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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-27, Collections de BAnQ.

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m.-s WmM PREMIER QUÉBÉCOIS - AU SOMMET DE L’EVEREST Æül Conférence audio-visuelle à l'Université de Montréal 29 novembre 1991 — 20h00 Informations: 739-4451/2141 Vol.LXXXII — No 275 ?Ensoleillé.Max.: 4 Détail page A-4 Montréal, mercredi 27 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS t TVQ >CIËTE PHOTO JACQUES NADEAU L’euthanasie, question de vie ou de mort Four certains l’euthanasie est l’ultime geste médical, pour d’autres c’est la pire forme de barbarie moderne.Chose certaine, la question soulèv e de vives polémiques.Un reportage de Nathalie Petrowski.Page B-l Montréal réduit du tiers le budget de ses Maisons de la culture Laurent Soumis LA VILLE de Montréal a décrété une coupure de 30 % des budgets de programmation des 12 Maisons de la culture en prétextant la tenue, l’an prochain dans la métropole, des célébrations du 350e anniversaire.Selon les informations du DEVOIR, les coupures qui totalisent près de 450 000 J frapperont particulièrement les budgets de programmation.Le budget moyen pour l'ensemble des cachets aux artistes passera ainsi de 61 000 $ à 43 000 $ par rapport aux prévisions, sur un budget type glob; 000 $ par Maison de la culture.Ces premières coupures, dont l’ampleur atteint 240 000 $, priveront environ 60 000 spectateurs montréalais de la tenue de 240 spectacles dans les quartiers.Et autant d’artistes, d’un gagne-pain.En clair, le nombre total d’événements culturels dans l’ensemble des Maisons passera de 1150 cette année à environ 900 l’an prochain, ce qui implique l’annulation d’une vingtaine de spectacles par Maison.À cette ponction importante dans la programmation s’ajoutent d’autres coups de hache dans les budgets de communication des Maisons.Ainsi, la Ville a abandonné depuis quelques semaines la publication de Parallèle, un encarté dans le magazine Voir, qui constituait le seul outil de promotion des activités des Maisons à l'échelle métropolitaine : une coupure additionnelle de 130 000$.S’ajoute à cela la réduction de moitié des budgets d’impression pour les affiches et les cartons d'invitation qui passeront de 12 000 $ à 6000 $ pour chaque Maison : une greffe supplémentaire d’environ 72 000$.« Pour expliquer ces coupures, l’administration affirme que les festivités du 350e généreront beaucoup d’activités culturelles, a expliqué au DEVOIR M.Michel Demers, chef de la section de soutien aux Maisons de la culture à la Ville de Montréal.Mais les activités du 350e seront concentrées durant l’été, alors que la majorité des activités des Maisons ont lieu durant l’année.Et ce ne sont pas nécessairement les mêmes artistes qui pourront se faire engager pour les fêtes.» « C’est une décision catastrophique pour les artistes », a renchéri un musicien qui a porté ces jours-ci l’affaire à la connaissance du DEVOIR.« Ces coupures feront mal, a ajouté Mme Danielle Chouinard, responsable de la Maison de la culture de Côte-des-Neiges et militante de longue date en faveur de ces institutions de quartier.Elles nous obligeront à réduire d'une centaine à une soixantaine le nombre d’événements que nous présentons annuellement.» « Chose sûre, a ajouté M.Demers, coordonnateur de l’expertise des Maisons, les coupures amèneront une baisse ponctuelle en 1992 des services et de la fréquentation dans les Maisons de la culture, et la vie culturelle des quartiers s’en trouvera amoindrie.» Voir page A-4: Montréal Clark tente d’apaiser le caucus du Québec Chantal Hébert (/3 fax: 2 7 6-3 062 Les programmes d’Ottawa et des provinces ne se dédoublent pas, estime le Conseil du Trésor Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa I SELON DES DONNÉES du Conseil du Trésor, Ottawa et la plupart des provinces dépensent leur argent aux mêmes activités dans deux programmes sur trois, mais sans jamais vraiment se marcher sur les pieds.En préparation à la reprise du débat constitutionnel, le gouvernement fédéral a en effet fait l’inventaire de ses activités par rapport à celles des provinces dans tous ses secteurs d’intervention, mais en excluant ceux de la santé et de l’éducation postsecondaire où il verse directement des fonds aux provinces.De ce relevé, il se dégage qu’il y a chevauchement apparent entre les programmes fédéraux et provinciaux dans 60 % des cas.Pour autant, le rapport conclut qu’à tout coup, les activités des deux gouvernements sont complémentaires.