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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-10-26, Collections de BAnQ.

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Champignon r VENEZ RENCONTRER L'llON.JIICJE ANDREE RHEEO LE SAMEDI, 26 OCTOBRE DE 1411 À 1611 I 43X0 ST-DENIS, MTL TEL, (514)844-2587 Vol.LXXX1I — No 248 ?Quelques averses.Max : 16.Détail page B-8.Montréal, samedi 26 octobre 1 991 4 CAHIERS— 1.30 * tps ivQ ¦ 79* Sisyphe aujourd’hui Auteur de la célèbre robe de viande qui faisait scandale le printemps dernier au Musée des beaux-arts du Canada, Jana Sterbak propose actuellement à Montréal Sisyphe II.Marie-Michèle Cron a visité l’exposition et rencontré l’artiste.Page C-l Ben Jelloun, maghrébin de Paris Il y a 20 ans paraissait à Casablanca le premier livre d’un poète engagé, Ta-har Ben Jelloun.En 20 ans, cet inconnu allait devenir l’écrivain maghrébin d’expression française le plus célèbre de la francophonie.Jean Jonassaint présente l’oeuvre, et Jean-Pierre Is-senhuth a lu La remontée des cendres.Cahier D.le cahier du 1 • ameai Les Occidentaux lâchent Mobutu Le Zaïre au bord de la guerre civile d'après AFP et Reuter PARIS — Un mois après l’éclatement de troubles au Zaïre, qui ont provoqué les interventions militaires de la France et de la Belgique pour assurer l’évacuation de leurs ressortissants, la décision semble désormais prise d’abandonner à son sort le président zaïrois Mobutu Sese Seko, resté sourd aux appels répétés des Occidentaux à la démocratisation.La France a ordonné hier cette évacuation en raison du très grand risque de guerre civile dans ce pays, a-t-on déclaré de source française autorisée à Paris.Estimant que le processus démocratique est stoppé par le président Mobutu Sese Seko, Paris a annoncé l’interruption de toute coopération avec Kinshasa et le retrait de ses troupes dès les opérations d’évacuation achevées.Les craintes de la France sont partagées par la Belgique, qui a également demandé à ses ressortissants de quitter dans les plus brefs délais Voir page A-4: IV.obutu La CUM prévoit des hausses de taxes de 8 % Isabelle Paré POUR COMBLER le vide créé par le désengagement de Québec, les villes de la CU M verront leur fardeau doubler en 1992 pour financer le transport en commun et leur contribution aux caisses de la CUM s’accroître de 24%.Cette hausse faramineuse de la quote-part des 29 municipalités au budget 1992 de la CUM — conséquence directe de la réforme Ryan — devrait se refléter d’ici mars prochain sur la plupart des comptes de taxes des contribuables, a déclaré hier le président de la CUM, M.Michel Hamelin, lors de la présentation du budget de la Communauté urbaine de Montréal pour 1992.Impossible toutefois de dire quelle sera l’étendue des dégâts, a commenté M.Hamelin.Car en bout de ligne, chaque municipalité décidera comment et où puiser dans son assiette fiscale pour supporter ce nouveau fardeau.« Les municipalités dévoileront leurs budgets bientôt et les choix seront locaux.Mais la part de la contribution des villes au budget de la CUM oscillant entre 25 et 40 %, tout Voir page A-4: CUM Mulroney n’ira pas à l’ONU Le premier ministre défend la société distincte à Toronto d’après la Presse canadienne OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a ordonné à l’ambassadeur du Canada aux Nations unies de demander au Conseil de sécurité de retirer son nom de la liste des candidatures au poste de secrétaire général, a-t-on appris hier, au bureau du premier ministre.« Il a donné instruction à l’ambassadeur d’effectuer les démarches auprès du Conseil de sécurité en vue de faire retirer son nom », a indiqué un porte-parole du bureau du premier ministre.Selon ce porte-parole, la conversation en question s’est déroulée jeudi soir.Prié de dire si cela signifiait que M.Mulroney n’était pas intéressé par le poste, ou qu’il ne l’accepterait pas si on le lui offrait, le porte-parole n’a pu donner une réponse précise.« Ce que cela signifie clairement, c’est qu’il a dit à l’ambassadeur Yves Fortier de demander au Conseil de retirer son nom.ee que M.Fortier a apparemment fait.Il veut que son nom soit retiré de la liste des candidatures envisagées par le Conseil de sécurité.» Mais cette déclaration diffère jusqu’à un certain point de ce que M.Fortier a déclaré à New York.L’ambassadeur a fait savoir que M.Mulroney avait indiqué qu’il n’accepterait pas le poste, mais que le Canada n’avait aucun contrôle sur le processus de sélection, un commentaire qui n’a guère permis de clarifier les choses.L’ambassadeur soviétique aux Nations unies, M.Yuliy Vorontsov, a pour sa part affirmé à des journalistes de New York que M.Mulroney était toujours en lice.« Son nom est toujours là.Il est un très bon candidat.» Au moins 15 candidatures sont présentement étudiées, qu’il s’agisse de personnes ayant exprimé ouvertement leur intérêt, ou non.On s’attend à ce que le Conseil, qui s’est réuni pendant deux heures pour discuter de cette question, choisisse au cours des prochaines semaines le nom du candidat qu’il recommandera à l’Assemblée générale.Après de longues discussions au cours d’une première réunion informelle dans la matinée hier, le conseil de sécurité a décidé deprocéder à deux nouveaux votes préliminaires.Le premier, à la demande des pays non alignés et africains du conseil, portera seulement sur les cinq nou-Volr page A-4: Mulroney NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE WIM WENDERS PHOTO JACQUES GRENIER Wim Wenders, à son arrivée à Mirabel, hier soir.Le retour du voyageur fatigué Nathalie Petrowski J’ai attendu Wim Wenders jusqu’à la dernière, la toute dernière minute, dans l’ultime retranchement des minutes où l’on croit que les dés sont joués et qu'il ne reste plus qu’une mince, une très mince possibilité qu’un miracle se produise.Je l’ai attendu d’abord assise à mon bureau pendant deux jours en priant pour que le téléphone sonne et qu’à travers la friture des communications me parvienne la voix du cinéaste, planquée dans une salle de montage à Paris où il coupait en catastrophe vingt minutes à son nouveau film Jusqu’au bout du monde qu’il est venu présenter dans sa version intégrale de trois heures à Montréal au Festival du Nouveau cinéma.Je l’ai attendu en vain puisque le téléphone n’a jamais sonné sauf pour me dire que j’avais rendez-vous avec lui hier à sa descente de l’avion à Mirabel.J’ai foncé à Mirabel pour l’attendre à nouveau.Mais les dieux n’étaient décidément pas de mon côté.Pendant que je faisais le pied de grue dans le bar de l’aéroport, Solveig Dommartin, sa compagne dans la vie et la vedette de son film, menaçait de repartir dans le prochain avion si son illustre partenaire accordait la moindre entrevue à qui que ce soit.Qu’à cela ne tienne, me suis-je dit, je n'ai pas fait tout son chemin pour abandonner le combat aussi bêtement.J’ai sauté dans la voiture, foncé à Montréal et attendu à nouveau, dans les locaux du festival où j’ai failli lui parler au téléphone et puis dans le haû du Rialto où il venait présenter le film de son ami Atom Egoyan.Le temps passait, le temps pressait, je me suis dit que c’était mal barré, que c’était foutu.Je ne rencontrerais pas Wim Wenders cette fois-ci.Je serais comme Solveig Dommartin dans le film : une femme condamnée à errer à travers le monde à la recherche d'un homme à qui je ne pourrais jamais parler.Et puis tout à coup il est apparu comme un mirage dans le hall d’entrée, Voir page A-4: Wender» Patriotisme obligatoire ?18 organismes boycottent < les audiences d’un comité des Communes Paul Cauchon UN GROUPE de 18 organismes du monde des communications et du syndicalisme au Québec boycottent les audiences du Comité permanent des communications et de la culture de la Chambre des communes, parce qu’ils estiment que le comité se prête à une tentative « d’inquisition » en voulant vérifier le degré d’appui de ces organismes au fédéralisme.Les signataires d’une lettre ouverte envoyée au président du comité, le député Bud Bird, estiment que le travail du comité est « non seulement contraire à l’éthique mais (va aussi) à l’encontre des droits et libertés de croyance, d’opinion et d'expression inscrits dans la Charte canadienne des droits et libertés».Parmi les signataires de cette lettre on trouve l’Association des radios communautaires du Québec, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale, la CEQ, la CSN, la FTQ, le groupe Évaluation-Médias, la Fédération nationale des Associations de consommateurs, la Fédération professionnelle des journalistes, la Fédération nationale des communications, différents syndicats, dont ceux de Radio-Québec, des journalistes de Radio-Canada et des techniciens de Radio-Canada.Le Comité permanent des communication et de la culture a annoncé le 30 septembre qu’il désirait tenir dans les prochaines semaines des audiences « pour étudier le rôle des communicatons et de la culture dans la création d’une identité canadienne commune et l’augmentation du sentiment d’appartenance des Canadiens à leur pays».Les audiences veulent porter sur les dimensions sociales des communications (avec une analyse du rôle de Radio-Canada, des radiodiffu-seurs privés, de la câblodistribution, etc.), sur les « dénominateurs com-Volr page A-4: Patriotisme Retour à l’heure normale Le temps exceptionnellement doux des derniers jours n’est que mirage et n’arrête en rien les traditions automnales.La nuit prochaine marquera en effet le retour à l’heure normale.Il faudra reculer d’une heure les aiguilles des montres et horloges.Le retour à l’heure normale se fait tous les ans le dernier dimanche d’octobre, à 2 heures du matin.Français et Amérindiens en Amérique du Nord essai, 544 pages, 29,95 S Bruce G.Trigger Les Indiens, la fourrure et les Blancs A,N"nJ liorf al/Seuil Les Indiens, la fourrure et les Blancs ,w“- - -1 Boréal Ÿ Traduit de l'anglais par Georges Khal A-2 M Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 Robert Bourassa «découvre» des difficultés à rapatrier des pouvoirs exclusifs du fédéral Norman Delisle de la Presse Canadienne C AP-AU X-M EULES, îles-de-la-Ma-deleine — Le gouvernement du Québec s’interroge sur la façon de rapatrier de façon exclusive des pouvoirs en provenance du fédéral.« On ne peut pas pratiquer l’absolutisme dans le partage des pouvoirs », a admis hier le premier ministre Robert Bourassa qui rencontrait la presse à l’issue d’un séjour aux îles-de-la- Madeleine.M.Bourassa était invité à commenter une déclaration de la sous-ministre fédérale aux Affaires constitutionnelles, Jocelyne Bourgon, selon qui Ottawa pourra mettre en place de nouveaux programmes même dans les domaines de compétence qu’il prétend vouloir céder aux provinces.« Sur papier, on peut réclamer l’exclusivité des pouvoirs dans un domaine.Mais quand on examine l'application, il peut y avoir des zones grises», a-t-il expliqué.M.Bourassa a cité quelques exemples : ¦ des insulaires des îles-de-la-Made-leine exigent le rallongement des pistes de l'aéroport de Havre-aux-Mai-sons pour favoriser le développement régional et le tourisme.Québec réclame la compétence exclusive en matière de développement régional et de tourisme, mais comment traiter le dossier puisque les aéroports demeurent de compétence fédérale; ¦ comment s’assurer des retombées pour le développement régional des contrats accordés par le ministère de la Défense nationale quand le premier domaine relève des provinces et le second du fédéral; ¦ comment obtenir le contrôle de la formation professionnelle sans exiger en même temps l’entière compétence dans le dossier de la main-d’oeuvre qu’Ottawa veut conserver.M.Bourassa a ajouté : « Il faut, avant de rapatrier des pouvoirs, que ce soit applicable et que cela donne des résultats».Selon le premier ministre, il faudra voir « comment sont rédigés les MAISONS D’ENSEIGNEMENTS DIRIGE PAR LES SOEURS DES SAINTS-NOMS-DE-JESUS-ET-DE-MARIE LE PENSIONNAT DU SAINT-NOM-DE-MARIE 628, chemin de la Côte-Ste-Catherine / 735-5261, poste 35 .If ~ 'T.jfefe UNE PORTE OUVERTE SUR L’EXCELLENCE?m Une longue tradition de qualité dans un cadre rénové, pour filles de 1,e à 5e secondaire EXTERNES ET PENSIONNAIRES \ UNE INVITATION À UNE JOURNÉE PORTES OUVERTES DIMANCHE 3 NOVEMBRE 1991 DE 14 H À 18 H EXAMEN D’ADMISSION 16 NOVEMBRE 1991  8 H 30 DUf#É DE L EXAMEN: 3 HEURES fi MÉTRO EDOUARD-MONTPETIT COLLEGE FRANÇAIS Comme vous le savez, les inscriptions se font de plus en plus tôt dans les collèges privés.Le Collège français ne fait pas exception à la règle.Votre enfant s'apprête à entrer au secondaire?Vous voulez lui garantir une place dans le plus important collège privé au Québec, là où l’encadrement est essentiel, les études prioritaires et où les arts et les sports sont à l'honneur?Choisissez, comme des milliers de parents, le Collège Français.Vous pouvez: 1) soit inscrire votre enfant sur une liste de candidats à L'EXAMEN D’ENTRÉE AU SECONDAIRE 1, le 9 novembre 1991.2) soit vous présenter avec lui, en apportant ses derniers bulletins scolaires.Selon ses résultat, l'inscription peut se faire immédiatement après étude et analyse de son dossier scolaire.sans quoi il devra subir l’examen d’entrée. titre de rappel: • Le Collège Français dispense les programmes du Ministère de l'Éducation au Québec.• Il prépare aux examens officiels du Ministère en secondaire III, IV, V.• Il assure le transport scolaire aussi bien au nord de Montréal (Laval, Basses-Laurentides), que dans la région métropolitaine et la Rive-sud • Il dispose d'un pensionnat pour le primaire à Lon-gueuil et d'un pensionnat pour le secondaire (Sec.I, II, III) à Montréal.• Il développe au maximun les qualités sportives des jeunes dans toutes les disciplines (hockey, tennis, patinage, football.).Une de ses résidences est réservée aux sportifs du Secondaire V et du Collégial.fN.B.Les inscriptions en maternelle, au primaire ainsi qu'aux autres niveaux du secondaire et du collégial ont déjà commencé.Pour les Inscriptions, renseignements et prospectus: 495-2581 Secondaire — Montréal 185, ava.Falrmount O.Montréal Secondaire — Longueull 1340, rue Nobert, Longueull textes juridiques » qui partagent ces pouvoirs avant de se prononcer d’une façon précise.« L’objectif, c’est finalement d’éviter les dédoublements», a-t-il dit.De telles appréhensions de la part du premier ministre sont nouvelles, semble-t-il.Quand le Parti libéral a adopté le rapport Allaire en mars dernier, personne au sein du PLQ ou du gouvernement ne s’était posé de telles questions.Aussi, le rapport Allaire définit très clairement et sans ambiguïté la liste des pouvoirs que chaque niveau de gouvernement doit détenir et celle des pouvoirs partagés.Selon le rapport Allaire, Québec doit détenir la « compétence exclusive » dans 22 secteurs qui sont identifiés, Ottawa dans quatre, et neuf autres secteurs doivent être de compétence conjointe, selon le document libéral.Enfin, concernant le controversé dossier des aménagements hydroélectriques de la G rande rivière de la Baleine et de la contestation des Amérindiens, M.Bourassa a confirmé qu’il pourrait rencontrer les leaders autochtones « si je vois que ça peut être utile », même si l’un d’entre eux, Mathew Coon Come, « a endossé une publicité truffée de faussetés dans le New York 'iïmes».Il a accueilli avec une pointe d’ironie la nouvelle selon laquelle le magazine américain Penthouse publiera dans son numéro de décembre un reportage spécial sur l’aménagement hydro-électrique de la Grande rivière de la Baleine.McKnight poursuit sa croisade PÉKIN (PC) — Le ministre canadien de l’Agriculture Bill McKnight a déclaré avoir évoqué la question des droits de la personne à chacune de ses rencontres avec des dirigeants chinois, cette semaine.Résumant ses échanges avec quatre dirigeants chinois, hier, il a ajouté avoir été encouragé par le commentaire du vice-premier ministre Tian Jiyun, qui lui a dit que la Chine était prête à discuter de la question.Il a précisé avoir parlé des détenus politiques, de « la perception que le système judiciaire manque d’équité », et des Tibétains emprisonnés pour leur croyances religieuses, sans soulever de cas particuliers.Le Toronto Star écrit que M.McKnight a demandé à la Chine de relâcher tous les prisonniers politiques non partisans de la violence.Toujours selon le quotidien anglophone, M.McKnight a proposé la libération des dissidents politiques et religieux — dont le nombre est éva- lué à 100 000 — au moment de son entretien avec le vice-premier ministre Tian Jiyun.Les ministres chinois de l’Agriculture, du Commerce extérieur et le vice-premier ministre Tian Jiyun ont répondu à ses interventions par « différents degrés de défense de leur gouvernement ».Un ministre lui a ainsi déclaré que la Chine « ne disposait peut-être pas de la technologie de contrôle des foules disponible dans le monde occidental », en réponse à des commentaires sur les événements de la place Tien an Men, en 1989, au cours desquels des centaines, peut-être des milliers de personnes ont été tuées dans l’opération de répression du mouvement pro-dé-mocratie par l’armée.Le ministre, qui effectue une mission commerciale, a par ailleurs dit, que ses discussions avaient été productives et avaient porté sur la coo-' ration dans divers domaines reliés l’agriculture.Ottawa refuse de retarder ;! une taxe coûteuse pour les entreprises québécoises Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Tandis que le gouvernement du Québec accorde un répit aux consommateurs en reportant de six mois l’entrée en vigueur de la taxe de vente sur les services, le gouvernement fédéral ferme la porte à tout allègement fiscal pour les entreprises de la province.Comme prévu, le gouvernement fédéral prélèvera, à compter de janvier prochain, une nouvelle taxe sur la masse salariale, qui devrait coûter en trois ans plus de 350 millions $ aux entreprises québécoises.Hier, à la Chambre des communes, le ministre des Finances Don Mazankowski a répété que le gouvernement n’avait pas le choix.« Si nous permettions que ça continue, on se retrouverait bientôt sans une seule taxe fédérale de base », a-t-il affirmé.Introduite au Québec par l’ex-mi-nistre des Finances Jacques Parizeau, la taxe sur la masse salariale a pris avec les années une grande importance.Elle rapporte au Trésor québécois près de 3 milliards $, somme plus élevée que l’impôt des sociétés.Les entreprises québécoises pourront continuer de déduire les sommes perçues sur leur rapport d’impôt provincial, mais pas sur celui du fédéral.« C’est de la folie pure, a soutenu hier M.Paul Martin, député libéral de LaSalle-Émard.Tout ça parce que le gouvernement a des différends avec quelques gouvernements provinciaux.C’est un acte de discrimination aberrant envers les entreprises québécoises qui créent de l’emploi.Pourquoi vouloir les égorger ?» Selon l’opposition libérale, cette taxe fera mal aux compagnies de Montréal, déjà en mauvaise posture.« Elle va entraîner des entreprises vers la faillite; elle va entraîner des.travailleurs vers le chômage.Pour-, quoi le ministre a-t-il accepté cetfe.taxe qui coûtera tellement d’emplois! dans une ville où le taux de chômage, dépasse déjà les 13 % ?Combien d’autres usines Angus avant qu’il ne, comprenne ?», a demandé M.Mar: tin.Le député libéral reprenait en fait une cause défendue cette semaine à Ottawa par le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui a dépêché une délégation de 15 personnes pour rencontrer les caucus du Parti conser-, vateur et du Parti libéral.