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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-10-18, Collections de BAnQ.

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OCIETE Casa I I RNANDI 1.V V RISTORANTE «un petit détour.pour une grande gastronomie italienne* 50 rue Jam Réservations: (514) 381-9650 Le Devoir, vendredi 18 octobre 1991 Les premiers ministres de Claude Morin ***««%« En 30 ans dans les coulisses du pouvoir, seul Bourassa l’a vraiment déçu La FTQ sert GillesLesage de notre bureau de QuéU‘c Durant plus de 20 ans Claude Morin a eu l’occasion de travailler de très près avec cinq premiers ministres du Québec, ce qui en fait un témoin privilégié, peut-être même unique.Or, de Jean Lesage à René Lévesque, en passant par Daniel Johnson, Jean-Jacques Bertrand et Robert Bourassa, seul ce dernier l’a déçu.Terriblement.Au point de dire de l’ancien (qu’il a servi comme sous-ministre durant un an et demi, en 1970-71) et actuel premier ministre qu’il a fait subir au Québec un bris de continuité : il se comporte non comme un premier ministre du Québec, à l’instar de ses prédécesseurs et successeurs, mais comme n'importe quel autre premier ministre provincial.Cette critique sévère ressort nettement du volumineux ouvrage (plus de 600 pages) que, sous le titre Mes premiers ministres, l’ancien sous-mi-nistre et ministre des Affaires intergouvemementales vient de publier aux Éditions du Boréal.Aussi bien en conférence de presse qu’en entrevue, M.Morin admet que son jugement semblera dur à certains, mais il ne pense pas être insultant envers quiconque.« Ce n’est pas un règlement de comptes, je ne fais pas ça pour me venger, dit-il en entretien avec LE DEVOIR.Je tente d’expliquer comment était M.Bourassa.S’il change et devient comme les autres premiers ministres que j'ai connus, je publierai une annonce dans votre journal pour retirer ce que j’écris et dire qu’il est mieux que je pensais.« J’essaie d’être lucide.Bourassa aurait pu faire mieux.Quelque chose lui manque.Il m’a déçu.C’est lui que j’aimais le plus, c’est avec lui que je me sentais le plus à l’aise, c’est le seul des cinq que je tutoyais.» Retourné à l’enseignement universitaire (École nationale d’administration publique, constituante de l’Université du Québec) depuis sa démission du gouvernement Lévesque, il y a dix ans, le père de l’étapisme péquiste se défend d’écrire ses mémoires.Peut-être est-ce fausse modestie ou timidité, dit-il, il ne voit pas en quoi son cheminement personnel serait intéressant à relever.À son avis, ce serait prétentieux de sa part et il serait mal à l’aise de le faire, d'autant que, durant toutes ces années, il n’a pas pris de notes personnelles.Ce qui l’oblige, quand il écrit — et il publie beaucoup : il en est à son troisième livre en cinq ans, Mes premiers ministres ayant été précédé de l.'art de l’Impossible, en 1987, et de Lendemains piégés, en 1988, sans compter deux premiers ouvrages, en 1972 et 1973, tous les cinq chez Boréal d’ailleurs — à consulter plusieurs personnes, pour vérifier des faits, et à faire lire les passages pertinents par d’autres témoins.Dans ce cas, par exemple, tel ou tel artisan ou observateur lui a suggéré d’ajouter des incidents ou anecdotes concernant « ses » premiers ministres, mais il ne s’en est tenu qu’à ce qu’il a vécu ou observé lui-même.Ainsi, les chapitres sur Bourassa tournent court, en 1971, et ceux sur Lévesque, en 1982, encore que celui-ci est fort en vedette dans les deux autres ouvrages d'arrière-plan de M.Morin.Il écrit pour témoigner, pour que les Québécois sachent comment ça se passe dans les coulisses du pouvoir, comment cinq hommes ont pratiqué l’art de gouverner, pour empêcher que des légendes circulent et perdurent ou que, dans 20 ans, des professeurs d’universités se lancent dans des « constructions ».C’est utile pour l'avenir, dit-il, on ne peut éviter les erreurs, chacun fait les siennes, mais ça permet d’avoir des horizons historiques plus larges.« Je suis frappé de voir qu’au Québec on • k-: recommence toujours, chaque gouvernement ignorant ce que le précédent a fait et arrivant avec sa vision des choses, comme s’il fallait re- faire l’Amérique à chaque fois.En 1968, par exemple, le gouvernement parlait déjà de rapatrier la formation professionnelle; en 1970, Jean- Les cinq premiers ministres avec lesquels Claude Morin a travaillé de très près depuis 1960.En haut, de gauche à droite : Jean Lesage (1960-1966), Daniel Johnson (1966-1969), Jean-Jacques Bertrand (1969-1970); en bas : Robert Bourassa (1970 1976, 1985- ) et René Lévesque (1976-1985).Paul L’Allier en faisait autant de Radio-Canada, Et ainsi de suite.» Entre autres hobbies, ce lecteur invétéré — le sous-sol du bungalow qu’il habite depuis 30 ans à Sainte-Foy regorge de milliers de volumes, allant du roman policier à la théologie, en passant par la politique et l’art — s’intéresse beaucoup à l’histoire (non aux histoires), celle du quotidien, de la vie réelle des gens, basée sur des faits et des témoignages, des détails et des incidents vécus par des acteurs, non imaginés ou présumés.Ainsi, les politiciens ne sont pas pour lui des demi-dieux ou des humains différents des autres.Autant que quiconque, le plus petit événement peut influencer leur comportement.Ce qu’il a tenté de faire ressortir — avec grand succès, doit-on ajouter — dans cet ouvrage, fort bien écrit, dans un style agréable et extrêmement vivant, qui se lit comme un excellent roman.« J’ai voulu faire avec mes lecteurs une espèce de visite industrielle, de l’intérieur, pour faire connaître les multiples facettes de cinq personnalités dans leur vie quotidienne.Je pense que ça peut être utile.Car c’est incroyable tout ce qui ne s’écrit pas au Québec et qui s’écrit ailleurs sur les dirigeants et les gouvernements.C’est une grave lacune.J’essaie de la combler pour ce qui me concerne.Non pas pour faire fortune, mais pour remplir un besoin, une obligation même de ma part, en toute modestie.» Nullement fanatique de l’action politique, M.Morin ne garde pas de nostalgie des vingt années passionnantes qu’il a vécues auprès de ses cinq grands patrons.Mais, avec le recul, il se rend compte que les années 1963-66 ont été pour lui, au début de la trentaine, les plus vives et excitantes, neuves, pleines de réformes et projets, plus ambitieux les uns que les autres.« Ce fut une période extraordinaire, j’ai été chanceux d’être là.» « C’est le livre que j’ai le mieux aimé écrire, ce fut aussi le plus difficile.Parce que, contrairement aux quatre précédents, je ne parle pas ici de dossiers, mais de personnes, dont plusieurs vivent encore, qui ont famille, enfants et amis.J’ai pris grand souci d’être juste et honnête, pas bonasse ni ultra-gentil, mais de faire ressortir qualités et défauts comme je les vois, avec le passage des ans et du temps.Des choses que j’exécrais chez Lesage me sont devenues tolérables; des traits ou des chicanes avec Lévesque sont aussi relatés, même si c’est lui que j’ai le mieux aimé et auquel je me suis le plus attaché.Autant que Lesage, Lévesque n’était pas reposant.Deux règles m’ont guidé durant ces deux ans de gestation, depuis septembre 1989 : je ne dis pas tout ce que je pense, mais tout ce que je dis, je le pense.De plus, je m’en tiens strictement à ce que j’ai vu, vécu, observé moi-même.C’est un témoignage subjectif, mais honnête, je pense.» M.Morin ne veut pas écrire ses mémoires.Il se met désormais à lire les oeuvres des autres, dit-il, tirant sur sa pipe au fourneau éteint depuis longtemps.Un vieux projet refait toutefois surface, dont le titre est tout trouvé : « J’ai envie de hurler.» 11 y reprendrait les idées reçues pour les décortiquer.Par exemple, la langue de bois des politiciens.Il veut aussi intervenir dans le débat constitutionnel qui reprend, comme artisan, non comme acteur.Il a été entraîné en politique active, pour cinq courtes années, n’en garde nul regret et n’a nulle envie de reprendre du service actif, même si, à 62 ans, il est en pleine forme, sans fils à la patte, et libre de ses opinions.« Je n’ai pas de saintes écritures à respecter, conclut l’auteur de Mes premiers ministres.Je ne suis pas un propagandiste.Je ne suis le porte-parole que de moi-même, rien de plus, rien de moins.Je vais continuer ainsi, aussi longtemps que je le pourrai, sans me prendre pour un autre.Quelques courts extraits de la prose de Claude Morin « BIEN que le présent livre ne raconte pas l'histoire de la Révolution tranquille, de ses causes ou de sa portée, je dois signaler un fait important pour la lionne compréhension de ce qui se passait alors.À tort ou à raison, l'enthousiasme ambiant nous incitait, comme petit groupe de jeunes fonctionnaires ou de conseillers, à proposer des réformes et a « pousser » sur le gouvernement comme si tout, au Québec, était devenu sinon réalisable, du moins imaginable.Pour ces raisons et aussi à cause des responsabilités décidément stratégiques qui furent les miennes, je crois pouvoir rétrospectivement affirmer que la période de ltltll à 1966 fut la plus exaltante de toute ma vie.I)e tous les ministres, René Lévesque était de loin le plus ardent promoteur des idées que, fonctionnaires ou conseillers, nous partagions, et qui correspondaient largement aux siennes.C’est lui qui, mamies fois, avaient proclamé que l'Etat québécois n'était pas un ennemi, mais « le plus fort d'entre nous ».» « Avec le temps, l’expérience m'apprit que les lois ae la cosmologie politique amènent parfois un premier ministre à évoluer dans des univers parallèles.En raison de la conjoncture immédiate, un de ces univers peut subitement avoir à ses yeux préséance sur les autres.Le cas échéant, ces autres univers ne sombrent pas dans le néant mais, temporairement, cessent d’apparaître dans les équations.Un fonctionnaire, si haut placé soit-il, doit accepter, comme risque du métier, cette application un peu spéciale de la loi de la relativité.» « Tenace, Lesage ?Sans au- cun doute.Téméraire ?Sans doute aussi, à l’occasion.Persuasif ?