Le devoir, 12 octobre 1991, Cahier C
mUBMWfflsrcPii MT ¦ Théâtre tedwolouiimc t I hAC.»U .U I .A ' * POMO COMO PH( ) 1 O ZZZZ MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL f.l'W.'iniqi — Montréal, samedi 12 octobre 1991 La diva de la démesure Diane Dufresne entre l’amour et l’angoisse Pierre Beaulieu ON L’AIME.Depuis toujours.Depuis le jour, surtout, où elle s’est permise d’abolir ses frontières, une fois pour toutes, de piétiner les interdits, de toutes ses forces, envers et contre tous, au risque de passer pour complètement folle, vulgaire, snob ou capricieuse.On l’aime depuis sa deuxieme naissance, la vraie, depuis Tiens-toé ben j'arrive, en 1972.On aime sa force, sa rage, sa folie, sa tendresse, sa démesure, son acharnement, sa générosité, ses cris, sa passion.On l’aime parce qu’elle avance, parce qu’elle fonce, sans jamais regarder derrière.On l’aime parce qu’elle s’impose, parce qu’elle exige quand nous n’osons même pas demander.On l’aime, mais on la déteste aussi.On en a peur plutôt.Parce qu’elle met le doigt sur nos peurs justement, nos tabous, nos préjugés, notre pudeur.Parce qu’elle nous confronte constamment à nos limites, à nos contradictions.Parce qu'elle ose quand nous reculons, parce qu’elle crie alors que nous ravalons.Parce qu’elle persiste, à 17 ans, tandis que nous nous rangeons.L’histoire se répète, depuis 1972.Toujours la même.Le scénario se reproduit à chacun de ses shows, pendant chacune de ses absences, après chacun de ses retours.On l’encense, on l’adule, on la porte aux nues.Puis on la dénonce, on la rabroue, on la piétine.Et on l'attend enfin, impatiemment.Pour qu’elle nous fasse revivre.Pour qu’elle fasse repartir la roue, pour qu’elle redonne un nouvel élan a un showbiz qui s’ankylose souvent rapidement.Rappelez-vous.Rappelez-vous le merveilleux J'me mets sur mon 36, le premier spectacle qu’elle a présenté au Forum, le 8 décembre 1980, jour de l’assassinat de John Lennon.Pendant que les critiques étaient unanimes à couronner son talent, à vanter son courage, son coeur et sa vitalité, tandis que les 15 000 spectateurs hurlaient de joie, les lignes ouvertes ne dérougissaient pas d’indignation et Télé-Métropole retranchait de sa diffusion la première partie du spectacle parce que la diva avait osé se présenter sur la scène un sein nu.Rappelez-vous les fêtes de la Saint-Jean, dans le Vieux-Port en 81, un spectacle qu’elle avait donné devant plus de 350 000 spectateurs.Pourquoi faire si beau, pourquoi tant d’argent, pourquoi elle ?Est-elle une amie du régime ?Rappelez-vous 1982.Deux shows différents en deux soirs au Forum.De la folie pure, clamait-on dans les couloirs de l’industrie, de la mégalomanie.Diane Dufresne faisait pourtant salle comble dans les deux cas.Rappelez-vous Magie Rose au Stade olympique (devant 57 382 spectateurs), la cerise sur le sundae, en 82, Symphonique’n roll aussi, présenté avec l’OSQ au Colisée de Québec en 1988, un show qu’elle a repris au Festival de Lanaudière, au Japon aussi et il y a un mois à peine, à l’Opéra de Paris, avec l’Orchestre symphonique d’Europe.Et puis regardez ce qui arrive aujourd'hui.Diane revient, après quatre ans d’absence (si l’on fait exception des deux chansons qu’elle a faites aux fêtes de la Saint-Jean, en 90).Elle revient mais ne présentera pas de spectacle.Pas tout de suite.Elle revient parce qu’on lui a demandé de « Des scientifiques m’ont dit que rien n’est impossible.Aye, écoute, RIEN N’EST IMPOSSIBLE.C’est-tu une phrase pour moi ça ?Rien n’est impossible.C’est ça la création.C’est ça que je veux faire.Avancer, aider, dire les choses.C’est pour ça que je suis là.» concevoir un show télévisé, Une ville au sommet (où elle n’interprètera que deux chansons), qui sera présenté devant 29 maires d’autant de villes du monde, lundi (Radio-Canada, 21 h), soir d’inauguration du 3e Sommet des grandes villes du monde.On déroule le tapis rouge malgré tout, on fait la queue pour obtenir deux minutes d’entrevue, les photographes se bousculent pour capter un sourire, un regard.Et puis on la dénonce.Pourquoi elle, encore ?On fait des enquêtes dans la rue : « Etes-vous d’accord pour qu’on donne 600 000 $ des fonds publics, de vos taxes, à Diane Dufresne, en cette période de morosité économique ?» Comme si on ne savait pas qu’un épisode de 60 minutes de Lance et Voir page C-2 : Dufresne TV m ifi PHOTO JACQUES NADEAU Diane Dufresne Quoi voir au Festival du nouveau » i cinéma Nathalie Petrowski ICI moins d’une semaine, la cohue va commencer et le ; cirque va suivre.D’ici ! moins d’une semaine, les cinéphiles de Montréal et les habitués depuis .vingt ans ou depuis l’année dernière du Festival du Nouveau cinéma vont se retrouver devant un programme écrit dense et serré, criblé d’heures, de dates, de titres, un programme en forme de labyrinthe dont ils devront à la fois deviner l’entrée et la sortie, • distinguer le vrai du faux, reconnaître le bon film du navet.Même si on est ici en terre fertile et féconde, même si la créativité est au rendez- : vous et l’imagination est au pouvoir, ce n’est pas parce que l’on fait du nouveau cinema que l’on est forcément génial; ce n’est pas non plus parce que l’on fait du nouveau cinéma que l’on sera automatiquement le Wim Wenders de l’An 2000.Voici donc à l’intention de ceux qui partagent certaines attentes mais qui en même se demandent si leurs attentes sont justifiées, quelques suggestions de films basées sur des préférences purement arbitraires et oui ne concernent que celle qui les émet.Voici surtout une sélection fondée sur le nom et la réputation de ses auteurs et, avouons-le, de ses vedettes.Le nouveau cinéma n’a pas plus réussi que le vieux cinéma à liquider complètement le star-system ni à évacuer cet élan purement timoré qui consiste à toujours aller vers ce que l’on connaît ou ce que l’on croit connaître.Highway 61, de Bruce McDonald (Outremont) Commençons par le commencement avec.Highway 61, le film d’ouverture qui ne devait pas l’être mais qui fut programmé à la dernière minute par la direction, faute d’avoir pu obtenir du distributeur Montréal, vu par.Du canadien Rruce McDonald, on sait qu’il a d’abord été monteur pour Ron Mann et pour Atom Egoyan avant de sauter dans la fosse aux lions et de signer en 89, RoadkiU, une oeuvre heavy metal à la Rock et belles oreilles.Dans Highway 61, la vedette principale est cette longue route qui part de Thunder Bay, Ontario et descend jusqu’à la Nouvelle-Orléans, reliant par son cordon non seulement des mondes différents, mais des planètes contraires.Au volant d’une Galaxie 500, un barbier doublé d’un trompettiste raté fonce à 200 miles à l’heure pour perdre la police et oublier l’ado reposant mort dans le cercueil sur le toit.Les surprises se succèdent à un train d’enfer avec un cameo du chanteur Jello Biafra des défunts Dead Kenndeys, une scène de sexe, de bingo et de rock’n roll, sans compter la musique des Ramones, de Torn Jones et des Archies.Amateurs de musique classique,s’abstenir.Voir page C-2 : Quoi voir Trois lauréats du Prix du Québec Gilles Tremblay Prix Denise-Pelletier Après avoir appris la peinture à l’école du frère Jérôme, Gilles Tremblay, que le critique du Devoir a déjà confié à Monteverdi, choisit de se lancer en musique.« Une vocation tardive », confie-t-il à Marie Laurier.C-5 Michel Dallaire, Prix P.-É.Borduas Pour la deuxième fois depuis sa création, le prix du Québec en arts visuels a été remis à un artiste dont l’activité est surtout répandue en Europe : le design industriel.Marie-Michèle Cron a rencontré Michel Dallaire.C-9 Frédéric Back Prix Albert Tessier Il ne voit pas de films, ni de pièces de théâtre.Mais Frédéric Back travaille.Dix heures par jour, collé à sa table à dessin, modifiant imperceptiblement le mouvement de la crête d’une vague.Odile Tremblay l’a rencontré.C-A Q, «8s MUSÉE DE LA CIVILISATION (Québec) RÉSERVATION PUBLICITAIRE 842-9645 Voyages et Voyageurs Date de tombée le 17 octobre 1991 Le Devoir publie à l’occasion de l’ouverture de l’exposition Voyages et Voyageurs du Musée de la Civilisation un r '• Çjjj* exposition veut faire découvrir les pratiques de voyages des Québécois au XXe siècle, que ce soit pour le travail ou e grands thèmes seront abordés- Le Grand départ traitera des motivations des voyageurs plaisanciers autant que travailleurs, l’évolution des préparatifs de voyage ainsi que le rituel du départ.Les Routes du voyage présentera les modes de transport pour passagers au cours du XXe siècle, ’~ation des sites de voyages et les profils de l’organisation voyageurs-types.• Le Retour explorera le monde du souvenir comme témoignage et prolongement du voyage.PARUTION Le 2 novembre DANS LE DEVOIR C-2 ¦ Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 ?Dufresne compte coûte encore davantage.Comme si on ne connaissait pas le coût de la seule technique pour un spectacle semblable, le coût des musiciens, des répétitions, des décors, les cachets qu'il faudra verser à tous les artistes, dont certains viennent du Brésil, du Mexique, d'Égypte et de Turquie, les per diem, etc.« Je n’y comprends rien, confie Diane Dufresne.Ça m’attriste.Je n’ai aucun rapport avec ça.On ne me met pas au courant des détails du budget.Je ne suis pas une administratrice, je ne suis pas comptable.Moi, je suis une artiste.Je crée.Y’a pas de Watergate là-dedans.Qu’on vérifie donc avec de lancer toutes ces accusations et on verra que le pourcentage versé aux artistes est dérisoire dans le budget total du show.« De toute façon, on ne s’enrichit pas à donner des spectacles au Québec, le monde devrait savoir ça.Qu'on vienne voir mon compte de banque.J'en ai pas d’argent.Je n’en ai jamais eu.Par choix.Parce que j’ai choisi de ne pas faire 100 fois le même show, parce que je ne veux pas me répéter, parce que je veux innover, constamment, toujours pousser plus loin mes limites.Parce que c’est ça pour moi la création.Parce que je prends de longs moments pour me ressourcer et que je ne monte sur une scène que quand j’ai quelque chose de nouveau a offrir au monde.Parce que je voyage.Parce que je suis curieuse, parce que je veux savoir, parce que je lis, tout, les scientifiques particulièrement depuis quelque temps.Parce que j’investis beaucoup dans mes shows et qu’il me reste donc moins d'argent en bout de ligne.Parce que ce n’est pas ça qui compte pour moi le fric.Moi, je donne.Je veux donner.Je chante pour gagner ma vie, mais je crée pour vivre.« Je n'ai pas d’argent, mais je suis libre.Je fais ce qui me plait quand j’ai le goût de le faire.« Mais ça me fait mal toutes ces histoires et tant qu’à souffrir, il m’arrive de me demander parfois si je ne devrais pas aller vivre ailleurs.Je peux vivre ailleurs.Je peux chanter ailleurs.Remarque, c’est peut-être moi la grande responsable, c'est peut-être moi qui émets toutes ces vibrations négatives là.C’est peut-être ça qui me revient comme un boomerang aujourd’hui.Mais ce n’est tellement pas mon intention.Plusieurs artistes refusent de chanter devant des politiciens parce qu’ils ne croient plus au discours politique.Moi j’ai accepté de travailler à la conception du spectacle et d’v chanter aussi justement pour leur parler aux politiciens.Pour leur dire ce qu’on pense, nous autres, le monde ordinaire.Pour leur parler d’environnement par exemple.Y’a nos taxes, bien sûr, qu’il faut gérer sainement, y’a nous autres, notre vie, notre confort, notre petit nombril, mais y’a pas que celui-là, y’a la planète, l’autre, le gros nombril qu’on oublie trop souvent.« On va faire un show, lundi, devant les gens des plus grandes villes du monde.Faut que ça soit beau.C’est quand même mieux, et ça coûte moins cher en bout de ligne que de faire des bombes.» Le Saint-Denis en 92 Après le spectacle télévisé de lundi soir, Diane Dufresne travaillera sur son prochain album, qu’elle compte lancer en 92, travaillera à monter ensuite son prochain spectacle, qu’elle nous offrira également l’an prochain, au Saint-Denis en principe, un spectacle qui, à l’entendre, pourrait bien être son dernier.« Plus je vieillis, dit-elle, plus j’ai peur avant de monter en scène.Une peur incroyable, que je ne m’explique pas.J’ai pourtant du métier, je connais mes chansons, je connais mes moyens, mais j’ai malgré tout, à chaque fois, une peur incontrôlable, un trac fou, de plus en plus.Je ne veux pas vivre avec ça.Je ne veux pas, non plus, lancer ça dans la salle, mais je n’y peux rien.C’est incontrôlable.« C’est pas naturel donner un spectacle.Tu vois pas souvent les insectes et les animaux faire les beaux devant leurs semblables.Contrairement à ce que les gens peuvent croire, on n’est pas bien, on n’a pas de plaisir sur une scène.Je me souviens de la première fois au Forum.Pendant la première chanson, j’avais l’impression que mon bras pesait huit tonnes ouand je faisais un geste.Si tu penses a toi, si t’as du plaisir sur la scene, les gens n’en ont pas dans la salle.C’est ben simple.Toi, tu commences à recevoir à l’avant dernière chanson.Seulement.Et ça se poursuit pendant deux ou trois heures après le show'.Mais il y a encore le lendemain matin, quand t’es redescendue sur terre, quand tu beurres tes toasts toute seule dans ta cuisine.Tu trouves le plancher bas, c’est souffrant.« Et puis il faut que tu vives avec ton personnage, que tu te maquilles le matin avant de sortir, ce qui n’est pas du tout mon genre, pour éviter de te faire dire « Vous avez ben l’air fatiguée madame Dufresne ».J’ai pas le goût d’être Diane Dufresne tous les jours.