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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-06, Collections de BAnQ.

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Promotion Duvet Parkas et ensembles de ski pour hommes et femmes 3525, Chemin Queen Mery 739-4451/2141 Le magasin de plein air le plu spécialité de Montrés! ¦wSijik Vol.LXXXII — No 257 ?Nuageux Max 4 Détail page B-6 Montréal, mercredi 6 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* * TPS 4 TVQ Le comité Castonguay-Dobbie est forcé de se remettre en question Chantal Hébert_____________ envoyée spéciale SAINT PIERRK-JOLYS - Le train constitutionnel fédéral a déraillé hier alors que le périple du super-comité d’Ottawa a vu une partie des 30 sénateurs et députés, dont le coprésident Claude Castonguay, se trimballer dans des salles vides de l’arrière- pays mamtobain.« C'est désolant », constatait le député conservateur de Jonquière Jean-Pierre Blackburn après avoir vérifié qu’en lieu de témoins, seules des antiquités aratoires attendaient son groupe lorsqu’il est débarqué au musée de la petite localité de Saint Pierre-Jolys, au sud de Winnipeg.Tout aussi consterné, son collègue ontarien Reimer murmurait sur un ton incrédule qu'il n'avait jamais vu une chose pareille tandis que le libéral manitobain Ron Duhamel menaçait de démissionner du comité plutôt que de perdre ainsi son temps « C'est un autre coup aux parties vitales du corps », s’exclamait il au su jet de l'avalanche de coups durs qui s’abattent sur le groupe depuis qu’il a entrepris de parcourir le Canada.Dans ce dernier cas, tout indique qu’aucune publicité n'avait entouré la venue du groupe Confrontée à ce nouveau raté de l'organisation du groupe, d'autant plus confondant qu’il s'est produit dans la cour politique de sa coprésidents Dorothy Dobbie, l'opposition a prévenu le gouvernement que sa pa tience était à bout Hier, aux Communes, le premier ministre Brian Mulroney a reconnu que le comité éprouvait des dificul tés et s’est dit disposé à apporter les correctifs nécessaires avec l'appui des parlementaires.Au Manitoba, le principal porte-parole libéral au sein du groupe, le dé puté montréalais André Ouellet a exigé que le comité .mette fin à sa cavalcade dans le paysage canadien » « Je n’ai plus du tout l’intention de faire le tour du pays pour ren contrer des gens qui n'ont pas étudié la proposition ou qui ne se présentent pas parce qu’ils n'ont pas été prévenus à temps », dénonce ML À moins que le groupe ne se ressaisisse, le Parti libéral ne participera pas à la visite albertaine prévue pour la semaine prochaine l,e N PD bran dit la même menace « Nous devons repenser tout notre fonctionne-Volr page A-4 : La comité Gil Rémillard rejette les offres fédérales Oui aux principes de base mais Ottawa devra refaire ses devoirs SOCIETE Cerf-volant, Vleux-Noranda, aquarelle de Julie Vaillancourt 'V-J ch», La culture qui fleurit dans le froid abitibien Longtemps associé aux colons et aux mineurs, à la musique country et à la misère, l’Abitibi a se créer, loin des grands centres, un mode de vie où les arts prennent toute leur place.La vitalité et l’orginalité de sa vie culturelle fait aujourd’hui envie.Page B-l L’Ordre des ingénieurs fera enquête sur la construction du Stade Robert Maxwell périt en mer Tout espoir de paix en Yougoslavie devient chimérique 7 PHOTO JACQUES GRENIER Robert Maxwell 1923-1991 Le corps du magnat de la presse anglaise est repêché au large des îles Canaries Laurent Soumis L’ORDRE des ingénieurs du Québec enquête actuellement sur le travail des professionnels qui ont participé à l’érection du Stade olympique de Montréal, a révélé son président, M.Jean-Pierre Brunet, dans une entrevue exclusive accordée hier au D E-VOIR.L’enquête, conduite depuis le 13 septembre dernier par une quinzaine de spécialistes du Comité d’inspection professionnelle et du Bureau du syndic de l’Ordre, vise à déterminer si, dans leurs méthodes de calcul, dans leurs plans et devis, et dans leur surveillance des étapes de la construction, les ingénieurs impliqués ont respecté « les règles de l’art » et « les lois et règlements en vigueur » : des préoccupations respectives aux deux constituantes de l’Ordre.