Le devoir, 18 septembre 1991, Cahier A
vaerm Vol.LXXXII No 216 ?JJ.FARMER J-a coLLection £xt atïiuée Velenients inode-sport pour hommes et lemmes 3525, Chemin Queen Mary ÆW Tél.739-4451/2141 Le magasin de plein air le plus spécialisé de Montréal Ennuagement graduel.Max : 20.Détail page B-7 Montréal, mercredi 18 septembre 1991 Toronto 85 cents 65* t TPS - TVQ SOCIÉTÉ Le chef cri Matthew Coone-Come (à droite) manifestant à New York L’accord source de tous les désaccords Le projet de Grande-Baleine constitue un test décisif pour la Convention de la Baie James et du Nord québécois.Catherine Leconte rappelle le contenu de cette bible de 500 pages et retrace l’histoire tumultueuse de ce compromis accepté en novembre 1975.Page B-l Ottawa et ses employés suspendent les hostilités travail et reprise des négociations Retour au Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral et ses fonctionnaires ont suspendu leurs hostilités, hier, l'un mettant en veilleuse sa loi spéciale, l'autre mettant fin à sa greve.Le Conseil du Trésor retourne à la table de négociations sans préconditions.Jusqu'à présent, le gouvernement avait toujours insiste pour stipuler que son régime salarial n’était pas discutable.En retour, l’Alliance de la Fonction publique va démanteler ses lignes de piquetage d’ici le milieu de la journée et renvoyer ses membres au travail le temps d’une nouvelle ronde de pourparlers.Et entretemps, le Parlement fédéral a suspendu son débat en vue de l'adoption d’une loi spéciale pour mettre fin, sous la menace d’amendes, à l’arrêt de travail des employés de l’État.En principe, Ottawa ne renonce pas pour autant à ses objectifs salariaux.« Nous sommes toujours irrévocablement commis à notre politique salariale, a maintenu le ministre Gilles Loiselle en faisant part à la Chambre des communes de l’ouverture de son gouvernement à retourner à la table de négociations.Qu’il soit compris bien clairement qu’il n’y aura pas d’augmentations de salaire cette année et qu’elles seront de 3 % l’année suivante.» En conférence de presse hier soir, le ministre précisait qu’il a toujours l’intention, tel que le prévoyait le projet de loi, de mettre l’ensemble de l’appareil de l’État au même régime.Mais la direction de l’Alliance de la Fonction publique est convaincue que le gouvernement n’aura d’autre choix que de faire preuve de plus de flexibilité.« Le gouvernement revient négocier sans conditions.Pour nous, cela signifie que sa politique salariale est sur la table », précise le président de l’Alliance Daryl Bean.À peine 24 heures après avoir entrepris de régler son différend à l’aide du rouleau compresseur d'une loi spéciale, le gouvernement s’est donc résolu à faire une autre tentative de négociation.Il faut dire que jusqu’à présent, la méthode forte ne lui avait pas porté chance : ¦ Au Parlement, aucun des partis d’opposition n'avait accepté de collaborer pour faire adopter la loi spéciale.Le débat menaçait de s’étirer.Au moins jusqu’à dimanche prochain, calculaient les stratèges du gouvernement.Pendant ce temps, la grève que le gouvernement soutenait vouloir régler de toute urgence se prolongeait.¦ A l’extérieur, une série d’événements tendaient à donner à Ottawa le mauvais rôle.Lundi, sa propre commission des relations de travail donnait raison au syndicat et jugeait que jusqu'à présent le gouvernement n'avait pas fait tous les efforts raisonnables pour s’entendre avec ses employés.¦ Sur les lignes de piquetage, l’Alliance a remporté un succès ines- Volr page A-4: Ottawa Le Canada ferme ses bases en Allemagne et réduit ses effectifs Jocelyn Coulon OTTAWA — Le ministre de la Défense nationale, M.Marcel Masse, a annoncé hier que le Canada fermera ses bases militaires en Europe et réduira les effectifs des Forces armées.Le gouvernement a cependant évité la question trop controversée de la fermeture de certaines bases militaires au pays.L’exercice est reporté à l’année'prochaine.Lors d’une conférence de presse, M.Masse a dévoilé les grandes lignes du réaménagement de la politique de défense du pays qu’il a qualifié de nécessaire a cause des bouleversements politiques et militaires en Europe et surtout en Union soviétique.M.Masse a annoncé les mesures suivantes : ¦ les deux bases canadiennes en Allemagne, Baden-Soellingen et Lahr, seront fermées en 1994 et 1995; ¦ une force opérationnelle de 1100 militaires sera maintenue pour la défense commune de l’Europe; ¦ les effectifs réguliers des Forces armées seront ramenés d’ici trois ans de 84 000 à 7fi 000, essentiellement par attrition; ¦ les effectifs non militaires du ministère de la Défense nationale seront réduits de 1000 et passeront à 32 000; ¦ un groupe consultatif est créé pour étudier les questions liées à l’infrastructure militaire au Canada; ¦ un bataillon sera réservé aux opérations de stabilisation ou de maintien de la paix de l’ONU.La fermeture des bases en Allemagne entraînera le retour de 6000 soldats et d’une quarantaine de chasseurs CF-18 au Canada.Les soldats seront affectés dans d’autres bases alors que les chasseurs serviront comme avions d’appoint ou de réserve.Deux escadrons de CF-18 seront démantelés».Selon un porte-parole militaire, la politique annonçée hier change les priorités de la Défense nationale.Dorénavant, Ottawa consacrera plus d’attention et de ressources à la défense du pays et du continent nord-américain.Les deux autres objectifs, la défense collective au sein de l’OTAN et le contrôle des armes et les opérations de maintien de la paix, sont aussi maintenus.M.Masse a déclaré que le Canada poursuivrait sa coopération au sein de l’OTAN.« Nous n’avons pas changé dans ce domaine » a-t-il dit.Le ministre n’a pas voulu répondre aux questions sur la fermeture des bases au Canada déclarant que le groupe consultatif aidera le gouvernement à faire un choix le moment venu.Le groupe consultatif sera composé de trois personnes et aura pour mandat d’identifier l’infrastructure excédentaire et le regroupement des autres installations.Le groupe fera rapport au ministre en mai 1992 mais ne pourra pas identifier nommément les oases qui devraient être fermées.Cette procédure permettra au gouvernement d’établir une liste de bases à fermer mais aussi d’attendre, sans doute après les élections, Voir page A-4: Le Canada rPW PHOTO CP Un char canadien sous l’oeil attentif d’une villageoise lors d’un exercice récent dans la campagne allemande.Une scène qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir.PHOTO AP Le nouveau président de l’Assemblée générale des Nations unies, Samir Shihabi (à droite) s’entretient avec le secrétaire Javier Peres de Cuellar après son élection.Le représentant de l’Arabie Saoudite a obtenu 83 voix sur 150.•Cwifr** .W*?-: « fr Samir Shihabi à la tête de l’ONU d'après Holder el AFP NATIONS UNIES - LA 46e ASSEMBLÉ E générale des Nations unies a élu dès son ouverture, hier, à sa présidence le candidat saoudien Samir Shihabi.Né à Jérusalem, celui-ci représente l’Arabie Saoudite auprès des Nations unies depuis 1983.Sur 150 délégations présentes, il a obtenu 83 suffrages, contre 47 à Sir Michael So-mare, ministre des Affaires étrangères de Papouasie Nouvelle-Guinée, et 20 à l’ambassadeur yéménite, Abdallah Saleh al Achtal.Le scrutin, qui n’est généralement qu’une formalité, était chaudement disputé cette année en raison des conséquences de la guerre du Golfe.La majorité absolue était requise pour remporter l’élection.En ce qui concerne la question irakienne, Samir Shihabi et Abdalla Saleh al Achtal représentaient deux tendances opposées : l’Arabie saou-Volr page A-4: Samlr La poutre effondrée n’était pas ancrée comme les 33 autres Clark promet plus que Meech et implore l’indulgence du Québec Laurent Soumis LE MODE d’ancrage du support de la poutre qui s’est effondrée vendredi au Stade olympique était différent de celui utlisé pour les 33 autres poutres qui ceinturent la miroiterie de l’enceinte olympique.Le vice-président à la construction et à l’entretien de la Régie des installations olympiques, M.Michel Bris-sette, a confirmé hier l’information obtenue par LE DEVOIR plutôt en journée.Selon les premiers rapports des ingénieurs, le support d’attache de la poutre de 55 tonnes était retenu à la console de béton par 16 tiges d’ancrage en acier au lieu des huit initialement prévues aux plans.« Les tiges étaient plus nombreuses, mais de diamètre moindre », a expliqué M.Brissette.Qui plus est, les analyses ont confirmé que plusieurs de ces tiges n’étaient pas fixées selon l’angle de 90 degrés prévu aux plans.Ces constations incitent la RIO à écarter pour l’instant l’hypothèse d’une erreur de design au'profit de problèmes liés à la pose de la poutre ou au choix du métal utilisé pour les tiges d’ancrage.Le vice-president de la RIO juge prématurée toute conclusion à l’effet que les techniques d’ancrage de la poutre entre les consoles 9 et 10 aient pu diminuer la résistance de l’ouvrage.