Le devoir, 8 octobre 1991, Cahier B
CAHIER Montréal, mardi 8 octobre 1991 Le cri retenu de la contrebasse Faute d'une direction assez fouillée qui aurait relevé chez l’unique personnage (Luc Morissette, ci-contre) ses contradictions et son angoissante vacuité, La contrebasse, de Patrick Süskind, reste trop prudemment en retrait du drame tout intérieur imaginé par son auteur.Page B-3 Une prise de parole Étudiants de première ou de deuxième année d’université, ils ont quelque chose à dire, et le disent.Un groupe de réflexion de six jeunes a préparé, cet été pour les lecteurs du DEVOIR, une série de textes qui veulent renouer avec la tradition de Cité libre et de Parti pris.Ça commence aujourd’hui, en pages IDÉES.Page B-8 Un public élargi pour la danse La quatrième édition du Festival international de la nouvelle danse fut sans conteste la meilleure, écrit Mathieu Albert.Par sa programmation bien équilibrée (11 compagnies étrangères, huit québécoises), sa qualité également, elle a contribué à attirer un nouveau public à la danse.Page B-3 Trois prix pour Hosanna Hosanna, de Michel Tremblay, a mérité hier soir trois des prix décernés par l’Association québécoise des critiques de théâtre pour la saison 90-91 : ceux de la meilleure production, de la meilleure mise en scène et du meilleur interprète masculin, René-Richard Cyr (ci-contre).Page B-3 L’extrême marginalisation de l’extrême-gauche Une poignée d’irréductibles Québécois gardent la foi malgré l’effondrement du Bloc communiste Josée Boileau ON LFS CROYAIT disparus pour de bon et, de fait, ils se font très discrets.Kux-mêmes admettent volontiers que plusieurs s'étonnent de les retrouver lors de manifs ou de réunions : « Ah bon, vous êtes encore là ! ».Les marxistes, trotskystes, socialistes, gauchistes québécois sont en effet toujours au poste, inébranlables dans leurs convictions, toujours sereins quant à l’inéluctabilité de la mort du capitalisme.Le profane sera même surpris de constater que les groupes de gauche ou d'extrême-gauche se comptent par plus d’une dizaine au Québec.Non pas qu’ils galvanisent les masses ou que la relève se bouscule aux portes, mais chacun revendique qui 50, qui 60, qui 86 membres, des vrais, des convaincus, de ceux qui assistent aux réunions hebdomadaires, qui s’activent sur leurs lieux de travail, qui versent des cotisations loin d’être symboliques ( pouvant dans certains groupes aller jusqu'à 10% du revenu brut ) pour assurer la survie du parti ou du mouvement.Et curieusement, ce n’est même plus pour eux le creux de la vague.L’effondrement du Mur de Berlin, le coup d’État raté en Union soviétique, les remous politiques encore impensables il y a peu en Albanie, ne font, disent-ils, que stimuler un certain intérêt à leur égard.Les régimes autoritaires ne servent plus de repoussoir aux idées de gauche, finit-on par conclure.« Notre pire période, on l'a connue en 1987, explique François Moreau, du groupe trotskyste Gauche socialiste.Depuis, on est pour ainsi dire en expansion.Nous avons recruté de nouveaux membres, notre journal est passé de trimestriel à mensuel.Et la Guerre du Golfe a amené davantage de jeunes à s'intéresser à nos propos.» Marc Valade, du Réseau d'action et d’appui aux luttes populaires, un groupe où se concentrent des chrétiens de gauche, va plus loin.« Les événements survenus depuis deux ans en Europe de l’Est n’ont eu que bien peu d'influence ici », analyse-t-il.« Au Québec, l'histoire de la gauche ces 20 dernières années a surtout été marquée par la compétition entre des groupes revendiquant la pureté idéologique ou la cohérence des moyens d’action.Conjuguée à la montée du néo-libéralisme, cette attitude dogmatique et sectaire du « tout ou rien » a été en soi un bien plus grand facteur de démobilisation des militants que ce qui s’est passé à l’Est.» Preuve de la distance entre l’effondrement du Bloc communiste et la gauche québécoise, le Réseau d'action a lui-même été formé pas plus tard que l’an dernier, souligne encore M.Valade.Les remises en question, les autocritiques n’ont pas non plus attendu les années 90.Elles ont plutôt coïncidé avec l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en Union soviétique en 1985.« Nous avons entamé un processus de renouvellement en 1986, raconte ainsi Marianne Roy, du Parti communiste du Québec.On s’est demandé à quoi au juste notre nom correspondait, et cette réflexion s’est finalement traduite lors de notre congrès de juin dernier par la décision de changer notre appellation au cours des prochains mois.» Au contraire, la Ligue ouvrière révolutionnaire ( de tendance trots-kyste ) a pour sa part décidé de devenir il y a peu la Ligue communiste précisément parce que la chute des régimes de l’Est faisait en sorte que le communisme pouvait retrouver sa pureté d’origine.« Après 60 ans de lutte contre le stalinisme, nous pouvons enfin renouer avec une continuation entre nos convictions et notre nom », dit Michel Prairie qui se présentera comme candidat lors des élections provinciales partielles à venir dans Anjou.Autre signe indubitable de changement : la gauche se parle au Québec 1 Les querelles des années 70, marquées par les scissions, les tensions intestines et les dénonciations à grands coups d’articles dans les journaux militants, n’ont maintenant plus leur place.ou à peine.La gauche reste divisée parce que chacun tient à ses nuances, que l’on passe des chrétiens-marxistes aux sociaüstes libertaires ou aux tenants et dissidents de la IVe internationale, « et que ce qui nous sépare est probablement bien plus important que les différences entre le Parti conservateur et le Parti libéral », comme le souligne François Moreau.Mais comme tous revendiquent le meilleur de la gauche — l’instauration de l’égalité, de la justice sociale, la fin de toutes les oppressions —, que les crises économiques qui se succèdent depuis 1973 démontrent bien pour tous que le capitalisme est en déclin, que les intérêts convergent ( l’écologie, les autochtones ont là comme ailleurs la cote ), il est maintenant possible de travailler ensemble sur des projets ponctuels.L’avenir du Québec fait partie de ces possibilités de collaboration.Le désir de combler les contours de la souveraineté par un projet de société — aussi vague que soit le concept qui se cache derrière ces mots — trouve de plus en plus preneurs dans les cercles syndicaux, étudiants, intellectuels, populaires, etc.Or, les groupes de gauche ont justement une alternative toute prête avec le très net désir de ne pas, cette fois, manquer le bateau.En 1980, la gauche québécoise avait appelé à Voir page B-2 : Gauche PERSPECTIVES/ÉDUCATION PHOTO JACQUES NADEAU Comme bien des groupes de gauche, le Parti communiste du Québec a changé.Non dans ses convictions, qui condamnent irrémédiablement le capitalisme, mais « parce que des obstacles comme le dogmatisme, la rigidité, la recherche d’un modèle absolu n’existent plus », souligne la porte-parole du parti Marianne Roy.Les néo-radicaux de la communication Josée Boileau OMMENT ÊTRE jeune, à gauche et militant en ces années 90 ?En ayant son propre journal.Le militantisme des années 70 a vécu, l’heure est à la communication.Aujourd’hui comme hier, chaque groupe de gauche a son organe d'information.Mais voilà que maintenant, ceux-ci côtoient des journaux à la critique sociale tout aussi incisive et radicale, et qui ne sont affiliés à personne.Rebelles à Montréal et Droit de parole à Québec font partie de ces journaux dirigés par des jeunes à qui « l’étiquette de gauche ne fait pas peur », comme le dira l’un d’entre eux.L’un affiche une tendance politique claire, l’autre se définit davantage comme un média d'information respectant les grands barèmes du journalisme traditionnel.Mais dans les deux cas le mot d’ordre reste le même : prendre position.À Rebelles, c’est le « socialisme libertaire » qui triomphe.Le journal existe depuis près de trois ans.Il récuse le dogmatisme et la ligne de parti au profit d’un pluralisme basé sur des valeurs où se coudoient l'anarchisme, le marxisme, le féminisme, l’écologie, le pacifisme.« Nous ne désirons pas être le journal d’une chapelle mais bien l’outil d’un mouvement », pouvait-on lire dans l’éditorial du premier numéro.Le journal, bimestriel, tire à 1500 exemplaires et dit en écouler 1000.Douze personnes, dont la moyenne d’âge est 30 ans, voient à sa fabrication au sein d’un comité de rédaction qui refuse toute hiérarchie.« Nous n’avons pas de solution magique, explique l’un de ses responsables Jean-Claude Laporte.Mais nous estimons que le système capitaliste n’est pas viable parce qu’il est basé sur l’exploitation des individus et que toute réforme à l’intérieur de ce système n’apporte que des plasters sociaux.« Le but de ce journal n’est pas d’apporter une réponse définitive.Mais quand une situation nous écoeure, on fait en sorte de la dénoncer.» Droit de parole à Québec est d’une autre facture.D’abord parce qu’il existe depuis 18 ans, ensuite parce qu’il s’agit d’un journal communautaire tirant à 15 000 copies et qui est distribué au centre-ville de Québec.Mais la différence est subtile tant le ton du journal ne laisse aucun doute quant à son orientation de gauche.Depuis l’an dernier, une nouvelle équipe est en place : une dizaine dejeunes de 25 ans en moyenne se sont donnés pour mission de s’éloigner de l’idéologie militante pour développer un style un peu plus neutre.Il ne s’agit là toutefois que d’une simple affaire de méthode plutôt que de changement de cap.« Le journal ne veut pas prôner un projet de société, explique le responsable de rédaction, Marc Fortier, 22 ans à peine.Mais on pose des constats politiques face au développement économique de la ville de Québec, à la pauvreté, au capitalisme, aux structures de pouvoir.« Ce journal est une réponse à nos interrogations politiques et il est à la mesure de nos moyens.On ne veut pas changer le monde, faire la morale, jouer à l’avant-garde éclairée.Mais orienter ce qui se passe à Québec, ça oui ! » ILs font bande à part, ces jeunes qui jouent la carte de la conscience sociale quand celle-ci n’est plus à la mode.Et c’est là le cadet de leurs soucis.« Je ne me sens pas comme un extra-terrestre », résume en riant Jean-Claude Laporte.« Oui, on est tout à fait marginal, fait de son côté Marc Fortier, mais on pense que notre action est nécessaire.Au moins nous ne restons pas passifs face à tout ce qui, émotivement, nous révolte.« En 68 tout le monde scandait ‘L’imagination au pouvoir’.Aujourd’hui l’imagination frise le point 0 et le conformisme est étouffant.Le fardeau pour nous il est là et ce journal est notre oasis.» 25 ans plus tard, l’école non confessionnelle reste une utopie Claude Ryan, le parrain de la loi 107 Jean-Pierre Proulx Collaboration spéciale VINGT-CINQ ans après le rapport Parent, il n'existe toujours pas au Québec d’écoles non confessionnelles.Catholiques et protestants occupent fermement toute la place.Certes, d’ici un an, la Cour suprême pourrait avoir validé la loi 107 qui décrète le remplacement des commissions scolaires confessionnelles par des commissions scolaires linguistiques.Mais, au niveau des écoles, les Églises ont, au plan juridique, si bien consolidé leurs positions, que les avenues qui permettraient de voir surgir le pluralisme, que commande l’évolution manifeste de la société québécoise, apparaissent sérieusement bloquées.Pourtant, au printemps 1966, la commission Parent écrivait déjà : « Un certain nombre de parents attendent déjà depuis trop longtemps l’ouverture d’un secteur non confessionnel : il faudra prévoir pour septembre 1966 les premières écoles non confessionnelles de langue française dans Pile de Montréal ».On les attend toujours.En avril 1961, le Mouvement laïque de langue française voyait officiellement le jour.Il s’était donné comme principal objectif « l’établissement d’un secteur laïque, c’est-à-dire non confessionnel, égal en droit et parallèle » au système confessionnel existant.Le' MLF est mort en douce à la fin des années 1960 pensant, vu les promesses du rapport Parent, avoir atteint ses objectifs.Du reste, dès l’année suivante, en mars 1967, le Conseil supérieur recommandait au ministre qu’une expérience soit faite (à Montréal) pour une durée limitée de 4 à 5 ans, touchant l’organisation d’écoles non confessionnelles.Comme le gouvernement n’avait pas bougé, le Conseil supérieur insistait, en janvier 1968, sur l’urgence que des mesures soient prises en ce domaine.Mais à l’automne 1968, la création du Parti québécois, en pleine crise de Saint-Léonard, faisait passer la question confessionnelle à l'arrière-plan.Dorénavant, la question linguistique et nationale allait occuper l’avanl-scène.Elle l’occupera pendant près de dix ans jusqu'à l’adoption de la Charte de la langue française en 1977.Le problème confessionnel n’était pas pour autant oublié.Au contraire, le « bill 63 » de 1969 accordant le choix de la langue d’enseignement, permettait aussi, pour la première fois, aux commissions scolaires existantes d'ouvrir des écoles « autres que catholiques ou protestantes.Mais, administrativement, la loi n’accordait aucun moyen pratique aux citoyens désireux de se prévaloir d’une telle possibilité.La \ commission Parent, elle, avait recommandé que les commissions scolaires tiennent annuellement un recensement « afin de déterminer le nombre d'enfants que les parents désirent inscrire dans chaque enseignement, catholique, protestant et non confessionnel.Ce mécanisme n’a jamais été instauré.La commission Parent avait aussi recommandé en 1966 de créer partout des commissions scolaires « unifiées » qui auraient administré des écoles catholiques, protestantes, non confessionnelles, aussi bien françaises ou'anglaises.Mais apres deux tentatives avortées d’instaurer un tel système à Montréal le gouvernement libéral virait à 180 degrés.En 1971 et 1972, les lois 27 et 71 redécoupaient plutôt le territoire du Québec en commissions scolaires « pour catholiques » et « pour protestants ».Sur le plan juridique, on venait de confessionnaliser la totalité des commissions scolaires qui, pour la plupart, étaient, jusque là, demeurées communes.Dans ce nouveau contexte, le gouvernement libéral a imaginé une autre solution.La loi de 1972 créant le Conseil scolaire de 111e de Montréal a octroyé à cet organisme neutre le pouvoir de prendre « des mesures propres à assurer (.) l’organisation des cours d’étuaes pour des personnes autres que catholiques et protestantes ».Mais le CSIM n’a jamais utilisé son pouvoir, du reste, largement ignoré de la population.Personne, en l’absence de mécanisme approprié, n’y a d’aileurs jamais eu recours." Le système qu’avait proposé le Rapport Parent en 1967 est donc reste lettre morte.Sauf qu’en 1964, la nouvelle loi du Conseil supérieur de l’éducation avait déjà confié au Comité catholique et au Comité protestant le mandat de « reconnaître » juridiquement comme catholiques ou protestantes Voir page B-2 : Utopie B-2 M Le Devoir, mardi 8 octobre 1991 Une partie substantielle de la population souhaite des écoles non confessionnelles PHOTO JACQUES GRENIER HyilAliiY ac f II-1 "ÉB»pr.B 'i Hi1 Il fut un temps où les groupes de gauche étaient de toutes les manifestations à Montréal.Celles du 1er mai, les regroupaient invariablement en compagnie des centrales syndicales.4 Utopie les écoles qui demanderaient à l’être.Mais pendant 10 ans, aucune école ne l’a fait.Si bien qu’en 1974, las de ne pouvoir exercer ses pouvoirs, le Comité catholique a décidé de « reconnaître » en bloc l’ensemble des écoles qui se trouvaient sous la compétence des commissions scolaires pour