Le devoir, 22 novembre 1991, Cahier A
VOIR TNS COFFIN OPTICIENS Fondé en 1936 L_ ' *—7T* rfrur Sïlte» Vol- LXXXII — No 271 ?Dégagement en après-midi Max.: 9 Détail page B-7.Montréal, vendredi 22 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Mulroney reste seul à lier aide et démocratie Michel Vcnne envoyé social à Paris LE PREMIER ministre canadien, M.Brian Mulroney, reste seul, au terme du quatrième Sommet francophone, à lier l’aide au développement à révolution de la démocratie dans les pays du tiers monde.Clos hier à Paris par le président français, M.François Mitterrand, le quatrième Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français a adopté la Déclaration de Chaillot sur les droits de la personne et la démocratie.Par cette déclaration, les pays membres « s’engagent à faire avancer le processus de démocratisation, à consolider les institutions démocratiques et décident de développper des programmes appropriés en ce sens ».Ils se disent cependant « convaincus qu'il appartient à chaque peuple de déterminer les voies les plus appropriées à l’affermissement de ses institutions démocratiques».Non seulement le texte ne fait aucun lien entre démocratie et aide internationale, il réaffirme que « la persistance intolérable du sous-développement exige une mobilisation de la communauté des nations et requiert d’imprimer un nouveau cours à notre coopération».Le premier ministre Mulroney n’en a pas moins réitéré la position canadienne, encore une fois en conférence de presse à l’issue de ces as- sises : « Nous allons utiliser l'argent des Canadiens dans les pays qui respectent les droits », a-t-il déclaré.Les pays qui sont sur la voie de la démocratie en Afrique recevront plus d'aide que ceux qui refusent de s’y engager.M.Mulroney n’a pas exclu que l’aide canadienne se poursuive, bien que moins généreuse, dans ces derniers pays, mais de faire transiter les fonds par des organismes non gouvernementaux ou des communautés religieuses.M.Mulroney s’est dit « encouragé par ce que je crois être une démarche irréversible de la démocratie en francophonie».Sans contredire son homologue fé déral, le premier ministre du Qué bec, M.Robert Bourassa, s'est déclaré satisfait de « l’approche pragmatique » adoptée par le Sommet à l'égard des droits de la personne et de la démocratie.Il a souligné que cette pratique « donne déjà des résultats » qu’il était encore impossible d’escompter il y a encore à peine deux ans au Sommet de Dakar.Qui aurait pu prédire alors que des élections seraient tenues, comme au Bénin où le dictateur Kérékou au pouvoir depuis 1972 a été battu par le jeune Nicéphore Soglo, a fait remar- quer le premier ministre.« Il y a eu dans la francophonie un progrès sans précédent depuis l'émergence de l’indépendance des pays africains, a-t-il ajouté.Il faut regarder le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide ».M.Bourassa s'est félicité des mesures concrètes annoncées au cours du Sommet par le Canada et le Québec, soit la création d’une unité de soutien aux processus démocratiques en cours et la mise sur pied d’un projet-pilote de formation dans le domaine électoral, auxquels Ottawa et Québec vont accorder respectivement 1,4 million $ et 150 000 $.Tout en déclarant que le Canada était libre d'appliquer la politique qui lui convient, il s’est demande si « un énoncé de politique théoriquement très va- lable va donner plus de résultats qu’une approche concrète».Le président François Mitterrand a clos la conférence hier midi en annonçant que le cinquième Sommet francophone se déroulera en 1992 à File Maurice, dans l’océan Indien.Il a qualifié celui qui se terminait de Sommet •< de l’élargissement et de la maturité ».Il a insisté sur le fait que la Déclaration de Chaillot engage les pays francophones à « se plier à cette résolution ».« C’est là (vers la démocratie) qu’il faut aller, a-t-il déclaré, sans quoi nous nous sentirions mal à l'aise entre nous».Des observateurs français ont noté durant cette semaine que le président François Mitterrand s’était fait en quelque sorte volé la vedette Voir page A-4: Mulroney ?La Déclaration de Chaillot : page B-8 Boutros-Ghali élu pour succéder à Perez de Cuellar M.Boutros Boutros-Ghali, a été élu hier par le Conseil de sécurité des Nations unies pour devenir le prochain secrétaire général de l’ONU.NEW YORK (AFP) — Le vice-premier ministre égyptien, M.Boutros Boutros-Ghali, a été élu hier par le Conseil de sécurité de l’ONU pour succéder pendant cinq ans à partir du 1er janvier prochain à l’actuel secrétaire général, M.Javier Perez de Cuellar.Le Conseil de sécurité de l’ONU, selon son président, l’ambassadeur roumain, M.Aurel Dragos Mun-teanu, a adopté à l’unanimité une résolution, sous le numéro 720, recommandant à l’Assemblée générale — à qui il appartient statutairement d’élire le secrétaire général —, de voter en faveur de M.Boutros-Ghali.Ce dernier est le seul des treize candidats en lice à avoir dépassé la barre des neuf voix positives sans veto de la part d’un quelconque des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, URSS, France, Grande-Bretagne).M.Boutros-Ghali, âgé de 69 ans, a Voir page A-4: Boutros-Ghall Ottawa refuse l’asile à 20 Haïtiens réfugiés à l’ambassade du Canada à Port-au-Prince d'après PC et Reuter OTTAWA — La ministre des Affaires extérieures du Canada rejette toute possibilité d’accueillir au pays une vingtaine de membres de l’Organisation de la libération de Haïti, qui occupent depuis mercredi l’ambassade du Canada à Port-au-Prince.« Ce n’est pas en prenant d’assaut la chancellerie que ces individus vont se faire accepter comme réfugiés politiques », a déclaré en fin de journée, hier, Mme Barbara McDougall, qui était de passage à Boston.Au cours d’un bref entretien avec la Presse canadienne, la ministre a rappelé que le Canada « ne reconnaît pas l’asile politique mais a plutôt mis en place un régime généreux qui permet d’accueillir les réfugiés».Comme les diplomates canadiens en Haïti, la ministre s’inquiète du contenu de sacs et mallettes que les 16 hommes et trois femmes transportaient avec eux au moment de prendre d’assaut la chancellerie, à 11 heures mercredi, en dénonçant le coup d’État militaire du 30 septembre, qui a forcé le président Jean-Bertrand Aristide à fuir le pays pour échapper aux sbires du général factieux, Raoul Cédras.« Il n’a pas été possible pour notre personnel de vérifier le contenu des grosses valises et des sacs.Nous allons attendre et voir comment de Voir page A-4: Haïtiens Les verrières du MBA éblouissent ¦ ¦ MRS % ¦¦ î- * i « i • HI Al \ \KT-S SI » l>l s MONTHFAI PHOTO JACQUES NADEAU imm ¦v -' A ,*14 En plein centre-ville, rue Sherbrooke ouest, l'immense verrière du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts ouvre une vue spectaculaire sur Montréal.la galerie Marie Laurier IL EST beau le jour, il est splendide la nuit, avec ses verrières qui se laissent inonder de soleil et de lumière, naturelle ou artificielle.Et la rue Sherbrooke n’est plus la même depuis l'inauguration, hier, du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts qui a nécesssité quatre animées de planification, de construction et de rénovation, sans compter de multiples embarras de circulation.Et 95 millions $.Mais le résultat en vaut la peine : ce projet, piloté par Bernard Lamarre et conçu par l’architecte Moshe Safdie, constitue pour Montréal un véritable monument à la cul ture.Les deux hommes ont eu droit hier à une ovation debout de la part des mille invités qui ont écouté les éloges que chacun des orateurs n’a pas manqué de faire à leur endroit, avant de se précipiter vers les petits fours.Il y avait Pierre Théberge, directeur du musée, la ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-llébert, le maire Jean Doré, le ministre fédéral des Communications Perrin Beatty, le président du musée Fernand La-londe et Paul Desmarais, fils et héritier du mécène Jean-Noël Desmarais, lui-même président de Power Corporation qui poursuit la tradition paternelle.Chacune de ces person nalités a rendu hommage, selon son style personnel, à tous ceux et celles qui ont réalisé ce miracle de doter la métropole d’un des plus beaux musées du Canada.Et nous en avions bien besoin, puisque l’institution fondée en 1830 et par conséquent vieille de 130 ans dans sa charte, nichée en 1912 dans un bâtiments situé du côté ouest de la rue Sherbrooke et que les Montréalais connaissent bien, se trouvait fort à l’étroit, ne pouvant accueillir qu'une infime partie des 25 000 oeuvres de sa collection.Mais actuellement pour la fête inaugurale, le nouveau pavillon ac-Volr page A-4: Verrières Odile Tremblay rencontre Tarchitecte Moshe Safdie : Page B-l Le Conseil supérieur veut revaloriser la profession d’enseignant Une année supplémentaire de formation Le burn-out demeure marginal Caroline Montpetit LES ÉTUDIANTS en sciences de l’éducation, qui se destinent particulièrement à l'enseignement de niveau secondaire, devraient bénéficier d'un an de plus de formation en psychopédagogie avant d’obtenir leur diplôme d’enseignant.Telle est l’une des principales recommandations émises par le Conseil supérieur de l’éducation au gou-vernement du Québec, dans son rapport annuel rendu public hier.Prenant son souffle en vue de renouvellement massif du corps professoral québécois prévu au cours des prochaines années, le Conseil supérieur de l’éducation propose une réflexion fondamentale sur la fonction et la profession d’enseignant dans le but d’assurer une relève de qualité dans les écoles québécoises.Sous le thème, « Vers un renouvellement du contrat social», il révise de fond en comble la définition du rôle de l’enseignant, en misant d’abord et avant tout sur une meilleure collaboration des enseignants au sein de l’école, et une plus grande autonomie dans l’exercice de leurs fonctions.Revaloriser le statut professionnel des enseignants, améliorer la formation préparatoire et continue des professeurs, resserrer les modalités de probation des novices, favoriser la diversification des tâches, particulièrement en fin de carrière : toutes les avenues sont explorées pour revaloriser la fonction d’enseignant.Dans son document de 60 pages, le Conseil suggère donc que l’on insère, Voir page A-4: Formation Isabelle Paré BALAYANT du revers de la main la plupart des idées reçues sur les enseignants, une recherche menée par le Conseil supérieur de l’éducation qualifie de marginal le phénomène du burn out chez les enseignants.On les dit même massivement heureux au travail, et satisfaits de leur autonomie professionnelle.Pas moins de 1142 enseignants, dont 378 du niveau primaire, 384 du secondaire et 380 du secteur collé- gial, ont répondu à un questionnaire de plus de 50 questions scrutant l’univers et la perception des enseignants face à leurs tâches et leur profession.Comme une note joyeuse échappée au sein d’un concert continu de sombres constats, les résultats présentés hier par le CSE viennent souvent contredire les plus récentes études effectuées sur la condition enseignante et le discours qui a cours dans la profession.D’abord, en ce qui a trait à l’épuisement professionnel, qu’on dit ré- pandu chez les enseignants, la recherche note plutôt qu’« une infime minorité de personnes ont souvent éprouvé un sentiment d’impuissance, une sensation de découragement ou l’impression de ne pas être à la hauteur de la tâche ».En fait, on affirme que le burn-out ne serait le fait que de 2,4 % à 15 % des enseignants selon les ordres d’enseignement.Les sentiments de faiblesse, de fatigue ou de maladie sont davantage fréquents.La réelle détresse psychologique n’affecterait Voir page A-4: Burn-out LE PLUS GRAND CHOIX DE MACHINES À CAFÉ SSO • CAPPUCCINO À MONTRÉAL PLUS DE 25 MODÈLES EN MAGASIN CENTRE DE SERVICE GAGGIA DÉGUSTATION DE CAFÉ (importé d italie) 7144 BOUL.ST-LAURENT • 270-9770 A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 L’idée d’un référendum pan-canadien divise les conservateurs EN BREF.Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa L’HYPOTHÈSE d’un référendum pan-canadien sur la Constitution divise le gouvernement conservateur à Ottawa alors que des députés du Québec manifestent ouvertement des réticences tandis qu’en coulisses, des ministres avaient fait état de vives objections.Pour ramener le Parti libéral à la table de son super-comité constitutionnel, le gouvernement fédéral s’est formellement engagé cette semaine à établir dans les plus brefs délais le calendrier de l’adoption d’une loi référendaire.Ce bill faisait déjà partie du menu législatif dévoilé le printemps dernier.Pour autant, jusqu’à présent, aucun échéancier précis n’avait été arrêté, essentiellement, indique-t-on aux Relations fédérales-provincia-les, à cause de l’opposition des minis- tres du Québec.Autour de la table du cabinet, raconte-t-on, ces derniers auraient fait valoir que l’adoption précipitée d’une telle loi ne pouvait que provoquer une controverse au Québec tout en suscitant des attentes dans le reste du pays.Le gouvernement fédéral a toujours soutenu que, malgré ses intentions législatives, il ne privilégiait pas le scénario d’un référendum pour dénouer l'impasse constitutionnelle.Mais en promettant à Jean Chrétien de déposer prochainement une loi à ce sujet, tout indique maintenant que le gouvernement s'est mis une bombe a retardement sur les bras.Le Bloc québécois doit dévoiler aujourd’hui les détails d'une campagne contre le projet d’un référeun-dum fédéral.Entretemps, hier, au moins trois députés conservateurs du Québec ont fait état publiquement de réticences à ce sujet.L’un d'entre eux promet même d’avance de ne pas appuyer le projet de loi de son gouvernement.« Je trouve incroyable de la part de politiciens fédéraux, quels qu’ils soient dans quelque parti que ce soit, de penser que cette façon d’agir va arranger les choses.Elle ne va faire que les envenimer à nouveau », dénonce ainsi le député de Saint-Maurice Denis Pronovost selon qui cette mesure constitue une ingérence dans le processus en marche du Québec.« Je ne veux pas m’embarquer là-dedans», ajoute-t-il.« Il va falloir qu’il vienne nous expliquer ça au caucus, commente de son côté le député d’Argenteuil Lise Bourgaut au sujet des projets du ministre Clark.Ça ne me sourit pas, compte tenu du coeur des Canadiens actuellement », précise-t-elle.« Je ne veux pas faire de commentaires, mais je pense toujours que c’est au Québec à décider», ajoute de son côté sa collègue de Louis-Hé- bert Suzanne Duplessis qui a parrainé au sein de son parti pas plus tard que l’été dernier une resolution reconnaissant le droit à l’autodétermination du Québec.Mardi après-midi, quelques heures avant l’annonce par le chef de l’opposition officielle des conditions auxquelles il renvoyait son parti au comité Castonguay-Dobbie, le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark avait pris la précaution de faire le tour de ses collègues-ministres du Québec pour les prévenir personnellement de l'engagement pris à l’égard du Parti liberal.Hier après-midi, le ministre réitérait que le dépôt prochain d'une loi référendaire fédérale ne présupposait pas que son gouvernement allait y avoir recours.Il promettait qu’elle comporterait la notion de multiples majorités, de telle sorte qu’une région ou une province ne pourrait pas se faire imposer la volonté des autres.À tout événement, il s’agirait d'une mesure purement consultative, proteste Joe Clark, qui parle «d'avoir une impression de l'état de l’opinion publique.» Mais Sheila Copps, chef-adjoint du Parti libéral, ne voit pas les choses de la même façon : « Si on fait un référendum, ses résultats doivent être respectés», prescrit-elle.Quant au député Pronovost, il met en garde son gouvernement qui s’engage selon lui sur une pente glissante.« Si on passe une loi, ce n’est as pour la laisser dormir sur les ta-lettes pour le restant des jours, c’est pour arriver devant un fait accompli et d’aller dire aux gens : voici maintenant qu’il y aura un référendum dans lequel on sera pris.» Les chefs parlementaires des trois partis doivent se rencontrer la semaine prochaine pour faire le point sur le dépôt du bill fédéral promis avant l’ajournement des Fêtes, dans trois semaines.Le chef du Bloc québécois appelle Edith Cresson souhaite à bloquer cette « usurpation » venir au Québec en 1992 Josée Boileau LE CHEF du Bloc québécois Lucien Bouchard a dénonce avec virulence hier tout projet de tenir un référendum pan-canadien sur les réformes constitutionnelles.Et il a appelé les Québécois de toutes tendances, et principalement les députés conservateurs, à bloquer cette « usurpation ».« Après l'accolade Clyde Wells-Jean Chrétien lors de l’échec de l’accord du lac Meech, on a maintenant l'accolade Clark-Bourassa », s’est récrié M.Bouchard devant des étudiants en sciences politiques de l'Université du Québec à Montréal.« L’avenir du Québec doit être décidé ici, a-t-il poursuivi.Tenir un référendum pan-canadien est une façon de noyer le Québec, une tentative de détournement de légitimité référendaire.En pactisant avec Jean Chrétien, les conservateurs viennent de faire appel à un spécialiste des jobs de bras envers le Québec.» Mardi, le chef libéral Jean Chrétien a indiqué avoir accepté que ses troupes regagnent le comité Castonguay-Dobbie sur la réforme constitutionnelle à certaines conditions, dont la possibilité de tenir un référendum pan-canadien.M.Bouchard s’est montré très préoccupé de l’arrivée « des gros sabots fédéraux dans un champ sacré de la démocratie québécoise».Qui rédigera la question ?, a-t-il demandé.Qui établira les règles du jeu ?« Le Bloc québécois sera-t-il écarté du processus comme nous l’avons été pour la Commission Castonguay-Dobbie ?» Le chef du BQ a ajouté que son parti ferait connaître aujourd’hui la stratégie qu’il entend suivre pour empêcher un tel référendum.Il dit oser compter sur l’appui des conservateurs québécois, « qui, lors des campagnes électorales de 84 et de 88, se sont vantés d'avoir voté « oui » en mai 80, et qui s’applaudissaient il y a quelques mois à Toronto parce que le droit à l’autodétermination du Québec avait été reconnu par leur parti ».M.Bouchard s’est également réjoui du dernier sondage Gallup qui replace le BQ largement en tête clés libéraux au Québec (42 % contre 25%).Gallup, a-t-il dit, vient confirmer ce que tous les autres sondages démontraient déjà.Mais la crédibilité de la firme au Canada anglais permettra de faire réfléchir le reste du pays sur la nécessité de se préparer à la perspective d’un Québec souverain.Le chef du Bloc a aussi commenté ' la vive sortie du premier ministre Robert Bourassa contre Jean Campeau.« La réaction de M.Bourassa ' m’apparaît extrêmement révélatrice, a-t-il observé.Il ne nous a pas [ habitués à des déclarations en rase-mottes.Il a été piqué au vif, on a percé la cuirasse.Il sent bien qu’une adhésion comme celle de Jean Campeau à la souveraineté a un impact considérable.Je crois qu’il se rend | compte que la partie va être très } avis de demande d'un permis d'alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé assermenté et transmis à la Régie, s’opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 tours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée a La Régie des permit d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame ett, suite 9.200, Montréal.Québec, H2Y 1B6, Nom et edrene du requérant Nature de la demande Endroit d exploitation HARAKOPOULOS, lazaros Calé Spon Enr 115.Mont-Royal Ouest Montréal Dossier 934-554 VENDREDI SOIR CHEZBUBBVINC Vendredi Soir Chez BuODy 1336 ave Greene suite 9 Westmount Dossier 644-351 GESTION LAMO INC Bar Lamo 2101 Ste-Catherme Est Montréal Dossier 225-021 SUPERMARCHÉ BEAUBIEN INC Supermarché BeauDien Inc 4240, Beaubien Est Montréal Dossier 157-172 2066-0181 QUÉBEC NC les Aliments Naturels Optimum Enr 630, Sherbrooke Ouest suite 100 Montréal Dossier 934-752 2753-5392 OUÊBEC INC Bistro Bar Terrasse 940, Laurier Beioeii Dossier 268-292 2693925 CANADA INC 2693925 Canada Inc 1021.rue Ste-Catherine est Montréal Dossier 933-614 2417-9673 QUÉBEC INC Pizza Donmi-Chomedey 847 Curélaoene Laval Dossier 934-984 IMPORTATIONS QUÉBEUROPE INC L'Epi d'Or 9125.Laieunesse 1 Bar 115, Mont-Royal Ouest Montréal 1 Restaurant 1336.ave pour vendre Greene 1 Bar suite 9 Westmount Changement 2101.Ste-de catégorie Catherine Est de Brasserie a Montréal Bar avec spectacles 1 Épicerie 4240 Beaubien Est Montréal 1 Epicerie 630, Sherbrooke Ouest, suite 100 Montréal Changement 940, Laurier de capacité Beioeii dans Bar 1 Restaurant pour vendre (demande corrigée) pour vendre 1 Restaurant pour servir Montréal Dossier 935-049 CHICAGO PUB 3500 INC Chicago Pub 3500 inc 3500 boul.Matte Brossard Dossier 582-411 PARIS-MAX INC Bar Le Max 2201, ave du Mont-Royal Est Montréal Dossier 240-476 2867-5502 QUÉBEC INC Restaurant Lordia 3883.Perron Laval Dossier 935-312 2862-9053 QUÉBEC INC Restaurant Chez Better 160.Notre-Dame Est Montréal Dossier 935-221 172455 CANADA INC Restaurant Déli-Max 10503 boul Henri-Bourassa Ouest St-Laurent Dossier 210-302 GlOTSALITIS, Christos D Restaurant Picassa Chien Chaud 2197.Ste-Cathenne Est Montréal Dossier 935-247 BOULANGERIE 8 PATISSERIE SALERNO INC.Boulangerie 8 Pâtisserie Salerno Inc.2411.Charland Montréal Dossier: 935-262 2867-6344 QUÉBEC INC Bistro Leonora Enr 3887, rue St-Denis Montréal Dossier 379-784 RATHOD, Vajendrakumar Dépanneur VJ 5286, 5ème avenue Montréal Dossier 202-242 Addition d'au- 3500 boul.torisation de Matte spectacles Brossard dans 1 Bar avec danse Changement 2201.ave du de catégorie Mont-Royal de Brasserie à est Bar (suite à Montréal cession) 2 Restaurants 3883, Perron pour vendre Laval dont 1 sur terrasse 2 Restaurants 2133 boul Le pour vendre Carrefour dont 1 sur Laval terrasse 1 Bar Permis 10503 boul.additionnel Henri-Bouras 1 Restaurant sa Ouest pour vendre St-Laurent 1 Restaurant 2197, Ste-pour vendre Catherine Est Montréal 1 Épicerie 2411.Charland Montréal 1 Bar 3887, rue St- 1 Restaurant Denis pour vendre Montréal 1 Épicerie 5286, 5ème avenue Montréal 1021, rue MOHAMAD 2 Bars dont 1 1254,rue Ste-Catherine SALGOOGHIAN, sur terrasse Mackay est Montréal 647, Curé JALAt ZENGENEHFAR Restaurant Bar Chin Chin 1254, rue Mackay Montréal Dossier: 465-526 Montréal Labelle CHEZ LE PÈRE Changement 7682 boul, St- Laval GÉDÉON INC de catégorie Michel Chez Le Père GéOéon 7682 boul, St-Michel de Taverne avec spectacles à Bar avec specta- Montréal 9125, Laieunesse Montréal Montréal Dossier 279-869 des Le président et directeur général Ghlslaln K.