À sa sortie, des deux rencontres, le président du CPQ, M.Ghislain Dufour, affichait un optimisme certain.Les ministres québécois au cabi^ net, avait-il affirmé, s’étaient montrés particulièrement sensibles à la levée de cette taxe, qualifiée par ailleurs de « régressive » par le milieu des affaires.« On a réussi à faire se commettre les ministres conservateurs.Ce fut presque unanime autour de la table.Le ministre Benoît Bouchard s’est particulièrement montré sensible à la situation », a précisé M.Dufour en entrevue.Seules trois provinces imposent la masse salariale : le Québec, l’Ontario et le Manitoba.Proportionnellement, c’est la taxe québécoise, à 3,75 %, qui est la plus élevée, presque deux fois plus que celle de l’Ontario, ce qui explique que le Québec fournit plus que sa part.Pour le ministre québécois Marcel Danis, « le gouvernement fédéral fait des interventions dans une ville comme Montréal et accorde des subventions de 55 millions! à Pétro-mont.» « En contrepartie, il faut que le gouvernement fédéral ait la possibilité de percevoir les revenus en question.Alors, c’est ce que nous allons faire.Et, avec les revenus que nôùS percevrons, nous allons aider Montréal encore plus ».MESSAGE IMPORTANT DESTINÉ AUX CONSOMMATEURS ET AUX COMMERÇANTS L’entrée en vigueur de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les services et les biens immeubles est reportée au 1er juillet 1992.VOUS ÊTES CONSOMMATEUR.Vous avez peut-être acheté des services qui vous seront fournis en totalité ou en partie après le 31 décembre 1991.Vous avez alors payé la TVQ si l’achat a été fait après le 31 août 1991.Citons, par exemple, l’achat de billets de saison pour le théâtre, le hockey ou le ski, d’un abonnement à un club sportif, ou encore de services de déneigement.Vous avez droit à un remboursement du montant de taxe en raison du report de l’entrée en vigueur de la TVQ sur les services.Le commerçant auprès de qui vous avez fait l’achat de ce service devra vous rembourser le montant de taxe qu’il a perçue.VOUS ÊTES COMMERÇANT.À partir de maintenant, vous ne devez plus percevoir la taxe de vente sur les services vendusauxconsom-mateurs à l’égard desquels l’entrée en vigueur de la TVQ est reportée.Vous devez rembourser la taxe de vente sur les services vendus aux consommateurs après le 31 août 1991 pour être fournis après le 31 décembre 1991.Vous devez conserver une preuve de remboursement.Si vous n’avez pas encore versé le montant de la taxe perçue au ministère du Revenu du Québec, vous pouvez vous servir de ce montant pour rembourser les consommateurs.Si vous avez déjà versé la TVQ au Ministère, vous devez tout de même rembourser les consommateurs et déduire ces montants de votre prochain rapport de paiement de taxe de vente.Si vous n’avez pas à remettre de taxe de vente, vous pouvez alors demander un remboursement au Ministère.Ce message fait suite à la déclaration du ministre des Finances prononcée à l’Assemblée nationale le 24 octobre 1991.Gouvernement du Québec Ministère du Revenu Québec D El ES ES ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ * à Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 ¦ A-3 5000 fonctionnaires dans le colimateur de leur syndicat Sylvain Blanchard CINQ MILLE syndiqués membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada pourraient être suspendus de leur syndicat pour une période variant entre un mois et cinq ans pour être rentrés au travail durant la grève des fonctionnaires fédéraux.Le cas échéant — un « comité d’enquête » en décidera — ils devront quand même continuer de verser leurs cotisations syndicales.Les représentations du syndicat se limiteront alors à la seule défense de leurs droits directement liés à l’application de la convention collective.« Ceux et celles qui ont défié l’ordre de grève durant les onze jours qu’elle a durée écoperont d’une suspension automatique de cinq ans », annonce Joane Hurens, la vice-présidente de l’Alliance.Pour les autres, ça variera, mais je m’attends à ce qu’il y en ait au moins 1000 qui soient suspendus pour deux ans ».À Ottawa — où le plus grand nombre de briseurs de grève a été enregistré — l’opération commence à faire grincer des dents, au point où André Picard, fonctionnaire aux Travaux publics, un employé susceptible d’être visé, s’est empressé hier d'alerter la presse.Les syndiqués suspendus n’auront plus le droit de vote durant les assemblées générales, ni celui d’occuper des fonctions syndicales.Ils ne pourront plus aussi bénéficer des rabais consentis aux 150 000 membres de l’Alliance par les compagnies d’assurance qui assurent leur maison, leur voiture ou leur vie.« Désormais, ils paieront le plein tarif », dit Mme Hurens.Les suspensions signifieront également qu’ils ne pourront plus être Bataille pénale autour d’affiches controversées Clément Trudel LES 13 COMMERÇANTS poursuivis parce que leurs affiches ne sont pas conformes aux dispositions de la Charte de la langue française (loi 101 amendée en 1988 par la loi 178) sauront, le 4 décembre, si les accusations portées contre eux sont maintenues.C’est en effet la date fixée hier par le juge Monique Dubreuil, de la Cour supérieure, pour rendre sa décision sur la requête de la défense qui réclame un « non-lieu ¦> dans cette affaire.Les dates des infractions présumées sont en effet antérieures à la date ultime (22 décembre 1990) fixée par la loi pour rendre ces affiches conformes aux nouvelles dispositions arrêtées par le Québec — après que la Cour suprême eut déclaré les articles sur l’affichage contraires à la Charte des droits et libertés.Québec s’était prévalu de la clause « nonobstant » pour passer outre à ce jugement de la Cour suprême.Le tribunal présidé par Mme Dubreuil doit aussi trancher le 4 décembre si, comme le prétend Me Julius Grey au nom de ses 11 clients, le tout n’a pas à être traité au pénal, si le recours civil est à préférer.La deuxième journée du procès a surtout été consacrée à des rappels de jurisprudence et de doctrine par les représentantes du procureur général et par la défense.Bien que d'accord sur l’architecture de la loi, la défense soutient que les articles invoqués par la Commission de protection de la langue française pour intenter les poursuites ne créent pas d’offense.La poursuite, par Me Céline Cyr, affirme qu’il n’y a pas contradiction entre recours civil et recours pénal dans la loi, qu’il faut lire la Charte de la langue française dans son ensemble plutôt que de vouloir la disséquer, comme le fait Me Grey, en sections créant des devoirs et articles simplement « déclaratoires ».Suivant la teneur des décisions que prendra le juge Dubreuil le 4 décembre, la défense dévoilera alors si, comme elle l’a déjà offert, on procède dans un seul des dossiers, soit celui de M.Henri Shick qui persiste et signe, n’ayant aucunement l'intention de modifier ses enseignes extérieures.ENCAN Les Beaux Objets 1 153, Mont-Royal Es* coin de la Roche MARDI le 29 octobre 1991 19hOO Succession complète Gravures, tableaux anciens, meubles de style et art déco, porcelaines, argenterie, jouets anciens, horloges, armes à feu, timbres, pièce de collection.INFO: 598-0827 viite lundi 28 octobre, de lOh à 21 h.Son itylé ruMimbU à c*lm d Arma duu bum ddJ ojptcu Stm éfproch* comblai pmjjum ci KfbrtfU (NewYatToM) VINS CHILIENS “SANTA RITA" présentent BRAVO ARRAU! BRAVO! U 7 X'.".Réaul pir ROBERTO BRAVO pumac Disciple et protégé d’ARRAU Patronné par l'Ambassade du Chili, la Société culturelle Québec-Chili et le Conseil de chilien du Québec.VENDREDI 15 NOVEMBRE.20H Billets: 9$ 12S 14$ 17$ 19$ et 24$ représentés par leur syndicat devant la CSST ou des comités chargés d’étudier les plaintes reliées à l’attribution de postes.Terminées aussi les représentations syndicales pour dénoncer certains abus de pouvoir, quelques mesures disciplinaires déguisées, ou pour loger des griefs dits de classification.« Un employé qui se sentirait lésé parce qu’il gagne moins que le salaire auquel il croit être en droit de s’attendre pour le poste qu’il occupe devra se débrouiller tout seul», donne en exemple Jean Bergeron, coordonnateur de la grève aux bureaux de Revenu Canada, Boulevard René-Lévesque.En fait, les fonctionnaires qui écoperont d’une suspension seront protégés par leur syndicat uniquement sur des questions relevant directement de l’application de la convention collective.Car en vertu du droit à la représentation, le Code canadien du travail et, jusqu’à un certain point, la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique les y obligent.« Les briseurs de grève pourraient également être défendus par le syndicat sur des dossiers qui ne sont pas nécessairement couverts par la convention, mais seulement, précise Jean Bergeron, si l’affaire risque d’avoir des conséquences graves pour l’employé.Et le mot grave est important Ce sera à la section locale d’en juger».Les 5000 membres du syndicat soupçonnés d’avoir brisé les lignes de piquetage lors de la dernière grève devront se présenter d’ici décembre devant l’un ou l’autre des comités d’enquête mis sur pied par les 1300 sections locales de l’Alliance — la plupart en ont déjà un.Chaque cas sera traité séparément et les déci- sions qui seront prises devront obligatoirement être approuvées par une majorité des deux tiers de l'assemblée générale des syndiqués.Ceux et celles qui réussiront à convaincre les membres des comités d’enquête qu'ils avaient d'« excellentes raisons » de franchir les piquets de grève, « pourraient » écoper d'amendes plutôt que d’une suspension, laisse entendre Joane Hurens.Mais les autres, ceux qui, comme à Saint-Jean-sur-Riehelieu par exemple, contournaient les lignes en traversant en bateau la rivière Richelieu, vont y goûter ! « Ce sera cinq ans de suspension automatique», lance-t-elle.Même chose pour ceux qui ont eu le culot de les franchir en se cachant dans des voitures de militaires, ou qui, comme cela est arrivé ailleurs au pays, ont décidé de le faire en appuyant sur l’accélérateur de leur voiture».Si la décision du comité d’enquête de suspendre le membership d'un syndiqué est approuvée par une majorité des deux tiers de l’assemblée générale, elle prendra aussitôt le chemin d’Ottawa pour être étudiée, fin janvier, par le conseil national d’administration de l’Alliance de la Fonction publique, qui décidera.« Le conseil pourrait renverser une décision d’une section locale, signale Mme Hurens, ou la renforcer, tout dépendra des circonstances».Toute cette procédure, contenue dans une lettre envoyée récemment par le président Darryl Bean aux sections locales du syndicat, n’a pas été élaborée à la suite des ratés de la dernière grève des fonctionnaires.Elle fait plutôt partie, et cela depuis des années, des statuts et règlements de l’Alliance.Toutefois, c’est la première fois qu’elle s’appliquera à une aussi grande échelle.PHOTO CP Déjà durant la grève, on dénonçait nommément les briseurs de grève.Sa drogue, c’est la création PHOTO JACQUES GRENIER Quang Nguyen, un étudiant en secondaire IV de la polyvalente Mont de La Salle à Laval, vient de voir son dessin transformé en murale offerte à tous les regards sur la rue Saint-Denis à Montréal.M.Nguyen a remporté le premier prix du concours « Jeune créateur Montréal » organisé au printemps dernier par le Salon international de la jeunesse en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, sur le thème La drogue c'est dépassé (le même thème qui avait été lancé par le concours de la relève publicitaire de l'agence BCP).En plus de se mériter un prix de 1000 $, le gagnant verra son dessin reproduit pendant cinq ans sur un mur du restaurant Le Vieux Munich, angle Saint-Denis et René-Lévesque.Le Salon de la jeunesse reprend l’expérience cette année en lançant un deuxième concours sur le thème Bâtissons notre avenir.sans drogue.La CECM pourrait revenir sur sa décision d’envoyer 22 représentants à Montpellier Caroline Montpetit LE COMITÉ exécutif de la Commission des écoles catholiques de Montréal pourrait réviser, lorsque l’occasion se représentera, sa décision de déléguer 22 représentants au congrès biennal de l’Association francophone internationale des directeurs d’établissements scolaires qui se tient toute la semaine prochaine à Montpellier.C’est ainsi que le directeur général de la CECM, M.Katif Gazzé, a réagi hier aux questions de la presse concernant l'importance de cette délégation de la CECM, qui voyagera durant huit jours, en Espagne et en France, aux frais de la commission scolaire.À elle seule, la commission scolaire débourse cette année 45 000 $, à même les budgets de.perfectionnement et les budgets internes des uni-, tés régionales participantes, pour permettre à ses 22 délégués de faire le voyage.La délégation compte en tout 11 directeurs d’école, quatre commissaires et sept cadres de la CECM.Dans l’ensemble du Québec, la délégation compte environ 157 participants, principalement des directeurs d’école des commissions scolaires de la province.Il y a deux ans, c’est 15 ou 16 personnes de la CECM qui s’étaient déplacées pour assister au congrès de la même association, qui se tenait alors à Lugano, en Suisse.Les participants au congrès échangeront autour du thème Les jeunes et l’Environnement et pourront participer à des conférences sur l’école en tant que milieu social, données par divers intervenants de pays francophones de la planète.« Je veux que le message passe clairement.Le nombre de personnes déléguées par la CECM au congrès de cette année sera probablement à réviser.Mais il faut nous situer dans le contexte provincial.Nous abritons 10 % de la population étudiante québécoise, a-t-il dit, avant de plier ba- gages pour l’Europe.Dans l’ensemble de la province, il y a 157 personnes qui se déplacent pour l’événement ».De son côté, le ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, a réitéré hier qu’il s’interrogeait « sérieusement » sur l’importance d’envoyer une telle délégation assister à ce congrès, en cettejiériode de restrictions budgétaires et de vaches maigres pour les commissions scolaires.M.Robert Mathieu, du service des ressources humaines à la CECM, qui organise le voyage, a précisé pour sa part qu’il était extrêmement rare que des directeurs d’école de la CECM se déplacent ainsi pour assister à un congrès à l’étranger.« Généralement, ce sont les cadres pédagogiques ou administratifs qui ont l’occasion d’aller se ressourcer à l'étranger.Les directeurs jouissent surtout de programmes de perfectionnement donnés à l’interne », dit-il.ASSOCIATION DES JURISTES ^EXPRESSION FRANÇAISE DE L'ONTARIO dEF CONGRÈS 1991 LA CONSTITUTION: IL FAUT EN PARLER 7, S et 9 novembre 1991 Hôtel Bonaventure Hilton Montréal ( Québec) Co-présidents: Michel Robert — Guy Ppatte AU PROGRAMME: Gérard Bertrand Gérald Beaudoin Josée Bouchard KIM C AMPBELL JEAN CHRÉTIEN Yves de Montigny Robert Doyle Mary Eberts HOWARD HAMPTON Patricia Hennessy Martha Jackman Yves Le Bouthillier Michèle Lesage Claude Masson Serge Ménard Dominique Paquet Jean Paquet Danielle Pinard Simon Potter GIL RÉMILLARI) Louise Savard Robert Sharpe Roger Tassé William Tetley Michael Wood rès, y compris les repas et la documentation ou 50 $ pour le déjei ner du 8 novembre (conférencière: Kim Campbell, ministre de la Justice du Canada); 25 $ (reception ou novembre avec Gil Rémillard, ministre de la Jus'' ' " Frais d'inscription: 400 $ pour tout le congrès, ifer ustice du Québec et Jean Pâguet, bâtonnier du Quebec); 50 $ pour le déjeuner du 9 novembre (conférencier: Jean Chrétien, chef du Parti libéral du Canada); 75 $ pour le nanquet du samedi soir 9 novembre (conférencier: Howard Hampton, procureur général de l’Ontario).Nombre de places limité: inscrivez-vous dès maintenant ! Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à l’AJEFO, 17, rue Copernicus, Ottawa (Ontario) K.1N 6N5.Téléphone (613) 564-6563, télécopieur (613) 564-9878 ou à la Division du Québec de l’ABC, 445, boul.St-Laurent, bureau 410, Montréal (Québec) H2Y 2Y7.Téléphone (514) 393-9600, télécopieur (514) 393-3350.Postes: signes positifs dans les négociations OTTAWA (PC) — Les négociations ont repris hier matin entre la Société canadienne des postes et le syndicat des 46 000 postiers.Et comme promis, jeudi soir, le ministre du Travail Marcel Danis n’a pas déposé son projet de loi spéciale afin de donner aux parties une dernière chance de s’entendre.En se rendant à leur première rencontre au Château Laurier, tant le vice-président des ressources humaines de Postes Canada Harold Duns-tan que le président du syndicat Jean-Claude Parrot tenaient à afficher une certaine ouverture d’esprit.M.Parrot a même indiqué qu’il était prêt à procéder à des changements.« Et si chaque côté a la même attitude, je pense que nous serons capables d’en arriver à une entente », a-t-il renchéri.Le ministre Danis a précisé hier qu’il faudrait que les parties fassent des progrès importants sur presque tous les dossiers pour éviter que la loi spéciale imposant l’arbitrage et interdisant tout arrêt de travail soit déposée lundi.« Après avoir pris connaissance de ce qui reste à régler, je pense qu’il devrait y avoir une entente dimanche soir », a-t-il ajouté, s’avouant carrément optimiste.Selon lui, les dossiers touchant la sous-traitance, la création d’emploi-set les salaires sont pratiquement réglés.En fait, a-t-il dit, peu de problèmes subsistent.« Il y en a un qui est important et je pourrais comprendre qu’il n’y ait pas d’entente sur ce dernier.À ce moment-là, je m’en occuperais moi-même.Mais je voudrais qu’on règle les autres », a-t-il précisé.Selon M.Parrot, le noeud de la négociation est la procédure de griefs mais il a refusé d’en dire plus.Si jamais les pourparlers achoppent en fin de semaine, M.Danis déposera alors son projet de loi lundi.Si c’était à nouveau l’impasse, l’opposition a promis au ministre qu’elle accepterait de procéder à la première lecture lundi et qu’elle serait prête à commencer le débat en deuxième lecture le même jour, faisant ainsi fi des règles de la Chambre.Satisfait, M.Danis a quitté les Communes hier en souriant, confiant de voir les choses progresser en fin de semaine.Mercredi, le juge Alan B.Gold avait décidé de mettre fin à sa médiation qui durait depuis six semaines.&\ï voyages (X'jILVYI SPECIAUX D’AUTOMNE** vol seulement PARIS 389 S LISBONNE 599 $ FRANKFURT 599 S 1 sem.avion + hôtel CUBA/CANCUN 339 S PUERTO VALLARTA 439 S VÉNÉZUELA 469 S COSTA RICA 539 S SPECIAUX POUR NOËL** 1 sem.avion + hôtel CUBA 449 S LOSCABOS 689 S CANCUN 729 S "’FORMULE CLUB*" CARTAGENA 969 S PUERTO PLATA 969$ PUERTO VALLARTA 1289$ SANTO DOMINGO 889$ "’taxes d’hôtel et frais de service inclus*" Permli du Québec 1307, rue Ste-Catherine Ouest (514) 284-1213 i.'MStfZ ."•¦.G»; wm vV'vàvt' tas m V'Vfe ••L'V* mst% m Le Collège de Maisonneuve est heureux d’avoir obtenu le PRIX D’EXCELLENCE de la Fédération des Cégeps en «DÉVELOPPEMENT ORGANISATIONNEL» pour avoir mis sur pied L’INSTITUT DE CHIMIE ET DE PÉTROCHIMIE au 6220 de la rue Sherbrooke Est à Montréal La direction du Collège de Maisonneuve est très fière de l’équipe qui, coordonnée par madame DANIELLE AMYOT, a mené à terme cet immense projet.Ce Prix d’excellence souligne : • la qualité du programme d’études mis au point et sa conformité aux exigences du marché du travail, • la coopération étroite et féconde entre le Collège de Maisonneuve et les industries de la chimie et de la pétrochimie pour la conception du programme et pour la mise sur pied, l’équipement et le fonctionnement de l’Institut.Nous savons gré notamment aux instances gouvernementales du fédéral et du provincial d'avoir rendu possible ce projet de développement durable dans l’Est de Montréal.