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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-12, Collections de BAnQ.

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Montréal tondras Hong Kong Bélanger, Legault 514 284 23 23 Communications Design et graphisme Relations intarculturallas Vol.LXXXII — No 262 ?Nuageux en matinée Max.: 2 Détail page B-7.Montréal, mardi 12 novembre 1991 Toronto 85 cents 65‘ t TPS ! TVQ Eltsine mis en échec par son Parlement pour la première fois MOSCOU ( Reuter) — Le Parlement de Russie a infligé son premier revers au président Boris Eltsine, hier, en suspendant son décret visant à instaurer l’état d’urgence dans la république autonome de Tchetcheno-Ingouchie, d’où les troupes russes s’étaient déjà retirées la veille.Eltsine se préparait à imposer à cette république le même traitement que Gorbatchev avait réservé aux républiques baltes et qu’ Eltsine avait tant critiqué.En des termes évoquant d’ailleurs ceux de Boris Eltsine lui-même, décriant il y a moins d’un an le recours à la force dans les républiques baltes, le Parlement juge « nécessaire la poursuite des tentatives de règlement (.) non par l’application de mesures d’urgence mais par des moyens politiques».La motion adoptée par le Parlement prône aussi l’ouverture de négociations avec les rebelles, alors que les collaborateurs du président russe se sont déclarés hostiles à tout contact.Boris Eltsine a envoyé vendredi des troupes en Tchetcheno-Ingou-chie pour mater une rebellion nationaliste.Mais les soldats ont échoué et se sont retirés de la région dimanche.À Grozny, capitale de la Tchet cheno-Ingouchie, les nationalistes ont tiré en l’air en signe de joie à l’annonce du vote de la motion tandis que les automobilistes se précipitaient vers le centre-ville en actionnant leurs avertisseurs.Boris Eltsine a réuni ses collaborateurs, mais n’a pas encore réagi au vote de cette motion, son premier revers grave depuis que sa lutte victorieuse contre la tentative de putsch conservateur, en août, est venue conforter ses pouvoirs au détriment de Mikhaïl Gorbatchev.Voir page A-4: Eltsine SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU La chute libre du transport en commun Depuis dix ans à Montréal, l’autobus et le métro perdent toutes les batailles.L’achalandage ne cesse de diminuer et les prix de grimper.La STCUM croit toutefois qu’il est encore possible de gagner la bataille et prépare une vaste contre-offensive.Un reportage de Jean Francoeur.Page B-l Dubrovnik est en flammes Le président croate déclare son pays en guerre totale ZAGREB (Reuter) — La ville croate de Dubrovnik pilonnée par l’armée et la marine yougoslaves est en flammes, a rapporté hier la radio croate alors que le président croate, Franjo Tudjman déclarait que son pays est confronté à une guerre totale.« La ville entière est en flammes et les bâtiments s’écroulent », a affirmé la radio.Elle a ajouté qu’au moins 17 personnes avaient péri depuis dimanche dans les combats.L’information n’a pas reçu confirmation de source indépendante.Les bombardements, incessants depuis quatre jours, ont frappé le centre historique de l’ancienne Ra-guse, classée par l’ONU comme l’un des trésors du patrimoine mondial, a ajouté la radio.« Personne ne peut compter le nombre d’obus qui tombent sur la vieille ville », a-t-elle dit.Un correspondant de Reuter dans ce port de l’Adriatique a rapporté que la ville était ébranlée par une explosion toutes les secondes au plus fort de cette quatrième journée consécutive de bombardements.À Belgrade, la Serbie et ses alliés au sein de la présidence collégiale se sont réunis pour discuter de leur appel, adressé ce week-end aux Nations unies, en faveur du déploiement d’une force de maintien de la paix entre Serbes et Croates.Cet appel est la dernière chance de parvenir à une solution pacifique, a déclaré le vice-président Branko Kostic.« Si cette dernière chance n’est pas saisie, la présidence devra proclamer l’état de guerre et une mobilisation générale et utiliser la force pour mettre fin à la révolte en Croatie», a-t-il ajouté.La Communauté européenne a ordonné à six de ses observateurs pris au piège à Dubrovnik de se préparer à partir et elle a entamé des négociations avec les chefs de l’armée yougoslave pour leur assurer un passage en sûreté.Les milices croates et l’armée fédérale, dominée par les Serbes, se sont affrontées au canon et au mortier un peu partout en Croatie.La radio de Belgrade a notamment fait état de violents combats à Vukovar.Selon la radio de Zagreb, Franjo Tudjman a écrit à Lord Carrington, le médiateur de la CEE, pour lui faire part de son inquiétude concernant les attaques fédérales.Celles-ci, « du fait de l’utilisation à grande échelle de l’aviation, prennent les proportions d'une guerre totale », affirme-t-il.Il ajoute dans sa lettre que la Croatie entend respecter les accords de cessez-le-feu de la CEE et demande l’envoi de forces de maintien de la paix dans les foyers de troubles.Les bombardements ont frappé le centre historique de Dubrovnik, classé par l’ONU comme trésor du patrimoine mondial, a dit la radio