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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1991-10-26, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXII — No 248 ?Quelques averses.Max.: 16 Détail page B-8.Montréal, samedi 26 octobre 1991 r Champigny-| VENEZ RENCONTRER L'IION.JIKJE ANDREE RUITO Ï-.S LE SAMEDI, 26 OCTOBRE DE 14H À 1611 | 080 ST-DENIS, M I L TK1.(514IH44-2587 4 CAHIERS — 1.30 - tps tvq &ÊÊtm ¦ lecahierdu i • ameai Ben Jelloun, maghrébin de Paris Il y a 20 ans paraissait à Casablanca le premier livre d’un poète engagé, Ta-har Ben Jelloun.En 20 ans, cet inconnu allait devenir l’écrivain maghrébin d’expression française le plus célèbre de la francophonie.Jean Jonassaint présente l’oeuvre, et Jean-Pierre Is-senhuth a lu La remontée des cendres.Cahier D.Sisyphe aujourd’hui Auteur de la célèbre robe de viande qui faisait scandale le printemps dernier au Musée des beaux-arts du Canada, Jana Sterbak propose actuellement à Montréal Sisyphe II.Marie-Michèle Cron a visité l’exposition et rencontré l’artiste.Page C-l Les Occidentaux lâchent Mobutu Le Zaïre au bord de la guerre civile d'après AFP et Reuter PARIS — Un mois après l’éclatement de troubles au Zaïre, qui ont provoqué les interventions militaires de la France et de la Belgique pour assurer l’évacuation de leurs ressortissants, la décision semble désormais prise d’abandonner à son sort le président zaïrois Mobutu Sese Seko, resté sourd aux appels répétés des Occidentaux à la démocratisation.La France a ordonné hier cette évacuation en raison du très grand risque de guerre civile dans ce pays, a-t-on déclaré de source française autorisée à Paris.Estimant que le processus démocratique est stoppe par le président Mobutu Sese Seko, Paris a annoncé l’interruption de toute coopération avec Kinshasa et le retrait de ses troupes dès les opérations d’évacuation achevées.Les craintes de la France sont partagées par la Belgique, qui a également demandé à ses ressortissants de quitter dans les plus brefs délais Voir page A-4: Mobutu La CUM prévoit des hausses de taxes de 8 % Isabelle Paré POUR COMBLER le vide créé par le désengagement de Québec, les villes de la CU M verront leur fardeau doubler en 1992 pour financer le transport en commun et leur contribution aux caisses de la CUM s’accroître de 24%.Cette hausse faramineuse de la quote-part des 29 municipalités au budget 1992 de la CUM — conséquence directe de la réforme Ryan — devrait se refléter d’ici mars prochain sur la plupart des comptes de taxes des contribuables, a déclaré hier le président de la CUM, M.Michel llamelin, lors de la présentation du budget de la Communauté urbaine de Montréal pour 1992.Impossible toutefois de dire quelle sera l’étendue des dégâts, a commenté M.llamelin.Car en bout de ligne, chaque municipalité décidera comment et où puiser dans son assiette fiscale pour supporter ce nouveau fardeau.« Les municipalités dévoileront leurs budgets bientôt et les choix seront locaux.Mais la part de la contribution des villes au budget de la CU M oscillant entre 25 et 40 %, tout Voir page A-4: CUM Mulroney entretient le suspense autour de sa candidature à l’ONU d'après Reuter et la Presse canadienne MÊME S’IL a ordonné à l'ambassadeur du Canada aux Nations unies de demander au Conseil de sécurité de retirer son nom de la liste des candidatures au poste de secrétaire général, le premier ministre Brian Mulroney n’a pas tout à fait dissipé l'ambiguïté qui entoure la question.« Il a donné instruction à l’ambassadeur d’effectuer les démarches auprès du Conseil de sécurité en vue de faire retirer son nom », a indiqué un porte-parole du bureau du premier ministre.Selon ce porte-parole, la conversation en question s’est déroulée jeudi soir.Le premier ministre Mulroney n’a pas pour autant mis fin au suspense qui entoure sa candidature à l’ONU.Son porte-parole a en effet refusé de dire si cela signifiait que M.Mulroney n’était pas intéressé par le poste, ou qu’il ne l’accepterait pas si on le lui offrait, le porte-parole n’a pu donner une réponse précise.