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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-02, Collections de BAnQ.

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w® - le cahier du t • ameai /3 ’ d/huoeryna/ S?ine cuisine cfu marc/té Table d'hôte du midi Menu gourmand le soir Lundi au vendredi Du lundi au samedi 1231.RUE LAJOIE OUTREMONT \ (ongle Champogneut)Tél.: 277-7380 (réservation) ^ Montréal, samedi 2 novembre 1991 AV- .V*y>,TCê-A'* .-•y- .'-î> .- ’ .J.- I < .' i .ff Mhl .- M jÜZ Coup double pour Marie Laberge Le Faucon à l’affiche simultanément chez Duceppe et au Trident Gilbet David PHOTO JACQUES GRENIER ;Marie Laberge A RIE LABERGE, c’est bien connu, a toujours plusieurs fers au feu.Elle est un bourreau de travail.Sa polyvalence — auteur dramatique et romancière, comédienne et metteur en scène, pédagogue et conférencière — l’amène régulièrement sur le devant de la scène médiatique au Québec où elle fait volontiers figure de phénomène et, depuis six ans, un peu partout dans le monde où elle a conquis de nouveaux auditoires pour son théâtre.Quand elle arrive dans le hall des bureaux de la Compagnie Jean-Duceppe les bras chargés de la maquette du décor de sa nouvelle création, Le Faucon, dont la première montréalaise a eu lieu hier, le premier novembre, elle donne tout de suite l’impression d’une femme de caractère, solidement pragmatique, rompue aux exigences du métier.Une maquette de décor exerce toujours sur moi une attirance quasi enfantine : voilà un petit univers autonome (et fragile) qui en appelle un plus grand, véritable métaphore de ce qu’est le théâtre qui a à transformer les virtualités d’un texte et d’une vision en une vie scénique concrète et en un échange signifiant avec le public.La conception de Martin Ferland — qui a signé, la saison dernière chez Duceppe, une scénographie dédoublée pour Le Prix absolument inoubliable —, se présente sous la forme d’un îlot central « J’ai voulu explorer à la fois ma fascination pour le caractère racé du faucon, que j’associe au personnage de Steve, et la fragilité de l’enfant qu’il a été et de la blessure qui a été sienne lorsque son père l’a abondonné à l’âge de cinq ans.Ou bien il mourait, ou bien il apprenait à composer avec sa souffrance.» très épuré, formé d’un mur très haut qui sera réfléchi par un plancher rectangulaire fait de miroirs.À première vue, l’univers est loin de l’ancrage naturaliste auquel nous a habitués l’auteur de L’Homme gris, d’Oublier ou d'Aurélie, ma soeur.Le Faucon qui est créé simultanément chez Duceppe, dans une mise en scène de l’auteur, et au Trident à Québec, dans une mise en scène de GUI Champagne, et en présence trois personnages.Steve, 17 ans, (joué par Antoine Durand) est détenu par la justice, car il est soupçonné du meurtre de son beau-père parce qu’on l’a vu sortir du bois avec à la main le fusil de chasse de la victime.Mais comment savoir ce qui s’est vraiment passé puisque le jeune homme se tait, obstinément ?Les autorités, après deux tentatives infructueuses, dépêchent auprès de Steve Aline Jobin (jouée par Nicole Leblanc), une femme de 51 ans et exreligieuse, dont la patience vient à bout du mutisme de l’adolescent.Puis, survient le vrai père du garçon, André Mercier (joue par Raymond Legault), un chercheur scientifique qui accourt de son exil américain de douze ans pour venir sauver son fils.« Le Faucon est une espèce en voie de disparition et représente, pour moi, le symbole du besoin d’être protégé?», commente Marie La berge.« Chacun est, en un sens, le faucon de quelqu’un d’autre .El j’ai voulu explorer à la fois ma fascination pour le caractère racé de cet oiseau, que j’associe au personnage de Steve, et la fragilité de l’enfant qu’il a été et de la blessure qui a été la sienne à cinq ans lorsque son père l’a abondonné.Ou bien il mourait, ou bien il apprenait à composer avec sa souffrance.La plupart des enfants sont des adultes prématurés.Steve s’est blindé par l’amour, comme s’il n’avait pas nié en même temps sa fragilité.Antoine Durant m’est apparu capable de cette énergie, de cette beauté, de ce mélange de violence et de douceur, de force fragile que je désirais pour ce personnage.» Une relation fondamentale va se nouer entre Steve et Aline, qui est moins une psychothérapeute, à ce que j’ai compris, qu’une femme de coeur.Cela même va permettre d’accéder à l’envers du silence d’un être qui n’a pas encore fait le deuil de sa vraie famille.« La vraie fa Volr page C-2 : Laberge Le dernier Rigoletto de Quilico Marie Laurier JE SUIS un vieux sentimental », s’excuse Louis Quilico les yeux embués de larmes.C’est de ma faute.Je viens de lui offrir mes condoléances pour la mort de sa femme survenue il y a à peine un mois et ce souvenir provoque chez lui une telle émotion que je me demande si nous pourrons faire cette entrevue, entre deux répétitions de Rigoletto qu’il interprétera pour la 501e fois, la dernière à Montréal, mais non ailleurs, peu s’en faut.Mais déjà il se ressaisit : « Ça va aller maintenant.Vous savez, je dois tout à ma femme.Sans elle je ne serais pas ici en train de vous parler de ma carrière.C’est elle qui m’a transformé de commerçant de bicyclette et de petit choriste à l’église Saint-Jacques, en chanteur professionnel.C’est elle qui m’a révélé le vrai Louis Quilico.J’avais 24 ans, j’étais timide, j’avais peu confiance en moi et je ne pouvais imaginer que l’on puisse gagner sa vie en chantant.» « Ce personnage exigeant, ratoureux, farouche, il me colle à la peau mais je n’aurai jamais fini de l’approfondir et de l’aimer.Je l’ai chanté 500 fois mais pour moi c’est toujours la première fois.Quand je suis sur scène, il m’habite totalement, et je dois me contrôler pour ne pas éclater en sanglots.» La rencontre de Lina Pizzolongo, pianiste de concert dont il tomba follement amoureux, d’abord en voyant sa photo dans la vitrine du magasin de musique Archambault, ensuite en faisant sa difficile conquête, cette rencontre donc, allait complètement modifier son attitude devant la vie et lui ouvrir la voie d’une carrière exceptionnelle en art lyrique, et lui prêter le personnage de Rigoletto sur tout es les scènes du monde.Autant de choses qu’il tenait tout de suite à me raconter en répétant catégoriquement : « Ma femme m’a fait renaître et mon seul regret c’est qu’elle ait dû sacrifier sa propre carrière pour s’occuper de la mienne.» Cet instant d’émotion passé, Louis Quilico se fera intarissable, émail-lant son discours d’anecdotes savoureuses qui nous feront cette fois rire aux larmes le photographe et moi.Car cet homme de 66 ans, véritable force de la nature, raconte en vrac, dans l’ordre et dans le désordre, l’histoire de sa vie, avec en filigrane une pensée omniprésente pour sa femme, le rappel de ses coups durs, de ses désenchantements, de ses choix difficiles.Mais aussi de ses triomphes dans le répertoire ver-dien, de ses victoires sur son tempérament de grand sentimental et de rêveur, bref, tout ce qui fait le superbe baryton qu’il est devenu et qui recevra l’hommage de la communauté artistique mondiale demain midi lors d’une grande fête en son honneur au Ritz Carlton.Maureen Forrester y sera, entre autres, mais également une foule d’amis et de collègues qui lui diront merci d’être Louis Quilico.Avec des télégrammes de ses amis Luciano Pavarotti et Placido Domingo, entre autres.Mais tout cela — les études, les amours, la carrière de ce bel émotif — ne s’est pas bâti sans obstacles ni tergiversations.Sorti enfin du giron du commerce familial de bicyclettes, avec 550 $ en poche, il s’inscrit à l’école de l’art lyrique, mais pas n’importe où, auprès de grands maîtres italiens et pendant deux ans à l’Académie Sainte-Cécile de Rome.Revenu au Québec, il étudie avec Martial Singher.À 29 ans il donne à Montréal un premier récital et c’est le désastre : « Je n’étais pas à la hauteur de la situation.Et le critique musical du DEVOIR, Jean Valle-rand, me le rappelle douloureuse-Volr page Quilico PHOTO JACQUES GRENIER Louis Quilico ARTS VISUELS Flaques d’eau et de passion Francine Simonin est rentrée au bercail.Vaudoise d’origine, québécoise de coeur depuis 1968, cette artiste, qui fait la navette entre les deux continents, expose à la galerie Elca London Les parleuses, une nouvelle série d’oeuvres sur papier de chine où l’écriture déliée qu’on lui connait claque comme un fouet, trouble des espaces vierges, évite la géométrie, se dilue dans les bleus et les sanguines comme des flaques d’eau et de passion.Page C-7 ROCK Bryan Adams, un album éprouvant Fort d’avoir fait danser langoureusement tous les couples de la forêt de Sherwood avec la chanson-thème de Robin des Bois, prince des voleurs, le rocker canadien Bryan Adams lance maintenant un albun double qui comprend quinze chansons.Résultat ?Exactement ce à quoi il fallait s’attendre, écrit Sylvain Cormier : quinze fois les mêmes riffs, quinze refrains dans la même tonalité.À formule éprouvée, musique éprouvante.Page C-6 CINEMA À couper le souffle Hors la vie, du réalisateur Ma-roun Bagdadi, mettant en vedette Hippolyte Girardot (ci-contre) dans le rôle du journaliste Roger Auque, séquestré pendant 319 jours par le Djihad islamique en 1987, constitue le premier réquisitoire qui décrive avec réalisme et sensibilité, sans tomber dans le manichéisme, la condition des otages, écrit Francine Laurendeau.En cela, le film rejoint parfaitement le témoignage du journaliste.Page C-3 Gérard Étienne La pacotille 1.La rentrée romanesque à 1 Hexagone Faut Zumthor ,La traversée La Pacotille un roman de Gérard Étienne Jamais le mal haïtien n’a été décrit avec autant de force et de lucidité.Un livre-choc sur la rencontre des cultures haïtienne et québécoise.258 pages -18,95 $ # Y Hexagone lieu distinctif de l’édition littéraire québécoise La Traversée un roman de Paul Zumthor À partir du Journal de bord de Christophe Colomb, Paul Zumthor a reconstitué ce que fut la traversée de l’Ancien au Nouveau Monde.Une histoire enlevante à bord du Santa Maria.383 pages -24,95 $ C-2 ¦ Le Devoir, samedi 2 novembre 1991 le cahier du + Laberge mille nous lue parce que les rôles sociaux — parents forts, enfants sages — sont écrasants, soutient l’auteur et metteur en scène, et il faut trouver le lien d’amour, trouver sa famille d’adoption.Aline est une femme qui avait trop de certitudes et qui a perdu la foi.Après la perte de son absolu, elle a décidé de prendre soin d’elle, de vivre sans amertume.Son humour et sa lucidité lui permettent d’être à l’écoute de Steve.Quelqu’un qui doute est un humaniste.» Quant au père, qui revient en catastrophe, il se butera à la violence qu'il a déposée en Steve à son insu au moment de sa fuite, et que ses paroles de réconfort ne viennent que raviver.