-Laflamme, avocat Québec chaude pour lui.» M.Bouchard était invité dans le cadre d’un cours donné à une soixantaine d’étudiants de l’UQAM.L’auditoire, visiblement favorable au chef du BQ, lui a néanmoins posé plusieurs questions, notamment sur la période de transition qui suivrait l’accession à la souveraineté.Les réponses de M.Bouchard affichaient un optimisme serein, dignes d’un politicien en campagne.Le gouverneur du Vermont ne se fera pas manipuler par les opposants d’Hydro-Québec MONTPELIER, Vermont (AP) -Le gouverneur du Vermont, M.Ho- j ward Dean, estime que les adversai- j res de l’importation d'électricité ! d’Hydro-Québec ne possèdent pas j toutes les informations sur la ques- | tion et essaient de le manipuler poli- | tiquement.« Je serai toujours d’accord avec ] les gens qui ont les faits de leur côté, | a déclaré mercredi M.Dean, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.« Aussi longtemps que je serai gouverneur, je ne céderai pas à des gens qui se permettent des attaques personnelles et qui essaient de me manipuler politiquement.» M.Dean réagissait à la campagne menée par les opposants à la signature d’un contrat de 4 milliards $ US pour l’achat d'énergie d'Hydro-Québec par le Vermont.En vertu de cet accord intervenu il y a maintenant plus d’un an, la société d’État québécoise s’engage à fournir de l’électricité à l’État américain au cours des 25 prochaines années.Les adversaires d'Hydro-Québec ont payé des pages complètes de publicité dans les journaux demandant aux Vermontois de reconsidérer ce contrat et ont dénoncé les liens entre le gouverneur Dean et les responsables d'Hydro-Québec estimant qu'ils influençaient son jugement.Les groupes d’opposants agissaient dans le cadre de leur campagne contre le projet Grande Baleine.M.Dean qualifie ces propos « d’attaques personnelles » et « d’erronés » Le gouverneur du Vermont dit également ne pas avoir été convaincu que le Vermont était en mesure d’obtenir de l’énergie à meilleur prix des autres services publics de Nouvelle-Angleterre, particulièrement du Connecticut Northeast Utilities.« Je ne crois pas qu’il serait mieux d’exporter nos dollars au Connecticut pour acheter de l’énergie nucléaire ou de l’énergie provenant de combustibles fossiles que de les exporter pour de l’hydro-électricité », affirme-t-il.M.Dean est confiant que l’analyse de l’achat d’électricité d’Hydro-Qué- j bec effectuée récemment, et dont les j résultats ont été rendus publics mardi par le commissaire des service publics Richard Sedano, est solide.Michel Venne envoyé spécial à Paris LE PREMIER ministre français, Mme Édith Cresson, a exprimé hier ar communiqué « son attachement la tradition des visites alternées entre premiers ministres français et québécois et son souhait de se rendre au Québec au deuxième semestre de 1992 ».Mme Cresson a reçu à Matignon le premier ministre Robert Bourassa pour une rencontre d'une demi-heure en marge du Sommet de la francophonie, qui a pris fin hier.À l’issue de ce tête-à-tête, Mme Cresson a accompagné son homologue québécois à la sortie de l’immeuble, mais elle a refusé de s’adresser à la presse.Le communiqué conjoint publié immédiatement après indique que les deux chefs de gouvernement ont « réaffirmé l’importance qui s’attache aux relations directes et privilégiées établies depuis longtemps entre la France et le Québec ».Us ont également « souligné les perspectives offertes par l’avènement du Marché unique européen et du libre-échange nord-américain».De part et d’autre, « on s’est félicité de la croissance des Investissements, du commerce, des transferts de technologie et du tourisme ces dernières années».La tradition des visites alternées entre premiers ministres français et québécois remonte à une entente conclue en 1977 entre MM.René Lévesque et Raymond Barre.Cet accord prévoit une rencontre au plus haut niveau chaque année, l'une en France, la suivante au Québec, et ainsi de suite.Cette habitude a été interrompue ces dernières années.La dernière rencontre remonte à janvier 1989.Elle s’était déroulée à Paris et avait mis en présence M.Bourassa et M.Michel Rocard.Ce dernier devait venir au Québec en 1990.Sa visite a été remise plusieurs fois.Elle devait avoir lieu enfin au début de l’automne.Mais le premier ministre québécois avait fait savoir à la toute veille du voyage de son vis-à-vis français qu’il préférerait reporter ce rendez- vous en raison de la crise autochtone.M.Bourassa venait également d’apprendre qu’il souffrait d'un cancer.Remise à cette année, la rencontre n’eut jamais lieu.M.Rocard a été démis de ses fonctions et remplacé par Mme Édith Cresson.Cette dernière n’avait pas jusqu’à présent exprimé une grande impatience à rétablir ces rencontres.Lôrs d’une visite du premier ministre ontarien, M.Bob Rae, la semaine dernière, elle avait « souhaité vivement se rendre en Ontario dans la seconde moitié de l’année prochaine.et peut-être au Québec ».Si Mme Cresson vient en effet au Québec dans le second semestre de l’an prochain, elle pourrait se retrouver en pleine campagne référendaire.La loi 150 sur l’avenir constitutionnel du Québec prévoit en effet un référendum sur la souveraineté au plus tard en octobre 1992.Cet événement pourra-t-il servir de nouveau prétexte à un nouveau report ?M.Bourassa déjeune aujourd’hui avec des hauts responsables de neuf grandes entreprises françaises, dont GEC-Alsthom, Péchiney et la Lyonnaise des Eaux-Dumez.Il aura eu peu avant une rencontre avec le secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), M.Jean-Louis Roy.Il retourne au Québec demain.PHOTO AP La semaine dernière, Édith Cresson avait raccompagné M.Bob Rae, le premier ministre de l’Ontario, après leur tête-à-tête tout comme elle l’a fait hier avec M.Bourassa.Cette fois-ci, toutefois, elle ne s’est pas adressée à la presse.Le salaire moyen des femmes a chuté en comparaison avec celui des hommes Norman Dellsle de la Presse canadienne QUÉBEC — La situation salariale des femmes s’est détériorée depuis trois ans : leur salaire moyen a chuté de 65 à 62 % par rapport au salaire moyen des hommes.« Les femmes se sont appauvries davantage », a admis la ministre responsable de la Condition féminine, Violette Trépanier, en confirmant les statistiques hier en conférence de presse.Le phénomène est attribuable à ce qu’un nombre de plus en plus grand de femmes accèdent au marché du travail, mais dans des postes à temps partiel ou dans des emplois traditionnellement dévolus aux femmes et moins bien payés.Ainsi 70 % des femmes sur le marché du travail occupent des emplois traditionnels dans la vente, le secrétariat, l’enseignement et le réseau de la santé.Par ailleurs, la plupart des emplois créés depuis 15 ans sont des emplois à temps partiel et dans 75 % des cas, ce sont des femmes qui les ont occupés.« Il faudra poser des gestes diversifiés pour modifier cette situation, a soutenu la ministre Trépanier.Il faudra notamment élargir le marché de l’emploi, améliorer la formation scolaire des filles, valoriser les métiers traditionnels et favoriser la conciliation entre la vie professionnelle et familiale ».Il y a des signes que la situation pourrait changer quand on considère que le nombre d’inscriptions de femmes dans les universités augmente au point de devenir supérieure à celle des hommes.Elle a cité le cas de l’Université Laval de Québec où les femmes s’inscrivent plus nombreuses cette année que les hommes à la faculté de l’administration, un secteur traditionnellement réservé aux hommes.La ministre Violette Trépanier a néanmoins rendu public un bilan des interventions gouvernementales depuis 1987 qui prouve, selon elle, que les femmes « ont franchi un pas de plus vers l’égalité».Ce bilan établit qu’une quinzaine de lois ont été adoptées depuis 1987 par l’Assemblée nationale pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes.Turner contre un référendum L’ANCIEN premier ministre, et toujours député libéral, M.John Turner s’est élevé mercredi contre l’idée d'un référendum constitutionnel pan-canadien, allant directement à l’encontre des propos | de son chef et successeur, M.Jean Chrétien.Lors d’un déjeûner-causerie tenu à Vancouver, M.Turner a fait valoir la division qui résulterait inévitablement d’un tel référendum.Les élus sont les seuls habilités à se livrer aux jeux constitutionnels, estime-t-il.Mais encore faut-il qu’ils fassent preuve de leadership politique plutôt que d’opter pour la facilité.C’est la deuxième fois en quelques mois que M.Turner bafoue des prises de position de Jean Chrétien.Il l’avait également fait en janvier, à la veille 1 de la guerre du Golfe, en approuvant j la participation du Canada a laquelle les libéraux fédéraux s’opposaient.Rien cacher sur Brian Mulroney AUX PRISES avec la récession économique, les retombées politiques de la TPS, les scandales et une impopularité sans précédent, les conservateurs aimeraient bien avoir un peu de répit.En s’assurant au minimum que leur chef soit à l'abri des indiscrétions journalistiques.Mais le commissaire à l’informationl, John Grace, ne l’entend pas ainsi.Et en vertu de la Loi de l’accès à l’information, il vient de prévenir le cabinet du premier ministre qu'il doit prendre garde de ne pas tenter d’empêcher la publication d’informations susceptibles de nuire à l’image de M.Mulroney.L’avertissement survient cinq ans après que le groupe Southam News eut réclamé l’accès à un dossier concernant le coût d’une série de voyages du premier ministre.Dans une lettre adressée à Southam et remise au bureaux de M.Mulroney, le commissaire Grace rappelle que le danger de nuire au premier ministre n’est pas un motif raisonnable pour justifier le refus de dévoiler des renseignements.Rae fait peur LES POLITIQUES économiques, fiscales et budgétaires du gouvernement néo-démocrate ontarien de Bob Rae effraient les investisseurs étrangers et font fuir les entreprises privées à l’extérieur de la province.L’affirmation vient de John Bullock, un chef de file respecté de la communauté ontarienne des affaires.Tout aussi déçu du gouvernement Mulroney, Bullock prédit que d’ici peu temps les conservateurs vont brasser la baraque et réclamer un congrès de leadership.Bourgault et Rhéaume repartent en guerre FACE à l’évidence que Lucien Bouchard et Jacques Parizeau répètent toujours le même refrain et deviennent monotones, les souverainistes ont fait appel à deux pionniers indépendantistes.Gilles Rhéaume parlera à l’occasion de la fête des Patriotes, le 1er décembre, au 6520 de Normandville.Alors que le lendemain, à l’auditorium du Plateau, Pierre Bourgault sera l’orateur invité du « Ralliement pour l’indépendance ».Le Bloc premier chez les Québécois LE TOUT dernier sondage Gallup n’a rien de très encourageant pour les libéraux fédéraux de Jean Chrétien.Au Québec, le Bloc québécois effacerait pratiquement les conservateurs de la carte, pour ne laisser aux libéraux que les comtés de la région de Montréal qui leur sont traditionnellement acquis.Dans l’ensemble du pays, ce qui est plus significatif, ce n'est pas le maigre 16 % des intentions de vote recueillies par les conservateurs.Mais bien plutôt que le Parti libéral n’obtient que 37 %, un niveau qu’il n’a pas souvent dépassé au cours des 15 mois que Jean Chrétien a dirigé le parti.Ce qui a fait croire à l’analyste réputé, Peter-C.Newman, qu’il est peut-être trop tard pour que M.Chrétien parvienne à reprendre confiance en lui.Pas d’organisme du Québec AUCUN organisme québécois ne sera associé directement à l’organisation des cinq conférences d’orientation constitutionnelles du gouvernement fédéral prévues pour janvier et février.Selon la liste préliminaire compilée par le ministère aux Affaires constitutionnelles, l’Institut C.D.IIowe coparrainera la rencontre consacrée au projet d’union économique fédéral qui aura lieu à Montréal les 10 et 11 janvier.Par la suite, le conseil économique de l’Atlantique se chargera de la rencontre d’Halifax, consacrée à la répartition des pouvoirs, l’Institut Niagara de celle sur la société distincte qui se déroulera à Toronto, le Canada West Foundation s’associera à la conférence de Calgary sur la réforme des institutions et l’Institut pour la recherche et le développement de politique publique à celle de Vancouver sur les droits autochtones. Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 M A-3 Finies les attentes pour renouveler son permis de conduire ou sa vignette d’immatriculation Le chômage devrait encore grimper QUÉBEC (PC) — Les automobilistes du Québec pourront dorénavant renouveler beaucoup plus simplement leur permis de conduire et leur certificat d'immatriculation.La Société de l’assurance-auto-mobile du Québec (SAAQ) a confirmé, hier, qu'elle mettait de l’avant, à compter du 1er janvier prochain, une nouvelle procédure de renouvellement, prévoyant notamment l’élimination de la vignette annuelle.Cette mesure, en plus de faciliter la tâche aux automobilistes, permettra à Québec d'épargner jusqu’à sept millions $ annuellement.À compter du 1er janvier, au moment de leur renouvellement, les automobilistes recevront immédiatement par courrier leur nouveau permis de conduire ou leur nouveau certificat d’immatriculation et devront acquitter ensuite les frais.Actuellement, la SAAQ envoie d'abord un avis de renouvellement aux automobilistes et fait parvenir après paiement, dans un second envoi, les nouveaux papiers.Pour faciliter le mode de paiement, les automobilistes pourront aussi payer les frais de leur renouvellement à 2200 nouveaux points de paiement, soit les guichets automatiques des Caisses populaires, de la Banque Nationale, de la Banque de Montréal et de la Banque Lauren-tienne, tout comme on peut le faire pour un compte de téléphone par exemple.Ces nouveaux mécanismes de paiement permettront à la SAAQ d’économiser des sommes importantes en fermant une quarantaine de points de service, comme ceux que l'on retrouve dans les caisses populaires.Aucun bureau de la SAAQ ne sera cependant fermé et tous les employés de la Société conserveront leur poste.En conférence de presse, hier, a Québec, le vice-président au Code de la sécurité routière à la SAAQ, Jean-Marie Lalande, a d’autre part indiqué que les vignettes annuelles seront retirées de la circulation à compter du 1er janvier.M.Lalande a expliqué que la vignette était devenue inutile en raison « des développements technologiques et de l’accessibilité pour les services de police au fichier de la SAAQ ».Les forces policières se feront également plus vigilantes à l'égard des automobilistes dont le comportement pourrait sembler délinquant.On se livrera probablement plus régulièrement à des vérifications d’usage afin de s’assurer que l’automobile est bel et bien immatriculée.Pour faire connaître les changements apportés relativement au renouvellement des permis de conduire et des certificats d'autorisation, la SAAQ effectuera une campagne publicitaire au cours des prochains mois au coût de 800 000$.Huguette Young de la Presse canadienne OTTAWA — Le ministre des Finances Don Mazankowski a été obligé d'admettre hier que la reprise économique s’était essoufflée.M.Mazankowski a en effet révisé à la hausse les prévisions du taux de chômage pour la fin de l’année et la fin de 1992.Il a fait cette mise au point hier devant le comité permanent des finances sous l'oeil réprobateur des députés de l’opposition qui l'ont interrogé pendant plus de deux heures.M.Mazankowski qui s’était permis au cours des derniers mois de dire que la récession était terminée, a Des groupes écologistes se distancent des syndicats Clément Trudel PHOTO ARCHIVES L’éolienne de tous les vents Une éolienne, le Catavent 500, obtenait hier soir le prix d’Excellence en innovation de technologie environnementale remis pour la première fois par la firme SNC-Lavalin à l’occasion du gala annuel de la Fondation québécoise en environnement.Cette éolienne peu conventionnelle d’une puissance de 500 à 2000 watts abrite deux turbines protégées contre les intempéries.Relativement peu dispendieuse, elle est * particulièrement attrayante pour les pays en voie de développement car elle s'avère très performante dans la gamme des vents moyens les plus répandus, soit entre 12 et 20 km.Cette éolienne, qui démarre avec un vent de 5 km/h, a été développée par la firme Sambrabec, de Montréal.ENVIRON N EM ENTA LIST ES et syndicalistes sont des entités distinc-' tes, tiennent à souligner les porte-parole des « verts » qui traitent cepen-5 dant les syndicats d’alliés « poten-j tiels » ou « naturels » dont la participation est « particulièrement cru-I ciale ».« Nous sommes prêts à un recul du niveau de vie » parce que nous ne croyons pas à la croissance de l’économie, a lancé hier Marc Tur-! geonn du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais, aux partici-' pants au colloque « L’environnement et les syndicats».M.Turgeon reproche aux syndicats de s’accrocher fermement aux emplois créés par le projet de Grande-Baleine tandis qu’il faut selon lui un large débat à ce sujet où « l’incompétence » du gouvernement québécois ferait surtout problème j dans la gestion de ce dossier.Pour sa part, la directrice régionale de Greenpeace (Est du Canada), Brigitte Gagné, a exposé quelques « dilemmes » des écologistes face aux attitudes des syndiqués.Elle insiste sur le fait qu’écolos et i syndicalistes doivent se retrouver [ face à un adversaire commun, dans ' un contexte où le « nouvel ordre ! mondial proposé est basé sur un modèle de développement économique extrêmement autodestructeur», j Mme Gagné signale que c’est internationalement que l’on trouvera re-j mède aux problèmes écologiques, et j que Greenpeace travaille «sur des écosystèmes et non pas en fonction d’un territoire politique donné » (exemple : sa campagne contre le transport des déchets toxiques).Les avenues de collaboration et de concertation, selon Greenpeace, sont nombreuses, malgré les difficultés momentanées de compréhension, de | coordination et d’évaluation menant j parfois à des résultats inattendus.Des témoignages de cinq syndiqués ont été entendus à propos d’actions concrètes reliées à une prise de conscience environnementale : chez } Alex Couture, équarisseur de j Charny, un programme de 3,5 mil- lion $ visera à assainir l’air; à Jon-quière, la cartonnerie Cascades a vu se lever une coalition de citoyens contre la pollution de l’eau par des rejets de 1,5 tonne par jour et contenant des dioxines et des furannes.Récemment, Cascades annonçait la fermeture de son usine de papier Kraft (perte de 150 emplois), invoquant des raisons de compétitivité internationale et de pression des consommateurs.À ce propos, dans l’atelier qui traitait de « formation, information et environnement », l’ancien commissaire du B APE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) Luc Ouimet, maintenant rattaché au Bureau de consultation sur l’environnement (Montréal!, a évoqué une « éthique de base » a respecter lorsqu’il s’agit de transmettre des informations.Parfois, a dit M.Ouimet, la décision de fermer les portes est déjà prise « de toute manière », mais le propriétaire cherchera tantôt à en faire porter le blâme sur les syndicats, tantôt sur les environnemënta-listes.Ce paneliste, après avoir jugé faible la performance du ministère de l'Environnement lors de l’incendie d'un entrepôt de BPC à Saint-Basile, conclut à la nécessité de « développer des exigences », en information, vis-à-vis des médias, des administrations publiques et des promoteurs si l’on veut, avant toute prise de décision, maintenir un « minimum de rigueur».Le président de la CSN, Gérald Larose, prononcera l’allocution de clôture vers 16 h, aujourd’hui, après la plénière consacrée aux « perspectives pour les syndicats » de pays industrialisés et de pays en voie de développement.Le colloque, organisé par la CSN, prend fin aujourd’hui avec, notamment, les points de vue d'un sous-ministre de l’Environnement et d'un cadre de la Domtar sur le rôle des syndicats en environnement.Il y aura aussi projection d’une vidéo sur Chico Mendes, ce leader syndical brésilien assassiné en 1988 parce qu’il faisait obstacle aux grands fermiers rendus responsables de la destruction accélérée d'une partie de la forêt amazonienne.PHOTO JACQUES NADEAU Ruée vers les vins nouveaux Les vins nouveaux français et italiens arrivaient hier à Montréal et remportaient la faveur des consommateurs québécois.Une constante : le « vini novelli » italien, moins cher, est en train de grignoter la part de marché du traditionnel beaujolais, certains restaurateurs affirmant même ne vouloir commander que le « vini » plutôt que le cru français.Depuis l’ouverture des portes hier matin, l’achalandage a été très fort, nous informe la Société des Alcools, et plusieurs magasins ont déjà écoulé leur inventaire de vins nouveaux.