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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-26, Collections de BAnQ.

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StSS* ________________i Montréal Londres Hong Kong Communications Design at graphisme 514 284 23 23 Relations interculturelles Vol.LXXXII — No 274 ?Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 0 Détail page B-5.Montréal, mardi 26 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVO N, .tfit SOCIETE Le Déclin de l'empire américain, un des rares succès commerciaux du cinéma québécois.Le cinéma québécois malade de l’argent Même subventionnée à 80%, l’industrie cinématographique québécoise est à bout de souffle et se plaint amèrement d’un sous-financement chronique.Les producteurs demandent plus d’argent et moins d’ingérence bureaucratique.Page B-l Castonguay rentre chez lui Adieux au comité constitutionnel et bientôt au Sénat Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa APRÈS AVOIR navigué à la dérive pendant huit semaines et survécu de justesse à une série d’écueils politiques, le super-comité constitutionnel fédéral a perdu hier son capitaine québécois.Une dizaine de jours après avoir posé un diagnostic particulièrement sombre sur les chances de succès de son comité constitutionnel, Claude Castonguay a en effet rendu hier son tablier au gouvernement fédéral.Tout récemment, M.Castonguay avait donné à entendre, dans une entrevue au DEVOIR que dès qu’il en aurait fini avec le comité constitutionnel il quitterait également le Sénat.Citant des raisons de santé, l’ancien ministre libéral devenu sénateur conservateur s’est retiré aussi bien de la direction que du comité qui portait son nom.« Après une conversation avec son médecin, le sénateur a décidé que ce n’est pas possible pour lui de continuer », a annoncé le ministre aux Affaires cons- titutionnelles aux Communes Joe Clark hier après-midi.Dans sa lettre au premier ministre Mulroney, Claude Castonguay invoque en effet « les pressions quotidiennes et le stress dus aux audiences publiques, aux voyages et aux tensions constantes liées à mes fonctions des dernières semaines» comme éléments-déclencheurs des avertissements de son médecin.« Mon état de fatigue exige que je démissionne», écrit-il.À pied levé, c'est son collègue Cé-rald Beaudoin qui le remplacera à la tête du comité spécial sur le renouvellement du Canada.Le groupe, qui n’a pas repris ses travaux depuis son retour en catastrophe du Manitoba au début du mois, n’entendra vraisemblablement pas de témoins avant la fin de la semaine ou même la semaine prochaine.Pour le gouvernement, il s’agit d’un nouveau coup dur.Ottawa avait misé sur le prestige du sénateur Castonguay au Québec pour donner à son opération constitutionnelle de la crédibilité.« Du point de vue intellectuel, nous gardons le même calibre, mais du point de vue de la perception publique, c’est une perte importante, en particulier au Québec », calculait ainsi hier le critique néo-démocrate Lome Nystrom.De leur côté, et avec une rare unanimité, le chef libéral et le leader du Bloc québécois ont tous deux émis des doutes sur les excuses médicales invoquées par Claude Castonguay pour justifier son abrupt départ.« Ce sont de bien minces raisons, avance Lucien Bouchard.Il y a bien des Québécois qui sont venus à Ottawa remplis de bonnes intentions et qui sont rentrés bredouilles.» Jean Chrétien, pour sa part, rappelle que, lors entrevues récentes avec LE DEVOIR et La Presse, le sénateur Castonguay avait décrit son comité comme un grand fiasco et prédit qu’il ne se remettrait jamais assez de ses déboires pour accomplir son ambitieuse mission.« Cela me donne raison d’avoir exigé de grands changements au comité », argumente aujourd’hui le chef libéral.Mais le ministre Clark nie que la maladie du sénateur soit un prétexte qui masque un profond désabuse- ment à l’égard71e la tournure que le gouvernement a donnée au dossier constitutionnel.« Ce n’est pas du tout une maladie diplomatique », jure Joe Clark qui prédit : « Il continuera de nous assister de façon ponctuelle.» Rien n’empêche que lors de son entretien avec LE DEVOIR il y a quelques semaines, Claude Castonguay confiait son intention de quitter rapidement son poste de sénateur une fois liquidées ses responsabilités dans le dossier constitutionnel.À l'époque, il ne cachait pas son découragement devant le départ raté du super-comité constitutionnel fédéral, dénonçant la « mission impossible » que lui avait confiée le gouvernement.« Le principal reproche que l’on puisse me faire, disait-il alors, c'est de ne pas m’être élevé avant contre ce qui se passait.» Selon des proches, Claude Castonguay avait évité de démissionner à l'époque pour ne pas donner l’impression d’un coup d’éclat susceptible d’abattre à tout jamais l’opération constitutionnelle du gouvernement fédéral.Voir page A-4: Castonguay L’économie reprend mais l’emploi stagne Selon une étude du Mouvement Desjardins d’après la Presse canadienne T PHOTO AP Mikhaïl Gorbatchev lors de sa conférence de presse hier à Novo Ogarievo.Nouveau revers pour Gorbatchev MOSCOU (AFP) - Mikhaïl Gorbatchev a subi un nouveau revers hier après que les dirigeants des républiques eurent décidé de ne pas parapher son projet de Traité de l’Union, mais de le transmettre d’abord pour examen aux parlements républicains et au parlement fédéral, ce qui laisse présager encore bien des combats avant la mise en place de la nouvelle Union.Avocat inlassable de la nécessité de préserver des liens politiques, même flous, entre les républiques de l’ancienne URSS, le président soviétique a même menacé récemment de démissionner si ce lYaité n’était pas signé avant la fin de l’année.Pourtant, la cérémonie de paraphe prévue hier à Novo Ogarievo, dans la datcha près de Moscou de M.Gorbatchev, ne présentait pas de caractère particulièrement inquiétant ni définitif.Il s’agissait plutôt d’un geste symbolique, témoin de la volonté de conserver une Union malgré l’accélération, depuis le putsch du processus de désintégration de l’Etat soviétique né de la révolution d’octobre.Les dirigeants des sept républiques (Russie, Bélarus, Azerbaïdjan, et les républiques asiatiques à l’exception de l’Ouzbékistan) qui avaient mis au point le 14 novembre un projet instaurant un État confédéral et démocratique, L’union des États souverains, devaient simplement se retrouver pour le parapher.L’entrée en vigueur du Traité, qui doit rendre caducs la Constitution soviétique et le Traité constitutif de 1922, était en tout état de cause soumise ensuite à « approbation par les organes supérieurs de pouvoir » des républiques — vraisemblablement les parlements républicains — puis à signature définitive par des délégations plénipotentiaires.Voir page A-4: Nouveau LE CANADA ne retombera pas en récession.Les perspectives économiques seront nettement meilleures en 1992, mais ce n'est pas avant 1994 que les emplois perdus pendant la récession pourront être récupérés.C’est du moins ce que prévoit la direction de l’analyse économique du Mouvement Desjardins qui, dans son dernier bulletin, évoque en détail ce que sera, à son avis, le comportement de l’économie au cours de la prochaine année.L’année 1991 a été pénible, alors I que les mises à pied se sont multi-{ pliées et que les profits des entreprises reculaient substantiellement.Même si des signes positifs ont commencé à apparaître ces derniers mois dans divers secteurs, « les plaies laissées par la récession seront lentes à guérir », affirme l’économiste Robert Normand.Il estime que le marché de l’emploi demeurera stagnant pour encore un bon moment.« Il y aura peu de création d'emplois au cours des neuf prochains mois, dit-il lors d’un entretien téléphonique.Nous prévoyons qu’il y aura encore des vagues de mises 'à pied.» Ce n’est donc pas avant 1993 que la création d’emplois ira en s’accélérant.« Il faudra attendre la fin de 1993 pour atteindre le niveau d’emploi d’avant la récession », soutient-il.Actuellement, le niveau de l’emploi au Canada est de 12,4 millions, toujours en deçà des 12,6 millions de d'après PC et AFP PORT-AU-PRINCE - Les jeunes Haïtiens qui occupent l’ambassade canadienne ont réitéré leurs menaces d’incendier l’édifice, dans des appels téléphoniques à des employés canadiens de l’ambassade, hier.Le gouvernement haïtien a fait savoir qu’à moins d’une demande formelle du Canada il n’avait pas l’intention de faire intervenir les forces de l’ordre à l’intérieur de l’édifice.Des policiers et des militaires patrouillaient toujours aux abords de l’ambassade hier.Ils ont pris position quand les 19 jeunes Haïtiens, qui se trouvaient depuis mercredi dans une antichambre de l’ambassade, se sont introduits de force dans le corps du bâtiment principal, ce week-end, en réclamant l’asile politique.Pour sa part, le commandant en chef de l’armée haïtienne, le général postes qui existaient avant la récession.Mais puisque des dizaines de milliers de nouveaux travailleurs arrivent sur le marché du travail chaque année, M.Normand soutient que ce n’est pas avant « 1994 que les 400 000 chômeurs issus de la récession pourront retrouver de nouveau du travail».Les économistes de Desjardins ne croient pas que l’économie canadienne retombera en récession, même si le redémarrage connaît des ratées.L’année prochaine, le produit intérieur brut canadien devrait croître d’environ 3,2 % alors qu’il aura reculé cette année de 1,1 %.Le Québec, qui a vu son PIB diminuer de 1,6% en 1991, connaîtra une croissance inférieure à la moyenne canadienne, soit 2,5 %.Et le taux de chômage, actuellement de 12 %, ne diminuera que faiblement, à 11,6 %.Plusieurs facteurs expliquent la lenteur du redressement de l’économie.Le nombre élevé de chômeurs et l’endettement accru des ménages font en sorte que les dépenses de consommation font du surplace.De plus, l’imposition par les gouvernements de nouvelles taxes est venue diminuer encore le revenu disponible des particuliers.Quant aux entreprises, surtout manufacturières, leurs profits ont pour la plupart fondu comme neige au soleil, ce qui réduisait à peu de choses les dépenses d’investissement.Voir page A-4: L’économie Raoul Cédras a exclu une intervention directe dans l’ambassade.« Nous n’avons plus affaire à des visiteurs mais à des terroristes, a estimé le général Cédras, précisant qu’il était, dans ces conditions, normal que les forces de l’ordre, les pompiers et une ambulance se trouvent autour de l’immeuble » du consulat.«Nous ne pouvons, de toute façon, faire une intervention dans ces locaux que sur une réquisition écrite canadienne, éventuellement notariée », a encore souligné le général.Un porte-parole du groupe avait affirmé avoir reçu de la part du général Cédras des garanties de non-arrestation en cas de sortie volontaire, sans préciser comment ces garanties étaient parvenues aux occupants.Voir page A-4: Haïti Haïti ne prévoit pas déloger les forcenés de l’ambassade du Canada PHOTO CP Furie marine La mer démontée sur la côte de la Nouvelle-Écosse, hier, a perturbé l’ouverture de la pêche au homard.Un bateau de pêche a été englouti au large du petit village de Peggy’s Cove (ci-haut) et la plupart des pêcheurs ont été empêchés d’aller placer leurs cages quand les vents ont atteint par moments la force de l’ouragan.Le président de la FTQ plaide pour l’indépendance du Québec Sylvain Blanchard LE 22e CONGRÈS de la Fédération des travailleurs du Québec s’est ouvert hier au Palais des Congrès par un discours-fleuve de son président, Fernand Daoust, demandant aux 1500 délégués de raviver le combat en faveur de la souveraineté du Québec.Critiquant le ton conciliant du premier ministre Bourassa dans le dossier constitutionnel, M.Daoust invite ses membres à « l’avoir bien à l’oeil pour qu’il respecte son engagement de tenir un référendum d’ici octobre 92».« Robert Bourassa a réussi a voir, dans les dernières propositions fédérales, une base de .discussion acceptable pour sortir le pays de l’impasse, ajoute-t-il.Et si l’on en juge par les démarches qu’il a entreprises depuis quelques semaines, tout indique qu’il s’apprête maintenant à entrer dans le jeu des pourparlers avec les autres provinces.Ce qu’il s’était pourtant promis de ne pas faire ».Aux yeux du président de la FTQ, le refus du premier ministre de pourfendre ce document, « qui n’accorde pour ainsi dire aucun nouveau pouvoir au Québec », devrait inciter la population à se poser des questions et à faire les pressions nécessaires pour que se tienne au plus tôt un référendum sur la souveraineté.Craignant de voir M.Bourassa se défiler devant ses engagements, M.Daoust presse ses militants de reprendre immédiatement le flambeau « pour que le peuple décide librement de son avenir».Si la souveraineté du Québec est au coeur des préoccupations de la centrale, il en va de meme de la politique de plein emploi, deux projets intimements liés, selon Daoust.Avec le chômage chronique qui touche une portion de plus en plus grande de la société, compte tenu de tous les drames qui en découlent, spécialement pour les jeunes qui voient leur avenir compromis, la FTQ en arrive à la conclusion que travailler au Québec est devenu aujourd’hui une véritable « chance ».Mais qu’avec tous les pouvoirs d’un État souverain, le Québec pourrait se doter d’une véritable politique de plein emploi en créant l’environnement économique propice à sa réalisation.« Il nous faut aussi une stratégie industrielle, combler notre retard en matière de formation professionnelle, se donner une politique de développement régional, insister pour que l’État redevienne le catalyseur de l’activité économique, mais au départ, à la base de toute cette politique de plein emploi, il nous faut la souveraineté ».Les défis de la FTQ ne s'arrêtent cependant pas là.L’accès à la syn- Volr page A-4: Le président u ne seta* .Ac cf» “ne seras /Mais seul plus jamais seul Gilles Baril Le récit bouleversant d’une descente aux enfers de la drogue et de l’alcool.Gilles Baril avait 24 ans, à l’époque où il devint le plus jeune député du Parti Québécois à PAssemblée nationale.Dans cet ouvrage percutant, l’ex-député nous parle, avec beaucoup de courage et de générosité, de son drame personnel et de sa réhabilitation, cause à laquelle il se consacre aujourd'hui à plein temps.201 pages — 15,95 S Tu ne seras s > A-2 B Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 Ottawa lâche du lest sur le projet de référendum Benoît Bouchard tentera d’apaiser la tempête dans le caucus conservateur du Québec Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa DEVANT la tempête qui gronde au sein du caucus du Québec, le gouvernement fédéral lâche du lest sur son projet d'une loi permettant la tenue d'un référendum pan-canadien sur la Constitution.Il n’est finalement pas nécessairement question de déposer avant l’ajournement des Fêtes un projet de loi référendaire, s’il faut en croire les précisions faites aux Communes par le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark hier après-midi.« La semaine dernière, les libéraux de M.Chrétien m’ont demandé de m'engager à déposer une loi référendaire d'ici les Fêtes, mais je me suis simplement engagé à tenir une réunion cette semaine à ce sujet », af-firme-t-il.Depuis mardi dernier, l’engagement, tel que claironné par Jean Chrétien et sans jamais que le ministre Clark n’y apporte de précisions, a mis le feu aux poudres du caucus du Québec.Jusqu’à présent, une dizaine de députés conservateurs du Québec, dont la ministre Monique Vézina, ont pris position publiquement contre ce projet de leur gouvernement, certains le jugeant contre-indiqué dans le climat actuel, d’autres trouvant qu’Ottawa menace ainsi de « dou- bler» la démarche québécoise.La mise au point du ministre Clark hier a été exigée, selon toutes les indications, par le lieutenant du Québec de Brian Mulroney, Benoît Bouchard, rentré du Sommet de la francophonie, «en furie» de son propre aveu, devant la précipitation de son gouvernement à déposer un projet île loi référendaire.