Le devoir, 27 septembre 1991, Cahier B
SOCIETE Montréal, vendredi 27 septembre 1991 Casa I I RNANDI I V ¦ V R1STORANTE »un pel il détour.pour une grande gastronomie italienne» 50 i>\l, rue Jam Késmationv (514) J8l-%50 Le vieux rêve du partenariat pour la prospérité La fin de Maîtres chez nous et de Québec Inc.?r PHOTO JACQUES NADEAU Le ministre des Finances, Gérard D.Levesque, et le premier ministre Robert Bourassa, hier à Montréal.Les députés du Parti libéral sont réunis jusqu'à ce soir pour discuter du projet de réforme constitutionnelle soumis par le gouvernement fédéral en début de semaine.M.Bourassa, l’opposition et plusieurs organismes ont déjà qualifié d’« inacceptables » le projet d'union économique souhaité par Ottawa.Gilles Lesage de notre bureau de Québec IL FAUT vraiment que les propositions fédérales quant à l'union économique soient importantes, voire énormes et exorbitantes, pour que M.Robert Bourassa les qualifie d'emblée d'« inacceptables », dans leur formulation actuelle.Le premier ministre, qui abhorre les gros mots, n’a pu faire autrement que de rejoindre, en termes mesurés qui sont les siens, la dénonciation de M.Jacques Parizeau à cet égard.Les deux hommes politiques emploient la même expression-choc, popularisée par M.Jean Lesage il y a trente ans, pour dire qu’il n’est pas question que les Québécois abandonnent leur profond désir d’être Maîtres chez nous.Il y a de quoi être inquiet.À cause de la substance des documents présentés mardi par le premier ministre Mulroney (Bâtir ensemble l’avenir du Canada) et hier par le ministre fédéral des Finances, M.Don Mazan-kowski ( Le fédéralisme canadien et l’union économique : partenariat pour la prospérité), à ses collègues provinciaux.D’une ampleur sans précédent, ces documents vont si loin que même des ministres, fédéraux commencent à se demander si Ottawa n’est pas trop ambitieux et comment ce pourrait être « viable » pour le Québec.La démarche est troublante pour une autre raison.Les propositions qui viennent de surgir n’ont pas été concoctées en fin de semaine dernière par des bureaucrates fédéraux en mal d’étendre leur emprise.Files ont, dans plusieurs secteurs, des précédents qui ont petit à petit dégage la logique implacable qui découle des deux documents.Sans être exhaustif, rappelons qu’il y a au moins 25 ans qu’Ottawa se préoccupe des velléités québécoises.En 1968, par exemple, l’on a tenté d’harmoniser le commerce des valeurs mobilières sous la férule d’Ottawa.L’année suivante, pour bien établir sa marge de manoeuvre, le Québec se dote d’un ministère des Institutions financières.Ottawa est revenu à la charge, un peu plus tard, avec les compagnies d’assurance.De façon périodique, l'autonomie et l’ampleur des Caisses populaires font tiquer les technocrates fédéraux : des milliards s’accumulent et circulent, sans le contrôle du grand frère.Chaque fois, le Québec résiste du mieux qu'il peut et se donne des institutions originales qui, au fil des ans, prennent du muscle et de.l’assurance.Avec la Caisse de dépôt et de placement et la Régie des rentes, les leviers québécois prennent une ampleur inquiétante.On l’a bien vu, il y a dix ans, quand Ottawa a tenté de bloquer les visées de la Caisse sur le Canadien Pacifique.En juillet 1980, aussitôt après le référendum, le deuxième document que les émissaires du premier ministre Trudeau ont transmis aux provinces, pour amorcer les « négociations » constitutionnelles, portait pré- cisément sur les barrières tarifaires et autres entraves à la libre circulation des biens, personnes, services et capitaux au Canada.C'était en substance une proposition semblable, à un degré moindre, à celle que M.Mulroney vient de mettre sur la ta- ble.Il y a eu alors un tel tollé, non seulement à Québec, mais aussi ailleurs, notamment en Saskatchewan, que M.Trudeau a dû battre en retraite.Mais les penseurs et stratèges qui étaient alors à l’oeuvre sont encore là, certains ont même pris du gallon (tel M.Paul Tellier, le grand patron de la haute technocratie fédérale, récemment « prêté » à M.Clark pour la ronde qui s’amorce), et ils n’ont pas abandonné, loin de la, le grand reve de créer au Canada une très large et vaste union économi- que.Ils y vont d'autant plus allègrement que, aussi bien M.Bourassa que M.Parizeau, pour s'en tenir au Québec, sont d’accord pour le maintien et le renforcement de ce qu’on appelle « l’espace économique ca- nadien ».De façon différente et â des degrés divers, certes, les deux dirigeants politiques conviennent que le marche commun canadien est essentiel et exige une harmonisation sur plusieurs plans.Mais pas au prix de mettre en question ou en péril le modèle de développement économique unique en Amérique du Nord que le Québec a développé et tissé patiemment depuis 30 ans.De Maîtres chez nous à Québec Inc., ce modèle est un dosage d’initiatives étatiques et pa-raétatiques, assorties d’entreprises privées et matinées de coopératisme.Si l’harmonisation est nécessaire, pour éviter les pertes d’énergie et les cafouillages, il n’en reste pas moins que les nouvelles tendances économiques font large place à la décentralisation — celle des nouveaux pouvoirs, dont Alvin Tofler traite abondamment dans son dernier