« Ce que cela signifie clairement, c’est qu’il a dit à l’ambassadeur Yves Fortier de demander au Conseil de retirer son nom, ce que M.Fortier a apparemment fait.Il veut que son nom soit retiré de la liste des candidatures envisagées par le Conseil de sécurité.» À New York, l’ambassadeur Fortier a ajouté que M.Mulroney n’avait aucun contrôle sur le processus de sélection, un commentaire qui n'a guère permis de clarifier les choses.L’ambassadeur soviétique aux Nations unies, M.Yuliy Vorontsov, de même que celui de la France, ont pour leur part affirmé à des journa- listes de New York que M.Mulroney était toujours en lice.« Son nom est toujours là.Il est un très bon candidat.» Hier, le Conseil s’est réuni pendant deux heures pour discuter de cette question.On s’attend à ce que le Conseil choisisse au cours des prochaines semaines le nom du candidat qu’il recommandera à l’Assemblée générale.Au terme d’un scrutin informel, le ministre zimbabwéen des Finances Bernard Chidzero et le vice-Premier ministre égyptien Pierre Boutros-Ghali sont arrivés en tête, avec neuf voix chacun, tandi que M.Mulroney récoltait cinq voix.Il s’agissait d’un scrutin préliminaire visant à éliminer les candidats Voir page A-4: Mulroney réal/Seuil Bruce G.Trigger Français et Amérindiens en Amérique du Nord essai, 544 pages, 29,95 $ Bruce G.Trigger Tjcs Indiens, U\ fourrure et les Blancs en Amtrique du No*U Les Indiens, la fourrure et les Blancs Dwiir Léon-Ge^n PriX ."-éjection Sciences hum Prix du Québec - section 1991 Traduit de l'anglais par Georges Khal humaines Boréal A-4 U Le Devoir, samedi 26 octobre i991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Mobutu son ancienne colonie.Ces gestes peuvent être considérés comme une pression sur le chef de l’État zaïrois.Mais, à Paris, on juge peu probable que ce dernier fasse un geste en direction de l’opposition.On estime même que « le point de non-retour» a été atteint.« Nous pensons que la situation, qui est déjà très mauvaise, va encore se dégrader dans les prochains jours.Il y a un risque très grand de guerre civile', qui sera en fait une guerre tribale.C’est un schéma à la yougoslave », a expliqué à Reuter un haut responsable français qui a requis l’anonymat.Le plus important groupe d’opposition zaïrois a par ailleurs réclamé hier l’envoi au Zaïre d’une force internationale de maintien de la paix pour protéger la population après le départ des troupes françaises et belges.« Ces gouvernements ( France et Belgique) devraient mettre sur pied une force d’intervention internationale au Zaïre, en mesure d’assurer la protection de la population sans distinction », a déclaré l’UDPS dans un communiqué publié à Bruxelles.En décidant de ramener leurs soldats, Français et Belges ont marqué le coup non seulement vis-à-vis du maréchal Mobutu mais aussi de ceux qui parmi leurs ressortissants hésitaient à partir car ils se sentaient protégés par la présence de leurs mi litaires, selon plusieurs sources informées.« Notre action de coopération est interrompue» et « donc l’ensemble des coopérants civils et militaires quittent le Zaïre », a déclaré hier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, indiquant que les troupes françaises encore présentes au Zaïre se retireront dès que le départ de l’ensemble des Français, estimé à 600 personnes, aura été assuré.Il a justifié cette décision par « l’absence d’évolution » politique dans le sens souhaité, précisant que le rapatriement se fera « dans les délais les plus brefs».Même son de cloche en Belgique qui agit en coordination avec la France : le gouvernement a demandé hier à ses ressortissants vivant au Zaïre — il en resterait 4000 — de quitter le pays « dans les plus brefs délais », afin de bénéficier de « la protection ultime » des para-commandos belges.Les États-Unis qui avaient recommandé dès mercredi aux Américains de quitter le plus vite possible la région du Shaba en raison des pillages et des troubles qui s’y déroulent, ont exprimé jeudi de « profonds regrets » à propos de l’« impasse » politique actuelle au Zaïre et ont demandé instamment au président Mobutu et à ses opposants de trouver un compromis sur le choix du premier ministre.L’opposition zaïroise avait rejeté jeudi la désignation de M.Bernardin Mungul-Diaka comme nouveau premier ministre, en remplacement de M.