Le devoir, 9 novembre 1991, Supplément
LE DEVOIR Montréal, samedi 9 novembre 1991 cahier spécial Salon du livre et Entrée libre à Part contemporain UU wvK»««nt ¦¦c ****** Ai4 IJW.IVfrM'N lr\ grands nn slitvs de ti Jikmk* • • ‘ *'-Neiges le samedi 16 novembre de 14h.à 15H30. 22 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 • le plaisir do ivres Les invités au Salon Serge Tr» îfaut UN SALON du livre sans in vités, c’est comme une discothèque sans Duke Ellington ou une bibliothèque sans Raymond Queneau.C’est fade.Et comme au Salon on aime bien mettre son grain de sel, on a envoyé des cartons d’invitation à des romanciers comme à des essayistes.Lesquels ?Hervé Bazin, Régine Desforges, Christiane Duchesne, Suzanne Jacob, Dany Laferriere, Emmanuel Locha Mateso, Paul Ni-zon, Solange Chaput-Rolland, Jean Provencher et Esther Rochon seront tous et toutes présents au Salon.Ces personnalités au parcours respectif très singulier rencontreront un public tout aussi divers.Pour des raisons qu’on ignore le célèbre journaliste et biographe Jean Lacouture vient de se décommander.Initialement, il devait présenter le tome 1 de son histoire des Jésuites récemment publié par les éditions du Seuil.Né à Angers, Hervé Bazin est connu pour avoir écrit ce Vipère au poing sur lequel des milliers d'étudiants dissertent chaque année ainsi que pour sa fonction de président de l’académie Concourt.Depuis plus d’une dizaine d’années, c’est Bazin en effet qui communique l’identité du gagnant de ce prix extrêmement recherché par les romanciers comme par les éditeurs.Dans les textes de présentation du Salon, il est indiqué que l'oeuvre de Bazin se divise en deux périodes.« La première, celle où il règle ses comptes avec la famille par le biais de Vipère au poing ou de La tête contre les murs par exemple; et la seconde, celle ou l’écrivain rentre ses griffes, adoucit ses personnages et prône une morale de paix et de fraternité, avec des livres comme Lève-toi et marche et Ce que je crois.Après Le Matrimoine qui nous proposait le portrait d'un homme comme époux, il lance aujourd’hui L’École des pères qui brosse celui du même homme comme paternel.» Comme Bazin, Régine Deforges est originaire du Poitou.À la différence de Bazin, elle a pénétré le monde de la fiction littéraire en publiant les livres des autres avant d’écrire les siens.En 1968, elle fonde sa maison d’édition.Que publie-t-elle ?Le con d'Irène d’Aragon en 1968.Le livre provoque un scandale tel, que Régine Deforges, après les procès qui lui ont été intentés et les amehdes qui lui ont été imposées, ferme boutique.En 1976, elle récidive.Elle ouvre une nouvelle maison d’édition.Ça ne marche pas.Alors elle ferme.Elle s’oriente vers l’écriture.Elle rédige Blanche et Lucie.Fayard le publie En 1980, elle écrit et réalise Contes pervers.En 1982, elle publie le premier tome d’une trilogie romanesque sur fond de Deuxième Guerre mondiale.C’est La bicyclette bleue, un roman qui s’appuie sur le modèle d’Autant en emporte le vent.C'est le succès.L’immense succès.Dans la foulée, elle publie 101, Avenue Henri-Martin en 1983, et Le Diable en rit encore.Le ti- rage combiné de ces romans ?Sept millions d’exemplaires.Régine Deforges est présidente de la Société des gens de lettres depuis 1989.Elle est également membre du jury du prix Fémina.Le dernier roman de Suzanne Jacob s’intitule L’obéissance, au Seuil.Il vient tout juste d’être pu- blié.L’histoire de ce quatrième roman est grave.Très grave.Dans L'obéissance, Suzanne J acob met en scène une mère qui tue son enfant « pour lui apprendre à obéir » Auparavant, elle avait obtenu le prix du Gouverneur général et le prix Québec-Paris pour Laura Laur.Ces deux fictions mises à part, Suzanne Jacob a signé Flore Cocon et La Passion selon Galalée.Dany Laferrière a connu le succès avec la parution de Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer.Pour se retrouver, il a fui Montréal et l’hiver.Il s’est installé à Miami.C’est là, dans cette ville où .évoluent les « Dolphins de Miami » de la Ligue nationale de foot ball, que Laferrière a écrit L’Odeur du café.Un roman sur l’enfance.Sur son enfance haïtienne.Emmanuel Locha Mateso est chargé de cours à l’Université de Paris-Nanterre.Originaire de Blukwa, au Zaïre, M.Mateso a publié deux essais sur les littératures africaines, soit La Littérature africaine et sa critique en 1986, et Anthologie de la poésie d’Afrique noire d'expression française en 1987.La troisième étude de Mateso qui se consacre à l’étude, l’analyse, s’intitule Dire l’Afrique aujourd'hui : les écrivains africains des années HO.Cet essai paraîtra prochainement.Jusqu’à présent, Jean Provencher a publié 13 livres sur l’histoire du Québec.Le dernier paru, Chronologie du Québec, fait notamment le lien entre « l’arrivée présumée » des premiers asiatiques en Amérique, 35 000 ans avant Jésus-Christ, et le référendum de mai 1980.Il travaille actuellement à la formation d'un musée régional de l’agriculture et de la colonisation au Saguenay-Lac-Saint-Jean.De Paul Nizon, plusieurs critiques affirment qu’il est un des plus talentueux écrivains de sa génération.En 1975, il a publié Sfo/zqui devait le placer sous les feux de la rampe.Passionné par la vie des villes, Nizon a « usé» Rome pour son dernier roman, soit Canto.Le bouddhisme et les méditations qui l’accompagnent sont au coeur du travail d’Esther Rochon.Son champ de prédilection ?La science-fiction.Son dernier roman, L'espace du diamant, publié cette année, a été couronné par le jury du prix de la Science-Fiction et du Fantastique québécois.Les deux autres personnalités .que le Salon a invitées sont la sé-natrice Solange Chaput-Rolland, et Christiane Duchesne qui l’an dernier recevait le prix du Gouverneur général pour Ribilsa ou l’étrange voyage de Clara Vie dans la caté gorie littérature pour la jeunesse.Le Petit peuple ARRIVE AU SALON DU LIVRE Décl icace de l'auteur, Al Daniel, tous les jours ¦> W*"" PR'.VMECiA « AU SALON DU LIVRE DE MONTREAL STAND 869 la pleine lune ,thet Roch° r„J^*'"tf ^ *%$**'% au Ia»i«l,au ouverts e V\e%e 3 angry ,e B\o«faU de Vew' .nre De"sl N'anuemdciar^ ,\e Houde \nconnus < du \ard'n Les Editions de la Pleine L une ____—vous invitent y* w- \ à venir rencontrer.Bienvenue au Salon du livre de Montréal N’oubliez pas de vous arrêter au stand de la BIBLIOTHÈQUE NATIONALE I)U CANADA (nos570-572) Venez nous rencontrer afin: • d’en apprendre un peu plus sur la Bibliothèque; • de venir voir ce que le programme LISEZ SUR LE SUJET a de nouveau à vous offrir; • de trouver les bonnes réponses à notre jeu-questionnaire (questions les plus souvent demandées à notre service de référence) et gagner ainsi un sweat-shirt LISEZ SUR LE SUJET.A bientôt! ¦ Bibliothèque rationnlo National Library /"t JIH l"l du Canada ol Canada Au kiosque du DEVOIR DU 14 AU 19 NOVEMBRE, durant toute la durée du Salon du livre, LE DEVOIR occupera un kiosque — le stand S 33.On pourra y rencontrer des employés du journal, et des journalistes.On pourra y trouver des copies des cahiers littéraires du « Plaisir des livres ».Aussi, un concours est organisé (vous trouverez des bons à remplir dans le journal ces jours-ci) par lequel on pourra gagner un billet pour des vacances de lecture au soleil.Pin effet, le gagnant du concours du DEVOIR recevra un billet pour un vol vers une destination-soleil et 30 romans québécois.