— Tu pourrais vivre sans la scène ?« Tout à fait.Sans la création non, sans la scène oui.Facilement.Et de plus en plus.Un disque, un show, c’est cinq ans dans une vie.La préparation, la présentation, ici, en France, au Japon.Il faut que je trouve des auteurs, que je les motive, que je les bouscule.Et je n’aime pas bousculer les gens.Le bonheur, pour moi, c’est la création.« J’écris donc, de plus en plus.Des chansons, mais autre chose aussi, dont je ne peux pas encore parler.Je lis, j’étudie, je me promène, je rencontre des scientifiques, je cherche.Je m’intéresse à l’environnement, bien sûr, mais de plus en plus aussi à tout ce qu’on ne voit pas, mais qui est pourtant là.« Des scientifiques m’ont dit que rien n’est impossible.Aye, écoute, RIEN N’EST IMPOSSIBLE.C’est-tu une phrase pour moi ça ?Rien n’est impossible.C’est ça la création.C’est ça que je veux faire.Avancer, aider, dire les choses.C’est pour ça que je suis là.» ?Le spectacle Une ville au sommet réunira entre autres lundi soir Louis Lortie et Hélène Mercier, Margie Gillis, André-Philippe Gagnon, les gens de l’École nationale du cirque, Robert Charlebois, Marina Lima, la vedette la plus importante du Brésil, Luis Miguel, qui a vendu plus de 10 millions de disques au Mexique, Mohamed Ilamam, d’Égypte, et Emel Sayin, de Turquie.Conceptrice du spectacle, Diane Dufresne interprétera les chansons d’ouverture et de clôture du spectacle.4 Quoi voir Prospers’s Book, de Peter Greenaway (Rialto) 1.es exégètes de Peter Greenaway se souviendront sans doute d’un video intitulé A TV Dante présenté et primé au festival.Ceux qui avaient aimé devraient se précipiter pour voir Prospero's Book, inspiré de la Tempête de Shakespeare et utilisant le meme procédé pontifiant du cadre dans le cadre au milieu duquel des corps nus comme des vers — un choix esthétique qui a l’avantage de réduire considérablement le budget des costumes — déboulent et casca-dent comme des parchutistes en chute libre.Pendant les trois quarts du film, Isabelle Pasco ( Roselyne et les lions), la fille de Prospero ne dit pas un traître mot.Même phénomène pour Michel Blanc et Erland Josephson.("est que dans son grand gém, Greenaway a décidé que Prospero (John Giélgud) prêterait sa voix à tous les personnages du livre qu’il imagine jusqu'à ce ces derniers lui échappent et prennent vie.L'idée est excellente pour les discussions de salon.Dans la salle de cinéma par contre, c’est l’enfer pavé, non pas de bonnes intentions, mais de mauvaise foi.Arthur Rimbaud, de Richard Dindo (Institut Goethe) Dans la série « déboulonnons les statues et tuons les mythes » voici la vie d’Arthur Rimbaud en forme d’interrogatoire.Sont convoqués au pro- cès sa mère, sa soeur, Verlaine, un prof de rhétorique et un homme d’affaires qui racontent chacun leur Rimbaud et en font un ado comme les autres ou plutôt un ado comme Émile Nelligan.Le film est réalisé par un Suisse qui de par sa position géographique doit revoir Rimbaud avec une saine distance critique.Johnny Suede, de Toin Dicillo (Cinéma Outremont) Johnny Suede est un imbécile, voire un'épais, avec une face d’anchois et une coupe de cheveux qui rivalise avec la Pompadour.Malgré une absence évidente de talent musical ou de talent tout court, Johnny forme un groupe et décide de s'e prendre pour la réincarnation de Ricky Nelson.Sa seule marque de commerce, outre sa voix de crécelle, est une paire de souliers en suède que les affres de la vie vont ratati ner.Premier film du directeur photo de Jim Jarmusch et de Betty Gordon, Johnny Suede rappelle les aventures de ce bon vieux Elvis Gratton.Festival international du Jean-Luc Godard (Parallèlle et Outremont) La masoschistes et les champions olympiques de la patience seront heureux d’apprendre qu’il y a cette année au festival, un sous-festival Jean-Luc Godard.L’enfant terrible de la nouvelle vague présentera trois de ses dernières oeuvres.D’abord Histoire (s) du cinéma où il est question non pas de la crise ni même de la mort du cinéma, mais de son Histoire.Enchaîné à son oridinateur.«Très spectaculaire À voir une deuxième lois.» francme Grtmalti ffadio CanacJa «Des images stupéfiantes Une technologie qui permet de voir l'invisible et de percer l’inconnu franco Nuovo.CKAC «L enfer, comme si vous y étiez » Sorgti Uuaault fa Pres so ?cssss u VIIUX PO«! Of MONTRÉ Al Le cinéma if/A/ au Vieux Port de Montréal angle de La Commune et Saint Laurent • Métro Place cJ Armes • Renseignements av, 4629 Jean-Luc nous ramène à la case départ au cas où on n’aurait rien compris.Dans Allemagne neuf zéro, Godard s’attaque non pas au code régional de l’Allemagne mais au temps tel qu’en lui-même, temps qu’il voudrait raconter et saisir en temps réel.Un gros contrat.Finalement dans Comment vont les enfants ?Godard se joint à cinq autres cinéastes dont Jerry Lewis ( ?) pour traiter des droits bafoués des enfants et nous montrer à quel point les chiens sont parfois mieux traités que certains enfants.Nuit et jour, de Chantal Akerman (Outremont) L’amour, l’amour, tçujours l’amour.Pendant un été typiquement akermanien, c’est-à-dire torride, Jacques et J ulie s’envoient en l’air entre le lit, la douche et la table de cuisine.Le jour Jacques conduit son taxi et Julie erre dans la ville en rêvant à lui.Leur passion sera tempérée par l’arrivée de Joseph qui ne travaille pas le jour et reluque un peu trop Jubé.Le ciel de Paris, de Michel Bena (Rialto) Le premier film d’un assistant-réalisateur de Téchiné et de Olivier As-sayas, Le ciel de Paris reprend le theme du triangle et l’adapte à la mode (bisexuelle) du jour.Sandrine Bonnaire y tient le rôle principal même si son coeur balance moins que celui de ses deux confrères.Qui partira avec qui, voilà la question d’un film dont on dit que les dialogues auraient pu être écrits par un enfant d’école sinon par Johnny Suede, lui-même en personne.The Adjuster, d’Atom Egoyan (Rialto) Atom Egoyan revient en force avec l’histoire un peu sinistre d’un agent d’assurance qui exploite le monde des sinistrés et traite sa femme et ses enfants comme des sinistres ambulants.L’histoire se corse avec l’arrivée d’un couple infernal qui a beaucoup trop d’argent et de temps et qui s’amuse à gâcher la vie de tout le monde, y compris le principal assuré.My own private Idaho, de Gus Van Sant (Rialto) Dans la série « histoires de gars » My own private Idaho raconte la rencontre improbable entre le fils du maire de Portland Oregon et un bum qui cultive la narcolespsie comme mode de vie.Devenus amis, les deux partent à l’aventure en Italie et découvrent que l’humanité existe puisqu’ils l’ont rencontrée.Inspiré très librement du Henri IV de Shakea-peare, My own private Idaho ne suscite que des éloges.À vérifier.Aide à Ienfance-Canada Save lhe ( hildren ( anada Night on earth, de Jim Jarmusch (Rialto) Cinq villes, cinq fuseaux horaires, cinq langues mais un seul beu réel, le taxi qui file dans la nuit et transporte son lot d’êtres humains tordus.Avec des noms aussi célèbre que Gêna Rowlands, Wiona Ryder, Béatrice Dalle, Roberto Benigni et Armin Muller-Stahl Night on earth promet sinon toute une nuit, au moins toute une projection.Jusqu’au bout du monde, de Wim Wenders (Outremont) Après Les ailes du désir, le nouveau film de Wim Wenders aurait pu s’appeler Les yeux de la mémoire puisqu’il y est question, entre autres, de regards d’aveugle sur un monde qui ne tient plus en place et dont on pourrait croire qu’il est plat et se termine sur un grand précipice.Rajoute à cela une histoire d’amour impossible et de filière infernale entre une grande instable et un homme fatigue de regarder.À voir même s’il est désormais défendu d’aimer les images pour l’égoisme de leur beauté.MUSIQUE CLASSIQUE CH SOIR.SAMEDI 12 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • concerto pour piano no 9 K.271 Jeune Homme (Mozart) • symphonie no 35 K.385 Haffner (Mozart) • symphonie no 4 op.90 Italienne (Mendelssohn) • concerti pour flûte RV 509, 514 (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour mandoline (Paisiello) • symphonie no 45 Les Adieux et no 91 (1 laydn) • concerto pour piano no 19 (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 0 CINEMA Hommage à Flaubert Madame Bovary De Claude Chabrol.Avec Isabelle Huppert, Jean-François Balmer, Christophe Malavoy, Jean Yanne.Adaptation et dialogue : Claude Chabrol.Image : Jean Rabier.Musique : Matthieu Chabrol.140 min.Alain Charbonneau LA RENCONTRE de Claude Chabrol et de Gustave Flaubert au grand écran était, somme toute, inévitable.Depuis 30 ans qu’il tourne, alternant les besognes commerciales avec des films d’auteur qui lui ont valu d’être considéré après Godard, Truffaut et Rohmer, comme le quatrième mousquetaire de la Nouvelle Vague, Chabrol n’a cessé de truffer son oeuvre de plans, de scènes, de rythmes, de thèmes et de dialogues qu’on pourrait tous qualifier de flaubertiens.Avec l’ermite de Rouen, il partage principalement une haine commune du bourgeois français, de sa bêtise et de sa médiocrité (À double tour), une même fascination pour l’adultère (déjà La femme infidèle avec une Stéphane Audran atteinte de bo-varysme chronique .) et une prédilection pour les drames de province, où le monde est un peu plus petit qu’ailleurs et où le qu’en dira-t-on, en même temps qu’il la pimente, menace sans cesse d’asphyxie l’aventure sentimentale.Entre eux, la parenté est telle, les obses- Isabelle Adjani dans le rôle de Madame Bovary.d’une femme qui se fera justice elle-même, juge de sa faute mais aussi victime des illusions dont la berce la société française de la première moitié du XIXe.Huppert compose une Bovary plus combative que son modèle de papier, qu’elle interprète toutefois d’une voix atone, détachée, absente, à la limite par moments du recto tono bressonien, comme si son timbre venait souligner le décalage qui existe entre la femme qu’elle veut être, et celle qu’elle est.sions si proches, qu’en s’attaquant aujourd’hui, 60 ans après Renoir, à l’adaptation de Madame Bovary, Chabrol ne fait rien de moins que s’annexer un univers dont il connaît les clefs de longue date.Ceci dit pour couper court au faux débat sur la fidélité à l’oeuvre que les flaubertiens de stricte obédiance ne manqueront pas de soulever : c’est Flaubert ici qui demeure fidèle au réalisateur du Boucher.Du reste qui est donc Emma Bovary ?De cette femme dont l’histoire, banale, est mondialement connue, on ne sait même pas de quelle couleur sont ses yeux.« Bruns», « noirs », « noirs à l’ombre et bleu foncé au grand jour », les fenêtre de son âme changent de rideaux comme d’autres de chemises.C’est qu’ils ont la couleur que leur prêtent ceux qui les fixent, Bornais le pharmacien ou Charles, ceux qu’ils charment, Léon ou Rodolphe.Flaubert a pris toutes les précautions nécessaires pour que son héroïne ne soit pas une, mais multiple, qu’elle nous apparaisse chaque fois réfractée par la vision de l’un ou l’autre des personnages qui l’entourent.Autant de Bovary que de personnages et, éventuellement, que de lecteurs et de cinéastes.Si bien que n’étant rien en soi, Madame Bovary, c’est un peu tout le monde.Oui, cette jeune fille de fermier, pas complètement sotte mais pas à proprement parler intelligente, qui croit échapper à sa condition en épousant un officier de santé, qui bien vite déchante et prend un amant pour tromper l’insoutenable ennui qui distille la réalité, cette femme « sans qualités » de la race bovine des bourgeois, pour qui la chair est triste, hélas, et la vie, un long fleuve tranquille, baillant « après l’amour comme une carpe après l’eau sur une table de cuisine », prisonnière de rêves et de passions bien au dessus de ses ressources, maniaco-dépressive, hystérique, suicidaire, oui cette Bovary, c’est Flaubert, c’est vous, c’est moi.Pour Chabrol, c’est Isabelle Huppert : une rousse au visage pivelé ça et là de petites tâches de rousseur et aux yeux d’un vert turquoise délavé.On dit que Chabrol est pour elle ce que Sternberg a été pour Marlène Dietrich.Après avoir été condamnée pour avortement dans une Affaire de femmes et pour parricide dans Violette Nozière, la voici dans la peau CINÉMA OUTREMONT .LeS TUEURS films aux meilleurs PRIX Le film respecte presque scène par scène l’ordre du roman que Chabrol a tronqué de son tout début et de sa toute fin pour ne pas alourdir inutilement le récit.On suit donc Emma, dans son ascension, de 'Postes à Yonville, au bal offert par le Marquis de la Vaubyessard, aux commices agricoles où le donjuanesque Rodolphe (l’excellent Christophe Malavoy) lui chante fleurette, dans ses chevauchées clandestines avec lui au cours desquelles elle se jette à corps perdu dans ses bras.Puis c’est la chute, inéluctable, d’un tragique de bas régistre : Rodolphe qui lui fausse compagnie, la dépression qui s’ensuit, Leon qu’elle rencontre au théâtre puis dans la cathédrale de Rouen et qu’elle aimera par dépit.Sublimant sa soif d’absolu dans l’achat de toilettes coûteuses à la mode de Paris, elle engloutit peu à peu la maigre fortune de son insignifiant de mari (Jean-François Balmer, qui grossit le trait jusqu’à la caricature, plus Bouvard que Bovary).Lesusu riers menacent un jour de tout saisir, il lui faut trouver 8000 francs sous peine, pour elle et son mari, de complet deshonneur.Comme une bête traquée, elle court chez Léon, chez Rodolphe, chez le maire d’Yonville, chemin de croix désespéré qui se termine dans le capharnaüm d’Homais (Jean Yanne, qui cultive la bêtise avec une intelligence rare) où elle absorbera avec la poudre d’arsenic la goutte de néant qui manque à la mer.Commence alors une longue et terrible agonie, où l’extrême onction prend par moments des allures d’exorcisme et où la bile noire qui coule des lèvres de la moribonde évoque de manière suggestive l’encoure où Flaubert plongeait le bec de sa plume.Et c’est dans ces dernières scènes qu’on s’aperçoit que Chabrol, rarement à l’aise dans les reconstitutions, les sabotant toujours de quelque façon, célèbre Madame Bovary plus qu’il ne l’adapte.Transfigurée par Huppert, la Bovary acquiert dans son film une grandeur qu’on ne lui connaissait pas : on dirait qu’elle tombe d’un peu plus haut, que les rê ves dont elle est la proie se brisenl contre le réel avec un peu plus d’éclat et de surperbe qu’on ne l’avait imaginé.Chabrol redonne ainsi à cette littérature de fait divers sa charge primitive d’épopée de la mé diocrite.Du début à la fin, son film, ample et beau, obéit à une lente pro gression tragique, rythmée par une quinzaine de séquences d’inégale Ion gueur, que lient entre elles des ex traits du texte de Flaubert, lus en voix off par François Perrier avec ironie.Comme le résidu d’un récit irréductible, que l’image ne pourra jamais qu’imparfaitement reproduire.Bel hommage ! FAMOUS PLAYERS TROUBLES * **** jtMMj'f#/;.'V.www1.t i Vùdmm SHATTERED version française ¦gUUIomby 'iTinm—pri Aussi à L'IMPÉRIAL (T.R.O.et JOUETTE) et à ST-BASILE l Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 ¦ C-3 Une vraie merveille Voyage vers l’espoir, un film réalisé par Xavier Koller.En souvenir de N adia Comaneci CINEMA Voyage vers l’espoir Réal : Xavier Koller Scénario : Xavier Koller et Feride Çiçekoglu.Avec Mecmettin Çobanoglu, Nur Surer, Emin Sivas, Yaman Okay.Image : Elemer Ragalyi.Musique : Jan Garbarek, Terje Rypdal, Arild Andersen.