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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-07, Collections de BAnQ.

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B CAHIER A# Le Devoir, jeudi 7 novembre 1991 Quand l’Occident rencontre l’Asie Le chorégraphe Richard Tremblay souhaite réaliser la rencontre de l’Occident et de l’Asie.Il souhaite inoculer au langage naissant et encore dépourvu de tradition de la nouvelle danse un écho remonté des strates lointaines de l’Inde millénaire.Mathieu Albert a vu or Mice & Other Similar Devices, son nouveau spectacle.Page B-3 La beauté toute nue de Charlevoix Original, notre chroniqueur Normand Cazelais a défié les habitudes tourisitiques pour piquer une pointe dans Charlevoix en novembre.« C’était, écrit-il, sans artifices ni détours, la beauté toute nue de Charlevoix qui s’offrait à mes sens.J’avais l’impression de retrouver une personne qui m’est chère.» Page B-5 Haïti, violence et passion Il y a déjà plus d’un mois que les militaires ont brusquement interrompu l’expérience démocratique en cours en Haïti depuis le 7 février 1991.LE DK VOIR consacre aujourd’hui à cette question la totalité de sa page « Idées, Événements », avec des collaborations de Max Charlier, Gilles Dan-roc et Franklin Midy.Page B-8 Sept univers, sept créateurs Jusqu'au 1er décembre, la musique actuelle internationale sera sur la place publique.Forum 91, présenté à la faculté de musique de l’UdeM, propose des conférences, des discussions, des répétitions et des concerts au public, qui pourra voir travailler sept jeunes créateurs d'autant de coins du monde.Page B-3 Les naufragés de l’université Au premier cycle, 42 % des étudiants ne se rendent pas à leur diplôme Wf ?! II 4 PHOTO JACQUES NADEAU us mm , * ' Pas moins de 28 % des étudiants interrogés en cours d’enquête déploraient le manque de services pour les aider à conjuguer vie personnelle et études.Le manque d’encadrement pédagogique est également pointé du doigt comme cause de décrochage.Isabelle Paré IL Y A VINGT ans, on ouvrait grandes les portes des universités pour que le savoir ne soit plus innoculé qu'aux seuls fortunés.Aujourd’hui, ces portes engrouffrent les étudiants par milliers, mais en laissent s’échapper plus de la moitié qui en sortent.sans diplôme.Le phénomène est tel qu’on pourrait parler d’une véritable désertion.L’ampleur des chiffres empêche d’accoler l’étiquette de marginaux à ces désabusés de l’instruction.Car selon la plus récente enquête canadienne effectuée sur l’abandon universitaire, on estime qu’environ 42 % des étudiants du premier cycle claquent la porte, tournent le dos à l’université avant d’avoir obtenu leur diplôme.Ce chiffre varie d’un programme à l’autre et, selon les universités, allant de 30 % à 85 %.Mais quand on sait qu’un million de Canadiens fréquentent l’université, cela veut dire que des milliers et des milliers de lettrés vont rejoindre le rang de cette classe de décro-cheurs haut de gamme.Or, alors qu’en l’an 2000,40 % des emplois requerreront des candidats détenant au moins un baccalauréat, que les deux tiers des emplois seront reliés à l’« industrie du savoir », l’accessibilité n’est plus qu’affaire d’intentions louables.Peut-on clamer mission accomplie, si du plus grand nombre qui entre à l’université, seulement une partie en sort un diplôme à la main ?Qui trop embrasse mal étreint ?« Dans la plupart des universités, on se limite à la philosophie ‘tu passes ou tu cales’.Quand on pense comme ça, on est voué à se retrouver avec beaucoup de noyades », lançait récemment M.Sid Gilbert, professeur de sociologie à l'Université de Guelph et auteur d’une enquête sur l’abandon réalisée pour la Commission d’enquête Smith sur l’enseignement universitaire au Canada.À la maîtrise et au doctorat, tout aussi triste portrait.Près de la moitié des inscrits désertent avant d’avoir revêtu la coiffe noire.Pour chaque étudiant promu, un autre a fait naufrage en cours de périple, souvent après deux années de travail acharné, enfermé dans une bibliothèque ou rivé sur un microscope.Pour chaque diplômé, autant de candidats prometteurs disparus dans les coulisses du savoir.« J’ai sué pendant deux ans tout seul dans mon coin.Personne ne m’aidait.J’ai avancé tant que j’ai pu, et puis à un moment, j’ai craque », raconte un ex-étudiant de doctorat, faisant écho à ce que des dizaines d’autres « décrocheurs » racontent.Craquer, le mot-clé ?Plusieurs craquent, et les raisons sont multiples.Un coup de sonde que vient d’effectuer la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) auprès de 650 «décrocheurs » à travers le Québec révèle que le cumul des études et du travail pèse lourd chez plusieurs étudiants.Invoquée dans près de 40 % des cas d’abandon, la combinaison travail-études fait long feu.Vient ensuite le doute quand à l’utilité même de pour- suivre des études, nommé par 36 % des déserteurs au rang des premières causes de départ, puis la baisse de motivation personnelle.La vie des individus joue aussi pour beaucoup dans les raisons de ce départ précipité.Pas moins de 28 % des étudiants interrogés en cours d’enquête déploraient le manque de services, comme des garderies ou une aide financière, pour les aider à conjuguer vie personnelle et éludes.« Plusieurs ont plus d’une raison pour quitter.Mais il est clair qu’une des faiblesses est le manque d’encadrement pédagogique.Les universités sont des grosses boites impersonnelles peu souvent adaptées au besoin des individus.Un régime de tutorat permettrait d’humaniser un peu le système », estime M.Michel Beauchemin, étudiant à la maîtrise en communications, qui a réalisé l’enquête pour le compte de la FEUQ.Surtout au stade de la maîtrise et du doctorat, nombreux sont ceux qui sortent des murs universitaires ai- gris, au terme d’une relation amour-haine qui s’est soldée par la rupture.« Encore plus que dans le monde du travail, au niveau du doctorat, l’étudiant se retrouve dans un monde de requins.Requins dont il est le poisson-pilote.Il fait le travail, il fait les recherches, il rédige, ne récolte rien et finit par se faire bouffer par la compétition qui règne dans le milieu », raconte, amer, un étudiant au doctorat qui a dû ravaler sa fièvre de savoir après deux années de recher-Voir page B-2 : Université Un projet novateur à l’UQAM Isabelle Paré ILS SONT une quarantaine à se tenir coudes serrés, à égrener leurs semaine de cours ensemble.Connus de leurs professeurs, scrutés à la loupe, ils avancent en bataillon dans leurs études comme une petite navette dans une mer anonyme de 4000 étudiants.On pourrait les imaginer dans un de ces collèges collet monté où tout est réglé à la seconde.Mais ces étudiants, c’est à l’UQAM qu’on les retrouve.Appelé « Projet 90 », l’expérience-pilote a été lancée par ce type de professeurs qu’on imagine aujourd’hui en voie de disparition.Disponible, prêt à vous raconter la moindre anecdote sur un de ces étudiants, André Charette, professeur en sciences de l’administration à l’UQAM, décidait l’année dernière de tailler un nouveau programme dans l’espoir de maintenir à bord de son navire ceux dont les eaux troubles venaient trop facilement à bout.La toute dernière étude sur le « décrochage » à l’UQAM avait évalué à 33 % le taux d’abandon des étudiants inscrits à temps plein en sciences de la gestion.Un taux qui culminait à 67 % chez les étudiants à temps partiel.Un score préoccupant, mais déjà moins dramatique que dans bien d’autres programmes d’études.Fin septembre 90, le professeur Charette, alors directeur du module du bac en Sciences de l’administration, décide d’y voir de plus près.L’expérience est lancée : un groupe de 41 volontaires de première année est introduit à un programme spécial, composé de dix cours obligatoires dont l’horaire est fixé par le capitaine du projet.Flncadrement serré, tête à tête deux fois l’an entre étudiants et professeurs, caucus réguliers entre une dizaine de professeurs pour pointer les forces et les faiblesses de chacun : bref, on marche au pas.« Il est trop tôt pour savoir les effets sur le taux d’abandon.Mais le fait que les étudiants se connaissent et soient connus des professeurs semble faire une différence étonnante sur la persévérance », raconte le professeur Charette.Des 41 « cobayes » escortés l’an dernier, seulement 3 ou 4 n’ont pas repris leurs études cette année, et parfois pour des raisons tout à fait légitimes, affirme-t-il.