Le devoir, 15 novembre 1991, Page(s) complémentaire(s)
J La coalition Campus 2000 demande à l’U de M de trouver des alternatives à la construction d’un garage étagé de 1000 voituresW sur le seul boisé en façade de Poly BELLE GUEULE Vol.LXXXII — No 265 ?Pluie intermittente Max.6 Détail page B-8.Montréal, vendredi 15 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* -* TPS t TVQ Le CHUL reçoit 101 millions pour la recherche sur le cancer Isabelle Paré DES INVESTISSEMENTS de 101 millions $ ont été consentis hier par Québec, Ottawa et le secteur privé au centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), à Québec, pour lui permettre de développer des médicaments pour le traitement des cancers du sein et de la prostate.Ce projet majeur comporte l’octroi de 35 millions % par Québec et Ot- tawa pour permettre l’agrandissement du centre de recherche du CHUL et l’investissement de plus de 66 millions $ par divers partenaires à titre de fonds de recherches pour cinq ans.La contribution du gouvernement québécois au volet de la recherche s’élèvera à 26 millions $, dont 17 millions $ seront dévolus sous forme de crédits d’impôts et 8,5 millions $ à titre de subventions au Fonds de développement technologique.À cela viendra s’ajouter les investissements de deux partenaires privés, la compagnie américaine Schering-Plough, et Endorecherche Inc., une PME spécialisée en R & I), qui injecteront respectivement 27,3 millions $ et 10 millions $ dans ce projet.Piloté par le Dr Fernand Labrie, directeur du CHUL, ce programme, d'une importance majeure au plan médical, constitue aussi une première en ce sens qu’il comprend l’engagement par Schering-Plough de fabriquer au Québec les médicaments issus de la recherche.« C'est la première fois au Canada qu’il y a aura cette continuité depuis la recherche jusqu'à la commercialisation.Cela nous ouvre la porte à un marché mondial de l’ordre de 10 milliards J », a souligné le Dr Fer nand Labrie, qui prévoit que plus de 200 chercheurs du CHUL travailleront à ce projet.Une multitude de découvertes faites par le CHUL.dont des substan- ces dans le traitement du cancer, sont maintenant utilisées ailleurs qu'au Canada, a soutenu le Dr Labrie.En plus de permettre la création de 400 nouveaux emplois dans le domaine de la haute technologie dans la région de Québec, la possibilité de produire ces nouveaux médicaments au Québec laisse présager des retombées futures évaluées à près de 50 millions $ par année, a-t-il dit hier.Mais au point de vue médical, ce programme, qui s’inscrit dans la foulée des recherches déjà entreprises sur les cancers de la prostate et du sein au CHUL, permettra de pousser encore plus loin la connaissance de l’intéraction entre les hormones et le cancer.On cherchera notamment à déceler des produits pouvant agir à titre de « bloqueur » des hormones féminines pour assurer un traitement plus efficace du cancer du sein.« Il Voir page A-4 : Le CHUL SOCIÉTÉ VÏ2 jQt.: PHOTO JACQUES GRENIER Les religieux laissent leurs écoles K bout de personnel et de liquidités, les communautés religieuses devront, d’ici dix ans, céder aux laïcs la majorité des institutions d’enseignement secondaire qu’elles possèdent encore.Un reportage de Caroline Montpetit.Page B-l Un nouvel incident ravive les tensions entre Noirs et policiers d'après PC et l.K DEVOIR LA SÛRETÉ du Québec fait enquête sur les circonstances qui ont entouré la mort tragique d’un jeune Noir de 26 ans survenue en fin de matinée, hier, dans le quartier Petite-Bourgogne, à Montréal.Selon la version de la police de la Communauté urbaine de Montréal Fletcher, originaire de la Jamaïque, se serait enlevé la vie en se tirant une balle dans la tête alors qu’il était poursuivi par des agents qui voulaient vérifier son identité.Le drame s’est produit à l’intersection des rues Georges-Vanier et Saint-Jacques.Le jeune homme aurait pris la fuite à pied après avoir été interpellé par les policiers à l’intersection des rues Vinet et Notre-Dame.M.Fletcher était connu des services de police en raison d’antécédents judiciaires reliés au trafic de stupéfiants.Après une poursuite de quelques minutes, le jeune homme se serait subitement arrêté pour pointer une arme sur sa tempe.Les policiers auraient vainement tenté de le dissuader de s’enlever la vie.Des témoins affirmaient pour leur part