À la succursale du Complexe Desjardins, on indique avoir reçu 172 caisses et avoir été obligé d'aller en chercher d’autres.À la succursale de la rue Laurier on indique qu’il ne restera probablement plus de bouteilles aujourd’hui.Aux deux succursales, on remarque d’ailleurs que le « vini novelli » poursuit sa poussée et représentait environ 50 % des ventes, alors qu'on avait reçu un plus grand nombre de beaujolais.Les vins nouveaux italiens sont offerts au prix de 8,95 $ la bouteille de 750 ml, soit 0,50 $ de moins que l’année dernière, et les beaujolais nouveaux sont offerts à 13,95 $ la bouteille, soit 1 $ de moins qu’en 1990.réajusté son tir hier.Il a admis que la récession avait été « plus marnuée que prévu » et que la reprise était fragile, malgré quelques signes encourageants.Ainsi, le taux de chômage grimpera à 10,3% à la fin de 1991 et à 10,2% à la fin de 1992.Le budget de février 1991 était plus optimiste : il prévoyait un taux de 10% à la fin de l’année et de 9,8 % à la fin de 1992.Le ministre a attribué ce fait à quatre facteurs : la faiblesse de la croissance économique aux États-Unis, l’endettement élevé des Canadiens et des sociétés, la globalisation de l’économie et la transformation structurelle de l’industrie canadienne.La Chambre de commerce du Canada n'a pas tardé à réagir.Dans une lettre qu’il a fait parvenir au ministre des Finances, le président Tim Reid refuse de croire aux belles paroles de M.Mazankowski.Le Canada est plongé dans une j « crise économique nationale », de ! souligner celui-ci sans mâcher ses mots.Compte tenu de l’escalade des coûts de la main-d'oeuvre et du fardeau fiscal, M.Reid conclut que « la i croissance réelle du Canada sera de beaucoup inférieure aux prévisions du gouvernement fédéral.» Selon lui, la hausse des impôts et des taux d’in-, térêt est inévitable En cours de route, le gouverne-j ment a toutefois été obligé d'inter-j venir dans deux secteurs.Il versera 800 millions $ aux agriculteurs en réaménageant des crédits et en accélérant la perception des impôts en souffrance.Le gouvernement a dû également augmenté sa participation à la caisse d'assurance-chômage } de 1,4 milliard à 1,8 milliard.Les co-i tisations d’assurance-chômage aug-j menteront de 7,1 % à compter du 1er | janvier 1992.On â appris aussi cette I semaine également que la balance I commerciale du Canada était défi-| chaire pour la première fois depuis I 15 ans.Malgré ces quelques soubresauts de l’économie canadienne, M.Mazankowski a refusé de brosser un tableau sombre de l’avenir.Il s’est réjoui de la baisse conti-I nuelle des taux d’intérêt au cours de | l’automne et de la croissance des mi-I ses en chantier et des ventes au dé-| tail.« Je demeure un optimiste, a-t-il laissé tomber.Le négativisme est contagieux.» Bien payés, dit Nationair LE TRANSPORTEUR aérien Natio-! nair a émis hier un communiqué dans lequel il réagit aux allégations ; faites mercredi par leurs 140 agents de bord, présentement en lock-out à Montréal.La compagnie souligne que le salaire de base d’un agent est effectivement de 16 000$, mais de | 23 000 $ après trois ans et demi de I service.Actuellement en négociation pour le renouvellement de leur convention collective, Nationair se dit j prête à relever le salaire de base à | 16 632 $ pour les employés nouvel-} lement embauchés et à 25 900 $ pour j les employés au sommet de l’échelle.Pour 1992, le plancher serait porté à 17127$ et le sommet à 27 400$.Les magazines québécois se décernent 27 grands prix et 52 mentions honorables Le Canada a appris après coup qu’il faisait partie d’un projet conjoint pour nettoyer le lac Supérieur L'ACTUALITÉ sort grand gagnant, du premier gala des « Grands prix du’ magazine québécois», alors qu’il s'est vu remettre, hier soir à Montréal, cinq grands prix dans la catégorie « textes de l’année ».Ce gala était organisé par la nouvelle Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), fondée en mars dernier et présidée par Claude Beauchamp, ex-éditeur des Publications Les Affaires.L’AQEM, qui réunit actuellement près de 80 magazines en tous genres (sur une possibilité de plusieurs centaines) veut mieux promouvoir l’ensemble de cette industrie, qui représente un chiffre d’affaires d’un demi-milliard $ au Québec, selon M.Beau-champ.Un jury comprenant 60 personnes, au total a eu à juger 676 pièces différentes reçues en candidature.Lors du gala d’hier, on a remis 27 grands prix et 52 mentions honorables dans quatre grandes catégories générales : texte de l’année (15 grands prix et 30 mentions), meilleur reportage texte et photos (4 grands prix), arts visuels (4 grands prix) et publicité-/promotion (4 grands prix).L'actualité rafle cinq des grands prix, les autres magazines récompensés étant Elle-Québec, Sélection du Reader’s Digest, Guide Ressources, Affaires Plus, Le Bel Age, Cahiers de théâtre JEU, en Route, Je me petit débrouille, Maîtres et Plan.Parmi les cinq grands prix de L'actualité pour la catégorie meilleur texte, oji retrouve Luc Char-trand pour « A qui appartient le Québec » dans la section Politique, et Christian Rioux pour « La bombe verte » dans la section Économie, seul journaliste à remporter deux grands prix, avec aussi un article sur Berlin dans la section Voyages.Dominique Demers (également chroniqueuse au DEVOIR) est récom- pensée pour « Montréal la capitale des pauvres » dans la section Société, et Yannick Villedieu pour « Les dix ans du sida », section Sciences.Dans la section Culture : Geneviève Picard est récompensée pour « Gabrielle Roy» (Elle-Québec).Dans la section Portrait : J ulie Stanton pour « Edgar Fruitier » ( Le Bel Âge).Dans la section Consommation : Pierre Lacerte pour « Arts et dollars» (Affaires Plus).Dans la section Entrevue : Solange Lévesque pour une entrevue avec René-Ri- j chard Cyr dans Cahiers de théâtre [ JEU (on trouve également dans ] cette section une mention pour une entrevue avec Jérôme Choquette I menée par Clément Trudel, du DE- j VOIR pour le magazine Maîtres).Dans la catégorie générale Meilleur reportage textes et photos, Elle | Québec rafle deux des quatre grands prix, un pour un reportage photos et textes sur le chocolat (section cuisine) et un autre sur le short (section mode), MTL et Rénover remportant les deux autres grands prix.Et dans la categorie Arts visuels, L’actualité remporte deux grands prix : Frédéric Eibner pour la meilleure ilustration, et Normand Grégoire pour la meilleure photo-portrait (de Vittorio).Manoeuvre remporte un grand prix pour la présentation graphique de l’année, et c'est Vice-Versa qui remporte le grand prix de la meilleure page couverture, avec une oeuvre de Pierre Pratt sur le thème de l’environnement.Une compilation de tous les grands prix et de toutes les mentions honorables indique que dans la catégorie texte L’actualité remporte 13 des 45 grands prix et mentions, Châtelaine 4 mentions et Elle-Québec 3 grands prix ou mentions, alors que dans la'catégorie texte et photos Elle-Québec remporte 6 grands prix et mentions sur douze.Louis-Gilles Francoeur LE PROJET du gouvernement américain de réduire à « zéro » le rejet de contaminants industriels dans le lac Supérieur, le mieux conservé des Grands Lacs, est pour le Canada un « objectif intéressant » dont on entend toutefois discuter à fond l’échéancier et les moyens qui seront mis en branle pour atteindre cet objectif.Ces bémols à l’endroit du projet lancé au début d’octobre par les Américains ont été émis récemment par M.Yvan Hunaull, l’attaché de presse du ministre fédéral de l’Environnement, M.Jean Charest.À Environnement Canada, plusieurs fonctionnaires affichent un grand scepticisme à l’endroit de l’initiative américaine, que l’on assimile aux « études » lancées au milieux des années 80 par l'administration Reagan pour éviter d'attaquer de front le problème des pluies acides.La stratégie du « Zéro Discharge » a été lancée le mois dernier par le directeur de l’Environnemental Protection Agency (EPA), M.William Reilly, et elle a aussitôt été appuyée par le Canada même si ce dernier n’avait pas été consulté préalablement sur son contenu, son étendue, etc.M.Reilly revenait en fin de semaine sur le sujet après avoir abordé la question lors d’une récente rencontre avec M.Charest.Invité à préciser davantage la position canadienne sur ce projet, qui est annoncé un an avant des présidentielles visiblement axées sur le thème de l’environnement, M.Hu-nault répond comme s’il marchait sur des oeufs.M.Hunault commence par dire que le projet américain ne vise pas, loin de là, à faire fermer toutes les industries riveraines du lac Supérieur, une possibilité qui a, un instant, effrayé les papetières de la région de Thunder Bay, jugées émettrices de dioxines par les États-Unis et les écologistes.Le projet, explique M.Ilunault, est plus modeste et veut, à court terme, démontrer qu'il existe des technnologies de dépistage et de correction des émissions contaminantes.« Plus tard », dit-il sans préciser, on en viendra à une politique contraignante en vue de dépolluer ce plan d’eau.« L’objectif Zero Discharge, c’est un objectif dont l’échéancier n’a pas été arrêté ni par les États-Unis, ni par le Canada».Reconnaissant que ce projet, conjoint par définition, avait été lancé dans le public sans la moindre consultation par les États-Unis, M.lié nault précise que les « États-Unis voudraient travailler sur un horizon d’une décennie alors que pour le Canada, on penserait plutôt à un horizon plus éloigné».À la haute direction d’Environ-nement Canada, certains n’hésitent pas à dire sous le couvert de la confidentialité que le projet américain « vise comme par hasard celui des Grands Lacs qui est le moins pollué, ce qui dérivera vers ce milieu des sommes et des énergies qui seraient mieux dépensées à accélérer les programmes de dépollution et de restauration, en préparation depuis des années, et qui visent les lacs Érié et Ontario ».Les toxiques qui migrent dans le Saint-Laurent en provenance des Grands Lacs nous parviennent de ces deux lacs, les plus grands sites de rejets industriels aquatiques du Nord de l’Amérique.Ottawa, précise M.Hunault, aurait préféré discuter du choix .du lac.Mais Environnement Canada a fini par donner son accord à la condition de pouvoir en discuter les modalités et l’échéancier.iBifouUiu Gambard Vente et service technique P'-Wn'.I 630-A Catheart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- McGill Le Centre McGill d'études sur le vieillissement La Société Alzheimer de Montréal Conférence publique 14 heures, le dimanche 24 novembre 1991 Hôtel Delia Montréal, 450, rue Sherbrooke ouest, Métro McGill Where do l go from bore?Alzheimer’s Disease: ivhat it is and uho can help le docteur Serge Gauthier, directeur, Centre McGill d’études sur le vieillissement; Mme Doll) P.Dastoor, présidente, Société Alzheimer de Montréal; Mme Thérèse Stanhope, conseillère familiale, Société Alzheimer de Montréal Prix d’entrée : 2 $ par personne La table ronde est parrainée par Merck Frosst Canada inc.et l'Hôtel Delta Montréal Renseignements ; Suzanne Murray (51u) 934-8096 SB Les conférences seront données en anglais.Les conférenciers étant tous bilingues, ils se feront un plaisir de répondre en français aux questions de l’auditoire. A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 Les étudiants craignent une nouvelle hausse des frais de scolarité Isabelle Paré LE MOUVEMENT étudiant universitaire anticipe une hausse massive des frais de scolarité qui, selon les scénarios à l’étude par le gouvernement, pourrait atteindre jusqu’à 20%.C’est du moins ce que soutient la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) qui doit d’ailleurs rencontrer ce matin la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science (MESS), Mme Lucienne Ro-billard, pour obtenir plus de détails à ce sujet.Selon la FEUQ, le ministère étudierait présentement la possibilité d’augmenter substantiellement les frais de scolarité et de moduler la tarification payée par les étudiants en fonction des divers programmes d'études.Lors d’une rencontre survenue en juin dernier avec les représentants étudiants, un sous-ministre du MESS aurait d’ailleurs clairement fait savoir à la Fédération étudiante que son ministère songeait à combler l’écart qui subsiste entre le Québec et les autres provinces du Canada en ce qui a trait aux frais de scolarité imposés aux étudiants.« Nous avons des informations plus récentes à l’effet que le ministère ne songe pas à une indexation, mais bien à une décision qui pourrait avoir pour effet de hausser entre 10 à 20 % les frais de scolarité », a fait valoir hier M.Nicolas Plourde, président de la FEUQ.« On étudierait aussi la possibilité de fixer deux niveaux de tarification, dont une plus élevée pour les programmes qui entraînent une formation plus coûteuse, comme la médecine ou l’ingénierie.Nous nous objections totalement à cela », a-t-il dit.Ces hypothèses enragent d’autant plus les représentants étudiants qu’a-.près la hausse de 100 % des frais de scolarité appliquée depuis deux ans par le ministère, seule une indexation annuelle devait être ajoutée à la facture réclamée aux étudiants.Si le fardeau étudiant doit être augmenté, affirment les étudiants, d’autres partenaires, tels les entreprises et les gouvernements, devront aussi faire leur part pour financer les universités.La FEUQ préconise d'ailleurs le prélèvement d’un impôt « post-universitaire », sorte de taxe qui serait, réclamée auprès des diplô- més après au moins cinq années passées-sur le marché du travail.Au cabinet de la ministre, on a confirmé hier que tous ces scénarios étaient bel et bien sur la table, mais qu’il ne s’agissait que d’hypothèses de travail.« Aucune décision n’a enore été prise », a soutenu hier l’attaché de presse de la ministre, qui a toutefois confirmé qu’un projet devait être présenté au conseil des ministres avant les Fêtes par Mme Ro-billard.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Mulroney à ce Sommet par « l’autre grand frère » de la famille francophone.Le Canadien Brian Mulroney sort de cette conférence la tête haute, même si son approche très ferme sur les questions de droits de la personne n'est pas partagée par ses homologues.La Déclaration de Chail-lot, comme la résolution condamnant le coupd'État en Haïti sont des propositions canadiennes.M.Mulroney s’est démarqué dès l’ouverture en saluant, à la place mais sans doute avec l’approbation de l’hôte de ce Sommet M.Mitterrand, la présence du président renversé d’Haïti, M.Jean-Bertrand Aristide.Le président français avait d’ailleurs rendu hommage au premier ministre canadien : « Il faut spécialement le remercier, dit-il.Vous débloquez des obstacles ».Puis faisant allusion aux problèmes intérieurs canadiens : « Ça ne doit pas toujours être facile pour lui».Lors de la séance de clôture à huis clos, M.Mitterrand aurait eu de bons mots cette fois pour M.Bourassa, rapportent des gens de son entourage : « J’apprécie toujours votre contribution, non seulement pour ce que vous représentez, aurait-il déclaré, mais surtout en raison de votre autorité personnelle».Le premier ministre du Québec a pour sa part estimé que le Québec avait atteint ses objectifs à ce Sommet francophone.Il a souligné la contribution du Québec, particulièrement à l’élaboration de la programmation de l’Agence de coopération cultureUe et technique.« Nous avons pu affirmer de façon concrète, réelle, dynamique, la présence du Québec sur le plan international», dit-il.M.Bourassa s’est réjoui en particulier de l’accent mis par le Sommet sur la dimension économique de la francophonie, passée pourtant inaperçue au cours de la semaine.Le Sommet s’est engagé à « conduire des actions communes qui favoriseront l'avènement d’un véritable partenariat économique entre francophones ».L’ACCT a été mandatée pour « amorcer la réflexion à ce sujet et développer quelques programmes économiques dans les créneaux propres à la coopération multilatérale ».Le Sommet a par ailleurs appelé les pays industrialisés à augmenter l’aide publique au développement qu’ils consacrent au tiers monde pour atteindre l’objectif de 0,7 % du PIB recommandé par les institutions internationales.L'aide canadienne (2,8 milliards $, dont 591 millions dans les pays francophones) représente 0,4 % du PIB canadien.En France, cette proportion attteint 0,5 %.Il s’est prononcé en faveur de l’allégement de la dette des pays pauvres, a appuyé les efforts en vue de la création de la Communauté économique africaine et déclaré que le Forum francophone des affaires (un réseau qui met en contact des gens d’affaires de pays francophones initié au Québec) « représente un exemple à encourager».Les pays francophones ont par ailleurs affirmé leur appui aux efforts déployés par les Nations unies et les puissances concernées pour amener une paix durable au Proche et au Moyen-Orient.Ils se sont félicités des évolutions politiques positives qui ont permis d'instaurer un climat de paix au Cambodge.Ils sont convenus de renforcer leur concertation en matière d’environnement et ont adopté une résolution pour réaffirmer leur volonté de faire en sorte que le français demeure l’une des langues des organisations internationales.4 Burn-out en fait qu’une proportion infime de professeurs.Les plus récentes études effectuées par la CEQ attribuent toutefois au burn-out une grande partie des congés maladie et évaluent que la fatigue professionnelle touche entre 24 % et 37 % des professeurs, selon les groupes d'âge.Curieusement, on note que les jeunes semblent plus essoufflés par leurs tâches que leurs aînés et que les signes d’épuisement diminuent au fur et à mesure que l’on avance dans les ordres d’enseignements.Un bémol toutefois, au secondaire les manifestations de fatigues physiques seraient nettement plus répandues.Deuxième camouflet aux idées reçues, la recherche du CSE avance que la majorité des enseignants s’es-timent satisfaits du degré d’autonomie dont ils jouissent dans leur travail.En fait, plus de 82 % des enseignants du primaire, 89 % de ceux du secondaire et jusqu’à 97% de ceux du collégial ont répondu « avoir suffisamment leur mot à dire sur l’évaluation des apprentissages des élèves ».Le degré d’autonomie rapporté dans le choix du matériel pédagogique et l’élaboration des projets éducatifs s’avère presque aussi élevé.À ce titre, la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) s’est empressée d’exprimer ses doutes hier, rappelant qu'une de ses enquêtes parvenait aux conclusions .con traires.« La satisfaction relative du personnel enseignant contredit les témoignages que nous entendons tous les jours et les résultats de nos recherches », a souligné hier la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé, en réaction à cette enquête.La présente recherche confirme toutefois que la répartition des pouvoirs est source d’irritants chez bien des professeurs.De fait, plus de la moitié d’entre eux jugent que la commission scolaire et le ministère de l’Éducation détiennent trop de pouvoirs de décision.Par contre, à l’heure où l’on dénonce l’école « fourre-tout », les enseignants ne sont pas prêts à ce qu’on réduise la mission de l’école.Alors qu’en 1978 près de 40% d’entre eux prônaient un « retour à l’essentiel », maintenant plfls de huit profs sur dix jugent que l’école ne doit pas se limiter à apprendre aux élèves à lire, écrire et compter.Cette année, soyez de la fête ! ET PARCOUREZ LE MONDE! THAÏLANDE TIRAGE LE 29 NOVEMBRE 1991 -St.____-xt- MOTS DATE DE PASSEPORT DIFFUSION i REMPLISSEZ EfRETOUNEZ A CIEL.C P as,5.LONGUEUIl J4H 3Z3 COUPON ORIGINAL OB PHOfQCQPlf REfUSIE fJUf STIOr-J 0 HABILITE A COMPIF FF R 90*8.5 LE DEVOIR cxwrik Mécontents, les professeurs ?En fait, l’étude relève plutôt chez eux un taux de satisfaction générale face à leur emploi dépassant la barre des iculier 90 %.Particulièrement en ce qui à trait à leur relation avec les élèves, leurs collègues et leur autonomie.En fait, si c’était à refaire, de huit à neuf fois sur dix les professeurs rétorquent qu’ils choisiraient la même carrière.Malgré le taux rampant d’emplois précaires dans le métier, la sécurité d’emploi et les congés semblent être les aspects du métier qui recrutent le plus de satisfaction (74% à 86%), alors qu’en 1978 ce sentiment ne prévalait que chez 49 % des professeurs.Principale ombre au tableau, la charge d’enseignement fait sourciller plus de la moitié des professeurs, alors que les possibilité de promotion, la diversification des tâches et la reconnaissance sociale, quoique peu souvent citées, demeurent les trois principales bêtes noires du corps professoral interrogé.De façon générale, les enseignants ont aussi une meilleure vision de leurs écoles.Car près de la moitié d’entre eux soutiennent que l’école publique s’est améliorée depuis cinq ans.Les francophones sont d’ailleurs plus optimistes que leurs vis-à-vis anglophones à cet égard.Malgré cette impression positive, trois enseignants sur dix confient avoir envoyé leurs enfants.