catholiques.Les protestants en ont fait autant l’année suivante.Pour la première fois, dans l’histoire du Québec, l’ensemble des écoles publiques se sont donc trouvées juridiquement confessionnelles, de même que l’ensemble des commissions scolaires.Néanmoins, en 1974, le Comité catholique n’a pas voulu engager l'avenir: les nouvelles écoles qui voudraient être reconnues comme catholiques devraient le demander.Sur quelque 180 écoles ouvertes depuis, près de 165 l’ont fait.On compte donc une quinzaine d’écoles non reconnues dans les commissions scolaires pour cathohques.Elles ne sont pas pour autant des écoles « neutres » car on y dispense l'enseignement religieux catholique et l’animation pastorale est offerte comme dans les écoles reconnues.C’est là un droit que garantit la Loi de l'Insruction publique depuis 1988 à tous les catholiques quelle que soit l'école publique qu’ils fréquentent.Et ce droit est protégé au surplus par une clause « nonobstant ».Les protestants jouissent d’ailleurs du même droit.Le Comité catholique avait aussi déclaré, en 1974, qu’il révoquerait le statut catholique des écoles qui n’en voudraient plus.Sauf erreur-, une seule, l'école Notre-Dame-des-Neiges de Montréal a, en 1978, demandé la révocation de son statut catholique.L’affaire a abouti en Cour supérieure.On y a appris en 1981 que toutes les écoles de la CECM étaient constitutionnellement catholiques, tout comme celles de la CEPGM étaient protestantes au même titre.Bref, le monopole religieux des cathohques et des protestants se voyait solidement confirmé dans le milieu le plus pluraliste du Québec.De son côté, le Comité protestant a, jusqu’à la veille de la loi 107 en 1988, reconnu d’office comme protestantes l'ensemble des écoles sous la juridiction des commissions scolaires protestantes.Vu l'opposition farouche de ces dernières au nouveau régime des commissions scolaires linguistiques, le Comité protestant s’est stratégiquement empressé de consolider ses positions sur le terrain.Car depuis 1988, la reconnaissance panTicipacnan d’office n’est plus possible.La demande doit venir de la commission scolaire après consultation officielle des parents de l’école.Mais comme les parents de ces écoles ne sont pas majoritairement protestants, le Comité protestant ne s’attend pas de recevoir de demande de leur part.Pourtant si le système scolaire est, au plan juridique, plus que confessionnel que jamais, une portion substantielle de la population n'en souhaite pas moins des écoles non confessionnelles, voire carrément neutres.Ainsi, en 1978, une enquête du ministère de l’Education révélait que 48 % des parents préféraient une école catholique, 1 % une école protestante, 22 %, une école neutre et 39% une école multiconfessionnelle.Ils sont vraisembalement davatange nombreux aujourd’hui à souhaiter la diversification du système.Comment dès lors’ expliquer la situation actuelle?Formulons quelques hypothèses.¦ L'école catholique, bien que juridiquement confessionnelle, s’est dans les faits adaptée à sa cüentèle pluraliste.Elle est tolérable à ceux qui préféreraient une école non confessionnelle.Le prix à payer pour en sortir serait plus élevé que d’y rester.¦ Le développement rapide, depuis 1977, d’un réseau d’écoles franco-protestantes dans la région métropololitaine, a créé une soupape pour ceux qui ne peuvent accepter l’école catholique.L’école protestante en effet est une fiction juridique dont toute la tradition, justement, est de ne rien imposer, en matière reügieuse.¦ La diminution rapide des clientèles scolaires, a compter de 1970, a rendu irréaliste la création d’un troisième réseau d’écoles non confessionnelles.¦ Le Mouvement laïque québécois, qui a pris la relève du Mouvement laïque de langue française en 1980, n’a jamais réussi à devenir une force politique efficace en raison de l’utopie radicale de son projet qui est d’évacuer complètement les Églises des écoles.¦ La place institutionnellle de l'Église catholique, à tous les paliers du système scolaire public, favorise a priori l’école confessionnelle.Cette place s’appuie d’ailleurs sur des enracinements culturels très profonds comme le démontrent les démarches de reconnaissance faites par les parents de 165 écoles depuis 1974.¦ Enfin, la conjoncture socio-politique a, depuis 1970 surtout, fait dériver les aspirations des années 1960, jusque là tournées vers la religion, vers la question nationale et linguistique.Reste a savoir si la création de commissions scolaires linguistiques va créer une nouvelle dynamique et entraîner un déblocage.’Du côté anglophone, c’est bien improbable : la confessionnalité constitue, surtout à Montréal, une frontière culturelle bien tracée que l'on franchit peu.En province, c’est différent : anglo-catholiques et anglo-protestants partagent en bien des endroits les mêmes écoles.Du côté francophone, les écoles protestantes qui se sont donné, depuis 30 ans une personnalité bien à elles voudront, peut-on résumer, conserver ces acquis face l'immense majorité catholique dont la hiérachie a jusqu’ici modelé le système en fonction des intérêts de sa communauté.Mais sait-on jamais.Mais encore faut-il que la Cour suprême vabde la loi 107.Ce n'est pas encore chose faite.4 Gauche l'abstention lors du référendum.À l'heure des bilans, cette position fut fortement critiquée par bien des militants qui quittèrent les groupes ( autre facteur propre à révolution de la gauche québécoise ) en entraînant le démembrement de plusieurs de ceux-ci.Maintenant, à un groupe près, tous se disent souverainistes.Seul Action socialiste — ce qui reste des m.l.dogmatiques et fermés des années 70, disent ses adversaires, c’est à dire tous les autres groupes — rejette l’indépendance du Québec.« Nous n'avons jamais été indépendantistes, explique Patrice Legendre d’AS.Pour nous ce projet n’a pas de contenu progressiste, il est replié uniquement sur des enjeux linguistiques et il est un facteur de division avec la classe ouvrière canadienne.» Les autres retournent l’argument en disant plutôt que la bourgeoisie canadienne souhaite, elle, le maintien du fédéralisme.Alors bourgeoisie pour bourgeoisie, autant lutter contre l’oppression nationale en harmonie avec le peuple québécois.Changement de nom, questionnements, ouverture au pluralisme et à la collaboration, mais où est alors passée l’extrême-gauche d’antan ?Elle est pourtant toujours claire- Josée Boileau IL Y A tout juste dix ans, en novembre 1981, la naissance du Mouvement socialiste avait fait croire à l'émergence d’une véritable force politique de gauche au Québec.Un nom connu, l’ancien président de la CSN Marcel Pépin, présidait le groupe, beaucoup de miütants des milieux syndicaux et communautaires s’y étaient retrouvés et le discours se voulait somme toute moins incantatoire que pragmatique.L’échec n’en semble aujourd’hui que plus complet, et le Mouvement socialiste présidera à son saborde-ment dans quelques jours, lors de son congrès des 18,19 et 20 octobre qui se tiendra à Montréal.Le MS n’a jamais dépassé le cap des 500 membres et il a traversé depuis les débuts de nombreuses difficultés.« Après quatre ans d’existence, le mouvement est pauvre, stagnant, embryonnaire et incapable de susciter l’adhésion de partenaires de gauche » écrivait LE DEVOIR lors de sa transformation en parti poli- ment identifiable : son vocabulaire n’a pour ainsi dire pas changé et est ponctué des termes sur la bourgeoisie et le mouvement ouvrier propres à la lutte des classes.De même, alors que tous les groupes contactés ( nous n'avons pu rejoindre le PCCML qui appuyait jusqu’à l’an dernier l’Albanie et dont l’avenir semble des plus sombres ) récusent le socialisme tel qu'il fut pratiqué à l’Est, que tous disent avoir pris leurs distances depuis longtemps avec le régime appliqué en URSS, qu’ils en dénoncent sans peine les excès et les déviations, l’analyse soudain ne porte plus lorsqu’il est question de Cuba.Fidel Castro a beau avoir été surnommé le cancre de la perestroka, en avoir donné tous les signes extérieurs et ne guère laisser place aux opposants politiques, on le considère comme un cas a part, une victime des médias capitalistes qui confondent allègrement Castro et Pol Pot.Cuba, nous dit-on, ce n’est pas pareil à cause de la présence sur 111e de la base militaire américaine de Guantànamo, du blocus économique maintenu par les États-Unis, du fait aussi que la révolution était véritablement populaire, qu’elle reste vivante et crédible, etc.La question à poser, c’est plutôt comment réformer sans que les Américains en profitent ?tique en 1985.Aux dernières élections provinciales de 1989, le MS ne présentait que 10 candidats, récoltant à peine plus de 2000 voix.Aujourd’hui, même l’enthousiasme n’y est plus.La centaine de membres qui restent sont définitivement es-souflés et le parti n’assure plus de permanence.Germain Gauvin, l’actuel président, explique ces revers par différents facteurs : la politisation de gauche au Québec n’a jamais été très forte, l’épithète « socialiste » a été trop accolée à l’Europe de l’Est pour que le MS puisse s’en distancer dans l’imagerie populaire et s’afficher d’abord comme social-démocrate — alors que la gauche québécoise plus radicale lui reprochait au contraire, dès l’origine, une certaine mollesse, un élitisme bien loin de la base, un potentiel saboté par l’interdiction des tendances chères aux trotskystes.Mais l’explication fondamentale de l’échec de la gauche tient aussi, et peut-être surtout, au fait que le Qué- Plus question de modèle toutefois, Cuba c’est Cuba, Québec ce sera autre chose.Quoi au juste, on verra en temps et lieu, pour le peuple et avec lui.Des gens proches de ces mouvements ne croient pas cependant à l’éclosion prochaine d’un mouvement de gauche un tant soit peu significatif au Québec.« Us n’ont pas de relais, commente le professeur Jean-Marc Piotte, lui-meme militant actif dans les années 60 et 70 et toujours le coeur branché à gauche.Même à la CSN, pourtant ce qu’il y avait de plus à gauche autrefois au Canada, ils sont marginalisés dans l’appareil.Les groupes populaires, eux, faute de moyens, sont devenus des groupes de service.Au niveau international, toute alternative s’écroule, même en Suède.Le discours de gauche reste complètement à articuler.» Gérard Boismenu, qui donne un cours de théorie marxiste à l’Université de Montréal, doute de son côté que ces groupes dépassent jamais le stade du groupuscule.« Ils n’ont plus l’audience du passé.Je le constate dans mes cours.J’ai une centaine d'étudiants, pas des militants dont on devinait les tendances à leurs interventions.Maintenant l’intérêt des jeunes est strictement académique.» bec reste aux prises avec le propre poids de ses débats internes.« Tant que la question nationale ne sera pas réglée, constate avec regret M.Gauvin, il sera extrêmement difficile de mettre sur pied une organisation axée sur des intérêts sociaux parce que la souveraineté finit toujours, encore aujourd’hui, par monopoliser les débats.Contrairement au Canada anglais où la pratique néodémocrate a pu se développer, ici la social-démocratie passe au second plan précisément en raison de cette situation.» Lui-même n’a pas d’amertume.Il restera un enseignant conscientisé, un militant syndical fortement impliqué à la CSN, prêt à réagir « tant qu’il y aura des injustices profondes qui perdurent».« J’estime toutefois que la scène politique et électorale au Québec peut et doit être occupée par la gauche, qu’il y a de place pour elle à côté du discours uniforme des deux grands partis», ajoute-t-il.Le Mouvement socialiste, lui, vient néanmoins de passer son tour.Cette année, soyez de la fête ! ET PARCOUREZ LE MONDE! La fin du Mouvement socialiste TIRAGE LE 31 OCTOBRE 1991 a - MOTS DATE DE PASSEPORTS DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOUNEZ A CIEL, C P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 S.O.S.DUBROVNIK — CROATIE Saint-Biaise (Vlaho, protecteur de Dubrovnik) priez pour nous au ciel — cela pourrait s'avérer plus efficace que l’aide reçue à date sur terre; nous avons déjà reçu beaucoup trop de sympathie et de grandes promesses (de l’Europe et du monde entier) — Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une aide concrète.F.N.C.A.Q.(FONDS DES NAVIGATEURS CROATES D’AMÉRIQUE-QUEBEC) FONDS POUR LA CÉLÉBRATION EN 1992 AU QUÉBEC: LES CROATES IVAN MALOGRUDIC (SENJ) ET MARIN MASA-LARDA (DUBROVNIK) MEMBRES D’ÉQUIPAGE QUI ONT PARTICIPÉ AVEC JACQUES-CARTIER EN 1542 DANS LA RECHERCHE ET LA FORMATION DE LA NOUVELLE FRANCE-QUÉBEC.COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSÉE NOM PRÉNOM A0RESSE VILLE CODE POSTAL TÉLÉPHONE TÉLÉPHONE QUESTION D HABILilf A COMPLETER % * 8,5 LE DEVOIR ****& Pour vous tenir au courant de ce qui se passe en Croatie au jour le jour, écoutez RADIO-CROATE chaque jour entre 20h-21h.à la fréquence (41 M) 7315 sur ondes courtes et le dimanche entre 21-22h.à (41 M) 7315 ou (31 M) 9495, si par solidarité vous voulez contribuer au Comité Croate pour les Droits Humains, faire parvenir votre aide au: Comité Croate pour les Droits Humains 1174 Clarkson road north, Mississauga, Ontario, L5J 2W2 Cette annonce a été payée par: le Comité Croate pour les Droits Humains (Québec) — Franjo (François) Bebek, président./ Louis Coumoyer quitte Paris ! pour Juste pour rire (PC) — Directeur sortant des services culturels à la délégation générale du Québec à Paris, Louis Cour-noyer, rentre au pays et devient lé nouveau directeur général du Festival Juste pour rire.Son successeur aux services culturels à Paris doit être choisi d’ici la fin d’octobre; un jury de concours du ministère des Affaires internationales, section Europe, doit se réunir le 18 octobre.Venu en 1987 du Festival d’été de Québec, M.Cournoyer, 45 ans et ancien collaborateur du producteur Guy Latraverse, rejoint donc le secteur privé, soit le Festival Juste pour rire, de Montréal, où il succédera à Bob Beauchamp.Son arrivée à la délégation générale du Québec « avec une carte blanche » avait marqué un virage dans la façon de diffuser en France la culture québécoise.Sa nomination répondait en effet à une « volonté politique de mieux vendre notre industrie culturelle».« Dans le passé, les Québécois en France ont plus cherché à montrer leur culture qu’à la vendre.Les services culturels étaient une vitrine », a-t-il expliqué en interview avant son départ.« C’était bien dans les années 60-70, mais pas en l’an 2000.Il ne faut pas vivre en ghetto.On n’est pas là pour distraire la gent québécoise à Paris ».Convaincu qu’« une culture qui ne se diffuse pas ne sert à rien et qu’il est inutile d’avoir plein de produits Si on ne les vend pas », M.Cournoyer s’est appliqué à jouer les « agents de liaison » à Paris.Ainsi ont été créées les rencontres Radioactivité (nom d’un regroupement de radios et producteurs publiant un palmarès), où Roch Voisine notamment a connu ses producteurs et diffuseurs français.« Nous mettons les gens en contact.Après, ils n’ont plus besoin de nous.Mais il y a les autres, ceux qui montent comme Luc de LaRochel lière et ceux qui ne sont pas encore connus.Nous avons un rôle permanent.« Plus il y aura de rencontres, plus les gens vont se connaître, plus les affaires vont se faire, plus on aura joué notre rôle.» M.Cournoyer se défend bien toutefois de ne voir la culture qu’en termes commerciaux.Mais il se veut pragmatique : pour lui, culture, vente et diffusion vont de pair.« Sous prétexte d’industrialiser la culture, prévient-il, il ne faut pas laisser tomber les artistes.Mais il faut les guider et les orienter.Il est plus utile de trou^ ver un éditeur à un poète que de lui faire lire ses poèmes une fois, dans une petite salle.» A Paris à la délégation du Québec, Louis Cournoyer disposait d’un budget de promotion de 45000$.