« Les analyses se poursuivent en laboratoire », a-t-il dit.Il n’est pas rare dans de tels chantiers qu’on adapte sur mesure certaines pieces, a fait valoir M.Brissette.Mais ces modifications aux plans originaux font l’objet de calculs préalables, d’une certification par les ingénieurs et d’une vérification par les inspecteurs de la construction.C’est ce que la RIO tentera de vérifier.Depuis le début de la semaine, la RIO recherche dans ses archives les documents indiquant qui sont ceux qui ont participé de près ou de loin à la conception, la fabrication et la pose de la poutre et du support d’ancrage.Les documents devraient permettre de retrouver le fil de l’histoire de ces éléments du stade.« Les recherches à la gestion des Voir page A-4: La poutre Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE fédéral des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, est venu à Québec hier promettre que son livre blanc contiendrait plus que l’accord du lac Meech et implorer l’indulgence des Québécois.Les propositions constitutionnelles fédérales qui seront rendues publiques la semaine prochaine pourront I etre améliorées, a-t-il répété à trois reprises dans son discours devant la Chambre de commerce de Québec.J « Elles ne sont pas coulées dans le I béton.Je vous engage à les prendre au sérieux, à les soupeser, à les améliorer », dit-il.Mais surtout à ne pas i les rejeter du revers de la main avant de les avoir évaluées à leur mérite.» Le ministre a fait savoir que le concept de société distincte était au menu, de même que la reconnais-j sance du droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones et une réforme du Sénat, qui deviendrait élu et responsable.Il a laissé entendre qu’il proposerait une certaine forme de devolution des pouvoirs vers les provinces mais, qu’en contre-partie, Ottawa désirait, à titre de « coordonnateur », conserver la main haute sur tous les pouvoirs reliés à l’activité économique au pays.L’accord du lac Meech est derrière nous, il y a eu échec mais le mal est fait, dit le ministre.« Les temps ont changé, la situation a changé.Notre proposition aussi.Je crois que nous offrons plus que Meech, et tant pour le Québec que pour le Canada », a-t-il déclaré.M.Clark a exhorté les Québécois à comprendre les aspirations des autres provinces, comme il demande aux autres de comprendre les aspirations du Québec.La ronde de négociations qui vient est « une ronde Canada », a-t-il rappelé.Le gouvernement fédéral souhaite que « chacun trouve son profit dans ce nouveau projet constitutionnel».« Parfaitement conscient de votre sentiment d’avoir été trahis après le référendum, dit-il, parfaitement conscient de votre sentiment d’avoir été rejetés après l’échec de l’accord du lac Meech, et parfaitement conscient aussi de l’impression que vous savez que les choses ont assez duré, Voir page A-4: Clark D'ART Q em a DES CENT JOURS LES JEUDIS Rencontres publiq DEMAIN À 20 III.ERE.S FRANCINE FORD, chargée du programme Art public à la CIDKC-Montréal DAN GRAHAM, artiste JEAN-CLAUDE ROCHEFORT, commissaire de l'exposition JES JOSEPH FRANCO, artiste BARBARA CLAUS, artiste ' SYLVIE PARENT, conservatrice de Visions '91 2.50 5 Centre International Visionncmcnls dt d'Art Contemporain 3576, av.du Parc Les Galeries du Parc 4306 Ai l cl espace puhl Montréal, Qc, H2X 3P9 info.: 288.0811 26 SEPTEMBRE À 20 HEURES travail des artistes 2.50 S en collaboration avec LE DEVOIR CrownVte A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 18 septembre 1991 Un projet de loi accélère la procédure d’extradition des criminels étrangers Maurice Girard de la Presse Canadienne OTTAWA — Le Canada ne veut pas devenir un havre pour les criminels étrangers et modifiera la procédure d’extradiction pour réexpédier plus rapidement les individus qui entrent au Canada pour échapper a la justice de leur pays.« Les causes d’extradiction seront entendues et jugées plus rapidement et équitablement.Le message est clair.Le Canada n’est pas un asile pour fugitifs », a déclare la ministre de la Justice, Mme Kim Campbell, en déposant le projet de loi modifiant la Loi sur l’extradition.En juillet dernier, la ministre avait décliné les grandes axes du projet de loi, dont le texte n’a subi entre-temps que des modifications mineures.« Nous sommes profondément inquiets de l’attitude des Canadiens devant toute la question de Grande Baleine: Québec médite toujours sur le jugement de notre bureau de Québec L E G O U V E R N E M EN T du Québec n’a pu déterminer hier, comme cela était prévu, s’il porterait en appel le jugement de la Cour fédérale qui ordonne à Ottawa de procéder a une évaluation environnementale du projet Grande-Baleine conformément à la Convention de la Baie James et du Nord québécois.Le comité ministériel responsable de ce dossier, présidé par le premier ministre Robert Bourassa, s est réuni hier pour en débattre en présence d’un représentant du Procureur général, M.Gil Rémil-lard.Le bureau du premier ministre a émis un communiqué laconique en fin d'après-midi pour faire savoir qu’aucune décision n’avait été prise, rappeler que Québec dispose d’un délai de 30 jours pour en appeler du jugement Rouleau et que l'analyse se poursuit.Par ce jugement rendu le 10 septembre, le juge Paul Rouleau, de la Cour fédérale, donne raison aux Cris et ordonne à Ottawa d’assumer les responsabilités qui lui sont imposées par la Convention de la Baie James à l’égard de l’évaluation environnementale.Cette procédure donne ultimement à Otttawa le pouvoir de bloquer le projet hydro-électrique de 13 milliards $.Le comité ministériel sur Grande-Baleine est composé des ministres de l’Environnement M.Pierre Paradis, de l’Énergie Mme Lise Bacon et des Affaires autochtones M.Christos Sirros.l’extradiction.Cela ne fait aucun doute», affirme Mme Campbell.Selon le nouveau régime proposé par le gouvernement, un individu contre qui pèse une demande d’extradition sera fixé plus rapidement sur son sort.Le gouvernement élimine trois des sept étapes actuelles avant que son cas ne soit décidé par la Cour suprême.Dans les faits, le prévenu conre qui pèse une requête d’extradition n’attendra que deux ans avant d’être fixé sur son sort.Certaines avenues d’appel demeureront possibles comme par exemple une demande placée directement au ministre de la Justice.La Cour fédérale du Canada et sa Cour d’appel seront dessaisies de ces causes, « ce qui permettra à ces tribunaux de consacrer plus de temps à l’audition d’affaires pour lesquelles leur compétence est exclusive, notamment en matière de brevets, de droit maritime et de procédures liées à la loi sur l’accès à l’information », précise le document du ministère de la Justice.Ces dernières années, les pressions sur la justice fédérale ont surtout été canalisées par l’affaire Charles Ng iprononce Ing), un ex-lèricai Marine américain originaire de Hong Kong et qui est recherché par la police de l’Etat de la Californie comme témoin important dans une série de meurtres sadiques commis il y a quelques années.Cette affaire, qui dure depuis six ans, porte justement sur une demande d’extradition, qui a été prise en délibéré par la Cour suprême du Canada.Le plus haut tribunal du pays devra décider si le Canada,, pays qui interdit la peine de mort,' peut retourner chez lui un fugitif qui pourrait être électrocuté s’il est reconnu coupable.Ottawa a refusé de demander des garanties à la Californie sur le sort réservé au prévenu s’il était extradé.Pour le critique néo-démocrate en matière de justice, M.Ian Waddell, le gouvernement ne devrait pas accentuer sa réaction dans ce dossier pour une affaire aussi spectaculaire que le cas de Charles Ng.Il ne faudrait pas permettre qu’on expulse des gens « à partir d’audiences à la sauvette.» Le critique du Parti libéral, M.Russ MacLellan, rappelle que le pays attend depuis un an cette modification à la loi sur l’extradition.« Je suis déçu qu’on ait pris tant de temps pour agir », a-t-il dit.Des barrages pacifiques des Atikamekw de Mauricie pour sensibiliser les Blancs ROBERVAL (PC) — Les Atikamekw des trois communautés autochtones de la Mauricie et de la Haute-Mauricie profiteront de la saison de chasse à l’orignal pour réclamer l’appui des milliers de Blancs qui fréquentent leur territoire pendant cette période de l’année.Les chefs des trois communautés atikamekw, de même que le vice-président du Conseil des Atikamekw et des Montagnais (CAM), Ernest Ottawa, ont dévoilé, hier, à Roberval, les grandes lignes de l’opération Ni-taskinan (territoire ancestral de ce peuple), qui se déroulera en même temps que la saison de chasse.Le vice-président du CAM a affirmé que cette opération de « relations publiques» permettra aux autochtones de sensibiliser les autres utilisateurs du territoire sur le dossier des revendications territoriales.Les chasseurs n’ont toutefois rien à craindre, ont indiqué les chefs autochtones, puisque les Amérindiens des trois communautés ne feront qu’ériger des postes d’accueil sur les principales voies d’accès à leur territoire.