croate.Selon celle-ci, un monastère et la tour Minceta, proche des remparts, ont été endommagés, et les hôtels Excelsior et Sirena, hors de la vieille ville, ont été incendiés.Un correspondant de Reuter a pour sa part déclaré que l’hôtel Imperial était en flammes.L’armée a envoyé de l’infanterie pour essayer de prendre les derniers bastions croates autour de Dubrov- nik, écrit de son côté l’agence yougoslave Tanjug.L'hôtel Argentina, où se trouvent les six observateurs, a été frappé directement dimanche par des tirs.Selon Tanjug, l’armée a envoyé des renforts d’infanterie des villages des alentours.L’agence de presse avait signalé dimanche que 1000 soldats fédéraux participaient à une attaque contre le port Les combats font également rage dans plusieurs autres régions de Croatie.Selon la radio croate, de violents affrontements se déroulaient hier le long de la principale route d’approvisionnement joignant Zagreb à la Slavonie orientale, région de l'est de la Croatie proche de la frontière avec la Serbie.Soldats fédéraux et forces croates combattaient maison par maison dans les rues de Vukovar, bastion croate assiégé de Slavonie, selon Radio-Belgrade.Les forces croates poursuivaient par ailleurs leur contre-offensive Voir page A-4: Dubrovnik Le Canada se souvient Huguette Young de lu Presse canadienne OTTAWA — Une foule de dignitaires s’est recueillie hier au pied du Monument commémoratif de guerre pour rendre hommage aux quelque 110 000 Canadiens qui sont tombés sur les champs de bataille au cours des deux grandes guerres mondiales et la guerre de Corée.Par un temps sombre et froid, c’est le gouverneur général Ramon llnatyshyn qui a donné le ton à la cérémonie en déposant une gerbe de fleurs au pied du monument.Le premier ministre Brian Mulroney y a lui aussi déposé une gerbe de fleurs.Le chef de l'état major de la Dé- -F fense, le général John de Chastelain, " ainsi que le ministre des Anciens combattants, Gerry Merrithew, les ont imités.Toute de noire vêtue, Sarah, la duchesse de York, a également déposé une gerbe de fleurs à la mémoire des valeureux Canadiens qui ont combattu outre-frontière.La président national de la Légion royale cana-Voir page A-4: Le Canada PHOTO JACOWUES NADEAU À Montréal, Place du Canada, plusieurs survivants de la Deuxième Guerre mondiale, comme le caporal Azade Robi-chaud.en premier plan, qui a survécu, au surplus, à la guerre de Corée, se sont souvenus de ces sombres moments de notre histoire contemporaine.Côté reintroduit l’égalité du vote dans la loi électorale Michel Venne de entre bureau de Québec SUIVANT les avis du directeur général des élections et du Parti québécois, le ministre Marc-Yvan Côté a accepté de réintroduire dans la loi électorale le principe dit de l'égalité du vole parmi les critères à consi- Marc-Yvan ( Oté dérer dans la délimitation des cir- | conscriptions électorales.S’appuyant sur un jugement ré- | cent de la Cour suprême, le ministre j a déposé la semaine dernière le projet de loi 169 modifiant la loi électorale.Dans ce projet législatif, il était prévu de supprimer de la loi le critère de l’égalité du vote et de le remplacer par celui de « la représenta- i tion effective », un concept mis de l’avant par le plus haut tribunal au { pays.Mardi dernier, en Chambre, le mi- j nistre a appuyé un amendement du j Parti québécois qui met en balance ! les deux critères.L’amendement dit i que les circonscriptions électorales sont délimitées « de manière à assurer le respect du principe de la représentation effective des électeurs » et « en tenant compte de l’égalité du vote des électeurs ».Dans une allocution à l’Assemblée nationale, le ministre responsable de la réforme électorale a soutenu que l'intention initiale du législateur était simplement de se conformer au jugement de la Cour suprême, dans une cause impliquant la Saskatchewan.Le tribunal statuait que le droit de vote garanti par la Charte canadienne des droits doit être interprété comme le droit à « une représenta- I tion effective » et non comme le droit Voir page A-4: Côté Clark dresse un plan de relance du comité Castonguay sans écarter Mme Dobbie Huguette Young____ de la Presse canadienne OTTAWA — Afin d’essayer de sauver les meubles, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark a dressé hier un plan d’action en 12 points pour relancer le comité mixte constitutionnel sur la bonne voie.Pas question toutefois de congédier la co-présidente Dorothy Dobbie comme le réclame vigoureusement l’opposition.« J'estime qu’en raison de son rôle de coprésidente, il serait injuste et contre-indiqué de tenir cette seule personne responsable des décisions qui ont effectivement été prises par un groupe de personnes sur lequel votre parti était représenté », a répondu M.Clark dans une lettre au leader néo-démocrate Audrey McLaughlin et au chef libéral Jean Chrétien.Pour les libéraux, toutefois, rien à faire.On est revenu à la case départ, de fulminer le critique libéral en matière constitutionnelle, André Ouel-let.Rejoint par la Presse canadienne, M.Ouellet s’est dit très fâché de cette nouvelle mise au point.