ouvrage, qui porte ce titre évocateur — et non à la centralisation à outrance que l'on retrouve dans les récents documents fédéraux.La manoeuvre est tellement grosse, pour ne pas dire grossière, que l’on peut se demander, comme le fait l’ancien ministre péquiste Claude Morin, s’il ne s’agit d’une vulgaire technique de négociation, bien utilisée sous toutes les latitudes : on tente d’obtenir le maximum pour se contenter de moins, en bout de ligne, en ayant l'air d’avoir été souple et conciliant.Un troc, en quelque sorte : Ottawa reconnaît la société distincte du Québec, en retour de pouvoirs accrus sur le plan économique.Ou, comme disait M.Parizeau, la langue et la culture, c’est pour la maison, mais les affaires sérieuses, c’est pour Ottawa.On comprend facilement que le ministre Benoit Bouchard, qui recommence à étaler ses états d’âme sur la place publique, fronce les sourcils et se pose de graves questions.On a quand même l’impression qu’Ottawa, tout en lâchant du lest en cours de route, est prêt à aller fort loin, convaincu qu’il saurait désormais que le Québec n’osera jamais couper le cordon fédéral actuel.Et M.Bourassa n’a rien dit ou fait, depuis mardi, pour dissuader la buraucratie fédérale à cet égard ou la convaincre que la menace référendaire de la loi 150 est sérieuse.En gros, Ottawa veut renforcer l’union économique, éliminer les obstacles au commerce interprovincial, réduire les chevauchements de services, renforcer les quatre libertés économiques : liberté de circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux à l’intérieur du marché commun canadien.Pour ce faire, il s’appuie même sur la Constitution de 1867 (le fameux article 121 de l’AANB), insistant sur la nécessité de renforcer l’union économique, en raison de la concurrence de plus en plus vive dans l’économie globale et la mondialisation des marchés.Les propositions vont plus loin encore, pour améliorer la coordination des politiques budgétaires et favoriser Voir page B-2 : Union RICH A R D l/.Y msn.R mix POUR Hartuxd PHOTO JACQUES GRENIER Cormier •Achille MicLn.Les journalistes Michel Cormier et Achille Michaud, auteurs de la biographie de Richard Hatfield.Les paradoxes de Richard Hatfield Josée Boileau L’H EURE où le Nouveau-Brun swick vient d’élire huit députés À du Confederation of Regions, l’image de Richard Hatfield, francophile ostentatoire, semble soudain reléguée au rang des souvenirs de famille dans l’histoire politique de la province.Pourtant, il ne pouvait y avoir meilleur moment pour lancer une biographie de l’ancien, et controversé, premier ministre du Nouveau-Brunswick et intitulée Richard Hatfield, Un dernier train pour llartland.Les auteurs du livre, les journalistes Michel Cormier et Achille Mi-chaud, n’ont absolument pas pour objectif d’analyser l’évolution de la province à travers l’héritage laissé par M.Hatfield.Mais le destin de ce personnage politique, au sens le plus truculent du terme, ne peut que tracer les pistes de ce qu’est aujourd’hui le Nouveau-Brun swick et, à travers lui, le Canada.Richard Hatfield fut aux rênes du pouvoir pendant 17 ans, sans discontinuer.Sa chute fut à la hauteur de cette exceptionnelle longévité poli- tique : en 1987, les libéraux de Frank McKenna raflèrent tous les sièges pendant que le coloré premier ministre terminait sa carrière au milieu de scandales et d’une campagne électorale humiliante.Lundi dernier M.McKenna, si propre, si droit, si rationnel, si travailleur, a été réélu pour un deuxième mandat.En y ajoutant les représentants du COR et le fait qu’un anglophone sur trois ait voté pour ce parti prônant l’unilinguisme, il ne semble plus rien rester de ce que fut le gouvernement Hatfield.Mais peut-être faudrait-il dire aussi que si M.McKenna et le COR sont là aujourd’hui, c’est parce que il y a eu avant eux un premier ministre nommé Richard Hatfield.« Il est difficile de trancher si les électeurs du Nouveau-Brunswick, en votant pour le COR, voulaient ainsi liquider totalement leur passé sous M.Hatfield, fait Achille Michaud.Mais on peut rappeler la maxime : Quand le dictateur disparaît, on saccage le palais.» « Il y eu changement d’époque, rappelle aussi Michel Cormier.Nous sommes dans une période de vaches maigres, de rationalisation, de cou- pures, et M.McKenna correspond à cette image de mesure que les gens souhaitent.Richard Hatfield, lui, était plutôt l’homme des années 70.Et les années 70 sont terminées.« Sa débâcle électorale n’est d’ailleurs pas en soi une affaire linguistique : les Acadiens autant que les anglophones ont voté pour les libéraux en 1987.» En rencontrant la presse hier, les deux auteurs parlaient avec beaucoup d’affection de leur personnage, sans pour autant en dissiper les paradoxes.