« J’ai été absent une semaine, je reviens et c’est la pagaille », se lamente le lieutenant du Québec de Brian Mulroney devant les divisions qui ont fait surface parmi les troupes du Québec en son absence.«Je n’ai rien contre un référendum à l’échelle canadienne », af- firme-t-il pour autant.Il est ridicule d'aller dire que parce qu’Ottawa va aller faire un référendum, on va nécessairement nier les droits des Québécois.Si le Québec choisit la souveraineté, ce n’est pas une loi fédérale ou un référendum canadien qui va l’empêcher.» Le ministre aurait donc l’intention de profiter du répit obtenu pour rallier ses collègues québécois à sa vision d’un référendum constitutionnel pan-canadien.« Les députés du Québec manquent d’information, affirme-t-il en effet.11 y a beaucoup d’incompréhension.À partir du moment où on réalise que le projet de loi ne met pas en cause le droit du Québec à l'autodétermination, il y a beaucoup de députés qui changent d’idée.» Mais hier, la détermination de plusieurs conservateurs du Québec à s’opposer à ce projet de loi semblait plutôt se raffermir.Plusieurs, comme le député Denis Pronovost, de Saint-Maurice, ou Jean-Marc Ro-bitaille, de Terrebonne, affirmaient être résolus à ne pas l'appuyer.Et entretemps, l'unique député québécois du NPD, Phil Edmonston, est devenu un des premiers à accepter l’invitation du Bloc québécois, se dissociant publiquement de tout projet de référendum pan-canadien sur la Constitution.Lise Bourgault craint de plus en plus les activités « illicites » des Warriors 1,5 million d’enfants tués par la guerre depuis 10 ans m mi ! I«U texte INEDIT JSJTDUMONDE / lADtC0UV[,m Vivons du bouéai L’indispensable La France proposera le Vietnam comme lieu du Sommet francophone de 1995 HANOI (AFP) — La France proposera la candidature du Vietnam pour accueillir le Sommet francophone de 1995, a annoncé hier à Hanoi le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas lors d’une conférence de presse dont les dirigeants vietnamiens avaient exigé qu’elle soit traduite.en anglais.« Nous proposerons à nos partenaires (de la francophonie) que le som met de 1995 se tienne au Vietnam », a déclaré le ministre au cours de cette conférence de presse tenue avec son homologue vietnamien en trois lan gués, vietnamien, français et anglais.M.Dumas, manifestement irrité par la gêne que constituait la double traduction systématique, s’est « excusé» de cette décision.« On m’a dit que c’était la meilleure façon de faire, a-t il ajouté, nous aurions pu évidemment réduire à deux langues, mais cela m'aurait conduit à trahir la francophonie, ce que je ne voulais pas faire».À un autre moment de la confé rence, M.Dumas a encore exprimé son impatience en espérant que « la prochaine fois nous pourrons nous passer de l’anglais ».Comme le traducteur anglais hésitait à traduire cette phrase, M.Du- mas l’a encouragé « Allons-Y, encore un peu », a-t-il dit en déclenchant l’hilarité de la salle Une heure auparavant, M.Dumas avait inauguré les locaux de l’Alliance française (institut culturel français) à Hanoi en se félicitant de l’engagement croissant, selon lui, des dirigeants vietnamiens en faveur de la francophonie.La tradition francophone héritée de la colonisation est en train de s'estomper au Vietnam, où les jeunes général ions, qui ont appris le russe pendant des années, se précipitent aujourd’hui vers l'anglais.Les commerces ouvriront finalement le dimanche en Ontario durant les Fêtes TORONTO (PC) — Queen’s Park a enfin adopté hier un projet de loi qui autorise l’ouverture des commerces le dimanche pendant la saison des Fêtes.Le projet de loi 115, adopté en troi sième lecture après des semaines de débats parfois acrimonieux, permet également aux municipalités d’au toriser l’ouverture de commerces le dimanche en tout temps pour des fins de développement touristique.Sauf que ce critère reste à être dé fini.Le gouvernement NPD fait une-entorse à ses principes en permet tarit cette libéralisation des heures d’affaires.En campagne électorale l’an dernier, il avait promis de s’y opposer pour protéger les droits des travailleurs.Mais la population veut faire des courses les dimanches avant Noël et le Jour de l’An et les commerçants ont besoin des profits qui découleront de cette ouverture, a expliqué hier le ministre responsable de la loi, le solliciteur général Allan Pilkey.Quant aux droits des travailleurs, le projet de loi stipule que tout Ira vailleur a le droit de refuser de Ira l’attribution de travail est déraisonnable.Le projet de loi oblige également l’employeur à accorder à son employé .'ili heures consécutives de repos.Queen’s Park devait adopter ce projet de loi au plus tard cette semaine s’il voulait que les Ontariens puissent commencer leurs emplettes des Fêtes la semaine prochaine.L'est pourquoi il n’a pas attendu que la réglementation concernant les critère de « développement tou ristique» soit prête.L’actualité internationale à votre portée 640 pages 22,95 $ Boréal En collaboration avec LE DEVOIR 77 OTTAWA (PC) — Lors des premiers échanges de tirs dans les zones de guerre, il est toujours possible que des enfants soient sur la ligne de feu.En fait, les statistiques sont bouleversantes.On a enregistré environ 1,5 million d’enfants morts — soit plus d’une victime sur trois — au cours des 39 conflits armés qui ont eu lieu sur le globe au cours des années 1980.Quatre autres millions d’enfants s’en sont tirés handicapés.C’est pourquoi des personnes venant des zones de guerre d’un peu partout sur le globe sont réunies ces jours-ci à Ottawa pour discuter d’une proposition mise de l’avant dans l’espoir de mettre fin au malheur des enfants pris entre deux lignes de feu : les cessez-le-feu humanitaires.Aussi connus sous le nom de jours de paix, les cessez-le-feu humanitaires sont de courtes trêves pour permettre la distribution de nourriture et d’aide médicale aux civils, parti: culièrement aux enfants.On en a fait l’expérience dans plu sieurs zones de conflits armés, dont au Salvador, où des milliers d'enfants ont été vaccinés contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio et les oreillons depuis le premier de ces cessez-le-feu en 1985.Les cessez-le-feu humanitaires ont aussi donné des résultats ailleurs.Une trêve de trois jours a été ainsi en vigueur pour vacciner des enfants dans plus de 700 centres à travers le Liban en 1987.Et le concept a été modifié pour créer ce que l’on appelle un corridor de paix au Soudan, l’année suivante, pour permettre le passage de cargaisons d’aliments et de produits médicaux jusqu’aux civils.Y participent des gens venus de 20 pays, dont des endroits secoués par de graves conflits somme le Sri Lanka, le Mozambique, l’Éthiopie et la Colombie.Le président de la CUM regrette la disparition du maire de Lachine Caroline Montpetit LE PRÉSIDENT de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel ila-melin, a exprimé sa tristesse hier devant la mort prématurée du maire de Lachine, M.Guy Descary, survenue dans la nuit de dimanche à lundi.M.Descary est mort du diabète, à l’âge de 58 ans, après 18 ans de service à la mairie de Lachine et comme membre du comité exécutif de la CUM.Premier président de la Conférence des maires de banlieue fondée en 1979, M.Descary a également été successivement président de la Commission de l’aménagement et de la sécurité publique à la CUM.« C’est un homme qui a fait de grandes choses pour la ville de Lachine, tant au plan physique que j communautaire.Il abordait les problèmes dans leur ensemble, et c’est notamment l’un des premiers à la ! CUM à s’être préoccupé activement de la préservation des espaces verts», a précisé M.Ilamelin.Au chapitre des réalisations de M.Descary a la mairie de Lachine, on se rappelle surtout l'aménagement de la piste cyclable, ainsi que des berges du Canal de Lachine, comme que de la promotion d’activités culturelles, telles la tenue de concerts et l’avènement de musées.« Nous connaissions tous l’état de santé du maire Descary.Par ailleurs, il semblait prendre du mieux depuis quelques semaines.Il a notamment participé à l’élaboration du budget de la CUM, ce qui demande passablement d’efforts.Je me souviens de lui comme d’un homme très humain et très cultivé », a poursuivi M.Ilamelin.De son côté, Mme Léa Cousineau, vice-présidente de la Commission de la sécurité publique de la CUM que présidait M.Descary, a rappelé la participation de M.Descary à la création de Centraide, alors qu’il siégeait à la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises.« En tant président de la Commission de la securité publique, M.Descary a également fait valoir sa vision d’une police très disciplinée.Au sein de la Commission, c’était un langage qui apparaissait très directif, mais il insistait sur la nécessité pour un corps policier de savoir parler aux citoyens», ajoute Mme Cousineau.M.Descary avait dû s’absenter de son travail à plusieurs reprises au cours des deux dernières années, en raison de sa maladie.Il a par ailleurs participé jusqu’au bout à la vie publique qu'il avait choisie.Il laisse notamment dans le deuil sa femme et ses deux enfants.Sa dépouille était exposée hier soir à l’Hôtel de ville de Lachine.« Il faut que le gouvernement se tienne debout et rétablisse la justice » Huguette Young i/i* la Presse ('aiindienne OTTAWA — Le député d'Argenteuil-Papineau Lise Bourgault exhorte le solliciteur général Doug Lewis d’intervenir pour mater les activités « illicites » de la Société des Warriors.Aux Communes, hier, Mme Bourgault, n’a pas mâché ses mots.« Le ministre sait que ces Warriors sont liés aux complots, crimes et contrebandes de toutes sortes qui affligent et discréditent le peuple mohawk au Canada».Que fait-il pour « nettoyer la société de ces bandits et rétablir la sécurité des Cana- diens et l’intégrité de notre système de justice ?», a-t-elle demandé.M.Lewis a indiqué qu’il avait eu de nombreuses rencontres avec le ministre de la Sécurité publique du Québec Claude Ryan au sujet du maintien de l’ordre dans les réserves.La GRC prêtera son concours à la Sécurité du Québec, a-t-il ajouté.Or, Mme Bourgault demeure sceptique.Elle croit que les activités des Warriors pourraient donner lieu à de nouveaux troubles.Selon elle, la Société des Warriors étend son influence et s’adonne à toutes sortes d’activités illégales dont la contrebande de cigarettes qui prend des proportions «endémiques».« Il faut que le gouvernement se tienne debout, a-t-elle affirmé aux journalistes, et rétablisse la justice.» Mme Bourgault dont la circonscription englobe la municipalité d’Oka, faisait allusion à une étude du Service canadien du renseignement de sécurité rendue publique hier par le quotidien Lu Presse.Cette étude faisait voir que la Société des Warriors avait accru son influence politique au Québec et en Ontario depuis la crise d’Oka de l’été 1990.Les Warriors ont établi des contacts avec des organisations « extrémistes autochtones» de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, expliquait-on.Il semblerait également qu’une quantité inconnue d’armes automatiques et semi-automatiques soit entreposée dans la réserve Micmac de Restigouche.À l’issue de la période des questions, Mme Bourgault a répété que la situation était devenue insoutenable dans les communautés mohawks.Plusieurs Mohawks lui ont signalé qu’ils avaient peur des Warriors.On craint l’érection de nouvelles barricades et l’escalade de violence.Selon elle, les Conseils de bande protègent leurs « marginaux » à l'intérieur des réserves.Les Warriors peuvent donc donner libre cours à leurs activités sans menace de l’extérieur.A Kahnawake, ce sont les Peacekeepers, force policière autochtone, qui patrouillent les routes du village, la SQ n’osant pas franchir les barricades des Warriors aux postes d’entrée.Exaspérée, Mme Bourgault a démissionné de son poste de secrétaire parlementaire au ministre de l’Approvisionnement et des Services la semaine dernière.Se sentant bâillonnée à titre de représentente du gouvernement fédéral, elle préférait retrouver son rôle de simple député pour pouvoir poser des questions en Chambre à ses collègues conservateurs sur le dossier auochtone.< ¦» EN BREF.À la défense des fonctionnaires briseurs de grève OTTAWA (PC) - La Coalition nationale des citoyens a présenté en conférence de presse, hier, deux fonctionnaires de la base militaire de Trenton (Ontario), qui ont été victimes de menaces, d’intimidation: et de harcèlement, en tentant de se rendre à leur travail, au cours de la récente grève de l’Alliance de la fonction publique du Canada.Le président de la Coalition, M.David Somerville, s’est dit prêt à épouser la cause de tous les fonctionnaires, qui ont eu également à se plaindre de l’attitude de leurs collègues et de leur syndicat, au moment où ils ont franchi les piquets d’une grève, qui s'est terminée par la loi de retour au travail du 3 octobre.« Personne ne vient en aide aux victimes de la violence des piquets de grève, a souligné M.Somerville.Pas la police et certainement pas nos députés, qui manquent de cran.» Les deux fonctionnaires de Trenton (Mmes Jackie Nezezonet Helen Fraser), a-t-il raconté, ont reçu une lettre du président du syndicat, M.Daryl Bean, qui les traite de « briseuses de grève », qui mériteraient d’être pendues pour des crimes de ce genre.« J'a failli être littéralement .malade en lisant cette lettre ».a dit M.Somerville, qui a mis les avocats de la Coalition à la disposition de toutes les « victimes » de la grève.Discussions sur les réformes à Urgence Santé LE MINISTÈRE de la Santé et des! Services sociaux tiendra le 5 décembre à Montréal une « minicommission parlementaire » sur la réforme d’Urgences Santé, réforme d’envergure dont certains aspects suscitent la controverse.Des représentants du ministère entendront pour l’occasion des porte parole de la Corporation d’Urgences Santé, des médecins qui y travaillent, des infirmières, des techniciens ambulanciers, ainsi que le Dr Michel Tétrault, observateur dans ce dossier.L’Institut des aveugles tend la main L’INSTITUT national canadien pour les aveugles (INCA) a absolument besoin d’une subvention de 200 000 $ du ministère des Affaires culturelles pour poursuivre les activités de sa bibliothèque francophone.La direction de 1TNCA lançait un cri d’alarme hier, déplorant que le ministère n’ait pas répondu à sa demande d’aide, et menaçant de fermer la bibliothèque, un service gratuit pour les 3000 clients aveugles qui l'utilisent.Le service est partiellement financé par les dons du public, et il permet aux aveugles un’ accès à près de 4000 titres (romans,’ essais, biographies, etc.).75 100 d’amende pour des autos rajeunies LONGUEUIL(PC)-Unancien , ! concessionnaire d’automobiles de.Saint-Constant, au sud de Montréal, la firme Thibert Automobiles Liée, et trois de ses administrateurs et employés viennent d’être condamnés à des amendes totalisant 75 100 $ pour des infractions à la Loi de la protection du consommateur, a annoncé hier l’Office de la protection du consommateur (OPC).Le juge Jacques Rancourt, de la Cour du Québec, a imposé une amende dé 62 (MK) $ à la compagnie tandis qu'un administrateur, Georges Thibert, lé gérant des ventes, Marcel Thibert, et un vendeur, Sylvain Jutras, ont été condamnés à des amendes respectives de 10 000 $, 2700 $ et 400 $.I .a preuve a révélé que l’entreprise avait vendu des automobiles en les présentant comme des démonstrateurs au kilométrage peu élevé alors qu'il s’agissait en fait d’anciens véhicules de location à court terme, dont l'odomètre avait élé trafiqué de façon à afficher un kilométrage qui n’avait rien de commun avec celui réellement parcouru.2000 enfants reprennent l’autobus SIIEItKHOOKE (PC) — Les conducteurs d’autobus scolaires de la firme Scobus Coaticook reprendront le travail ce matin au terme de neuf jours de grève, mettant ainsi fin au cauchemar des parents de quelque 20(H) enfants de la Commission scolaire de Coaticook qui étaient privés de transport depuis le 12 novembre.Trente-cinq des 40 chauffeurs syndiqués ont ratifié hier matin en assemblée ,, générale, à Coaticook, en Estrie,, l’entente de principe survenue la, veille entre les parties syndicale et, patronale.L’entente a été ratifiée dans une proportion de 83 %.Le conseiller syndical Jean-René Ré a estimé que les syndiqués de Scobus atteindront, grâce à cette entente, tous les objectifs qu’ils s’étaient fixés lors des négociations pour renouveler le contrat de travail eçhu depuis la fin de juin dernier.Le salaire horaire des chauffeurs, actuellement de 11,23 $, passera à 12 $ dès le 1er janvier.Le 1er juillet 1992, ce salaire sera de 12,50 $ et de 13 $ l’année suivante. Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 M A-3 Soixante recommandations contre l’agression sexuelle d’un patient par un médecin SNC-Lavalin à nouveau juge et partie du toit olympique Isabelle Paré UN GROUPE de travail mandaté par le Collège des médecins de l’Ontario recommande une amende de 20 000 $ et l'interdiction de pratiquer pour au moins cinq ans aux médecins reconnus coupables d’agressions sexuelles envers leurs patientes.Quoique sévères, les peines proposées par le groupe de travail ontarien constituent néanmoins un recul face à celles contenues dans son rapport préliminaire de mai dernier, qui prônait la radiation à vie des médecins fautifs.Une enquête menée par ce comité au cours de l’hiver dernier avait évalué qu’environ 10% des médecins se livraient à des comportements non appropriés ou carrements abusifs.Mais devant le tollé provoqué par ce premier rapport au sein de la profession, le comité a préféré rajuster son tir.Après dix mois d’étude, le groupe de travail a finalement accouché hier d’un rapport de .‘100 pages, lourd de 60 recommandations proposant notamment des révisions législatives pour mieux lutter contre le problème Un citoyen oblige Hydro-Québec à lui verser 200 $ pour atteinte à sa santé TROIS-RIVIÈRES (PC) - Un citoyen de Saint-Barnabé, en Mauricie, vient de remporter une victoire en matière environnementale contre Hydro-Québec en obtenant du tribunal qu’il condamne la société d’État à lui verser une somme nominale de 200$ pour atteinte à sa santé.Comme beaucoup d’autres citoyens, le requérant vit à proximité d’une servitude où passe une ligne de transmission d’électricité.Régulièrement, Hydro-Québec entretient le passage sous les tours en procédant a l’arrosage des arbres et autres végétaux situés sous la ligne, dans l’assiette du droit de passage.Le requérant, qui est âgé de 76 ans, estimait que le produit dont se sert Hydro-Québec pour arroser était nuisible pour sa santé.Il a donc réclamé une somme de 1000 $ à titre de dommages pour des malaises (maux de tête, toux, indispositions) qu’il aurait ressentis peu de temps après un arrosage à proximité de sa terre.Dans cette affaire qui était soumise au juge Serge Gagnon, de la Cour du Québec, a Trois-Rivières, Hydro-Québec a invoqué sa qualité de bénéficiaire de la servitude et son droit à l’arrosage du passage comme faisant partie de son entretien.Le requérant soutenait de son côté que l’arrosage en question se faisait au moyen d’un produit chimique qui attaque la végétation et la fait mourir.L’homme a fait savoir au tribunal que l’arrosage se faisait normalement à partir du sol, mais qu’il était arrivé qu'llydro-Québec utilise un avion.Il avait aussi soumis qu’un arbre adulte mourait lorsqu'arrosé avec ce produit.Le juge avait donc à estimer s’il y avait présomption de fait que ce produit qui peut tuer un arbre adulte puisse également comporter certains dangers pour l’homme.Il revenait à Hydro-Québec de repousser cette présomption, ce qui, selon le juge, n’a pas été fait.Dans les circonstances, le juge Gagnon en vient à la conclusion que si la servitude de passage dont Hydro-Québec bénéficie comporte évidemment le droit d’entretenir, ce droit ne doit pas s’exercer en causant un plus grand préjudice au propriétaire du terrain.En l’espèce donc, le juge est d’avis que la preuve prépondérante bien que non scientifique tend à démontrer que ces arrosages nuisent à la santé des humains et en particulier à celle du requérant.Par ailleurs, le juge Gagnon souligne que l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit le droit à la sécurité de sa personne de même que l’article 1 de la Charte québécoise qui stipule que tout être humain a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne.Dans la présente affaire, le tribunal en conclu qu’Hydro-Québec a violé ces droits fondamentaux du requérant.des attouchements non appropriés et des agressions sexuelles entre médecins et patients.ün propose d'abord de créer deux niveaux d’infractions à la loi, l’une portant sur les gestes inconvenants et l’autre sur les agressions sexuelles.La première catégorie d’infractions comprendrait entre autres les baisers non désirés, le harcèlement sexuel à l’endroit d’un ou d’une patiente ou l’insistance à regarder se dévêtir un ou une patiente.Ces gestes pourraient valoir aux médecins inculpés des sanctions allant de la simple réprimande à l’amende, en passant par la suspension temporaire du droit de pratique.L’agression sexuelle proprement dite inclurait notamment toute forme de relation sexuelle orale, anale ou génitale avec un ou une patiente, l’attouchement, sans justification médicale, des parties génitales, l’encouragement par le médecin à la masturbation d’un ou d’une patiente.Dans ces cas, le rapport suggère le retrait obligatoire du droit de pratique pour cinq ans et une amende de 20 000 $ pour les médecins accusés.Plus encore, propose le comité, le nom du médecin reconnu coupable d’agression devrait être communiqué par le Collège des médecins ontarien à toutes les associations médicales du Canada et des États-Unis.Pour pratiquer à nouveau, le docteur fautif devra avoir réussi une psychothérapie et convaincu le comité de discipline que son retour dans la profession n’expose le public à aucun danger.« Il y a un grand besoin dans notre société à croire aux possibilités de la réhabilitation », a soutenu hier la présidente du groupe de travail, Mme Marilou MacPhe-dran.une avocate de Toronto.Mais pour Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, ces recommandations, même assouplies, sont draconiennes.« La gravité de la peine doit aller avec l’acte commis et il faut penser d’abord à la réhabilitation.Cinq ans sans droit de pratique équivaut en fait à atteindre le point de non-retour», croit-il.Mais le comité présidé par Mme MacPhedran opte pour la « tolérance zéro » en matière d’agression sexuelle et va même jusqu’à proposer au Collège des médecins d'adopter un « code de pratique » pour éviter que des professionnels profitent de la vulnérabilité émotionnelle et physique de leurs patients.On suggère ainsi aux médecins de n’avoir aucun contact sexuel avec une patiente, et cela jusqu'à deux ans après la dernière consultation.Dans le cas d’une psychothérapie, le groupe de travail décourage même toute relation amoureuse ou sexuelle entre un professionel et une cliente, peu importe le temps qui s’est écoulé depuis la dernière consultation.Le Collège des médecins et chirurgiens d’Ontario a créé un comité qui verra comment appliquer ses recommandations au cours des prochains mois.Laurent Soumis TOUT comme sa filiale Socodec (1991) chargée d’examiner et de réparer la toile du Stade olympique, la maison-mère SNC-Lavalin se retrouve à nouveau cette semaine à la fois juge et partie des problèmes du toit rétractable de l’enceinte de la rue Pierre-de-Coubertin.La résolution 6285, adoptée récemment dernier par le conseil d'administration de la Régie des installations olympiques (RIO), indique que la firme a non seulement reçu le mandat d’examiner la sécurité de la toile mais de définir la nature d’éventuels travaux de renforcement, leur coût et l’échéancier de réalisation.Le mandat en trois temps consiste à *< procéder à l’examen de la toiture du Stade et déterminer, s’il y a heu, les travaux correctifs nécessaires à la fermeture sécuritaire du toit pour la période hivernale », à •< fournir à la Régie, dans les plus brefs délais, un avis concernant la sécurité de la toile du toit pour le publie et les employés », et à « informer la Régie de la nature de ces travaux, de leur coût et de l’échéancier de leur réalisation ».Les conditions de rémunération de la firme sont celles fixées au « décret 1235-87 du 12 août 1987 », indique sans plus le procès-verbal.Une porte-parole de la Régie des installations olympiques a indiqué hier que la RIO s’attendait à ce que la firme d’ingénerie remette son rapport sur la sécurité du Stade olympique « d’ici la fin de semaine »' La semaine dernière, à la suite du désistement du Comité d'experts internationaux dans la recherche d’une solution temporaire au toit rétractable, la RIO avait appel à SNC-Lavalin qui s’était adjoint deux des quatre experts internationaux, MM.Massimo Majowiecki et Harold Muehlberger.On se souviendra que c’est Lavalin qui a parachevé le mât et le toit du Stade selon un contrat qui devait être « clés en main ».Au cabinet du ministre responsable de la RIO, M.André Vallerand, on insistait hier pour dire qu’aucun indice ne permettait de croire que le rapport de SNC-Lavalin serait acheminé à temps pur une décision demain au conseil des ministres.De plus, ajoutait-on, les inspecteurs des édifices publics, qui relèvent du ministère du Travail, devront émettre un avis favorable de conformité avant la réouverture de l’édifice.Chez SNC-Lavalin, une porte-parole autorisée indiquait qu’elle ne pouvait rien déclarer.Dans un rapport à la RIO rédigé par les ingénieurs Normand Morin et Luc Laney, SNC-Lavalin s’était porté à la rescousse, le 5 novembre dernier, de sa fiüale Socodec (1991), chargée par ailleurs des réparations à la toile.Dans un rapport siené le 16 octo- bre par l'ingénieur Pierre Dufour, Socodec (1991) avait conclu à la sécurité de la toile durant la période hivernale, ce qu'avait sérieusement mis en doute l’ingénieur Franz Knoll, de la firme Nicolet, Chartrand, Knoll, dans deux rapports datés du 15 et du 29 octobre, de même que le Co mité des experts internationaux, dans un rapport préliminaire du 10 octobre.Dans sa réplique du 5 novembre, SNC-Lavalin estimait que « sous réserve de continuer, comme par le passé, à évacuer l'essentiel de la neige après chaque tempête, on peut considérer que le risque de rupture de la toile sous charge de neige au cours de l’hiver 91-92 est faible».« Si toutefois des conditions exceptionnelles non prévisibles à ce jour telles qu'une accumulation extraordinaire de neige sur la toiture devait survenir, il serait toujours possible et souhaitable de procéder à l’évacuation partielle ou totale du Stade jusqu’à ce que les accumulations en question soient enlevées.» « Une accumulation exceptionnelle n’est pas en effet un phénomène soudain et l’observation systématique par le maître de l'ouvrage des accumulations lors des tempêtes permettrait de prendre des mesures d’évacuation partielle ou totale avant de mettre en danger la sécurité du public.» Le ministre Vallerand avait alors indiqué qu'une telle perspective était « irresponsable ».Jv~ PHOTO AP Nouvelles frontières La France et l’Angleterre ont signé hier les premiers accords régissant leur future frontière « terrestre ».Le ministre français de l’Intérieur, Philippe Marchand (à droite), et son collègue britannique, Kenneth Baker, ont ainsi défini les règles de douanes qui s’appliqueront au début de 1993 aux deux extrémités du tunnel sous la Manche.Hydro songe à rouvrir un bureau à New York Frédéric Tremblay de lu Presse canadienne QUÉBEC — Hydro-Québec «étudie attentivement » la possibilité de rouvrir un bureau à New York dont le rôle prioritaire serait de refaire l’image de la société d’État auprès des Américains, fortement entachée par l’offensive médiatique menée ces derniers mois par les Cris contre le projet Grande Baleine.Au cabinet de la ministre de l’Énergie et des Ressources, Lise Bacon, l’attachée de presse Luce As-selin a fait savoir, hier au cours d’un entretien téléphonique, qu’il s’agissait « d’une solution envisagée » mais qu’aucune décision n’avait encore été prise.Un porte-parole d’Hydro-Québec, Jacques-André Couture, a pour sa part indiqué « qu’on va voir comment va évoluer la situation » avant de décider s’il est opportun ou non de doter la société d’Etat d’un pied-à-terre à New York.Hydro-Québec avait ouvert en 1985 un bureau d’affaires à New York, mais on avait finalement décidé de le fermer en 1988 puisqu’on estimait que les « objectifs avaient été atteints», a soutenu M.Couture.Il en coûtait un peu plus d’un million de dollars annuellement pour opérer ce bureau dont le rôle a consisté à « établir des liens avec nos partenaires américains ».La publicité parue en octobre der nier dans le New York Times, signée notamment par le Grand conseil cri, | avait relancé le débat sur l’opportunité pour Hydro-Québec de rouvrir un bureau dans la métropole américaine.Cette pleine page publicitaire décriait vigoureusement le développement énergétique du Grand Nord québécois en le comparant « en am-| pleur avec la dévastation de l’Amazonie ».Hydro-Québec avait répliqué quel-j ques jours plus tard en achetant une page publicitaire dans le même quo-; tidien afin de corriger les faits.La société d’État a également décidé de recourir aux services de la firme de communication américaine Burson Marsteller pour étudier les moyens de contrer ce que la ministre Bacon qualifie de « propagande » menée par les Cris.L’opposition péquiste à l’Assemblée nationale, par le biais de son porte-parole en matière d’énergie, Guy Chevrette, réclame de son côté la réouverture au plus tôt du bureau d’Hydro-Québec à New York.La ministre Lise Bacon a déjà eu l’occasion de préciser ces dernières semaines à l’Assemblée nationale que ce dossier faisait l’objet d’une attention particulière.L’attachée de presse de la ministre, Luce Asselin, a souligné que la question était entre autres de savoir s’il est vraiment nécessaire pour Hydro-Québec d’avoir un bureau à New York pour redorer son image.En septembre dernier, Hydro-Québec a ouvert un nouveau bureau d’af-; faires à Bruxelles, siège de la Communauté économique européenne.Des compagnies spécialisées en biotechnologie seraient torpillées par des lenteurs administratives OTTAWA (PC) — Des compagnies spécialisées en biotechnologie risquent la faillite parce qu’elles doivent attendre trop longtemps le brevet et l’autorisation gouvernementale nécessaires pour leurs inventions, affirme un rapport fédéral publié hier.Les dossiers non étudiés de plus de 200 entreprises canadiennes spécialisées en biotechnologie s’accumulent au bureau d’examen des brevets.Dans ce domaine, près de 2500 demandes de brevets, certaines datant de 1979, étaient toujours en attente en janvier 1990, selon le rapport du Comité consultatif national sur la biotechnologie.Au rythme actuel d’étude de 35,15 cas par an, il faudra 50 ans pour éliminer le retard.« Il y a un réel danger que le Canada se retrouve loin derrière les autres pays, qui concentrent leurs efforts pour améliorer leur compétitivité nationale par le biais de la biotechnologie », dit le rapport rendu public par le ministre des Sciences William Winegard.Le comité recommande que le bureau d’examen des brevets, qui relève actuellement du ministère des Consommateurs et des Sociétés, soit transformé en agence indépendante et puisse recruter elle-même le personnel requis.