¦y:,*'* 3 mt ’vYivi B» m ili S’*.-.,-, mi m ôL(*.A Shifts vsyÇj JîfeS sjte s m ;ï 8% g «m*4i A-4 M Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Mobutu son ancienne colonie.Ces gestes peuvent être considérés comme une pression sur le chef de l’État zaïrois.Mais, à Paris, on juge peu probable que ce.dernier fasse un geste en direction de l’opposition.On estime même que « le point de non-retour» a été atteint.« Nous pensons que la situation, qui est déjà très mauvaise, va encore se dégrader dans les prochains jours.Il y a un risque très grand de guerre civile, qui sera en fait une guerre tribale.C’est un schéma à la yougoslave », a expliqué à Reuter un haut responsable français qui a requis l’anonymat.Le plus important groupe d’opposition zaïrois a par ailleurs réclamé hier l’envoi au Zaïre d’une force internationale de maintien de la paix pour protéger la population après le départ des troupes françaises et belges.« Ces gouvernements ( France et Belgique) devraient mettre sur pied une force d’intervention internationale au Zaïre, en mesure d'assurer la protection de la population sans distinction », a déclaré l’U DPS dans un communiqué publié à Bruxelles.En décidant de ramener leurs soldats, Français et Belges ont marqué le coup non seulement vis-à-vis du maréchal Mobutu mais aussi de ceux qui parmi leurs ressortissants hésitaient à partir car ils se sentaient protégés par la présence de leurs militaires, selon plusieurs sources informées.« Notre action de coopération est interrompue» et « donc l’ensemble des coopérants civils et militaires quittent le Zaïre », a déclaré hier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, indiquant que les troupes françaises encore présentes au Zaïre se retireront dès que le départ de l’ensemble des Français, estimé à 600 personnes, aura été assuré.Il a justifié cette décision par « l’absence d’évolution » politique dans le sens souhaité, précisant que le rapatriement se fera « dans les délais les plus brefs».Même son de cloche en Belgique qui agit en coordination avec la France : le gouvernement a demandé hier à ses ressortissants vivant au Zaïre — il en resterait 4000 — de quitter le pays « dans les plus brefs délais », afin de bénéficier de « la protection ultime » des para-commandos belges.Les États-Unis qui avaient recommandé dès mercredi aux Américains de quitter le plus vite possible la région du Shaba en raison des pillages et des troubles qui s’y déroulent, ont exprimé jeudi de « profonds regrets » à propos de F« impasse » politique actuelle au Zaïre et ont demandé instamment au président Mobutu et à ses opposants de trouver un compromis sur le choix du premier ministre.L’opposition zaïroise avait rejeté jeudi la désignation de M.Bernardin Mungul-Diaka comme nouveau premier ministre, en remplacement de M.Étienne Tshisekedi, renvoyé par le président Mobutu, et la capitale Kinshasa avait été secouée par de nouveaux troubles, après ceux de Lu-bumbashi dans le Shaba.Hier, l’Union sacrée qui regroupe les partis de l’opposition a décidé d’exclure de ses rangs M.Mungul-Diaka et son parti, le Rassemblement démocratique pour la République (RDR).Les ambassadeurs de la CEE ont de leur côté remis hier matin un message de mise en garde au président Mobutu évoquant les « graves conséquences diplomatiques, politiques et économiques » du blocage de la situation au Zaïre, a-t-on appris à Kinshasa.Le texte remis à M.Mobutu déclare que « la CEE et ses États membres considèrent que la mise en place d’un gouvernement qui ne correspondrait pas aux critères de consensus et de démocratisation.entraînerait de graves conséquences sur les plans diplomatique, politique et économique, tant au niveau bilatéral que communautaire».La présence militaire française comprend actuellement une compagnie de parachutistes, soit 150 hommes, auxquels s’ajoutent quelque 50 militaires en poste au Zaïre dans le cadre de l’aide technique française à l’armée zaïroise sur les 70 à 80 qui s’y trouvaient avant le déclenchement des émeutes le 23 septembre dernier.En outre, 800 para-commandos belges sont également sur place pour assurer en liaison avec les Français l’évacuation des ressortissants étrangers souhaitant quitter le pays.La coopération française entre la France et le Zaïre était déjà pratiquement au point mort depuis les troubles en raison du départ des coopérants et de la destruction de nombreuses installations.L’annonce d’hier a donc valeur de dernier coup de semonce.PRIX DU MÉRITE DU Conseil interprofessionnel du Québec Monsieur Lucien Brosseau, Président et chef de la direction à La Survivance, compa-; gnie mutuelle d’assurance-vie, reçoit le PRIX prestigieux du Conseil interprofessionnel du Québec.Dans le cadre de la rencontre des membres de la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec, tenue le 5 octobre dernier au Château Frontenac à Québec, le Conseil, ci-haut mentionné a remis le PRIX MÉRITE DU C.L.Q.à monsieur Brosseau.Cette haute distinction reconnaît la contribution personnelle et remarquable à sa corporation professionnelle et au système professionnel du Québec.Le Conseil (C.l.Q.) est un organisme regroupant les quarante (40) corporations professionnelles du Québec, soit plus de 220,000 membres.Lucien Brosseau, B.Sc., D.M.G., A.D., F.A.I.M., F.F.A.F., L.F.I.B.A., F.Adm.A.LA URV1 VANCE COMPM2NIL MUTVirCL* ÜAttURAMCE VIF.Monsieur Brosseau est reconnu pour ses qualités de chef d’entreprise, son dynamisme et ses nombreuses réalisations autant dans le monde professionnel en général que dans celui du monde Financier.Il dirige les opérations de La Survivance, compagnie mutuelle d’assurance-vie depuis 32 ans et préside à ses destinées depuis 15 ans.4 Mulroney veaux candidats occidentaux ou considérés comme tels, apparus lundi dernier.Le second, immédiatement après, concernera l’ensemble des 14 candidats parmi lesquels huit Africains.Il n’est toutefois pas exclu que de nouvelles candidatures apparaissent, selon une procédure anonyme mise au point au début du processus d’élection du nouveau secrétaire général devant succéder à Javier Perez de Cuellar, dont le deuxième mandat de cinq ans expire le 31 décembre.Les cinq nouveaux candidats, apparus lundi au cours du tout premier vote préliminaire étaient le premier ministre du Canada Brian Mulroney, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Hans van den Broek, le premier ministre norvégien Gro Harlem Bruntlandetsonchefde la diplomatie Thoravald Stoltenberg, ainsi que Sadruddine Aga Khan, coordonateur de l’ONU pour l’aide humanitaire dans le Golfe.Lors du premier vote, deux candidats africains se sont largement détachés: le vice-premier ministre égyptien Boutros Boutros Ghali et le ministre des Finances du Zimbabwe Bernard Chidzero.Mardi de cette semaine, M.Mulroney avait déclaré qu’il ne sollicitait pas le poste de secrétaire général, sans aller jusqu’à demander que son nom soit retiré.Entretemps, le premier ministre a poursuivi hier sa tournée à travers le pays pour défendre les offres constitutionnelles d’Ottawa.Devant les membres des clubs Empire et Canadian, de Toronto, le premier ministre a soutenu que les Canadiens ont un choix bien simple à faire : ou ils permettent au Québec d’être une société distincte à l’intérieur du Canada, ou le Québec se développera comme tel à l’extérieur du Canada.« La langue et la culture françaises sont tellement minoritaires en Amérique du Nord que le Canada doit continuer à leur assurer la liberté et les ressources indispensables à leur épanouissement et à leur survie », a dit M.Mulroney, qui, deux jours après son discours de Montréal où il a tenté de rassurer les Québécois sur l’union économique, était à Toronto pour dire à près d’un millier de gens d’affaires influents que la société distincte ne leur enlèverait rien.« Personne n’a perdu quoi que ce soit lorsque la Colombie-Britannique a exigé la construction d’un chemin de fer pour adhérer au Canada en 1871.Personne n’a perdu quoi que ce soit lorsque Terre-Neuve a obtenu la protection constitutionnelle de ses écoles confessionnelles pour adhérer à son tour en 1949.Et personne ne perdra quoi que ce soit aujourdhui, à accepter nos propositions concernant la reconnaissance du caractère distinct du Québec, ou l’autonomie gouvernementale de nos peuples autochtones, ou la mise en place d’un Sénat élu, efficace et beaucoup plus équitable», a-t-il déclaré.M.Mulroney a averti les Québécois qu’ils devront choisir entre être citoyens du Canada à temps plein ou être citoyens d’un autre pays, « mais pas citoyens canadiens à temps partiel ».Et, dans une tentative de convaincre les Québécois que les Canadiens veulent bien d’eux, il a lu une lettre qu’un enfant de sept ans, Alexander Edmison, lui a écrit.La lettre dit que « le Canada s’ennuierait sans le Québec » ; que « nous voulons qu’ils continuent à parler français parce que Précision UN ARTICLE publié plus tôt cette semaine faisait état d’une « Forte baisse des plaintes à l’Office de la langue française ».Le titre de l’article aurait dû plutôt faire référence à la Commission de protection de la langue française.Le rapport annuel de cet organisme venait d’être déposé à l’Assemblée nationale et l’article faisait référence à cet organisme.Nos excuses à l’Office de la langue française.nous aimons cette langue » et que « sans eux le Canada ne sera jamais pareil ».À 10 % dans les sondages — 15 % au Québec — M.Mulroney a voulu aller au-delà de la politique et faire appel à la « raison » des Canadiens pour plaider l’unité du pays.Cette unité, selon lui, sera possible si l’on met de côté partisanerie et idéologie.« Être canadien c’est plus important que d’être libéral ou conservateur, d’être de gauche ou de droite, d’être syndicaliste ou patron, d’être de l’Est ou de l’Ouest».« Ce qui est en cause, c’est vous; c’est vos enfants; c’est votre famille; c’est votre avenir; c’est votre pays.J’espère que ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement que je dirige, ou qui n’ont à faire de nos politiques, ne confondront pas cette opposition (.) avec le devoir que nous avons tous de mettre de côté les divisions partisanes, en ce moment où la survie de notre pays est en jeu ».M.Mulroney veut que ceux qui ne l’aiment pas ne rejettent pas au moins sa bataille pour sauver le pays.« Ceux qui veulent régler leurs comptes politiques auront bien le temps, quand viendront les élections, de le faire », a-t-il expliqué.Le premier ministre était en territoire ami devant les gens d’affaires des clubs Canadian et Empire.Il a été applaudi à plusieurs reprises et tous les gens interrogés par la presse à la sortie du chic hotel Royal York l’ont louangé.« C’est un discours brillant, sincère, courageux.Cet homme mérite qu’on lui donne une chance.Il a eu des moments difficiles, il avait des décisions difficiles à prendre, mais c’est lui qui peut sauver le pays », a déclaré Gary French, vice-président senior de la firme torontoise Olsten Corporation.« S’il continue à parler comme cela, avec ses tripes, il réussira, car il nous montre qu’il a du leadership disait de son côté Barbara Mason, vice-présidente de la Banque de Nouvelle-Écosse.Il dit ce que nous avons besoin d’entendre.Et il parle avec son coedr.» Le président de la compagnie de courtage Burns Fry, M.John MacNaughton, s’est dit impressionné par le courage que M.Mulroney manifeste.« Le fait que cet homme politique soit si bas dans les sondages et décide malgré tout de se faire champion de la cause canadienne en disant : ‘voici les valeurs auxquelles je crois et je ne suis pas là pour me faire réélire’, c’est encore plus im-presionnant que s'il était à 55 % dans les sondages».M.MacNaughton a même prédit que « M.Mulroney va se faire élire président de l’ONU et il refusera le poste pour sauver le Canada.» 4 CUM le monde va s’en ressentir, ça c’est très clair », a affirmé hier M.Hame-lin, qui évalue à environ 8 % la hausse prévisible du compte de taxes.En raison du « trou » de 162 millions $ creusé par le désengagement de Québec dans le financement du transport en commun, le budget de la CUM augmentera globalement l’année prochaine de 17,5 % et franchira le cap du milliard avec des dépenses de 1 146 257 000 ?.Mais au seul titre du transport collectif, la CUM devra dépenser près de deux fois plus pour maintenir les services actuels à la STCUM sans l’aide de Québec, propulsant ainsi ces dépenses de 157,5 millions $ en 91 à 305 millions?en 1992.Comme l’a expliqué hier M.Ha-melin, les municipalités de la CUM, dont Montréal, ayant choisi de préserver le niveau de services à la STCUM, elles devront encaisser l’an prochain une hausse de 93,8% de leur quote-part au chapitre du transport.Ce qui représente 147,8 millions $ de plus que l’an dernier.À titre d’exemple, avant la réforme Ryan, la part des villes dans le financement du transport en commun ne s’était accrue que de 8,9 % en 89 et de 11,2 % en 1990.Mais dorénavant la CUM ne peut plus compter que sur la contribution des villes et des usagers pour faire rouler autobus et métro, a précisé M.Hamelin.Si l'on exclut la montée en flèche de la facture liée à la STCUM, l’inflation du budget de la CUM se limite à 2,8 % pour les autres dépenses, soit une hausse de 22,7 millions.De 818 millions ?, les dépenses liées aux autres services de la Communauté' passeront à 841 millions?en 1992.De ces 22 millions ?supplémentaires, 15 millions iront au service de police, 3,1 rtiillions ?au traitement des eaux usées, 3,8 millions ?au remboursement de la dette, 1,9 milion ?à d’autres services et 238 000 ?au fonds du Conseil des arts de la CUM.Pour la seule Ville de Montréal, qui finance plus de 54,7 % du budget de la CUM, la facture a payer à la communauté urbaine sera plus salée d’environ 90 millions ?l’an prochain, a indiqué hier M.Michel Lemay, conseiller à la Ville et président de la Commission de l’administration et des finances de la CUM.Étant donné le contexte difficile créé par la réforme Ryan, M.Hamelin a souligné que la préparation de ce budget n’avait pas été une tâche facile.« Difficile, serait même un euphémisme », a-t-il renchéri.Sans le boulet relégué aux villes par Québec en matière de transport, la CUM aurait réussi à limiter la croissance de son budget à 3 %, affirme M.Hamelin.Si on ajoute le plafonnement des subventions de Québec au transport adapté et son refus d’essuyer le déficit résiduel de la ligne du train de banlieue Montréal-Rigaud, le retrait de Québec totalise en fait 200 millions?, affirme-t-il.En raison d’une « surtaxe » instaurée par la loi 145 (réforme Ryan) pour rajuster la contribution des villes de la CUM au financement de la STCUM, le secteur industriel et les commerces écoperont d’une part additionnelle du fardeau transféré aux villes.Celles qui possèdent un fort potentiel industriel, comme Montréal, Saint-Laurent ou Dorval, seront appelées à verser plus pour le transport en commun, a indiqué M.Hamelin.« Seulement la réforme Ryan pourrait se traduire par une hausse de 15 % du fardeau fiscal municipal des entreprises et commerces », a même lancé le maire Bernard Lang, de Côte-Saint-Luc, aussi vice-président de la Commission de l’administration et des finances de la CU M.Du côté de Montréal, le conseiller Michel Lemay a fait valoir que diverses hypothèses seront étudiées pour éponger cette charge additionnelle, dont une tarification sur certains services et diverses surtaxes spéciales dans le secteur non résidentiel.On pourrait songer notamment à une taxe sur les stationnements privés et commerciaux, a-t-il dit.« Chose certaine, a soutenu M.Lemay, certains auront à payer plus que le taux d’inflation à cause du plan Ryan ».4 Patriotisme muns du patrimoine » et sur « le rôle des arts dans l’établissement de l’identité canadienne».Cette étude est menée en marge des délibérations du Comité mixte spécial sur le renouvellement du Canada.Pour participer aux audiences, les organismes invités doivent répondre d’ici le 31 octobre à quatre questions, dont la première se lit ainsi : « Comment vos activités contribuent-elles actuellement à la création d’une identité canadienne commune et à l’augmentation de la fierté nationale ?».On demande aussi : « Comment pourriez-vous modifier ou améliorer vo's activités pour augmenter cette contribution ?».Les dix-huit organismes exigent l’annulation de ces audiences : « Le caractère inquisiteur de la démarche nous apparaît inacceptable », explique Marie Leclerc, porte-parole de l’Institut canadien d’éducation des adultes (ICEA) qui agit comme représentant des dix-huit.Les signataires estiment qu’on leur demande de « confesser leur allégeance au Canada et de justifier leurs activités en regard de cette cause.(.) En lisant entre les lignes, nous en déduisons que ceux qui pas- seront l’examen pourront espérer un support accru du gouvernement fédéral, alors que les autres pourront craindre le pire.De telles pratiques relèvent de l’intimidation et de la menace ».Les organismes ajoutent n’avoir jamais reçu le mandat de promouvoir l’unité nationale et de contribuer à l’augmentation de la fierté nationale, que ce soit dans le contexte canadien ou québécois.La nature de la contribution sociale de ces organismes, ajoute-t-on, c’est « d’améliorer la qualité de la vie sociale, culturelle et démocratique de notre communauté (.) et c’est à ce titre que nous avons droit au respect et au support de l’État».Le Comité permanent sur les communications et la culture compte dix députés, dont quatre du Québec ; Sheila Finestone, Marie Gibeau, Jean-Pierre Hogue et Nicole Roy-Ar-celin.4 Wenders mince silhouette noire éclairée par le rouge sang de sa chemise, un sourire accroché aux lèvres.Je n’en croyais pas mes yeux.Etait-ce vraiment lui ou juste une image de lui ?Mais à peine venais-je de lui serrer la main et d’avancer un début de question qu’il disparaissait à nouveau, avalé par la foule qui le réclamait.Je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé après, sinon qu’à un moment donné, je marchais dans la rue avec Wim Wenders et il me parlait de ce film sans bons sens qu’il a mis pratiquement sept ans à faire, un film tourné pendant 22 semaines, sur quatre continents, huit pays et dix-huit villes.Un film d’auteur qui a néanmoias coûté 23 millions et qu’il a souvent payé au prix de sa santé et de sa vie.« Nous avons beaucoup donné Solveig et moi, nous avons beaucoup souffert aussi mais je pense que j’ai fait le meilleur film de ma vie.» Le voyage fatigué du film, c’est un peu vous, non ?, lui ai-je demandé.« Oui, a-t-il répondu, j’ai dû faire le tour du monde au moins deux fois, avant le film et pendant et puis ! maintenant ça recommence, je n’en peux plus, mon film porte sur cette façon particulière et insensée que nous voyageons maintenant.Il y a dix, vingt ans, le voyage était une aventure.Maintenant, nous savons toujours où nous allons.Peu importe où nous allons, nous savons déjà ce qui nous attend, nous avons vu les images de notre destination, le terrain est connu et codé d’avance.» Nous venons de nous engouffrer dans une voiture et Wim Wenders parle à voix basse, de profil, sans jamais me regarder, comme si j’avais la tâche de le confesser.Il parle maintenant de son sujet préféré, les images, celles qui le hantent, celles qui l’habitent, celles qui l’aveuglent.