« De par sa mission, l’Ordre a jugé utile de s’enquérir des procédures qui ont mené à la construction du Stade pour s’assurer que la qualité des services professionnels rendus à la société par les ingénieurs était acceptable », a déclaré le président Jean-Pierre Brunet.En vertu de l’article 23 du Code des professions, les corporations professionnelles doivent en fait voir à « la sécurité du public ».Advenant que l’enquête conclut à l’existence d’erreurs répétées ou de négligence, le Comité de discipline de la corporation professionnelle pourrait déterminer diverses sanctions contre les fautifs, allant de la simple réprimande à la radiation du Tableau de l’Ordre des ingénieurs, ce qui équivaut à une interdiction de pratique sur le territoire québécois.Toute décision peut toutefois faire l’objet d’un appel au Tribunal des professions, voire aux tribunaux supérieurs.En vertu de l’article 149 du Code des professions, « le témoin ou le professionnel qui témoigne devant le comité de discipline est tenu de répondre à toutes les questions.Son témoignage est privilégié et ne peut être retenu contre lui devant aucune cour de justice».Mais si l’enquête demeure confidentielle, le dépôt d’une plainte et la décision du comité de discipline sont publiques.Ce qui pourrait ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites civiles contre des ingénieurs.En raison de son « serment de dis- ; crétion », le syndic adjoint de l’Or- [ dre, M.Jacques Guilbault, ne pouvait hier « confirmer ou infirmer » l’exis- j tence de l’enquête et l’identité des in- ; génieurs impliqués.« Toute enquête est confidentielle, a-t-il indique.Mais dans toute en- ] quête, je peux vous assurer que la j conduite de tous les ingénieurs impliqués est susceptible d’être examinée.» Au cours d’une entrevue télépho- ] nique accordée depuis ses bureaux j de Biottic Vision, à Val d’Or, en Abitibi, le président Jean-Pierre Brunet a précisé que l’Ordre n’avait reçu officiellement aucune plainte sur la question.« Nous avions toutefois une grosse piste de départ : la chute d’une poutre de 55 tonnes », a-t-il rappelé pour justifier l’initiative de sa corporation professionnelle.Pour l’instant, l’attention du syndic se concentre sur la surveillance du respect des plans et devis exercée j apres coup par les ingénieurs au dossier.L’enquête porte en outre sur l’exécution de ses plans et devis par les firmes contractantes et sous-contractantes chargées de la construction.Mais le président de l’Ordre n’é- | carte pas la possibilité que le syndic remonte jusqu’aux calculs de la planche à dessin des ingénieurs qui ont concrétisé le concept défini par l’architecte français Roger Taillibert.« Par souci de la sécurité du public, nous devons nous assurer de la qualité de la pratique et des travaux d’ingénierie au Stade olympique », a-t-il dit.Le jour même de la chute d’une poutre au Stade, a-t-il précisé, l’Ordre des ingénieurs a dépêché un enquêteur sur les lieux.Onze inspecteurs et enquêteurs, le syndic lui-même et ses trois adjoints, étudient depuis le dossier.Le président de l’Ordre s’est estimé satisfait de la collaboration de la Régie des installations olympiques (RIO); une collaboration qui de toute façon aurait pu être obtenue par des moyens légaux, a-t-il nuancé.L’enquête devrait être terminée « d’ici deux à trois mois », selon M.Brunet.Voir page A-4 : L’Ordre Michel JVenne de noire bureau de Québec LE MINIS PRE des Affaires canadiennes, M.Gil Rémillard, a jeté un lourd pavé dans la mare constitutionnelle, hier, en disant pour la première fois clairement que les propositions fédérales du 24 septembre sont en soi inacceptables pour le gouvernement du Québec.Du coup, il a suggéré au gouvernement fédéral de retourner faire ses devoirs : « Qu’il se mettre à sa table de travail et qu’il recommence, (.) qu’il travaille sur quelque chose d’autre ».Le ministre ajoute que « le temps presse », car la loi 150 est là, laquelle prévoit un référendum sur la souveraineté au plus tard le 26 octobre 1992.Si