à l'école privée.+ Formation de façon obligatoire, un an de pédagogie à la formation des professeurs de niveau secondaire.« Avant la Révolution tranquille, la tâche de l’enseignant était surtout définie comme le fruit d’une vocation.Dans les années soixante-dix, on a axé l’enseignement sur la spécialisation.Aujourd’hui, on doit revenir aux notions de pédagogie », explique M.Jean Desronziers, responsable des communications au’Conseil supérieur.Selon les auteurs du rapport, « la formation de ceux et celles qui se destinent à l’enseignement secondaire ne comporte pas suffisamment de formation psychopédagogique.Quant à la formation disciplinaire qu’ils reçoivent, elle n’est généralement pas conçue dans l’optique d’une utilisation éventuelle en contexte d’enseignement», écrit-on.« Nous disons : il ne suffit pas d’être mathématicien pour enseigner les mathématiques.La fonction d’enseignant mérite d’être mieux définie et mieux valorisée dans notre société», poursuit M.Desronziers.Au chapitre de la probation des novices, le Conseil met de l’avant la possibilité de remplacer les deux ans requis actuellement par un an d’internat en milieu scolaire.« Actuellement, les professeurs obtiennent un permis d’enseigner au sortir de l’université, ajoute M.Jean Proulx, secrétaire du Conseil.Au bout de deux ans de probation, ils détiennent un brevet émis par le gouvernement du Québec.Mais en l’absence d’un système de maîtres associés, qui permettrait une supervision adéquate des novices, le suivi de ces probations est généralement mal fait et peu significatif ».Le Conseil soulève également la nécessité de réduire la précarité d’emploi du corps professoral, qui touche 20 % des postes d’enseignants en milieu collégial.« À l’université, écrit-on, il y a presque autant de chargés de cours (7800) que de professeurs de carrière (8000), et seulement un peu plus de la moitité d’entre eux ont un emploi régulier en dehors de leur charge de cours ».Enfin, le Conseil imite la Centrale de l’enseignement du Québec en réclamant l’instauration de centres d’enseignants, partout dans la pro- 4 MOTS PASSEPORT _ \1J\ j C3 R ESULTATS Tirage du 91-11-20 711 13 36 43 44 Numéro complémentaire.6/6 5/6 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 1 19 619 27 473 453 288 23 LOTS 5 059 718,90$ 37 366,20 S 917,50$ 39,60 $ 10,00 $ Ventes totales: 20 590 968,00$ Prochain gros lot (approx ): 2 600 000,00 $ Prochain tirage: 91-11-23 EQtra Tirage du 91-11-20 NUMÉROS 506720 0 67 2 0 6 7 2 0 7 2 0 2 0 0 IOTS 100 000 $ 1 000 $ 250 S 50 $ 10 S 2 S TVA, le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.vince, destinés à assurer un ressour-cement du corps enseignant, un parrainage adéquat des nouveaux, ainsi qu’une meilleure circulation de l’expertise professionnelle en général.Pour justifier une intervention urgente du gouvernement du Québec dans ce secteur, le Conseil évoque l’embauche massive d’enseignants, proportionnelle aux nombreuses mises à la retraite, qui surviendront inévitablement au cours des prochaines années.Lors de leur rencontre avec les journalistes, les représentants du Conseil ont par ailleurs évité d’aborder la question fondamentale du financement de la mise en place de telles mesures par le gouvernement québécois.« De telles mesures comportent inévitablement des investissements », a simplement répondu M.Proulx.De son côté, la présidente de la Centrale de renseignement du Québec, Mme Lorraine Pagé, a saisi l’occasion hier pour réclamer l’accueil immédiat et la mise en oeuvre des recommandations du Conseil supérieur par le gouvernement du Québec.« Le Conseil observe, à son tour, que la principale source d’insatisfaction du personnel enseignant, tant au primaire, au secondaire qu’au collégial, est l’insuffisance des ressources, résultat de dix ans de compressions budgétaires, a souligné Mme Pagé.Ce rapport met en lumière la lourdeur de la tâche aux divers ordres d’enseignement et notamment au collégial où les travaux de correction, particulièrement dans certains cours de formation générale, sont devenus une véritable épreuve ».Par ailleurs, la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec, affiliée à la CSN, a réaffirmé, par voie de communiqué, « qu’il est grandement temps que l’on s’occupe de la profession avant d’avoir atteint le point de non-retour ».Dans une déclaration préliminaire au rapport, le président de la FNEEQ-CSN, M.Denis Choinière, a posé, comme condition de réalisation aux recommandations du Conseil, que « cessent les attaques, qui se succèdent depuis 1979, à l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants ».M.Choinière faisait référence à l’imposition de décrets successifs, par le gouvernement du Québec, dans le cadre des négociations des conditions de travail des professeurs qui « a eu des effets dévastateurs sur cette profession et sur les enseignants et les enseignantes».Les représentants du Conseil supérieur ont présenté leur rapport plus tôt cette semaine au ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé.4 Verrières cueille les 130 toiles de la rétrospective du plus célèbre peintre québécois, Jean-Paul Riopelle, et personne ne pourra louper l’occasion de les admirer : après les flons-flons du bal inaugural de samedi prochain pour le gratin, le grand public sera admis gratuitement pendant 36 heures d’affilée, le samedi et le dimanche 30 novembre et 1er décembre.Le musée sera ouvert exceptionnellement même pendant la nuit ! C’est un coup de maître de la part de l’architecte d’avoir réussi à ériger ce bâtiment de sept étages en plein centre-ville au milieu d’un maelstrom de styles architecturaux disparates.Mais il a réussi à les harmoniser et à créer une perspective d’ensemble où la luminosité est reine et maîtresse.D’immenses fenêtres circulaires et un belvédère donnent des vues spectaculaires sur Montréal, facilement accessibles par un impressionnant escalier de demi-marches que l’on gravit sans essoufflement, comme si on marchait sur un coussin d’air.Mais il faut avoir des yeux tout le tour de la tête, regarder en bas et en haut et de côté pour se repaître de tout ce que ce musée offre de nouveautés et de beautés, y compris lé très élégant costume des hôtesses des grandes occasions signé Jean-Claude Poitras.Dans l’ancienne ruelle reliant la rue Crescent à Bishop, parallèlement à la rue Sherbrooke, l’on peut découvrir le triptyque de Betty Goodwin, une des deux oeuvres qui seront exposées en permanence au musée, dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architec- CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé on 1892 bb St Jacques Montréal.OueDec Canada, H2Y 3/2 Telex OS 26H656 Fax (514) 840 /H/4 Tel IS14) 98/ 624?Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce ture et à l’environnement, et qu’une légende inscrite dans le granit du sol explique ainsi : « Chaque question possède une force que la réponse ne contient plus.» L’autre création est une murale de Guy Pellerin qui représente 22 personnages inspirés de la collection permanente du musée.Le nouveau pavillon est relié à l’ancien par un réseau de galeries souterraines et ce dernier sera réservé aux collections d’art ancien.Les visiteurs qui ne sauraient attendre les journées portes ouvertes gratuites ont accès au musée à compter du 26 novembre.+ Haïtiens temps vont durer les approvisionnements», a précisé Mme McDougall.Éncore aujourd’hui, l’ambassadeur du Canada Bernard Dussault tentera de convaincre les occupants de quitter les lieux pacifiquement.À travers la vitre pare-balles de la salle d’accueil, il a relayé hier aux occupants l’engagement des dirigeants de la junte militaire de ne pas les mettre en état d’arrestation quand ils quitteront les lieux.Ainsi, alors que débutent aujourd’hui, à Cartagena en Colombie, des entretiens entre le président en exil et des parlementaires de la junte militaire, dans la capitale Port-au-Prince les bureaux de l’ambassade resteront fermés et, pour la deuxième fois d’affilée, les occupants auront passé la nuit sur des lits de fortune.Peu après le début de l'occupation, la dizaine d’employés de l’ambassade ont été mis en congé forcé et il en sera ainsi tant que le siège ne sera pas terminé.On craint pour leur sécurité, première priorité de la diplomatie canadienne dans ce pays, un des plus pauvres du monde.À la Chambre des communes, hier, la ministre associée de la Défense nationale, Mme Mary Collins, a affirmé que « des menaces ont été proférées à l’endroit du personnel de l’ambassade et, de toute évidence, pour cette raison, nous ne pouvons considérer ces individus comme candidats potentiels au statut de réfugié ».Des renseignements, qui n’ont pu être confirmés de source indépendante, laissent entendre que les individus appartiendraient à un mouvement politique radical, l’Organisation de la libération de Haïti, très proche de Cuba de Fidel Castro et de la Lybie du colonel Muammar al-Ka-dhafi et de certaines organisations radicales des Caraïbes.« Le leader du groupe a menacé la sécurité de l’ambassade.Quand ils sont arrivés, ils se sont déclarés comme des supporters de Jean-Bertrand Aristide et réclamé l’asile politique, a précisé un porte-parole du ministère, Mme Nicole Martel.C’est un groupe reconnu pour utiliser la violence pour arriver à leurs fins.» Depuis leur arrivée, les manifestants ont été confinés à la salle d’attente, sans nourriture, et un peu d’eau qui leur a été distribuée en début de journée.Selon certaines informations, ils n’auraient pas eu accès aux installations sanitaires.À Paris, où il se trouvait pour le Sommet de la francophonie, le premier ministre Brian Mulroney a indiqué, après un entretien avec l'ambassadeur canadien à Port-au-Prince, que les occupants « semblent vouloir protester contre l’usurpation de pouvoir dont s’est rendue responsable la junte militaire».Par ailleurs, un navire qui transportait des réfugiés haïtiens a fait naufrage au large de Cuba.Seize personnes ont péri noyées et 119 autres sont portées disparues, rapportait hier l’agence cubaine AIN.Selon AIN, 60 personnes ont survécu au naufrage, qui s’est produit dans'la nuit de mardi à mercredi au large de la pointe de Maisi, à l’extrême est de Cuba et à plus de 1000 km de La Havane.Leur navire, un bateau à voile qui transportait environ 200 personnes, a été pris dans une tempête, précise l’agence.Les rescapés ont reçu vivres et soins dans un camp installé par les autorités cubaines dans la province de Guantanamo.Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les 119 disparus, mais les sauveteurs jugent probable qu’ils aient péri, ajoute l’agence.Parmi les 16 corps repêchés figurent ceux de 12 femmes, deux enfants et deux hommes.L’information n’a pas été confirmée et l’on ignore quelle était la destination du bateau.Près de 2000 Haïtiens ont tenté de fuir leur pays par la mer depuis le renversement du président Jean-Bertrand Aristide par un coup d’État militaire le 30 septembre dernier.+ Boutros-Ghali obtenu onze voix favorables et quatre abstentions parmi les quinze membres du Conseil.Son concurrent le plus direct, le ministre des Finances du Zimbabwe, M.Bernard Chidzero, a recueilli sept yoix positives, deux votes contre, et six abstentions.Parmi les autres résultats, le prince Sadruddine Aga Khan, coordonnateur de l’aide humanitaire de TON U dans le Golfe, a obtenu quatre voix pour, sept contre et quatre abstentions.L'ancien président du Nigeria, M.Olosegun Obasanjo, a recueilli six voix pour, trois contre et six abstentions, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, M.Hans van den Broek, cinq voix pour, sept contre et trois abstentions, et, loin derrière, le premier ministre de Norvège, Mme Gro Harlem Bruntland, n’a obtenu qu’une voix pour, neuf contre et cinq abstentions.L'élection de M.Boutros-Ghali a créé une certaine surprise parmi les nombreux diplomates de l’ONU ayant suivi à l'extérieur les travaux du Conseil, tant il leur apparaissait entendu qu’au moins MM.Boutros-Ghali et Chidzero passeraient sans difficultés la barre des neuf voix.Le Conseil avait lui-même conforté cette conviction en ayant annoncé son intention de procéder à un deuxième vote officiel lundi prochain.L’élection de M.Boutros-Ghali par le Conseil consacre une victoire pour l’Afrique dont aucun représentant n'a jusqu’à présent occupé le poste de secrétaire général de l’ONU depuis la création de l’organisation en 1945.Les États-Unis et, dans une moindre mesure, la Grande-Bretagne, avaient exprimé de sérieuses réserves à voir un Africain succéder à M.Perez de Cuellar.22 novembre par la PC et l'AP 1990: la première ministre britannique, Margaret Thatcher, annonce sa décision de démissionner de son poste dès que le Parti conservateur lui aura trouvé un successeur.19X9: le président libanais René Muawad meurt dans un attentat à la bombe à Beyrouth.1986: décès d’Klzire Dionne, mère des célèbres jumelles.19X0: décès de l’ex-gouverneur-gé-néral du Canada .1 ules Léger.1977: le super sonique franco-anglais Concorde est finalement autorisé à si1 poser à New York, après une longue bataille de procédure sur les nuisances sonores 1975: Juan Carlos est proclamé roi d’Espagne.1963: le président John Kennedy est assassiné à Dallas 1919: un incendie ravage l’Université (le Montréal.Ils sont nés un 22 novembre: Le pionnier anglais des voyages organisés Thomas Cook (1800-1892) : l’écrivain français André Gide (1869-1951) ; le général Charles de Gaulle (1890-1970) ; le compositeur anglais Benjamin Britten (1913-1970) ; le tennisman allemand Boris Becker (1967) , le comédien Rodney Dangerficld (1921) ; Lac leur Robert Vaughn (1932) ; la ten niswoman Billie Jean King (1943) ; l'actrice .lamie Lee Curtis (1958).LA' SOCIÉTÉ DARTHRITF DONNEZ.une lueur d’espoir ECONOMIE Montréal, vendredi 22 novembre 1991 Les mises en chantier ont chuté de 12 % en dépit du programme Mon taux, mon toit Noranda licencie 50 personnes dans l’Est Serge Truffaut |,KS AVANTAGES financiers propres au programme « Won taux, mon toit » n’auront pas été convaincants au point de favoriser une augmentation des mises en chantier qui, contrairement à ce qui avait été escompté, ont enregistré une chute prononcée de 12% cette année.À la faveur de son congr ès annuel qui se poursuit à Québec, l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ).a annoncé que le nombre de mises en chantier effectuées au cours du présent exercice n’aura totalisé que 42 400 unités contre plus de 48 000 l’an dernier.Directeur de la recherche au sein de l’APCHQ, M.François Bernier a estimé que sur les 12 000 inscriptions au programme gouvernemental mis en branle au début de l’année, environ 5000 peuvent lui être directement liées.D’après les observations formulées par M.Bernier, le demi-échec ou demi-succès de « Mon taux, mon toit » découle fort probablement du faible, du très faible engouement qui a caractérisé les débuts du programme.« Lors des premiers mois, l'industrie a fonctionné au ralenti pour, par la suite, prendre un rythme plus intéressant ».Dans la grande région de Montréal, l’inventaire des mises en chantier a enregistré une baisse très marquée de 16 % sur 1000.année au cours de laquelle la récession avait déjà eu un écho très défavorable.La pro gression la plus notable a été observée dans les Bois-Francs, avec 57 % de plus, alors que la diminution la plus importante a été enregistrée dans la région de Granby, avec -28 %.Pour les mois à venir, et en raison de la piètre performance réalisée PHOTO ARCHIVES Dans la grande région de Montréal, les mises en chantier ont enregistré une baisse très marquée de 16 % sur 1990.cette année, l’APCHQ va combattre l'introduction de la TVQ avec d’autant plus d’ardeur que celle-ci aura un impact sensible sur la santé de l’industrie.Pour l’an prochain en effet, année pour laquelle on prévoit d’ores et déjà une hausse du PIB, le nombre de mises en chantier devrait atteindre les 44 000 unités, soit une légère progression de 3,5 %.Le créneau composé des logements multiples, soit le locatif comme le condominium, deux sous-secteurs où les inventaires demeurent élevés, va diminuer à raison de 7 % par rapport au créneau de logements multifamiliaux qui progressera de 9%.Lors du discours donnant le coup d’envoi aux travaux du 30e congrès de l'APCIIQ, M.Richard LaSalle, président sortant, a critiqué « le manque de cohérence des actions gouvernementales qui entrave l'évolution de l’industrie » en prenant pour exemple la TVQ qui, à son avis, « viendra tuer la reprise dans l'oeuf ».A elle seule, la TVQ écartera 5000 ménages de la propriété, a calculé M.Bernier.« D’après nos analyses, ces 5000 ménages actuellement locataires n’auront pas, du fait de la TVQ, le niveau de revenus nécessaire à l’acquisition d’une première maison ».Qui plus est, en ajoutant une taxe sur la maison neuve, de soutenir le directeur de l’APCIIQ, on provoque une augmentation des prix qui elle-même favorise une augmentation des prix du déjà existant ainsi qu’une augmentation des loyers.Car, « notre industrie fonctionne par vases communicants ».Du fait de cette accumulation de facteurs négatifs, soit TPS, TVQ et fin du programme « Mon taux, mon toit », on est en droit de se demander si le gouvernement réalise « qu’en bout de piste le problème de l’habi- tation n’est pas une question d’accessibilité à la propriété mais bien d’accessibilité au logement », d’observer M.Bernier.D’autant plus, soutient l’APCIIQ, que la réforme de la fiscalité municipale va réduire davantage cette fameuse accessibilité à la propriété et, par le fait même, va élargir l’écart qui existe entre la richesse des Québécois et des habitants des autres provinces.« Le gouvernement semble avoir oublié que 53 % des Québécois sont propriétaires contre 63 % dans le reste du Canada ».Afin de trouver des solutions aux problèmes de l’industrie, «l’APCIIQ soumettra d’ailleurs à ses membres, dans le cadre d’un atelier, un projet de politique québécoise de l’habitation.La mise en place d’une telle politique veillerait aux besoins de l'industrie et éliminerait les incohérences néfastes à la santé de l’industrie ».EN BREF.Baisse du taux d’escompte OTTAWA (PC)-La Banque du Canada a abaissé hier de 0.09 % son taux d'escompte qui est ainsi passé de 7,78 % à 7,69 %.Le taux d’escompte a ainsi fléchi pour une dixième fois au cours des 11 dernières semaines.La semaine dernière, un dollar du Canada vacillant avait obligé la Banque du Canada à suspendre la baisse des taux d’intérêt, mais cette tendance au fléchissement a repris cette semaine.Les performants Deux hommes et une femme ont été désignés comme les« nouveaux performants » de la communauté d’affaires québécoise.11 s’agit de Marc-André Bélanger, du Groupe LGS, de Hung Bui-Quang, de Gaz Métropolitain ainsi que de Monique Dubois-Léonard, du groupe Québécor.Leurs noms ont été dévoilés hier dans le cadre d'une réception sous la présidence d'honneur de la Banque Nationale du Canada ainsi que de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Spar vise de nouveaux marchés TORONTO (PC) - La compagnie Spar Aérospatiale est décidée à élargir sa base commerciale.Dans ' une première étape, Spar a annoncé qu'elle fera l'acquisition de Prior Data Sciences, une compagnie spécialisée dans la conception de logiciels en temps réel.La compagnie mène déjà de tels projets au Mexique, en Chine et en Indonésie, mais se trouve exclue du Canada par la réglementation qui confère un quasi-monopole sur la transmission par satellite à Télésal Canada.Coup d'oeil boursier Dollar canadien (US Cents) 87.92 Or (New York-US$) 368.20 Montréal-XXM TSE-300 Dow Jones 1835.42 3493.12 2932.69 (PC) Desjardins coopérera avec une banque française pour aider les PME Claude Turcotte L'ACCORD de coopération de la Caisse centrale Desjardins avec le Groupe des Banques populaires de France confirme l’intérêt grandissant du Mouvement Desjardins pour l’internationalisation des affaires et son appui aux petites et moyennes entreprises qui veulent s’implanter à l’étranger.Cet accord témoigne d’ailleurs d’une évolution extrêmement rapide à ces deux égards puisque, par pure coïncidence sans doute, le crédit industriel et la Caisse centrale ont vu le jour chez Desjardins la même an-j née, il y a 10 ans.1 usqû’à maintenant, les caisses lo-| cales ont fait monter leur part de marché du crédit commercial au Québec jusqu’à 23%, c’est-à-dire un apport de plus de 7 milliards $ aux entreprises québécoises.Avec la mondialisation qui s'en vient et plus spécialement l’Europe de 1993, il devient « important pour nos clients d’être reçus de l'autre côté de l’Atlantique par des gens qui les comprennent », comme le soulignait hier matin en conférence de presse M.Humberto Santos, président et chef de l'exploitation à la Caisse centrale Desjardins.Les caisses locales continuent de s’occuper du crédit commercial au Québec, mais lout ce qui concerne les activités commerciales internationales chez Desjardins relève de la Caisse centrale, laquelle s’est surtout manifestée jusqu’à maintenant dans la cueillette de fonds à l’étranger, où elle a déjà un réseau de 375 correspondants dans 55 pays.