Était-il moderne ou dépassé ce M.Hatfield ?Il rejettait certes tout folklore pour sa province, même au prix de gaffes économiques (son projet de production d’une voiture-spo rt, la Bricklin), ou diplomatiques (lorsqu’il reçut le prince Charles et Lady Di au début des années 80 en invitant un Acadien radical à animer la soirée).Mais il fut aussi connu pour son conservatisme dans la gestion de la province et l’éthique très lâche de son gouvernement.Et il ne chercha jamais à se composer une image, première préoccupation de tous Voir page B-2 : Hatfield MUSÉE DE LA CIVILISATION (Québec) RÉSERVATION PUBLICITAIRE 842-9645 Voyages et Voyageurs Date de tombée le 17 octobre 1991 PARUTION Le 2 novembre DANS LE DEVOIR Le Devoir publie à l'occasion de l’ouverture de l'exposition Voyages et Voyageurs du Musée de la Civilisation un cahier spécial.Cette exposition veut faire découvrir les pratiques de voyages des Québécois au XXe siècle, que ce soit pour le travail ou le loisir.Trois grands thèmes seront abordés: • Le Grand départ traitera des motivations des voyageurs plaisanciers autant que travailleurs, l'évolution des préparatifs de voyage ainsi que le rituel du départ.• Les Routes du voyage présentera les modes de transport pour passagers au cours du XXe siècle, l'organisation des sites de voyages et les profils de voyageurs-types.• Le Retour explorera le monde du souvenir comme témoignage et prolongement du voyage.i B-2 B Le Devoir, vendredi 27 septembre 1991 PHOTO JACQUES GRENIER Le bâtonnier du Québec, Me Jean Pâquet, souhaite de meilleures relations avec le ministère de la Justice JEAN PÀQUET, BÂTONNIER DU QUÉBEC Créer des ponts avec le ministère Clément Trudel S’IL N'EN tenait qu'à l’actuel bâtonnier du Québec, le Barreau aurait déjà mis en route un grand projet de réseau intégré de 56-bibliothèques juridiques (une par palais de justice) accessible tant aux juges qu’aux chercheurs ou praticiens du droit.Un comité de travail auquel participe Me Jean Pâquet en est au stade des études de faisabilité et se prononcera dans quelques mois.« Ça coûte très cher, qui en assumera le coût, établi pour l’instant à 5,2 millions $ pas an, s’interroge-t-il.Il faut bien sur attendre la réaction des partenaires quant à cette rationalisation souhaitable pour ces bibliothèques fragmentées (le schéma de travail ne tient pas compte des bibliothèques des facultés de droit).Un constat aue partagent le Barreau et le ministère de la Justice.Jean Pâquet veille avec une assurance tranquille, depuis juin, aux destinées de 14 000 avocats du Québec.Il a succédé à Me Sylviane Bo-renstein.Le langage qu’il utilise ne passe pas inaperçu, il se nourrit parfois d’hyperboles qui tendent, par moments, à accréditer la thèse que le Sommet de la justice, prévu pour février 1992, a pu être «kidnappé» par l’entourage du ministre de la Justice qui voudrait en faire un important exercice de relations publiques.Il faut que le Barreau obtienne « une oreille attentive » de la part du ministre Gil Rémillard.C’est chose acquise pour la patiente étude de la réforme du Code civil en commission parlementaire, à Québec.Bel exemple de collaboration, avance-t-il en pensant aux « irritants » et à ces insatisfactions déjà répertoriées au Barreau qui sont tombées une à une! Si seulement, soupire-t-il, il en allait de même pour les réunions de préparation au Sommet de la justice — dont la prochaine a heu le 4 octobre! Pourquoi a-t-il déchanté après une première réaction enthousiaste ?« C’est beau de faire le bilan de 25 ans de réalisations du ministère (de la Justice), c’est beau de penser à la justice de l’an 2000 », mais quelles sont les « réalisations concrètes » qui suivront, quelles ressources y consacrera-t-on ?Toutes les parties impliquées doivent être actives à ce sommet, « y compris le Conseil du Trésor, car s’il ne participe pas, il peut bien opposer une fin de non recevoir » aux consensus atteints — certains à partir des 131 recommandations faites par le comité de travail Macdonald sur l’accessibilité à la justice.Me Pâquet concède que le « carcan », ou l'attitude trop directive du ministère, se desserre peu à peu.« Je n’aurais pas aimé qu’on me limite à réagir aux projets du ministère ».Le Barreau ne craint pas de dire qu’il s’est « relevé les manches » en prenant des initiatives comme la mise en place de services de médiation familiale, ou en épaulant un centre tout nouveau sur les arbitrages.Quel type de gestes concrets faudrait-il attendre de Québec ?La situation est telle à l’Aide juridique que les avocats de pratique privée « refusent systématiquement d’en accepter des mandats », glisse Me Pâquet.« Il leur en coûte plus cher d’administrer un mandat que ce qu’offre la Commission juridique ».D’où l’idée, partagée par le Barreau, de réviser les tarifs, restés intouchés depuis belle lurette ; de hausser les seuils d’admissibilité (deux conjoints gagnant chacun le salaire minimum ne peuvent bénéficier de l’Aide juridique) et d’avoir recours à des formules comme l’assurance juridique pour élargir le bassin des bénéficiaires de l’Aide juridique.Il faudrait atteindre « tous ceux qui, entre les deux extrêmes, se trouvent dans une situation inconfortable ».Le Barreau du Québec est une grosse machine: 140 employés et cadres, avec un budget qui frise les 8 millions $ et un directeur général, Pierre Gauthier, assurant la coordination.On y a multiplié les comités (une vingtaine), sans compter les comités « ad hoc ».Mais la création de chacun des comités a été « précédée d’une mûre réflexion ».Il faut bien que devant l’avalanche de lois et de réglementations, le Barreau possède les outils pour réagir vite et dans l’intérêt du public, plaide Me Pâquet.Le bâtonnier ne croit pas qu’il