qu’un seul coup de feu a été tiré.Voir page A-4 Incident Les frasques du Fantôme Une belle mécanique qui tourne à vide Nathalie Petrowski DEPUIS HIER soir, Montréal est divisée en deux clans : ceux qui étaient à la première du Phantom of the Opera a la Place des Arts, qui avaient payé très cher pour y être (325 $ la tête de pipe) et qui, le vin blanc et les petits fours aidant, ont été éblouis par le spectacle ; ceux qui y étaient aussi mais qui n’ont pas digéré le vin blanc ni les petits fours et qui ont compris très vite qu’à ce prix-là, ils préféraient Les misérables ou même Starmania.Entre les deux clans, un coeur de critique balance avant de s’avouer quelque peu déçu, moins par l’admirable dispositif scénique que par l’interprétation de la troupe et les longueurs de cette comédie musicale trempée dans le sirop professionnel que produit une multinationale de la musique du nom d’Andrew Loyd Weber.Entre ces deux clans aussi, la vraie vedette du spectcale, un immense lustre pesant plus d’une tonne, balance encore plus dangereusement.Hier à la salle Maisonneuve, le célèbre lustre s’est élevé lentement au-dessus des têtes parfumées en menaçant à tout instant de leur tomber dessus comme le ciel d’Astérix sur la tête des Gaulois.A Montréal comme dans toutes les villes où se produira cette deuxième production canadienne (la premiere ne décolle pas de Toronto depuis trois ans), le lustre est évidemment la pièce de résistance de la soirée.L’accessoire est important non seulement pour l’usage dramatique que le metteur en scène en fait mais parce qu’il témoigne du fétichisme du public qui passe la soirée à le surveiller du coin de l’oeil, au point d’en oublier souvent la performance de la troupe.Or s’il y a un reproche à formuler à l’endroit de ce spectacle de deux heures et quarante minutes qui se déroule en anglais avec sous-titres à l'appui, c’est justement une interprétation qui, règle générale, laisse à désirer.Non pas que les interprètes soient médiocres ou qu’ils chantent Voir page A-4: Fant&me PHOTO JACQUES NADEAU Après Toronto et Vancouver, le célèbre Fantôme de l’Opéra hantera maintenant Montréal.La grande première de cette comédie musicale tirée du célèbre roman de Gaston Leroux a eu lieu hier soir, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Frulla-Hébert se désiste Serge Truffaut SUR LE PODIUM où l’on déclara, hier en début de soirée, l’ouverture officielle de la 14e édition du Salon du livre de Montréal, ils étaient tous là : M.Marcel Couture, le président du Salon, M.Jean-Claude Germain, le président d’honneur, le maire Jean Doré, M.Jean-Louis Rov, le président de l’Agence de coopération culturelle et technique, et les écrivains invités.Ils étaient tous là à une exception.La ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, au dernier moment s’est en effet désistée.Sur cette tribune située en dessous des sigles d’Alcan et d’Hydro-Qué-bec, deux commanditaires importants de cet événement à grand déploiement, M.Germain a conclu un vibrant plaidoyer pour l’amour du livre en ces termes : « Dans une société mercantile où les fanfarons de l’économie plastronnent et claironnent à qui mieux mieux leurs virils : Je livre la marchandise !, il faut bien se rendre à l’évidence.Seul le livre relève le défi au pied de la lettre et seul il peut sans risque être contredit : JE LIVRE ! «Jelivreétant le slogan de ce Salon oui attend 110 000 visiteurs cette année contre 102 000 l’an dernier.Pour livrer la marchandise, ce Salon, ça saute aux yeux une fois les Voir page A-4 : Frulla-Hébert L’art et les bits PHOTO PC Deux fidèles endeuillés se penchent sur la dépouille du cardinal Léger.Des milliers de fidèles se pressent sur le parvis de Notre-Dame pour rendre hommage au cardinal Léger Marie Laurier LE PREMIER ministre du Canada, Brian Mulroney, s’est joint hier à la foule qui défile de plus en plus nombreuse devant la dépouille du cardinal Paul-Émile Léger exposée depuis mercredi soir à la basilique Notre-Dame.Cette visite de M.Mulroney ne pouvait pas évidemment passer inaperçue, cependant que des milliers de fidèles, anonymes et silencieux, rendent un dernier hommage au prélat.L’église reste ouverte toute la nuit et on évalue à 60 personnes à la minute le débit des visiteurs dans les temps forts, notamment à l’heure du midi hier et en fin d’après-midi à la sortie