« Quand on me dit que mon film a de belles images, je suis déçu, je me dis que j’ai raté mon film.Une belle image ne vaut plus rien, la pub en produit des millions à la seconde, une belle image ne vaut rien si elle n’est pas soutenue par un récit, par une émotion, par un sens, sans quoi c’est une image vide, une image immorale.» Il arrête un instant de parler puis poursuit : « Je sais, je sais, il y a dix ans, je ne croyais pas au récit.Je refusais de raconter des histoires avec mes films.Il m’a fallu faire tout ce chemin-là pour comprendre qu’il n’y a que le récit, que l’écriture qui compte.On s’est trop habitué à toutes les images, celles de la violence, de la guerre, celles de la porno, il n’y a plus personne pour les ; arrêter, Bientôt il y aura des images ’ qui illustreront nos rêves, qui toucheront à cette partie la plus intime et la plus sacrée de nous-mêmes.J’ai fait mon film pour dire les limites de ces images.» La voiture s’arrête et Wim Wenders arrête de parler en même temps.Allez maintenant, il faut écrire tout ça, dit le voyageur ; fatigué.SAMEDI ® Ça change pas le monde.Sauf que.fy M( > ciuOtxx Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 ¦ A-5 Parizeau prédit une réorganisation massive de Un leader noir tend la main la sécurité publique dans un Québec souverain aux policiers de Montréal Pierre April de la Presse canadienne QUÉBKC — Un Québec souverain procédera à une réorganisation massive de la sécurité publique en rapa-triaCt, entre autres, certaines opérations de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Dans une alllocution de plus d'une heure devant les représetants syndicaux de la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal en congrès dans la Capitale, M.Parizeau a invité son auditoire à se préparer dès maintenant à la souveraineté et à cette inévitable réorganisation.« L’accession à la souveraineté, a-t-il dit, représentera le moment privilégié pour replacer les choses dans le domaine de la sécurité publique, pour récupérer certains services de la G RC qui voudront bien relever du Québec.» La structure policière d’un Québec souverain, selon le chef péquiste qui a été chaleureusement accueilli par une centaine de policiers, s’alimentera bien sûr à même les effectifs disponibles sur le territoire.M.Parizeau a demandé aux dirigeants de la Fraternité des policiers de la CUM de commencer dès maintenant à réfléchir à cette réorganisation.« C’est maintenant qu’il faut penser à cela, a-t-il dit, parce qu’on peut se retrouver d'ici à trois ans à devoir réorganiser la police au Québec et redéfinir le rôle et les responsabilités de chacun.Là aussi, il faut être prêt.Conséquences de la souveraineté.Dans ces changements qui auront lieu, a-t-il soutenu, il faut que vous gardiez une assez grande flexibilité.» Cet appel à la collaboration et à l’ouverture d’esprit ne signifie pas, selon M.Parizeau, une plus grande retenue dans les demandes syndicales des policiers.« Après tout, a-t-il indiqué, c’est un réflexe tout à fait normal de ne pas en demander moins, même si ça ne veut pas dire que vous allez tout obtenir.» Ce que le chef péquiste souhaite, c’est surtout que les policiers fassent attention de ne pas se geler dajis leurs comportements.Il a reconnu un à un les problèmes de la société québécois, plus particulièrement ceux de Montréal, et qui se reflètent dans le quotidien ou le vécu des policiers.« La gloire des sociétés, a-t-il dit, ce n'est pas d'essayer de nier qu’elles ont des problèmes.» M.Parizeau a reconnu que des tensions ethniques augmentent de plus en plus, que le problème de la drogue devient sérieux, que celui de la violence est dramatique.« C’est vrai aussi qu’on constate une chute de l’encadrement social et communautaire, a-t-il dit, et ce que nous voyons chez nous ressemble à ce qu’on voit dans d’autres villes en Amérique du Nord.» M.Parizeau estime que tous les problèmes devront être abordés avec humanité et compassion « dans l’observance des droits de chacun ».À la toute fin de son discours, le chef souverainiste a parlé avec émotion d’une oeuvre lancée par son épouse Mme Alice Parizeau, décédée l'année dernière — la Société de protection de la jeunesse P KJ ) — pour confondre tous ceux qui prétendent que les policiers oublient souvent le caractère social de leur mission.La SOPKJ est une organisation qui recueille les enfants ramassés dans la rue.« K il voyant arriver des petits gars et des petites filles de 10 à 12 ans que vous aviez ramassés au coin des rues Amherst et Sainte-Catherine à Montréal, a raconté M.Parizeau, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ceux qui doutent de l'implication profondément sociale des policiers de Montréal n'ont qu’à aller se rhabiller.» Le chef du PCM se dit prêt à retirer les faux DEVOIR Jean Chartier LE PARTI civique de Montréal se dit prêt à prendre les mesures demandées par LE DEVOIR dans l’affaire du fac-similé du journal distribué par un de ses candidats dans le district électoral de Notre-Dame-de-Grâce.Celui-ci a distribué ce fac-similé pour sa campagne publicitaire dans N DG.C’est ce que le chef intérimaire du PCM, M.Jack Chadirdjian, a déclaré hier après-midi.Celui-ci a d’abord précisé ne pas avoir encore reçu la mise en demeure du procureur du journal et, en conséquence, s’estime incapable de réagir de manière élaborée à celle-ci.« Nous, on a agi de bonne foi, explique d’emblée le chef du PCM.Nos membres ont agi de bonne foi.Nous sommes en politique pour régler les problèmes, et on va régler ce problème ».Bref, toute l’affaire est ramenée ici à la dimension d'un malentendu.Le PCM dit vouloir se conformer aux demandes du journal si celui-ci s’estime lésé.Au bureau du candidat du Parti civique dans N DG, on renvoie les appels relatifs à cette affaire à la direction intérimaire du PCM.Le conseiller élu Pasquale Compierchio fait de même.Quant au chef du Parti municipal de Montréal, M.Alain André, et au capdidat pour le PMM à l’élection partielle de N DG, le docteur Philippe Salvatore, ils ont dénoncé par voie de communiqué de presse ce qu’ils appellent « l’usage de fausses représentations par le Parti civique dans sa campagne électorale ».amnistie HL* INTERNATIONALE ™ (514)766-9766 oeuvres récentes CHRISTIAN THIBAULT L’exposition se poursuit et jusqu’au 2 novembre Galerie d’Arts Contemporains de Montréal 2122 rue Crescent, Montréal H3G 2B1 Tél.: 844-6711 UNIVERSITÉ CONCORDIA Département d’Études françaises Conférence de MADAME ANNIE MONNERIE Linguiste Professeur au Centre International d’Études Pédagogiques (Sèvres) LA FORME ET LE SENS Date: Lundi 28 octobre 1992 Heure: 17 heures 30 Dieu: Département d’Études françaises (Concordia) Campus Sir George Williams 2155, rue Guy 4e étage Salle de traduction, ER-400-12 ( elle conférence «I parrainée par les départements et organismes suivants: Université tie Montréal: ’ Département de linguistique (Arts et sciences) Département de didactique (Sciences de l'éducation) Université McGill Ibéparteinent de langue et de liltéralure françaises Département de langues et traduction ‘ ) (( entre d’hltuation permanente) Département de la didactique des langues secondes (Faculté de Irducation) •(¦entre d’Fjiseignement du français et de l'anglais Université du Québec à Montréal: Département de linguistique Association québécoise des professeurs de français: section de Montréal (AQPF) Centre d’Auto-perfectionnement des enseignants de français langue seconde (CAP) T.t voyage de Madame Monnerie a été rendu po%%ible grâce à une subvention des Éditions X^Oidier llatier (Hurtubise II Mil) Exaspérés par la lenteur de Québec les pharmaciens accentuent la pression Lia Lévesque de la Presse canadienne N’AYANT PU obtenir une rencontre de négociation avec le gouvernement, les pharmaciens-propriétaires entreprennent à compter de lunch divers moyens de pression qui visent à sensibiliser le public à leur cause.Ils commenceront par des moyens de pression qui visent à sensibiliser le public en général à leur cause.Ainsi, à partir de lundi ou mardi, des affiches seront apposées dans les pharmacies proclamant le slogan « Monsieur le ministre, l’attente a assez duré ».De plus, quelque 300 000 dépliants ont été imprimés et seront remis aux bénéficiaires, « expliquant la situation dans laquelle on est et pourquoi on parle de ne plus participer au pro-gramme d’assurance-médicaments», explicite M.Hérivault.De même, des députés provin- ciaux vont recevoir la visite des pharmaciens-propriétaires.Finalement, les pharmaciens vont même « marcher sur le Parlement » de Québec, le 7 novembre, pour faire valoir leurs revendications.Les pharmaciens-propriétaires veulent négocier avec le gouvernement une nouvelle tarification de leurs services pour le régime d’assurance-médicaments pour les personnes âgées et les bénéficiaires de l’aide sociale.Mais, contrairement à ce qui a été annoncé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, il n’y a eu aucune rencontre de négociation, assure M.Jean-Louis Hérivault, directeur général de l’Association québécoise des pharmaciens-propriéiairçs.Ils ont bien rencontré le ministre Marc-Y van Côté il y a un mois, mais il n’a pas été question de la négociation, affirme-t-il avec conviction.Exaspérés, les pharmaciens-propriétaires menacent d’aller ultime- Hôpital condamné pour discrimination L’HÔPITAL Rivière-des-Prairies s’est rendu coupable de discrimination en refusant d’embaucher Jean Juneau pour un emploi d’été en 1986, selon un jugement de la Cour supérieure.M.Juneau a droit à une compensation de 3800 $, décrète le juge Jacques Tellier qui donne ainsi partiellement raison à la Commission des droits de la personne dont l’hôpital refusait d’accepter une recommandation qui aurait valu à M.Juneau une indemnité de 5000$.Juneau est aujourd’hui à l’emploi de la G RC.Il a une allure d’athlète, mais un examen radiologique exigé par l’hôpital en question avait révélé, en mai 1986, l’existence d’une « anomalie » de la colonne vertébrale.Le juge Tellier refuse de trancher la question proprement scientifique, quant aux dangers gradués de l’anomalie découverte, mais note que la politique d’embauche de l’hôpital, dont il ne dit pas qu’il fut de mauvaise fois, péchait par excès, là où des experts n’étaient pas tous d’accord sur la malignité des différents types de « spondylolyse ».Northern Telecom présente le 2e Une initiative de: la Société pour la promotion de la science et de la technologie F.E S T I V A L INTERNATIONAL Une production de: la Cité des Arts et des nouvelles technologies de Montréal DU FILM S C 1 F N TI FI Q U F DU QU F B F C Les films primés du Festival • Le chant des harmoniques, Grand Prix Northern Telecom • Avoir du panache, 1er Prix Northern Telecom • Intelligences artificielles, 2e Prix Northern Telecom • Bombe “A” à Montréal, Prix Recherches Bell-Northern pour la meilleure production québécoise • L’île aux flamants, Prix Inspec-Sol Environnement pour le meilleur film sur le thème de l'environnement • Réseau 2000, Prix du minisètre des Communications pour le meilleur film institufionnel ou d'enfreprise • Bébé langage, Prix du public pour le meilleur reportage sicentifique de télévision québécoise Aussi, en vedette: La naissance du cerveau, Grand Prix et Prix du public au Festival international du film scientifique de Palaiseau en France.Venez les voir à Montréal et à Québec, ainsi que le meilleur des films programmés, les après-midi de fin de semaine! Montréal: Samedi 26 octobre, 14h à 18h30, Jardin botanique de Montréal.Inf.: 872-1 424, dimanche 13h à 18h Québec: Dimanche 27 octobre, 14h à 1 8h30, Musée de la civilisation.Inf.: 643-2158 Information générale: 849-1612 entrée gratuite Avec le soutien de: Inspec-Sol Environnement, Recherches Bell-Northern, MESS, Ministère québécois des Communications, des Affaires internationales, du Loisir de la Chasse et de la pèche, Sciences ot Culture Canada, CQVB, Secrétariat d’État, Environnement Canada, U.do M., Régie du cinéma, UQAM, Alpha Vidéo et Film, Concapt Audiovisuel, Mille Visions, le Devoir.ment jusqu’à se désengager du programme d’assurance-médicaments.Dans un tel cas, les bénéficiaires du programme devraient se faire rembourser eux-mêmes par la Régie de l’assurance-maladie.Il s’agit toutefois d'un moyen de pression ultime, qui n’est pas encore appliqué par les pharmaciens.L’Association québécoise des pharmaciens-propriétaires compte quelque 1200 membres, qui peuvent être autonomes, rattachés à une bannière ou franchisés.L’entente qui lie le gouvernement et les pharmaciens-propriétaires a pris fin le 31 mai 1989.En vertu de cette entente, les pharmaciens touchent 4,58 $ pour chaque ordonnance remplie dans le cadre du programme d’assurance-médicaments.Frédéric Tremblay i/e la Presse Canadienne QUÉBEC — Le président du Conseil des communautés noires du Québec, Linton Garner, tend la main aux policiers de Montréal en les invitant à entreprendre un dialogue franc et constructif sur les conflits qui oppo-j sent les deux groupes.• M.Garner s’est adressé directe-| ment, hier à Québec, à la centaine de délégués de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de 1 Montréal, réunis pour leur 19ème congrès annuel.C’était la première fois qu’un leader de la communauté noire rencontrait les membres de la Fraternité de la CU M dans le cadre d’un aussi vaste forum.1,inton Garner a parlé sans détour à son auditoire de « la mort injustifiable de trois jeunes Noirs tués par la police de Montréal au cours des quatre dernières années », la raison principale, a-t-il d’ailleurs dit, pour laquelle il a accepté, hier, de'prononcer cette allocution.« Notre communauté ne peut pas oublier ces hommes parce que c’est une partie de nous », a poursuivi M.Garner, en insistant sur la nécessité de mettre fin à de telles morts inutiles de jeunes Noirs.Si un tel phénomène devait se poursuivre, a expliqué M.Garner, la peur continuera d’animer les siens, puisque la prochaine victime « ça pourrait être n’importe qui d’entre nous ».« Notre communauté ne veut pas d’autre mort, et je suis sûr que les policiers n'en veulent pas non plus », a ajouté avec fermeté, mais sur un ton aussi d'ouverture, Linton Garner.IAnton Garner a fait valoir, d’autre part, que sa communauté travaillait « fort pour bâtir des ponts avec la majorité », mais que le racisme, la discrimination sur le marché du travail comme pour la location de logements demeuraient omniprésents dans la vie des Noirs.Plus tard devant les journalistes, M.Garner n’a pas caché que plu- sieurs membres de sa communauté ont la conviction que le racisme existe aussi parmi les policiers de la CUM, et que cela est à l’origine de la mort des trois jeunes Noirs surve-nueà Montréal, dont, la plus récente, est celle de Marcellus François, l'été dernier.Les relations entre les Noirs et les policiers, à Montréal, a-t-il poursuivi, ne peuvent « en réalité être pires ».Une formation plus adéquate des policiers pourrait permettre, pense M.Garner, d’enrayer en partie le racisme pouvant animer une proportion des policiers de ia CUM.Pour obtenir de réels résultats, le leader noir estime que la Fraternité des policiers de la CU M doit aussi apprendre à accepter « la critique d’une façon positive, et non pas défensive ».Au cours de son allocution, le leader noir a aussi parlé longuement des difficultés rencontrées par la jeunesse noire de Montréal, qui serait aux prises avec un taux de chômage de 51 %.L’impossibilité pour les jeunes Noirs de pouvoir s’intégrer réellement au reste de la société, a précisé M.Linton, contribue à multiplier par trois les risques pour eux de vivre des problèmes de mésadaptation sociale.Pour venir à bout de l’ensemble des embûches parsemant la vie de la communauté noire du Québec, Lin-Ion Garner croit qu'il est indispensable, également, que le gouvernement du Québec s’engage activement dans le débat.La participation du gouvernement, à cet effort, juge M Garner, est nécessaire pour définir une réelle vision globale de la situation des Noirs et des communautés visibles du Québec; une étape essentielle pour trouver ensuite les avenues de solution.Le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Yves Prud’homme, a pour sa part salué, après le discours de M.Garner, le « courage » de son invité, d’ailleurs chaleureusement applaudi par l’assis-, tance.0) O! S! o>i M 'ftj" a Partagez vos opinions avec des gens d’autres provinces Nous vous invitons à un dialogue publie sur les orientations futures de la société canadienne.V ers l'an 2000 Un Canada en mutation du jeudi 31 octobre ( I1) h) au dimanche 3 novembre (13 h) à l’Hôtel Skyline ( 101, rue Lyon à Ottawa) La Conférence veut donner une place aux discussions en petits groupes sur les espoirs et les défis partagés par les citoyens face à l’avenir du Canada.Pour éclairer les échanges, des experts apporteront de l’information aux participants: Mme Monique Simard, animatrice à Radio-Mutuel, M.Claude Beauchamp, prés, du regroupement Constitution et économie, Mme Rosemary Kuptana, prés.Assoc, des Inuil-Ta/nrisal du Canada, M.Jean-Luc Pépin, ancien president.Commission Pépin-Robarts Les frais d'inscription UNIVERSITE D'OTTAWA UNIVERSITY 0F OTTAWA Université d’Ottawa Téléphone: (613) 564-6576 sont de 50 $.careeton university Télécopie : (613) 564-7415 Quel est L'ENDROIT IDÉAL POUR PARLER DEV0S PLACEMENTS ? A-6 ¦ Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 Coalition pour un moratoire sur l’incinération des déchets dans les cimenteries du Québec Cégeps à la recherche de l’excellence À Rimouski, Sherbrooke, Montréal, Lauzon, des initiatives originales ont transformé pour le mieux la réalité étudiante Lia Levesque de la Presse Canadienne U N R EG ROUF KM ENT d’écologistes demande non pas un moratoire régional, mais un moratoire dans tout le Québec sur l’incinération des déchets dans les cimenteries.Ce moratoire permettrait la tenue d’un débat public et global sur l’ensemble des alternatives.La demande a été formulée hier, à Montréal par des représentants du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, de la Coalition d’opposition à l’incinération de Lanaudière, du Mouvement d'opposition à l’incinération, de Greenpeace et de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.Récemment, le ministre de l’Environnement Pierre Paradis a annoncé un moratoire régional sur l'incinération d’huiles usées à JoLiette.Mais ce moratoire parait trop restrictif et « ne tient pas compte de la situation qui prévaut ailleurs au Québec », souligne un des porte-parole des groupes.M.Alain Rajotte, de Greenpeace.