« Ce n’était pas assez.Ce n’est jamais assez, souligne-t-il, compte-tenu de tout ce qu’il y a faire.Mais ça ne rendait pas ma mission impossible non plus.» Au Festival Juste pour rire, il devra gérer un budget d’une dizaine de millions de dollars.Par ailleurs la relationniste Francine Chaloult a postulé pour le poste de M.Cournoyer à la délégation, a appris la Presse Canadienne à Paris.Mais rejointe à son bureau à Montréal, Mme Chaloult a démenti: « Je suis contente d’apprendre ça, mais je n’ai pas postulé.Louis Cournoyer est un ami, je sais qu’il revient à Montréal.Dans mon cas toutefois, je préfère continuer ce que je fais.J’aime mieux rester mon propre ‘boss’.» Mme Chaloult fait mousser, entre autres clients, Roch Voisine, la salle de cinéma Imax dans le Vieux-Port de Montréal, le Festival de la chanson de Granby et plusieurs autres artistes ou événements du spectacle.Nouvel accord de coopération scientifique et technologique Paris-Québec PARIS (AFP) — La France et le j Québec vont élargir leur coopération scientifique et technologique notam ment par des collaborations entre établissements d’enseignement su périeur et centres de recherches et ; entreprises, a annoncé lundi le minis- \ tère français de la Recherche et de > la Technologie (MRT).Cette décision a été prise lors ; d’une récente rencontre, à Paris, entre Mme Lucienne Robillard, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science du Québec, et Hubert Curien, ministre français de la Re~ : cherche et de la Technologie.Les deux ministres, selon un communiqué, «ont reconnu l’importance ; de promouvoir la culture scientifique et technique.(.) et considèrent que ; cette perspective doit s’inscrire dans | un effort soutenu de diffusion de la science (.) L’évaluation de la recherche en matière de planification j de ia politique scientifique et des j échanges sur ce thème entre le Qué- :] bec et la France seraient de nature à Jj enrichir les liens existants», souligne !î le communiqué.Tous ces thèmes devraient «être approfondis» lors de la prochaine jj réunion du Comité scientifique mixte ij franco-québécois, prévue du 21 au 23 | octobre à Québec.4 Le Devoir, mardi 8 octobre 1991 B B-3 André-Philippe Gagnon Mais cette voix.André-Philippe Gagnon et vous Au Théâtre St-Denis.Odile Tremblay .1E N’AI jamais été attirée par les imitateurs.Vieux préjugé qui fait qu’on prête la vraie originalité au modèle, et non à son écho.Alors moi, André-Philippe Gagnon .Comme tout le monde, je l’avais vu à Johnny Carson et je me disais qu’au fond, lès Québécois on était pas mal colonisés pour se sentir fiers comme des paons de voir un des nôtres imiter We are the world quelques minutes sur les ondes américaines.Alors, je suis allée à son spectacle à reculons, comme les écrevisses d’Apollinaire.Théâtre Saint-Denis, les premières minutes du show, je n’étais pas loin de me donner raison que la vedette est entrée.Côté costume, rien de spectaculaire : une paire de jeans, une chemise comme on en trouve en solde chez Croteau, un vieux veston.Le décor ne m’impressionnait pas non plus.Deux têtes de dinausaures sur des espèces de colonnes doriques.Et puis, l'artiste a mis quelque temps à se réchauffer.Mais bon, André-Philippe Gagnon sait gagner son monde.Même les plus récalcitrants.Il y a cette voix, ce talent époustouflant de se mettre dans la peau de l’autre.Tellement supérieurs à ses gestes parfois étriqués.Il ne bouge pas si bien, finalement, notre imitateur.Des fois, quelques petites « steppettes » criantes de vérité, dont cette perle ineffable de quelques minutes : Gilles Vi-gneault giguant sur A la gadou dou dou.Mais la ne réside pas son génie si l’on peut dire, pas plus que dans ses mimiques pourtant parfois inénarrables (il faut lui voir s’écraser le visage pour se transformer sous nos yeux en Mulroney.Chapeau!) Mais cette voix .Il en imitera du monde dans André- Philippe Gagnon et vous, le performer: de Paolo Noël à René Simard en passant par ses classiques, Joe Cocker entre autres dont il rend You are so beautiful avec la force et les accents rauques dont la génération Woodstock ne s’est pas encore relevé.Son génie, c’est de bondir d'un numéro à l’autre, sans transition, d’être une galerie de portraits à lui tout seul.André-Philippe Gagnon nous y va de son survol des trente dernières années dans la peau de Pierre Lalonde comme maître de cérémonie.On aura droit aux Classels, à de Gaule sur le balcon de l’Hôtel de Ville, aux Beatles, à Yvon Deschamps (avec un pastiche très réussi de ses monologues).Virtuosité, donc et professionalisme, André-Philippe Gagnon n’a plus à faire ses preuves dans le domaine.Mais heureusement que règne la magie du spectacle et de la présence, car les textes de Stéphane Laporte, eux ne volent pas si haut.Il y a là un brillant de surface qui n’arrive pas à atteindre dans la caricature le niveau de la satyre sociale.Manque de férocité, peut-être, au d’audace.On fait allusion aux déboires de Ben Johnson, on fait entonner à Jean Chrétien un étonnant et drôle « vive le Québec libre ! ».Mais peut-être en général ces textes ont-ils tout simplement mal vieilli et gagneraient à se coller davantage à l’actualité.Il faut dire qu’à 60 %, André-Philippe Gagnon et vous ne constitue pas un nouveau spectacle.Or, deux ans de vie, c’est long.Certains numéros deviennent vite périmés.Jean-Paul Belleau est déjà sorti de notre paysage télévisuel.On nous le ressert réchauffé, en Don Juan qui vient draguer les filles de la salle.La grande originalité du dernier spectacle réside dans son aspect « interactif ».L’imitateur fait participer la salle.Des braves montent sur scène avec plus ou moins de bonheur, risquent leurs propres imitations.L’arroseur se fait arroser, puis réarrose à son tour.On ne peut qu’admirer la vitesse du tir d’André-Philippe Gagnon, quand à pied levé, il imite un spectateur, reproduit ses accents.Du grand art.Autre originalité de ce nouveau spectacle : les longues chansons pastiches que l’imitateur nous sert, à la façon Francis Cabrel ou Julien Clerc, modulant et épousant leur voix avec brio.Mais tout cela est quand même un peu longuet.Restent, côté nouveautés, les numéros de pure virtuosité.Son imitation de Richard Desjardins est fabuleuse, sa Vanessa Paradis est plus vraie que nature.Reste aussi un talent extraordinaire, une présence qui gomment bien des failles d’un spectacle qui déboule.en surface.MüSiaUE D’un intérêt relatif I Musici de Montréal Dir.Yuli Turowsky : Wassenear, Concerto armonico dit « Pergolesi » no.6; Champagne, Concertino grosso; Kozeluch, Concerto pour piano à quatre mains en « si bémol majeur », Duo Crommelynck (piano); Bruzdowicz, Four seasons' greetings pour cordes, 2 violons (Eleonora et Natalya Turowsky), piano à quatre mains (Duo Crommelynck), flûte (Marc Grauwels) et marimba (Marie-Josée Simard).Dimanche 6 octobre, salle Claude-Champagne.Carol Bergeron Était-il vraiment souhaitable que le comte Unico Wilhelm Graf van Wassenear, Leopold Anton Kozeluch, Joanna Bruzdowicz — autant de compositeurs que la mémoire mélomane n’a pas encore retenus — fassent l’affiche du premier concert de la huitième saison des Musici de Montréal ?Poser la question, c’est y répondre.En admettant que le Concerto en « mi bémol majeur » du Hollandais Wassenear, ainsi que les cinq autres du livre des Concern armonici déjà enregistrés par les Musici (Chandos 8481), fut longtemps admiré lorsqu’on le croyait de la main de Giovanni Batista Pergolesi, il n’en demeure pas moins une partition d’un intérêt tout à fait relatif.Oeuvre mineure et traité comme tel par le Duo Crommelinck, le Concerto pour piano à quatre mains du Tchèque Kozeluch aurait pu dormir encore sur une tablette poussiéreuse.Signalons en passant que vedettes de la soirée, les duettistes belges ne firent par ailleurs rien pour se distinguer.Nettement plus ambitieuses, les Pour seasons'greetings du compositeur polonais contemporain Joanna Bruzdowicz illustrent de manière frappante que le « postmodernisme » sévit également en Europe de l’Est.Inspirées de celles de Vivaldi, les Quatre saisons de Madame Bruzdowicz oscillent entre le jazz, la bos-sanova, la musique légère et une écriture résolument plus savante.Aujourd’hui usée jusqu’à la corde, cette technique d’écriture ne reflète que le désarroi de cert ains créateurs qui n’arrivent plus trouver un langage cohérent.Il aurait suffit, par exemple, d’aller chercher dans les Quattro sla-gioni de Vivaldi l’idée du Concerto de soliste.Sans doute le mieux réussi, cet aspect des Pour seasons' greetings aura permis d’apprécier le jeu et le talent de deux violonistes, deux pianistes, d’un flûtiste et d’une percussionniste.Et ce sont les deux derniers, le Belge Marc Grauwels et la Québécoise Marie-Josée Simard qui donnèrent la prestation la plus brillante.Pour rappeler la mémoire de Claude Champagne dont 1991 marque le centenaire de la naissance, Yuli Turowski dirigea le Concertino grosso pour cordes.Cette page ultime du compositeur Québécois est en fait la transcription de sa Suite miniature pour flûte ou violon, violoncelle ou viole de gambe et clavecin ou piano.Puisant son relief dans l’instrumentation originale, l’oeuvre n’en a pratiquement plus lorsque confinée aux seules cordes.DANSE Un public désormais élargi Mathieu Albert LA QUATRIÈME édition du Festival international de nouvelle danse (FIND), qui s’est terminée dimanche soir avec le spectacle de la compagnie belge Ultima Fez, est jusqu’à présent la plûs magnifique qu’ait connue l'évenement depuis sa création en 85.La programmation, bien équilibrée entre les compagnies étrangères (au nombre de 11), et québécoises (huit) nous a donné l’occasion d’apprécier non seulement ce qui se fait de mieux hors de nos frontières.mais également de rafraîchir notre regard sur les compagnies montréalaises.Le festival nous a permis de prendre du recul, de procéder au jeu (très sain) des comparaisons et, surtout, d’aborder la production locale à travers les yeux de ceux qui débarquaient ici pour la première fois (producteurs et journalistes).Dans l’ensemble, iLs ont découvert un milieu extraordinairement dynamique mais fortement enclin à se protéger, et des chorégraphes, sur- tout parmi les jeunes, dont les travaux proposent plusieurs bonnes pistes de recherches, mais qui restent encore loin de leur plein épanouissement.À cet égard, Danièle Desnoyers est celle dont les oeuvres ont reçu l’ccueil le plus enthousiaste.Son passage au festival lui a permis d’effectuer une première percée sur le marché européen; en avril prochain, sa compagnie, Le Carré des Lombes, se rendra en France (au Festival de danse à Lille ainsi qu’à la Ferme du Buisson en banlieue de Paris), en Hollande (au Spring Dance Festival de Utrech), ainsi qu’en Belgique (au Botanique de Bruxelles) ainsi que dans trois autres villes).Sur le plan des statistiques, le festival a pleinement rencontré les objectifs qu’il s’était fixés avec un taux d’occupation de salles de 95 %, pour un total de près de 50 000 spectateurs, incluant les événements gratuits présentés aux Promenades de la Cathédrale ainsi que les diverses activités spéciales.Pour comparaison, la dernière édition du festival en 89 avait rejoint 35 000 spectateurs.« On peut dire qu’il existe désormais un public élargi pour la danse à Montréal », dit Chantal Pontbriand, la directrice du FIND.« En ce qui nous concerne, nous avons atteint notre vitesse de croisière.Pour les années à venir, nous allons essayer d’augmenter le nombre de représentations pour les petites compagnies afin de répondre a la demande du public, mais nous ne voulons pas grossir inutilement l’événement.Il est important que le festival conserve des dimensions humaines.C’est ce qui fait que les gens ont envie d’y venir, et que nos invités en provenance de l’étranger (au nombre de 150) sentent qu’il y a ici un contexte propice à la discussion et à l’échange.» Pour l’an prochain, le festival qui, comme nous le savons, devient annuel, misera sur la participation des principaux chorégraphes québécois avec une programmation où figureront des créations et des événements spéciaux réalisés par des artistes montréalais.Parmi ceux-ci, nous pouvons espérer des pièces de Marie Chouinara, Ginette Laurin et de Jean-Pierre Perreault qui, nous le souhaitons, sera représenté non seulement par le Ballet Cullberg de Suède, mais également par une oeuvre créée par sa propre compagnie.Le chorégraphe en a l’étoffe, et pourrait en même temps, comme l’a fait Anne Térésa de Keersmaeker, oui avait la part du lion cette année, montrer deux facettes de son travail.Chantal Pontbriand déclare par ailleurs que le FIND entend développer son rôle de coproducteur, et investir davantage qu’il ne l’a fait jusqu’à présent dans la création montréalaise et étrangère.Des budgets supplémentaires devraient être disponibles à cet effet.Pour ce qui est du prix du public, celui-ci a été décerne pour une deuxième fois, comme en 89, à la compagnie Karas du Japon, qui présentait la pièce Dah-dan-sko-dah-dah du chorégraphe Saburo Teshigavara.Paul-André Fortier, avec un solo (émouvant) intitulé La Tentation de la transparence, et Édouard Lock, avec lnfante-Desroy sont arrivés ex-aequo en deuxième place.Trois prix pour Hosanna retenu THEATRE de la contrebasse La Contrebasse Pièce de Patrick Süskind-.Traduction de Bernard Lortholary.Mise en scène de Pierre Moreau.Décor et costumes de Richard Lacroix.