des bureaux dans le Vieux-Montréal.Mais c’est de partout que les visiteurs de tout âge arrivent à la Place d’Armes dont le périmètre entourant la basilique a été fermé à la circulation automobile.Très tôt hier matin, les citoyens se pressaient déjà sur le parvis de la basilique où l’on a installé des barrières en chicane pour en faciliter et en contrôler l’accès.Des gardiens de sécurité assurent l’ordre et la discipline, des religieux de la basilique et des membres du personnel de la Fondation des oeuvres du cardinal montent la garde autour du cercueil.Pour manifester leur attachement au cardinal, des personnes déposent une fleur sur sa tombe, certains touchent délicatement son pallium, d’autres s’attardent plus longuement pour participer aux brèves cérémonies liturgiques qui ont lieu ponctuellement.Pierre Grandmaison, organiste titulaire de la basilique Notre-Dame, accompagne cette procession d’une douce musique de circonstance.Les obsèques du cardinal Léger supposent une organisation et un protocole minutieux car on attend une foule nombreuse, dont une cinquantaine d’évêques et 400 prêtres, religieux et religieuses.Mgr Jean Zoa, archevêque de Yaoundé au Cameroun qui a accueilli le missionnaire Léger lorsqu’il est parti pour l’Afrique en 1967, sera présent, de même que M.Raymond Deville, supérieur général des Messieurs de Saint-Sulpice à Paris.Le cardinal Paul Grégoire reviendra de Floride pour saluer une dernière fois son prédécesseur à la tête de l’Église de Montréal.Plusieurs personnalités civiles et du monde diplomatique ont déjà annoncé leur présence, entre autres le gouverneur général du Canada, M.Ray Hnatyshyn, le lieutenant-gouverneur du Québec, M.Martial As-selin, Mme Lise Bacon, vice-premier Voir page A-4 Fidèles Jean Dumont ÉTRANGE ÉPOQUE qui voit dans le même temps le monde de l’art renier ou presque ses avant-gardes et céder au chant séducteur des sirènes des techniques de pointe ! François Lemai, directeur de la Galerie du même nom, a changé depuis quelque temps déjà l’ordre de ses préoccupations.Si vous lui rendez visite à l’ELAAC, il vous convaincra facilement qu’il consacre la plus grande part de ses énergies à la promotion internationale d’OSCART.Ne vous méprenez pas, ce dernier n’est pas l’un de ces artistes à la mode que d’aucun sont persuadés qu’on fabrique et qu’on vend avec la facilité d’un cachet de valium.OSCART, dont le concept est né dans la tête de François Lemai, est un réseau informatisé qui rend les oeuvres des musées et des galeries affiliées, donc celles de votre propre collection si vous le désirez, accessibles en quelques instants dans le monde entier.La technologie de ce réseau fait appel aux techniques informatiques les plus récentes de numérisation, compression, traitement et transmission des images.Le logiciel Tel-images, le véritable coeur du système, a été étudié à la demande du galeriste, et conçu en partie par des informaticiens du Québec.Il consti-Volr page A-4 L’art Claude Morin I rouir, MllNIII.HrrliiiiKt llouriiW r & » ISjJWÎS.- litHT.ll Claude Morin L V .V Mes Premiers Ministres Lesage, Johnson, Bertrand, Bourassa et Lévesque essai, 640 pages, 29,95 $ Enfin Claude Morin parle! Une mine d’informations.Un témoignage capital.Boréal t V A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 15 novembre 1991 Le coût per capita du système de santé n’a pas augmenté depuis 1971, révèle une étude Isabelle Paré LA FACTURE] du système de santé ' québécois serait hors de contrôle ?Fausseté, clame la Fédération des C LSC du Québec d’après qui les déboursés per capita n’ont pas augmenté depuis la mise en place du système de santé en 1971.La part de notre richesse collective consacrée au secteur de la santé serait même en déclin par rapport aux autres secteurs de l’économie jdepuis 83, conclut une étude rendue publique hier par la Fédération des ,CLSC.Effectuée par le Groupe de recherche en santé interdisciplinaire (GRIS) de l’Université de Montréal, cette étude, qui scrute l’évolution et les projections des dépenses socio-sanitaires au Québec de 1969 à 1999, réfute l’affirmation voulant que les Québécois dépensent plus pour leur santé qu’il y a 20 ans.Si l’on s’en tient aux chiffres bruts, les coûts du système de santé ont augmenté de 500 % de 71 à 87.Durant la même période, les dépenses réelles par habitant s’accroissaient