À la fin de l’exercice de 1990, la Caisse centrale pouvait dire que 45 % de ses dépôts provenaient de l’extérieur du Canada, soit 1,6 milliard $.Cette contribution extérieure ne représentait que 15,9 % des dépôts en 1986.L’accord de coopération signé en juillet dernier connaît lui aussi un départ modeste à la façon habituelle de Desjardins, mais les perspectives à long terme sont vastes.Depuis l’été, deux entreprises ont profité de l’accord.« Il faut se faire la main », ajoute M.Santos.Toutefois, une analyse détaillée du marché québécois a permis à la Caisse centrale d’identifier 1400 compagnies québécoises dont le chiffre d’affaires est de 10 millions $ ou plus, la créneau d’entreprises visé par ces nouveaux services à l’étranger.L'accord de coopération permet en somme aux agents financiers des deux signataires français et québécois d’accompagner leur clientèle respective, grâce aux services de l’autre dans les pays où ils sont disponibles.L’accord n’écarte pas la possibilité d’étendre cette coopération ailleurs dans le monde, notamment en Asie.Pour le moment, les PME peuvent, par le truchement de cet accord, profiter des services offerts par la Caisse centrale des Banques populaires de France dans ses bureaux non seulement de France, mais aussi de Madrid, Barcelone, Londres, Francfort et Milan.Des discussions sont en cours pour établir si cette coo()ération ne pourrait pas s’é- tendre aussi au bureau de New York.Cette Caisse centrale française possède en outre des sociétés de conseil international baptisées Pramex, qui se spécialisent dans l’accueil, la prospection des marchés, le rapprochement de partenaires, l’assistance administrative, etc.La Caisse centrale Desjardins a l’intention de s’associer prochainement à l’action des Pramex.Le Groupe des Banques populaires françaises possède un réseau de 600 correspondants bancaires à travers le monde.En France, sa force s’appuie sur 1900 caisses locales, 1,8 million de sociétaires et 3,7 millions de clients.Il a 27 500 employés et des actifs de 80 milliards %.Parallèlement à cette collaboration franco-québécoise, la Caisse centrale Desjardins travaille pour sa part à sa propre expansion internationale.Elle accorde la priorité actuellement à l’ouverture d'un bureau ou d'une caisse en Floride, pour desservir essentiellement la clientèle québécoise qui se retrouve dans cet Etat en hiver et tous les autres qui s’y installent en permanence el qui y ouvrent des entreprises.L’ouverture éventuelle d'un bureau à New York fait encore partie des projets de la Caisse centrale, qui n’a pour l’instant qu’un seul bureau hors Québec, celui de Toronto.Outre M.Santos, le président du Mouvement Desjardins; M.Claude Béland, et le président du Groupe des Banques populaires, M.Jacques Delmas-Marsalet, ont participé a la conférence de presse.CGI lance un centre de recherche en connectivité Robert Dutrisac LE GROUPE CGI a lancé hier à Montréal le premier d’une série de cinq centres de recherche en connec-| tivité.Doté d’un budget global de 10 | millions $ réparti sur deux ans, dont | CG 1 assume 30 %, ce projet regroupe 17 fabricants informatiques et s’étendra aux villes de Québec, Ottawa, Toronto, Edmonton et Boston.Mais il s’agit d’un amuse-gueule comparé à l’ambitieux projet Vol-vox, le plat de résistance que, selon toute vraisemblance, CGI sera en mesure d’annoncer avec ses partenaires el le gouvernement du Québec d’ici quelques semaines.Volvox est l'un des trois « projets mobilisateurs» que le Conseil des ministres a déjà approuvés mais pas encore officiellement dévoilés et qui jouiront de l’appui financier du Fonds de développement technologique.Le président de CGI, M.Serge Godin, croit (pie « ça nuit » de parler de [ Volvox à ce moment -ci alors que certaines ententes finales ne sont pas encore signées.Il décrit cependant Volvox comme « le plus gros projet de recherchedéveloppement au Canada en technologie de l'information ».Quoi qu’il en soit, le projet Volvox est déjà bien défini.Les sept partenaires qu’il réunit, dont les grandes Serge Godin universités montréalaises, ont donné leur accord de principe.Ses objectifs et son enveloppe budgétaire — 55 millions $ — sont déjà arrêtés.Selon les précisions fournies par M.Godin, Volvox développera « quatre systèmes d’aide à la décision » en matière environnementale.CGI et ses partenaires mettront au point des applications informatiques dans les champs suivants : la gestion de crise écologique, la santé publique, la gestion du territoire et les impacts environnementaux des projets hydro-électriques.Le projet est ambitieux puisqu’il suppose le monitoring informatique des activités industrielles et de transport à la grandeur du territoire québécois.Aux dires de M.Godin, aucun système d’une telle envergure n’existe actuellement.Quant aux centres de recherche en connectivité, il s’agit d’une niche dans laquelle CGI veut se distinguer.« Nous voulons devenir un leader mondial en connectivité», a indiqué M.François Chassé, vice-président chez CGI.Contrairement à Volvox, ces centres ne bénéficient d’aucune aide directe des gouvernements.Moitié laboratoires, moitié salles de montre, ils entraîneront la création de 125 à 150 nouveaux emplois.Les 17 fabricants partenaires de CGI sont : Apple, Banyan Systems, Compaq, Data Terminal Mart, Digital Equipment, Eicon Technology, Hewlett-Packard, IBM, Microsoft, NCR, Novell, Olivetti, Oracle, QMS, Sun Microsystems, Synoptics Communication el 3Com.Catherine Leconte LA DIVISION CCR (Canadian Copper Refiners) de Noranda, qui raffine du cuivre dans l’est de Montréal, a annoncé hier une cinquantaine de mises à pied dans le cadre d’un « plan d’action à long terme pour ré-j duire les coûts d’opération».Sur les 1020 employés de l'usine, ; cette opération de rationalisation éli mine définitivement des effectifs 21 cadres, à qui on a signifié leur départ hier.Elle devrait aussi toucher entre 25 et 30 travailleurs horaires d’ici à la période des Fêtes, mais ceux-ci conserveront un droit de rappel.Ces licenciements ne sont toute-j fois pas liés à une quelconque réduction d'activité ou modification majeure de procédés de fabrication, a précisé en entrevue Bruce Hamilton, directeur des ressources humaines chez.CCR.En fait, a-t-il ajouté, les efforts de rationalisation vont se poursuivre au cours des deux prochaines années, et d’autres mises à pied sont possibles parmi le personnel horaire, quoique l’entreprise espère pouvoir réduire ses effectifs en douceur grâce aux départs en retraite et autres départs volontaires.Selon David Kerr, président et chef de la direction du groupe Noranda, ces licenciements s'inscrivent dans « un processus constant de réévaluation, particulièrement dans une conjoncture économique difficile ».Par contre, « la recherche et le développement technologiques ne sont pas un des secteurs qui doivent souf frir des dures conditions économiques », a indiqué M.Kerr, qui se trouvait hier à Pointe-Claire, en banlieue de Montréal, pour inaugurer les nouvelles installations du Centre de technologie Noranda.« Nous ne projetons aucune réduction de nos investissements dans la technologie en 1992 », a assuré M.Kerr, puisque « nous en avons toujours tiré un excellent retour sur investissement ».Le groupe Noranda consacre annuellement quelque 60 millions $ à la R-l), incluant le budget d’exploitation du Centre (30 millions $ en 1991).Fondé en 1963, le Centre abrite quatre usines-pilotes et sept laboratoires spécialisés qui emploient 250 personnes dont les travaux couvrent les quatre secteurs d’activité du groupe ; mines et métallurgie, produits forestiers, énergie et fabrication.M.Kerr a pris ombrage des déclarations de certains analystes financiers qui « ont laissé entendre récemment que nos bénéfices sont faibles parce que nous faisons peu appel à la technologie.C’est tout simplement faux, a-t-il dit.Nos bénéfices sont présentement modestes à cause de la faiblesse des prix de nos produits.Il y a surcapacité de production de la plupart de nos produits partout dans le monde.» Cette déprime généralisée des cours des matières premières est d'ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles le projet Ma gnola, que Minéraux Noranda développait jusqu’ici en partenariat avec LavalinTech, filiale du groupe Lava lin, est maintenant en suspens Le projet, évalué à environ 500 mil lions $, consiste à produire du magnésium à partir des terrils de minerai de serpentine de l’ancienne mine d’amiante de Carey Canada, à East Broughton, en Ksi ne Mais « nous ne voulons pas inonder le marché de magnésium pour nous retrouver avec des prix qui crèvent les planchers», a expliqué M.Kerr.Or, dans la conjoncture présente, « si nous mettions une usine en pleine production en ce moment, le marché s’effondrerait.» Si bien que l’échéancier d’origine, qui prévoyait la construction en 1993 95 et la mise en exploitation en 1995 96, est maintenant oublié.L'autre grand problème de Ma gnola, bien sûr, c’est la déconfiture de Lavalin.Michel Lefebvre, vice-président de Noranda pour le Québec, a expli qué que «meme avec LavalinTech, nous cherchions d’autres partenaires pour mener le projet à terme et cette stratégie-là demeure.Tout ce qui reste à voir, c’est comment nous et ces autres partenaires allons as sumer la part de LavalinTech.» Sauf que dans l’état actuel du dossier de réglement de la faillite du groupe Lavalin, « on ne sait pas qui va avoir la part de LavalinTech » dans Magnola.Et celte incertitude n’aide évidemment pas Noranda à trouver d'autres partenaires : « Ça ralentit le processus.» Bref, « faute de partenaire, Magnola est sur la'glace », a reconnu M.Kerr.Une chose est certaine, ce ne sera pas Norsk Hydro : «Cette occasion est passée», a 1 il dit.Mais «de très intéressantes discussions» sont en cours, a-t-il précisé, dont « au moins une est dans le secteur automobile ».L’un des grands débouchés d'avenir du magnésium est en effet l’automobile, où la légèreté et la solidité de ce métal permettrait d’alléger le poids des véhicules et donc, leur consommation de carburant.« Les circonstances nécessaires pour que nous puissions donner le feu vert au projet ne sont pas encore en place, a conclu M.Kerr, mais nous pensons toujours qu’il esl tout à fait viable.» Hausse des ventes au détail OTTAWA (PC) — Les ventes au détail ont augmenté de 0,8% en septembre, totalisant 15 milliards $, ce qui constitue la plus forte hausse mensuelle depuis mai dernier, a indiqué hier Statistique Canada.Cette remontée par rapport au mois d’août est due principalement aux ventes d’automobiles.Si l’on ne | tenait pas compte des ventes de véhicules, les ventes au détail en .septembre auraient diminué de 0,4%.Les ventes de véhicules étaient donc en hausse de 5,5 % par rapport à août.Par ailleurs, dans les grands magasins, les ventes ont baissé de 2,5%, de 1,5 % dans les stations-service de 2,3 % dans les magasins de meubles et d'appareils électroménagers.Les ventes au détail en septembre sont inférieures de 5,6% par rapport au même mois de l’an dernier, ce qui reflète les faibles dépenses des consommateurs.Le symposium en marketing direct Mercredi le 27 novembre Hôtel des Gouverneurs Le Grand O O O Une occasion privilégiée pour en savoir davantage sur le marketing direct et de vous familiariser avec ses multiples composantes.Sept conférenciers vous proposent un programme d'une journée à la fois dynamique et variée, les sujets traités sont les suivants: • Nouveaux champs d'activités du marketing direct tant au Québec qu'à l'étranger.• Fondation québécoise du canccn h' marketing direct sauve la Fondation.• U' marketing direct dans le milieu de l’édition (f'dition Télémédia).• Comment le marketing direct peut contribuer à changer des habitudes de consommation d’énergie (Hydro-Québec) • Comment optimiser le recrutement de nouveaux clients par des techniques de marketing direct ( Yves Rocher) • les tests en marketing direct • les nouvelles technologies Vidéoway et Audiotex: Mirage ou virage?Réservez immédiatement au (514) 353-4303.SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DE MARKETING DIRECT le coût incluant le dîner, est fixé à 135$ |X)ur les membres de la SQMD et à 175 $ |xnir les non membres (incluant "IT’S). A-6 ¦ Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 L ACTUALITE INTERNATIONALE Les travaillistes israéliens reconnaissent Les Communes les droits nationaux des Palestiniens appuient Major JÉRUSALEM (AFP) - Le Parti travailliste israélien, dont les dirigeants fondèrent l’État d'Israël, s’est prononcé hier, pour la première fois de son histoire, en faveur de la « reconnaissance des droits nationaux des Palestiniens».Lors de son cinquième congrès qui s’est achevé à Tel-Aviv, le parti, qui est aujourd’hui dans l’opposition, a adopté une plate-forme électorale stipulant qu’un accord de paix « doit garantir les besoins de sécurité d’Israël, être basé sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, sur la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris des droits nationaux, et leur permettre de participer à la détermination de leur avenir ».En outre, le Parti travailliste, contrairement à sa résolution de 1986, n’exclut plus explicitement des négociations avec l’OLP et réclame l’abrogation de la loi de 1986 interdisant tout contact avec l’OLP, assimilée à une « organisation terroriste ».Il se prononce pour un gel de la colonisation, pendant un an, dans les territoires occupés.Pour la première fois, il demande un compromis territorial, y compris sur le plateau syrien du Golan, alors qu’il avait voté avec le Likoud son annexion en décembre 1981 et que la majorité des colonies de peuplement dans cette région sont de mouvance travailliste.Ces prises de position, survenant après la conférence de paix de Madrid, marquent un tournant des travaillistes.Lorsqu’ils étaient au pouvoir de 1948 à 1977, ils ne reconnaissaient pas, à l’instar de l’ancien premier ministre Mme Golda Meir, l'existence même d'un peuple palestinien.Par la suite, ils devaient reconnaître « les droits légitimes des Palestiniens », conformément à la formule employée lors des accords de paix égypto-israéliens de Camp David en 1978, signés par la droite israélienne.L’État d’Israël n’a en revanche ja- mais reconnu de droits nationaux aux Palestiniens.Le Parti travailliste ne mentionne toutefois pas, dans sa résolution, le terme d’autodétermination et réaffirme son opposition à la création d'un État palestinien séparé à l'ouest du Jourdain.« Je ne suis pas, en principe, opposé à une autodétermination palestinienne dans l’avenir.Mais, employer le terme aujourd’hui laisserait entendre que nous sommes favorables à la création d’un État palestinien indépendant alors que nous sommes partisans d'une fédération jordano-palestinienne », a déclaré avant le vote le chef du parti, M.Shimon Peres.Le parti se déclare également, une nouvelle fois, en faveur du maintien de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-Est, annexée de facto par Israël en 1967.M.Peres ayant mis tout son poids dans la balance, les résolutions ont été presque toutes adoptées à une grande majorité des voix en dépit de l'opposition du camp des faucons du parti.Les colombes du parti qui, avant le congrès, avaient menacé de quitter la formation, se sont félicitées du résultat du vote, tout en déplorant que le parti ait refusé de voter leur motion en faveur de l’a reconnaissance du droit à l’autodétermination des Palestiniens.L’ancien ministre de la Défense, M.Yitzhak Rabin, numéro deux du parti, a en revanche déploré le vote du Congrès, estimant que la nouvelle plate-forme « prête à confusion et laisse entendre que le parti soutient, sans oser le dire, la création d'un État palestinien indépendant ».Le Parti travailliste est en chute libre dans l’opinion publique israélienne.Lors d'un sondage en novembre, il s’est vu créditer de 22 % des intentions de vote, alors qu'il avait recueilli 33,5 % des suffrages lors des législatives de 1988.LONDRES (AFP) — Les députés britanniques ont voté hier soir a une très nette majorité (351 contre 250) la motion du gouvernement sur l’Europe, qui redit la volonté de Londres de voir une Communauté basée sur « la coopération intergouvemementale » plutôt que sur le fédéralisme.Seuls six députés conservateurs ont voté contre, et neuf se sont abstenus, les autres donnant un officiel feu vert au gouvernement pour les négociations au sommet de Maastricht.Les députés avaient auparavant rejeté (par 391 voix contre 200) un amendement proposé par les travaillistes, qui regrettait que le gouvernement du premier ministre John Major, en se montrant trop réticent vis-à-vis de l’intégration européenne, ne brade « l’influence de la Grande-Bretagne au sein de l’Europe».Ces votes concluaient deux jours de débats où partisans et adversaires de l’intégration européenne ont critiqué tour à tour John Major pour une attitude jugée, suivant les orateurs, trop anti- ou pro-européenne, tandis que les ministres se succédaient pour définir la position gouvernementale.Avant la reprise du débat hier, le premier ministre avait déclaré sans nuance son opposition à un référendum sur l'Europe.Le sujet faisait l’objet d’une controverse depuis que l’ancien premier ministre Margaret Thatcher avait appelé la veille à un référendum « dans le cas où tous les artis seraient d'accord » pour râler la -Grande-Bretagne à une monnaie unique.Le secrétaire au Foreign Office, M.Douglas llurd, avait ouvert le débat en exprimant sa satisfaction que le projet de traité en discussion pour Maastricht ne conduise pas au fédéralisme.Une grande tristesse, a-l-il reconnu, pour le président de la Commission européenne Jacques Delors, mais une avance considérable pour Londres.AVIS PUBLICS Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 19 septembre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MODES PIGALLE INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5iôme jour de novembre 1991, sous le numéro 4445974.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 17 octobre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 137809 CANADA INC TRADING AS LES INDUSTRIES B & K/B & K INDUSTRIES, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445972.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 4 octobre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à JENNIFER LEE INTERNATIONAL INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445970.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Province de Québec, District de Montréal, COUR SUPERIEURE, NO: 500-05-003301-916.LES MAISONS BON VIVANT INC., Demonderesse, *vv 174932 CANADA INC., Défenderesse.Le 3 décembre 1991 à 1 Oh30 de l'avant-midi.A LA PLAlE D'AFFAIRES de la défenderesse, au no 2186 rue De Lo Province, en la cité Longueuil, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause consistant en: 1 convoyeur de marque Peha en acier; 1 blanchisseuse d'amandes de morque Peha; 1 compresseur d'air industriel léger de marque Ingersol-Rond ET AUTRES.Conditions: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, huissier.ETUDE: MACERA ET ASS.HUISSIERS.352-5172.Montréal, le 20 novembre 1991.Province de Québec.District de longueuil, COUR DU ÔUEBEC.NO: 50032-7396-908.LAUREDA O'&RIEN.Demanderesse, -vs- INVESTISSEMENT YVES RIOUX INC., Défenderesse.Le 4 décembre 1991, à 11h30 de l'avant-midi, au domicile de la défenderesse, au no 4801 rue Parvenais, en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette couse consistant en: 1 système de son avec colonnes de son; 1 air climatisé Citizen; 1 classeur Artopex (4 tiroirs); 1 filière grise (4 tiroirs) etc.Condition s: ARGENT COMPTANT.RICHARD LANGEVIN huissier, DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER & MARTIMBAULT, HUISSIERS.431, King George, Longueuil, Québec J4J 2Vô.TEL: 647-64(a).longueuil, le 20 novembre 1991.CANADAl PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT bE MONTREAL COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVIIÉ, NO: 500-27-001018-912.Le Percepteur des amendes MONIQUE DION, Partie demonderesse, -vs- JEAN-MARIE MOREAU.Partie défenderesse.Le 2ième jour de décembre 1991, à 1 Oh30, au 257, 90e Avenue, Chomedey, Laval, district de Montréal, seront vendus par aukxité de Justice, les biens et effets de: JEAN-MARIE MOREAU, saisis en cette cause consistant en: 1 téléviseur couleur Candie et accessoires, 1 vidéo cassette Zenith et accessoires; 1 répondeur Record Coll 2400 et accessoires.Cond ‘icrs: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: RICHARD LARIVIERE, huissier.[514)682-1921, Mil: 323.1122 BOISVERT, POUIIOT 4 ASSOCIES, HUISSIERS, 1515 Boul.Gtomedey, # S OI, Laval, Oc, H3V 3Y7.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 CANADALPROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU j QUEBEC, CHAMBRE CIVILÉ, NO: 500-27-008857-908.Le Percepteur des amendes MONIQUE ARCHAMBAULT, Partie demanderesse, -vs- GHISLAINE ALTHOT, Partie défenderesse.Le 2 décembre 1991 à 12h30, au 48 D'Aurilloc, app.3.Laval des-Ropides, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: GHISLAINE ALTHOT saisis en cette couse, consistant en: 1 micro-ondes et accessoires; 1 balayeuse Electrolux et accessoires; 1 téléviseur portatif Sony; 1 système de son 10 morceaux Sansui.