Perez de Cuellar, s’est dit modérément" optimiste, hier, quant à une possible libération des otages occidentaux au Liban.« Ce sont toujours des marchandages obscurs et déplaisants », a-t-il dit à la presse, à sa résidence de va-, cances de Kennenbunkport.à propos de efforts diplomatiques en cours à Genève.« Je suis très content que nous avions un secrétaire général (de l’ONU) qui veuille faire les quelques mètres supplémentaires.11 fait beau: coup d’efforts et peut etre aura-t-il quelques résultats », a-t-il ajouté.Milosevic pense avoir la chance historique de rassembler tous les Serbes dans un même État Marie-Pierre Subtil l.e Monde BELGRADE — Le patriarche Pa-vle, chef spirituel de l’église orthodoxe, a célébré, le 10 août, de gigantesques funérailles à Glamoc, en Bosnie-Herzégovine.Au cours de la cérémonie, les ossements de plus de 600 martyrs serbes, tués en août 1941 par les « fascistes croates », ont été enterrés.Pendant 50 ans, ces ossements étaient restés au fond du gouffre dans lequel les cadavres avaient été précipités.Mais, aujourd’hui, tout remonte à la surface : les Serbes ne veulent rien oublier de ce qu’ils appellent la « génocide » perpétré entre 1941 et 1945 par le gouvernement croate, allié aux Allemands et aux Italiens.« Les Croates nous reprochent de vivre dans le passé, d’en être fiers.C’est sûr qu'eux, ils n’ont pas à en être fiers ».Cette phrase d’un intellectuel serbe revient comme un leitmotiv à Belgrade.Et elle est toujours suivie d’un chiffre : 700000, le nombre des victimes des Oustachis au pouvoir en Croatie pendant la Deuxième Guerre mondiale.Les références à cette époque sont permanentes.« L’inconsistance des intellectuels les plus en vue est stupéfiante ; ils retournent au mythe, à l'archétype, à l’idéalisation », osait affirmer l’un des leurs, l’universitaire Dragoljab Xavenn, dimanche, dans le journal Borba Medeljna.Pour les Serbes, aujourd’hui, l’Histoire se répète : les 600 000 Serbes qui vivent en Croatie sont des victimes en puissance.Rien d’étonnant à ce qu’un extrémiste affirme que « le scénario actuel est le même que celui de 1941 ».Mais ce genre de propos n’effraie pas non plus les cercles du pouvoir.« Franjo Tudjman, (le président croate) veut un État ethniquement pur », n’hésite pas à affirmer un con- seiller de M.Slobodan Milosevic, le président de la Serbie.Et de s’inter roger : « Si l’Europe n’est pas ca pable d’arrêter le fascisme en Croatie, qu’allons-nous faire ?» Depuis deux mois, la télévision de Belgrade diffuse constamment des images des Serbes qui fuient la Croatie.Les réfugiés seraient actuellement au nombre de 44 000, selon la Croix-Rouge serbe.Femmes et enfants ont effectivement quitté les trois régions où l’on se bat en Croatie : la Krajina, Banija et la Slavonie.I>a première est aux mains des insurgés serbes ; dans les deux autres, ceux-ci ont gagné du terrain avant que le cessez-le-feu n’intervienne, mercredi 7 août.Et pas question, pour les insurgés, de revenir en arrière : jamais les positions acquises au cours de cette guerre des villages ne reviendront à la Croatie ! Officiellement, la Serbie n’est pas en guerre.D’ailleurs, apparemment l’ambiance est avant tout aux vacances.Le soir, les Belgradois flânent dans la large rue piétonne qui tient lieu de point de ralliement.Cra-cheurs de feu et musiciens ambulants se disputent le pavé.La foule se presse aux terrasses de cafés et fait la queue devant les marchands de glaces.La Serbie n’est pas en guerre mais, dans la foule, manquent à l'appel beaucoup de jeunes gens, partis sur la côte ou même à l’étranger, pour échapper à la mobilisation.Et si la Serbie n’est pas en guerre, la guerre est dans les têtes.Pour M.Milosevic, la solution à la crise passe par une seule voie : la Yougoslavie.Le président serbe essaie actuellement de mettre sur pied une « coalition yougoslave » qui unirait le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine à la Serbie.Lundi, les dirigeants de ces trois républiques ont lancé à Belgrade une « initiative conjointe pour une nouvelle constitution ».Le président du Monténégro, toujours fidèle aux positions serbes, avait fait le déplacement ; celui de Bosnie-Herzégovine — « en vacances » — s’étant excusé, la République bosniaque n’était représentée que par le président (serbe) de son Parlement.M.Milosevic « croit qu’il a une fois pour toutes la chance historique de régler ses comptes avec les Croates et de faire ce que les politiciens serbes n’ont pas fait après la Première Guerre mondiale — rassembler tous les Serbes dans un État serbe » commentait, lundi, le quotidien Borba.Si la Croatie et la Slovénie veulent quitter la fédération « moderne » que la présidence serbe appelle de ses voeux, qu’elles s’en aillent ! Mais les Serbes ont, eux aussi, le droit à l’au-lodétermination : la Croatie ne pourra pas faire sécession sans que lesSerbesqui y vivent (11,5 %de la population) aient leur mot à dire.Telleest la position officiellede M.Milosevic.Le président serbe a rencontré son homologue croate au cours de négociations secrètes à deux reprises avant que le dialogue ne soit complètement interrompu entre les deux Républiques.Il aurait été alors question d’un partage de la Bosnie-Herzégovine.L’idée n’est certes pas à l’ordre du jour — du moins officiellement — à la présidence serbe.Mais l’un des dirigeants de l’opposition les plus en vue, M.Vuk Draskovic, président du Mouvement pour le renouveau serbe, l’a développée, en proposant que la partie située à l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, peuplée essentiellement de Croates, revienne à la Croatie qui, elle abandonnerait la Krajina, la Slavonie et la Baranja (région attenante à la Slavonie).Lorsque M.Draskovic a sorti sa carte de sa poche, au sens propre du terme, lors d’un duel télévisé oui l’opposait au président de la fédération, le Croate Stipe Mesic, celui-ci lui a La police française traque les assassins de Bakhtiar PARIS (Reuter) — L’étau se resserre sur deux des trois meurtriers présumés de Chapour Bakhtiar qui ont été repérés pour la dernière fois dimanche à midi à Valence, dans le sud de la France, après avoir passé trois nuits dans des hôtels.La police a réalisé un montage photographique présentant les deux Iraniens sans leur moustache.Des copies ont été distribuées dans plusieurs points de Valence, notamment aux guichets de la gare, ont rapporté des témoins.La police française avait contrôlé les papiers des deux hommes mercredi dernier à la frontière franco-suisse, où ils avaient vainement tenté de rentrer en territoire helvétique.Mais elle les avait relâchés, ignorant tout alors de l’assassinat, a-t-on appris de source autorisée.Le corps de l’ancien premier ministre du Chah n’avait été découvert que jeudi matin dans sa résidence de Suresnes, près de Paris, soit 36 heures après l'heure supposée de sa mort.Les enquêteurs ont également récupéré des vêtements tachés de sang et des passeports iraniens coupés en morceaux leur appartenant, cachés dans le bois de Boulogne, à Paris.C’est une prostituée qui a trouvé mardi soir ces pièces à conviction, juste après le crime.Celles-ci étaient dissimulées près de la grande cascade.La jeune femme a cependant gardé le silence pendant plusieurs jours, par peur de la police.Elle a fait part de sa découverte sur les conseils d’une amie, a-t-on précisé de source autorisée.Hier matin, la police a été mobilisée dans tout le Sud-est, et un nouvel appel à témoins a été lancé pour tenter de retrouver la trace des deux suspects iraniens.Ali Vakili Rad et Mohamad Azadi.« On n’écarte pas l’hypothèse que les deux hommes se trouvent toujours en France et cherchent à fuir par l’Italie », a-t-on déclaré au ministère de l’Intérieur.Après leur vaine tentative pour franchir la frontière suisse, les deux hommes ont passé trois nuits dans trois hôtels différents de Valence, dans la Drome.Ils ont pris soin de raser leur moustache et ont présenté des passeports turcs aux noms d’Ali Kaya et de Musa Kocer.Les enquêteurs ne cachaient pas leurs regrets, hier, du retard pris dans la découverte des corps de Chapour Bakhtiar et de son secrétaire à Suresnes, car les premières heures de l'enquête sont souvent décisives.Mercredi matin, les deux hommes avaient tenté de franchir la frontière suisse au poste de Thonex-Vallard.Ils avaient été refoulés par les douaniers helvétiques, car leurs passeports turcs étaient munis de faux visas d’entrée dans ce pays.Ils ont du acquitter une amende de 200 FF suisses avant d’être remis à la police française de l’Air et des frontières.Celle-ci les a retenus pendant près d’une heure, le temps de vérifier qu'ils ne figuraient pas sur le fichier des personnes recherchées et antiterroriste.« Les vérifications n’ont rien donné.Leurs visas pour la France étaient bons, contrairement à ceux pour la Suisse.Ils n’étaient pas recherchés, la mort de Bakhtiar n’était pas connue.Il n’y avait aucune raison de les placer en garde à vue ».Rabat s’oppose à la mission de l’ONU au Sahara RABAT (Reuter) — Le Maroc s’oppose à l’envoi au Sahara occidental de la mission de l’ONU chargée de préparer un référendum sur l’avenir de l’ancienne colonie espagnole, a déclaré hier une source gouvernementale marocaine.« La mission (MINURSO) ne pourra pas venir tant que la question du corps électoral ne sera pas résolue », a ajouté cette source, qui a requis l’anonymat.L'ONU préconise de considérer comme base du corps électoral les résultats du recensement effectué par l’Espagne en 1974, soit 74 000 personnes pour l’ensemble du territoire.Mais le Maroc a avancé les noms de 120 000 personnes qu’il dit être des réfugiés sahraouis.Le premier contingent des 2800 hommes de la MINURSO aurait du arriver vendredi dernier au Sahara occidental.Dans son édition d’hier le quotidien communiste marocain Al Bayane affirme qu’ils n’arriveront pas avant lundi prochain.Le référendum, prévu en janvier prochain, vise à mettre un terme à 15 ans de guerre entre les forces marocaines et les combattants du Front Polisario, dont la République démocratique arabe sahraouie est aujourd’hui reconnue par 74 pays.Le Maroc contrôle la majeure partie du territoire et a lancé la semaine dernière de nouvelles offensives militaires contre le Front Polisario, rompant une trêve informelle obser- vée depuis novembre 1989 par les deux parties.Le ministre marocain des Affaires étrangères, Abdellatif Filali.s'est rendu hier à Genève pour s'entretenir du plan de paix avec le secrétaire général des Nations unies, Javier Perez de Cuellar.