À Beauport également, une cimenterie brûle des liquides contaminés.Alors pouquoi limiter le moratoire à Johette ?, se demande M.Rajotte.Le moratoire sur l'incinération en cimenterie doit s'étendre à l’ensemble du Québec, insiste-t-il.Les groupes environnementalistes aimeraient que l’on profite de ce moratoire pour tenir un véritable débat public sur le fond de la question : l’incinération, son impact réel, mais aussi les autres options, bref toute la question de la gestion des huiles usées.Les huiles usées pourraient par exemple être « re-raffinées » plutôt que détruites, suggèrent-ils.M.Rajotte déplore le fait que les citoyens ne soient guère consultés, guère écoutés dans tout ce débat, alors que ce sont eux, au premier chef, qui auront à vivre à proximité de ces cimenteries et de ces sites.Les environnementalistes souhaitent que le comité qui se penche sur cette question comprenne autant des citoyens que des représentants poli-t iques, des industries concernées et des groupes environnementalistes.En bout de ligne, c’est toute une politique nationale de gestion des huiles usées que veulent les groupes environnementalistes.Et ce sont tous les Québécois qui doivent décider collectivement de ce qu’ils veulent comme politique.Si la voie de l’incinération en cimenterie est choisie, M.Rajotte craint que le Québec devienne « l’importateur des huiles usées contaminées en Amérique du Nord ».Pierre Roberge de la Presse Canadienne DES PRO J ETS menés dans des collèges de Rimouski, Sherbrooke, Montréal et Lauzon ont valu vendredi à leurs instigateurs les prix annuels de la Fédération des cégeps.Regroupant les 46 collèges d’enseignement général et professionnel du Québec, l’organisme récompense des initiatives venant du personnel ou des étudiants et « se distinguant par leur originalité et l’effet d’entraînement sur les pairs dans la recherche de l’excellence », précise Yves Sansoucy, président de la fédération.Une équipe basée au cégep de Sherbrooke, l’Association de gestion et d'intervention technique en écologie (Agité), a reçu le prix de la réalisation étudiante.Avec le ministère du Loisir, Chasse et Pêche, l’Agité expérimente un programme de gestion du castor dans le parc du Mont Orford.Sur les 50 km carrés du parc, explique Gilles Deschênes, de l’Agité, vivent des dizaines de castors.Le programme, qui occupe des étudiants en écologie appliquée, prévoit par exemple de capturer et déplacer les rongeurs installés trop près des lieux habités ou bien la régulation du ni- veau d’eau des étangs.Au rayon du développement pédagogique, le prix est allé à Rolland Laflamme, du cégep de Rimouski, pour un programme de soutien aux décrocheurs qu'il a lancé au début de l’année.Vingt étudiants, pour qui c’était jusqu’ici l’exclusion pure et simple à cause de l’échec dans deux sessions consécutives, y ont repêché.Les candidats à la réintégration doivent d’abord signifier par écrit leur motivation, un mode d’évaluation primordial, explique M.Laflamme.Le programme en plusieurs volets inclut des cours de « français correctif », de méthodologie, un sport d’équipe et ]2 heures par semaine de travail non rémunéré; l’étudiant repêché prépare aussi un compterendu hebdomadaire.« Il y a trop de potentiel chez eux pour renoncer, affirme M.Laflamme.Au départ, si un étudiant a pu entrer au cegep, il est sûrement apte à continuer.» Sous l’intitulé « développement organisationnel », le prix a été attribué à Danielle Amyot, du cégep Maisonneuve, de Montréal.En 1990 91, elle a implanté un programme de formation en pétrochimie et chimie connexe, suivant la méthode dite de « définition par compétences».Dans le cadre de ce programme, sont inscrits 280 étudiants qui peuvent dès lors « s’enligner sur les besoins de ce secteur économique », indique Mme Amyot.Ce qui est d’autant plus utile que les étudiants, lors-qu’embauchés par une entreprise, auront d’autant moins besoin d’y suivre les cours de formation pour lesquels ces compagnies sont souvent subventionnées.Nicole Lafleur, cadre au cégep Lé-vis-Lauzon, l’a emporté dans les ressources humaines, pour avoir amorcé, en janvier, un programme de « formation aux coordinations départementales ».Mis sur pied au bout de trois ans de préparation avec le syndicat des 250 enseignants, ce programme favorise le « développement de la personne dans son rôle de coordonnateur et leader» et une meilleure coordination à long terme entre composantes de l’institution.Chacun des lauréats reçoit de la fédération une bourse de 1000 $.Au sujet d’éventuels frais de scolarité au cégep, le président Yves Sansoucy trouve que cela relève de la spéculation mais, « si jamais le gouvernement veut aller de l’avant dans ce sens, nous de la fédération sommes prêts à nous asseoir pour discuter ».i à 4 ¥ v i i * t 1 » f i * La TELECOPIE et le forfait FAXCOM de Ml C’EST AUJOURD’HUI INDISPENSABLE ! 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distance.A l’exception de l’Alaska et d’Hawaï.Bell des gens de parole"’1 EN BREF.De plus en plus de Canadiens aux USA OTTAWA (PC) — Le nombre de voyages de moins de 24 heures au sud de la frontière canado-américaine a grimpé à 5,95 millions au mois d’août, soit 10,1 % de plus qu’en août 1990.Selon Statistique Canada, le nombre de voyages effectués en août est resté à peu près le même qu’en juillet, mais il a grimpé par rapport aux mois de juin (5,28 millions) et de mai (5,24 millions).Les voyages d’au moins 24 heures, eux, ont atteint 2,8 millions, soit 16,2 % de plus qu’en août 1990.M.Paul Paradis, de Statistique Canada, soulignait que malgré l’augmentation du nombre réel de voyages effectués aux États-Unis, ces visites au sud de la frontière sont moins nombreuses lorsque les données sont ajustées pour tenir compte des variations saisonnières.Calculé de cette façon, le nombre d’expéditions de moins de 24 heures de Canadiens voyageant en automobile était de 4,79 millions en août, contre 4,77 millions en juillet, 4,86 millions en juin et 4,92 millions en mai.Accrochage à Kahnawake (PC) — Un Mowawkde la réserve de Kahnawake, arrêté hier matin par la C.RC, devrait être accusé de conduite en état d’ébriété aujourd’hui au Palais de justice de Longueuil.Selon la Sûreté du Québec, le suspect, à bord de sa voiture, a tenté de forcer un barrage policier sur la route 207 en voulant revenir dans la réserve.U n Peacekeeper est aussi intervenu voulant, toujours selon la SQ, éviter que le Mohawk soit arrêté.Au même moment, des coups de feu ont été tirés en l’air.L’enquête policière se poursuit et il n’est pas impossible que l’agent de la réserve soit accusé de méfait et d’entrave au travail des agents de la paix.Cet incident a fait bondir la « Mohawk Nation Office » qui a de nouveau réclamé le retrait de la SQ et de la G RC circulant sur les routes de juridiction provinciale traversant la réserve.Prix interculturels LES PRIX décernés annuellement par le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration seront maintenant au nombre de quatre et porteront le nom de « Prix du rapprochement interculturel ».Ces prix veulent reconnaître des actions et des réalisations qui, dans différents secteurs d’activité, témoignent de l’apport des communautés culturelles à la société québécoise et favorisent le rapprochement entre ces dernières et la société d’accueil.En 1992 le ministère remettra un « Prix du développement régional » en plus des trois autres prix déjà connus, soit le « Prix de l’excellence », le « Prix aux organismes communautaires et de rapprochement » ainsi que le « Prix au milieu des affaires et des institutions ».Une mention au milieu des communications sera également accordée pour la diffusion d’articles, de reportages ou de documentaires qui permettent de mieux connaître les communautés culturelles et favorisent le rapprochement interculturel.Le jury sera présidé par M.Gilles G.Cloutier, recteur de l’Université de Montréal, et il faut envoyer les formulaires d’inscription avant le 25 novembre 1991.Pour tout renseignement supplémentaire on peut communiquer avec le Secrétariat des Prix du rapprochement interculturel en téléphonant au (514) 873-4547.L’ail fait des miracles contre les allergies TOKYO (AFP) - Déjà très apprécié des gourmets en Asie qui lui attribuent de nombreuses vertus, l’ail pourrait également devenir le remede miracle des allergiques, à en croire les travaux d’un chercheur japonais.Selon M.Yukio Tanaka, un chercheur de l'Institut de la santé publique d’Osaka, cité hier par le quotidien Yomiuri, Tail et à un degré moindre l’oignon et le poireau, permettent d’éviter les réactions allergiques.M.Tanaka, qui vient de présenter ses travaux devant une réunion de l’association de l'hygiène alimentaire, a étudié les effets antiallergiques de 44 sortes de légumes sur dès souris de laboratoires.Le résultat est éloquent : Tail est un anti-allergique huit fois plus puissant que l’oignon et quatre fois plus puissant que le poireau.Très populaire en Chine mais surtout en Corée où il entre dans la confection du kimchi, l’ail passe en général pour améliorer la circulation sanguine et lutter contre l’hypertension et l’artériosclérose.CARTES D’AFFAIRES ROBIC I ondfi an 1892 55 St Jacques Montreal, Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 26H656 Fax 1514)8*5 78/4 Tél (5141 987 624?Agents de brevets d'invention «t de marques de commerce Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 ¦ A-7 L ACTUALITE INTERNATIONALE MAttftQAl CET HIVER, POURQUOI PAS LE PORTUGAL?Accueillant, Abordable, Inoubliable! 2 sem.: à partir de par personne occupation double 1 mois: à partir de $ 1 907°° E53ST I Æm Ë double Incluant: vol, transferts, hébergement avec cuisinette, taxes et frais de service (sauf la taxe d’aéroport) (Départs à partir du 1er novembre, 1991) .le nom DEPUIS PLUS DE 10 ANS AKPORTUGAL (CONSULTER VOTRE AGENT DE VOYAGES) PERMIS DU QUÉBEC evacuee Un trésor culturel mondial et une ville croate d’intérêt stratégique BELGRADE (Reuter) — L’armée yougoslave a progressé hier en direction de Dubrovnik jusqu'à l’annonce, en soirée, d’une trêve autour du port croate afin de permettre à ceux qui le souhaitent d’évacuer la cité aujourd’hui.La trêve a été conclue sous l’égide de la Communauté européenne.Mais la CEE a subi à La Haye un grave revers avec le rejet par deux républiques yougoslaves —Serbie et Slovénie— de la nouvelle version de son plan de paix pour la Yougoslavie.Avant que soit annoncée la trêve, l’armée, qui venait de pilonner les villages au sud-est de Dubrovnik, sur la côte dalmate, avait progressé jusqu'à trois km de ses murailles.Mais selon des informations non confirmées, l'armée de terre et les forces navales, au nord, ne seraient Elus qu’à six cents mètres de Du-rovnik.Le président croate, Franjo Tudj-man, a déclaré au sujet de la nouvelle trêve : « Ils (les soldats fédéraux) n’ont pas pu nous briser, malgré toutes les forces à leur disposition ».Dubrovnik est assiégée depuis plus de trois semaines et les 50 000 personnes qui y sont encore sont pratiquement privées d’eau et d’électricité.La journée a en outre été marquée par la poursuite de combats dans l’intérieur de la Croatie.Au moins cinq personnes ont été tués à Sisak, à 50 km au sud-est de Zagreb.Les villes de Karlovac, dans le centre, et d’Osijek et de Vukovar, dans l’est, ont subi de nouvelles attaques au mortier.« Le commandement de l’armée fédérale déclare que ses forces iront jusqu’au bout: ou bien (les Croates) se rendent, ou bien nous les chassons », a déclaré le colonel Kostadin Koprivica, cité par l’agence Tanjug.Sur le plan diplomatique, une nouvelle séance plénière de la Conférence de paix de La Haye s’est soldée par un échec.Le président serbe, Slobodan Milosevic, a estimé que le projet de créer une association de républiques yougoslaves indépendantes axe central de la nouvelle version du plan présentée par la CEE, était une source d’instabilité pour le pays.Cette fois, la Slovénie a rejoint PHOTO AP Les bombardements au mortier ont commencé à défigurer la cité historique de Dubrovnik.Cette boutique de photographe a subi des avaries.Belgrade dans son refus d’accepter la nouvelle version, mais pour des raisons diamétralement opposées à celles de la Serbie.« La Slovénie ne veut pas devenir membre d’une éventuelle association d’ex-républiques yougoslaves », a déclaré son president, Milan Ku-can.La Slovénie est résolue à achever son processus d’indépendance entamé avec la proclamation de sa souveraineté il y a quatre mois.Le plan de paix, présenté dans un document de onze pages, prône, outre la création d’une association souple de républiques yougoslaves indépendantes, le maintien des frontières existantes et l’autonomie des minorités ethniques dans les régions où eUes sont majoritaires.Par ailleurs, un pilote de l’aviation yougoslave s’est réfugié hier en Autriche avec son avion, un MiG.Le pilote s’est posé à Klagenfurt, dans le sud de l’Autriche.C’est la première défection d’un pilote yougoslave avec son avion depuis le début du conflit en Croatie.Dix cessez-le-feu entre la Croatie et ses adversaires fédéraux et serbes, sans compter de nombreuses trêves locales comme celle de jeudi à Dubrovnik, ont été'ignorés depuis le début de la guerre civile qui a éclaté après la déclaration d'indépendance de la Croatie et de la Slovénie le 25 juin.Plus de mille Croates et un nombre indéterminé de Serbes et de soldats fédéraux sont morts depuis.PARIS (AFP) — Dubrovnik, ville portuaire croate cernée par l’armée yougoslave, et dont le site historique a d’ores et déjà reçu des obus, constitue à la fois un lieu d’intérêt stratégique et un trésor du patrimoine culturel mondial placé, comme Venise ou Amsterdam, sous la protection de l’UNESCO.Dubrovnik et sa région forment une enclave s’étendant sur une langue côtière bordée au sud-est par le Monténégro, au nord par la Bosnie-Herzégovine et à l’ouest par une petite bande de côte de quelques dizaines de kilomètres appartenant à la Bosnie-Herzégovine et qui la sépare du reste de la Croatie.Sur le plan purement militaire, la présence de forces croates dans cette région constitue une menace pour les importantes bases fédérales du secteur de Boka, situées dans les bouches de Kotor (littoral monténégrin), mais aussi au sud immédiat de Dubrovnik, notamment à Cavtat, importante base de sous-marins.Dans les domaines culturel et historique, la ville, fondée au Vllème siècle, représente un exceptionnel témoignage du passé, dont le sort préoccupe la communauté intellectuelle internationale.Le Prince Sadruddin Aga Khan, délégué exécutif du secrétaire gé- Accord sur le contentieux financier franco-iranien PARIS (AFP) - Les négociateurs français et iraniens ont paraphé hier soir un accord qui devrait mettre fin à un contentieux financier vieux de 12 ans entre Paris et Téhéran, a-t-on appris au ministère français des Affaires étrangères.La conclusion de cet accord doit mettre fin à un contentieux financier portant sur le remboursement par Paris du reliquat des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars accordé en 1974 par l’Iran au Commissariat à l’énergie atomique, ainsi que sur les compensations dues par l’Iran à des sociétés françaises pour des ruptures de contrats après la révolution.Les deux parties sont convenues, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Daniel Bernard, de garder un «caractère confidentiel» au contenu de l’accord qui butait, la semaine dernière encore, après deux ans de négociations, sur deux questions distinctes du contentieux financier proprement dit: le droit ou non de l'Iran de se procurer de l’uranium ainsi qu'un problème d’ordre fiscal.néral des Nations Unies pour les activités humanitaires dans le Golfe, a ainsi lancé hier un appel en faveur de la sauvegarde de la ville.« Dubrovnik doit être sauvegardée pour L’avenir comme une expression du génie humain qui transcende les divisions idéologiques, politiques et ethniques », a déclaré le prince Sadruddin Aga Khan.Dubrovnik, l’ancienne Réguse, dont les remparts ont été construits au XII et XlIIème siècles, conserve des témoignages du Moyen-Age et de la Renaissance mais aussi du style baroque des XVII et X VUIéme.Ses musées abritent d’admirables tableaux.Soumise à l’autorité byzantine au IXème siècle, la république de Ra-guse permit un contact entre les Latins de la Méditerranée et les Slaves des Balkans auxquels elle servit de débouché vers la mer.Soumise à la suzeraineté de Venise jusqu’au XI-Vème siècle, Raguse devint une métropole commerciale importante et plus tard « l’Athènes des Slaves du Sud ».Elle garde son autonomie face aux Turcs mais les nouveaux courants d’échanges entraînent son déclin.Les Français l’occupent de 1806 à 1813 et le traité de Vienne (1815) la cède à l’Autriche.En 1918 elle est annexée à la Yougoslavie.Dubrovnik constitue une enclave ethnique croate, de tradition catholique, dans un environnement serbe et orthodoxe.La région de Trebinje qui la borde au nord est en majorité peuplée de Serbes tandis que les Monténégrins estiment qu’ils appartiennent à la même ethnie que les Serbes.mu/i COMMUNICATION SESSION PUBLIQUE COMMUNIQUER EN PUBLIC 28 AU 30 NOVEMBRE COÛTS : 875$ POUR INSCRIPTION: MARC PEPIN COUPAL (5 1 4) 448-3760 M.Pierre Bourgault "MANTEAUX DUVET EXXA' VALEUR ORIGINALE 225$ .2051 PEEL 843*6248 Dubrovnik Aristide est «fini» s’il rentre en Haïti, déclare le premier ministre haïtien WASHINGTON (AFP) - Le premier ministre haïtien Jean-Jacques Honorât a déclaré dans un entretien au Washington Post que le président déchu Jean-Bertrand Aristide serait « fini » s’il rentrait en Haïti.« Dès qu'Aristide pose le pied sur ce sol, il disparaît, il est fini », a déclaré M.Honorât, nommé le 11 octobre dernier à la tête du gouvernement haïtien par le président provisoire Joseph Nérette.« C’est pourquoi je veux que la communauté internationale nous dise comment elle pense que cela peut être fait », a-t-il ajouté.« Il y a l’hypothèse du retour et du non-retour du père Jean-Bertrand Aristide et ce sont ces deux hypothèses contradictoires qui doivent se rencontrer autour d’une table, et je ne suis qu’un médiateur et un catalyseur» a déclaré M.Honorât à l’AFP.Un embargo imposé à Haïti signi- fiera la guerre civile, a également estimé M.Honorât, pour qui le pays « ne peut faire face à un embargo durant plus de trois jours ».« Maintenant, si la communauté internationale veut déclarer la guerre civile en Haïti (.), elle a à prendre ses responsabilités », a-t-il ajouté.M.Honorât a jugé» globalement positif » le résultat de la mission parlementaire haïtienne qui avait rencontré lundi à Washington le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Joao Baena Soares.De son côté, le président déchu Jean-Bertrand Aristide a rencontré, hier, à Genève le chef de la diplomatie helvétique, René Felber, qui l’a assuré du soutien de la Suisse au retour de la démocratie.