Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1991-11-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CAHIER Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 V « Marleau et le théâtre-limite L’« Ilénaurme » Père Ubu, flanqué de sa pas si tendre moitié, Mère Ubu, envahit de nouveau la scène montréalaise.Créé lors du dernier Festival de théâtre des Amériques, Les Ubs, le spectacle du théâtre UBU, est présenté à la Maison de la culture Frontenac.Gilbert David a rencontré Denis Marleau, le metteur en scène.Page B-3 Intégrité territoriale et souveraineté LE DEVOIR publie aujourd’hui deux polénn-j ques contre l’idée de « découpage territorial » que certaines personnes, au Canada anglais, voudraient imposer au Québec si d’aventure il optait pour l’indépendance.Celle de Simon j Langlois, professeur à l’Université Laval, et I celle de M.Jean-Pierre Bell, « Métis québécois ».Page B-8 Une admirable transparence Lors de la dernière série de concerts de l’Orchestre Métropolitain consacrés à Schumann et Mendelssohn, Agnès Grossmann est parvenue à donner une admirable transparence à récriture musicale, écrit Carol Bergeron, tandis que la soliste Sophie Rolland (ci-contre) a joué avec un sens remarquable de la poésie.Page B-3 -• « > L’euthanasie, la question de vie ou de mort Nathalie Petrowski LE 3ème ÉTAGE du Pavillon Ross de l’hôpital Royal Victoria était aussi silencieux qu’un cimetière.On n’y entendait à peine la messe basse des voix chuchotées, à peine les pas feutrés d’un visiteur venu se recueillir un instant dans l’immense solarium au fond du couloir.Par certaines portes entrouvertes, on apercevait des lits vides, abandonnés comme des îles désertes après une terrible tempête.« En général, nos 16 lits sont pleins, chuchota le docteur Marcel Boisvert, sauf que ce week-end, six de nos patients sont morts.» Les morts dont parle le docteur Boisvert étaient tous des patients des soins palliatifs du Royal Vie, patients admis à deux ou trois semaines de leur mort pour ne plus jamais en ressortir.« Je travaille ici depuis 13 ans, rappelle le docteur Boisvert, j’ai tellement vu de gens mourir qu’il n’y a pratiquement plus de place dans mon cimetière».Marcel Boisvert est un médecin très respecté dans le domaine des soins palliatifs.L’unité dans laquelle il oeuvre fut la première du genre à Montréal et fit parler bien du monde, parce que c’était la première fois qu’un hôpital universitaire réussissait à voler des lits aux chirurgiens, obstétriciens, neurologues et autres, pour les offrir à des mourants, à des gens pour qui la médecine ne pouvait plus rien.Marcel Boisvert est un pionnier des soins palliatifs et un de ses plus anciens combattants.Aujourd’hui pourtant, le médecin est fatigué.Ses traits fins sont marqués par l’usure des années, l’usure de la mort quotidienne avec laquelle il doit négocier.Aujourd’hui, Marcel Boisvert se demande si le gouvernement ne devrait pas décriminaliser l’euthanasie.Son questionnement surprend, ne serait-ce que parce que les soins palliatifs sont en principe la réponse pratique à l’euthanasie.Ici on prolonge la vie, ici on soulage la douleur, ici on accompagne le malade, ici, en principe, personne ne veut mourir mais vivre, vivre jusqu’à la dernière limite.Et pourtant.« Je pense à plusieurs patients dont je me suis occupé, écrivait récemment Marcel Boisvert, et qui, un jour, une semaine, un mois avant une mort certaine et un dialogue prolongé, m’ont confié que leur vie ne valait plus la peine et m’ont demandé d’y mettre fin.Ces gens-là ne souffraient pas, n’étaient pas déprimés, avaient de l’amour et du soutien.Leur épouse et leur famille étaient d’accord.Ils voulaient que je mette fin à leurs jours parce qu’ils ne savaient pas comment faire eux-mêmes ou alors parce qu’ils étaient trop faibles.J’estime que les ai trahis : un malade libre, un médecin libre, un pays libre, et pourtant rien de tout cela n’est vrai tant que l’euthanasie continue d’être un crime.» Marcel Boisvert est un des rares moutons noirs de la profession, un des rares à avouer ses doutes aussi ouvertement.Il prétend que sa vision des choses a évolué avec les années de pratique, que seul un praticien peut comprendre de quoi il parle.Il prétend aussi que régulièrement, a raison parfois d’une fois par mois, des patients lui font des demandes d’euthanasie.