À l’issue d’un entretien d’une heure et demie, ce dernier a dit espérer qu’« aucune action militaire ne vienne perturber » le processus de paix.Il a confirmé la date du 6 septembre pour l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et le recensement de 1974 comme base du référendum.Le chef de la diplomatie marocaine n'a fait aucune déclaration.t promis de grandes surprises le jour où lui-même rendrait son plan public.Ce jour n’est pas encore arrive.Mais le fait est que, désormais, chacun a en tête un redécoupage des frontiè res intérieures de la fédération.Dessinées de manière arbitraire â la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ces « frontières » ne correspondent au peuplement ethnique que dans une seule république, la Slovénie.Ailleurs, les nationalités sont imbriquées de telle manière que tout redécoupage semble irréalisable.Dans le puzzle, 30 % des Serbes vivent en-dehors de la Serbie.Non seulement en Croatie, mais aussi en Bosnie-Herzégovine, au Monténégro et dans le nord de la Macédoine.Et jamais leurs « frères » de Serbie ne les laisseront tomber ! « Les Serbes sont désappointés par l’opinion publique internationale qui traite pratiquement de la même façon la Croatie et la Slovénie, affirme un politicien serbe de l’opposition, M Léon Kojen.Ce que les gens ne comprennent pas à l’étranger, c’est que si l’indépendance de la Croatie est reconnue, c’est la guerre civile ».Une chose est sûre : Le gouver-nement serbe ne veut pas entendre parler d’« internationalisation » du conflit qui oppose Belgrade et Zagreb.Car dit-on dans la capitale de la Serbie, si le président croate, Franjo Tudjman, souhaite l’intervention d’une force étrangère, c’est pour que cette force défende les frontières actuelles de la Croatie, mises en cause par les insurgés serbes.Politiquement, les « rebelles » viennent de gagner un point important : ils participent aux négociations menées par la commission présidentielle chargée d'établir le cessez-le-feu.L’un de leurs chefs, M.Goran lladzic, président d’un » Conseil national des Serbes de Slavonie et Baranja », à la lé gitimité douteuse, vient de se féli citer d’être reconnu par la prési dence yougoslave et « même par ceux qui nous appelaient des « terroristes» (le gouvememnl croate)».Cette reconnaissance des insurgés irait-elle jusqu’à la participation aux négociations politiques qui devraient avoir lieu au cas où le cessez-le-feu continuerait d’être respecté ?C’est le souhait du gouvernement serbe; Échange de prisonniers t BELGRADE (AFP) - Soixante-quinze prisonniers serbes et croates ont été échangés entre les belligérants hier à Knin, chef-lieu de la Kra-jina, dans l’arrière-pays dalmate (Croatie), a annoncé l’agence Tan-jug.Celle-ci, qui se référait à des sources de la police croate, a précisé que tous les captifs détenus par les deux camps dans la Krajina, déclarée autonome par les autonomistes serbes mais non reconnue comme telle par les autorités croates, avaient ainsi été libérés.Quarante-sept policiers croates ont été échangés contre vingt-huit miliciens autonomistes serbes.Seize de ces miliciens étaient détenus depuis trois mois à la prison de Zagreb.Ils ont été transférés par hélicoptère de l’armée fédérale à Knin.Durant le week-end dernier, vingt-cinq prisonniers serbes et croates avaient été libérés en deux vagues en Slavonie.D’abord, cinq captifs — 3 Serbes et 2 Croates — avaient été échangés samedi entre l’armée you goslave et les autorités de Croatiq.Le lendemain dimanche, les deux camps avaient chacun libéré dix prisonniers.L’échange d’hier est intervenu après deux ajournements depuis lundi.Selon une décision de la commission officielle yougoslave de contrôle du cessez-le-feu en Croatie, les belligérants doivent avoir libéré tous leurs prisonniers le 18 août au plus tard.1 On ignore le nombre de prisonniers détenus par les deux camps.Un membre de la commission de contrôle a estimé dimanche que les effectifs totalisaient plusieurs centai nés de personnes.À l'occasion du Festival des films du monde _ _ ALUANCB LE DEVOIR v i va hlm de Christian Bédard, m.en s.Maryse Roberge, du 3 juillet au 31 août.mer.au ven.à 20h, sam.19h.et 22h.CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Ste-Catherine et Université, Montréal (843-6577)— Récital d'orgue, Benoit Morel, oeuvres de Rioux, Pachelbel, Bach.Scheidemann et Daveluy, le 14 août à 12h 30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal (845-5447)— Mohamed Bangoura et Koba, percussions et danse, le 14 août à 22h.ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 360 rue Laurier.Montréal (522-1245)- Studio 310: Le Théâtre Pluriel présente • Fenêtre sur qui?» du film Rear Window de Hitchcock, adaptation et m.en s.Michel Laprise.du mar.au sam.à 20h.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 64 ouest Ste-Catherine, Montréal— Les Minstrels en concert, le 14 août à 21 h.IMAGES DU FUTUR 91: Vieux-Port de Montréal— Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h à 23h„ jusqu'au 22 sept.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246F— Yves Raymond en spectacle, du 31 juillet au MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MERCREDI 14 AOÛT LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRESENTE A 22:00 • concerto en la mineur (Grieg) • trios RV 82 et 85 pour violon, luth et basse continue (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano no 1 (Beethoven) • suite en sol mineur BWV 1070 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 24 août, du mer.au sam.à 20h 30 ORATOIRE ST-JOSEPH: 3800 chemin Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Les Concerts Spirituels présentent un récital d'orgue avec Aline Daveluy, oeuvres de Reger, Bach, Mozart et Liszt, le 14 août à 20h.PLACE D’YOUVILLE: Vieux-Montréal- Le Théâtre Haut Parleur présente < Macbeth > de Shakespeare, traduction de Michel Garneau, m.en s.Wajdi Mouawad, du 26 juillet au 1er sept., dans les nuits de ven.sam, et dim.à02h.THEATRE JEAN DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— Le Nouveau Théâtre de Poche (Genève) présente ¦ Le neveu de Rameau > de Diderot, m, en s.Martine Paschoud.du 13 au 17 août à 20h, THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— • Éléphantissimo » texte et m.en s.Benoit Dubois, à compter du 13 juillet, les sam.et dim.à 15h , réservations sur semaine pour groupes.LE GRAND THÉÂTRE DE ST-ADOLPHE D'HOWARD: 701 chemin du Village, St-Adolphe d'Howard (227-8256)— ¦ Cadavre à découvert • de Stanley Rupert, m.en s.André Montmorency, du 21 juin au 31 août, mer.au sam.à 20h,30 MAISON DE LA CULTURE RIVIÈRE DU LOUP: 67 rue Durocher, Rivière-du-Loup (418-862-8293)— Le Théâtre Incliné présente • Entrez sans trapper > de Fred Teyssier, m.en s.Réal Boeeé, jusqu'au 16 août, jeu.au dim.à 21h.STUDIO-THEATRE DA SILVA: 1155 rue Morel, Ste-Sophie (431-2373)— « Les grands chemins » de Jean Giono, adaptation Denis Chouinard, m.en e.Ghyslain Filion, du 27 juin au 31 août à 20h.THEATRE A LA CAMPAGNE: 21,275 chemin Lakeshore, Sle-Anne-de-Bellevue (514-457-0396)— « La grande opération • de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Vincent Bilodeau, du 22 juin au 1er sept., mer.au sam.à 20h.30 THEATRE BELLE MONTAGNE: 1026 Belle Montagne, St-Jean-de-Matha (886-2737)— • Black and White > de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Alain Fournier, du 22 juin au 1er sept.THEATRE DU BOIS DE COULONQE: 1215 chemin St-Louis, Québec (418-681-0086)— • Le point de non-retour • d’Agathe Christie, m.en s.Gil! Champagne, du mar.au ven.à 20h.sam.18h.et 21h 30 THEATRE LE CHANTECLER: Ste-Adèle, autoroute des Laurentides, sortie 67 (229-3591)— • Domino > de Marcel Achard, m.en s Louis Lalande, du 18 juin au fer sept., mar.au dim.â 20h.30 THEATRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest, sortie Ste-Anne-de-Bellevue, ou Autoroute 20 ouest, direction Dorion, à Dorion, direction Pointe-des-Cas-cades— .Les vol-o-vent.spectacle de variétés musicales, m.en s.Reynald Robinson, du 31 mai au 1er sept., mar au ven.à 20h 30, sam.19h.et 22h.THEATRE LA CHÈVRERIE: Route 263, St-For-tunat (819-344-3797)— • Tuxedo Palace • de Marie-Thérèse Quinton.du 19 juin au 24 août, mer.au ven, 20h30, sam.19h.et 22h.THEATRE LE COQ L'OEIL: Parc du Domaine Vert, 10423 Montée Ste-Marianne, Boisbriand, Mirabel (435-6510)— • Le p'tit bonheur.de Félix Leclerc, m.en s.André Gosselin, jusqu'au 16 août, mar.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE: Sortie 22 de l'autoroute des Cantons de l'Est, St-Jean-sur-Richelieu (348-5358)— • Tel père , telle paire > de Marie-Thérèse Quinton.du 12 juin au 31 août.mer.au sam.è 20h.30 THEATRE D'ÉTÉ LA BELLE BRUME: St-Tite (418-365-3260)— • Le bonheur c'est pas bon pour la santé > de Louise Matteau, m.en s.N.Gélinas, du 27 juin au 31 août.mer.au sam.à 20h 30.les dim de juillet à 20h.FAMOUS PLAYERS Matinées 5,00$ du lundi mti vendredi Les Films du Crépuscule présente UNE COMÉDIE RAFRAICHISSANTE A LA JACQUES TATI! "Les gens.tout de même.Mo NSMJR un film de J Jean Philippe TOUSSAINT ' ' ' Le PARISIEN 4) —— , - IZ«53005osr tes» 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30- 4: Merci le vie 1 h 30,4 h.6 h 30,9 h 15- 5: Kick Boxer 2 7 h 20.9 h 20 — 101 dalmatlana 1 h, 3 h, 5 h— 6: Hudson Hawk 1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20,9 h 20 PLACE CHAREST: (529-9745)- Doc Hollywood 12b 10.14 h 30,16 h 40,19 h, 21 h 25— Faut paa dira i maman que la gardienne mange laa pissenlits par la racine 12 h 20, 14 h 40, 16 h 50.19 h 15, 21 h 35- La petit monatra 212 h 15,14 h 30,16 h 45,19 h — Pomplara an alerta 13 h, 15 h 50,19 h, 21 h 40— Il danaa avec laa loupa 12 h 20,16 h, 20 h - Extrême limita 13 h 30,16 h 15,19 h 10.21 h 45- Robin daa Bola 12 h 30,15 h 30.18 h 30.21 h 30Una trêve pour l'amour 13 h 50,16 h 15, 19 h 35,21 h 50- Mobatara 21 h.LE PARIS: (694-0891)- Hot Shota 19 h 15,21 h 15- Return to the Blue Lagoon 18 h - Pure Luck 19 h, 21 h - Double Impact 19 h 50,21 h 45 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Regarding Henry 7 h - Body Parte 9 h 3011 : Term/-nator26b 20,9 h STE-FOY 1 : (656-0592)— Doc Hollywood 7 h, 9 h 10 2: V.l.Warahawakl 7 h 30.9 h 30- 3: Delirious 7 h 20,9 h 20, THEATRE D'ÉTÉ LES FEMMES COLLIN: 248 rang des Continuations, St-Esprit (839-6105)— « En attendant bébé > de Pierre-Yves Lemieux, m.en e.Yvon Leroux, du 22 juin au 31 août à 20h,30 THÉÂTRE D'ÉTÉ LE ROUSSILLON: 1136 bout Labelte, Blainville (514-430-6950)- • Coconut Beach > texte et m.en s.Réjean Wagner, du 26 juin au 17 août, mer.au sam.