« Nous allons arrêter les chas- seurs.Leur remettre de la documentation sur nos revendications et les sensibiliser à ce qui se passe sur le territoire.Nous croyons que les chasseurs sportifs seront en mesure de comprendre nos revendications », a déclaré Ernest Ottawa.Selon les explications fournies hier, les chasseurs ne seront pas dérangés sur les sites de chasse.Ils pourront pratiquer leur sport sans problème lorsqu’ils auront passé les points d’accueil.Les autochtones ne craignent pas que cette grande manifestation se transforme en affrontement avec les chasseurs.Un service de sécurité a été mis sur pied et les armes à feu seront interdites sur les sites.Pour l’occasion, tous les membres des trois communautés seront de l’événement.Il est même question de fermer les écoles pour une période de deux semaines afin de permettre aux enfants de participer à cette manifestation pacifique.Au grand total, les Atikamekw de la Mauricie et de la Haute-Mauricie revendiquent des droits sur une superficie de 62 000 kilomètres carrés de territoire.Amnistie dénonce les pratiques de torture d'un éventuel partenaire de libre-échange Maurice Girard de la Presse Canadienne OTTAWA — Le Canada veut étendre l’accord de libre-échange signé en 1989 avec les États-Unis à l’Etat du Mexique, où on continue de pratiquer « quotidiennement et sans impunité » la torture.Dans un rapport publié hier à Londres et aujourd'hui au Canada, Amnistie Internationale décline dans une plaquette de 55 pages les atteintes commises par les forces de l’ordre mexicaines aux droits de la personne.« La torture reste un phénomène endémique au Mexique », affirme le rapport.Des escadrons de la mort continuent de rôder dans le pays à la recherche des adversaires politiques et des dissidents.Pour le parti du président Carlos Salinas de Gortari, il semble difficile de se débarrasser de vieilles habitudes.Au cours des deux dernières années, Amnistie a reçu « des centaines de,plaintes» de Mexicains.À son élection en 1988 à la tête du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), le président Salinas a entrepris une sorte de « révolution tranquille » en démocratisant le régime politique, qui a cependant connu des ratées comme l’ont illustré les nombreuses fraudes électorales.Au plan des droits de la personne, croit Amnistie Internationale, la situation ne s’est guère améliorée en dépit des modifications de la Constitution.« Depuis 1986, toute une série de mesures ont été adoptées sur le plan administratrif et légal pour mettre fin aux abus, mais elles n’ont pas eu d’effet pratique », affirme-t-on.On continue de torturer et d’incarcérer sans motif valable au Mexique.ÉTUDIANTS! VOYEZ PLUS LOIN.ABONNEZ-VOUS AU DEVOIR LE DEVOIR offre a tous les étudiants* de niveau universitaire et collégial la possibilité de se procurer un abonnement à tarif préférentiel, en se présentant à l'un des campus suivants aux dates indiquées: Université St-Paul à Ottawa Université de Montréal Polytechnique et C.E.P.S.U.M.Sciences Sociales et Marie-Victorin H.E.C.Université Laval Palasis-Prince Charles-de-Konnick Université de Sherbrooke Université d'Ottawa Université du Québec à Trois-Rivières Université du Québec à Montréal Collège Brébeuf * Présentation obligatoire de la carte étudiante 16,17 et 18 septembre 16,17 et 18 septembre 23, 24,25, 26 et 27 septembre 24, 25,26 et 27 septembre 23, 24,25, 26 et 27 septembre 23, 24,25, 26 et 27 septembre 23, 24 et 25 septembre 23, 24, 25, 26 et 27 septembre 30 sept., 1, 2, 3 et 4 octobre 30 sept., 1,2, 3 et 4 octobre 30 sept., 1, 2, 3 et 4 octobre Le bras vengeur des escadrons de la mort s’abat de façon impitoyable et sans considération pour le rang social sur tout opposant : « Les victimes de la torture appartiennent à toutes les couches de la société.On compte parmi elles des personnes détenues pour des motifs politiques ou dans le cadre de litiges fonciers, des militants des droits de la personne, des militants de communautés indigènes, des syndicalistes, des avocats, des suspects de droit commun ».Parmi les principales méthodes de torture recensées par Amnistie Internationale figurent les coups de poing et de pied, la quasi-asphysie, l’introduction forcée dans le' nez d’eau minérale additionnée de poudre de piment et les décharges électriques.Au nombre de mesures proposées par Amnistie Internationale pour rectifier la situation on retrouve la suppression des arrestations arbitraires et de la détention au secret, un contrôle strict des procédures d’interrogatoire, l'interdiction d’utilisation des aveux arrachés sous la torture et la mise en application de garanties judiciaires.Gwen Templeton LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 les$?£ Administration.(514) 844-3361 oüVERTS DgjjjSSr Rédaction.(514) 842-9628 QÉ 9H00 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans trais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(5141844-5738 Extérieur (sans trais).t-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 PHOTO CP Menacée de déportation après 60 ans au Canada TORONTO (PC) - Mme Gwen Templeton vit au Canada depuis 60 ans.Mais tout dernièrement, on lui a demandé de prouver sa citoyenneté canadienne, sinon elle devra quitter le pays.« J’ai jusqu’au 23 décembre et ensuite je dois m’en aller, mais je n’ai aucunement l'intention de le faire.Croyez-vous qu’ils peuvent renvoyer un propriétaire foncier de 68 ans ?«, a-t-elle demandé lundi.Mme Templeton est actuellement agent d’immeuble et vit à Willow-dale, en Ontario.Elle est née à Buffalo, aux États-Unis.Depuis qu’elle a 8 ans, elle a vécu dans différentes villes canadiennes, puis s’est enfin établie à Toronto avec son père, un Canadien, et sa mère, une Américaine.Elle a marié un Canadien en 1946 et a donné naissance à quatre enfants, toujours au Canada.Bien qu’elle possède un passeport américain, elle a toujours cru qu’elle avait la double citoyenneté.Elle ne s’est jamais procuré de passeport canadien car, dit-elle, elle n’en a jamais eu besoin.Elle n’a jamais eu de problèmes à traverser la frontière lors de ses voyages aux États-Unis.Ses problèmes ont en fait commencé le 23 juin dernier alors qu’elle revenait de Miami.Un agent des douanes de l’aéroport Pearson, de Toronto, lui a dit qu'elle devait obtenir une preuve de sa citoyenneté pour revenir au pays.Mme Templeton, trouvant la situation farfelue, a éclaté de rire.Mais ça lui a donné une bonne leçon : « Il ne faut jamais rire d'un fonctionnaire ».Elle a aussitôt remis son certificat de naissance, son permis de conduire, sa carte d’assurance sociale, d’assurance maladie et de l’âge d'or.« Il ne les a même pas regardés parce qu’il considérait que ça n’avait aucune importance.Il a affirmé que j’étais une étrangère illégale », a déclaré Mme Templeton.L’agent des douanes a finalement estampillé son passeport américain pour lui accorder un visa de visite de six mois.Au cours de cette période, elle ne peut donc plus travailler ou suivre aes cours.Elle essaie depuis ce temps désespérément d’obtenir une carte de citoyenneté, mais se trouve dans une impasse car elle n’arrive pas à retracer des dossiers perdus, dont le certificat de naissance de son père et le certificat de mariage de ses parents.Selon un porte-parole d’immigration Canada, M.Roger White, le cas de Mme Templeton semble peut-être étrange mais tout se déroule selon les règles.« Si une personne n’a pas de statut d’immigrant ou une preuve de citoyenneté elle est techniquement un visiteur», précise-t-il.M.Len Westerberg, porte-parole du ministère de la Citoyenneté, a expliqué que si Mme Templeton ne peut localiser les dossiers qui lui manquent ou obtenir des papiers officiels à temps, un représentant du ministère étudiera le dossier et rendra un jugement.Quant à Mme Templeton, elle dit en avoir assez de la bureaucratie.L’affaire Kealy ferait réviser les procédures d’accusations criminelles à titre privé Jim Brown de la Presse Canadienne OTTAW A — Les gouvernements fédéral et provinciaux devront réviser la procédure permettant de porter des accusations criminelles a titre privé, à la suite de l’affaire Glen Kealy, affirme la ministre fédérale de la Justice, Kim Campbell.« Je n’ai pas encore lancé de révision formelle ou officielle de (la procédure! », a dit Mme Campbell a sa sortie des Communes, hier.« Mais je crois que moi et mes homologues provinciaux en discuteront.» M.Kealy, un ancien homme d’affaires devenu militant opposé au gouvernement, a porté plainte sous serment, en juillet, contre 13 conservateurs et trois officiers de haut rang de la Gendarmerie royale du Canada, faisant étant d’un vaste réseau de corruption.Il a été autorisé à porter plainte par Lynn Coulter, une femme juge de paix d’Ottawa forte de 30 ans d’expérience mais sans diplôme de droit.Les avocats seniors de la Couronne ontarienne qui ont étudié l'affaire ont retiré lundi toutes les plaintes à l’exception de celle portée contre l’ex-ministre des Travaux pu- blics, Roch LaSalle, qui demeure accusé d'avoir demandé un pot-de-vin et de conspiration.Les responsables de la Couronne ontarienne ont estimé que Mme Coulter, qui avait mené l'audition d’une douzaine de témoins en 17 jours avant d’autoriser les plaintes, n’a pas fait la distinction entre soupçon sans fondement et opinion issue d’une preuve solide.Mme Campbell a reconnu que l’affaire Kealy soulevait plusieurs questions sur d’obscures clauses du Code criminel, permettant à tout citoyen de porter plainte devant un juge de paix et de porter des accusations s’il possède des preuves pour appuyer sa démarche.La ministre a toutefois indiqué qu’elle ne savait pas si le Code devait etre réécrit, ou si le procureur général fédéral et ses homologues provinciaux devaient modifier leur façon de procéder dans de tels cas.