M Rémillard juge que les « principes (qui sous-tendent le document d’Ottawa) sont intéressants, les propositions elles-mêmes sont inacceptables.Si on nous disait : vous prenez ça ou c’est rien.Ce serait rien, dit-il, ce serait non ».Le ministre fait remarquer que le d'après AFP et Reuter TOUTES LES AVENUES de solutions de la crise yougoslave paraissaient bouchées hier soir, alors qu’un onzième cessez-le-feu ne devait même pas tenir 24 heures et que les pourparlers de La Haye se trouvaient toujours dans la même impasse.La menace de sanctions brandie depuis plusieurs semaines par la Communauté économique européenne (CEE) semble impuissante à faire plier la Serbie et ses alliés.Il apparaît à l’analyse que ces sanctions seraient largement symboliques.Sur le terrain, les combats se poursuivaient hier de plus belle, le flot des personnes déplacées continuait de grossir, dans une guerre civile dont plusieurs prévoient maintenant qu’elle pourrait bien durer tout l’hiver.À La Haye, Lord Carrington, président de la conférence, a déclaré hier après-midi qu’il n’était « pas crédible » de continuer celle-ci tant que se poursuivaient les combats en Croatie.La poursuite des hostilités « est inacceptable en termes internationaux et fait de la conférence une farce», a-t-il affirmé.Le cessez-le-feu exigé comme condition sine qua non à la poursuite de la conférence a été violé dès hier soir, les Croates annonçant des violations de la part de l’armée yougoslave, tandis que l’agence Tanjug faisait état d’attaques de la part de combattant croates.Selon l’agence de presse yougoslave citant des sources militaires, les forces croates ont lancé hier soir une Québec n’est pas le seul à juger ces propositions inacceptables telles que libellées.Des ministres fédéraux eux-mêmes, tels Robert de Cotret et Benoît Bouchard, le disent maintenant ouvertement.«Je suppose qu’ils sont déjà à leur table et qu’ils travaillent sur quelque chose d’autre, dit-il.Ça m’apparaît assez évident.Si ce n’est pas ça, je ne comprends pas du tout où ils vont.(.) Je comprends qu’ils veulent les modifier pour que ça soit plus conforme au fédéralisme canadien», a-t-il ajouté.Les déclarations du ministre ont immédiatement fait le tour du Canada par l’entremise des médias d’information.Et le ministre lui-même, tout comme les membres de son entourage, faisaient des prodiges pour tenter d’en diminuer la portée.« Il n’y a rien de nouveau dans ce que j’ai dit », a lancé M Rémillard, craignant sans doute l’effet dévastateur de ses paroles d’un océan à l’autre.Si l’on interprétait cette déclaration dans le reste du pays comme une fin de non-recevoir du Québec, la pré sente ronde constitutionnelle serait Voir page A-4 : Rémillard attaque à partir de Dubrovnik contre ! des positions de l’armée yougoslave.Les duels d’artillerie et de mortiers se poursuivaient tard dans la soirée entre forces croates et unités de l’armée fédérale dans la région de Nova Gradiska et Stara Gradiska, a indiqué un journaliste de Tanjug sur place.La télévision croate indiquait de son côté que l’armée fédérale a lancé une attaque de nuit, engageant des chars et des unités d’infanterie, con- j tre Vukovar, quelques heures après les nouveaux accords de La Haye sur un cessez-le-feu.L’attaque a été conduite, selon la télévision, par un grand nombre de chars et de transports de troupe, ainsi qu’un « appui massif d’infanterie ».La quatrième session plénière de la Conférence de la CEE sur la You- j goslavie s’est achevée hier dans la j capitale administrative néerlandaise sur un constat de désaccord entre les parties.La Serbie et le Monténégro ont maintenu leurs objections sur les principes généraux (article 1er) du i projet de règlement politique de la crise yougoslave présenté par la ! CEE.