« L’énorme accumulation de demandes de brevets non publiées et non examinées au bureau des brevets pose de grandes difficultés d’organisation aux compagnies canadiennes », dit-il.Composé de 17 personnes, le comité, établi en 1983, comprend surtout des experts de l’industrie, des chercheurs en médecine et des universitaires.Un membre du bureau des brevets qui a demandé à garder l’anonymat a déclaré que le bureau dispose de quatre ou cinq examinateurs pour les brevets en biotechnologie, un domaine « hautement complexe ».L’agence américaine équivalente en a 150 et en engage encore.Il n’a pas été possible d’obtenir de commentaire officiel du bureau des brevets hier.Les entreprises de biotechnologie inventent sans cesse de nouveaux produits et procédés basés sur des formes de vie allant des bactéries aux nouvelles espèces végétales ou animales.Bon nombre de nouveaux produits proviennent du domaine pharmaceutique, et il y a également des délais anormaux pour l’obtention des autorisations fédérales pour les nouveaux médicaments auprès du ministère de la Santé, note le rapport.La situation a empiré avec les réductions d’effectifs qui ont suivi les compressions budgétaires fédérales du printemps dernier Pour les nouvelles compagnies cherchant à commercialiser leurs premiers produits biopharmaceutiques, de longs délais signifient des difficultés financières accrues et peut-être même la faillite, souligne le document.Campagne 2000 au secours des enfants pauvres Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Au Canada, près d’un million d’enfants vivent dans la pauvreté, particulièrement au Québec et en Ontario, deux régions durement frappées par la récession.Pour faire disparaître cette forme d’injustice, «inexcusable» pour une société riche, un groupe d’organismes indépendants ont lancé dans la capitale fédérale, hier, Campagne 2000, dont l’objectif est de faire en sorte qu’au tournant du siècle, la société soit capable de répondre aux besoins de sa progéniture.« On estime que 40 % des clients des soupes populaires ont moins de 14 ans.Cette donnée traduit l’absence de politique, de respect et de dignité dont les enfants sont victimes », a déclaré hier l’ex-mairesse d’Ottawa, Mme Marion Dewar, qui rendait publique la campagne nationale de la coaütion.La « mission » dont s’investit le groupe est explicite : « En cette période de réforme constitutionnelle et de renouvellement national, l’élimination de la pauvreté à la grandeur du Canada doit devenir la priorité de la décennie actuelle».Ce n’est pas la première fois que les grands partis politiques fédéraux sont interpellés pour s’attaquer au problème.Le 24 novembre 1989, la Chambre des communes s’engageait à l’unanimité à éliminer la pauvreté : « D’ici la fin de la présente décennie, nous devons faire en sorte que les enfants et les adultes du Ca- nada ne soient plus jamais obligés de compter sur les banques d’alimentation ou autres oeuvres de charité pour assurer leur subsistance».Depuis, bien peu de choses ont été réalisées.En fait, notent les porte-parole de Campagne 2000, s’il y a constat à faire, c’est bien d’un échec puisque les files d’attente des soupes populaires rallongent.On suffit difficilement à la demande, ce qui augure plutôt mal pour la période hivernale.Le Canada, déplore-t-on, enregistre le plus haut taux de pauvreté familiale des pays industrialisés, après les États-Unis' La statistique fournie par le eoaliation indique qu’en 1987, 13,9 % des familles canadiennes vivaient sous le seuil de la pauvreté, pourcentage qui grimpe à 45,4 % dans le cas des familles monoparentales.Au tournant de l’année, le regroupement d’associations entreprendra une série d’études pour arrêter avec précision le type d’interventions que l’État devrait faire.Les porte-parole du groupe voient loin.« Les élections fédérales prévues pour 1993 donnent l’occasion à tous les partis d’exposer les moyens qu’ils entendent utiliser pour réaliser cet objectif », affirme-t-on.On souhaite vivement que des questions plus pressantes ne viendront pas détour ner l’attention de l’électorat.Première solution proposée, le plein emploi, notion qui paraît, convient-on, encore évanescente dans des périodes de chômage élevé comme celle qu’on traverse.CONFÉRENCE Michael E.Porter, b.s.e., m.b.a., Ph.d PROFESSEUR HARVARD BUSINESS SCHOOL Lundi, 16 décembre 1991 à 15 h 30 Le Reine Elizabeth Grand Salon Coût du billet : 60 $ membre 70 $ non-membre (TPS incluse) Réservations : Josée Laporte (288-9090) 772, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1G1 Télécopieur : 843-7320 NOTE : La conférence sera présentée en anglais Une réception suivra la conférence aux Galeries 1,2 et 3 Une présentation de : Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain M » et LA GARANTIE, COMPAGNIE D'ASSURANCE DE L’AMERIQUE DU NORD I A-2 B Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 Ottawa lâche du lest sur le projet de référendum Benoît Bouchard tentera d'apaiser la tempête dans le caucus conservateur du Québec Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa DEVANT la tempête qui gronde au sein du caucus du Québec, le gouvernement fédéral lâche du lest sur son projet d’une loi permettant la tenue d’un référendum pan-canadien sur la Constitution.Il n’est finalement pas nécessairement question de déposer avant l’ajournement des Fêtes un projet de loi référendaire, s’il faut en croire les précisions faites aux Communes par le ministre aux Affaires constitutionnelles ,Ioe Clark hier après-midi.« La semaine dernière, les libéraux de M.Chrétien m’ont demandé de m’engager à déposer une loi référendaire d’ici les Fêtes, mais je me suis simplement engagé à tenir une réunion cette semaine à ce sujet», affirme-t-il.Depuis mardi dernier, l’engagement, tel que claironné par .lean Chrétien et sans jamais que le ministre Clark n’y apporte de précisions, a mis le feu aux poudres du caucus du Québec.Jusqu’à présent, une dizaine de députés conservateurs du Québec, dont la ministre Monique Vézina, ont pris position publiquement contre ce projet de leur gouvernement, certains le jugeant contre-indiqué dans le climat actuel, d’autres trouvant qu’Ottawa menace ainsi de « dou- bler » la démarche québécoise.La mise au point du ministre Clark hier a été exigée, selon toutes les indications, par le lieutenant du Québec de Brian Mulroney, Benoît Bouchard, rentré du Sommet de la francophonie, « en furie » de son propre aveu, devant la précipitation de son gouvernement à déposer un projet de loi référendaire.« J’ai été absent une semaine, je reviens et c’est la pagaille », se lamente le lieutenant du Québec de Brian Mulroney devant les divisions qui ont fait surface parmi les troupes du Québec en son absence.«Je n’ai rien contre un référendum à l’échelle canadienne », af- firme-t-il pour autant.Il est ridicule d’aller dire que parce qu’Ottawa va aller faire un référendum, on va nécessairement nier les droits des Québécois.Si le Québec choisit la souveraineté, ce n’est pas une loi fédérale ou un référendum canadien qui va l’empêcher.» Le ministre aurait donc l’intention de profiter du répit obtenu pour rallier ses collègues québécois à sa vision d’un référendum constitutionnel pan-canadien.« Les députés du Québec manquent d’information, af-firme-t il en effet.Il y a beaucoup d’incompréhension.À partir du moment où on réalise que le projet de loi ne met pas en cause le droit du Québec à l’autodétermination, il y a beaucoup de députés qui changent d'idée.» Mais hier, la détermination de plusieurs conservateurs du Québec à s’opposer à ce projet de loi semblait plutôt se raffermir.Plusieurs, comme le député Denis Pronovost, de Saint-Maurice, ou Jean-Marc Ro-bitailte, de Terrebonne, affirmaient être résolus à ne pas l’appuyer.Et entretemps, l’unique député québécois du N PD, Phil Edmonston, est devenu un des premiers à accepter l’invitation du Bloc québécois, se dissociant publiquement de tout projet de référendum pan-canadien sur la Constitution.Lise Bourgault craint de plus en plus 1,5 million d’enfants tués les activités « illicites » des Warriors Par ia guerre depuis 10 ans m CMi I TEXTE INEDIT i fiX L’indispensable nde I UDlco «vant/ÉDmoNS0UBOBÉAi Discussions sur les réformes à Urgence Santé LE MINISTÈRE de la Santé et des! Services sociaux tiendra le 5 décembre à Montréal une « minicommission parlementaire » sur la réforme d'Urgences Santé, réforme d’envergure dont certains aspects suscitent la controverse.Des représentants du ministère entendront pour l’occasion des porte-parole de la Corporation d’Urgences Santé, des médecins qui y travaillent, des infirmières, des techniciens ambulanciers, ainsi que le Dr Michel Tétrault, observateur dans ce dossier.L’Institut des aveugles tend la main • Hi f L’INSTITUT national canadien pour les aveugles (INCA) a absolument besoin d’une subvention de 200 000 $ du ministère des Affaires culturelles pour poursuivre les activités de sa bibliothèque francophone.La direction de l’INCA lançait un cri d’alarme hier, déplorant que le ministère n’ait pas répondu à sa demande d’aide, et menaçant de fermer la bibliothèque, un service gratuit pour les 3000 clients aveugles qui l’utilisent.Le service est partiellement financé par les dons du public, et il permet aux aveugles un accès à près de 4000 titres (romans,' essais, biographies, etc.).75 100 d’amende pour des autos rajeunies LONGUEUIL (PC) - Un ancien , ! concessionnaire d’automobiles de., Saint-Constant, au sud de Montréal, la firme Thibert Automobiles Liée, et trois de ses administrateurs et employés viennent d’être condamnés à des amendes totalisant 75 100 $ pour des infractions à la Loi de la protection du consommateur, a annoncé hier l’Office de la protection du consommateur (OPC).Le juge Jacques Rancourt, de la Cour du Québec, a imposé une amende dé 62 000 $ à la compagnie tandis qu'un administrateur, Georges Thibert, lé gérant des ventes, Marcel Thibert, et un vendeur, Sylvain J utras, ont été condamnés à des amendes respectives de 10 000 $, 2700 $ et 400 $.La preuve a révélé que l’entreprise avait vendu des automobiles en les présentant comme des démonstrateurs au kilométrage peu élevé alors qu’il s’agissait en fait d’anciens véhicules de location à court terme, dont Podomètre avait été trafiqué de façon à afficher un kilométrage qui n’avait rien de commun avec celui réellement parcouru.2000 enfants reprennent l’autobus SHERBROOKE (PC) - Les conducteurs d’autobus scolaires de la firme Scobus Coatieook reprendront le travail ce matin au terme de neuf jours de grève, mettant ainsi fin au cauchemar des parents de quelque 2000 enfants de la Commission scolaire de Coatieook qui étaient privés de transport depuis le 12 novembre.Trente-cinq des 40 chauffeurs syndiqués ont ratifié hier matin en assemblée générale, à Coatieook, en Estrie, l’entente de principe survenue la.veille entre les parties syndicale et.patronale.L’entente a été ratifiée dans une proportion de 83 %.Le conseiller syndical Jean-René Ré a estimé que les syndiqués de Scobus atteindront, grâce à celte entente, tous les objectifs qu’ils s’étaient fixés lors des négociations pour renouveler le contrat de travail échu depuis la fin de juin dernier.Le salaire horaire des chauffeurs, actuellement de 11,23 $, passera à 12 $ dès le 1er janvier.Le 1er juillet 1992, ce salaire sera de 12,50 $ et de 13$ l’année suivante.< Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 M A-3 Soixante recommandations contre l’agression sexuelle d’un patient par un médecin SNC-Lavalin à nouveau juge et partie du toit olympique __________Isabelle Paré UN GROUP K de travail mandaté par le Collège des médecins de l’Ontario recommande une amende de 20 000 $ et l’interdiction de pratiquer pour au moins cinq ans aux médecins reconnus coupables d'agressions sexuelles envers leurs patientes.Quoique sévères, les peines proposées par le groupe de travail ontarien constituent néanmoins un recul face à celles contenues dans son rapport préliminaire de mai dernier, qui prônait la radiation à vie des médecins fautifs.Une enquête menée par ce comité au cours de l'hiver dernier avait évalué qu’environ 10 % des médecins se livraient à des comportements non appropriés ou carrements abusifs.Mais devant le tollé provoqué par ce premier rapport au sein de la profession, le comité a préféré rajuster son tir.Après dix mois d’étude, le groupe de travail a finalement accouché hier d’un rapport de 300 pages, lourd de.60 recommandations proposant notamment des révisions législatives pour mieux lutter contre le problème Un citoyen oblige Hydro-Québec à lui verser 200 $ pour atteinte à sa santé TROIS-RIVIÈRES (PC) - Un citoyen de Saint-Barnabé, en Mauricie, vient de remporter une victoire en matière environnementale contre Hydro-Québec en obtenant du tribunal qu’il condamne la société d’État à lui verser une somme nominale de 200 $ pour atteinte à sa santé.Comme beaucoup d’autres citoyens, le requérant vit à proximité d’une servitude où passe une ligne de transmission d’électricité.Régulièrement, Hydro-Québec entretient le passage sous les tours en procédant a l’arrosage des arbres et autres végétaux situés sous la ligne, dans l’assiette du droit de passage.Le requérant, qui est âgé de 76 ans, estimait que le produit dont se sert Hydro-Québec pour arroser était nuisible pour sa santé.Il a donc réclamé une somme de 1000 $ à titre de dommages pour des malaises (maux de tête, toux, indispositions) qu’il aurait ressentis peu de temps après un arrosage à proximité de sa terre.Dans cette affaire qui était soumise au juge Serge Gagnon, de la Cour du Québec, a Trois-Rivières, Hydro-Québec a invoqué sa qualité de bénéficiaire de la servitude et son droit à l’arrosage du passage comme faisant partie de son entretien.Le requérant soutenait de son côté que l’arrosage en question se faisait au moyen d’un produit chimique qui attaque la végétation et la fait mourir.L'homme a fait savoir au tribunal que l’arrosage se faisait normalement à partir du sol, mais qu’il était arrivé qu’Hydro-Québec utilise un avion.Il avait aussi soumis qu’un arbre adulte mourait lorsqu’arrosé avec ce produit.Le juge avait donc à estimer s’il y avait présomption de fait que ce produit qui peut tuer un arbre adulte puisse également comporter certains dangers pour l’homme.11 revenait à Hydro-Québec de repousser cette présomption, ce qui, selon le juge, n’a pas été fait.Dans les circonstances, le juge Gagnon en vient à la conclusion que si la servitude de passage dont Hydro-Québec bénéficie comporte évidemment le droit d’entretenir, ce droit ne doit pas s’exercer en causant un plus grand préjudice au propriétaire du terrain.En l’espèce donc, le juge est d'avis que la preuve prépondérante bien que non scientifique tend à démontrer que ces arrosages nuisent à la santé des humains et en particulier à celle du requérant.Par ailleurs, le juge Gagnon souligne que l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit le droit à la sécurité de sa personne de même que l’article 1 de la Charte québécoise qui stipule que tout être humain a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne.Dans la présente affaire, le tribunal en conclu qu’Hydro-Québec a violé ces droits fondamentaux du requérant.des attouchements non appropriés et des agressions sexuelles entre médecins et patients.On propose d’abord de créer deux niveaux d’infractions à la loi, l’une portant sur les gestes inconvenants et l’autre sur les agressions sexuelles.La première catégorie d'infractions comprendrait entre autres les baisers non désirés, le harcèlement sexuel à l’endroit d’un ou d’une patiente ou l’insistance à regarder se dévêtir un ou une patiente.Ces gestes pourraient valoir aux médecins inculpés des sanctions allant de la simple réprimande à l’amende, en passant par la suspension temporaire du droit de pratique.L’agression sexuelle proprement dite inclurait notamment toute forme de relation sexuelle orale, anale ou génitale avec un ou une patiente, l’attouchement, sans justification médicale, des parties génitales, l’encouragement par le médecin à la masturbation d’un ou d’une patiente.Dans ces cas, le rapport suggère le retrait obligatoire du droit de pratique pour cinq ans et une amende de 20 000 $ pour les médecins accusés.Plus encore, propose le comité, le nom du médecin reconnu coupable d’agression devrait être communiqué par le Collège des médecins ontarien à toutes les associations médicales du Canada et des États-Unis.Pour pratiquer à nouveau, le docteur fautif devra avoir réussi une psychothérapie et convaincu le comité de discipline que son retour dans la profession n’expose le public à aucun danger.