(Suisse 1990) En v.o.turque, italien, allemand, suisse-allemand, s-t français : au cinéma Parisien.S-t anglais : au cinéma du Centre Eaton.110 min.Odile Tremblay GETTK ANNÉE, quand l’Oscar du meilleur film étranger a filé entre les pattes du Cyrano de Rappeneau pour venir couronner un obscur film Suisse qu'à peu près personne n’avait Vu, la surprise fut grande.Qui était ce Xavier Koller ?Que valait Voyage vers l'espoir ?Chef-d'oeuvre ?Navet ?Les rumeurs se faisaient bourdonnantes et contradictoires.Mais voici que le film gagne enfin nos salles et qu’on peut juger « de visu » l’oeuvre en question.Tranchons net : À mon avis, Voyage vers l’espoir est une vraie merveille.Ce film parvient avec un doigté, une humanité, une vérité proprement bouleversants, et sans jamais forcer la note, à traduire le drame de l’immigration clandestine dans sa plus tragique dimension.C’est d'une descente aux enfers dont il s’agit ici : l’enfer moderne des pays nantis qui vendent du rêve aux continents de misère.Et à quel prix ! Basé sur un fait vécu, Voyage vers l'espoir raconte le périple du couple turc iiaydar et Meryem.Ces paysans pauvres habitent un petit village de montagne avec leurs sept en- fants, quelques chèvres.Ma’is un compatriote leur fait miroiter l’espoir d'une vie meilleure dans l’Eldorado suisse.Si bien qu’après avoir vendu leurs maigres biens et laissé le gros de la famille derrière eux, les deux Turcs s’embarquent clandestinement avec leur fils Mehmet Ali à bord d’un cargo qui file vers l’Italie.Loin de la terre de délices où coulent le lait et le miel dont ils rêvaient, les immigrants clandestins sont pris dans les rêts d’une organisation cupide aux têtes multiples qui leur tire des sous à chaque étape de leur « Voyage vers l’espoir » jusqu’à l’apothéose finale.Le film est pour ainsi dire divisé en deux parties distinctes : la première est le lent voyage de ces transplantés à travers là déception et l’il- lusion, d’une frontière à l’autre.Les Européens qui les accueillent et les véhiculent ne sont pas tous mauvais.Certains, comme ce camionneur suisse qui fait faire au trio un bout de route éprouve même un fond de sympathie pour ses passagers.Mais la « machine » est contre eux.Quand dans les hautes montagnes enneigées du nord de lTtalie, en compagnie d’autres réfugiés turcs, Haydar, Meryem et Mehmet Ali seront « lâchés lousse » sans guides en cherchant un chemin illégal vers la Suisse, l’utopie basculera, sur fond de froid et de nuit, dans le pur cauchemar.Il faut voir l’extraordinaire lumière bleutée qui baigne la cohorte d’égarés dans ces cols hostiles et gla- cés.Les superbes images de nuit viennent traduire et appuyer l’angoisse et la déroute des fuyards, sur fond d’une lancinante musique arabe.Le film puise à la sobriété de son Iraîtement une rare justesse de ton et une beauté visuelle qui étreint la gorge.Quant au jeu des acteurs, il est tout simplement criant de vérité.Le petit Emin Sivas, dans la peau de Mehmet Ali, ne joue plus.Il vit son personnage.De façon bouleversante.Tragique.Voyage vers l'espoir est un film essentiellement humain, sans fioritures, sans trémolos qui va chercher l’émotion au coeur des vrais drames et, par l’absurde, sans chercher de coupables et de « méchants », dénonce la paresse et la cruauté dans lesquelles se pelotonne un Occident aveugle.La Championne D'Elisabeta Bostan, avec Izabella Moldovan.Alina Izvoranu.Carman Galin, Mircea Diaconu, George Mihaita, Diana Lupescu Scénario: Vasilica Istrate et Elisabeta Bostan avec la collaboration de Rock Demers Images: Ion Marinescu Musique: Doru Caplescu Canada-Roumanie.1990 Au cinémas Bern, Longueuil, Carrefour Laval, Terrebonne, Astre, Paradis.Francine Laurendeau À DIX ANS, forma (Izabela Moldo van) et son amie Maria rêvent de devenir gymnastes.Mais elle habitent une petite ville de province et leurs entraîneurs, pour bons qu’ils soient, n’ont pas la cote et sont snobés par l’entraîneuse qui sélectionne les candidates pour la célèbre école de gymnastique de Deva.À force d’entêtement et de travail acharné, les deux fillettes finiront quand même par être admises à Deva.Au terme d’un long entrainement ponctué de joies et de déceptions, Corina remportera vaillamment la médaille d’or d’un championnat mondial de gymnastique.Nous parlons évidemment de ce sport élevé au rang des beaux-arts qui fut pour de nombreux téléspectateurs (dont je suis) la révélation des Jeux olympiques de Montréal, en 1976, où triomphaient un groupe de très jeunes filles absolument stupéfiantes d'audace physique, de grace et de virtuosité.La déesse du peloton était la Roumaine Nadia Comaneci qui allait brillamment décrocher la médaille d'or.Immédiatement, le phénomène faisait ici boule de neige.Combien de petites Québécoises allaient rêver de suivre les traces de cette nouvelle star, combien de bébés filles nées à cette époque furent baptisées Nadia ! Voilà pourquoi, une fois de plus, ce nouveau Conte pour Tous a charmé, le soir de l'avant-première, les adultes tout autant que les enfants.Presque entièrement tourné au nord de la Roumanie à l'école de Deva, un établissement réputé qui a formé un nombre impressionnant de championnes olympiques, le film est marqué d’un irremplaçable cachet d'au thenticité.Les deux rôles principaux sont tenus par deux fillettes entrées dès l'âge de sept ans à l’école de Deva et le concours international de la fin a vraiment eu lieu (si vous êtes attentif, vous reconnaîtrez Nadia Comaneci parmi les membres du jury).Bien sur que cela n’en fait pas pour autant un grand film.C’est même un film inégal auquel on peut reprocher quelques trous dans le scénario et des personnages secondaires flottants.Si tout ce monde s’adonnait au football ou au hockey, je me serais sans doute ennuyée.Mais nous sommes dans le monde séduisant de la gymnastique.Le charme rieur d'Izabella Moldovan, la beauté et le dynamisme de l'enjeu, la progression montante de l’endurance physique et surtout l’attrait spectaculaire de cette discipline née d’un croisement entre l’acrobatie et le ballet emportent le morceau.Hommage à Germaine Germaine Écrit et réalisé par Louise Carré, avec Violette Chauveau.Image: Marielle Nitoslawska.Montage image: Louise Côté.Son: Marie-Claude Gagné.Musique: Marc O'Farrell.Québec, 1991.17 minutes.Au Cinéma Parallèle jusqu'au 16 octobre.Francine Laurendeau SCÉNARISTE notamment du Temps de Ta vant et de La Belle Apparence, productrice entre autres des Contes des mille et un jours ou Jean Desprez et du Sourd dans la ville mais surtout réalisatrice de deux longs métrages.Ça peut pas être l'hiver, on n’a même pas eu d'été et Qui a tiré sur nos histoires d'amour '!, Louise Carré récidive avec un court-métrage, Germaine.Le film se déroule sur des niveaux effieacemment articulés.En noir et blanc, quelques images d'une vieille dame alitée, au visage émacié, au regard absent.Germaine est ailleurs, perdue dans un sommeil léthargique.Tandis que, libéré, son esprit navigue au gré des songes.La revoici jeune femme (Violette Chauveau), devant la maison de son enfance ou au bord du fleuve, dans la région de Charlevoix.Des extraits d’archives brefs mais évocateurs rappellent les temps durs où les pères devaient chaque année quitter leur famille pour travailler dans la forêt.Les voix du souvenir s’emmêlent à celles du présent.Germaine rassure sa fille : « je n’ai jamais été si bien traitée, je flotte comme sur un nuage.Ne sois donc pas triste, je ne suis pas celle que tu vois.Ne pleure pas, je ne suis pas là où tu me vois ».Et petit à petit, comme une musique, un texte dit par une voix jeune envahit l’écran sonore : c’est la lettre écrite à dix-sept ans par Germaine à son père pour le prier de lui permettre d’épouser l’homme qu’elle aime et non celui que sa mère lui destine.Ce texte beau, simple et vibrant comme une lettre d’amour clôt celte évocation poétique, ce portrait tendre et nostalgique d’une femme qui a été.Il n’est pas nécessaire de savoir que Germaine, atteinte du mal d’Alzheimer et morte récemment, est la mère de la réalisatrice.C’est en rangeant ses effets personnels que Louise Carré est tombée sur ces pages écrites à dix-sept ans avec l’éloquence du coeur.Il n’est pas nécessaire non plus de savoir que cette découverte qui est à l’origine du film.Mais cela le rend d’autant plus émouvant.1492.Européens et Indiens des Amériques avaient rendez-vous.CINQ SIÈCLES APRÈS.UN FILM DE GERMAN GUTIERREZ UNE PRODUCTION DE L'ONF ET DE L'ACDI Violette Chauveau dans le rôle de Germaine.w.m-i 20e FESTIVAL INTERNATIONAL NOUVEAU CINEMA • 17 • 27 • OCTOBRE • WIM WENDERS JUSQU’AU BOUT DU MONDE Première nord-américaine: une expérience mystique avec William Hurt, S.Neill, S.Dommartin, M.V.Sydow, |eanne Moreau.ALEXANDRE SOKHUROV Hommage : cinq films de fiction dont THE SECOND CIRCLE.JIM JARMUSCH NIGHT ON EARTH avec Gena Rowlands, R.Benigni, Winona Ryder, Isaac de Bankolé; musique: Tom Waits.CUS VAN SANT MY OWN PRIVATE IDAHO Du réalisateur de •* Drugstore Cowboy»»; un nouveau tour-de-force.TOM DICILLO IOHNNY SUEDE Léopard d’or.Festival de Locarno 1991; Un musicien ambitieux veut devenir une vedette de rock’n'roll.DENNIS O'ROURKE THE GOOD WOMAN OF BANGKOK L'impossibilité de mener une vie en ordre à travers l'amour.RICHARD DINDO ARTHUR RIMBAUD : UNE BIOGRAPHIE Les moments clés de l'existence du poète.DAVID LYNCH TWIN PEAKS Les deux meilleurs épisodes de la série télévisée américaine.OLIVIER ASSAYAS PARIS S'EVEILLE Première mondiale avec |ean-Pierre Léaud.Étude sur la condition humaine.PHILIPPE GARREL J'ENTENDS PLUS LA GUITARE Lion d'argent, Festival de Venise 1991 ; La subtibililé des rapports entre individus.PETER GREENAWAY PROSPERO'S BOOKS avec John Gielgud.Inspiré librement de La Tempête de William Shakespeare NOT MOZART - Première mondiale.THEO ANGELOPOULOS LE PAS SUSPENDU DE LA CIGOGNE avec Marcello Mastroianni et |eanne Moreau.Un regard sur les récents bouleversements en Europe.JEAN LUC GODARD ALLEMAGNE NEUF ZERO avec Eddie Constantine.HISTOIRE(S) DU CINEMA COMMENT VONT LES ENFANTS ?ATOM EGOYAN L'EXPERT EN SINISTRES (THE ADJUSTER) Prix du meilleur film canadien, Festival de Toronto 1991.CHANTAL AKERMAN NUIT ET |OUR Première nord-américaine.L'amour absolu et sans compromis entre une femme et deux hommes.MIKA KAURISMAKI ZOMBIE AND THE GHOST TRAIN Un jeune musicien s'efforce de trouver sa place dans un monde hostile.MARCEL OPHULS NOVEMBER DAYS La démolition du Mur de Berlin sous forme de comédie musicale.bruce McDonald AUTOROUTE 61 (HIGHWAY 61 ) Les aventures d’un couple qui parcourent l'Amérique avec un mort sur le toit d'une Ford.PATRICK McGOOHAN LE PRISONNIER Hommage à la série-culte.Une œuvre télévisionnaire.N ICO PAPATAKIS LES ÉQUILIBRÂTES avec Michel Piccoli.Inspiré d'un épisode de la vie de lean Genêt.30 pays - 100 films - 58 vidéos RIALTO - OUTREMONT - GOETHE - CINÉMATHÈQUE - PARALLÈLE - ELYSÉE/FESTIVAL Billetterie Pré-vente pour toutes les séances : Samedi 12 octobre au jeudi 17 octobre: lOhOO à 18h00 Cinémathèque québécoise, 335 bout, de Maisonneuve Est, Tél: 842-9768 LA COMÉDIE DE L'ANNÉE " MORT DE RIRE II -Geneviève Picard, VOIR G" VISA (.ISIHAI 11 DROLE, PISSANT, GERMAIN HOUDE LÈVE LE VOILE SUR UNE FACETTE INSOUPÇONNÉE DE SON IMMENSE TALENT.11 -Franco Nuovo, JOURNAL DE MONTRÉAL 11 FRAIS, SANS PRÉTENTION,INVENTIF ET TRÈS AMUSANT.11 - Luc Perreault, LA PRESSE II ÇA BOUGE, ÇA PERCUTE ET LES FARCES DONNENT DANS LE MILLE.11 • Odile Tremblay.LE DEVOIR 2J08Ë2& l’assassin jouait DU TROMBONE "UNE PÉTARADE DE GAGS D'UNE PRODIGIEUSE EFFICACITÉ." - Huguette Roberge, LA PRESSE ECRIT El REALISE PAR ROGER CANTIN GERMAIN HOUDE RAYMOND BOUCHARD ANAIS GOÜLET-ROBITAILLE ALLEGRO f/ü'i- , j, s fri A.? Yvonne Ci t\k w RTKFWI I II I.