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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-10-01, Collections de BAnQ.

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Montrée! Londres Hong Kong Communications Design et graphisme Relations interculturelle: 514 284 23 23 Legault Vol.LXXXII — No 227 ?Nuageux.Max.: 13.Voir page B-6 Montréal, mardi 1er octobre 1991 Toronto 85 cents 65‘ * TPS TVQ L’option souveraineté-association fait un bond de 58 % à 67 % au Québec Pierre O’Neill LE SKNTIMKNT nationaliste québécois connaît une nouvelle vigueur au lendemain des nouvelles propositions constitutionnelles d'Ottawa.Ef-fectuant un bond de neuf points dans la faveur populaire, la thèse souverainiste recueille maintenant l’appui de plus des deux tiers des Québécois qui sont par ailleurs massivement opposés à céder des pouvoirs économiques au gouvernement fédéral.Réalisé du 25 au 29 septembre auprès de 887 Québécois pour le compte du DKVOIR et de Newswatch (CBC), le sondage de la firme Multi Réso a permis de constater un sensible reaménagement de l'opinion publique à l'égard des options qui alimentent le débat constitutionnel : 67.3 % des personnes interrogées se sont déclarées favorables à la sou- veraineté-association, 58.9 % au fédéralisme renouvelé agrémenté de la reconnaissance du caractère distinct et 49.3% à l'indépendance.Un sondage mené en mai dernier par Multi Réso indiquait que seulement 58.4 % des Québécois appuyaient la souveraineté-association.C’est immédiatement après la conférence de presse du premier ministre Robert Bourassa, mercredi dernier, que Multi Réso a amorcé la cueillette des données, consacrant une part importante des entrevues téléphoniques à vérifier la réaction des Québécois aux offres fédérales.A mesure que l'enquête d’opinion progressait, les sondeurs constataient que le rejet des Québécois s’exprimait avec plus de force.Tout en notant le taux élevé d'indécis (44.3%), la proportion de ceux qui s’opposent aux offres (39.6 %) représente plus du double du pourcentage de répondants qui y sont défavorables (16.1%).La déception collective que le projet de réforme constitutionnelle des conservateurs a générée se conjugue toutefois à des degrés divers, selon l’enjeu.Ainsi, 74.4 % des Québécois désapprouvent l'idée de consentir de nouveaux pouvoirs économiques à Ottawa.Mais convaincus de la nécessité de renforcer l'union économique, ils sont tout aussi massive- ment favorables (73.4 %) à la notion de libre circulation des produits et services entre les provinces.Pour l’ensemble du dossier, l’entente du lac Meech demeure le point de référence sur lequel l’opinion publique fonde son jugement.Par comparaison, 35 % des Québécois jugent les offres fédérales moins avantageuses, 11 % les considèrent aussi avantageuses et seulement 7.9 % les Voir page A-4: L'option Ottawa ressort sa loi SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU Michèle Thibodeau-Deguire, directrice de Centraide Objectif : 24,5 millions $ Des centaines de ballons lancés dans le ciel montréalais hier ont amorce la campagne annuelle de souscription de Centraide.Objectif 24,5 millions $ (8,5 % de plus que l’année dernière), pour venir en aide aux démunis, malgré (ou a cause de) la récession.Mais qui sont les gens derrière Centraide, et où va l’argent?Nos articles en page B-l.contre ses employés d'après la Presse Canadienne L'ALLI ANC K de la fonction publique du Canada annoncera demain si ses 110 000 membres respecteront l'ordre de retour au travail contenu dans la loi spéciale que le Parlement fédéral devrait avoir adoptée d’ici le début de la semaine prochaine.Hier, la Chambre a repris l’étude de la mesure législative — la 19e en 25 ans — tandis que le gouvernement et la direction syndicale haussaient le ton, s’accusant mutuellement de mauvaise foi.Après une trêve stérile d’une semaine, le conflit a donc repris de plus belle entre Ottawa et ses employés.Selon diverses sources, près de 60 % des fonctionnaires ayant droit de grève ne sont pas entrés au travail hier, grippant la machine gouvernementale un peu partout au pays.