« Il est de bonne foi, mais il vit dans ses fantasmes, commente Laberge.C’est un romantique, comme beaucoup de pères au Québec.Quand il revoit son fils, il cherche à se disculper en tombant dans le piège du rêve sucré.Il sait ce qu’il a fait et il refuse d’assumer sa part de perte.Mais comment accuser quelqu’un de manquer de courage ?» Maire Laberge écrit pour le théâtre depuis sa sortie du Conservatoire, a Québec, voilà quinze ans.Elle connaît ses premiers succès au Québec avec, coup sur coup, Ils étaient venus pour.et C’élai avant la guerre à l'anse à Gilles, tou- tes deux créées en 1981.A cette veine historique où se manifestent déjà de fortes figures féminines, succède une série de pièces concentrées sur le couple et la famille.La création de L’Ilommegrisen 1984 constitue un tournant majeur-dans la carrière de l’auteur dramatique qui vit aujourd’hui à Montréal.Cette pièce, en version « aménagée » pour la France, a fait tout un tabac à Paris en 1986, avec Claude Piéplu dans le rôle titre, en dépassant les 100 représentations, auxquelles s’est ajoutée ensuite une tournée toute aussi fructueuse en province.L’Ilomme gris a depuis, été traduit en anglais, en néerlandais, en italien, en lettonien et en allemand.L’oeuvre-fétiche sera d’ailleurs jouée en Allemagne au cours de la présente saison.Oublier et Aurélie, ma soeur, deux pièces plus récentes, ont aussi connu leur part de succès au Québec et hors de nos frontières.À tort ou à raison, la dramaturgie de Marie Laberge est souvent qualifiée de noire, livrant à la scène des personnages pétris de violence et de dureté, prolixes tout en se montrant incapables de communiquer.Dans Écrire pour le théâtre, un texte de 1985 où elle se penche sur sa manière, elle affirmait directement : « Un des buts essentiels de mon écriture : l’exorcisme.» Elle parait surprise que je lui rappelle cette cita- tion.« Depuis Aurélie, ma soeur, après la cassure qu’à été pour moi Oublier, j’ai senti le besoin d’aller vers un ailleurs, pour ne pas me retrouver calcifiée.l’ai ressenti le besoin d’une planification, d’un apaisement intérieur, C’est tellement tolérants les gens qui ont de l'harmonie », me confie-t-elle de sa voix timbrée.Sa situation financière d’auteur à succès y est-elle pour quelque chose ?« ,1e vis de ma plume depuis six ans.Le succès est merveilleux et épeurant.Mais ma plume ne sera pas ma fourchette.Ce sont mes choix, parce que j’écris pour vivre, non pour me faire manger.J’ai toujours le désir de brûler, d’aller au bout de moi.» En 1990-91, elle a pu profiter, pour la première fois en dix ans d’une année sabbatique, grâce à une Bourse « A » du Conseil des Arts.Elle s’est retrouvée seule durant trois mois, devant la mer hivernale, près de Boston, à écrire de six heures le matin à 13 heures, tous les jours.« Au cours de la dernière année, j’ai bien travaillé.J’ai écrit le premier jet d’une pièce, Double Mélodie, et d’un roman, Quelques adieux, qui paraîtra à l’automne de 1992, chez Boréal.» Je lui demande alors de m’expliquer pourquoi elle a rompu ses liens avec VLB éditeur qui a publié jusqu’à maintenant tout son théâtre.« Cela est trop douloureux », réplique-t-elle.+ Quilico ment.Tout en concédant que j’avais une très belle voix, il me suggérait dans son article de perfectionner ma musicalité.J’étais en furie et un peu plus j’allais lui casser .le nez ! N’eut été de ma femme, j'aurais tout abandonner.C'est elle qui encore une fois m’a fait comprendre que M.Vallerand me rendait un fier service.Ce que je lui ai dit plus tard en le remerciant de cette critique.Et lui de m’avouer sa surprise de ma réaction positive de jeune chanteur, en ajoutant qu’il recevait plutôt des lettres de menace de la part d’artistes qui ne prisaient pas la moindre remarque.» À compter de ce moment, Louis Quilico se fera plus circonspect et il suivra en effet les conseils judicieux de M.Vallerand et de sa femme en « perfectionnant sa musicalité » au point de remporter en 1955 le premier prix des Metropolitan Opéra Auditions of the Air.Et peu à peu, il fait son chemin, entre deux ruptures de carrière, trois hésitations et de multiples doutes quant à son talent.Puis Rigoletto vint ! Ou plutôt Verdi dont il est un interprète hors pair et dont il maîtrise toute la subtilité des personnages et de la musique : « Je suis un véritable baryton verdien et je suis fou de la musique de ce compositeur.Tenez, je me trouvais dans un restaurant à Rome au lendemain de mes débuts dans le Bal Masqué et je venais de toucher mon cachet.Je me suis mis à embrasser toutes les coupures de mille lires, au grand étonnement d’une dame qui me prenait pour un cinglé mais que j’ai dû rassurer en lui disant que j’exprimais ainsi ma reconnaissance à (liuseppe Verdi dont la photo apparaissait sur les billets de banque ! » Des « anecdotes », comme il aime qualifier ses vignettes de souvenirs, Louis Quilico peut en raconter pendant des heures.Sentimental encore, en parlant de Rigoletto : ¦< Ce personnage exigeant, ratoureux, farouche, il me colle à la peau mais je n’aurai jamais fini de l’approfondir et de l’aimer.Je l’ai chanté 500 fois mais pour moi c’est toujours la première fois.Quand je suis sur scène, il m’habite totalement, et je dois me contrôler pour ne pas éclater en sanglots.C’est ce que je trouve le plus difficile dans ce métier, de devoir dominer mon émotion.Pour moi, le théâtre est le plus grand temple qui existe et qui nous permet de vivre nos rêves.Je souhaiterais pouvoir offrir à toutes les personnes que j’aime ce cadeau grandiose de pouvoir chanter Rigoletto ! Elles y découvriraient la totalité et la profondeur d’une existence ! » Voilà c’est reparti ! Louis Quilico m’explique en long et en large comment il a su faire évoluer son personnage fétiche au fil des ans, comment d’une simple attitude, d'un seul geste il peut incarner le célèbre bouffon bossu du livret de Franceso Maria Piave, d’après le drame de Victor Hugo Le roi s’amuse.« Oui, j’ai évidemment apporté bien des changements dans l’interprétation de Rigoletto, en lui donnant une dimension moins loufoque, plus humaine, mais Louis Quilico lors de sa 400e représentation de Rigoletto.3 u" ce que je ne modifierais pour rien au monde c’est la musique de cet opéra qui reste sublime.Mais j’éprouve le même sentiment pour tous les opéras de Verdi.» Et il les a à peu près tous chantés depuis qu’il faisait ses débuts au New York City Opera en 1955 et ensuite au Metropolitan en 1972, ses débuts européens au Covent Garden en 1960.11 rappelle que pendant une saison complète, il a chanté 89 fois Rigoletto ! Son plus beau souvenir demeure toutefois ce jour de 1988 où il a par- Dans dix jours.le Phantom fera chanter Montréal Tfe.pHANl (M ot tteOPERÀ Commence dans dix joi rs ! Dl 12 NOVEMBRE 1991 Al 20 FEVRIER.1992_____ AVANT-PREMlfRFS: 12 et 13 novembre 1991 Gala doivemtre: jeudi 14 novembre 1991 aq profit de la Fondation du Dianète Juvénile.f.\ VI) Kl.VA I I (M I» H I.HHEN .IM KOI II I’ K I Ni.Il Qielqies places encore DISPONIBLES POUR NOVEMBRE! (514)790-2222 Billet» en vente également au guichet de la Place de» Art» et aux guichet» Ticket Master (situé» dan» certain» magasin» de l.a Raie).Groupe» (20 personne» minimum) téléphonez : (SI4) 874-915) au Québec.(-«16) 92V466 en dehors du Québec Réservez une place de choix grice i Avant-première de American Exprès», composez le (51.4) 190-0)00 Version originale ! En anglais avec de» .surtitre» en français.Théâtre Maisonneuve, Place des Arts.Montreal Canadien cft> I.F.SERVICE DF.RÉSERVATION PAR TÉLÉPHONE EST OUVERT LE SAMEDI ET LE DIMANCHE CINEMA Paul Chamberland et Lobo Dyabavadra dans La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant.La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant.Aimé Césaire, poète et politicien « Je ne veux pas commenter mon passage chez Boréal.» Je n’insiste pas, mais je reviens à la charge avec une question qui porte cette fois sur la Commission parlementaire sur la culture devant laquelle les représentants des auteurs dramatiques ont vertement dénoncé le rapport Arpin.« Je ne peux me prononcer sur le rapport Arpin parce que je n’ai pas encore eu le temps de le lire.Fin revanche, je peux dire que j’ai déposé un mémoire devant la Commission Bélanger-Campeau où j’écrivais qu’il fallait faire l’indépendance pour éviter de devenir intolérants.On devient mesquins à force de manquer de courage.Il faut cesser de vouloir prévoir les choses imprévisibles.On s’arrête à des détails et on devient calculateur.J’ai l’impression d’assister présentement à l'effritement des grandes valeurs d’un peuple.» L’entrevue tire à sa fin.Je m’aperçois alors que Jean-François Limoges, l’attaché de presse de la Compagnie Jean-Duceppe qui assistait à notre entretien, a enregistré l’entrevue .Je m’en étonne ouvertement et calmement.Personne n’a daigné m’avertir de la manoeuvre et s’assurer de mon consentement.Que dire de plus sinon que le respect, le simple et inestimable respect, n’a pas connu, ce matin-là, son meilleur partage.tagé la scène du Met avec son fils G ino, aussi baryton, dans Manon et Le Barbier de Séville.