Étienne Tshisekedi, renvoyé par le président Mobutu, et la capitale Kinshasa avait été secouée par de nouveaux troubles, après ceux de Lu-bumbashi dans le Shaba.Hier, l’Union sacrée qui regroupe les partis de l’opposition a décidé d’exclure de ses rangs M.Mungul-Diaka et son parti, le Rassemblement démocratique pour la République (RDR).Les ambassadeurs de la CEE ont de leur côté remis hier matin un message de mise en garde au président Mobutu évoquant les « graves conséquences diplomatiques, politiques et économiques » du blocage de la situation au Zaïre, a-t-on appris à Kinshasa.Le texte remis à M.Mobutu déclare que « la CEE et ses États membres considèrent que la mise en place d’un gouvernement qui ne correspondrait pas aux critères de consensus et de démocratisation.entraînerait de graves conséquences sur les plans diplomatique, politique et économique, tant au niveau bilatéral que communautaire ».La présence militaire française comprend actuellement une compagnie de parachutistes, soit 150 hommes, auxquels s’ajoutent quelque 50 militaires en poste au Zaïre dans le cadre de l’aide technique française à l’armée zaïroise sur les 70 à 80 qui s’y trouvaient avant le déclenchement des émeutes le 23 septembre dernier.En outre, 800 para-commandos belges sont également sur place pour assurer en liaison avec les Français l’évacuation des ressortissants étrangers souhaitant quitter le pays.La coopération française entre la France et le Zaïre était déjà pratiquement au point mort depuis les troubles en raison du départ des coopérants et de la destruction de nombreuses installations.L’annonce d'hier a donc valeur de dernier coup de semonce.PRIX DU MÉRITE DU Conseil interprofessionnel du Québec Monsieur Lucien Brosseau, Président et chef de la direction à La Survivance, compagnie mutuelle d’assurance-vie.reçoit le PRIX prestigieux du Conseil interprofessionnel du Québec.Dans le cadre de la rencontre des membres de la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec, tenue le 5 octobre dernier au Château Frontenac à Québec, le Conseil, ci-haut mentionné a remis le PRIX MÉRITE DU C.L.Q.à monsieur Brosseau.Cette haute distinction reconnaît la contribution personnelle et remarquable à sa corporation professionnelle et au système professionnel du Québec.Le Conseil (C.I.Q.) est un organisme regroupant les quarante (40) corporations professionnelles du Québec, soit plus de 220,000 membres.Lucien Brosseau, B.Sc., D.M.G., A.D., F.A.I.M., F.F.A.F., L.F.I.B.A., F.Adm.A.LA URVIVANC :c vir.Monsieur Brosseau est reconnu pour ses qualités de chef d’entreprise, son dynamisme et ses nombreuses réalisations autant dans le monde professionnel en général que dans celui du monde Financier.Il dirige les opérations de La Survivance, compagnie mutuelle d’assurance-vie depuis 32 ans et préside à ses destinées depuis 15 ans.4 Mulroney n’ayant pas de véritable chance d’etre élus lors du futur vote formel.Ce vote préliminaire ne prend pas en considération le droit de veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.Chacun des 15 membres du Conseil de sécurité a été autorisé à voter pour plus d’un candidat.En troisième position arrive l’exprésident nigérian Olusegun Oba-sanjo, avec sept voix, suivi par le Sierra-léonais James Jonah, sous-se-crétaire général de l’ONU, et le Gabonais Nguema François Owono, avec six voix chacun.Outre Brian Mulroney, les candidats ayant obtenu cinq voix sont le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Hans Van den Broek; le prince Sadrouddin Aga Khan, qui dirige les opérations de secours des Nations unies dans le Golfe; le Ghanéen Kenneth Dadzie, secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), et le Camerounais Michel Doo Kingue, directeur exécutif de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche.Le tout premier secrétaire général de l’ONU a été le Norvégien Tryqve Lie.Il a été suivi par le Suédois Daq Hammarskjoeld, le Birman U Thant, l’Autrichien Kurt Waldheim et enfin l’actuel secrétaire général, le Péruvien Javier Perez de Cuellar.Agé de 71 ans, ce dernier achève à la fin de l’année son deuxième mandat de cinq ans.Esquivant les questions, le premier ministre a entretemps poursuivi, hier, à Toronto, sa tournée à travers le pays pour défendre les offres constitutionnelles d’Ottawa.Devant les membres des clubs Empire et Canadian, de Toronto, le premier ministre a soutenu que les Canadiens ont un choix bien simple à faire : ou ils permettent au Québec d’être une société distincte à l’intérieur du Canada, ou le Québec se développera comme tel à l’extérieur du Canada.