« Il y a un grand besoin dans notre société à croire aux possibilités de la réhabilitation », a soutenu hier la présidente du groupe de travail, Mme Marilou MacPhe-dran.une avocate de Toronto.Mais pour Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, ces recommandations, même assouplies, sont draconiennes.« La gravité de la peine doit aller avec l’acte commis et il faut penser d'abord à la réhabilitation.Cinq ans sans droit de pratique équivaut en fait à atteindre le point de non-retour», croit-il.Mais le comité présidé par Mme MacPhedran opte pour la « tolérance zéro » en matière d’agression sexuelle et va même jusqu’à proposer au Collège des médecins d’adopter un « code de pratique » pour éviter que des professionnels profitent de la vulnérabilité émotionnelle et physique de leurs patients.On suggère ainsi aux médecins de n’avoir aucun contact sexuel avec une patiente, et cela jusqu'à deux ans après la dernière consultation.Dans le cas d’une psychothérapie, le groupe de travail décourage même toute relation amoureuse ou sexuelle entre un professionel et une cliente, peu importe le temps qui s’est écoulé depuis la dernière consultation.Le Collège des médecins et chirurgiens d’Ontario a créé un comité qui verra comment appliquer ses recommandations au cours des prochains mois.Laurent Soumis TOUT comme sa filiale Socodec (1991) chargée d’examiner et de réparer la toile du Stade olympique, la maison-mère SNC-Lavalin se retrouve à nouveau cette semaine à la fois juge et partie des problèmes du toit rétractable de l'enceinte de la rue Pierre-de-Coubertin.La résolution 6285, adoptée récemment dernier par le conseil d’administration de la Régie des installations olympiques (RIO), indique que la firme a non seulement reçu le mandat d'examiner la sécurité de la toile mais de définir la nature d’éventuels travaux de renforcement, leur coût et l’échéancier de réalisation.Le mandat en trois temps consiste à « procéder à l'examen de la toiture du Stade et déterminer, s’il y a lieu, les travaux correctifs nécessaires à la fermeture sécuritaire du toit pour la période hivernale », à « fournir à la Régie, dans les plus brefs délais, un avis concernant la sécurité de la toile du toit pour le public et les employés », et à « informer la Régie de la nature de ces travaux, de leur coût et de l’échéancier de leur réalisation ».Les conditions de rémunération de la firme sont ceUes fixées au « décret 1235-87 du 12 août 1987 », indique sans plus le procès-verbal.Une porte-parole de la Régie des installations olympiques a indiqué hier que la RIO s’attendait à ce que la firme d’ingénerie remette son rapport sur la sécurité du Stade olympique ¦< d’ici la fin de semaine ».La semaine dernière, à la suite du désistement du Comité d'experts internationaux dans la recherche d’une solution temporaire au toit rétractable, la RIO avait appel à SNC-Lavalin qui s’était adjoint deux des quatre experts internationaux, MM.Massimo Majowiecki et Harold Muehlberger.On se souviendra que c’est Lavalin qui a parachevé le mât et le toit du Stade selon un contrat qui devait être « clés en main ».Au cabinet du ministre responsable de la RIO, M.André Vallerand, on insistait hier pour dire qu’aucun indice ne permettait de croire que le rapport de SNC-Lavalin serait acheminé à temps pour une décision demain au conseil des ministres.De plus, ajoutait-on, les inspecteurs des édifices publics, qui relèvent du ministère du Travail, devront émettre un avis favorable de conformité avant la réouverture de l’édifice.Chez SNC-Lavalin, une porte-parole autorisée indiquait qu’elle ne pouvait rien déclarer.Dans un rapport à la RIO rédigé par les ingénieurs Normand Morin et Luc Laney, SNC-Lavalin s'était porté à la rescousse, le 5 novembre dernier, de sa filiale Socodec (1991), chargée par ailleurs des réparations à la toile.Dans un ranoort siuné le 16 octo- bre par l'ingénieur Pierre Dufour, Socodec (1991) avait conclu à la sécurité de la toile durant la période hivernale, ce qu’avait sérieusement mis en doute l’ingénieur Franz Knoll, de la firme Nicolet, Chartrand, Knoll, dans deux rapports datés du 15 et du 29 octobre, de même que le Comité des experts internationaux, dans un rapport préliminaire du 10 octobre.Dans sa réplique du 5 novembre, SNC-Lavalin estimait que « sous ré serve de continuer, comme par le passé, à évacuer l’essentiel de la neige après chaque tempête, on peut considérer que le risque de rupture de la toile sous charge de neige au cours de l’hiver 91-92 est faible».« Si toutefois des conditions exceptionnelles non prévisibles à ce jour telles qu’une accumulation extraordinaire de neige sur la toit ure devait survenir, il serait toujours possible et souhaitable de procéder à l’évacuation partielle ou totale du Stade jusqu’à ce que les accumulations en question soient enlevées.» « Une accumulation exceptionnelle n'est pas en effet un phénomène soudain et l’observation systématique par le maître de l’ouvrage des accumulations lors des tempêtes permettrait de prendre des mesures d’évacuation partielle ou totale avant de mettre en danger la sécurité du public.» Le ministre Vallerand avait alors indiqué qu’une telle perspective était « irresponsable ».K 4 PHOTO AP Nouvelles frontières La France et l’Angleterre ont signé hier les premiers accords régissant leur future frontière « terrestre ».Le ministre français de l’Intérieur, Philippe Marchand (à droite), et son collègue britannique, Kenneth Baker, ont ainsi défini les règles de douanes qui s’appliqueront au début de 1993 aux deux extrémités du tunnel sous la Manche.Hydro songe à rouvrir un bureau à New York Frédéric Tremblay do la Presse canadienne QUÉBEC — Hydro-Québec «étudie attentivement » la possibilité de rouvrir un bureau à New York dont le rôle prioritaire serait de refaire l’image de la société d’État auprès des Américains, fortement entachée par l’offensive médiatique menée ces derniers mois par les Cris contre le projet Grande-Baleine.Au cabinet de la ministre de l’Énergie et des Ressources, Lise Bacon, l’attachée de presse Luce As-selin a fait savoir, hier au cours d’un entretien téléphonique, qu’il s'agissait « d’une solution envisagée » mais qu’aucune décision n’avait encore été prise.Un porte-parole d’Hydro-Québec, Jacques-André Couture, a pour sa part indiqué « qu'on va voir comment va évoluer la situation » avant de décider s’il est opportun ou non de doter la société d’Etat d'un pied-à-terre à New York.Hydro-Québec avait ouvert en 1985 un bureau d'affaires à New York, mais on avait finalement décidé de le fermer en 1988 puisqu’on estimait que les « objectifs avaient été atteints», a soutenu M.Couture.Il en coûtait un peu plus d’un million de dollars annuellement pour opérer ce bureau dont le rôle a consisté à « établir des liens avec nos partenaires américains ».La publicité parue en octobre dernier dans le New York Times, signée notamment par le Grand conseil cri, avait relancé le débat sur l’opportunité pour Hydro-Québec de rouvrir un bureau dans la métropole américaine.Cette pleine page publicitaire décriait vigoureusement le développement énergétique du Grand Nord québécois en le comparant « en ampleur avec la dévastation de l’Amazonie ».Hydro-Québec avait répliqué quelques jours plus tard en achetant une page publicitaire dans le même quotidien afin de corriger les faits.La société d’État a également décidé de recourir aux services de la firme de communication américaine Burson Marsteller pour étudier les moyens de contrer ce que la ministre Bacon qualifie de « propagande » menée par les Cris.L’opposition péquiste à l’Assemblée nationale, par le biais de son porte-parole en matière d’énergie, Guy Chevrette, réclame de son côté la réouverture au plus tôt du bureau d’Hydro-Québec à New York.La ministre Lise Bacon a déjà eu l’occasion de préciser ces dernières semaines à l’Assemblée nationale que ce dossier faisait l’objet d’une attention particulière.L’attachée de presse de la ministre, Luce Asselin, a souligné que la question était entre autres de savoir s’il est vraiment nécessaire pour Hydro-Québec d’avoir un bureau à New York pour redorer son image.En septembre dernier, Hydro-Québec a ouvert un nouveau bureau d’affaires à Bruxelles, siège de la Communauté économique européenne.Des compagnies spécialisées en biotechnologie seraient torpillées par des lenteurs administratives OTTAWA (PC) — Des compagnies spécialisées en biotechnologie risquent la faillite parce qu’elles doivent attendre trop longtemps le brevet et l'autorisation gouvernementale nécessaires pour leurs inventions, affirme un rapport fédéral publié hier.Les dossiers non étudiés de plus de 200 entreprises canadiennes spécialisées en biotechnologie s’accumulent au bureau d’examen des brevets.Dans ce domaine, près de 2500 demandes de brevets, certaines datant de 1979, étaient toujours en attente en janvier 1990, selon le rapport du Comité consultatif national sur la biotechnologie.Au rythme actuel d’étude de 35,15 cas par an, il faudra 50 ans pour éliminer le retard.« Il y a un réel danger que le Canada se retrouve loin derrière les autres pays, qui concentrent leurs efforts pour améliorer leur compétitivité nationale par le biais de la biotechnologie», dit le rapport rendu public par le ministre des Sciences William Winegard.Le comité recommande que le bureau d’examen des brevets, qui relève actuellement du ministère des Consommateurs et des Sociétés, soit transformé en agence indépendante et puisse recruter elle-même le personnel requis.« L’énorme accumulation de demandes de brevets non publiées et non examinées au bureau des brevets pose de grandes difficultés d’organisation aux compagnies canadiennes», dit-il.Composé de 17 personnes, le comité, établi en 1983, comprend surtout des experts de l’industrie, des chercheurs en médecine et des universitaires.Un membre du bureau des brevets qui a demandé à garder l'anonymat a déclaré que le bureau dispose de quatre ou cinq examinateurs poulies brevets en biotechnologie, un domaine « hautement complexe ».L’agence américaine équivalente en a 150 et en engage encore.Il n’a pas été possible d’obtenir de commentaire officiel du bureau des brevets hier.Les entreprises de biotechnologie inventent sans cesse de nouveaux produits et procédés basés sur des formes de vie allant des bactéries aux nouvelles espèces végétales ou animales.Bon nombre de nouveaux produits proviennent du domaine pharmaceutique, et il y a également des délais anormaux pour l’obtention des autorisations fédérales pour les nouveaux médicaments auprès du ministère de la Santé, note le rapport.La situation a empiré avec les réductions d’effectifs qui ont suivi les compressions budgétaires fédérales du printemps dernier.Pour les nouvelles compagnies cherchant à commercialiser leurs premiers produits biopharmaceuti-ques, de longs délais signifient des difficultés financières accrues et peut-être même la faillite, souligne le document.Campagne 2000 au secours des enfants pauvres Maurice (îirard do lu Presse canadienne OTTAWA — Au Canada, près d’un million d’enfants vivent dans la pauvreté, particulièrement au Québec et en Ontario, deux régions durement frappées par la récession.Pour faire disparaître cette forme d'injustice, « inexcusable » pour une société riche, un groupe d'organismes indépendants ont lancé dans la capitale fédérale, hier, Campagne 2000, dont l'objectif est de faire en sorte qu’au tournant du siècle, la société soit capable de répondre aux besoins de sa progéniture.« On estime que 40 % des clients des soupes populaires ont moins de 14 ans.Cette donnée traduit l’absence de politique, de respect et de dignité dont les enfants sont victimes », a déclaré hier l’ex-mairesse d’Ottawa, Mme Marion Dewar, qui rendait publique la campagne nationale de la coalition.La « mission» dont s’investit le groupe est explicite : « En cette période de réforme constitutionnelle et de renouvellement national, l’élimination de la pauvreté à la grandeur du Canada doit devenir la priorité de la décennie actuelle ».Ce n’est pas la première fois que les grands partis politiques fédéraux sont interpellés pour s’attaquer au problème.Le 24 novembre 1989, la Chambre des communes s’engageait à l’unanimité à éliminer la pauvreté : « D’ici la fin de la présente décennie, nous devons faire en sorte que les enfants et les adultes du Ca- nada ne soient plus jamais obligés de compter sur les banques d’alimentation ou autres oeuvres de charité pour assurer leur subsistance».Depuis, bien peu de choses ont été réalisées.En fait, notent les porte-parole de Campagne 2000, s'il y a constat à faire, c’est bien d’un échec puisque les files d’attente des soupes populaires rallongent.On suffit difficilement à la demande, ce qui augure plutôt mal pour la période hivernale.Le Canada, déplore-t-on, enregistre le plus haut taux de pauvreté familiale des pays industrialisés, après les États-Unis.La statistique fournie par le coaliation indique qu’en 1987, 13,9% des familles canadiennes vivaient sous le seuil de la pauvreté, pourcentage qui grimpe à 45,4 % dans le cas des familles monoparentales.Au tournant de l’année, le regroupement d’associations entreprendra une série d’études pour arrêter avec précision le type d'interventions que l'État devrait faire.Les porte-parole du groupe voient loin.« Les élections fédérales prévues pour 1993 donnent l’occasion à tous les partis d’exposer les moyens qu’ils entendent utiliser pour réaliser cet objectif », affirme-t-on.On souhaite vivement que des questions plus pressantes ne viendront pas détourner l’attention de l'électorat.Première solution proposée, le plein emploi, notion qui paraît, convient-on, encore évanescente dans des périodes de chômage élevé comme celle qu’on traverse.CONFÉRENCE Michael E.Porter, b.s.e., m.b.a., Ph.d PROFESSEUR HARVARD BUSINESS SCHOOL Lundi, 16 décembre 1991 à 15 h 30 Le Reine Elizabeth Grand Salon Coût du billet : 60 $ membre 70 $ non-membre (TPS incluse) Réservations : Josée Laporte (288-9090) 772, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 1G1 Télécopieur : 843-7320 NOTE : La conférence sera présentée en anglais Une réception suivra la conférence aux Galeries 1,2 et 3 Une présentation de : Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain M » et LA GARANTIE, COMPAGNIE D'ASSURANCE DE L'AMÉRIQUE DU NORD A-4 ¦ Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le président dicalisation, le droit à la négociation, la participation des travailleurs au développement économique, la « dé judiciarisation» du régime de santé et de sécurité du travail et la protec lion de l’environnement figurent aussi dans cette liste qui sera longuement discutée par les délégués jus qu’à vendredi Ceux-ci ont d'ailleurs commencé leur travail, hier, en étudiant une proposition de l’exécutif visant à « encourager la FTQ à explorer avec les autres centrales syndicales de nouvelles voies de rapprochement ».Plus qu’un voeu pieux, cette pro ¦ position pourrait être le point de dé part de toute une série de discussions ¦ entre la FTQ, la CKQ et la CSN sur la mise en commun de leurs ressour ces.