« Les négociations (de mardi) se sont terminées sans conclusions, mais je n’exclus pas qu’un accord intervienne sur l’article 1er», a déclaré le président de la Conférence, j Lord Peter Carrington.Cet article prévoit une association J libre de républiques en Yougoslavie ou la création d’un État commun J rassemblant les républiques qui le j souhaitent.Dans un amendement déposé hier, ; Voir page A-4 : Tout espoir Sylvain Blanchard avec AFP et REUTER LE MAGNAT de la presse britannique, Robert Maxwell, porté disparu en mer au large des îles Canaries, où son yacht naviguait entre Tenerife et Gran Canaria, a été retrouvé mort hier à 20 milles au sud-ouest de la pointe de Maspalomas (île de Gran Canaria), Localisé par un avion Fokker des services de secours, son corps a été transporté en hélicoptère jusqu’à la base aérienne de Gando, dans 111e de Gran Canaria où il a été identifié par fils aîné Philip et de son épouse Betty.On ignore pour le moment les circonstances qui ont entraîné sa chute en mer, mais aucun signe de violence n’était toutefois visible sur son corps.Une enquête est présentement en cours, plusieurs membres de l’équipage du yatch ayant déjà été interrogés.M.Maxwell, 68 ans, a été vu pour la dernière fois hier à l’aube sur le pont de son yacht arrivé dans la matinée dans le port de Los Cristianos, à Tenerife.Il fut porté disparu par le capitaine du navire lorsqu’un coup de téléphone, logé dans sa cabine quelques instants plus tard, demeura sans réponse.Dès l’annonce de sa disparition, les conseils d’administration du Mirror Group et de Maxwell Communication Corporation ont nommé deux de ses fils, Ian et Kevin, présidents par intérim des deux sociétés.À Londres, les transactions sur les titres de l’entreprise furent aussitôt suspendues.M.Maxwell avait quitté Londres jeudi dernier pour Gibraltar, afin d’aller se reposer sur son bateau après une semaine éprouvante passée à se défendre contre de présumés liens entre lui et le Mossad, les services secrets israéliens.Des alléguations contenues dans un livre, The Samson Option, que vient de publier le journaliste américain Seymour Hersh, et selon qui « la véritable histoire de Maxwell va donner de la matière aux journaux et aux romans à suspense pendant des années ».M.Maxwell devait regagner la capitale anglaise aujourd'hui et, selon des proches, était en bonne forme et pressé de reprendre ses activités.Surtout connu comme propriétaire du Daily Mirror et du Sunday Mirror, les deux grands journaux populaires de Grande-Bretagne, Robert Maxwell était aussi un ancien député travailliste, le propriétaire de plusieurs clubs de football, l’éditorialiste de ses propres quotidiens et un habitué des tribunaux, devant lesquels il pourchassait sans quartier tous ses détracteurs.Les deux piliers de son empire étaient constitués par le groupe d’édition professionnelle Maxwell Communication Corporation (MCC) et le groupe de presse Mirror Group Newspapers (MGN), dont il avait quitté la présidence au printemps dernier pour installer ses fils, Ian et Kevin, aux postes de vice-présidents.Mirror Group Newspaper (MGN) comprend les quotidiens britanniques Daily Mirror, Daily Record (Écosse), les hebdomadaires Sunday Voir page A-4 : Le corps Noël N traditionnel en Provence Noël traditionnel en Provence du 22 au 29 décembre 1991 Une visite que l’on dirait par Daudet préparée: Nîmes, Avignon, Les Baux, Fontvieille, Arles, Aigues Mortes.voyages maiavog 861-2485 Nous proposons de nouveau cette année l’incomparable Noël traditionnel en Provence qui a laissé aux participants de l’an dernier l’indélébile souvenir de la chaleur de l’âme provençale française.Demandez notre dépliant Noël ' Noël \ traditionnel en Provence Du 22 au 21 décembre 1111 -ft , l A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 6 novembre 1991 Le ministre de l’Éducation abandonnerait l’idée de hausser l’âge d’admission à l’école Pas de nouveaux fonds aux institutions privées pour l Michel Venne de notre bureau de Québec APRÈS une première tournée de consultation sur son plan d’action pour l’année à venir, le ministre de l’ÉEducation, M.Michel Pagé, s’est dit prêt hier à revenir sur l’idée d’élever l'âge d’admission à l’école.