\I1S()\ •2nc- ç PETROCANADA Au seivite (les eens d'ici Maison de la Culture - Ville de Montreal HOMMAGE A MOZART 8 novembre, Lachine, 634-3471, poste 304 10 novembre, M.C.Marie-Uguay, 872-2044 8 décembre, Montréal-Nord, 328-4150 VIVALDI VIVANT 12 octobre, Pointe-Claire, 630-1220 13 octobre, Montréal-Nord, 328-4150 17 octobre, Lachine, 634-3471, poste 304 20 octobre, M.C.Notre-Dame-de-Grâce, 872-2157 23 octobre, Verdun, 765-7170 27 octobre, Saint-Léonard, 328-8585 29 octobre, Saint-Raphaël de lile Bizard, 620-6331 O,MER VEILLEUX 16 octobre, ‘M.C.Marie-Uguay, 872-2044 18 octobre, Verdun, 765-7170 20 octobre.‘M-C.Ahuntsic, 872-8749 22 octobre, ‘M.C.Là-Petite-Patrie, 872-1730 24 octobre, Montréal-Nord, 328-4150 27 octobre, Kirkland, 694-4100 29 octobre, Montréal-Est, 645-7431 1er novembre, Pointe-Claire, 630-1220 ABSOLUT èr novembre, ‘M.C.Ahuntsic, 872-8749 2 novembre, ‘M.C.Rivière des Prairies, 872-6006 3 novembre, ‘M.C Plateau Mont-Royal, 872 2266 6 novembre, ‘M.C.Maisonneuve, 872-2200 8'novembre, * M.C.Rosemont, 872-0081 chel Sabourin, président de l’ADISQ, et son adjointe Francine Dubois se défendent pied à pied.Sabourin, lui-même imprésario et producteur de spectacle associé à Ruben Fogel, a connu l’ADISQ de l’autre bout du canon, et il ne l’a pas oublié.« Quand vient le temps du gala, observe Sabourin, tous les membres remettent leurs chapeaux d’imprésarios, de producteurs, et veulent que leur produit, leur artiste ou leur spectacle ait la meilleure visibilité possible, sans tenir compte de l’intérêt général de l’association.La tentation est forte de dire : ce règlement-là est injuste, comment ça se fait que ça existe, tu vois bien que ça n’a pas d’allure.C’est très émotif, mais ça prouve que ces gens-là font bien leur travail.C’est peut-être un peu grâce à cette agressivité que l’on réussit à survivre dans le contexte nord-américain.C’est normal et sain ».« Par moments, confie-t-il, je me suis dit, peut-être qu’il serait mieux que le gala ne soit pas dans l’ADISQ.Mais ça permet à l’industrie de s’arbitrer.Est-elle assez adulte pour le faire ?Moi, je pense que .oui.Ça crée beaucoup de discussions parfois véhémentes, mais ça incite des gens à dire, maudit, je vais y aller et puis je vais faire changer ça».Laurent Saulnier, dans le Voir du 19 septembre, consacrait l’essentiel de sa Prise de son hebdomadaire à une liste ahurissante de nominations incongrues.Trois exemples : Tu m'aimes-tu de Richard Desjardins dans la course pour le Félix du Microsillon de l'année — populaire en compagnie des J ohanne Blouin, Nel-ligan, Patrick Norman et Marie-Denise Pelletier; le récital du même Desjardins opposé au Club des 100 Watts en spectacle dans la catégorie Spectacle de Tannée — populaire; Desjardins, toujours lui, en lice pour le Félix de la Découverte de l’année avec Geneviève Paris et Breen Le- boeuf au même titre que les Julie Masse, Nelson Minville et Laymen Twaist, véritables découvertes au sens de « révélation d’un nouveau talent».De toute évidence, Richard Desjardins s’étant révélé inclassable aux yeux du comité de scrutin, on l’a casé à l’avenant, partout où la règlementation le justifiait.Sur la catégorie Découverte, Sabourin explique : « Un des critères fondamentaux de la catégorie Découverte, c’est qu’il n’y ait jamais eu de mise en nomination dans les galas antérieurs.Il y aura toujours des artistes qui se recyclent.Ce sont les membres de l’ADISQ qui ont fait ce choix-là.La question s’est posée il y a trois-quatre ans, je m’en souviens fort bien, alors que les Gerry Boulet, Pierre Flynn, Richard Séguin et Michel Rivard arrivaient sur la scène et provenaient tous de groupes.On s’est demandé s’il fallait les exclure automatiquement de cette catégorie-là .On avait conclu qu’un groupe était une entité, et un artiste aussi ».Va pour Leboeuf et, à la limite, pour Desjardins (qui fit longtemps partie du groupe Abbittibbi), mais Geneviève Paris dans tout ça ?« Cette année, avoue Francine Dubois, c’est la première fois qu’on se retrouve avec une catégorie Découverte aussi bigarrée.C’est sûrement quelque chose qui va être analysé et discuté par le prochain comité de scrutin.Le processus de mise en nomination est continuellement en révision ».« Mais si on écoutait tout le monde, poursuit-elle, on aurait une catégorie par artiste.À un moment donné, il faut trancher.À chaque anée, on se retrouve avec des catégories qui peuvent paraître hybrides ou que l’on peut questionner, mais c’est à cause de la petitesse du marché et de la diversité qu’on y retrouve ».Bien qu’ils soient passés maîtres dans l’art d’éviter les projectiles, Sabourin et Dubois ne seraient pas mécontents qu’une trêve leur permette d’attirer l’attention sur le gros gibier, sur les bêtes féroces et affamées qui menacent l’existence même d’une industrie qui, faut-il le rappeler, soutient à la fois chasseurs et chassés : « On commence à voir l’effet des taxes et de la récession conjuguées, dans le domaine du disque, constate Sabourin.Le premier semestre de 1991 ne ressemble en rien au premier semestre de 1990.Au niveau du spectacle, si on combine tous les facteurs, la TPS, la récession, la société qui vieillit, le centre-ville, qui est moins sécure, la baisse en spectacle est de l’ordre de 40-50%».André Ménard, ex-président de l’ADISQ, tête chercheuse de Spectra-Scène et du Festival de jazz confirme ; « Au moins 50 %.En octobre, un mois de premières, le Spectrum est libre pendant une fin de semaine entière.Normalement, la salle est occupée le mois durant».Le mot d’introduction de Sabourin mardi dernier, à la Remise des Félix aux producteurs et professionnels de l’industrie québécoise du disque, du spectacle et de la vidéo, volet interne du gala, témoignait de la nécessité impérieuse de mettre en veilleuse les querelles intestines et de galvaniser les énergies en vue d’un combat commun.« Notre industrie est confrontée à une crise sans précédent.Alors que nous commençons à peine à récolter le fruit de plus de 10 ans d’investissement, l’arrivée prochaine de la TVQ, ajoutée à la taxe d’amusement municipale et à la TPS, risque d’anéantir la production et la diffusion de la chanson, de la musique et de l’humour d’ici.Laisser nos gouvernements porter à 26 % le taux de taxation sur les spectacles, c’est mettre à mort le spectacle sur scène (.)» John Lee Hooker et al Mr.Lucky John Lee Hooker Polntblank.Serge Truffaut SOUVENT, LES VIEUX, lorsqu’ils n’ont plus grand chose à se mettre sous la dent, aiment bient faire le coup de la réunion au sommet pour négocier, à leur avantage, les dividendes du désarmement sonore.Souvent, les vieux invitent des plus jeunes qu’eux, des jeunes riches et célèbres, pour enregistrer un album qui, grâce aux présences de bien de ces « m’as-tu-vu » qui font la couverture des magazines, devrait leur permettre de prendre une retraite argentée.Fréquemment, ce type d’assemblage laisse un goût amer chez l’amateur qui, invariablement, et c’est normal, s’empresse d’acheter ce type de production qui alimente le rêve dès que les yeux se posent sur la pochette où sont imprimés les noms des « vedettes » réunies.Pourquoi un goût amer ?Parce que c’est de la poudre aux oreilles.Généralement, ce qu’on nous présente comme une production unique, une production qui fera date dans l’histoire du blues comme du jazz, s’avère en fait aussi imbuvable qu’une bourrée auvergnate.Qu’Alexandre Vialatte nous excuse.Tout ça pour souligner que le « p’tit dernier » du vieux John Lee Hooker, Mr Lucky sur Pointblank, n’est pas un méfait musical ou un coup de jarnae contre le brave blues.Pourtant, du monde, du inonde connu et apprécié par beaucoup de monde, il y en a énormément.Albert Collins, Robert Cray, Ry Cooder, Van Morrison, Johnny Winter, John Hammond, Carlos Santana, Johnnie Johnson, Jim Keltner, Nick Lowe et.Keith Richards ont tous participé à cet enregistrement.Grosso-modo, ce Mr Lucky est aussi étonnant et intense que le précédent, soit The Dealer.En fait, cet album est aussi féerique que ce It Serve You Right To Suffer enregistré le 23 novembre 1965 pour l’étiquette Impulse.Entre ces ces deux productions, il y a bien des similitudes, bien des clins d’oeil.En clair, Mr Lucky est un écho actualisé de It Serve You Right To Suffer qui est sans l’ombre d’un doute l’un des meilleurs enregistrements de Hooker.Lorsqu’un vieux jouent avec des jeunes célébrités, il est fréquent de constater un manque total de contrôle.Ici, dans toutes les pièces, on sent, on entend, la pâte Hooker.À l’exception de la pièce Stripped Me Naked, réalisée avec Carlos Santana, il est évident que Hooker et le producteur, soit Roy Rogers, ont indiqué à tout un chacun la marche à suivre.À chaque morceau on flaire l’astuce, la belle entourloupette.Pour chaque morceau, on réalise que Hooker a priviligié la complicité sans abandonner pour autant son emprise sur l’ensemble.Autrement dit, on est en présence du genre « ok ! Tu joues, mais n’oublie jamais que tu accompagnes John Lee Hooker.T’sais veux dire ».C’est clair ?Sur I Want To Dug You, le premier thème, c’est le piano boogie-woogie de Johnnie Johnson qui amène la voix de John Lee dans tous les coins.Sur Mr.Lucky, la guitare de Robert Cray s’incline.Sur Raekstabbers, c’est Albert Collins qui anime le dialogue instrumental.Sur This Is Dip, un des sommets de l’album, c’est Ry Cooder et son jeu sec, mais précis, qui est au centre du triangle instrumental.Sur I Cover The Waterfront, c’est la voix de Van Morrison, la voix sincère de cet Irlandais, qui répond à la voix expérimentée et attentive de Hooker.Sur Highway 11.ça c’est le pied.c’est un bijoii.c’est une histoire de pieds-nickelés ayant beaucoup d’affection pour l’acoustique, mais surtout pour la guitare tuyau de poêle, la « slide-guitare ».Highway L‘l c’est John Hammond avec sa slide et son harmonica.C’est le Delta.Comme Father Was A Jockey sur lequel Hammond glisse également ses nuances campagnardes.Entre ces diverses perles toutes composées par le vieux lascar, il y a ce Crawlin' Kingsnake avec.avec Keith Richards.Un Richards qui, plus le temps avance, me rappelle le jeu de Freddie Greene.Qui ça ?Greene, le guitariste de Count Basie.Pour que Richards ressemble à Greene, fallait John Lee Hooker.Mr Lucky.fiirra inc.PRESENTE DU 10 AU 27 OCTOBRE ’91 ¥ THEORIE DU DESERT .yN_OPÉRA.SURLA FIN PJE_S_MOTS > DE GUY LARAMÉE AVEC LOU BABIN, CLAIRE GIGNAC, RÉSEAU ADMISSION: 522-1245 SILVY GRENIER, FRANCINE POITRAS INFORMATIONS: 843-7738 AU THÉÂTRE LACHAPELLE, 3700 ST-DOMINIQUE, JEU., VEN., SAM.: 20H30 / DIM.: 16H00.3 iUlifi I ORCHESTRE SYMPHONIQUE VMlj I DE MONTREAL CHARLES DUTOIT LES GRANDS CONCERTS Charles Dutoit, chel Yo-Yo Ma, violoncelle 15 et 16 octobre, 20H00 HAYDN: Concerto pour violoncelle en tlo majeur BLOCH: Schelomo, rhapsodie hébraique pour violoncelle RACHMANINOV: Symphonic no I en ré mineur, opus 13 çft, SAl.l.i; WILFRID-PëLLETIER i mu rnutiJi i \ Commanditaires: 15 octobre ~ l6,x-'l(,brc #ccmchoq I N VI-NTEÀ l.'OSM: 842-W5I I I AUX ( il K I II IS DF I.A l’LACI • Ol S AK IS K42-2II2 KILLKTS: 44,68$ 32,45$ 23,41$ 10,10$ l Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 C le cahier du i • ameai MUSIQUE De Vilnius en Lituanie : une musique inattendue Ginette Bellavanee II.KXISTK un pays, baigné à l’Ouest par la mer Baltique et qui était, tout récemment encore, annexé à l’IIliSS, où la musique actuelle a plongé des racines dont personne jusqu’à « hier» ne soupçonnait l’exis-tence.La Lituanie.Le pays de César C'ui du Groupe des Cinq.Ce fut une véritable révélation pour Michel Levasseur du KIM AV et Anne-Marie Messier de la SMCQ, qui se trouvaient l’an dernier au Festival de Huddersfield en Angleterre.Anne-Marie Messier nous parle de « coup de coeur ».D'un « terrible et fantas-i h)uc» coup de coeur ».Ce Festival était consacré à la musique des pays de l’Est.Kl généralement, raconte Anne-Marie la présentation des divers groupes laissait un peu à désirer .« Ça faisait ancien .très 1!)70.Kt quand vint le tour de l’Ensemble de Vilnius, ça a été l’éblouissement.C’était totalement « actuel ».Autant pour la musique que pour la mise en scène.Ni moi ni personne ne s’attendait à ça ».Et c’est comme ça que les membres de l’Ensemble de Musique nouvelle de Vilnius s’est retrouvé cet automne au Festival de Victo et à la SMCQ comme artistes invités.Vilnius c’est un groupe de 12 musiciens.Instrumentistes, changeurs, compositeurs et musicologues.Alain Gagné du F1MAV nous parle « d’un fabuleux assemblage de musique ethnique contemporaine .d’une théâtralisation subtile des anciennes cérémonies rituelles.de relecture engagée du folklore d’Europe de l'Est ».Avec le recul de ce concert unique auquel elle assistait en Angleterre l’an dernier, Anne-Marie Messier nous décrit cette musique, « qui a les deux pieds dans son répertoire I raditionnel, comme étant très proche d’une certaine musique américaine.L’école répétitive de Steve Reich par exemple ».Mais attention, ce n’est pas de la musique américaine.