« Ce n’est pas clair si des modifications législatives ou des changements de pratique sont nécessaires », a déclaré Mme Campbell.« C’est quelque chose que nous devons regarder.» Le juge Coulter, en vacances en Irlande, n’a pu être rejoint afin de commenter la question.Pas de coercition pour accroître la diffusion du français scientifique JEAN CHARTIER LE CONSEIL de la langue française du Québec écarte toute idée de coercition pour accroître l’importance du français dans l’activité scientifique et technique.Le Conseil préfère demander la diffusion maximale des travaux des chercheurs scientifiques et l’assistance financière aux publications francophones susceptibles de publier ces travaux.Le président du CLFQ, M.Pierre-Étienne Laporte, invite seulement à un renforcement de la présence de revues dites primaires ainsi que de revues de synthèse en langue française dans les domaines où excellent les chercheurs francophones.Dans les communications orales, le Conseil propose que le français soit « une des langues officielles de l’annonce générale de l’événement, du programme et une des langues acceptées lors des conférences ».C’est dire qu’il n’y aura pas de branle-bas à la suite de la publication du rapport et de cet « avis sur la place du français dans l’activité scientifique et technique », tous deux rendus publics hier.Le chercheur vise la promotion de ses travaux et la langue n’est pas prioritaire à cet égard.Ce qui est considéré dans l’examen de son travail, c’est la qualité de sa recherche, la valeur de son enseignement, ce qui est fort difficile à évaluer, ainsi que la présence et l’appport du chercheur dans sa communauté scientifique.C’est dans ce contexte qu’il faut prendre en compte les communications sociales et le fait d’écrire en français.Les revues subventionnées par les multiples gouvernements du Canada ont été colligées par le Conseil et il s’avère qu’on en compte 32 dans les arts et lettres (ceci inclut des revues comme le Dalhousie French Studies), 21 dans les sciences fondamentales et appliquées (ceci comprend par exemple le Journal of Palliative Care), et 133 dans les sciences sociales et humaines (ceci comprend le Newfoundland Studies).En somme, le Conseil propose des budgets plus importants pour favoriser la publication d’articles scientifiques èn français dans une des 186 revues subventionnées au Canada ou dans dels revues internationales.La situation du français dans lps sciences humaines n’est pas mauvaise, les deux tiers des francophones publiant leur communication dans leur langue.Mais, dans les sciences médicales, ce pourcentage est plutôt de l’ordre de 10 %.Et, qui pis est, dans les sciences de la nature, les scientifiques québécois rattachés aux universités francophones publient en anglais dans une proportion voisine de 90%.Le Comité pour le français dans l’information scientifique et technique a siégé pendant 18 mois et ç’jesj.le résultat de ses recherches qui,a été rendu public hier.Il avait été créé par le Conseil de la langue française.EN BREF.o loto qué+XLK RÉ S U L T A T S lolo-québec Tirage du 91-09-16 1 9 13 15 17 19 20 23 24 34 38 44 53 55 57 60 62 64 68 69 Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 91-09-18 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec gagn cas de disparité entre cette liste et la liste officielle.'cette dernière a priorité" Un ex-député implique Roch LaSalle (PC) — L’ex-ministre Roch LaSalle aurait été le bénéficiaire d’une somme de 35 000 $ dans le cadre d’une affaire de pot-de-vin organisée par l’ex-député conservateur de Gamelin, Michel Gravel.C’est ce qu’a déclaré M.Gravel, [ hier, en Cour canadienne de l’impôt, à Montréal.Revenu-Canada mène une j enquête depuis le mois de mai 1989 relativement à une rencontre à 5000 $ lé ’ couvert organisée par l’ex-député Michel Gravel, qui a rapporté 40 000 $.M.Gravel a reconnu sa culpabilité en décembre 1988 relativement à cette affaire.Il a expliqué hier devant la cour avoir Versé un total de 35 000 $ en • ’ ’ deux occasions à son collègue Roch LaSalle.L’ex-ministre LaSalle sera appelé donner aujourd’hui sa version des faits.Bureau de l’Agence francophone à Genève PARIS (AP) — Aujourd’hui doit être inauguré à Genève un Bureau de liaison de l’Agence francophone à Genève, dans une maison proche du quartier des Nations unies mise à disposition par les autorités suisses.Ce bureau sera inauguré par Jean-Louis Roy, le secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT, qui regroupe une quarantaine de pays francophones et qui est le principal opérateur des sommets de la francophonie), en présence des autorités fédérales, cantonales et communales suisses.« Sous la responsabilité de Christine Kavart, que la Communauté française de Belgique a mise à la disposition de l’Agence, le bureau recherchera de ‘nouvelles voies de coopération avec les organisations internationales basées ou représentées à Genève, afin de les amener à investir davantage dans l’espace francophone’.Moins de conduite avec facultés affaiblies OTTAWA ( PC) — Le nombre de personnes accusées de conduite avec facultés affaiblies a encore une fois diminué en 1990, indique un relevé de Statistique Canada rendu public hier.L’an dernier, 112 925 personnes ont été accusées, soit le plus faible pourcentage depuis 1974 lorsque le gouvernement; a commencé à effectuer des statistiques sur la conduite avec facultés affaiblies.C’est une baisse de 5 % par rapport à 1989.Ce nombre représente également une diminution de 30 % comparativement à 1981 alors que 162 000 accusations avaient été portées, soit le pire résultat des sept dernières années.Cette baisse a été enregistrée dans toutes les provinces l’an dernier, à l’exception de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan.i Le Devoir, mercredi 18 septembre 1991 ¦ A-3 Les syndicats d’Angus organisent la résistance sans illusions Sylvain Blanchard LES DIFFÉRENTS syndicats représentant les employés des Ateliers Angus à Montréal ne savent pas trop comment s’y prendre, mais ils travaillent tout de même activement à la recherche de solutions pour éviter la fermeture de l’usine presque centenaire de la rue Rachel, prévue pour janvier prochain.Depuis 24 heures, les leaders des neuf syndicats de la boite ont des entretiens réguliers dans le but de mettre sur pied un plan d’action concret susceptible d’amener CP Rail à revenir sur sa décision.Une première décision a été prise : les syndicats refuseront de discuter avec l’employeur de toutes les modalités d'application du programme de mise à pied annoncé.« En vertu de la convention, signale Pierre Lafrance, du Conseil des métiers des Ateliers Angus, ils ne peuvent rien faire à ce chapitre sans notre collaboration.Si l’employeur commet une seule erreur en décidant de s’y aventurer seul, ça va coû- ter cher ».À l’intérieur de l’usine, le mot d’ordre a été lancé « de ne pas se tuer à l'ouvrage », d’invoquer le stress de la fermeture pour ralentir le travail.Résultat : la direction de l’usine a dû convoquer d’urgence hier les leaders syndicaux pour se plaindre du rythme de la production.« On ne demandera pas à des gens ui se sont saignés à blanc pendant es années pour cette entreprise de continuer le travail comme si de rien n’était, signale M.Lafrance.Cette fermeture nous fait mal et les patrons vont le savoir».Même si personne ne se fait trop d'illusions, on jure que la disparition des Ateliers Angus ne passera pas comme lettre à la poste.Le grand public sera aussit sensibilisé au sort des travailleurs des Ateliers Angus.Des manifestations et des interventions publiques sont prévues, notamment de la FTQ, pour expliquer les conséquences de la disparition de cette usine de près de 1000 employés.On fera référence à l’expertise des travailleurs, au « démantèlement en sourdine » du siège social de CP Rail à Montréal et aux centaines d’emplois qui seront perdus chez les fournisseurs des Ateliers.Outre les syndicats, participeront à cette grande opération le mouvement Pro-Est, dont le mandat est d’assurer le suivi des politiques gouvernementales visant à assurer la relance économique de l’est de la métropole.Son directeur général, Gaétan Desrosiers, a fait savoir hier que les discussions entre les parties allaient bon train, mais que personne en ce moment ne savait trop quoi faire pour amener CP Rail à reconsidérer sa décision.« L’objectif, c’est la réouverture de l’usine, dit Pierre Lafrance.Mais on ne rêve pas en couleurs, nous savons que notre rapport de force n’est pas très bon actuellement.Par contre, on va faire tellement de tapage autour de cette fermeture, tellement de publicité négative pour le CP, que la compagnie n’aura pas d’autre choix, si elle veut toujours fermer boutique, que de nous accorder de meilleures compensations».Déjà hier, la compagnie s'est empressée de remettre à ses employés copie d’une lettre leur garantissant ue la protection salariale contenue ans leur convention collective ne serait pas affectée par les discussions qui ont cours en ce moment sur le renouvellement de leur contrat de travail.Cette clause garantit aux employés licenciés le versement de leur plein salaire jusqu’à l'âge de 65 ans.Plusieurs syndiqués avaient laissé entendre, lundi, que la compagnie tenterait de s'attaquer à cette clause de la convention.Pendant ce temps à Ottawa, la fermeture a provoqué la colère de plusieurs députés montréalais qui ont demandé le départ du ministre fédéral responsable de la région, Jean Corbeil.Le député libéral de Saint-Denis, Marcel Prud’homme, et celui du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont lancé la charge.Visiblement furieux, M.Prud’homme a qualifié la situation de catastrophique et s’en est pris à M.Corbeil.