À sa façon, certainement.Pour ma part, j'avais surtout admiré son courage, son audace, sa chaleur à defendre des positions dont il s’était persuadé du bien-fondé.De l’expérience que je venais de vivre avec lui, j’acquis la conviction qu'un premier ministre du Québec doit d'abord et avant tout être courageux.Et déterminé .» « Sans nier aux autres premiers ministres québécois leurs mérites ni leurs aptitudes diplomatiques, je demeure sûr d une chose.Peut-être me revient-il de le signaler au passage.Comme on le verra dans la partie de ce livre qui lui est consacrée, Lévesque fut le seul à ne jamais établir, en privé, « entre amis » ou par commodité, de distinction, atténuante ou « excusante », entre ses déclarations publiques et ses opinions réelles.Entre un discours devant un auditoire de 5000 partisans et un tête-à-tête avec un autre premier ministre, un financier ou un ambassadeur, seules différaient la dimension de l'auditoire et la forme du langage.Non le sens du message .» « Bourassa avait raison de se tenir soigneusement au courant et il eût été irresponsable pour lui de se conduire autrement.Si je parle de son appétit d’information, c'est qu'il était de loin plus vorace que celui de àes prédécesseurs.Il le conduisit à recourir en permanence à des sondages de plus en plus perfectionnés.Ceux-ci devinrent, comme jamais, la boussole du capitaine du navire québécois.Ce fut le cas surtout après mon départ de la fonction publique mais, dès 1970-1971, il était visible qu’on en arriverait là.» « Immédiatement, souci de l'image, crainte de l’inattendu.Ces préoccupations, on les retrouve à des degrés divers chez tout premier ministre et même chez tout responsable politique, mais Bourassa montra, à leur égard, une véritable obsession, bien plus marquée en tout cas que chez ses prédécesseurs.» « Quand il devint premier ministre en novembre 1976, je savais déjà qu'il se trouvait chez Lévesque du Lesage (sens de l’Etat, connaissance des dossiers, vastes horizons), du Johnson (sensibilité, humanité et.manque de ponctualité) et du Bertrand (honnêteté et méfiance envers les « calculateurs» de tout genre).Mais pas de Bourassa.» une main tendue aux industries culturelles Jocelyne Richer de notre bureau de Québec LE FONDS de Solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) s’apprête à mettre à la disposition des entreprises en région du capital d'investissement disponible localement, et on espère que les industries culturelles seront aux premières loges pour en profiter.C’est le message qu’a lancé, hier, le président de la FTQ, M.Fernand Daoust, qui présentait en commission parlementaire sur la culture le mémoire de la centrale syndicale.Avec la création de fonds spéciaux destinés aux régions, une initiative menée en collaboration avec l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ), des entreprises de tous les coins du Québec pourront avoir accès, localement, à du capital de développement.Il ne s’agit ni de subvention, ni de mécénat, a précisé M.Daoust, mais c’est l’occasion « pour ceux qui ont des idées dans le domaine culturel de les faire valoir ».Ces fonds seront gérés, sur une base régionale, par les intervenants du milieu, et seront « alimentés » par le Fonds de solidarité au pro rata des souscriptions locales.« Il y a une ouverture, il y a une préoccupation et une sensibilisation, et le milieu de l’industrie culturelle devrait accepter cette main tendue », a dit M.Daoust, déplorant le fait que jusqu'à maintenant pratiquement aucune entreprise culturelle n'avait cherché à obtenir du financement auprès du Fonds de solidarité.Quant à savoir quel type de politique culturelle il faudrait privilégier, oublions les modèles pret-à-por-ter, dit en substance la FTQ, et voyons plutôt comment bâtir, au Québec, un modèle qui nous soit propre et qui convienne à nos besoins.Dans son mémoire fort étoffé présenté hier en commission parlementaire, la FTQ dit considérer qu’il n’est pas« très fructueux d'enfermer la discussion dans des catégories figées qui s’appuient sur une vision simplificatrice de la réalité ».Les modèles ne doivent pas « servir de carcan », dit la FTQ, qui déplore « la tournure très réductrice des débats atour du modèle d’intervention étatique souhaitable.On a lu des représentations assez caricaturales des interventions fédérale et québécoise passées.» « Il nous apparaît particulièrement inopportun de louanger les pratiques soi-disant libérales de l’Etat fédéral en matière culturelle, alors que depuis trente ans ce même État essaie désespérément de développer un sentiment d'appartenance à l’ensemble canadien », peut-on lire dans le mémoire.Quant au spectre annoncé d’une « bureaucratisation » de la culture, maintes fois brandi par divers organismes culturels, la centrale syndicale rétorque qu’il faut garder en mémoire que nous vivons dans un système démocratique où « les droits de dénoncer, de protester, de faire pression électoralement se portent bien ».Aux yeux de la FTQ, une politique culturelle québécoise doit etre « souple et flexible ».Poursuivant un objectif général de « démocratisation de l’accès aux produits culturels », elle devra faire place à la diversité des secteurs d’activités, et saura s’adapter à des dynamiques qui évoluent.La centrale souhaite une structure ministérielle plus forte issue d’un gouvernement qui aura exprimé une volonté claire en matière culturelle.Avouant que la FTQ avait toujours été, dans le passé, absente des débats sur la culture, M.Daoust a déclaré que cette carence était « symptomatique » d’un malaise collectif.C’est « l’envie d’appropriation des formes d’expression culturelle » qui manque, au Québec, a-t-il dit.Par ailleurs, l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo ( ADISQ), s’est présentée en commission parlementaire pour demander, notamment, « de libérer les produits culturels de toute taxation, qu’elle soit fédérale, provinciale ou municipale».Au chapitre de la fiscalité, l’A-DISQ revendique que soit mis en place un crédit d’impôt pour soutenir les entreprises culturelles.Elle souhaite aussi que le gouvernement accroisse son aide financière à cette industrie « extrêmement fragile, peut-être plus que jamais ».L’objectif du gouvernement doit être d’assurer la stabilité financière de ces entreprises « afin d’accroître leur compétitivité face à la concurrence des multinationales ».L’Opéra de Montréal, de son côté, a fait valoir qu'il ne faut pas hésiter « à concilier dans la gestion des arts et de la culture une approche économique à une approche culturelle ».Voir page B-2 : FTQ B-2 ¦ Le Devoir, vendredi 18 octobre 1991 UNE POLITIQUE DE LA CULTURE Précisions sur la nature de l’intervention étatique NDLR — Durant la commission parlementaire des affaires culturelles, LE DEVOIR publie chaque jour des extraits des mémoires les plus significatifs qui y sont soumis.Aujourd’hui des extraits des mémoires de la Fédération des travailleurs du Québec (ETQ) et de l'Association du disque et de l’industrie du spectacle québécois (ADISQ).IL CONVIENT maintenant de se demander quel caractère doit revêtir l’intervention étatique.Le gouvernement québécois intervient chichement mais depuis longtemps dans le champ culturel.Cette intervention a fait l’objet d’analyses visant à la co-textualiser et la périodiser.Il en ressort que, centrée du départ sur la préoccupation identitaire, l’intervention québécoise s’est déplacée vers le champ politique par la suite pour se définir finalement comme une intervention de nature sociale.Sans doute pourrait-on parler, plus récemment, d’un accent plus économique.Nous tirons de ce genre d’analyses quelques conclusions.D’une part, l'histoire des interventions du gouvernement québécois illustre le caractère englobant de la culture : il ne faut pas chercher à la cerner en vertu d’une seule logique, politique, économique, esthétique, sociologique .D’autre part, l'intervention gouvernementale est nécessairement au point de rencontre d’une volonté politique, d’une mise en oeuvre de divers moyens, des attentes des milieux culturels et de la population, de même que des ressources et du dynamisme qui sourdent de la société; il s’ensuit que ce qui convient à un moment peut ne pas convenir ultérieurement, et qu’il ne faut pas se figer dans un modèle d’intervention étatique.Ceci nous amène au débat sur le modèle souhaitable d’intervention étatique.Il ne nous apparaît pas très fructueux d'enfermer la discussion dans des catégories figées qui s’appuient sur une vision simplificatrice de la réalité.La définition de types-idéaux est une méthode stimulante pour encadrer une réflexion et déve- lopper une problématique, mais les types-idéaux ne doivent pas servir de carcan, car ils ne reproduisent jamais la réalité.Comme l’ont souligné les auteurs du rapport Samson-Bé-lair, les interventions étatiques en matière culturelle constituent toujours, en pratique, un amalgame, un ensemble original, avec certes des priorités, des accents permettant de les caractériser minimalement, mais ne constituant pas des choix exclusifs et sans appel en faveur de l’un ou l'autre modèle (mécène, architecte ou autre).En effet, la forme d’intervention privilégiée (directe ou indirecte) suscite des impacts économiques et culturels différents selon qu’elle s’inscrit dans un contexte contraignant ou incitatif.Par exemple, l'État-mécène qui, par l’intermédiaire d'un organisme autonome (par exemple, le Conseil des arts), alloue des subventions à l’artiste sur la base de l’excellence, favorise la qualité de l’expression artistique sans toutefois assurer une diffusion, une accessibilité élargie de cette dernière.Par ailleurs, l’État-cataly-seur qui vise la promotion indirecte des activités culturelles par le biais d’incitations fiscales, crée des conditions favorables à l’émergence de diverses sources de financement, essentiellement dans le secteur privé (individus et entreprises).Cette forme d’intervention prévient donc d’un certain dirigisme de l’État, le secteur privé se réservant le choix des activités culturelles qu’il désire stimuler, encourager.Néanmoins, une telle forme d’intervention proscrit toute promotion des activités culturelles dites d'importance nationale.Le Québec, pour sa part, s’est largement inspiré du modèle de l'État-architecte.L'aide étatique se caractérise alors par l’élaboration de lignes directrices et d’objectifs étroitement liés aux besoins des industries culturelles et à des critères sociaux de développement mis en oeuvre par un organisme public, notamment un ministère de la Culture.Ce type d’intervention gouvernementale libère l’expression artistique de son obligation de rentabilité mais peut susciter une certaine dépendance envers les deniers publics et une léthargie au plan de la création.Sur la base de ces considérations, la FTQ déplore la tournure très réductrice des débats autour du modèle d’intervention étatique souhaitable.On a lu des représentations assez caricaturales des interventions fédérale et québécoise passées.Le champ de la culture est si diversifié que ni le Canada ni le Québec n’ont mis en oeuvre des politiques de même nature pour l’ensemble des secteurs culturels.De plus, on néglige