> Dirdieillin Orner DeSerres Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ¦ 23 • IrpItMH Jet ivres Horaire ¦ Gérard-Marie Boivin animera quotidiennement de 14 h à 15 h une table ronde intitulée Comme un giand livre ouvert.¦ Jean-François Doré animera sur place, le samedi 16 novembre entre 14 h et 16 h, l’émission Nostalgie.¦ La Magnétothèque vendra bien de ses livres lors d’un encan qui se tiendra le samedi 16 novembre.¦ L’Union des écrivaines et écrivains québécois invite les auteurs comme le public à un brunch littéraire.Le 17 novembre à 11 h au Salon Outremont de l’hôtel Bonaven ture Hilton International.Coût du billet : 13 $ ¦ Dans le cadre du Café littéraire Alice Parizeau , Andréanne Lafond recevra les auteurs suivants : Yves Beauchemin, Solange Chaput-Rolland, Régine Deforgeset Esther Rochon.Quand ?Le vendredi 17 mars à 10 h, 13 h, 15 h et 17 h.¦ Pour souligner la 14e édition du Salon, la Cinémathèque québécoi se présentera cinq longs métrages réalisés à partir des romans québécois suivants : Tinamer, Les trois Montréal de Michel Trembla y, Le grand sabordage, IXE 13, La dernière neige, et les courts métrages Speak White, The Wandere r/L'étra ngeret The Street.Du 12 au 17 novembre à compter de 18 h 35.¦ Le vendredi 15 novembre, le réseau AM de Radio-Canada diffusera ses émissions du jour en direct du Salon.¦ Tout au long du Salon, le public pourra consulter deux banques de données informatisées, soit Les livres disponibles canadiens de langue française édité par Bibliodata, et CD ROM qui n’est rien de moins que l’inventaire de tous les livres disponibles en langue française .L’année des anniversaires Serge Truffaut AU COURS de la quatorzième édition du Salon du livre de Montréal, pas moins de cinq prix littéraires seront attribués, une dizaine d’écrivains seront in-; vités et plus d’une douzaine de mai-I sons d’édition seront fêtées.Qu’on se le dise, l’année 1991 sera l’année des anniversaires.À tout seigneur, tout honneur, commençons par la plus presti-( gieuse des maisons d’édition qui se-i ront saluées, soit la maison construite par Gaston Gallimard avec la complicité d’André Gide et Jean Schlumberger.Cette année, Gallimard a 80 ans.Huit décennies au cours desquelles elle a publié 11 000 titres, mis sur pied 130 collections tout en en parrainant 4000 auteurs.Et quels auteurs ! Raymond i Queneau, Jean-Paul Sartre, Albert ! Camus, Georges Simenon, Marcel Aymé, Patrick Modiano, Philippe Sollers, André Malraux, Jules Romains, Roger Martin du Gard, Jean Giono, Eugène Ionesco, Simone de Beauvoir et Paul Morand pour les j Français; William Faulkner, Thomas Bernhard, Raymond Chandler, George Orwell, Jorge Luis Borges i et Julio Cortazar pour les écrivains étrangers, sont quelques-uns des grands noms qui ont franchi les portes du siège Gallimard localisé sur la rue Sébastien Bottin.Le grand regret de Gallimard ?Avoir raté les premiers Marcel Proust.Gallimard, c’est l’aristocratie littéraire du XXe siècle.Les Éditions Beauchemin ont 150 ans cette année.Au sommaire de ce fonds littéraire, on peut repérer PHOTO JACQUES GRENIER Élizabeth Laffont et Bertrand Farreul célébraient en août dernier à Montréal les 50 ans de la maison Robert Laffont.Un anniversaire qui sera souligné au Salon du livre.les noms de Gabrielle Roy, Félix Leclerc et autres.Aujourd’hui, cette maison d’édition exploite surtout le créneau du livre scolaire.Cette année marquera sa première participation au Salon du livre de Montréal.cès.Les Écrits des Forges et Les Éditions du Noroît se consacrent toutes deux à la poésie.Elles ont vingt ans.Le Noroît a été fondée par Célyne Fortin et René Bonen-fant.Sous leur bienveillante super- vision, plus de 220 ouvrages écrits par 80 auteurs ont été publiés.Les Forges a été fondée par Gaston Bellemare et le poète Gatien La-pointe.Son catalogue comprend 200 titres dont une cinquantaine en coédition avec des maisons françaises.Chaque année, cette maison d’édition organise le Festival de poésie de Trois- Rivières.Les Éditions de la Pleine lune et Les Éditions JCL ont quinze ans.Depuis sa fondation, « La Pleine lune » n’a pas dérogé une fois à la ligne que Marie-Madeleine Raoult et Rolande Meunier s’étaient fixée au tout début, soit de publier uniquement des livres écrits par des femmes.Dans le catalogue de 62 titres, on relève les noms de Pauline Harvey, Anne Dandurand et Esther Rochon.Fondée en 1971 par Jean-Claude Larouche, Les Éditions J C L a publié une centaine d’ouvrages.Les éditions du Méridien et Louise Courteau ont dix ans aujourd’hui.En 1983, le succès de Ils ont vu l'an 2000 a convaincu Louise Courteau d’ouvrir grandes ses portes à l’ésotérisme.Depuis, elle s’est frayé un chemin en France aussi bien qu’en Californie.Exploitant plus d’un secteur, Les Éditions du Méridien a été fondée en 1982.Chez Robert Laffont, on fête cette année le cinquantième anniversaire.Fondée en 1941 à Marseille, Laffont, aujourd'hui, c’est Graham Greene et la collection Bouquins, les essais d’Olivier Todd et les romans de Denis Tillinac, Max Gallo, John Le Carré, les dictionnaires du cinéma, du jazz, de l’opéra, les histoires d’Henri Amou-roux et beaucoup, beaucoup de suc- THÉMA toutes les exigences d'une encyclopédie moderne sous la direction de François Demay LA COURSE D’EUROPE-ASIE À DESTINATION MONDE fW il jendsm En première partie les participants de La Course Europe-Asie nous racontent, avec chaleur et humour, leurs aventures et leurs découvertes.Ris suivez les participants de La Course Destination Monde dans leur périple à l'aide de cartes, d'un lexique géographique et de leur itinéraire.Avec des fiches de pointage, à la fin de l'ouvrage, vous pourrez vous-même jouer le rôle de juge et noter leurs reportages à chaque semaine.VIENT DE PA RAiTRE ET DISPONIBLE EN LIBRAIRIE 19,95 $ LA Coups; Vous avez aimé La Course Europe Asie ?Venez revivre de bons moments avec ces participants au Salon du Livre de Montréal, stand 873, les 16 17 novembre.Jîgh.SOCIÉTÉ njK RAOIO-CANADA » EDITIONS ! SAINT MARTIN T THÉMA l \( 'll I « >l’l I Ml Lan Hisse .Ills t I ( itllli in««n« mai x «m uw caém Offrir un panorama complet des connaissances dans tous les domaines du savoir ?Organiser la multitude des idées et des faits pour en faciliter l’analyse Proposer une illustration d’une exceptionnelle richesse.?vol.1: les hommes et leur histoire vol.2: le monde aujourd'hui vol.3: sciences et techniques vol.4: arts et culture vol.5: sciences de la vie Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, FRANÇOIS DEMAY sera au stand des Éditions françaises inc.samedi, le 16 novembre de 15 h à 16 h.les éditions françaises inc.1411, rue Ampère, Boucherville (Québec) 641-0S14.871-0111 24 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 • le plaisir dfs YVES BEAUCHEMIN Pantoufle, c’est moi ! Dominique Demers ÇA COMMENCE tout bête ment.Guillaume a un gentil papa, une gentille maman et un gentil chien-chien nommé Pantoufle.