« Le ministre responsable demeure effroyablement indifférent et absent », a-t-il déclaré, demandant au premier ministre d’écarter M.Corbeil du cabinet.Le député de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe, a poursuivi dans la même veine, accusant le ministre de faire preuve « d’inertie » et « d'incompétence ».Le chef libéral Jean Chrétien a pour sa part amorcé la période des questions avec un nouveau slogan.« Aujourd’hui, c’est le chômage qui a une ville, Montréal », a-t-il lancé, avant de demander au premier ministre d'agir pour contrer la « situation économique absolument désastreuse de Montréal».Il eu droit, en guise de réponse, à une liste des réalisations du gouvernement récitée par le ministre des Transports, Jean Corbeil.Par ailleurs, à Québec, le député péquiste de Lévis, Jean Garon, a soutenu que la fermeture des Ateliers Angus était la conséquence directe des « politiques discriminatoires » du gouvernement fédéral depuis 20 ans.Politiques qui, selon lui, consistent à subventionner le transport ferroviaire dans l’Ouest et à réduire l'activité ferroviaire au Québec.Depuis 15 ans, le fédéral a versé selon lui 6,6 milliards $ pour entre- tenir les voies ferrées déficitaires de l'Ouest du pays et compenser les pertes des compagnies ferroviaires qui les exploitent.En revanche, le Québec, lui, « ne reçoit rien pour l’exploitation des lignes non rentables et aucune compensation pour les embranchements qui sont abandonnés, contrairement à Terre-Neuve qui, en 89, a reçu 700 millions $ du gouvernement fédéral our compenser l’abandon de 1169 m de chemin de fer dans cette province ».De son côté, la député d’Hoche-laga-Maisonneuve, Mme Louise Hard, a demandé au président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la région de Montréal, Daniel Johnson, de rendre publics immédiatement tous les travaux de la table de concertation sur l’industrie ferroviaire à Montréal.La fermeture des Ateliers Angus a été annoncée trois semaines avant le dépôt des recommandations de ce groupe de travail, dont le mandat est justement de trouver des pistes de solutions pour relancer cette industrie dans la région.Les caries des écoliers chutent de 30% en 10 ans Mais les États-Unis et l’Ontario font mieux Isabelle Paré SI LES ÉCOLIERS québécois continuent à présenter 40 % plus de caries que les marmots américains, le Québec fait malgré tout des progrès en matière de santé dentaire.L’incidence de la carie y a chuté de 30 % depuis 1984.C’est ce que révèle la dernière enquête sur la santé dentaire des écoliers québécois de 7 à 17 ans effectuée en 1989-90 auprès 7000 enfants répartis sur le territoire québécois.De fait, le Québec accuse toujours un retard d’au moins 12 ans en terme de santé dentaire face aux États-Unis ou à des provinces comme l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique.Cependant, le score des écoliers du Québec n’a cessé de s’améliorer depuis 1984, dit le rapport.Le nombre de caries a diminué de 20 % à 42 % selon les âges depuis 1984, et le nombre de dents cariées non traitées a dégringolé, chutant de 62 % à 73 % dans diverses tranches d’âges durant la même période.En 77, les enfants québécois avaient en moyenne deux fois plus de caries que.les écoliers ontariens.Bref, conclut le Dr Martin Fayette, le traitement de la carie au Québec a récemment connu un essor sans précédent, de sorte que la province affiche aujourd’hui sur ce plan un score supérieur à celui des enfants américains.Malgré ce rattrapage curatif, reste que la prévention connaît certains avatars.« Sans mesures préventives accrues, nous n’aurons rejoint le niveau de santé dentaire des États-Unis que d’ici 40 ans », a insisté M.Fayette, notant que le nombre dès hygiénistes dentaires est passé de 200 à 150 depuis 84.Far ailleurs, la santé dentaire s’est au même moment dégradée sur d’autres plans, constate-t-on.On observe que de 10 à 15 % des enfants souffrent d’anomalies sévères de la dentition nécessitant des traitements urgents d’ortondontie.« Certaines de ces anomalies sont carrément han- dicapantes mais seulement 5 % des enfants reçoivent des traitements d’orlodontie à cause des coûts élevés», a souligné le Dr Payette._ Plus encore, souligne l’enquête, 60 % des adolescents présentent des saignements des gencives.Mais le point noir de cette enquête demeure la détérioration croissante de la santé dentaire observée au sein des enfants de familles défavorisées.En effet, 24 % des enfants cumulent 72 % des caries répertoriées au cours de l’enquête.Dans ce groupe démuni, les enfants de la 2e année primaire ont trois fois plus de caries que la moyenne des écoliers du même âge.« Si la performance du Québec en santé dentaire demeure faible, c’est à cause de ce groupe à risque dont l’exposition au fluoré constituerait le meilleur moyen de prévention », soutient le chercheur.Forts de la récente décision du département de santé publique des États-Unis qui prend parti pour la fluoration de l’eau, les départements de santé communautaires (DSC) du Québec pressent en conséquence les municipalités et, au premier chef, la Ville de Montréal, à fluorer leur eau potable.À ce chapitre, le Dr Fayette s’est montré cinglant envers l’administration montréalaise qu’il accuse de manquer de courage politique.Seulement 8 à 10 % de la population du Québec a accès à de l’eau fluorée, alors que 53 % des Américains et 70 % des Ontariens disposent d’eau traitée aux fluorures.L’administration Doré a en effet décidé de surseoir à son projet de fluoration avant les élections de 1990, et ne recevra les résultats d’une deuxième étude commandée sur les effets des rejets de fluor dans le fleuve qu’au printemps 1993.Four ces groupes à risques, le groupe de recherche presse également Québec d’inclure aux services dentaires payés par l’État le scellement des dents pour prévenir l’apparition de la carie, et les traitements urgents d’ortodontie.PHOTO JACQUES NADEAU Montréal et Toronto s’entendent pour s’entendre Montréal et Toronto, les deux plus grandes villes du Canada, ont signé hier une entente de partenariat qui leur permettra de collaborer dans une multitutude de dossiers, allant du contrôle des armes à feu à la gestion des déchets, en passant par les relations interraciales.L'entente a été qualifiée d'historique par les maires des deux villes, MM.Jean Doré et Art Eggleton.En vertu de l'entente, les deux villes s'engagent à échanger des informations et des ressources dans les dossiers suivants : relations interculturelles et interraciales, habitation, planification et sécurité urbaines, et développement urbain viable.Le coroner fixe les limites de son enquête sur les causes de la mort du caporal Lemay Clément Tnidel L’ENQUÊTE publique du coroner sur la mort du caporal Marcel Lemay, de la SQ, le 11 juillet 1990 à Oka, s’est ouverte hier au Falais de justice de Montréal.Me Guy Gilbert a, d’entrée de jeu, esquissé les paramètres qui le guideront dans ce processus « inquisiteur et coercitif ».Il ne s’agit pas d’un procès sur les circonstances exceptionnelles de cette mort, a-t-il précisé.Le coroner en chef Jean Grenier a déjà reçu, le Hydro déboutée en Cour d’appel Clément Trudel 1 " " m LA COUR d’appel du Québec donne raison à trois syndicats et refuse de juger manifestement déraisonnable la décision du Conseil des services essentiels (CSE, 1989) d’accepter comme suffisante la liste des services essentiels soumise à llydro-Québee par le Syndicat canadien de la fonction publique fSCFF).La juge Louise Mailhot, qui a l’appui des juges Rothman et Vallerand, confirme la décision de la Cour supérieure de ne pas intervenir dans le dossier.Il y avait eu rejet, par un premier juge, de requêtes en évocation et en mandamus déposées par Hydro-Qué-bec.Les sections locales 1500, 2000 et 957 (FTQ) voient donc ainsi confirmée leur responsabilité première dans la mise au point des services dits essentiels en prévision d’une grève.Le CSE a, en l’occurrence, à vérifier si les services offerts par les syn diqués sont « suffisants », non pas s’il y en a trop, comme l’avait prétendu Hydro-Québec.27 mai, un rapport d’« investigation » du Dr Faul Dionne et, dès le lendemain il décrétait la tenue d’une enquête publique.L’enquête doit mener à des « recommandations visant une meilleure protection de la vie humain ».Elle exclura l’examen des affrontements qui ont pu avoir lieu l’été dernier.Plus particulièrement, Me Gilbert fera porter son enquête sur « toutes les circonstances purement physiques » du décès (le Dr Dionne n’a pas pu retracer l’arme qui aurait causé la mort de Marcel Lemay) ainsi que sur « certaines circonstances non physiques » du décès, par exemple sur les causes immédiates des activités déployées par la SQ à Oka le 11 juillet 1990 voir un impact direct sur la protection de la vie humaine lors d'une opération policière».L’enquête qui commence est une première; on