« Je trouve ça ‘culotte’ de la part de Joe Clark qui revient à la charge en disant que tout va bien et qu’il y a Voir page A-4: Clark Joe Clark Lucien Bouchard dit à Bourassa d’affronter le Canada anglais au lieu de 1 Jocelyne Richer de notre bureau de Québec AU LIEU DE passer son temps à rassurer le Canada anglais, à dire « énervez-vous pas, on n’en veut pas trop », le premier ministre Bourassa devrait s’appliquer à bâtir un rapport de forces en faveur du Québec et essayer d’obtenir de meilleurs propositions du gouvernement fédéral.C’est à ce « devoir démocratique » que M.Bourassa devrait consacrer ses énergies, a fait valoir hier M.Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, qui prenait la parole devant les étudiants en droit de l’Université Laval.Le discours rassurant tenu par le premier ministre Bourassa dans le dossier constitutionnel n’aide en rien le Québec, est persuadé M.Bouchard, et contredit celui prôné par ses prédécesseurs qui, contrairement à lui, « ont toujours revendiqué plus de pouvoirs pour le Québec».L’échéance du référendum, à l’automne 1992, lui apparaît incontournable.Selon lui, M.Bourassa ne « sera pas assez suicidaire » pour déclencher une élection précipitée et amadouer s’en tiendra plutôt aux dispositions inscrites dans la loi 150.La possibilité que le premier ministre puisse vouloir amender la loi Voir page A-4: Bouchard Lucien Bouchard / Yocl N traditionnel vu Provence ;T-f“ Noël traditionnel en Provence du 22 au 29 décembre 1991 Une visite que l’on dirait par Daudet préparée: Nîmes, Avignon, Les Baux, Fontvieille, Arles, Aigues Mortes.voyages maiavoy 861-2485 Nous proposons de nouveau cette année l’incomparable Noël traditionnel en Provence qui a laissé aux participants de l’an dernier l’indélébile souvenir de la chaleur de l’âme provençale française.Demandez notre dépliant Noël / .Yocl N traditionnel en Provence Du 22 au 2‘) décembre 1991 4 -«-i 1* I A-2 M Le Devoir, mardi 12 novembre 1991 Les fonctionnaires municipaux prévoient «toute une bataille» si Québec accepte le gel des salaires Ottawa s’apprête à légiférer sur les espèces menacées Sylvain Blanchard LE SYNDICAT canadien de la fonction publique (SCFP) livrera « toute une bataille » aux villes si jamais le gouvernement du Québec accepte leur proposition d’étendre aux fonctionnaires municipaux le gel des salaires imposé aux employés de l’État, il y a quatre mois.C’est ce qu’a fait savoir hier Henri Massé, le directeur québécois du SCFP, syndicat affilié à la FTQ et représentant plus de 80 % des fonctionnaires municipaux de la1 province.M.Massé, qui réagissait ainsi à la demande faite vendredi par le président de l’Union des municipalités du Québec, Ralph Mercier, dans le cadre d’une rencontre avec le ministre Claude Ryan, a prévenu les maires de regarder d'autres solutions pour limiter les conséquences de la réforme Ryan, « car les travailleurs, qui ont déjà donné, ne se laisseront pas manger la laine sur le dos».' La loi 145 (réforme Ryan), qui en- trera en vigueur en janvier, transférera aux municipalités 500 millions $ de nouvelles responsabilités.Une décision aux conséquences majeures qui force actuellement les villes à se livrer à une gymnastique invraisemblable pour trouver les moyens de payer la note sans surtaxer leurs contribuables, ou mettre en danger • des services jugés essentiels.La capacité de payer des citoyens ayant atteint ses Limites depuis longtemps, plusieurs villes n'ont d'autre choix que d’effectuer des coupures drastiques.Or, en leur permettant d'imposer à leurs employés (cols blancs, cols bleus, po/npiers et policiers) le même décret que celui voté à Québec à l'intention des fonctionnaires — 0 % pour les six premiers mois de 92 et hausse de 3 % pour les six derniers mois de l’année — les municipalités pourraient, globalement, économiser 64 millions $.La demande de l’U MQ sera étudiée prochainement au conseil des ministres.Mais déjà les différents syndicats signalent aux autorités municipales que « ce sera le bordel dans les relations de travail » si jamais elle trouve un écho favorable à Québec.« Le climat sera pourri et les maires vont rapidement perdre le contrôle de la situation », anticipe Henri Massé.Il prie donc le gouvernement de rejeter cette demande et les maires de chercher d'autres alternatives avec les syndicats pour régler leurs problèmes de caisse.« Car c’est en se parlant qu’on réussit à trouver des solutions, pas en imposant ses vues».Dénonçant le manque « d’imagination et de tact » de l’Union des municipalités, le SC FP soutient que le gel de salaires ne fait pas l’unanimité à l’UMQ, plusieurs villes, affirme M.Massé, s’opposant à cette requête, connaissant trop bien les répercussions qu’elle risque d’avoir sur les relations de travail.M.Massé blâme d'ailleurs sévèrement le président de l’UMQ de ne pas avoir cherché à le rencontrer pour examiner la situation et tenter de dégager des pistes de solutions.