« On essaie de montrer le milieu universitaire comme un endroit où l'on vit.Les étudiants ont plutôt l’attitude de venir suivre un cours de 13 à 16 heures, et de s’envoler ensuite », déplore M.Charette, convaincu que Voir page B-2 : Projet “-""r iino, h ^ Roland Giroux 1913-1991 ROLANDGIROUX L’éminence grise de six premiers ministres Gilles Lesage de notre bureau de Québec ARTISAN, aussi fier que discret, de la Révolution tranquille, Roland Giroux a été l’éminence grise de six premiers ministres du Québec.Jamais ce cliché n’a eu autant de sens qu’à propos de l’ancien président d’Hydro-Québec, décédé lundi à l’âge de 78 ans.C’est tellement vrai que, en dépit du rôle majeur qu'il a joué auprès de MM.Paul Sauvé, Jean Lesage, Daniel Johnson, Jean- Jacques Bertrand, Robert Bourassa et René Lévesque, M.Giroux n’a jamais recherché ou subi quelque battage publicitaire que ce soit — ce qui est bien le propre d’une éminence grise — et que la documentation de presse le concernant est on ne peut plus mince.Dès 1960, pourtant, il a été associé à l’un des tout premiers projets de « l'équipe du tonnerre » libérale qui venait de prendre le pouvoir.Le Conseil d’orientation économique (COE) fit sien le projet de Sidbec (sidérur-gie québécoise), conçu comme entreprise intégrée et vue comme pierre angulaire de l’industrie lourde au Québec.Dans son livre .Jean Lesage et la Révolution tranquille.Dale C.Thomson rappelle que le Conseil « vit dans le projet un thème prioritaire et nomma presque immédiatement, pour l'étudier, un comité qui comprenait René Tremblay, Jacques Parizeau et Roland Giroux, courtier montréalais en investissements », chez L.G.Beaubien, où il faisait carrière depuis 1946, après avoir débuté en affaires avec la Société générale de finance, en 1930, en pleine crise économique.M.Thomson évoque à quelques re- prises le rôle de M.Giroux dans deux grands dossiers des années soixante : la nationalisation de l’électricité, le développement des Chutes Churchill.L’année 1961 tirait à sa fin.Un comité présidé par M.Michel Bélanger met la dernière main à son exposé au cabinet sur le projet de nationalisation, moussé par le ministre des Richesses naturelles.M.Lévesque examine le texte dans tous ses détails, se faisant l’avocat du diable pour mettre à l’épreuve les arguments mis de l’avant par son conseiller économique, M.André Marier.Le ministre s’assure également de l’ap- pui de M.Giroux, qui dirige depuis peu la nouvelle firme Lévesque-Beaubien, l’une des rares du Canada français.« Non seulement Giroux visait à augmenter la part de sa firme dans les affaires du gouvernement, mais encore il désirait ardemment promouvoir les intérêts canadiens-français, note M.Thomson.Après avoir étudié la documentation réunie par le comité, il assura Lévesque que l’on pouvait trouver les fonds nécessaires à la prise en charge des sociétés privées et que, compte tenu des économies qui résulteraient de revoir page B-2 : Glroux ENSEIGNEMENT PRIVÉ RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 8 novembre 1991 PARUTION le 16 novembre DANS LE DEVOIR Le ministère de l’Éducation a entrepris une révision en profondeur de la Loi de l’enseignement privé.Il apportera de nombreux changements au cadre dans lequel évolueront désormais les écoles privées.À la faveur du débat en cours, LE DEVOIR prépare un cahier spécial où on fera le point sur les intentions du gouvernement à l’égard de l’enseignement privé.Ce sera l’occasion d’étudier la situation des écoles privées dans le système d’éducation québécois.On fera un bilan des dernières années tout en examinant ce que l’avenir réserve à ces écoles.f B-2 Le Devoir, jeudi 7 novembre 1991 UNE POLITIQUE DE LA CULTURE Déclaration en dix points pour une politique des arts NDLR — Durant la commission parlementaire des affaires culturelles, LE DEVOIR publie chaque jour des extraits des mémoires les plus significatifs qui y sont soumis.Aujourd'hui des extraits du mémoire présenté par MM.François Arcand, André Coupet et Guy de Repenligny.LKS AUTEURS et signataires de cette déclaration ne représentent pas un organisme culturel ni n’appartiennent à un secteur d’activité artistique en particulier.Ils sont chercheurs ou conseillers; ils ont oeuvré à divers titres dans le monde des arts et s’intéressent aujourd’hui à la globalité de la démarche plutôt qu’à l’un ou l’autre de ses aspects.Us souhaitent attirer l’attention de tous ceux qui contribueront à l’énoncé d'une politique des arts pour le Québec sur ce qui leur semble indispensable pour ancrer cette politique a la fois dans la réalité et le futur de la société québécoise : dix points-dés, dix composantes essentielles, dix enjeux.1.Un engagement de l’État Dans notre système politique, les citoyens élisent une Assemblée nationale de laquelle émerge, de par la règle de la majorité des partis, un premier ministre.Il — ou elle — personnifie l’autorité et dirige l’État.Pour que la politique des arts ait sens, force et vie, le premier ministre et l’Assemblée nationale doivent s’engager solennellement et concrètement à procéder à son implantation.2.Un programme d’action Le gouvernement du Québec dispose aujourd’hui de tous les éléments pour se doter d'une véritable politique des arts.Il s’agit maintenant de concrétiser cette politique par un programme d’action, des leviers efficaces et un calendrier engageant.La chose est urgente et doit être faite publiquement.3.Des ressources financières Politiques des arts signifie orientation, détermination, leadership.Sans moyens financiers, cela signifiera rapidement intentions pieuses, statu quo et déception.Aux ressources actuellement disponibles, de nouveaux moyens financiers devront être consentis et rapidement annoncés pour relancer et mobiliser le monde des arts dans le développement culturel du Québec.La responsable financière du gouvernement du Québec ne s’arrête pas à l’octroi de ressources supplémentaires : le monde des arts n’a pas à être la victiriie de la guerre fiscale fédéralo-provincialo-munici-pale, ni des réductions de budgets réalisées sous le couvert de transferts de responsabilité à un palier administratif inférieur.4.La question du rapatriement des pouvoirs Le rapatriement des pouvoirs n'est ni une condition liminaire et encore moins la finalité d’une bonne politique des arts.Dans le tourbillon constitutionnel des prochains mois, il faudra empêcher la gent politique d’effectuer un détournement des arts.Fédéralisme classique, fédéralisme renouvelé ou asymétrique, souveraineté, indépendance, rien ne change : le Québec n'a pas de politique des arts et il lui en faut une.La culture procède du peuple; elle est véhiculée par les institutions dans un environnement étatique donné et non l’inverse.André Coupet 5.Une transition Nous vivons une époque confuse.La situation constitutionnelle, politique, économique, fiscale et sociale de la société québécoise est changeante.Il est probable que la stabilisation, dont la forme nous échappe pour l’heure, s’étende sur quelques années.Par ailleurs, l’équilibre du monde des arts est fragile et dépend, au jour le jour, d’un réseau complexe de programmes gouvernementaux, des premiers acquis de la participation du secteur privé et des alliances naissantes avec les municipalités.On ne doit pas sous-estimer l'importance de la tradition, des habitudes ainsi que des cycles annuels dans la vie des artistes et organismes artistiques.L'implantation d’une politique des arts, c’est d’abord assurer survie et santé au milieu ; elle doit donc prévoir des mécanismes de transition.fi.Une décentralisation du pouvoir sur l’art La vision du gouvernement du Québec a longtemps été centralisatrice, urbaine, normalisatriste.Il y a le centralisme structurel.Certes, le leadership du ministère des Affaires culturelles doit être renforcé, mais pas au point de tout régir de façon monopolistique.Il risquerait d’être étouffé par les demandes, d’errer à l’occasion et de se retrouver en situation d’abus de pouvoir.Les institutions culturelles doivent disposer d’alternatives à une autorité unique, fût-elle éclairée et bienveillante.Il y a aussi le centralisme géographique.Les programmes du MAC n’ont trop souvent eu de régional que l'adjectif.Or, dans chaque coin du Québec, la culture, au même titre que l’économique et le social, doit avoir sa dynamique propre pour contribuer ail développement et ne pas être qu’un débouche des produts métropolitains.Autorité, pouvoir et ressources doivent être spécifiques à chaque région et indépendants du pouvoir central.Jusqu’à présent, on a régionalisé la culture que sur la base de la déconcentration administrative en ouvrant des directions régionales.Il convient de mettre sur pied des pouvoirs régionaux capables de promouvoir leurs propres projets.L'État doit pourvoir, par la fiscalité ou d'autres moyens, à l’émergence d'un second pouvoir formé des municipalités, des MRC, des corn munautés urbaines, des partenaires privés, des individus, et autres entités existantes ou à inventer.Décentraliser, c’est se donner un second pouvoir.7.La Révolution tranquille est terminée La politique des arts à venir doit se distinguer des structures héritées de la Révolution tranquille pour mieux correspondre aux tendances de la société québécoise.Autant faire de la culture un des éléments de la mission de l’État apparaît souhaitable, autant il est opportun de poser sur la structure du ministère des Affaires culturelles, sur les sociétés d’État et d’autres institutions actives dans le secteur, un regard scrutateur, évaluateur et, au sens premier du terme, critique.Finalité, productivité et efficacité sont des termes qui peuvent s’appliquer tout autant à un service gouvernemental qu’à l’entreprise privée; trente ans de fonctionnement et de croissance, jusqu'à ce jour sans politique, suffisent pour justifier un examen approfondi et des réformes.Le temps n'est pas à la complaisance.8.La recherche, la planification et la mémoire Les carences d’instruments et de statistiques sont si grandes que nul ne connaît réellement la réalité culturelle et artistique du Québec.Ces carences aveuglent aussi le ministère des Affaires culturelles qui, à cause d’un haut taux de rotation du personnel, souffre de surcroît de son peu de mémoire.Pour implanter la politique des arts, le MAC commencera par se renforcer de l’intérieur.Plutôt que l’éparpillement des analyses dans de multiples satellites, le MAC fera de sa direction de la recherche et de la planification un véritable centre de