Ça commence tellement bêtement qu’on se dit que cette fois, Yves Beauchemin a loupé et qu’ Une histoire à faire japper est surtout une histoire plate.Six pages plus loin, on change d’idée.« Ben maudit ! il a encore réussi ».Six pages plus loin, le gentil chien-chien est devenu mutan.Yves Beauchemin s’est inspiré d’un roman russe — Coeur de chien de Boulgkov — qu’il cite à la.seizième page.Pantoufle ne s’est pas fait greffer l’hypophyse et les testicules d’un homme comme son cousin soviétique mais il écrit mieux qu'un élève de troisième année et comprend tout ce qu’on lui confie.Depuis des siècles, Jacques Fortin, directeur chez Québec-Amérique, exhortait l’auteur de L'Enfirouapé, du Matou et de Juliette Pomerleau à signer un titre dans la collection jeunesse.Peine perdue.Et voilà qu'un jour, Renaud Beauchemin, 11 ans, passe la commande : « Je veux un roman pour enfants avec moi dedans.Et mon amirGuillaume.Et sa chienne Pantoufle.Et toi et maman et Louise et Raymond.Le titre sera : Quatre pattes dans l’aventure ».Comme dans Le Matou, le héros d'Une histoire à faire japper, se laisse embarquer dans un rêve et finit par le regretter.Amèrement.Sa quête se transforme et il aspire désespérément à retrouver sa vie simple d'antan.Harcelé par les scientifiques, happé par un producteur, dévoré par les curieux, Guillaume comprend vite que le bonheur est fait de petites choses : « de l’école de Normandie, du parc Ilur-teau, du dépanneur Lavigne, des fonds de cours de son quartier remplis de passages secrets, des bos- PHOTO JACQUES NADEAU ¦Tv 'A m Yves Beauchemin : « En cours de route, je me suis découvert une grande sympathie pour Pantoufle.Je compatissais avec cette chienne aux prises avec la célébrité ».mm HmI tü.i Aîfc vous invite à un débat-rencontre essentiel entre auteurs et éditeurs trancophones du Nord et du Sud.LE DROIT À L'ÉCRITURE ET LE DROIT D'ÊTRE LU à la Place Alcan/Hydro-Québec du Salon du livre de Montréal, le samedi 16 novembre, de 19 h à 20 h 30.Les invités.Locha Mateso (Zaire).Lilas Desquiron (Haiti).Kacou Venance (Côte-d'Ivoire) et.du Québec.Denise Boucher.René-Daniel Dubois et Hervé Foulon, discuteront de l'accessibilité des auteurs francophones du Nord et du Sud aux moyens d edition.SPECTACLE POÉSIE ET RYTHMES AFRICAINS.A19 H VISITEZ LE KIOSQUE DE L ACCT AU SALON OU LIVRE DE MONTREAL quets de la Devinière, des randonnées à bicyclette dans les petites rues du Vieux-Longueuil » Pantoufle, c’est moi, pourrait lancer Yves Beauchemin.Il se contente de dire : « En cours de route, je me suis découvert une grande sympathie pour Pantoufle.Je compatissais avec cette chienne aux prises avec la célébrité.Mais en même temps, j’étais très fier d’elle.» Quelques minutes plus tôt, après avoir commandé son potage, Yves Beauchemin m’avait confié : « Si le potage est infect, je ne pourrai pas le crier haut et fort.Tout comme je n’ai plus le droit d’engueuler mon garagiste.C’est le prix à payer pour la célébrité ».Une somme bien dérisoire quand même, lui avais-je fait remarquer.Mais Yves Beauchemin n’était pas d’accord.« Le vedettariat crée des obligations.On ne peut plus faire semblant d’être M.Toulmonde.Il faut être plus compréhensif, plus patient.Et modeste, tout en restant conscient de ce qu’on vaut.Sinon, on devient un monstre.On décou-» IPUMI Collection Politique et Économie volets .Section B Tendances actuelles l.es grands penseurs cil "»r““ A.Sales us - ir:^' $606-1546-4.2*0 pages.ïft&ïiï.2*.pages, 22 S Disponibles en librairie ou chez IflfflfrM.SSSSSïëS- et G.Labica (décembre 199 U .1.Niosi et coll pages, 22 $ 1SBN2,7 di e suédois?État-providence Ou va le modèle su et protection sociale l^(SS-lbHHU52t.age,nS delaCNUCEl) .L l'-'Vhénen 5 ,8„ pages, 19 $ ISBN 2-JbOb-b”’ ‘ SALON DU LIVRE DE MONTHÉAL STAND 479 gaëliin moriii éditeur ( l> IHO.KOI < III KVII I I QUÉBEC.CANADA I tli'M.Ici (514) 44>>-2.W) Téléc.: (514) 44‘)-|ll% Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ¦ 25 vre vite que le bonheur n'a rien à voir avec le dernier four à microondes ou les feux des projecteurs.Alors on veille à cultiver son intimité, à préserver jalousement sa petite vie ordinaire ».Page pour page, Yves Beauchemin jure qu’il y a autant d’heure et d’ardeur dans ce premier roman pour enfants que dans ses livres précédents.« À la quatrième version, j’ai ressorti mes ciseaux.Écrire 150 mots pour enfants c’est aussi difficile qu’écrire 150 mots pour les grands.Tout ce qui change, dans le fond, c’est l’âge du héros.Les longues analyses psychologiques ?Il n’y en a pas plus dans mes romans pour adultes que pour enfants ».Yves Beauchemin se moque des catégories d’âge étroites et refuse de compter le nombre de mots dans ses phrases.Avec ses 223 pages, Une histoire à faire japper est le plus long roman québécois destiné aux enfants.« Les enfants ne sont pas des oeufs qu’on classe selon la grosseur.Qu’est-ce qu'un roman pour les neuf ans et demi ?Les grandes oeuvres sont tellement riches que tout le monde y trouve son compte.Je n’ai pas encore réussi ça.Mais c’et le cas d'Alice au pays des merveilles et de L 7le aux trésors.Je les relis aujourd’jui avec autant de plaisir qu’à quinze ans.» De Robert-Louis Stevenson, Yves Beauchemin veut retenir la vérité et la densité du récit.« L’île aux trésors raconte la cruauté de la vie.J’ai horreur de la littérature pour enfants bêtifiante.On s’adresse à des lecteurs intelligents qui connaissent déjà l’amour, la passion, l’horreur, la violence .Ce qu’ils n’ont pas vécu, ils l’ont vu à la télévision ».De Lewis Carroll, il admire la folie.« Alice au pays des merveilles, c’est drôle comme le meilleur de Ding et Dong et absurde .comme la confédération.» La littérature à messages lui donne des boutons.Il se dit allergique aux discours édifiants sur l'homosexualité ou la monoparentalité.« La littérature, c’est du plaisir.Un point c’est tout», clame l’auteur.Mais Yves Beauchemin est militanl jusqu’à la moelle comme en témoignent les affiches pour sauver le Vieux-Longueuil tout autour de sa maison.Sans Une histoire à faire japper, il a beau tenter de se museler, de petits messages se faufilent entre deux rebondissements de l’aventure baroque.À la page 8(1, l’au- teur trace un délicieux portrait d’une enseignante modèle, généreuse et efficace.Grâce à elle Guillaume « apprit une fois pour toutes qu’un cheval changeait la fin de son nom en « aux » dès qu’un autre cheval se mêlait à l’histoire, mais que le mot nez, lui ne changeait pas, même s’il y en avait mille ».Mine de rien, Yves Beauchemin glisse aussi quelques mots sur l’architecture, le capitalisme et.René Lévesque.Mine de rien ?