« Le temps est venu, a indiqué Fernand Daoust dans son discours d’ou verture, de s’interroger sérieuse ment sur les formes que devraient prendre le syndicalisme à l’intérieur d’un Québec souverain.Nous ne sont mes pas nombreux, six ou sept mil lions de personnes.Pouvons-nous nous permettre tant de dispersion sur le plan syndical ?».Kt un peu plus loin d’ajouter « Devant l'ampleur des tâches qui nous attendent, tant pour créer cette société de plein emploi dont nous rêvons que pour bâtir ce pays qui pourra lui permettre de fleurir, nous comprenons tous que les syndicats, et en particulier les centrales, devront faire preuve d'une plus grande unité d’action».Grand partisan de l’unification des forces syndicales au Québec, le nouveau secrétaire général de la FTQ, Clément Godbout, pourrait voir ainsi s’installer les premiers jalons d’un projet qui lui tient particulièrement a coeur : réunir, au sein d'une seule confédération, la totalité des travailleurs syndiqués de la province Le vote sur cette proposition aura lieu jeudi.4 Castonguay Malgré tout, des membres du comité et des porte-parole du gouvernement fédéral maintenaient hier que l’échéance de la fin février pour le rapport du groupe serait respectée.Aux yeux du gouvernement du Québec la démission de Claude Cas tonguay du comité fédéral sur la constitution est regrettable mais ne change rien au processus que le Québec a mis de l’avant dans le dossier constitutionnel par la loi 150.« C’est très regrettable compte tenu de la valeur personnelle de M.Castonguay», a déclaré hier Sylvie Godin, porte-parole du premier nii-nistre du Québec Robert Bourassa.« Ce qui est important, c’est notre processus à nous, c’est-à-dire nos deux commissions parlementaires et notre échéancier qui prévoit un référendum au plus tard en octobre 1992 »„ a déclaré de son côté Linda Dion, porte-parole du ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Gil Rémil-lard.Le ministre juge également « très qualifié » le successeur de M.Caston guay, le sénateur Gérald Beaudoin.Mme Dion a dit avoir annoncé elle-même la démission de M.Castonguay au ministre Rémillard, ce qui prouve le caractère spontané et soudain de la nouvelle.Cette nouvelle s’est d’ailleurs répandue comme une traînée de pou dre dans les milieux politiques de la capitale québécoise.Le porte-parole de l’opposition pé quiste dans le dossier constitutionnel, le député de Lae-Saint-Jean, .Jac- ques Brassard, estime pour sa part que le coprésident démissionnaire du comité fédéral « s’est finalement aperçu de l’incompatibilité fondamentale entre les visions du Canada anglais et du Québec ».•< .Je n’ai pas à me prononcer sur l’état de santé de M.Castonguay mais d s'est bien rendu compte que la population, elle, souffrait d’épui sèment face aux querelles constitu Domiciles», a dit M Brassard dans une réaction préliminaire à la démis sion de M Castonguay.Pour le député péquiste, M Cas tonguay devait « quitter ce cirque constitutionnel pour conserver sa crédibilité personnelle ».Quant à la nomination du sénateur Gérald Beaudoin à la place de M Castonguay, M Brassard se demande comment.elle pourra donner de la crédibilité à une commission qui n’en avait pas malgré la présence du père du régime québécois d’assu rance maladie.Pour le chef du Parti Egalité et député de D'Arcy McGee à l'Assemblée nationale, Robert l.ibman, le changement à la coprésidence du co mité fédéral ne signifie pas grand chose •• Je ne vois pas une grande différence entre la crédibilité de M Beaudoin et celle de M Castonguay», a dit M l.ibman 4 Nouveau M Gorbatchev n’a pas dévoilé les causes de l'échec de la réunion d’hier, qui a été marquée durant quatre heures par une succession de rendez-vous manqués la retransmis sion en direct de la cérémonie a été annulée sans explications, une conférence de presse annoncée dans un salon d’apparat n’a jamais eu heu et les journalistes soviétiques dépités n’ont eu droit qu’à une rapide mise au point du président soviétique, debout devant un rideau Très grave, M.Gorbatchev ne s’est toutefois pas départi de son in défectible optimisme.« La plupart des modifications (au texte) ont un caractère rédactionnel, a t il assuré aux journalistes.Il nous a fallu redis cuter certaines questions, même ma jeures, mais l’accord sur l’essentiel a été préservé», a-t-il souligné à plu sieurs reprises, estimant qu’une si gnature pourrait intervenir vers le 20 décembre.Selon le chef de l’État, le principe d’un État confédéral et démocratique conservant au centre des prérogatives essentielles, notamment en matière de défense et de relations extérieures, a été maintenu.Le poste de président élu par tous les citoyens pour un mandat de cinq ans n’a pas été remis en discussion, et les participants étaient d’accord également sur pratiquement tous les points du document approuvé le 14 novembre, a-t-il assuré M Gorbatchev a fait état de pro testations émises par le ministre des Relations extérieures, M.Edouard Chevardnadze, à l’égard de la fonction de coordination prévue à l’avenir pour ce ministère.Mais il n’a pas précisé si cet article avait été modifié.Le chef de l’État a reconnu que les tendances à vouloir détruire l’Union étaient fortes.« Je crois que certaines forces exercent une forte près sion sur mes collègues du Conseil d’État pour qu’ils ne signent pas le Traité de l'Union », a-t-il dit II a ad mis qu’il était de plus en plus difficile de reconstituer l’Union « Plusieurs choses sont perdues », ajouté le président soviétique Une signature du Traité de l'Union d’ici un mois semble hautement improbable aux observateurs Kt ce Traité, qui souffrait déjà de l’absence de l’Ukraine, de la Moldavie, de la Géorgie, de l’Arménie et de ('Azerbaïdjan (ce dernier pour des raisons conjoncturelles), risque fort de créer un nuage en pantalons (c’est-à-dire qui va faire long feu), selon l'expression d’un participant au Conseil d’Etat, qui citait un poème du célèbre Vladimir Maïakovski Cette année, soyez fie la fête! ET PARCOUREZ LE MONDE! [mots UAtfUf ! RtMPUSSFZtlREIOUNtZA j PASSFPOKt DIFFUSION | Ç!?L.C P 98.5.lONliUEUH J4M3Z3 4 MOTS PASSEPORT COUPON ORifiiNAl OB'.VjMO'H pHOfOCOPif «FuSff QUESTION D MABlMTE AtOMPlÉTEr.90 • 8.5 LE DEVOIR «*^5 4 Haïti À Ottawa, la porte parole des Af * faires extérieures Nicole Martel a in cliqué que tout le personnel de l'ain bassade est sain et sauf, et travaille depuis la résidence de l’ambassadeur, en banlieue de Pétionville.Mais à cause des menaces, le gouvernement canadien demeure préoccupé par la sécurité de ses employés canadiens, a poursuivi Mme Martel.Ce sont les voisins, et non l'ambassadeur Bernard Dussault, qui ont appelé la police et l’armée, qui ne peu vent entrer dans l’ambassade sans la permission du Canada, a précisé Mme Martel.» Il n'y a pas vraiment de changement dans la situation », a déclaré aux Communes la ministre associée de la Défense Mary Collins, qui a af firmé qu’il serait dans l’intérêt des occupants de quitter l’ambassade aussi rapidement et paisiblement que possible.Les leaders du grou|>e avaient pro féré leurs menaces une première fois dans un communiqué dimanche, M Dussault les a alors qualifiés de terroristes.Us se réclament du pré sident en exil Jean Bertrand Aristide, renversé pai un coup d'État le 30 septembre dernier, mais le pr ésident en exil a nié tout lien avec le groupe.Ils ont demandé l'asile politique au Canada ou au Venezuela.Le Canada a refusé leur requête, le Venezuela n’y a pas répondu.Ils réclament la protection de la Croix Rouge internationale.Par ailleurs, la délégation du parlement haïtien a attribué, hier à Port-au-Prince, au président renversé Jean Bertrand Aristide la responsabilité de l'échec des discussions de Carthagène (Colombie) pour trouver une solution négociée à la crise haïtienne.Les six parlementaires, parmi lesquels figuraient le président du Sé mit, le centriste Déjean Béüzaire, et le président de la Chambre des députés, le socialiste Duly Brutus, ont précisé que le prêtre président avait refusé de signer en dernier ressort une déclaration conjointe qui équivalait en fait à une concession du Parlement.Ce projet de déclaration, dont le texte a été remis à la presse, admettait le principe du .< retour à la continuité de l'ordre constitutionnel ».Il prévoyait trois autres objectifs : la levée de l’embargo, la création d’une police dépendant du ministère de la Justice et la professionalisation des Forces années, et la reprise urgente de l’aide internationale.Le père Aristide a refusé de signer le texte, arguant qu’il voulait la mention spécifique de son retour au pouvoir avec son nom et la nomination d’un nouveau premier ministre, la levée de l'embargo étant conditionnéé par ces deux principes.>• Cet acte n’était pas possible à assumer dans le climat de passion actuel, a souligné M.Brutus qui a prôné une grande conférence nationale de tous les secteurs du pays pour trouver une issue à la crise ».Le projet de déclaration a été rejetée et il n’y a pas eu de demande de retour à la table des négociations de la part de la partie du père Aristide, a déploré l'un des parlementaires, M.Déus Jean-François.M.Déjean Bélizaire a rejeté sur le père Aristide et les États membres de l’Organisation des États américains (OKA) la responsabilité des conséquences désastreuses de la poursuite de l’embargo sur Haïti.« ("est la responsabilité du père Aristide si les hôpitaux ne fonctionnent pas et si la récolte des paysans pourrit sur place faute de transport », a t il affirmé.4 L’économie Le taux d'épargne des ménages est bas, à 9,7 % prévu en 1992 alors qu’il était de 18,7% au sortir de la crise de 1982.En contrepartie, le taux d’endettement lui a bondi substantiellement.De 11,7% qu’il était en 1983, il atteindra les 18% en 1992.Voilà qui explique que les ven tes au détail ont piétiné dans la plupart des secteurs, frappées qu’elles étaient en plus de la taxe sur les produits et services et de la taxe de vente du Québec.Mais ces éléments négatifs commenceront à être contrebalancés par la baisse « spectaculaire » de l'inflation ainsi que la réduction non moins prononcée des taux d’intérêt.« Les taux d’intérêt plus abordables réduiront le poids de cet endettement excessif sur les revenus des ménages, ce qui leur accordera une plus grande latitude » (pour dépenser), estime un autre économiste, Mario Couture.Dans ce contexte, les dépenses de consommation des Qué bécois devraient progresser de 2,4 % en 1992.Quant à l’inflation, les économistes de Desjardins croient que le gouverneur de la Banque du Canada est en voie de gagner son pari.En 1992, prévoit Robert Normand, l'inflation de vrai! se situer sur une base annuelle autour de 3,5 %.« Il fait de moins en moins de doute que la Banque du Canada atteindra son objectif d’un taux de 3 % à la fin de 1992 », écrit M.Normand.Par ailleurs, il est évident que la reprise économique n’a pas eu lieu cet automne et l’on pourra constater l’étendue des dommages de plus près vendredi, disent les économistes.( "est vendredi en effet que Statistique Canada publiera son évaluation de la croissance économique — si croissance il y a eu — pour les mois de juillet, août et septembre.M John Clinkard, économiste principal à la’CIBC, a déclaré hier qu'à son avis l’économie avait progressé légèrement au cours du troisième trimestre, mais qu’il se pouvait bien aussi qu'elle ait régressé.« C’est bien près d’un pile ou face», a dit M.Clinkard.Mais les économistes sont généralement d’accord pour affirmer que la valeur des biens et des services — le produit national brut — n'approchera absolument pas du taux de croissance, transposé à l’échelle annuelle, de 4,9% enregistré durant le deuxième trimestre.Cette période de croissance était le premier sursaut de l’économie de puis sa détérioration en récession au mois d’avril 1990.La semaine dernière, le ministre des Finances Don Mazankowski a déclaré que la reprise ne se manifestait pas comme il avait espéré.Il avait ajouté qu’il faudrait plus de temps que prévu pour ramener le taux de chômage à des niveaux plus bas.« Nous prévoyons une reprise modeste et modérée», a -t-il dit hier.M.Clinkard a noté que la plupart de ses collègues avaient réduit les chiffres paraissant dans leurs prévisions pour le troisième trimestre, vu la diminution des exportations canadiennes et la faiblesse de l’économie américaine.« Le troisime trimestre pourrait avoir enregistré une faible croissance de 0,6 %, mais d’autres croient qu’en fait l'économie s’est contractée», a-t-il ajouté.Burns Fry Ltd., courtiers de Toronto, avait prédit un taux de croissance, reporté sur un an, de 0,5%.Récemment, il a apporté une correction et plutôt prédit, reportée sur un an, une croissance négative de 0,3 %.Même s'il y a un recul.Burns Fry croit toutefois que ce sera insuffisant pour annuler la reprise — il la retardera un peu plus.« Nous continuons de croire que l’économie canadienne se relève lentement pour se tirer de cette mauvaise période que représente la récession», a dit Burns F’ry.Un des points qui empêchent la reprise, a noté M.Clinkard, c’est un manque de confiance des consommateurs et des entreprises.M.Mazankowski, ancien vendeur d’automobiles, a déclaré pour sa part que le pessimisme était dangereux pour l'économie.« Certaines gens se plaignent que l'ambiance économique n’est pas satisfaisante et ils prêchent la catastrophe totale, c’est un piège», a-t-il dit « J'ai été vendeur toute ma vie.Si vous vous promenez en prêchant la grande catastrophe, vous ne ferez pas de très bonnes affaires.» Il demeure confiant toutefois car, a-t-il dit, le gouvernement a jeté les bases d’une reprise en contrôlant l’inflation et en faisant diminuer les taux d'intérêt.« Je crois que c’est maintenant le temps de faire des économies, de consolider nos positions et de travailler à la remise en marche de l’économie.» PHOTO JACQUES NAbEAU Félicitations L’ex-président de la Fédération des travailleurs du Québec, Louis Laberge, est venu offrir ses félicitations au président de la centrale en compagnie du secrétaire général, Clément Godbout, après le discours de Fernand Daoust exhortant les membres à prendre parti en faveur de la souveraineté du Québec, hier, à l’ouverture du congrès de la FTQ L’argent des taxes est mal employé, estime un banquier canadien TORONTO (PC) — Les impôts élevés ne rendent pas, à eux seuls, le Canada moins concurrentiel.C’est la façon dont l’argent est dépensé qui pose problème, a affirmé un cadre d’une banque hier, au cours d'une conférence sur la fiscalité canadienne.