« Nous avons établi un record, car c’était une première mondiale que de voir un père et un fils réunis dans une même production.» Un exploit que les deux Quilico répéteront en juin 1992 à la réouverture du Palais Garnier à Paris.Et il se pourrait bien que l’on retrouve un jour un troisième Quilico sur un plateau d’opéra, puisque David, le fils de sa fille Donna, songe entreprendre une carrière de chanteur.Avec une feuille de route aussi bien remplie, Louis Quilico ne songe-t-il pas à prendre sa retraite ?« Jamais de la vie, répond-il quasiment insulté, se disant le seul juge en la matière.J'abandonnerai seulement par la force des événements ou quand je m’apercevrai que ma voix ne me sert plus.Mais j’en prends grand soin.» Ce montréalais de naissance qui vit à Toronto depuis 1968 n’a-t-il jamais songé à revenir s’installer au Québec ?Sujet délicat qui le fait encore une fois longuement raconter une autre déconvenue : « J’ai quitté New York pour l’Expo 1967 et à ce moment j’ai manifesté à qui de droit mon vif désir de rentrer au Québec.Personne ne m’a rien offert et c’est l'Univerité de Toronto qui m’a en quelque sorte repêché en m’offrant une chaire d’enseignement.J’y demeure depuis ce temps et je suis très content d’être près de ma fille et de voir grandir mon petit-fils David.Et quand je viens à Montréal, j’habite chez G ino.» Qu’en termes diplomatiques et discrets ces choses-là sont dites.Mais demain le tout Montréal artistique et politique lui dira sa reconnaissance, et du 9 au 23 novembre, six fois plutôt qu’une, tous les mélomanes et les opéraphiles se précipiteront à l’Opéra de Montréal pour voir et entendre Louis Quilico dans son chant du cygne de Rigoletto.Un rôle qu’il reprendra au Met de New York en 1992.Combien de fois encore ?Aussi longtemps qu’il le voudra semble-t-il.C’est ce qu’on lui souhaite en lui rendant le même cadeau qu’il voudrait offir à tous les gens qu’il aime, soit celui d’incarner le personnage de Rigoletto.La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant De Jean-Daniel Lafond.Avec Aimé Césaire, Paul Chamberland, Lobo Dyabavadra, Gérald Godin, Pierre Vallières.Image : Carlos Ferrand.Musique : Simon-Pierre Gourd et Yves Chamberland.Québec, 59 minutes.Au Parallèle, les 7 et 8 novembre à 18 h 45 et 19 h 50 et les 9 et 10 novembre à 19 h.Alain Charbonneau AIMÉ CÉSAIRE, le poète martiniquais qu’André Breton saluait comme « le prototype de la dignité humaine », est avec Léopold Senghor l’écrivain qui a le plus contribué à la reconnaissance de la « négritude », cette situation particulière au sein du monde moderne de l’homme noir et colonisé, qui, en actes comme en paroles, n’a pas vraiment le choix d’être engagé ou non.Fertilisé par la lutte contre le colonialisme à laquelle il s’est de tout temps dévoué, son premier recueil, Cahier d’un retour au pays natal, a donné le coup d’envoi au mouvement de révolte et de militantisme nègres, qui allait précipiter des continents entiers dans l’ère de la décolonisation.Mais Césaire ne milite pas que par la parole : maire de Fort-de-France, il siège inexpugnablement, depuis 1946, à l’Assemblée nationale française où il fait valoir les droits d’une Martinique encore et toujours sous le joug de l’économie et de la politique françaises.Le politique et le poétique chez lui forment les recto et verso d’une seule et même carte, qu’il joue en toute intégrité depuis plus de 50 ans.En dépit de son titre, La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant de Jean-Daniel Lafond, à qui l’on doit un certain nombre d’émissions radiophoniques et deux films produits par l’ON F’ ( Les traces du rêve et Le voyage au bout de la route), ne brosse pas le portrait de Césaire pas plus qu’il ne nous introduit à son oeuvre.Fit c’est dommage, car les quelques séquences où Césaire apparaît, commentant la stua-tion de la Martinique et du Noir dans le monde, de même que celles où un comédien récite ses vers et déclame ses discours, sont du plus haut intérêt.Mais ces lectures et les rencontres (rares, trop rares) avec Césaire sont ici plutôt l’occasion de s’interroger, à travers l’expérience du poète, sur le statut politique de la parole et de la poésie du colonisé, qu’il soit Martiniquais ou Québécois.Narrateur et intervieweur, le poète et essayiste québécois Paul Chamberland place dès les premiers plans tout le film sous le signe de l’allégorie la négritude n’est pas le propre de l’homme noir, on la rencontre partout où l’homme est arraché à sa lan gue, à son histoire et à sa culture, et en ce sens, le Québec partage avec la Martinique (entre autres pays) un même destin et une même lutte.D’où les intermèdes québécois qui ponctuent le voyage inusité de Chamberland en terre martiniquaise : assis autour d’une table dans un bar montréalais, une dizaine d’écrivains et d’intellectuels québécois reconnaissent leur dette envers l’oeuvre de Césaire, de Pierre Valiiè-res (dont le livre, Les Nègres blancs d’Amérique, s'inspire directement de la pensée des écrivains de la négritude) à Gérald Godin, en passant par Jean-Paul Daoust et Andrée Fer-retti.Cette petite mise en scène (qui rappelle par trop la formule de la « bande des six » ), de même que les éléments de fiction insérés ici et là, font de La manière nègre (réalisé pour la télévision) un curieux assemblage, qui rate son sujet pour n’avoir pas su le traiter avec une égale attention.Hésitant entre le documentaire, l’hommage et la réflexion libre, le film de Lafond brasse les notions d’indépendance, de colonialisme et de souveraineté, sans prendre toujours la distance qu’il faudrait pour en mesurer l’actualité.Césaire lui-même n’est pas exempt de critique, lui qui écrit en français : nom bre d’écrivains antillais se réclament aujourd’hui du créole et la « créo lité » (comme plusieurs écrivains québécois se réclamaient du jouai il y a trente ans).Pourquoi Césaire juge-t-il, comme il le dit dans le film, qu’en se cantonnant ainsi dans leur dialecte, ces écrivains se désolidari sent de la communauté africaine ?Dans quelle mesure la revendication antillaise doit-elle se faire en fran çais ?Autant de questions qui au raient mérité d’être approfondies.Intéressant lorsqu’il monologue seul, Chamberland s’avère un intervie weur plutôt moyen et ses rencontres avec Césaire en pâtissent.FInfin le parallèle avec le Québec aurait ga gné à être plus subtil, moins explicite (la présence de Chamberland était déjà significative) tant il va de soi que les paroles de Césaire sonnent à nos oreilles d’une vibration familière, familiale.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS OVEMBRE - 7 DECEM B^^^l im.MÇPa mise en scène et décor de DANIEL ROUSSEL avec BENOIT GIRARD, HÉLÈNE LOISELLE, et WAJDI MOUAWAD et les concepteurs Michel Beaulieu, Mérédith Caron, Roxanne Henry, Claude Lemelin, Guy Lemire et Marie Muyard 5/jtw.QUAT’SOUS Mardi au samedi, 20h.Dimanche, 15h.100, ave des Pins Est, Montréal Réservations: 845-7277 uvnmcHiz ADlMLTstoK (514)522-1245 Conservatoire d’art dramatique de Montréal Gou/urnernent du Quoi Ministère des Affaires culturelles )GC L \Échange de P.Claudel une production autogérée des élèves de troisième année dirigés par Patricia Nolin du 7 au 11 novembre 1991 à 20 heures le 10 novembre à 14 h el à 20 h Maison de la culture Plateau-Mont-Royal 465, avenue Mont-Royal Est Montréal métro Mont-Royal Entrée libre avec laissez-passer R.S.V.P.: (514) 873-42X3 Québec ss « 1 4 •è Le Devoir, samedi 2 novembre 1991 le cahier du i • ameai CINEMA À couper le souffle Une bien bonne idée pourtant ifaors la vie Maroun Bagdadi, avec Hippolyte Êirardot, Rafic Ali Ahmad, Hussein Speity, Habib Hammoud, Magdl çlachmouchi, Hassan Farhat, Hassan Zbib, Nabila Zeitouni, Hamzah Nasrullah Scénario : Maroun Bagdadi, Didier Decoin et Elias Khoury, d'après le récit de Roger Auque Un Otage à Beyrouth.Images Patrick Blossier.Montage : Luc Barnier.Musique : Nicola Piovani.France, 1990.97 rpinutes À l'Egyptien (Montréal) et au Ctapp (Québec).Francine Laurendeau PAT RIC K P K RR AU LT ( 11 ippolyte Girardot), jeune photographe français, « couvre » la guerre du Liban depuis quelques années et pousse jusqu’à la témérité le souci du reportage visuel.11 faut que son guide et ith)i libanais le ramène à la raison : «“Écoute, Patrick, on ne va tout de mqme pas se faire tuer pour une .photo ! » Habitué au danger à visage découvert, il n'a pas du tout vu venir la catastrophe qui va le projeter « hors la vje» : un beau matin, alors qu'il sort Racheter des cigarettes, des inconnus lui sautent dessus, le flanquent qians une voiture, lui enfilent une ca-gpule.Il ne le sait que trop : l’otage qui regarde ses ravisseurs signe son ¦ppvêt de mort.’ Car il connaît, théoriquement, les règles de l'enlèvement.Il vit à Bey-rbuth-ouest, il se débrouille même >n arabe.Mais la situation le dépasse.Il croyait que ça n’arrivait yu'aux autres.On n’apprend pas à et’re séquestré, humilie, trompé.Les ' petits détails quotidiens se révèlent soudain primordiaux.La satisfaction dès besoins élémentaires ne va plus de soi.L’hygiène, la nourriture et la santé revêtent une urgence permanente.; ; Et puis où est-il ?Entre les mains de quelle organisation est-il tombé ?Esl-ce qu’en haut lieu, on négocie sa libération ?Combien de temps encore vivra-t-il cette torture journalière ?Et vivra-t-il seulement pour revoir la France ?Ses gardiens sont imprévisibles.L’un est fou de Robert de Niro et lui parle en américain italien.Un autre le brutalise.Un troisième est doux et gentil.Mais tous j lui mentent.H : , Hors la vie, un film de Maroun Bagdadi avec Hippolyte Girardot.Chaque tentative d’évasion est punie par un resserrement de ses mouvements.Dieu merci, le spectateur sait que, inspirée du récit de Roger Auque, cette histoire finit bien.Autrement, il suffoquerait d’inquiétude et de claustrophobie.Après 319 jours d’enfer, Patrick est enfin libéré.Complètement libéré ?Je ne sais pas si la dernière séquence est plausible (celle du téléphone), mais elle est puissamment évocatrice.Condamné à une demi-cécité, le prisonnier est incapable d’observer ses geôliers et encore moins, évidemment, de sortir de son trou.Heu- reusement que la caméra, elle, peut s’envoler à tire-d’aile et, sur la très belle musique de Nicola Piovani, parcourir Beyrouth dévastée, ville témoin d’une guerre oubliée qui, en seize ans, aurait fait cent cinquante mille morts au Liban.Sans parler des handicapés, des disparus, des otages.Je ne veux blesser personne, je ne les ai pas tous vus, mais ce film est le premier qui me parle aussi directement d’une guerre à laquelle il n’y a plus rien à comprendre, et de Beyrouth, apocalyptique la nuit, fanto- matique le jour.Et surtout, c’est le premier réquisitoire qui décrive avec réalisme et sensibilité (Hippo-lite Girardot est émouvant), sans tomber dans le manichéisme, la con dition des otages.En cela, Hors la vie rejoint partai-tement l’objectif du témoignage de Roger Auque.