de 64 %.Mais la comparaison des dépenses de santé par individu relativisées à l’évolution de la richesse collective (PIB), à la croissance démographi- que et à l’inflation générale démontre toutefois que l’État a dépensé 1094 $ en 1987 pour chaque individu, alors qu’en 1971, ces dépenses atteignaient 1088$., « Si on tient compte de la croissance du PIB, les dépenses sont constantes.Chaque Québécois dépense, pour le système de santé, ce qu’il dépensait en 1971 », a soutenu hier M.André-Pierre Contandriopou-los, professeur à l’Universite de Montréal.Non seulement la part du fédéral dans le financement du système de santé s’est rétrécie, mais celle du Québec aussi, note l’étude.Depuis 1983, la part du PIB consacrée au secteur de la santé décroît sans cesse et est passée sous la barre des 9 %.En fait, seules les ressources financières venant du secteur privé ont crû en 20 ans et comblent maintenant le manque à gagner causé par le retrait du secteur public.Bref, si l’État montre des signes d’essoufflement, le citoyen aussi, constate à son tour la Fédération des CLSC.C’est pourquoi l’on doit explorer d’autres avenues que notre modèle actuel de système de santé pour contenir l’inflation des coûts, a plaidé hier M.Maurice Payette, président de la Fédération des CLSC.À ce titre, la recherche présentée hier par le GRIP présente trois scé- narios projetant les dépenses de santé pour le futur.Entre le statu quo, la réforme proposée par le ministre Côté et un modèle axé sur un renforcement massif de la première ligne, la dernière hypothèse apparaît de loin la plus alléchante, soutient M.Payette.Le Trésor public, qui dépense à l’heure actuelle 11 milliards $ pour la santé des Québécois, sera appelé à débourser plus de 12,07 milliards $ après l’entrée en vigueur de la réforme de la santé.Un système de santé réorienté vers la première ligne coûterait quant à lui 10,6 milliards $.Ce dernier scénario présuppose toutefois l’injection de 100 millions $ par an au cours des cinq prochaines années dans les soins de première ligne.Ce montant servirait notamment à doubler le budget dévolu au maintien à domicile, à doubler les effectifs médicaux en CLSC ainsi qu’à multiplier par deux les services psychosociaux offerts aux familles et à la jeunesse.Évidemment, convient M.Payette, ce dernier scénario prêche en faveur des CLSC et des autres acteurs de la première ligne, mais vise surtout à miser sur la prévention, la promotion de la santé et du bien-être et des mesures légères plutôt que sur la consolidation d’un système hospi- talier coûteux.Contrairement au livre blanc du ministre Côté, qui prévoit l’ajout de 2000 lits de soins de courte durée, le modèle proposé par les CLSC suggère d’en plafonner le nombre actuel, de sortir des institutions une partie des personnes âgées et la clientèle psychiatrique et de réduire de moitié le placement des jeunes et des enfants.« Nous avons vraiment l’intention de présenter une piste nouvelle, une piste de solution qui pourrait s’avérer très prometteuse, affirme M.Payette.L’étude nous indique qu’il y a d’autres moyens de contenir les coûts avant d’augmenter les impôts ou de couper dans les services.» Chose certaine, ajoute-t-il, la solution idéale consisterait à n’offrir qu’une seule porte d’entrée aux utilisateurs du réseau de santé qui sont maintenant dispersés entre les urgences, les hôpitaux, les cliniques externes et les centres de jour.Bref, il faudrait donner les bons services aux bons endroits.En commission parlementaire, la Fédération des CLSC, sans toutefois appuyer l’idée d’un ticket orienteur, entend prôner une meilleure orientation des usagers dans le réseau et une accessibilité accrue aux services de première ligne dont fait partie le réseau des CLSC.