« On a beau dire à un patient des soins palliatifs que la vie est belle, qu’elle mérite d’être vécue jusqu’au bout, nos paroles sonnent un peu creux quand on a devant nous quelqu’un qui n’est plus capable de respirer, quelqu’un qui vomit tout le temps, quelqu’un dont toutes les fonctions sont défaillantes, quelqu’un pour qui la vie est devenue intolérable.Évidemment, je parle ici de cas d’exception.Or ces cas-là sont en train de devenir les laisse-pour-compte des soins palliatifs mais aussi de la société.» Qu’on ne s’y trompe pas, le médecin n’est pas pour la banalisation de la mort, pas pour l’émergence d’un doctor death institutionnalisé, mais seulement pour la reconnaissance des cas d’exception.« La médecine moderne, dit-il, c’est un peu l’apologie de la technicité sauf que lorsque la technique ne marche plus, la médecine à tendance a fuir et à éviter de débattre de certaines âpres réalités.» À l’autre bout de la ville, dans un bureau qui n’est guère plus gai que celui de Marcel Boisvert, Yves Quenneville, psychiatre et consultant aux soins palliatifs de l’hôpital Notre-Dame, ne comprend pas tout à fait la démarche de son collègue, même s’il respecte énormément son travail.« Les soins palliatifs de Notre-Dame existent depuis moins longtemps que ceux du Royal Vie.N’empêche qu’en 13 ans, nous avons eu seulement trois demandes d’euthanasie et cela sur environ 2000 patients.Dans les trois cas, les douleurs étaient imparfaitement soulagées.Dès qu’on trouva la façon de les soulager adéquatement, les demandes furent retirées ».confie-t-il en ajoutant : « Tant qu’il n’y a pas plus de demandes, je me dis qu’au lieu de perdre du temps à discuter de l’euthanasie, on devrait mettre toute notre énergie à améliorer les soins palliatifs et à augmenter leurs unités.» Entre ces deux positions, David Roy, directeur-fondateur du Centre de bioéthique de Montréal, cherche à éduquer les médecins et à leur inculquer une nouvelle éthique face à la maladie et, surtout, face à la douleur.Comment contrôler cette douleur, la soulager, comment surtout tailler un traitement sur mesure pour chaque patient.David Roy est opposé à l’euthanasie.Farouchement opposé.« Imaginons que nous ayons une loi qui per-rr tte de donner la mortà ceux qui la demandent, dit-il.Premièrement, qui a réellement demandé ?La femme âgée de 96 ans ou celle de 83 ans ?Et si l’euthanasie devient acceptable socialement et légalement, ça devient tout à coup moins intolérable pour une famille de suggérer que le temps est arrivé pour grand-maman ou grand-papa.Et qui me dit que dans les hospices pour vieux, on ne se mettra pas à pratiquer l’euthanasie parce que c’est rapide et que ça coûte pas mal moins cher.» David Roy est contre l’euthanasie, en même temps il est pour la cessation de traitement à la demande du malade, pour également le soulagement de l’agonie terminale par l’augmentation des doses de morphine.« Dans certains cas, plaide-t-il, je peux comprendre qu’un médecin aide un malade à faire de l’auto-eu-thanasie ou du moins qu’il n’intervienne pas dans la démarche du malade.Dans certains cas, c’est même le devoir du médecin de tout faire pour soulager la douleur, quitte à abréger ses jours.» À titre d’exemple, il cite le cas de sa propre mère, terrassée par une crise cardiaque.Dans sa dernière nuit à l’hôpital alors que ses poumons ne fonctionnaient plus et qu’elle était à l’agonie, David Roy demanda au médecin d’augmenter les doses de morphine.Le médecin refusa une Voir page B-2: L'euthanasie Ultime geste médical ou meurtre ?ON N’AURA jamais autant parlé d’euthanasie que ces dernières années et surtout ces dernieres semaines.Pour certains l’euthanasie est l’ultime geste médical, pour d’autres c’est la pire forme de barbarie moderne.Chose certaine, non seulement le mot soulève de vives polémiques, mais surtout le mot porte à confusion.On le confond volontiers avec la cessation de traitements, le débranchement d’une machine respiratoire ou le soulagement de l’agonie par l’administration d’une dose massive de médicaments.Or il n’y a qu’une forme d’euthanasie : celle active et sur demande