« Puisse ce livre, écrivait-il, faire comprendre aux geôliers du Liban la profonde détresse des êtres humains qu’ils détiennent, mais surtout que la barbarie de ces actes dessert la cause qu’ils ont choisi de servir.» Mission superbement accomplie.Génial, mes parents divorcent ! Écrit et réalisé par Patrick Braoudé, avec Patrick Braoudé, Sonia Vollereaux, Clémentine Célarié.Patrick Bouchitey, Adrien Dirand, Volodia Serre, Gianni Giardinelli, Jennifer Lauret Images : Thierry Arbogast.Son : Jean-Bernard Thomasson.Musique : Jacques Davidovici.France, 1990.96 minutes Au Parisien et à l'Oméga (Longueuil).Francine Laurendeau ON DIRAIT qu’il n’existe que deux types de cinéma pour enfants et adolescents.Il y a d’un côté le pire, ce cinéma qui ne recule devant rien pour faire de grosses recettes et qui, sans le moindre respect pour son public, lui propose des films violents, laids et bêtifiants dont les Ninja Turtles sont un exemple entre mille.Tandis qu’à son meilleur, le cinéma offre aux jeunes des aventures dont ils sont les héros, des aventures drôles ou exaltantes qui leur proposent un idéal, des valeurs morales; des aventures qui leur ouvrent d’au très horizons, d’autres cultures.C’est un cinéma éducatif et formateur, je n’ai rien contre bien sûr.Mais en même temps, je constate que peu d’auteurs filmiques s'intéressent aux enfants tels qu’ils sont, à leurs interrogations, leurs aspirations, leurs problèmes d’adaptation au monde que nous leur imposons.André Mélançon l’avait fait avec Les Vrais Perdants, un film sur le chantage à l’amour pratiqué par des parents qui voudraient tellement que leurs enfants chéris deviennent au hockey, en gymnastique ou en piano, les champions qu’ils n’ont pas pu être.C’était un documentaire destiné aux adultes.Tandis que Génial, mes parents divorcent ! est une comédie tous publics qui aborde une situation que vivent de plus en plus de jeunes et contre laquelle ils sont totalement impuissants : la séparation de leurs parents.Et quoi de mieux qu’une comédie pour désamorcer l’angoisse ?Le lieu : une charmante ville de province, en France.Au centre de la vie des enfants : l’école et les copains.C’est la rentrée.Julien est triste parce que son père et sa mère sont en train de divorcer.Fort à point, son nouvel ami Thomas, dont les parents ne cessent de divorcer et Génial, mes parents divorcent !, écrit et réalisé par Patrick Braoudé.de se remarier, le comblera de conseils.Mais son rival à l’élection du chef de classe, Christian, axe traîtreusement sa campagne là-dessus : si vous élisez un fils de divorcés, vous élisez un déséquilibré, etc.Il gagne parce que le clan des « mariés » est plus nombreux que le clan des « divorcés ».Alors qu’à cela ne tienne : les membres du clan minoritaire vont tenter de faire divorcer les parents de Pénélope, les parents d’Edouard .Bref, c’est la guerre et tous les coups sont permis.Ca rappelle à la fois La Gueire des Tuques et à La Guerre des Boutons me disais-je avant d’aller voir le film.Et je me réjouissait d’autant plus que l’acteur-réalisateur-scéna-riste Patrick Braoudé a déjà écrit deux excellentes comédies sur le racisme en France : Black MicMac et surtout, l’ineffable, l’irrésistible Oeil au beurre noir.Son film réserve quelques trouvailles désopilantes, des gags d'une fraîcheur inattendue, de gentils mots d'enfants et une vingtaine de mignons acteurs.C’est une histoire de garçons, où l’initiative ne saurait être que masculine, où les filles sont des objets décoratifs.(Soit dit en passant, on n'a pas assez souligné que Les Contes pour tous sont exemplaires à ce litre : le sexisme en a toujours été résolument exclu.) Mais l’idée est tellement bonne et l’initiative est à ce point sympathique de faire rire les enfants de leur malheur, de dédramatiser la tragédie du divorce, que Génial, mes parents divorcent ! est peut-être une entreprise utile, c’est en tout cas un film qu’il ne faut pas balayer du revers de la main.PRIX DU JURY CANNES 91 HIPPOLYTE GIRARDOT Un film de MAROUN BAGDADI \ | 6.,~7 ÉGYPTIEN FAMOUS PLAYERS LE NOUVEAU FILM DE GERARD CORBIAU "Gérard Corbiau, réédite l'enchantement avec l'Année de l'Éveil ".J Huj(uette Roberge, IA PRESSE "Une oeuvre poignante, toute d'émotion.une oeuvre exemplaire" j Richard Cannavo, PREMIÈRE E _ _ XVfXCN'TVr'T^ V 1T de véronique avec IRENE JACOB et PHILIPPE VOLTER ¦ «mroiMMJwsin .iirwoiiMtwci iuwomiiioiih 1HGMWNHM SWIM LE DEVOIR eSCOOOP Ifï BAYARD D'OR MEILLEUR SCÉNARIO NAMUR 1990 COMPETITION OFFICIELLE FILMS R0UYN- NORANDA U/\NNEE ^ 1.3^^ E EVEIL Le PARISIEN © »HO STE CATHERINE 12:30-2:45-5.00-7:05-9:15 Tous les soirs 7:00 sam dim 1:00-7:00 l.ONGUfcUIL MAI MAXI CENTHE 647 11 7/ Tous les soirs 8:50 sam dim 2:45-8:50 enchantement "Un Double lue Perreault LA PRESSE vie; si belle, si pure.•Louise Blanchard, LE JOURNAL DE MONTRÉAL LIONARDO DI LA FUINIt pt軫nt« ./PRIX D'INTERPRETATION* T FEMININE un film de KRZYSZTOF KIESLOWSK VIE \ 'Y'YT' l PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE PRIX OECUMENIQUE CANNES 91 L AUTEUR DU Décalogue THIERRY FRÉMONT • CRIS CAMPION • HERVÉ LAUDIÈRE *un fiim de OLIVIER SCHATZKY Le PARISIEN © l ««O Sir CATHERINE O KM 3AS6J 1.00-3:10-5:15-7:20-9:30 1:15 - 3:15 - 5:15 -7:15 - 9:15 ST-DENIS A STE CATHERINE FrfAJVCEFKM C-4 ¦ Le Devoir, samedi 2 novembre 1991 le cahier du i • ameai KRZYSZTOF KIESLOWSKI De l’importance du mal de dents Nathalie Petrowski IL Y A des cinéastes que l'on veut à tout prix rencontrer pour leur poser des centaines de questions et boire jusqu’à la lie la moindre parole ou prophétie qu’ils voudront bien nous livrer.Il y en a d’autres que l’on veut à tout prix rencontrer mais sans vraiment savoir ce qu’on veut leur dire, probablement parce qu’ils existent sur une planète à part et qu’il est difficile, voire périlleux, de s’y risquer.Le cinéaste polonais Krzysztof Kieslowski est un de ceux-là.Dès les premières secondes passées dans une pièce avec lui, les choses deviennent irréelles, comme recouvertes par une sorte de voile, et les mots qui sortent au ralenti, perdent dans l’exercice toute pesanteur.Notre rencontre remonte déjà à quelque temps et n’eut été du magnétophone qui enregistra fidèlement nos propos, je ne me serais pas vraiment souvenu de quoi il avait été question dans cette luxueuse suite avec vue imprenable sur Toronto où Kieslowski était venu présenter Lu double vie de Véronique.Ce que je me souviens c’est que Kieslowski portait des jeans fraîchement repassés, des souliers de cuir fin et une chemise claire qui baillait noncha-lemment.Le chic européen qui se dégageait de sa personne m’a immédiatement frappée parce que j’avais entendu dire que le cinéaste polonais était pauvre et sous-payé et qu’il lui arrivait même de se rendre en autobus à son plateau de tournage.Le cinéaste s’empressa de démentir le mythe entourant sa personne, déclarant qu'il gagnait très bien sa vie merci et qu’il était impensable qu’il «Très spectaculaire.A voir une deuxième lois.» Francine Grimaldi.Radio-Canada «La lave crépite, explose, comme si vous y étiez.» Odile Tremblay.Le Devoir «J ai enfin compris la création du monde.Impressionnant!» JacauesHouOe Radio-Canada •I rte vanne® e*plosit de .rkilbKlOK M 4; 522 1245 I MOMI4S95 If.VItU* FORT f# MONTREAL Le cinema IMAX du Vieux-Port de Montreal angle de La Commune et Saint-Laurent • Métro Place-d'Armes • Renseignements 496-4629 0 CMC’ 5 4M IPcnm O^Sr9 (671-5721)— L'Oratorio: Les Pionnières, chorale dirigée par Lise Pelletier, solistes: Micheline Dinel, soprano, Yanush Wolny, baryton, au piano, Magdalena .Wolny, le 3 nov.à 19h.30 MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-3377)— Les Concerts Couperin présentent L'Ensemble Nouvelle France, dir.Louise Courville, musique du 19e siècle au Québec, le 3 ; nov à 14h.ORATOIRE ST-JOSEPHi 4300 Queen Mary.Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du • Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, tous les dim.â ,' 11h — Le dim 3 nov.la messe Missa Brevis de Palestrina et le motet Ubi Caritas de Maurice Duruflé— , À 15h.30.Raymond Daveluy à l'orgue POLYVALENTE JEAN-BAPTISTE-MEIL- i LEUR: Auditorium.777 boul.Iberville, Repenti-; gny— Aram présente t L Impressario • de Mozart, i m.en s.François Racine.Dominique Blier.soprano, J Claudine Côté, soprano, Hugues St-Gelais, ténor, et ; Roger Lord, pianiste, le 2 nov.à 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal (398-4547)— L'Orchestre symphonique de McGill, dir.Timothy Vernon, oeuvres de Tchaikovsky el Rachmaninov et May Phang, pianiste, oeuvre de Prokofiev, le 2 nov.à 20h.Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h,15 à 02h.30 — Smoke Stack Lightnin, du 31 oct au 3 nov.BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Jim Zeller, le 2 nov.à 22h.30 BAR BRAQUE: 980 est Rachel, Montréal (523-9738)— Tous les dimanches de 20h.