Éclairage d’André Naud.Avec Luc Morissette.Une production de La Rallonge, présentée au théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 26 octobre.Gilbert David UNE FOIS qu'il a traversé l’immense salle du théâtre Denise-Pelletier, le public se retrouve sur la scène, dans des fauteuils qui font face au rideau baissé.Un îlot qui désigne le studio insonorisé du protagoniste de la pièce est là dans la pénombre.La pièce commence, et le rideau se lève, libérant le regard qui, derrière le décor, embrasse le proscenium où sont disposés les lutrins, munis de partitions, d’un orchestre invisible.Sur fond de salle vide, que la lumière révèle peu à peu, le contrebassiste fait son entrée .Peut alors commencer la confession d’un être qui se révélera timoré et aigri, essayant vaille que vaille de contrer sa mauvais fortune (ou ce qu’il estime être telle) par un humour souvent maladroit, toujours révélateur de son malaise intime.Seule pièce de l’auteur allemand contemporain Patrick Süskind, mieux connu pour son roman Le Parfum et pour son récit Le Pigeon, La Contrebasse est le monologue d’un contrebassiste de 35 ans, grugé par la solitude et prisonnier de son emploi fonctionnarisé dans un orchestre symphonique de deuxième ordre.Süskind radiographie ici une individualité pathétiquement petite-bourgeoise, qui oscille entre les frustrations du musicien routinier, pestant contre le statut inférieur de son instrument dans le répertoire musical, et les atermoiements d’une passion amoureuse trop idéalisée pour ne pas être vouée à l'échec.Portrait réactualisé de cet « homme sans qualités » qui, déjà chez Musil, était le terreau même de la déshumanisation, sinon du totalitarisme, le contrebassiste s’est réfugié dans une bulle, rendue étanche aux bruits de ce monde, et se résigne sous nos yeux, la bière aidant, a une plainte aussi obsessionnelle qu’insatisfai- sante.C’est que le musicien, à travers son rapport d’amour-haine à la contrebasse, véritable alter ego, en a gros sur le coeur.Il déblatère sur tout, s’enfonce dans son délire paranoïaque et s’accroche tant bien que mal au fantasme de la conquête de Sarah, un jeune soprano qui ignore tout de ce désir muet et préfète, semble-t-il, la compagnie de vieux messieurs friands de « restaurants de poissons ».Ce contrebassiste, au-dela de son statut d’artiste, rejoint ainsi la cohorte des petits employés, emmurés dans leur sécurité matérielle et qui tirent, par compensation, sur tout ce qui bouge : les pressions de la vie moderne, la médiocrité envahissante (en oubliant souvent la leur .), les réputations surfaites, les petites magouilles de tout un chacun, les complaisances intéressées, etc.Pour son coup d’essai à la mise en scène, l’excellent compositeur et musicien Pierre Moreau n’a donc pas opté pour la facilité.Les pièces à un seul personnage comptent parmi les projets dramatiques les plus périlleux qui soient.Car on a beau soigner le cadre — le décor de Richard Lacroix et les éclairage d’André Naud sont impeccables — et l’atmosphère — les citations musicales, de Brahms à Wagner en passant par l’obscur Dittersdorf, ponctuent significativement le propos —, encore faut-il se saisir franchement de la substance dramatique qu’on a sous la main, en ouvrir le sens, en proposer une lecture.Or le spectacle, faute d’une direction assez fouillée qui aurait relevé chez l’unique personnage ses contradictions, ses ruptures et son angoissante vacuité, reste trop prudemment en retrait du drame tout intérieur qui couve sous la coulée de paroles intempestives imaginée par Süskind.Dans le rôle du contrebassiste, Luc Morissette propose une interprétation honnête, mais trop floue.On aurait aimé qu’il investisse avec plus de rage inquiète, faite de brusques éruptions suivies de contritions douces amères, les méandres verbo-moteurs du contrebassiste.Aussi peu habitée, la soirée s’étire donc, sans grande surprise, durant deux longues heures, et se termine sur une note d'inachèvement.René-Richard Odile Tremblay L'ASSOCIATION québécoise des critiques de théâtre et la Banque Nationale dévoilaient hier les noms des lauréats des prix de la critique, pour la saison 90-91.La pièce de Michel Tremblay Hosanna, présentée au Quat'sous raflait sa moisson d’honneurs, en donnant à Pierre Bernard le prix de la meilleure production, « pour son interprétation rigoureuse, sa mise en scène inventive, sa scénographie foudroyante de simplicité ».Hosanna valait également à Lorraine Pintal le prix de la meilleure mise en scène et à René-Richard Cyr, celui de la meilleure interprétation masculine (alors que son pendant féminin allait à Sylvie Drapeau pour le rôle de Minnie’dans Oh les beaux jours de Becket).Parade du Théâtre Biscuit dirigé par Vladimir Ageev et Benoît Dubois fut consacré meilleure production jeune public.Un hommage tout particuüer était rendu aussi par l’A.Q.C.T à l’acteur François Rozet.Le prix du meilleur texte créé à la scène est accordé à Victor-Lévy Beaulieu auteur de La Maison cassée créée par le Théâtre L'Héritage de Trois-Pistoles.Pour l’ensemble de la programmation de sa saison théâtrale, la directrice artistique de l’Espace Go Ginette Noiseux méritait un prix spécial.Quant à Paul Lefebvre qui a mis en scène au même Espace Go Le sang de Michi, U se voit distingué comme meilleure révélation de la saison « pour avoir su étoffer un texte squelettique et diriger admirablement deux acteurs».The Hip-Hop Waltz of Eurydice du Los Angeles Theatre Center fut Cyr et Sylvie Drapeau, interprètes de l’année classé meilleur spectacle étranger.Cette pièce présentée dans le cadre du Festival de Théâtre des Amériques révélait une jeune metteur en scène d’origine iranienne, Reza Ab-doh.Marco Gianetti s’est mérité le prix de la meilleure réalisation sonore dans Comme il vous plaira de Shakespeare au théâtre La Licorne.La meilleure scénographie revient à Claude Goyette qui a su si bien transmettre dans Cantate grise, présenté par le Théâtre U bu à la Chapelle historique du Bon Pasteur, l’esprit de Samuel Beckett.Lise Bédard remportait la palme dans la catégorie costumes pour Ubs, que le Théâtre U bu présentait dans le cadre du Festival de Théâtre des Amériques, alors que Lou Arteau était primée pour la qualité de ses éclairages dans Sang de Michi à l’Espace Go.Gabriel Arcand a reçu le prix de la meilleure adaptation pour son intelligente lecture du titanesque Crime et châtiment 4 de Dostoïevski, présenté à la Veillée.Le meilleur rôle de soutien féminin est attribué à Lenie Scoffié pour son interprétation de Sostrata dans La Mandragore au Théâtre du Vieux-Terrebonne.Son pendant masculin revient à Normand Lévesques pour le rôle de Cheswick dans Vol au-dessus d'un nid de coucou, présenté au Théâtre Jean-Duceppe.L’AQCT récompensait à travers son Concours Jean-Béraud les meilleurs critiques de théâtre pour la saison 90-91.Les lauréats sont Gilles G.Lamontagne de La Presse, Alexandre Lazarides et Louis Vigeant des Cahiers du théâtre Jeu, ainsi que Michel Vais de l’émission En scène à Radio-Canada.Gildor Roy et René-Richard Cyr dans Hosanna.Le cri Luc Morissette dans La contrebasse.I B-4 U Le Devoir, mardi 8 octobre 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMAl ASTRE I: (849-3456) - Flther King 7 h, 9 h 40 II: Le retour au lagon bleu 7 h 15, 9 h 15 III: Freddy's Dead the Final Nightmare 7 h, 9 h IV: Late for Dinner 7 h 10,9 h 10 BERRII: (849-3456) — Robe noire 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30,9h 30 II: Nelllgan 1 h, 3 h 15.5 h 30,7 h 45,9 h 45.jeu 1 h, 3 h 15, 5 h 30.9 h 45 III: L'as-eaaaln louait du trombone 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30, 9 h 40IV: La tin de Freddy, l'ultime cauchemar 4 h, 9 h 15— Robin des Boit, prince dei voleurs 1 h, 6 h 30 V: Des pilotes en l'air \ h 30.3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - The Super 7 h, 9 h II: Shout! i\ 15,9 h 15 BROSSARD I: (849-3456) - La tin de Freddy, l'ultime cauchemar! h 30,9 h 30 II: Danger public 7 h, 9 h 20 III: L'assassin louait du trombone 7 h 10,9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Le retour au lagon bleu 7 h 20— Nelllgan 9 h 25 2: Danger public 7 h 05, 9 h 05 3: Shout 7 h 15, 9 h 20 4: The Super 7 h 10,9 h 10 5: Delicatessen 7 h 20.9 h 20 6: L'assassin louait du trombone 7 h 20,9 h 25 CENTRE EATON 1: Mil- Ob/ect ot Beauty 12 h 30,2 h 40.5 h.7 h 20.9 h 452: Deceived 12 h 10,2 h 20, 4 h 40,7 h, 9 h 20 3: Terminator 23 h 10,6 h 10, 9 h .lun.3 h 10.9 h 45— 4: >4 propos d'Henri 12 h 20.2 h 35,5 h, 7 h 15,9 h 30 5: Doc Hollywood 12 h 40, 3 h, 5 h 10, 7 h 25,9 h 35 6: Diplomatic Immunity 12 h 30.2 h 40.4 h 50, 7 h, 9 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)— Barton Fink 1 h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 30 2: Late tor Dinner 2 h.4 h 45.7 h 15,9 h 15, mer 2 h, 4 h 45, 9 h 30 3: Rambling Rose 1 h 45,4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mil— Necessary Roughness 7 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — Immunité diplomatiques 7 h 15,9 h 15 2: Robin des Bols 8 h-Le petit monstre 2 7 h 30 3: Terminator 2 7 h, 9 h 35— 4: L'agent lait la farce 2h 9 h 20 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001) — Langages (cultures, corps, lettres, mouvements, mythes) mar.19 h.CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)- The World Within 3 h, 7 h 15— Dr.StrangeloveSh, 9 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— The Commitments 7 h, 9 h 30 2: Rambling Rose 7 h, 9 h 20- 3: Freddv's PRIX DWERPRETATION\ FEMININE PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE PRIX OECUMENIQUE A CANNES 91 • Le concoure débute le 8 octobre pour se terminer le 16 octobre 1991.• Le texte des règlements relatifs a ce concoure sont disponibles cher C/FP Distnbulion.• La valeur des pnx offerts est de SI 700.00 Envoyez le coupon-réponse à : Concours "LA DOUBLE VIE." a/s C/FP Distribution Inc.8275, rue Mayrand, Montréal, Québec H4P 2C8 Nom: Adresse: Ville:___ Code postal: Mercredi le 23 octobre à 19h30 au cinéma Parisien y.f.de: DIPLOMATIC IMMUNITY 2 503 0*5 10-^ 1*9 30 imgjl i25 s - — l ¦ — I r™ CANNES PARTIE ME Tou» l«i son» / 1*9 20 Tou» I** *o«f* 7 15 9 15 v o s au taton U PARISIEN ® 1 30 3 30 5 30 / 30 9 35 version française Tout let tout 7 00 9 00 v.o.a.au Palacei MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 8 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 octuor op.20 (Mendelssohn) symphonie concertante op.84 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 sonate pour violon et piano K.380 (Mozart) symphonie no 38 K.504 Prague (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 LE DEVOIR 353 oiitiiiutiom PLAYERS ont le plaisir d'inviter 250 personnes î^à l'avant-première du film T\ CX V XT de véronique Un film de Krzysztof Kieslowski avec Irène Jacob Deed the Final Nightmare 7 h, 9 h 4: The Super7 h 15, 9 h 15 5: Shout! h 10, 9 h 10 6: Late tor Dinner! h, 9 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar Malheur de femmes/Bonheur de femmes 18 h 35— Cinéma suisse d'hier et d'aujourd'hui 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559)-Flsher King 6 h 30.9 h 20 2: Dead Again 7 h 20.9 h 40 CINÊPLEX I: (849-3456) - Double Impact 1 h, 4 h 15.7 h.9 h 20 2: Une belle dana la téta 1 h.3 h, 5 h, 7 h.9 h.Ill: Le silence dea agneaux 1 h 15.4 h, 7 h 05.9 h 25 IV: Jacquot de Nantes 1 h 30, 4 h,-7 h 05,9 h 30 V: Cyrano de Bergerac 1 h 15.4 h.6 h 45,9 h 25 VI: Demoiselle Sauvage 1 h 05,3 h 10,5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 VII: L* retour du lagon bleu 1 h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 15 VIII: Danger public! h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h IX: Il danaa avec lea loupa 1 h 30,5 h, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)— Ross passion 2 h 15,4 h 45, 7 h 10.9 h 30.lun.4 h 45, 7 h 10,9 h 30— II: Dsllcatsssen 1 h, 3 h 05, 5 h 15,7 h 30,9 h 45 III: Las géants de la pub I h 30, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 20, 9 h 10 IV: Barton Flnk 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 20, lun, 4 h 30,7 h, 9 h 20 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ousst Boul.René-Lévesque, Mtl (283-6229)- Os-vld/Lss entants du feu 19 h, 21 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— mer.Le vie criminelle d‘Archibald de la Crut 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-3456) - Dans la soirée! h, 9 h 05 DAUPHIN I: (849-3456) - 37.2 le matlnc 8 h, II : Le retour du langon bleu 7 h, 9 h CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Late tor Dinner7h.9h2: Hof Shots!h 15.9h 15 DORVAL I: (631-8586) - Fisher King 6 h 30, 9 h 20II: Paradise7 h 10,9h 30- III: Ricochet! h, 9 h 15IV: Deed Again 7 h 15,9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)— Thelma et Louise !2 h 25, 3 h 15, 6 h 15,9 h II: Festival de l'humour à Cannes 21 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 III: Une époque formldable\2h 40.3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 201V: Naked Tango 1 h 10, 3 h 10, 5 h 15,7 h 20, 9 h 30 V: Le porteur de serviette 12 h 40,2 h 55,5 h, 7 h 05, 9 h 20 VI: Immunité diplomatique 12 h 50, 3 h 05,5 h 10,7 h 15, 9 h 30 7: L'homme de rêve! h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - The Su- *- * tt Dll TEMPS: 194 ouest SI-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h.15 à 02h.30— Pierre Verville, du 10 au 13 oct.ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Récital de piano, Thorn Monnier, le S oct.à 12h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Dan Bigras.les 9-10 oct.à 22h.30 BI DDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott el Geoffrey Lapp, en permanence, lun, mar.19h.à 24h„ mer, au ven.17h.30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer, au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21h,30 — Billy Georgette, planiste/chanteur, lun.mar.de 17h.à I9h.— Trio Billy Georgette, sem.de 18h.à 21 h,30- Le trio de Bernerd Primeau, les dim.de 18h 30 à 24h.BOZO BISTRO-BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Glngras, du mer.au sam.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— * Les trompettes de la mort ¦ de Tilly, adaptation de Michel Tremblay, m.en s.Marie Laberge, du 4 sept, au 19 oct.péri h, 3h, 5h, 7 h, 9h.11: Shout1 h30,3h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30 III: Freddy 'a Dead the Final Nightmare 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Des pilotes en l'air 7 h 15,9 h 15 2: /.e retour du lagon bleu 7 h 10,9 h 10 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Europe Europe 7 h, 9 h 10 2: Demoiselle Sauvage 7 h 15, 9 h 25 3: Korczak 7 h, 9 h 15 4: The Commitments 7 h 05,9 h 20 5: The Su-pari h 05.9 h 6: Shout! h 20, 9 h 20 7: Lata neuve, Montréal (848-3838)— Buloh, perlormance de Telsuro Fukuhara et Bodhi Saltva, sculpture el costumes de Mark Prenl, le 8 oct.à 20h.THEATRE ESPACE QO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— « Inventaires • de Philippe Minyana, m.en s.Louise Laprede, du 17 sept au 19 oct.à 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— c Ils étaient tous mes (ils ¦ de Arthur Miller, m.en s.Serge Denoncourl, du 11 sept au 19 oct, mar, au ven.à 20h„ sam, 16h,30 el 21h.THEATRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux-Montréal (845-7306)— < Éléphantlssimo ¦ texte el m.en s.Benoît Dubois, à compter du 13 juillet, les sam.et dim.à 15h, réservations sur semaine pour groupes THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— < Lion dans les rues * de Judith Thompson, m.en s.Claude Poissant, du 16 sept, au 12 oct., mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.for Dinner 7 h 10,9 h 10 QUARTIER LATIN: MOLE RIALTO: 5723 ave du Parc, MO (274-3550)- Impromptu 7 h 15— Extra Sick and Twisted Festival ot Animation 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Fisher King 6 h 20 9 h II: Deceived 7 h 15,9 h 30 III: Dead Again 7 h.9 h 15IV: Terminator 2U.6 h 20,9 h V: A propos d'Henri! h 15,9 h 35 VI: Ricochet!h 10,9 h 20 THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— « Lettres d'amour.de A.R.Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m en s Michéle Magny, du 1er oct.eu 3 nov, mar au ven à 20h„ sam.16h el21h., dim, 15h.THEATRE DE LA VILLE: 180de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— « Bonjour, té, bonjour > de Michel Tremblay, m.en s.Brigitte Haentjens, le 9 oct à 2 Oh LE TRITORIUM: Cegep du Vieux-Montréal, angle Ontario et Sanguinet, Montréal (522-1245)— Les Créations Méchants Boris présentent c Les aventures des Steinhop • de Chantal BesseOe, Jean Gaù-dreau el Yves Michaud, m.en s.Jean Gaudreau du 4 au 20 oct.à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Oclave-Crémazie, Québec— Le Théâtre du Trident présente • Bousille et les justes • de Gratien Gélinas, m.en s Lou Fortier, du 17 sept, au 12oct., mar.au sam.