réflexion et d’orientation.Le MAC protégera mieux ses ressources humaines, au besoin en développant une carrière culturelle, notamment en privilégiant en son sein la formation et les échanges de gestionnaires avec les organismes artistiques dans un cadre stabilisé.9.Horizon minimum, l’an 2004) Il faut voir loin et juste.On doit dis tinguer clairement l’action à réaliser à court terme et le principe derrière celle-ci.Ainsi, ce qui est urgent — par exemple améliorer la diffusion en région des produits créés à Montréal — ne doit pas être érigé en système permanent.Dans cinq ou dix ans, les marchés actuellement ipal desservis seront éveillés et consti tueront une terre fertile pour la production locale; celle-ci devra alors être activement soutenue.Cette question appelle la notion de persistance ou de second souffle : une politique des arts pousse ses racines durant des années avant de porter fruits.10.Une politique pour tout le monde Le Québec mâle, blanc, catholique, francophone des années soixante, appartient aux collections du muse, La société québécoise vit sous l’effet de la fragmentation.Les attitudes, les comportements et les attentes varient selon les tranches d’âge, de revenus et de scolarité, et depuis que) que temps, par l’apport grandissant des communautés culturelles.Pluriethnique, la société québé-coise doit se donner une culture pluraliste.Instrument vital d’une société,-la politique des arts doit encourager les expressions artistiques d'origines différentes, favoriser les coproductions et les formules de maillages entre les communautés pour assurer l'émergence d’une culture québé coise ouverte et nettement différen oiée à l'échelle internationale.4 Université ches terminées en cul-de-sac.Même refrain chez Marie, fraîchement émoulue d'un baccalauréat en biologie et croqueuse d’études, qui s’est soudain frappée au mur de la solitude en maîtrise.« Je passais ma vie enfermée dans un laboratoire avec des poissons.Le sujet de maîtrise nous avait été imposé par le professeur.On nous faisait exécuter, mais pas réfléchir.Un jour, j’ai eu à m’asseoir pour écrire ma thèse, je n'ai pas été capable.Il n’y avait pas de support, j’étais laissée à moi-même », relate-t-elle.Et vlan, exit la passion pour les études pour les dix prochaines années ! Mais de ces essoufflés du savoir, les universités n'en savent pas long.On s’intéresse à ceux qui restent, pas à ceux qui partent.Pour preuve, plusieurs institutions ne possèdent aucun chiffre sur le nombre des abandons dans leurs murs.Et ceux qui les détiennent préfèrent ne pas trop étaler sur la place publique ces données qui attirent la mauvaise presse.Des 47 universités contactées par le Dr Gilbert pour tracer le portrait de la situation canadienne, seulement 37 ont répondu à l'appel, et de ce nombre, 21 n’avaient pas ou peu d'informations concernant le nombre des abandons chez leurs propres étudiants.•< Si les universités n’ont pas les ressources pour surveiller la plus primaire des informations concernant la présence de leurs étudiants, elles ne peuvent sûrement pas évaluer si leurs étudiants et elles-mêmes se portent bien », tranchait le Dr Gilbert dans son rapport.À l’Université McGill, par exemple, on ignore les taux d’abandon aux cycles supérieurs et l’on se limite à dire que le taux de persévérance dépasse la moyenne canadienne.Mais d’autres téméraires, comme l’UQAM ou l’Université de Montréal, ont décidé de lever le voile sur leur intimité, et pris le taureau par les cornes.Mais le malaise est toujours présent.On s’empresse de multiplier les mises en garde aux journalistes qui réclament des chiffres sur ces fameux taux d’abandon.A l’UQAM, par exemple, on a fait moultes études sur le sujet depuis 10 ans, et l’on détient maintenant une image nette du taux de persévérance pour chaque programme, chaque cycle d’études.Une première au Québec.« Nous avons été les premiers à nous dévoiler ainsi sur la place publique, d'autres ne l’ont pas fait.Mais on sait que nous ne sommes pas exceptionnels.Le portrait est le même dans plusieurs universités du Québec et nous nous comparons aux taux d'abandon observés dans les universités américaines », soutient M.Michel Robillard, vice-recteur associé à l’enseignement et à la recherche à Cocktail bénéfice Entrée libre à Part contemporain Madame Lise Bissonnette, directrice du Devoir et présidente d'honneur d’Entrée libre à l’art contemporain, vous convie au cocktail bénéfice inaugurant cette manifestation le mardi 12 novembre prochain, à 18h.La soirée se tiendra sur les lieux mêmes de la foire, dans le Hall sud de la Place Bonaventure.Madame Bissonnette sera heureuse de vous y accueillir en compagnie des membres du comité d’honneur de l’événement; Sam Abramovitch United Westburne inc.Jean-Pierre Beauchataud Consul général France Marcel Brisebois Directeur général Musée d'art contemporain de Montréal Louise Roy Présidente et directrice générale STCUM Susan R.Wood Consult' générale Etats-Unis et des membres du conseil d’administration de l'Association des galeries d’art contemporain de Montréal (AGA('M).Entrée libre à l’art contemporain est une réalisation de l’AGACM.100 S/billet Veuille/, effectuer vos réservations auprès de monsieur André L.-Roy au (514) 397-0016 l’UQAM, qui déposait un bilan élaboré sur cette situation devant le conseil d’administration en décembre 1990.Depuis, M.Robillard est devenu « Monsieur Pervérance » à l’UQAM.Titré répondant officiel en la matière, il affirme ne pas avoir l’intention de parachuter des solutions miracles au problème de l’abandon.« La persévérance », aime-t-il mieux désigner, doit plutôt devenir l’affaire de tous, de chaque étudiant, de chaque professeur, de chaque département.« On ne peut imposer une solution à une institution de 40 000 étudiants.On voit plutôt des projets prendre forme, se développer dans chaque département.Il faut revenir à des notions plus larges des besoins d’études », affirme M.Robillard.(Voir autre texte) D’une université qui prônait l’autonomie totale de l’étudiant au tournant des années 70, les institutions doivent rajuster leur tir et s’approprier un rôle réel dans la réussite de l’étudiant, estime le vice-recteur.Aide financière ou personnelle, tu-torat, rien ne doit être négligé pour raviver la flamme des etudiants.Car, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ceux qui délaissent ne sont pas des cancres.L’étude effectuée par l’UQAM démontre plutôt que près du tiers des étudiants les plus performants abandonnent, tandis que 42 % des plus faibles persévèrent malgré leur piètre performance.Les solutions doivent être trouvées ailleurs.Pour Michel Beauche-min, auteur de l’étude pour la FEUQ, on ne devrait prôner ni plus ni moins la création de « contrats pédagogiques » entre professeurs et étudiants dès le début des études.« Autant l’enseignant que l’étudiant doivent être tenus de livrer la marchandise, croit- il.Plus les exigences et les objectifs d’un cours seront clairs, moins les étudiants risqueront d’abandonner ».Souvent perdu dans la jungle universitaire, on souhaiterait aussi que les étudiants soient parrainés par un tuteur dans leur cheminement pédagogique et institutionnel.Sorte de cordon ombilical entre l’étudiant et l’université.« À 180 dans une classe de psycho, avance M.Beauchemin, il est difficile de développer un sentiment d’appartenance.Un tuteur pourrait jouer un rôle important dans la décision d’un étudiant de poursuivre ou non ses études ».Les universités devraient aussi inciter les étudiants, dont environ 60 % travaillent une quinzaine d’heures par semaine, à gagner leur croûte sur le campus, estime M.Beauchemin.« En offrant peu d’emplois d’été ou à temps partiel aux étudiants d’a- IË3ËC5I bord, on incite les jeunes à être déchirés entre études et travail plutôt que de les inciter à vivre sur le campus».Si le sujet demeure tabou dans trop d’institutions, d’autres ont déjà fait des pas importants pour contrecarrer l’abandon.À tel point que certains, comme M.André Charrette, professeur en sciences de l’administration à l’UQAM, préfère ne pas parler de « lutte au décrochage ».« On doit avoir une définition plus sophistiquée de la persévérance, affirme le professeur.Plutôt que de ne regarder que le taux d’abandon, on devrait plutôt évaluer la qualité des décisions.Les raisons pour abandonner sont parfois très bonnes.Il s'agit plutôt de savoir pointer les mauvaises».4 Giroux xemption de l’impôt fédéral, l’investissement total pourrait être amorti en douze ans.» M.Giroux continua d’appuyer le jeune ministre qui avait peine à obtenir l’aval du premier ministre, inquiet du financement.M.Lévesque finit par l’emporter, comme l’on sait, en 1962.Durant les années suivantes, M.Giroux continua de jouer dans l’ombre un rôle de conseiller spécial, en matières financières.À son arrivée au pouvoir, en 1966, M.Daniel Johnson l’adjoignit, avec un autre éminent financier, M.Jean-Louis Lévesque, à l’équipe qui négociait ferme le projet des Chutes Churchill.MM.Johnson et Giroux étaient des amis personnels depuis des années.Quand le jeune politicien fut frappé par un drame personnel, en janvier 1953, M.Giroux, « un courtier de la rue Saint-Jacques qu’il considère comme un frère », était là pour passer à travers l’épreuve, rappelle Pierre Godin.Dans la difficile recherche de l’égalité, cet auteur note que, dès sa majorité assurée, le 5 juin 1966, M.Johnson a téléphoné à son ami Giroux, qui lui avait promis de l’aider, s’il était élu.Il le supplie de tenir parole.