à 01 h.le Trio Randy Doherty BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal— Le Trio de Brian Hurley, le 2 nov.à 22h.30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer, Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott el Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar de 19h.à 24h, mer au ven.17h.30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h„ le sam.à compter de 21 h.30, invité le 2 nov., Denny Christianson, trompette— Billy Georgette en solo, lun.mar, de 17h.à 19h — Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 18h.30 à 24h , invité le 3 nov.Michel Du-beau, sax ténor LE BIJOU: 300 rue LeMoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Cha Cha Da Vinci el le Chain Gang, le 2 nov.à 22h 30 CAFÉ DES ARTS: 1567 St-Denis, Montréal (987-9533)— Le Trio Jazz Denis Lepage, le 2 nov.à 22h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Au Petit Campus: Bémol 9.ensemble d'harmonie vocale, répertoire américain et français, le 2 nov.à 21 h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Dick Tracey's Jazz Quartet, le 2 nov.à 21 h 30 LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Le Big Bazaar du Grand Café, le 2 nov.à 22h.THEATRE AGORA DE LA DANSE: 840 est Cherrier, Mont- MOTS CROISES DU MONDE 1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 1 1 12 HORIZONTALEMENT î I.Grimpe aux arbres.- II.Libérés.•Règne.- III.Sels.Sur Canal t-, - IV.Il «burnt.sans enthousiasme.Tout l’irrite Jet l'offusque.- V.Trop lourde.- VI.Se •maintient Très imparfait ou très averti, «selon l’accent - VII.En piles serrées.JHays d’Afrique en plein désordre.-yVIN.Rivière.Pourra vous abriter.-îIX.Ne reste pas dans la laine.Il sera Mile.Préposition.- X.Ne donne pas à (.coup sûr de trèfles à quatre feuilles.C’est (presque excessif.- XI.Vous pouvez en •voir ici, courtois généralement.VERTICALEMENT J; I.Cherche tous les maux.- 2.Offre jun siège.Mouiller, pas noyer.- 3.La ïvoic du sang ?- 4.Faux.Quelques {miettes de noumture.- 5, A de la sou-fplcssc.la France n'était que le petit.-*6.Aux fenêtres, tôt le matin ; En dette.7.Leste.Une récolte bien gardée.- 8.N’a rien eu.Mesure.- 9.Pronom.Garde la chaleur.- 10.Ferai comme les grands.Un bout de temps.- II.De là, une certaine largeur de vues.Renvoient l’image.- 12.C’est bien vaseux! SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIÈRE Horizontalement L Années lumière.- II.Tailleur.Gain.- III.Mutilation, Vf.- IV.Os.Ment, Rôdai.- V.Semi.Tendre.- VI.Peina.Saratov.- VII, Legs.Gêneur.- VIII.Eti-reuse.Clse.- IX.Rhéa.Lauréate.-X.Equilibrâtes.Verticalement I.Atmosphère.- 2.Nausée.Thq.-3.Nit.Milieu.- 4.Eliminerai.- 5, Elle, Age.- 6.Séant.Suli.- 7.Luttes.Sab.-8.Uri.Nageur.- 9.Ordre.Ri.-10.Ignorances.- II.Ea.Dételât.-12.Riva.Ouste.- 13.Enfiévrées.réal (525-1500)— Tess Imaginaire présente « Manipulations » conception et m.en s.Mario Boivin, du 12 nov.au 14 déc.à20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— « Anne est morte » de René-Daniel Dubois, m, en s.Jean-Marie Lelièvre, du 6 nov.au 21 déc.à 20h.ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)- Le Théâtre de L'Opsis présente ¦ L'été .de Romain Weingarten, m.en s.Martin Faucher, du 19 nov.au 14 déc.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— < L'homme qui n'avail plus d'amis ¦ texte et m.en s.Robert Gravel, du 8 oct.au 9 nov., mar.au sam.à 20h.30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Groupe Multidisciplinaire de Montréal présente • Voilà ce qui se passe à Orangeville • de Hillar Liitoja, m.en s.Jean-Luc Denis, du 17 oct.au 16 nov.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente ¦ Le scalpel du diable > de Jean-François Caron, m.en s.Claude Poissant, du 29 oct.au 30 nov., mar.au sam à 20h.30, dim.à 15h.SALLE MOYSE: Pavillon des Arts, 853 ouest Sherbrooke, Montréal (398-6795)— Le département d'anglais de l'université McGill présente • Bonjour, là, bonjour • de Michel Tremblay, traduction de John Van Burek et Bill Grassco, du 13 au 16 nov.el du 20 au 23 nov.à 20h THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 3888 St-Denis, Montréal (282-3900)— > La trilogie des Brassard » de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, du 27 sept, au 31 oct., mar.au jeu.à 20h., ven.sam.à 19h., dim à 15h„ supplémentaires les 1-2-3 nov.et les 7-8-9-10 nov.jeu.ven.sam.à 19h., dim.à 15 h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— ¦ Goodnight Desdemona » de Ann-Marie MacDonald, dir.Mary Walsh, jusqu'au 15 déc., mar.au sam.à 20h .dim.à 19h., matinées les sam.à 14h.et les mer.13 nov.el 4 déc.à 13h„ les dim.8 et 15 déc.à 14h.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique.Montréal (843-7738)— « Nuits blanches ¦ textes de M.Garneau, L.Vaillancourt, P.Y Lemieux, J.F.Caron, E.Charpentier, C.Poissant et L.Bombardier, m.en s.Jean-Frédéric Messier, du 1er au 23 nov., lun.au sam.à 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— ¦ Le taucon ¦ texte et m.en s.de Marie Laberge, du 30 oct.au 7 déc., mar.au ven.à 20h , sam.à 16h.30 et 21h THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— • Éléphantissimo ¦ texte et m.en s.Benoit Dubois, conception de marionnettes Vladimir Ageev, jusqu'au 22 déc., les sam.et dim.à 15h„ ouvert les jours de semaine pour les groupes qui réservent THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— • L'Opéra de Quat'Sous • de Bertolt Brecht, m.en s.René Richard Cyr, du 19 nov.au 14 déc , mar.au ven à 20h„ sam.16h, et 21 h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— .Lettres d'amour.de A.R.Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m.en s.Michèle Magny, du 1er oct.au 3 nov., mar.au ven.à20h., sam.16h.et 21 h , dim.15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— Le théâtre du Trident présente ¦ Le faucon » de Marie Laberge, m.en s.Gill Champagne, du 29 oct.au 23 nov., mar.au sam.à20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente • À toi pour toujours, ta Marie-Lou ¦ de Michel Tremblay, m.en s.Denise Verville, du 13 au 30 nov.VARIETES BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Voyance et chansons avec Aviva Karen à 20h.— Dan Bigras et Luce Duffault, à 22h , le 2 nov.BOITE À CHANSON LE PIERROT: 114 est St- Paul, Monlréal— Michel Durocher et Jules Lavoie, le 2 nov.à 20h — Les Deux Pierrots: Le groupe Red et le groupe PDA, le 2 nov.à 20h.BOZO BISTRO BAR: 6121 Morin.Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gingras, du mer.au sam.— Richard Joe Leroux, les dim.et lun.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques, Montréal (526-7525)— Renée Claude présente J'ai rendez-vous avec vous, en commémoration du 10e anniversaire de la mort de Georges Brassens, le 2 nov.à 20h.30— Maude Robitaille, auteure-compositeure-interprète, les 3 et 5 nov.à 20h.30 CENTRE CULTUREL VANIER: 15 boul Maple, Châteauguay— Présentation du film de Spielberg; Fievel et le nouveau monde, le 3 nov.à 13h.30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (27Q-7848)— Marie-Lise Pilote, humoriste, en spectacle, du 31 oct.au 2 nov.et du 6 au 9 nov.LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Virginie Rigoine, auteure-compositeure-iri-terprète, le 1er nov — Marie Olscamp, interprète, le 2 nov., SALLE ANDRÉ MATHIEU: 475 boul.de l'Avenif, Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Trésors de l’Espagne, avec Robert Jean, du 29 oct.au 6 nov., lun.au mer.20h„ jeu.au sam.19h.él 21h.30, dim.13h 30.16h et 20h EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres sur papier de J P.Riopelle ARTICULE: 15 ouest Mont-Royal, ste 105, Montréal (842-9686)— Installation de Andrew Carlisle, du 19 oct au 10 nov.ATELIER CIRCULAIRE: 40 rue Molière est.4e étage, Montréal (272-8874)— Oeuvres de Juan Raggo, du 3 au 18 nov.La télévision «lu sainotli soir en un elin «l'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO gr* CBFT (R.C.) Montréal Le téléjournal Q L’envers de la médaille Samedi P,M.g Hockey / les Sabres vs le Canadien Le Télé-g journal Cinéma : Le serment du sa Avec Melissa Gilbert et Jo< ng— Am.87 Penny fos WCAX(CBS) Burlington News News g Hockey / les Catamounts vs les Eagles P.S.I.Luvug News The Honey-mooners Night Court WPTZ(NBC) t-âJ Plattsburgh 16h/Football: les Gators vs les Tiges Jeopardy ! Wheel ol Fortune The Golden Girls g The g Torkeisons Empty g Nest Nurses g Sisters g News Saturday NIc ht Live CBMT(CBC) Montréal Saturday Report g The Tommy g Hunter Show Hockey / les Sabres vs le Canadien National g 23h15/Football: Tiger Cats vs Lions «m sar Le TVA ?éd.18 hres Docteur Doogle Top musique Cinéma : Les cauchemars de Freddie—km.88 Avec Robert Englund et Lisa Wilcox Ad Lib Le TVA g réseau Loterie œ et News Hockey World Star Trek: g The Next Generation Counterstrike g The Gambler Returns : (1ère/2) g The Luck of the Draw News g News Cinéma 12: The Bridge an TV5 (Télé «y Francophones Le tour du Québec Francofolles de Montréal Journal de A2 Vision 5 Thalassa Stars 90 22 h 40 / Ka eldoscope Le divan Journal télé suisse rÿf] CIVM (R.