le fait que le rapport du gouvernement à la culture est différent selon qu’il s’agit d’un pays sociologiquement — et culturellement — incertain ou d’une société qui cherche à affirmer son identité et à définir les traits de sa spécificité.Enfin, il nous apparaît particulièrement inopportun de louanger les pratiques soi-disant libérales de l’État fédéral en matière culturelle, alors que depuis trente ans ce même État essaie désespérément de développer un sentiment d’appartenance a l’ensemble canadien par des moyens qui dépassent l’intervention culturelle étroite mais qui relèvent aussi de la sphère culturelle ( Loi sur les langues officielles, drapeau et hymne national, rapatriement de la constitution, etc.) Un autre débat relatif au choix du modèle consiste à discuter des effets pervers de l’intervention étatique en matière culturelle.Ici aussi il y a risque de faux débats; on a invoqué le danger de la bureaucratisation, du dirigisme : nous ne sommes pas loin du spectre de l’imposition d'une « culture d’État » ! La FTQ est en faveur d’une intervention étatique dans le domaine de la culture et des arts, mais nous n’avons pas la naïveté de nier d’éventuelles conséquences négatives de telle intervention.Toute intervention, quelle qu'elle soit, quelque secteur qu’elle concerne, entraîne dans son sillage de possibles abus ou dépendances.La protection des enfants peut ouvrir la porte à un contrôle social.La protection des épouses à l’occasion de la rupture du couple peut induire des barrières à l’émancipation de bien des femmes.Ce n’est pas dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions, ce qui n'avance à rien.C’est dire que l'État détient un pouvoir énorme, mais que ce pouvoir a ses limites du fait qu’il s’exerce dans une société démocratique où les droits de dénoncer, de protester, de faire pression électoralement se portent bien.C’est dire aussi que les conséquences de l’inaction peuvent être pires.La FTQ favorise une intervention de l’État, mais espère en même temps que les milieux plus immédiatement concernés ne se départiront jamais d'une nécessaire vigilance.La plus grande leçon que nous tirons, non pas tant du rapport Arpin mais des débats qu’il a suscités, est quant à nous la suivante : la politique culturelle du Québec doit être souple et flexible.Souple pour faire droit à la diversité des secteurs d’activité culturelle, qui tous appellent des problématiques différentes et donc des mesures adaptées à leur situation.Flexible pour faire droit à la dynamique changeante des rapports sociaux entre milieux, des pratiques d’appropriation culturelle, du contexte économique.Les objectifs de la politique culturelle doivent être clairs (à cet égard les objectifs proposés dans le rapport Arpin sont fort acceptables), mais la politique elle-meme doit s’incarner dans des moyens et des structures souples qui permettent les ajustements.L’ADISQ Le ministère des Affaires culturelles dispose déjà d’un partenaire immédiat dans le financement des industries culturelles, la SOGIC.Par ailleurs, le gouvernement du Québec est engagé depuis longtemps dans le financement des industries et des entreprises par l’action du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie (MICT) et de la Société de développement industriel (SDI).Le MAC et la SOGIC doivent profiter au maximum de l’expérience développée au MICT et à la SDI à propos des modalités d’intervention auprès de l’entreprise privée et à propos de l’implication de tous leurs partenaires publics et privés dans leurs efforts pour soutenir le développement des entreprises du Québec.À notre avis c’est un point de départ obligé de l’action du MAC et de la SOGIC en matière de financement des industries culturelles.La mise en place d’une législation assurant l’exercice du droit de propriété sur les oeuvres et sur les produits est la première modalité pour favoriser un financement adéquat de l’industrie du disque.Il est capital que le Canada se joigne le plus rapidement possible aux pays qui accordent des droits voisins aux interprètes et aux producteurs pour l’exécution publique des enregistrements sonores (en particulier à la radio), le droit d’autorisation dans le cas de la location des enregistrements et, finalement, des royautés à tous les intervenants concernés pour compenser le phénomène croissant de la copie privée.Le gouvernement québécois doit rapidement faire pression publiquement sur le gouvernement fédéral pour que ce dernier adopte enfin cette législation essentielle.La deuxième modalité de financement à privilégier réside dans la fiscalité.Il faut d’abord libérer les: produits culturels de toute taxation, qu’elle soit fédérale, provinciale ou municipale.Nous avons déjà discuté de l’impact négatif des anciennes et nouvelles taxes sur l’accès des citoyens au spectacle.Le même raisonnement vaut pour tous les produits culturels.De plus, cette modalité a aussi l’avantage d’améliorer la marge de manoeuvre des entreprises du Québec dans la fixation des prix de leurs produits dans un contexte où les entreprises multinationales détiennent actuellement un très grand contrôle sur les politiques de prix en vigueur sur le marché québécois des produits culturels.Au chapitre de la fiscalité, un deu xième volet doit être mis en place pour soutenir les entreprises, soit le crédit d’impôt.Les programmes de crédit d'impôt sont une modalité d’in tervention de l’État qui respecte la dynamique des entreprises et des marchés.Une troisième modalité d’intervention s’impose pour le financement des industries culturelles : le capital de risque.La « Proposition de politique de la culture et des arts » discute abondamment du rôle de la SOGIC et de l’importance de la disponibilité du capital de risque poulies industries culturelles.Tout au long de notre mémoire, nous avons fait ressortir les multiples besoins d’investissements qui représentent la consoidation des entreprises du Québec face à la concurrence des multinationales.Il ressort clairement qu’il faut absolument intensifier les actions de la SOGIC, notamment auprès des partenaires naturels que sont les institutions financières, privées et publiques du Québec, pour accroître le capital disponible aux industries culturelles.+ FTQ Axée sur la création, l’activité artistique doit atteindre, soutient son mémoire, « une certaine mesure de productivité et de rentabilité ».Le temps est venu, conclut le mémoire, « de réévaluer la façon de gérer les programmes de subventions gouvernementales ».« Ce n’est pas un blâme, mais si vous nous en donniez plus, on pourrait faire plus », a déclaré le president du Conseil d’administration de l’Opéra, M.Roger D.Landry, qui présentait le mémoire de l’institution, hier, en commission parlementaire.« L’épanouissement d’un organisme culturel passe également par la régularité au soutien financier gouvernemental.Pour la Corporation, une garantie triennale de financement s’inscrit dans cet esprit », peut-on lire dans le mémoire.Quand vient le temps d’accorder son aide financière, le gouvernement doit, selon l’institution, favoriser les organismes culturels « qui ont démontré leur souci constant de productivité et de performance ».Décochant une flèche à l’endroit des fonctionnaires du ministère des Affaires culturelles, dont il ne partage pas les choix en matière de subventions, M.Landry s’est demandé ï si c’est une maladie instinctive chez eux, mais ils semblent prendre un malin plaisir à nous retourner dans le trouble ».Selon l’éditeur de La Presse, on devrait plutôt, au gouvernement, « encourager ceux qui réussissent ».L’Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec est venue par ailleurs demander que le gouvernement consolide « le role indispensable des bibliothèques publiques dans le développement culturel de tous les Québécois ».Elle recommande, notamment, que l’État « assume sa responsabilité comme maître d’oeuvre de la planification et de la réalisation d’un véritable réseau des bibliothèques publiques », ce réseau devant être reconnu comme un instrument démocratique « au service de l’éducation et du dévelop- pement culturel de tous les Québécois ».L’association, qui regroupe 131 membres totalisant 1013 municipalités, a tenu à rappeler à la ministre des Affaires culturelles que si « 90 % des Québécois sont desservis par une bibliothèque publique autonome ou par une bibliothèque centrale de prêt, les citoyens de 29 municipalités de plus de 5000 habitants et ceux de 581 municipalités de moins de 5000 habitants n'ont pas encore accès à un service de bibliothèque publique ».Les porte-parole de l’association ont exprime, dans leur mémoire, leur « vive inquiétude » et leur « désaccord, face aux baisses importantes de subventions annuelles du MAC aux bibliothèques publiques ».Les directeurs de bibliothèques ont fait valoir que « le développement culturel du Québec ne pourra s’effectuer et évoluer sans une amélioration marquée et continue du réseau de bibliothèques publiques».L'Association des producteurs de films et de télévision du Québec recommande, quant à elle, « fermement » qu’une politique du cinéma et de la télévision soit confiée à l’Institut québécois du cinéma, dont le mandat serait élargi.L’association refuse, comme on le sait, la volonté de rapatriement de la juridiction culturelle inscrite dans le rapport Arpin, faisant preuve d'une « méfiance instinctive a l’endroit de toute concentration excessive de pouvoirs ».Premier organisme, sauf erreur, à présenter un mémoire unilingue anglais à la commission parlementaire, le Black Theatre Workshop of Montreal s’en est pris à la clause dérogatoire inscrite dans la Constitution canadienne, qui a un effet « discriminatoire et négatif », et devrait être bannie, selon lui.La contribution de la communauté noire montréalaise, aux yeux du groupe, à la vie artistique et culturelle du Québec a toujours été ignorée, « sauf lorsqu’elle est contrôlée par des francophones ‘blancs’.» Le Black Theatre Workshop en donne pour exemple le Festival de jazz de Montréal pour lequel, sou- La revue Relations fête ses 50 ans Jean Chartier LA REVUE Relations publiée par les Jésuites fête ses 50 ans.La rédaction a célébré récemment à la Bibliothèque Nationale du Québec avec ses nombreux collaborateurs, et en présence du fondateur de cette publication engagée qui influa considérablement sur l'évolution du Québec moderne.Relations a vu le jour dans la tourmente pendant la guerre, sous le leadership du père Jean d’Auteuil Richard, qui agissait pour le Centre justice et foi.Ce centre, est-il indiqué en bandeau de la revue, est sous la responsabilité