ne connaît pas de précédent au Québec à une telle enquête publique du coroner sur les circonstances entourant le décès d’un policier au cours d’une opération poli CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonda an 1892 55 St Jacquos Agents de Montro.il, Québec hrovcts Canada, H2Y 3X2 t , d invention Telox 05 268656 Fax: 15141845 7874 fit de marques Toi 15141987 6242 de commerce cière.Me Gilbert souhaite la collaboration des procureurs et des médias dans une quête qu’il veut la plus exhaustive possible tout en conservant le souci de protéger la réputation des personnes et de sauvegarder l'intérêt public.Me Gilbert va encore plus loin sur ces circonstances « non physiques ».Il entend aborder les circonstances dont la répétition, la continuation, la prévention ou le contrôle permet- traient raisonnablement une meilleure protection de la vie humaine.Circonstances qui pourraient comprendre, selon Me Gilbert: ¦ les politiques générales ou l’absence de politiques générales; ¦ la qualité de la préparation de l'opération elle-même; ¦ la suffisance de l’équipement utilisé; ¦ l’enlraînement des policiers participants; « autant de facteurs susceptibles d'a- iDEEBEBl TOUT L’INVENTAIRE 1991 DOIT ÊTRE ÉCOULÉ 165 HONDA À VENDRE \prix incroyable 2/aucune offre raisonnable refusée 2/ aucune attrape pas de marchands 1110 Bleury, Montréal, 879-1550 KUNO WITTMER 5 lois champion de rallye du Québec:«Un prix Imbattable pour une voiture Imbattable.» L’article de Mordecai Richler ne fait pas de vague à New York Jean Chartier L’ARTICLE de Mordecai Richler ne cause aucune vague à New York, mais c’est loin d’être le cas à Montréal, où le romancier montréalais a été traité hier de « cas tragique de mésadaptation linguistique » par la Société Saint-Jean-Baptiste.À New York, le conseiller en communication de la Délégation du Québec, M.Gérard Cellier, précise que personne n’a encore réagi aux opinions de M.Richler, c’est plutôt Grande-Baleine qui fait l’objet des préoccupations.M.Cellier ajoute que les opinions énoncées dans le New Yorker par M.Richler sont déjà largement connues et partagées de la part du milieu juif new-yorkais.C’est l’opinion habituelle et elle ne surprend donc pas.En d’autres termes, il n’y a là rien de nouveau.Quant à relever toutes les inexactitudes de fait dans le long article du romancier montréalais, est-ce vraiment utile ?Car, il s’agit plutôt d’un article de feeling.Mordecai Richler donne en effet la sensation d’avoir été montréalais et de ne plus l’être tout à coup.En réalité il a déjà exprimé tout cela.Sa défense des juifs de Montréal, c’est ce qui a peut-être fait plaisir à New York et entraîné la publication, estime M.Cellier.Mais, il ne trouve pas à propos d’écrire que M.Richler a été injuste à l'égard du Québec.C’est un texte trop personnel, dit-il.Finalement, à propos des injures aux hommes politiques, les New-Yorkais y seraient habitués et les propos de M.Richler ne surprennent donc plus dans la métropole améri-j caine, toujours selon M.Cellier.Il y a | plutôt des questions sur Grande-Ba- leine et la Baie James.C'est donc la présence du ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qui est requise plutôt que celle d’un refuteur de Moraecai Richler.A Montréal, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, M.Jean Dorion, a comparé de son côté le romancier Mordecai Richler à Albert Camus en ces termes : « Celui-ci était un brillant écrivain français d’Algérie dont les romans ne mettent en scène à peu près aucun Arabe, bien que leur action se déroule en Afrique du Nord.C’est un cas ty-pigue de littérature coloniale.De meme, dans les oeuvres de M.Richler, qui ont le Québec pour scène, les personnages québécois français sont falots, inconsistants ou plus généralement inexistants ».M.Dorion juge que la vision de M.Richler est à l’effet que l'avenir du peuple québécois doit être subordonné à l’intérêt des immigrants.« Si les Américains finissent par découvrir un jour que le PQ a fait élire le seul député noir de l’histoire du Québec, que sa vice-présidente au milieu des années 80 sfappelait Nadia As-simopoulos ou que des comtés massivement francophones ont élu les députés péquistes anglophones David Payne et Robert Dean à l’Assemblée nationale, ce n’est pas de la plume de M.Richler qu’ils l’auront appris », écrit-il dans sa contre-attaque.Le cas de M.Richler, né et élevé à Montréal, « manifestement mésadapté au Québec français, illustre l’erreur historique que les Québécois ont commise en laissant aller l’immigration à l’école anglaise.Il confirme la nécessité de donner aux enfants d’immigrants une éducation française », conclut le communiqué de la SS J B.Z-NOUS SANG ü ET DEUVREZ-NOUS I DU MAL! La greffe de la moelle osseuse peut guérir la leucémie et certaines autres formes de cancer.Aidez-nous à vaincre ces maladies en contribuant généreusement à la campagne de financement.Envoyez-nous votre don aujourd'hui! ^ — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — H I LA FONDATION DE LA GREFFE DE LA MOELLE OSSEUSE I Nom____ Adresse.J ?Code Postal Téléphone.Mode de paiement don général Chèque O À l'ordre de La Fondation delà greffe de la moelle osseuse Visa l I I l I I J U LU l l MC Mil l 1—1 1 1 1 I 1 I I I I I 25$ 50$ 100$ ?250$ ?500$ $ I Date d’expiration.Signature I Un reçu officiel pour fins d'impét sera émis pour les dons de 10$ et plus.No d'enregistrement : 0819714-11 Fondation de la greffe 5151, boul.de l'Assomption, Montréal (Québec) H1T 4A9 de la moelle osseuse Pour information : (514) 255-5367 I MERCI!_POUR L.E DON DE GUÉRISON A-4 M Le Devoir, mercredi 18 septembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Ottawa péré.Depuis une semaine, l’opinion publique canadienne y a vu des commis et des secrétaires plus ou moins bien rémunérés, pas les bureaucrates en complets-cravates associés dans l'imagination populaire à l’idée de fonctionnaires grassement payés.¦ D’un bout à l’autre du pays, le courant éditorial donnait tort au gouvernement.Un rebondissement in-nattendu pour Ottawa qui avait calculé que Tappui à ses efforts de contrôle budgetaire allaient se transposer à ce conflit.Dans ce climat, les événements ont déboulé rapidement hier.À 10 h hier matin, le président du Conseil du Trésor réitérait aux Communes ce qu'il avait déjà déclaré la veille en conférence de presse, à savoir qu’à la lumière du rappel à l’ordre de la commission des relations de travail, il était disposé à retourner négocier sans conditions.Mais il a fallu que le NPD joue les entremetteuses pour rapprocher les deux parties.Ainsi, à l'initiative des néo-démocrates que la déclaration du ministre a alertés, s’est organisée de façon impromptue hier midi une rencontre entre le ministre Loiselle et le président de l’Alliance Daryl Bean.Et si le gouvernement était sous pression, le syndicat l’était également.Depuis huit jours, ses membres, qui ne sont pas réputés pour leur militantisme, reçoivent seulement 25 $ par jour pour faire du piquetage.Tous les jours, au moins 30 % d’entre eux ont défié l’ordre syndical et sont rentrés au travail." Au moment où l’appel du Conseil du Trésor est survenu, la direction de l’Alliance était réunie pour se prononcer sur une recommandation de son président voulant qu'elle défie la loi spéciale.Les fonctionnaires allaient-ils suivre le mouvement ?, se demandaient avec inquiétude les dirigeants syndicaux.Au bout du compte, c’est le leader du NPD Audrey McLaughlin qui a la première dévoilée la nouvelle d’un déblocage.« Je m’attends à des nouvelles positives d’ici la fin de la journée », annonçait-elle en milieu d’après-midi en révélant le rôle d’intermédiaire joué par son parti.A 18 h hier, le gouvernement faisait annoncer à la Chambre que le débat sur sa loi spéciale était suspendu.En fonction d'une entente avec l'opposition, si les négociations échouent, il lui faudra deux autres jours pour la faire adopter.Quelques minutes plus tard, l’Alliance confirmait que sa grève était suspendue jusqu’à nouvel ordre.Le gouvernement a maintenant deux trêves fragiles sur les bras.Celle avec les fonctionnaires et celle avec les postiers.titude discrète à l’ONU.Elle n’a pas encore présidé le Conseil de sécurité et ne brigue pas les présidences des commissions de l’Assemblée générale.Samir Shihabi, diplomate de carrière depuis 1949, a été ambassadeur au Pakistan de 1980 à 1983, et en Turquie de 1964 à 1973.Il est diplômé des universités américaines de Beyrouth et du Caire, ainsi que de Yale, aux États-Unis, et de Cambridge, en Grande-Bretagne, et préside l’Association internationale des représentants permanents auprès de l’ONU.Les trois pays baltes ainsi que les deux Corées, la Micronésie et les îles Marshall ont été admis, hier, en tant que membres de plein droit de l’Organisation des Nations unies.L’admission de ces sept pays s’est faite par acclamation par l’Assemblée générale de l'ONU qui a voté plusieurs résolutions séparées en la matière.L’Organisation des Nations unies compte désormais 166 États membres au lieu de 159.L’indépendance des trois pays baltes a été reconnue au début du mois par le gouvernement soviétique.Ces trois États, indépendants entre les deux Guerres Mondiales, ont été membres de l’ancienne Société des nations.Leur annexion en 1940 par l’U RSS, conséquence du pacte germano-soviétique de 1939, n’a jamais été admise par les pays occidentaux.Les deux Corées bénéficiaient jusqu’à ce jour du statut d’observateur à l’ONU : la Corée du Sud depuis août 1949 et la Corée du Nord depuis juillet 1973.Cette reconnaissance internationale des deux États de la péninsule coréenne est interprétée par des diplomates sud-coréens comme une reconnaissance mutelle des deux pays.La Micronésie et les îles Marshall, deux archipels de l’océan Pacifique, étaient jusqu’à ce jour sous tutelle américaine.