« La décence la plus élémentaire commandait, avant de poser un geste comme celui-là, qu'on nous consulte.C’est d’ailleurs très étonnant qu’on ne l’ait pas fait, car c’est la même union, l’Union des municipalités du Québec, qui, au printemps dernier, dénonçait partout en province, et à coups de poing dur la table, le ministre Ryan pour avoir le culot de leur refiler une facture de 500 millions $ sans prendre leur avis en considération».Même son de cloche du côté de la Fédération des employés des services publics de la CSN, qui représente 5000 fonctionnaires municipaux au Québec.« Les travailleurs sont conscients du manque à gagner engendré par la réforme Ryan », dit leur présidente, Ginette Guérin.Mais s’ils sont prêts à en regarder les impacts, ils ne sont pas disposés à se faire imposer une loi spéciale.Car c’est par le biais de la négociation que l’on trouvera des solutions aux problèmes soulevés par celte réforme».Le « dégraissage » de l’appareil municipal, la planification à long terme de ses activités et une meilleure organisation du travail font partie de ces solutions, dit le syndicat.Louis-Gilles Francoeur LE MINISTRE fédéral de l’Environnement, M.Jean Charest, parrainera aux Communes un projet de loi pour protéger les espèces sauvages, animales et végétales contre la contrebande et le braconnage.Le projet de loi vise en particulier, récise la déclaration ministérielle, « empêcher le commerce illégal des espèces sauvages, en particulier des espèces menacées de disparition » ainsi que les habitats requis pour leur survie.La loi québécoise sur la Conservation de la faune protège déjà depuis des années les espèces menacées ainsi que les habitats critiques.En raison de l’annonce tardive, hier après-midi, de ce projet de loi, personne n’était capable de dire au bureau du ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP), M.Gaston Blackburn, si ce projet de loi empiétait sur des compétences provinciales parmi les plus claires au plan historique.Plusieurs des volets de ce projet de loi relèvent clairement des compétences fédérales sur le commerce international des animaux et des végétaux.Ainsi, précise la déclaration de M.Charest, la future loi « interdira le commerce des espèces exotiques et canadiennes en danger de disparition ainsi que de leurs pro- duits.Elle renforcera la mise en oeuvre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction et empêchera l’importation au Canada d’animaux et de végétaux sauvages obtenus en contravention avec les lois sur la conservation d’autres pays.» La loi fédérale, ajoute la déclaration ministérielle, « interdira l’exportation ou le transport interprovincial d’animaux ou de végétaux sauvagès obtenus en contravention avec lés lois canadiennnes.» Plusieurs marchés lucratifs ont sévi au cours des dernières années, notamment au Québec, où des braconniers auraient capturé des oiseaux de proie pour de riches personnages du Moyen-Orient, grands amateurs de ces chasses archaïques.De tels oiseaux peuvent valoir sur le marché noir plusieurs dizaines de milliers de dollars.Par ailleurs, les législations provinciales sont peu ajustées les unes aux autres.On vend du « chevreuil » au Québec, qui provient de l’Ouest, alors que la vente du cerf, un animal différent, est inter dite au Québec.On a même déjà vendu au Québec des cervidés en voie de disparition ailleurs sous prétexte de les envoyer vers des zoos alors qu’ils s’en allaient à l’abattoir ou vers des « ferme de chasse », ce qui est à peu près la même chose.Le Canada demande à l’ONU de l’aider à retracer la Montréalaise disparue au Liban Le PQ prévoit intégrer les fonctionnaires fédéraux québécois sans dépenser plus Marie Tison de lu Presse canadienne WASHINGTON - Le Canada a demandé à l'Organisation des Nations unies de l’aider à retracer Mme Henriette Haddad, une Montréalaise disparue au Liban en 1985.Dans une lettre datée du 31 octobre, la mission canadienne à l’ON U a demandé à l’envoyé de l'organisation qui tente de favoriser la libération des otages détenus au Proche-Orient, M.Giandemenico Picco, de faire enquête sur cette question.« Nous lui avons donné des détails sur cette disparition, a déclaré hier le porte-parole de la mission canadienne, M.Graham Greene, au cours d’une entrevue téléphonique depuis New York.Nous lui avons demandé d’aller chercher des informations auprès des gouvernements appropriés et des factions alors qu’il fait en- quête au sujet d’autres otages détenus au Liban.» Mme Haddad, maintenant âgée de 64 ans, a disparu alors qu’elle visitait de la famille au Liban et qu’elle se rendait de Beyrouth-Est à Beyrouth-Ouest pour vérifier l’état d’une propriété appartenant à la famille.Son fils, M.Constantin Haddad, croit que sa mère a été enlevée.M.Haddad, un ingénieur à l’emploi d’Hydro-Québec à la Baie James, a déclaré que selon des informations obtenues par la famille, Mme Haddad serait détenue par le Hezbollah, un groupe qui chapeauterait les diverses factions qui détiennent des otages au Liban.M.Greene a déclaré que le Canada ne savait pas si Mme Haddad avait bel et bien été enlevée.Il a fait observer qu'aucun groupe n’avait revendiqué l’enlèvement de la Montréalaise, mais il a ajouté que ça avait également été.le cas pour d’autres otages qu’on savait detenus.Le porte-parole de la mission ca- ! nadienne