« René Lévesque est dans chacun de mes romans.Obligatoirement.C’est ma façon de lui rendre humblement hommage ».Lorsqu’on a rebaptisé le boulevard Dorchester, à la mort de l’ancien premier ministre, Yves Beauchemin était à mi-chemin dans l’écriture de .Juliette Pomerleau.Il a décidé de chambouler le temps et les lieux, quitte à réécrire de longs passages, pour le simple plaisir de loger J u- liette boulevard René-Lévesque.Entre Juliette Pomerleau et son prochain « roman costaud », Yves Beauchemin a décidé d’explorer des sentiers nouveaux.Un deuxième roman pour enfants, Antoine et Alfred, l’histoire d’un rat d’égoût, devrait paraître prochainement.Il a aussi écrit un conte musical avec François Dompierre et travaille présentement a un livret d'opéra avec le compositeur Jacques llétu.L’oeuvre inaugurera la salle de concert de l’Université du Québec à Montréal et des rôles ont déjà été assignés à Colette Boky et Joseph Rouleau.« C’est très avancé, mais je n’ai pas encore trouvé le sujet », dit Yves Beauchemin.Il attend, comme à chacune de ses histoires, que ses personnages décident pour lui.Ht il jure de les suivre jusqu’au bout.Qu’ils soient obèses, mégalomanes ou mutants.f .V-i : y1 Mm® mm LE GRAND CLASSIQUE DU FRANÇAIS ACTUEL Un autre REGARD sur notre CULTURE Après le succès remporté en 1990 par plus de 50 expositions PRESSE DE FRANCE sur 5 continents.Au plaisir de vous rencontrer aux stands « Feu d'artifice » du 14 au 19 novembre 1991 au Salon du livre de Montréal UNIPRESSE/PERIODICA N”‘ 879-81-83-85 et 978-80-82-84 Éditions de la Réunion des musées nationaux L’ART POUR L’ART des ALBUMS DES MONOGRAPHIES DES CATALOGUES D’EXPOSITION DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES DES LIVRES POUR LES JEUNES UNE PRODUCTION DE QUALITÉ Edi presse ^ INFORMEZ-VOUS Salon üu livre tic Montréal: Stands 257-352-354-356 Édipresse Inc.: 945 Ave Beaumont, Montréal (Québec) H3N 1W3TÉL.: (514) 273-6141 Exceptionnellement à cette occasion : DE REMISE SUR TOUS ZV /O LES ABONNEMENTS (prix éditeurs - catalogue 1991) Venez découvrir et consulter près de 1 000 titres allant de la presse d'actualité aux publications : spécialisées, scientifiques, techniques et médicales UNIPRESSE (periodica) 26 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 L t le plaisir Je\ mes LOUIS-BERNARD ROBITAILLE Maisonneuve, entre l’officiel et l’inventé Louis-Bernard Kobitaille : « Kn tout, on n’a pas 42 lignes écrites sur Mai sonneuvc à l’époque, et dans tous les cas il ne s’agit pas de textes de première source ».mm M/.y y < • r#K.________¦* ¦ , mm Jean Chartier LOUIS BKRNARD ROBI-TAILLK a trouvé plus facile d’écrire un roman historique sur Maisonneuve que de mettre le point final à son premier roman.« J’aurais pu en écrire 900 pages.J’ai dû me contenir, élaguer le premier texte », a-t-il expliqué lors d’une entrevue.« /.a République de Monte Carlo, ce premier roman, je l’avais réécrit quatre fois en deux ans.Le Maisonneuve, il s’est écrit en douceur d’août 1990 à mai dernier ».Ce roman historique, ou d’époque, intitulé Le Testament du gouverneur, est fort documenté, mais l’auteur s’y refuse à citer des sources multiples à tout propos.11 fonce plutôt dans le domaine de la fiction, à partir d’informations recoupées sur le personnage et l’époque.Ro-bitaille fait de Maisonneuve un lecteur féru de Descartes qui vient de publier son Discours de la méthode en 1639 à Amsterdam, et un amateur de Rembrandt notamment de son tableau Le syndic des drapiers.« Kn tout, on n’a pas 42 lignes écri tes sur Maisonneuve à l’époque, et dans tous les cas U ne s’agit pas de textes de première source ».Au départ, Louis-Bernard Robi-taille a mis de côté le roman bio graphique écrit à la troisième per sonne.«J’aurais pu faire une fausse biographie.C'est plutôt un texte entre le réel historique et le récit.Il y a deux blocs où Maison neuve raconte sa vie à la première personne, et deux autres blocs qui sont en quelque sorte ses mémoires dictés ».Cette double approche narrative permet de jouer entre « l'officiel et l’inventé».Finalement, dans les mémoires, c’est-à-dire dans les chapitres un et trois, Robitaille a sabré pour la version finale publiée.Au début, le journaliste-romancier avait fait taper sur ordinateur des extraits de la somme de 1200 pages de Marcel Trudel sur La Compagnie des 100 associés.Il pen sait paraphraser.Mais, il a tout supprimé.Il n’y a finalement que troLs extraits tirés de livres et il s'agit de références d’époque.« J’ai sacrifié 100 pages dès le début, des conversations chez Maisonneuve où il expliquait l’Amérique ».Dès l’âge de 13 ans, Maisonneuve fut un guerrier.Il naquit dans la pe tite noblesse peu fortunée et fut chevalier jusqu'à 28 ans, soit jusqu’à son départ pour le Canada en 1641, après que le sieur de la Dau-versière l’eut recruté pour diriger l’expédition.Robitaille dresse un portrait saisissant de Maisonneuve.Ce soldai a vécu des scènes de pillages, de tueries, de viols durant la guerre de Trente ans.Il a vu toutes les atrocités.« Mais, je n'en fais pas un soudard qui viole en groupe ».Son roman est ici de cape et d’épée, il est d'ailleurs dédié à Alexandre Dumas, en même temps qu’à l’historien Marcel Trudel.À vrai dire, ces dédicaces donnent bien les deux pôles de l’écriture, Maisonneuve étant à la fois mousquetaire et fondateur de pays.Quand je lui demande si son entrée en matière sur la situation des earossiers à Paris n’est pas inspirée d’Aragon dans Les Cloches de Râle, lorsque celui-ci invente le nouveau roman réaliste, il répond : « Non, pas du tout, c’est plutôt un clin d’oeil à la situation actuelle des taxis à Paris ».Tout de suite, il mentionne cependant une autre ré férence littéraire : s'il rend Mai sonneuve témoin de la peste, c'est en référence au texte de Fernand Braudel sur le Paris de 1631 Dans l'itinéraire qui mène le narrateur vers le vieux Maisonneuve, rue des Fossés Saint-Victor, il se réfère au plan « hallucinant d’exactitude du Paris de Turiot ».On y voit exactement la maison des « Pères de la doctrine chrétienne ».ainsi que tou tes les habitations de 1637.Si Maisonneuve raconte à la fin qu’il a « abusé des pilules d’opium », s’il met fin à ses jours avec l’aide d’un puissant médicament donné par un chaman du Canada, c’est qu’on sait que le cardinal de Retz s’étant fracassé l’épaule lors de sa fuite de prison, ainsi que Scarron, le mari infirme de Mme de Mainte-non, prenaient tous deux de l’opium pour diminuer leur douleur.Sur les luttes avec les Iroquois, Robitaille écrit des pages très belles, faisant de Maisonneuve un chevalier avant tout, et la belle en l'occurence est la jeune interprète tsonnontouan de Jeanne-Mance, Catherine-Marie Chrestienne.On n’a que le texte en trois lignes de 1670 de Dollier de Casson sur ce qui est nommé « la sortie de la Place d’Armes », où il narre que Maisonneuve tua un chef Iroquois dans une situation désespérée, tandis que plusieurs centaines d’Iroquois assiégeaient sa petite troupe d'éclaireurs.Ici, Alexandre Dumas est à Montréal.Sur l’extermination des 30 000 11 urons par les Iroquois en 1647, Robitaille trace aussi un tableau prenant; il explique avoir dramatisé une étude très documentée faite par l’historien Bruce Trigger sur les luttes des Amérindiens au début de la colonie.Il raconte d’ailleurs une autre histoire à écrire sur la première disparition des Iroquoiens le long du Saint-Laurent.Quand Jacques Cartier « le pillard » est venu, il vit des villages palissadés de 3000 à 4000 Amérindiens à Montréal ainsi qu’à Québec, et d’autres Iroquoiens tout le long du fleuve Saint-Laurent.Lorsque Maisonneuve arriva cent ans plus tard, ils étaient tous disparus, victimes d'épidémie, de guerres intestines.