« Geste regrettable », a dit le ministre en soutenant que « des services essentiels à la santé et à la sécurité des citoyens sont touchés ».Il a cité le cas d'une douzaine d’infirmières et 51 employés qui étaient de corvée aux services essentiels à l’hôpital Sainte-Anne-de-Bellevue et qui n’ont pas pu entrer au travail.Ailleurs au pays, le trafic aux aéroports de Québec, Saint John (Terre-Neuve) et Victoria a été perturbé tandis que le port de Vancouver était fermé.Des piquets de grève étaient montés un peu partout devant tous les édifices gouvernementaux.Les fermiers de l’Ouest canadien perdent 36 millions $ par semaine si les grains ne sont pas sortis des silos et mis sur les trains en partance vers les ports canadiens.À la reprise du débat en comité plénier à la Chambre des communes.Voir page A-4: Ottawa Québec entend financer les projets plutôt que les groupes environnementaux Louis-Gilles Francoeur LES MILIEUX de l’environnement se mobilisent présentement contre la nouvelle politique du ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qui veut remplacer le financement statutaire en place par un système basé sur l’approbation de projets.Il y a quelques mois, Québec annonçait que l’aide aux 700 groupes environnementaux serait de 1 million $ en 1991, ce qui représentait, en réalité, environ 500 000 $ de plus que par le passé.La nouvelle a amené plusieurs groupes à respirer d’aise devant la perspective de mettre fin quelque peu au régime famélique que leur impose une société qui aime les entendre, mais pas les financer et dans laquelle les entreprises financent.leur propre groupe environnemental.L’annonce des nouvelles règles a mis littéralement le feu aux poudres dans l’ensemble des régions du Québec.Les projets qui seront soumis au ministère devront « être limités dans le temps » et prévoir une association avec d’autres intervenants du milieu.Le programme n'octroiera pas plus de 35 000 $ à un groupe, quel que soit le nombre de projets soumis.L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), qui regroupe 103 associations en région, et le tout nouveau Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement, qui refont surface au Québec avec déjà plus de 225 groupes affiliés, ainsi que la Société pour vaincre la pollution ont émis hier de sérieuses réserves sur ce mode de financement.Le président du Regroupement national des CRE, M.Marc Turgeon, précise que les Conseils de l’environnement, qui naissent partout en province depuis six mois, ont présenté au ministre un « projet normatif de financement » qui aurait défini ce dernier par des critères objectifs et Voir page A-4: Québec Coup d’État en Haïti Le président Aristide arrêté d’après Reuter et AFP PORT-AU-PRINCE - Le président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, a été enlevé manu militari de son palais hier et conduit au quartier général de l’armée, à la faveur d’un coup d’État aux origines encore confuses et qui avait fait au moins 30 morts et 100 blessés au moment de mettre sous presse, hier soir.« Ils voulaient le lyncher mais au lieu de cela, ils l’ont emmené au quartier général», a-t-on déclaré.Des tirs nourris ont été entendus en fin d’après-midi autour du palais présidentiel, en face du quartier général de l’armée au moment où les soldats rebelles s’emparaient du président, a-t-on précisé de source gouvernementale.Par ailleurs, un opposant historique à la dictature des Duvalier, le pasteur Sylvio Claude, a été tué par le supplice du collier (un pneu enflammé autour du cou) dans le sud du pays.Sylvio Claude, qui était également passé à l’opposition contre le gouvernement Aristide, présidait le Parti démocrate-chrétien haïtien (PDCH) et s’était présenté aux élections présidentielles de 1987 et de décembre 1990, remportées par le père Aristide.L’ex-chef des tontons macoutes, le Dr Roger Lafontant, qui a longtemps vécu à Montréal et dont la famille vit toujours ici, aurait été abattu dans la prison où il était détenu.On ignore toutefois si l’ensemble de l’armée a appuyé la tentative de coup d’État contre le père Jean-Bertrand Aristide.Le premier ministre, René Préval, a imputé la rébellion à d’ex-membres des tontons macoutes désireux de rétablir leur pouvoir perdu après la chute du régime Duvalier en février 1986.Dans l’après midi, Jean-Bertrand Aristide, qui était devenu en décembre dernier le premier président démocratiquement élu en Haïti, s’était rendu au palais présidentiel en compagnie d’un petit groupe de soldats et de policiers qui lui étaient restés fidèles, a rapporté Radio-France internationale.Toute la journée, des fusillades ont éclaté dans la ville.La rébellion aurait fait au moins 30 morts et une centaine de blessés, selon les habitants de Port-au-Prince dont l’aéroport a été fermé.Alors qu’une grande confusion régnait à Port-au-Prince, une des rares stations privées fonctionnant encore, Voir page A-4: Coup PHOTO AP 0 t?r r Une Haïtienne de Miami, en Floride, ne cachait pas sa colère, hier, au cours d’une manifestation contre le coup d’État et l’arrestation du père Aristide.