d’un groupe de membres de la Compagnie de Jésus.Aujourd’hui il n’y a plus que 400 Jésuites au Québec et 250 d’entre eux ont plus de 70 ans.La revue garde néanmoins ses affiliations mais c’est plutôt une religieuse d’une congrégation vénérant Saint-Ignace qui la dirige.Le mensuel a commencé sa parution trois siècles après la première Relation des Jésuites sur la Nouvelle-France, la Relation de 1642, année de la fondation de Montréal.C’est le « Supérieur de la Résidence de Kebec », le révérend père Barthélémy Vimont qui fit d’abord rapport au « Provincial de la Compagnie de Jésus en la province de France », le révérend père lean Filteau.Son document s’intitulait « Relation de ce qui s’est passé en la Nile France en l’année 1642 ».Il est en montre à la BN pour quelques semaines.Quelques mois après l’occupation de la France, en janvier 1941, les fon- tient-iL, les gouvernements ont commencé à démontrer de l’intérêt le jour où ce sont des francophones « blancs » qui l’ont pris en charge, alors qu’il avait débuté dans la communauté noire.dateurs de Relations signèrent sa présentation, à vrai dire son programme, dans les termes suivants: « L’École sociale populaire marque aujourd’hui ses trente ans de service en voulant mieux servir.Née de l’inquiétude qui a caractérisé la deuxième décade du siècle, la guerre de 1914 la força après un début intensif, à se concentrer sur une documentation de brochures sociales, incomparable au Canada.Quand vint la crise de 1930, un nouveau directeur, fort de l’encyclique Quadragesimo anno, élabora et réalisa tout un programme d’action qui a contribué, au témoignange de S.Em.le cardinal Pacelli ‘à faire mieux connaître les enseignements de Sa Sainteté (pie X1 ) sur la restauration de l’ordre social’.En 1941, la menace pèse sur l’homme plus largement et plus intimement: les valeurs de notre civilisation et de notre culture sont en jeu ».On voit que la feuille de route de l’École sociale populaire est voisine du projet de l’Imprimerie populaire dans les mêmes années.Relations allait évoluer rapidement.En mars 1948, la revue frappa durement.Le sociologue franco-américain Burton Ledoux identifié à cette École sociale populaire publia un texte retentissant, « La Silicose de Saint-Rémi d’Amherst à l’Ungava ».Encore aujourd’hui, la directrice de la revue, soeur Gisèle Turcot, expose la conjoncture en ces termes: « Dans un dossier virulent, Rela Dons attaqua les pat rons de la No-randa Mines, la famille Timmins, le gouvernement pour son manque de préoccupations sociales et les médecins pour leur irresponsabilité.La contre-attaque vint des trois côtés à la fois.Parce que le journaliste s’était trompé sur quelques points techniques—mais qui ne changeaient rien à l’affaire—Relations fut menacée de poursuites par la Noranda Mines.La direction de Relations ayant refusé de s’excuser, le supérieur provincial des Jésuites signa alors une rétractation et le directeur de Relations, le père Jean d’Auteuil Richard, dut s’exiler à Saint-Boni-face au Manitoba.L’affaire fut reprise par LE DEVOIR, qui finit par la gagner: la mine dut fermer ».On le voit, des liens existaient entre Relationset LE DEVOIR.Bert Ledoux récidiva d’ailleurs l’année suivante sur l’amiante dans le quotidiens, et il provoca en quelque sorte la grève de l’amiante par ses articles à la une.Le célèbre front commun de l’amiante se forma à la suite de ces analyses.En 1951, Relations publia un numéro sur « La loi anti-communiste américaine », en 1956 un bilan de « révolution de la mentalité sociale », par Jacques Cousineau, ainsi qu’un article célèbre sur « La situation économique des Canadiens-Français» par celui-là même à qui Jean Lesage allait confier la création de l’Office de planification et de développement du Québec, Roland Parenteau.En avril 1959, Relations publia « Réflexions sur la grève à Radio-Canada », par Jacques Cousineau, ainsi que les points de vue d’un médecin et d’un salarié sur l’« Assurance-santé, assurance-hospitalisation ».Sous Jean Lesage, en février 1965, Relations prit position sur « Le rapport Parent, analyses et commentaires ».Fernand Dumont allait circonscrire beaucoup plus tard dans La vigile du Québec l’influence de la revue des Jésuites: « En examinant de près la revue Relations des années 1940 à 1960, mes étudiants ont été surpris de la faculté d’assimilation des événements dont elle témoignait: la ‘révolution tranquille’ était là tout entière en projet ».La revue qui publia avant quiconque un texte sur la silicose des mineurs en 1948 eut aussi le courage de publier dès novembre 1970, « Le Qué- bec après le terrorisme d’octobre ».En avril 1972, Relations montra à nouveau son courage avec « CSN-FTQ-CEQ et le gouvernement du: Québec ».Soeur Gisèle Turcot est membre du comité de rédaction depuis 1984.Religieuse à l’Institut Notre-Dame du Bon Conseil, elle fut assistante sociale.« Notre spiritualité est liée à Saint-Ignace, dit-elle, et elle nous mène dans les quartiers populaires ».Elle relève dans la revue que « depuis 1975, Relations publie en moyenne un article par mois sur la situation des femmes ».Sous son leadership, la revue a publié en novembre 19HS, un numéro sur la pauvreté nommé « Un Québec cassé en deux ».Elle a récidivé en mars 1990 avec « llaro sur les politiques sociales », avec une photo de Michael Wilson.En janvier, le thème retenu s'intitulaitL’enjeu de la démocratie: être acteurs ou spectateurs ».Les deux plus récents numéros ont pour sujels:« Les Cégeps rempliront-ils leurs promesses?», et « Intégrer les immigrants ».Dans le pamphlet publié ù l’occasion du cinquantenaire, on relève la problématique suivante en caractère gras: « À l’heure des choix: un fédéralisme moribond et un Québec cassé en deux ».Pour la fêle, de nombreux intellectuels avaient répondu ù l’appel de Relations.Pour une, la sociologue Céline Saint-Pierre nous a men-, tionné le débat mensuel de la revue, comme un exemple de débat ouvert, démocratique, intelligent, non acre monieux sur les enjeux de la gauche dans la société québécoise.La revue des Dominicains, Maintenant, n’a pas survécu, elle, aux années soi» xante-dix.Mais, Relations tient tou» jours le coup, quelque 350 ans après la première analyse de Barthélémy Vimont, en 1642, sur Ville-Marie; On annonce pour 1992: « Jeux et enjeux) de la démocratie au Québec »."Délirant!" m - JOURNAL DE MONTRÉAL Hilarant!" - LE PUBLIC UN FILM DE JEUNET ET CAR0 avêcDOMINIOUE PINON MARIE UURE D0UGNAC JEAN CLAUDE DREYFUS KARIN VIARD RUFUS DAUXLESCE GILLES ADRIEN ics&EOTGxa.e de CARLOS D ALESSlO woomr wCLAUDlE 0SSARD SÆiJu! AMPUS 96.9 FM M à l'affiche en v.f.au LANGELIER, COMPLEXE DESJARDINS, CARREFOUR LAVAL.En v.f.avec s.t.anglais au FAUBOURG "Admirable! " - Le Monde UN FILM DE CLAUDE CHABROL ISABELLE HVPPEBT liAMUsmiuMU CHUSTommutm jus nm LUCAS BUYAUX CHUSJUYC MtXAUOH ilpril ‘MADAME WAIT il GUSTAVE FIAIIM nvpabcllotMKJWClD mxcrmsEHfiiMS PtOXUlOSS .m,m Iha3.hu *» Bff-1 » CZZJCüP Cha«npl*ny â l'affiche aux cinémas DAUPHIN, CARREFOUR LAVAL IFAMOUS PLAYERS INFO-FIL^ 866-Q111 à’Zo " Un enchantement" "Double vie: si belle, si pure." litlTIMtlN cimiwî | a i -louiw Blanchard, U JOURNAL DE MONTRÉAL LEONARDO DE LA FUENTE prêtant» un film de KRZYSZTOF KIESLOWSKI L'AUTEUR DU DÉCALOGUE DO T\ «TV PRIX DE LA CRITIQUE PRIX 0ECUMENI • CANNES 91 VIE V de véronique avec IRENE JACOB et PHILIPPE VOLTER ' scéna’o KRZYSZTOF KIESLOWSKI e> KRZYSZTOF PIESIEWICZ Otedeut de la DhOlOOtdDhe SlAWOMIR IDZIAK musaue ongna e ZIIGNIEW PREISNER une Déduction SIDERAI LE DEVOIR CZZJCOP :0}CfP À L AFFICHE DÈS LE 25 OCTOBRE J LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 18 octobre 1991 NOS CHOIX ARTS VISUELS « Les lauréats en arts visuels » exposent au collège Édouard-Montpetit, 180, rue Gentilly est à Longueuil, des oeuvres sélectionnées dans le cadre du concours mis sur pied par la Société de Développement des Arts et de la Culture de Longueuil (SODAC).En tournant autour du thème de la transition, 22 artistes subvertissent les codes visuels et rendent compte de leurs glissements respectifs.De Denise Dugas à Yves Louis-Seize, en passant par Denis Pellerin ou Louise Paillé, tous contribuent à faire de cette exposition, un événement hors de notre circuit habituel qu’il ne faudrait pas rater.Jusqu’au 27 octobre 1991.O Sue Schnee Dans les grandes huiles sur lin, pastels sur papier, dessins et collections d’objets de Sue Schnee, la nature respire par tous les pores de sa peau.Chaque oeuvre que l’on peut voir au centre Saidye Bronfman, 5170, Chemin de la Côte-Sainte-Cathe-rine, raconte une histoire : un monde fantastique où animaux et personnages nous parlent de la naissance de la terre.Jusqu’au 14 novembre.O — Marie-Michèle Cron CINÉMA Toto le héros Incontournable ! le délicieux Toto le héros, du Belge Jaco Van Dormael.Ce premier long métrage glanait à Cannes la Caméra d’or ainsi que les prix de la jeunesse et du public.Et vraiment, il y a un humour, une poésie et une tendresse proprement extraordinaires dans ce film clips qui jongle avec les couleurs et le rythme en emportant le spectateur sur un air de Trenet.La caméra bondit d’une époque à l’autre au fil des souvenirs d’un vieil homme.Bébé, Toto croit avoir été échangé avec son voisin Alfred qui lui aurait volé sa vie.Retour donc à son premier âge.Le voici enfant aux côtés de son adorable soeur, la petite Alice aux pulsions séductrices et incendiaires dont Toto est amoureux fou et qu’Alfred bien entendu courtise à son nez et à sa barbe.Plus tard, une autre femme croisera leur vie : le duel continue.Aucun temps mort dans ce film jazzé et drôle, mais des images colorées, une robe jaune, l’éclat d’un incendie qui vous accrochent l’oeil.Cette première oeuvre admirablement dirigée (les enfants notamment sont extraordinaires) a séduit sur son passage, rarissime phénomène, tous les publics.Au cinéma Festival (l’ancien Élysée sur la rue Milton).— Odile Tremblay IX THÉÂTRE i/ Inès Péréc et Inat Tendu Dernier week-end, dernières chances de voir un spectacle admirable au Théâtre du Nouveau Monde, la reprise magistrale de Inès Pérée et Inat Tendu, ci-haut, de Réjean Ducharme.Un travail d’équipe formidable : Pintal à la mise en scène, Danièle Lévesque au décor, François Laplante aux costumes, Michel Beaulieu aux lumières, Philippe Ménard à la musique.Faut-il insister ?Faut-il vous dire que vous ratez un grand rendez-vous si vous n’allez pas au TNM ce week-end ?O Inventaires Les dernières, également, d’un spectacle fort réussi.Une pièce d’un auteur français joué pour la première fois à Montréal, Philippe Minyana.Trois femmes dressent leurs inventaires de vie.Avec Sophie Faucher, Diane Lavallée, Suzanne Champagne.Dans une mise en scène de Louise Laprade.