faille alléger la machine — il ne fait allusion au bureau du syndic que pour affirmer haut et fort que c’est une « bi-bitte » entièrement autonome, et qui donne satisfaction.Signe des temps?Les 76 activités de formation permanente, l’an dernier, ont fait grimper de 17 % le nombre d’inscriptions d’avocats, comparativement aux activités de l’année précédente.Il fut brièvement question en entrevue des relations plutôt houleuses avec la Chambre des notaires.Me Pâquet, qui a persuadé les Barreaux des régions de retirer plusieurs plaintes pénales contre des notaires, a déposé fin août en Cour supérieure une requête en « jugement déclaratoire » qui devrait, croit-il, permettre aux notaires et aux avocats de mieux tirer la ligne entre leurs attributions, s’agissant de divorces ou de séparations, par exemple.Tout en faisant confiance au tribunal, il craint que l’esprit de « confrontation » des notaires ne mine l’entente possible.Me Pâquet s’aventure même à dire: « je ne sais pas si la Chambre des notaires s’inspire d’une certaine opinion publique pour justifier des gestes » qu’il persiste à qualifier de « délinquants » de la part de certains notaires.Le Bâtonnier a aussi esquissé le travail discret, mais éminemment utile, accompli par la Fédération des professions juridiques du Canada (FPJC) qui a son siège à Montréal.La FPJC réunit Barreaux et Law Societies et prépare le terrain, notamment, à une sorte de libre échange des professions juridiques.Il faut gérer « notre proximité », voir à harmoniser nos rapports « dans le respect de nos particularités », un peu comme est en train de faire la profession dans l’Europe unie.En boutade, cet ancien président du Jeune Barreau et ex-Bâtonnier de Québec aime répéter que « les vieux avocats sont trop vieux pour changer leurs méthodes ».Aussi s’applique-t-il à procurer des réponses aux préoccupations de la relève, des jeunes avocats.L’école professionnelle du Barreau enseigne déjà l’art de la représentation, de la plaidoirie et de la négociation.Modernité oblige, c’est a un programme de comptabilité « simple et accessible » quel’on ense, ainsi qu’aux modalités d’éta-lissement d’un cabinet.Ces lignes de force expriment le parti-pris du Bâtonnier pour les « services aux membres », ce qui ne pourrait que bénéficier au grand public, en bout de piste.4 Hatfield ceux qui ont un tant soit peu envie d'une audience publique.Les cours sur la manière de s’en tirer en conférence de presse, aujourd’hui quasi-incontournables, étaient complètement étrangers à son univers.On ne sait non plus qui du visionnaire ou de l’inconscient triomphe lorsqu’il choisit de composer avec les Acadiens, de s’intéresser vraiment à leur sort, tout en leur niant toute menace d'acculturation ; lorsqu’il admire le Parti québécois au point d’avoir sa carte de membre, tout en rêvant d’un Canada à l’image du Nouveau-Brunswick.Ni Michaud ni Cormier ne cherchent à répondre définitivement à ces questions.La personnalité même de leur sujet les en empêche.« En entrevue, racontent-ils, Richard Hatfield restait aussi circonspect que sa vie elle-même.Il ne connaissait pas l’usage du je, il restait toujours sur ses gardes.» Les auteurs, dont le livre était en chantier depuis quatre ans, ont eu trois entretiens avec M.Hatfield avant sa mort au printemps dernier.Ni de lui ni de ses amis ils n’ont recueilli de détails croustillants que les scandales de sa fin de carrière ( impliquant drogue et jeunes étudiants ) pouvaient susciter.« Même sans ces scandales l'homme était politiquement usé.note toutefois Michel Cormier.Il en faisait trop et l’effet de saturation était atteint.« Mais ses problèmes personnels témoignaient d’une telle inadéquation entre le style de l’homme et son peuple, entre l’importance du Nouveau-Brun swick au sein du Canada et l’émoi que ces révélations soulevaient au Canada anglais, que nous avons été de là persuadés que l’histoire de Richard Hatfield ne pouvait être que passionnante.Et que ça revenait à des Acadiens comme nous de la raconter.» Au-delà des caprices électoraux, il reste enfin une chose de Richard Hatfield : la fameuse loi 88 sur l’égalité des deux communautés linguistiques de la province.« C’était un vrai coup de maître comme loi parce qu’elle tuait dans l’oeuf tout projet de créer une communauté autonome acadienne tout en donnant aux Acadiens des institutions distinctes », analyse Achille Mi-chaud.Le COR vient aujourd’hui tout menacer, objectera-t-o n.Fort des 58 sièges de son précédent mandat, M.McKenna n’avait rien osé tenter pour faire enchâsser cette disposition législative dans la Constitution et assurer ainsi une véritable protection aux francophones.La présence de huit députés radicaux ne l’incitera guère à en faire plus.