+- Martin Drainville et Pascale Montpetit.Grand coup de théâtre au TNM Robert Lévesque UN GRAND COUP de théâtre au Nouveau Monde.Soudain, 23 ans après sa création dans un théâtre d'été de Sainte-Agathe, Inès Pérée et Inst Tendu, de Réjean Ducharme, éclate sur une grande scène comme un pur morceau de théâtre, ou un morceau de théâtre pur, et apparaît, plus encore que HA htt ! peut-être, comme le grand geste théâtral de cet auteur secret qui a cessé d’écrire pour le théâtre, et qui vient tout juste (la saison dernière) de briser son silence romanesque avec Dévadé, remarquable ouvrage littéraire où rien n’annonce une suite ou une poursuite de l’oeuvre .peut-être close, peut-être pas.Lorraine Pintal, qui est en train de redonner vie au théâtre de Ducharme, a une approche très particulière de cette oeuvre bigarrée, une approche qui laisse de côté le pitto-Volr page A-4: Grand coup La RIO envisage des poursuites Laurent Soumis PENDANT que l’opposition officielle réclame une commission parlementaire sur l'avenir des installations olympiques, la RIO étudie la possibilité d'entreprendre des recours contre les firmes d’ingénerie et de construction impliquées dans l’effondrement, le 13 septembre dernier, d'une poutre de 55 tonnes au Stade olympique.Le 20 septembre dernier, une contre-expertise réalisée à la demande du ministre responsable de la Régie des installations olympiques (RIO) par les firmes Beauchemin, Beaton, Lapointe (BBL) et Beaulieu, Poulin, Robitalle (BPR) concluait qu'une mauvaise soudure des barres d’ancrage de la poutre était à l’origine de l'effondrement.Le rapport signalait en outre que les travaux de construction n’étaient pas conformes aux plans originaux, bien que cela soit sans rapport avec l’effondrement, selon les experts.Compte tenu de l’importance des sommes en jeu — le ministre André Vallerand a déjà évoqué une facture de 10 millions $ en travaux de réparation et pertes de revenus à la suite de la fermeture du stade — la RIO examine actuellement les possibilités de recours contre les firmes im-Volr page A-4: La RIO JACQUES NADEAU Alors que la RIO songe à des poursuites pour la poutre tombée le 15 septembre dernier, la toile du stade, déchirée en deux plaies béantes (au centre), a été descendue, hier, pour être recousue au prix de 1,5 million.On a alors découvert d’autres déchirures plus petites.MUSEE DE LA CIVILISATION (Québec) RÉSERVATION PUBLICITAIRE 842-9645 Voyages et Voyageurs Date de tombée le 17 octobre 1991 PARUTION Le 2 novembre DANS LE DEVOIR Le Devoir publie à l'occasion de l'ouverture de l'exposition Voyages et Voyageurs du Musée de la Civilisation un cahier spécial.Cette exposition veut faire découvrir les pratiques de voyages des Québécois au XXe siècle, que ce soit pour le travail ou le loisir.Trois grands thèmes seront abordés: • Le Grand départ traitera des motivations des voyageurs plaisanciers autant que travailleurs, l'évolution des préparatifs de voyage ainsi que le rituel du départ.• Les Routes du voyage présentera les modes de transport pour passagers au cours du XXe siècle, l'organisation des sites de voyages et les profils de voyageurs-types.• Le Retour explorera ie monde du souvenir comme témoignage et prolongement du voyage. A-2 M Le Devoir, mardi 1er octobre 1991 «Trop vague, simpliste, d’une candeur envahissante» Le jugement de Bourassa sur le mot «utile» dans le plan sur l’union économique Michel Van de Walle ilo hi Presse (’unudieime l.K PREMIER ministre du Québec, Robert Bourassa, juge que le terme « utile » que l’on retrouve dans la proposition fédérale sur l'union économique est « beaucoup trop vague, simpliste et fait preuve d’une candeur un peu trop envahissante».