« La langue et la culture françaises sont tellement minoritaires en Amérique du Nord que le Canada doit continuer à leur assurer la liberté et les ressources indispensables à leur épanouissement et à leur survie », a dit M.Mulroney, qui, deux jours après son discours de Montréal où il a tenté de rassurer les Québécois sur l’union économique, était à Toronto pour dire à près d’un millier de gens d’affaires influents que la société distincte ne leur enlèverait rien.« Personne n’a perdu quoi que ce soit lorsque la Colombie-Britannique a exigé la construction d’un chemin de fer pour adhérer au Canada en 1871.Personne n’a perdu quoi que ce soit lorsque Terre-Neuve a obtenu la protection constitutionnelle de ses écoles confessionnelles pour adhérer à son tour en 1949.Et personne ne perdra quoi que ce soit aujourdhui, à accepter nos propositions concernant la reconnaissance du caractère distinct du Québec, ou l’autonomie gouvernementale de nos peuples autochtones, ou la mise en place d’un Sénat élu, efficace et beaucoup plus équitable», a-t-il déclaré.M.Mulroney a averti les Québécois qu’ils devront choisir entre être citoyens du Canada à temps plein ou être citoyens d’un autre pays, « mais pas citoyens canadiens à temps partiel ».Et, dans une tentative de convaincre les Québécois que les Canadiens veulent bien d’eux, il a lu une lettre qu’un enfant de sept ans, Alexander Précision UN ARTICLE publié plus tôt cette semaine faisait état d’une « Forte baisse des plaintes à l’Office de la langue française ».Le titre de l’article aurait dû plutôt faire référence à la Commission de protection de la langue française.Le rapport annuel de cet organisme venait d’être déposé à l'Assemblée nationale et l’article faisait référence à cet organisme.Nos excuses à l’Office de la langue française.Edmison, lui a écrit.La lettre dit que « le Canada s’ennuierait sans le Québec » ; que « nous voulons qu’ils continuent à parler français parce que nous aimons cette langue » et que « sans eux le Canada ne sera jamais pareil ».À 10 % dans les sondages — 15 % au Québec — M.Mulroney a voulu aller au-delà de la politique et faire appel à la « raison » des Canadiens pour plaider l’unité du pays.Cette unité, selon lui, sera possible si l’on met de côté partisanerie et idéologie.« Être canadien c’est plus important que d’être libéral ou conservateur, d’être de gauche ou de droite, d’être syndicaliste ou patron, d’être de l'Est ou de l’Ouest ».« Ce qui est en cause, c’est vous; c’est vos enfants; c’est votre famille; c’est votre avenir; c’est votre pays.J’espère que ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement que je dirige, ou qui n’ont à faire de nos politiques, ne confondront pas cette opposition (.) avec le devoir que nous avons tous de mettre de côté les divisions partisanes, en ce moment où la survie de notre pays est en jeu».M.Mulroney veut que ceux qui ne l’aiment pas ne rejettent pas au moins sa bataille pour sauver (e pays.« Ceux qui veulent régler leurs comptes politiques auront bien le temps, quand viendront les élections, de le faire », a-t-il expliqué.Le premier ministre était en territoire ami devant les gens d’affaires des clubs Canadian et Empire.Il a été applaudi à plusieurs reprises et tous les gens interrogés par la presse à la sortie du chic hotel Royal York l’ont louangé.« C’est un discours brillant, sincère, courageux.Cet homme mérite qu’on lui donne une chance.Il a eu des moments difficiles, il avait des décisions difficiles à prendre, mais c’est lui qui peut sauver le pays », a déclaré Gary French, vice-président senior de la firme torontoise Olsten Corporation.4 CUM le monde va s’en ressentir, ça c’est très clair », a affirmé hier M.Hame-lin, qui évalue à environ 8% la hausse prévisible du compte de taxes.En raison du « trou » de 162 millions ?creusé par le désengagement de Québec dans le financement du transport en commun, le budget de la CUM augmentera globalement l’année prochaine de 17,5 % et franchira le cap du milliard avec des dépenses de 1 146 257 000 ?.Mais au seul titre du transport collectif, la CUM devra dépenser près de deux fois plus pour maintenir les services actuels à la STCUM sans l’aide de Québec, propulsant ainsi ces dépenses de 157,5 millions $ en 91 à 305 millions $ en 1992.Comme l’a expliqué hier M.Ha-melin, les municipalités de la CUM, dont Montréal, ayant choisi de préserver le niveau de services à la STCUM, elles devront encaisser l’an prochain une hausse de 93,8% de leur quote-part au chapitre du transport.Ce qui représente 147,8 millions $ de plus que l’an dernier.