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Frulla-Hébert tourniquets passés, la livre sans détour, sans faire dans le détail.Des livres, des bouquins, des romans, des recueils, des manuels scolaires, des « polars », des beaux livres, des petits, des épais, des gros, des étrangers, des culinaires, des pratiques, il y en a des milliers et des milliers.' Pour ces milliers d’objets imprimés, il y avait hier soir des centaines de visiteurs.En fait, dans les allées bordées de kiosques, la mosaïque sociale regardait, manipulait et, parfois, achetait.Elle achetait sans avoir, pour l’instant du moins, vitu-,péré la TPS qui, l’an dernier, avait imprimé au Salon, et plus précisément chez les libraires comme chez les éditeurs, un air de morosité.Rencontré dans une de ces allées, Jacques Lanctôt, le patron de VLB Éditeur, a confié que « la lutte contre la TPS ne devrait d’autant pas cesser qu’elle fait du mal à l’industrie du livre comme à d’autres industries ».Rencontré dans une autre allée, le président de Québec/Amérique, M.Jacques Fortin, a indiqué qu’on sera •en mesure d’évaluer l’impact négatif de la TPS au mois de mars 1992, soit ¦après que les libraires auront renvoyé aux éditeurs les invendus de la période des Fêtes., Au Salon, et plus précisément au stand occupé par les éditions Larousse, les visiteurs, et en particulier lès amateurs de dictionnaires, pour-Tont consulter une brochure expliquant l’intérêt d’un tout nouveau manuel : le Thésaurus.En effet, plus de cent-quarante ans après son apparition en Grande-Bretagne, le Thésaurus, premier dictionnaire permettant d’aller des idées qux mots comme des mots aux idées, •est enfin disponible en français.'¦ ] Maître d’oeuvre de cet ouvrage facilitant la navigation entre les concepts, M.Daniel Péchoin a expliqué lors de son passage à Montréal que le Thésaurus édité par Larousse venait ; combler une lacune.« À mon avis, dans la boite à outils langagiers il y avait une case vide.À notre disposition, nous avions le Grévisse, le Bes-cherelle et une foule de dictionnaires, mais nous n’avions aucun outil favorisant le passage des idées aux ! mots».À l’origine, le Thésaurus est l’idée, I le concept, le projet, l’oeuvre de Pe-; ter Mark Roget, médecin et philo-I logue anglais qui, en 1852, publia le : Thesaurus of English Words and RESULTATS loto-québec ““ Tirage du 91-11-13 7 9 17 21 39 49 Numéro complémentaire: GAGNANTS 6/6 1 5/6 + 18 5/6 487 4/6 23 844 3/6 386 242 23 LOTS 1 867 847,50 $ 31 130,80$ 920,50 $ 36,00$ 10,00$ Ventes totales: 16 884 700,00$ Prochain gros lot (approx.): 2 600 000,00 $ Prochain tirage: 91-11-16 Egtra Tirage du ® 91-11-13 NUMÉROS LOTS 838746 I00 000 3 87 4 6 I 000 8 74 6 250 746 50 4 6 IO 6 2 TVA, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Phrases.Chose remarquable, Roget s’est consacré à cet ouvrage alors qu’il était à la retraite.À l’instar du volume composé par Roget, celui qu’a confectionné Daniel Péchoin propose tous les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes apparentés à une idée ou un mot.Le Thésaurus est donc à la fois analogique, méthodologique, dictionnaire des synonymes et des.con traires.Cela dit, on notera qu’aujourd’hui Radio-Canada va passer la journée au Salon jusqu’à l’heure de fermeture, soit 22 h.4 Le CHUL existe des traitements hormonaux à l’heure actuelle, mais qui sont peu e.-ficaces », a expliqué hier le Dr La-brie.Ces recherches sont d’une importance majeure car ces deux types de cancers représentent aujourd’hui 28 % de l’ensemble des cancers.Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femmes (1 femme sur neuf) et celui de la prostate, le plus fréquent chez l’homme (1 homme sur 11).Au Québec, pas moins de 4000 nouveaux cas de cancers de la prostate sont signalés chaque année et plus de 5000 cas de cancers du sein.Des travaux du centre de recherche du CHUL ont déjà permis de mettre au point un traitement combiné du cancer de la prostate largement utilisé à travers le monde ainsi qu’une méthode chimique de castration réversible à l’aide des agonistes LH RH.« Cette nouvelle partie de la recherche permettra de développer des nouvelles compétences incalculables.Quant à l’agrandissement du centre de recherche et à l’usine de fabrication, ils offriront jusqu’à 1000 emplois en haute technologie à des gradués », s’est réjoui le Dr Labrie.L’usine de fabrication de Schering devrait aussi engendrer l’embauche de 100 autres personnes.Le Dr Labrie s’est toutefois dit incapable de dire quand ces médicaments pour le traitement du cancer seront au point.Les études cliniques qui précéderont la commercialisation seront faites au Québec et impliqueront des centaines et des miniers de personnes, a-t-il tenu à souligner.L’agrandissement du Centre de recherche du CHUL consistera pour sa part en la construction d’un édifice de six étages, de près de 12000 mètres carrés, c’est-a-dire deux fois la surface actuelle disponible.Sur les 35 