À l’Espace Go, rue Clark.— Robert Lévesque MUSIQUE Azimut Zen Une découverte, un inédit : le spectacle musical Azimut Zen inspiré de la musioue orientale: Denis Saint-Germain, flûte a bec, Guy Pelletier, flûte traversière, Robert Lauzon, synthétiseur-échantillon-neur, Julien Grégoire, percussion.Ce soir à 20 h au Collège Jean-Eudes, 3535 bouL Rosemont.Entrée libre.O Chant d’Amérique Le Choeur Mélodium donne le coup d’envoi de la saison musicale de Ville Saint-Laurent samedi à 20 h à la salle Émile-Legault par la présentation du récital Chant d’Amérique.Le choeur est dirigé par Martin Dagenais, avec comme soliste invitée Gail Desmarais et la pianiste Denise Prince.Au programme : des chansons de Aaron Coplan, de Gilles Vigneault ainsi que.des extraits de la Cantate pour une joie de Pierre Mercure.Billets disponibles à la porte le soir même.O Monteverdi Le Studio de musique ancienne dirigé par Christopher Jackson présente un concert consacré entièrement aux madrigaux du Ville livre de Claudio Monteverdi dimanche à 20 h à l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement.— Marie Laurier L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Cinéma cinéma cinéma TROIS FESTIVALS de cinéma sont présentés simultanément au cours des prochains jours : le Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo tout d’abord, qui ouvrait ses portes hier soir avec Highway 61, du réalisateur canadien Bruce McDonald, le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, qui débute le 26 à Rouyn-Noranda, de même que le Festival international du film scientifique, présenté à Québec et à Montréal, du 21 au 27 octobre.Wenders, avec Jusqu’au bout du monde en première nord-américaine, Jarmusch avec Night on earth, Akerman et Godard, figurent parmi les noms les plus importants du festival du nouveau cinéma qui nous promet plusieurs surprises, dont Rolling Stones at the Max, qui nous permettra d’assister à la dernière tournée européenne des Stones.On y entendra 15 de leurs classiques et de leurs récents succès.82 films, dont 15 primeurs, seront par ailleurs présentés au Festival de Rouyn-Noranda, dont Cerro Torre, du cinéaste allemand Werner Herzog.Enfin, la deuxième édition du Festival du film scientifique propose une quarantaine de films de 13 pays, simultanément au Jardin botanique de Montréal et au Musée de la civilisation de Québec.Mick Jagger À QUÉBEC Robert Lepage : l’opium de la technique Il ne reste que deux soirs (ce soir et demain, au Palais Montcalm) pour voir, au plein sens du terme, le dernier et depuis longtemps attendu spectacle-solo de Robert Lepage, qui préfère, c’est bien connu, montrer plutôt que raconter des histoires.« Les aiguilles et l’opium », sa dernière pièce (ou théâtre-vidéoclip, ou ciné-théâtre ou performance- star wars, on ne sait plus quelle étiquette choisir), pousse a la limite sa recherche formelle et visuelle, appuyée par une technique devenue aussi sophistiquée qu’omniprésente.Trop ?Peut-être.Sans tomber dans les querelles stériles entre le fond et la forme, force est d’admettre que Lepage semble fasciné par les acrobaties techniques et les tours de passe-passe, laissant dans l’ombre un texte touffu sur le mal de vivre, apparemment fort intéressant, mais dont on est constamment distrait, tantôt par des hélices, tantôt par un bout de film, un bruit de poulie ou je ne sais quoi.Bref, Lepage se sert-il de la’ technique ou est-il à son service?Grave question.Sauf qu’il y a dans cette création des traits de génie, des flashs, des scènes au pouvoir d’évocation peu commun qui donnent le goût de faire chapeau bas.Dommage que l’auteur, metteur en scène et comédien paraisse de plus en plus à l’étroit dans cette forme d’expression qu’est le théâtre.Du théâtre total et décloisonné passera-t-il au cinéma ?Musée du Québec : Peinture 1820-1850 U ne exposition d’envergure a dé- buté cette semaine au Musée du Québec, où on présente « La peinture au Québec, 1820-1850, nouveaux regards, nouvelles perspectives ».Cette rétrospective est la plus importante jamais effectuée sur celte époque florissante de l’art québécois.On y a regroupé plus de 200 oeuvres réalisées par 70 artistes, dont les Québécois Joseph Légaré, Cornelieus Krieg-hoff, Antoine Plamondon, Théophile Hamel et de nombreux peintres étrangers.— Jocelyne Richer < £!ijgËjB >" i .-.v Anne-Marie Dussault DIMANCHE Aujourd’hui dimanche Anne-Marie Dussault se fait éclectique dans une case-horaire un peu hostile pour qui a connu les belles soirées de Radio-Canada.(Radio-Canada, 11 h) ?Les Beaux Dimanches L’auriez-vous cru ?Gilles Latu-lippe et Suzanne Lapointe, les démons du midi, font du temps supplémentaire et animent le Gala Excellence de La Presse.Des hommages, des fleurs, des remerciements et une tonne de bons sentiments.(Radio-Canada, 20h) ?Broadcast News Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvait bien cacher le sourire du présentateur de nouvelles ?U n début de réponse dans ce film qui dépeint au vitriol le monde de l’information télévisée.Avec William Hurt et Holly Hunter tout à fait crédibles.(TVA, 20 h) ?Broadway Danny Rose Un minable imprésario relance la carrière d’un chanteur de charme kitsch à souhait qui, ingrat, finira par le renvoyer à sa touchante médiocrité.Woody Allen en looser magnifique.(Radio-Canada, 23 h 15) AUJOURD’HUI Anne des mille jours Pour l’amour d’Anne Boleyn (Geneviève Bujold), le roi Henri VIII d’Angleterre (Richard Burton) ne craint pas de se mettre à dos l’église romaine.Un classique du cinéma historique.(TQS, 23 h) ?The Tonight Show Parmi les invités, la grande photographe Annie Lebovitz qui, dernièrement, scandalisa l’Amérique puritaine avec la photo de Demi Moore enceinte jusqu’aux oreilles, paradant sur la page-couverture du magazine Vanity Fair.(NBC, 23h35) ?Dirty Dancing Présenté à une heure ou les gens raisonnables ont plus envie de ronfler que de danser, ce film typiquement américain, mettant en vedette la nouvelle coqueluche de ces dames, Patrick Swaize, se veut sexy, provo- cant.Ciel, ou ai-je mis mon tutu ?(CTV, 2 h 50) ?DEMAIN L’envers de la médaille Fidèle au poste, Denise Bombardier reçoit Michel Pagé, ministre de l’Éducation et Claude Morin qui présente son livre Mes premiers ministres.Autre sujet : les Harlequin sont aussi valables que les grands romans.(Radio-Canada, 18 h 10) ?Vision 5 Première d’un nouveau magazine quotidien d’information, produit par TV5, qui quadrille la francophonie à la recherche d’artistes réputés, de scientifiques émérites et d’entrepreneurs de premier plan.Renaud est de la partie.(TV5, 19 h 35) ?Concert Plus Enregistré lors des FrancoFolies de Montréal, un spectacle de la chanteuse belge Maurane qui sait comment chauffer une salle.Marna Maurane a du coffre, une bonne bouille et un swing plutôt sympa.(MusiquePlus, 21 h) ?The African Queen Révisez vos classiques.Hepburn et Bogart, dirigés par Huston, ce n’est quand même pas la suite de Dynastie.Au Congo, pendant la Première Guerre, un aventurier et la soeur d’un missionnaire se üguent pour détruire une canonnière allemande.À mi-chemin du film d’aventure et du drame psychologique.(CTV, 24 h) ?Le Divan L’une des grandes pointures de la haute couture française, le méridional et romantique Christian Lacroix se raconte à llenrv Chapier.(TV5, 23 h 40) Albert Brooks, Holly Hunter et William Hurt dans Broadcast News.TÉLÉVISION B-4 ¦ Le Devoir, vendredi 18 octobre 1991 LE GUIDE DU WEEK-END CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Little Man Tate 7 h.9 h, sam dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.ven.sam.detn .spect.11 h.Il: S/iouf7h.8h45, sam.dim 1 h, 2 h 45.4 h 30,6 h 15,8 h, 9 h 45111: Freddy's Dead the Final Nlghtmareÿh, sam dim 2 h 50,6h 25.10 h — Suburban Commando 7 h, sam dim 1 h.4 h 35.8 h 10 IV: Fisher King 8 h 45, sam dim.7 h, 9 h 30— La championne 7 h, sam dim.1 h, 2 h 50,4 h 40 BERRI I: (849-3456) — Robe noire 1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30.9 h 30 II: La fin de Freddy, l'ultime cauchemar 1 h 40.3 h 40, 5 h 40, 9 h 40— Des pilotes en l'air 1 h 40, mer pas de représentation III: La championne 1 h 30, 3 h 30.5 h 30, 7 h 30— Des pilotes en Fair's h 40IV: L’assassin Jouait du trombone 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30.9 h 40 V: Nelllgan 3 h 15, 5 h 30.7 h 45.9 h 45.jeu 3 h 15.5 h 30.9 h 45— Des pilotes en Fain h 15 BONAVENTURE I: (849-3456) - Late for Dinner! h 15,9 h 15 II: Suburban Commando 7 h.9 h.BROSSARD I: (849-3456) — L’assassin louait du trombone 7 h 10.9 h 25.sam dim 2 h.4 h 30.7 h 10.9 h 25 II: Rose passion 7 h.9 h 20, sam dim 2 h, 4 h 25,7 h.9 h 20 III: Robe noire! h 15.9 h 30, sam.dim.2 h 15,4 h 45.7 h 15.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Madame Bovaryi h.sam dim 2 h.5 h.8 h 2: Rose passion! h 20, 9 h 30, sam dim 12 h 45, 3 h, 5 h 10,7 h 20, 9 h 30 3: La championne 7 h 15, sam dim 1 h 15,3 h 15.5 h 15,7 h 15— Danger public 9 h 204: La tin de Freddy, l'ultime cauchemar 7 h.9 h.sam.dim.1 h 05, 3 h.5 h, 7 h.9 h 5: Delicatessen 7 h 20.9 h 20, sam.dim 1 h 10.3 h 10, 5 h 10.7 h 20, 9 h 20 6: L 'assassin louait du trombone 7 h 20.9 h 25.sam.dim 1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 20,9 h 25 CENTRE EATON 1: Mil— Shattered 12 h 10, 2 h 15.4 h 30.6 h 45.9 h 2: Deceived 12 h 05,2 h 20, 4 h 40.7 h.9 h 20 — 3: 101 Dalmatians sam dim lun 12 h 25— Journey of Hope 12 h 10,2 h 20.4 h 45.7 h, 9 h 20, sam, dim.2 h 20, 4 h 45.7 h, 9 h 20— 4: Trompée 12 h 15.2 h 30.4 h 50.7 h 10 9 h 30 5: The Doctor i h, 3 h 40.6 h 20,9 h 10 6: Man In the Moon 12 h 20.2 h 35.4 h 40 6 h 55 9 h 15 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mtl (849-3456)— Little Man Tatel h, 3 h 10.5 h 15, 7 h 25.9 h 35 2: Barton Flnkl h 30, 4 h 15,7 h, 9 h 30 3: Rambling Rose 1 h 45.4 h 30.7 h, 9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)- Salle 1 Toto le héros tous les soirs 7 h 30, 9 h 30, dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30- Salle 2 Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal du 21 au 27 oct.CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Shattered! h 30.9 h 30, sam dim 1 h 30,3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Robin des Bols 9 h -Genial mes parents divorcent! h.sam dim 1 h 10, 3 h 10, 5 h 05,7 h, ven sam dern.spect 11 h 30 2: Terminator 2! h.9 h 30, sam.dim.3 h 15.7 h.9h 30 ven sam dern spect 11 h 50— 707 dal-matlens 1 h 15.5 h 20 3: Le roi pécheur! h.9 h 45, sam dim 1 h.3 h 45.7 h, 9 h 45— 4: Troubles 7 h, 9 h 15, sam dim 1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h 