« Parmi les 453 programmes examinés, on n’a relevé aucun signe de dédoublement pur et simple », peut-on en effet lire dans la conclusion de l’étude qui a été remise récemment au comité spécial sur le Renouvellement du Canada.L’étude explique qu’ou bien les clients des deux gouvernements qui offrent des programmes identiques sont différents, ou bien le programme de l’un vient enrichir le programme de l’autre.Le Conseil du Trésor conclut donc qu’il n’y a pas dans le dédoublement d’une foule d’activités entre Ottawa et les provinces de « gaspillage manifeste ».« Les gestionnaires, préco-nise-t-on maigre ces conclusions rassurantes, doivent continuer d’être à l’affût de nouvelles occasions d’économiser.» Dans ses récentes propositions constitutionnelles, le gouvernement fédéral n’a proposé aucun réaménagement important du partage des pouvoirs au pays.Il a cependant offert de se retirer de plusieurs champs de compétence provinciaux où il oeuvre actuellement, mais sans abdiquer complètement son pouvoir d’y intervenir.Il propose également un amendement constitutionnel qui permettrait à Ottawa et à des provinces de se déléguer des pouvoirs respectifs.Le blé contre la Constitution LE NOUVEAU premier ministre de la Saskatchewan est venu dans la capitale fédérale hier donner au gouvernement de Brian Mulroney une bonne raison de vendre son blé.« Ne vous attendez pas à ce que j’aille vendre une série de propositions constitutionnelles si ma région continue d’être aussi affligée économiquement », a prévenu Roy Romanow.Le premier ministre néodémocrate a expliqué que même s’il n’aimait pas lier constitution et besoins domestiques, la gravité de la situation rendait ce lien incontournable.Mais hier, Ottawa a rappelé qu’il venait d’investir 800 millions $ pour aider les agriculteurs.Trop de sorties ?OTTAWA (PC) — Un groupe de travail de trois membres, avec à sa tête l’avocate torontoise Jane Pepino, examinera le fonctionnement du programme de permissions de sortir pour les détenus des pénitenciers fédéraux, a fait savoir hier le solliciteur général Doug Lewis.Mme Lucie Pépin, ancien député libéral aux Communes pour la circonscription d’Outremont, et M.Bob Stewart, ancien chef de police de Vancouver, complètent ce groupe de travail.Le programme dont il est question permet à des détenus de sortir du pénitencier pour de courtes périodes — parfois sous escorte, parfois seuls — pour une foule de raisons, dont des relations familiales, des cours de formation, du travail ou des soins médicaux.Ce Samme a été l’objet de critiques es, après plusieurs incidents où des détenus se sont évadés, alors qu’ils bénéficiaient d’un droit de sortie temporaire, et ont plus tard commis des meurtres ou d’autres crimes graves.Peines plus dures pour les jeunes OTTAWA (PC) — Le projet de loi renforçant les peines de prison imposées aux adolescents condamnés pour meurtre a été adopté lundi à la Chambre des communes.En vertu de cette nouvelle législation, la peine maximum prévue dans les cas d’homicide pour les jeunes de 12 à 17 ans passe de trois à cinq ans s’ils sont juges par un tribunal de la jeunesse.Les jeunes meurtriers juges par un tribunal pour adulte sont passibles d’une peine de prison à vie mais seront admissibles à une libération conditionnelle après cinq ans à 10 ans de détention, au lieu de 10 à 25 ans comme c’est le cas pour les adultes.Cette modification a été faite parce que plusieurs juges considéraient les règles de libération conditionnelle trop sévères et étaient réticents à envoyer les adolescents subir leur procès pour meurtre dans un tribunal pour adulte.4 ______£' Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 ¦ A-3 Les problèmes de la CSST La Cour municipale risque d’être perturbée dominent les discussions par je débrayage de ses procureurs syndiqués au congrès de la FTQ F J 6 F J H Clément Trudel Sylvain Blanchard FRANCISATION des entreprises, santé et sécurité du travail, fermeture des usines Angus dans l’est de la métropole, les 1200 délégués qui participent actuellement au 22e Congrès de la FTQ ont eu de quoi s’occuper hier.Minée par une foule de problèmes, la Commission de santé et sécurité du travail (CSST) a cependant dominé les échanges, au point qu’elle fait l’objet du plus important débat de ce congrès jusqu’ici.Et quel débat ! « Les bureaux de révision parti-taire sont débordés, la commission d’appel surchargée et le système complètement judiciarisé.