« Il n’est pourtant pas uft économiste, mais un self-made man qui a quitté l'école à 17 ans, à la suite d’une faillite paternelle durant la crise des années 30.Tout ce qu’il sait, Giroux l’a appris de lui-même.C’est également un nationaliste, capable de jurer comme un vrai Canadien français ! Il finit par quitter la présidence de Lévesque et Beaubien et devient conseiller particulier du premier ministre en matière financière, ce qui le place au premier rang en ce domaine, devant M.Parizeau.Il est aussi nommé vice-président de la SG F.« Johnson tient Giroux pour un génie des affaires et, afin de l’avoir tout près de lui, il fait mettre à sa disposition le bureau voisin du sien.Le financier y passe deux jours par semaine, agissant le reste du temps comme commissaire à llydro-Qué-bec, organisme emprunteur du gouvernement.Grâce à ce second poste, il voit tout, entend tout, contrôle tout.Avec un tel guide, le premier ministre se sent en sécurité et peut dire : les finances de la province sont entre bonnes mains.» Il fut associé aux grandes décisions de M.Johnson, notamment à la fameuse déclaration de Hawaii (il n’y aura pas de muraille de Chine autour du Québec ! ), sorte de trêve pour amadouer le monde nerveux des financiers après le « cri » du général de Gaulle.M.Giroux est là quand M.Johnson a une attaque cardiaque, début juillet 1968.Là aussi, l’ami fidèle, quand M.Johnson meurt, fin septembre, à la Manie.Le conseiller spécial resta dans l’ombre de M.Bertrand, puis de M.Bourassa.Il accompagne même celui-ci, alors qu’aucun ministre n’est du groupe, dans le voyage officiel du jeune premier ministre dans quatre pays européens, en avril 1971.Dans son livre Mes premiers ministres, Claude Morin nous le montre dans une photo, lors du fameux incident des « médailles » du pape Paul VI.Dans un avion, on prit même M.Giroux pour le premier ministre, et non le jeune gringalet qui en tenait lieu.L’éminence grise fut aussi du voyale officiel d’avril 1974, en raison de sa connaissance approfondie des marchés européens et de leurs humeurs.Dans le Parti québécois, Graham Fraser souligne que, tout comme M.Johnson dix ans plus tôt, M.Lévesque fit appel aux bons offices de M.Giroux, le soir même du 15 novembre 1976.« Le fait que le premier geste de Lévesque ait été de rendre visite à Giroux (président d’Hydro-Québec depuis 1969) prenait une valeur symbolique, attitude qu’on pourrait comparer à celle d’un roi qui s’agenouille devant un archevêque pour qu’il le couronne et le bénisse.Giroux, cet homme corpulent à la voix éraillée, était un géant dans l’économie québécoise, et les deux hommes étaient amis depuis fort longtemps.Hydro-Québec jouissait à l’intérieur de la province d’une puissance financière qui tenait presque du mythe, et d’une réputation solide dans les milieux internationaux.» Giroux pouvait même se permettre de suggérer à M.Lévesque d’intervenir rapidement pour calmer l’agitation et même la panique qu’avait provoles « sépa; Québec.l’élection des « séparatistes » au À titre de président d’il ydro-Qué-bee, M.Giroux fut le principal architecte du développement de la Baie James, le projet du siècle.de M.PRÉSENTENT «Nk ÆMk IVKI IO MUSICIENS SUR SCÈNE DONT UN QUATUOR À CORDES SUPPLEMENTAIRE DECEMBRE 11^^ DÉCEMBRE DANS LE CADRE DE L'ÉVÉNEMENT * * lEsFRANMtfmiEs THEATRE ST-DENIS 1 BILLETS DISPONIBLES AU ST-DENIS (849-4211) ET AUX COMPTOIRS TICKÉTMASTER RÉSERVATIONS 790-1 111 EN «MTt A 1 SPECTACLE ACOUSTIQÉ EH C 0 I l A B 0 R A II 0 II AVEC SONY MUSIQUE CANA#A Bourassa.Durant près de vingt ans, cet homme au franc parler, roublard et normand sur les bords, fut de tous les pèlerinages financiers majeurs, aussi bien aux États-Unis qu’en Eu rope.Il n’avait pas d’attaches partisanes, mais des amis partout, qui vénéraient son jugement et son expé rience.Ce qui ne l’empêchait pasd’ê-tre parfois en désaccord avec sès grands « patrons ».Il le fut avec M Bourassa qui, en 1976, régla le litige avec les employés d’Hydro-Québec, à des conditions insupportables pour M.Giroux, qui prit même un « congé de maladie ».Quelques années plus tard, il n’était pas non plus d’accord pour que M.Lévesque régie à l’amiable les séquelles du saccage de 1974 à la Baie James.Il le dit même en pleine commission parlementaire, en avril 1983.Il gardait quand mêmela confiance des premiers ministres, ce qui en dit fort loin sur son influence, voire son pouvoir.Il n’est donc pas surprenant que MM.Bourassa et Parizeau lui aient rendu hommage, mardi, à l’Assemblée nationale.« Moi qu’il a entraîné, tout jeune, dans ces questions, moi qui lui dois beaucoup à Roland Giroux, quant à cette connaissance du fonctionnement des marchés financiers, dit notamment M.Parizeau, je suis certain que je me fais l’interprète de tous les Québécois qui auront vu le Québec trouver dans ces 30 dernières années une certaine liberté d’opération, nous savons que nous le devons à Roland Giroux.» Le premier ministre dit aussi que M.Giroux fut un grand serviteur de l’État québécois, un artisan éminent de la Révolution tranquille, avec efficacité, loyauté et détermination, et un pionnier du financement interna tional, accroissant ainsi l’autonomie du Québec en matière d’emprunts pour la réalisation de ses grands objectifs.4 Projet les conditions d’études sont autant, sinon plus importantes que les études elles-mêmes ! Il faudra encore quatre à cinq fournées de ces étudiants cobayes pour dire si le modèle porte fruit.Mais chose certaine, si ce type d’encadrement n’empêche pas ceux qui n’ont plus les moyens physiques ou fi naneiers de poursuivre, il permbt toutefois d’aider les étudiants à faire les bons choix.« J’avais une étudiante brillance qui a quitté pour aller vers la biol’o gie.C’est elle qui a pris la décision.Son cheminement aurait peut-être été différent si on n’avait pas eu la chance d’en discuter», affirme M.Charette.De fait, on observe que les abandons sont peu liés à une faiblesse académique, mais à une déception, une lassitude de la part des étudiants.Mal informés, certairis'entrent à l’université la tête pleine d'attentes et d’idées préconçues.souvent bien lointaines de la réalité.C’est pourquoi, à l’UQAM, on commence a multiplier les cours d’« in tégration ».Sorte de manuel du b.a.universitaire, qui est maintenant donné en psychologie, en sciences de la gestion et en sciences économiques.« On doit carrément expliquer aux étudiants ce qu’est l’université, quel genre de travail est attendu d’eux, quelles sont les exigences d’un baccalauréat en psychologi », raconte M.Jean Bélanger, professeur et directeur du module de psycho.Vient ensuite la renconte avec des psychologues, l’explication des divers champs de pratique, les pers pectives d’emplois à la sortie du baccalauréat et la visite en bonne et due forme d’un membre de la Corpora Lion professionelle des psychologues du Québec Du concret, quoi. Le Devoir, jeudi 7 novembre 1991 ¦ B-3 Sept univers, sept jeunes créateurs FORUM 91, 30 jours de musique actuelle à l’UdeM Ginette Bellavanee DU RANT tout un mois jusqu'au premier décembre, la musique actuelle internationale sera sur la place publique.Grâce à FORUM 91 qui vient tout juste de venir au monde.Une p.lace publique où se tiendront les assemblées de la musique.S’y trouveront ceux qui l’écrivent, ceux qui la jouent, ceux qui la décodent, ceux qui en parlent, ceux qui l’analysent, ceux qui l'écoutent, ceux qui veulent la connaître et ceux qui auront à la couronner.Cet événement unique est totalement ouvert au public, pourrait bien s'approcher du style de mise en marché et de promotion que la musique nouvelle cherche depuis des années.Précisons tout de suite que si on se lance dans cette aventure sans la moindre arrière pensée et avec autant de confiance, c’est que FORUM 91 a pris forme autour du NEM (Nouvel Ensemble Moderne).Le N EM étant ce qu’il est, le meilleur ambassadeur de la nouvelle musioue que nous ayons jamais eu, la référence n’est pas triste.Lorraine Vaillaneourt chef d’orchestre, directrice artistique du NEM et de FORUM 91 raconte comment a germé cette idée.