À la place, son ministère « étudie la possibilité » d’établir un système d évaluation des futurs élèves afin de s’assurer que chacun des 105 000 nouveaux écoliers qui entrent en première année chaque automne « entre à l’école au moment où il est prêt ».Kn septembre, le ministre avait émis l'hypothèse que « les enfants devront avoir six ans révolus avant le 31 mai (au lieu du 30 septembre comme présentement ) pour entrer en première année » l’automne suivant.Cette suggestion a rencontré « des réticences d’un certain nombre de parents, mais un niveau d’adhésion assez élevé de la part des enseignants », a dit le ministre hier à son arrivée à l’Assemblée nationale.M.Pagé suggérait ce changement en s’appuyant sur une élude de son ministère selon laquelle les enfants nés en août ou en septembre présentent statistiquement deux fois plus de risque d'échec scolaire que ceux nés avant mai.Dans un autre ordre d'idée, le ministre a fait savoir qu'il n’est pas question pour le moment de hausser le niveau de financement des écoles privées au Québec, contrairement à ce que l’hebdomadaire l.es Affaires a pu laisser entendre dans son édition du 2 novembre.Le journal annonçait que le ministre s’engageait à hausser de 52 à (16 % du coût d'un élève du secteur public le niveau de subvention accordé pour chaque élève du secteur privé et que cette correction allait entraîner des déboursés de 35 à 40 ’instant millions $ par an.« Vous avez été aussi surpris que moi en lisant ça », a lancé le ministre aux journalistes.M.Pagé a expliqué qu’il avait simplement réitéré l'engagement électoral pris par le Parti | libéral en 1985 de rétablir l’équité dans le financement de l’école privée par rapport à l’école publique.Mais M.Page affirme qu’il n’est pas question de mettre cette promesse à exécution maintenant.« Ce serait malvenu et inacceptable ».dit-il, alors que le ministre de l’Education a coupé 90 millions $ dans les budgets de l’école publique pour l’année en cours.Le chef du Bloc appelle les députés fédéraux à bloquer l’offensive fédérale sur la main-d’oeuvre de lu Presse cunudwnnv OTTAWA — Les ministres québécois et fédéral de la Main-d’oeuvre auront un tête-à-tête vendredi pour tenter d'alléger le contentieux Québec-Ottawa sur le dossier de la formation pendant qu’à Ottawa, le chef du Bloc québécois appelait hier tous les députés fédéraux du Québec à former « une union sacrée » pour faire obs truction à cette nouvelle « offensive » fédérale.Dans sa lettre aux députés fédéraux de la Chambre des communes, M Lucien Bouchard rappelle qu'il est du devoir des élus à Ottawa « de iaire savoir au gouvernement fédéral qu'il doit immédiatement céder à Québec, en même temps que les ressources afférentes, la gestion unifiée des programmes et des services de main-d’oeuvre ».De son côté à Québec, le ministre de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle André Bourbeau a de nouveau averti hier le gouvernement d’Ottawa de cesser d’envahir le champ québécois de la formation professionnelle de la main-d’oeuvre.En réponse à des questions du dé- puté péquiste Louise llarel, il a dénonce avec force le chevauchement de juridiction dans ce domaine et le ministre entend recevoir une ré ponse de son homologue fédéral Bernard Valcourt devant « ce nouvel envahissement qui est tout à fait inacceptable ».M.Bourbeau a réitéré que le Québec réclame la totalité des pouvoirs en matière de formation professionnelle et de main-d’oeuvre ainsi que les sommes afférentes.« Comme le fédéral a lié d’une façon très intime les fonds de l’assu-rance-chômage à la formation professionnelle, il devient évident que le Québec devrait aussi pouvoir disposer des fonds provenant du compte d'assurance-chômage qui sont destinés à la formation professionnelle, a poursuivi le ministre.Par ailleurs, une lettre d'un haut fonctionnaire fédéral en poste à Montréal lève le voile sur le ton acrimonieux des discussions entre les deux administrations publiques pour le contrôle d’un secteur, qui fait partie des revendications traditionnelles du Québec en matière constitutionnelle.« Vous pouvez ne pas être d'accord -.