15 ven.sam.dern spect 11 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-laurent.Mtl (843-6001 ) — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (U au 27 oct ) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- ven Europa, Europa 2 h.7 h — Henry and June 4 h 30.9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 24 h — sam Fellini's Casanova 1 h 15 6 h 30— Boyz'n the Hood 4 h 15.9 h 45— Wild at Heart 24 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— The Super! h 15, 9h 15.sam, dim.1 h 15, 3h 15,5 h 15, 7h 15,9h 15 2: Shout! h 10,9 h 10, sam dim 1 h 10, 3 h 10,5 h 10,7 h 10, 9 h 10— 3: Suburban Commando 7 h, 9 h, sam dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h 4: Black Robe 7 h 20 9 h 30, sam dim.12 h 50,3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 5: Little Man Tate 7 h 15, 9 h 25, sam dim.12 h 45.2 h 55.5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 6: Late lor Dinner 9 h 20, sam dim 4 h 20,9 h 20— Rambling Rose 7 h, sam dim 2 h, 7 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (U au 27 oct ) CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) — Frankie and Johnny! h 10,9 h 40, sam dim 1 h.4 h, 7 h 10,9h 40 2: Fisher Klngih 20,9 h 10, sam dim.12 h 30,3 h 20,6 h 20,9 h 10 CINÉPLEX I: (8483456) - Double Impact 1 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 202: Late tor Dinner I h.3 h, 5 h, 7 h.9 h lli: Le silence des agneaux 1 h 15.4 h, 7 h 05.9 h 25 IV: Jacquot de Nantes 1 h 30,4 h.7 h 05,9 h 30 V: The Super 1 h 10, 3 h 10.5 h 10, 7 h 10,9 h 10 VI: Shout 1 h 10,5 h 10,9 h 10-L'entant miroir3 h 10, 7 h 10 VII: Barton Flnk 1 h.4 h, 7 h, 9 h 25 VIII: Robin des Bols, prince des voleurs 12 h 50.3 h 40,6 h 30, 9 h 20 IX: Il danse avec les loups 1 h 30.5 h, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)— Rose passion 2 h 15,4 h 45, 7 h 10,9 h 3011: Delicatessen 1 h, 3 h 05, 5 h 15.7 h 30.9 h 45 III: Medlterranéo 1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 15,9 h 20 IV: Les géants de la pub 1 h 30, 3 h 25,5 h 25.7 h 20.9 h 10 • COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mtl (283-8229)— ven Cinq siècles après 19 h — sam dim Pour l'amour du stress 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (8483878)- ven A.K.19 h - Ran 20 h 30 — sam L'étranger 19 h — The Innocent 21 h — dim Un dimanche à la campagne 19 h — Round Midnight 21 h CRÉMAZIE: (849-3456) - Dans la soirée 7 h.9 h 05, dim 2 h 15,4 h 30, 7 h, 9 h 05 DAUPHIN I: (849-3456) - Madame Bovaryc 6 h 15.9 h 15, sam 2 h, 6 h 15,9 h 15.dim 12 h 15,3 h 15.6 h 15.9 h 15 11: 37.2 le matin 8 h.sam 2 h.8 h.dim 1 h 15.5 h, 8 h 30 CINEMA DÉCARIE 1: (849-3458) - Late lor Dinner! h 15, 9 h 15, sam dim.2 h, 7 h 15, 9 h 15 2: The Commitments 7 h, 9 h 20 sam dim 2 h, 7 h.9 h 20 DORVAL I: (631-8586) — Fisher King 6 h 30.9 h 20, sam dim 12 h 45, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 20 II: Reach lor the Sky sam dim 2 h 45— Paradise 7 h 10,9 h 30, sam.dim.12h30.4h5Q.7h10.9h 30— III: Other People’s Money 7 h, 9 h 15, sam.dim 12 h 30, 2 h 40,4 h 50, 7 h, 9 h 15IV: 101 dalmatlans sam dim 1 h — Ernest Scared Stupid! h, 9h sam.dim.3h, 5h, 7h, 9h, DU PARC 1 : (844-9470)— Frankie and Johnny 6 h 40,9 h 05, sam dim.1 h 15,4 h.6 h 40.9 h 05 2: Other People's Money 7 h.9 h 10 sam dim.12 h 45.2 h 50.4 h 55.7 h, 9 h 10 3: Fisher King 6 h 20.9 h sam.dim 1 h, 3 h 40,6 h 20,9 h DU PLATEAU 1: (521-7870)- Trompée1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— 2: A propos d'Henri 1 h 20,3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 20 FAIRVIEW I: (697-8095) - Shattered 7 h, 9 h 15, sam.dim.12h 35.2 h 45.4 h 55.7 h, 9 h 15— II: Deceived 7 h 10.9 h 25, sam.dim.12 h 30, 2 h 50, 5 h, 7 h 10,9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Black Robot h.3h05.5h 10, 7h 20,9h 30 2: Homicide 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 15 3: The Commitments 1 h 15.4 h.7 h, 9 h 20 4: Delicatessen 1 h.3 h.5 h, 7 h.9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— Le Festival International du nouveau cinéma et texte el m en s 'Robert Gravel, du 8 oct au 9 nov, mar au sam à 20h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 est Ste-Catherine.Montréal (253-8974)— Le Théâtre La Rallonge présente • La contrebasse ¦ de Patrick Suskind, m en s Pierre Moreau, du 26 sept au 26 oct.à 20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (5282246)— « Ne blâmez ïamais les bédoins » opéra de chambre d'Alain Thibault, livret de René-Daniel Dubois, m en s.Joseph St-Ge-lais, avec Pauline Vaillancourt, du 19 sept au 19 oct.mar au sam.â 20h 30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul de l'Avenir, Laval (522-1245)— < Le valseur » de Norman Ba-rasch, adaptation Michel Forget, m en s Monique Duceppe, du 17 au 20 oct et du 24 au 27 oct à 20h.SALLE ANDRÉ-PAGÉ: 360 est Laurier, Montréal— Les finissants de l'École nationale de théâtre présentent • La fin de l'été > m.en s.Yves Desgagnés.du 15 au 18 oct à 20h., le 19 oct.à 13h.et 20h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis.Montréal (282-3900)— • La trilogie des Brassard > de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, du 27 sept, au 31 ocl., mar.au jeu.à 20h, ven.sam.à 19h„ dim à 15h THÉÂTRE CENTAÙR:453St-François-Xavier, Montréal (2883161)— > A Shayna Maidel • de Barbara Lebow, m.en s Frank Wiltow, du 3 au 27 oct., mar au sam.â 20h , dim.à 19h, matinées les sam.à 14h.et les mer.à 13h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— ¦ Ils étaient lous mes fils • de Arthur Miller, m en s Serge Denoncourl, du 11 sept au 19 oct.mar.au ven à 20b., sam.â 16h 30 et 21h.• THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— • Êléphantissimo » texte et m en s Benoit Dubois, conception de marionnettes Vladimir Ageev, à compter du 13 juillet, les sam et dim.â 15h„ ouvert les jours de semaine pour les groupes qui réservent THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Inès Pérée et Inat Tendu » de Réjean Ducharme, m.en s.Lorraine Pintal, du 24 sept, au 19oct., mar.au ven.à 20h., sam.16h et 21h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Lettres d'amour.de A R Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m.en s Michèle Magny, du 1er oct.au 3 nov., mar au ven.â 20h„ sam 16h et 21h% dim.15h THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 de Gentilly, Longueull (670-1616)— Le Théâtre Parminou présente ¦ La vie à l'an vert » le 20 ocl.à 14h LE TRITORIUM: coin Ontario et St-Denis.Montréal— Méchants Boris présente • Les aventures de Stemhop » texte de Jean Gaudreau, Chantal Bes-setle et Yves Michaud, m en s.Jean Gaudreau, du 4 au 20 oct à20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec— « Le faucon » de Marie La-berge, m en s Gill Champagne, du 29 oct au 23 nov., mar.au sam.à 20b.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente < À toi pour toujours, ta Marie-Lou • du 13 nov au 1er déc VARIETES AGORA DE LA DAN$E: 840 Cherrier.Montréal-Tangente présente Sylvie Laliberté dans son spectacle-performance < Et lui on l'appelait Bill > du 17 au 20 oct à 20h 30 LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal— Caroline Harvey en spectacle, les 18-19 oct.et les 24-2626 oct BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 Sl-Hubert, Montreal (842-2808)— Voyance et chansons avec Aviva Karen à 20h — Linda Lemay en spectacle â 22h , les 1819 ocl BOlTE A CHANSON LE PIERROT: 114 est St- Paul.Montréal— Michel Durocher et Gilbert Lauzon, les 1819 ocl à 20h — Les Deux Pierrots Le groupe L'Une et Alex Sohier, les 1819 oct, à20h.BOZO BISTRO BAR: 6121 Morin, Val-Morin (818 322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gingras, dû mer au sam — Richard Joe Leroux, les dim et lun LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques.Mont réal (5287525)— Renée Claude présente J'ai rendez-vous avec vous, en commémoration avec le 10e anniversaire de la mort de Georges Brassens, les 18 19 oct à 20h 30— Maude Robitaille, le 20 oct.a 20b 30 CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (7361 259)— Au Petit Campus: Jean-Pierre Bé-rubé, hommage à Jean Ferrai, le 19 oct à 21h COMPLEXE DESJARDINS:'Montréal— La Se maine Desjardins: L'Europe: les danseurs de Jean Grand-Maitre, pianiste Éric Trudel, soprano Hélène Ouellette, oeuvres de Mozart, Strauss, le 18 ocl, â 12h.15— Fête inter-culturelle, samedi national de 12h à 16h — Spectacle de clôture: L'Afrique et tes Antilles: Jil El Ghiwane, Tarn Tarn Danse, Le Tropical Rock Band, artiste invité: Robert Charlebois, le 19 oct à 20h LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Sylvie Paquette, auteure-compositeure-in-terprète, les 1819 oct — Tous les lundis soirs.Didier Dumoutier, accordéon-chansons-musette SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— Les Feux de la danse Banque Royale, Ballet national de Hongrie.Le songe d'une nuit d'été, les 181820 oct â 20h — L'Art du Mouvement: Banque Royale, Ballet national de Hongrie, le 19 ocl à 12h THÉÂTRE L'OLYMPIA: 1004 est Ste-Catherine Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Trésors de l'Espagne, avec Robert Jean, du 14 au 20 oct., lun.au mer.â 20h , jeu 19h , ven sam.19h et 21 h 30, dim 13h 30 et 16h A SURVEILLER Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à Anjou, les Galeries d'Anjou, 7989, boul.Les Galeries d’Anjou, de M h 30 à 20 h 30; à Rosemère, Kxternat Sacré-Coeur, 330 Montée-Lesage, de 14 h 30 à 20 h 30, et à Ste-J ulie, Centre communautaire des Chevaliers de Colomb, 550, boul.St-,Joseph, de 14 h ,30 à 20 h 30.¦ Le Centre maghrébin de recherche et d’information (CMR1) vous invite à une conférence intitulée : « Faut-il lier l’aide internationale au respect des droits humains ?», animée par le Dr.Sadok Chaa-bane, premier conseiller du Président de la république tunisienne en matière des droits humains, le lundi 21 octobre de 14 h à 17 h, à l'UQAM, Nouveau Pavillon, salle 110, 315 rue Ste-Catherine est (métro Berri).Entrée libre.Réserv.: 487-7560.¦ Samedi 19 octobre à 14 h, la Maison de prière Kmmaüs vous invite à venir découvrir l'Orient chrétien avec M.Evthy-mios Katsikassur le thème : » L'Église orthodoxe en Grèce aujourd’hui », au 2600 ave.Desjardins à Montréal.Rens.: 255-4773.¦ L'équipe Seréna Rive-Sud offre une session de formation sur les méthodes d’auto-observation des signes de fertilité, le lundi 21 octobre, à la Maison de l’éducation des adultes, 25 Chemin Chambly.Inscr : 653-6545.¦ Aujourd’hui à 14 h, le Département d’histoire de l’art de l'Université de Montréal vous convie à une conférence que donnera Alfredo Jaar, intitulée : « Prochain épisode.