« Les Événements du Neuf mus ont laissé en héritage la Tribune nationale des jeunes compositeurs que nous voulions conserver, mais qu’il nous fallait modifier en fonction de cet orchestre de quinze mumsiens qu’est le NEM.C’est en voulant faire fructi- fier cet héritage que l’idée de Forum nous est venue.La Tribune, ouverte à tous les jeunes compositeurs du pays, est devenue un FORUM ouvert a tous les jeunes compositeurs du monde.Puis il y a eu la réunion, en mai dernier à Paris, d'un jury international dont Lorraine Vaillaneourt faisait partie.Trois journées durant lesquelles on a choisi « sept jeunes compositeurs qui auraient ensuite à écrire une oeuvre spécifiquement pour le NEM, en quatre mois ».Voilà pour la petite histoire, le prologue de FORUM 91.C’est la seule partie qui vous aura échappé.Car pour le reste, tout vous est accessible.Les secrets de la création, la cuisine, les discussions, les répétitions, les débats, les divergences de vue .FU surtout vous aurez cette chance de suivre, pas à pas, un processus de « mise au monde ».Si ce n’est pas la première fois que cela se fait, c’est la première fois qu’on le fait de cette façon et avec autant d’envergure.Car en musique contemporaine, plus qu’ailleurs probablement entre la plume (d’oie ou numériqu.et le choc parfois brutal d’un concert, il y a tout un labyrinthe fascinant, mais peuplé d’un réseau de sentiers et de galeries dont on ne trouve pas toujours la sortie.FORUM 91 nous tend donc le fil d'Ariane dont on avait besoin.FORUM 91 nous a préparé tout un itinéraire.Sept mini-forums, animés par Michel Longtin, Isabelle Panneton, Serge Provost et John Rea, où sont imvités les compositeurs de l’Australie, du Japon, de l'Argentine, du Canada, des États-Unis, de l’Italie et de l'Allemagne, en stage d'un mois avec l'orchestre du NEM.Six ren contres, discussions autour d’un repas, entre deux répétitions.Des portraits des candidats dans une ambiance « relax ».Une conféreence de Klaus llutier animée par Maryvonne Kendergi, Huber, compositeur suisse et invité spécial de FORUM 91.Un portrait de Jean-Marc Singier, compositeur français et membre du jury international de FORUM 91.Animé par Isabelle Panneton.Un débat sur la création dans le monde avec John Rea, compositeur canadien et Frans von Rossum, musicologue hollandais.Un autre débat adressé cette fois aux candidats : « La situation unique créée par le N EM a-t-elle influencé votre processus de création '.’» Une table ronde :« le siècle achève », avec Klaus Huber et les membres du jury international.Deux concerts, dont le premier présentera la version finale des oeuvres soumises par l'Australie, le Canada, les États-Unis et l’Italie.Un deuxième groupant les oeuvres de l’Argentine, de l’Allemagne, du Japon et de la Corée (mention spéciale du jury).Et finalement un grand concert gala où on entendra les oeuvres des trois lauréats de même qu’une commande du Nouvel Ensemble Moderne APPARITIONS de Brian Cherney compositeur canadien.Vous êtes invités à tous ces événements et surtout, fait inhabituel, aux répétitions qui toutes sont publiques ! Du premier déchiffrage, en passant par toutes les phases de la compréhension de texte pour aboutir au concert.Une école de rêve pour les» déjà initiés » et une terre d'approvisionnement sur mesure pour tous ceux que la musique actuelle re bute ou terrifie parfois.Guy lluot, Secrétaire général au Conseil international de la musique (UNESCO) vous lance officiellement l'invitation : « Un concours de composition, cela n’a rien de top nouveau.Un con cours de composition dont les lau réats entendent leurs oeuvres se transformer au cours d'un mois de répétitions et de contacts entre eux, avec les musiciens et avec les compositeurs éminents membres du jury, voilà qui est plus rare.Qu'en plus, le public puisse venir interroger le compositeur, assister aux répète tions, voilà qui secoue un peu.Qu'on ajoute à cela .des concerts pu blics, une radio diffusion, un disque, et la formule fait rêver ».Maryvonne Kendergi, porte-parole officiel de FORUM 91 et témoin de puis les quarante dernières années de l'activité internationale de la mu sique d’aujourd'hui, nous fait par tager sa fierté d’être du voyage « .Et cette aventure va se vivre ici, au Canada, lieu singulier d’Amé nque du Nord, au Québec, lieu de re cherche et en recherche ; à Mont réal, deuxième ville francophone du monde, ville « ouverte » aux arts et aux humains, où la langue de travail sera le français.Maryvonne Kendergi, porte parole de Forum 91 et sa directrice artistique, Lorraine Vaillaneourt.Mais on sait y être courtois et po l'Université de Montréal au 200 ave lyglotte ».nut.Vincent d'Indy, Toutes les activités de FORUM 91 lloraireset réservations : 343 5962 ont lieu à la Faculté de musique de DANSE Quand l’Occident rencontre l’Asie Richard Tremblay, Danse indienne « Of Mice S Other Similar Devices » Voyage en Occident.Une chorégraphie de Richard Tremblay présentée par la compagnie Danse Kalashas.Les danseurs : Francine Gagné, Geneviève Pépin, Sékaî.Scénographie : Richard Tremblay.Musique : Bruno Paquet, Donald Steven, Evan Greene.Éclairages : Marc Parent.Costumes : Alain Cadieux.Louise Beaume.Spectacle présenté à l'Agora de la danse jusqu'à samedi.Mathieu Albert RICHARD TREMBLAY souhaite réaliser la rencontre de l’Occident et de l’Asie.Il souhaite inoculer au langage naissant, et encore dépourvu de tradition fixe de la nouvelle danse, un écho remonté des strates lointaines de l’Inde millénaire.Par delà les frontières irréductibles qui séparent les deux vocabulaires du corps, par delà également les deux façons quasi antinomiques de concevoir la danse, il entreprend le très beau et très périlleux travail de découvrir les points de jonction, les espaces ouverts où il pourra opérer le jeu des croisements, des alliances, des métissages.Richard Tremblay, qui connaît bien la danse indienne pour pratiquer le Kathakali en Inde et au Canada depuis une quinzaine d’années, tente cette fois d’en renouveler l’écriture à la lumière des possibilités que lui offre la souplesse des vocabulaires issus de la nouvelle danse.Dans Of Mice & Other Similar Devices, dont une première version a été présentée à Tangente l’année dernière, il soumet à la distorsion la mouvance codifiée de la danse indienne et opère sur celle-ci un détournement de son identité.Il lui injecte des dynamismes qui lui sont étrangers, des phrasés qui ne figurent pas à son lexique originel, des structures dont elle serait incapable de reconnaître les ascendances.Il en profite également pour lui donné un cadre quasi urbain, constitué par un décor où apparaît en fond de scène une boite aux lettres et un personnage qui fait office de facteur, ainsi que des éclairages, toujours sobres, dominés par une lumière blanche et froide.La danse, pour sa part, est dépouillée du foisonnement des fioritures complexes qui caractérise son état traditionnel, et se mue en trajectoire quasi cristalline, découpée avec des soins de sculpteur de verre.Et à ce titre, le chorégraphe figure parmi les quelques-uns à Montréal qui s’emploient à introduire une conception de la danse, et un style d’écriture qui tranche avec le désir ambiant d’expressivité théâtrale et de la sur-dépense énergétique.Sur la scène, il n’y a ni comète, ni étoile filante, ni danseur atteint d’égotisme qui « squatte » les lieux pour faire la vidange de ses maux existentiels.Ceci dit, Richard Tremblay n’a pas encore réussi à installer un équilibre parfait entre les deux langages qu’il utilise.La pièce comporte plusieurs longueurs (toute la première section devrait être refaite), et succombe un peu trop facilement au piège détestable de la décoration.À cet égard, pourquoi avoir disposé une boîte aux lettres sur le plateau et ajouter le personnage du facteur, alors que la danse, et les deux danseuses (excellentes) sont déjà amplement suffisantes pour constituer une pièce complète en elle-même.La musique, par ailleurs, faite de percussions diverses, n’est jamais très convaincante et n’occupe nullement toute la place qui devrait normalement lui revenir.Elle reste lointaine, Tétriquée, sans force réelle ni originalité.Là aussi, on a l’impression qu’il s’agit d’un ornement purement décoratif (et un peu « granola »).Paradoxalement, Richard Tremblay atteint le plus haut degré d'efficacité lorsqu'il libère la chorégraphie de tous les jeux de mise en scène et la rend à elle-même, dans sa pureté première et inaltérée.C'est là où nous discernons chez lui la présence d’un chorégraphe qui a quelque chose à dire et qui n’est pas dépourvu des moyens et de la rigueur pour y arriver.Mais il faudrait qu'il parvienne à mieux s’entourer, et qu’il revoie en profondeur l’aspect visuel et sonore qu’il souhaite donner à son oeuvre.Le mariage entre l’Occident et l’Asie n’a pas été au bout des promesses qu’il nous a fait entrevoir.Geneviève Pepin et Francine Gagné.PHOTO ROILINE LAPORTE VIDÉO L’art figuratif et le zen électronique Rétrospective Michèle Waquant Les 7 et 8 novembre; Rétrospective Rick Raxlen, les 9 et 10 novembre; une programmation du Vidéographe, au cinéma Parallèle, à 21 h.Daniçl Carrière LE PARTI-PRIS expérimental des vidéastes Michèle Waquant et Rick Raxlen, à l’affiche du cinéma Parallèle jusqu’au 10, interpelle parce qu’il s’adresse à nous dans un langage dont on sait qu’il ne fait pas l’unanimité — la syntaxe visuelle est toujours une hypothèse — mais que tous, quotidiennement, nous tentons de décoder.L’image a tous les pouvoirs dans les oeuvres présentées : elle recadre la réalité de sorte à en livrer une version extravertie, d'une part, et à en renverser la matière, les contours et les couleurs, de l’autre.Michèle Waquant, une'artiste québécoise poursuivant une recherche en vidéographie, en photographie et en sculpture, vit en Europe aujourd’hui, où elle enseigne à l’École nationale d’art de Dijon.Elle a été étroitement associée à la Chambre Blanche de Québec, à la fin des années 70, et s’est manifesté dans de nombreux événements vidéo, depuis le début des années 80, ici comme à l’étranger.La dernière exposition collective à laquelle elle participait, au Québec — Les temps chauds, au Musée d’art contemporain de Montréal — date de 1988.Elle exposait alors une sculpture vidéo intitulée En attendant la pluie.Le Mois de la photo, en septembre dernier, proposait ses deux dernières bandes au public Montréalais, dans le cadre de son volet vidéo ( Bruits blancs et 212, rue du Faubourg).Six de ses vidéogrammes sont projetées les 7 et 8 nobrembre, réalisés entre 1983 et 1990.On y retrouve des oeuvres résolument contemplatives où la caméra se fait minutieuse sur les objets et les êtres qu'elle embrasse.Les paramètres esthétiques désignent le temps comme référence suprême, et l’histoire de l’art écrit entre les lignesdu balayage électronique.Mais plutôt que réfléchir sur la myopie de Claude Monet, Michèle Waquant rappelle les premières lettres de la video, les grammaires dis-tributionnelles de l’audiovisuel.