Ça fait longtemps qu’on le dit, qu’on s’en plaint, mais aujourd’hui l’heure est venue de s’en occuper », tranche Clément Godbout, le secrétaire général de la FTQ.En fait, la situation est telle que l’exécutif de la FTQ est forcé d’admettre qu’elle ne peut plus continuer d’engloutir à la CSST autant de ressources humaines et financières sans risquer de miner d’importants acquis du syndicalisme.« On consacre un temps fou et des énergies considérables à plaider les indemnisations des travailleurs accidentés, constate Clément Godbout.C’est une tâche essentielle, importante, que l’on continuera de remplir.Mais le système est devenu tellement judiciarisé, tellement complexe, qu’il accapare l’agenda de plusieurs de nos permanents qui ne peuvent plus se livrer à d’autres activités de la vie syndicale.Il faut corriger ça».Si les solutions restent encore à être élaborées, il ne fait aucun doute dans l’esprit de Godbout que le rôle des agents d’indemnisation devra être réexaminé.« Il faut leur donner plus de moyens parce qu’ils sont sur la ligne de front et qu’ils prennent les premières décisions.En leur confiant un mandat plus large, on peut penser qu’ils pourraient ramener le nombre de décisions portées en appel à un niveau un peu plus raisonnable.Un gros problème s’il en est un ».Les contestations sont en effet monnaie courante.Un exemple : au chapitre de la réparation, les demandes de révision formulées par les employeurs ont grimpé de 2428 à 5785 entre 1988 et 1990, une augmentation de 42%.Et il y a l’arbitrage médical, autre irritant majeur pour la FTQ et qui est souvent perçu comme un raccourci pour faire reconsidérer indûment l’ensemble d’un dossier.Actuellement, plus de 50 % des cas d’arbitrage médical font l’objet d’un appel à la CALP (Commission d’appel Des cheminées plus hautes à la carrière Miron Jean Chartier LE CONSEIL de la Ville de Montréal a adopté, après un débat terne, le rehaussement des cheminées de captage de la carrière Miron.Le conseiller responsable de l'environnement au comité exécutif, M.Richard Brunelle, a fait valoir que les conseillers de la Coalition démocratique de Montréal s’opposent à chaque projet concernant la carrière Miron.Il s’agit de corriger l’émission de biogaz par l’allocation d’un contrat visant à hausser à 48 mètres le niveau des cheminées de captage des déchets et biogaz, a-t-il dit.La Ville procède par appel d’offres pour les travaux de construction et c’est la firme LegaultetTouchette qui a obtenu ce contrat de 1,9 million $.C’est d’ailleurs le plus important contrat voté durant l'après-midi.Les autres contrats avaient trait à des montants allant de 16 000 à 500 000$.L’assemblée est d’autant plus terne et technique qu’elle ne donne pas de vision d’ensemble à ces approvisionnements parcellaires.Les travaux à la carrière Miron seront surveillés par les ingénieurs de la Ville, par ses techniciens spécialistes et par les consultants de Tecsult.Des cahiers d’exigences spéciales ont été adjoints à l'appel d’offres et un programme de prévention a reçu l’assentiment de la Commission de santé et sécurité du travail.Le conseiller Brunelle rappelle que ce contrat vient compléter un travail amorcé voici trois ans et qui vise à contrôler et à détruire les biogaz provenant de 150 millions de tonnes de déchets.On traitera ceux-ci, puis on fermera le circuit en 1994, ajoute le conseiller.On vise à acheminer les gaz par un système souterrain jusqu’à la fermeture de la carrière en 1994.en matière de lésions professionnelles).