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: RICHARD LARIVIERE, huissier.(514)682-1921, Md: 328-1122.BOISVERT, POUIIOT 4 ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1515 Boul.Chomedey, # S OI, Laval, Qc, H3V 3Y7.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NŒ 500 02-030880-913 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) PRÉSENT PROTONAIRE ADJOINT ROBERT BRUNET Partis demanderesse •vj- MONA MIROVITCH Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à MONA MIROVITCH de comparaître au greffe de celle cour situé ou 1 NOTRE-DAME EST, salle 1.100, dans les 30 jours de la dale de la publication du présent aris dans LE DEVOIR.Une copie DU BREF D'ASSIGNATION, DÉCLARATION ET AVIS 119A a été remise au greffe à l'intention de MONA MIROVlfCH.LIEU: MONTRÉAL DATE: 18 NOVEMBRE 1991 MES BRUNET & BRUNET 454, rue Saint-Jean 21 léme étage Montréal, Qc H2Y2S1 MICHEL MARTIN, P.o.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE NQ 700-02-004079-910 NO: 700-02-004081-916 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE] PRESENT COMMISSION DE IA CONSTRUCTION DU QUÉBEC, Partie demanderesse c.LES CONSTRUCTIONS MICHEL GUAY INC., Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à LES CONSTRUCTIONS MICHEL GUAY INC.de comporoltre au greffe de cette cour situé au 400 rue laviolelte, St-Jéréme, salle S.S.-05, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du Bref d'assignation, déclaration a été remise au greffe à l'intention de LES CONSTRUCTIONS MICHEL GUAY INC.Lieu: Sl-Jérôme Date: 19 nwembre 1991 GHYSLAJNE FOURNIER PROTONOTA1RE ADJ AVIS 0E LA PREMIERE ASSEMBLEE Article 102(4] Dans l’affaire rte la faillite rte JEAN-BUSSIÊRE, inspecteur, domicilié au 3167, Prince Charles, St-Hubert, Québec J3Y 4Y5 Failli Avis est par les présentes donné que JEAN BUSSIERE a déposé une cession le 13 novembre 1991 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 2B novembre 1991 à 9 h 00.au bureau du syndic, 59, rue St-Charles ouest à Longueuil, dans la province de Québec DATÉ DE ST-HYACINTHE.ce 20iême jour de novembre 1991.RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC., Syndic LOUIS LANGEVIN, c a Responsable de l'actif RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC 1050, boulevard Casavant ouest St-Hyacmthe.Qué J2S 3B9 Tél (514) 774-4300 AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservation avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, téi 286-1200 Avis es! par les présentes donné que le contrat de vente en date du 7 octobre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES EPONGES KODIAK SPONGES INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445968.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1er octobre 1991 à lo BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à SIMON-LAU CORPORATION a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445969.Ce 8iôme jour de novembre, 1991.IA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-200451-916 COUR SUPÉRIEURE PRESENT PROTONOTA]RE ADJOINT CAROLE ST-LOUIS, Partie demanderesse c.JOHNNY CHIQUINQUIRA BETHANCOURT MENDEZ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à JOHNNY CHIQUINQUIRA BETHANCOURT MENDEZ de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 Sl-Anfoine est, Montréal, Québec, salle 1.100, dans les (30) TRENTE jours de la dale de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de JOHNNY CHIQUINQUIRA BETHANCOURT MENDEZ.Lieu: MONTRÉAL Dale: 20 novembre 1991 MARIE-HÉIENE BÉUSLE Avis esl par les présentes donné que le contrat de vente en date du 8 octobre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2738-6903 QUEBEC INC.a été enregislré au bureau d'enregislrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445975.Ce Bième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrai de vente en date du 11 octobre 1991 à la BANQUÈ TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2700522 CANADA INC a été enregislré au bureau d’enregistrement de la division d'enregislrement de Montréal le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445973.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-200322 919 COUR SUPÉRIEURE PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT YVA THEODORE, Partie demanderesse JEAN MARIO POINTE JOUR, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à MONSIEUR JEAN MARIO POINTE JOUR de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 St-Anloine est, Montréal, Québec, salle 1.100, dons les 30 jours de la date de la publication du présent avis dons le journal LE DEVOIR ainsi qu'une requête pour mesures provisoires présentable le 8 janvier 1992, en salle 2.17.Une copie de la déclaration en divorce et de la requête pour mesures provisoires o été remise au greffe à l'intention de JEAN MARIO POINTE JOUR.lieu: MONTRÉAL Date: 20 novembre 1991 MARIE-HÉIENE BÉUSLE Société d’énergie de la Baie James*5 PROJET LG-1 APPEL D’OFFRES N° 91-0460 FOURNITURE DES RÉSERVOIRS D’HUILE ET DE CARBURANT CENTRALE LG-1 Date et heure limites de réception des soumissions: Garantie de soumission: Prix du document: Le jeudi 19 décembre 1991 à 15 h 30 30 000,00 $ 25$ (toutes taxes incluses) Les documents d'appels d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9hà12hetde13hà16h30à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 22* étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L4M8 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au mentant mentionné ci-haut esl requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'olfres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'oltres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le documenl d'appel d'offres, veuillez communiquer avec Susie Léveillé au (514) 985-7900.Richard Toupin Chef de service Achats Avis est par les présentes donné que le conlral de vente en dale du 22 octobre 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de foules dettes, présentes ou futures, payables à TAPIS ST-LOUIS INC./ST-LOUIS CARPETS INC.a été enregistré ou bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Laval le 5e jour de novembre I99I, sous le numéro 781830.Ce 12e jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE KAMOURASKA, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 250-27-001003-866.le Percepteur des omendes FRANCINE PELLETIER, Partie demanderesse, -vs- JEAN-CLAUDE CYR, Partie défenderesse.Le 2ième jour de décembre 1991, à 12h00 ou 10985 Garlépy St-François.Laval, district de Montréal seront vendus par aubrité de Justice^ les biens et effets de: JEAN-CLAUDE CYR, saisis en cette couse, consistant en: 1 téléviseur couleur portotif, Sony, et accessoires; 1 télescope Safari et accessoires; 1 micro-ondes GE et accessoires.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: RICHARD LARIVIERE, Lissier, (514)682-1921, Mil: 328-1122.BOISVERT.POUIIOT & ASSOCIÉS, HUISSIÉRS, 1515 Boul.Chomedey, # SOI, laval, Qc, H3V3Y7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT ÔE MONTREAL, COUR DÜ QUÉBEC, NO: 500 02-055632-913.LES IMMEUBLES LABERGE, -VS-CLIFFORD MURPHY.Le 4ième jour de décembre 1991 à lOhOO, au 9880 ouejf, Gouin„#M7, Pierrefonds.district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de CLIFFORD MURrHY.saisis en cette couse, consistant en: I mini f.v.Lennox électronic et acc.; 1 f.v.couleur Scny^ 14 Douces; I mini laveuse et sécheuse U.E.; 1 l.v.couleur Sanyo 24 pouces; 1 four micro-qpdes; I automobile de marque Dodge* 600, 1986, h/s 1B3BE36K9JT173392 et acc.; MEUBLES ET ARTICLES DE MAISON.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHÈQUE VISE.FORGET & ASSOCIES, HUISSIERS DE JUSTICE, (514)257-3000.Montréal, ce 18ième lourde novembre 1991.VEUILLEZ PRENDRE NOTE aue Luigi Turco, connu sous le nom ae GINO TURCO, résidant au 6978, rue Boyer à Montréal, a présenté une reauêfe en changement de nom aux fins de s'appeler désormais GINO LUIGI TURCfo.Le requérant est célibataire et sans enfant et personne n'aura donc à modifier son nom suite à cette requête.MONTRÉAL, CE 18 NOVEMBRE 1991 LAMY, TURBIDE, LEFEBVRE PROCUREURS DU REQUERANT Province de Québec, District de Terrebonne, COUR MUNICIPALE, NO: C90A 039532.VILLE DE MIRABEL, demonderesse, -vs- DENIS LAPALME, défendeur.Le 3 décembre 1991, à 11 hOO de l'avonl-midi, au domicile du défendeur, au no 65 rue Edimbourg, en la cité de Vimont, Laval, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause consistant en: T ensemble de salon en velour rose 2 mex; 1 téléviseur Toshiba 29 pc couleur avec meuble; 1 vidéo VHS Toshiba; 1 table de salon en bois noir; Conditions: ARGENT COMPTANT.FRANCOIS BERTRAND, huissier DE L'ETUDE: JASMIN El ASSOCIÉS, HUISSIERS.Montréal, 20 novembre 1991.CANADAL PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT bE MONTREAL, COUR DÜ QUÉBEC, NO: 500 02 035627 913.DIANNE BOYER ET NORMAND LATOUR, -VS- PIERRETTE LEMELIN.Le 1 lième jour de décembre 1991, A 1 Oh30, AU 1829, Bourbonnière, Montréal, 525-7379 district de MONTREAL, seront venous par autorité de Justice, les biens et effets de PIERRETTE LEMELIN, saisis en cette cause, consistant en: 1 congélateur beige; 1 vidéo Beta; 1 laveuse et séreuse Kefvmabr, 1 l.v.aileur Phillips 26 pouces; 1 balayeuse; 1 système de son de marque Pilot comprenant 'tuner* HIFI et acc., 1 lecteur de disques compacts Sony, MEUBLES ET ARTIC DE MAISON.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISÉ.FORGET & ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE Informations: 1514)257-3000.Montréal, ce 18ième jour de novembre 1991.Société d'énergie de la Baie James PROJET LG 1 (1986) APPEL D’OFFRES N° 2UA-430-1-05 FOURNITURE D’UN ENSEMBLE D'ÉQUIPEMENTS DE COMMANDE Date et heure limites de réception des soumissions: Garantie de soumission: Prix du document: Le jeudi 16 janvier 1992 à 15 h 30 125 000,00$ 200$ (toutes taxes incluses) Les documents d'appels d'oflres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h à 12 h et de 13hà16h30à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Service Contrats 22e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4M8 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat lait à l’ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec, qui possèdenl l'expérience pertinente à l'objet du conl/at et qui ont acheté le document d'appel d'oltres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'oflres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le documenl d'appel d'oltres, veuillez communiquer avec Susie Léveillé au (514) 985-7900.Jocelyne Fortin Chef de service Contrats COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL AVIS COMMISSION DE L'AMÉNAGEMENT SS?SEANCE PUBLIQUE DATE : 28 novembre 1991 HEURE : 19 h 00 LIEU : Hôtel Méridien Salon Alfred-Rouleau 4, Complexe Desjardins Montréal, Québec (Métro Place-des-Arts) Renseignements : 280-3460 La Coordonnatrice aux Commissions 1 ni mmm Wmmm.SUJETS PREVUS : 1.Réglementation d'urbanisme - Avis de conformité pour les municipalités de: Beaconsfield et Côte St-Luc 2.Modifications à la réglementation d'urbanisme • Avis de conformité pour les municipalités de: Baie d'Urfé, Kirkland, Lachine, Pierrefonds, St-Laurent et St-Léonard 3.Rapport d'étape sur la révision du schéma d'aménagement Modifications au règlement 82 : "Règlement concernant les parcs à caractère intermunicipal" Une période de questions est prévue au cours de la séance.Pour poser des questions, les Intervenants doivent s'inscrire entre 18 h 45 et 19 h 00.Le 22 novembre 1991 Avis est par les présentes donné que le conlral de vente en dale du 17 septembre 1991 6 lo BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES VENTES LORNE NADLER INC./IORNE NAD1ER SAIES INC TRADING UNDER THE NAME OF 'EQUIPEMENT DE SECURITE INS SAFETY EQUIPMENT" a été enregistré au bureau d'enregistrement de lo division d'enregistrement de Monlréol le 5ième jour de novembre 1991, sous le numéro 4445971.Ce Bième jour de novembre, 1991.-A BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-200220 915 COUR SUPÉRIEURE MONTREAL PRÉSENT PROTONAIRE ADJOINT GHASSAN Et HAGE Partie demonderesse CAROLINE NICOli Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné 6 CAROLINE NICOLL de comparaître au greffe de celle cour silué au 10 esl Saint-Antoine à Montréal, salle 1.100 dons les 30 jours de la dale de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie a êlé remise ou greffe 6 l'intention de CAROLINE NICOLL.lieu: Montréal Date: 12 novembre 1991 MICHEL MARTIN Avis esl par les présentes donné que le contrat de vente en dote du 8 octobre 1991 à lo BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables j 6 2738-6903 QUEBEC INC.TRADING UNDER THE NAME OF 'LES ALIMENTS ALASKO/ALASKO FOODS' a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregislrement de Montréal le 5lème jour de novembre 1991, sous le numéro 4445976.Ce 8ième jour de novembre, 1991.LA BANQUE TORONTO DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAl NO: 500-12 200292 914 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONAIRE ADJOINT KISHORKUMAR DHIRUBHAI PATEL Partie demanderesse c.DAME LATA JASMATBHAI PATEL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à DAME LATA JASMATHBHAI PATEL de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 Saint-Antoine est à Montréal, Québec, salle Protonotaire dans les quarante (40) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de DAME LATA JASMATHBHAI PATEL lieu: Montréal Date: 14 novembre 1991 MARIE-HÉIENE BÉUSLE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT bE MONTREAL COUR DU QUEBEC, NO 500 02 0J/396 913.IMMEUBLES SASEC INC., VS OVIDE CHIASSON.le lOième jour de décembre 1991.A 10h00.AU 4794, Adam Monlréol, 251 8578, district de MONTRÉAL seront vendus per outorité de Justice les biens et effets de OVIDE CHIASSÔN, soisis en cette couse, consistant en: I automobile de morque Oldsmobile Cutlass, n/s 1G3AM19XXDD388304 et accessoires.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISE.FORGET & ASSOCIES, HUISSIERS DE JUSTICE.Inlbnnot.ons: (514)257-3000 Montréal, ce ISème jour de novembre 1991.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 12 200367 914 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONAIRE ADJOINT HONORAT VAVICK Partie demanderesse c.CHRISTIANE NOZIER Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Christiane Nozier de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 est, rue Notre-Dame, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du S résent avis dans le journal LE EVCXR.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention de Christiane Nozier Lieu: Montréal Date: 14 nc*embre 1991 MARIE HÉLENE BEUSLE / / Transports Québec APPELS D’OFFRES Québec a a a a Sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal elablissemenl (place d'affaires) esl situe au Québec, qui possèdent une licence de la Regie des entreprises en construction du Quebec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque celle licence esl exigee) el qui ont commandé a leur nom propre une copie du dossier d appel dollres du contrai.On peut obtenir celle copie du dossier moyennant la somme indiquée a la rubrique ••cou! du dossier~.Ce coul incluant les taxes esl payable en especes, par cheque ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances el esl non remboursable Les intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d appel d ollres.de meme que les renseignements necessaires a la presentation d une soumission, en s adressant aux bureaux suivants: QUEBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Esl 20r elage Quebec (Quebec) CIR 4Y9 Tel.: (418) 644-8848 MONTREAL Service des contrats Ministère des Transports OU 35, rue de Port-Royal Esl V elage Montreal (Quebec) H3L 3TI Tel : (514) 873-6061 Le Ministère ne s engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le sous-ministre, Jean Maie Bard, F C A Contrat no 1104-90-0956 Terrassement, structure de chaussée amenagement d espaces verts, assainissement travaux municipaux, éclairage routier aménagement paysager (plantation) sur la route 132 municipalité de Port Daniel.M R C P.ibok circonscription électorale de Bonaventure Longueur de 1 94 km Garantie de soumission exigee: cautionnement 274 000 S ou cheque vise 137 000 S Coût du dossier: 60 $ La réception des soumissions au bureau de Quebec prendra fin le jeudi 9 j.invior J992 a 15 h, alors que débutera l ouverture des plis Contrat no 2090-91-0115 Terrassement rechargement structure de chaussée construction dun pont a etagement et retection de ponceaux sur la route 167 dans le canton de Quesnel.MRC Le Domaine du Roy.circonscription electorate de Roberval Longueur de 3 14 km Garantie de soumission exigee: cautionnement 242 000 S ou cheque vise 121 000 S Coût du dossier: 40 S La reception des soumissions au bureau d»; Québec prendra fm le* m?irdi 14 janvier 1992 a 15 h alors que débutera l ouverture dos plis Contrat no 6463-91-0316 Installation d un système d éclairage ! autoroute 15 et le chemin Côte Nord danr 'es municipalités de Samti Mirabel MRC Thérèse de-Blamville et Mirabel circonscriptions electorates et Groulx Garantie de soumission exigee: cautionnement 36 000 S ou cheque vise 18 000 S Coût du dossier: 20 S La réception des soumissions au bureau de Montreal prendra fin :*?mercredi 15 janvier 1992 a 15 h.alors que débutera l ouverture des plis Contrat no 7078-91-0201 Demolition d un pont acer bois construction d un - municipalité de Litchfield MRC Pontiac, circonscription électorale de Pontiac Longueur de 0.4 km Garantie de soumission exigee: cautionnement 10 000 S ou cheque vise 5 000 S Coût du dossier: 10 S La reception des soumissions au bureau de Montréal prendra tn décembre 1991 a 15 h alors que débutera I ouverture des plis routier sur •Thérèse et d Argenteuil mercredi 11 / APPEL DE CANDIDATURES Services professionnels reliés a la spécialité: sols of béton de ciment Contrat no 4239-91-KA42 Contrôle des sols el de a m .oe ivre des malé naut d infrastructure et des fondations, de même que le contrôle qualitatif du béton de ciment pour la réalisation du contrat 8084 91 0902 sur la route 117, municipalité de Fréville, circonscription électorale do Gatineau Seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant, une place d allai res au Québec et possédant les qualifications minimales requises décides dans les documents d appel dollres sont admises a présenter une offre de services Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés il doit être détenteur duno attestation émise par le ministère dos Approvisionnements et Services a l’effet qu il s engage a implanter un programme d accès a I égalité conforme a ta Charte dns droits et libertés de la personne, si le contrat lui est ad|ugé L obligation explicitée précédemment s’applique pour tout sous contrat d un montant do 100 000.00$ ou plus et s adressant a un sous contractant ayant plus de cent employés documents pertinents en s adressant aux bureaux Les intéressés peuvent obtenir le suivants Services dos contrats Ministère des Transports 700 boul.St Cyrielle Est 20e étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél .(418) 644 8848 Service des contrats Ministère des Transports OU 35 rue de Port Royal Est 1er étage Montreal (Quebec) H3L3T t Tél (514)873 6061 La réception dos offres est laito au Service dos contrats 35.rue de Port Royal F.st p étage, Montréal (Québec) H3L 3T1.La réception des olfres prendra lin le mercredi 11 décembre 199t a 15h00 Lo Ministère no s'engage a accepter aucune des offres reçues Le sous ministre, Jean-Marc Bard, F.C.A L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 ¦ A-7 LE MONDE EN BREF Candidate VIENNE (Reuter) - Le Parti autrichien de la liberté (FPOe, extrême-droite) a désigné hier une femme de 42 ans, Heide Schmidt, comme candidate à la succession du président Kurt Waldheim, dont le mandat s'achève en 1992 et qui ne souhaite pas se représenter D’origine allemande mais vivant à Vienne depuis l’âge de deux ans, Heide Schmidt représente actuellement son parti au Nationalrat (Conseil national), la chambre haute autrichienne.Le président du FPOe, Jùrg Haider, a souligné lors d’une conférence de presse que la course à la présidence se jouait entre personnalités et non entre partis et que la victoire éventuelle de Heide Schmidt serait avant tout la sienne et non celle de sa formation.Jùrg Haider convoite pour sa part la chancelerie, siège du pouvoir réel en Autriche.La coalition sociale-démocrate au pouvoir (SPOe) a annoncé la semaine dernière que son candidat à la présidence serait le ministre des Transports et de l'Économie, Rudolf Stretcher, 52 ans.Les conservateurs du Parti populiste (OeVP) ont choisi pour candidat le diplomate de carrière Thomas Klestil, 59 ans.Démenti NEW DELHI (AFP) - L’Inde n’a pas fait jusqu’à présent d’offre ferme a l’Iran concernant la vente d’un réacteur nucléaire à ce pays, a affirmé hier l'agence PTT, précisant que des discussions préliminaires s'étaient toutefois déroulées entre Téhéran et New Delhi à ce sujet.Le Département d’État américain avait indiqué vendredi dernier être intervenu à deux reprises auprès de l’ambassadeur d’Inae à Washington pour empêcher la vente d’un réacteur nucléaire indien à l’Iran, en raison de « la possibilité que l’Iran puisse utiliser à mauvais escient » du matériel nucléaire civil.Citant des sources officielles qu’elle n'a pas identifiées, PTI affirme que la vente éventuelle d’une réacteur de 10 mégawatts n’a fait pour l’instant l’objet que de discussions préliminaires avec Téhéran, et qu'il n'y avait donc pas lieu de retirer une offre qui n’a pas encore été faite.Les sources citées par PTI ont indiqué que ces discussions s’inscriraient dans un long processus.Exclusions KINSHASA (Reuter) - L'Union sacrée, principale coalition de l'opposition zaïroise, a expulsé hier de ses rangs l’ancien premier ministre Nguza Karl-I-Bond et son Union des fédéralistes et des républicains indépendants (UFERI).Après avoir soutenu la position de rûnion sacrée selon laquelle c’est à la coalition de choisir un premier ministre, Nguza Karl-I-Bond s'est déclaré prêt, la semaine dernière, à prendre la tête d’un gouvernement provisoire.L’exclusion de l’UFERI a été annoncée à l’issue d'un vote par Mbwakiem Nyarolem, un responsable de l’Union sacrée.