« En même temps que l’image s'offre en pâture au regard, nous sommes à chaque fois conviés à le déposer là, comme on déposerait les armes » écrivait Frank Perrin, lors de l’exposition que lui consacrait la galerie Urbi et Orbi, à Paris, en juin dernier.Rick Raxlen (les 9 et 10 novembre) est bien connu dans les milieux du cinéma d'auteur et de la vidéo indépendante.Il partage avec Michèle Waquant la meme position quant à l'hégémonie de l'image sur son contenu, d'une façon plus explicite, laissant tout de même une grande place au doute auquel nous convient les quêtes expérimentales.Alors que Michèle Waquant opte pour une vision figurative, dans le but de la désamorcer, et où l’effet technique joue un rôle secondaire, Rick Raxlen choisit les voies lumineuses de l’art abstrait.les synthétiseurs s’y prêtent volontiers.Les bandes explorent un seul effet, sans cesse nuancé, avec une obsession mathématique qui réussit à s’inscrire dans la lecture de l’oeuvre.L’exercice est répétitif (tout comme dans les bandes de Michèle Waquant) évoquant les effets sans nom du zen électronique.La technologie sur laquelle repose le sens est le seul propos de Rick Raxlen qui, en élaborant des récits d'un symbolisme étonnant, contruit et déconstruit de superbes camaïeux, redéfinit les mouvements du rêve et pose un regard poétique sur les contours aléatoires du réel.On pense à Polytechnic World, composé d’images obtenues à partir de sons générés par le Casio PT-30 ( un rythm box) ; la bande contribue en fait à une analyse visuelle et scientifique de la métaphore, la troupe par excellence, ses schémas et ses structures.MUSIQUE La démarche inflationniste Orchestre de Chambre Franz Liszt de Budapest et les vents de l'Orchestre de la Société Philharmonique de Montréal, dir.Miklos Takacs: Mozart, Eme kteine nachtmusik K.525, Exultate; jubilate K.165, des extraits de la Messe en • ut mineur » K.427 et des Vesperae solennes de confessore K.339, Heidi Klassen (soprano) et le choeur de l'Université du Québec à Montréal; Symphonie no.40 K.550.En bis, Ave verum K.618.Mardi 5 novembre, église Saint-Jean-Baptiste.Carol Bergeron POUR SA PREMIÈRE visite au Québec, l’Orchestre de chambre Franz Liszt, phalange d’une quinzaine de cordes qui joue habituellement sans chef, avait tout de même choisi de se laisser diriger par Miklos Takacs qui lui apportait le concours de son imposante chorale montréalaise.Le prétexte musical s’imposait de lui-même puisque par les temps qui courent, tout le monde s’intéresse à Mozart.’ Depuis qu’il dirige le choeur de l’Université du Québec à Montréal, Takacs nous a habitués à des rassemblements pléthoriques.Sous sa baguette s’entassent généralement, dociles et disciplinés, des cohortes de choristes qui partagent le même intérêt pour le chant choral.Si une telle démesure ne convient pas à tout le répertoire (à Mozart, par exemple), elle amène néanmoins un grand nombre d’amateurs à approfondir la musique de l’intérieur.Vue sous cet angle, la démarche inflationniste du chef hongrois acquiert d’indéniables mérites.Parvint-il à faire chanter tout son monde avec une belle unanimité, qu’il ne fit point oublier le déséquilibre des masses chorales et instrumentales en présence.La balance penchait visiblement du côté des voix Même la soliste Heidi Klassen, semblait avoir été choisie en fonction du choeur.Trop peu nuancée dans l’expression, lourde et exagérée dans les passages « bel canto », la soprano canadienne joua curieusement les anachroniques « verdiennes ».C’est la Symphonie no.40 qui nous réconcilia définitivement avec l'esprit et le raffinement de Mozart.Afin de satisfaire aux exigences de la partition, Takacs avait dû faire appel aux vents de son Orchestre de la société philharmonique de Montréal.Avec les cordes hongroises, il se retrouva ainsi à la tête d’une magnifique formation instrumentale, beaucoup plus conforme à l’idéal « mozar-tien ».Nous avions déjà pu constater la perfection du jeu des Hongrois qui en ouverture de programme s’étaient livrés à une ravissante lecture de la célébrissime Sérénade « Fine kleine nachtmusik », titre que Ton traduit en français par « Une petite musique de nuit ».Pas beaucoup moins célèbre la Quarantième fut exécutée dans sa version avec clarinette.Ici cependant, pas assez nombreuses, les cordes graves parurent un peu minces, notamment dans le dernier mouvement.Cela n'empêchat cependant pas Takacs d’imprégner au chef-d’oeuvre une tension, un élan, une ferveur et une transparence tout à fait admirables.Une rencontre inégale Pro Musica Régis Pasquier (violon), Bruno Pasquier (alto), Bruno Rigutto (piano): Schumann, Marchenbilder op.113 pour alto et piano; Schubert, Sonate « Arpeggione » D.821, pour alto et piano; Ravel, Sonatine pour piano; Franck, Sonate pour violon et piano.Lundi 4 novembre, église Erskine and American.Carol Bergeron LE DIFFÉREND qui opposait récemment Pro Musica aux techniciens de salle de la Place des Arts (ceux que les mélomanes pointent du doigt), aura eu pour heureuse conséquence de faire l’économie d’une soirée de musique de chambre dans l’inhospitalière acoustique de Wil-frid-Pelletier.Rien que pour cela, il faudrait encourager le syndicat de l’IATSE (alliance internationale des employés de scène et de théâtre et des opérateurs de machine de vues animées des Fltats-Unis et du Canada, local de scène no.56) à encore plus d'intransigeance ; qui sait s'il ne finirait pas par s’en prendre à d’autres locataires, à l’OSM, par exemple, qui serait alors dans l’obligation incontournable de se faire construire une autre salle.Et c’est ainsi que, lundi soir, le concert se donna dans un temple « protestant » de la rue Sherbrooke (à côté du Musée des Beaux-Arts) qui, lieu de culte pratiquement déserté, pourrait aisément devenir un haut lieu musical très fréquenté.Des travaux d’aménagement, qu’il est fortement question d’entreprendre, le convertiraient à la noble cause de la musique de chambre.Les musiciens et les mélomanes y gagneraient du coup une acoustique chaleureuse, nettement supérieure à celles de Wilfrid-Pelletier et du Théâtre Maisonneuve.Sa taille moyenne (750 places) accommoderait au moins 18 organismes musicaux qui pourraient y présenter environ 120 événements par année.Changement de lieu, changement de programme : en raison de la Àmaladie du Roland Pidoux, violoncelliste du Nouveau Trio Pasquier, les frères Régis et Bruno Pasquier avaient invité le pianiste Bruno Rigutto à partager avec eux des oeuvres en duo de Schubert, Schumann et Franck.C’était la première fois que ces trois artistes français jouaient ensemble à Montréal.Fort réjouissante à certains égards, les Pasquier étant de formidables interprètes, la rencontre ne le fut pas autant pour Rigutto qui fut ennuyé par un piano allemand (un Seiler sans doute trop neuf) en plus ou moins bon état.À l’écouter, notamment dans le troisième mouvement de la Sonatine de Ravel, dans la première pièce de l’op.l 13 de Schumann, dans le dernier mouvement de la Sonate de Franck, on aurait dit qu’il n’était tout simplement pas en très grande forme technique.Chose certaine, le son trop feutré du Seiler ne convenait guère plus à l’alto de Bruno Pasquier qui s’en trouva en quelque sorte prisonnier.Il fallut attendre VAdagio de la Sonate « Arpeggione » pour enfin profiter d’un moment de musique sans ombre.Avec le somptueux violon de Régis Pasquier, s’atténuèrent considérablement les irritants du piano.Ce qui nous valu un mouvement lent de la Sonate de Franck des mieux inspirés. B-4 ¦ Le Devoir, jeudi 7 novembre 1991 CINEMA ASTRE I: (849-J456J -Hlghlandar 2, the Quic- kening 7 h, 9 h II: Year ol the Gun 7 h 10,9 h eople Undei l#»7h— 77)« 7 849-3456) -H h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 II: Fortuna Ex-praaa 1 h 15, 3h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 III: Hoba nolra 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30,9 h 30IV: L'amant daa autraa 1 h, 3h05,5h 10, 7h 15.9 h 20 V: La champlonna sam dim 1 h 30,3 h 30, 5 h 15— Pour Sacha 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 15 ilngi 20 III: People Undar tha Stalra 7 h 15.9 h 15 IV: Shout 7 h— Tha Flahar King B h 45 BERRII: (849-3456) — Highlander 2, la ratour 1 ' “130,9 (849-3456) - Tha Commit-lit BONAVENTURE m«nt»7h,9h 1511: Rambilng Ro**9h30— Barton Fink 7 h 15,9 h BROSSARD I: (849-3456) — L'argant daa autraa 7 h, 9 h 20 il: L'aaaaaaln louait du trom- bona 7 h 10.9 h 25 III: Roba nolra 7 h 15,9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- La pâlit homme! b 15.9 h 25 2: La loi da la rua! b— La Un da Fraddy.l'ultime cauchemar 3 b 153: L'argant daa autraa 7 h 25.9 h 30 4: Da-llcataaaan 7 h 20,9 h 20 5: L'aaaaaaln louait du trombona 7 h 20.9 h 25 •: Paopla Undar tha Stalra 7 h 20,9 h 30 CENTRE EATON 1 : Mil- Shattarad 12 h, 2 h 05,4 h 20.6 h 40,9 h 2: La paaaé ravlant 12 h 05,2 h 20,4 h 40, 7 h, 9 h 20- 3: Trompéa 12 h 05, 2 h 20.4 h 40.6 h 55, 9 h 20- 4: Tha But-chara Wlfa 12 h, 2 h 10.4 h 30,6 h 50,9h 15 5: Tha Doctor 1 h, 3 h 40,6 h 20,9 h 10 8: Deceived 12 h 15 2 h 30.4 h 50, 7 h 10,9 h 30 CINEMA QUÉBEC CANAROIÉRE: (661 8575)—L« Un da Fraddy 19 h 15,21 h 10 CINEMA LIDO: —Hlghlandar 219 h, 21 h — L'arganl daa autraa 19 h.21 h 05— Barton Flnk 19 h — La loi da la rua21 h 10— Roba nolra 19h, 21 h 10—Trompé* 19h, 21 