à 21h.THÉÂTRE D'ÉTÉ DE 8T-EUSTACHE: Restaurant Le Colombier, St-Eustache (514-623-6400)— « Waiter • de Pierre Légaré, du 26 juin au 1er sept, â 21 h.THEATRE LA ORANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: Marieville, sortie 37 autoroute des Cantons de l'Est (460-2161) (Mil 447-6026)— t Quelle famille • de Francis Joflo, m.en s François Cartier, du 4 juin au 31 août, mar.au ven.è 20h.30, sam.19h.et 21h.30 THEATRE DU LAC BROME: Knowlton (243-0361)— • Nurse Jane Goes to Hawaii • de Allan Stratton, m.en s.Jack Langedijk, du 7 au 24 août, mar.au sam.20h.30, matinées les mar.et jeu.â 14h.THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELAQE: 40 ave du Lac, Lac Delage (848-1818 ou 1-800-463-2841)— « La chatte et le hibou > de Bill Manhoft, adaptation de Josée La Bossière, m.en s.Fernand Rainville, du 22 juin au 31 août, mar.au sam.â 20h,30 THEATRE MASSON: 3 rue St-Amour.Masson (819-986-5653)— > La chaudière d'or > de Chantal Cadieux, m.en s.Pascal Belleau, jusqu'au 31 août, mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE MILLE ET UNE VISIONS: 1050 9e rang, St-Ambroise-de-Kildare (514-752-0977)— • Ho les moteurs > de Guy Crépeau, du 21 juin au 1er sept à 21 h.THÉÂTRE MOLSON: 12 chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— < Urgence en folie • texte et m.en e.Larry-Michel Demers, du 30 mai au 31 août, mar.au sam.à21h.THEATRE PONT-CHATEAU: Autoroute 20 sortie 17, Côteau du Lac (456-3224)— t Ho mes vieux i de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvan Canuel, du 11 juin au 1er sept., mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THEATRE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Hélène (954-1344)— < Six Guitry m'étaient contés • è compter du 4 juin, mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15,6e ave.Grand-Mère (819-536-1716)— ¦ Des clowns et des hommes > de Yves E.Arnau, mens Claude Colbert, mar.au ven.20h.30, sam.à 21h.THEATRE DU VIEUX-TERREBONNE: 667 chemin St-Pierre, Terrebonne (492-4777)— • La mandragore > de Jean-Pierre Ronlard, du 14 juin au 31 août, mer.au sam.è 20h 30 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— > Les nonnes > de Dan Goggin, adaptation Serge Grenier, m.en s.Raymond Cloutier.du 22 juin au 1er sept., mer.au sam.à 20h,30 MARDI LUNDI VENDREDI pour tous MERCREDI SAMEDI ________ JEUDI DIMANCHE OUTREMONT 1248, Bernard 2730437 La télévision du mercredi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22M30 23h00 23h30 OOhOO oSKff» Ce soir La cour ?en direct L'avocat du diable Cinéma: Le moment de vérité-Am.84 g Avec Ralph Macchio et Nortyuki Mortta Le Tétéioumai g LePoim/météo/sport L'heure G Rencontres r>n WCAX (CBS) ¦-J Burlington News Newsg The Golden Girls Police g Squad! Morton & Hayes Jake and the Fatman g 48 Hours g News Scene ol the Crime rcï WPTZ(NBC) Plattsburgh News NewsÇ Jeopardy! Wheel ot Fortune Unsolved Mysteries g Night g Court Seinfeld g Quantum Leap g n IwCWS The Tonight Show w* CBMT(CBC) *31 Montréal Newswatch Degrassig Junior Hign The Wonder Years g Carol 8 Company g The Nature of Things g The National g The Journal News Baloney! Kate t g Aille ©Hr Le TVA ?éd.18 hres Charhrari Fais-moi un Dessin Allô Ciné! : Fantôme du paradis OtJ Les guerriers du soleil Alfred Hitchcock.Dans le décor LeTVAg réseau Dei mots pour le dire (23h45) œSÏÏT1 Puise trwnanmer* Tonight The Simpsons Unsolved Mysteries g E.N.G.g Equal Justice g Newsg Upua »vvWe TheArsenk) Hall Show «a TV5 (Té4é Francophone» Des chiffre» et da lettres L’Euromag (18M5) Le journal deft3 Temps présent Archiflore Concours musical Intern.Reine Éltabcth de BMgtque RaIIm ai Journal de A2 aa ar* Passe- Partout Heidi Le monde merveilleux de Disney Feu g vert Route des vacances Beau et chaud Visa santé g Québec inc.Images perdues Beau et chaud Musique vioeo Fax: L'irtfoplus Vldéophjs: VJ: Marie Ptourde Musique vidéo Rscken bulle 21h15/Musique vidéo CÏÎ) WVNY(ABC) Burlington Newsg Star Trek The Wonder Years g Growing g Pains Doogieg Howser.md Davis g Rules X3g Married g People Newsg Nightline Love Connection 18h30/Vid6odfps Fax Sftttk Previews Spedal/SXJLK.C.C.Spotlight/ De la Soul VMéodipa fôô) VERMONT IjÜI BTV(PBS) The MacNeii-lehrer NewshourÇ The Nightty Business This Old House g Ol Moose and Men : The Rocky and Bultwinkte story Great performances 22h50/Of Moose and Men : The Rocky and Bulhsrinkle story La roue chanceuse Coup de foudre 24/24 S.05.consommation Cinéma : La déesse de l'amour—km.88 Avec Vanna White et David Naughton Le Grand Journal Sports Plus Cinéma : Sierra Torride-Am.89 Avec Shirley Maclaine (£Z>!SS M-1 ?Contact The Nightty Business.The MacNeil-Lehrer Newshourg Talking with U David Frost The Civil War (dernière) g 23h50/Clnéma: The Fugitive Montreal, mercredi 14 août 1991 Le français, succès de l’été dans les universités 5000 Canadiens anglais et Américains sont venus apprivoiser le français et le Québec cet été Jocelyne Richer de noire bureau de (fuébec C'EST L’HISTOIRE d'un anglophone qui, dans un accès d'angoisse mvstico-linguistique.demande à un copain : « sais-tu quelle est la langue parlée au ciel ?Et l’autre lui répond : « sûrement le français, parce que ça prqpd une éternité à apprendre.» Succès de l’été dans les corridors desinstitutions de haut savoir où on tentait de répandre à tous vents la langue de la société distincte, cette blàgue révèle toute la difficulté associée* à l'apprentissage d'une langue seconde.Mais aucun accord douteux de participe passé n'a eu raison de la détermination de 5000 Canadiens an glais et Américains, venus passer une portion d'éternité à Québec, Môntréal ou Rivière du-Loup.dans l'espoir de pouvoir chanter « Gens du pay's » sous la douche, sans fausse note.Les responsables de programmes d'étude du français langue seconde dopnés durant la période estivale di sent tous observer un « engouement » certain pour l’apprentissage du, français, perceptible tant aux États-Unis qu’au Canada.L’engouement peut surprendre dans cette Amérique du Nord où seulement 2 % des individus parlent français et où l'anglais a été promu, au-delà du code de communication, passeport international et symbole de suprématie.Mais, quoi qu'il en soit, un nombre sans cesse croissant de non francophones viennent chaque été au Québec pendant six semaines — beaucoup d'entre eux à leur frais — ap prendre à passer leur commande chez MacDonald en utilisant sans fautes le plus-que-parfait du subjonctif Entre la composition sur un thème choisi et l'exposé sur l’oeuvre de Marcel Dubé.ils diront qu’ils sont venus aussi pour se frotter à cet intriguant Quebec dont ils connaissent bien peu de choses, sinon qu’il aime jouer les trouble-fête et qu'il n’a pas la langue dans sa poche.Pour les institutions d’enseignement, autant faire d’une pierre, deux coups : enseigner le français, et, par la bande, dévoiler les mystères de la culture québécoise, répondant ainsi aux attentes des visiteurs.Certains arrivent à Montréal bardés de préjugés, presque certains ct’être lynchés dès qu'ils oseront un «;Bwonjouwrr! » sonore trahissant leurs origines.« Plusieurs arrivent ici avec beaucoup d’appréhensions, raconte Monique Kirouac, responsable du programme d’étude du français langue seconde à L'Université (te Montréal.Leur crainte est de trouver un fort sentiment anti-anglo-flhone.Après coup, ils sont agréable rtient surpris de voir l’ouverture des Québécois.» : L'image du Québec à l'étranger tfen trouverait par la même occasion modifiée.« On constate que les programmes d’été permettent de (tonner un pouls different de la réa l|té québécoise et montréalaise », pqursuit Mme Kirouac.; {Celte crainte de trouver au Qué-tiec un courant d’agressivité envers lpjianglophones était particulière-qient palpable l’an dernier, la série (jq cours commençant dans les jours •tqi'vant l’échec retentissant de l’accord du Lac Meech, se souvient Marcel Tremblay, directeur adjoint du programme d’études des langues à L’Université Laval.« Cette année, c’était beaucoup plus serein », assure-t il.expliquant qu’à la fin de leur séjour, « les étudiants comprennent beaucoup mieux les aspirations politiques du Québec ».Colleen Keating, du Wisconsin, fait partie des étudiants d’été repartis chez eux vendredi dernier avec une meilleure connaissance du français et du contexte particulier entourant la pratique du français au Québec.« J’ai été impressionnée d’apprendre que le Québec poussait son attachement au français, au point de créer des lois pour le protéger.C’est très bien.Mais je ne suis pas d’accord avec l’indépendance, dit cette Américaine qui juge, dans un français parfois boiteux mais savoureux, « les Canadiens anglais gentils, mais en superficialité, et les Québécois gen-tiLs avec profondité».Semer a tous vents la langue et la culture du Québec, n’est pas pour l’Université Laval, pionnière en ce domaine, une activité exercée en dilettante pour remplir les classes en période creuse.