à 20h.THEATRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— < Névrose à la carie > de Christopher Durang, adaptation de Jean-Pierre Bergeron, m en s.GUI Champagne, du 17 sept, au 12 oct., mar au sam à20h.30  SURVEILLER SUR SCENE DU PARC 1 : (844-9470)- Flahar King 6 h 20, 9 h 2: Paradise! )\ 10,9 h 20 3: The DoctorVh 10— Deed Again! h DU PLATEAU 1:(521-7870)- Terminator2\h 45.4 h 15, 7 h, 9 h 35— 2: Julie a deux amants 1 h 20,3 h 20,5 h 20,7 h 20,9 h 20 FAIRVIEW I: (697-8095)— Necessary Roughness! h 10,9h30II: Deceived7h05,9h20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Black Rose 1 h, 3 h 05,5 h 10,7 h 20,9 h 25, jeu.1 h, 3 h 05,5 h 10,9 h 25 2: The Commitments 1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 20 3: Delicatessen 1 h 15,3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30 4: Hot Shots 1 h 20,3 h 20.5 h 20,7 h 15,9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671 -6129) - Fisher King 6 h 15.9 h 05 2: Ricochet 7 h, 9 h 15 3: Necessary Roughness! h 15,9h30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Fisher King 12 h 30, 3 h 15.6 h 05,9 h.LAVAL : (688-7776)— 1: Necaseary Roughness 7 h 05,9 h 20 2: Fisher King 6 h 30,9 h 30 3: Immunité diplomatique 7 h 15,9 h 20 4: Ricochet 7 h 10,9 h 30 5: Deceived 7 h, 9 h 10 6: L'agent fait la tarce 7 h 20,9 h 40 7: Dead Again 7 h 05,9 h 15 8: Naked Tango 7 h, 9 h 9: Paradise 7 h 20, 9 h 30 10: A propos d'Henri 7 h 15.9 h 2011 : Terminator 2 6 h 30, 9 h 35 12: Robin Hood Prince ot Thieves 6 h 20.9 h 15 LAVAL 200 0 1: (849-3456)— Des pilotes en l'air! h 30,9 h 20 2: La Un de Freddy, l'ultime cauchemar 9 h 10— Robin dea Bols, prince des voleurs 6 h 30 LOEWS l:(861-7437) — Paradise 12 h 10, 2 h 20, 4 h 40.7 h, 9 h 25 II: Man In the Moon 12 h 45,3 h, 5 h 15, 7 h 30,9 h 40 III: Dead Again 12 h 15,2 h 30, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 30 IV: Robin Hood Prince ol Thieves 12 h 30,3 h 15,6 h 10,9 h 05 V: The Doctor1 h, 3 h 40.6 h 20,9 h 10 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: Décalogue 3-419 h— Un baiser avant de mourir 21 h 15— Salle 2: Lea foliaa aventurée de Picasso !9t\ 20— L'Autrichienne 2! h 35 OUTREMONT: (273-0437)- Telle Danielle 7 h — Miller's Crosslng/Un cadavre sous le chapeau 9 h 30 PALACE 1: — Necessary Roughness 1 h 30,4 h, 6 h 40,9 h 1511: Ricochet 12 h 15,2 h 30, 4 h 45.7 h, 9 h 25 III: Company Business 12 h 20.2 h 35, 4 h 45, 7 h 05,9 h 30 — IV: Terminator 2 12 h 25,3 h 15,6 h 10,9 h V: Showdown In Little Tokyo 12 h 45,2 h 45,4 h 45,6 h 50, 9 h 10 VI: Naked Tango 12 h 20.2 h 35.4 h 40, 7 h, 9 h 15 PARADIS I: (849-3456)— Dea pilotes en l’alrS h 45— La Un de Freddy, l'ultime cauchemar! h II: Danger public! h M, 9 h III: Le retour au lagon bleu 7 h 15,9 h 15 CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)-// danse avec les loups 19 h 30 CINÉMA LIDO: —Le retour au lagon bleu 19 h, 21 h— Danger public 19 h, 21 h — L'assassin louait du trombone 19 h — Les commitments 21 h 05— Des pilotes en l’air 19 h, 21 h 05— A propos d'Henri 19 h, 21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)- Delicatessen 12 h, 13 h 50.15 h 40,17 h 30.19 h 20.21 h 10 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Thelma et LoulseOU 30, 9h052: Terminator 2 6 h 15, 9 h 05 3:  propos d'Henri6 h 45.9 h 15 4: Merci la vie 6 h 45,9 h 15 5: Immunité diplomatique 7 h 20.9 h 20 6: L'agent fait la tarce 7 h 30.9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)— Danger public 12 h 20,14 h 30,16 h 35,19 h, 21 h 15- Nelllgan 12 h 50.15 h, 17 h 10,19 h 20.21 h 30- Barton Flnk 13 h 10,15 h 40,19 h 10, 21 h 40- Le retour au lagon bleu 12 h 30.14 h 50.17 h.19 h 30, 21 h 50- Robin des Bols 12 h 30.15 h 30.18 h 40, 21 h 30— L'assassin louait du trombone 13 h 30,16 h 15,19 h, 21 h 20- Des pilotes en l'air 12 h 50,15 h.17 h 05,19 h 20, 21 h 40- La Un de Freddy 13 h, 15 h 20,17 h 20,19 h 40.21 h 50 LE PARIS: (694-0891)- The Super 19 h 45, 21 h 45 La demoiselle sauvage 19 h 15,21 h 30— Lea commitments 19 h, 21 h 15 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Necessary Roughness 6 h 45.9 h 05 11 : Dead Again 6 h 30.9 h STE-FOY 1 : (656-0592)- Deceived 7 h 15,9 h 25 2: Fisher King 6 h 20,9 h 3: Ricochet! h 05,9 h 15 CHRIST CHURCH CATHEDRAL: rueSte-Ca-Iherine ouest, Montréal— Festival Mozart, Orchestre de la Nouvelle France, chef et soliste Jaap Schrûder, le 8 oct.à 20h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent.Montréal (845-5447)— Joaquin Diaz, République Dominicaine, les 8-9 oct.à 22h.ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente « L'homme qui n'avail plus d'amis.texte el m.en s, Robert Gravel, du 8 oct.au 9 nov., mar.au sam.à 20h.30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (526-6582)— > Crime el châllmenl • d'après Dostoïevski, conçu el adapté par Gabriel Arcand, du 24 sept, au 13 oct., mar.au dim.à 20h.30 NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 est Sle-Calherine, Montréal (253-8974)— Le Théâlre La Rallonge présente • La contrebasse • de Patrick Süskind, m.en s.Pierre Moreau, du 26 sept, au 26 oct.à 20h.LE P’TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Didier Dumoulier, chansons, accordéon-musette, les lundis à 21 h — Jazz acoustique tous les mardis à 21h„ avec J, Vanier el S.Legaull.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)-.Ne blâmez jamais les bédoins » opéra de chambre d'Alain Thibault, livret de René-Daniel Dubois, avec Pauline Vaillan-court, du 19 sept, au 19 oct., mar.au sam.à 20h.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU : 475 boul.de l'Avenir, Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Derniers seigneurs de l'Indus, avec Patrick Moreau, du 1er au 9 oct,, lun.au mer, à 20h,, jeu.au sam.19h.et 21h.30, dim.13h.30,16h.el20h SALLE FRED-BARRY: 4353 estSte-Calherine, Monlréal (253-8974)— € Don Juan revient de guerre • de Odbn von Horvath, m.en s Jean-Claude Côté, du 11 sept, au 12 oct.à 20h 30 (relâche dim.el lun.) SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Monlréal— Récital de clarinette, Jean-Guy Boisvert, au piano Louise-Andrée Baril, oeuvres de Boulez, Gougeon, Pennycook el Scelsi, le 9 oct.à 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Monlréal (842-2112)— OSM concert gala, Charles Duloil, chef, oeuvra de Ravel, Bartok et Nielsen, la 8-9 oct à 20h SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Monlréal (861 -5851 )— Buddy Guy, John Campbell, le 9 oct.21 h.30 THEATRE D’AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis, Monlréal (282-3900)- « La trilogie des Brassard .de Michel Tremblay, m.en s, André Braaard, du 27 sept au 31 oct., mar, au jeu.à 20h„ ven sam.à 19h., dim.à 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453St-François-Xavier.Vieux-Montréal (288-3161)— « A Shayna Maidel.de Barbara Lebow, m.en s.Frank Willow, du 3 au 27 oct., mar.au sam.à 20h., dim, 19h, sam.eldim.matinées à 14h.,lesmer.matinées à 13h.THEATRE D.B.CLARKE: 1455 dues! Maison- Ce soir à 19 h, 3e assemblée générale annuelle dans le cadre de la semaine nationale de la famille, au CLSC Lac-Saint-Louis, 145 ave Cartier à Pointe-Claire.Discours de M.Russell Williams, député de NelUgan.697-4110.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence sur le cancer « La chimiothérapie et les maux de coeur » par le Dr.Jean Latreille, à l’auditorium de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, 110 ave des Pins ouest.Entrée gratuite.¦ Les Amis du Jardin botanique de Montréal vous invite à un cours sur les plantes médicinales I, les mercredis 9,16,23 et 30 octobre et 6 novembre de 19 h 30 à 22 h, à la salle Léon-Provancher, et un cours sur les éléments d’horticulture, les 9,16, 23,30 octobre et 6,13, 20 et 27 novembre, à la salle André-Michaux.Inscr.: 872-1493.¦ Ce soir de 18 h 30 à 21 h 30, l’Association des hommes séparés et divorcés vous invite à une conférence de Mme Lise La-londe sur le thème : « Comment préparer son divorce soi-même », au 4689 rue Papineau, suite 300.Rens.: 596-0471.¦ Ce soir à 19 h 30, la bibliothèque Ga-brielle-Roy, située au 3505, boul.Dagenais à Kabreville, Laval, vous invite à une soirée d'information sur « Ces femmes qui aiment trop » animée par Mme Josette Stanké.Entrée libre.Inscr.: 662-4911.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; à l'Université McGill, 3480 rue Me-Tavish, de 10 h à 17 h, et à l’Assomption, Collège de l’Assomption, 270, boul.l’Ange-Gardien, de 12 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Aujourd’hui de 11 h à 15 h, place à l’astrologie au Complexe Desjardins avec comme invités Jacqueline Aubry, Marcel Charland, Andrée d’Amour et Michel Morin.281-1870.¦ Ce soir de 17 h 30 à 20 h, le Centre CANA (Café chrétien), 7535 rue St-Ilu-bert à Montréal, vous invite à un souper-causerie sur le thème : « La famille, notre capital social et ecclésial » animé par Pierre-Yves Body.931-7311.¦ Mercredi 9 octobre de 19 h 30 à 21 h, la Société canadienne du cancer vous invite à une soirée d'information avec le Dr Claude Potvin, au 5151, boul.de l’Assomption (près de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont).Entrée libre, Réserv, : 255-5151, poste 70.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, conférence du professeur Albert Eschenmoser, chimiste, sur le thènfe : « Why Pentose and not hexose nucleic acids ?», à l’Univ.de Montréal, 2900 Édouard-Montpetit, salle M-415.Rens.: 358-2000, ¦ Aujourd’hui à 13 h 30, le Forum des ch toyens âgés de Montréal vous invite à une réunion d’information sur le rôle de la Chambre de commerce de Montréal animée par M.Gilbert Latour, au 1030 rue St-Alexandre, suite 902.Rens, : 393-9345.Ce soir à 20 h, l’Association québécoise des parents et amis du malade mental inc.vous invite à une réunion d’échanges, au pavillon Mailloux de l’hôpital Notre-Dame.Entrée libre.524-7131.¦ Aujourd’hui à 11 h 30, présentation du vidéo : « Ça peut pas être l’hiver, on n'a même pas eu d’été » un film de Louisè Carré, au Centre des femmes du Plateau Mont-Royal, 5148 rue Rent 273-7412.Ce soir à 17 h 30, conférence llydro-Québec-UQAM sur le thème « L'eau potable : un enjeu planétaire majeur » animée par M.Raymond Jost, au Studio-théâtre Alfred-Laliberté (J-M400) de l’U-QAM, 405 rue Ste-Catherine est.Rens.! André Valiquette au 987-3268.¦ Ce soir de 19 h 30 à 21 h 30, conférence sur le thème : « Comme le bon vin, vieillir.c’est mûrir », au Carrefour l’Étoile, 1028, boul.Henri-Bourassa est.389-9044.¦ Mercredi 9 octobre à 20 h, conférence sur « Le Mandala, miroir de l’univers ou du monde de l’idéal », à Nouvelle Acropole, 1631 rue St-Denis.Réserv.: 848-0553.¦ Ce soir à 19 h 30, venez rencontrer M.Jacques De Lorimier auteur de Ils jouent nu Nintendo, à la bibliothèque Germaine-Guèvremont, 2900, boul.de la Concorde à • Duvernay.Entrée libre.Réserv.: 662- 1 4002.¦ Tous les lundis, mardis et jeudis à 19 h 30, rencontre-atelier sur les lois universelles, au Réseau de science cosmique de l’Homme Nouveau, 10 807 rue Millen à Montréal.Rens.: 385-5205,352-2322, Wdil I ORCHESTRE SYMPHONIQUE I DE MONTREAL Charles dutoit LES CONCERTS GALA Charles Dutoit, chef 8 et 9 octobre, 20h00 RAVEL: Ma mère l'Oye (ballet complet) BARTOK: Divertimento pour cordes NIELSEN: Symphonie no 5, Opus 50 unité murale 3 sections.4 portes v i uées.H portes pleines de couleur 1Wf?e.! causeuses en matériel cris, 1 set de cuisine comprenant 4 cnai-siVfim bois et matériel de couleur saumon Conditions ARCÏKNT COMPTANT CAM1LLK THÉ-MKRCiK.huissier.328-8133 ÊTl'DK MACKRA & \Ss .Ill Is SI.KRS Montréal, ce 4 octobre 1991 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1er août 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à FEGGI INTERNATIONAL INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, Québec, le 3ème jour de septembre 1991.sous le numéro 4426457 Ce 24ème jour de septembre, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Province de Québec.District de Longueuil.COI R Ml NICIPALK.NO 90-17080 LK PKRPKPTKl R DK LA COUR Ml NICIPALK.demanderesse.vs- CHANTAL BOUCHARD.défenderesse Le 18 octobre 1991 à lOhOO de l'avanl midi au domicile de la défenderesse, au no 1156.rue Joliette, en la cité et district de Longueuil.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en four micro-ondes Toshiba.1 congélateur Kelvinator 1 vidéo Vils avec acc.etc Conditions ARlïKNT COMPTANT MICHKl.K P BKRNIKR.IIUISSIKR PKLLKTTKR & BKR-NTKR.MARTI MB At LT.HUIS-SIKRS.Tél.W7-W0O.Montréal, le 4 octobre 1991 CENTRE HOSPITALIER HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE Affilié à l'Université de Sherbrooke PROJET: RÉAMÉNAGEMENT DE L'URGENCE ET AGRANDISSEMENTPOUR SERVICES CONNEXES Le CENTRE HOSPITALIER HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE, propriétaire, demande des soumissions pour l'exécution de travaux de réaménagement de l'urgence et l'agrandissement de services connexes, tel que clinique de cardiologie et gastro-entérologie.Les documents contractuels pourront être obtenus le 10 octobre 1991 à compter de 9h00 au: CENTRE HOSPITALIER HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE >¦ Entrée 555, rue Murray Bureau 2507 Sherbrooke (Québec) J1G2E8 contre un chèque visé non remboursable de 50 $ émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées, soit d'un cautionnement de soumission établi au montant de quatre-vingt-dix mille dollars (90 000 $) valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date de l'ouverture des soumissions.soit d'un chèque visé au montant de quarante-cinq mille dollars (45 000 $) fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur est de quarante-cinq mille dollars (45 000 $).„ Les soumissions seront reçues par: •¦CENTRE HOSPITALIER HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE ~ Entrée 555.rue Murray ^Bureau 2507 .«Sherbrooke (Québec) J1G2E8 le jeudi, 31 octobre 1991, à 14hü0, heure locale en vigueur pour être ouvertes publiquement au même endroit le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires au Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification profeslonnelle des entrepreneurs en construction.- Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le - contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les licences et permis requis.Le propriétaire ne s'engage à accepter la plus basse ou quel-i-qu'autre des soumissions reçues.Richard Blais, ;-Chef du Service d'approvisionnement.JUBNVllf 6 MAILHOT ARCHITECTES 30 ROUX «.201 SHERBROOKE JU-2W7 QUE TEL; 568-2232 Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h, heure de Montréal DES.16202.A LSB.f 3090.F le mardi 22 octobre 1991 le mardi 22 octobre 1991 Région Saint-Laurent — CONSTRUCTION DE FOURNITURE CANALISATIONS ET DE DE PROFILÉ CIRCULAIRE STRUCTURES SOUTERRAINES EN DELRIN AF 100 -DANS LA VILLE DE MONTRÉAL PROJET: JARDINS SAINT-GEORGES Admissibilité : Admissibilité : Principale place d'affaires Place d'affaires au Québec au Québec Garantie de soumission : Garantie de soumission : 20 000 $ 30 000 $ Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) GHU.10100.A MPJ.16099.A le mardi 29 octobre 1991 le mardi 29 octobre 1991 1 ‘ Région Laurentides Région Manlcouagan ~ CONSTRUCTION DE Baie-Comeau ^ CANALISATIONS -Souterraines et de puits AGRANDISSEMENT DE — D'ACCÈS DANS LE LOCAUX AU CENTRE “ SECTEUR HULL DE SERVICES (INTITULÉ: PROJET LA CROISÉE, AYLMER) — Admissibilité : Admissibilité : Principale place d'affaires Principale place d’affaires au Québec au Québec Garantie de soumission : Garantie de soumission : 20 000 $ 10 000 $ Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, boul.