("est ce qu’il a déclaré hier à Montréal devant environ S00 dirigeants d’entreprises du Québec venus participer au lancement de la charte québécoise de la qualité totale.S’il trouve que l’objectif d’assurer le bon fonctionnement de l’union économique canadienne est « fort louable », il répète cependant que certai- nes modalités de la proposition constitutionnelle fédérale dévoilée la semaine dernière sont « inacceptables ».La proposition fédérale litigieuse édicte que le « Parlement du Canada a compétence exclusive pour légiférer en toute matière qu’il déclare utile à l’efficacité de fonctionnement de l’union économique ».M.Bourassa s’en est pris en particulier au terme « utile » que l’on retrouve dans cette phrase, précisant qu’il ne le donnait qu’en guise d’exemple.« Qu’est-ce qui finalement serait inutile au bon fonctionnement de l’économie canadienne ?», demande-t-il.M.Bourassa a ajouté qu’il faudra tenir compte du contexte canadien dans les discussions qui auront cours dans les prochains mois autour de l’union économique.« Ce n’est pas dans l’esprit de la fédération canadienne, a- t-il dit, de donner à un seul niveau de gouvernement des pouvoirs qui paraissent illimités.» Évoquant plus largement le dossier constitutionnel, le premier ministre a mis en parallèle les concepts de « souveraineté partagée » et de « fédéralisme renouvelé», demandant lui-même à son auditoire « quelle différence y a-t-il finalement entre les deux ».Le premier ministre a également jugé qu’en matière de formation professionnelle, la proposition fédérale actuelle était « incomplète ».La proposition 18 se contente de dire que la Constitution serait modi- fiée « pour que la formation de la main-d’oeuvre soit reconnue explicitement comme étant un domaine de compétence provinciale exclusive».Ce libellé ne satisfait pas M.Bourassa puisque la proposition s’en tient à la formation et ne traite pas de l’autre volet de ce dossier, celui de la main-d’oeuvre.Au surplus, signale-t-il, la proposition fédérale passe sous silence d’autres éléments essentiels du dossier de la formation car, en plus du transfert de pouvoirs législatifs, il doit aussi y avoir transfert de fonctionnaires ainsi que de moyens financiers.Ce sont plusieurs centaines de millions de dollars qui sont en cause, note le premier ministre.Par ailleurs, M.Bourassa a dit ne pas être étonné des propos de Jean Campeau, ancien coprésident de la commission sur l’avenir politique du Québec, qui se disait partisan, ces derniers jours, de la souveraineté du Québec.« Je ne suis pas étonné puisque M.Campeau a toujours été un nationaliste très actif.» Mais s’il n’est pas étonné, le premier ministre est néanmoins « surpris » de la déclaration de celui qui fut pendant dix ans le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.« Je suis surpris qu’il ( M.Campeau) arrive déjà à cette conclusion alors que la commission parlementaire qui doit étudier les coûts de la souverainté n’a pas encore conclu ses travaux.» .Cette commission a été créée en vertu de la loi 150, tout comme une autre commission qui, celle-là, étudiera les offres fédérales.L’ex-juge en chef de la Cour suprême Jean Beetz meurt à l’âge de 64 ans OTTAWA (PC) — L’ancien juge en chef de la Cour suprême du Canada Jean Beetz est décédé hier à Montréal après une longue bataille contre le cancer.Agé de 61 ans, M.Beetz avait démissionné de son poste à la plus haute cour du pays en 1988.Son départ laissera un grand vide, crçient de nombreux constitutionnalistes dont son vieil ami, le sénateur C.érald Beaudoin, et son collègue de longue date, le juge en chef de la Cour suprême Antonio Lamer.Compagnons d’armes pendant 19 ans, les juges Lamer et Beetz ont tous les deux participé à l’interprétation de la Charte canadienne des droits et libertés depuis son entrée en vigueur en 1982.Parlant de M.Beetz, le juge Lamer a indiqué que « la rigueur de son raisonnement, la précision de sa plume, la clarté de sa rédaction et l’élégance de son style, ainsi que son intégrité feront défaut à tous les Canadiens ».Né à Montréal, M.Beetz a étudié à l'Université de Montréal et à Oxford.Il fut conseiller constitutionnel du premier ministre Trudeau.PHOTO CP Jean Beetz Sirros est d’accord avec l’enchâssement du droit autochtone à l’autonomie Michel Venne de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec est d’accord avec l’enchâssement dans la Constitution du droit des autochtones à l’autonomie gouvernementale, tel que le propose le gouvernement fédéral dans ses propositions constitutionnelles.Le ministre responsable, M.Christos Sirros, est d’ailleurs disposé à ouvrir le dialogue à ce sujet avec les nations autochtones vivant au Québec, à la faveur du processus d’élaboration de la politique québécoise en cette matière qui doit débuter la semaine prochaine.