« Le pouvoir de décision des agents d’indemnisation dérape de plus en plus entre les mains des avocats et des médecins de la CSST, déplore Godbout.C’est ce qu’on appelle la judiciarisation du système.Un phénomène qui pourrait être atténué en allégeant l’ensemble du processus décisionnel de la CSST et en dosant intelligemment le formalisme et la rigueur propres à chacune de ses instances ».Si tout reste à faire dans ce dossier, il en va de même dans celui des usines Angus, qui fermeront leurs portes en janvier.Car en dépit des pressions répétées de la FTQ auprès de la direction de CP Rail pour qu'elle surseoie à sa décision, rien ne débloque.Convaincu de la rentabilité de l’usine, M.Fernand Daoust est aussi persuadé que si les premiers ministres Mulroney et Bourassa incitaient les dirigeants de l’entreprise à s’enfermer avec lui dans une salle pour examiner les raisons de la fermeture, des solutions seraient trouvées et les 1000 emplois en jeu sauvés.« Ça ne lait aucun doute dans mon espnt, affirme Daoust.Mais d’abord, il faut connaître les raisons qui poussent le CP à vouloir agir ainsi.En refusant systématiquement de nous rencontrer, j’en conclus qu’on veut nous cacher des choses et que cette décision est peut être bien politique.Car à l’approche d’un référendum sur la souveraineté du Québec, le seul objectif d’une décision aussi illogique pourrait être de nous envoyer un message nous incitant à réfléchir .LES VINGT-DEUX procureurs syndiqués de la plus grosse Cour municipale du Canada — celle de Montréal, qui comprend 16 juges et 31 procureurs, en incluant les non-syndiqués — ont l’intention de faire grève vendredi (29 novembre) et lundi (2 décembre).On a déjà vu des avocats faire grève — à l’Aide juridique notamment — mais c’est la première fois que la Cour municipale de Montréal risque de voir sa machine grippée par l’absence de 20 de ses procureurs, si c'est l’offre de services du syndicat qui est retenue, ou de 10 procureurs si la Ville réussit à convaincre le Conseil des services essentiels.L’employeur voudrait qu’ils soient 12 à assurer les « services essentiels » pour les 900 dossiers prévus ces deux jours-là, mais il se tient prêt à annuler au besoin quelque 1200 « assignations » de témoins, histoire de ne pas provoquer des déplacements et des coûts inutiles.Une portion des dossiers devra toutefois « être traitée en profondeur », selon le procureur chef Jean-Guy Leduc qui a lui-même remis au CSE copie d'une directive qu’il a signée le 21 novembre ; directive où il prie les procureurs de ne pas faire inscrire trop de dossiers les deux jours de grève prévue ! La Cour municipale de Montréal comprend 10 salles d’audience; elle a procuré l’an dernier à la Ville un revenu de 23,2 millions $.Au mieux, Me Leduc voudrait que tous les procureurs soient là, vendredi et lundi prochains, « et partent très tôt, une fois réglé le sort des dossiers où leur présence est nécessaire ».Me Leduc dit se méfier du flou de l’expression « au besoin » qu’utilise le syndicat pour signifier que ses membres seront disponibles s’il y a urgence.Les syndiqués proposent, eux, six fois moins d’avocats que ne le voudrait la Ville, soit « un procureur pour les procès, un procureur poulies comparutions ».Les deux parties s’entendent sur le fait que le samedi, 30 novembre, sera « jour ordinaire » ; il s’agira essentiellement de savoir si les personnes arrêtées la veille et emmenées en cour ce samedi-là devront ou non être remises en liberté.Hier, la présidente du Conseil des services essentiels, Me Madeleine Lemieux, et quatre autres commissaires ont entendu les deux parties qui ont eu à ce jour 17 rencontres de négociation, la dernière s’étant déroulée le 28 octobre.Le Conseil décidera, aujourd’hui ou demain, si la liste de services proposée par le syndicat suffit, s’il n’y a pas de péril pour « la santé et la sécurité du public ».Me René Boucher, président de ce syndicat d’avocats en matières pénales et criminelles accrédité en fé.