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 avec la façon dont les argents sont dépensés, mais de là à suggérer qu'il s’agit d’un gaspillage de fonds publics, il y a une marge.l'apprécierais que vous témoigniez dorénavant d'un peu plus de discernement dans vos propos », écrivait le 10 octobre le directeur de la région de Québec au ministère fédéral de l’Emploi, M.Trelflé Lacombe, dans une lettre au ministre québécois André Bourbeau.Rejoint au téléphone hier, M.Lacombe a admis d’entrée de jeu que son geste, approuvé par le ministre Bernard Valcourt, est « très inhabi tuel ».De façon générale, convient-il, le fonctionnaire, même s’il a rang de sous-ministre, ne doit pas intervenir publiquement pour commenter les décisions ou les déclarations de ministres.Cette responsabilité s’ap pelle le devoir de reserve, qui s’applique à tout employé d’administrations publiques.Mais, croit M.Lacombe, il était dans les circonstances tout à fait justifié de prendre la défense de ses 6500 employés, même s'il prenait le risque que sa lettre fasse l’objet d’une fuite.« Comme je le dis dans la lettre, je répondais au ministre Bourbeau qui avait dit au DEVOIR que les fonctionnaires fédéraux au Québec dépensent des millions de dollars », a-t-il expliqué.C’est loin d'être le cas, ajoute-t-il.Dans sa lettre, communiquée hier à la presse, M.Lacombe affirme que les déclarations de M.Bourbeau SÜ Roland Giroux 1913-1991 Grâce à sa vision et à ses talents de gestionnaire, il a contribué à assurer au Québec sa place dans l économie moderne.Président d Ylydro-Québec de 1969 à 1977, Roland Giroux demeure dans nos mémoires un grand administrateur et un homme chaleureux.La Direction et le personnel d7 lydro-Québec offrent a tous les membres de sa famille leurs plus sincères condoléances.Q Hydro-Québec « ont réussi à insécuriser un grand nombre de fonctionnaires fédéraux du gouvernemetn fédéral au Québec, à ternir la réputation de plusieurs d’entre eux, à discréditer plusieurs partenaires et intervenants du milieu, et pourtant tous ces gens ont en commun le seul tort de vouloir améliorer l'employabilité d’un grand nombre de nos concitoyens et concitoyennes en posant des gestes concrets ».Le gouvernement fédéral, a expliqué M.Lacombe, n’a pas le choix de dépenser des sommes au Québec pour la formtion de la main-d'oeuvre en attendant que le contentieux Québec-Ottawa soit réglé.Plus le fédéral dépensera au Québec, plus la province se retrouvera un jour avec des sommes importantes.« Personnellement, je n’ai pas d’objection à ce que le Québec obtienne la compétence en cette matière », a-t-il affirmé.Unanimité sur l’élargissement des pouvoirs du Protecteur du citoyen QUÉBEC (PC) — Le mandat du Protecteur du citoyen devrait être considérablement élargi, recommande à l’unanimité une commission parlementaire qui étudie la question depuis deux ans.Le protecteur devrait notamment avoir compétence pour entendre des plaintes portant sur l’ensemble des organismes gouvernementaux et des administrations scolaires, notamment les commissions scolaires, les collèges et les universités, précise le rapport déposé hier à l’Assemblée nationale par le président de la commission, Claude Dauphin, député li-bérac de Marquette.Cet élargissement du mandat du Protecteur signifie « une véritable alternative de justice » pour la tranche de 80 % de la population qui n’a plus accès à la justice dont le coût est devenu trop élevé, a signalé pour sa part le vice-président de la commission, Rémy Trudel, député péquiste de Rouyn-Noranda.M.Dauphin a déclaré qu’il fera « tous les efforts requis » pour que son propre gouvernement présente « avant les prochaines élections» une loi mettant en vigueur les recommandations de la commission.Quant au député Trudel, il a promis que les recommandations feront partie des engagements électoraux du Parti québécois.Parmi les organismes auxquels la compétence du Protecteur du citoyen pourrait être élargie, la commission a recommandé tous les organismes dont le gouvernement nomme au moins la moitié des membres et tous ceux dont le fonds social fait partie du domaine public, sauf ceux que le gouvernement exclura expressément.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondo on 1892 55 Si Jacques Montreal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax
de

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