« C’est un mys 1ère sur lequel on peut écrire un roman extraordinaire ».Robitaille dit avoir choisi une mise en scène inspirée d'Au nom de la rose de Umberto Kco.Au début, le narrateur y expliquait avoir trouvé un manuscrit remontant au Moyen-Âge.Dans Le testament, à la toute lin, le correspondant émettra des doutes sur l’authenticité du manuscrit de Maisonneuve.Kn fait, dit Robitaille, on ne sait rien de Maisonneuve à partir de 1668 jusqu’à sa mort le 10 septembre 1676, rien sauf son testament fort long rédigé, étrangement, 12 heures avant sa mort.Au moyen de recoupements, Robitaille a écrit un roman qui va d’Amsterdam à Paris, de Laflècheà Montréal.C’est la même chose avec Jeanne-Mance.« On sait très peu de choses d'elle de premiere source.Sauf qu’elle fut d'origine modeste, ce qui ne l’empêcha pas d’être reçue en audience par Anne d’Autriche ».KUe prend figure d’héroïne du roman, un personnage mythique.Il y a un très beau texte sur ce personnage.Robitaille fait de Dollard des Ormeaux, un aller ego de Maison- neuve, un soldat de 20 ans plus jeune que lui qu’il entraîne dans sa Seignerie à l’art de la guerre.Ita-disson, Cavelier de La Salle et Charles Lemoyne font aussi l’objet de portraits picaresques.Robitaille a su créer l'envers de ses héros.Ce sont notamment Montmagny, Mgr Montmorency de Laval et les Jésuites.« J’aime les histoires ecclésiastiques.La bataille pour l’évêché, ça impliquait un paquet d’argent.Face aux Jésuites, Maisonneuve représentait l’autonomie de Montréal ».Robitaille a étudié neuf ans chez les Jésuites.Il les connaît bien.Robitaille dit avoir écrit 130 pages depuis deux ans, le début d'un troisième roman.« Ca se passe dans les années 40 et 30, un peu ici.un peu en France un peu en Irlande.Ce sont des petits souvenirs de jeunesse ».Le testament du gouverneur a été imprimé par les soins de Sogides à Montréal, il sera publié par Denoél à Paris.Un cadeau de Noël unique et amusant.Le français populaire au Québec et au Canada 350 ans d’Histoire Lorenzo Pro tea u “Les étonnantes saveurs de la pari lire québécoise réunies dans un même livre" Doris Lussier |)IJ JAMAIS VU! • 500 photos • 60 thèmes différents ("est le langage des téléromans et des films québécois.Quelques pages comprennent la traduction des noms géographiques amérindiens au Québec et au ( anada.Beaucoup d’expressions viennent des pays suivants: • I.'Acadie • La Belgique-Wallonie • Le Canada français • La f iance • La Suisse Romande Quelques expressions sont tirées ci u langage des marins.AU T(U AL: 10 années de recherches 50 000 expressions 500 000 mots Au salon du livre de Montréal - Stand K-8 Les Publications Protean 05 dlP T3 O' Su 85 (/Jo-?U go ’ rX '/S CQ ,/-> L- 2\rA e!-° = £1 •J ÇC \t — — P -t ZJ jj ÛÉ' «- = C c -o y * Z .c -= : *s .V i % 5 o a.: 3 : *û r « 3 °* 'V 3 ’S.—¦ I •a* H .2 a o / *82 i : *«2 c Si : .2 C 3 : 3 n c • O ¦ .71 U FORT* G AB* C GAGNON T H GARS* DE (3.J GHJNTA C GOUlET A -EBE-' V hORK J HORNiAA jP JEROME I?, J US’S R lACROU PA lANOSlE* A t ARCHEVEQUE S MAClEOO M MVTAiS M MAUflO A MICHEL R MCXfT A N0EH|3i A PEllAN t M PEU US J P PEP* M PERRIN GE PFEfFER R P'C-E R RChaRO (11! J P RCP£UE|4| » G ROBERTS D RONDEAU O) A ROUSSEAU (4) R SHOE F SUCMN C N SMPSCN SOEUR MARC HELENE DE lA CROll S SOI E A SCir (?) SORENSEN P SOUMIS 7 P HH SURRE* M A DE F0T SUK# COTE (4) f TAYIOR t THOMAS F I0UPAI21 P TRUDEAU A VllENEUVE 7) JS »AlSH S WNTERlil AITiNTEMATlONAl ¦ F ADNET |Ji j AlBERS G AlVlAN M ANOREEWO G BAGi'GN R BEUI0T M BAL » B0*#iAflC J BRATB* U IMfilESM B BUFFET J M CHAGAil l CHARE*R{ A ClAVE J CQKJNARD |4| H DAM* H DE BE Ut DEMESTER DEPOlliER C DOtCi J DJ DONNftG .DUFY H DUV'EUI J EVEN A EïTERl?l FEBVRE l FEIT0 l Fin AE0 FRIES7 E GABRUSChEVESA* GM GEO IACHAU1 l GtSC- A t GlEi/ES N GONCHAROVA j GOUlD E GRAU SALA R GUERRIER J GUfTET H HAflTlWG l CARI 7l J T JACUS l «UNO i J.0 «0*0SC*A IUFuiCh c AVAPii M IAURENC* J LAURENCE C lE COABuSiER J lEDOUl PC ARC J lENiCA M LUCE I?» GE MACRf 1 P MU M MARiNC j MARTIN FERRiERES C MATER HCJUO MRO 4: IP UOAEni G MJUER VVENTlN J A N0ÉI J OUOOT U B PERRAUT 4 PERROT P PICASSO 7 PA RfNOifl T ROUSSEAU 7 SAGRED0 7i JP SV NAS t vONSCntWEl » S0UAGES JJ SPCHfR Tl STE*ENl?i G STAAnAN A TAPIES l T{REC*0V1TCm B VAN VElDE G VARESE V VASAREl* E VOuERSi?) G «HiTE HAH01 F «m f »M[R j «OlF ¦ EUlliS - ANTIQUITES - OBJETS D AAI • lUOUI MEUBLES (T OBJETS 0 ART DU IVHH I U» S ECll PrECES DE MONNAIE BOITE A PR6ER PISTOLET EMERAUDE m MONTRE PiAGET MEUBtES DU QUEBEC ONS —“-sœSffiSSKRS 2825 rue Bates.Montréal (Qc) H3S 1 B3 Tél: 344-4081 Fax:344-4125 Marc-Aurèle de Foy SUZOR-COTÉ 1906 (3f3/4x39'l/4) 48 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 9 It plaisir dt L’art québécois et les perspectives internationales Jean Dumont UN COLLOQUE sur l’art québécois et les sperspeetives internationales a été organisé dernièrement à l’occasion de l’exposition Un archipel de désirs.Animé par Francine Pernnet, directrice du Département des arts visuels de l’Université d’Ottawa, et ouvert par la conférence d’Yves Michaud, directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il réunissait, autour de la même table, d'une part des praticiens de l'art et de sa diffusion, artistes, marchands et conservateurs, et de l’autre des fonctionnaires des deux paliers de gouvernement.Il est impossible, bien entendu, de résumer ici les communications de chacun des intervenants, on peut simplement en tirer des déclarations une sorte d’humeur d’ensemble, une idée de la mentalité présidant aux échanges.Je me demande par exemple pourquoi, alors que j’ai été orienté, au cours de cette journée, vers nombre de réflexions nouvelles, que j'ai pris connaissance de quantité d’opinions et de faits pertinents, j’en suis sorti en partie satisfait, et avec pourtant l’impression d’un manque.Il est possible que l’art, dont une grande partie est du côté du corps et qui, comme lui, pour fonctionner, doit toujours être en « état d'énonciation », ait des difficultés à voisiner avec des codes finis.Peut-être rêvons-nous, sans le savoir, de ce séminaire de Barthes qui «.est complicité du langage, c’est-à-dire du désir », et dans lequel, « (c’en est la définition).aucun savoir n’est transmis (mais un savoir peut être créé), aucun discours n’est tenu ( mais un texte se cherche)».Dans un colloque, non seulement le texte ne se cherche-t-il pas, mais le vocabulaire, même quand il définit la raison de l’événement, semble se diluer dans l’ambiguïté, au fur et à mesure que le temps passe, et qu'il y faudrait une impossible vigilance' et des ruptures insupportables du rythme des débats pour éviter le phénomène.J’avoue qu’à la scéance plénière je ne savais plus très bien ce que recouvrait vraiment le terme international par exemple.