où le médecin donne par injection une dose massive de morphine ou un cocktail lytique pour provoquer rapidement la mort de son patient.Actuellement il n’y a qu’un pays au monde, la Hollande, où l’on pratique légalement l’euthanasie.Des chiffres approximatifs indiquent qu’environ 2000 patients par année sont tués par une injection administrée par leur médecin sans que celui-ci ne soit poursuivi par la loi.Au Canada, l’euthanasie est équivalente à l’homicide ou plus particulièrement au meurtre au premier degré.Dans un rapport présenté au Parlement en 1983, la Commission de réforme du droit a recommandé que l’euthanasie demeure un crime.La personne reconnue coupable est passible d’une peine minimale de 25 ans de prison avant d’être admissible à une libération conditionnelle.Récemment pourtant, certains médecins des soins palliatifs ont commencé à s’interroger sur la possibiüté de décriminaliser l’euthanasie.Récemment aussi, le cas de la jeune fille de Québec, qui demande que l’on débranche sa machine respiratoire, a relancé le débat.Pour bon nombre de médecins, le cas de la jeune fille n’est pas une question d’euthanasie mais de cessation de traitement.Or la cessation de traitement sur demande du patient est reconnue par la loi.Selon le président de la Commission du droit de la réforme : « On ne cause pas la mort lorsqu’on cesse un traitement inutile; de même lorsque le patient refuse un traitement, on ne peut pas dire que le médecin cause sa mort ».Reste que le vide juridique de la loi sur la question de la mort du patient a entraîné chez les médecins et les directions d’hôpitaux la peur panique d’une poursuite devant les tribunaux.Et bien que la cessation de traitements, le débranchement d’une machine respiratoire ou l’augmentation progressive de la dose des médicaments soient permis par la loi, bon nombre de médecins refusent d’y souscrire de peur d’être éventuellement poursuivis.Contrairement au débat sur l’avortement défendu par un Henry Morgentaler qui n’a jamais hésité à aller en cour, les soins palliatifs n’ont pas produit de médecins missionnaires, prêts à défier la loi et à répondre à des accusations d’homicide devant la justice et devant la société.PHOTO LOUISE LAPOINTE/L ANAL YSTE : üv AV.* ?.•' J >*/ ¦.!•> Z+r-:- L*fv.* H'&flt r- ç-4/V PHOTO JACQUES GRENIER Bernard Landry, v.-p.du PQ Un Québec indépendant aurait son armée « Un pays souverain doit faire face à la réalité internationale », dit Landry Jocelyn Coulon UN QUÉBEC indépendant sera doté d’une armée et se joindra à la défense continentale de l’Amérique du Nord et à la défense collective au sein de l’OTAN.Les militaires canadiens qui travaillent actuellement au Québec pourront, sans problème, poursuivre leur carrière au sein de cette future armée.Bernard Landry, vice-président du Parti québécois et membre de son comité sur les affaires internationales, tient à être très clair sur les en- gagements militaires d’un Québec indépendant.« Nous sommes en Amérique du Nord et notre société est bien intégrée dans le système occidental, dit-il.Nous devons donc assumer nos responsabilités, parce qu’un pays souverain doit faire face à la réalité internationale ».« Nous ne serons pas des tricheurs face à nos amis canadiens et américains », dit-il.Selon M.Landry, la crise d’Oka et la guerre du Golfe ont précipité la réflexion sur ces questions.En février dernier, le PQ a adopté une résolution appuyant l’intervention armée des Nations unies contre l’Irak.Les affaires militaires n’ont ja- mais été au centre des préoccupations du Parti québécois.Mais depuis quelques mois, le parti qui veut mener la province a l’indépendance commence à réfléchir sérieusement à ces questions.À la fin août, l’exécutif national a invité à Beauport des spécialistes pour discuter des enjeux militaires et stratégiques d’un Qué- bec indépendant.Vendredi, des membres influents du PQ participeront à un colloque sur une politique de défense pour le Québec, ouvert à toutes les formations politiques, organisé par l’École nationale d’administration publique.