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignements : (514) 385-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, fourni par une compagnie d’assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises â soumissionner.L’inieressé â soumissionner doit fournir son numéro de téléphone de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'oftres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 28 |uin 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MARCHÉ S0UEI-DAN INC /S0UEIDAN MARKET INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, Québec, le 3ème jour de septembre 1991, sous le numéro 4426454 Ce 24ème pur de septembre, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉ8EC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-02-021431-916 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PR0T0N0TAIRE ADJOINT LES ALIMENTS SAVICO INC.Partie demanderesse c.LES ALIMENTS BONNE FEMME INC, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à LES ALIMENTS BONNE FEMME INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.Rue Notre-Dame-Est, Montréal dit district, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis 1191 C.P.C.a été remise au greffe à l'intention de LES ALIMENTS BONNE FEMME INC.Lieu: Montréal Date: 3 octobre 1991 GILBERT CHAPADOS, P.A.Avis est par les présentes donné que le contrat de venle en date du f 9 juillet 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 163972 CANADA INC.a élé enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal.Québec, le 3ème jour de septembre 1991.sous le numéro 4426458.Ce 24ème jour de septembre, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0 500-02-029686-917 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PR0TON0TAIRE ADJOINT PÉTROLIÈRES ESSO CANADA DIVISION DE LA COMPAGNIE PÉTROLIÈRE IMPÉRIALE.Partie demanderesse c.NICK FE0ENK0, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à NICK FEDENKO de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, Rue Notre-Dame-Est, Montréal dit district, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis 119.1 C.P.C.a été remise au greffe à l'inlention de NICK FEDENKO.Lieu: Montréal Dale: 3 octobre 1991 GILBERT CHAPADOS, P A.AVIS AVIS est par les présentes donné, conformément à la Loi sur les Pouvoirs Spéciaux des Corporations, que les garanties créées par l'Acte de fiducie, d'hypothèque et de nantissement exécutées par Les Industries de Chemises Modernes Ltée («Débitrice») en faveur de Compagnie Trust Royal, fu-diciaire, devant Me Norman Malus, notaire, le 1er février 1991 et enregistrées comme suit: Division Date Numéro d'enregistrement Montréal 13 lévrier 1991 4359744 Beauce 18 février 1991 410087 Frontenac 18 lévrier 1991 171559 sont devenues exécutoires, lesquelles garanties grèvent les comptes à recevoir et les dettes de livre de la débilrice.Montréal, le 3ième jour d'octobre 1991.COMPAGNIE TRUST ROYAL Avis esl par les présentes donné que le contrai de vente en date du 16 juillet 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MODES JENNIFER LEE INC./JENNIFER LEE FASHIONS INC trading under the name of • JAYELLE > a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, Québec, le 3ème jour de septembre 1991 sous le numéro 4426456.Ce 24ème jour de septembre, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Société d'énerg ede la Bal© James PROJET LG 1 APPEL D’OFFRES No 91-0398 FOURNITURE D'UNE UNITÉ DE | PURIFICATION D’HUILE Date et heure limites de | réception des soumissions: La jeudi 31 octobre 1991 è 15 h 30 heure de Montréal Garantie de soumission: 12 000$ Prix du document: 25 $ (toutes taxes Incluses) PROJET BRISAY APPEL D'OFFRES No91-0482 FOURNITURE D’UNE UNITÉ DE PURIFICATION D’HUILE Date et heure limites de réception des soumissions: Le mardi 29 octobre 1991 à 15 h 30 heure de Montréal Garantie de soumission: 14 000$ Prix du document: 25 $ (toutes taxes incluses) Les documents cfappels cfoffres peuvent être achetésou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 22e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4M8 Le paiement des documents s'effeclue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d’offres.Seules les personnes, sociétés, compagniesou sociétés en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avec Susie Léveillé au (514) 985-7900.Richard Toupin Chef de service Achats Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 2 octobre 1991, a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance no 41 Ordonnance relative au Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1) CE91 02521 Ordonnance No 42 Ordonnance relative à la Fête du Double-dix édictée en vertu du Règlement sur les enseignes, panneaux-réclames et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1).CE91 02523 Ordonnance no 56 Ordonnance relative au Grand Prix Cycliste Téléglobe édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et la paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la cité (333, modifié — article 3b).CE91 02518 Copies de ces ordonnances peuvent être obtenues au Service du greffe, bureau 16, Hôtel de Ville.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 3 octobre 1991 ¦ .i Gouvernement du Québec appel d’offres Ministère des approvisionnements et services Direction générale des Approvisionnements PARTENAIRE avec vous Description 18 postes d'équipements spécialisés pour l'ouverture et le dépouillement du courrier.Approvisionnement en épicerie pour deux (2) établissements de Oétention de Québec, pour la période du 1991-12-01 au 1992-11-30.Clôture des soumissions: 22 octobre 1991 a 15 h.1180 Papier pour photocopieurs de différents formats, 40M blanc, recyclé et vierge, totalisant environ 122 240 tonnes.Clôture de la soumission: 23 octobre 1991 a 15 h.Livraison Québec et Montréal Québec Différents endroits Projet 1182 1183 Les conditions d appel d'offres sont contenues dans les documents disponibles au Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnnements Bureau des appels d’offres 575, rue Saint-Amable, 4e étage Québec (Québec) G1R 5N9 Tél.: (418) 643 5438 Le ministère se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister â l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, â l'heure et à la dale indiquées.PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE ÉGALITÉ DANS L'EMPLOI Toute entreprise québécoise ayant plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable â mettre en place un programme d'accès â l'égalité dans l'emploi, conforme a la Charte des droits et libertés de la personne.Cette obligation s'applique également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant â un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Le directeur général des approvisionnements, Jean-Claude Careau, ing.Québecss A APPEL D’OFFRES PROJET: AGRANDISSEMENTS ET TRANSFORMATIONS AU CENTRE HOSPITALIER ST-VINCENT-DE-PAUL DE SHERBROOKE DOSSIER NO CH90-064 PROPRIÉTAIRE: LE CENTRE HOSPITALIER ST-VINCENT-DE-PAUL 300, EST, RUE KING SHERBROOKE (Québec) J1G1B1 ARCHITECTE: CONRAD GAGNON.ARCHITECTE 2531, RUE VAUDREUIL SHERBROOKE (Québec) J1J 2M6 Tél.(819) 564-2675 INGÉNIEURS EN CHARPENTE LE GROUPE TEKNIKA 150, RUE VIMY NORD SHERBROOKE (Québec) J1J3M7 INGÉNIEURS EN MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ LE GROUPE TEKNIKA 150, RUE VIMY NORD SHERBROOKE (Québec) J1J3M7 Brève description des travaux: • 1 Un agrandissement devant comprendre un local pour les déchets, un rangement pour les matériaux inflammables et une pièce réfrigérée pour le linge souillé.• 2 Un agrandissement pour le Service des Approvisionnements.Le Propriétaire demande des soumissions pour le projet en titre.Les documents contractuels pourront être obtenus au bureau de l'architecte contre un chèque visé remboursable de 150,00$ émis à l'ordre du Propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission établi au montant de TRENTE-SIX MILLE dollars (36 000,00) valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la dale d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de DIX-HUIT MILLE dollars (18 000,00$) tait à l'ordre du Propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec et du Canda dont la valeur nominale esl de DIX-HUIT MILLE dollars (18 000,00$).Les soumissions seront reçues au C.H.St-Vincent-de-Paul jusqu'à 14 heures, heure locale en vigueur, le trentième (30lème) jour du mois d'octobre 1991, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis â soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires dans la Province de Québec el détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer el s'assurer qu’ils détiennent les permis et licences requis.Le Propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelqu'aulre des soumissions reçues Donné à Sherbrooke le 2 octobre 1991 LE CENTRE HOSPITALIER ST-VINCENT-DE-PAUL Dr.Roland Gauthier, Directeur Général Note: Consulter les "Règlements adoptés en vertu de le Loi sur les Services do Sanlé el les Services Sociaux' (S6 RI 1) Pressions et compromis au festival de Tokyo Pierre Théroux Collaboration spéciale TOKYO — Le film City of Hope de John Sayles, représentant du cinéma indépendant américain, a remporté le Grand Prix de Tokyo au Festival international des films de cette ville.En ce qui concerne The Commitments, son concepteur Alan Parker s’est vu attribuer l’honneur du meilleur réalisateur, le reste du palmarès étant pratiquement l’affaire de films asiatiques.Ici plus qu’ailleurs, semble-t-il, les membres du jury auraient baigné dans les compromis et les pressions extérieures.Les dés étaient-ils pipés d’avance, comme l’ont laissé supposer les rumeurs tout au long de ce festival ?Des rumeurs que n’a sûrement pas démenties Lewis Gilbert, président de ce panel, en insistant lors du discours de clôture pour dire comment les choix avaient été difficiles mais faits selon la plus grande démocratie.En prenant soin d’ajouter qu'il savait maintenant comment faire un film susceptible de plaire et d’attirer les regards.Mot d’esprit ou constatation réelle ?Des rumeurs somme toute vraisemblables s’il faut en croire un participant au choix du Prix de la critique qui me confiait cette semaine comment lui et ses collègues faisaient l’objet d’un fort lobbying pour décerner la palme à un film asiatique.Ont-ils succombé à la tentation ?Sans juger la qualité de ce film, précisons qu’une coproduction américano-japonaise réalisée par Edward Yang de Taiwan, A Brighter Summer Day, a effectivement été récompensée.Un film qui s’est également attiré la mention du jury, conjointement avec The Spring Festival du Chinois Huang Jian-Zhong.Question de ne pas froisser la diplomatie chinoise ?Par ailleurs, si le titre du meilleur scénario dévolu à Iron Maze, un film particulièrement symbolique des relations commerciales Japon-États-Unis, s’avère discutable, celui du meilleur acteur décerné au Russe Otar Megvinetukhutsesi pour sa prestance dans Get Thee Hence de Dmitry Astrakhan est amplement mérité.Zhao Lirong qui tient le rôle principal dans The Spring Festival a pour sa part été consacrée meilleure actrice.Claude Gagnon, en se demendant si la notion de conflit d’intérêt ne de- vrait pas désormais faire partie du langage cinématographique, s’est dit frustré non tant de repartir les mains vides que par l’atmosphère enveloppant ce festival.« C’est pas l’amour du cinéma qui règne ici mais celui de l’argent.» Avec un budget frisant les 8 millions $ et des symposiums traitant notamment de la télévision haute définition, force est d’admettre que cet événement apparaît à l’image de ce pays.Tout ici respire l’effluve de marketing et la présence remarquée des majors tant américains que japonais accentue cette impression.Interrogé cette semaine à savoir pourquoi le cinéma japonais d’aujourd’hui était plutôt moribond, Akira Kurosawa a d’ailleurs tenu ce langage : « Tout n’est que business maintenant et aussi longtemps que le contrôle sera dans les mains des vendeurs et non dans celles des créateurs, la situation ne pourra s’améliorer.» « Je me suis justement toujours battu contre ça, mais si tel est le chemin de la reconnaissance, je me demande si je ne dois pas changer mon fusil d’épaule », a commenté Claude Gagnon, la rage au coeur et qui se propose d’approcher un grand nom du cinéma américain pour son prochain film.« Un film erotique où il sera question de la bêtise du mâle de 40 ans, dans sa vie sexuelle, qui n’a jamais trompé sa femme et qui se met en tête de baiser tout le monde.» Mentionnons enfin que le film Delicatessen des Français Jeunet et Caro a reçu la palme d’or agrémentée d’une bourse d’environ 175 000 $, dans la catégorie Jeune Cinéma.Parmi les négligés en compétition officielle, qui n’a remporte aucun prix, soulignons le film Mississipi One de la réalisatrice française Sarah Moon qui a merveilleusement mis à profit sa longue expérience de photographe pour présenter à l’écran des images en noir et blanc au langage visuel très fort, et deux comédiens, David Lowe et la jeune Alexandra Capuano, qui lui donnent toute sa fraîcheur et ses nuances.Le Festival international des films de Tokyo devient maintenant un événement annuel.Sera-t-il un jour reconnu parmi les plus importants ?Pour toute réponse, reprenons les propos d’un membre du comité organisateur qui espère inviter encore plus de films des pays voisins l’aft prochain ! £ VIDÉO Une étonnante leçon d’histoire Langages Une présentation du Groupe Intervention vidéo (GIV), ce soir, au Cinéma Parallèle, à 19 h; Obscuridade de Mlnha Lingua II (L'obscurité de son langage) de Sylvia Afram; Measures of Distance, de Mona Hatoum; Deux par Deux, de Dominique Sepser; Souffles, de Marie Brazeau et Electra Tries to Speak de Doris Chase.Daniel Carrière LE GROUPE Intervention Vidéo (GIV), un centre de ressources pour femmes spécialisé dans la diffusion et l’accès à la production en vidéo, présente ce soir, au Cinéma Parallèle, cinq vidéogrammes, regroupés sous le titre de Langages, qui adoptent un parti pris formel passionnant : la vidéo est au féminisme ce que le discours des femmes est à l’art, une étonnante leçon d’histoire.La danse (Soufflesde Marie Brazeau), le théâtre (Electra Tries to Speak de Doris Chase), la poésie ( L'obscurité de mon langage de Sil-vana Afram et l’inoubliable Measures of Distance de Mona Hatoum) composent un programme diversifié d’oeuvres trop rarement présentées, pour la plupart.Le GIV, depuis plus de 15 ans, propose une intervention dont les plus fidèles alliées sont la culture et la communication.Sans jamais verser dans l’art vidéo pour l’art vidéo, le documentaire demeurant son principal créneau, le groupe a toujours ouvert son catalogue aux créateurs.Electra Tries to Speak, de Doris Chase, est une adaptation d’une performance de Sondra Segal, datant de 1982.Anne Golden, qui s’est chargée de la programmation de Langages, rappelle un témoignage percutant sur l’écran, avec cette bande; la performance de Sondra Segal est remarquable.À l’époque, on devait dire courageuse.Sur un texte de Clare Coss et de Roberta Sklar, auquel elle a participé, elle réinterprète les archétypes féminins modernes à partir de ceux proposés par la tragédie grecque.L’image incrustée, qui sert de choeur, reproduit un plan rapproché de la tête, multipliée à l’innni, animée par l’élan verbo-moteur de Segal.Elle accompagne la perfor- mance sans la surcharger.Le vidéogramme de Doris Chase serait l’exemple d’une grande virtuosité obtenue grâce à un médium peu développé, au vocabulaire restreint; les effets se comptent sur les doigts d’une main.Sa principale qualité, la clarté du propos visuel, était déteC-minante à une époque où l’image télévisuelle commençait à peine à s’affranchir.Plus près de nous, Deux par deux (1987), de Dominique Sepser, reprend un procédé efficace — de la pellicule 8 mm transférée puis montée en vidéo — à cause du grain et de la lumière unique qui en résulte.Souffles, de Marie Brazeau, recourt au même procédé.Deux par deux est une histoire d’inceste, racontée par la victime, avec toute la réserve qu’un sujet aussi grave commande.La narratrice invite à une incursion vers le passé, grâce aux home movies récupérés, et à une excursion vers le présent (toujours en 8 mm), où, symboliquement, elle renaît.Le récit se déroule à Paris et à Tunis.Nous avons droit à des scènes de rue de ces villes, des gens oui les parcourent, anonymes, des scènes vieillottes, entre deux temps; d’autres qui désignent les acteurs du drame, confondus à l’anonymat de la foule que Sepser interroge, sans oser la juger.Enfin, soulignons le multilinguisme de Langages, où l’Espagnol, le Français et l’Anglais se côtoient en toute convivialité, autant dans les bandes, individuellement, que dans l’ensemble de la programmation.Les signes épurés du langage prennent forme ici, dans un univers où la parole ne dresse nas de frontières, mais cherche plutôt à les abolir.TÉLÉ Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR Rideau Afficionados de théâtre national, vous qui à raison êtes de plus en plus nombreux, syntonisez la remise des prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre.Ce n’est ni les Oscars, ni les Félix, mais ça fait toujours chaud au coeur de voir quelqu’un recevoir un prix et dire un beau merci.