« C’est une responsabilité et une mission », résumera M.Marcel Tremblay.Laval s’applique à faire rayonner le français au Canada, aux États-Unis et jusqu’en Amérique latine depuis plus d’un demi-siecle.Et les règles du jeu sont claires et Certaines évaluations estiment à 10 millions $ les retombées économiques de ces sessions estivales d’apprentissage du français par les Canadiens anglais et les Américains.Mais la grande contribution des cours de français est sans doute d’ébranler un peu le mur de Berlin qui sépare les deux solitudes.strictes : les étudiants qui s’inscrivent aux cours d’été s’engagent par écrit à parler français, rien que français.D’aucuns rouspètent, dénonçant le côté rigide du règlement, d’autres y voient une indication qu’ils sont là dans un but bien précis.A Québec, ville à 98 % francophone, on a même jugé nécessaire de demander aux étudiants de porter un macaron portant l’inscription « oui, je parle français », à partir du constat que « les gens en ville et les commerçants leur parlaient en anglais », explique M.Tremlav.D’après les témoignages recueillis, les étudiants d’été repartent enchantés, et par le français et par le Québec.Une étudiante dira apprécier être désormais « plus fluide dans la compréhension des francophones ».Plusieurs reviennent l’année suivante, d’autres refusent même de partir : rien qu’à l’Université Laval, ils sont entre JO et 50, chaque année, à choisir de s’installer au pavs de la Loi 101.Certains préfèrent emporter un morceau du Québec chez eux.La ville de Jonquière, par exemple, essaime jusqu'à Toronto depuis que d’anciens étudiants ont formé des groupesqui se rencontrent tous les mois afin de parler français autour d’une tarte aux bleuets.« Ces cours ¦* ¦ a ^ A*!//4'.VI b.•uwmnw kmiiMimt* mmm* > ; PHOTO JACQUES GRENIER L’université Laval attire la part du lion de la clientèle avec 1200 étudiants.L’université de Montréal (notre photo) et celle du Québec à Trois-Rivieres suivent avec chacune 800 inscriptions.représentent une expérience linguistique et humaine », dit Thérèse Dufour, directrice du Centre linguistique du Cégep de Jonquière, qui accueillait cet été 850 jeunes et adultes.L’apprentissage estival du français se fait dans dix institutions (universités et collèges}.À elle seule, l’Université Laval, a Québec, attire la part du lion de la clientèle avec 1200 étudiants non-francophones inscrits à ses 54ièmes cours d’été.Les deux autres plus importants foyers d’enseignement sont l’Université de Montréal et celle du Québec à Trois- Rivières, qui accueillent chacune 800 étudiants.On y rencontre surtout des Canadiens des neuf provinces anglophones, mais aussi, et de plus en plus, des Américains, qui constituent maintenant le quart des effectifs.La clientèle est formée en majeure partie d’étudiauLs universitaires et d’enseignants.Les jeunes adultes y sont en majorité, même si ces cours intéressent des gens de tous âges, dont un couple de Texans âgés de 68 et 70 ans ! Quand ils débarquent chez nous, les uns baragouinent le français, les autres ont besoin de se refaire l’oreille et de se muscler la langue.Plu sieurs, comme Marcel Saint-Onge, de Windsor, pratiquent le métier de .professeur de français ! Cet Ontarien parle français avec un accent acadien hérité de son père, et se dit « très fier de pouvoir encore parler français, et de trouver à Québec un endroit où le perfectionner».Au fil des ans, renseignement du français langue seconde est devenue, au Québec, une organisation structurée.Depuis une dizaine d’années, les institutions qui accueillent durant l’été des étrangers se sont regroupées pour créer l’Association québécoise des écoles de français, di rigéepar Louise Mathieu, de l’Uni-versitedu Québec à Trois-Rivières.Le regroupement permet de présenter un front uni quand vient le temps de faire la promotion des cours à l’étranger, principale activité de l’association.Vidéos en poche et dépliant dans la main, on est de tous les congrès et de tous les colloques, balayant l’Amérique du nord au sud et d’est en ouest.L’objectif « \ en dre » l’idée qu’apprendre le français ; c’est bien, et que rapprendre au Que bec, c’est mieux.« On courtise de plus en plus les .Américains,explique Mme Mathieu, qui dit observer un engouement poui le français chez nos voisins du sud.qui forment une proportion sans 2 cesse croissante de l’ensemble des visiteurs.Elle fait valoir que le Québec a ac quis « une expertise reconnue inter nationalement » dans le domaine de .l’enseignement du français langue seconde.« De plus, pour les Amén cains, c’est beaucoup moins cher que : d’aller à Paris ».On joue donc à plein ces deux cartes, comme autant d’ar , gumenls favorables.La curiosité envers le Québec emporte le morceau.» Autant que possible, on tente d’embarquer la population en l’incitant à héberger des étudiants étrangers.augmentant leurs chances de pren dre un véritable bain de français, tel.qu’il se parle dans les chaumières.A Québec, 250 familles ont répondu à ; l’appel.Ceux qui ne trouvent pas : placé dans une famille doivent se loger dans les résidences du campus.La présence de 5000 étrangers en nos murs pendant six semaines re présente egalement des retombées économiques intéressantes.Certai • nés évaluations estiment à 10 mil lions de dollars l’argent dépensé par eux au Québec cet été.Mais la plus' grande contribution des cours d’été de français est sans doute d’ébranler « un peu plus le mur de Berlin qui sé pare les deux solitudes.Comme le dit -Denise Logan, étudiante en biologie t à Halifax, « c’est important, au Ca nada, d’avoir l'habileté de parler : français aux francophones, de faire l’effort de comprendre, même si on n'est pas parfaitement bilingue.’ Parce que pour le Canada, Le Qué bec c’est un trésor.».ASTRONOMIE I, Le patiente recherche de la « planète des songes » i s * a Des chercheurs britanniques auraient découvert une planète hors du système solaire Jean-François Augereau l.e Momie I LE SYSTEM E solaire, avec son merveilleux cortège de planètes, est-il unique ?Un système analogue peut il s’être formé ailleurs ?La question, mille fois posée, rt’a toujours pas trouvé de réponse dette et la Terre est toujours à la re dherche d’une autre Terre.Mais, si l!on considère que la Galaxie compte quelque mille milliards d’étoiles et qu’il existe dans l’univers quelques milliards de galaxies qui, peu ou prou, ressemblent à la nôtre, on est tenté de dire que cette singularité n'est peut-être pas aussi singulière qu’on pourrait le croire.Repérer, si elles existent, ces pla nètes éloignées reste une opération délicate car ces objets sont proches de soleils dont la lumière aveugle l’observateur qui est un peu comme lin curieux qui chercherait une bougie placée devant un phare.Plus rien n’êst alors discernable.Combien de fois dans le passé les espoirs les plus grands ont-ils été ainsi déçus ?Combien de fois le minuscule indice qui laissait croire à l’aube d'une grande découverte s’est-il effondré sous les coups ré|>étés de campagnes de me sures plus précises ?La recherche est ainsi faite.Loin de décourager les astronomes, elle les stimule au point qu’André Brahic.astronome à l’Observatoire de Meu-don, confiant dans les progrès de la technique, affirmait en 1984 qu’« on pourrait découvrir un autre Jupiter dans les 10 ou 20 prochaines années ».Sept ans après, toujours pas de « suspect » clairement identifié.Mais, l'étau se resserre.La récente observation faite par trois chercheurs des Nuffield Radio Astronomy Laboratories de l'université de Manchester (Grande-Bretagne), et rapportée par la revue Nature dans son édition du 25 juillet, en témoigne.Grâce au célèbre radiotélescope de Jodrell Bank, Andrew G.Lyneet deux de ses collègues, Matthew Bai les et Setnam Sliemar.ont en effet pu mettre en évidence d’infimes va nations dans les signaux radio émis par une étoile à neutrons, le pulsar PS R 1829 10 Hermétiques au profane, ces « infimes anomalies » se comprennent mieux dès lors que l’on sait que les pulsars sont de véritables radiophares de l’espace qui émettent, avec une précision d'horloge, de brèves et puissantes bout fées d'ondes radio audibles depuis la Terre.Toutes les 20 millisecondes pour le pulsar nouveau né — 947 ans — de la constellation du Crabe; toutes les millisecondes et demie pour le vigoureux vieillard 4 G 21 53; toutes les 330 millisecondes pour le pulsar PSR 1829 10 traqué par les astronomes de Jodrell Bank.Or, ces chiffres, l’observation l'a montré, ne varient pas au cours du temps.Les fréquences d’émission de ces curieux objets sont connues à plusieurs décimales près.Treize pour certains d’entre eux, ce qui prouve à quel point ces étoiles à neutrons sont des horloges parfaites ! Le moindre retard de cette mécanique céleste bien huilée est donc un événement, ("est ce qui s’est passé pour PSR 1829-10 qui a montré, avec une périodicité de six mois, des ralentissements, suivis d’accélération, de ses émissions radio.D’in finies variations dont l'origine serait due à la présence d'un compagnon tournant autour de ce minuscule et turbulent soleil.« C'est l’explication la plus simple qui viennent à l’esprit », estime Jean Schneider, de l’Observatoire de Meudon.De telles vies en couple ne sont pas rares et de nombreux « systèmes binaires » associant un pulsar et une étoile ont été découverts au cours des 15 dernières années.Ce qui est toutefois plus surprenant, c'est que la masse du compa- gnon suspecté, « déduite par le calcul », serait le trentième de celle de Jupiter, 30 millièmes seulement de celle du Soleil.Bref, pas de quoi faire une étoile.Tout juste un objet.Sans doute une planète, qui tournerait autour de son soleil — le pulsar — en environ six mois et en serait distante de quelque 120 millions de kilomètres, soit approximativement la distance qui sépare Vénus du Soleil.Comment le confirmer ?En affinant les calculs, car il n’est pas question, à cette distance — 30 000 années-lumière, — d'espérer voir physiquement cet astre minuscule et qui ne rayonne sûrement pas.avec nos plus puissants télescopes.« Même le futur télescope géant des Européens au Chili (VLT) risquerait d’être un jx'u juste.» L’annonce de cette découverte, bien que faite par une équipe, dont « le leader est un des meilleurs observateurs de pulsars connus », doit donc être prise avec précaution.D’abord.parce que, voilà quatre ans, des variations de période analogues avaient laissé croire qu'une « telle planète » existait près du célèbre pulsar du Crabe.Las, des mesures plus précises montrèrent que les anomalies observées étaient trop irrégulières pour justifier la présence d’une planète perturbatrice.Ensuite, parce que les trois astronomes britanniques eux-mêmes reconnaissent que les fluctuations qu’ils ont enregistrées pourraient être la conséquence de phénomènes magnétiques externes ou de phénomènes non magnétiques internes au pulsar qui engendreraient alors d'importantes instabilités de rotation écartant ainsi l’hvpothèse de la planète.Enfin, parce que, comme le remarque un chercheur du Lunar and Planetary Institute of Houston (Te-xax), David Black, on se demande comment cette planète a pu survivre à l'explosion cataclysmique (supernova) qui donne naissance aux pulsars ?S'est-elle formée à partir des restes de la supernova ?Auquel cas, les théories sur la formation des planètes et celle des pulsars seraient fortement ébranlées.A-t-elle été capturée plus tard par attraction gravitationnelle par le pulsar ?