-Q.) ^ Montréal Ordy Omni g science Le Clap Médecine apprivoisée Parler pour parler : g Peut-on se quereller.Cinéma : A corps perdus -Can.88 22 h 40 / Cinéma : Julia- Avec Matthias Habich et Michel Volta Avec Jane Fonda et Vaness Am.77 a Redgrave @ ïsr Rockam- bolesque Musique vidéo Voxpop Concert plus : Simple Minds rôôs WVNY (A8C) ^==7 Burlington 15h30 / Coupe du Monde Cycliste 1991 Star Trek: The g Next Generation Who’s the boss ?g Growing g Pains Cinéma : Chances Are—km.89 Avec Cyblll Shepherd et Robert Downey jr WKRPIng Cincinnati Baywatch ® SS 18h30 / X-Tendamix Soul in the City X-Tendamix Spotlight / Another Bad X-Tendamlx fro VERMONT ^ ETV(PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Fawlty Towers May to December Cinéma : Stalag 17—km.52 Avec William Holden et Don Taylor Doctor Who ÆFi 4-SAISONS «==> Montréal La roue chanceuse Les Simpson Samedi soir Club D.G.Cinéma : Cocktail—km.88 Avec Tom Cruise et Bryan Brown Le Grand Journal Sports Plus week-end Cinéma : Neuf semaines et demie Am.85 —Avec Kim Basinger (571 WCFE ^ (PBS) MacLaughlin Group The Editors Three Generations ot the Blues The Best ot National Geographic g The Adventures of Robin Hoods Doctor Who dm447 The Best ot the Montréal International Jazz Festival La télévision du iliinamthe soir en un elin tl’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ci CBFT (R.C.) Montréal Le téléjournal g Découverte Surprise sur prise Le vrai monde ?g Le Télé-g journal 22h20/Scully rencontre Le sport 23h15/Clnéma : Le pouvoir du mal—Fr.85 PT1 WCAX (CBS) Burlington 16h/Football / Cardinals vs Cowboys 60 minutes g Murder, she wrote g Cinéma : The Raped Dr.Wlllis—km.91 g Avec Jaclyn Smith et Holland Taylor News L , TheArsonlo Hall Show (23h15) fcT WPTZ(NBC) Plattsburgh 16h30/Clné Candleshoe News g Adventures of Mark,.g Eerie, g Indiana Unsolved Mysteries g The Gambler Returns : The Luck ol the Draws g Sunday Scoreboard Slskel & Eberl Commercial Program Mrrm CBMT (CBC) «î» Montréal The Magical Disney Norld ol The Road to Avonlea g Cinéma : The Bmce Curtis Story : Journey Into Darkness —Can.90 g News Venture Sunday Night The Streets o San Francise 0 «b or* L’événement Drôle de vidéo Rira bien.Cinéma : Quand les temmes s'en mêlent—km.88 Avec Melanie Griffith et Harrison Ford Journal Intime Le TVA g éd.réseau Vision mondiale CV\ CFCF (CTV) Montréal News g Travel Travel Live it up : The sex g appeal test America’s Funniest g False Arrest g News g News Entertainment Tonight g cia TV5 (Télé Francophones L’école des tans des tans Journal de A2 Vision 5 7 sur 7 Caractères Faut pas réver Musique clas slque Journal télé belge rrf) CIVM (R.-Q.) 'JXI Montréal Degrassl Le Clap Racines II (10e/14) Fous de g Cinéma : .comme un voleur—Can.90 la pub J Avec Gilbert Slcotte et A.Lachapelle Cinéma : Le reptile—km.70 Avec Klrk Douglas et Henry Fonda @ t*1"' Dadablz Transit Musique vidéo - rTO: WVNY (ABC) Burlington News g First Look Lite goes ont ?America’s Funniest g False Arrest g Star Trek: The Next Generation Commercial Program ® «S 19h / Backtrax Clip trip Vldéocllps Dally R.S.V.P.Spotlight / Lee Aaron Power 30 tôôï VERMONT ETV(PBS) All Creatures Great and Small Wild g America Naturescene Nature L Masterpiece Theatre g Aboard the QE2 Mystery I g Masterpiece Theatre g fotf\ ^-SAISONS ^ Montréal 100 limite Caméra 91 Cinéma : Rain Man—km.88 Avec Dustln Hoflman et Tom Cruise Le Grand Journal Ciné : Jacque (documentais s Mesrlne ') (571 WCFE (PBS) The Avengers Cosmos Cinéma : Henry V-G.-B.45 Avec Laurence Olivier et Robert Newton Feast ol the Gods Eyes on the pi Ize Golden Theatre. Le Devoir, samedi 2 novembre 1991 ¦ C-9 m le cahier du i • ameai ARTS VISUELS Superstitions et rêves prémonitoires Kartz Ucci Galerie La Centrale 279, rue Sherbrooke ouest Suite 311-D Jusqu'au 10 novembre 1991 Jeune photographie Galerie Dazibao 279, rue Sherbrooke ouest Suite 311-C Jusqu'au 10 novembre 1991 Marie-Michèle Cron IL Y A une voix qui sort du haut-parleur et qui libère des mots chantés en italien, une vague odeur d’encens qui flotte dans l’air, une exubérance baroque atténuée par une ambiance propice au calme et au recueillement.Avec ses oeuvres transcendantales, Kartz Ucci nous parachute en Italie, au coeur de vieilles traditions rurales latines où la femme, vouée à jouer son rôle de génitrice et de gardienne du foyer, veille sur des pratiques ancestrales truffées de symboles singuliers.Ce sont les superstitions et les rêves prémonitoires que la mère de l’artiste, illettrée, lui racontait lorsqu’elle était enfant.Impossible de ne pas tomber dans cet univers étranger et familier à la fois (Kartz Ucci est italo-canadienne) lorsque les cultures et les origines se (îonfrontent pour faire rejaillir non pas un passé nostalgique ou un brillant avenir, mais une double identité d’une riche complexité.Ainsi, sur le sol de la galerie La Centrale, Kartz Ucci a éparpillé des gousses d’ail près de deux bancs en plomb qui cernent un petit bassin rempli d’huile d’olive.Alors, l’image prégnante du sud méditerranéen s’ouvre devant nous et l’on imagine les vieux assis sur la place, la paume «Je leurs mains sillonnée de rides posée sur une canne, le visage buriné par le soleil et par le travail dans les champs, devisant sur les jeunes qui, attirés par les tentations citadines, désertent le village où ils ont grandi.Telle la fameuse madeleine de Proust, cette installation réveille en nous un flot de souvenirs : films de frères Taviani, odeur capiteuse et piquante de la sauce tomate, flashes photographiques de paysage ambre et dorés, veuves en noir qui attendent la mort sur le pallier de leur porte.Mais, elle participe de ces rituels qui, pour mieux contrer le mauvais sort, s’entourent de toute une panoplie de signes et de gestes protecteurs : si l’on jette une goutte !d’huile dans l’eau et que celle-ci s’éparpille, on est atteint du mauvais oeil.Une gousse d’ail portée à la boutonnière chassera ce funeste présage.Au fond de la pièce, un immense lit recouvert d’un drap de dentelle, des chaises, des candélabres sertis de cire fondue, nous font pénétrer dans Une oeuvre de Kartz Ucci, à la Galerie La Centrale.une chambre nuptiale qui accueille gieux et féministes, le deuil de la virginité de la jeune mariée.Une armoire entrebâillée dont l’intérieur est peint en rouge sang, présente ses parois tapissées de clous où une pile de draps d’une blancheur immaculé empilés les uns sur les autres devient le symbole éclatant de la dot, de ce linge que l’on passe de mère en fille de génération en génération, pour perpétuer la tradition.Les matériaux utilisés par l’artiste, le plomb nocif, le fer forgé ouvragé des dossiers des chaises et de la poignée du placard par exemple, sont maniés avec beaucoup d’habileté : martelé, coulé, finement ciselé, ils révèlent alors un pouvoir de séduction inattendu.Telle cette petite robe de baptême en plomb orné d’un dessin maléfique cousu de pigments d’or et suspendue derrière une ouverture percée dans un mur.Là, une mue de serpent, magnifique, se love sur le rebord de la fenêtre rayée de savon qui filtre la clarté extérieure en une lumière diffuse.Métaphore de la transformation, du passage obligé de l’enfance à l’âge adulte, de la perte de la candeur, elle est comme toute cette exposition d’ailleurs, suspendue entre deux mondes, ancien et moderne, au carrefour des discours sociaux, reli- Jcune photographie MANIPULATIONS, triturations, fragmentations, brûlures, maquillages .Cinq artistes en font voir de toutes les couleurs à la photographie.Il la déshabille, la déstabilise de ses us et coutumes, la confronte à d’autres médiums, la perce, la déguise, en exploranl toutes ses facettes les plus incongrues.Kn fait, ils lui tirent un drôle de portrait et la transforment, d’une fort réjouissante manière, en une sorte de pantin désarticulé, aux membres élastiques et au regard trouble.Ainsi, pour une troisième année consécutive, la galerie Dazibao nous présente une phalange de jeunes photographes peu connus du réseau habituel (et dans ce cas-ci, en début de carrière) sous l’égide des conservatrices invitées Danièle Beaulieu et Ginette Bouchard et dont le thème commun tourne autour du pillage et de la reconstruction de la matière photographique.Les interventions, iconoclastes, bousculent notre manière de regarder en superficie pour mieux pervert ir nos sens et nous plonger dans une ambiance à la fois électrique et nébuleuse.Serait-ce l’air du temps qui s’y prête- rait ?En trafiquant les notions d’opacité et de transparence et en les juxtaposant d’une bien intime façon, Pierre Plante enfouit les configurations du réel dans un foisonnement de traces picturales qui accentue les effets de brouillage, de réconciliation et d’étrangeté entre la peinture et la photographie.Ainsi d’une mise en scène immobile, des bustes de mannequins au crâne lisse posant près d’objets hétéroclites, qui s’active soudainement lorsqu’un rouge carmin balaye sa surface, la « salit » et attire l’oeil au-delà de son vernis dé-ducteur.On est embarsassé dans ce travail réservé à la perception car obsédé par l’envie de tout gratter pour voir dans toute la vérité de ses détails, les yeux glauques et fixes des poupées, le bric-à-brac sympathique de la chambre d’apothicaire où elles se trouvent Ce lien entre deux médiums qui fonctionnent avec leurs propres lois et sensibilités, se répercute dans les photos-peintures de Julie Gascon où l’on n’arrive même plus à dissocier ce qui appartient à l’un ou à l’autre.L’artiste trafique si bien ce lieu de transition entre eux, que nous sommes obligés de nous approcher de AU BOUT DE LA 20:107 Joly, Rivière-du-Loup (418-862-0258)— .Évasion des cellules de l'imaginaire ¦ oeuvres de Richard Doutre, du 30 oct.au 24 nov.du mer.au dim de 13h,30 à 16h 30 LA CENTRALE (CENTRE POUR FEMMES-ARTISTES): 279 ouest Sherbrooke, sle 311-D.Montréal (844-3489)— Sculpture-installation de Kartz Ucci, du 12 oct.au 10 nov.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 4247 St-Dommique.Montréal (842-4300)— Noblesse, installation de complémentaire Bourgault/Durocher, jusqu'au 15 nov CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Peintures récentes de Su Schnee, du 3 oct.au 14 nov.CENTRE CULTUREL JACQUES FERRON: , 100 ouest St-Laurent, Longueuil— Exposition d'estampes àes finalistes du Prix Albert-Dumouchel.jusqu'au 10 nov CENTRE CULTUREL VANIER: Galerie La Seigneurie, 15 bout Maple, Châteauguay— Exposition de l'Atelier libre d'aquarelle de Châteauguay, jusqu'au 16 nov CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke,Montréal (987-3395)— Exposition Les Années Concours, sur les concours d'architecture en France, du 26 sept au 3 nov , du mer.au dim de midi à 18h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine sto 444, Montréal (393-8248)— Oeuvres de Tatiana Demidolf-Séguin, du 5 oct.au 9 nov CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 1 85 Du Palais.St-Jérôme (432-7171)- Oeuvres de Michel Morin, du 3 nov.au 15 déc.