« Mal employé, l’argent des impôts ! nuira à la compétitivité même s’il est dépensé dans des domaines valables, alors que ces mêmes dollars, bien utilisés, peuvent contribuer à la com-j pétitivité », d’affirmer M.Edward Neufeld, de la Banque Royale du Ca-j nada.Par exemple, le Canada dépense beaucoup pour l’éducation, qui peut améliorer la compétitivité, a expli qué M.Neufeld, vice-président exécutif de la Banque Royale.Pourtant, le taux de « décrochage » atteint les j 30% dans les écoles secondaires au Canada.Cela est probablement dû au fait qu’une partie des sommes consacrées à l’éducation n’est pas suffi ! samment productive.Résultat, trop j de nos jeunes gens ne reçoivent pas j une formation adéquate, a-t-il avancé.Par contre, des impôts élevés, servant à financer le régime canadien de soins de santé financé par l’État, peuvent être considérés comme un bon investissement, a-t-il dit aux spé- cialistes de la fiscalité.Le régime public d’assurance-santé du Canada représente environ 9% du produit intérieur brut et couvre pratiquement fout le monde, lundis que le régime privé des États-Unis coûte 12% du PIB et laisse un quart de la population sans protection.Le système canadien, plus efficace, nous laisse des ressources susceptibles d’être employées à d’autres fins, ce qui a le potentiel d’augmenter la compétitivité du Canada, a-t-il conclu.Dans l’ensemble, cependant, les dépenses des gouvernements canadiens nuisent à la capacité concurrentielle du pays, a estimé M.Neu feld, parce que les déficits budgétaires ont entraîné une importante dette gouvernementale.Un autre orateur, M.Jack Mintz, professeur de l’Université de Toronto spécialisé en fiscalité, a soutenu que selon des normes internationales, les impôts ne sont pas si élevés au Canada, puisque celui-ci a le huitième plus bas taux de taxation des 24 pays membres de l’Organisation de coopération et de dévelôp pement économique.Ce qui est inquiétant, a-t-il en chaîné, c’est que les impôts et taxes au Canada sont plus élevés que ceux des États-Unis, son plus important partenaire commercial.Pas d’asile au Canada pour qui viole la loi dans son pays Fumer, c’est gaspiller Argent et santé LE DEVOIR lesbÔUsoV oijverLs, .üïSÜÎSpi.De 9H00A Renseignements Administration Rédaction Annonces classées Publicité numéro sans trais (514) 844-3361 (514) 844-3361 (514) 842-9628 (514)286-1200 (514) 842-9645 .1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot el pour les abonnements postaux.Montréal.(514)844-5738 Extérieur (sans Irais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement.Montréal QC H2Y 1X1 OTTAWA (PC) — Le ministre de l’Immigration Bernard Valcourt con sidérerait comme de « l’impérialisme » de la part du Canada de s'attendre que les lois des autres pays soient conformes à ses valeurs.Comparaissant devant le comité de l’immigration des Communes, hier, le ministre a déclaré que ceux qui enfreignent une loi dans leur pays ne peuvent pas s’attendre à ob tenir l’asile au Canada, à moins qu’il n’existe d’autres critères répondant à la définition d'un réfugié par les Nations unies.M.Valcourt faisait allusion au cas d’une femme iranienne qui a été re fusée par la Commission de l’immigrai ion et du statut de réfugié.Elle avait été fouettée par les autorités pour avoir refusé de porter le voile et elle craignait d’être fouettée de nouveau si elle retournait dans son pays.M.Valcourt a approuvé la décision de la commission, mais il est person nellement intervenu pour des raisons humanitaires, disant qu’il possédait des informations que la commission n’avait pas, et il a permis à la femme de rester au Canada.Pour le député néo-démocrate Dan Heap, cependant, M.Valcourt ne fait que nier ses responsabilités dans un système arbitraire, sans ap-pcl.La convention de Genève, a-t-il rappelé, définit un réfugié comme quelqu'un qui est menacé de violence dans son pays d’origine.Dans le cas de la femme iranienne, elle se serait fait fouetter si elle était retournée dans son pays.« Si la loi avait prévu la peine de mort, je suppose qu’on aurait dû la renvoyer pour se faire tuer», a t-il dit.26 novembre par la PC el l'AP 1988 lancement du vaisseau spatial Soyouz TM, avec à son bord un équipage franco-soviétique.1987 le policier montréalais Allan Cosset, accusé d’homicide involontaire à la suile de la mort du jeune Anthony Griffin, plaide non cou) paille.1986 un missile iranien tombe sur un quartier résidentiel de Bagdad: 48 civils sont tués, 52 blessés.1981 le nouveau Parti social-démocrate britannique obtient son premier siège au Parlement à l’occasion d’une élection partielle dans une circonscription précédemment tenue par un conservateur.198(1 un tremblement de terre fait plus de 3000 morts dans la région de Naples 1978 des dirigeants religieux musulmans et politiques, opposés au Chah, appellent à une grève générale, qui paralyse pratiquement l’Iran.1970 un peintre bolivien, déguisé en prêtre, tente de poignarder Paul VI à son arrrivée à Manille — le Souverain Pontife est indemne 1968 après cinq mois de grève, les employés de la Régie des Alcools du Québec rentrent au travail.1967 inondations dans le centre du Portugal: 250 morts.1965 lancement du premier satellite français.1922 ouverture de la sépulture du pharaon égyptien Toulankhamon Ils sont nés un 26 novembre: la chanteuse américaine Tina Turner (1938 ); le chanteur canadien Robert Goulet (1933 ) ECONOMIE Montréal, mardi 26 novembre 1991 La CVMQ parvient à interdire deux abris fiscaux « irréguliers » en R-D Robert Dutrisac LA COMMISSION des valeurs mobilières du Québec a réussi à entamer des procédures d'interdiction contre deux des onze abris fiscaux qu'elle dénonçait la semaine dernière Il s’agit de la Société en assainissement naturel enr., dont les administrateurs sont Claude et Micheline Messier, et de la Société de recherche Dreyfus BioSystems II enr., dirigée par Roger Roy et Esther Dreyfus.Le siège de la Société en assainis sement naturel est situé au 5110,boulevard Cousineau à Saint-Hubert, la même adresse que M.Claude Messier, un comptable.Ce dernier était absent de son bureau hier.Selon le porte-parole de la CVMQ, M.Marc Barrière, la Commission a obtenu dans ces cas-ci suffisamment-de preuves pour entreprendre des procédures d’« interdiction d’opérations sur valeurs», soit l’équivalent d’une injonction qui défend le placement de contrats d’investissements sous forme de parts.Le projet d’assainissement naturel porte sur un « prototype de champ d'épuration constitué de plantes naturelles aquatiques».Le projet Dreyfus repose sur le « développement d’un système expert d’analyse et de simulation qualitative et quan-I italive du rendement psychologique humain en milieu de travail.» L’interdiction portant sur la Société en assainissement englobe également la firme d’ingénieurs-conseil Sodinco experts conseils, de Saint-Hubert.Selon Mme Brigitte Proven-cher, de Sodinco, cette firme d’ingénieurs n’est pas impliquée directement dans la vente de parts de la Société d’assainissement pour laquelle elle n’aurait rempli qu’un mandat de conseil.Selon la Commission, ces sociétés et ces personnes effectuent le placement de parts auprès d’investisseurs résidant au Québec.Ces parts constituent des contrats d’investissement, soit une forme d’investissement soumise à la Loi sur les valeurs mobilières.Le hic, c’est que le placement de ces parts s'effectue sans qu’un pros pectus ait été soumis au visa de la CVMQ ou sans qu'une dispense de prospectus ait été accordée par l’organisme.De plus, ces sociétés et personnes ne sont pas inscrites auprès de la CVMQ à titre de courtier ou représentant d’un courtier, en con travention de la réglementation.Selon les informations recueillies par LE DEVOIR, ces deux sociétés sont des sociétés en nom collectif.Or un épargnant qui investit dans cette forme de société se porte garant personnellement des dettes éventuelles de la société, au-delà de sa mise de fonds.Pour cette raison, la Commission a refusé cette année d’accorder des visas à 14 sociétés en nom collectif qui se proposaient de faire de la recherche-développement, les jugeant trop risquées pour les épargnants.Aucune des deux sociétés qui ont été frappées d’interdiction hier n’a été touchée par ces refus, a indiqué le porte parole de la CVMQ 11 va de soi qu’elles n’auraient pu obtenir de vi sas de la Commission compte tenu qu'elles sont des sociétés en nom col ledit.Rappelons que le 18 novembre dur nier, la CVMQ avait mis en garde les investisseurs contre onze abris fis eaux qu’elle qualifiait de « projets u réguliers».Ces abris fiscaux, dont dix se proposaient de faire de la re cherche développement, présentent des « risques de perle financière ex cessivemenl élevés ».selon l'orga nisme réglementaire.La Commission avait également dénoncé les agissements des person nés suivantes Daniel et Larry Bar nabé, Alain Lebel, Roger Roy, Claude et Micheleine Messier, Marcel (ioyette, Pierre Racine.Pierre Barbe, Rémi Côté, Jean Pierre Isi dore et Roland > quand les gens répondent ‘non’, il est raisonnable d’interpréter celte réponse comme voulant dire ‘pas encore’ », a expliqué le jxlg d’Alcan.« Je m’empresse de dire que ce n’est pas mon cas, a-t-il ajouté en souriant, mais c’est certainement ce que nous aurions dit en septembre, bien qu'à ce moment là nous commencions à nous demander si c’était la chose à faire».Et effectivement, en octobre, Alcan a annoncé qu’elle réduisait de 8,5 % sa capacité mondiale de production d’aluminium de première fusion, décision qui a provoqué la mise à pied, pour une durée indéterminée, de 366 employés au Saguenay-Lac-Saint Jean el en Mauricie et 366 en Grande-Bretagne.La raison : un excès persistant de l'offre par rapport à la demande sur le marché mondial de l’aluminium, qui a conduit à une augmentation continue des stocks et a ramené les prix du métal à leur plus bas niveau depuis 1985.Trois grands facteurs se combinent pour déséquilibrer le marché mondial de l’aluminium : la récession a réduit la demande mondiale ; de nouvelles usines viennent d’entrer ou vont entrer en production dans les prochains mois (dont Alouette et Alumax au Québec) et vont encore accroître l’offre ; et surtout, l’Union soviélique, désespérément à court de devises, exporte à tout va ses matières premières minérales.( >r, « nous ne connaissons pas l’ampleur que prendra le flol d’aluminium qu’exporte l’Union soviétique », a fait remarquer M.Morton.Cette année, on l’estime aux alentours d’un million de tonnes, « une augmentation très considérable sur les deux ou trois dernières années, qui perturberait le marché même dans des conditions économiques normales».De nombreux producteurs d'aluminium à travers le monde et no-tamment en Amérique du Nord ont réduit leur activité au cours des derniers mois en réaction à cet engorgement du marché, et ont diminué au total la capacité de production mondiale d’environ 856 666 tonnes/an (dont 143 500 tonnes/an pour Alcan).Quelques autres — on parle notam-ment de Kaiser et Péchiney — pourraient continuer dans cette voie.Mais M.Morton n’a pas voulu don ner de chiffre magique qui signalerai! un réglement définitif du problème, écartant lout risque de nouvelles fermetures de salles de cuves chez Alcan.« 'Tout dépend jusqu’où les prix descendent ».Indépendam ment des difficultés créées par les exportations soviétiques, le jxlg d’Al can juge ne s’attend pas à ce que la conjoncture économique s’améliore spectaculairement Tan prochain, et « ne voit pas les prix remonter avant au moins un an ».Sur une note plus optimiste, il a cependant souligné que l’actuelle •< dislocation » entre offre et demande mondiales était un problème « à court terme : deux ans », parce que les utilisateurs d’aluminium en ont actuellement très peu en stock et parce que la demande devrait s’accroître considérablement quand les économies des pays de l’Est se redresseront.Par ailleurs, dans une allocution devant le Cercle canadien de Montréal, David Morton a déploré la faible compétitivité des entreprises canadiennes.S’appuyant à ce propos sur la récente étude du gourou américain du management, Michael Porter, il a longuement disserté sur « la nécessité de changer, d’abandonner nos anciennes attitudes et méthodes, de viser l’innovation continuelle et la croissance de la productivité ».« Nous avons créé nous-mêmes une grande partie des obstacles que nous rencontrons, a-t-il affirmé, et cette réalité s’applique aussi à d’autres aspects de la vie au Canada».Pour améliorer les performances économiques du pays, le pdg d’Alcan recommande donc : ¦ de maintenir «une monnaie unique, forte el aisément convertible » et « préserver la continuité des règles économiques » et « la stabilité politique » pour éviter d’inquiéter la communauté financière internationale ; ¦ «d’établir au Canada un marché commun intégral, ce qui implique l’abolition des barrières qui entravent la libre circulation des biens, des services et des travailleurs entre les provinces » ; ¦ de conclure toutes les négociations commerciales internationales en tours (ronde Uruguay du GATT, accord de libre échange nord-américain) d’ici mars 1992, faute de quoi « d’autres échéanciers politiques prendront le pas sur ces question ».On l’aura deviné, M.Morton trouve que les propositions constitutionnelles qu’Ottawa a déposées en septembre dernier sont « les offres les plus intéressantes qui aient jamais été soumises».Et bien qu’il se défende de faire de la politique, il a exprimé l’espoir que les Canadiens, bien que « lassés de toutes ces discussions sans fin », ne laisseront pas passer « l’occasion de faire connaître leur opinion » dans le débat constitutionnel en cours.Débat qui selon lui « pourrait bien être la dernière chance que nous ayons d’améliorer la Constitution et l’économie du Canada ».La Lloyd’s de Londres est en pleine crise LONDRES (Reuter) - Plus de la moitié des membres de la I .loyd’s en visageraient de quitter la plus cé lèbre des compagnies d’assurances si celle-ci ne renoue pas avec les bé néfices d’ici l’annonce des résultats de l’exercice 1991—92, révèle une étude du groupe de recherche MOR1.Les membres — appelés « noms» — sont confrontés à des pertes mas sives depuis l’annonce en juin du dé ficit de 569,67 millions de livres en 1988, le premier depuis 21 ans.Lloyd’s publie ses résultats avec trois ans de retard pour permettre le traitement des demandes d’indemnités.L’étude, publiée dimanche, porte sur 459 noms.Interrogés sur leur éventuel départ si la Lloyd’s ne re noue pas avec les bénéfices sur l’exercice 1991—92, 35% se sont dits plutôt prêts à démissionner et 27 % tout à fait prêts.Dans un communiqué, Lloyd’s s’est déclaré «très encouragé» par le sondage qui révèle aussi que les trois quarts des noms ne regrettaient pas d’etre membres.Les pertes des 466 syndicats qui gèrent le marché sont supportées individuellement par les 26 506 noms qui se portent garants de l’activité de ces syndicats.Les noms s’engagent sur la totalité de leur fortune personnelle.Des noms oui intenté des actions en justice contre des de syndicats de la Lloyd’s afin d’obtenir des indemnités sur les pertes subies.L’organisai ion a chargé un comité d’examiner sa structure et ses normes en matière de capital.Environ 41 % des noms sondés se sont dit plutôt prêts à partir si le comité ne réalisait pas des changements Importants.La majorité des noms interrogés sont préoccupés par les demandes (l’indemnisation à long terme concernant l’amiante et la pollution aux Étals Unis, qui ont constitué une grande partie des pertes de 1988.Solidarité rurale Claude Turcotte SOLIDARITÉ rurale, organisme dont la création fut décidée lors des états généraux du monde rural en fé vrier dernier, a maintenant pignon sur rue à Nicolet.