« Je suis prêt à placer le processus d’élaboration de la politique québécoise sous le signe de l’autonomie gouvernementale», a-t-il déclaré hier dans un entretien avec LE DEVOIR.Selon M.Sirros, il est possible « d’arrimer » la discussion sur les propositions fédérales à celles sur la politique québécoise « afin d’assurer une base cohérente aux discussions futures entre les autochtones et les autres Québécois».Le ministre rencontrera prochainement à ce sujet le président de l’Assemblée des Premières Nations, M.Ovide Mercredi, pour discuter de cette question, s’assurer de sa collaboration au processus québécois et envisager avec lui la possibilité d’une rencontre avec le premier ministre, M.Robert Bourassa.Il est prématuré, a toutefois précisé M.Sirros, de parler d’une alliance entre le Québec et les autochtones dans le cadre des discussions constitutionnelles.M.Sirros se dit « surpris du rejet catégorique exprimé par certains leaders autochtones » à l’égard du projet fédéral.Il affirme que c’est pour eux « un bon point de départ ».Dès la publication du projet fédéral, Dans Bâtir ensemble l’avenir du Canada, Ottawa propose de modifier la Constitution ae manière à consacrer un droit à l’autonomie gouvernementale autochtone.Mais que ce droit ne soit invocable devant les tribunaux que dans 10 ans, afin de laisser le temps aux gouvernements de négocier avec les peuples autochtones des ententes à ce sujet.M.Sirros rappelle que le Québec a reconnu dès 1983, par une déclaration de l’Assemblée nationale, le droit des autochtones à l’autonomie gouvernementale « dans le cadre d’ententes négociées ».« Le pas de plus, dans les propositions fédérales, c’est de déclarer que ce droit pourra être invoqué devant les tribunaux dit-il.Le ministre rejette d’emblée cependant la création de « pays dans le pays », c’est-à-dire la reconnaissance explicite de la souveraineté des peuples autochtones qui mettrait en cause l’intégrité du territoire québécois.M.Sirros estime qu’il est par ailleurs très important de discuter de l’exercice de ces pouvoirs par les autochtones dans le contexte d’une cohabitation harmonieuse avec les non-autochtones (M.Sirros dit « les allochtones ») vivant sur le même territoire.Votre parole est un appui.Nous avons remporté le plus grand honneur qui soit: votre appréciation.Un récent sondage"’ révèle en effet que, parmi toutes les entreprises canadiennes, Bell a été mentionnée par le plus grand nombre de Québécoises et de Québécois comme étant un «bon citoyen corporatif».Le principal critère des répondants, dans leur choix d’une entreprise, était la qualité des produits et services offerts.Nous en sommes fiers.Et nous nous engageons à demeurer attentifs à vos besoins, dans un élan toujours renouvelé.Parole d’honneur.^ IL S’AGIT D’UN SONDAGE RÉALISÉ AU DÉBUT DU MOIS DE SEPTEMBRE 1991 PAR LE CABINET DE RELATIONS PUBLIQUES NATIONAL INC.EN COLLABORATION AVEC GALLUP CANADA INC.Bell des gens de parole1* 4 O Le Devoir, mardi 1er octobre 1991 B A-3 DES QUESTIONS SUR L’AVENIR DU CANADA?Pour plus de renseignements concernant la réforme constitutionnelle telle que proposée par le gouvernement fédéral, appelez sans frais : I-800-56I-II88 WZa Personnes sourdes ou malentendantes: rZm 1-800-567-1992 mts/atme) Canada Bâtir ensemble l’avenir du Canada de notre bureau tie Québec LE MINISTRK de la Santé, M.Marc-Yvan Côté, a annoncé hier qu'une première étape sera franchie à compter de cet automne dans la mise en oeuvre de la réforme de la santé et des services sociaux, soit la réorganisation des conseils d’administration du réseau.La réforme prévoit qu’un seul conseil d’administration sera responsable de plusieurs établissements afin d’assurer des services mieux intégrée sur un territoire.Le ministre a déjà demandé aux conseils régionaux de la santé et des services sociaux de dresser un portrait des CA dans leurs régions respectives d'ici au 25 octobre.Par la suite, le ministre redessinera l'organisation des conseils partout en province.Dans son analyse, chaque CRSSS devra tenir compte de la nature du territoire, des caractéristiques socio-culturelles, ethniques et linguistiques de la population.La réorganisation des conseils d’administration est une étape préalable à la création des régies régionales, qui deviendrontles maîtres d’oeuvre des services en région.MANTEAUX DUVET EXXA VALEUR ORIGINALE 225$ fkO£Nte»*^G2051 PEEL 843-6248 La STCUM élabore des scénarios concrets de mises à pied Jean Chartier LE PRÉSIDENT de la Société de transport de la CUM rencontrera le maire de Montréal et la conférence des maires de banlieue pour vérifier si leur position reste toujours la même, et, si c’est le cas, la STCUM annoncera 500 mises à pied au moment du dépôt du budget de la STCUM mercredi prochain.