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 place d'Youville, Montréal (872-3207)— Reconstitutions théâtrales, vidéos, bandes sonores, artefacts et photographies, 350 ans de l'histoire de Montréal-Exposition temporaire sur l'histoire des ruelles de Montréal, jusqu'au 1er déc., tous les jours CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Place Du Parc.Montréal (288-0811)— Les Cent Jours d'Art Contemporain de Montréal 1991 : Art et Espace Public, du 15 août au 3 nov , mar.au dim de 10h à 18h.LA CHAMBRE BLANCHE: 185 Christophe-Colomb est, Québec (418-529-2715)— Peinture et installation: Danny Tardil et Andrew Forster, du 9 oct au 3 nov.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PAS-TEUR: too est Sherbrooke, Montréal— Exposition • Douze danses espagnoles » de l'artiste Barry Wainwright, jusqu'au 7 nov.— • Claude Champagne » exposilion en collaboration avec la Bibliothèque Nationale du Canada, du 13 nov au 15 déc COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 SI Ambroise.Montréal (935-1291)— Galerie Jaune: Denis Chabot— Galerie Rouge: Claude Béland et Robert Dutour— Galerie Bleue: Harry Symons— Galerie Verte: Julie Robert— Galerie Grise: Cindy Sherry, du 6 au 29 nov.DAZIBAO: 279 ouest Sherbrooke, espace 311C, Montréal (845 0063)- Jeunes photographes K Biron, J.Gascon, A Harvey, A Olcotl et P Planle, jusqu'au 10 nov.ÉCOLE VINCENT D'INDY: 628 chemin Côte Ste-Calherino, Montréal (735-5261)- Exposilion célébrant le centenaire de la naissance de Claude Champagne provenant de la Bibliothèque Nationale du Canada, du 15 oct.au 7 nov ESPACE LA TRANCHEFILE: 5331 St-Laurent, Montréal (270-9313)— Betty Goodwin, livre d'artiste, du 2 nov au 15 janv., mar au sam.tOh à 17h GALERIE D'ART BOUGAINVILLE: 4511 St-Denis, Montréal (845-2400)— Oeuvres de V Bordeleau.R Cantin, R.Duchesne, L Houle et R.Savignac, jusqu'au 13 nov GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT: 100 est rue Gontilly, Longueuil (679-2966)— Installation de Carole Baillargeon.du 29 nov au 16 nov GALERIE D'ART CONCORDIA: Umv Concordia, 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— Tableaux récents de Susanna Heller, du 24 oct.au 7 déc — Galerie VAV, 1395 o René-Lévesque: Oeuvres de Homeira Mortazavi et Mark Zim-merl, jusqu'au 9 nov.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS DE MONTRÉAL: 2122 Crescent, Montréal— Tableaux de Christian Thibault, jusqu'au 2 nov.GALERIE D'ART MME ALONZO: 223 est Prince Arthur, Montréal (987-1265)— Artistes de la galerie et plusieurs artistes québécois, du 15 oct.au 15 nov.GALERIE D'ART STEWART HALL: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (630-1254)— Photographies de Holly King et installation de Lois Schklar, du 27 oct au 1er déc.GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Danielle Sauvé, jusqu'au 9 nov.GALERIE CITRON: 1875 ouest René-Lévesque, Montréal (939-0809)— Oeuvres en pierre de la sculp-teure Esther Topaz, jusqu'au 23 nov.GALERIE CLARK: 1591 Clark.2e étage.Montréal (288-4972)— Oeuvres de Gigi Perron et installation de Joan Rzadkiewicz, du 31 oct.au 24 nov.GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke.Montréal (845-7471 )— Sculptures de Shokichi Sato, du 22 oct.au 2 nov GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montréal (931-3646)— Oeuvres de Francine Simonin, du 19 oct.au 7 nov.GALERIE L'EMPREINTE: 272 est St-Paul.Montréal (861-4427)— Oeuvres récentes de Carole Bibeau et Marie Letellier, du 16 oct.au 4 nov.GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 St-Pierre, Québec (418-694-1303)— Oeuvres de Élène Gamache, du 3 au 28 nov GALERIE JOCELYNE GOBEIL: 2154 Crescent, Montréal (843-3856)— Point de vue de la Hollande, jusqu'au 16 nov GALERIE GRAFF: 963 est Rachel, Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Robert Wolle.|usqu'au 17 nov GALERIE H.E.C.: 5255 Decelles, Montréal — Sélection d'oeuvres de la collection Martineau-Walker, jusqu'au 11 nov.GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 372 ouest Ste-Catherine, Montréal (398-9806)— Six photographes allemands B Becker, A Brenner, U.Gambke, M Jade, S.Nieweg et J Sasse, jusqu'au 16 nov.GALERIE LIEU OUEST: 372 ouest Ste-Catherine.ste 523, Montréal (393-7255)— Photographies réalisées au Bantl Center par Pierre Gauvin, du 26 oct au 16 nov GALERIE LUMIÈRE NOIRE: 3575 St-Laurent, bur 222, Montréal (845-1478)— Oeuvres de Susana Wald et Ludwig Zeller, du 26 oct au ter déc.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours.Montréal (875-8281)— Oeuvres de Nérée de Grâce et Marcel Fecteau, jusqu'au 10 nov GALERIE MONTCALM: 25 Laurier, Hull (819-595-7171)— • L'éternelle insouciance .exposition de Raymond Warren, du 3 oct au 3 nov GALERIE DU SERVICE DES ACTIVITÉS CULTURELLES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 boul Édouard-Monlpelit, 4e étage, Montréal (343-6111)— Architectures du XXe siècle, exposition itinérante réalisée par te Musée de la Civilisation, jusqu'au 14 nov., mar.au sam GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mac kay, Montréal (932-3987)— Céramiques et gravures de Paul Mathieu, du 5 oct.au t2 nov GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 A.Montréal (842-4021)— Oeuvres de Hélène Lord, du 2 au 24 nov.GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Cathe-rine, ste 555, Montréal (845-5555)— Galerie 1: Marcel St-Pierre— Galerie 2: Yves Louis-Seize, jusqu'au 23 nov GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, Mont- réal— Salle J-R 120: Topographies de corps transparents de Élyse St-Amour.|usqu'au 3 nov — Huit peintres vaudois, jusqu'au 24 nov.GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Montréal (932-3896)— Susan Edgerley, du 5 au 26 nov.GALERIE VERTICALE: 1897 ouest Dagenais.La val (628-8684)— .Affaires d'art.collections d'e treprises, jusqu'au 10 nov.GALERIE WEST END: 1358 ave Greene, We mount (933-4314)— Oeuvres de Dawn McCrackei du 30 oct.au 13 nov.GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Montréal (844-3438)— ¦ 25 ans d'images à la Guilde graphique * oeuvres anciennes et rares, épreuves d'atelier et créations récentes en gravure québécoise, jusqu'au 25 nov., mar.au dim.L’INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 St-Hubert, coin Duluth, Montréal (598-7764)— L'Inspecteur Épingle présente Les Agents Noirs, du 13 oct.au 3 nov., le 3 nov.vernissage et encan des oeuvres JARDIN DE LA SCULPTURE: Centre de la nature de Laval, 901 ave du Parc, Laval— Sculptures monumentales réalisées dans le cadre du Symposium international de la sculpture Laval 1990, tous les jours de 9h à 22h.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest bout de la Concorde, Laval (662-4442)— Sculptures sur bronze de Liardi— Tableaux récents des artistes de l'Académie de peintres professionnels de Laval, lusqu'au 17 nov MAISON DU PRESSOIR: 10.865 du Pressoir (métro Henri-Bourassa) Montréal— Les prisons communes de Montréal, regard historique sur tes prisons de Mtl, du 3 nov.au 5 |anv.MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 Beaudry, Montréal (521-2141)— Oeuvres récentes de Louis-Pierre Bougie, du 23 oct au 23 nov OBORO: 3981 St-Laurent, Montréal (844-3250)— Travaux récents de Roger Bellemare, du 12 oct.au 10 nov.OCCURRENCE: 911 est Jean-Talon, Montréal (495-3353)— Environnement sculptural de Nicole Houle, du 30 oct.au 24 nov L'OEIL DE POISSON: 25 ouest boul Charesl, Québec (418-648-2975)— Oeuvres de Josée Pellerrn, jusqu'au 10 nov OPTICA: 3981 St-Laurent espace 501.Montréal (287-1574)— B Caruso.J.M Delavalle, Y.Gaucher.R Martin, J Poldaas el H.Saxe, du 12 oct.au 10 nov.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE: Ste-Adèle— Oeuvres de Mario Verdon, du 12 oct.au 21 nov PETITE GALERIE D'ART DE ST-CALIXTE: 6160 Route 335, St-Calixte (222-1507)— Oeuvres de Jaroslav Svoboda, du 20 oct.au 17 nov SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal-Oeuvres contemporaines exécutées par des artistes suisses résidant au Québec, jusqu'au 10 nov.VIEUX-PRESBYTÈRE DE ST-BRUNO: 15 Des Peupliers, St-Bruno (653-7872)— Oeuvres récentes de Marcel H.Poirier, jusqu'au 3 nov.WADDINGTON AND GORCE INC.: 2155 Mac-kay.Montréal (847-1 112)— Oeuvres récentes de John Fox, du 26 oct.au 14 nov.Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— 25 ans du Conseil, 25 ans de peinture, du 10 oct au 3 nov — Tryptiques de Mel Boyaner, du 7 au 28 nov — Art contemporain: Exposilion de groupe organisée par les Associés de l'Institut Thomas Moore, du 12 au 26 nov MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (872-7882)— Grand Prix des métiers d'art tormes et contrastes, du 10 oct.au 3 nov — L'Art anime le jeu, du 23 oct au 10 nov — Forgerons du Vodou, du 12 au 30 nov.— 40 oeuvres de divers médiums, exposition organisée par Diffusions gaies et lesbiennes du Québec, du 13 nov.au 8 déc.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal (872-2044)— La grâce et ùnesse des boites à encens japonaises, les Kogos i Musée des beaux-arts de Montréal, du tf oct.au nov.AISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal (872-8754)— Artistes québécois pour les enfants de (UNICEF, du 13 nov.au 5 déc — Le bestiaire des Tipawol, exposition interactive de proverbes et dictons haïtiens, mis en image par des grands maîtres de la peinture haïtienne, jusqu'au fer déc.Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre.Montréal (873-2878)— Rétrospective de l'oeuvre de John Baldes-sari.réalisée et mise en circulation par le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, du 10 nov.au 19 janv.MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul Ste-Croix.St-Laurent (747-7367)— ¦ Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente— • Une église, un musée, une histoire • architecture et histoire du bâtiment qui abrite le musée, jusqu'au 22 déc 92 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Les années 20: l'âge des métropoles, du 20 juin au 10 nov., tous les jours de 10h.