« On pourrait parler de deux frères jumeaux qui ne se seraient jamais vus, et qui, en se rencontrant pour la première fois, s'exclameraient : « C’est fou comme on se ressemble ! ».Vilnius utilise des instruments trahit ionnels et d’autres que l’on connaît (trombone, tuba, alto etc.).Parmi les premiers, des os.et un instrument qui a fasciné Anne-Marie Messier : « ça se joue avec un archet.la base étant une sorte de planche avec de grands clous.il en sort des sons étranges, inhabituels, très actuels aussi ».On essaie d’imaginer à quoi ça peut ressembler, étant donné que les sonorités de Vilnius, (qui a effectivement un disque à son actif mais en Russie), ne nous sont pas encore acessibles.Notre observatrice éclaire notre lanterne.« Ils ont un sens du rituel fabuleux.Ils ont des costumes, ils soignent leur mise en scène, c’est un spectacle complet.Leur musique oscille entre le sacré et le profane.Il faut les voir se placer en ovale sur la scène, et créer, par gradation, une polyphonie et une polyrythmie tout à fait envoûtantes.Par moment, ça me rappelle les choeurs de femmes bulgares .mais comme si elles avaient décidé de délirer.Ça me fait penser aussi à l’univers sonore de Claude Vivier.La charge émotionnelle est la même.Je pense à cette oeuvre de Kutavicius que Vilnius va donner en concert : From the Jatvingian Stone.Y sont utilisés des fragments de texte d’ancêtres lituaniens, qui ont un langage connu, mais presque perdu, sauf pour quelques mots.Le compositeur lituanien a construit l’oeuvre à partir de ces derniers.Tout comme Vivier qui avait plus ou moins inventé un langage .leur démarche est semblable et leur volonté d’expression se rejoint ».On se demande évidemment comment une musique comme celle-là a pu se développer sans qu’on le sache et dans ce climat politique.Anne-Marie Messier explique cela d’une façon très positive.« Il faut croire que dans ce pays nationaliste aux rêves d’indépendance, où les racines du folklore sont tellement fortes, il y avait un désir profond d’exprimer sa vitalité .une vitalité artistique très voyante, très évidente que le gouvernement a su préserver, même si les autorités soviétiques les empêchaient de sortir du pays ».Osvaldas Balakauskas, compositeur, écrivait en 1984 dans un journal de Vilnius, capitale de la Lituanie : « Elle est née la génération qui comprend parfaitement que chaque époque est capable et se doit de créer son art propre .surtout de le faire grandir ».en/tête ’ LE CALENDRIER DES EVENEMENTS MUSICAUX A VENIR Ensemble de musique Nouvelle de Vilnius La musique lituanienne actuelle Au Spectrum Mercredi 16 octobre à 20H.Renseignement: 843-9.105 Billets: 20$ -12$ Vittorie si belle Madrigaux du Ville livre de Monteverdi Choeur de 6 solistes.Membre du choeur du Studio.Ensemble instrumentale Sous la direction de Christopher Jackson.En l'église Notrc-Damc-du -Très-Saint-Sacrcmcnt, 500 rue, Mont-Royal est (métro Mont-Royal).Dimanche 20 octobre à 20h.Renseignement:843-4007 Billets:20.$, étud./65+: 14$ PRO MUSICA SERIE TOPAZE, le QUATUOR QUEBEC: Boccherinc.l laydn et Brahms.Eglise Erskine and American Mercredi 23 octobre à 20h.Renseigncment:845-0532 Billets: 15$ et 8$ étud.(TPS en sus) PRO MUSICA SERIE EMERAUDE Schubert,Schumann,Ravel et Franck Lundi 4 novembre 1991 à20h.Renseignement :845-0532 Billets: l7.$-13.$-8$ étud.(TPS en sus) LA MASCARADE ET LA FETE L'ensemble de la SMCQ Sous la direction de Véronique Lacroix Salle Rcdpalh.Lundi 7 novembre à 20h.Renseignement :843-9305 Billets:20$-12$ Association des EN COLLABORATION AVEC organismes musicaux du LE DEVOIR AOMQ Québec ET COOPÉRATIVE "LH NUAGIS" TELEVISION Mon égoïne, ma télé-truc Hugo Léger PLUS BESOIN de consulter son médecin, son comptable, son boucher, son avocat, son quincailler, son sexologue, son entrepreneur, son fleuriste, non, la télévision québécoise a un conseil, un tuyau, une prescription pour tous les mal-pris de la terre.Jamais vu en ce moment autant d'émissions pratico-pratiques qui veillent à ma santé, surveillent mes placements, bichonnent mon beau Rex, me refilent un tuyau pour composter mes feuilles mortes, bref, me suggèrent la bonne façon de vivre et de consommer.Si, comme le prétend un peu trop rapidement l’intelligentsia, la télé n'éduque pas le peuple, elle lui rend à tout le moins service.Et si le Québécois n’est pas informé, il est par contre averti.À vouloir régler tous nos problèmes, petits et gros, la télé finit par ressembler certains soirs à un ombudsman à antennes, à un conseiller à boutons qui fait gratuitement des consultations, à une télévision de Ti-Joe Connaissant qui a réponse à tout et me fout des complexes.Cette télé saint-bernard qui veut protéger mon intégrité, cette télé utilitaire, à recettes, télé veilleuse dont la référence, l’archétype, est le très honnête Té léService, — qui a réinventé la Dernière Cène façon mêla mi ne —, a beau vouloir éclairer les masses, elle en devient, sous le poids du nombre, aveuglante et agaçante.Moins chers à produire qu’une émission d’information sur le terrain, ces shows de chaises ont emprunté la formule à la presse écrite, et plus particulièrement aux magazines, qui savent y faire en matière de découpage social.Il y a donc les émission spécialisées, comme Ma maison (habitation), La Cour en direct (droit), Comment ça va ?et Visa Santé (santé), La cuisine des anges, La Fourchette d’aujourd’hui et Bon appétit (cuisine), Question d'argent (fric) et les généralistes comme TéléService, Consommac-tion, Sos Consommation, L’art de vivre, Entre vous et moi.Avouez que la liste (d’épicerie) est longue.Mais spécialisée ou non, l’émission télé-truc repose sur une constante : la variété des sujets.Vous pouvez butiner, picorer à votre guise.Comme dans la vie, on y passe du coq à l’âne, du problème "d’érection lente au L’équipe de Téléservice.choix épineux d’une scie sauteuse, du traitement de la migraine aux clauses d’un contrat de mariage.Dans ce grand panier à provisions, de tout pour tous les goûts.Et c’est bien là la force d’attraction de ces émissions : il y a toujours au menu un petit quelque chose qui vous intéresse.Mais avant de pouvoir goûter le très clair objet de votre désir, il vous faut, bonne bête captive, vous farcir le show au complet.C’est comme passer par toutes les allées du supermarché avant de trouver le pot de confitures.Si on veut entendre la chronique culinaire du sympathique Daniel Pinard à Consommaction, il faut d’abord passer par la fenêtre à manivelle de Nicole Campeau et enjamber le cerf-volant de Stéphane Pilon.Et voyez-vous, j'ai déjà acheté mes fenêtres, et ma fille déteste les cerfs-volants.Le corollaire de cette prolifération de bonnes intentions, c'est évidemment le développement d’une télé de spécialistes ou de pseudo-spécialistes, diront les spécialistes, de chroniqueurs, patentes ou non, et bien sûr, de recherchâtes, journalistes de l’ombre qui courent à perdre haleine les sujets et les invités.Les chroniqueurs (euses) sont en général jeunes, beaux et, bien sûr, sages comme des images.Pour plusieurs, iis souff-frent du syndrome de la « p’tite fiche », bouée de sauvetage d’une mé- moire défaillante ou d’une recherche mal digérée.Mais tous sont investis d’une lourde responsabilité en ces temps culturellement vacillants : celle de guider.Ces émissions touche à tout, pour ne pas dire fourre-tout, qu’on reservait autrefois à la reine du foyer, qui pouvait ainsi terminer, vite fait bien fait, son trousseau par la bande (télé), se voue à la vulgarisation et au raccourci : l’amniocentèse en deux minutes, les pré-arrangements en quatre .Et a tout coup, on se fait prendre : comment voulez-vous en savoir aussi long sur la cuisson du homard que sur l’indice décroissant XXN 7 C’est humainement impossible.Ça manque à ma culture, ne cesse-je de me répéter.Faudra-t-il que je prenne des notes, comme à la petite école ?Quelqu’un dans la salle pourrait-il m’expliquer pourquoi les Québécois aiment tant ce côte intime, ces petits trucs de grand-mère, ce style Entre vous et moi, comme le titre de ce show à Télévision Quatre-Saisons ?Parce que, vous le voyez bien, ces émissions offrent une approche personnalisée, humaine, comme une soi rée Tupperware où l’on prend la peine de rentrer dans nos foyers et de s’adresser à nous, entre quatre yeux.« L’art de vivre, un rendez-vous chaleureux près du public et une banque de renseignements et de con- seils des plus utiles, saura vite se gâ* gner un auditoire fidèle», dit la promo de cette émission qu'animertt Matthias Rioux et Josée Ledoux.« En fin de compte, si je mettait bout à bout toutes ces émissions pratiquais tout ce qu'on v prodigue, je serais un citoyen modèle, j’atleij; drais ma décoration (sans papier* peint, ni divan-lit).Mais ce moment très hypothétique arrivé, la télé-truc n’aurait plus sa raison d’être.Ce qui est tout aussi improbable : la vie tellement compliquée.Arrangé, le scandale ?A quelques jours du Gala de l’A* DISQ (dimanche, 19 h 30), le plus gros spectacle de la télé québécoise} dont il est le réalisateur, Jean-Jao* ques Sheitoyan, l’homme de.1) grandes occasions à Radio-Canada} garde la tête froide.Est-ce le poids de l’habitude — il en est à son 8tj Gala consécutif — toujours est-il qu’il ne panique aucunement à l'idée de mener son gros bateau, uni* équipe de 100 personnes, de 10 ca* méramans, qui devra travailler eij direct, sur le fil du rasoir.« C’est une grosse machine, mais ce n’est piS plus gros que la Soirée du hockey* C'est juste plus spectaculaire, plus glamour », relativise l’homme de 49 ans.Mais comme un boxeur avant Yè combat, Jean-Jacques Sheitoyan at.tend anxieux le début des hostilitfiî « J’aime beaucoup ce gala.11 yatffi lement d'impondérables.C'esbwn show musical où il faut être capatffi de prévoir le coup.Mais comme noM dictons le jeu, c’est plus facile.J* sais à l’avance ce qui va se passdfj qui va gagner ou presque, je suis pro* tégé comme réalisateur ».Moi qui l’imaginais tremblant à lg perspective de revoir une Céline Dion revêche ou un Plamondon rtfi vendicateur.Au contraire, c’est insg çrit dans la tradition.« Et c’est déjS commencé : Mitsou annonçait cettg semaine qu’elle boycottait le Gakw parce qu’elle n’était pas assez soit vent nommée.C’est ça l’ADISQ, çg ne peut pas satisfaire tout le mondu* Je ne favorise pas le scandale, maig s’il y en a un ou deux par année, je suis d’accord.Et si on peut le créeC dans la première demi-heure, off aura 2,5 millions de téléspectateurs £ On s'arrange toujours pour quelqug chose arrive.Un scandale, ça ne s’on» ganise pas, mais ça se pressent » 2 OCc ous sommes neureux cfe vous annoncer çue cfes h lires français seront projetés fors cfe toutes fes représentations montréalaises cfe Uhe fP/iantom of iffe Opera.Dfous espérons çue vous serez cfes nôtres ! TLnpli À MT#i\Æ î il»/a Lï.wiîAi ^ * Cil vi ot teuriLivA SEULEMENT TROIS MOIS! DU 12 NOVEMBER 1991 AU 20 FÉVRIER 1992 Avant-premières: 12 et 13 novembre 1991 Gala d’ouverture: jeudi 14 novembre 1991 au profit de la Fondation de Diabète Juvénile.fi Théâtre Maisonneuve, V/ VJ Place des Arts, Montréal de A N I) R E VV L L O Y I) YV K B B E R mis en scène par HAROLD I’RIN C K Version originale! RÉSERVEZ UNE SOIRÉE (514) 790-2222 LES LIGNES TÉLÉPHONIQUES POUR LA RÉSERVATION DES BILLETS SONT OUVERTES LE SAMEDI ET LE DIMANCHE.Billets en vente également au guichets TicketMaster (situés dans certains magasins de La Baie) Groupes (20 personnes minimum) téléphonez: (514) 874-9153 au Québec (416) 925-7466 en dehors du Québec Réservez une place de choix grâce à Avant-première de American Express: composez le (514) 790-0300 .^Cartes Canadien C-8 ¦ Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 T le cahier du i • de Shakespeare, m en s John Lucas, du 9 au 12 oct.et du 17 au 20 oct.à 20h„ matinées le 17 oct à 12h 30 ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— ¦ Inventaires • de Philippe Mmyana.m.en s Louise Laprade, du 17sept.au 19 oct.à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— i L’homme qui n'avait plus d’amis > texte et m.en s.Robert Gravel, du 8 oct au 9 nov .mar.au sam.à 20h.30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal (526-6582)— • Crime et châtiment • d’après Dostoïevski, conçu et adapté par Gabriel Arcand, du 24 sept, au 13 oct., mar.au dim.à 20h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre La Rallonge présente • La contrebasse • de Patrick Süskind.m.en s.Pierre Moreau, du 26 sept, au 26 oct.à 20h RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— < Ne blâmez jamais les bédoins ¦ opéra de chambre d'Alain Thibault, livret de René-Daniel Dubois, m en s Joseph St-Ge-lais, avec Pauline Vaillancourt, du 19 sept au 19 oct., mar au sam à 20h 30— Marie-Jo Thério, au-teure-compositeure-interprète, les 13-14 oct.à 20h 30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 bout de l'Avenir, Laval (522-1245)— t Le valseur • de Norman Ba-rasch, adaptation Michel Forget, m en s.Monique Duceppe.du 17 au 20 oct.et du 24 au 27 oct.à 20h.SALLE ANDRÉ-PAGÉ: 360 est Laurier.Montréal— Les finissants de l’École nationale de théâtre présentent.La tin de l’été • m.en s.Yves Desgagnés, du 15 au 18 oct.à 20h , le 19 oct.à13h el 20h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis, Montréal (282-3900)— < La trilogie des Brassard > de Michel Tremblay, m.en s André Brassard, du 27 sept, au 31 oct., mar au jeu, à 20b., ven sam à 19h„ dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « A Shayna Maidel ¦ de Barbara Lebow, m en s Frank Wittow.du 3 au 27 oct, mar.au sam.à 20h , dim à 19h .matinées les sam à 14h.et les mer.