« Mais peut-être qu’au contraire ça l’obligera, pour se distinguer, à vouloir clarifier les choses », rétorque M.Michaud.Et au fond pourquoi pas ?Le Nouveau-Brunswick, comme Richard Hatfield, n’en serait pas à un paradoxe près.4 Union leur harmonisation avec la politique monétaire.Cela exigera une collaboration avec les provinces pour établir, notamment, un calendrier budgétaire annuel favorisant un processus d’élaboration des budgets plus ouvert, visible et mieux coordonné.Rien de moins.On comprend mieux les critiques de M.Bourassa, mercredi, s’inquiétant de la portée de ces mesures sur le budget provin- Ceile année, ôtuje% de la {fêle ! HfMRlISSt/ * CIU, c » g MH 3/3 MOTS passeports tT «ETOURNCH '8,5, lONOUEUIl UATE DE OIEEUSIOW T LE DEVOIR ET PARCOUREZ LE MONDE ! ITALIE IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 .SEPTEMBRE 1991 de Ridley Scott, sam.28 sept, à 14h.LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281 -9124)— Didier Dumoutier, chansons, accordéon-musette, les lundis à 21h.RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— < Sur les planches » chansons à texte avec Virginie Rigoine, Marc Dupuis et Pierre Pagé, les 29-30 sept, à 20h.30 UNIVERSITÉ MCGILL: Auditorium Frank Dawson Adams, 3450 Université, 2e étage, Montréal (866-3429)— Festival de films japonais du 20 sept, au 4 oct. SURVEILLER La Société d’arthrite a besoin de bénévoles pour sa campagne de financement qui se tiendra les 3 et 4 octobre, au Centre Laval et au Carrefour Laval.'Rens.: Hélène au 669-1704.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, Pavillon Jeanne-Mance, 3840 rue St-Ur-bain, de 10 h à 16 h 30; à Place Versailles, 7275 rue Sherbrooke est, de 14 h 30 à 20 h 30; à Lasalle, Légion de Lasalle, section 212, 7771 rue Bouvier, de 14 h à 20 h 30; à St-Sauveur, Chalet Pauline-Va-nter, rue de l’Église, de 14 h 30 à 20 h 30, et à St-Denis-sur-le-Richelieu, Gymnase de l’école St-Denis, 290 rue du Collège, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Le elub-École Rivyak offre tous les jours durant les mois de septembre et oc-tobrè des stages et des descentes de rivière sur la Rivière Rouge au village de Huberdeau.Rens.: 447-3609.¦ Ce soir à 19 h, la Société littéraire de Laval vous invite à venir entendre M.Patrick Coppens, écrivain et poète lavallois, à la salle polyvalente de la Maison des arts de Laval, 1395 boul.de la Concorde ouest.Rens.: 682-2708.¦ Le président de l’Associatipn des diplômés de Polytechnique annonce que M.Albert Jacquard animera un brunch-conférence organisé par la Section des jeunes diplômés.Le thème sera : « Les jeunes ingénieurs au temps du monde fini », le dimanche 6 octobre à 10 h 30 au Salon Régence du Grand Hôtel, 777 rue Université.Inscr.: Lucille Charbonneau au 340-4764.¦ Info-Nature Mauricie, l'association coopérante du parc national de la Mauricie, vous invite a venir découvrir les gîtes de plein air Wabenaki et Andrew.Une journée « portes ouvertes » sera tenue le dimanche 29 septembre de 10 h à 15 h.Rens.: 537-4555.¦ Séminaire sur le thème : « Vivre ses émotions, ses sentiments et cesser de souffrir », animé par Mme Carole Fra-dette, le samedi 26 octobre.Rens.: 389-1275.¦ Vendredi 4 octobre à 12 h, la Chambre de commerce française au Canada recevra M.Jean Doré, maire de Montréal, et M.Michel Noir, maire de Lyon, dans le cadre de la semaine lyonnaise lors d'un déjeuner-causerie qui se tiendra à l’hôtel Méridien, Grand Salon AB.Rens.: 281-1246.¦ Le club de ski et plein air de Montréal, organisme à but non lucratif, vous invite à participer à une excursion de cyclotourisme à Cape Cod, du 11 au 14 octobre.Inscr.: 271-6046.¦ L’Essor, organisme à but non lucratif, est un centre d’activités pour jeunes filles situé au 6404, 13e avenue à Montréal.Rens.: Karen ou Andrée au 725-8308.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, rencontre post-natale sur l’allaitement, au CLSC du Plateau Mont-Royal, 4689 rue Papineau.Rens.: Josée Riopel au 521-7663.¦ En collaboration avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, le Groupe Trans-Form vous offre différents ateliers de formation susceptibles de vous aider à démarrer votre entreprise du bon pied.Inscr, : 676-5826.¦ Le Complexe Desjardins a un urgent besoin de bénévoles pour la période du temps des Fêtes.Nous lançons une invitation aux groupes et chorales intéressés à venir se produire.Les chants et mélodies de Noël pourrront être entendus du 18 novembre au 23 décembre le midi et/ou en soirée.Rens.: 281-1870, poste 233.¦ Le Cercle amitié rencontre organise des soirées de danses à tous les vendredis soirs, à compter de 20 h 30 au Centre des Zouaves, 370 rue des Sables (coin 3e avenue), Limoilou.Rens.: 833 1370.¦ Randonnées plein air vous proposent un circuit pour marcheurs du 14 au 29 sept.; les moyennes Alpes.Rens.: 843-3262.La tf‘If* vision fin viMulroili soir on un olin il'ooil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO d CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges La cour p en direct Cinéma : Femme au bord de la crise de nerls —Esp 88 Avec Carmen Maura el Maria Barranco Le Téléjournal p Le Point/météo/sport Studio libre Cinéma / o WCAX (CBS) ° > Burlington News Newsp The Golden Girls Princesses Brooklyn Q Bridge Cinéma ; Stranger at My Door—Am.91 Avec Robert Urich et Markie Post News Dark Justice fc 'i WPTZ(NBC) —-J Plattsburgh News News p Jeopardy ! Wheel ol Fortune Real Life p Expose p Dearp John Flesh 'N p Blood Reasonable Doubts p News The Tonight Show CBMT(CBC) Vi» Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Newhart p The Golden Girls p Empty p Nest Street Legal p The National p The Journal News Good Rockin’ Tonile trn CFTM (TVA) Montréal Le TVA p • Jeopardy éd.18 hres 9-1-1.Cinéma : Homicide détective— Am.89 Avec Burt Reynolds el Helen Shaver Ad Llb Le TVA p réseau Lesp sports Des mots pour le dire CU\ CFCF(CTV) Montreal Puise p Entertainment Tonight Inp Session Family p Matters Pacific p Station Perfect p Strangers Nurses p Quantum Leap p Newsp News The Arsenlo Hall Show fpx TV5 (Télé Francophones Des chiffres L'Euromag et des lettres (18h45) Le journal de FR3 Strip-tease Deslinalion le monde Tokyo Objectif médecine Continents francophone Journal de TF 1 (Tf] CIVM (R.