+ Clark + Samir dite était l'un des principaux membres de la coalition alliée contre Bagdad et le Yémen s’est abstenu lors du vole de plusieurs résolutions condamnant l’Irak.La candidature saoudienne avait provoqué la surprise : l’Arabie Saoudite a jusqu’à présent adopté une at- je vous demande de porter un autre regard sur ce grand pays qui est aussi le vôtre.» Le minisire a promis que le concept de société distincte sera partie des propositions constitutionnelles « autrement que par des mots seulement, mais d'une façon qui signifie quelque chose ».« Le Québec doit pouvoir protéger et promouvoir sa société distincte », a-t-il déclaré, indiquant qu’il avait, à ce sujet « choisi ses mots ».Le pouvoir du Québec de « promouvoir» son caractère distinct était prévu à l’accord du lac Meech.Jusqu’à récemment, cette prérogative avait disparu des propositions Clark.Il faut comprendre qu’elle y est revenue.Mais la reconnaissance du Québec comme société distincte ne va pas de soi.Dans l’Ouest canadien, rappelle le ministre, cette notion fait peur.« L’Alberta et les autres provinces doivent savoir que les droits de leurs habitants n’en sont en rien diminués et que ces droits sont égaux d’un bout à l’autre du pays, dit-il.Vous, les Québécois, devez comprendre l’importance que les Albertains attachent à la notion d’égalité».Le ministre s’est longuement attardé par ailleurs sur la dimension économique du débat constitutionnel.« Il faudra tenir compte de ce que le Canada veut devenir, de ce qu’il doit devenir, pour survivre dans un.monde moderne, où la concurrence est impitoyable ».La coopération économique a maintenant plus d’importance que jamais, a-t-il mar- telé, si l’on veut faire face notamment à ces nouveaux concurrents du Canada que sont les pays de l’Asie du Sud-Est, notamment le Japon, la Corée, Taiwan, la Thaïlande et la Malaisie, ces tigres dont les succès économiques se confirment inlassablement.Interrogé à l’Assemblée nationale peu après le discours de M.Clark, le ministre québécois des Affaires canadiennes, M.Gil Rémillard, a bien accueilli les propos de son homologue fédéral.« Il semble être dans une voie qu’on peut suivre, dit-il.Il semble avoir une bonne compréhension des aspirations du Québec.Mais il reste à voir quels seront les textes des propositions finales», a-t-il ajouté.Québec ne veut et ne peut en effet se satisfaire de savoir que le concept de société distincte est au menu.Il veut s’assurer que la clause définissant ce concept pourra être interprétée par les tribunaux comme ayant un impact sur l’ensemble de la Constitution, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.M.Rémillard accepte également volontiers que la prochaine ronde de négociations constitutionnelles soit une ronde Canada.À condition toutefois que « le Québec ne soit pas noyé », que le Québec soit réintégré dans la Confédération canadienne comme un partenaire à part entière et à ses conditions, celles de l’accord du lac Meech.+ Le Canada pour- annoncer les fermetures.En 1989, le gouvernement avait provoqué l'indignation en annonçant la fermeture de plusieurs bases, dont celle de Summerside, dans l’île-du-Prince-Êdouard.Certaines bases font vivre les régions où elles sont installées et le gouvernement conservateur est très sensible aux pressions des électeurs qui sont d’ailleurs appuyés par les députés locaux.Les Forces armées entretiennent 37 bases à travers le pays et, selon certaines informations, au moins huit d’entre elles devraient être fermées.Les réductions annonçées par M.Masse devraient permettre au ministère de la Défense de consacrer plus d’argent à l’achat de matériel.Le ministre Masse a souligné que « le pourcentage du budget du ministère alloué aux acquisitions de matériel passera de 22 % à 26 % d’ici quatre ans, avec un objectif de 30 %».Selon un porte-parole militaire, cette augmentation des dépenses en capital assurera aux militaires le financement de plusieurs grands programmes comme l’achat de 3 sous-marins, de 4 corvettes et de 12 navires de patrouille côtière pour la Marine; de véhicules de combat multirôles, de véhicules légers et d’armes de défense aérienne pour l’armée de terre; d’hélicoptères embarqués, d'avions de patrouille côtière et d’avions d’appui au combat et de transport pour l’aviation.Selon plusieurs observateurs, l’annonce faite par M.Masse n’avait rien a voir avec un changement fondamental de la politique de défense du pays comme celui qui fut annoncé en 1987 lors de la publication du livre blanc.Au ministère de la Défense, on préfère parler d’une révision de la politique.« Nous ne voulons plus entendre parler de livre blanc, qui est un énoncé de politique trop rigide dans un monde en constant changement, déclare un porte-parole mi- litaire.À partir d’aujourd’hui il y aura une publication annuelle sur l’état de la défense du pays ce qui impliquera des révisions permanentes de cette politique».Si l’opposition néo-démocrate a dénoncé le maintien d’une force militaire canadienne en Europe, le directeur de l’Institut pour la paix et la sécurité internationale, M.Bernard Wood, s’est dit heureux des principaux objectifs annoncés par M.Masse.M.Wood a toutefois souligné que le gouvernement n’avait pas eu le courage de sabrer immédiatement dans l’infrastructure.« C’est malheureux, car même à la Défense nationale on souhaitait que le cabinet tranche, dit-il.Le délai d'un an seulement pour étudier la question est futile ».+ La poutre documents pourraient nécessiter encore quelques jours », a toutefois précisé une porte-parole de la RIO.« Encore deux jours », a-t-on dit espérer au bureau du ministre responsable de la RIO, M.André Vallerand.Hier, après d’autres recherches, celles-là pour trouver des experts qui n’ont pas participé à l'érection du stade, la RIO a désigné les firmes Beauchemin, Beaton et Lapointe, de Montréal, et Les Consultants BPR, de Québec, pour fournir une contre-expertise à celle aue déposeront jeudi soir les sociétés Tecsult, SNC-Lavalin et CLA.Les deux firmes ne disposent plus maintenant que de 48 heures pour remplir leur mandat de « vérifier le design de la poutre et de ses supports pour expliquer la cause de l’incident ».Hier matin, les employés de la RIO ont entrepris la consolidation des 33 autres poutres du stade, a-t-on confirmé.Les ouvriers perceront une à une les poutres pour permettre l’ancrage de câbles d’acier qui seront fixés aux consoles du stade par l’intérieur du bâtiment.L’opération devrait être complétée vendredi, jour choisi par le ministre Vallerand pour dévoiler les rapports et décider de la réouverture ou non du stade.Pourquoi la RIO n’a-t-elle pas attendu les rapports complets des experts avant d’entreprendre les travaux de consolidation qui coûteront « plusieurs centaines de milliers de dollars ?», selon les premières évaluations.« Nous considérons que c’est solide, a répondu une porte-parole officielle de la Régie.Mais nous avons voulu sécuriser les gens pour pouvoir rouvrir le stade vendredi.» D’aucuns se demandaient hier soir qui, du ministre, de la RIO ou des locataires du stade, tranchera la question de la réouverture.Les Expos ont en effet annoncé en début de soirée que la série de trois rencontres contre les Cubs de Chicago débuterait vendredi comme prevu au Stade olympique.« Le travaux se termineront vendredi », affirmait le club par le biais d'un communiqué laconique émis à 18 h 07.Rejoint par LE DEVOIR, le porte-parole du ministre Vallerand a déclaré plus tard « au’il n’était pas question que des intérêts particuliers se substituent à l’autorité politique du ministre responsable ».Le ministre décidera vendredi en fonction de la sécurité et des rapports d’experts, a-t-il rappelé.Mise en demeure du FFM LE DEVOIR a reçu de lap 16 septembre la mise en at tide paru le 28 août: ,art du Festival des films du monde le lundi emeure suivante en vue de rectifier un ar- Messieurs, ., Nous représentons le Festival des films du monde qui nous a mandatés de vous mettre en demeure comme suit : \m Le mercredi, 28 août 1991, en page frontispice et en page 4 du journal LE DEVOIR, vous avez publié un article intitulé « Un I-estival en déroute ».Cet article était signé par monsieur Robert Lévesque.L'article en question contient des propos inexacts, mensongers et hautement diffamatoires à l’endroit de notre cliente et porte gravement atteinte à sa réputation et à son intégrité.¦M Sans restreindre la portée générale de ce qui précède, cet article comporte des affirmations et insinuations à 1 effet que le F estival des films dU 1 —-o„icQ.i«n en ce qu’i , lectionnés.muai, Cil auiitü, .