-.», à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290 Côte-des-Nei-ges.343-6184.¦ Samedi 18 octobre à 9 h 30 a.m., l’Association des hypoglycémiques du Québec donnera un cours intensif sur l’hypoglycémie, au 5109 rue St-llubert à Montréal.Réserv.: 273 3662.¦ Le Carrefour l’Étoile vous invite à une journée « portes ouvertes », le samedi 19 octobre de 13 h à 18 h, au 1026 Henri Bou rassa est à Montréal Réserv.: 389 9044 ¦ Les lundis 21, 28 octobre et 4 novembre, de 19 h 30 à 21 h 30, les docteurs Serge Bé-lisle.Louise Charbonneau et Nicole Mar ctl-G ration prononceront, dans le cadre des Belles Soirées de l’Université de Montréal, une série de conférences intitulée : «Contraception ! », au Pavillon principal, 2900, boul.Édouard-Montpetit, Entrée VA.Rens.: 343 6090.¦ L’Ordre de la Rose-Croix AMORC vous invite à une conférence audiovisuelle intitulée : « La Rose-Croix dans le monde moderne », le mardi 22 octobre à 19 h 30.au 4350 rue St-Denis à Montréal.Entrée libre.282-0349.¦ Le Centre de la montagne offre la « Randonnée des trois sommets », le dimanche 20 octobre.Le départ se fera à 10 h dans le parc du Mont-Royal, au monument Georges-Étienne Cartier.Et c’est gratuit.844-4928.¦ Le Collège Montmorency, 475, boul.de l’Avenir à Laval, vous invite à deux causeries sur le thème ; .< La psychothérapie : pourquoi ?pour qui ?comment ?» et « Le symbolisme des nombres» Rens.: 667-8821, poste 441.¦ Les 18 et 19 octobre, Colloque sur l'intégration scolaire, au Pavillon Judith-Jasmin, Salle Marie Gérin-Latoie (J-M400).Rens.: Jo-Ann Lauzon au 381-2307.¦ Le Centre d'étude Saint Germain vous convie à son groupe d’étude, animé par Françoise Lapchuk, ce soir à 19 h 30.Le thème sera : « La Flamme Violette — La transmutation du karma », à l’UQAM, Pavillon Hubert Aquin, 1255 rue St-Denis, local 1930.Rens.; 274-4346 .¦ Ce soir à 19 h 30, conférence sur les lois du bonheur dans le but de faire connaître l'oeuvre « Dans la lumière de la vérité », Message du Graal, au Centre communautaire.4501 rue Rannantvne à Verdun.687-4779.¦ Ce soir à 19 h 30, le Comité chômage sud-ouest de Montréal organise une grande fête populaire dans le cadre du lancement de la version ;- tit guide f/e survie des chômeuses el des chômeurs, au Walter Club.1676 rue Ontario est.933-3553 ¦ Colloque sur la formation des maîtres et la réalité du milieu : écart et rapprochement, le samedi 19 octobre, à l'UQAM, Pavillon Lafontaine (local I, 1436), 1301 rue Sherbrooke est.987-3841.Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR La télévision du vendredi Noir on un «*iin d’ooil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges Hockey / Canadien rs Sabres Le Téléioumal g Le Polnl/météo/sport Studio libre Cinéma WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls Princesses Brooklyn g Bridge Palace Guard g News Dark Justice rêV WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! Wheel of Fortune Matlock g Reasonable Doubts g News The Tonight Show CBMT(CBC) «î» Montréal ro ET11 Newswatch CBC Newsmagazine Max g Glick The Golden Girls g Empty g Nesf Street Legal g The National g The Journal News Good Rockin' Tonite Le TVA ?éd.18hres Jeopardy 9-1-1.Cinéma : Prisonniers de la justice —Am.89 Avec Burt Reynolds et Dana Kaminski Ad Llb Le TVA g réseau Les g sports Des mots pour le dire «b er > TV5 (Télé «v Francophones Puise Ç Entertainment Tonight Tarzan g Family g Matters Pacific g Station Palace Guard g News g The Arsenio Hall Show Des chiffres et des lettres L’Euromag (18M5) Le journal deFR3 De boit et d’ardoise Destination le monde Dites-mo! Autant savoir Continents francophone Journal de A2 f5T^ CIVM fR.-Q.) U-IJ Montréal Passe- Partout Téléservice Tandem g Droit de parole g Avec un grand A : g Francine et Julien Parler pour parler g Téléservice m S?"' Musique vidéo Fax : L’Infoplus Le décompte Coca-Cola Combat des clips : VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle Musique vidéo Vidéodanse fôôj WVNY(ABC) Burlington News g Star Trek: The Next Generation Family g Matters WKRP In g Cincinnati Perfect g Strangers Baby g Talk 20/20 g News g Nightline Commercial Programs SB K 19h / Muchwest Fax Coca-Cola Countdown Combat des clips C^lcJiard Vidéocllps fôôj VERMONT îjWJ ETV(PBS) The MacNeH-Lehrer Newshour g Nightly Business.Vermont this week Washington weeklng Walig StreetWeek Great Performances : The Mikado Cinéma : Make Mine Mink —G.-B.60 Avec Terry-Thomas et Athene Seyler rôjfi 4-SAIS0NS '«J Montréal La roue chanceuse Coup de touore Urgences Cinéma : Le feu de la danse -Am.83 Avec Jennifer Beals et Michael Nouri Le Grand Journal Sports pus Cinéma : Anne des milles /ours Avec Richard Burton et G.Bujold fs7i WCFE (PBS) 15h/Chlkfren Programs The Nightly Business The MacNeil-Lehrer Newshour g Mystery! g Wang Street.Hollywood : The Golden Years Please Stand By Alio 1 Alio 1 Student films from Concordia Mother and Son A+:./^ Le Devoir, vendredi 18 octobre 1991 ¦ B-5 RESTAURANTS/chronique VINS/chronique Un zeste d’agrume ou de parfum J,A DERNIERE mode en sol parisien, me rapporte-t-on, tient aux parfums.On ne parle plus d’infusions après le repas, et encore moins de « tisanes » (réservées aux faibles de constitution), mais de « parfums », choisis, mélangés scientifiquement et infusés sous vos yeux tels des potpourris à l'anglaise tirés de bocaux odoriférants aux effluves de rose, de jasmin, de tilleul, d’églantier, de queues de cerises et de toutes ces plantes dont la nature nous fait cadeau tant pour nous soigner que pour nous séduire l’odorat.L’aromathérapie ne date pas d'hier et plusieurs chefs pratiquent cet art ancien sans se douter des effets lénifiants de leurs créations.Certaines cuisines se prêtent mieux que d’autres, il est vrai, au travail (les parfums et des arômes volatils.• Mais qui a lu le best-seller de Patrick Susking (Le l’urfum), connaît l’intransigeance d’un nez averti, organe fabuleux nous permettant même de goûter en « rétroactivité » si je puis dire ! Quoi qu’il en soit, la cuisine eurasienne a des pouvoirs infinis sur mes glandes salivaires et le Citronlime n’échappe pas à cette règle.La cuisine de Carlos Mejira allie le meilleur de deux mondes, le mystère oriental à la technique européenne, les épices au fumet, la richesse mystique aux mesures pondérales.Une fois les bases jetées, lés détails prennent toute leur importance et agissent sur le subconscient gourmand.Le potage aux champignons shitakee et aux oignons caramélisés, dense, automnal à souhait, garni de petites pâtes Won Ton frites, laisse échapper des arômes de sous-bois, de saké et de Mirin (vin de cuisson sucré).( >n y plonge la cueillère avec bonheur.Autre entrée de la carte, les raviolis en fleur sont servis tièdes en guise de dim sum.Ces pâles, farcies à la viande de porc parfumée à la sauce aux huîtres et à l’huile de sésame, nagent dans un mélange de sauce soja et de vinaigre de riz.Klles n’ont d’égale que le concombre en julienne qui les accompagnent et rafraîchissent le palais au passage.Humeur d’Orient, ces bouchées au Le serveur Daniel Bérard au restaurant Citronlime.nombre de quatre se partagent facilement et n’alourdissent pas l'estomac.La table d'hôte nous met en train de bienheureuse façon avec ces crevettes en papillon au sabayon à l’orange.Mousseux, acidulé mais parfumé comme un jus d’orange au réveil, ce sabayon encore tiède à l’anis étoilé et teinté par le curcuma est décoré de laitue ciselée pour faire contraste.Autre plat bourré de mérites, celle sébaste à la crème de poivrons et au gingembre, garnie de poireaux et de riz basmati au parfum de noisettes.Le poisson blanc, bien humide au centre, est au mieux dans cette association de légumes d’automne au sommet de leurs couleurs et de leur forme.Quant au veau braisé à l’indonésienne, on pourrait le reconnaître les yeux fermés tant les épices (une vingtaine) annoncent et précèdent le plat.Lait de coco, gingembre, cardamome, citronnelle, cannelle, échalotes, tomates, font l’essentiel de cette « blanquette » aux yeux bridés mettant en vedette de petits cubes de veau tendre (élevé sous la mère, à la noirceur, nourri au lait et à la musique classique, comme dirait mon boucher ! ) Du riz.au clou de girofle et à la cardamome accompagne de façon éloquente ce plat inspirant.Le pain dans cette corbeille a reçu autant d’attention qu’il le mérite.Celle baguette à la mie dense, savoureuse et farineuse porte à l'excès.La carte des vins offre toutes sortes de bonnes bouteilles au rapport qualité-prix intéressant.Le Sauvignon blanc Los Vascos liltlü (21,50 $) est un mariage euro-chilien réussi sous l’égide des «Rothschild.Vous resterait-il une dent à assouvir que la vue des desserts y serait pour quelque chose ! Finale non négligée, le gâteau portant le nom de la maison réunit une mousse aux fruits de la passion bien parfumée et une génoise sur coulis de bleuets acidulés.On n’abuse pas de la gélatine dans ce dessert sans remord.La torte au chocolat abuse de tout, quant à elle, mais c’est pour PHOTO JACQUES GRENIER le bon motif.Chocolat, beurre et oeufs se donnent la réplique sur cette crème anglaise au café et au brandy.L’extérieur brûlé de ce gâteau compact et riche par essence accusait un excès de cuisson.C’est ça de moins sur le bedon.Kt comme parfum vous prendrez ?Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 10 $ avant vin, taxes et service.Four : Un excellent petit restaurant eurasien face au Rideau Vert et non loin du nouveau Théâtre d’Ajour-d’hui.De quoi ravir tous les sens et le portefeuille.Les « Fnk Spots » directement des années ’30 comme musique d’ambiance.Contre : Pas de « parfums » élaborés en guise d’infusions.Citronlime 440!) rue Saint-Denis tél.284-3130 Fermé le lundi et les midis ROCK /chronique Programmation étoffée aux FrancoFolies 91 Sylvain Cormier À MOINS que ne s’abatte sur le Quartier Latin des nuées de sauterelles ou que le mont Royal fasse éruption, il est humainement impossible que l’édition 1991 des FrancoFolies de Montréal subisse autant de calamités qu’en décembre dernier.Rappelez-vous, le scénario se lisait comme celui d’un film-catastrophe : grève à la PdA, tempête de neige, blessures, désistements, panne de secteur, etc.Tout ce qui, selon la loi de Murphy, pouvait mal tourner avait effectivement mal tourné.Tout, sauf les entrées et les coups de coeur: envers et contre tout, les Franeofolies 1990 s’étaient soldées positivement, et les souvenirs de spectacles mémorables et de moments uniques nous ont hanté l’année durant.La Pète à.Daniel Lavoie, par exemple, est passée à l’histoire comme le modèle du genre, el les duos Geneviève Paris-Maxime Leforestier et Paul Personne-Richard Séguin ont redéfini des mots aussi galvaudés que complicité et connivence.Alors qu’on aurait pu s’attendre cette année à une programmation récessionnaire, c'est-à-dire prudente el réduite, Messieurs Alain Simard et André Ménard sont allés de l’avant, proposant l'affiche la plus étoffée du volet québécois des FrancoFolies en trois ans d’existence.