« La loi nous oblige à déposer un budget équilibré le 9 octobre.Les scénarios concrets de mises à pied sont en train d’être élaborés », a déclaré M.Perreault.Le président de la STCUM a clairement fait savoir, à la suite du refus des employés d’accepter la proposition de l’employeur, que celui-ci n'a pas le choix.« Nous ne sommes pas en période de négociation d’une convention collective.Nous avons demandé une suspension de certaines dispositions de la con- vention et les employés ont refusé ».M.Perreault rappelle que la STCUM n’a pas le pouvoir de légiférer.« Connaissez-vous beaucoup d’entreprises qui doivent trouver 200 millions $ en coupures budgétaires, et ce, de manière définitive ?», a-t-il demandé à un journaliste qui lui faisait valoir que les syndiqués semblaient disposés à négocier.Pour lui, il n’y a pas de marge de manoeuvre.La Société de transport a déjà haussé les tarifs de ses usagers de 25 % au cours des 12 derniers mois.Il n’est pas possible d’aller au-delà.« À la fin, nous n’avons pas le choix ».À un autre journaliste qui émettait l’opinion que les offres n’avaient pas été bien comprises des syndiqués, M.Perreault a répondu : « Je lis une réponse négative de nos syndicats ».Nous allons essayer de faire les mises à pied de la manière la moins brutale possible, a-t-il indiqué en anglais, mais il y a une décision du gou- vernement du Québec de couper 200 millions $ dans le financement et nous devons y fame face.« La loi nous oblige à présenter un budget équilibré, a-t-il insisté à plusieurs reprises.Nous ne sommes pas dans un processus de négociation.Les conventions collectives sont signées, nous avons demandé un répit et ça nous a été refusé».La proposition de la STCUM rejetée par ses employés avait été vérifiée par la firme actuarielle Sobeco et elle comportait 27 exemples d’une page chacun.Le premier de ces exemples avait trait à un chauffeur d’autobus ou de métro.La paye brute d’un tel employé est de 815 $ par semaine présentement et elle était prévue à 865 $ à la fin de 1992, en regard de 855 $ dans la proposition de la ST-CUM.En raison de la non-cotisation au fonds de pension par l’employeur et l’employé, tel que proposé par la ST- CUM, la paye nette aurait néanmoins atteint 534 $ pour un célibataire, davantage que les 524 $ prévus dans la convention collective.Pour un chauffeur marié avec un enfant, la paye nette aurait aussi monté à 582 $, au lieu des 571 $ prévus.Ces chiffres ne semblent pas avoir fait leur chemin chez les syndiqués.Le salaire annuel brut d'un chauffeur d’autobus aurait été de 44 472 $, au lieu de 45 007 $; mais son salaire net, s’il est marié et père d’un enfant, se serait situé à 30 282 $ au lieu des 29 730 $ prévus pour la fin de 1992.La STCUM met par ailleurs la dernière main à la mise à pied de 12 % de ses cadres.Une annonce sera faite la semaine prochaine relativement à celles-ci, ainsi que pour toutes les autres mises à pied.« Il n’y a pas d’alternative », a déclaré le président de la STCU M qui répondait a la presse de manière impromptue dans le couloir du siège social de l’or- ganisme, rue Saint-Antoine.Le rejet par les employés des offres de la STCUM en fin de semaine entraîne un problème supplémentaire : le plan de M.Perreault supposait une nouvelle contribution supplémentaire des villes-membres, en autant que les syndiqués eussent accepter de faire leur part.Cette contribution supplémentaire de 15 millions $ allait être sollicitée aux villes cette semaine, avait expliqué M.Perreault la semaine dernière en conférence de presse, lors de la présentation des offres de la STCUM à ses employés.Cette contribution n'est nullement acquise dans les circonstances actuelles.Perreault n’a pas abordé celte question hier.11 avait clairement expliqué la semaine dernière que tout le financement nouveau de la CUM serait compromis, advenant un refus syndical.Affaire François: l’exactitude des rapports de policiers est mise en doute
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