-vrier 1990, a été le principal témoin de la partie syndicale qui est toujours en attente de la signature d’une première convention.11 est à noter qu’un autre syndicat d'avocats, celui du contentieux « civil » de la Ville, a signé récemment un premier contrat de travail avec Montréal.Me Boucher rappelle que très peu de clauses ont été paraphées et que les points qui achoppent sont de nature économique et professionnelle.Femmes battues: des sentences comme les autres Josée Boileau NI DÉSOEUVRÉS, ni pauvres hères emportés par la colère, la majorité des hommes qui battent leur femme cumulent au contraire un emploi et des antécédents judiciaires.Par contre, et là encore un mythe tombe, les sentences rendues dans les cas de violence conjugale se comparent tout à fait aux sentences reliées aux autres infractions contre la personne.Ces données ont été rendues publiques hier par le Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes vic- times de violence conjugale, qui a mené une étude sur le traitement judiciaire réservé aux dossiers de femmes battues.Cette recherche est la première du genre depuis qu’en 1986 le ministère de la Justice a émis une politique indiquant que le droit criminel s’applique aux agressions commises par un conjoint sur sa compagne.Le Regroupement a limité son étude à deux districts, un en milieu urbain qui est Québec, et un autre de miüeu rural, soit Kamouraska.L’auteur de l’étude et présidente du Regroupement, Mme Liliane Côté, a compilé 267 dossiers de violence con- jugale survenus en 1988 dans ces districts et a mené 10 entrevues exhaustives avec des femmes battues.Si Mme Côté ne prétend pas en li rer des conclusions pour l’ensemble du Québec, les résultats de sa recherche font valoir de nombreuses pistes de réflexion.On y apprend ainsi que 90 % des accusés avaient entre 20 el 49 ans, que les deux tiers d’entre eux.avaient un emploi, que 65 % comptaient des antécédents judiciaires dus à des problèmes autres que la violence conjugale (infractions contre la personne, la propriété ou conduite avec facultés affaiblies).Enfin, dans 40 % des cas, ils étaient sous l’influence de la drogue ou de l'alcool au moment de l'infraction.Dans 81 % des cas, il y a eu arrestation de l’homme agresseur et on note que 66 % de ceux qui vont en cour plaident coupables.Mais seuls 25 % des hommes arrêtés subissent un procès et le quart de ceux-ci sont punis de peines de prison.Par ailleurs, un seul critère compte quand vient le moment de décider d’une peine d’emprisonnement : la présence d’antécédents judiciaires.La gravité du geste posé n'est absolument pas considérée.PHOTO JACQUES GRENIER Le Réseau d’aide aux sans-abri est déçu de la vision « à court terme » des pouvoirs publics Isabelle Paré Un des premiers wagons de métro rénovés dans les ateliers du CN Cure de jouvence à 336 wagons de métro Jean Chartier LA SOCIÉTÉ de transport de la Communauté urbaine de Montréal a reçu hier les premières voitures de métro rénovées par l’atelier du Canadien National de Pointe-Saint-Charles.Le CN est appelé à rénover 336 des 759 voitures de métro d’ici à septembre 1993 pour une valeur de 60 millions $.La directrice générale de la ST-CUM, Mme Louise Roy, a déclaré à cette occasion qu’après 25 ans de service, il était devenu nécessaire de rénover les voitures de métro afin d’allonger leur durée de vie de 20 ans.Les travaux améliorent la performance des équipements, accroissent la sécurité des voitures et modernisent le compartiment des voyageurs.Le contrat de rénovation des MR-63 a été octroyé au CN le 9 juillet 1990 à la suite d’un appel d’offres public et c’est le gouvernement du Québec qui défraye les trois quarts du coût de l’opération.Le président de la STCUM, M.Ro- TMANTEAUX DUVET EXXA' VALEUR ORIGINALE 225$ bert Perreault, a expliqué qu’il s’agit d’être fidèle au plan de relance du transport en commun et de concrétiser l’engagement de maintenir en bon état ce patrimoine évalué à plusieurs centaines de millions $.Outre la réparation des dommages causés par la corrosion, les travaux consistent en une nouvelle peinture, la vérification complète des systèmes électriques, l’installation d’un nouveau système de sonorisation, ainsi que de convertisseurs statiques, et finalement de nouveaux sièges pour les passagers et le conducteur.Les murs et le plancher seront également recouverts à neuf.Le pdg de l’atelier de Montréal a fait part de l’intention du CN de faire de l’atelier de Montréal le leader nord-américain dans le domaine de la remise à neuf du matériel ferroviaire, tout en développant de nouveaux marchés dans l’entretien de blocs électrogènes et de moteurs