à 13h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— < Ils étaient tous mes tils > de Arthur Miller, m.en s Serge Denoncourl.du 11 sept, au 19 oct, mar au ven à 20h , sam à 16h 30 et 21h.THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— ¦ Éléphantissimo » texte et m.en s Benoit Dubois, conception de marionnettes Vladimir Ageev.a compter du 13 juillet, les sam el dim a 15h, ouvert les purs de semaine pour les groupes qui réservent THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— • Inès Pérée et Inat Tendu • de Ré|ean Ducharme, m en s Lorraine Pintal, jusqu’au 19 oct., mar au ven à 20h .sam.à 16h et 21 h THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— • Lion dans les rues > de Judith Thompson, m en s.Claude Poissant, du 16 sept, au 12 oct , mar.au sam à20h ,dim.â 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— ¦ Lettres d'amour > de A.R Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m.en s.Michèle Magny, du 1er oct au 3 nov , mar.au ven à 20h , sam.16h et 21h., dim.15h.LE TRITORIUM: coin Ontario et St-Denis.Montréal— Méchants Boris présente « Les aventures de Steinhop • texte de Jean Gaudreau.Chantal Bessette et Yves Michaud, m.en s.Jean Gaudreau, du 4 au 20 oct à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec— • Bousille et les justes • de Gratien Gélinas, m.en s Lou Fortier, du 17 sept au 12 oct., mar au sam à20h THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631 )— € Névrose à la carte • de Christopher Durang, adaptation de Jean-Pierre Bergeron, m.en s.Gill Champagne, du 17 sept au 12 oct, mar au sam à 20h 30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente • À toi pour toujours, ta Marie-Lou • du 13 nov au 1er déc VARIETES AUDITORIUM ÉDOUARD-MONTPETIT: 100 est de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent.Derniers seigneurs de ('Indus • avec Patrick Moreau, du 10 au 14 oct.ven sam 19h et 21h 30, dim 13h 30,16h et 20h BOZO BISTRO BAR: 6121 Morin.Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gingras, du mer au sam — Richard Joe Leroux, les dim et lun.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques, Montréal (526-7525)— Renée Claude présente J'ai rendez-vous avec vous, en commémoration avec le 10e anniversaire de la mort de Georges Brassens, les 12 oct et 18-19 oct.à 20h 30 LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Semaine Jacques Brel avec Pierre Fournier, du 9 au 13 oct — Tous les lundis soirs, Didier Du- MOTS CROISES DU MONDE SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIERE Horizontalement I.Contractuelle.- II.Octroie.Rieux.- III.Ce.Oulémas.Ta.-IV, Carmel.Anodin.- V.Ineptes.Usent.- VI.Nife.Upas.Sah.-VII.Equerres.Asie.- VIII.Lut.Asepsie.- IX.Leeds.Clarine.- X.Essou-chements.Verticalement I.Coccinelle.- 2.Océaniques.-3.Nt.Réfutés.- 4.Trompée.Do.-5.Rouet.Rasu.- 6.Ailleurs.-7.CEE.Speech.- 8.Ma.Aspic.-9.Uranus.Sam.- 10.Eisos.Aire.-II.Le.Dessein.- 12.Lutinai.Nt.-13.Exanthèmes.La télévision du samedi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ci CBFT (R.C.) Montreal 18h10/L’envers de la médaille Samedi P.M.g Hockey / Canadien rsBwins Le Télé-g journal Cinéma : Autant en emporte le vent Avec Vivien Leigh et Clark Gable rô-, WCAX (CBS) Burlington News News g Star Search Baseball / Série de championnat^} News The Honey-mooners Night Court fc) WPTZ(NBC) L5J Plattsburgh News News g Jeopardy ! Wheel 01 Fortune The Golden Girls g The g Torkelsons Empty g Nest Nurse* * g Sisters g News Saturday Night Live CBMT(CBC) Montréal Saturday Report Q Bud Country Talent Search Finals Hockey / Canadien vs Bmins National g Newswatch 23h45/Clné: Vagabond «d sir Le TVA ?éd.18 hres Docteur Doogie Top musique Cinéma : Les passagers de l'angoisse Avec lone Skye et Joe Morton Alfred Hitchcock.AdLib Le TVA g réseau La loterie Cm CFCF (CIV) Montreal News Hockey World Star Trek: g The Next Generation Baseball / Série du championnatQ News g News Cinéma 12 CTü TV5 (Télé Francophones 18h10/Le tour duQué.L'Euromag (18h45) Le journal delaSSR Thalassa Sacrée soirée 22h15/Vingt-clnq fois la Suisse 23h45/Journal de A2 (ÿt\ CIVM fR.-Q.) Montréal Championnats d'orthographe 1991 Le Clap Médecine apprivoisée Parler pour parier : g Les metiers méprisés Championnats d'orthographe 1991 Cinéma : Australia-Bel.89 Q Avec Jeremy Irons et Fanny Ardant m SS** Rockambo- lesque.18h45/Mus.vidéo Voxpop Concert plus : Gowan en concert ^ WVNY(ABC) Burlington 15h30/Football : Wolverines vs Spartans Star Trek : g The Next Generation Who's g the boss ?Growing g Pains The Young Riders g The Commish g WKRP In g Cincinnati Baywatch rsjë) Much ÆS) Music 18h3Q / X-Tendamix Soul in the City X-Tendamix Spotlight / Jomanda X-Tendamix tôôi VERMONT ^ ETV(PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Fawlty Towers May to December Cinéma : The Spy Who Came In From The Cold Avec Richard Burton et Claire Bloom Doctor Who rôc) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Les Simpson Samedi soir Club D.G.Cinéma : Lioue majeure-Am.89 Avec Tom Berenger et Charlie Sheen Le Grand Journal Sports Plus week-end Cinéma : Aldo et Junior—Fr.85 Avec Aldo Maccloneet Rlton Llebman Æ71 WCFE lèZJ (PBS) McLaughlin Group The Editors Kitaro The Best ol National Geographic g The Adventures of Robin Hood 22h45/Doctor Who Jazz Festival üi télévision du dimanelm soir un un elin il'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CC% CBFT (R.C.) *-» Montreal Le téléjournal g Découverte Surprise sur prise g Gala de I'ADISQ Le Télé-g journal 23h15/Scully rencontre Le sport rô"| WCAX (CBS) Burlington A communiquer 60 minutes g Baseball / Série de championnat^ News g The Arsonio Hall Show (23h15) CcT\ WPTZ (NBC) U3J Plattsburgh 16h/Football : Oilers vs Jets Adventures of Mark.g Eerie, g Indiana Man ol g the People Pacific g Station A woman named Jackie g Sunday Scoreboard SlskeU Ebert Commercial Program crm CBMT(CBC) Montréal The Magical World ol Disney Road to Avonlea g Cinéma : Lantern Hill—Can.90 ?Avec Mairon Bennett et Sarah PoHey News g Venture Sunday Night Capital City œ> sr L’événement Drôle ve vidéo Rira bien.Cinéma : Dune— Am.84 Avec Kyle MacLachlan et Kenneth McMillan Le TVA g réseau Vision mondiale cm CFCF (CTV) «y Montreal News g Travel Travel wsg Baseball / Série de championnatQ News g News Entertainment Tonight g CT» TV5 (Télé «y Francophones L'école des lans L'Euromag (18h45) Le journal de RTBF 7 sur 7 Le divan Caractères Regards de femme La leçon de musique Journal de A2 (ÿf\ CIVM (R.-Q.) 11 'J Montréal Degrassi Le Clap Racines II (7e/14) Fous de g la pub Cinéma : État de crise —Am.86 Avec Peter Strauss et Mason Adams Cinéma : Madame porte la culotte Avec Spencer Tracy, Katharine Hepburn m Rf» Dadablz Transit Musique vidé « yôo) WVNY(ABC) Burlington News g First look Life goes on Q America's Funniest g Cinéma : Captive-Am.91 g Avec John Stamos et Joanna Kems Star Trek: The Next Generation Commercial Programs ®Sâ 19h / Muchwest Clip trip Vidéoclips Daily R.S.V.P.Spotlight / T.Codfirane Power 30 zôoj VERMONT IjWI ETV(PBS) All Creatures Great and Small Wild g America Naturescene Nature g Masterpiece Theatre : Q A Muroer of Quality Chandler 23h15/Myslery ! g for 4-SAISONS Montréal 100 limite Caméra 91 Cinéma : Les entants du silence—Am.86 Avec William Hurl et Martee Martin Le Grand Journal Sport Plus week-end Cinéma : Chasse-croisé Avec Pascal Greggory (c?) WCFE (PBS) Nat King Cole Show The New g Explorers On the waterways Dear America : Letters home from Vietnam i Peter, Paul & Mary 25th Anniversary Eyes on the prize g Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 ¦ C-9 le cahier du 7 • ameai MICHEL DALLAI RE La précision pour ordonner le chaos Marie-Michèle Cron CETTE ANNÉE, le prix Paul-Émile BOrduas, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine des arts visuels, a été remis au designer industriel Michel Dallaire.Les membres qui composaient le jury étaient Arlette BÏanchet, présidente du jury et professeur au département d’histoire de l’art et de muséologie à l’Université du Québec à Montréal; Marie Dela-grave, critique en arts visuels au journal Le Soleil et également membre du comité de rédaction de la re-vùe Vie des Arts', Jean Ouelet, architecte, urbaniste et professeur agrégé de l’école d'architecture de l’Université de Montréal.D'aucuns pourraient s’avérer surpris, et moi la première, de cette attribution à un créateur peu connu du milieu des arts visuels qui a été reçu en 1979 à l’Académie royale des Arts du Canada.Mais, la mémoire est courte car ce prix englobe aussi bien le design, l’architecture, la photographie, l’estampe, les métiers d’art et les activités multidisciplinaires que la peinture et la sculpture (auparavant, la plupart de nos artistes honorés pour l’ensemble de leur oeuvre versaient dans ces deux disciplines, que l’on pense entre autres à G uido Molinari, Alfred Pellan, Betty Goodwin ou Michel Goulet).Il ne faudrait pas oublier, non plus, que Paul-Émile Borduas enseignait à l’Institut des arts appliqués où Michel Dallaire a fait, d’ailleurs, ses études et qu’il s’intéressait tant au design de l’environnement qu’à celui de l’objet.« C’est la deuxième fois que ie prix est attribué à un designer car, en 1979, c’était mon professeur et ami Julien Hébert qui l’avait reçu, explique Michel Dallaire.« Ce qui est formidable pour moi, c’est que j’ai été choisi non pas par mes pairs mais par des gens qui sont dans le domaine des arts.J’ai été étonné, ému et très content aussi, qu’on me donne ce prix car il offre l'occasion d’avoir une tribune qui facilite la créativité industrielle.Le design industriel est une activité qui a fait la gloire de l’Italie, des pays Scandinaves, de l’Allemagne alors qu’au Québec, la culture design ne favorise pas, d’emblée, notre activité créatrice.Elle nous regarde un peu avec crainte et scepticisme en se demandant ce que nous faisons.Je suis étonné de voir la réaction de beau- / coup de gens qui me disent que ce prix irait plus à un peintre et, en même temps, cet étonnement me confirme que notre métier est mal connu.» Et voilà pour ma gouverne, moi qui ai tendance à regarder avec méfiance le design industriel.Je l’avoue, je suis bourrée de préjugés qui m’obligent à remettre en question la culture de l’objet et l’objet de culture.L’art, en soi, n’est-il pas d’injecter un certain désordre dans le raffinement glacé des choses, de bousculer nos manières de voir le monde pour être à l’affût de ses énigmes ?Il me semble que le design tendrait à l’inverse : c’est un univers de précision qui viendrait ordonner le chaos qui nous entoure.Quelle en serait alors la définition la plus juste ?« L’objet est une expression de culture tout comme la langue, répond Michel Dallaire.Il contient une pensée, une idéologie qui est exprimée dans le matériau et la vérité du procédé nous amène à un objet qui est dépouillé et qui exprime toute la cul- ture du lieu.Même si la technologie est disponible à tous sur la terre, il reste que, par notre émotion, notre vécu comme Québécois, on peut exprimer certaines choses.Dernièrement, j’ai lu cette pensée d’IIéraclite « Il faut voir dans l’objet les contraintes dont il est l’unité » qui exprime très bien le milieu dans lequel nous évoluons.Car, lorsqu’on crée un objet industriel, on le fait à partir de contraintes qui sont variées, qu’elles soient d’ordre technologique ou économique.Il faut alors être imaginatif, concilier les métiers de technicien et d’ingénieur afin de créer un objet qui se distingue d’autres mille fois répétés et contribuer par la force de nos connaissances à un rendu formel, visuel, qui soit expressif et nouveau.» Les designers industriels puisent dans la technologie de fabrication les nouveaux matériaux qui apporteront des solutions pour améliorer la qualité de la vie.Ainsi, Michel Dallaire s’intéresse à tout.Biens de consom- mation qui s’adressent aux sportifs, objets de transports, de chirurgie, machine-outils, instruments de laboratoire, rien ne résiste à son oeil-scalpel qui découpe, pèse, mesure, transforme chaque détail, chaque forme et la manière dont le produit se présente au consommateur.De l’aménagement de pavillons de L’Exposition universelle de Montréal ainsi qu’à Habitat 67 aux côtés de l’architecte Moshe Safdie, en passant par la réalisation de lampes, fixations de skis, manettes de freins, petites malettes de couleur qui connaîtront un grand succès commercial ici et à à l’étranger, jusqu’à sa collaboration cette année, avec l’équipe d’ingénierie de Bombardier dans le projet de conception et de fabrication de la nouvelle rame du métro de Boston, cet « architecte des formes utiles » n’arrête pas une seconde.Michel Dallaire est prolifique.« Les designers sont d’abord des intuitifs, dit-il.Notre rôle, c’est de contester ce qui a déjà été fait pour contribuer à l’avancement du domaine.C’est avec notre imaginaire qu’on parvient à étabür une approche conceptuelle au projet, car tout est à faire.Je vois dans l’objet une occasion de se réaliser sur le plan de l’expression : donc chaque bouton, chaque contrôle doit être clair au premier regard, rien ne doit être décoratif.Il reste qu'on achète avec ses yeux et l’objet doit être séduisant pour l’ensemble de la population.On l’utilise pour un plus grand plsisir de vivre.» En s’inspirant des paramètres idéologiques de l’école du Bauhaus qui visait la synthèse de la construction, les créations de Michel Dallaire affichent leurs fonctions au lieu de les camoufler.