««n J •-¦ —- I tival « fait ramasser à la pelle (sans les visionner) des films du tout-ve- naCette accusation de manque de professionnalisme est aggravée par les phrases précédentes : , ., « On ne trouve pas encore au FFM après 15 ans, une « équipe » comme à Toronto ou à Berlin, formée de cinéphiles qui élaborent vrai-ment une programmation, en effectuant des choix ».m Toutes ces affirmations sont entièrement fausses et inexactes.Il existe une équipe affairée à la programmation qui visionne et effectue des choix préalables en tenant compte de la quaüté et des films disponibles sur le marché.m Sous réserves de tous les autres recours de notre cliente, cette dernière, par les présentes, vous somme, en vertu de la Loi de la presse du Québec, de rectifier et de rétracter les propos conformément, entre autres, aux articles 3, 4, 5 et 6 de cette loi.5B Vous êtes également requis, en conformité de 1 article 7 de la Loi de la presse, de publier la présente mise en demeure à titre de réponse de notre cliente.Veuillez agir en conséquence.Claude-Armand Sheppard Procureur du Festival des films du monde Note de la rédaction: L’avocat du Festival des films du monde a raison: il existe un comité qui a fait le visionnement dont le résultat a été le choix de 310 films.Il faut toutefois noter que le vice-président aux communications du Festival, M.Richard Gay, déclarait à la télévision de Radio-Canada le 23 août 1991 que le comité avait dû visionner en moyenne 26 films pour en choisir un.Le comité a donc visionné 8060 films puisqu’il en a choisi 310.Le comité du Festival est formidable ! Claudette Carbonneau élue vice-présidente de la CSN LA CSN a une nouvelle vice-présidente, Mme Claudette Carbonneau.Un vote devait normalement intervenir aujourd'hui, à Hull, où sont réunis les quelque 200 délégués au conseil confédéral de la centrale, mais l’autre candidat à ce poste, M.Denis Choinière, président de la Fédération nationale des enseignants, s’est désisté.Mme Carbonneau a donc été élue sans opposition.Elle occupait depuis 1985 la fonction de secrétaire générale du Conseil central de la CSN, à Montréal — à noter que l’actuel secrétaire de la CSN, Pierre Paquette, présidait ce même conseil central jusqu’à son élection à l’exécutif de la CSN.Mme Carbonneau remplace à la première vice-présidence Mme Monique Simard qui a décidé de s’orienter vers la radio, comme animatrice.Mme Carbonneau avait confié récemment qu’elle ne croyait pas qu’il faille « une femme à tout prix » au poste qu’elle convoitait.Intéressée ¦mm .-â, publié SeEQS?^T02;9645 hautement aux dossiers de la condition féminine et de l’emploi, la nouvelle vice-présidente, issue de la Fédération des affaires sociales — elle travaillait à l’hôpital Notre-Dame — aura particulièrement l’oeil sur les négociations se déroulant dank les secteurs public et parapublic.Elle déclare que son nouveau titre est une occasion pour elle d’exercer autrement son militantisme.Quant à son orientation de fond, elle dit qu’il y a « des voies plus prometteuses que le statu quo » et que les syndicats doivent prendre l’offensive et non pas subir les nombreux changements et transformations dans les milieux de travail ».Hydro-Québec ^ É “ mtiual * W?rr^htiorsi( Je A/ooveffe darxce ANNE TERESA DE KEERSMAEKER (ROSAS) Huit! it| ne f il'ure tie proue incontestée de lu nouvelle danse en Belgique.granqe personnalité de l.i dan c européenne.De Keersmaeker donne le coup d'envoi du Festival avec \chkrland .mue éblouissante et iaIlinée ou se côtoient musique et danse, véritable explosion de couleurs et de vie.Au protüanime ec.ilement.Stella, qui vous transporte pat ^a verve théâtrale, son énergie brute et son intensité.\chtcr land Place des \rts I luatre Maisonneuve 2> 2b sept 20 h 30* Stella t(^\\! \1ar ie-(»erin-l ajoie 30 sept.21 h JAN FABRE du 25 septembre au 5 octobre 1QQ1 SERGE BENNATHAN/KAREN JAMIESON Camilla l.a 11 fa u le du Dialde de Serge Bcnnatlum.nouveau directeur artistique de la compagnie loronloise Danceniakers.est un lourde force d'une 1res grande charge émotionnelle.Au même programme.Karen Jamieson présente The Man Within, un pas de deux aux images violentes et dérangeantes I QAM-Alfred-I.aliherlé 5 net Id h CAROLE BERGERON (LA GRANDE MURENE DE CHINE) < 'anada Chorégraphe montante de la jeune danse montréalaise.( amie Bergeron interprète bril laminent Mow Are you Mrs.Brown?Une danse tragi-comique, inventive et éloquente.1 QAM-Alfrcd-I.aliberté 26 sept.I‘> h DANIELE DESNOYERS,le.Montreal Profite/ des maintenant des FORFAITS offerts par le Festival î •vente en quantité limitée Forfait 4 spectacles 20% de réduction a l’achat de billets pour 4 spectacles différents et plus Série Banque Nationale 106$ B$ BAMOU6 NATIONALE 6 spectacles a la Place des Arts Rosas, La La La Human Steps, Compagnie .Michèle Anne De Mey, Groupe P.rriile Dubois, Jan Fabre.Ultima Vfc/ Série complete Hydro-Québec 268?22 spectacles pour les fous de danse ! GERHARD BOHNER Allemagne Figure majeure de la chorégraphie allemande Gerhard Bohner propose deux solo , n in.ii quahles de rigueur et de rallinemeiil Im IGnldenen) Schnilt-Version 3 1 QAM - Marie-Gérin-Lajoie 28 sept 21 h Im KioldenepA^^'éT \lalerial A«fc^ ' JOSÉ BESPROSVANY Belgique hi Grande l uniir de Beethoven est à la source d F.venin, un duo d homme-a la précision implacable ou deux c orps jumeaux se cherchent, se trouvent équi librent.Un coup de coeur en perspective Agora de la Danse 27-28 sept 19 h COMPAGNIE MICHELE ANNE DE MEY B i.-.qu, F.loilc montante de la nouvel le dan .e hedge.Michèle Anne De Mey présente Sinfonia Frima grande fêle généreuse autour du thème de la séduction I ne danse coup de fouet tout a fait réjouissante Plate des Arts-T heatre Maisonneuve 29 sept 20 h 30 quiii/c Place îles Vis I heatre Maisonneuve 5 oet.20h 30 WIM VAN0EKEYBUS (ULTIMA VEZ) Belgique Choiégraphc de l'urgence, habité par une rage de vivre.Wim Vindekevbus pousse le geste dan .ses derniers retranchements.Vive/ la première nord américaine de I on jours les memes mensonges, une dei barge d adrénaline qui vous prendra aux tripes.Plan des Arts I heatre Maisonneuve ft uct.20 h 30 EDOUARD LOCK (LA U LA HUMAN STEPS) f .ut.id.i I ii des clous du Festival : le retour tant .ittemlu d I douant Lock et de ses danseurs avei la première nord ainéru aine de Destroy I ne danse menée a II.un d'enter, entre i oiucrt et ballet, cinéma et performance, avec I incomparable Louise Lecavalier.Invente, incandescente, galvanisante Plai e des Arts- Salle Wilfrid-Pt llelier 27-28 sept 2(1 h 10 LOUISE BEDARD Canada Interprète parmi les \s t'c 'a rc^ve rnonlréalaixe, également une chorégp^' -oV^rTi programme, I es Mqv'Vcfandestinés, un qun\ O^''nommes en première mondiale \gora de la Danse 4 ml 19h SYLVAIN EMARD ( anada ¦ Sylvain Lmurd ne fait rien comme les autres II invente une gestuelle complexe, une danse presque ritualisée qui vous lait malgré vous traverser de l'autre côté du miroir Magique, I Ile Qiiébci (Montréal l Agora de la Danse 29 sept.19 h ANDRE Agora de la Danse 26 27 28 29-30 sept., 2-3 net.17 h DANIEL LÉVEILLÉ Canada I n première mondiale, I éveillé présente l.'Kxil on la mort, pièce pour dix-neul danseurs; un constat sur l'étal amoureux actuel, porteur d'illusions et de déchirement, avec, au cteUr, une bonne dose d'humour.Agora de lu Danse 2-3 oct 19 h LOLA MACLAUGHLIN/DULCINÉE LANGFELDER ( anada I ii double programme particulièrement alléchant Lola Macl.aughlin.une chorégraphe montante de Vancouver, et de Montréal, Dulcinée Langfclder qui nous revient avec, eu avant première, un extrait de sa dernière création.Hockey, K?1IQAM-Alfred-I.alibcrté P * oct.19 h ANGELS MARGARIT Fspagne Un événement inusité a ne pas manquer: un solo congii pour une chambre d'hôtel, dansé pour seulement dix spectateurs à la fois.Hôtel Kainadu Renaissance du Pare 26-27-28 sept.lc,-2-3 oct.13 h Billets en vente sur place.ELIZABETH STREB RINGSIDE Ftals-Unts Lli/aheth Streh glorifie le mouvement.Assistez à un combat quasi athlétique où les danseurs prennent l’espace d'assaut en une explosion d'énergie.Ce monde périlleux vous laissera abasourdi.1 QAM-Allred-I.aliherle 3-4 (Kl.19b JEAN-CLAUDE GALLOTTA (GROUPE ÉMILE DUBOIS) France -l.es Mystères de Subal.dernière création de Jean-C lande Gallotta, est une explosion de couleurs entre fête rituelle et fête foraine dans une contrée fortement marquée par l'esprit t/igane Gallotta renoue avec la magic.Bon voyage.» I.e Monde de In iiinsit/nc ( Paris) Place des Arts-Théâtre Maisonneuve î«-2nci.20 h 30 JOSEF NADJ (THÉÂTRE JEL) France ••Josef Nadj évoque un moment de bonheur complet, une fuite hors du temps, en un monde inconnu peuplé de créatures étranges au comportement cocasse.» Figarosvope (Paris) I (JAM - Marie-Gérin-Lajoie 26-27 sept 21 h SABURO TESHIGAWARA (COMPAGNIE KARAS) Japon Lauréats du Prix du public au dernier FIND, Tcshigawara et sa compagnie Karas reviennent en force avec Dah-dah-sko-(lah-dnh Un univers onirique envoûtant.UQAM-Marie-Gérin-I.ajoie 3-5 oct.21 h INFO-DANSE (514)525-1500 BILLETTERIE CENTRALE: AGORA DE LA DANSE 840, rue Chcrricr, Métro Sherbrooke, autobus 24 Hn vente au réseau Admission ainsi qu’aux guichets de la Place des Arts pour les spectacles présentés dans celte salle Commandes téléphoniques avec cartes de crédit par Admission (5I4) 522-I245 (plus Irais additionnels) et I 8
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