à 19h , le sam.jusqu’à 21 h.(MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (939-7000)- Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maîtres, 120,000 livres.45,000 photographies.ainsi que des tonds d'archives importants— Ian Paterson: le Jardin du Luxembourg, jusqu'au 10 nov — Paraboles et autres allégories: l'oeuvre de Melvin Charney 1975-1990, lusqu'au 12 janv.92— mer.et ven.de 11 h à 18h.,jeu 11h.à 20h , sam.et dim.de 11h.à 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158)— • Objets de civilisation » exposition permanente — « La barque à voile > exposition permanente — « Mémoires • exposition permanente— Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence— Jeux, jusqu'au 5 janv.92 MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Exposition des oeuvres de T X.Renaud, décorateur d'églises, du 19 sept, au 17 nov.Ouvert du mar.au dim de 11h.à 17h„ sauf le lundi, visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, te dimanche à 14h 30 MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolte-Montcalm, Québec (418-643-2150)— Duplessis, du 16 mai au 15 janv — La Collection du Musée, exposition permanente— Oeuvre de David Moore, dans la Tourelle du Pavillon Baillargé— .Entre murs et nuages » te jardin de Paul Lacroix, du 30 juin au 31 mars 1992— La Peinture au Québec 1820-1850: Nouveaux regards, nouvelles perspectives, du 16 oct.au 5 janv, 92— tous les jours MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC:9rue de l'Université, Québec (692-2843)— 1er étage < Et s'il ne restait qu'une poignée de porte?• exposition sur révolution du concept architectural du Séminaire de Québec, jusqu'au 12 janv — Art du Québec, oeuvres du 19e siècle, jusqu'au 31 déc.91 — Cabinet des médailles— 2e étage > Les arpenteurs du ciel • exposilion sur l'astronomie qui retrace l'enseignement de cette science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 janv.92— 3e étage: Art Oriental— 4e étage: Orfèvrerie près pour distinguer la mèche de cheveux de ce garçon accroché à la crinière d'un cheval Ou celle chute près de rochers feuillus qui avale en un tourbillon sans fin les positions foetales d'une femme nue.Les couleurs rouges sombres et noires appli quées à larges traits dramatisent l’espace photographique el rappel lent la facture tourmentée et dynamique des toiles de Goya.Une ma ténalité mise en relief dans les autoportraits d'André Harvey qui utilise le photomaton pour son efficace rade l'image.Textures, séri'alité, trous, aplanissement du grain photographique concourent à faire du corps exposé, une sorte d’écorce d'arbre, une peau étrangère.une carapace de protection contre l'envahissement de tous ces « défauts » techniques.Karole Biron, quant à elle, se sert de la sculpture pour installer face à des représentations d’environne- ments empreints d'histoire(s), des morceaux de béton aux courbes douces ou asymétriques.Us entretiennent des rapports formels avec des photos d'escaliers plantureux ou en colimaçon, porteurs de tous ces pas ilui les ont usés, et se confrontent mutuellement dans leur aspect compact et aérien.Finalement, les oeuvres d’Andrew Olcotl, les plus saisissantes de cette exposition à mon avis, rongées par les flammes (l'artiste, entre autres, les fait cuire au four) nous perturbent dans leur apparente tactilité et fragilité charnelle Fragments corporels irradiés, édifices en ruines, intérieurs vides et désaffectés tels des archéologies d’une mémoire rapidement consommée, donnent l’impression d’avoir été soufflées par un cataclysme impitoyable.Une atmosphère sulfureuse où les jaunes et les sépias brûlent, emportés par une fièvre lancinante.Première exposition publique JEAN-PAUL RIOPELLE Série «Dommage» Eaux-fortes 1991 Galerie Barbara Silverberg 2148, rue Mackay, Montréal (Québec) H3G 2J1 (514)932-3987 I AFFICHES ENCADREMENT J LAMINAGE Louis-Pierre Bougie monotypes - gravures et dessins jusqu’au 23 novembre Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec 1192, rue Beaudry, Montréal (Québec) Canada H2L 3E4 Tél.: (514) 521-2141 Télec.: (514) 521-6678 COIN ST-LAURENT ET FAIRMOUNT 276-2872 ART ACTUEL 91 * ^ 60 peintres de la relève 1,2, 3 NOVEMBRE de 11h à 21h UNION FRANÇAISE 429, rue Viger est - Montréal Métro : Champ de Mars FRANCINE SIMONIN ( dilcric Eleti I j «idc >n 1616 Sherbrooke () .Montreal.Quebec HJH 1( 9 • (Sl~») 46 i6 Membre de l'Association Professionnelle des Cutleries ri Art du (iinadti lin « carnets et croquis » DENYSE GERIN installation à l’atelier Dernière fin de semaine Atelier 410 4060 Boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 288 7812 du jeudi au dimanche de 13h à 17h RENÉE DUROCHER oeuvres récentes jusqu'au 6 novembre DANIELE ROCHON oeuvres récentes vernissage le 7 novembre à 17h galerie jean-Pierre Valentin 1434 Sherbrooke O.Montréal.849-3637 ENTRE ILLUSION et VERTIGE oeuvres récentes THOŒIi ¦ PERRAULT Vernissage mardi le 5 novembre à 19h L’exposition se poursuivra jusqu’au 16 novembre GALERIE | (LJeaiœnce Cyoÿm&n 1108 LAURIER, O.OUTREMONT — RENS.: 270-2962 vous invite au VERNISSAGE DES OEUVRES DE 14 AQUARELLISTES DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D’AQUARELLE Le dimanche 3 novembre 1991 à 13 heures (L'exposition se poursuivra jusqu'au 17 NOVEMBRE) BAIRD D., BÉLANGER R., BÉRUBÉ J.M., GERVAIS D., HÉBERT J.LAMOC1REC1X C., LORTIE R., MARTIN M., MIRON E., PALMAERTS R., PRICE T., SHERW1N A.SZASZ R.VALIQUETTE S.Le dimanche 10 novembre 1991 à 13 heures Mini-lancement du livre: Roland Palmaerts, l'homme, l'artiste (L'artiste sera présent pour autographier les livres) 22 DE MONTBRÜN, BOUCHERVILLE 641-1757 Jeudi: 19h à 21h.Ven.: 13h à 21h.Sam.et dim.: 13h à 17h.64392351 C-10 ¦ Le Devoir, samedi 2 novembre 1991 le cahier du i • ameai Visions 91 PHOTO GUY L'HEUREUX ARTS VISUELS 100 Jours d’art contemporain Galeries du Parc 3576, avenue du Parc Jusqu'au 3 novembre Jean Dumont SACHANT ce que je sais aujourd'hui, après 97 sur les 100 jours d’art contemporain du CI AC maintenant écoulés, je ne peux que recommander au visiteur qui, en ce samedi et ce dimanche de la dernière chance, en serait à sa première tentative, d’aborder les expositions dans l'ordre opposé à celui qui fut le mien, et de consacrer d’abord un long moment à Visions 91, le volet jeunesse de ces 100 Jours.Quand on parle de la jeunesse des exposants il faut s’entendre : ils sont à peu près tous dans la trentaine, un âge auquel, dans l’art d’aujourd’hui, on commence à posséder sérieusement son médium et à avoir assimilé en partie ce que l'on a appris à l’université.Sylvie Tarent, la conservatrice invitée de l’exposition, est de la même génération qu’eux et se dit ravie d'avoir vu s'établir entre elle et les artistes qu’elle a choisis une complicité profitable.Visions est une exposition consacrée traditionnellement à la « relève », terme qu'il faut, là encore, employer avec prudence, car nombre des artistes de celte seconde version ont déjà de très bonnes expositions derrière eux.Cette expérience, ce professionnalisme, décelable dans toutes les prestations, est peut-être d’ailleurs, curieusement ce qui au départ m’a tenu sur la marge de leurs productions.J'attendais d’eux qu’ils m'étonnent dans la forme ou l'outrance du propos, moi qui suis d’une autre génération, sans me rendre compte que c’est justement cette attente déçue qui marquait notre différence d'âge et mon ignorance sans doute des problèmes du leur.Les questions auxquelles sont confrontés ces jeunes artistes sont d'un tout autre ordre que celui du besoin psycho-biologique de l’excès et de l’exubérance, et du goût naturel d'une fronde qui connaît instinctivement ses bases, ses moyens et ses limites.Ils sont plongés, avec leur art, au sein d’un réel médiatisé qui leur échappe de plus en plus, masquant Sans titre, de Barbara Claus.leurs points d’appui et voilant d'incertitude les lieux possibles de leur action.Il faut un moment — et j'ai bénéficié de l’aide de Sylvie Tarent — pour se rendre compte que le fil qui relie entre elles la majorité des oeuvres de l’exposition est celui de l’obsession de l’image, née de sa surconsommation médiatique, de sa distance de plus en plus grande avec le réel et du doute induit par le simulacre souverain.Le simulacre étant une position intellectuelle marquant la limite des rapports de l’image et du discours, il est compréhensible que les artistes, dans leurs productions, aient tenté de fuir ou l’une ou l'autre, ou les deux à la fois en redonnant la parole au corps.Mais le corps lui-même les trahissant — et j’avais envie de leur dire que nous étions quelques uns à nous en douter depuis déjà un bon moment! — ils ne peuvent malgré tout éviter le discours hérité de la modernité.borna Brown, une artiste de Co- lombie-Britannique, le place quant à elle au centre même de son travail, puisque dans Affect/Affecter, elle questionne le statut du discours des femmes dans l’espace publique, en passant par une utilisation rhétorique des troubles du langage tels qu’étudiés en psychiâtrie et utilisés au détriment des’ femmes en psychanalyse.Chez d’autres artistes par contre, et je pense particulièrement à Joseph Branco.Tanya Clark ou Kelly Wood, on pourrait dire que le discours est central dans sa nécessité et son absence littérale.Joseph Branco, par exemple, est certainement l’un de ceux qui demande le plus instamment au corps d’ancrer sa production dans le réel.C’est certainement aussi l’un des plus déçus par les limitations de ce corps dans cette possibilité d’ancrage.Mais la déception des sens est si parfaite qu'il y faut le savoir préalable, transmissible par le discours pour en prendre conscience.Le spectateur non prévenu ne serait jamais déçu, puisqu’igno- rant le réel.Il en est de même
de

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