Était-ce la définition de Louise Déry qui, fort justement, l’opposait, en tant que contenu, à celui, nationaliste, de national, ou était-ce celle, tout aussi justifée, de Yves Michaud qui en faisait l’obéissance à une mode, la soumission à un certain code extranational ?J’aurais aimé que Yves Michaud développe plus longuement ses « Questions sur l'identité », plutôt que de se laisser prendre à des dé clarations du genre « À notre École, nous formons (sic) des artistes », ou « quand un artiste gagne sa vie, même modestement il n’est plus motivé dans sa production.» Il aurait été par contre intéressant de l’entendre réfléchir sur les moyens à prendre par les artistes, dans des sociétés de plus en plus cosmopolites, pour construire et exprimer un minimum de valeurs de groupe qui permettent la sauvegarde d'une certaine complicité dans la compréhension.Yves Pépin, des Affaires extérieures du Canada, devrait croire un peu plus en la valeur de l’art d’ici, cela lui éviterait de se donner du mal pour « créer » une image de l'art canadien et de faire la promotion de l’art contemporain « parce qu’il est le plus propre à donner du Canada l’image d'un pays novateur ».Il y avait beaucoup à tirer, par contre, de la comparaison faite entre les politiques américaines et françaises de promotion des arts, par Marc Mayer, de l’Ambassade du Canada à Paris.Particulièrement, dans le cas de la France, le succès de la décentralisation, les investissements énormes consentis par l’État, sa résistance au marché, mais son effort pour développer l’intérêt du public, le gouvernement aidant moins à la promotion commerciale de l’objet, qu’à celle intellectuelle du regard.À suivre.J’aurais aimé citer aussi l’objectivité et la lucidité de Laurent Bouchard, celui qui, à Québec, est le maître de la manne aux artistes, et qui a souligné, entre autres choses, la nécessité impérieuse de parler pour la culture.Ou dire, avec Martine Dionne, l’aide apportée aux artistes d’ici par la Délégation du Québec à Paris.Mais je veux surtout terminer en disant que, dans ce monde du marché et de la diffusion internationale, qui procède plus des codes binaires que des enthousiasmes, la passion est venue, enfin, de ceux qui touchent, de près ou de plus loin, à la pratique des arts.Elle est venue de Louise Déry qui a su dire, en même temps que l'intelligence de la recherche, la subjectivité et la liberté de la con- servatrice de « Un archipel de désirs ».De Geneviève Cadieux, parlant avec modestie et humour, de sa participation à la Biennale de Venise et de sa confrontation surprise avec l’architecture du Pavillon du Canada.Elle est venue de Claude Gosselin, le directeur du CIAC, qui nous a parlé de sa nécessité, des risques du consensus et de l’importance de la permanence.De René Blouin, enfin, qui a dit l’importance et l’intérêt des relations entre les artistes et leur galerie, et qui a su affirmer que l’art est un système de pensée et que la galerie ne vend pas seulement des objets .Sans eux j’aurais compris, certes, tous les mécanismes de marché, de promotion et de diffusion, les stratégies à la John LeCarré qui agitent nos services à l’étranger : mais j’avoue que j’aurais bien pu oublier le sujet de cette agitation.Robert Adrian le disait bien, qui exposait récemment à la Galerie René Blouin : « En art, le simple fait de la transaction commerciale, déclasse toutes les autres significations que peut porter l’oeuvre .» Vendons donc, mais n’oublions pas que c’est une pensée que nous transigeons.art et l’acajou l'ebene l'érable l’olivier le bois de rose le bubmga le cerisier le chêne le frêne le merisier le noyer le palissandre ; Encadrements Marcel Pelletier 2/y O Si'.' f S: V** Cûtt f;f ' f- rV 2 rvlo' îrr.-H H3B1A2 614> 8/^9389 20 NOVEMBRE 12 DÉCEMBRE «Il y o là un grand trou dons ma AU NORD L ART CONTEMPORAIN GALERIE D'ART DU COLLÈGE LIONEL-GROULX 100, RUE DUQUET.C.P.333 SAINTE-THÉRÈSE J7E 4J4 Collecril de la ieune relève mémoire* (Daudet) CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS 185, RUE DU PALAIS SAINT-JÉRÔME J7Z 1X6 3 NOVEMBRE 15 DÉCEMBRE Michel Morin Genesis CENTRE D'EXPOSITION DE LA GARE 55.RUE PRINCIPALE NORD, C.P.1109 L ANNONCIATION JOT 1T0 15 NOVEMBRE 18 DÉCEMBRE Aleve Ananke liberté silencieuse CENTRE D EXPOSITION DE MONT LAURIER 385, RUE DU PONT, C.P.323 MONT-LAURIER J9L 3N7 23 NOVEMBRE - 19 DÉCEMBRE Gisèle Richet Personnages et lieu* Lancement du Catalogue Simonin — oeuvres 1985 -1991 à l’Entrée libre à l’art contemporain mercredi le 1 3 novembre à 1 9h00 au kiosque de la galerie L Galerie Madeleine Lacerte inc.1 Côte Dinan, Québec 41 8-692-1 566 •GRAPHES" 8" ÉDITION tytBRE 1991 À 20h30 kjrovembre 1991 HNIQUES MIXTES INSPIRÉES S" 8* ÉDITION novembre à 19h.au 24 novembre 1991 .'AGORA DE LA DANSflMn ET TSi IRA DE LA DANI CENTRE irnm.inrlitt' OEUVRI •CHORI VERNIS EXPOSI ;é présente BLACKBURN RIOUX rue Cherner Ré 27 novombro a 20h.27 novembre au 20 décembre 1991 HÉLÈNE BLAC JOCELYNE G EXTRAIT® TAHU KONI CAFÉ-REM CHRISTINA COU MAN, FRANCE GAUVREaU, MICHÈLE RJOUX fJÔORAPHES- 6* ÉDITION 1|IS ARTIST LS r- *• T décembre 1991 à 13h.LERIE DU CEN >0.rue St- Laurent (St*L eignements 672-4772 Yves Desjardins nharmat ien, Saint-Lambert LA GALERI FRANCE GAUVREAI CAFÉ-RENCONTRE GALERIE GRAFF %3 Rachel est, Montréal, Qc (514) 526-2616 présente à E.L.A.A.C.(Entrée libre à l’art contemporain) Place Bonaventure Stand no 29 Du 13 au 17 novembre 1991 AYOT, BÉLAND, COZIC, DE HEUSCH, J.JEAN, GILBERT, LAFRAMBOISE, LAGACÉ, LANDRY, LAROCHELLE, LAVOIE, ROBERT, ROUX, SARRAZIN, TREMBLAY, WOLFE.