« Tout est possible, reconnaît Jean Schneider, mais on frise l’équilibrisme.» La prudence est donc de mise en attendant que de nouveaux travaux confirment cette découverte.Car, le passé est riche de déceptions même s’il paraît clair, comme l'affirment aujourd'hui nombre de spécialistes, que « la présence de planètes autour d’étoiles ne serait pas une rareté ».En témoigne la découverte, en août 1983 par le satellite d’observa tion infrarouge Iras, d’un vaste dis que de gaz et de poussières solides — ! proto-planétaire ?— autour de Bêta Pectoris, un soleil jeune situé à 450 000 milliards de kilomètres de la Terre.Celle supposée et démontrée par le calcul par des chercheurs français et américains, en juin 1988, de « poussières de planète » au voi sinage de jeunes étoiles, les T-Tauri ( un à 10 millions d’années), dont la masse est comparable à celle du Soleil.Celle, enfin, d'un astre qui serait trois mille fois plus gros que la Terre — et donc trop massif pour être une planète — et qui tournerait autour de H D 114672, une étoile située à 90 années-lumière du Soleil.Avec la nouvelle découverte des ; trois astronomes britanniques, le bestiaire s’enrichit donc d’une nou velle curiosité qui, si elle se con firme, sera la première planète jamais découverte hors du système solaire.Ne restera plus alors qu’à trouver une autre planète, une soeur de la Terre, qui, comme elle, pourrait abriter la vie, ce qui n’est pas le cas, hélas ! de l’astre britannique balayé par les rayonnements meurtriers vomis par le pulsar. 12 B Le Devoir, mercredi 14 août 1991 CINEMA 7 chronique Films d’ouverture : une inconnue à Montréal et F« Oscarisé » Bruce Beresford à Toronto Odile Tremblay PAS DK GROS CANON ni de surprise-choc pour l’ouverture du 15e Festival des Films du Monde ( FFM ) qui donne son coup d’envoi montréalais le jeudi 22 août prochain.Ic film d’ouverture, précédé d’aucune réputation, est Rambling Rose de la cinéaste américaine Martha Coolidge, à qui on devait déjà, selon un communiqué, les films Valley Girl Real Genius et Plain Clothes, des titres qui n’ont connu aucun retentissement.Mats Rambling Rose met en vedette la désormais célèbre Laura Dem qui tenait le rôle de Lula dans Wild at Heart de David Lynch.Robert Duvall, Diane Ladd, Lukas Hass et John Heard lui donnent la réplique Rambling Rose, qui se déroule en 1837, raconte sur un mode nostalgique, tendre et drôle, dit-on, l'arrivée d’une jeune fille de 17 ans dans une famille sudiste.Black Robe ouvre le Festival of Festivals La première mondiale de Black Robe, de Bruce Beresford, ouvrira le 16e Festival of Festivals qui se déroulera à Toronto du 5 au 14 septembre prochains.Le film avait été l'enjeu d’une bataille de coulisses entre le Festival des Films du Monde de Montréal et son grand rival de la Ville-Reine.Mais Toronto.a remporté facilement la partie.Adapté d'un roman de Brian Moore, et donnant la vedette au Québécois Lothaire Bluteau, Black Jodie Foster Robe relate la vie des jésuites dans le Nord du Québec à travers le voyage du jière Laforgue, un ambitieux jeune missionnaire qui fait la pêche aux âmes.Il part du Fort Champlain de Québec pour aboutir dans un camp jésuite perdu dans le Nord en traversant toutes sortes d’épreuves.Black Robe constitue la toute première coproduction Canada-Australie.Donnant la réplique à Lothaire Bluteau (découvert au théâtre par Being at home with Claude et le Bruce Beresford .m Jésus de Jésus de Montréal) : August Schellenberg, Aden Young, Sandrine Holt.De Bruce Beresford, on connaissait déjà Driving Miss Daisy qui avait remporté une pluie d’Oscars de l’Académie américaine en 1990.Le réalisateur australien a aussi sur sa feuille de route Mister Johnson ( 1990), Crimes of the Heart, Tender Mercies, Breaker Morant.Jodie Foster, cinéaste L’actrice américaine de 28 ans Jodie Foster qui fut la grande interprète de The Silence of the Lambs, de The Accused (le rôle lui valut l’Oscar de la meilleure actrice), de Taxi Driver de Scorsese, fait ses débuts de réalisatrice avec Little Man Taie.Le film sera présenté au Festival of Festivals h Toronto.Jodie Foster est de la distribution aux côtés de Dianne West, Harry Connick et Adam Hann-Byrd.Sur un scénario de A.Scott Frank, Little man Tate raconte l’histoire d’un enfant surdoué en butte avec son entourage.Nomination à Téléfilm Téléfilm Canada vient de nommer un nouveau directeur des communications.Il s’agit de Pierre Pontbriand qui était depuis 1986 directeur général des services d’information au CRTC.À Téléfilm, U sera appelé à gérer les activités de communications de la Société au pays comme à l’étranger, les relations publiques notamment, et les relations de presse.Diplômé en journalisme de l’Université Laval, Pierre Pontbriand travaille aux services d’information du CRTC depuis 1978.Il fut d’abord adjoint'au directeur du bureau de Winnipeg, puis accéda en 82 au poste de directeur de l’information.Il était alors responsable de la planification à long terme et gérait les activités de relations publiques, de publication, de publicité, de relations avec la presse et avec le public.Musée Laurier Les nus de Muhlstock au y < L’Irak produit un film sur le roi Ghazi qui revendiquait à l’époque le Koweït Variations sur le thème du corps.Exposition d'oeuvres inédites de louis Muhlstock, au Musée Laurier d’Arthabaska, jusqu'au 22 septembre.Jocelyne Richer v de noire bureau de Québec PENDANT des siècles, l’acte de peindre se résumait presque à représenter le corps humain.Et encore aujourd'hui, certains artistes font de l'exploration des volumes et des contours de la peau l’essentiel de leur production, voire une vocation.Louis Muhlstock fait partie de ceux-là Après avoir consacré un été à Su-zor Côté, puis un autre à Alfred La-liberté, et, l’an dernier, à Arthur Villeneuve, le Musée Laurier, à Artha-baska, a décidé que l’été 1991 serait celui de Muhlstock, ce Québécois octogénaire d'ongine polonaise.Il s’agit d'un événement assez exceptionnel, dans la mesure où la trentaine d’oeuvres accrochées aux cimaises de la maison ayant appartenu à Wilfrid Laurier n’avaient jamais été présentées au public.Les collectionneurs en ignoraient même l’existence ! L’auteur, qui l’a offerte en primeur aux visiteurs du Musée Laurier, avait égaré cette production de jeunesse — une série de toiles enroulées et de dessins — au fond d’un placard où elle dormait depuis une soixantaine d’années.Ces oeuvres, peintes à Paris dans les années 20.représentent pour la plupart des études de nus féminins.Ici, le nu est présenté sans décor, sans ambiance, toute l’attention étant mise sur les formes du corps et la luminosité de la peau.Les nus de Muhlstock n’ont rien d’érotique ; nulle sensualité ne s’en dégage.L’artiste choisit d’ailleurs plus souvent qu’autrement des modèles aux formes disgracieuses (d’un point de vue strictement esthétique), comme Un gala du clip Il y a dix ans, apparaissait sur le marché québécois un premier vidéo-clip, signé Yves Jacques — oui le comédien — et intitulé On ne peut pas toujours être pauvre.Aujourd’hui, la chaîne Musique Plus estime qu’il est temps de souligner le travail des vi-déastes québécois, en organisant un premier Gala du vidéoclip québécois.L’événement aura lieu le premier septembre, et sera diffusé naturellement sur les ondes de Musique Plus.En tout 22 trophées seront décernés aux artistes qui ont su le mieux utiliser le vidéoclip.Mais avant tout ce sont les artisans du vidéoclip qui seront honorés le mois prochain, les réalisateurs, les monteurs, les photographes.Les responsables de la programmation de Musique Plus ont déjà tné les meilleurs vidéoclips et, parmi les nominations qui reviennent souvent, l’on retrouve les Vilains Pingouins, le monteur et réalisateur David Franco et le directeur-photo Jean-Marc Pi-ché.Les vidéo jockeysde la chaîne animeront le gala.Les « vidéophages » peuvent faire parvenir leur choix à Musique Plus avant le 22 août, pour les catégories interprète féminine, interprète masculin, groupe de l’année et meilleur clip de l’année.Quelque 35 % des vidéoclips présentés à Musique Plus sont francophones et quelque 30 % sont canadiens.Oeuvre de l’artiste, effectuée vers 1950 Farouk CHOUKRI ! genre France Presse BAGDAD — Les préparatifs vont bon tram à Bagdad pour commencer le tournage d’un film historique con sacréau règnedu roi Ghazi (1933-1939) qui avait mené une politique farouchement anti britannique et, déjà, revendiqué l’annexion du Koweït.I je ministère de l’Information a alloué un budget de plus d’un demi-million de dinars (environ 1,5 million de dollars) pour cette oeuvre, dont le tournage s’étalera sur 30 semaines.II s’agit de la première oeuvre cinématographique consacrée à l’un des rois d’Irak depuis la réhabilitation de l’ancienne famille régnante dans les mois qui avaient suivi la fin de la guerre irako iranienne en 1988.Le metteur en scène Mohammed Choukri Jami) précise qu’il s’intéressera plus particulièrement aux dernières années du règne de Ghazi qui « avait dit non aux Anglais, refusant leur traité comme l’avait fait avant lui son grand père, le chérif de la Mecque Hussein Ben Ali, endurant pour cela l’exil à Chypre où il décéda au début du siècle ».Il ajoute qu’il va mettre en scène « la lutte entre deux blocs de l’entou rage du roi.Celui du roi lui même et des officiers nationalistes, et celui de Nouri Sad, plusieurs fols premier ministre, qui voulait garder l’Irak sous le contrôle des Anglais ».Le metteur en scène n’a pas indiqué s’il allait inclure les demandes réitérées du roi Ghazi d’annexer le Koweit, l’une des ses principales préoccupations, selon les historiens irakiens.Ainsi, Lotfi Jaafar Faraj, l’un des biographes du roi, rappelle que la ra dio irakienne avait consacré, sous son règne, une bonne partie de ses programmes à appuyer les appels à l’annexion du voisin.