« Nous ne sommes pas hantés par les questions militaires, dit M.Landry.Toutefois, il faut en discuter car la souveraineté approche rapidement.» Le vice-président du PQ souligne que son parti a toujours préconisé la constitution d’une armée, mais que cette question demeurait secondaire, Voir page B-2: Un Québec LE CAHIER SPÉCIAL CADEAUX DU DEVOIR UN OUTIL INDISPENSABLE POUR CEUX ET CELLES QUI RECHERCHENT L'ORIGINALITÉ.À SURVEILLER SAMEDI LE 30 NOVEMBRE ‘LU B-2 M Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 PHOTO JACQUES NADEAU Un char du 5e Régiment d’artillerie légère basé à Valcartier défile en face de l'Assemblée nationale à Québec lors d’une parade en 1986.4 Un Québec même durant le débat sur le référendum de 1980.« Je me souviens que le débat portait plutôt sur ce qu’un Québec indépendant ferait de la part du budget militaire fédéral qui lui reviendrait.Que devions-nous faire avec cet argent était la question que nous discutions », dit-il.M.Landry tient à dissiper l’impression que le PQ fut un parti pacifiste et non aligné.« J’ai moi-même été militaire à la fin des années 50 et je me souviens que plus de la moitié des membres du premier conseil des ministres de René Lévesque avaient fait un séjour dans les Forces armées canadiennes », dit-il.« Bien sûr, pour un parti progressiste, les questions militaires rendaient mal à l’aise bien des gens.Mais au cours des ans nous nous sommes adaptés et les crises d'Oka et du golfe Persique ont fini par convaincre le parti que l’armée était une nécessisté pour encore quelque temps ».M.Landry souligne que les Québécois se sont réconciliés avec l’armée lors de la crise d’Oka.« Ces militaires francophones ont effectué un travail nécessaire démontrant ainsi que dans la réalité il faut des forces d'intervention pour des tâches exceptionnelles ».« Dans l’affaire du Golfe, les Québécois, même les plus généreux, ont vu les politiciens et les pays les plus progressistes d’Europe joindre les rangs de la coalition multinationale, dit-il.Nous devions être réalistes face à l’agression irakienne ».M.Landry avoue que son parti n’a pas encore défini la structure exacte des forces armées québécoises ni les ressources financières qui seront consacrées au futur système militaire, mais il tient à préciser quatre choses ¦ le Québec joindra l'accord NORAD sur la défense aérienne du continent nord-américain et le traité OTAN sur la défense occidentale ; ¦ les militaires qui travaillent présentement au Québec se verront offrir les mêmes fonctions, grades et salaires ;¦ les bases et infrastructures actuelles seront maintenues -;¦ l'armée québécoise comptera trois services — terre, air et mer — et offrira son aide aux Nations unies dans le cadre des missions sur le maintien de la paix.Le général a la retraite Charles Belzile écrivait dans le numéro d'automne de la revue militaire Forum qu’un Québec indépendant devrait consacrer entre 3 et 6 milliards $ par an pour sa défense.Il soulignait de plus que le nouveau pays aurait besoin de forces armees minimums comprenant une marine, deux bri- Poumon qui respire Cigarette gades terrestres et une réserve et quatre escadrons de 14 chasseurs et des avions de transport et de surveillance.Les militaires canadiens au Qué- j bec voudront-ils joindre l’armée qué- j bécoise?« Je n’ai aucun doute là-des-sus », dit M.Landry.Le leader péquiste tire cette conclusion à partir des résultats des élections générales et du référendum dans les comtés où les militaires sont fortement représentés et sur ses nombreuses discussions avec des amis qui sont ou ont été dans les forces armées.Il est persuadé que les militaires, soldats et officiers, appuieront « massivement » la souveraineté du Québec et qu’ils joindront une armée qui leur fera une large place.Il y a quelques semaines, lors d’un colloque tenu à Toronto, des experts ont déclaré que l’indépendance du Québec pourrait mener à des affrontements semblables à ceux qui ont ensanglanté le Pakistan et le Nigeria 1 ou qui ravagent présentement la Yougoslavie.Un expert a même déclaré que le gouvernement fédéral ne pouvait compter sur la loyauté des soldats francophones si la vio- j lence éclatait au lendemain d’un ré- j férendum.M.Landry ne croit pas aux scénarios de violence.