-Q.) l-IXI Montréal Passe- Téléservice Pariout Tandem p Droit de parole p Avec un grand A : p Pauline et René Parler pour parler :p Que sont devenus les hippies ?Téléservice m ST' Musique j Fax : vidéo LTnfoplus Le décompte Coca-Cola Combat des clips : VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle Musique vidéo Vidéodanse roos WVNY (ABC) Burlinglon News p Star Trek : The Next Generation Family p Matters WKRP In p Cincinnati Perfect p Strangers BabyP Talk 20/20 p Newsp Nightline Commercial Programs m sa 19h / Muchwesl Fax Coca-Cola Countdown Combat des clips Spotlight/The Wonoerstuff Vidéoclips Too t VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshourp Nightly Business.Vermont this week Washington week inp Walip Streetweek Talking with p David Frost American Masters p Cinéma : Lilies otthe Field—Am.63 Avec Sidney Poltler et Lllla Skala foci 4-SAISONS Montréal La roue Coup de chanceuse louore Urgences Cinéma : Les frères corses—Am.85 Avec Trevor Eve el Geraldine Chaplin Le Grand Journal Sports Plus Cinéma : Que vienne la nuit-Am.66 Avec Michael Calne et Jane Fonda r«r7| WCFE (PBS) 3-2-1 p The Nightly Confacl Business.The MacNeil-Lehrer Newshourp Washington Week.p Walip Street.1 Cinéma : Operation Petticoat— Am.59 Avec Cary Grant el Tony Curtis Cinéma : Paths ol Glory— Am.57 Avec Klrk Douglas et Adolphe Menjou Le Devoir, vendredi 27 septembre 1991 ¦ B-5 LE GUIDE DU WEEK-END PHOTO LES PAPARAZZI L’École des femmes, de Molière, une mise en scène de René Richard Cyr avec Normand Chouinard et Anne Dorval.L’École des femmes, meilleur spectacle du TNM selon le public RESTAURANTS/chronique Petits plats d’Espagne Josée BLANCHETTE AU CONTRAIRE des sushi, la mode des tapas ne s’est jamais vraiment incrustée chez nous.Ces hors-d'oeuvre espagnols dégustés entre deux lampées de xérès ont pourtant fait un tabac aux États-Unis, notamment à New York où on les consomme en guise de repas.- Petits plats savoureux et colorés, ils peuvent aussi être affreusement indigestes et huileux quand le talent n’est pas du rendez-vous.Les quelques rares restaurants à offrir des tapas à Montréal donnaient jusqu’à maintenant dans la gastronomie hispano-adipeuse.Don Quixote, fort heureusement, réhabilite le genre et nous livre toute la marchandise et même plus.Les tapas ont une allure engageante dans ce cadre soigné et cette ambiance de cave à vins humide.Situé dans un entresol du centre-ville, le Don Quixote arbore des scènes de moulins à vent sur ses murs-fresques.On joue des castagnettes en sourdine et m'est avis que l’opéra Carmen doit faire partie du menu musical les grands soirs.Pour qui voudrait se familiariser avec l’Espagne avant l’arrivée des prochains Jeux olympiques, l’endroit est tout trouvé.Au menu, 24 tapas, seuls ou regroupés, s’offrent à vos yeux et votre panse.On peut commander ces assiettes chaudes ou froides au gré des heures et des verres de xérès (sherry pour les anglos) qui s’écoulent.J’ai goûté à sept de ces spécimens, l’équivalent d’un repas pour deux personnes, et pas une fois n’ai été deçue.Les saucisses espagnoles (les fameuses chorizo) sont frites dans l’huile d’olives et servies toutes nues.Légèrement épicées, ces dignes • filles de la charcuterie espagnole font bon ménage avec le pote Manchego, un mélange de tomates sauce picjuante, dorées à l’huile d’olives (a la minute) qui font appel au même type de sauce tomatée mais encore plus aillée et pimentée.Les fruits de mer tiennent une place importante dans les assortiments de tapas.Ces calmars frits d'une extrême simplicité, à peine rehaussés d’un zeste de citron, ou ces moules vinaigrette encore chaudes et d'une fraîcheur remarquable sous ce concassé de tomates et de poivrons (sans compter la vinaigrette persillée), vous laissent un souvenir mémorable des petits plats d’Espagne.Ironie du sort, nous étions les seuls clients le soir de notre passage.Six PHOTO JACQUES GRENIER semaines après l’ouverture de ce nouveau rejeton des tapas, fils de la Mancha, y’a pas foule au moulin et ça ne se presse pas au guichet.Dommage, car meme les moins fortunés peuvent trouver de quoi subvenir à leur appétit dans ce petit local, autant à l’heure du midi, a l’apéro, avant le cinéma ou après le théâtre.Qu’on se le dise, les tapas vont à l'automne comme un gant.Comptez environ JO $ pour deux personnes avant le vin, taxes et service.Don Quixote 1224 rue Drummond tél.: 393-8980 fraîches et de poivrons, d’ail, de vinaigre et d’huile d’olives.Rafraîchissante, cette salade de légumes frais embaume l’ail et vous donnera une haleine d’enfer.Autre charcuterie vivement appréciée dans les bars à tapas, le jambon seirano local, jambon cru salé tranché finement, repose dans une assiette aux côtés d’olives