dié-sels.L’atelier de Montréal détient les droits exclusifs au Canada sur la vente et l’installation de microprocesseurs dits Complete Locomotive Control, ayant trait au matériel de traction.Ce dispositif confère aux locomotives une plus grande fiabiüté, peu importe leur âge.L’atelier de Pointe-Saint-Charles du CN est maintenant le principal employeur industriel de Montréal avec un effectif de 1600 personnes.Cet atelier est dorénavant géré sur une base autonome pour la recherche de contrats et le déroulement de ses activités quotidiennes.C’est la diminution de la demande interne du CN pour des travaux d’entretien qui a incité la direction à restructurer ses ateliers pour qu’ils s’affirment sur les marchés extérieurs.Ceci se produit dans des conditions favorables car l’industrie ferroviaire nord-américaine préfère reconstruire les véhicules plutôt que les remplacer dans la présente période de rationalisation.JUGÉES trop « parcellaires » et « temporaires », les mesures du plan d'action sur l’itinérance dévoilé au début du mois par la Ville de Montréal et le ministre Côté ne font pas l’unanimité au sein des groupes d’aide aux itinérants.Hier, le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes (RAPSI) qui regroupe 52 organismes publics et communautaires oeuvrant auprès des sans-abri s’est dit carrément déçu de la vision à court terme qui émane du plan conjoint formulé par les pouvoirs publics.« Il faut dépasser les mesures de dépannage et trouver des solutions à long terme à l’itinérance.On a choisi une solution éclatée où 16 organismes joueront le rôle d’accueil et de référence que jouait Dernier Recours », a soutenu hier Mme Monique Picard, la présidente du Réseau.Le plan de 4 millions $ présenté par Québec et la Ville de Montréal le 4 novembre dernier comme solution à la disparition de Dernier Recours reposait sur la redistribution du rôle de référence à 16 organismes du réseau.Le ministère de la Santé et des Services sociaux avait aussi annoncé la création d'une unité de soins de 10 lits pour les sans-abri souffrant de maladies mentales et de polytoxicomanie.De son côté, la Ville de Montréal s’est engagée à ouvrir un centre d’aide pour les itinérants souffrant du sida.Dans sa réaction tardive, le Réseau d’aide s’offusque d’autant plus du plan formulé par les pouvoirs pu- blics qu’il ne fait pas grand cas des causes de l’itinérance et des moyens de prévention.D’après Mme Picard, tant le gouvernement que l’administration municipale ferment les yeux sur les besoins en logement, le manque de planification de la désinstitutionnalisation et l’absence de programmes d’emplois adaptés pour ceux qui sortent de l’itinérance.« Il faut que les mesures prises aillent plus loin, autrement on ne sera pas plus avancé que dans le cas de Dernier Recours.On ne parle que du curatif, mais pas de prévention », reproche Mme Picard, qui affirme que le nombre de jeunes itinérants monte en flèche.Le réseau s’explique mal, notamment, pourquoi le ministère a choisi d’investir dans la création de 10 lits à l’hôpital, et cela même alors que tout le monde s’entend pour dire que les sans-abri sont réfractaires à ce genre de milieu.Alors que l'hiver pointe son nez, le Réseau d’aide estime néanmoins que le nombre de lits est suffisant pour répondre aux itinérants au cours des prochains mois.Par contre, on concède que certains ex-clients de Dernier Recours, des cas très lourds, se heurtent aux portes de ressources qui n’ont pas l’expertise pour les accueillir.« Il y a toujours des situations malheureuses», a-t-on avoué.Reste que le plan d’action du ministère est loin d’avoir fait ses preuves.La coordination entre les ressources semblent faire défaut, à tel point que certains groupes ne seraient pas encore au courant d’avoir été identifiés par le ministère ! 2051 PEEL 843-6248 Gambard lLBi/OUt£.zi.