« Cela fait 200 ans que francophones et anglophones cohabitent et que nous respectons les lois, dit-il.Si le processus d’indépendance se fait conformément aux règles constitutionnelles, je ne vois pas pourquoi U y aurait de la violence.» Le leader péquiste souligne que tous les leaders politiques canadiens, à commencer par le premier ministre Brian Mulroney, ont dit que le Canada ne serait pas maintenu par la force.« Lorsaue les chars yougoslaves ont roulé vers la Slovénie l’été dernier, M.Mulroney a dit que les ca- j nons n’étaient pas la réponse à l’unité nationale », dit-il.L’armée québécoise va-t-elle ser- I vir contre des autochtones ou des an- j glophones qui n’accepteraient pas de voir le Québec accéder à l’indépen- j dance?« Non, déclare M.Landry.Je suis convaincu que les autochtones j ne demanderont pas le démembrement du Québec.Le Québec a tou- ( jours été extrêmement généreux en- | vers les autochtones comme le démontre la Convention de la Baie James.Nous poursuivrons cette politique.» Quant aux Canadiens qui planifient la création de corridors au Québec pour relier l’Ontario et les Mari- J times et sauver les anglophones québécois, M.Landry fait remarquer deux choses : la Constitution canadienne précise que les frontières j d’une province ne peuvent être chan- j gées sans son consentement ; la population qui vit dans ces corridors est francophone à 90 %.« Je suis persuadé que les anglo- i phones du Québec accepteront la verdict de la majorité, dit-il.Notre i histoire prouve que nous avons tou- | jours su nous accommoder.» THÉÂTRE U B U ALFRED JARRY Ou ttiêâfre fou-fou-fou! Un délirant divertissement) Le Unit Sltouio Ce spectacle réserve despassages d un iirésishble effet Le Soleil.Siiéùec Les Ubs une éminente réussite du Théâtre UBU.un des grands moments du Festival de ttiéâtredes Amériques Le Jooiml Oe Hooliéol Une maïïnse.un dessin continu sans faille Le SoohOieo Oe Puis Seulement 6 représentations 26 au 30 novembre.20h00 Mercredi 27 novembre, 14h00 et 20h00 Mise en scène: Denis Marteau Une coproduction du Festival de Théâtre des Amériques, du Centre National des Arts et du Théâtre UBU.Lebeau est génial dinnocence et de bêtise Suant â la Mère Ubu de Cari Béchard c est la suite d une aventure prodigieuse pour cet acteur Il s'agit d une interprétation magistrale qui restera dans les annales du théâtre LeSem Hooliéol La cohérence delà démarche de Oems Marteau ( j ainsi gue sa singularité dans le milieu théâtral québécois actuel, méritent encore une fois d élie soulignées Sinole.Hooliéol À la Maison de la Culture Frontenac En vente Admission 522-12A5 (dès maintenant), à la M C.Frontenac, dès le 23 novembre 598-5810 LE DEVOIR gjpnfe PHOTO JACQUES NADEAU Par certaines portes entrouv ertes, on apercevait des lits vides, abandonnés comme des îles désertes après une terrible tempête.¦I T mm PHOTO JACQUES NADEAU David Roy est farouchement opposé à l’euthanasie : « Dans la médecine comme dans la guerre, il y a des situations qui ne peuvent être couvertes par des lois 4 L’euthanasie remière fois avant de se soumettre sa volonté.« Il a augmenté sa dose de morphine deux fois alors au’elle était en train d’étouffer.Ma mère est décédée tranquillement.Pille est devenue plus lente, plus calme et elle s’est endormie.Elle est morte à 4 h 30.Sans la morphine, elle aurait continué à vivre jusqu’à 6 h ou 8 h du matin dans des douleurs atroces.C’était inutile.» David Roy croit que le refus de ce médecin-là comme le refus de tous les autres médecins qui préfèrent l’acharnement thérapeutique à la mort, est une question de convictions médicales et non pas de croyances religieuses.« Le réflexe du médecin et dieu merci, dit-il, c’est de sauver la vie, sauf qu’il doit parfois mettre ce réflexe au service d’une pensée et au service du meilleur intérêt du patient.Tous ces refus de contrôler l’agonie sont autant de bûches de bois dans le grand feu en faveur de l’euthanasie.» David Roy croit qu’il faut éduouer les médecins et leur apprendre à « tailler » sur mesure les traitements de chaque malade.L’individualité du malade, sa particularité biologique et biographique doit être notre norme, dit-il.Yves Quenneville partage les positions de David Roy.