a affirmé que lors de la disparition de Mme Haddad, le Canada avait fait enquête auprès de groupes au Liban et ailleurs au Proche-Orient.Au cours des années, le gouvernement canadien a notamment approché les Syriens et les Iraniens.Sans succès.Ou bien il ne recevait pas de réponse, ou bien on l’assurant que Mme Haddad n’était pas détenue.M.Greene a cependant indiqué qu’à l’époque il n’était pas facile de traiter avec le gouvernement libanais, le pays étant alors déchiré par la guerre civile.Cette question est d’autant plus difficile que M me H ad-dad, née au Liban, possède la double citoyenneté, a déclaré M.Greene.La marge de manoeuvre du Canada s’en trouve limitée.Pierre April de la Presse Canadienne QUÉBEC — Mme Pauline Marois, député péquiste de Taillon, a expliqué hier que le Québec serait capable d’intégrer ses 118 000 fonctionnaires fédéraux aux 40 000 que possède déjà le Québec sans dépenser un cent de plus que ce qu’il paie déjà.« Actuellement, a-t-elle précisé en conférence de presse, le Québec paie pour cinq fonctionnaires fédéraux alors que seulement quatre travail- lent pour lui.» Le comité chargé de préparer le transfert a pour sa part noté la sous-représentation des Québécois au sein de la fonction publique fédérale « qui est de l’ordre de 33 à 42%».Les consultations entre le Parti québécois et les 118 000 fonctionnaires fédéraux oeuvrant au Québec ont débuté et une première analyse sur leur éventuelle intégration à la fonction publique québécoise, advenant la souveraineté du Québec, sera rendue publique dès le printemps prochain.soit le même emploi ou seront réorientés vers un autre de même type avec la même rémunération.» Dans le document, les membres du comité ont répété que la ville de Québec sera la capitale nationale « du nouvel État » et que la politique de transferts verra « à minimiser les déplacements des personnes, à tenir compte des besoins régionaux, à optimaliser l’utilisalion des équipements en place et à accorder à l’Ou-taouais une attention particulière, puisque cette région comporte pas moins de 26000 fonctionnaires».Quel que soit l’objet de votre prêt, les taux d’intérêt de la Banque Scotia sont très avantageux* Prêt à l’habitation d’une durée d’un an A PARTIR DE 8.75% Prêt-auto pour l’achat d’une voiture neuve À PARTIR DE 10.50% Prêt pour consolidation de dettes À PARTIR DE u.% sur les prêts supérieurs à $15,000 Prêt personnel inférieur à $5,000 À PARTI R DE 13.25% Pour un prêt à l’habitation sur hypothèque de premier rang, un prêt-auto pour une voiture neuve ou encore un prêt pour consolider vos dettes (par exemple pour régler vos comptes de cartes de paiement ou de crédit), renseignez-vous auprès d’une succursale de la Banque Scotia.*Sous réserve de l’application des critères habituels de crédit.En vigueur au I 2 novembre 1991, ces taux peuvent être modifiés.Tous les taux sont annuels et s’appliquent aux prêts d’une durée d’un an.Banque Scotia 3 Mme Jocelyne Gadbois, conseillère à l’exécutif national du PQ et responsable du comité chargé de préparer cette intégration, a demandé aux fonctionnaires fédéraux de s’impliquer dans le processus de consultation et d’information.« Nous avons quelques idées sur la façon dont cette integration pourra se faire, a-t-elle déclaré, mais sans la participation des fonctionnaires, on n’ira pas très loin.» Mme Gadbois était accompagnée de M.Rosaire Bertrand, président du PQ de la région de Québec, et Mme Pauline Marois, responsable de ce dossier pour l’aile parlementaire.« Ce que l’on offre aux fonctionnaires fédéraux, a soutenu Mme Marois, c’est de venir réfléchir avec nous, de nous proposer des moyens d’action précis et de s’associer au processus.» Quant à M.Bertrand, il a mentionné que la consultation est amorcée.« Des démarches sont engagées, a-t-il dit, et d’autres sont à venir afin de nous assurer que les propositions que nous mettrons de l’avant tiendront compte des attentes légitimes de ces gens.» Déjà, dans leur analyse et pour répondre à une résolution adoptée lors du congrès du PQ, en janvier dernier, les membres du comité ont préparé un projet de brochure qui sera acheminée à tous les fonctionnaires fédéraux au Québec et dans laquelle ils reprennent les engagements du PQ de les intégrer avec tous leurs droits et privilèges.•< En n'ajoutant aucun effectif, a précisé Mme Marois, nous pouvons garantir aux fonctionnaires qui sont actuellement à l’emploi du gouvernement fédéral qu’ils retrouveront Une étude sur les implications économiques sur la région et les fonctionnaires de l'outaouais a déjà été commandée au Groupe Secor par le nouveau maire de II ull et an cien membre de la Gommission Bé langer-Campeau, Marcel Beaudry.Toute l’opération intégration devra garantir aux fonctionnaires la li berté de choix.« Les conséquences concrètes de cette position, a indiqué Mme Gad bois, font que les employés du fédéral qui travaillent au Québec auraient ie choix entre poursuivre leur carrière au sein de la fonction publique du Canada ou joindre celle du Québec aux mêmes conditions que celles qu’ils ont à l'heure actuelle.» Il va sans dire, cependant, qu’il > en aura parmi ceux qui accepteront de joindre la fonction publique québécoise qui se retrouveront dans un emploi autre que celui qu’ils occupent à Ottawa.