« Même si nous sommes réduits à deux partis, nous poursuivrons notre lutte », a-t-il ajouté.Faisant état de son différend avec l’Union sacrée, Nguza Karl-I-Bond a accusé Étienne Tshisekedi, chef de file de l’opposition, de manoeuvres dictatoriales.Il a accusé ce dernier, nommé premier ministre par le président Mobutu Sese Seko, qui l'avait révoqué peu après, d’avoir passé un accord avec le chef de l’État pour être à nouveau nommé chef du gouvernement.Selon Karl-I-Bond, Etienne Tshisekedi, destitué pour avoir modifié le texte de sa prestation de serment, serait prêt désormais à y souscrire.Menace militaire TOKYO (Reuter) — Les projets présumés de la Corée du Nord en matière de têtes nucléaires et de missiles à longue portée sont actuellement la plus grande menace militaire pour le Japon, a déclaré hier le vice-ministre japonais de la Défense, Akira Hiyoshi.« Le Japon sera à portée de ces missiles et si l’on y ajoute les informations sur les armes nucléaires, les projets de la Corée du Nord sont maintenant la menace la plus grave pour la sécurité de notre pays », a-t-il dit lors d'un colloque avec la presse.Le Japon doit coopérer avec les États-Uh*s et d’autres pays de la région pour convaincre la Corée du Nord d’abandonner ses projets, a poursuivi Akira Hiyoshi.Selon des journaux japonais, la Corée du Nord a amélioré ses missiles Scud-B de fabrication soviétique afin qu’ils puissent atteindre l’ouest du Japon.Akira Hiyoshi a d’autre part déclaré que les événements d'URSS depuis l'échec de la tentative de coup d’État d'aout dernier avait beaucoup diminué la menace que représentait l’Union soviétique pour le Japon.Mais, a-t-il ajouté, cela ne signifie pas qu’il faille remettre en cause la politique de défense du Japon définie en 1976.Celle-ci prévoit une armée de terre forte de 180 000 hommes, une marine d’environ 170 navires en ligne et une force aérienne d’environ 400 avions de combat.En 1991, le Japon a atteint ces objectifs, à l’exception des effectifs de son armée de terre qui s’élèvent actuellement à environ 150 000 hommes.L’armée yougoslave prête à attaquer Osijek Reuter dément les informations sur le massacre de 41 enfants près de Vukovar d'après AFP et Reuter BELGRADE — Deux jours après avoir pris Vukovar en Slavonie, l’armée yougoslave a lancé hier une offensive sur la ville voisine d’Osijek et contrôle déjà en partie plusieurs villages des environs, selon l’agence Tanjug.Une unité de chars de l'armée yougoslave est entrée hier dans les villages d’Ernestinovo et Laslovo et de violents combats se sont déroulés dans ces villages occupant une position stratégique à 13 km au sud d'O-sijek, ville de 100 000 habitants, a ajouté Tanjug.La télévision de Belgrade a montré des colonnes de chars de l’armée se dirigeant vers le front d’Osijek.Les observateurs de la CEE ont noté « un renforcement des effectifs de l'armée fédérale et des forces croates autour d’Osijek laissant craindre une prochaine explosion », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la mission européenne à Zagreb.La cathédrale d’Osijek a été touchée hier par des tirs d’obus et la population est réfugiée dans les abris depuis mercredi matin, a indiqué radio Zagreb.Les combats de mercredi ont fait cinq morts et soixante blessés à Osijek, a-t-on précisé de même source.L’armée fédérale a également oursuivi ses attaques sur Vinkovci, une trentaine de km à l’ouest de Vukovar, selon la radio.Plusieurs autobus et un train transportant plus de 800 réfugiés et une centaine de blessés de Vukovar sont arrivés hier après-midi en Bos-nie-Herzegovine et ont poursuivi leur route vers la Croatie, a indiqué Tanjug en précisant que deux blessés étaient morts pendant le voyage.Les opérations d’évacuation se déroulent sous le contrôle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des observateurs de la CEE, a affirmé Tanjug.Selon un porte-parole des observateurs de la CEE à Zagreb les responsables croates, et de l’armée fédérale sont parvenus, en présence d’observateurs européens, et du CICR à un accord pour faire rentrer en Croatie en convois via la Bosnie-Herzégovine quelque 2000 réfugiés et blessés croates, regroupés en Serbie à Sremska Mitrovica après la chute de Vukovar.Vukovar est détruit à 90%, a annoncé Tanjug en citant un communiqué du gouvernement de la région autonome serbe de Slavonie, Bara-nija et Srem occidental.Des milliers d'obus, de grenades et de bombes sont tombées sur la ville au cours des trois derniers mois.Le chef du gouvernement de cette région autonome, Goran Hadzic, a indiqué que Vukovar serait la capitale de cette région.Par ailleurs, un photographe you- goslave qui avait rapporté que 41 enfants avaient été massacrés près de Vukovar, prétendument par des soldats croates, est revenu hier sur des éléments clé de son récit, reconnaissant qu'il n’avait ni vu ni compté leurs corps.Reuter a annulé les dépêches dans lesquelles elle avait cité son témoignage, mercredi et hier, en raison des informations inexactes qu'elles contenaient et a présenté ses excuses à ses abonnés.Le photographe freelance Goran Mikic avait dit à Reuter et à la télévision de Belgrade mercredi qu’il avait dénombré les corps de 41 enfants dans la cour d'une école primaire du village de Borovo Naselje.Il avait cité des soldats yougoslaves qui auraient dit que les enfant avaient été massacrés par des gardes nationaux croates avant de fuir le village.Mikic est revenu sur l’affirmation selon laquelle il avait vu et compté les corps, lorsque Reuter l’a interrogé de nouveau sur son récit hier.Le gouvernement croate a protesté contre le compte rendu de Reuter et a mis en cause la crédibilité de Mikic.Le meurtre des enfants n’a été confirmé par aucune source indépendante.Mikic a déclaré hier à Reuter qu’il maintenait avoir vu ce qu'il pense être un certain nombre de corps enveloppés dans du papier-plastique près de l'école de Borovo Naselje.Il ajoute qu’il tient de soldats yougoslaves le bilan des morts et qu’on lui a dit que les enfants avaient eu la gorge tranchée par des éléments croates en retraite.Un porte-parole de l’armée yougoslave, le colonel Mile Susjnar, a déclaré à Reuter que cette information faisait l'objet d’une enquête mais que l'armée n’avait pas de preuve qu’il y ait eu un tel massacre.PHOTO AP Le président Boris Eltsine et le chancelier allemand Helmut Kohl ont écouté hier l’hymne national russe lors d'une cérémonie à Bonn.L’Allemagne et la Russie nouent des relations directes La torture est pratiquée dans 60 pays GENÈVE (AFP) — La torture est pratiquée dans 60 pays et les experts de l’ONU ont des soupçons sur une trentaine d’autres, soit au total, plus de la moitié des membres de l’organisation des Nations unies, ont indiqué hier les membres du comité contre la torture qui viennent de terminer leur 7e session à Genève.« Le phénomène est dans certaines parties du monde en régression allant ainsi de pair avec la démocratisation mais il est loin d'avoir disparu bien au contraire », a déclaré le «résident de ce comité M.Joseph oyame (Suisse), au cours d'une conférence de presse.Au total 63 Etats-parties, dont le dernier en date est la Jordanie, ont adhéré à la convention contre la torture qui remonte à 1984 et est entrée en vigueur en 1987 seulement.Comprenant dix membres élus par les États-parties, le Comité, qui a tenu mercredi sa 100e séance, est l'organe de contrôle de cette convention.Régulièrement les États-parties sont tenus de présenter un rap-ort mais le comité peut également tre saisi par des victimes, des organisations non gouvernementales (ONG) où encore être alerté par des informations de presse.Interrogé, le pays est tenu de répondre.Au cours de cette dernière session, les rapports présentés par Belize (ex-llonduras britannique) et la Libye ont été refusés, le Royaume-Uni a été sévèrement critiqué pour les conditions de détention appliquées aux présumés terroristes en Irlande du Nord.En revanche, le comité est très satisfait de l’évolution en Tchécoslovaquie et en Bulgarie, deux pays de l'Europe de l’est où l’arsenal juridique est en pleine rénovation même si des lois ou des institutions de l’ancien régime peuvent encore subsister pour le moment.« En Équateur, la torture continue a être pratiquée contre la volonté du gouvernement et elle peut même être systématique dans certains postes de police », a déclaré M.Voyame.Le comité a formulé un certain nombre de recommandations au gouvernement équatorien sur les poursuites des auteurs.Si l’Australie a été épargnée, en revanche pour le Cameroun le comité juge la « situation préoccupante ».En Uruguay, la situation a radicalement changé après les « conditions barbares mais il en reste des séquelles », a encore estimé le président.Cinq membres de ce comité sont renouvelables lors de la prochaine assemblée générale des États-parties qui doit se tenir la semaine prochaine à Genève.À cette occasion le candidat présenté par la Chine a toutes les chances d’être élu comme représentant de l’Asie.D’ores et déjà cette perspective soulève des inauié-tudes au sein des ONG travaillant avec le comité.Lockerbie: Tripoli refuse d’extrader deux suspects BONN (AFP) — Le chancelier allemand Helmut Kohl, tirant les conséquences du putsch manqué du mois d’août en URSS, a accueilli pour la première fois hier à Bonn le nouvel homme fort de Moscou, Boris Eltsine, afin d’établir des relations directes entre l’Allemagne et la Russie.Venu chercher l’aide économique et financière de l’opulente Allemagne, le président russe s’est solennellement engagé à restaurer sur son territoire la république des Allemands de la Volga, dissoute en 1941 par Staline.Le chancelier Kohl et le président Eltsine ont scellé les nouvelles relations entre leurs deux États en signant, à l’issue de deux heures et de-mie d’entretiens, une déclaration commune, qui préfigure, selon M.Eltsine, la conclusion d’un ensemble de traités entre les deux principales puissances de l’Europe.La déclaration a la particularité d’établir des liens officiels entre un État souverain et un État qui n’est pas reconnu internationalement.Le statut encore peu défini de la Russie j a été un casse-tête pour le service du | protocole, qui a certes largement déployé le drapeau tricolore de la Rus-sie à Bonn mais a privé Boris Eltsine de certains éléments de la pompe réservée aux chefs d’Êtat.« Aujourd’hui, nous avons ouvert un nouveau chapitre des relations entre l’Allemagne et la Russie », a déclaré le chancelier Kohl.Il y a un an, peu après l’unification allemande, il avait signé avec son ami, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, un vaste traité de coopération, destiné à donner aux relations entre l’Allemagne et l’URSS « une nouvelle qualité qui durera loin jusque dans le siècle prochain».Mais, dès le lendemain du putsch manqué des conservateurs, l’Allemagne a misé sur Eltsine, même si le président russe est loin de jouir auprès de l’opinion allemande de la meme popularité que Mikhaïl Gorbatchev, crédité de l’ouverture du Mur de Berlin et de la réunification.À l’inverse, Boris Eltsine a choisi l’Allemagne pour effectuer, d’hier à samedi, son premier voyage officiel à l’étranger depuis que l’échec du putsch a considérablement augmenté son pouvoir.Depuis quatre ans, le gouvernement du chancelier Kohl a été le principal avocat de la perestroïka et ces deux dernières années, l’Allemagne a fourni à elle seule 60% de l’aide financière à l’URSS.Le président russe a multiplié les gestes de bonne volonté.Il a promis de restaurer la république des Allemands de la Volga, créée en 1918 par Lénine pour les descendants des colons allemands invités en Russie par l’impératrice Catherine II au 18e siècle.L’Allemagne tient particulièrement à ce projet car elle craint que les deux millions de Soviétiques de souche allemande n’utilisent leur droit au retour pour émigrer dans une Allemagne, où les nouveaux immigrants sont de plus en plus mal acceptés.M.Eltsine a également répété que l’ancien chef de l’État et du Parti communiste est-allemands Erich Honecker devait « être expulsé du territoire de la Russie ».Mais il a conseillé à M.Kohl de s’adresser directement à M.Gorbatchev.«Je lui ai déjà pris pas mal de compétences.Je voudrais lui laisser celle-ci », a-t-il dit devant la presse.Le gouvernement allemand demande le retour de M.Honecker afin | qu’il soit jugé pour sa responsabilité dans la mort de quelque 200 Allemands abattus au Mur de Berlin ou à la frontière interallemande tandis qu’ils tentaient de fuir à l’Ouest.Pour sa part, le chancelier Kohl s’est engagée à prêter assistance aux efforts de la Russie pour mettre en oeuvre une économie de marché et à fournir dès cet hiver une aide alimentaire.Le gouvernement allemand a cependant posé une condition expresse à de nouveaux crédits : la participation de la Russie à un plan de reprise des dettes de l’URSS.LONDRES (Reuter) — La Libye a officiellement refuse hier d’extrader deux de ses ressortissants impliqués par la Grande-Bretagne et les États-Unis dans l’attentat de Lockerbie (1988), a rapporté la BBC.Selon la BBC, le ministre libyen des Affaires étrangères Ibrahim Mohamed Bachari a repoussé une requête de Londres visant à obtenir le transfert des deux hommes inculpés de meurtre et conspiration dans l'affaire de la destruction en vol d’un Boeing 747 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie (Écosse).Dans une interview au service arabe de la BBC, Ibrahim Mohamed Bachari a réaffirmé que la Libye n’était impliquée d’aucune façon dans l’attentat, qui s’était soldé par 270 morts.La BBC a précisé que la Libye avait répondu à la requête britannique par l’intermédiaire de l’ambassade d’Italie à Tripoli, à laquelle sont confiés les intérêts de Londres en Libye.La Grande-Bretagne a rompu avec celle-ci en 1984, après le meurtre d’une femme policier devant l’ambassade libyenne à Londres.Washington et Londres ont identifié la semaine dernière les deux Libyens en question comme étant Abdel Baset Ali Mohamed al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah.À Tunis, on a rapporté hier de source diplomatique que Tripoli avait demandé une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pur un examen des accusations lancées contre elle par Washington et Londres à propos de l’attentat de Lockerbie.Américains et Britanniques consultent actuellement leurs alliés au sujet d’éventuelles sanctions économiques contre la Libye afin d’obtenir l’extradition des deux suspcts.Par ailleurs, les États-Unis ont mis hier Israël au défi d’apporter la preuve d’un rôle de la Syrie dans l’attentat de Lockerbie.Des responsables israéliens ont déclaré que leurs services de renseignement restaient convaincus qu’un groupe palestinien basé en Syrie était responsable de l’attentat, qui avait fait 270 morts, rapportait hier le New York Times.Selon un haut responsable israélien cité par le journal, Washington, ui a inculpé la semaine dernière eux Libyens dans le cadre de cette affaire, se refuse à impliquer la Syrie, car sa coopération est nécessaire pour faire avancer le processus de paix au Proche-Orient.Réagissant aux informations publiées par le quotidien, Margaret Tutwiler, porte-parole du département d’État, a déclaré : « Si cette personne (le responsable israélien) a quelque chose (.) si vous avez aes preuves, produisez-les.» Un accord de surveillance aérienne sera conclu à Vienne Jocelyn Coulon UN ACCORD permettant des vols de surveillance par avions non armés entre l’Est et l’Ouest sera finalisé au début de décembre entre les 25 pays participant à ces négociations sur ïe contrôle des armements à Vienne.Les négociations « ciel ouvert », dont l’initiative revient au président américain George Bush, se sont ouvertes à Ottawa en février 1990.Après une conférence de suivi à Budapest quelques mois plus tard, les pourparlers achoppaient sur des questions techniques et financières.Des concessions importantes de la part des États-Unis et de l’Union soviétique ont permi récemment aux négociateurs d’achever la rédaction d’un texte final qui sera présenté aux délégations lors de la reprise des pourparlers au début de décembre.Cette réunion se terminera avant Noël et le traité sera sans doute signé à Helsinki en mars, lors de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Jusqu’au mois d’octobre, les divergences entre l’Occident et plusieurs pays d’Europe orientale, d’une part, et l’Union soviétique, d’autre part, portaient sur la qualité des équipements techniques de surveillance (capteurs), les quotas de vol, les sites militaires ouverts au survol et la nationalité des avions utilisés.Les Américains demandaient le droit d’utiliser la technologie la plus avancée pour surveiller le territoire survolé, l’ouverture de tout l’espace aérien soviétique et l’exclusion des bases militaires situées en dehors de la zone couverte par les négociations (Vancouver à Vladivostok).A cause de son retard technologique, l’Union soviétique avait rejeté toute ces exigences, mais les pressions de ses anciens alliés et des pro-positions de compromis avancées par le Canada ont fait débloquer les pourparlers.Selon des sources diplomatiques à Ottawa, les 25 pays membres de la conférence à « ciei ouvert » (les 16 de l’OTAN, les 6 de l’ancien Pacte de Varsovie et les trois pays baltes), se sont entendus sur les points suivants : ¦ les instruments de vérifications (capteurs, caméras, vidéo et radars) proviendront de technologie que chaque pays peut se procurer sur le marché commercial.Ces instruments pourront être changés par de nouveaux instruments plus modernes ; ¦ un « pool » d’avions sera désigné par les signataires qui pourront choisir entre les différents appareils (Dash 7 ou 8, HerculesC-130, etc.); ¦ un État qui voudra effectuer le survol d’un pays pourra le faire avec ses propres avions ou avec ceux du pays hôte ; ¦ [’ensemble du territoire de chacun des signataires sera ouvert au survol ; ¦ les bases militaires en dehors de la zone couverte feront l’objet d’ac- cords bilatéraux.Ainsi, l’URSS et les États-Unis pourront discuter d’un éventuel survol des bases américaines aux Philippines ou ailleurs.Les participants aux pourparlers doivent encore s’entendre sur le financement des activités de survol, le nombre des survols et sur le partage des données recueillies.D’autre part, à la reprise des pourparlers, les délégations discuteront des changements politiques qui bouleversent l’Union soviétique et qui mettent en péril la signature de l’URSS sur les différends traités de désarmement.Un référendum sur l’indépendance de l’Ukraine doit se dérouler le 1er décembre et tout indique que cette république proclamera sa souveraineté.Les diplomates à Vienne désirent-s’assurer que toutes les républiques qui ont proclamé leur indépendance mais qui n’ont pas été reconnues par la communauté internationale (Arménie, Géorgie, etc) respectent les traités qui obligent l’URSS à réduire ses forces conventionnelles.La plupart des républiques veulent créer leurs propres forces armées.Hier à Vienne, le chef de la délégation allemande aux négociations sur le désarmement conventionnel en Europe (CFE), Ruediger Hartmann, a déclaré que « l’évolution en Union soviétique peut provoquer un retard, mais pas remettre en question » le processus de désarmement.Concernant la ratification du, traité CFE, le chef de la délégation allemande s’est prononcé en faveur d’une déclaration contraignante de Kiev qui serait jointe à la ratification; par le Soviet suprême.Le responsable du gouvernement allemand pour le désarmement et le’, contrôle des armements, Josef Ho-J lik, accompagné d’un diplomate fran-.çais de haut rang s’est rendu récem-! ment à Kiev d’où il a ramené des si-j gnaux encourageants, a indiqué M.Hartmann.avec l’Agence France-Presse A-8 ¦ Le Devoir, vendredi 22 novembre 1991 EDITORIAL Le Sommet de la consolidation LE SOMMET des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français, qui vient de prendre fin à Paris, passera probablement à l’histoire comme celui de la consolidation.En six ans, du Château de Versailles au Palais de Chaillot, en passant par Québec et Dakar, la gestation de la francophonie mondiale est passée du stade de projet africain, un peu utopique et chimérique, à celui d’un nouvel organisme international, encore modeste, qui s’implante tranquillement sur l’échiquier mondial.Ce quatrième Sommet fut celui de l’élargissement et de la maturité, proclame le président Mitterrand.Ce fut plutôt celui de la recherche de l’équilibre entre la satisfaction des intérêts personnels des pays participants, au Nord comme au Sud, et la promotion conjointe d'une francophonie qui ne donne pas encore tous ses fruits.Rien n’illustre mieux cette gestation laborieuse que la Déclaration de Chaillot sur les droits de la personne et la démocratie.