-J Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ¦ 49 le plaisir de art Société distincte, art distinct ?Marie-Michèle Cron EN COLLABORATION avec l'Association des Galeries d’Art Contemporain de Montréal (AGACM), Le Devoir organisera, pour une deuxième année consécutive, une série de tables rondes et de conférencesqui traiteront de l’art contemporain sous de multiples angles et qui mettront en présence divers intervenants du Québec et de l’étranger (artistes, galeristes, conservateurs, critiques.) Ainsi, la première table ronde qui débutera le samedi 16 novembre à 14 heures se penchera sur la visibilité et l’accueil réservé à l’art canadien sur la scène américaine.Les États-Unis (pays invitéd’E-LAAC 91) représentent en effet le plus important marché pour l’art contemporain, et les trois quarts du commerce international canadien se font avec ce pays.Est-ce que nos artistes arrivent à percer ce marché ?Comment galeries et collectionneurs les recoivent-ils et les préparent-ils à aborder cette autre « réalité * ?Questions capitales que Jean-Marie Martin, un artiste qui vit depuis une dizaine d’années à New York et Barry Newman de la galerie D.K.Harris située dans le quartier quasi-mythique de Soho à Manhattan, entre autres débattront sous l’oeil vigilant de l’animateur John A.Schweitzer de la galerie du même nom.Peu après, à 16 heures, c’est au tour de Léo Rosshandler, conservateur de la collection de la défunte galerie Lavalin, d’animer cet épineux et très actuel débat sur la « Société distincte, art distinct, galeries distinctes ?», un sujet qui ne manquera pas de faire des vagues et même de la houle alors que tout le monde aujourd’hui et plus que jamais a les yeux rivés sur ce dossier brûlant.Si la société québécoise affirme être distincte, comment cela se reflète-t-il dans l’art contemporain québécois ?À l’ins- tar de la littérature, du cinéma, du théâtre ou de la chanson par exemple, les arts visuels se cristallisent autour d’un langage universel et transgressent toutes les barrières linguistiques.S’il y a une différence, comment s’exerce-t-elle ?Peut-on alors la déceler en visitant les galeries montréalaises ?Le dimanche 17 novembre, à 14 heures, lumière sur les liens intimes entre l’art et l’écriture.Une fusion qui s’élabore autour de formes multiples et différentes pour générer des oeuvres communes qui dépassent la simple illustration de textes et où la gravure prédomine.Qui achète ces livres à tirage limité et ces livres-objets intimes, précieux et délicats comme des porcelaines et que le spectateur peut manipuler ?Pourquoi, un beau jour, deux créateurs décident-ils de travailler de concert pour produire ces oeuvres d’art un peu à part ?Bref, existe-t-il un marché pour le livre d’artiste ?Finalement, à 16 heures, une conférence qui promet d’être particulièrement intéressante : « Les médias et l’art contemporain : mépris ou ignorance ?» ( Laissez-moi vous dire que si nous sommes très bien et très mal placés pour en discuter, nous irons Jean Dumont et moi, défendre vaillamment notre casse-croûte.) Mais on le sait depuis belle lurette : les arts plastiques sont toujours en retrait, cachés, ignorés par les médias, tant écrits que visuels.Ainsi, on paye pour aller voir les performances sur scène d’artistes inconnus propulsés au firmament par un battage publicitaire sans pareil, mais on boude galeries et centres d’artistes.Pourtant, voilà bien une activité culturelle gratuite ! Alors, serait-ce que les journalistes méprisent tout simplement ce qu’ils ne comprennent pas ?Ont-ils d’ailleurs un bagage culturel suffisant pour en parler ?Et vous, serez-vous là pour en discuter ?ALEJANDRO MENDEZ jusqu’au 30 novembre 1991 soui l'auspice du Ministère des Relations Extérieures et Culte d'Argentine 3886, rue St-Hubert, Montréal H2L 4A5 — 281-8556 ENTRÉE LIBRE À L’ART CONTEMPORAIN 1991 RAYMONDE GODIN — DENIS JUNEAU stand n° 43 GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 rue Ste-Catherlne Ouest Suite 515 Montréal (514) 844-4464 Mar.au ven.de 11 h à 18h sam.de 11 h à 17h DANIELE ROCHON oeuvres récentes jusqu’au 23 novembre galerie jean-Pierre Valentin 1434 Sherbrooke O.Montréal.849-3637 , Un oeil magique sur l’art contemporain Marie-Michèle Cron LE CINÉMA, on le sait, a un oeil magique.Qui n’a pas rêvé, au moins une fois dans sa vie, se retrouver de l’autre côté de l’écran dans les bras de Marcello Mastroianni ou les yeux de Michèle Morgan ?Le rituel qu’il déroule comme un tapis rouge sous nos pieds est réconfortant, car après avoir accompli les gestes initiatiques d’usage, attendre avec impatience dans la file, regarder la gueule des gens qui vont voir le même film que vous, payer son billet d’entrée, on peut alors se pion ger à corps perdu dans le vaste fauteuil de cette salle obscure pour oublier le reste du monde.Agréables sensations que celles-ci.Les liens entre le septième art et les arts plastiques sont parfois, passionnels.La caméra pénètre dans l’atelier qui sent la térébenthine, brouille le désordre intime des pots de couleurs et des toiles inachevées, suit les traces laissées par l’artiste, s’installe en face de lui, boit ses mots, digère ses idées, et nous restitue, intact ou déguisé, son portrait, ses aspirations, sa flamme.Rien de tel pour découvrir tout ce qu’on voulait savoir sur l’art contemporain sans jamais oser le demander.Aussi, pour une deuxième année consécutive, l’ELAAC nous offrira des films vidéo, des courts et longs métrages sur l’art actuel prélevés dans la cuvée 90 et 91 du Festival international du Film sur l’Art de Montréal (FIFA).À l’affiche, Victory over Death de la réalisatrice Judy Rymer (une production de la New Zealand Film Commission) qui reçut le prix AGACM lors du Festival international du Film sur l’Art 1991 dans le cadre de la section Carrefour de la Création.Judy Rymer brosse, ici, le parcours de l’Australien Colin McCahon qui commença à peindre dans les années trente et qui mourut en 1987.Toiles de l’artiste, sources qui l’ont influencé et paysages qui l’ont inspiré servent de trame de fond à cette figure de proue de l’art néo-zélandais dont la démarche tour à tour controversée puis acclamée, est traversée par cette quête incessante de l’identité d’une culture encore jeune.Pour en savoir plus sur l’Expressionnisme abstrait américain, Robert Mother-well and the New York School : Storming the Citadel réalisé et pro duit par Catherine Tatge lève le voile sur un des derniers survivants de ce mouvement majeur dans l’histoire de l’art du XXe siècle.Porte-parole de l’avant-garde new-yorkaise qui réunissait un Jackson Pollock et un Mark Rothko entre autres, Motherwell parle des luttes que tous ont dû mener pour faire reconnaître leur travail et prépare devant nous, une grande rétrospective au Musée Guggenheim de New York.Séquences d’archives, photos d’artistes et d’événements de cette période riche et turbulente croisent des entrevues avec critiques et his-toriens de l’art dont Clément Greenberg et Robert Matta pour ne citer qu’eux.Départ pour l’Europe avec Canal Zap Canal de Marie Décary qui a suivi en Italie les artistes Michel Goulet de Montréal et Roland Brener de Victoria qui représentaient le Canada à la 43e Biennale de Venise et Barbara Steinman dans la section de l’Aperto.Que pensent-ils de cette grande manifestation internationale d’art contemporain ?Quelles sont les personnes