qui en ont vu d’autres.Autre tapas, chands ceux-là : les cailles à la Campera (la caille devrais-je dire ! ) rôtie puis ensevelie sous une sauce tomatée aux poivrons et à l’ail, un rien pimentée pour donner envie d’y revenir.Et je n’oublie rien des pommes de terre Le restaurant Don Quixote.Robert Lévesque LA MAGNIFIQUE production de L'École des femmes, signée René Richard Cyr, et jouée par Anne Dorval (Agnès) et Normand Chouinard (Arnolphe), a remporté hier soir, sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde, trois des quatre prix Gascon-Roux remis à chaque année le soir de première de la nouvelle saison.Avant le lever du rideau sur la 40e saison, et Inès Pérée et Inat Tendu de Réjean Ducharme qui l’ouvrait hier soir, Olivier Reichenbach et Jean-Louis Roux, l’actuel et le précédent directeurs artistique, ont remis pour la quatrième année d’affilée ces prix créés pour que le public du TN M distinguent ses artistes préférés qui ont travaillé pour la compagnie la saison précédente.René Richard Cyr, qui avait séduit la critique avec ce Molière superZ-bement enlevé en début de saison 90-91, a aussi séduit le public qui a voté pour lui remettre le Gascon-Roux de la meilleure mise en scène.Anne Dorval, qui faisait ses débuts au TNM dans le beau rôle d’Agnès, a obtenu le Gascon-Roux de la meilleure comédienne de la saison, tandis que Normand Chouinard, qui était Arnolphe, mais aussi Léonardo dans La Trilogie de la villégiature de Goldoni, a remporté le Gascon-Roux du meilleur comédien.Le scénographe Michel Crète, qui avait signé pas moins de trois décors sur cinq dans cette saison 90-91 du TNM, a remporté pour sa part le Gascon-Roux de la scénographie.Il avait signé les décors de On ne badine pas avec l'amour de Musset, de Peer Gynl de Ibsen, et de La Charge de l’orignal épormyable de Gau-vreau, ce spectacle produit par le Quat’Sous et « déménagé » sur la scène du TNM.Comme à l’habitude, ce sont deux comédiens qui débutent au TNM dans la saison qui commence qui remettaient, hier soir, les Gascon-Roux des meilleurs acteurs.Catherine Pinard, qui sera Lucy Brown dans L'Opéra de qual'sous, et Benoit Brière, qui sera Dubois dans Le Misanthrope, ont ainsi fait leurs premiers pas publics, hier soir, sur les planches de la vieille salle de la rue Sainte-Catherine.Georges Groulx, qui fut l’un des fondateurs du TN M avec Jean Gascon, Jean-Louis Roux, et les regrettés Robert Gadouas et Guy Hoffmann, était attendu hier soir au théâtre où Olivier Reichenbach devait le saluer en scène.Après la remise des prix, le public a pu assister à la pièce de Ducharme mise en scène par Lorraine Pintal.Tout sur la vie culturelle à Québec r Jocelyne Richer de notre bureau île Québec POUR SAVOIR où aller quand ils ont le goût de sortir, les gens de Québec disposent maintenant d’un nouvel outil, À l’Affiche, un magazine de 64 pages distribué gratuitement dans le réseau des caisses populaires et des lieux de diffusion culturelle.Tiré à 50 000 exemplaires, À l'Affiche paraîtra tous les mois, et entend couvrir l’ensemble des activités [culturelles de la capitale.La publication vient combler un vide, en ce [sens qu’il n’existe rien de semblable là l’heure actuelle.I On espère pouvoir décrire toutes Iles manifestations culturelles à venir durant le mois, et offrir de plus le 'type d'informations qu'on retrouve [habituellement dans ce genre de périodiques : entrevues avec des artistes, chroniques (théâtre, cinéma, littérature), critiques et dossiers touchant le secteur culturel.Le magazine sera financé en bonne partie par la publicité, qui pourrait occuper jusqu’à 50% du contenu.Il est également appuyé financièrement par le Salon du livre de Québec, la ville de Québec et le ministère des Affaires culturelles.À l’Affiche est en fait un satellite du Salon du livre de Québec, le dirigeant des deux entités étant le même homme, Denis Lebrun.L’an dernier, M.Lebrun avait été, avec Mme Claire Bonenfant, à l’origine du succès remporté par le Salon du livre, qui avait connu dans le passé de sérieux problèmes d’administration en d’autres mains.Pour mener à bien son nouveau projet, il s’est entouré de deux adjointes et d’une équipe composée d’une quinzaine de collaborateurs pigistes et de chroniqueurs.M.Lebrun voit le magazine comme « un outil de développement culturel à Québec », qui vise non seulement à faire connaître ce qui se passe en ville, mais aussi à montrer tout le dynamisme de la vie culturelle, en espérant que cela incite les lecteurs à en profiter davantage.Le premier numéro présente en couverture le dramaturge, metteur en scène et comédien Robert Lepage, natif de Québec, où il a créé Ta trilogie des dragons et ses autres oeuvres.On y trouve également un dossier sur le rapport Arpin, qui proposait en juin un projet de politique culturelle.ROCK/chronique De la musicalité de très haut niveau Sylvain Cormier NDLR Pour des raisons techniques, la chro- d’hui.Elle sera publiée dans l’édition nique Vins, de Noël Masseau et de mardi.Pierre Séguin, fait relâche aujour POUR CEUX que l’intelligence, la musicalité, l’absence dç prétention et l’humour fin intéressaient, le doublé de mercredi soir au Saint-Denis valait un bon nombre de ces images pieuses que l’on publie dans