« Aujourd'hui nous ne cassons pas maison, nous ouvrons la maison à nos amis, nos partenaires et nos commanditaires», a dé claré son président, M.Jacques Proulx, au cours d’une petite céré moniê pour souligner cet événement.Solidarité rurale possède une structure très légère et souple, avec deux employés à mi-temps, dont le secrétaire général, Henri Paul Proulx.M.Jacques Proulx, président de PU PA, agit également comme président du bureau de direction de cet organisme à qui on a donné une mission de recherche, de formation, a pignon sur rue de communication et de prise de po-sition.Des commanditaires ont fourni tout le matériel de bureau.On a profité par ailleurs de Tou-ver! lire officielle de Solidarité rurale pour lancer un volume intitulé Le Québec runil dans tous ses états, lequel contient les travaux présentés lors des états généraux du monde rural par les experts invités, (’et ou \ rage montre l’évolution de la réalité rurale depuis le XIXème siècle, fait le bilan de la réalité présente et présente les défis actuels et futurs.Les états généraux du monde rural avaient attiré 2060 personnes de toutes les régions du Québec.Il s’agira désormais de voir si Solidarité rurale saura calmer toutes les an goisses qui continuent toujours de s’exprimer à propos du dépérissement d’un Québec rural qui vieillit et s’appauvrit.L’INSTITUT D’ASSURANCE DU CANADA H.L.SUTHERLAND Lors de la 38e assemblée générale annuelle tenue le 29 octobre 1991 à Toronto, M.H.L.Sutherland, C.L.A., a été nommé président du Conseil des gouverneurs de l’Institut d’assurance du Canada.Le président suppléant est M.G.T.Squire, F.I.I.C.et les vice-présidents sont M.G.Wolfe, F.I.I.C., représentant l’ensemble des membres, M'ne G.Hartlen, A.I.I.C., provinces de l’Atlantique, R.Migneron, A.I.A.C., Québec, Mme J.Maddocks, A.I.I.C., Ontario et M.J.Rogers, F.I.I.C., provinces de l’Ouest.L'Institut d’assurance du Canada est l’organisme éducatif de l’Industrie des assurances I.A.R.D. A-6 ¦ Le Devoir, mardi 26 novembre 1991 ECONOMIE De Cuellar propose des mesures pour sortir P ONU de la crise financière NEW YORK (AFP) - Pour lutter contre l’état de crise financière endémique de TON U, son secrétaire général, M.Javier Perez de Cuellar, propose une série de mesures techniques dont la création de plusieurs fonds et la possibilté d’appliquer des intérêts de retard à tous les mauvais payeurs.Dans son rapport sur la situation financière, publié hier, M.Perez de Cuellar, ne cache pas son agacement devant l’acrroissement des tâches que les états-membres lui confient sans pour autant lui en donner les moyens.Au 31 octobre, relève-t-il, « le total des contributions non acquittées s’élevait à 988,1 millions $'JS », contributions au budget régulier et au financement des différentes opérations de maintien de la paix.67 des 166 États-membres ont, à cette date, payé la totalité de leurs contributions.Les États-Unis à eux seuls doivent 930 millions $ US, dont 345 $ US au titre du budget régulier et 485 $ US à celui des opérations de maintien de la paix.Aussi, M.Perez de Cuellar propose trois types de propositions qu’il souhaite voir adoptées par l’Assemblée générale : ¦ création d’un « fonds de dotation des Nations Unies pour la paix », d’un milliard de dollars alimenté par les contributions obligatoires des Etats, Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR HAWKERI ISIDDELEY HAWKER SIDDELEY CANADA INC.Avis de dividende sur actions privilégiées Avis est donné par la présente qu'un dividende d'un dollar et quarante-trois cents et trois quarts ($1.43’/«e) par action sur les actions privilégiées de la Compagnie, actions en circulation à 5’/»% à dividende cumulatif racheta-bles a été déclaré payable le 2ième jour de janvier 1992, aux actionnaires inscrits aux registres à la clôture des affaires le 16ième jour de décembre 1991 soit un dividende sur telles actions à raison de 5’/«% par année pour le trimestre se terminant le 2ième jour de janvier 1992.Par ordre du Conseil d'administration B M Bandler Secrétaire Le 31 octobre 1991 MISSISSAUGA, ONTARIO auxquelles pourront s’ajouter les contributions volontaires des gouvernements, du secteur privé et des particuliers; ¦ augmentation, à partir du 1er janvier, du « fonds de roulement » en le portant à 250 millions $ US soit 25% du budget régulier, au lieu de 6 % actuellement; ¦ création, à la même date, d'un « fonds de réserve temporaire pour les opérations de maintien de la paix », d’un montant de 50 million-s $ US; ¦ création d’un « fonds autorenouvelable pour l’aide humanitaire », de 50 millions $ US; ¦ application d’intérêts de retard à tous les mauvais payeurs qui ont deux mois pour s'acquitter de leurs obligations financières; ¦ possibilité de lever des emprunts.L’ensemble de ces mesures doivent permettre à l’ONU de disposer d’une assise financière saine afin de faire face à l’augmentation sensible des tâches que lui imposent les pays membres, note M.Perez de Cuellar qui relève cependant que depuis 25 ans l’Assemblée générale a toujours «exigé» des États-membres de payer en temps voulu leur quote-part.D’ici là, théoriquement, si l’ONU ne reçoit pas d’argent avant la fin du mois en novembre elle sera en cessation de paiement.Mais, a souligné le vice-controleur de l’ONU, Mme Susan Mills, cette situation est plus théorique que réelle car il ne peut être question pour l’ON U de fermer ses portes ne serait-ce que pour des raisons juridiques.L’organisation pourrait se voir poursuivre et condamner pour rupture de contrat, a-t-elle expliqué.C’est pourquoi, a-t-elle relevé, M.Perez de Cuellar a demandé dans son rapport que les états-membres versent en avance la totalité une part de leur contributions futures.En principe, l’Assemblée générale se saisira de ce rapport le 4 décembre prochain.Le transport aérien à l’heure des concentrations Les lignes régulières internationales auront des pertes de 3,7 milliards cette année Alain Faujas HAWKERI ISIDDELEY HAWKER SIDDELEY CANADA INC.Avis de dividende sur actions ordinaires Avis est donné par la présente qu'un dividende de vingt-sept cents (27c) par action sur les actions ordinaires en circulation de la Compagnie a été déclaré payable le 15ième jour de janvier 1992 aux actionnaires inscrits aux registres à la clôture des affaires le 16ième jour de décembre 1991.Par ordre du Conseil d'administration B.M, Bandler Secrétaire Le 31 octobre 1991 MISSISSAUGA, ONTARIO Le Monde LE TRANSPORT aérien mondial est sur la voie de la convalescence.Pour la première fois depuis un an, le trafic enregistré en septembre par les 240 compagnies membres de l’Association du transport aérien international (IATA) a retrouvé son niveau du même mois de 1990.Il n’empêche que, sous l’effet de la guerre du Golfe et de la récession économique, le transport aérien connaîtra en 1991 le premier recul de trafic depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, soit environ 2 % de moins par rapport aux 262 millions de passagers internationaux et aux 666 millions de clients sur les lignes intérieures comptabilisés en 1990.Du point de vue des dégâts subis, on peut classer le transporteurs en trois catégories.La première rassemble les compagnies très atteintes qui s’efforcent d’éviter le dépôt de bilan ou de survivre.On peut citer les américains Continental, sous la protection de la loi sur les faillites, ou U S A % qui s'attend à une perte d’environ 500 millions $ US pour l’exercice en cours et a mis en oeuvre un plan drastique d'économies, comportant une réduction provisoire de 20 % des salaires (succédant à 7000 suppressions d’emplois).Les avions immobilisés Dans la deuxième catégorie figurent les transporteurs moins sévèrement touchée, qui ont peu licencié mais qui ont fermé des lignes et taillé dans leurs coûts, comme Swissair, SAS ou le groupe Air France.Et puis il y a les « bons élèves », qui avaient l’habitude de réaliser des bénéfices par millions et qui les voient fondre : les profits de British Airways sont en recul de 94 % au deuxième trimestre 1991, ceux de Japan Air Lines, de 92 % d’avril à septembre, ceux de United, de 75 %, et ceux de Singapore Airlines, le fort en thème par excellence, de 7 % seulement.Il ne faut donc pas s’étonner si, en raison de la chute du trafic et des difficultés des compagnies, environ FORESTERIE NORANDA INC.AVIS DE DÉCLARATION DE DIVIDENDE AVIS est par les présentes donné qu'un dividende de 10 cents (0,10 $) l'action en devise canadienne sur les actions ordinaires en circulation de la Société a été déclaré payable le 21 décembre 1991 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 1er décembre 1991 par les administrateurs de Foresterie Noranda inc.Par ordre du Conseil d'administration, Le Secrétaire T.G.Stinson TORONTO, Ontario Le 23 octobre 1991 Les experts tablent sur une croissance en 1995, soit une augmentation annuelle un millier d’avions sur les 7500 que compte la flotte mondiale se trouvent cloués au sol.L’IATA, qui rassemble la plupart des compagnies aériennes de la planète, a additionné les déficits des uns et des autres pour établir la courbe de température de la profession.Le tableau n’est pas encourageant : les lignes régulières internationales, qui gagnaient 1,8 milliard $ US en 1988 et encore 300 millions $ US en 1989, sont passées dans le rouge pour 2,7 milliards $ US en 1990 et l’on s’attend à une perte de 3,7 milliards $ US cette année.Gunther Eser, directeur général de 1TATA, a dressé la longue liste des surcoûts qui ont saigné à blanc les compagnies au moment où la clientèle — et notamment la clientèle d’affaires, si rémunératrice — se dérobait.Le prix du carburéacteur a plus que doublé au moment de l’invasion du Koweït.De plus, « l’augmentation des risques de guerre a coûté au secteur au moins 200 millions SUS supplémentaires jusqu’à la fin de 1990.Enfin, la charge de la dette s’est alourdie de 27%, soit 900 million-s $ US, en raison de la multiplication des achats d’avions.Cependant, les experts de l'IATA tablent sur une croissance du nombre des passagers de 9,4 % en 1992, de 7 % en 1993 et de 6,9 % en 1994 et en 1995, soit une augmentation annuelle moyenne de 5,6 % pour la période 1991-1995.Chez les constructeurs, on pense également que le tra- PHOTO ARCHIVES du nombre des passagers de 9,4 % en 1992, de 7 % en 1993 et de 6,9 % en 1994 et moyenne de 5,6 %.Félicitations aux tout nouveaux professionnels canadiens en assurances Chaque année, l'industrie des assurances I.A.R.D.rend fièrement hommage aux personnes qui ont obtenu le titre professionnel F.I.A.C.: Fellow de l'Institut d'assurance du Canada.Ces diplômés Fellows ont réussi le programme d‘Associé de l'Institut comportant 12 cours, pour ensuite se mesurer à ce programme d études axé sur le perfectionnement en administration, comportant 10 cours et offert dans les universités canadie Les instituts d'assurance existent depuis 1899 au Canada; les différents conseils et comités qui y travaillent ont établi un programme national d’enseignement professionnel sans pareil.L'Institut d'assurance du Canada est fier de présenter la promotion de 1991 : les tout nouveaux professionnels canadiens en assurances.nnes.COLOMBIE-BRITANNIQUE Heather Ashton — Sun Alliant e Insurant e ( on,pair.Jerr> J C’en — Ht man «4 Co\ Inunant «¦ Adpisieis I rd Robcria Carol Ku/yk — Mains «4 Mat ken.te bu oipmated John Frank Lchtincn — Hrouwn Claims < anada A < l.tJ James Doublas Robinson — Communiai I -1< n \wian-.r ( »» /., t>f Canada Carolyn Ticmcy Maish A Mi l.ennan Limited Vincent Wilson — Inunant e Corporation «7 Hntish ( imina Sehnban Yaltmli-I.mtlsd) EST DU Ql EBEC René BcruK.- S Vf \ C de Risièic dn I up Johjnnc IX’lisIc - - /mu h Canada Martine Delisle — SS(J Smu te d \.mam es Cm, ,,, , C'arolle Fcrlantl Tremblay S Vf \ (, du Lu Si-Jeun Ginette Paquet - l.e(tionpe( "mineur Jean-Pierre Simard - San Alliante ( anada MANITOBA Edward F Anhalt— Heed Sienlumst I mined NORD DE L'ALBERTA Jeannette M Bnryvuk Louise Juliette Bremness Insmun • Hm, au j ( anada Diane Lennie — The ( o-operaioi \ l.ynda Moron Lyllle — Citai than Insmun, ,¦ ( om/mn.7 ( ',„,ada Bradley John Maier - Conimeu ml Union C unr , ,¦ ( ,.n,p.,,, ,7 ( ,,, , Glen Francis Oxford — The Co-opeiaim Nancy Reeve — Cnnmien ml I mon Assinam e (CnniHm.7 ( mania Larry A Shumka — Shumka.Cram d Marne Atljustri Ltd Kenneth Vauyhan Mills d Vaimhan Insurant e \-jenin l td Gale F.Vi^jlusson— The Pmdential Assurant e Coni/kim Limited NOUVEAU-BRUNSWICK Jcancite I Bosshard — Southeastern Mutual Tu r limitant e Campa ns Mary Suc Dai^le* — (inardian Insurant e Comptai', nf Canada Joseph R fi Hughes iïawune'u Mutual Insurant e ( onipuns Michael A Newman f.t tinnnmal Mutual Insinant e Ctimpmi Peler Michael Tinjrlcy — The C nopeiuims Gilles F Wilson Maiden d: Helwm Limited NOUVELLE-ECOSSE Hugh H Colbomc — Johnson & Hntipns Ltd Joseph Henry Pitre Cannneri ml Union Assnraiu e Cnmpun Susan Young '/.mu h Canada ONTARIO Simon C Argent Pnmiessive Casualty Insurant e Company Gary I Au Dominion of Canada Ceneral Insurant e Company Le/lic Adc'lc Bain Sun Alliant e Canada Joanne Irene Barnes — ( onimen ml I nom Assiaant e < ompans nf Canada Alan A Bcacotk - Wintrithio Swiss Insurant e Canipans Pairiua A Bennett Mm ojuditan Insurant e t ampans Caroline Marie Bodo Ceiling (i Inha I (initial Insinam e Ron Bouwmeisler Dominion of ( anada Ceneial bmuant e ( ampans David (1 Broadhurst Limiheimen s Mutual Casuuhs < ompans Rosemary L Calluin /urn h Canada Thomas F.Comer Adfusters Canada David W Darwcnt Ceneial 4c c nient Assiaant e Compilas of ( anada Rcjcannc Dorion Canadian Siaets Corn/taw.Heather Louise Ellis - - Insinam e Hun an >>f Canada James English - The Holler Inspetiion i4 lima time ( ompans .7 (amnia Russell Brian Fallowlicld /iirit li Canada iXhorah I I cnlon Dominion of Canada Ceneial Instiium e Compiins F.dward James Forhes Dominion of Canada Ceneial Insurant e ( ompans John II Ford /mu h Canada Andrew fiaunte Continental Lisurpm , Mann jemeni Limited Sylvia Ann-Monica Grove Zmnh Canada M Anita llankc Daigle Insurant 1 Atl/iisieis l.nmted Rhonda Lee Harvey S( OR Hemsinant e ( ompan.of ( amnia Wendy E Hayden Rnsal Insinam e ( ompans of Canada Rehccia I Li Heed Stenlioii'c Limited fierry Hohdcn - Metropolitan Se/miate S, honl Hoard Fva M Lamb - Guardian Insurant e ( ompans Ilf ( anada A inert I lee Canadian Insinam 1 Manajemenl lm an oialeil Edmund P I Ma Heed Sienl.< ,, l imited D Cameron MacDonald hansarlanm Her mam, ( oni/mns James A MacLeod ( ontinenlal Ins ,, an, e Management Lid Lorraine Magnan Rusal hr ,n Im Jean François Béliveau hua ennemie (bnêiale Lorraine Bernier bu Prudentielle ( oniptmnie d Assurant e Limite, Pierre Bibeau Denise Braull / I mon Canadienne Francine IX 'jardins ( ompa^nie il \ssiutnu e Ciiaitlian du Canada Sylvie IX-landes la (ira,telle A ssnrani es Cénêrales ( laude Ducharuic Dm liai me «ï Loi net hu Diane Gagné Allstate du (‘anada Kathy Gleason A s sot latum des llôpitan s du Qutdiet Gilles Hébert I.a Coni/Hiiinie d'assurance Missisipun Gmeiic.Lagdcc / a Pnulenlielle ( umikli>nie d'Assutant e Limitée ( laude Le bel Le Croupe ( ommene Michéle Mallei Les Assinam es Mallet hu Robert W Mason Canadian Pat du Limited I .ui len Paradis /.ni n h ( 'anada Benoii Pépin / e Cnnipe ( onimen e Alain Sinolle Cnnipe Desjardins Assinam es Cénérales Hélène Tardil /mu h ( anada SASKATCHEWAN Kenneth A.Driedgcr Allan W Herman Arthur J Moser -Lome Whippier Piiideniial Assia Suslnti hewan C< Saskah hewtin Co Susliiti hewnn Cm un e ( ompans Limited einnieni Insnnini e "ruinent Insmam e ¦1 nment Insmam e Wtn Mark Shcdden < unadimi Sum.< ompmi.LAUREATS Al PALIER NATIONAL Inannc Irene Barnes — 1 omme" ml lino'i \ w name f «7»,/ ( inmdu 1 Durai mi Denise Brault — / I mou ( a nadir une (Quéhet Lorraine Magnan — H il Insmam • ( ompans o/ ( anada (Ontaiio) R lacqueline M«< loy — the ( - opeiaims idnianoi Glen Francis Oxford — îhe ( 0 o/ieialors iMuiheni Alhertoi F.li/aheth Ann Stevenson — Heed Sicnhoust Limited 'Onionm Gale F.V igTusson — Ilie l'nidentml 1wnome ( ompan Limited I Soi them M bei lai L’Institut d’assurance du Canada rue Kir i < tage foronto, Ontario M5C IC4 (416) 362-8586 SUD DE L’ALBERTA ( alhy Lois I eBlaru Rosul Insurant e Canada ( hrisiopher Brian l.uby Wawanesu Miilnul InsuiUtile ( ompans Esther J McArthur I hr Sovereijin Ceneral Insurant e Com/kins Joseph Sluarl P1.1//7 The Sn\eieij(n Ceneial Insinam e ( ompans G A (Gilles) Proulx Insmeis Adrians (ht>ani‘ulion Margaret \ crlcy ( onimen ml Union Assinam e ( ompans
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