« Pour le moment », le père Aristide, « est l’unique et la première expression démocratique de son pays », a déclaré M.Felber.Il doit donc, a-t- il dit, « pouvoir assumer sa fonction, quitte a être contesté dans cette fonction à l’intérieur même de son pays et à être renversé », mais alors «par un processus démocratique» et non par les armes, a ajouté le ministre.Le président Aristide a souligné, comme il l'avait fait la veille au siège du Conseil oecuménique des Eglises (COE), l’importance qu’il attache au strict respect de l’embargo contre Haïti décrété par l’Organisation des États américains.Le président haïtien et M.Felber ont rejeté ensemble le « prétexte » invoqué par le général Raoul Cédras pour justifier son coup d’Etat.Le père Aristide, qui est arrivé jeudi à Genève venant de Caracas, se rend ce week-end à Bruxelles.Il sera mercredi à Paris, où il sera reçu par le président François Mitterrand.L’ambassadeur d’Haïti à l’ONU ne croit pas aux «bonnes intentions» d’Honorat Clément Trudel L’AMBASSADEUR d’Haïti à l’ONU, M.Fritz Longchamp, qui séjourne présentement au Québec, ne croit pas que le premier ministre « de facto » Jean-Jacques Honorât soit là comme un intermédiaire chargé de préparer un dialogue, pour éviter une guerre civile, comme il l’a prétendu hier dans une entrevue à l’Agence France-Presse.Bien avant d’accéder au poste de premier ministre, rappelle M.Longchamp (ambassadeur à l’ONU depuis le 15 septembre) M.Honorât s’est donné pour tâche de discréditer le gouvernement Aristide et il n’a pas hésité à « menacer le président Aristide dont le dossier, au chapitre des droits humains, est impeccable».Quant à la situation actuelle dans son pays et aux mesures visant à isoler le régime Cédras, M.Longchamp explique que l’isolement des putchis-tes est une bonne tactique, d’autant que les classes haïtiennes qui étaient en faveur du coup ont dû réviser leur action: « Il y va de leur propre survie», note l’ambassadeur.Est-on sûr que l’embargo décrété par l’Organisation des États Américains (OEA) ne sera pas déjoué de quelque façon?« C’est une de nos préoccupations, mais si des tentatives sont faites de déjouer l’embargo, nous ne croyons pas que ce soit le fait de pays, mais de compagnies, privées ou commerciales, plus ou moins clandestines ».L’apport de ces compagnies ne suffirait pas cependant à combler les manques que provoquera l’embargo, pense M.Longchamp qui ajoute: « Nous ne sommes pas naïfs », admettant que certains secteurs commerciaux d'autres pays pourraient tenter de relâcher les mailles du filet qui se resserre, ce qui, toutefois, n’empêchera pas le tarissement rapide de l’approvisionnement en pétrole, pour Port-au-Prince.L’ambassadeur Longchamp s’est dit également « encouragé » par l’attitude du gouvernement de la République Dominicaine qui, par son président Joaquim Balaguer, a renouvelé son engagement de respecter l’embargo décrété par l’OEA.Les partisans d'un retour au processus constitutionnel en Haïti ont souvent dit leur crainte que le pays voisin ne soit de mèche avec certains groupes macoutes toujours présents aux frontières d’Haïti, en sol dominicain.En fin d’après-midi, hier, Développement et Paix, par son bureau de Montréal, rendait compte de communications avec les responsables du diocèse de Jérémie, dont l’évêque est Mgr Willy Romélus.A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Le rendez-vous des étudiants adultes ADMISSION HIVER 1992 LE 1er NOVEMBRE 1991 Service d’accueil et de renseignements : ouvert du lundi au jeudi, de 9 h à 19 h le vendredi, de 9 h à 17 h 3744, rue Jean-Brillant, 3e étage Métro Côte-des-Neiges (514) 343-6090 1-800-363-8876 (FEP0018) APPRENDRE POUR AGIR A la Fiducie Desjardins, NOUS PRENONS TOUJOURS LE TEMPS DE RECEVOIR TOUS NOS CLIENTS EN PRIVÉ. A-8 ¦ Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 L’ACTUALITE INTERNATIONALE I I I in a ftfli /% 'll ij ] I i 1 V *• ij|( n ¦-p.j Le palais Royal de Madrid où se dérouleront à partir de mercredi prochain les négociations de paix israélo-arabes.La capitale espagnole met en place un dispositif de sécurité sans précédent Dominique Orin de l'Agence France-Presse MADRID — Un dispositif de sécurité sans précédent, baptisé « Opération Pax », a commencé à se mettre en place à Madrid où se tiendront la semaine prochaine un sommet Bush-Gorbatchev et la Conférence de paix sur le Proche-Orient, a-t-on appris hier de source policière.Les autorités ont refusé de fournir des chiffres précis sur le nombre des forces de l’ordre mobilisées pour l’occasion, qui compteront sur la collaboration de la CIA, des services secrets soviétiques et de ceux des pays participant à la Conférence.Quatre mille policiers affectés en province ont été rappelés dans la capitale pour renforcer les effectifs de policiers et gardes civils habituellement en service à Madrid, a indiqué à l’AFP une source officielle.La sécurité dans la province de Madrid est généralement assurée par 16 000 hommes (4000 gardes civils, 7000 membres de la police nationale et 5100 policiers municipaux), la plupart étant basés dans la capitale, survolée sans interruption par des hélicoptères des forces de l’ordre.« L’Opération Pax » est supervisée personnellement par le vice-président du gouvernement, M.Narcis Serra.Celui-ci préside chaque jour une réunion avec les ministres concernés par l’organisation de la Conférence sur le Proche-Orient, a ajouté la même source.Les milieux policiers redoutent aussi que des groupes terroristes ne soient tentés de tirer profit de la Conférence de paix pour commettre des attentats dans une ville placée sous les projecteurs de toute la presse internationale.L’organisation indépendantiste basque ETA, à laquelle la police attribue l’assassinat de deux gardes civils jeudi à Saint-Sébastien ( Pays Basque, nord), a revendiqué trois attentats à l’explosif qui ont fait la semaine dernière un mort et trois blessés à Madrid.Des milliers de policiers et de gardes civils ont été chargés de la surveillance des points dit sensibles : le palais Royal en pleine centre de Madrid, qui sera le siège de la Conférence, l’aéroport de Madrid-Barajas et le centre de presse au Palais de Cristal dans le Parc de la Casa de Campo, a précisé la même source officielle.Des tireurs d’élite vont prendre place sur les terrasses des immeubles avoisinant le palais Royal et à l’aéroport, a-t-on précisé de source policière.Une unité d’élite de la Garde civile et des policiers munis de gilets pare-balles et de pistolets-mitrailleurs quadrillent les installations de l’aéroport aux abords duquel des véhicules blindés sont stationnés.L’aéroport a été passé au peigne fin par les agents de la CIA et des services secrets soviétiques, en collaboration avec les forces de l’ordre espagnoles, a indiqué une source informée.La sécurité dans les ambassades des pays participant à la Conférence sera fortement renforcée, de même qu’aux postes frontières, a-t-on ajouté de source policière.Des dizaines de kilomètres d’égouts à Madrid ont commencé à être ratissés par des spécialistes de la police.D’après les médias madrilènes, la surveillance policière dont sont l’objet en général les résidants arabes, toujours soupçonnés de sympathiser avec des groupes terroristes, s’est accrue.Outre les mesures de sécurité, les autorités espagnoles continuaient hier à préparer les questions de protocole.« Tout est très compliqué.Avant de mettre un verre sur la table des négociations, nous devons savoir si les parties intéressées sont d’accord.L’organisation et les questions de protocole sont à cette occasion des affaires politiques », a commenté un responsable de la logistique et de l’organisation de la conférence.Plus de 4000 journalistes doivent couvrir le sommet entre les présidents George Bush et Mikhaïl Gorbatchev et la Conférence de paix sur le Proche-Orient.Ils seront installés dans un immense centre de presse aménagé dans l’enceinte des Foires Internationales de Madrid d’où ils pourront gagner le palais Royal grâce à rétablissaient d’une navette d’autobus, qui empruntera, toutes les dix minutes, une voie rapide.Israël relance le débat sur la composition de la délégation arabe d'après Reuter et AFP JÉRUSALEM — Israël a présenté hier une délégation « faucon » pour la conférence de paix de Madrid, dont le président George Bush attend au moins un « début de compréhension » entre les parties.Les délégués palestiniens ont entamé avec émotion le long chemin qui doit les conduire dans la capitale espagnole.L’hymne palestinien, interdit par la loi israélienne, a salué leur depart de Jérusalem pour Amman où ils sont allés rejoindre leurs collègues de la délégation commune jordano-palestinienne.À cinq jours de l’ouverture des pourparlers, Israël a relancé le débat sur la composition de cette délégation.Yossi Ahimeir, porte-parole du premier ministre Yitzhak Shamir, a déclaré qu’Israël se retirerait de la conférence si n’en était pas exclu Saeb Erekat, négociateur palestinien qui a déclaré représenter l’OLP.Saeb Erekat, 36 ans, est originaire de Cisjordanie.Maître de conférences à l’université cisjordanienne d’An Nadjah et éditorialiste au quotidien palestinien Al Qods, il est détenteur d’un passeport américain.Dans une interview accordée mercredi à la chaîne de télévision américaine CNN, il avait déclaré: « Nous sommes la délégation de l’OLP.Cette délégation a été choisie par l’OLP.» Israël, qui refuse tout contact avec la centrale palestinienne et a exigé son exclusion des pourparlers, a demandé l’arbitrage des États-Unis.À la suite de cette affaire, le secrér taire d’État américain James Baker a demandé hier à toutes les parties à la conférence de paix de faire preuve de responsabilité.« Nous voulons que toutes les parties agissent et parlent de façon aussi responsable que possible pour permettre à ce processus, qui a été si laborieusement préparé, de se dérouler », a déclare M.Baker dans une interview à la chaîne de télévision par câble CNN.Le secrétaire d’Etat a jugé la déclaration de M.Erekat « préoccu- pante », non seulement pour le gouvernement israélien mais pour les États-Unis.Il a souligné que M.Erekat avait ensuite été désavoué par le principal négociateur palestinien, Fayçal Husseini.M.Baker a rappelé que les Etats-Unis ne voulaient pas amener Israël à négocier avec l’OLP.Il a ajouté qu’il fallait s’attendre, à l’approche de la conférence de paix qui s’ouvre mercredie à Madrid, à ce que les parties présentent des « positions maximalistes ».Le chef de la diplomatie américaine a également déclaré que les États-Unis n’étaient pas d’accord avec la position des pays arabes qui ont décidé jeudi à Damas d’éviter tout accord de paix séparé avec Israël.Washington est favorable à une solution globale du conflit israélo-arabe, mais « nous ne sommes pas favorables à un lien, parce que s’il peut y avoir des progrès vers la paix sur un front, nous ne voulons pas que ce progrès possible soit l’otage d’une solution globale.Cela ne correspond pas à la position arabe », a déclaré M.Baker.Le gouvernement israélien a donné un autre signe de fermeté en présentant une délégation dominée par les partisans de la ligne dure de refus de toute concession territoriale.Yitzhak Shamir, qui dirigera personnellement l’équipe de 14 négociateurs, a exclu le ministre des Affaires étrangères, David Levy, chef de file des modérés du Likoud.Il s’est en revanche entouré de ses plus proches collaborateurs, dont Yossi ben Aharon, secrétaire général de la présidence du Conseil, que certains considèrent comme plus « dur » que lui.Yossi ben Aharon devrait etre chargé de mener les discussions bilatérales avec la Syrie dont un des thèmes majeurs sera la souveraineté sur le plateau du Golan, conquis en 1967 par Israël et annexé depuis.Les pourparlers avec la délégation jordano-palestinienne devraient etre confiés a un autre très proche conseiller du premier ministre, Elaykim Rubinstein, secrétaire du gouvernement.Parmi les autres « faucons » re connus figure le député du Likoud Uzi Landau, qui milite pour la poursuite de la colonisation des territoires occupés et semble avoir été choisi en tant que représentant des 100 000 colons de Cisjordanie et de la bande de Gaza.Plusieurs autres délégués sont des diplomates de carrière comme Zalman Shoval, ambassadeur aux États-Unis.À Washington, au cours d’une conférence de presse, le président George Bush a parlé de « patience » et de « compréhension » mais a soigneusement évité les questions trop pressantes sur les chances de succès de la conférence.Il a notamment refusé de répondre à un journaliste qui lui demandait comment il serait possible d’espérer un déblocage de la situation quand Israël a fait savoir qu’il refusait l’échange paix contre territoires qui est un des principes de base de la politique américaine au Proche-Orient.« Je ne répondrai pas à cette question », a-t-il dit.« S’il y a une chose que je refuse de faire c’est de compliquer malencontreusement le processus ».Le chef de l’État américain, qui présidera mercredi la session d’ouverture de la conférence avec Mikhaïl Gorbatchev, a souligné qu’il n’à-vait nullement l’intention de tenter d’imposer une solution aux participants.« Nous essayons de les réunir et de faire disparaître leurs divergences », a-t-il au cours d’une conférence de presse.Les États-Unis n’ont pas de plan spécifique de règlement du conflit mais espèrent pouvoir jouer un role de catalyseur du processus, a-t-il ajouté.« Nous ne pouvons bien sûr pas en connaître l’issue.Il faudra de la patience et de la compréhension.Les États-Unis ne peuvent faire la paix au Proche-Orient, seules les parties concernées le peuvent».L’Ukraine n’enverra pas de délégués au Soviet suprême de l’URSS d'après AFP et Reuter MOSCOU — L’Ukraine a décidé de ne pas envoyer de délégation au Soviet suprême (parlement) de l’URSS, ne voulant pas participer à une structure « conduisant ou pouvant conduire la république à son intégration dans un autre État», selon l’Agence TASS.Les députés ukrainiens se sont contentés hier de décider l’envoi d’un groupe de représentants au Conseil des républiques « à titre d’observateurs ».Le Conseil des républiques, l’une des deux chambres constituant le Soviet suprême soviétique, est composé de représentants des républiques sur une base paritaire, alors que dans le soviet de l’Union, la représentation est déterminée en fonction de la population de chaque république.« Le parlement ukrainien a décidé que l’Ukraine ne participerait pas à la constitution et a l’activité de structures inter-républicaines conduisant ou pouvant conduire à l’intégration de la république à un autre État», selon les termes de la résolution adoptée hier par le soviet suprême de l’Ukraine et rapportés par l’agence TASS.Seules la Russie, la Biélorussie et les cinq républiques d’Asie centrale participent pour l’instant à part entière au Soviet suprême renouvelé soviétique qui s’est ouvert lundi à Moscou.K B Nous avons créé le Club des Gouverneurs parce que étalent nos meilleurs clients pressés de partir.Les gens d’affaires n’ont généralement pas de temps a perdre lorsqu’ils descendent a l’hôtel.Réunions, repas d’affaires, visites chez les clients, un agenda chargé qui ne leur laisse souvent pas le loisir d’etre très patient! C’est en pensant a eux que nous avons conçu le Club des Gouverneurs.Ixt Club des Gouverneurs offre a ses membres toute une gamme de services personnalisés.En plus de formalités d’arrivée et de départ rapides et simplifiées, la carte de membre donne accès a des chambres de catégorie supérieure a des tarifs préférentiels dans tous nos hôtels.Ix*s membres profitent d’un système de réservations garanties ou d’hébergement gratuit, d’une occupation double sans frais supplémentaires et de la possibilité de quitter la chambre a 15 heures.L’adhésion est gratuite.Pour devenir membre du Club des Gouverneurs ou |xmr obtenir de plus amples renseignements sur les services offerts à nos membres communiquez avec nous en composant le 1 8(H) 46.'t-2820.djo ’Aeroplan HOTEL DES GOUVERNEURS Montréal (b' Grand), Montréal (Place Dupuis), Ijongueuii (ile Charron), laval.Québec (Place Hauleville), Sainte-Foy, Trois-Rivières, Sherbrooke, Chicoutimi, Sept-lles, Rintouski, Matane.C’est par 243 voix contre 43 que les députés ont adopté une résolution dans laquelle ils jugent inopportune la participation de l'Ukraine à « une structure inter-républiques qui conduirait ou pourrait conduire à l’assimilation de l’Ukraine dans un État étranger ».Selon certains parlementaires, cette prise de position ne signifie pas que l’Ukraine exclut définitivement de faire partie du nouveau marché commun de l’URSS, auquel ont déjà adhéré huit des douze républiques de l’Union.« «Simplement, l’Ukraine ne veut as rentrer dans une structure qui la orcerait à participer à un Etat unitaire », a dit l’économiste libéral Alexandre Barabach.« Si l’accord économique implique la domination économique d’une république sur les autres, nous n’y participerons pas.S’il est destiné a un rôle de coordinateur en matière de politique économique, pourquoi pas?» a-t-il ajouté.Revenant sur son hostilité première, le parlement ukrainien a par ailleurs autorisé le gouvernement à procéder à des réformes économiques radicales après le 1er décembre, date du référendum sur l’indépendance.Le programme gouvernemental comprend notamment l’accès à la propriété privée, la libéralisation des prix, ainsi qu’une réforme agraire et financière.Les députés ont enfin repoussé à la semaine prochaine le débat sur l’opportunité de fermer la centralp nucléaire de Tchernobyl.Eltsine prévoit annoncer «d’importantes réformes» lundi MOSCOU (Reuter) — Boris Eltsine a téléphoné hier au président George Bush pour lui dire qu’il prévoyait d’annoncer d’importantes réformes économiques lundi prochain, rapporte l’agence Tass.Ces initiatives figureront dans le discours que le président russe doit prononcer à l’ouverture de la session du Congrès des députés du peuple de la Fédération de Russie, ajoute Tass citant le service d’information de Boris Eltsine.Lors de son entretien téléphonique avec le président des Etats-Unis, Boris Eltsine l’a assuré que les entrepreneurs américains ne devaient pas hésiter à venir travailler en Russie, ajoute Tass.AMNISTIE INTERNATIONALE (514)766-9766 V ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 ¦ A-9 Les dirigeants polonais redoutent la désillusion de l’électorat Les élections de demain pourraient se traduire par une percée des anciens communistes LE MONDE EN BREF Violences en Colombie SANTA FE DE BOGOTA (AFP)- De nombreux actes de violence se sont produits en Colombie à la veille des élections législatives de demain, faisant au moins 16 morts et 32 blessés au cours des dernières 48 heures, a-t-on appris hier de sources officielles.Vendredi matin, quatre attentats à la bombe ont eu lieu à Medellin (500 km au nord-est de Bogota) contre des permanences des partis libéraux et conservateurs.Ces attentats n'ont pas fait de victimes mais ont provoqué d’importants dégâts, selon la police.Le choix d’Eltsine MOSCOU (Reuter) — Le président russe, Boris Eltsine, envisage de désigner premier ministre de sa république Sviatoslav Fiodorov, un ophtalmologiste devenu millionnaire, ont rapporté hier deux agences soviétiques.Tass et l’Agence d’information russe écrivent toutes deux que Boris Eltsine a proposé le nom de Sviatoslav Fiodorov lors d’une réunion avec des députés du parlement russe.Sviatoslav Fiodorov, 64 ans, est renommé en URSS et à l’étranger pour ses techniques ophtalmologiques révolutionnaires.Politiquement, il est connu pour ses prises de position radicales.Accident nucléaire MOSCOU (Reuter) — Le quotidien soviétique Troud a publié hier des révélations sur une explosion qui a fait 10 morts en 1985 à bord d'un sous-marin à propulsion nucléaire.Les 10 hommes s’employaient à remplacer le coeur du réacteur du sous-marin, immobilisé sur le chantier naval de Chkotovo, sur la côte Pacifique, lorsqu’une protection a sauté.Un compteur de radioactivité, conçu pour mesurer jusqu’à 600 roentgens a explosé dès sa mise en marche.Un député de la région a précisé à Troud que, selon des mesures effectuées plus tard, le niveau de radiations avait atteint 90 000 roentgens par heure pendant l’accident et ceux qui ont combattu l’incendie avaient reçu entre 30 et 40 rems.Encore 34 puits en feu KOWEÏT (Reuter) — Il ne reste plus que 34 puits de pétrole en feu au Koweit sur les 732 puits sabotés par les Irakiens lors de leur retraite à la fin de la guerre du Golfe, annoncent les experts chargés de les éteindre.Les équipes venus d’un peu partout dans le monde pour lutter contre ces incendies estiment que les derniers puits en flammes seront colmatés dans moins de deux semaines.