« Un nombre significatif des 118 000 fonctionnaires, a expliqué Mme Marois, rendent des services sur le territoire québécois que nous continuerons d’offrir.D’autres assument des fonctions que nous pren drons dans un État souverain et il y a ceux où on observe un certain chevauchement dans leur travail.« Ces derniers, a-t-elle poursuivi, seront réorientés vers un autre travail.Là où il y aura véritable chevati chement, il faudra rationaliser.» Le comité n’a toutefois pas été formé pour négocier avec les représentants des fonctionnaires fédéraux et québécois.Il déterminera la répartition régionale des employés, les dédoublements de postes et les besoins des régions, et effectuera la comparaison des conventions collectives.Bob Rae ironise à Londres sur le « fédéralisme » des séparatistes québécois LONDRES (PC) — Le fédéralisme canadien sera toujours nécessaire même pour les séparatistes du Québec qui disent ne souhaiter qu’une association avec le reste du Canada, a affirmé hier à Londres le premier ministre ontarien Bob Rae, en tournée en Europe, Selon M.Rae, le fédéralisme est la seule forme naturelle de gouvernement pour le Canada.« Dès que vous parlez d’association avec le reste du Canada, vous parlez de fédéralisme.Vous parlez de reconnaître les limites de la souveraineté qui sont naturelles et inévitables dans un monde comme le nôtre.« Je trouve ironique que même les plus fervents séparatistes ou indépendantistes parlent immédiatement d’association avec le reste du Canada », a ajouté M.Rae lors d’une conférence de presse.Le premier ministre ontarien estime également qu'une monnaie commune appelle des intérêts communs.Cela signifie une coordination des politiques économiques et soeia les, ce qui nécessite un parlement.« Alors pour moi, si le Canada n’existait pas, nous devrions le réinven ter», a soutenu M.Rae.Premier ministre ontarien depuis 14 mois, M.Rae a rencontré hier des gens d’affaires et des porte-parole du gouvernement britannique, dont le secrétaire au Commerce, Peter Gilley.Il a déclaré que les investisseurs ne craignaient pas son gouvernement néo-démocrate ou les non veaux projets de loi sur le travail qu’il a déposés la semaine dernière.« L’élection d'un gouvernement social-démocrate en Europe est vue comme un événement s’inscrivant dans le cours normal des événements — la routine », a-t-il dit.Après la Grande-Bretagne, M.Rae se rendra en France et en Allemagne, afin de consolider les liens commerciaux entre l’Ontario et les 12 pays membres de la Communauté européenne.Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons é « 4 f Le Devoir, mardi 12 novembre 1991 B A-3 Un ministère fédéral en poursuit un autre pour avoir perturbé des larves de homards Le ministère des Transports nie l’existence d’études sur un métro autonome à Laval Louis-Gilles Francoeur ENVIRONNEMENT Canada vient d’intenter sans tambour, ni trompette dans le district judiciaire de Gaspé des poursuites contre Travaux publics Canada qui a dragué en juillet et en août, soit en période interdite, le chenal menant a Cap-Vert, aux îles-de-la-Madeleine, en pleine éclosion des larves de homards, une des principales ressources de la région.Ce dragage avait été autorisé par les services d’Environnement Canada à la condition expresse, proposée par Pêches et Oceans Canada, qu'il se déroule entre le 1er et le 30 septembre, soit après la période d’éclosion des crustacés.C’est ce que EN BREF.Une réforme entre gens compétents (PC) — Pour réussir Inapplication de la réforme de la santé dans les établissements mêmes, le ministère doit reconnaître la compétence des gens qui y travaillent, et non les confronter.C’est ce que le directeur des programmes à la Fédération des CLSC, M.Marcel Sénéchal, est venu dire à un groupe d’infirmières, dans le cadre du 71e congrès de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.« Toute tentative de collaboration est vouée à l’échec si elle ne repose pas sur une reconnaissance des compétences, des intérêts de chacun », a souligné M.Sénéchal.Hydro: consultation trop limitée ?JUSTE avant de participer à la consultation privée sur le plan d’équipement d'IIydro-Quebec, la Coalition pour un débat public sur l'énergie a fait savoir hier que cette démarche, imposée par le gouvernement, était fort éloignée du débat public sur l’énergie que réclament, mais en vain depuis 10 ans, des dizaines de groupes sociaux et environnementaux du Québec.La consultation en cours, ajoutaient les porte-parole de la coalition, devrait avoir lieu après un débat national sur les priorités énergétiques.Il est illogique, a expliqué le secrétaire de la coalition, M.Michel Thibault, de choisir des projet», voire des équipements avant d’avoir identifié nos besoins et les meilleures moyens d’y répondre.Maxwell: même la thèse du poison MADRID (AP) — Cristina, la fille de Robert Maxwell, a déclaré hier dans une interview au New York Pont que son père avait pu être empoisonne.Par ailleurs, The Evening Standard » titrait hier sur un test de dépistage de poison pratiqué sur la dépouille du magnat de la presse, d'après le témoignage de l’avocat espagnol de la famille Julio Hernandez Claverie qui a déclaré « le poison doit être considéré comme une possibilité ».Le consul britannique à Tenerife estime cependant que la thèse de l’empoisonnement est peu probable.