« L’émir du Koweit de l’époque était dépeint par la radio comme un féodal hégémoniste et son régime qualifié de réactionnaire, par opposition au régime éclairé en Irak », affirme-t-il.Selon la presse irakienne, le film sera tourne dans le palais Azzouhour ( le palais des fleurs), ex-résidence du roi Ghazi, l’ancien siège du Conseil des ministres, et le cimetière royal.Des biens de la famille royale, notamment des automobiles, seront utilisés dans le tournage qui réunira une pléiade de comédiens et même une présentatrice de la télévision irakienne.Après la guerre contre l’Iran, le président irakien Saddam Hussein pour souligner davantage sa distance du sujet.Le corps est objet, donc volumes, masses et textures à explorer, sans plus.Le visage des personnages est souvent caché ou inexpressif : c’est le corps qui parle.Ne en Pologne en 1904, Muhlstock immigre à Montréal avec sa famille alors qu’il n’a que sept ans.Dans les années 20, il suit des cours de dessin à Paris, à l’atelier de Louis-François Biloul, celui qui lui enseigne l’art de dessiner le corps humain.Il revient au Québec au début des années 30, dans la dèche, et choisit le dessin au crayon, plus abordable que les tubes de peinture.Il se consacre surtout à l’étude du nu, chose peu courante à l’époque, par ici.Il produit alors énormément, et expose à travers le monde : Paris, Johannesburg, Londres, New York, Rio de Janeiro.Peintre reconnu, ses tableaux sont maintenant présents dans les grandes collections des musées d’Etat à travers le pays.À Montréal, on peut apprécier ses oeuvres au Musée des beaux-arts et à la Société Loto-Québec, notamment.Muhlstock a reçu cette année la médaille d’Officier de l’Ordre du Canada, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la culture canadienne.Aux toiles de Muhlstock, le Musée Laurier a ajouté une série de tableaux et de sculptures d’autres artistes ayant également été fascinés par les formes du corps.On peut voir une huile sombre et immense de Su-zor Côté, des fusains et sanguines de Rodolphe Duguay, et des oeuvres plus modernes utilisant différentes techniques de gens comme Raymonde Béliveau, Guy Langevin, Louis Pelletier, Sean Rudman, Elisabeth Mathieu, André Michel et Giuseppe Di Léo.La salle réservée aux sculptures donne à voir un ensemble assez hétéroclite d’oeuvres signées Louis-Philippe Hébert, Alfred laliberté, So-rel Etrog, Monique Levac, Esther Wertheimer et Pierre Tessier.avait ordonné, dans un geste inattendu, la restauration du cimetière royal.Coût de l’opération : un million de dinars (3,3 millions de dollars).Il avait également commandé en Italie une statue du roi Fayçal 1er (1921-1933), le père de Ghazi, qui avait été erigée sur une place de Bagdad, là où se trouvait l’ancienne statue du roi détruite par la foule en 1958, lors du coup d’Etat militaire qui avait proclamé la république.L’ancienne avenue roi Fayçal a également retrouvé son nom après avoir été débaptisée, il y a près de 30 ans, au profit de l’ancien président égyptien Nasser.Le tournage du film sur le roi Ghazi eoricide avec l’isolement persistant de l’Irak sur la scène régionale et internationale et la dégradation de la situation économique du pays, toujours frappé par l’embargo international.Un autre film relatif à la lutte contre la colonisation britannique a déjà été produit en Irak.Sorti il y a quelques années, La grande question, du même réalisateur, mettait en scène la rébellion des tribus en 1920, avec l’acteur britannique John Reed dans le rôle du gouverneur militaire de l’Euphrate qui fut assassiné par l’un des chefs de tribus.Bernard Lamarre pourrait quitter la présidence du Musée des beaux-arts Claude Turcotte M.BERNARD LAMARRE est toujours président du Musée des beaux-arts de Montréal et selon M.Pierre Théberge, directeur du musée, rien ne permet de croire que M.Lamarre ne complétera pas son mandat, dont l’échéance n’arrive que dans un an.Pourtant, des rumeurs persistantes, depuis quelques semaines, laissent entendre le contraire.M.Théberge nie également que le MBA soit accablé d’un déficit en pleine croissance.Le directeur réfute cette autre rumeur, en disant que jusqu’à maintenant les états financiers du MBA, présentés et analysés mensuellement, sont conformes aux prévisions budgétaires pour l’ensemble de l’exercice financier et que l’année devrait se terminer par « un léger surplus ».On imagine facilement que de telles rumeurs peuvent s’expliquer par l’imbroglio financier dans lequel se retrouve le Groupe Lavalin, dont M.Lamarre est le président et principal actionnaire.Que M.Lamarre cherche désormais à s’éloigner de fonctions publiques et honorifiques n’étonnerait personne.On dit d’ailleurs que M.Lamarre sort très peu depuis quelques semaines de son repaire de Saint-Sauveur.Le Musée des beaux-arts procédera le 7 novembre à l’ouverture officielle de son nouvel édifice.On profitera de l’occasion pour présenter une rétrospective prestigieuse, celle de Jean-Paul Riopelle.En attendant, la rumeur publique prête au premier ministre Robert Bourassa l’intention de nommer éventuellement à la présidence du MBA M.Fernand La-londe, un fidèle ami libéral et ex-mi-nistre dans un précédent gouvernement Bourassa, qui est par ailleurs bien connu dans les milieux montréalais.En 1989, le MBA déclarait un très léger bénéfice d’exploitation de 16 246 î, mais il traînait déjà un déficit accumulé de 3 millions $ qui fut ramené à 1,5 million $, grâce à une subvention spéciale.Toutefois, au Bernard Lamarre cours de l’exercice suivant, ayant pris fin au 31 mars 1990, le MBA enregistrait un déficit de 531102 $ ; une autre subvention spéciale de 1,5 million $ devait faire disparaître le déficit accumulué de 1,5 million $.Dans l’exercice financier ayant pris fin le 31 mars dernier, le MBA a produit un bénéfice de 349 000 $, ce qui a permis de réduire son déficit accumulé à 200 000 $.Selon M.Théberge, l’exercice en cours devrait donner un bénéfice suffisant pour éliminer complètement ce déficit accumulé et laisser en plus un surplus d’environ 200 000 $.M.Théberge a mentionné que le succès de certaines expositions, comme celles de Picasso et Salvator Dali, a contribué sensiblement à la baisse du déficit Pour ce qui est de la construction du nouveau MBA, les gouvernements canadien et québécois ont chacun accordé une subvention de 33 millions $.Une somme additionnelle de 27 millions $ proviendra de souscriptions publiques corporatives et particulières.Cette campagne de souscription s’étend sur une période allant de 1988 à 1993.Les travaux de construction coûtent 80 millions $, dont 50 millions $ pour le bâtiment 10 millions $ pour un passage souterrain et le reste pour des honoraires divers et autres dépenses.Enthousiasme et discipline National Youth Orchestra of Canada dir.Daniel Upton : Tchaïkovski, Symphonie no 6, « Pathétique », op.74; Freedman, Tangents, Moussorgski/Ravel, Tableaux d'une exposition.Lundi 12 août, salle Pollack.Carol Bergeron SOUS LA CONDUITE du chef américain Daniel Lipton, le National Youth Orchestra du Canada (NYO) donnait, lundi soir, un concert à la salle Pollack devant un public gagné d’avance aux prouesses de ces 78 jeunes qui ont entrepris une courte tournée afin de soumettre aux feux de la rampe les oeuvres soigneusement préjjarées au cours d’un stage préalable de quelques semaines.C’est Walter Susskind, directeur musical de la Toronto Symphony (1956 à 1965) qui rapporta d’Angleterre l’idée d’une formation symphonique entièrement composée de jeunes instrumentistes.Né à Toronto en 1960, le NYO rassemble donc, pendant six semaines de l’été, près de 80 étudiants provenant de presque tous les coins du Canada, y compris du Québec et même des Territoires du Nord-Ouest.Le NYO 91 s’est ainsi formé à Kingston (sur le campus de la Queen’s University autour d’un noyau de 28 Ontariens.Les provinces de l’Ouest et les Territoires du Nord-Ouest ont délégué 28 participants, tandis que les Maritimes (à l’exception de l’Ile-du-Prince-Édouard) en ont fourni 11, tout comme le Québec.La formation que nous avons entendue à Montréal fait penser à l’Orchestre du Conservatoire qui parcou- rait le Québec au mois de juin dernier : même enthousiasme, même énergie, même habileté, même discipline.Les yeux fermés, le niveau se compare favorablement à celui de nombreuses phalanges professionnelles.On ne peut être qu’admiratif devant cette studieuse jeunesse oui se mesure plus qu’honorablement a une oeuvre aussi exigeante que la Sixième de Tchaïkovski.Ne considérant que la mise en place de la partition, on pourrait même parler de prodige.Ce serait cependant considérer la « Pathétique » comme un simple exercice didactique, or qu’il nfen peut absolument pas être ainsi.De toute manière, cette autobiographique Symphonie n’est pas à mettre entre toutes les mains et surtout pas entre celles d’adolescents qui ris-quent de n’en point saisir la portée du contenu émotionnel Vouloir malgré tout la leur confier oblige le chef d’orchestre à servir de contrepoids, pour ne pas la vider de sa substance par une lecture soumise seulement au jeu de la mécanique instrumentale.Or, Daniel Lipton la dirigea froidement, comme un agent dirige la circulation automobile.Le reste du programme ne fut pas davantage inspirant.Monsieur Lipton se bornant à régler méticuleusement la mise en forme d’un instrument auquel 0 demeura impuissant & insuffler une âme.Ainsi s’éternisèrent les Tengents du compositeur canadien Harry Freedman qui, d’un élan « rockeur » incongru, les a fait hélas s’achever dans une consternante vulgarité.Ainsi s’« engrisailla » d’ennui la visite des Tableaux d'une exposition.Stravinski par Stravinski PARIS (AFP) - Pour le 20e de la mort d’Igor Stravinski, deux firmes discographiques transposent sur disques compacts les enregistrements de ses oeuvres d’avant et après la Seconde Guerre mondiale, sous la direction du compositeur russe lui-même, qui déclarait d’ailleurs : « J’estime que mes disques sont les compléments indispensables de ma musique imprimée.» En juin, Sony Classical a annoncé la sortie en septembre de 22 CD regroupant les gravures fixées sur microsillon entre 1959 et 1967 aux États-U nis de pratiquement toute la production de Stravinski.