£.Vente et service technique 630-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- Information Ville de Montréal Assemblées publiques des commissions permanentes du Conseil Commission permanente de l'environnement et des travaux publics Le vendredi 29 novembre 1991, à 14 heures Salle du Conseil, 275 rue Notre-Dame Est Thème: Délibérations et adoption du rapport relatif au projet de règlement sur le contrôle des chiens.On peut se renseigner à ce sujet auprès de la Division des commissions et des comités du Conseil, 85, rue Notre-Dame Est, bureau R-200.Renseignements: 872-3770 Le 27 novembre 1991 Le greffier de la Ville, Léon Laberge VIVRE MONTRÉAL Vente de fin de mois du “Terminator” HONDA! Venez rencontrer Kuno "The Terminator qui vous fera une offre que vous ne pourrez pas refuser sur toutes les Civic CX et Preludes 1991."Hasta la vista" les gros prix! Wittmer v0fr Un achat sûr Nous étions le premier détaillant Honda à Montréal et Laval et nous demeurons les pionniers de l’épargne.C’était vrai dans le passé et ce sera vrai avec tous les modèles Honda.?uj ?G ?Montreal, 1110 rue Bleury Tél: 879-1550 ¦| OARAiVnK | Laval, 266 boul.Labelle Tél: 625-1953 A-4 U Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 PHOTO AP Les 19 jeunes Haïtiens réfugiés à l’ambassade du Canada à Port-au-Prince étaient toujours enfermés, hier, huitième journée de l'occupation.Ci-haut, un des forcenés derrière les grilles de l’édifice placardées d’inscriptions en faveur du président en exil, Jean-Bertrand Aristide.La police de la CUM s’organise pour éviter un autre cas Marcellus François d'après la Presse Canadienne LES DIRIGEANTS du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) ont récemment entrepris de corriger toute une série de failles mises en lumière en cours d’enquête du coroner sur la mort de Marcellus François.Selon un document daté du 7 no-cembre 1991 et découvert par surprise, hier, en cette 16e journée d’enquête, le recours au SWAT (l’équipe technique) ne sera dorénavant envisagé que « comme un moyen ultime et de dernier recours».Il faudra que la vie et la sécurité humaines soient mises en danger pour justifier une intervention armée du style hijack opération d’intervention lorsque les suspects sont en mouvement) « parce que trop risquée», peut-on lire dans le document.On se souvient que le 3 juillet dernier, quand Marcellus Francois a été atteint d’une balle tirée par le sergent Michel Tremblay, du SWAT, les policiers de la filature avaient acquis la certitude (à 75%) qu’ils avaient retracé Kirt Haywood recherché, tout comme Carol Richards, pour tentative de meurtre.Le document déposé hier et qui contient six autres décisions a été découvert par Me Gérald La Haye, qui assiste le coroner Harvey Ya-rosky dans son enquête, au moment où il interrogeait le üeutenant Pablo Palacios qui avait pris le contrôle de l’opération policière après le coup de feu tiré sur Marcellus François, originaire de Sainte-Lucie.Cette directive selon laquelle l’intervention du SWAT devrait être réservée aux seuls cas où tous les autres moyens auraient été utilisés est de nature à être agréée par le lieutenant Palacios.Ce dernier a dit hier qu’il n’aurait jamais eu besoin du SWAT pour arrêter ou convaincre Kirt Haywood de se rendre en raison de la relation qui existait entre eux.Tout trafiquant de drogue qu'il était, Haywood était un informateur de la police.Il fournissait des informations sûres sur le trafic de la drogue dans le quartier de la Petite-Bourgogne, a expliqué le lieutenant Palacios.La deuxième directive a trait à la supervision de la stratégie d’une intervention armée du SWAT qui, in- dique-t-on, devra relever du sergent-détective responsable du dossier ou son supérieur.La directive suivante oblige l’enquêteur au dossier à être présent sur les üeux quand il y a une possibilité que la filature se termine par une arrestation et quand le sujet recherché est retrouvé ou sur le point de l’être.Dans le cas étudié par le coroner, l’enquêteur principal au dossier d’Haywood et Richards n’avait pas poursuivi au-delà de son quart de travail parce qu’il n’était pas autorisé à faire du temps supplémentaire.L’enquêteur qui avait pris la relève était resté à son bureau pendant la filature.La piètre qualité des photos fouîmes aux policiers de la filature et à l’équipe du SWAT a fait Tobjet de bien de discussions à l’enquête du coroner.La direction de la SPCUM exige maintenant que toute demande de filature faite par les enquêteurs soit accompagnée de dix photos récentes, claires et contemporaines.En 5e heu, la directive indique que « les paroles prononcées sur les ondes radio doivent être exemptes de vulgarité.» L’impasse persiste à Port-au-Prince suites Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — L’occupation des bureaux de l’ambassade du Canada à Port-au-Prince entre dans sa huitième journée.Hier, c’était toujours l’impasse dans la capitale haïtienne, où un groupe de 19 jeunes restent retranchés à l’étage qu’occupe la chancellerie du Canada, normalement considérée territoire étranger par le pays hôte.