« Le geste créatif est beaucoup plus libre maintenant, conclut-il.Jadis, le Bauhaus se basait sur la fonction essentielle de la machine.Si on dessinait une machine à écrire, par exemple, on respectait en tous points la volumétrie et le mouvement des touches mécaniques.Aujourd’hui, avec la miniaturisaiton des mécanismes, on ne se préoccupe plus de l’encombrement physique de ses composantes; on a plus de liberté sur le plan créatif et on se penchera davantage sur l’expression du produit, sur le signal qu’il donne au niveau de la facilité de son utilisation.Le meilleur service que l’on peut rendre à l’industrie est de faire des produits qui se vendent, qui créent des emplois et qui permettent aux in dustriels de faire de la recherche.» moulier, accordêon-chansons-musetle THÉÂTRE L’OLYMPIA: 1004 esl Ste-Catherine, Montréal (282-9362)— les Grands Explorateurs présentent Trésors de l'Espagne, avec Robert Jean, du 14 au 20 oct.lun.au mer.à 20h .jeu.19h.,ven.sam.19h et 21h 30.dim 13h 30 et 16h EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres sur papier de J.P.Riopelle ARTICULE: 15 ouest Mont-Royal ste 180, Montréal (842-9686)— « Zones d'extase » oeuvres de Nicole Jollcoeur, du 14 sept au 13 oct, mer au dim.de 12h à 17h AU BOUT DE LA 20:107 Joly, Rivière-du-Loup (418-862-0258)— • Créature.collectif des membres du regroupement, du 25 sept au 27 oct, du mer au dim de 13h 30 à 16h.30 AXE NÉO-7:205 Montcalm.Hull (819-771-2122)— Oeuvres de Réal Calder, du 6 au 27 oct.BAR LA CERVOISE: 4457 St-laurent, Montréal ' (527-8361 )— Exposition de James Joyce, Marc Ko-kinski, illustrations inspirées par l'Odyssée d'Ho- , mère, du 25 sept au 16 oct .tous les jours de 15h à J 3h LA CENTRALE (CENTRE POUR FEMMES-ARTISTES): 279 ouest Sherbrooke, ste 311-D.Montréal (844-3489)— Sculpture-installation de Kartz Ucci, du 12 oct au 10 nov.— Vitrine de la boutique Jacob.1220 ouest Ste-Catherine.Mtl: • Une aussi longue histoire • oeuvre de Christina Horeau, jusqu’au 13 oct CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Peintures récentes de Su Schnee, du 3 oct au 14 nov.CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke.Montréal (987-3395)— Exposition Les Années Concours, sur les concours d'architecture en - France, du 26 sept au 3 nov., du mer.au dim.de midi à 18h CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine ste 444.Montréal (393-8248)— Oeuvres de Tatiana Demidott-Séguin.du 5 oct au 9 nov CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 place d'Youville, Montréal (872-3207)— Reconstitutions théâtrales, vidéos, bandes sonores, artefacts et photographies, 350 ans do l'histoire de Montréal-Exposition temporaire sut l'histoire des ruelles de Montréal, jusqu'au 17 nov , tous les jours CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Place Du Parc, Montréal (288-0811)— Les Cent Jours d'Art Contemporain de Montréal 199t Art et Espace Public, du 15 août au 3 nov , mar au dim de tOh à 1 Bh CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 rue du Palais.St-Jérôme— Rétrospective des oeuvres d'Alain-Marie Tremblay, jusqu'au 20 oct LA CHAMBRE BLANCHE: 185Christophe-Colomb est, Québec (418-529-2715)— Peinture et Installation Danny Tardif et Andrew Forster, du 9 oct au 3 nov COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise.Montréal (948-0300)— Galerie Rouge Oeuvres de Cécile Buysse, du 2 au 30 oct.DAZIBAO: 279 ouest Sherbrooke, espace 311C, Montréal (845-0063)— Jeunes photographes: K Bl-fon, J Gascon, A Harvey, A Olcott et P Plante, jusqu’au 10 nov ÉCOLE D'ARCHITECTURE UNIVERSITÉ MCGILL: 815 ouest Sherbrooke, Montréal— 3e étage • City Works • impressions architecturales, oeuvres de Andrew Dunbar, jusqu'au 18 ocl., lun au ven de 9h â I7h, ÉCOLE VINCENT D'INDY: 628 chemin Côte Ste-Catherine.Montréal (735-5261)— Exposition célébrant le centenaire de la naissance de Claude Champagne provenant de la Bibliothèque Nationale du Canada, du 15 ocl au 7 nov GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD- MONTPETIT: 100 est rue Gentilly, Longueuil (679-2966)— Travaux récents de Jacques Leclaire, du 1er au 19 oct.GALERIE D’ART CONCORDIA: Univ Concordia, 1455 ouest de Maisonneuve.Montréal (848-4750)— Le paysage: huit photographes canadiens, du 5 sept au 19 oct.— Galerie V.A.V.1395 ouest René-Lévesque, Montréal— Dessins et peintures de Christine Oades, sérigraphies de Wah Wing Chin, du 20 au 26 oct.GALERIE D'ART MME ALONZO: 223 est Prince Arthur, Montréal (987-1265)— Artistes de la galerie et plusieurs artistes québécois, du 15 oct.au 15 nov.GALERIE D'ART STEWART HALL: 176 Bord du Lac, Pointe Claire (630-1254)— < PewterWor-kings > objets décoratifs et bijoux en étain, oeuvres de 29 artisans venant de tous les coins du pays et les oeuvres de l'artiste Eeva Renvall, tapisseries, du 14 sept, au 20 oct.GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Danielle Sauvé, jusqu'au 9 nov.GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent, St-Lam-bert (672-4772)— Oeuvres de Marcel Aubut, du 2 au 27 oct GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631)— Oeuvres de Denis Rousseau, du 28 sept au 26 oct., du mer.au ven.de 12h à 18h.et sam.jusqu'à 17h.GALERIE CHATEAU DE SABLE: 3847 St-Denis.Montréal (845-2885)— « Noir et blanc • oeuvres de Desautels, jusqu'au 22 oct.GALERIE CLARK: 1591 Clark.2e étage.Montréal (288-4972)— Paskal Dutaux, sculpture cinétique, Eric Simon, peinture et sculpture, du 26 sept, au 20 ocl.GALERIE DAN DELANEY: 318 Victoria.West-mount (484-4691 )— Oeuvres de Dawn Martin, jusqu'au 28 oct.GALERIE DARE-DARE: 279 ouest Sherbrooke, ste 311 B.Montréal (844-8327)— Oeuvres de Anna Boghiguian, jusqu’au 27 oct.GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke, Montréal (845-7471)— Peintures de Lloyd Fitzgerald, du 28 sept au 12 oct.GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montréal (931-3646)— Oeuvres de Francine Simonin, du 19 oct.au 7 nov.GALERIE L’EMPREINTE: 272 est St-Paul.Montréal (861-4427)— Oeuvres récentes de Bertrand Ca-saubon el Rodica Sonea, du 25 sept, au 14 oct.— Oeuvres récentes de Carole Bibeau el Marie Letel-lier, du 16 oct, au 4 nov.GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 St-Pierre, Québec (418-694-1303)— Oeuvres récentes de Renée Duro-cher, du 6 au 31 oct.GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Cozic, du 12 sept au 13 oct GALERIE JEAN-PAUL LADOUCEUR: 3995 est boul.Lévesque, Laval (662-4442)— Oeuvres de France Lise, jusqu'au 20 ocl.GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 372 ouest Ste-Catherine.Montréal (398-9806)— Six photographes allemands: B Becker.A Brenner, U Gambke.M Jade, S Nieweg et J Sasse, jusqu'au 16 nov.GALERIE LUMIÈRE NOIRE: 3575 St-Laurent, bur 222, Montréal (845-1478)— Oeuvres de Anne-Marie Castelain, jusqu'au 20 oct.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours, Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau, Bellelleut.Dallaire.Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard, Riopelle— Oeuvres de Marcelle Bouchard el Michel Leroux, jusqu'au 13 oct.GALERIE MONTCALM: 25 Laurier, Hull (819-595-7171)— • L'éternelle insouciance » exposition de Raymond Warren, du 3 oct.au 3 nov GALERIE ROLLAND: 2350 Guy, Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois: Dussau, Ting, Pellan, Riopelle et autres, lun.au ven tOh.à 17h 30, sam, 10h.à 17h.GALERIE SEKAl: 4281A ouest Notre-Dame, Montréal (939-0561 ÿ— Installation et oeuvres de Cris Original, jusqu'au 27 oct.GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mac kay, Montréal (932-3987)— Céramiques et gravures de Paul Mathieu, du 5 oct au 12 nov.GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 A.Montréal (842-4021)— Oeuvres de Johanne Gagnon, du 5 au 27 oct.GALERIE 67: 990 de Salaberry, Québec (418-522-2233)— Oeuvres sur papier de Betty Goodwin, jusqu'au 31 oct.GALERIE LA 3e VAGUE: 163 est St-Paul.Montréal (878-1404)— Oeuvres de Robert Bob Deblois, du 1er au 20 oct.GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Catherine, ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de François-Xavier Marange, du 2 au 26 oct.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Oeuvres de Riopelle, Fortin, Walker, Masson, Bellefleur et autres GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Montréal (932-3896)— Oeuvres de Alfred Engerer, du 2 au 23 oct.GALERIE BRANDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine.ch.508, Montréal (393-4066)— Oeuvres récentes de Regan Morris, du 19 oct.au 23 nov.GALERIE WEST END: 1358 ave Greene, West-mount (933-4314)— Oeuvres de Miyuki Tanobe, du 28 sept, au 12 oct.GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke.Montréal (484-1488)— Oeuvres de G.Ross, du 5 au 20 oct.JARDIN DE LA SCULPTURE: Centre de la nature de Laval, 901 ave du Parc, Laval— Sculptures monumentales réalisées dans le cadre du Symposium international de la sculpture Laval 1990, tous les jours de 9h.à 22h.MAISON D'ART ST-LAURENT: 742 Décarie, St-laurent (744-6683)— Nouvelles acquisitions de Jean Lamoureux, Marcel Ravary et Albini Leblanc MAISON DU PRESSOIR: 10,865 du Pressoir (métro Henri-Bourassa) Montréal— Tous les instruments qui servent à mesurer le temps, du clepsydre à l'horloge atomique— Histoire de la photographie, du 8 sept au 27 oct.MICHEL TÊTREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 Beaudry.Montréal (521-2141)- Oeuvres récentes de François Vincent, jusqu'au 19 oct.OBORO: 3981 St-Laurent.Montréal (844-3250)— Travaux récents de Roger Bellemare, du 12 oct.au 10 nov.OCCURRENCE: 911 est Jean-Talon, Montréal (495-3353)— • Paysages » photographies de A Dubo, G.James, L.Letebvre, M.Ruwedel et G.Szilasi, du 15 sept au 20 oct.OPTICA: 3981 St-Laurent espace 501, Montréal (287-1574)— B.Caruso, J M Delavalle, Y.Gaucher, R Martin, J.Poldaas et H.Saxe, du 12 oct.au 10 nov.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE: Ste Adèle— Oeuvres de Mario Verdon, du 12 oct.au 21 nov PETITE GALERIE D'ART DE ST-CALIXTE: 6160 Route 335, St-Calixte (222-1507)- Oeuvres de Jaroslav Svoboda, du 20 oct.au 17 nov.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal-Oeuvres contemporaines exécutées par des artistes suisses résidant au Québec, jusqu'au 10 nov VIEUX-PRESBYTÈRE DE ST-BRUNO: 15 Des Peupliers, St-Bruno (653-7872)— Oeuvres récentes de Marcel H.Poirier, jusqu'au 3 nov.Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— 25 ans du Conseil, 25 ans de peinture, du 10 oct au 3 nov MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 esl Ontario, Montréal (872-7882)— Grand Prix des métiers d'art: lormes el contrastes, du 10 oct.au 3 nov — L'Art anime le jeu, du 23 oct au 10 nov.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal (872-2044)— La grâce et la linesse des boites à encens japonaises, les Kogos du Musée des beaux-arts de Montréal, du 11 oct au 24 nov MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal (872-8754)— • De mémoire •, exposition accueillant dix photographes qui questionnent la mémoire et présentent un réinvestissement de leur histoire individuelle à travers le quotidien, les rôles sexuels ou les comportements socioculturels, dans le cadre du Mois de la photo, du 10 sept, au 27 oct.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal (872-2157)— 25 ans du Conseil, 25 ans de peinture, du 10 oct.au 3 nov.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 Delorimier, Montréal (872-1730)— Gaudi visionnaire, photographies de Clovis Prévost, du 16 oct.au 17 nov.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 esl Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Allô.à l'eau, 40 peintres belges et québécois exposent une oeuvre originale sur le thème de l'eau, du 5 au 30 oct.Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal, « Le corps vacant • photographies de Helen Chadwick, Dorit Cypis, Johnide, Edvard Munch, Anne Noggle, Brian Piitz, Rudolf Schwarzkogler, Sandra Semchuk et Jo Spence, du 4 août au 27 oct MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul.Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— « Arts anciens et traditions artisanales du Québec > exposition permanente— « Une église, un musée, une histoire • architecture et histoire du bâtiment qui abrite le musée, jusqu'au 22 déc.92 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Les années 20: l'âge des métropoles, du 20 juin au 10 nov., tous les jours de 10h à 19h., le sam.jusqu'à 21h.(MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baile.Montréal (939-7000)- Musée consacré à l'arl de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des tonds d'archives importants— Publications de l'avant-garde soviétique, jusqu'au 27 oct.— Ian Paterson: le Jardin du Luxembourg, à compter du 17 juillet, mer.et ven.de 11 h.à 18h„ jeu.11h.à 20h., sam.etdim.de 11 h.à 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158)— ¦ Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque à voile « exposition permanente.— « Mémoires » exposition permanente— Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence— Jeux, jusqu'au 5 janv.92 MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Exposition des oeuvres de T.X.Renaud, décorateur d'églises, du 19 sept, au 17 nov.Ouvert du mar.au dim.de 11 h.à 17h., saut le lundi, visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, le dimanche à 14h,30 MUSÉE DE LACHINE: UOchemin LaSalle.La-chine (634-3471 poste 346)— La Dépendance: Installation photographique de Barbara Claus, du 24 août au 20 oct — Installation de Denyse Gérin.jusqu'au 3 nov.