À son tour, Vogue Classique exhume pour la rentrée, sur 5 CD, une intégrale des enregistrements effectués par le maître de 1928 à 1938, au temps du 78 tours, à Londres, Paris et Berlin.La première intégrale Stravinski regroupée par CBS, et que reprend Sony, se répartissait sur 31 disques.Le nouvel ensemble sur CD compte une centaine d’oeuvres, dont une dizaine dirigées par Robert Craft et supervisées par le maître.On y trouve les musiques de ballet, de chambre, de piano (le compositeur se met aussi au clavier), les symphonies, les concertos, la musique sacrée, les oratorios et les petites pièces pour diverses formations.Le Columbia Symphony Orchestra, ainsi que les Festivals Singers de Toronto, furent les plus souvent sollicités par le compositeur.Parmi les solistes figurent le violoniste Isaac Stern et les pianistes Samuel Barber, Aaron Copland et Lukas Foss. Le Devoir, mercredi 14 août 1991 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS Pour combattre la pauvreté Construire »•** Murielle Leduc L'auteur revient d'un séjour Jusqu’au début des années 80, l'action sociale passait essentiellement par les établissements et l’accent était surtout mis sur les services curatifs.Ces services ont été bien sûr maintenus mais d’autres moyens sont maintenant privilégiés.La "réinsertion sociale et économique est au coeur des nouvelles politiques.Elle vise autant la réinsertion sociale et économique des individus — par la politique de Revenu minimum d’insertion (RMI) — que la réinsertion des quartiers et des villes par la politique de Développement social urbain.Dans les deux cas, le choix politique clairement affiché fut de favoriser la concertation en confiant la responsabilité du dossier à une délégation interministérielle réunissant les principaux partenaires et de renforcer la décentralisation en laissant une place importante aux régions et aux communes.Une des composantes de la politique de développement social urbain sera ici plus longuement abordée : les projets de développement sqcial de quartier ( DSQ ) qui visent lqs quartiers les plus détériorés où l’objectif est d’intervenir sur tous les nouveaux modes d’intervention.L’expérience française de Les femmes travaillant plus et les hommes s’intéressant davantage à l’éducation des enfants, on note un certain rééquilibrage dans la participation des parents au sein des réseaux scolaires.PHOTO ARCHIVES fronts pour enrayer la dégradation.Mentionnons cependant que la politique couvre d’autres dimensions dont les programmes Opération-été de Prévention de la délinquance conçus pour répondre aux problèmes d’inactivité des jeunes issus de quartiers ayant un fort taux de chômage et de délinquance.La politique de DSQ a été lancée en 1982 à la suite de l'échec des programmes axés sur la seule restauration physique des grands ensembles.Il y eut à ce moment un changement de conception : la revalorisation des quartiers dégradés n’est plus seulement une question d’uroanisme mais aussi de développement d’une vie de quartier.La politique DSQ avait donc pour but de coordonner dans une action intégrée différents projets concernant l'habitat.L’expérience débuta dans 22 quartiers puis se poursuivit de 1984 à 1988 dans 148 quartiers identifiés comme sites prioritaires d'intervention par la Délégation interministérielle a la ville.Un dispositif partenarial Au niveau national, la Délégation interministérielle à la ville a pour but de coordonner les actions de tous les ministères et administrations afin de promouvoir puis de soutenir les projets des élus et de leurs partenaires locaux.Elle réunit donc les administrations et associations concernées.Une approche équivalente existe au niveau local.Dans chaque ville et sur les territoires reconnus comme sites prioritaires d’intervention, des commissions locales de DSQ composées de représentants de l'État, des communes, des partenaires qui interviennent dans le quartier (Office HLM, Caisse d’allocations familiales .) et des habitants ont été formées.L'objectif de la Commission locale est de définir un programme global d’intervention, de coordonner les actions et de négocier les moyens.La démarche débouche sur une convention de cinq ans passée entre l’État (signée par son représentant dans la région, le préfet), les conseils régionaux et les communes (des élus).Ce contrat précise le diagnostic, les objectifs des partenaires et leur engagement financier pluriannuel ainsi que le montage opérationnel des actions à mener.Un avenant annuel précise les moyens financiers engagés par chacun et permet le cas échéant de réévaluer les objectifs.La réalisation du projet est confiée à une équpe multidisciplinaire sous la responsabilité d'un chef de projet.L’implication d’intervenants sociaux déjà engagés sur le terrain est importante.Conscients des limites des politiques et interventions sectorielles, ils se mobilisent autour de ces projets qui leur donnent un cadre de réalisation plus complet.L’initiative de tels projets varie; elle provient souvent des élus des régions.Il est évident que la perspective de drainer des moyens financiers sup- plémentaires constitue un argument de poids dans la décision de la ville ou des communes de s'engager dans ces projets.Des financements variés Les projets DSQ bénéficient d’une part, des crédits déjà disponibles dans les programmes de l’État et des collectivités locales.Les contrats signés entre les deux permettent de faire converger tous ces crédits qui jusqu’à ce moment, étaient souvent accordés sans coordination.D’autre art, la Délégation interministérielle la ville accorde un financement spécifique.Ce supplément permet de financer les éléments liés au bon déroulement des contrats (élude, évaluation, animation .De plus, les collectivités locales obtiennent des prêts à taux préférentiels de la Caisse de dépôt pour financer les travaux et équipements prévus.à titre d'illustration, mentionnons que pour les contrats de plan État-région 1989-1993 visant le traitement de 250 sites dégradés, 1,2 milliard de francs de crédit annuel est prévu.Cette somme se décompose ainsi : 600 millions de francs proviennent des crédits Palulos pour la réhabilitation des logements, 300 millions sont fournis par 10 départements ministériels pour des mesures d’accompagnement et une somme équivalente, — parité oblige — provient des budgets des régions.Adaptation des conventions DSQ aux situations locales Les actions DSQ peuvent varier d’un site à l’autre.Elles contiennent pratiquement toujours une importante réhabilitation de logements.Mais pour le reste, tous les cas de figure sont envisageables dès lors que l’action, pour laquelle une aide est demandée, contribue aux objectifs de « remise à niveau » du quartier.Il peut s’agir de loisirs pour les jeunes, d’aide à la réussite scolaire (les sites DSQ sont souvent aussi déclarés ZEP — zone d’éducation prioritaire — et des actions sont menées avec U* ministère de l'Éducation ), de services pour les personnes âgées, d’aide à la création de commerce de proximité aussi bien que l'aménagement d’espaces extérieurs.Dans chaque cas, on s'interroge sur les besoins des habitants et sur les possibilités de les satisfaire.L’appui aux associations du quartier est un des moyens d’action privilégiés.L’interrogation sur les dispositifs à mettre en place est constamment présente.Deux aspects de la revitalisation sont abordés avec beaucoup de soin : le choix et l’ordre des operations ainsi que le rythme de réalisation des projeLs.Repérer les points névralgiques ou les points faibles sur lesquels il faut intervenir en priorité dès l’annonce du programme constitue un élément majeur.L’un des objectifs est d’avoir rapidement des effets visibles pour stimuler l'engagement des habitants et des parte- naires.Car la participation des habi tants et surtout leur maintien dans tout le processus de réalisation ne sont pas évidents.Ainsi la charte de la DIV qui définit, pour 1991, les prin cipes d’action de cette politique con firme la nécessité de promouvoir systématiquement le partenariat et de « reconnaître aux habitants leur pleine capacité à être des acteurs du développement de leur quartier ou de leur ville ».Évaluation-perspectives Ces projets, selon la DIV, ont permis d'éteindre plusieurs incendies.Quelques années d’application l’amènent à vouloir recentrer les pro jets sur l’implication du secteur économique et sur les inscriptions dans une politique d’ensemble au niveau de la ville.Une difficulté importante mentionnée dans les réalisations locales provient des relations avec les structures traditionnelles qui sont loin d’être toujours sereines.Chaque admi nistration avait l’habitude de gérer seule ses interventions; la concertation que nécessitent maintenant les projets est souvent vue comme un empiètement sur leurs prérogatives.l'n danger existe aussi dans la mise sur pied d’une superstructure au niveau national.Les délégations doivent demeurer des lieux d’incitation et de coordination et non se substituer aux ressources en place dans les différents ministères.Une duplication viendrait ajouter à la lourdeur des fonctionnements et encouragerait, en réaction, le cloisonnement; ce qui n'est certainement pas l’effet souhaite L’enjeu de maintenir une simple structure de coordination est majeur autant au plan national que local.Une telle approche demeure cependant intéressante à considérer car elle a permis l’apprentissage d'un travail concerté entre la ville (ou les communes), les services de l’État, les organismes et les associations.Elle facilite l’identification des lacunes qui existent dans l’action sectorielle des partenaires et incite à travailler dans le même sens pour y pallier.Il est évident que ces projets se sont inscrits en France dans le contexte de l’importante décentralisation entreprise en 1982 qui a eu pour effet d’accroître les pouvoirs des élus des régions.Ces expériences sont intéressantes à considérer au Québec au moment où d'une part, le rôle des municipalités, la decentralisation et l'in tersectorialité sont à l'ordre du jour et où.d'autre part, la nécessité de combattre la pauvreté et ses effets par d'autres moyens est de plus en plus reconnue.Un des aspects les plus constructifs de ces approches est sans contredit.d’avoir privilégié de nouveaux modes d'intervention sans bouleversement structurel, en partant de ce qui existe et en respectant l’expertise de chacun tout en > ajoutant des mesures incitatives favorisant l'im plication des différents partenaires.L’évolution des finances publiques au Québec L’art pour ___ Jacques Léonard ‘ L'auteur est député de Labelle ¦ * et porte-parole de l'opposition •en matière de finances publiques."" Il réplique à l'éditorial ’ ' de Jean Francoeur paru dans LE DEVOIE du H août 1991.