« Il y a si peu de preuves dans tous les cas, nous ne pouvons éliminer aucune possibilité », a-t-il déclaré.précise d’ailleurs le permis publie dans la Gazette du Canada, le samedi 28 avril 1990.Malgré cette disposition expresse, le dragage aurait été effectué en juillet et en août.Selon les renseignements obtenus par LE DEVOIR, un inspecteur d’Knvironnement Canada a découvert, le 6 août, que la drague gouvernementale DPW 125 était en place en face de Cap-Vert.Une inspection supplémentaire devait révéler que les travaux d’entretien, qui devaient commencer le 1er septembre, étaient presque termines à la mi-août.Durant l'enquête des Services fédéraux de protection de l’environnement, Travaux publics Canada (TPC) devait demander la permission de draguer davantage à cet endroit pour compléter le chenal, ce qui a confirmé que l’essentiel des travaux avait été effectué.Le permis accordait la permission de draguer 9000 mètres cubes de sable afin de faciliter l’accès des bateaux de pêche à Cap-Vert.Le responsable du dragage chez TPC, M.Raymond Murray, aurait alors manifesté l’intention de faire porter ce tonnage à 13 500 mètres cubes.À la Cour de Gaspé, les accusations portées par Environnement Canada visent tout autant Travaux publics Canada que M.Murray.Le mi- nistère et son fonctionnaire sont poursuivis en vertu des articles 67 et 71 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, qui englobe maintenant la Loi canadienne sur l'immersion en mer.Ottawa annonçait la semaine dernière un investissement de 10 millions $ pour « renforcer le contrôle » de l'immersion des déchets en mer dans le cadre des programmes du Plan vert.Le permis accordé par Environnement Canada permet le relargage du sable dragué dans une lagune en face de Cap-Vert.Ce sable forme maintenant une île au centre de la lagune.Il ne contient aucun toxique.C’est à l'origine Pêches et Océans Canada qui avait indiqué à Environnement Canada le danger de draguer cette zone d’éclosion des larves de homard, une zone aussi critique pour ce crustacé qu’une frayère pour les poissons.Le 15 janvier dernier, le responsable de l'évaluation des habitats de Pêches et Océans, M.Yves Laver-gne, communiquait à Environnement Canada ses recommandations pour plusieurs sites de dragage envisagés par les Travaux publics.Au sujet de Cap-Vert, il écrivait : « Nous sommes d'accord avec les sites d’immersion proposés.Nous re commandons que les travaux soient bre, ceci pour ne pas interférer avec i l'utilisation de la lagune par les lar- | ves de homard au cours de l'été.» Le biologiste recommandait d’ailleurs la même chose pour le dragage de la lagune de Havre-aux-Maisons.Le responsable québécois d'Environnement Canada, M.Jean-Pierre Gauthier, a déclaré au DEVOIR que, s’il n’était pas commun de voir un ministère fédéral en poursuivre un autre, « ce n'était pas la première fois » Il a été cependant incapable de citer d’autres cas.Une telle poursuite, a-t-il dit, s’inscrit dans la politique de mise en application plus sévère des lois environnementales au ] niveau fédéral, a-t-il expliqué.Si Travaux publics Canada est condamné, a expliqué un autre fonctionnaire, l’argent passera en réalité d’un ministère fédéral à un autre, ce qui ne pénalise pas le Trésor fédéral ! Et si une faute a été commise par un fonctionnaire sans qu’il y ait malice, ce dernier est rembourse par son ministère.En ce sens, l’amende maximale de 300 000 $ prévue dans la Loi fédérale de l’environnement n’effraie pas les hautes direction.Par contre, les peines d’emprisonnement inquiètent davantage les fonctionnaires car, si les tribubaux n’envisagent pas ce recours à la première offense, il pourrait en être autrement en cas de récidive pour les mêmes motifs.Isabelle Paré LE MINISTERE des Transports qualifie de tout à fait non fondées les dénonciations du président du Con-j seil métropolitain de transport en commun (CMTC), Robert Perreault, qui affirme que Québec et Laval étudient en catimini un projet de métro autonome.Au bureau du ministre des Transports, M.Sam Elkas, on s’est dit surpris hier des grands cris proférés par le président du CMTC, également president de la Société de transport de la CUM, portant sur la « confidentialité » d’études entreprises sur la viabilité d’un projet de transport rapide à Laval.