millions $ investis dans ce nouvel édifice, 30 millions $ ont été versés par le ministère de la Santé et des Services sociaux et 5 millions $ par ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social.De cette somme, cinq millions sont destinés à l’acquisition de nouveaux équipements.4 Incident Un porte-parole de la Sûreté du Québec, Robert Poéti, a déclaré que les enquêteurs de l’escouade des crimes contre la personne de la SQ avaient trouvé une arme à feu près du corps.Il a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une arme de policier.Cette affaire, qui survient peu de temps après l’incident impliquant Marcellus François, risque à nouveau d’envenimer les relations déjà tendues entre la police de la CUM et la communauté noire à Montréal.Déjà plusieurs Noirs qui se trouvaient sur place et des leaders de la communauté, MM.Dan Philips et Leith Hamilton (qui vient d’être candidat du RCM aux élections municipales de Notre-Dame-de-Grâce), ont manifesté leur indignation face à ce nouveau décès et se sont dits très sceptiques devant l’hypothèse du suicide.La compagne de la victime a aussi soutenu qu’elle ne pouvait croire à la thèse du suicide.Au ministère des Communautés culturelles, on indiquait hier considérer ce nouvel incident comme une affaire strictement policière relevant du ministère de la Sécurité publique, responsable de la Sûreté du Québec qui mène enquête.On suit néanmoins l’affaire de près.4 Fidèles ministre qui représentera officiellement M.Robert Bourassa actuellement à Paris, les ministres Claude Ryan et Gil Rémillard, le chef de l’opposition Jacques Parizeau, le maire Jean Doré, M.Yang, ambassadeur du Cameroun, M.Jean-Pierre Beauchataud, consul général de France.Et il y aura aussi tous les « anonymes », les citoyens ordinaires et sans titre qui voudront participer à cette cérémonie des adieux au cardinal Léger.Quant au premier ministre Brian Mulroney, il s’est recueilli pendant quelques instants, pour ensuite offrir ses condoléances à Mgr Gérard Tremblay, supérieur de la Maison provinciale de Saint-Sulpice et ancien évêque auxiliaire'de Montréal.Devant des journalistes qui ont fait le pied de grue toute la journée sur le parvis de l’église, le premier ministre a brièvement évoqué son admiration pour le disparu.« J’ai grandi avec le cardinal, a-t-il dit en substance.Je suis comme tous les Québécois et tous les Montréalais catholiques qui l’ont connu non seulement comme père spirituel mais également comme le pater familias de l’Église.Il fut l’un de nos fils les plus distingués et sa vie est un témoignage extraordinaire de contribution personnelle envers les personnes dans le besoin.» Le chef du gouvernement a insisté sur l’implication exemplaire du cardinal dans son soutien aux pauvres, le qualifiant « d’architecte » de programmes bénéfiques à l’endroit des pays en voie de développement.M.Mulroney avait tenu à accomplir cette visite privée à la basilique, car il ne pourra assister aux funérailles samedi, en raison de son départ pour Paris où il participera au Sommet de la francophonie.Le gouvernement du Canada sera cependant représenté par une importante délégation de notables.4 L’art tue la première base de données numériques comprimées au monde.Faites-le tourner sur un terminal Macintosh haut de gamme équipé d’un disque dur de 200 meg, d’un écran à haute définition et d’un modem et, pour un investissement de moins de 15 000 dollars vous voilà branché sur le plus grand circuit du monde de mise en marché de l’art.La capture et la mise en mémoire des images se fait au moyen de l’équipement habituel : caméra vidéo, caméra photovidéo, appareil photo numérique, numérisateur de diapositives, ou même un scanner.En quelques secondes et quelques opérations élémentaires, au moyen d’une simple ligne téléphonique, et la !Bi/ouUxu Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 AGENT OFFICIEL ROLEX plupart du temps sans frais d’interurbain, votre image peut être à la disposition des principales galeries et musées du monde.Le projet prévoit en effet que, d’ici la fin 92, les terminaux interactifs du réseau OSCART seront implantés dans 1000 des plus importants musées, galeries et antiquaires de la planète, donnant ainsi accès, par le biais d’images de qualité photographique, à plus de 100 000 oeuvres et objets d’art disponibles sur le marché.Un