qui corn posent l’infrastructure de ce milieu ?Avec des commentaires de France Gascon et Normand Thé-riault entre autres.Retour au pays avec L'art est un jeu, nouvelle sculpture au Québec de Bruno Car rière qui s’est attaché aux pas et aux paroles d'artistes oeuvrant dans diverses régions du Québec.Danielle Sauvé, Diane Gougeon, Lise Labrie, Michel Saulnier, François Jolly et Jean-Jules Soucy.Un documentaire qui trace le profil des nouveaux enjeux de la sculpture québécoise, tout en explorant les multiples facettes de l’oeuvre inscrite dans un environnement particulier.Puis, c’est au tour de Monique Crouillère de poser son oeil magique sur l’activité quotidienne de la peintre-graveur Francine Simonin dans D'un coup de pinceau et sur Marcelle Ferron, dans le film Ferron, Marcelle.Signataire du Refus Global, membre du groupe des Automatistes, la grande dame de l’art contemporain québécois nous dévoile son univers lié à la peinture et au vitrail.Avec la participation du peintre Pierre Blanchette et de Georges-Yvon Antoine, chauffeur de taxi.Finalement, prenez neuf minutes de votre temps, pour regarder .lust Evergon de Katherine Tweedie, un petit vidéo sur l’enfant terrible de la photographie canadienne qui tire plus vite que son ombre.On y présente les différentes techniques utilisées par l’artiste qui travaille et signe sous différents noms des épreuves polaroîd en noir et blanc issues de photos érotiques des années cinquante.MMM1MI »OK-1 «« I Mfivnvnvi RENE RICHARD R.C.A.Dessins, huiles et lithographies GALERIE MORENCY vous offre sur foute sa collection «J«3 /O de réduction S prolongation jusqu'au 23 novembre MORENCY FRÈRES LIMITÉE 4340, rue St-Denis (près Marie-Anne) Tel.: 845-6442 — 845-6894 — Métro Mt-Royal Mar., mer.13h à 17h., jeu., ven.13h à 21h.sam.lOh à 16h.iü\rx\r, Htjiomp AXXIVEIISAIKK [VOS BUSSIERE APRIL, Danielle BAXTER.Bonnie BASTIEN, Lyne BÉLIVEAU, Paul BRUNEAU, Kittie Caroline CHENIER, Pierre DEROUIN, René DROUIN, Michèle DUBÉ, Marcelle DUROCHER, Renee FIORE, Giuseppe GAMACHE, Élène GOTTHEIM, Vivian LACROIX, Gucdtsn LACROIX, Richèrd LANGEVIN, Gu LEMIRE, Madel||ne MAGRINI, Alex MARANDA, Nathalie POULIN, Pascale OCHON, Danièle USK,Sue SÉQUIN, Jean-Pierre 49, rue Saint-Pierre Québec Tél.: (418) 694-1303 50 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ÎSSÉpÉffii .• § sa ^ le plaisir de art Marcel Saint-Pierre, Prix AGACM 1991 La projection de la mémoire et du souvenir Marie-Michèle Cron ON A VRAIMENT l’impression que le ciel va nous tomber sur la tête.Falling Out of the Blue.Brillante comme une voûte zébrée d’étoiles multicolores, la murale de Marcel Saint-Pierre qui se « décroche » du plafond du hall d’entrée du nouveau pavillon de l’Université du Québec à Montréal fait penser aux Calanques de Cassis lorsque, entre chien et loup, les mauves et les fuchsias vernissent leurs reliefs accidentés.Oeuvre singulière qui, par de multiples points de vue, se plie et se déplie dans l’espace au fur et à mesure que nous grimpons l’escalier, elle surprend les gens qui se tordent le cou pour mieux la contempler et laissent s’ils le désirent, autant leur corps que leur esprit, s'engouffrer dans sa chair.Fissures lumineuses ui traversent la voie lactée, clairs furtifs qui s’enfuient à l’horizon, elle est un lieu de la mémoire de cet artiste dont la peinture en est une du souvenir qui laisse son empreinte sur la toile.Une peinture qui ramasse toutes les tensions entre la déconstruction abstraite, le geste systématique qui l’a créée et des échappées lyriques, une folie chromatique qui explorent ici, au-dessus de notre cerveau.Peintre, critique d’art, enseignant, penseur, être versatile par excellence qui partage son temps entre Montréal et New York et consacra sa vie à la création avec une rare passion, Marcel Saint-Pierre recevra cette année le prix de l’Association des Galeries d’Art Contemporain de Montréal (AGACM).Ce prix de 5000 $ créé « à la mé moire de Louis Comtois » qui récompense un artiste professionnel québécois ayant une pratique artistique minimum de 15 à 20 ans (mi-carrière) et oeuvrant principalement dans le domaine des arts plastiques, lui sera officiellement remis lors de l’inauguration de la foire-exposition « Entrée Libre à l’Art Contemporain » (ELAAC 91) par Madame Lise Bissonnette, directrice du Devoir et présidente d’honneur d’ELAAC 91, le 12 novembre 1991 à 15 h 30 dans le hall d’exposition sud de la Place Bona-venture.« Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai été sous le choc car je suis dans une période très active de ma vie avoue Marcel Saint-Pierre.Depuis quelques années, j’ai le sentiment que tout file à une vitesse effarante et je prends de plus en plus de décisions au sujet de mon quotidien afin de réajuster mes priorités.Mais, ce prix-là est très intéressant car il encourage la poursuite d’un travail qui s’est élaboré depuis plusieurs années, il souligne la continuité, la détermination des artistes de persévérer.Je pense qu’ici au - - - - ’ » -a.PHOTO GUY L’HEUREUX Marcel Saint-Pierre .t* Québec, on a tendance, et dans le milieu des arts visuels plus qu’ail-leurs, à fabriquer rapidement des générations aux cinq ans, à les encourager puis à les oublier tout de suite après alors qu’en Europe, un artiste qui a 10 ans de métier derrière lui commence à être impor tant et on s’en occupe.Depuis quelques années, il n'y en a que pour les moins de 30 ans, après ce fut les moins de 35 et ensuite, rien : nous ne sommes plus subventionnés.Je n’ai rien contre les jeunes, au contraire, car il faut favoriser leur diffusion mais pas au détriment des gens qui continuent et qui ont 10 ans de métier derrière eux.Qui ose couvrir aujourd’hui les expositions de ceux qui nous ont précédés et qui sont encore très actifs à 55 ans par exemple ?Nous n’avons pas le sens de la tradition et ce n’est pas juste dans les mentalités mais dans les politiques institutionnelles que cela existe.» Et voilà, le ton est donné.Autant vous dire qu’avec Marcel Saint-Pierre, on ne s’ennuie pas.Aucune once de nostalgie ou d’aigreur dans sa voix.Plutôt un goût pour la polémique qui ne l’a pas quitté depuis ses années d’études passées sur les bancs de l’université dont celle de Paris X, où emporté par les vagues cathartiques du Nouveau Roman et celles de la poésie (depuis deux ans d’ailleurs, il s’est replongé dans cette délicieuse tâche) il devint co- GALERIE D’ART STEWART HALL Centre Culturel de Pointe-Claire 176 Bord du Lac, Pointe-Claire, 630-1254 “Holly King” photographies en collaboration avec la Galerie Brenda Wallace “Lois Schklar: Collective Memories” Mise en circulation par l’Ontario Crafts Council du 27 octobre au 1er décembre 1991 Du lun.au ven.de 14h à 17h — lun.et mer.soir, de 1% à 21 h sam.et dim.de 13h i 17h ’ Admission gratuite — Accessible par ascenseur BETTY GOODWIN J MIVI.M H H I.!«»
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