« Les gens occupent toujours les lieux.La situation à l'ambassade demeure la même », a indiqué hier à sa sortie des Communes le ministre des Affaires extérieures, Mme Barbara McDougall.Au passage, Mme McDougall signale les progrès réalisés dimanche dans les discussions à Cartagène, Co- lombie, entre le président en exil Jean-Bertrand Aristide et des par-lemantaires haïtiens, favorables au général puLschiste Raoul Cédras.Au ministère des Affaires extérieures, on rappelait que le gouvernement souhaite toujours une solution « non violente » à l’occupation des locaux par 16 hommes et trois femmes d’un groupe baptisé le Front des militants réunis, qui serait lié à Cuba et à la Libye.Au départ, le Canada a refusé d’accorder l’asile politique aux occupants parce que ce statut n’est pas reconnu officiellement par la diplomatie canadienne, mais surtout que pour les autorités canadiennes, occuper des bureaux et menacer ses ressortissants n’est pas une façon d’obtenir le statut de réfugié.« Ils ont réussi à se rendre dans d'autres pièces de l’ambassade, mais n’ont sans doute pas eu accès aux do- cuments confidentiels placés dans un coffre », a indiqué hier la ’porte-parole du ministère des Affaires extérieures, Mme Nicole Martel.De sorte que les occupants ont vraisemblablement été en position de se procurer la nourriture et l’eau pour survivre, pense-t-on.Entre-temps, à l’extérieur, les policiers haïtiens continuaient de faire leur ronde dans le quartier, « à la demande des marchands du secteur », ajoutait Mme Martel.Les Affaires extérieures ont eu vent des demandes d’asile politique et d’intervention de la Croix-Rouge, « mais nous n’avons jamais été informés de la chose par les canaux officiels», a dit Mme Martel.Le président en exil Aristide doit séjourner au Canada les 9 et 10 décembre, à Montréal, à Ottawa et peut-être à Québec.Pagé invite les entreprises à l’école _______C aroline Montpetit LE MINISTRE de l'Éducation du Québec a suggéré aux dirigeants d’entreprises de se rendre directement dans les écoles rencontrer les étudiants pour les inviter à s’orienter vers les métiers où subsistent des pénuries de main-d'oeuvre professionnelle.Deevant les représentants de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M.Pagé a repris ainsi l’appel lancé récemment par le président de cet organisme, M.Jean Guibault.Évoquant les problèmes de recrutement de main-d'oeuvre du Québec, notamment dans des métiers traditionnels tels la boucherie ou la mécanique automobile, M.Pagé a rappelé que les personnes qui avaient moins de neuf années de scolarité affichaient un taux de chômage de 14,9%.Selon les données avancées par le minsitre, le soutien à la formation dans les entreprises canadiennes et québécoises demeure d’ailleurs faible dans le contexte de mondialisation des marchés.« Ce soutien correspond à 0,5 % du produit intérieur brut au Canada, en comparaison de 0,66% du PIB aux États-Unis, 1,40% du PIB au Japon et 1,96% du PIB en Allemagne », explique-t-il.Dans le but d'améliorer la qualité ainsi que l'accès à la formation professionnelle, M.Pagé suggère donc une fois de plus la concertation entre tous les ministères concernés du gouvernement du Québec, en partenariat avec les dirigeants d’entreprises.« Nous ne pouvions accepter comme gouvernement que trop de jeunes se placent en situation économique difficile et voire, dans plu- LA METEO Accu-Weather’* prévisions météorologiques jusqu'à midi, le 27 novembre ' y compris les hautes el basses,*" Vy*-, températures pour les villes.\C X T o «£& O»., fWxirouo .m^E3 0EI3 Whitohors* TM OlWt Ac(a-\Vf|ih*r Ytllowknlf* 12/-20 -Goose Bay Churchill \-157*24 Edmonton *•’ 4/-12 Saskatoon 9 -15 St.John *
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