( )n n’a lésiné ni sur la quantité (une quarantaine d'artistes sont présentés dans les cinq séries majeures, alors qu’une ribambelle d’autres se produiront dans les bistrots et cafes des rues St-llubert et St-Denis), et encore moins sur la qualité (de Juliette Gréco à Mory Kanté.de Francis Cabrel à Pierre Flynn, de Richard Desjardins à Uheb Khaled, de Liane Foly à Émeline Michel, la liste impressionne).De fait, le quitte ou double s’est joué ailleurs : c’est dans les prix d'entrée que l’on a sabré, en espérant que la combinaison gros noms-tarifs raisonnables, liée à l’atmosphère conviviale suscitée par la concentration des activités au coeur du Quartier Latin, suffira à rameuter tes fest ivaliers à pleines salles.Ainsi, neuf spectacles, et pas des moindres, sont offerts au Prix découverte de 12,50$, ce qui constitue une véritable aubaine dans le cas, par exemple, du programme double Breen Leboeuf-Madame.On a fait preuve d’intelligence et de courage: coûte que coûte, le niveau devait être maintenu, voire élevé, pour que le spectateur potentiel se déplace.« La baisse de 50ù dans le domaine du spectacle ne se retrouve pas au niveau du disque, explique Alain Simard.Les gens ont fait ce choix là parce que c’est moins cher.C’est un pari, mais on croit qu'ils veulent voir des spectacles et viendront en voir si on les rend accessibles.» Selon une tradition maintenant bien installée aux FrancoFolies, on a rivilégié les rencontres d’un soir -ne-rater-sous-aucun-prétexte.Quelques-unes me font particulièrement saliver: La fête à .Claude Dubois, qui sera entouré pour l’occasion des Richard Séguin, Véronique Sanson, Kashtin et Martine St-Clair ; les retrouvailles de Clémence Desrochers, André Gagnon et Claude Réveillée, troix des Rozos originaux qui furent, est-il besoin de le rappeler, à l’origine de tout le mouvement chansonnier des années soixante; une soirée piano solo avec Steve Faulkner et Véronique Sanson; une performance de la Bande Magnétik en compagnie de Laurence Jalbert et Jim Corcoran; une apparition de Michel Rivard au second spectacle de Francis Cabrel (qui n’aura pas trop de deux soirs au St-Denis 1 pour satisfaire son vaste contingent de fans québécois, lesquels se sont probablement déjà arrachés les billets en vente depuis hier) ; et ainsi de suite.Que les Michel Fugain, Axel Bauer, Nilda Fernandez, Hubert-Félix Thiéfaine et la très sympatique Pauline Ester soient du nombre des artistes français invités est directement tributaire de leurs passages remarqués aux dernières FrancoFolies de La Rochelle.Le Festival de Jean-Louis Foulquier sert de bassin d’artistes pour celui du tandem Ménard-Simard, el vice-versa, à ceci près que les artistes québécois n’apparaissent jamais en tête d’affiche la-bas, alors qu’ils tiennent le haut et le bas du pavé ici.À réciprocité, réciprocité el demie.Au nombre des artistes québécois programmés dans les divers cafés et salles mentionnons également Carole Laure (dans un nouveau spectacle), Milsou, les French B, DédéTraké, Marie Denise Pelletier, Nelson Mainville, Léandre, les Paparazzi, Mandeville, Bob llarrisson.Dan Bigras, Térez Montcalm, Carl Tremblay, Villeray et Linda Lemay.11 faudra aussi compter avec les groupes français La Strada et L’Affaire Louis Trio, le Suisse Sarcloret et l’hilarant duo belge Sttellla.Je m’en voudrais de ne pas souligner l’ajout d’un volet cinéma aux FrancoFolies, à l’image du Festival de Jazz, qui permettra de visionner quelques films musicaux d’un intérêt évident, dont un Doom sur Paris de 1953 avec Piaf, Trenet, Gréco.D’ailleurs, je suis totalement excité à l’idée d’enfin voir Anna, la super-production télé de 1967 avec Anna Karina et Serge Gainsbourg.Vivement le 29 novembre.* Juliette Gréco /PRIX DWERPRETATION* FEMININE PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE y imctwuiuHHLC ^ Sk PRIX OECUMENIQUE^ CANNES 91 LE devoir Mpmarp !» DISTRIBUTION PfJtYIItS ont le plaisir d'inviter 250 personnes „ - jr±à l'avant-première du film • Le concours débute le 8 octobre pour se terminer le 18 octobre 1991 • Le texte des règlements relatifs à ce concours sont disponibles chez C/FP Distnbution.• La valeur des pnx offerts est de SI 700.00 Envoyez le coupon-réponse à : Concours "LA DOUBLE VIE." a/s C/FP Distribution Inc.8275, me Mayrand, Montréal, Québec H4P 2C8 Nom: Adresse: Ville: Code postal: Tél.: Mercredi le 23 octobre à 19h30 au cinéma Parisien de véronique ^ Un film de Krzysztof Kieslowski avec Irène Jacob Opus One 1988, Barca Velha 1983 Noél JVL4SSE.4U 1 Pierre SEGUIN CEUX qui nous ont lus régulièrement depuis deux ans savent tout le bien que nous pensons du célèbre Opus One, ce vin californien issu de l’initiative commune du baron Philippe de Rothschild et de Robert Mondavi.Les millésimes 1986 et 1987, surtout ce dernier, nous avaient vraiment beaucoup impressionnés.Au dernier, nous n'avions d’ailleurs pas hésité un seul instant à décerner une note de 19 sur 20 tellement il nous semblait remarquable en tous points et mériter les 78 $ que la SAQ en réclamait.11 ne reste malheureusement que très peu d’Opus One 1987 et, à notre connaissance, il est plus facile de le trouver en demi-bouteilles à 41,63$.Les inconditionnels de ee vin peu vent cependant se procurer le millésime 1988.Il vient d’arriver aux maisons des vins où il se vend 83,46 $.Même s’il est inférieur à son prédécesseur dont il n’a ni la concentration ni la complexité, le 88 demeure un très bon vin.RubLs pourpre, il a un nez puissant, comme toujours, domine par des arômes de cassis et de mûre auxquels viennent s’ajouter des notes de menthe chocolatée et de vanille ainsi qu’une légère touche de poivron vert.18/20 Superbe Barca Velha 1983 Si le Barca Velha était fait et commercialisé par Robert Mondavi, il serait connu sur toute la planète et se vendrait probablement beaucoup plus cher que 40,40 $ comme c’est le cas présentement pur le millésime 1983.Ce grand vin rouge sec portugais est produit dans le Ilaut-Douro, la région des grands prtos, et seulement dans les grands millésimes.Sauf erreur, le Québec n’a reçu que les millésimes 196G, 1978 el 1982 jusqu’ici.C’est un très beau vin de garde.Le 1966, payé 12 $ il y a une dizaine d’années, tient encore très bien le coup.Le « jeunot » de 1983 semble bâti dans le même moule.Il est splendide.Sa robe profonde commence à peine à « grenater ».Le nez est très complexe et se développ lentement dans le verre : fruit (cassis sucré, cerise noire mûre), notes vanillées, épicées, végétales (sous-bois, teiTe), de café et de chocolat amer.La bouche est très ample, concentrée et équilibrée à souhait.Les tannins abondants commence à s’assouplir.La finale.est très longue.Même si ce millésime est trois fois et demie plus cher que son prédécesseur de 1966, il constitue un excellent achat et se compare très bien à d’autres vins plus célèbres et beaucoup plus coûteux.Un vin original à connaître absolument, mais qu’on devrait laisser reposer encore trois ou quatre bonnes années.18 + /20 Par ailleurs, la demande pour les vins blancs est tellement forte que les prix de ceux-ci n’ont à peu près plus rien à voir avec la qualité du produit qu’on retrouve dans son verre.On put payer cher et tomber sur un mauvais vin, mais il est très difficile d’en avoir un bon qui ne soit pas cher.Les petits vins blancs intéressants autour de 10 $, il faut pres- que en faire son deuil.Avant d’aller vous acheter un habit noir, nous vous suggérons cependant de goûter les six vins suivants.Ils sont tous disponibles en suceur sales régulières sauf le dernier.Labottière 1990, Cordier, 10,85 $ Produit par l’excellente maison Cordier, ce bordeaux générique prie le nom d’un château du XVllIe siècle appartenant à la famille Cordier.Le vin n’est cependant pas issu des vignobles du domaine.Il n’en est pas moins très bon.Agréablement fruité (poire) et floral au nez, il est rond, net, frais et parfumé en bou Che.Aussi bon que le 1989 et moins cher.15/20 Colombelle I’iaimont 1990, Côte de Gascogne, 8,62$ Question pour le prochaine concours du meilleur sommelier du Québec : quel est le cépage principal des vins blancs des Côtes de Gascogne ?En attendant la réponse, goûtez ce joli vin au nez sucré et frais de pomme et de pire, rond (léger sucre résiduel), frais, parfumé.Surprenant pur le prix.14/20 Orvieto classico Campogrande 1990, Antinori, 11,01$ Si vous êtes « tanné » des saveurs aqueuses et neutres souvent rencontrées dans des vins d’Orvieto, il faut essayer celui-ci.C’est du sérieux.Les arômes sont marqués, francs : pomme verte et noisette en particulier.En bouche, il y a de la matière, une certaine ampleur pour un vin de cette appellation, l’as flamboyant, ni accrocheur, mais surprenamment satisfaisant.15/20 Orvieto classico 1990, Kuffino, 9,73 $ Un autre orvieto qui nous a plu, mais dans un style beaucoup plus charmeur, plus coulant.Très pâle, agréablement parfumé, extrêmement rafraîchissant et fruité (pomme verte, citron bien mûr) en bouche.Facile sans être impersonnel et neutre.14/20 Sichel Novum 1988, Sichel, 9,43 $ Si vous n’aimez plus les petits vins allemands sucrés mais le regrettez un peu, essayez ce Novum de Sichel.Fermenté à sec, donc sans sucre résiduel, on lui a fait subir la fermentation malolactique afin qu’il soit plus souple et plus rond tout en conservant son fruit et une belle fraîcheur.Pas mal du tout.13/20 Chardonnay 1988, Woodbury, 14,34$ L’État de New York produit des vins, surtout blancs, principalement dans les Finger Lakes.Us nous sont à peu près inconnus à moins de passer en acheter sur place.En voici un qui vaut vraiment l’essai.Il est original et surprenant.Le nez est accrocheur avec ses arômes de pomme caramélisée, de vanille et une très subtile touche de miel de trèfle.Sans être opulente, la bouche est généreuse, très harmonieuse, fraîche et élégante.Aux maisons des vins seulement.15/20 RESTAURANTS LE DEVOIR Service de PUBLICITE 842-9645 Le Flambard Cuisine française Une bonne table De bons prix Midi ou soir 5064, rue Papineau Pour réservations : 596-1280 Claude Pastel r- Restaurant • Bar • Traiteur L d* râ* i ?.f| Repas d’affaires & Salons privés 443 rue Saint-Vincent Montréal, H2Y 3A6 875-5067 .’ llllh’l
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