« Si nous conservons le rythme actuel, les puits seront éteints dans moins de deux semaines», a déclaré un spécialiste américain.Le dernier puits sera colmaté par une éauipe koweïtienne.Les quelque 27 équipes qui opèrent au Koweit colmatent actuellement une demi-douzaine de puits par jour, au lieu d’un tous les quatre jours quand elles ont commencé à opérer en mars.Bombardiers WASHINGTON (AFP)-Le président George Bush a indiqué hier que son administration pourrait accepter la construction d’un nombre de bombardiers furtifs B2 inférieur aux 75 souhaités par l’US Air Force.Lors d’une conférence de presse, M.Bush a en effet laissé la porte ouverte à un marchandage sur le nombre.L'aviation américaine entend se doter de 75 de ces appareils extrêmement coûteux (865 millions $ pièce), et le Sénat et la Chambre des Représentants, qui travaillent actuellement en commun à la rédaction du budget militaire, sont divisés sur ce point.Au tour du Birobidjan MOSCOU ( AFP) - La « région autonome juive » du Birobidjan, située dans l'extrême Orient soviétique près de la frontière avec-la Chine, s’est proclamée hier république autonome au sein de la fédération de Russie, a rapporté l'agence TASS.Cette mesure prise par le « conseil régional des députés du peuple » doit cependant être encore acceptée par le président et le soviet suprême (parlement) de la Russie, a précisé l’agence TASS.Le Birobidjan, créé par Staline en 1928 avec un statut de « district national juif » puis de « région autonome juive » en 1934, compte environ 215 000 habitants dont 5 % de juifs.Mitterrand à Madrid MADRID (Reuter) — Le président François Mitterrand est arrivé hier à Madrid pour discuter avec le chef du gouvernement espagnol, Felipe José-Alain Fralon Gonzalez, du prochain sommet européen de Maastricht, consacré à l’union politique.La rencontre, qui devait initialement durer deux jours, a été abrégée en raison des préparatifs de la Conférence de paix sur le Proche-Orient, qui s’ouvre mercredi dans la capitale espagnole.Les discussions, ouvertes par un déjeuner offert par le roi .1 uan Carlos au palais de la Zarzuela, devaient se clôturer par un dîner de travail, tandis que les ministres français et espagnols chargés des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances et des Affaires européennes ont eu des entretiens séparés.Le Monde VARSOVIE - Inquiet de l’apathie du corps électoral, le président Lech Walesa a appelé les Polonais, à la télévision, à se rendre massivement aux urnes demain pour les premières élections législatives totalement libres depuis la chute du régime communiste, en 1989.Les héritiers de Solidarité craignent en effet que la désillusion de la population face aux difficultés ne favorise une percée des anciens communistes.Quelque 110 partis politiques participent à ces élections.« Au début, il faut bien donner sa chance à tout le monde, surtout après plus de quarante ans de dictature ! » Voilà ce que répondent les responsables polonais quand on s’étonne devant eux des modalités de ces élections qui vont permettre à plus de 110 organisations —le mot « parti », charriant de trop mauvais souvenirs, est banni— de briguer les suffrages de 27 millions d’électeurs inscrits et à plus de 20 d’entre elles, de façon certaine, d’être représentées à la Diète.Le système électoral —une proportionnelle sans aucun filtre— tout autant que la volonté des uns et des autres d’aller seuls à la bataille quitte à procéder ensuite à des regroupements expliquent ce mor- cellement.Faute, dans ces conditions, de choix clair, les Polonais ne manifestent pas un intérêt débordant pour le scrutin de dimanche, et l'on s’attend à une forte proportion d’abstentions.Les rares meetings ne font pas recette.Quelque 400 personnes seulement pour applaudir, mercredi, l’un des leaders de l’Union démocratique, Jacek Kuron, pourtant en tête dans tous les sondages de popularité.À peu près autant, jeudi, pour le premier ministre Jan Krzysztof Bie-lecki, à l’université de Varsovie.Les émissions électorales à la télévision sont regardées par moins de 10 % des téléspectateurs.Seul succès : le « zoo », version polonaise du Bébête Show, où l'on peut voir Lech Walesa en lion, Tadeusz Mazowiecki en tortue, Bronislaw Geremek en bouc .Une campagne qui ne ressemble en rien à celle de juin 1989, où une partie seulement des députés avait été renouvelée, et qui avait vu une victoire sans partage de Solidarité, dans la mesure où le choix était parfaitement simple : pour ou contre le communisme.Rien à voir : non plus avec l’élection présidentielle de novembre 1990, où la personnalité des candidats en lice —dont celle de Lech Walesa, qui l’avait emporté au second tour contre le surprenant Sta-nislaw Tyminski— avait passionné ^ « * Le premier ministre polonais Jan Krzysztof Bielecki.les Polonais.A y regarder de plus près, et sous bénéfice d’inventaire, la nébuleuse des organisations qui se présentent demain peut toutefois etre décryptée d’une manière relativement simple : il y a d'abord les « grands » partis, nés pour la plupart de Solidarité, qui adoptent un ton relativement modéré les uns vis-à-vis des autres.D'une part, parce que tous issus du même moule ils ont grosso modo les mêmes objectifs et que la lutte contre la dictature communiste a forgé des liens que les disputes politiciennes n’ont pas encore réussi à trancher.D’autre part, parce qu’ils se savent condamnés, tôt ou tard, à gouverner ensemble puisque le prochain gouvernement sera forcément une coalition.Quant à savoir lesquels de ces partis l’emporteront et quelles seront leurs marges de succès, rien n’est plus hasardeux tant les sondages varient d’un jour à l’autre.L’Union démocratique fondée par M.Mazowiecki et considérée comme « légèrement social-démocrate », tient la corde puisqu’elle est créditée d’environ 25 % de soutien.L’ancien premier ministre a déclaré, le 8 octobre, qu'il était prêt, si la formation l’emportait, à retrouver son poste.Mais Lech Walesa a d'ores et déjà laissé entendre qu'il préférerait reconduire le premier ministre actuel, M.Bielecki.Ce dernier, à la tête du Congrès des libéraux, pourrait créer une surprise car son pragmatisme et son look propre séduisent, notamment les jeunes.Appelée par certains, « le parti de Walesa », même si d’autres disent que le président ne l’a pas vraiment soutenue, l’Alliance du centre se veut plus conservatrice et prône notamment une « décommunisation » de la Pologne.Sur la question cruciale de l’avortement, elle soutient la position de l’Eglise catholique alors que l'Union décmocratique a une position plus nuancée ou plus ambiguë.Quant aux autres candidats de Solidarité, ils sont revenus à leur vertus premières, celles du syndicalisme.Autour de ce noyau gravitent des dizaines de formations dont la caractéristique est la revendication tous azimuts.Des anciens communistes qui trouvent que le rythme de retour au libéralisme est trop rapide aux partis paysans qui le jugent trop lent, en passant par la kyrielle de partis folkloriques, écologistes ou nationalistes qui se livrent à une surenchère mi-absurde mi-inquiétante, mais qui ne devraient pas obtenir de résultats importants.Trois inconnues pourtant.Que feront les électeurs de M.Tyminski, puisque le « Parti X » créé par le rival de Lech Walesa à la présidentielle ne présentera qu’un nombre limité de candidats ?Quel sera le score du « Parti des buveurs de bière » crédité aujourd’hui de plus de 2 % des voix et qui rappelle le mouvement d’opinion crée autour de Co-luche avant l’élection présidentielle française de 1981 ?Et, surtout, quel accueil les électeurs réserveront-ils aux partis se présentant ouvertement comme soutenus par l’Eglise ?Washington est sceptique sur le rôle dominant de Gorbatchev en URSS Pascal TAILLANDIER de l'Agence France-Presse WASHINGTON — À quelques jours de la première rencontre entre les présidents George Bush et Mikhail Gorbatchev depuis le coup d’Etat manqué du 19 août dernier en U RSS, les responsables américains expriment un scepticisme grandissant quant au rôle dominant du président soviétique dans son propre pays.M.Bush doit s’entretenir mardi à Madrid avec M.Gorbatchev à la veille de l’ouverture de la conférence de paix sur le Proche-Orient lors d'une rencontre qui est considérée par certains responsables américains comme, en partie, un nouvel effort de M.Bush pour donner un coup de main à son homologue soviétique.Les dirigeants américains continuent d’espérer qu’il restera un « centre » en URSS afin que le désarmement nucléaire et les réformes économiques qu’ils appellent de leurs voeux puissent aller de l’avant.Mais les derniers développements ne leur ont donné guère de raisons d’être optimistes.« Le sol se dérobe sous les pieds (de Mikhaïl Gorbatchev) et il devient de moins en moins important », a déclaré jeudi un haut fonctionnaire américain sous le couvert de l’anonymat.Le récent accord d’union économique signé par M.Gorbatchev avec huit républiques pour tenter de freiner la désintégration de l’URSS n’est « qu’un morceau de papier sans valeur », a estimé un responsable américain.M.Bush veut toujours aider l’URSS et étudie un programme d’assistance qui devrait comporter de nouvelles garanties de crédits agricoles et une coopération technique pour réformer le système de distribution.Selon la Maison-Blanche, il est cependant peu probable que ce programme soit prêt à être annoncé avant la rencontre de Madrid, où la question sera discutée.L’URSS a demandé aux pays occidentaux une aide de plus de 10 milliards $.L’assistance humanitaire ne pose pas de problème, a indiqué un responsable américain.Mais, a-t-il ajouté, la suite dépend des réformes en URSS et « nous devenons plus pessimistes à propos de ce qui se passe là-bas ».À Madrid, M.Bush entend s’enquérir auprès de M.Gorbatchev de l’évolution des relations centre-républiques, et savoir si « le centre existe » et peut être efficace sur le plan économique, a souligné ce responsable.ün se demande cependant à Washington si dans ce domaine il ne faut pas plutôt s’adresser au président de Russie Boris Eltsine, qui doit bientôt proposer un plan économique de son cru.« Gorbatchev n’a plus guère d’importance (.) Il est d'une certaine façon un appendice de Eltsine », estime M.Peter Rodman, ancien collaborateur de M.Bush au Conseil National de Sécurité.Un fonctionnaire américain n'hésite pas à dire, sous le couvert de l’anonymat, que M.Gorbatchev pourrait bien être devenu qu’un simple « ministre des Affaires étrangères de Elstine ».Reste que M.Bush continue de respecter son homologue soviétique, avec lequel il a établi une relation de travail confiante.Les responsables américains continuent, en privé, d’exprimer leur méfiance à l’égard de M.Eltsine, ce que déplore M.Rod-man, parlant de « manque de respect ».Le fait que M.Gorbatchev soit présent à Madrid, bien que les États-Unis soient la force essentielle derrière le processus de paix au Proche-Orient, tient au fait que M.Bush a tenu à associer l’URSS à ce processus en partie « pour donner du tonus à Gorbatchev sur le plan intérieur », estime M.Rodman.Mais le président Bush sait aussi qu'en matière de désarmement nucléaire, par exemple, l’interlocuteur reste M.Gorbatchev.Son initiative de réduction des armes atomiques annoncées en réponse à celle de M.Bush a été soutenue par toutes les républiques, souligne M.Rodman, et « nous n’avons pas d’autre choix que de traiter avec lui ».Krioutchkov était le cerveau du putsch manqué d’après Reuter et AFP MOSCOU — L’ancien président du KGB, Vladimir Krioutchkov, était le cerveau de la tentative de putsch contre Mikhaïl Gorbatchev à Moscou en août, a déclaré hier un haut responsable du KGB.« La direction du KGB a activement participé aux préparatifs (du putsch avorté).L'ancien président Krioutchkov a joué un role de premier plan.Il avait commencé de le préparer à la fin de l’an dernier », a déclaré lors d’une conférence de presse le général Anatoli Oleinikov.Il s’agit de la première confirmation officielle des informations qui circulaient sur le rôle majeur joué par Vladimir Krioutchkov dans cet épisode.Ce dernier et ses deux adjoints ont été arrêtés, ainsi que deux autres hauts fonctionnaires du KGB, à la suite du putsch manqué.Quatorze personnes sont derrière les barreaux pour leur participation au coup de force, dont l'ancien premier ministre Valentin Pavlov et l’ex-ministre de la Défense Dmitri Iazov.Les militaires soviétiques avaient reçu l’ordre, lors du putsch, d’abattre l’avion allant chercher Mikhaïl Gorbatchev, à bord duquel se trouvaient le vice-président russe Alexandre Routsko’i et Ivan Silaev, alors premier ministre de Russie, a par ailleurs révélé hier le quotidien Kom-somolskaïa Pravda.Le quotidien réformateur cite les témoignages de plusieurs militaires ayant participé a l’opération, qui a été annulée à la dernière minute.Le chef des troupes de la Mer Noire, le général Romanenko, avait donné l’ordre le 21 août au colonel Kochetkov, de l’infanterie de marine, de bloquer l'aéroport militaire de Belbek, et de détruire tout avion qui s'y poserait.Aucun ordre écrit pour cette opération n’existe, affirme le journal.L'aéroport militaire de Belbek dessert Foros en Crimée (sud de l’URSS), où se trouvait le chef de l’État soviétique pendant le putsch.Les troupes utilisées pour cette opération étaient prêtes à intervenir sur le terrain de l’aéroport.A la dernière minute, peu avant l’arrivée de l’avion, le bataillon a reçu l’ordre de se retirer.L'opération était intitulée « sécurité de la délégation du gouvernement russe».ection partielle du 3 novembre 1991 district de Notre-Dame-de-Grâce (31) Ville de Montréal ERRATUM Prenez avis que l'adressa du candidat Leith Hamilton, Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, aurait dQ se lire, dans l'avis public du scrutin donné le 16 octobre 1991, comme suit : 4471, avenue Old Orchard Et prenez avis que l'adresse du candidat Marcel Tremblay, Parti civique de Montréal, aurait dQ se lire, dans l'avis public du scrutin donné le 16 octobre 1991, comme suit : 4446, avenue Melrose Donné ce 24 octobre 1991 Léon Laberge Président d'élection SOCIETE PRO MUSICA CONCERTS DU LUNDI 4 NOVEMBRE ET DU DIMANCHE 17 NOVEMBRE À tous les abonnés de PRO MUSICA Les deux prochains concerts de la série Émeraude auront lieu, tel qu'annoncé dans notre programme de la saison, le lundi 4 novembre à 20h00 et le dimanche 17 novembre à 20h00.Cependant, en raison de circonstances totalement indépendantes de notre volonté, ils ne pourront avoir lieu à la salle Wilfnd-Pelleiier de la Place des Arts.Nous nous transporterons, pour ces deux soirées, à la "Erskine and American Church", rue Sherbrooke Ouest k l'angle de l'avenue du Musée.Malgré la différence de configuration de ces deux salles, nous veillerons à réserver pour vous des places équivalentes à celles auxquelles vos billets vous donnaient droit à la salle Wilfrid-Pelletier.Peut-être n'étiez-vous pas des nôtres pour le premier concert de la série Topaze, présenté justement en l'église Erskine and American le 23 octobre dernier?Dans ce cas, les concerts des 4 et 17 novembre seront pour vous l'occasion de vérifier sur place les qualités que nous reconnaissons à ce temple pour l'exécution du répertoire de musique de chambre: dimensions idéales (quelque 750 places, disposées en hémicycle): acoustique très favorable; intérêt historique d'un temple construit au dix-neuvième siècle au coeur du Mille Carré Dori.La Société Pro Musica rêve même d'en faire un jour une salle qui soit à Montréal ce qu'est à Londres le Wigmore Hall, ou à New York le Carnegie Hall: un haut lieu de la musique de chambre.Stationnement souterrain dans l'immeuble de la Standard Life, entrée rue de la Montagne au nord de la rue Sherbrooke.n « m l A la Fiducie Desjardins, nous pouvons vous garantir que vous serez reçu en privé, quel que soit le montant que vous désirez placer*.Et ce, parce qu'en matière de placement, nous offrons exclusivement des services qui assureront votre sécurité financière, à moyen et à long terme.C'est notre spécialité, Comme votre sécurité financière, c'est votre avenir, nous croyons que ça mérite bien une conversation en privé.* 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A-10 ¦ Le Devoir, samedi 26 octobre 1991 ÉDITORIAL La conversion du président Lj ATTACHEMENT au principe de réalité est l’une des premières qualités du politicien.Le jeune président de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), M.François Ouimet, a ses difficultés avec le réel.En attestait hier encore l’écho public défavorable au voyage collectif de commissaires et de cadres à un congrès méridional français.Tout comme dans la guerre des procédures qui a paralysé la Commission pendant quelques jours, et mené le ministre de l’Éducation à menacer de tutelle, M.Ouimet donne l’impression de tomber des nues, de mal mesurer les conséquences publiques de ses décisions, d’apprendre son métier sur le tas.On le sent vulnérable aux accidents.Mais il est au moins un sujet, et non le moindre, à propos duquel son jugement colle enfin au réel.En remettant en cause la confessionnalité de sa commission scolaire, comme il l’a fait plus tôt cette semaine, il met fin à des décennies de refus, par la plus grande organisation scolaire du Québec, du monde tel qu’il est.Son virage est courageux, certains le diront téméraire.En confiant ses intentions au DEVOIR, il n’avait assuré ses arrières ni au sein de son caucus, ni au sein de son parti, le Regroupement scolaire confessionnel ( RSC ), et il écope aujourd’hui de durs remous.Le président du RSC, M.Maurice Archambault, l’a presque désavoué.M.Ouimet pourrait bien se retrouver sans parti, le jusqu’au-boutisme du RSC étant légendaire.En fait, M.Ouimet vient de saper la raison d’être du RSC, fondé en 1973 pour préserver à tout prix la confessionnalité du système scolaire montréalais, et accessoirement intéressé à l’oeuvre d’éducation en elle-même.Durant l’interminable guerre de la « restructuration scolaire » dans l’île de Montréal, c’était là le plus fort carré de résistants à la déconfessionnalisation des structures.Son obstruction, en alliance conjoncturelle avec les commissions protestantes qui défendaient la langue anglaise à travers une fausse confessionnalité, a eu raison des efforts du gouvernement du Parti québécois pour instituer à Montréal une division linguistique des commissions scolaires.Avec autant de zèle, le RSC déclarait ensuite la guerre à l’ancien ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, dont la loi 107, adoptée en 1988, avait le même objectif.Ce serait sus à la loi, jusqu’en Cour suprême.Ce qui fut dit fut fait, et la haute cour entendra bientôt les plaidoyers, en vue d’un jugement attendu en 1992.Entre temps, les alliés naturels du RSC se sont toutefois dispersés.Au Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation, gardien officiel de la confessionnalité, qui avait dit dès 1986 sa préférence pour des commissions linguistiques, s’est ajoutée la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, devenue depuis Fédération des com- missions scolaires.Avant même qu’il devienne archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte affirmait que l’Église de Montréal ne s’opposait plus aux commissions scolaires linguistiques.