À titre d’exemple, avant la réforme Ryan, la part des villes dans le financement du transport en commun ne s’était accrue que de 8,9 % en 89 et de 11,2 % en 1990.Mais dorénavant la CUM ne peut plus compter que sur la contribution des villes et des usagers pour faire rouler autobus et métro, a précisé M.Hamelin.Si l’on exclut la montée en flèche de la facture liée à la STCUM, ruination du budget de la CUM se limite à 2,8 % pour les autres dépenses, soit une hausse de 22,7 millions.De 818 millions ?, les dépenses liées aux autres services de la Communauté passeront à 841 millions?en 1992.De ces 22 millions $ supplémentaires, 15 millions iront au service de police, 3,1 millions $ au traitement des eaux usées, 3,8 millions ?au remboursement de la dette, 1,9 milion $ à d’autres services et 238 000 ?au fonds du Conseil des arts de la CUM.Pour la seule Ville de Montréal, qui finance plus de 54,7 % du budget de la CUM, la facture a payer à la communauté urbaine sera plus salée d’environ 90 millions ?l’an prochain, a indiqué hier M.Michel Lemay, conseiller à la Ville et président de la Commission de l’administration et des finances de la CUM.Étant donné le contexte difficile créé par la réforme Ryan, M.Hamelin a souligné que la préparation de ce budget n’avait pas été une tâche facile.« Difficile, serait même un euphémisme », a-t-il renchéri.Sans le boulet relégué aux villes par Québec en matière de transport, la CUM aurait réussi à limiter la croissance de son budget à 3 %, affirme M.Hamelin.Si on ajoute le plafonnement des subventions de Québec au transport adapté et son refus d’essuyer le déficit résiduel de la ligne du train de banlieue Montréal-Rigaud, le retrait de Québec totalise en fait 200 millions?, affirme-t-il.En raison d’une « surtaxe » instaurée par la loi 145 (réforme Ryan) pour rajuster la contribution des villes de la CUM au financement de la STCUM, le secteur industriel et les commerces écoperont d’une part additionnelle du fardeau transféré aux villes.Celles qui possèdent un fort potentiel industriel, comme Montréal, Saint-Laurent ou Dorval, seront appelées à verser plus pour le transport en commun, a indiqué M.Hamelin.« Seulement la réforme Ryan pourrait se traduire par une hausse de 15 % du fardeau fiscal municipal des entreprises et commerces », a même lancé le maire Bernard Lang, • de Côte-Saint-Luc, aussi vice-président de la Commission de l’administration et des finances de la CUM.Du côté de Montréal, le conseiller Michel Lemay a fait valoir que diverses hypothèses seront étudiées pour éponger cette charge additionnelle, dont une tarification sur certains services et diverses surtaxes spéciales dans le secteur non résidentiel.On pourrait songer notamment à une taxe sur les stationnements privés et commerciaux, a-t-il dit.« Chose certaine, a soutenu M.Lemay, certains auront à payer plus que le taux d’inflation à cause du plan Ryan».4 Patriotisme muns du patrimoine » et sur « le rôle des arts dans l’établissement de l’identité canadienne ».Cette étude est menée en marge des délibérations du Comité mixte spécial sur le renouvellement du Canada.Pour participer aux audiences, les organismes invités doivent répondre d’ici le 31 octobre à quatre questions, dont la première se lit ainsi : « Comment vos activités contribuent-elles actuellement à la création d’une identité canadienne commune et à l’augmentation de la fierté nationale ?».On demande aussi : « Comment pourriez-vous modifier ou améliorer vos activités pour augmenter cette contribution ?».Les dix-huit organismes exigent l’annulation de ces audiences : « Le caractère inquisiteur de la démarche nous apparaît inacceptable », explique Marie Leclerc, porte-parole de l’Institut canadien d’éducation des adultes (ICEA) qui agit comme représentant des dix-huit.Les signataires estiment qu’on leur demande de « confesser leur allégeance au Canada et de justifier leurs activités en regard de cette cause.