« C’est absolument faux.Il y a un comité technique qui a été formé en juin avec la Société de transport de Laval et le ministère.Mais cela est connu publiquement », a défendu i hier l’attachée de presse du ministre | des Transports.D'après le ministère, aucune somme n'aurait été versée par Québec pour aider la Société de transport de Laval à faire ces études, mais uniquement des « moyens tech-| niques».Dans une entrevue accordée hier au DEVOIR, M.Perreault dénonçait l’existence d’une collusion entre Laval et Québec qui, à son avis, court-circuite l’organisme régional de concertation qu’est le Conseil métropolitain de transport en commun.Inquiété par l’aspect partisan de ces appuis venus de Québec, M.Perreault disait aussi craindre que ce Isabelle Paré L’ÉCART entre l’espérance de vie des hommes des quartiers pauvres du sud-ouest et ceux de Westmount tend à s’accroître et surpasse maintenant dix ans.Si l’on peut espérer passer le cap des 80 ans à Westmount, les hommes de Pointe-Saint-Charles, de Saint-Henri et de la Petite-Bourgogne ne peuvent toujours pas souhaiter vivre au-delà de 67 ans.C’est du moins ce que révèle le dernier rapport du Département de santé communautaire (DSC) de l’hôpital de Verdun qui scrute l’état de santé des 262 000 habitants du Vieux Lachine, de Pointe-Saint-Charles, de Saint-Henri, de la Petite-Bourgogne, de Côùe-Saint-Paul, de LaSalle et de Verdun.« Même s’il y a une amélioration lente et graduelle dans les quartiers défavorisés et partout au Québec, l’écart entre riches et pauvres ne s’amincit pas ou peu, ou s’accroît dans certains cas», affirme M.Jean-Pierre Lavoie, responsable de l’équipe de recherche du DSC de Verdun.Le nombre.de bébés de petits poids, de complications à la grossesse et d’hospitalisations continue aussi à se démarquer de la normale, tandis que le taux de mortalité infantile dans Saint-Henri et Pointe-Saint-Charles demeure de 70 % à 80 % plus élevé qu’ailleurs dans la région mé-I tropolitaine.En fait, un enfant sur ! 100 mourra avant d’y avoir complété projet, porteur d'impacts sur tout le réseau de transport métropolitain, n’affaiblisse le pôle de développement du centre-ville.« Le comité fera état de ces études à Laval et au ministère des Transports, mais aussi au Conseil métro politain de transport en commun », a tenu à souligner nier Mme Denault.À l'hôtel de ville de Laval, on s’est abstenu de faire tout commentaire sur cette charge à fond de train effectuée par le président du CMTC.Mais d'emblée, a-t-on indiqué au bureau du maire, l’étude en cours de réalisation ne vise qu’à scruter les diverses alternatives de transport en commun que pourrait adopter Laval, étant donné la décision de Québec de reporter d'au moins cinq ans la construction du prolongement du métro à Laval.Dès mai dernier, le ministre Elkas a en effet recommandé à son gouver nement de surseoir jusqu’en l’an 2000 aux projets de relier ï’Ile Jésus au réseau souterrain de la STCUM.Et ce, malgré rengagement contraire pris par le Parti libéral au cours de la campagne de 89.Dès lors, le maire Gilles Vaillancourt avait annoncé la création d'un comité conjoint avec le ministère des Transports ayant pour mandat d’étudier une « infrastructure régionale de grande capacité réalisable dans un échéancier plus serré ».Depuis 1989, de multiples hypothèses ont été avancées pour relier Laval au centre-ville dont celle d'un monorail, d’un métro de surface et d’un « railbus », un véhicule fonctionnant tant sur rail que sur route.sa première année de vie.Les indicateurs socio-économiques révèlent aussi que le pourcentage de familles monoparentales a doublé en dix ans dans le sud-ouest, mais n’a augmenté que de 30 % au même moment dans la région de Montréal.À Pointe-Saint-Charles, pas de moins de 45% des familles sont monoparentales, et 46 % dans Saint-Henri et la Petite-Bourgogne.Plus d’une mère sur deux s’y déclare célibataire, et une mère sur neuf y est âgée de moins de 20 ans.Toutefois, cette augmentation du nombre de jeunes mères se fait ressentir partout au Québec depuis 85.« Mais le pourcentage des jeunes mères reste toujours près de deux fois et demie plus éle-vé dans ces quartiers qu’ailleurs dans la région de Montréal », fait remarquer M.Lavoie.Si LaSalle, Lachine et Verdun semblent toujours mieux nanties que les autres quartiers du sud-ouest, l’appauvrissement croissant que connaît Verdun est maintenant camouflé par la richesse de la population de Pile des Soeurs, affirme le chercheur.« Si on isole l’île des Soeurs, on retrouve à l’est de Verdun une population aussi démunie que celle des quartiers Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri et Petite-Bourgogne».À Verdun, où réside la plus forte proportion de personnes âgées de tous les quartiers du sud-ouest, le DSC rapporte que plus de 65 % des gens du troisième âge habitant seuls vivent sous le seuil de la pauvreté.réalisés entre le 1er et le 30 septem- PHOTO JACQUES GRENIER mmmm ¦ • mm Le TNM a 40 ans Il y avait foule, hier, pour célébrer le 40ème anniversaire du Théâtre du Nouveau Monde.Yves Jacques, Jean Besré et Jean-Louis Roux en avaient long à raconter sur les grandes et petites histoires de notre compagnie de théâtre la plus célèbre.L’écart de l’espérance de vie s’élargit entre riches et pauves Le compagnon de M.François n’a entendu aucun avertissement avant le coup de feu meurtrier l'auto.Il se souvient s'être fait traiter Vallerand suggère des accommodations entre la RIO et les producteurs de Salons pour la prochaine saison Hollande Parent
de

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