coup de doigt sur une touche vous donne la liste des oeuvres volées, le résultat des ventes aux enchères et vous met en communication avec un réseau d’expertises et d’évaluation.Une banque centrale de données ultra-confidentielles sera implantée à Montréal, et des banques satellites, reliées à elle, le seront dans les principales villes du monde.Lors d’une vente aux enchères, par exemple, où que ce soit dans le monde, un catalogue illustré sera envoyé aux galeries, celles-ci mettront les photos des oeuvres en ordinateurs, réuniront leurs clients intéressés autour de leur terminal le jour de l’encan, et établiront avec celui-ci une ligne directe, permettant ainsi à chacun de participer aux enchères.La réduction des frais d’emballage et de transport et d’assurance permettra la mise en vente des oeuvres de prix moyen, tandis que les galeries verront leur marché potentiel s’agrandir aux dimensions de la planète.4 Fantôme faux.Tous, depuis le fantôme (Jeff liyslop), Christine sa bien-aimée (Patti Cohennour), le beau Raoul (David Rogers) et la plantureuse Carlotta (Mary Anne Barcellona), tous chantent juste et font leur travail honnêtement.Le problème c’est que l’honnêteté est peut-être la dernière chose dont ont besoin un fantôme et son opéra.Fin fait, le problème du Phantom of the Opera tel qu’il est présenté à Montréal et tel qu’il sera présenté à Ottawa, Calgary et Regina, c’est le trop grand décalage entre la machinerie diabolique de la mise en scène de Harold Prince et le manque de fulgurance des interprètes.Ceux-ci n’ont tout simplement la présence nécessaire pour rivaliser avec la splendeur des décors, avec le tourbillon vertigineux des enchaînements, avec la richesse colorée des costumes et avec l’épaisseur veloutée des draperies encadrées par un somptueux portique doré incrusté d’anges.À bien y penser, ces draperies détournent l’attention presque autant que le lustre.Par moments, on dirait même que le spectacle est une vitrine pour distributeurs de rideaux.Les rideaux n’en finissent plus de descendre et de remonter, superposant leurs couches de tissus.Dans beaucoup de comédies musicales, le prétexte est souvent mince.Le Phantom ne fait pas exception avec son histoire de compositeur frustré et défiguré qui s'amourache d’une jeune soprano et terrorise tout le personnel de l’Opéra.Or chaque fois que le fantôme fait du grabuge, le coup est toujours réussi mais il coûte très cher à la production.Entre les frasques du fantôme, il faut donc sauver un peu d’argent et réduire considérablement les effets spéciaux.Avec comme résultat, qu’il ne se passe rien pendant de longs moments, autre que la valse des rideaux.Quand l’action repart, il va sans CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondè on 1892 55 St-Jacques Montreal, Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax: (514(845 7874 Tél (514)987 624?Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce PHOTO JACQUES NADEAU Le fidèle le plus remarqué À la Basilique Notre-Dame à Montréal, le fidèle le plus remarqué a sans doute été le premier ministre Brian Mulroney, venu se recueillir quelques minutes, en après-midi, auprès du cardinal.« J’ai grandi avec le cardinal.Je suis comme tous les Québécois et tous les Montréalais catholiques, qui l’ont connu non seulement comme père spirituel, mais également comme le ‘pater familias’ de l’Eglise, un grand leader spirituel et un grand homme », a déclaré le premier ministre.Lockerbie: Bush et Major inculpent deux Libyens d’après Reuter et AFP ÉDIMBOURG - La Grande-Bre tagne et les États-Unis ont inculpé hier deux membres des services se crets libyens impliqués, selon eux, dans l’attentat contre un avion de la PanAm en décembre 1988 au-dessus de Lockerbie (Écosse), qui avait fait 270 morts.Le président George Bush a dit en visager une « réponse internatio nale » à la suite de cette inculpation et il a précisé que cette réponse n’exclurait aucune option.« Au cours des prochains jours, le président va engager des consultations avec le premier ministre (britannique) John Major et d’autres responsables du monde entier pour établir ensemble une réponse internationale sur la base de la coopération », a précisé le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater.« Nous jugeons très difficile de croire que cela a pu être réalisé sans la participation active de membres plus élevés dans la hiérarchie » au sein du gouvernement libyen, a-t-il ajouté sans autre précision.« Nous sommes impliqués dans une affaire très sérieuse », avait dit à la presse le président américain, avant les déclarations de Marlin Fitzwater.Londres et Washington ont demandé à la Libye de lui remettre les deux hommes, Abdel Basset Ali Mohamed al Megrahi et Al Amine Khalifa Fhimah, membres des services secrets libyens, qui sont toujours en liberté.Les autorités libyennes ont fait savoir hier qu’elles ne livreraient pas les deux inculpés.Trois ans après la catastrophe, ces inculpations sont les premières à être prononcées dans le cadre de l’enquête menée conjointement par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur l’attentat de Lockerbie.Cette enquête a duré 1059 jours et a coûté 29 millions $, selon le commissaire George Esson, de la police de Dumfries, en Écosse.Les policiers chargés de l’enquête se sont rendus dans 70 pays.Ils ont recueilli plus de 15 000 déclarations et pris 35 000 photos tandis que l’ordinateur central du ministère de l’Intérieur, HOLMES (Home Office Large Major Enquiry System) examinait les dossiers de 20 000 personnes.Quelque 18 000 objets et effets personnels ont été récupérés après l’attentat dont 90% ont été rendus aux familles.En réponse aux inculpations, un haut diplomate libyen a écarté hier la possibilité que la Libye livre à la Grande-Bretagne ou aux États-Unis ses deux agents secrets.« Je ne le pense pas, a déclaré l’ambassadeur de Libye en France, Saib Moudjber, à la BBC.Personne ne livre ses propres ressortissants, ce qui reviendrait à abandonner sa souveraineté ».Il a démenti que son pays soit impliqué dans l’attentat.« C’est une affaire politique.Un lynchage pour mettre la Libye à genoux », a ajouté l’ambassadeur, qui a précisé que les autorités libyennes entendaient enquêter elles-mêmes sur ce dossier et, si nécessaire, traîner les deux hommes en justice.À Londres, le secrétaire au Foreign Office Douglas Hurd, qui s’exprimait devant le Parlement, a appelé la Libye à livrer les deux inculpés.Le procureur de l’Écosse, Lord Fraser, a précisé dans un communiqué que des mandats d’arrêt internationaux avaient été lancés contre les deux accusés, qui, a-t-il dit, se trouvent sans doute en Libye.« Les mandats seront diffusés via Interpol, mais il est peu probable que les deux hommes soient arrêtés suivant la procédure normale.Une requête va être présentée à la Libye pour demander que les deux hommes soient remis à la justice », a-t-il dit.Les Libyens sont inculpés de meurtre, de conspiration et d’atteinte à la loi sur la sécurité aérienne, a-t-il précisé.Aux États-Unis, le procureur général William Barr a prononcé des chefs d’inculpation similaires contre les deux Libyens.« Nous accusons les deux responsables libyens, agissant pour le compte des services secrets libyens, d’avoir, avec l’aide d’autres conspirateurs, placé et fait exploser la bombe qui a détruit le vol 103 de la PanAm », a-t-il dit à la presse.dire que c’est spectaculaire.Des ponts s'élèvent dans la nuit, des pans de décor s’effondrent, des torches nambent, des gens disparaissent par les fentes du plancher, un pendu s’abîme dans le vide, une barque avance sur un lac lumineux constellé de bougies, bref tout ce qui peut arriver par la magie du spectacle arrive avec éblouissement garanti.C’est du reste pourquoi les billets coûtent aussi chers (entre 80 $ et 100 $), pourquoi aussi le spectacle est déjà vendu à 65%.Reste que la plus grande déception de la soirée c’est de voir une aussi belle mécanique tourner à vide en voulant en mettre plein la vue aux gens.Or le message du fantôme, si message il y a, c’est que les gens se fient trop aux apparences et valorisent la beauté physique au détriment de la beauté intérieure.Il se peut aussi que le vrai message du fantôme soit que les gens sont foncièrement laids, auquel cas il ne nous reste plus qu’à nous rabattre sur les lustres et les rideaux.TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME Le centre de recherche de l’hôpital Douglas entreprend un nouveau traitement médical expérimental contre l’abus d’alcool.Les personnes intéressées à participer, hommes ou femmes, peuvent téléphoner en tout temps au numéro suivant: (514) 766-4259
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