h 10 LE CLA?:(650-CLAP)— Dallcataaaan van au jeu 12 h 30.14 h 40,16 h 50,19 h, 21 h 15 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Julia at aaa 2 amanta 7 h 20,9 h 30 - La doubla via da 7 h 20,9 h 30 Trompéa 7 h 10, 9 h 20- Trou-blaa 7 h 15,9 h 15 La pané ravlant 7 h 05,9 h 25 La roi pécheurs h 10.9 h PLACE CHARE8T: (529-9745)- Hlghlandar 2 12 h 45,14 h 50.16 h 50,19 h, 21 h 15- Madame Bovary 12 h 30.15 h 35.18 h 30.21 h 25— Robin daa Bola 12 h 30,15 h 30.18 h 40.21 h 30- Ail-aéa 13 h.15 h, 17 h, 19 h.21 h — Daa pllotaa en l'air 12 h 50,15 h, 17 h 05,19 h 20, 21 h 40-L* loi da la rua 13 h 30.16 h, 19 h 15, 21 h 40— Roba nolra 13 h, 15 h 10,17 h 15.19 h 30,21 h 40— L'argent daa autraa 13 h 45.16 h 15.19 h 40,21 h 50 LE PARIS: (694-0891)- La Un da Fraddy 19 h 30, 21 h 30— Paopla Undar tha Stara 19 h, 21 h — La alienee daa agneaux 21 h 15- L'aaaaaaln louait du trombona 19 h PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Terminator 2 ven aumar 9 h - Frankla and Johnny ven a mai 6 h 30— Flahar King *en à mar 9 h —A propoa d'Henri ven à mar 6 h 35 STE-FOY 1 : (656-0592)- Billy Bathgate 7 h.9 h 20 2: Curly Sualb.9 h 10 3: Other People'a Money 7 h 15.9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)- Year ol tha Gun 1 h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 30 2: Hora la via 1 h 15, 3 h 15,5 h 15,7 h 15, 9 h 15 3: UtUe Man Tata 1 h 45, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Salle 1 : Toto la héroa tous les soirs 7 h 30,9 h 30, — Salle 2 Drugatora Cowboy 7 h.anglais 9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Frankla and Johnny 7 h Shattered 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Robin daa Bola 9 h, -Trompéa 7 h 2: Terminator 2 7 h, 9 h 30 — 3: La roi péchaurSh— Génialmaa parante divorcent 7 h— 4: Daa pllotaa an I air 7 h — L'année de l'évall t h 50 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Lauront, Mil (843-6001) — La manière nigra, Aimé Cé-aalra, chemin laleantt&h 45,19 h 50— Ré-troapactlva Michel Waquant2\ h CINÉMA PARI8: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nidt (849-3456)— Homicide 7 h— Houae Party 2 9 h 20 2: Hlghlandar 2, the Quickening 7 h, 9 h 3: Year ol the Gun 7 h, 9 h 20 4: Paopla Undar tha Stalra 7 h 20,9 h 30 5: Little Man Taie 7 h 15.9 h 25 6: Black Roba 7 h 05,9 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Momlng/Attack on a Bakery 18 h 35— Another Sida 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) - Billy Bathgate 6 h 25, 9 h 2: Frankla and Johnny 6 h 50, 9 h 20 CINÉPLEX I: (849-3456) - Dallcataaaan 1 h, 3 h 05,5 h 10,7 h 15,9 h 20 2: Doubla Impact 1 h, 5 h 10,9 h 20- Daa pllotaa an l'air 3 h 15,7 h 25 III: La alienee daa agneaux 1 h 15.4 h, 7 h OS.9 h 25 IV: Europe Europe 1 h, 4 h, 7 h.9 h 25 V: Robin daa Bola, prince daa voleura 12 h 50.3 h 40,6 h 30,9 h 20 VI: Nalllgan 1 h, 7 h - Tha Commitments 4 h, 9 h 15 VIT: La loi da la rua 1 h 05,4 h 15, 7 h 05,9 h 25 VIII: La Un da Freddy.l’ultime cauchemar 1 h 05,3 h 05.5 h 05,7 h 05, 9 h 05IX: Il danaa avec laa loupa 1 h 30.5 h,8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Ail-aéa 11) 05.3 h, 5 h, 7 h 05,9 h 10 II: Délicates-•en 1 h, 3 h 05.5 h 15, 7 h 30,9 h 45 III: Medlter-ranéo 1 h, 3h 05, 5h 10.7h 15,9h20IV: Lape-Ut homme 1 h 10,3 h 15.5 h 20.7 h 25,9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mil (283-8229)— Paa d'amltlé i moitié 19 h.CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (849-3456) - Roaa paaalon 7 h, 9 h 15 DAUPHIN I: (849-3456) — Madame Bovaryc sem 8 h 3011: L'aaaaaaln louait du trom-bone sem 7 h, 9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456)- Rambling Roaa 7 h 15,9 h 30 2: Tha Commltmenta 7 h, 9h20 OORVAL I: (631-8586) - Curly Sue 7 h 10,9 h 30 II: Frankla and Johnny 6 h 35, 9 h 20— III: Other People'a Money 7 h, 9 h 15 IV: Flahar King 6 h 30,9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)— Frankla and Johnny 6 h 40,9h 05 2: Other People'a Money! h, 9 h 10 3: Flaher King 6 h 20,9 h MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.JEUDI 7 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto pour flûte (Telemann) concerto pour 3 hautbois (Telemann) concerto pour trompette (Telemann) trio op.50 (Granados) DEMAIN SOIR, 22:00 sonates à trois et à quatre (J.F.Fasch) symphonie op.37 no 3 G.517 (Boccherini) symphonie no 4, 2-3e mouv.(Schubert) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Cette année, soyez de la fête! ET PARCOUREZ LE MONDE! THAÏLANDE IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT i LE 29 N : i99i MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RET0UNEZ A CIEL, CP 98,5, L0NGUEUIL J4H3Z3 NOM PRENOM ADRESSÉ Vltlf CÛDf POSTAI rtlfPMONf CfJUPON ORifjlNAl OBllCATOiftf PMOrOCOPif RfFlJOU QUESTION 0 HABILITÉ A COMPUTE fl % .8,5 LE DEVOIR DU PLATEAU 1 : (521-7870)- La roi pécheur 7 h Troublaa 9 h 35— 2: A propoa d'Henri 1 h 20, 3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 20 FAIRVIEW I: (697-8095) — Shattarad 7 h, 9 h 15- II: The Butchara Hrite 7 h 10.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Black Roba 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 2: Homicide 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h 9 h 15 3: My Own Private Idaho 12 h 45,2 h 55,5 h 10.7 h 20,9 h 304: TheAd/uatert h.3 h, 5 h, 7 h.9h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Other People'a Money 7 h, 9 h 10 2: La paaaé revient 7 h 20,9 n 30 3: The Butchara Wtta 7 h 10.9 h 25 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— IMPÉRIAL: (288 7102) - Flahar King 12 h 30, 3 h 15,6 h 05.9 h., mer jeu.12 h 30,3 h 15 LAVAL : (688-7778) - 1: Curly Sue 7 h 10, 9 h 20 2: Billy Bathgate! h, 9 h 10 3: Troublaa 7 h 20,9 h 25 4: La paaaé ravlant 7 h 10.9 h 15 S: Other People'a Money 7 h, 9 h 6: Le roi pécheur 6 h 20,9 h 20 7: Frankla and Johnny 6 h 40,9 h 108: Shattered!b 10.9h 159: Deceived! h 20,9 h 30 10: The Butchara YYHa 7 h.9 h 1011: Trompéa! h 10,9 h 2012: L'année da l'évall 7 h— Flahar King 9 h 20 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- Hlghlandar 2, la retour! h 40,9 h 30 2: Robe noire ! h 20,9 h 15 LOEWS 1^861-7437) - Billy Bathgate 12 h 10.2 h 20,4 h 35, 7 h, 9 h 20 II: Frankie and Johnny 1 h 15,3 h 50,6 h 30,9 h 05 III: Other People'a Money 12 h 30,2 h 40,4 h 50, 7 h 10, 9 h 35 IV: Paradlae 12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 V: Dead Again 12 h 15,2 h 30.4 h 45, 7 h 10,9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: Décalogue 3-419 h- La Mlaalon 21 h 15- Salle 2 Midnight Run 19 h 15— La ratour da Martin Guerre 21 h 30 OUTREMONT: (2730437)- PALACE 1:— Curly Sue 12 h 20,2 h 40,4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 II: Ricochet 12 h 15,2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 25 III: Naceaaary Roughnaaa 1 h 30.4 h, 6 h 40,9 h 15— IV: Terminator 212 h 30.3 h 20, 6 h 15, 9 h V: Robin Hood, Prince ol thé T/i/eire» 12h 30, 3h 15,6 h 10,9 h VI: Ernaat Scared Stupid 12 h 20,2 h 25,4 h 30,6 h 45, 9 h 05 PARADIS I: (849-3456)- Hlghlandar 2, la retour 7 h, 9 h II: L argent daa autraa 7 h 10,9 h 10 III: La loi da la rua 7 h, 9 h 10 PARISIEN I: (866-3856)- Laa aacreta protaa-alonnala 5 h 20, 7 h 20,9 h 25- Génial maa paranta divorcent sam au jeu.12 h 45 3 h II- Dead Again 12 h 15,2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 20111: Troublaa 12 h 50,3 h 05, 5 h 10,7 h 15, 9 h 30IV: L'année da l'évall 12 h 30,2 h 45, 5 h, 7 h 05 9h 15 V: Docteur/W.12h30,2h40,4h55,7h 9h 20 VI: La double vie del h, 3 h 10,5 h 15 7 h 20.9 h 30 7: Le roi pêcheur 12 h 20,3 h 15,6 h 15.9 h.PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - People Undar tha Stalra 1 h, 3 h, 5 h 10,7 h 20,9 h 30 11 : Hlghlandar 2, the Quickening 1 h 30, 3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 III: Houae Party 21 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Hlghlandar 2, la ratour 7 h 15,9 h 15 2: La loi da la rua 7 h, 9 h 15 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Year ol tha Gun 7 h.9 h 20 2 : Homicide 7 h 30— Houae Party 2 9 h 25 3: L'argent daa ' 11 ^lésait i aie r n U5 9 h 15 5: Hlghlandar 2, the Quickening 7 h 15,9 h 15 •: People Undar tha Stalra 7 h 30 9 h 35 7: Le loi da la rua 7 h, 9 h 10 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— Tha Commltmenta 7 h 15— The Adluater 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7B80) - Billy Bathgate! b 9 h 15 II: Lapaaaé revient! b 15, 9h 30 III: Le roi pécheur 6 h 20,9 h — IV: Trompée 7 h 15 9h30— V: Cur/ySue7h15,9h30VI: Trou-blaa 7 h 05.9 h 10 Â SURVEILLER SUR SCENE AGORA DE LA DANSE: 840est Cherrier, Montréal (525-1500)— Le Studio: Danse Kalashas présents Événement Re Sources, du 5 au 10 nov, spectacles de danse indienne traditionnelle kathakali les 7-9 nov a I7h 30, le 8 nov à 22b , danse kathak, le 9 nov a 22h , ensemble 2 styles, le 10 nov a 15h .Danse Kalashas, du 5 au 9 nov à 20b L’AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h,15 à 02h 30— Jean Fernand Girard Quintet, du 7 au 10 nov ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke.Montréal— Sylvie Lambert, violoncelle.Sandra Hunt, piano, le 7 nov à 12h.AUDITORIUM EDOUARD-MONTPETIT: 100 est de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Trésors de l'Espagne, avec Robert Jean, du 7 au 11 nov., lun.20h., jeu.ven 19h, sam.I9h et 21h.30,dim 13h.30et t6h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cari Tremblay, du 7 au 10 nov.