« En bout de piste, à quelques heures de la mort, quand un malade est en détresse respiratoire, on lui administre une dose massive de médicaments dont on sait que les effets secondaires seront mortels.Ce qui nous intéresse à ce moment-là, c’est de donner la dose la plus efficace pour soulager, pas de provoquer la mort, même si nous savons que les effets secondaires seront mortels.» Yves Quenneville dit que la pratique est courante à l’hôpital Notre-Dame et qu’elle ne fait pas problème, encore qu’il admet que le geste n’est jamais posé de gaieté de coeur.« En général, ce sont les infirmières qui administrent ces doses.Or les infirmières deviennent mal à l’aise quand il y a une trop grande proximité entre l’injection et la mort.Elles se sentent responsables du décès, c’est dur à prendre.» Marcel Boisvert ne peut supporter ce malaise qu'il ressent quotidiennement, malaise amplifié par la peur quotidienne d’une poursuite.Tant qu’il y aura un vide juridique entourant toute cette question, tant que l’euthanasie ne sera pas décriminalisée, il ne pourra dormir en paix.À cela David Roy répond que décriminaliser l’euthanasie c’est justement ouvrir la porte aux poursuites.« Dans la médecine comme dans la guerre, il y a des situations qui ne peuvent être couvertes par la loi.Il faut compter sur la conscience et la responsabilité des gens.Et s’il y a une faute, le médecin doit être prêt à l’assumer et à répondre à la société.» Cette dernière affirmation fait bondir Marcel Boisvert : « C’est de la littérature tout cela, de la littérature qui ne colle pas à la réalité.Nous avons besoin d’une loi sans quoi nous risquons sans cesse d’être poursuivis.Qui veut aller en cour à part Morgentaler ?Faire de telles affirmations, c’est ne pas savoir ce que ça veut dire de tenir une seringue dans sa main.C’est ne pas comprendre le malaise du médecin ou de l'infirmière quand un patient meurt et qu’on se demande si c’est de notre faute ou pas.» La question n’est pas simple et ne risque pas de se régler demain.La multiplication des sondages en faveur de l’euthanasie n’y change rien.En bout de piste, entre les quatre murs blancs d’une chambre d’hôpital, dans le secret des consciences individuelles, ne reste plus que le médecin face au malade, face à la volonté de vivre des uns, face au désir de mourir des autres.Ne reste plus qu’un individu face à des questions brutales, des questions de vie ou de mort.Exit Final : pas d’unanimité Nathalie Petrowski À LA LIBRAIRIE Champigny, une vendeuse raconte son malaise à ven dre des exemplaires de Exil Final le livre de Derek Humphry, préfacé par Hubert Reeves et qui est ni plus ni moins une collection de recettes pour réussir son suicide.Selon la vendeuse, certaines personnes qui ont acheté le livre lui ont clairement laissé entendre qu’elles voulaient en faire usage pour mettre fin à leurs jours.Etaient ils sérieux ou pas, difficile à dire.Chose certaine, le livre se vend bien, très bien même.Aux Etats-Unis, quelques 500 000 exemplaires du livre se sont envolés dans le temps de le dire.Au Québec, les Editions du Jour ont mis sur le mar ehé une première impression de 10 000 exemplaires.Bien qu’on ne sa che pas encore si tous les livres ont élé écoulés, on a procédé à une pro mière réimpression au bout de quel ques jours.D’ici une semaine, l’édi teur doit décider s'il veut entreprendre une deuxième réimpression.Ce livre de recettes qui s’adresse soi-disant aux gens eri train de mou rir, des gens malades en phase ter minale qui ne savent plus vers qui se tourner pour mettre fin ü leur cal- vaire et pour qui, les médecins tenus par la loi et le Code criminel, ne peuvent plus rien, ne fait pas l’unanimité dans le milieu médical ni celui de la recherche.Pour David Roy, du Centre de bioéthique de Montréal, la publication du livre de Derek Humprey est un geste parfaitement irresponsable.« Le livre de Derek s’adresse en principe aux personnes qui sont en train de mourir et qui veulent pratiquer l’auto-euthanasie.Ce n’est pas une aide au suicide en tant que telle.Reste que Derek n’a aucun contrôle sur qui va acheter son livre.Dans no tre société isolée et fragmentée, il y a des jeunes et des vieux qui ne sont pas malades mais qui souffrent de la solitude.Ces gens-là n’ont pas d’espoir, pas de ressources, ils sont dé primés et ils ont raison de l’être.Voilà la recette dont ils ont besoin dans ce moment de crise aiguë de dépression.Or, contrairement aux gens en phase terminale, leur crise est réversible, elle est contrôlable, elle est traitable.Publier un tel livre, c’est comme lancer des mines dans un champ sans indiquer où on les a lancées.» Yves Quenneville, psychiatre et consultant aux soins palliatifs de l’hôpital Notre-Dame, est moins viru 1)1 Kl k lit Ml'llin EXIT FINAL Pour une mort dans la dignité PRÉFACE DE HUBERT REEVES lent mais tout aussi critique.