À mi-chemin entre la respectueuse non-ingérence de la France et la croisade du premier ministre Mul-roney, les quelque 45 gouvernements représentés à Paris « s’engagent à faire avancer le processus de démocratisation, à consoüder les institutions démocratiques et décident de développer des programmes appropriés en ce sens ».Soucieux de ne rien brusquer et de ménager la susceptibilité de certains d’entre eux, plus enclins à la répression et à la torture qu’au respect des droits humains, les chefs d’État estiment qu’« il appartient à chaque peuple de déterminer les voies les plus appropriées à l’affermissement de ses institutions démocratiques ».Le communiqué conjoint ajoute que « la persistance intolérable du sous-développement exige une mobilisation de la communauté des nations et requiert d’imprimer un nouveau cours à notre coopération.» Rien là pour troubler les dictateurs qui, en pays francophones et autres, continuent d’en faire à leur guise.Rien là, non plus, pour satisfaire M.Mulroney qui, depuis des années — encore tout récemment, à la réunion du Commonwealth, au Zimbabwe — tente d’amener ses homologues à her directement démocratie et aide internationale.Pas plus qu’à Harare le mois dernier, le premier ministre n’a réussi à faire adopter intégralement son point de vue.Mais le Sommet a fait un bon bout de chemin en accueillant avec tous les honneurs le président déchu Aristide et en lui réité-rant l’appui indéfectible de la communauté internationale.Ce qui se passe en Haïti est un triste symbole; la leçon de Paris devrait faire son chemin ailleurs, surtout en Afrique.Justement, comment faut-il agir en matière d’aide internationale ?Faut-il, comme le dit M.Mulroney, utiliser l’ar- gent des Canadiens dans les seuls pays qui respectent les droits, à tout le moins donner une « prime » à ceux qui sont sur la voie de la démocratie, quitte à être moins « généreux » pour les rebelles, où l’aide transiterait par les organismes non gouvernementaux et les communautés religieuses ?Grave question, à laquelle de multiples réponses sont apportées.À Paris même, les leaders des pays africains les plus respectueux des droits ont rappelé que, ventre affamé n’ayant pas d’oreille, la voie de la démocratie passe aussi par celle du développement et de la prospérité.L’une et l’autre sont difficiles, lentes et fragiles.Ne faut-il, comme le souhaite M.Mitterrand, respecter le rythme de chacun, sans s’ériger en gardiens d’une morale internationale qui a, par ailleurs, bien À Paris, Al.Mulroney a facilement volé la vedette au « rapporteur » Bourassa des tours dans son sac ?Mais ce respect avoué ne cache-t-il pas, lui aussi, de sombres visées mercantiles, ainsi que le prétend Amnistie Internationale ?Le boycott que souhaite cet organisme ne risque-t-il pas d’affecter, encore et toujours, les plus démunis, sans amener les potentats à mieux se conduire ?Et que dire de l’hydre du néo-colonialisme, du danger de chantage, sous le couvert d’une démocratie à la seule sauce des pays du Nord ?Ces interrogations lancinantes restent en plan.Toutefois, en prenant courageusement position comme il le fait, M.Mulroney a acquis sur le plan international une stature imposante qui n’a pas, et de loin, son équivalent sur le plan intérieur.Tout se passe comme si, d’une conférence à l’autre, le premier ministre s’imposait comme un leader de grande envergure alors que, chez lui, sa cote de popularité ne cesse de dégringoler.Il obtient hors d’Ottawa les prix de consolation que les siens lui refusent obstinément.Il en était de même pour M.Trudeau, à la fin de son long règne.À Paris, par exemple, M.Mulroney a joué un rôle majeur, volant même la vedette à son collègue hôte, M.Mitterrand.Depuis sept ans qu’il fraie dans les clubs internationaux, le premier ministre a acquis une aisance et une aisance dont il faut lui savoir gré.On voudrait en dire autant de M.Bourassa.Modeste et discret, selon son tempérament et son habitude, le premier ministre du Québec reste à sa place.Si bien, en fait, que son rôle est à peine plus relevé que celui de son homologue du Nouveau-Brunswick.Comme au premier Sommet, celui de février 1986, le chef du gouvernement québécois se félicite d’avoir été choisi « rapporteur » du quatrième, à Chaillot.Il oublie que, pour de nombreux Québécois, ce terme a une connotation vaguement péjorative.Dans Les belles histoires des pays d’en haut, le Père Ovide était le « rapporteur » de Séraphin, qui lui faisait faire ce qu’il voulait.Sous prétexte de ne pas créer d’esclandre, de ne pas créer de problème quand il n’y en a pas, M.Bourassa, toujours égal à lui-même, se comporte comme un premier ministre terriblement provincial.Comme son voisin Frank McKenna.À Paris, en tout cas, M.Mulroney a occupé avec honneur toute la place qui était la sienne.M.Bourassa, gravitant aimablement dans l’ombre du grand frère fédéral, justifie son « profil bas».Pour lui, la francophonie n’est pas affaire spectaculaire ou médiatique, mais concrète et pragmatique.Certes, sur ce dernier plan qu’il affectionne entre tous, le gouvernement québécois fait sa part, non négligeable, que ce soit en Haïti — par exemple, l’aide du directeur général des élections y a été appréciable et remarquable — et un peu partout où son apport technique et humain est fort utile.Cela ne fait pas les manchettes, comme le dit M.Bourassa.Il n’en reste pas moins qu’après avoir gagné de haute lutte sa participation au Sommet francophone, le Québec se comporte comme s’il avait acquis toute sa stature internationale, alors même qu’il est encore un nain.Même les relations directes et privilégiées avec la France se sont attiédies, au point que le premier ministre, Mme Édith Cresson, promet de devenir en Ontario l’an prochain et, « peut-être », au Québec.Le ministre délégué à la Francophonie a eu récemment une belle formule.« La francophonie, dit M.Guy Rivard, est un atout pour le Québec en ce qu’elle est un milieu naturel d’épanouissement politique et une opportunité réelle de développement économique, social et culturel.Réciproquement, le Québec est un atout pour la francophonie.En effet, nous, Québécois, apportons, en français, des technologies, des façons de faire et de gérer qui sont nord-américaines.Voilà pourquoi la francophonie constitue un engagement à long terme du Québec.» Le même ministre a déjà parlé du Québec comme du levain de la francophonie.Il s’agit, pour l’heure, d’un atout si effacé, d’un levain si frileux, que la pâte tarde à lever.Le Québec ne profite pas encore pleinement de la seule tribune internationale qui lui soit accessible.GILLES LESAGE LETTRES AO DEVOIR Moins « uni » que la CEE MADAME Judith Maxwell, présidente du Conseil Économique du Canada, affirmait ue le Canada est plus intégré sur le plan conomique que ne l’est la Communauté économique Européenne (CEE).Or, rien n’est plus faux.Il s’agit-là d’une grossière déformation de la réalité.Selon les statistiques du commerce extérieur de l’OCDE pour 1985, la CEE possède un coéfficient moyen d’intégration économique de 53 %.Ceci veut dire que 53 % des échanges économiques des pays membres de la CEE s’effectuent avec d’autres pays membres de la CEE.Le même coefficient moyen d'intégration économique au Canada est de 19%, selon Statistique Canada, en 1984.De plus, ce coefficient canadien est en baisse constante depuis 30 ans, passant de 26,8% en 1967, à 19,2% en 1984.Ceci place donc le Canada très loin derrière la CEE, en termes d’union économique, et à contre-courant par rapport à la tendance européenne, et ce, maigre tous les beaux et les faux discours d’Ottawa.En d’autres termes, ceci revient à dire que la CEE, regroupement de 12 pays souverains, est mieux intégrée sur le plan économique que les 10 provinces canadiennes, qui forment supposément un seul pays ! On viendra nous dire ensuite que le Canada est un pays « uni » .Ceux qui affirment cela auraient intérêt à retourner sur les bancs d’école ou à se taire.Louis Pilon Ste-Thérèse, 30 octobre 1991 Qui doit payer ?NOS DIRIGEANTS municipaux débattent du transport en commun et du rôle de l’automobiliste.On songe à taxer les terrains et garages de stationnement déjà taxés par le truchement de l’impôt foncier.Tout ce remue-ménage à la suite du geste de la Province de refiler la facture du transport en commun aux municipalités et de celles-ci de la refiler, en partie, à tous les résidants encore par le truchement de l’impôt foncier.Est-ce juste, équitable ?Le rapport Castonguay (« L’urbanisation au Québec ») sur les tablettes depuis sa publication en février 1976, mérite pourtant une consultation.Page 43 : « Ainsi, les coûts de transport par automobile ou de transport en commun ne sont pas véritablement imputés à leurs usagers mais bien aux contribuables en général.» Et à la page 116, le rapport conclut : « Il est donc extrêmement important que de façon générale, au niveau municipal et urbain, les citoyens soient taxés selon la quantité et la qualité des services qu’ils reçoivent.» Notons, en passant, que dans des immeubles résidentiels à haute densité, où les règlements ont prévu et imposé des places de stationnement pour près de la moitié des logements, 90% des locataires n’ont pas de voiture.Comment justifier la participation de ces locataires aux services rendus aux automobilistes ?Ces services comprennent non seulement la construction de la chaussée et son entretien, le déneigement, les feux de signalisation, les affiches diverses mais aussi un pourcentage non négligeable du budget de la police affecté au service de l’automobiliste.Que penser des privilèges accordés à des automobilistes, reconnus « résidants », à qui sont réservés des espaces en bordure de trottoir, 24 heures par jour, pour la modique somme de 33 S par année, soit moins de 10 cents par jour, oui 10 cents par jour.Comment expliquer cette anomalie, alors que d'autres résidants ayant garage hors-rue doivent occuper d’autres espaces à des prix variant de 50 à 100 fois plus élevés.Un juste tarif pour ce privilège devrait être de 30$ par mois pour un usage de 7 h à 19 h et le même montant de 19 h à 7 h.Peut-être faudrait-il relire le rapport Castonguay.Paul Lambert .Montréal, 21 octobre 1991 L Ire des séropositifs MOURIR, oui.Du sida, jamais.Particulièrement à l’âge de 29 ans.Plusieurs de mes amis et amies, de tissus socio-économiques distincts, sont atteints du même mal que moi.Certains sont morts en silence.D’autres comme moi, révoltés, n’ont que le désir de hurler.Et ce ne sont pas les raisons qui manquent.Laissez-moi vous parler de l’indifférence du gouvernement envers les personnes atteintes.LE DEVOIR ~ — Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSOmETTE Rédacteur en chef et directeur de l 'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS Depuis plus de trois ans, les peronnes séropositives demandent au ministre de la Santé de faciliter l’accès aux médicaments dont nous avons besoin, comme on le fait pour 25 autres types de maladie (cancer et autres).En moyenne, il nous en coûte 6000 $ par an pour nous procurer les traitements qui nous permettent de continuer à travailler.Ainsi, nous dépensons, en moyenne, plus pour nous soigner qu’on le fait normalement pour se nourrir ou se loger.Cette situation oblige plusieurs d’entre nous à recourir à l’aide sociale pour obtenir les remèdes (tout en travaillant au noir, pour certains).C’est complètement illogique : le gouvernement dépense de l’argent pour nous maintenir dans l’indigence.Le ministère de la Sécurité du revenu donne des prestations de 600 $ par mois à des personnes qui peuvent continuer à travailler, parce que le ministre de la Santé s’obstine à ne pas nous reconnaître le statut de malades ambulatoires.En nous écartant du marché du travail, nos dirigeants se privent des impôts que nous paierions comme travailleur et, augmentent les frais du système hospitalier parce qu’on doit souvent s’y faire admettre pour obtenir les médicaments dont certai-n(e)s d’entre nous se privent.« L’autruchisme » du ministère de la Santé à cette égard bafoue l’équité sociale.Les présidents de la confédération des Caisses populaires du Québec, de l’Union des artistes, de la Commission jeunesse du Parti libéral, de la corporation professionnelle des psychologues, ainsi que des députés libéraux et péquistes et bien d’autres personnalités publiques importantes au Québec l’ont écrit a Marc-Yvan Côté.Cette situation relève de l’infamie; elle est inexplicable.Je suis sûr que les lecteurs et lectrices feront preuve de solidarité et de compassion à notre endroit.Comme le disait lui-même Marc-Yvan Côté, le 5 novembre dernier : « C’est une question de coeur.» Eric Marchand Charlesbourg, 12 novembre 1991 Sous le Mont-Royal CONCERNANT la modernisation du train de banlieue de Deux-Montagnes, il ne faudrait pas oublier que ce train de banlieue emprunte le tunnel sous le Mont-Royal c'est-à-dire un accès direct au coeur du centre-ville de Montréal.D’autre part, pour rentabiliser la modernisation de ce train de banlieue, il faudrait songer à un embranchement pour desservir le nord-est de File de Montréal (Ahuntsic, Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies) ainsi qu’à une station de correspondance entre le train de banlieue et la ligne de métro no 1 (station McGill).Marc Williams Outremont, 12 novembre 1991 l Jean-Robert Sansfaçon Ô folle jeunesse ! Ü NE RÉCESSION et hop ! le thème des jeunes ressurgit.Les jeunes sont des drogués, des fainéants, des individualistes et des illettrés.Ou encore, ils sont les victimes du divorce, des vendeurs de drogue et de l’école qui les force à abandonner.Vous avez vu ce reportage sur les jeunes diffusé la semaine dernière aux Beaux-Dimanches de Radio-Canada ?Ils avaient une quinzaine d’années, rêvaient de stabilité, quelques-uns parlaient de leurs projets mais la plupart braillaient leur ennui et leur dégoût.De l’école surtout.Trop de jeunes abandonnent l’école, c’est tragique et tout le monde le dit.Le ministre a promis d’y voir, mais bien avant lui, les.écoles avaient déjà créé des programmes d’accueil pour les nouveaux élèves, d’encadrement des plus faibles, de contrôle des moins autonomes.On a même mis sur pied des écoles pour les drop out.Parce que, si je comprends bien, le problème du décrochage scolaire, c’est l’école ?Si on versait un salaire à l’élève (comme nous le revendiquions il n’y a pas si longtemps) et qu’on abolissait le français, les mathématiques et l’histoire, les jeunes resteraient, c’est ça ?Si, en plus, on remplaçait le tableau vert par un écran de Musique Plus, les profs ennuyeux par des Ninja Turtles, les devoirs par des concerts rocks et qu’on passait le join à la place du berlingot de lait, on ferait baisser le taux d’abandon, c’est ça ?Mais qui a dit que l’école, ou le travail, ou la vie elle-même étaient un party ?Tout au long de ce reportage où l’on s’était contenté de recueillir des témoignages de jeunes, quelque chose m’agaçait.Je me demandais constamment : mais où sont les parents ?Une seule mère est apparue à l’écran, une histoire de divorce qui a mal tourné, comme pour bien jouer le jeu du réalisateur qui tenait mordicus à ses clichés.Les autres ?Absents.ALORS on accuse « l’École », cette grosse boîte anonyme où les jeunes n’apprennent plus rien parce que les profs ne leur apprennent plus rien.C’est vaste, c’est vague, mais voilà tout de même un autre coupable.Les femmes divorcées et les profs qui se pognent le derrière, c’est déjà pas mal.Les boucs émissaires sont là, bien identifiés, et ils ont le dos large.Les payeurs de taxes accusent les profs qui encadrent mal leurs enfants, qui ne leur apprennent plus à lire et à écrire, qui ne font pas ce qu’on leur demande de faire.Quant aux jeunes, c’est le contraire : les profs sont des sadiques qui les forcent à étudier des matières chiantes, à faire des devoirs trop longs et des examens difficiles qui les angoissent et les empêchent de vivre.Pourtant, avec leurs 20 ans d’expérience, les profs du secondaire méritent autant de considération et de respect que n’importe quel autre professionnel, avocat, médecin, comptable ou journaliste.Surtout depuis qu’ils ne se prennent plus pour des « travailleurs de l’éducation », mais pour des profs.Apprendre l’histoire ou le piano n’a jamais été facile ou trippant.En tout cas, pas au début.On l’avait peut-être oublié.Même le « par coeur » retrouve ses lettres de noblesse si on en croit les propos d’un Michel Serres.Mais 15 ans, c’est l’âge de la BD, du sport, de la gang et des amours.Il n’y a pas de temps à perdre à regarder un vieux débile faire des grimaces.Et encore, s’il n’y avait que les matières traditionnelles ! Mais aujourd'hui, on veut aussi que l’école stimule, qu’elle donne le goût de vivre parce qu’à la maison, même si on n’a qu’un ou deux enfants, on ne sait plus par où les prendre ! Pourtant, de seulement « passer » sa matière n’est déjà pas l’exercice le plus simple à réussir devant une classe de 35 jeunes qui se demandent minute après minute « c’est quoi le rapport » avec leur petite vie quotidienne.Les savants pédagogues ont tout essayé depuis 20 ans pour rendre l’apprentissage scolaire plus amusant.Ils n’ont tout au plus réussi qu’à confirmer ce que tout le monde qui est déjà passé par les bancs d’école savait : le bon prof est celui qui donne un bon show bien rodé, bien structuré, bien encadré, sans jouer au papa ou à la maman.C’était vrai il y a 30 ans, ça l’est encore plus aujourd’hui.Il y a des tas de choses à changer dans notre système d'éducation, même qu’on pourrait se farcir une seconde Révolution tranquille, personne n’en mourrait.Mais par-delà toutes les réformes de programmes et de structures, il y a une chose qui ne changera pas : les profs ne feront jamais la job des parents.Une part ie de la jeunesse manque de passion, de modèles, d’ambitions, plusieurs ont l’air de vraies chiffes molles qui pensent à abandonner à la moindre contrariété ?Mais où sont les parents ?On accuse le taux de divorces élevé, on devrait plutôt dire que les divorces offrent à plusieurs, des pères surtout, un prétexte supplémentaire pour en faire encore moins qu’avant.Je ne parle pas de jouer à papa-gâteau en se lançant à la balle avec fiston.Je parle de responsabilité, de ces millions de petites préoccupations quotidiennes qui font qu’un enfant se sent important, encadré, aimé.Les mères ?Elles travaillent, donc elles sont débordées et font ce qu’elles peuvent pour éviter le pire, c’est-à-dire empêcher que leur fille ne tombe enceinte et que leur gars ne se drogue.Pour le reste, « on paie assez cher de taxes, c’est à l’école de leur apprendre ! » Leur apprendre à parler comme du monde, à écrire, à nager, à conduire, à se choisir un métier, à se forger une morale et même à enfiler un condom.NÉVROSÉS de la carrière, les parents modernes ramènent à presque rien l’encadrement de leurs jeunes.Dès les premiers signes de rébellion, ils baissent carrément les bras ou se rassurent, en recourant à la manière forte.Le résultat est le même : désastreux.Regardez-les, ces bons parents tout ce qu’il y a de plus mariés et de plus unis, succomber au gros chantage du fiston « qui a tant besoin de son indépendance », mais qui a aussi besoin que papa lui paie une Jeep pour être stimulé a continuer ses études.Ou le contraire : « Travaille ma fille, si tu veux te payer un char ! » Quand une fille de 16 ans travaille 30 heures par semaine au centre commercial pendant la période d’examens qui précède Noël, je me dis qu’il y a quelque chose de pourri.Une étude récente, réalisée auprès des élèves du Secondaire V à la CECM, démontre qu’ils travaillent en moyenne de 15 à 20 heures par semaine pour « gagner leur vie » en plus d’aller en classe.Quant au temps consacré à l’étude, il oscille autour de six heures par semaine.Un élève sur deux a de sérieux problèmes à l’école.Est-ce un hasard si plusieurs songent à décrocher ?Et qu’on ne vienne pas dire que celte situation est due à la récession.Nous ne sommes plus au temps de Gabrielle Roy et de toute façon, c’est pire quand l’économie va bien.« Cet argent sert à me payer des petits luxes », comme me disait un étudiant issu d’une famille on ne peut plus moyenne.Tout, tout de suite, parce qu’à long terme, disait Keynes, on est tous morts Ni les divorces ni l’école ne sont la cause première du manque de motivation des jeunes.Regardez donc plutôt du côté des choix névrotiques des adultes, de leur absence, de leur morale détraquée, de leur besoin immature de « réussir ».Ils appellent ça « l’excellence » et ils donnent même des trophées pour ça.Le problème de notre système d’éducation, ce n’est pas le manque d’argent.C’est qu’on ne sait pas vivre avec les générations qui nous suivent.Et les coupables sont des humains à deux pattes comme vous et moi ; pas des organigrammes ni des structures.
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