— Oeuvres sculpturales de Dominique Valade, jusqu'au 27 oct., mer au dim de 11 h.30 à 16h 30 MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)— Duplessis, du 16 mai au 15 janv.— La Collection du Musée, exposition permanente— Oeuvre de David Moore, dans la Tourelle du Pavillon Baillargé— • Entre murs et nuages • le jardin de Paul Lacroix, du 30 juin au 31 mars 1992— La Peinture au Québec 1820-1850: Nouveaux regards, nouvelles perspectives, du 16 oct au 5 janv 92— tous les jours MUSÉE DU SÉMINAIRE DE OUÉBEC:9rue de l'Université, Québec (692-2843)— 1er étage: « Et s'il ne restait qu'une poignée de porte?» exposition sur révolution du concept architectural du Séminaire de Québec, jusqu'au 12 janv — Art du Québec, oeu-vresdu 19e siècle, jusqu'au 31 déc.91 —Cabinet des médailles— 2e étage: • Les arpenteurs du ciel • exposition sur l’astronomie qui retrace l'enseignement de cette science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 janv 92— 3e étage Art Oriental— 4e étage: Orfèvrerie OXFAM ET SES OEUVRES.ENCAN EXPO VENTE Dimanche, le 13 octobre 1991 à 13h00.Hüt£l l ÊSfPIPl Sortie (»‘> de l autoroutc des Ijuremides OXFAM mettra en vente ISO oeuvres d’artistes réputés dont: Beament, Bergeron, Carette, Cosgrove, Gagnon, Mimie Langlois, Lavoie, J.-P.Lemieux, Mauro, Anna Noth, L.Scott, Pivet, Vincelette, Valéry.L'exposition des oeuvres est ouverte au publie le samedi 12 octobre de lOliOO à 17h00 et le dimanche de lOhOO à 13lH)().Tel : (514)866-1773 Il t*M possible de faire des mises par absence dont il sera tenu compte lors de I encan.Æ k OXFAM >UÉBEC FOYER DU THÉÂTRE DE LA VILLE 180, RUE DE GENTILLY EST (COLLEGE ÉD0UARD-M0NTPETIT) OU 1ER AU 27 OCTOBRE 1991 TOUS LES JOURS.SAUF LE LUNDI.DE 13H À 21 H.RENSEIGNEMENTS: 463-0004 Jt?S O D A C LES CENT JOURS em a du 15 août au 3 novembre 1991 Rencontre internationale sur le thème de Art et espace public: expositions, vidéos, conférences, visites commentées.J E S Dan Graham, Ludger Gerdes, Jeff Wall Nouvelle version du Pavillon des enfants de Dan Graham et Jeff Wall; oeuvres inédites de Ludger Gerdes et Dan Graham.En collaboration avec le Goethe-Institut Montréal.J E A N - P IE R R E RAYNAUD A compter du 4 septembre 1991.Importante exposition de Jean-Pierre Raynaud.En collaboration avec l'Association Française d‘Action Artistique.VISIONS 91 Joseph Branco, Lorna Brown, Panya Clark, Barbara Claus, Marie A.Côté, Lucie Lefebvre, Lani Maestro, Alain Paiement, Robert Windrum et Kelly Wood Dix jeunes artistes professionnels du Québec el du Canada.GILBERT BOYER «La montagne des jours», une oeuvre de Gilbert Boyer sur le mont Royal.CIAC - Centre International d'Art Contemporain de Montréal du mardi au dimanche, de 10 h.à 18 h.3576, ave du Parc, Les Galeries du Parc, Montréal.Té!.: (514) 288-081 1/Fax: (514) 288-5021 Remerciements ministère des Aftaires culturelles du Québec, ministère des Communications du Canada.Conseil des arts du Canada.Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, CIDEC de la ville de Montréal, ministère du Tourisme du Québec, ministère Emploi et Immigration du Canada, ministère de la Main d'oeuvre du Québec.Le Devoir ••• S CrownVie compagnie d'dSsurance 1 f C-10 ¦ Le Devoir, samedi 12 octobre 1991 ARTS VISUELS Les patientes images Cozic Galerie Graff, 963, rue Rachel est Jusqu'au 13 octobre.Nicole Jolicoeur Zacharias Kunuk Galerie Articule, 15, rue Mont-Royal ouest.Jusqu'au 13 octobre Jean Dumont UNE CARACTÉRISTIQUE que l’on retrouve de plus en plus fréquemment dans l'art d'aujourd’hui, est le fait que les artistes utilisent dans leur travail, des objets, des images, autrement dit, des ensembles, qui sont déjà porteur d'un sens d’origine.Ces objets ou ces images peuvent faire partie du quotidien des artistes ou leur être totalement étrangers, mais ils ont généralement en commun chez tous, d’une manière qui n’est d'ailleurs pas toujours véritablement consciente, le fait d’avoir été cherchés, voulus, soit physiquement, littéralement, en ayant par exemple été collectionnés, mis ae côté, soit mentalement, par une disposition de l’esprit qui les guettait, les attendait.Ce qui est important, c'est que les modalités de leur utilisation autant que celle de leur choix, sont entièrement différentes de celles qui avaient, ou ont encore cours dans le surréalisme.Le sens nouveau créé par leur mise en situation ne vient pas tant d’un éclair qui jaillirait du sein de leur différence avec ceux qui leur sont voisins, et serait d’autant plus violent et lumineux que celle-ci serait plus grande, mais simplement du nouvel angle du regard posé sur eux.En fait ils sont choisis beaucoup plus pour ce qui mystérieusement, incompréhensible’ment, les lie les uns avec les autres, que pour ce qui les sépare.Objets, images, photos collectionnés peuvent attendre d’ailleurs des mois, voire des années, avant de trouver sous la main ou dans l’esprit de l’artiste, l'âme soeur qui va leur donner un nouveau sens.Nicole Jolicoeur faisait remar- CO ?J François Vincent oeuvres récentes Dernière semaine Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec 1192, rue Beeudry, Montréal (Québec) Canada H2L3E4 TéL (514) 521-2141 Téfec.: (514) 521-M7S quer, à l’automne 89, lors d'un entretien avec Jean-Pierre Gilbert, que cette recherche des affinités entre des documents photographiques pris par d’autres ressortait de la fameuse notion de «bricolage» de Claude Lévi-Strauss, et relevait le caractère ludique apporté dans le travail par l’emploi de ces documents ayant en eux-mêmes un sens originel.Monic Brassard et Yvon Cozic pratiquent depuis longtemps cette veille patiente, cette attention aux affinités entre les objets ou les matériaux de leur quotidien.Les assemblages de bois et de matériaux divers, à références anthropomorphiques qui complètent, suspendus à des potences, leur exposition «Un lieu comme une vie», à la Galerie Graff, ont attendu une dizaine d’années, posés sur leurs pieds, dans l’atelier des deux artistes, qu’un regard nouveau accepte leur sens en l’allégeant.Il peut sembler ridicule de parler, aujourd’hui, de maturité chez des artistes qui produisent, régulièrement et de façon cohérente, depuis plus d’une vingtaine d’années, et dont on ne compte plus les expositions dans nombre de galeries et de musées d’importance d’ici et d’ailleurs, mais «Un lieu comme une vie» n’en marque pas moins un tournant très net dans la production de Cozic.Elle s’est comme «dégraissée», simplifiée, et dans cette clarté nouvelle, le sens flirte avec bonheur avec des notions d’insécurité, d’incertitude, que l’on n’y trouvait pas quand les pièces disaient la recherche presque obsessionnelle du centre et, quelque soit leur forme, celle d’un équilibre indifférent.Aujourd’hui, tout parle de la potentialité d’un mouvement qui partirait des origines.Regardez les quatre grands cônes d’acier dont la série donne son nom à l’exposition: plantés sur leurs pointes dans un matériau mondain, le plastique, roche travaillée, fragile trébuchet de bois, billes de couleur, mais naissant directement de l’archaïque et s’épanouissant sans contraintes, ils sont la négation même du statique et de l’équilibre.Leur matière est travaillée juste ce qu’il faut pour ne pas être trahie.Et cette oeuvre titrée Le Voyage, sur le bâton de marche de laquelle les couleurs ne sont plus po- GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514) 849-1165 Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous IS JAQUE iques sur toile 989 - 1991 au 25 octobre LOU Acryl 1 jusqu’ CLAUDE LESAUTEUR Les 4 Saisons du 12 au 22 octobre galerie jean-Pierre Valentin 1434 Sherbrooke O.Montréal.849-3637 Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture Musée et centre d'étude voué à l'architecture et son histoire Paraboles et autres allégories: L'oeuvre de Melvin Charney 1975-1990 Du 9 octobre 1991 au 12 janvier 1992 Melvin Charney, qui a toujours travaillé au carrefour de l'art et de l'architecture, engage un débat philosophique et théorique sur la ville, son histoire, son architecture, en créant des structures rigoureuses et des dessins d'une remarquable force visuelle.Les salles d'exposition et la Librairie du CCA sont ouvertes aux heures suivantes: mercredi et vendredi, I 1 h 6 ) 8h jeudi, 11 h à 20h samedi et dimanche, 11 h 6 17h Pour plus de renseignements sur les expositions du CCA veuillez composer le (514) 939-7026 1920, rue Baile, Montréal, Québec, H3H 2S6 Stations de métro Guy-Concordia et Atv/ater Stationnement disponible sées par addilion, mais par stratification, dont le fagot de bois dit la précarité de l’existence, et dont la base évoque les chevilles ailées de l’Hermès des carrefours.Les 41 bâtons colorés, de 244 cm chacun, de Mikado (1991), ont été, comme ceux du jeu du même nom, lâchés librement sur le sol de la galerie et leur jonchée ludioue dit l’acceptation placide de l’événement.Tout se passe comme si, chez Cozic, après toutes ces années, la vie avait fini par rattrapper l’oeuvre.L’action n’est plus séparée de la pensée, et le temps et son inquiétude rituelle, toujours ennemis de l’équilibre et de l’immobilité, sont dits dans chaque geste de cette production qui sait si bien regarder le monde autour d’elle.Il y a déjà une dizaine d’années que Nicole Jolicoeur explore, dans son travail, «la mise en représentation de l’hystérie féminine au XIXe siècle par Jean-Martin Charcot».Si elle se penche sur l’hystérie féminine, c’est à cause de l’importance qu’a pris cette dernière dans la tentative de justification par certains de la domination historique des femmes par les hommes.Si elle le fait par l’entremise de J.M.Charcot, c’est l’hystérie telle que décrite par ce spécialiste des mala dies nerveuses auprès de qui Freud est venu prendre des leçons, n’a pas d’existence spécifique.Et si, dans ses expositions précédentes, par exemple celle de la Galerie Dazibao, en mai 1989, elle associe au médecin sa famille, ses lieux de travail, sa maison, des objets ou photos personnels, sa femme, son explorateur polaire de frère, Jean-Batiste Charcot, c’est parce que les symptômes de la maladie décrits par Jean-Martin, n’existent plus aujourd’hui, et qu’ils avaient donc à voir avec l’environnement socio-politique du temps.Dans «Zones d’extases», l’exposition avec laquelle Nicole Jolicoeur inaugure les nouveaux locaux de la Galerie Articule, la famille Charcot est absente, mais la religion, qui n’est pas innocente de cette affection est partout mêlée au discours médical et photographique.On retrouve sur toutes les pièces des photos des archives de la Salpêtrière, ainsi que des poses religieuses de crucifixion et d’extase.DOUCET-SAITO sculptures, céramiques Vernissage dimanche le 13 octobre à14h00 Conférence de M.Michel Forest lundi le 21 octobre à13h30 MUSEE PIERRE DOUCHER 858, Laviolette, Troi$-Riviire« (819)376-4459 Le corps, comme l’être sans doute, est nié dans les photos de Jolicoeur, ne laissant apparaître que le symptôme.Un grattage le ramène à la blancheur sans tache du fond, limité par l’artiste à la forme d’un drap, ou d’une ample chemise d’hôpital.L’exposition est peut-être un peu minimale pour ceux qui ne connaissent absolument pas la démarche poursuivie par l’artiste, mais dans l’état, elle est d’une efficacité redoutable.Un lieu d’où quiconque le voulant bien peut réfléchir, non seulement sur les relations entre les hommes et les femmes, mais aussi sur cet autre monde au sujet duquel De-leuze disait qu’il fallait tout tenter pour y jeter un regard de l’intérieur, parce qu’il n’a été dit que de l’extérieur, à tout tenter pour en faire l’expérience sans agrandir la fêlure qui court au coeur du monde et risquer d’y basculer à jamais.Puisque l’oeuvre de Nicole Jolicoeur n’est qu’une longue réflexion sur les codes et les structures du regard que nous posons sur les autres, ne manquez pas, dans une veine toute différente, le même regard stigmatisé par le vidéo de Zacharias Kunuk, à la même galerie.Kuluk est un Inuk d’Igloolik, village établi sur une petite île proche de la côte nord-est de la Péninsule de Melville, dans les Territoires-du Nord-Ouest, à quelques 1200 nautiques au nord de Montréal.Comme l’hystérie, le réel des Inuit ne nous a été rapporté que par des gens, explorateurs et scientifiques, qui ne l’ont jamais vu de l’intérieur parce qu’ils ont posé sur ce réel du Nord leur regard du Sud.Ne manquez pas de faire l’expérience de Nunaqpa (Marcher dans les terres).J’ai retrouvé là, le prix du temps donné à la parole économe qui dit la chasse, auprès du feu maigre de mousses et de lichens( la bande est parlée en Inuktitut et sous-titrée en français et en anglais).Vous prendrez conscience, entre les details donnés et les silences, de l’espace particulier de ces chasseurs, et de l’importance de sa désignation, de leur relation avec l’animal qui les nourrit.Point d’héroisme là, ni d’exotisme.Seulement un quotidien qui n’a de merveilleux que les millénaires d une patiente adaptation aux conditions du Nord.GALERIE TROIS POINTS • FRANÇOIS-XAVIER MARANGE jusqu'au 26 octobre 307, SAINTE-CATHERINE OUEST SUITE 555, MONTRÉAL H2X 2A3 (514) 845-5555 ELEONORA TUROVSKY jusqu'au 26 octobre 1991 3886, rue St-Hubert, Montréal H2L 4A5 — 281-8556 riopelle GRAVURES ORIGINALES DU 1 2 AU 26 OCTOBRE EXPOSITION ET VENTE
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.