« Du moment que l’éducation chrétienne est assurée, disait-il au début de 1990, le reste, c’est de la tuyauterie.»> Cela faisait du RSC un groupe plus catholique que le pape, et sa légitimité s’effritait.Les élections de l’automne suivant lui permettaient de s’accrocher au pouvoir scolaire par un siège seulement.Mais la CECM s’entêtait à aller jusqu’en Cour suprême, et le confirmait peu après l’élection.M.Ouimet lui-même, appelé à prendre la présidence à pied levé en juin dernier, affirmait qu’il irait jusqu’au bout pour défendre ce « droit constitutionnel acquis ».Difficile de dire à quoi ou à qui on doit sa brusque conversion, sinon au principe de réalité.Les soubresauts internes de la CECM sont ceux d’une organisation Mettre fin à un anachronisme, ce n ’est pas clore le débat engagée dans un cul-de-sac.L’énorme chute de clientèle — 100 000 élèves de moins en vingt ans, près de la moitié des effectifs — a créé déprime et contraintes.La faveur que connaît par ailleurs le réseau protestant francophone, abri de ceux qui ne veulent pas d’une école religieuse à tous égards, souligne cruellement les déboires de la CECM.Le malaise de ses enseignants, de ses professionnels, est depuis longtemps palpable.L’hostilité et la méfiance envers le Conseil des commissaires vont bien au-delà des habituels conflits de relations de travail.Et le malaise des citoyens s’affirme désormais.Les jours du RSC sont comptés, et M.Ouimet semble savoir compter.Il est évident, de même, que le radicalisme de ses parrains du RSC lui porte ombrage.En pratique, si la CECM devait se retirer en dernière heure de la contestation de la loi 107, la Cour suprême ne tomberait pas en vacances pour autant.Les commissions scolaires protestantes, malgré d’importantes défections dans les milieux anglo-montréalais, continuent de croire qu’une confessionnalité de façade reste la meilleure protection du système scolaire de langue anglaise.L’article 93 de la Constitution de 1867 le leur garantit, disent-elles.Elles préfèrent curieusement cet anachronisme, que la Cour d’appel du Québec a ébranlé en les déboutant sur la loi 107, à l’article 23 de la Charte canadienne de 1982, qui reconnaît aux minorités de langue officielle des droits de gestion scolaire, comme le confirmait récemment la Cour suprême dans une affaire alber-taine.Le retrait de la CECM affaibürait la coalition anti-loi 107 mais la laisserait vivante.Le virage de la CECM aurait toutefois des conséquences politiques énormes.Si la plus importante commission scolaire du Québec renonçait volontairement à son caractère confessionnel, et laissait au gouvernement du Québec la voie libre pour créer des commissions linguistiques, les édits de la Cour suprême auraient moins d’importance.Il serait à peu près impossible aux quelques nostalgiques de la confessionnalité mur à mur de mobiliser des forces et une clientèle suffisante pour empêcher la mutation des grandes structures.Il leur resterait l’exercice du droit à la dissidence religieuse, reconnu par la loi.En position de repli, M.Ouimet affirme que la confessionnalité des écoles suffit désormais, et qu’il entend travailler à la protéger.L’immense majorité des écoles publiques du Québec sont en effet confessionnelles, elles l’ont été confirmées d’office en 1974.Même chez la petite minorité d’écoles créées depuis ce temps et qui ont négligé de faire confirmer leur statut, la loi de 1988 garantit l’enseignement religieux.En se décon-fessionnalisant, la CECM ne fait pas la révolution, ni n’ouvre la voie aux écoles « neutres » dont on parle encore, au RSC, comme d’une hérésie suprême.Mais la réalité, là encore, pourrait bien rattraper les élus scolaires.Pour protéger la confessionnalité à l’école, M.Ryan avait chaudement coiffé sa loi 197 d’une clause « nonobstant ».Il la soustrayait ainsi aux Chartes des droits et libertés, donc à de possibles contestations au nom de la liberté de conscience et de religion.La Commission des droits de la personne du Québec avait officiellement protesté contre cette disposition de la loi, passée largement inaperçue à l’époque à cause de l’ampleur de la réforme ( et du silence des commissions protestantes, qui trouvent ce « nonobstant » confessionnel moins choquant que celui de la fameuse loi 178 sur l’affichage ).Les choses risquent d’être moins quiétantes dans deux ans, quand l’Assemblée nationale devra décider de renouveler ou non le «nonobstant», comme la Constitution canadienne lui en fait l’obligation.Loupé en 1988, le débat de fond sur la confessionnalité scolaire dans le milieu le plus divers et pluraliste du Québec, devra reprendre.Et ne pas échouer, cette fois, sur des arguments d’autorité.La nouvelle résolution du président de la CECM clôt une époque, bien tard.L’anachronisme qui s’efface aura coûté très cher à Montréal, dont l’école s’est épuisée en combats stériles à son sommet.Mais la dis-cusssion ne saurait s’arrêter là et M.Ouimet, ou d’autres, n’auront d’autre choix que de la poursuivre.LISE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Un virage économiste DANS SON éditorial du 20 septembre 1991, François Brousseau semble s'étonner du virage « économiste » des relations extérieures du Québec.En fait, ce « virage » a été pris dès 1981, par le Parti québécois.« La grande majorité de nos bureaux à l’étranger ont tout d’abord une mission économique » affirmait alors Jacques-Yvan Morin, ministre des Affaires intergouvemementales.Le thème n’est pas nouveau.Pour ce qui est de l'interdépendance croissante des économies nationales, la plupart des États en ont reconnu le caractère ineluctable et irréversible.Il faut, aujourd’hui, « faire avec ».Au sein du système fédéral actuel, le Québec se voit relégué au domaine économique.Pour ce qui est du reste, il se retrouve constamment chaperonné par le fédéral chaque fois qu’il met le nez en dehors de ses frontières, même dans ses domaines de juridiction « exclusives » (culture, éducation, affaires sociales.) (.) Les récents événements en Union soviétique et en Yougoslavie démontrent lors de tout doute l’importance des appuis internationaux lors de l’accession d’une nation à sa pleine souveraineté.Il semble bien que le gouvernement du Québec n’a aucune intention de prendre ses responsabilités dans ce domaine.Les Québécois pourraient, dans quelques mois, rompre leurs liens constitutionnels avec le gouvernement fédéral.Il serait bienvenue, donc, de voir le Québec plus agressif sur la scène internationale, ne serait-ce que pour préparer les esprits.Hugo Séguin Hull, 2 octobre 1991 Petits sermonneurs MON PROPOS concerne la série d’articles publiés dans LE DEVOIR du 8 au 12 octobre sous le titre : « Le Québec à bout de souffle ».Quand ils parlent des jeunes, les étudiants d’université qui signent ces articles se placent au-dessus de la vulgaire populace pour lui faire la morale.Avec de pareils petits sermonneurs, on n’a plus besoin de curés.Prenons par exemple l’essai numéro 3, du 10 octobre, sur la langue française qui commence ainsi : « Au Québec, le décalage qui existe entre le statut de la langue française et la qualité de sa pratique par les jeunes rend ces derniers illégitimes a défendre l’essence et les dispositions du premier.• Dans ce français abominable, l’auteur critique la langue des autres jeunes et pousse le mépris jusqu’à leur dire : « Le seul respect des critères pédagogiques de l’heure (ceux de l’État), bien qu’ils soient peu élevés, contribuerait à échapper aux barbarismes.» Le reste de l’article est à l’avenant.Qu’on ne me dise pas qu’il ne s’agit que d’un seul article sur six puisque le paternalisme méprisant se retrouve aussi dans les autres articles et qu’on mentionne dans la présentation que le groupe assume la responsabilité de tous les articles.Jacqueline Leduc Laval, 15 octobre 1991 Hommage à Pierre Shea PIERRE SHEA est décédé le jeudi 19 septembre à l’âge de 46 ans.Poète trop peu connu, au talent inouï, Pierre a entre autres animé la boîte à chansons L’Atre, rue Saint-Denis, dans les années 70.Pierre était j « l’âme » du lieu.Pierre Shea aura permis à d’innombrables I chansonniers, poètes ou musiciens, de se faire entendre.Il aura offert aux amants des mots, un espace où se retrouver, où passer — I autour d’un café — des heures à discuter, à | refaire le monde, à chiâler, à grandir aussi.Pierre Shea laisse une oeuvre considérable : chansons, poèmes, opéras.L’éditrice Louise Courteau a publié, en juin dernier, un j recueil regroupant une cinquantaine de ses j poèmes sous le titre de Chanson pour Marie- j Rose.Je me rappelle que ce fut une grande joie pour Pierre.Mais les chansons de Pierre, elles ne se- ! ! ront entendues que par quelques privilégiés qui ont pu se procurer son disque, aujour-j d’hui introuvable sur le marché, Parlessil-j Ions des mots, ou une cassette, La nuit des j mots barbares, enregistrée plus récemment avec le concours de Christian Gauthier.Et pourtant, dans quelque temps, on fera pour Pierre Shea ce qu’on fait pour Nelligan.Fouiller sa vie, suivre à la trace ses émotions ou ses liaisons.On criera : « ô génie ! ».Puis on se demandera comment, de son vi- LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de I information Bernard DesccXeaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel l efèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOI8 vant, on a pu « passer à côté ».C’est alors qu’on voudra endisquer — en audionumérique s’il vous plaît — l’intégrale de son oeuvre ! Après le service funèbre célébré à Saint-Louis de France, les amis se sont réunis au Petit Bar, rue Saint-Denis, puis chez Mousse.Ont rendu hommage à Pierre, outre l’infatigable Mousse, les copains de longue date, Philippe Noirot, Jacques Antonin, Marcel Tanguay, Christian Gauthier.Puis, une nouvelle vague de « chansonniers » — presque des disciples de Pierre — s’est fait entendre : Virginie Rigouane, Richard Ménard, François Paradis, Jean Viau.Des textes vibrants.Des talents surprenants que Pierre avait reconnus.Et pourtant, dites-moi, où ces jeunes habités par les mots et la musique s’exprimeront-ils ?Au Petit Bar de la rue Saint-Denis où Mousse présente régulièrement des nouveaux venus ?Ou chez Lili au Bistro d’autrefois ?Ou à la Butte St-Jac-ques ?C'est bien peu pour ces poètes de la chanson.Pierre Shea s’en est allé.Autour de sa mort, se sont retrouvés en chansons ou en silences des « vieux » comme Pierre Létour-neau, Clairette, Danielle Oddera, Jacques Antonin, et des « jeunes ».Qui les entendra, ces nouveaux auteurs, compositeurs ou interprètes ?Devront-ils à jamais étouffer leurs voix ?La chanson québécoise doit-elle absolument se déguiser en vidéo-clip commercial pour être entendue ?Faut-il à tout prix être « vedette star-systémisée » pour bénéficier des bourses d’aide aux artistes ?La chanson québécoise vient de perdre un de ses plus authentiques créateurs : peut-elle (cette chanson), et pouvons-nous nous permettre d’ignorer d’autres Pierre Shea ?Odette Bourdon Montréal, 10 octobre 1991 Rétablir la démocratie NOUS SOUSSIGNÉS, artistes, écrivains et intellectuels haïtiens en diaspora : • dénonçons fermement le coup d’État militaire néoduvaliériste du 30 septembre 1991 ; • exigeons le rétablissement de l’ordre constitutionnel et de la démocratie en Haïti.Pour ce faire, minimalement, il faut rétablir le président Jean-Bertrand Aristide dans ses fonctions et démilitariser le pays.Jean Jonassalnt, Joël Des Rosiers Frantz Voltaire, Dany Laferrière René Depestre, Claude Moïse Roland Paret, Jean Metellus Michel Adam, Émile Olllvler Frank Laraque, Max Manlgat Marc-Yves Volcy, Éric Faustin 8tandley Péan, Gary Klang Jean Richard Laforest Montréal, 16 octobre 1991 /t'AT/V Daniel Latouche Chronique de la petite bêtise AVEZ-VOUS entendu Monsieur Bourassa déclarant, à propos de la publicité des méchants autochtones dans le New York Times, que la bêtise avait atteint ses limites.Pendant un instant j’ai pensé qu’il allait se choquer fort fort.J’ai aussi eu l’impression qu’en prononçant des paroles qui allaient passer à l’Histoire il regardait les membres de son parti.Quelle merveilleuse définition de la solitude du pouvoir.Être au sommet de l’appareil politique et avoir l’impression que l’on est entouré d’amateurs de deuxième ordre.Je me demande ce qu’il pense Monsieur Bourassa quand on le supplie d’arbitrer les conflits entre son ministre du Tourisme et son ancien responsable du patronage.Monsieur Bibeau.Et tout cela à propos de la question hautement intellectuelle du type de points à utiliser pour recoudre la toile du Stade.Peut-être ont-ils discuté aussi de la couleur du fil ?Je me demande ce qu’il pense lorsqu’il entend son ministre de l’Énergie déclarer qu’elle va demander derechef à Hydro-Québec de s’acheter sa propre page de publicité dans un journal américain.Surtout qu’il pensait que c’était fait depuis longtemps.A-t-il pleuré notre premier ministre lorsqu’il a pris connaissance des propos de son ministre senior, M.Claude Ryan, à l’effet qu’il ne payait jamais des pages d’annonce pour rectifier les faits, mais proposait plutôt une entrevue gratuite au rédacteur en chef.J’imagine un peu la conversation.— « Bonjour, je suis Claude Ryan, ministre de la Sécurité du gouvernement du Québec.» — « Non, non.de la province, pas la ville de Québec ».— « Oui, c’est cela, c’est au nord du Vermont.Je voudrais parler au directeur du journal».— « Ministre de la Sécurité Mademoiselle, pas ministre de culte ».— « Non, vous n’avez pas compris.Ce n’est pas à propos de mon abonnement.C’est pour une entrevue ».— « Comme cela, il a déjà donné au bureau.Je ne veux pas d’entrevue de sa part, je veux lui en offrir une ».— « Et n’oubliez pas de lui dire que c’est gratuit ».Oui, il a du pleurer mon premier ministre.T SON ÀG E, il est rare qu’on accepte facilement de remettre en l \ question son style de leadership, mais il faudra pourtant que Monsieur Bourassa s’y résigne.Sinon, il n’arrivera pas à Noël en même temps que nous.Il va falloir aussi qu’il revoie certaines de ses stratégies dans le débat constitutionnel.Elles ont donné des résultats imprévisibles.Ainsi Monsieur Bourassa espérait beaucoup que le débat politique porte sur des questions économiques, sur l’énergie, sur nos relations avec les États-Unis et sur sa crédibilité auprès des décideurs politiques et économiques internationaux.Toute la stratégie reposait donc sur le premier ministre, son expérience et ses contacts.Or voilà que tout s’écroule.En acceptant que nos Délégations aux États-Unis et ailleurs deviennent des coquilles vides, poussant même la mauvaise blague jusqu’à nommer Émile Genest pour nous représenter en Californie, le premier ministre envoyait dès le début de son mandat un signal clair.C’est lui et lui seul qui allait s’occuper des relations avec les États-Unis, relations d’ailleurs réduites à leur stricte dimension économique.On voit maintenant ce que cela donne.S’il ne s’en occupe pas lui-même, rien n’est fait.Encore un peu et il devra téléphoner au service des petites annonces du New York Times.N COUPANT massivement notre représentation culturelle, universitaire, scientifique à l’étranger et en se concentrant sur les voyages de présidents de PME, Monsieur Bourassa et ses conseillers en matière de relations internationales se condamnaient d’avance à l’impuissance au moment de la première crise.C’est ce qu’on appelle des économies de bout de chandelle.Lorsqu’un gouvernement est mis dans la position d’avoir à corriger les faits, c’est que le mal est déjà la.Tout État qui se respecte est au parfum de ce qui se trame dans son dos et s’il ne peut empêcher l’adversaire d’agir, il se doit au moins avoir des relais qui vont se charger de remettre les montres à l’heure.Où sont-ils maintenant les amis de Monsieur Bourassa ?Comment expliquer que le gouverneur Cuomo n’a pas jugé bon d’intervenir pour défendre l’intégrité du gouvernement de son ami Robert ?Serait-ce qu’au moment où il jongle avec l’idée de se lancer dans la course à l’investiture démocratique, il ne veut surtout pas être associé aux Frêne hies du Nord.Comment expliquer que la Direction générale des États-Unis du ministère des Affaires internationales n’ait pas suivi le dossier à la trace et n’ait pas fait jouer ses nombreux contacts dans les milieux universitaires et financiers new-yorkais pour qu’ils réagissent à notre place.Serait-ce qu’il n’y a plus personne pour s’occuper de ce genre de dossier à Québec ?Pour économiser quelques milliers de dollars, on a mis la hache dans les quelques programmes d’échanges culturels avec les États-Unis.Les deux dizaines de chercheurs américains qui ont fait du Québec leur sujet de préoccupation professionnelle en sont rendus à se battre entre eux pour les quelques milliers de dollars qui restent.La Catalogne et Barcelone dépensent davantage pour tisser des hens avec les Américains que le Québec.C’est à cela que servent les colloques, les conférences, les cocktails et les diplomates.Sur le coup, toutes ces dépenses ont un petit air inutile.Leur rentabilité immédiate n’est pas apparente.C’est deux ou trois ans plus tard que ces investissements s’avèrent rentables.Imaginons un instant tout l’impact qu’aurait une déclaration d’un groupe de chercheurs américains à l’effet que le Québec est à la fine pointe des pays occidentaux pour ce qui est de ses relations avec les autochtones.Imaginez un groupe d’écrivains américains prenant la parole pour dénoncer non seulement Mordecai Richler, mais aussi le fait qu’une prestiguieuse revue américaine lui ait accordé une telle tribune.Il serait temps aussi de revoir le principe de compter sur la représentation diplomatique canadienne pour faire le travail à notre place.Cela n’a rien donné.Non seulement les représentants canadiens n’ont-ils pas réussi à empêcher cette campagne anti-Québec de voir le jour, mais ils assistent impuissants à son déploiement.CERTAINS diront que tout cela a été orchestré par Ottawa.Quand on connaît les capacités d’orchestration du gouvernement central, cette hypothèse d’une conspiration, aussi enivrante soit-elle, doit être écartée.Lorsqu’on a comme adversaire le gouvernement du Québec, on n’a même pas besoin de conspirer et d’orchestrer une quelconque stratégie.Les gouvernements du Québec sont ainsi faits qu’ils choisissent parfois à se tirer dans les pieds.Rappelez-vous le PQ.Il l’a fait avec un bel enthousiasme jusqu’au jour ou il a manqué de pieds.Il a bien raison de pleurer Monsieur Bourassa.Et avec en prime, les rumeurs du départ de son ami Mulroney pour les Nations unies.Pauvre Monsieur Bourassa : non seulement va-t-il être obligé de faire lui-même l’indépendance du Québec — il ne peut pas non plus compter sur Jacques Parizeau, lui qui n’attend qu’un coup de téléphone pour accepter la présidence de la Banque du Canada—, mais en plus, s’il vient un jour à la faire cette indépendance, c’est à Brian Mulroney qu’il devra demander l’admission du Québec à TON U.Une bien mauvaise semaine.
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