(.) En lisant entre les lignes, nous en déduisons que ceux qui passeront l’examen pourront espérer un support accru du gouvernement fédéral, alors que les autres pourront craindre le pire.De telles pratiques relèvent de l’intimidation et de la menace ».Les organismes ajoutent n’avoir jamais reçu le mandat de promouvoir l’unité nationale et de contribuer à l'augmentation de la fierté nationale, que ce soit dans le contexte canadien ou québécois.La nature de la contribution sociale de ces organismes, ajoute-t-on, c’est « d’améliorer la qualité de la vie sociale, culturelle et démocratique de notre communauté (.) et c’est à ce titre que nous avons droit au respect et au support de l’État».Le Comité permanent sur les com- munications et la culture compte dix députés, dont quatre du Québec : Sheila Finestone, Marie Gibeaù, Jean-Pierre Hogue et Nicole Roy-Ar-celin.4 Wenders de lui serrer la main et d’avancer un début de question qu’il disparaissait à nouveau, avalé par la foule qui le réclamait.Je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé après, sinon qu’à un moment donné, je marchais dans la rue avec Wim Wenders et il me parlait de ce film sans bons sens qu’il a mis pratiquement sept ans à faire, un film tourné pendant 22 semaines, sur quatre continents, huit pays et dix-huit villes.Un film d’auteur qui a néanmoins coûté 23 millions et au’il a souvent payé au prix de sa santé et de sa vie.« Nous avons beaucoup donné Solveig et moi, nous avons beaucoup souffert aussi mais je pense que j’ai fait le meilleur film de ma vie.» Le voyageur fatigué du film, c’est un peu vous, non ?, lui ai-je demandé.« Oui, a-t-il répondu, j’ai dû faire le tour du monde au moins deux fois, avant le film et pendant et puis maintenant ça recommence, je n’en peux plus, mon film porte sur cette façon particulière et insensée que nous voyageons maintenant.Il y a dix, vingt ans, le voyage était une aventure.Maintenant, nous savons toujours où nous allons.Peu importe où nous allons, nous savons déjà ce .qui nous attend, nous avons vu les images de notre destination, le terrain est connu et codé d’avance.» Nous venons de nous engouffrer , dans une voiture et Wim Wenders parle à voix basse, de profil, sans jamais me regarder, comme si j’avais la tâche de le confesser.Il parle maintenant de son sujet préféré, les images, celles qui le hantent, celles qui l’habitent, celles qui l’aveuglent.« Quand on me dit que mon film a de belles images, je suis déçu, je me dis que j’ai raté mon film.Une belle image ne vaut plus rien, la pub en produit des millions à la seconde, une belle image ne vaut rien si elle n’est pas soutenue par un récit, par une émotion, par un sens, sans quoi c’est une image vide, une image immorale.» Il arrête un instant de parler puis poursuit : « Je sais, je sais, il y a dix ans, je ne croyais pas au récit.Je refusais de raconter des histoires avec mes films.- Il m’a fallu faire tout ce chemin-là pour comprendre qu’il n’y a que le récit, que l’écriture qui compte.On s’est trop habitué à toutes les images, celles de la violence, de la guerre, celles de la porno, il n’y a plus personne pour les arrêter, Bientôt il y aura des images qui illustreront nos rêves, qui toucheront à cette partie la plus intime et la plus sacrée de nous-mêmes.J’ai fait mon film pour dire les limites de ces images.» La voiture s’arrête et Wim Wenders arrête de parler en même temps.Allez maintenant, il faut écrire tout ça, dit le voyageur fatigué.26 octobre par la PC et l'AP 1989: Paul Tagliabue est le nouveau commissaire de la Ligue nationale de football.1988: le Canada est élu au Conseil de sécurité de TON U pour un mandat de deux ans.1987: l’Accord constitutionnel du lac Meech est adopté aux Communes par 242 voix contre 16.1986: la Conférence internationale de la Croix-Rouge décide de l’ex- ; pulsion de l'Afrique du Sud.1985: à Montréal, Jacinthe Fyfe, âgée de 25 ans, devient le premier policier féminin au pays à perdre la vie en fonction après avoir été abattue.1983: une violente tempête de ; ¦ pluie et de neige, avec des vents ¦ • allant jusqu’à 130 kilomètres- • •• heure, frappe Pile du Cap-Breton -1 et l’Ile-du-Prince-Édouard.SAMEDI m; Ça change pas le monde.Sauf que k itc 11 hk'4 hx
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