les journaux pour prières exaucées.Jugez plutôt : d'abord Richard Thompson, ex-Fairport Convention, groupe-phare de la scène folk-rock britannique à la fin des années soixante, auteur-compositeur-interprète hors-série au verbe décapant, aux mélodies imaginatives et au jeu de guitare éblouissant ; et puis Crowded House, brillant quatuor néo-zélandais, « meilleur groupe pop au monde » pour Laurent Saulnier de Uo/rqui m’enlève les mots de la bouche, le sacripant.Quand on sait que Richard Thompson tient d'ordinaire son public en haleine pendant plus de deux heures, les 45 minutes de sa première partie ne constituaient forcément qu’une entrée en matière.Introduction à Richard Thompson, THO'-lOl.Un condensé de nouveautés ( I Feel So Good, 1952 Vincent Black Lightning) et de classiques ( Valerie, l’hilarant Two Left Feet), des chansons sur tout et sur rien, du plus haut comique à la détresse la plus profonde, autant de tranches de vie qui tendent à l’universel.Le temps de se mériter un rappel — une formidable version country-swing du Shake, Rattle à Roll de Joe Turner, lors de laquelle il a étourdi l’auditoire en assurant simultanément les parties rythmiques et les solos —, et pfuit, il était parti.La salle, ainsi mise en appétit, mais laissée sur sa faim, a dévoré tout rond ses Néo-Zélandais préférés, dont l’affection pour Montréal est connue, et s’affichait ouvertement (« We could spend a week in Montreal! », avouait Neil Finn avec un sourire qui ne laissait supposer aucun racolage).À la première occasion, dès les premières mesures'de Six Months In A Leaky Boat, clin d’oeil à l’époque où les frères Neil et Tim Finn se partageaient les pôles du groupe Split Enz, la moitié du parterre se ruait aux abords de la scène, et c’est debout que les spectateurs ravis et exhubérants ont entonné Sister Madly, It’Only Natural, Chocolate Cake, Better Be Home Soon et tous ces refrains beatlesques qui se Crowded House prêtent admirablement au sing-along.Triomphe sans équivoque de gaillards vifs et dangereusement drôles, sans une once de prétention, véritables larrons en foire pour .lesquels tout semble facile, tant ils s’exécutent avec aisance et brio.À un point tel qu’on serait tenté de confondre simplicité et simplisme.On aurait tort.La magnifique ballade Fall At Your Feet, par exemple, apparent miracle de simplicité, sous-tend une structure complexe qu’une parfaite maîtrise peut seule transcender.En toute logique, je n’avais strictement rien à reprocher à Crowded House, dont le dernier-compact m’a accompagné tout l’été, et pourtant, allez savoir pourquoi, après trois chansons mercredi soir, j'aurais bien été me faire voir ailleurs.Rien de cette musique que j’aime tant ne m’atteignait, et j’ai assisté à ce qui s’avère d’ores et déjà comme le meilleur spectacle pop-rock de l’année d’un air détaché.A bien y penser, j’étais probablement drainé.Littéralement asséché par le spectacle de Procol llarum, la veille au Spectrum, et je n’avais plus une goutte à suer pour Paul Hester, Nick Seymour et les frères Finn.Dommage.Procol Harum, de tout coeur ANDRÉ MÉNARD, qui possède un sens aigu de l’à-propos, avait parfaitement résumé la situation : « Ils font Conquistador au milieu du set et A Whiter Shade Of Pale en rappel.» Point à la ligne.Grand manitou du Spectrum, il avait eu accès à la liste des chansons qu’allait livrer Procol Harum, de retour mardi dernier après 14 ans d’absence pour leur cinquième concert montréalais, et en avait tiré les seules informations vraiment pertinentes.Le syndrome Iron Butterfly, pensai-je avec tristesse, me rappelant un concert au Spectrum il y a pas mal d’années, où tout le monde avait piaffé d’impatience jusqu’à l'inévitable In-A-Gadda-Da-Vida.Rien de plus exaspérant qu’une foule nostalgique.J’aurais volontiers fait passer le goût du pain à celui qui réclamait A Salty Dog à la moindre pause.Mais j’ai fini par ne plus l’entendre, subjugué par la voix de Gary Brooker, transporté par les solos de Matthew Fisher à l’orgue Hammond B-3, ému aux larmes par des lectures grandioses de l’ancien comme du nouveau répertoire (pourtant si fade sur disque).Procol Harum était revenu pour le plaisir de conjuguer leur musique au présent, et méritait bien mieux qu’un public au passé simple.Dommage.RESTAURANTS Le Flambard Cuisine française Une bonne table.De bons prix Midi ou soir 5064.rue Papineau Pour réservations : 596-1280 V S* j Vp Table d’hote à partir de .i ; l\v « K’ KNTIVKD K bAlSON _ _ 1450s Ouvert le Midi et le dimanche 4287, rue Saint-Denis, Montréal Rés.: 844-4643 c/iey, tf/ilb, Restaurant italien c'est plus qu'une promotion c'est une tradition Lunch d'affaires Table d’hôte et mini-table d’hôte .(2 salles de réception) 5412 Côte des Neiges *» T * „ J C Tel.: (514) 725-3623 m r.n MM — 12-9645 B-6 ¦ Le Devoir, vendredi 27 septembre 1991 LES ANNONCES CLASSÉES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 A vis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAH TÉLÉPHONE 286-1200 {ET Propriétés à vendre A AHUNTSIC Cottage détaché, garage.Secteur tranquille 3 c c.1'/i s /b, s -s fini, grand terrain 388-3561 AUTEUIL canadienne 13 pièces, ga-.rage, réduit 147000$.622-5614.! 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