à 22h,30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar, 19h.a 24h, mer au ven 17h 30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven.a compter de 22h , sam à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, planiste/chanteur, lun.mar de 17h.à 19h — Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.30 à 24h BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Jules Lavoie et Dany Pouliot, du 7 au 9 nov.à 20h.BOZO BISTRO-BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gingras, du mer.au sam.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— « Anne est morte > de René-Daniel Dubois, m en s.Jean-Marie Lelièvre, du 6 nov au 21 déc CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Trilorium, 255 est Ontario.Montréal (522-1245)— Steve Faulkner et ses musiciens, le 7 nov à 20h,30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (872-5338)— Récital de Jean Saulnier, pianiste, oeuvres de Bach, Brahms et Schubert, le 7 nov.à 20h CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Montréal (270-7848)— Mane-Lise Pilote, humoriste, en spectacle du 6 au 9 nov.ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente € L'homme qui n'avait plus d'amis • texte et m.en s.Robert Gravel, du 8oct.au 9 nov , mar au sam.â 20b 30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Groupe multidisciplinaire de Montréal présente < Voilé ce qui se passe à Orangeville » de Hitlar Liitoja.m en s Jean-Luc Denis, du 17 oct au 16 nov.OBSCURE: 729 Côte d'Abraham.Québec (418-529-3775)— Miklos Peternak, sélection vidéo hongroise, le 8 nov.â 20h.LE P’TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Marie de Laval, auteure-compositeure-inter-prète, le 7 nov à 21 h.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente ¦ Le scalpel du diable » de Jean-François Caron, m.en s Claude Poissant, du 29 oct au 30 nov., mar.au sam.à 20h 30.dim.à 15h — • La Belle et les bêtes • un zoopéra m.en s.Gilles-Philippe Pelletier, avec Christine Lemelin, mezzo-soprano, airs de Ravel, Durey, Absil.Caplet, Kosma et Daunais, poèmes d'Apollinaire, Prévert, Desnos, ainsi que des fables de Lalontaine.les 10-11 nov.à 20h 30 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal (398-4547)— Sinfometla de McGill, Groupe vocal de McGill, dir.Timothy Vernon, oeuvres de Mozart.le 7 nov.a 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis, Montréal (282-3900)— ¦ La trilogie des Brassard » de Michel Tremblay, m en s.André Brassard, du 27 sept au 31 oct., mer au jeu.â 20h , ven.sam â 19h , dim.â 15h , (prolongation du 7 au 10 nov , jeu.au sam.19h., dim.à15h.) THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Vieux-Montréal (288-3161)— < Goodnight Desde-mona • de Ann-Marie MacDonald, du 31 oct au 15 déc THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (843-7738)— « Nuits blanches » textes de M Garneau, L.Vaillancourt, P.Y Lemieux, J.F Caron, E.Charpentier, C Poissant et L.Bombardier, m.en $ Jean-Frédéric Messier, du 1er au 23 nov., lun.au sam.à 20b.THÉÂTRE D.B.CLARKE: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (842-7954)— L'École nationale de théâtre du Canada présente • Village of Idiots » de John Lazarus, m en s.Allen Maclnnis, du 5 au 9 nov.à 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— « Le leucon • texte et m en s.Marie Laberge, du 30 oct.au 7 déc , mar.au ven à 20h , sam.16h,30 et 21h.THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— « Éléphantissimo » texte et m.en s Benoit Dubois, jusqu'au 22 déc., les sam et dim.â 15h.réservations sur semaine pour groupes THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « L'Opéra de Quat'Sous • de Bertolt Brecht, m.en s.René Richard Cyr, du 19 nov.au 14 déc., mar.au ven à 20h., sam.16b.et 21 h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Joue-le pour moi, Sam > de Woody Allen, traduction et m.en s.Denise Filiatrault, du 12 nov au 7 déc., mar.au ven.à 20h., sam.16h et 21h„ dim.15h UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Studio d’essai Claude-Gauvreau, 405 est Ste-Cathe-rine, Montréal (987-3456)— Le département de théâtre de l'UQAM présente Houba! Clowns, dir elm en s Martine Julien, du 6 au 9 nov.à 20h 30 Cç soir à 20 h, Nouvelle Acrôpole, 1631 rue St-Denis, vous invite à une conférence intitulée : « La cathédrale au Moyen Âge ».Réserv.: 848-0553.¦ Ce soir à 18 h, les conférences de l'École d’architecture vous invite à une cori-férence de M.Alexis Josic, intitulée « Alexis Josic : une démarche subjective », à l’amphithéâtre Krnest-Cot «lier (salle 2040), Pavillon 5620 Darlington (métro Univ.de Montréal).343-6007 ¦ Ce soir à 18 h 30, l’Union française invite tous les inlmigrants parlant la langue française à une soirée déformation sur le marché du travail au Québec, avec Mme Camélia Surdulescu, au 429 rue Vi-ger est à Montréal.Entrée bbre.845-5195.¦ La Société de biologie de Montréal organise une série d’expéditions écologiques en collaboration avec Accent Voyages.Ce soir à 19 h 30, soirée d'information sur Sanibel/Kverglades et Iles-dela-Ma-deleine, à l'auditorium du Jardin botanique de Montréal.Rens.: Marie Bru-nelle au 584-2971.¦ Ce soir à 18 h, l’UQAM vous invite à une conférence de M.Gilles lloude intitulée : « Le langage des données », en la Salle Marie-Gérin-Lajoie, JM-400, pavillon Judith-Jasmin, 405 rue Ste-Catherine est.Rens.: Nicole Hébert au 987-3664.¦ L’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail vous invite aux conférences-midi avec Mme Lucie Laflamme sur le thème : « Classification et typologie d’accidents du travail comme outil de prévention : l’exemple de l’industrie automobile suédoise », à la salle 1201 du 505, boul.de Maisonneuve ouest.Rens.: 288-1551, poste 205.¦ Journée de réflexion et banquet d’anniversaire sous la présidence d’honneur de Yvon Deschamps, le mardi 19 novembre de 13 h à 20 h, à l'Hôtel Delta, 450 rue Sherbrooke ouest.Réserv.: 272-0680.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée : « Travail et santé », au Collège Montmorency, 475, boul.de l'Avenir à Laval.Rens.: 667-8821, poste 441.¦ Dans le cadre de la Semaine de la culture japonaise, conférence : introduction à la langue japonaise du point de vue de ses caractéristiques culturelles, par M.Tsunoda, aujourd’hui de 14 h à 16 h, au pa- villon japonais du Jardin botanique de Montréal.Rens.: 872-7954.Aujourd’hui de 10 h à 13 h, l’UQAM vous invite à une conférence sur le thème « Le linguistique et le musical : percep tion auditive liée à la musique et à la poésie », au Pavillon Judith-Jasmin, local J-4935.Rens.: 987-7770.¦ Ce soir à 20 h, conférence intitulée « La littérature et la beauté du monde », à l’Université Laval, auditorium, pavillon La Laurentienne, Québec.Entrée libre.Rens.: 358-2000.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre per manent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h ; à Vimont ( Laval), Cité de la Santé, Hall d’entrée, 1755, boul.René-Laennec, de 10 h à 16 h 30; à Granby, Les Galeries de Granby, 40 rue Évangéline, de 10 h 30 à 20 h, et à Mont-Royal, Centre Rockland, 2305, chemin Rockland, de 14 h 30 à 20 h 30.Reas.: 937-1941.¦ L'Association internationale des professionnels en communication vous invite à un déjeuner-causerie sur le thème : « L'écrit français en Amérique du Nord est-il en voie de disparition » avec comme conférencière Mme Solange Chaput-Rolland, le mardi 12 novembre dès 8 h 30, à l’Hôtel Inter-Continental Montréal, 360 rue St-Antoine ouest.Réserv.: 499-9001.¦ L'Arc-en-ciel vous invite à un atelier animé par Claude Morissette sur le thème : « Le rêve, miroir de là réalité intérieure », à compter du 12 novembre, au 1028, boul.Henri-Bourassa est.Rens : 388-5,334.¦ Aujourd’hui à 11 h 30, Info-Femmes, 8446 A rue Hochelaga, vous invite à venir rencontrer le lieutenant Lison Ostiguy qui nous parlera de sa vie de femme au sein du corps policier.Rens.: 355-4529.¦ Le Cercle C.G.Jung de Montréal organise un séminaire sur les concepts de base de la psychologie analytique, animé par Jan Bauer, les 30 octobre, 13 et 27 novembre, 11 décembre, 15 et 29 janvier, 12 et 26 février, 11 et 25 mars, 8 et 22 avril.Rens.: 8444153.V Le vaccin anti-gi al est disponible gratuitement au CLSk St-Léonard.Prendre rendez-vous au 328-'J460.L'ACTION D'UN PRÊTRE DANS LES BIDONVILLES DE SÀO PAULO, BRESIL.Le Monde de Fredy Kunz UN FILM DE MICHEL RÉGNIER UNE PRODUCTION DE L'ONF ET DE L ACDI Les 8,9,10,12 et 13 novembre à 19 h Cinéma ONF Complexe Guy-Favreau 200, boul.René-Lévesque ouest 9 Office National national du film Film Board du Canada of Canada Dans CINQ JOURS .La douce séduction S'ÉTENDRA DEVANT NOUS.TtePHAiVîmi «f theOPE ii.rn a irr,iv/\ il c A N I) R E W LLOYI) WEBBER m is en s cène 12 nov., 1991-20 FÉV., 1992 AVANT-PREMIÈRES: 12 et 13 novembre 1991 Gala d'ouverture: jeudi 14 novembre 1991 au profit de la Fondation du Diabète Juvénile.Version originale! En anglais avec des surtitres en français.O Théâtre Maisonneuve KJ KJ Place des Arts, Montréal par HAROLD Réservez une soirée AVEC LE PHANTOM (514)790-2222 Billets en vente également au guichet de la Place des Arts et aux guichets TickctMastcr (situés dans certains magasins de La Baie) Quelques places encore DISPONIBLES POUR NOVEMBRE P R I N C E Groupes: (20 personnes minimum) téléphonez : (S14) 874-9153 au Québec (416) 925-7466 en dehors du Québec Réservez une plate de choix grâce à Avant-premicre de American Express, composez le (514) 790-0300 i Canadien La lélévi^ion du jeudi soir pm un
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