( H Q, 21 h ) — Hugo Léger ¦i Le Devoir, mardi 8 octobre 1991 M B-7 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 A vis Propriétés à vendre A AHUNTSIC Collage détaché, garage Secleur tranquille 3C.C.14 s.b., s.-s.tim, grand terrain 388-3561 AUTEUIL canadienne 13 pièces, garage, réduit 147 000 S 622-5614 CARIGNAN Maison 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vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 iHKl Propriétés à l'extérieur de Montréal MONT ST-SAUVEUR, cendo 2 c c meublées, loyer, valeur 120 000 $.98 000$ Pauline Huot.469-2230 PRÈSST-DONAT, 5 app loyer, système chaultage air chaud, s/sol 9 pi., terrain 1500 pi ca.gazon, près lac.(514)882-2707 ___________ ST-RÉMI (20 km St-Jovite), à vendre ou à louer, moderne, retiré, 4 c.c., s/sol lini, 115 000 $,437-9754.ST-SAUVEUR Aubaine.2 cottages détachés, près pentes de ski, vue panoramique.Lina 681-8387, Roger 665-2883, LOCAL CRTR.TROIS-RIVIÈRES, 5 logements 3 X 4'/i, 2 X 34, brique, fenestration et couverture neuves, revenu annuel brut: 18 420 $, 819-374-0482.Propriétés à louer OUTREMONT, haut de duplex.74, tapis mur à mur, garage.Soir: 735-3227, tour: 284-3535¦ SECTEUR CARTIERVILLE cottage, 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O iAVVJ T-/T Honolulu Phoenix 31/25 37 22 Saskatoon 14/1 Réglna 15/2 Winnipeg 13/2 Chlcogo 21/11 a Wk Peu de Ae.vicoup (le •oie |I r.ux^i G3 EI3 S3 I7J ?Avxm* Oegex Pyie n«IVe< ‘.«.g» I Bv»»e pteiKon Civvi Accu-Wrethrr, Inc.Gooso Bay 7/2 ' f\ \x/\ Si.John s Thunder Bay 15/4 é Sudbury 16/3 ieulfSî 16/4 rrO.[s • 1 Saint John z~¦ Oitawa Montréal ^ P3* '13/20-14/4 J çsfat m, 13/4 Denver 28/8 LT Windsor 17/8 Now York (17/10 • Washington 19/10 (to v Situation générale: un dome d'air froid, qui a dôriné des nuages et quelques averses sur l'en-serfible de la province hier, se déplace vers l'est et devrait atteindre la basse Côte-Nord ce soir.Derrière ce dome, on prévoyait de fréquentes éclaircies.Cependant une perturbation venant de l'Ontario ramènera des nuages et des averses isolées sur l'ouest du Québec au cours de la journée.Ce système continuera rapidement son chemin vers l'est.On prévoit un réchautlement pour mercredi avec des températures près des normales saisonnières MONTRÉAL ' 'tfnnuagement suivi d’une possibilité d’averses Max : 12 Vents modérés par endroits.Probabilité de précipitations.30 % Demain: nébulosité partielle avec possibilité d'averses.Venteux.LEVER DU SOLEIL 7 h 00 COUCHER: 18 h 22 QUÉBEC Régions d'Abitibi-Témiscamlnguo: nébulosité partielle.Ennuagoment en après-midi suivi d'une possibilité d'averses Max : 9 Vents devenant modérés Probabilité do précipitations: 30 % Demain: nuageux avec éclaircies et averses dispersées , Réservoirs Cabonga et Gouin nébulosité partielle Max 8 Vents modérés par moments Demain: nuageux avec averses dispersées IPC) Pontiac-Gatineau et Lièvre: ennuagement suivi d'une possibilité d'averses.Max.: 10.Vents modérés par moments.Probabilité de précipitations: 30 %.Demain: nébulosité partielle avec possibilité d'averses.Laurentides: nébulosité partielle.Ennuagement en après-midi suivi d'une possibilité d'averses.Max : 9 Vents modérés par moments.Probabilité de précipitations: 30 %.Demain: nébulosité partielle avec possibilité d'averses.Ottawa-Hull: ennuagement suivi d'une possibilité d'averses.Max.: 12.Vents modérés par endroits.Probabilité de précipitations: 30 % Demain: nébulosité partielle avec possibilité d'averses.Venteux.Trois-Rivières et Drummondville, Québec, Estrie-Beauce: nébulosité partielle.Max 10.Vents modérés par endroits.Demain: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses.Venteux.Lac St-Jean, Saguenay, La Tuque, Réserve des Laurentides: dégagement.Max.: 8 Vents modérés par endroits.Probabilité de précipitations: 20 %.Demain nuageux avec averses dispersées Charlevoix et Rivière-du-loup, Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-monts et Parc de la Gaspésie: dégagement.Max.: 8.Vents modérés.Demain: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Gaspé et Parc Forillon: dégagement Max : 8 Demain: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Baie-Comeau, Sept-lles: nébulosité partielle.Max.7.Vents modérés Demain: ennuagement Basse Côte-Nord, secteur de Natashquan et à l'ouest, Anticosti: nébulosité partielle et possibilité d'averses.Max 7.Vents modérés.Probabilité de précipitations: 30 %.Demain: ennuagement.Secteur à l'est de Natashquan: nébulosité partielle et possibilité d'averses.Max : 8.Vents modérés.Probabilité de précipitations: 30 % Demain: nébulosité partielle.Source: Environnement Canada Condos à louer AUBAINE-CENTRE-VILLE Condo de luxe (oasis), vue superbe.1450 $ 939-8822 lundi à vend 9h à 17h, message 989-9080.EDIFICE DE PRESTIGE 515.415.vue sur rivière: 323-7222.PLATEAU Grand 415 neuf, aire ouverte, 1 ch.fermée, tout équipé, 700 8/mois.Après 18h 272-3575 ü Condos à vendre 2555 JOLIETTE, condo neuf.4'/i, 2ème étage, loyer, près métro (Mon taux, mon toit), 674-8485 A LOUER OU A VENDRE WESTMOUNT, emplacement de choix, donnant sur PARC WESTMOUNT, 3 ch.c,, 2 s/bains, planchers bois franc, balcon dernier étage, ensoleillé, stat., 845-2206 (8 à 17h) 1-228-4330 (lin sem.) 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de C’atéché-tique de Paris.Il enseigne 10 ans au Collège Sainte-Croix puis il exerce son ministère au Collège Marie-Anne et, en paroisse, spécialement à la paroisse Saint-Esprit de Rosemont (15 ans) et à Sainte-Madeleine-Sophie, (5 ans).Outre les membres du Clergé, il laisse dans le deuil ses trois soeurs: Angèle (Marcel Palin), Thérèse (Rodolphe Prud'homme), Jeanne S.S.A.et ses quatre frères: Olivier, C.S.C., Alfred (Claire Tremblay), Alphonse (Rose Roy), Joseph C.S.C., ainsi que de nombreux neveux et nièces.Exposé à l’église Ste-Madeleine - Sophie, Boul.Gouin est, angle St-Charles Montréal, mardi le 8 octobre à partir de 11.00 heures et funérailles à 14.00 heures.Le même jour ré-ex-posé à l'église Notre-Dame - de - Mont-Carmel à Lacolle de 19.00 à 22.00 heures.Funérailles le mercredi 9 octobre à 14.00 heures et inhumation au cimetière de Lacolle.Direction Maison Alfred Dallaire Inc., Laval.Locaux à louer 2000 tions.ST-JEAN/RUE RICHEUEU )i ca.luxueux, excellents condi-ibre 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Morissel (Germaine Julien), l'abbé Ber-; nard Morissel, sa belle-* soeur: Georgette Robert’ (feu Paul Morissel) ainsf que de nombreux neveux et* nièces.Une messe com-J mémoralive sera célébrée mercredi le 9 octobre, à 14h„ en l’église St Joseph de Ville Mont-Royal.Une seconde célébration aura lieq le samedi 12 octobre ù 14h, en l'église Notre-DamtJ (avenue Des Érables, Quéi bec).Des dons à l’Unité des Soins Intensifs de l’Hôpital St Mary's de Montréal seraient appréciés.Directioit Urgel Bourgie Liée.LES MOTS CROISES a .—¦ 1 2 3 4 5 6 78 9101112,’ 10 11 12 Horizontalement 1— Résidu de lessivage des soudes brutes.— Excès.2— Lascivement.3— Colère.— Plutonium.— Issu.— Fleuve de France.4— Se dit d'une cavité articulaire où s'emboîte un os.— Sorte de ciment.5— Néon.— Plante potagère.6— Trajectoire d’un satellite.— Petit génie difforme.7— Répugnance.8— Plante ornementale.— Qui a rapport au cheval.9— Vient au monde.— Touffu.— Pas un.10— Refrains de chanson.— Bradype.11— Calcium.— Trou dans un mur.— Céréale.12— Postérieur.— Précieux.Verticalement 1— Avertisseur lumineux.2— Crier.— Béchamel.3— Ouverture pour l'eaiP du moulin.— FonS deras.4— Route rurale.— Ir^J génuité.5— Répondre à une at-J taque.—.Prescrip-, tion.6— Pourvoir du néces-J saire.— Dindon de* la farce.7— Obtenu.— Cube.—¦ Étreindre.8— Vigoureux.9— Habitant.— Antilope* africaine.— Partie! de la charrue.10— Béryllium.— Propre; au lion.— Rhodium., 11— Paresseux.— Nuée.12— Régler avec autorité.— Ficeler.I Solution d’hier j i 2 3 4 5 6 7 B 9 10 11 13* E P I P H A/M ElÉCO COLLUS!ON -Am iA^ s M./ITe El '/-TeHRJBD » PO'uicE/ nTUZE ’ STR | AHANl/SBn s / ¦/AnnoneBKe.n en/./ ÉNj-fiEask ¦E LE DEVOIR “•ïÇS Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction 15141 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514) 842-9645 numéro sans frais.* '1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montreal.:.!.(514) 844-5738 Extérieur (sans Irais).t -800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 B-8 ¦ Le Devoir, mardi 8 octobre 1991 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Québec à bout de souffle > «M * 1 Hugo Bohémier, Benoit Clermont, Pascal Gauthier, Annick Labelle, Éric Lefebvre, Constantin Yotakis Six étudiants en sciences humaines à l’UdeM et à l'UQAM ont rédigé spécialement pour LE DEVOIR une série d'articles thématiques sur les problèmes contemporains du Québec.Ci-dessous, la présentation générale, suivie du premier de ces six essais, signés individuellement mais dont le groupe assume la responsabilité U NK PENSÉE complaisante et couramment admise repose sur un mythe : l'ensemble des Québécois jouit d’une existence dont l'excellence resterait inégalée.La croyance est dure à secouer : le Québec, socié'té « prospère » et « saine », peut s’enorgueillir d’un climat social relativement paisible.Mais sous ces apparences grouillent malheureusement — et très réellement — des problèmes sociaux graves que peu, semble-t-il, perçoivent.Guidé par on ne saurait dire quel motif bizarre, un milieu tout entier se complaît dans l’insouciance tandis que des anomalies criantes créent pour demain un gouffre sans retour.Il y a trente ans, le Québec bougeait : nous progressions vers la liberté des moeurs et de la nation.Mais il y a longtemps que cette vague s’est éteinte, laissant croire que tout a abouti.Demandons-nous un instant : est-ce que nous assumons notre responsabilité sociale face au décrochage scolaire, au manque de formation professionnelle de notre main-d’oeuvre, à la piètre qualité de notre langue parlée et écrite, à la méconnaissance des rouages de la démocratie par bon nombre de citoyens, à la violence juvénile et au suicide, ou ignorons-nous leur existence ?Tout bonnement, un peu des deux : nous préférons croire à l’illusion enchanteresse d’une société accomplie.Le lendemain de la veille Il y a trente ans, le Québec bougeait : nous progressions \ ers la liberté des moeurs et de la nation.Nos victoires prenaient leur source dans des ouvrages tels que Les Insolences du Erère L’ntel qui secouait le joug des institutions d’enseignements et du savoir.Cité libre, dont l’action obstruait depuis dix ans — pacifiquement mais combien sévèrement — le régime duplessiste, poursuivait son éla-boraiton d’idees avant-gardistes et libérales.Quand les étudiants s’occupaient encore du i Parti pris se fit l’écho d’un nationalisme progressiste et d’un courant gauchiste audacieux.Par l’entremise de l’écrit, des projets s’élaboraient.Les tendances n’étaient pas linéaires ni monohthiques : elles éclataient de toutes parts.Certaines idéologies s’opposaient, mais toutes bousculaient les valeurs établies qui maintenaient le Québec à l'arrière-plan du monde moderne.Il y a pourtant longtemps que cette vague s'est éteinte, laissant croire que tout a abouti.Au Québec, les combats sont achevés.Dans le marasme actuel, les adolescents d’hier chantent encore les victoires de la Révolution tranquille pendant que les adultes de demain se désillusionnent.Sans compter qu'il y a, chez nous, une pénurie de penseurs.Où sont les pôles d'attraction et les foisonnements intellectuels ?La télévision, la panoplie de revues à sensations et les slogans publicitaires leur ont doublé le pas.Les partis politiques ne formulent plus d'idées : ils camouflent les scandales.Les ide et de la société.(décembre 1974).valeurs morales s’affaissent sous le poids monétaire des choses.Est-ce donc parce que nous sommes sortis, il y a trente ans, d’une noirceur accablante qu’il n’y a plus de chemin à parcourir ?Une société qui se croit à l’abri de la critique vit en fait sous le joug du marasme.Il y a donc nécessité de questionner perpétuellement nos acquis et définir le chemin qu’il nous reste à faire.Or il revient à la jeunesse d’apporter l’énergie nécessaire aux transformations collectives.Les adolescents québécois d’aujourd'hui ne donnent aucun indice d'action.La dépolitisation des jeunes, leur manque de solidarité, leur démotivation générale et surtout leur grande indifférence par rapport au rôle social de l’individu, tout ceci laisse entrevoir de grandes failles dans leur prétention à pouvoir réformer la société.Il est primordial d’encourager la jeunesse à initier des changements sociaux.Si les jeunes citoyens ont la responsabilité de pré- PHOTO ALAIN RENAUO parer la société de demain, nos expériences nous amènent à conclure qu’ils ne s’y intéressent pas, ou qu’ils s’y intéressent "peu.La naine passion pour les géants Voilà, sans doute, le premier problème : comment résoudre ce drame que peu voient ou — pire encore — que peu s’entendent pour dire qu’il est utile de définir ?Nous vivons en société et sommes, en quelque sorte, responsables et imputables les uns par rapport aux autres.La recherche d’un mieux-être collectif est un devoir pour tous.Entre autres symboles, la société auébé-coise se passionne pour les statues géantes de son défilé national.Or, n’y a-t-il pas plus nain qu’un peuple qui, ainsi, s’illusionne de sa grandeur ?De savants lettrés travaillent actuellement à l’élaboration d’un statut constitutionnel pour le Québec.La question du maintien d'une union fédérative comprenant la province du Québec est posée depuis la réalisa- tion de cette union en 1867.Reconnaître l’importance de l'enjeu ne doit pas faire oublier qu’il a une portée restreinte.Plusieurs s'imaginent en effet que la souveraineté, le statu quo ou le néo-fédéralisme, régleront tous nos problèmes.Rien n'est plus faux : le Québec a tort de penser faire son deuil — ou reléguer à plus tard — les problématiques sociales évoquées plus haut, en même temps qu'il réglera son statut constitutionnel.C’est maintenant qu’il nous faut prendre le taureau par les cornes.Le progrès, mode d’emploi Réflexion, discussion et action collective sont, à toutes fins pratiques, les ingrédients de base du progrès.Les jeunes ne sont-ils donc plus aptes à réfléchir, discuter et agir ?Une importante partie de la jeunesse a effectivement renoncé à cogiter et à s’intéresser à la chose publique.Peu sont capables de se former une opinion qui leur soit propre : ce qui est imprimé ou annoncé est considéré comme vrai.Ce manque d’effort à la réflexion entraîne de graves conséquences : aliénation, perte du sens critique, tragique manque de vision et risque pour tous de tomber à la merci de n’importe quel démagogue.Une Importante partie de la jeunesse a effectivement renoncé à cogiter.Peu sont capables de se former une opinion qui leur soit propre : ce qui est imprimé ou annoncé est considéré comme vrai.Le goût de la discussion s’est également évanoui.Les fiévreux débats politiques, les longs échanges philosophiques sont choses du passé.Très rares