• J., DANS VOTRE éditorial du 8 août dernier, vous vous inspirez largement du document La problématique des finances publiques du Québec oui accompagnait la proposition de reforme Ryan sur la fiscalité municipale en décembre 1990.Vous tentez de justifier les hàùsses de taxes qu’entraînera cette réforme.Je me propose de vous présenter ici une autre vision de revolution des finances publiques.Selon l’argumentation dont vous faites état, en 1985, les libéraux seraient arrivés au pouvoir trop tard, le mal y ayant déjà été fait.Comble d'absurdité ou d’irresponsabilité, le gouvernement précédent dépensait pour payer l’épicerie.Depuis, les libéraux auraient coupé les dépenses et augmenté les revenus, ce qui aurait engendré une nette amélioration de la situation financière du gouvernement.Vous passez rapidement sur la détérioration des finances publiques au cours des deux dernières années, car la récession fausserait tous lés calculs.Pour faire face à la situation, le gouvernement aurait décidé d’augmenter ses revenus en toute transparence; ainsi, il serait « inexact d'affirmer que, par quelques tours de passe-passe, le gouvernement cherche à échapper a une aug-mentation de ses propres impôts ».le gouvernement d’échapper à une hausse de ses propres impôts De plus, le gouvernement serait aux prises avec une impasse budgétaire de 700 millions $, les dépenses étant pratiquement incompressibles.Vous concluez que c’est notre passé qui nous rattrape et que tout ce qui nous resterait à faire c'est de payer.Contrôle des dépenses Dans un premier temps, il faut savoir au sujet de l’héritage péquiste que nous sommes les premiers à nous être attelés à réduire la croissance des dépenses du gouvernement du Québec.De 1971-72 à 1975-76, sous la gouverne des libéraux de Robert Bourassa première période, le taux de croissance moyen des dépenses du gouvernement du Québec excède celui du PIB de 5,8 points de pourcentage.De 1976-77 a 1980-81, nous ramenons cet écart à 2,3 % et de 1981-82 à 1985-86 à 0,4 %.Les libéraux vont poursuivre le travail pendant quelques années, de 1986-87 à 1989-90, l’écart s’établit à -3,8 % Toutefois, au cours des dernières années, c’est là où comme vous dites « tout a basculé », la croissance des dépenses du gouvernement du Québec excédant ceUe du PIB de 4,0 % en 1990-91 et de 4,4 % en 1991-92.Le gouvernement peut faire davantage au niveau du contrôle de ses dépenses.Cela n’a rien à voir avec un passé qui nous rattraperait.Le gouvernement du Parti québécois a exercé ce contrôle des dépenses tout en s’attaquant à l’inscription comptable des engagements des régimes de retraite des fonctionnaires du secteur public.Sous la gouverne des libéraux de Robert Bou- rassa première période, la presque totalité des engagements de retraite du gouvernement à l’égard de ses employés n’étaient même pas pris en compte dans les dépenses du gouvernement.Le vérificateur général dénonçait la situation et demandait une comptabilisation appropriée des obligations du gouvernement envers les régimes de retraite.L’introduction graduelle au livre du gouvernement de cette dette accumulée par nos prédécesseurs se répercutera inévitablement sur les ratios financiers dont vous faites état.Vous ne suggérez quand même pas que nous aurions dû inscrire ces dépenses.Nous avons plutôt opté pour une gestion responsable des finances publiques.Avant de prétendre que nous empruntions pour payer l’épicerie, il faut aller consulter "le tableau sur les emprunts nets et investissements du secteur public que l’on retrouve dans chacun des Discours sur le budget.Comme les composantes du secteur public québécois s’apparentent à des vases communicants, c’est ce tableau qui permet de réellement juger de la situation.On y constate que, malgré la récession, le ratio des emprunts sur les investissements du secteur public a été en moyenne de 1,1 de 1981 à 1985.C’est donc que les investissements du secteur public ont pratiquement été du même ordre que les emprunts.On est très loin des images d'apocalypse.De 1983 à 1989, le Québec a connu l’une de ses plus longues périodes de prospérité.Notre bonne gestion de l’économie a permis au Québec de se sortir rapidement et avec force de la récession économique, tout le monde le reconnaît.Les libéraux ont hérité d’une économie dynamique, ils ont bénéficié pendant plusieurs années des investissements que nous avions initiés ou suscités.La forte croissance économique des dernières années devait engendrer une amélioration de la situation financière du gouvernement.Manipulations comptables De plus, les libéraux s’adonnent à quelques manipulations comptables qui ne donnent que l’impression d’une amélioration de la santé financière du gouvernement.En modifiant les conventions comptables, ils ont fait en sorte que les bénéfices d’Hydro-Québec se retrouvent dorénavant intégrés dans les revenus autonomes du gouvernement, ce qui lui permet de réduire artificiellement son déficit.Ainsi, selon les anciennes conventions comptables, le déficit du gouvernement du Québec s’élèverait en 1991-92 à plus de 4,2 milliards $ par rapport à un déficit anticipé de 3,5 milliards $ selon les nouvelles règles.Non satisfaits, à la veille des élections de 1989, les libéraux décident de jouer avec le moment de la comptabilisation des dépenses, pratique d'ailleurs dénoncée par le vérificateur général parce que, dit-il, «.elle nuit à la compréhension de l’évolution du déficit des opérations budgétaires d’une année financière à l’autre .le vérificateur général désapprouve donc cette présentation de l’information financière » (Comp les publics 1989-90, observations au vérificateur général, p.45).L’objectif du gouvernement était alors de se faire réélire et de voir après.En améliorant artificiellement le résultat de l’année pré-électorale, la détérioration subséquente était inévitable.Ils doivent aujourd'hui faire face à la réalité.On ne doit pas non plus minimiser l’impact de notre participation à la Fédération canadienne sur les finances publiques du Québec.Que ce soit au niveau des concessions du gouvernement du Québec face à Ottawa pour obtenir l’accord du lac Meech, de la réduction des transferts fédéraux ou de sa politique monétaire qui a entraîné le Québec en récession, on doit reconnaître que la faillite technique du gouvernement fédéral (le déficit du gouvernement fédéral dépasse maintenant les 400 milliards?) pèse lourdement sur nos finances et notre développement.Nous aurons l’occasion de largement en débattre au cours de la prochaine année.Face à cette situation, le gouvernement devait limiter l’explosion du déficit qui résulte en partie de sa mauvaise gestion.11 cherchera autant que possible à pelleter les augmentations de taxes dans la cour du voisin.Fin se déchargeant de ses responsabilités auprès des commissions scolaires et des municipalités sans leur fournir les ressources financières correspondantes, il les force à augmenter les taxes municipales et scolaires.llydro-Québec augmente ses tarifs au-delà de l’inflation et, comme les bénéfices d’Hydro-Québec sont comptabilisés à même les revenus autonomes du gouvernement, cette augmentation entraîne une hause des revenus autonomes du gouvernement sans majoration de ses propres impôts.Comme il puise à même le fonds de la Société de l'as surance-automobile du Québec, les frais d’immatriculation et des permis de conduire augmentent aussi.Les étudiants subissent pour leur part la hausse des frais de scolarité dans les universités.Taxes et surtarifications Dans l’ensemble, les taxes et sur-tarifications de toutes sortes décrétées par le gouvernement libéral depuis deux ans rapporteront en 1991-92 quelque 2,4 milliards?de plus.Trente-huit pour cent de ces nouvelles taxes auront été imposées par des organismes interposés, soit 936 millions $.Ces hausses de taxes, le gouvernement les aura obtenues au mépris de nos institutions politiques, en sacrifiant le climat de confiance que nous avions rétabli avec les municipalités à notre arrivée au pou voir.Ce n’est pas la solution.Pour assainir les finances publiques, le gouvernement doit stimuler l’emploi et aller de l’avant avec une politique de plein emploi II doit travailler avec les municipalités, les entreprises et les syndicats daas un climat de collaboration et non d’affrontement.Fin définitive, une partie de moins en moins grande de la population au travail ne peut continuellement payer pour une partie de plus en plus grande de la population sans travail et bénéficiaire des programmes sociaux.Tant que le gouvernement fera la sourde oreille à ce que cela veut dire, nous ne pourrons pas réellement parler d’assainissement des finances publiques.Journalistes à l'Information générale : Josée Boileau, Jean Chartier, Yves d'A-Jacques Nadeau (photographes), louis-G.L'Heureux, Caroline Montpetlt, Bernard L’éauiDe du DEVOIR LA RÉFACTION vianon Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), Louis-G.L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier Isabelle Paré Clémenl Trudel ; à l'Information culturelle : Pierre Beaulieu, Paule DesRivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Nathalie Petrowskl à l'Information économique : Robert Dulrisac.Jean-Pierre Legaull, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'InformaUon Dolltlaue Pierre Ô'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (corres-' pondant oarlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).Francois Brousseau éditorialiste (politique internationale) et responsable de la page Idées et événements', Laurent Soumis (politique municinaleV aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales).Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travaill Mario-Josée Hudon et Jean Sébastien (commis); Danielle Canlara, Thérèse Champagne.Monique Isabelle.Christiane Vaillant fclavistesv Denise Babin (secrétaire à la rédaction); Suzanne Marchand (adjointe
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