sont les dialogues qui stimulent véritablement l’intellect.Tout est devenu anecdotes et niaiseries : la polémique sur les grands thèmes se meurt.Au-dela de la musique commerciale ou de la mode vestimentaire, la grande majorité des jeunes éprouve un désintérêt lourdement teinté de mépris et d’indifférence pour les questions qui donnent un sens à la vie individuelle et collective.Quant à l’action sociale, également tissée par les propositions précédentes, elle demeure clairement marginale.On pourrait nous taxer d’être alarmistes.Si le décrochage scolaire, l’économie chancelante, la médiocre qualité de la langue, le mépris du Politique, l’absence de valeurs et le suicide — phénomènes dont nous traiterons dans les prochains articles et qui affectent particulièrement les jeunes — ne sont pas considérés comme des problèmes urgents, nous acceptons cette étiquette péjorative.1— Une société anesthésiée par l’ignorance BenoitJ3ermont Étudiant en Droit à l'Université de Montréal « Si un homme est en tram de dormir dans sa maison en feu.on ne le réveille pas au son de la petite sérénade nocturne de Mozart.» — Frère I ntel.Dans un quartier ordi naire où se trouve une polyvalente typique de 1200 élèves, 480 d'entre eux abandonneront leurs études avant d’avoir obtenu leur diplôme d'études secondaires.De 28 % qu'il était en 1979, le taux de décrochage atteint aujourd'hui 40% (1).Si rien n’est fait pour contrer cette situation dramatique, nous vivrons un jour dans une société où une tranche importante de la population sera condamnée à la pauvreté et à l'ignorance, incapable d'améliorer son sort et de participer à l’évolution sociale.C’est l’ensemble de la société qui paiera le prix du décrochage, tant sur le plan économique par la hausse des dépenses pour les programmes sociaux que sur le plan humain par la perte de talents intellectuels qui demeureront inexploités.40 %, un taux sans précédent Le décrochage n’est certes pas un phénomène nouveau.Depuis toujours, un certain nombre d’étudiants ont abandonné leurs études avant d’obtenir un diplôme : ce sont les dé-crocheurs.Mais jamais depuis la Révolution tranquille n’a-t-on vu 40 % de jeunes laisser leurs études avant la fin du cinquième secondaire.La CKQ (Centralede l’enseignement du Québec) s’intéresse de près au décrochage depuis 1987.Les recherches effectuées depuis démontrent nettement une corrélation entre la réussite scolaire et les facteurs socio-économiques favorables qui touchent partculièrement l’enfant et l’adolescent.La pauvreté a des effets particulièrement néfastes sur la poursuite des études.Statistique Canada nous révélait en 1986 que le taux de décrochage des jeunes issus de familles pauvres est 2,2 fois plus élevé que celui des jeunes issus de milieux favorisés.Le taux de décrochage scolaire des écoles situées dans des quartiers défavorisés ( le centre-sud de Montréal, par exemple) dépasse 50%.« Pour pouvoir apprendre, il faut une certaine disponibilité d’esprit.Bon nombre de jeunes, à cause de leurs conditions sociales, de leur milieu socio-économique, n’ont pas cette disponibilité de l’esprit.(.) Il est difficile de se concentrer pour étudier lorsqu'on a faim », disait Rosette Côté, première vice-présidente de la CEQ.Les enfants pauvres ne sont malheureusement pas rares au Québec.On en compterait 315 000, dont la majorité vit dans des familles où le revenu est de 40 % sous le seuil de la pauvreté (2).à Montréal, un enfant sur quatre ne mangerait pas à sa faim.Dans cette situation, plusieurs jeunes pensent bien plus à se trouver un emploi qu’à passer des années sur les bancs d’école.Le décrochage n’est pas un phénomène nouveau, mais jamais depuis la Révolution tranquille n’a-t-on vu 40 % de jeunes laisser leurs études avant la fin du secondaire.La pauvreté entraîne le décrochage et le décrochage la pauvreté, créant ainsi un véritable cercle vicieux difficile à briser.Le risque de pauvreté est en effet quatre fois plus grand pour un décroeheur que pour un diplômé universitaire.Une personne détenant moins d’un troisième secondaire avait un revenu moyen de 13 934 % en 1988 comparativement à une moyenne de 37 674 $ pour les diplômés d’université ( Lien, vol.14, no 4, mai-juin 1990).L’apparition de nouvelles valeurs dans notre société a aussi touché l’école ; par exemple, la valorisation de la consommation, qui a eu des conséquences néfastes.Les élèves commencent de plus en plus jeunes à travailler à temps partiel pendant l’année scolaire.« Un phénomène impor tant au collégial mais marginal au secondaire », disait Rosette Côté.Pourtant, il suffit de s’ouvrir les yeux et d’aller voir sur le terrain pour constater qu’aujourd’hui bien souvent la majorité des élèves de quatrième et cinquième secondaire ont un emploi à temps partiel, non seulement les fins de semaine, mais également le soir, voire même la nuit ! Des études démontrent qu'un emploi demandant plus de 15 heures par semaine nuit aux études.La première grande enquête du ministère de l’Éducation sur le décrochage (le phénomène n’est portant pas nouveau) nous révèle que 45 % des dé-crocheurs de 1989-90 avaient déjà un emploi et que 2,4 % travaillaient la nuit (L’Actualité, vol.16, no 12, août 1991, p.12).Abandonner ses études avant la fin de son secondaire pour gagner le marché du travail est un pari bien hasardeux.C’est une voie qui mène tout droit à la pauvreté.Le salaire minimum peut probablement subvenir aux besoins d’un jeune de 15 ans habitant chez ses parents; un adulte qui veut être autonome a besoin de beaucoup plus pour vivre.Le décrochage mène à la pauveté mais aussi au chômage.Sans formation professionnelle, le décroeheur devient le mal-aimé du marché du travail, qui demande de plus en plus d’ouvriers compétents et instruits.Au niveau de la formation générale, les dégâts sont tout aussi graves.Un jeune qui quitte l'école en troisième secondaire perd de nombreuses années où on lui aurait appris des connaissances fondamentales, une méthode de travail et une certaine rigueur intellectuelle.Il aurait pu aussi y découvrir de nouveaux intérêts.Ce que l’on apprend à l’école ne nous sert pas seulement dans notre profession, mais bien dans notre vie en général.L’ignorance ne prive pas seulement d’un bon emploi, mais empêche aussi de jouir pleinement de la vie.Se taire parce qu’on ne trouve plus les mots « L’ignorance et l’esclavage existent ensemble », disait François-Xavier Carneau.Les décrocheurs se rendent compte trop tard, lorsqu’ils le font, que la liberté se trouve davantage dans le savoir et les connaissances, entre la première et la dernière page d’un livre, que derrière le comptoir d'un restaurant de produits-minutes.Une formation essentielle acquise grâce à l’enseignement du français, des mathématiques, de l’histoire et de la philosophie est nécessaire à la formation d’un esprit critique capable de juger l’information et les événements significatifs de notre société.C’est aussi un apprentissage fondamental qui permettra à l’individu de se faire une grille de valeurs personnelles nécessaire à la conduite de ses actions.L’enseignement des mathématiques et de la philosophie dépasse la seule acquisition de connaissances : elle apprend à l’élève la logique et les bases de l’argumentation.Un bon enseignement du français lui permettra d’exprimer clairement, tant à l’écrit qu’à l’oral, ce qu’il veut communiquer.Quoi de plus aberrant que de voir quelqu’un incapable d’exprimer ce qu’il pense, car il ne trouve pas les mots pour le dire et qu’il est incapable de mettre en ordre ses idées ?Il choisira alors peut-être de se taire.L'ignorance et l’analphabétisme répandus à grande échelle dans une société, a des conséquences tragiques.Privé d’une capacité de jugement, une société ignorante devient alors la proie rêvée des manipulateurs de tout acabit.Un peuple ignorant devient vite' vulnérable devant ceux qui peuvent profiter de lui : médias qui, face à l’absence de critiques, peuvent dire ou écrire ce qu’ils veulent; politiciens qui n’ont plus à tenir compte de l'opinion du peuple, car il n'en a pas.N’importe quel dictateur peut alors devenir l’idole des foules, s’il possède le charisme nécessaire.L'intolérance peut venir facilement de l’ignorance.Le racisme ne repose-t-il pas sur cette ignorance crasse des autres ?Pour contrer cet état de fait, l’école se doit de former des citoyens capables de gagner leur vie et de participer aux grands débats de la société.« Être informé, c’est être libre », disait René Lévesque.On pourrait ajouter : être instruit aussi.Les conséquences économiques du décrochage sont aussi très importan tes.Une étude canadienne a démontré que l’élimination du décrochage scolaire rapporterait, en 20 ans, 33 milliards de revenus, grâce à des im- pôts additionnels et aux économies de prestations des programmes sociaux (3).Ceux-ci grugent chaque année une part importante des budgets gouvernementaux et la situation n’est pas près de changer car la pauvreté se répand au même rythme que le décrochage.Le secteur professionnel délaissé Le secteur professionnel subit aussi les contrecoups du décrochage.Alors qu’il pourrait être une porte de sortie pour les décrocheurs, il est délaissé par ses étudiants.Des 100 000 élèves qu’il comptait en 1979, ce secteur n’en avait plus que 20 000 en 1988.Il en est de même pour la section professionnelle des cégeps, qui accusait elle aussi une baisse de fréquentation en 1988 (Blouin, Jean, S.O.S.métiers, L’Actualité, vol.13, no 11, novembre 1988).Quoi de plus aberrant que de voir quelqu’un incapable d’exprimer ce qu’il pense, parce qu’il ne trouve pas les mots pour le dire ?Il choisira alors peut-être de se taire.Un peu partout au Québec, des postes de techniciens attendent d’être comblés, des professeurs sont payés à ne rien faire faute d’élèves, du matériel de qualité s’encrasse à ne pas être utilisé.Le décrochage ne nous privera as seulement d’avocats, de compta-les et d’actuaires, mais aussi de techniciens, de plombiers ou de mécaniciens compétents.Le cercle vicieux décrochage-pauvreté nous coûtera des millions en programmes sociaux.Aux États-Unis, avec un taux de décrochage scolaire de 25 %, le président Bush lance un plan d’urgence.Au Québec, avec 40 % de décrochage, le ministre Page déclare que « les décrocheurs ont d’autres avenues » (4), tout en lançant un plan d’action qui comprend plus de voeux pieux que d’éléments concrets d’in- terventions.L’instruction ?Pas trop ! « L’instruction ?Pas trop ! Nos ancêtres nous ont légué un héritage de pauvreté et d’ignorance et ce serait une trahison que d’instruire les nôtres » disait Me Antoine Rivard en 1942 (5).Il fut procureur général sous Duplessis.Est-ce que ces propos refléteraient aussi l’opinion de l’actuel gouvernement ?Pourtant, il y a plus de 30 ans en 1960, alors que l’Union nationale était au pouvoir, les libéraux trouvaient le décrochage scolaire d’alors inacceptable : « 50 % de nos enfants quittent toute école à l’âge de 15 ans ! La plus basse fréquentation au Canada ! » clamait la publicité du Parti libéral du Québec, dans LE DEVOIR du mardi 7 juin 1960, en vue des élections prévues trois semaines plus tard.Comment se fait-il qu’un plan d’action d’envergure pour freiner le décrochage n’a pas encore été mis sur pied ?Pour régler le problème, le ministre Pagé devra agir autrement qu’en reléguant le fardeau du décrochage aux Commissions scolaires ou en prolongant de trois jours le calendrier des classes.Il faut absolument effectuer un redressement majeur du système d’éducation en commençant par lui donner des objectifs précis : améliorer le taux de fréquentation et le taux de réussite Une seule question nous vient par contre à l’esprit : qui fera ce redressement ?Alors que les changements désirés nécessiteraient de la volonté, une mobilisation et un débat de fond, comme ce fut le cas pour la commission Parent dans les années 60, la société québécoise parle peu de décrochage et d’éducation et semble accepter la situation actuelle.Bref, la société québécoise semble aujourd’hui anesthésiée.( 1 (Voir le Hulletin de la Fédération des enseignants el enseignantes de commissions scolaires, mars 1991 (2) « Réussir à l’école, réussir l’école », do cument de la CKQ.(3) Communiqué de presse, CKQ.(4) ChAtelalne, juillet 1991, p.4 (5) Cité dans Paul C’.érin-Lajoie, Combat d’un révolutionnaire tranquille, Éditions du Centre éducatif et culturel, Anjou, 19KK, p.29.(l’remier de six articles) L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale Josée Boileau, Jean Chartier, Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louis-G L'Heureux, Caroline Montpetit.Bernard Morner, Isabelle Paré.Clément Trudel à l’Information culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRivières.Marie Laurier, Robert Lévesque.Nathalie Petrowski à l'Information économique Robert Dutrisac, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut.Claude Turcotte, à l'Information politique Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), François Brousseau, éditorialiste (politique internationale) et responsable de la page Idées et événements’.Laurent Soumis (politique municipale) aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales), Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travait), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Da> elle Cantara Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Denise Babin (secrétaire A la rédaction), Suzanne Marchand (adjointe â la direction), Isabelle Baril (secrétaire A la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur).Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois.Francine Gingras.Johanne Guibeau.Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Maior (publicitaires).Marie-France Turgeon, Micheline Turqeon, Céline Poisson (maquettistes), Johanne Brunet (secré taire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florine Cormier.Céline Furoy.Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas.Rachel Leclerc-Venne.Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.Linda Thériault (secrétaire A l'administration) LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Monique Corbeil (adjointe).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida.Jean-Marc Ste-Mario (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur) Marie-Hélène Alane.Françoise Blanc, Manon Blanchette, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Françoise Coulombe, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau (avis publics).Micheline Ruelland, Pa trick Salesse, LE DEVOIR osl publié pur rimprimerio Populairo Limitée, société é responsabilité lirniléo.dont lo siège social est situé nu numéro 211, rue du Saint Sacrement, Montréal.H2Y 1X1 II ost composé et imprimé par Irnprimono Dumont.7/43 rue Bourdeau, uno division do Imprimeries üuobocor Inc .fil?ouest rue Saint Jacques.Montréal l Agence Presse Canadienne est autonséo .1 employer et è diffuser los informations publiées dans 11 DF VOIR l F DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques division du Groupe Quobocor Inc , située au 7 7V boul I eboau.St I mirent Courrier do deuxième classe enregistre mont numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationalo du Québec Téléphone général (514) 844-3361 Abonnements (514) 844 5738 IF DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L lmprimorio Populaire.I imitée ?11 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rale per yoar is % 439 OO USD Second Class Postage paid al Champlain, N Y US POSTMASTER sond addross changes to Irisa, P Q Box 1510, Champlain.N Y 12919-1510
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