« Je connais Derek Humphry et je sais que ce n’est pas un fou.Ce qui me gêne, c’est que son livre fait la promesse d’une mort douce et agréable.Qu’en sait-il ?Il y a dans ce livre un sous-entendu fallacieux et mensonger qui me dérange.Personne ne peut affirmer que la mort par surdose de pillules, par empoisonnement ou par étouffement va être douce et agréable.» Pour le Dr Marcel Boisvert, des soins palliatifs de l’hôpital Royal Vie toria, le livre de Derek Humphrey est symptomatique de la société qui l’a produit.« C’est un livre terriblement triste parce qu’il préconise une mort dans la solitude la plus totale.Pendant que je le lisais, je ne pou vais m'empêcher d’imaginer un pauvre malade en phase terminale, un malade affaibli, tout seul chez lui, essayant d’appliquer les recettes mal gré ses forces défaillantes, malgré ses mains qui tremblent.» Pour Marcel Boisvert toutefois, le livre de Humphrey renvoie la société et le système médical à une question que tous refusent encore de débattre.À savoir : que fait-on avec les grands malades qui n’en peuvent plus de lutter contre la maladie et qui veulent mettre fin à leurs jours parce qu’ils souffrent trop, physiquement ou rno-ralement ?« Si un tel livre existe, conclut le Dr Boisvert, c’est d’abord parce que la médecine et la société n'ont pas répondu à certaines ques-I ions ou ne veulent pas y répondre.» Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 B B-3 LeTNM refuse Molière Le Théâtre UBU présente Les Vhs, jusqu'à dimanche.Jarry, Marleau et le théâtre-limite Les Ubs en reprise à la Maison de la culture Frontenac Robert Lévesque INCROY ABLE mais vrai, la direction du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) s’oppose à ce que l’on joue Molière l’éte prochain dans sa salle de la rue Sainte-Catherine ! L’affaire a éclaté hier, lorsque le producteur François Flamand a reçu une lettre du directeur artistique de la compagnie, Olivier Rei-chenbaeh, dans laquelle il est clair que le TNM n’accepte pas que M.Flamand, qui a pourtant en main un contrat de location de la salle pour l'été 92, y présente une production des Fourberies de Scapin de M .de Molière ! François Flamand est ce producteur bienheureux qui, l’été dernier, avec l’aide du Festival Juste pour rire, a fait une réussite théâtrale d’été sans précédent en louant le TN M pour y présenter une production de Les Palmes de monsieui Schütz de Jean-Noël Fenwick, production acclamée unanimement par la critique et qui a tenu 43 soirs à guichets fermés l’affiche du TNM, en plus de faire une tournée, et d'être reprise en mars 92 au Saint-Denis.En août dernier, en prévision d’un autre « coup de théâtre » pour l’été 92, M.Flamand faisait une offre de location au TN M, et le 15 août le directeur administratif du TNM, M.Michel Noël, lui écrivait pour confirmer la location du TNM du 1er juin au 9 septembre 1992.Il n’était alors aucunement question du titre de la pièce choisie.Comme on l’annonçait dans le DEVOIR d’hier, en chronique théâtrale, le choix de M.Flamand s'est arrêté sur Scapin de Molière, dont il a confié la mise en scène à Denise Filia-trault, qui a dirigé avec succès le Fenwick de l’été dernier.Or ce choix, plus directement dans les « plates-bandes » du TNM que le Fenwick, semble avoir horriblement déplu à M.Reichenbach.Dans sa lettre d’hier, il écrit à François Flamand, et ceci après avoir accepté de lui louer la salle : « J’ai le regret de vous informer que, suite à une assemblée du conseil d’administration tenue le 25 novem- bre, le Théâtre du Nouveau Monde ne pourra donner suite à votre projet de présenter les Fourberies de Scapin de Molière dans son théâtre au cours de l’été 1992 », « Par contre, rajoute Reichenbach, nous serions très heureux si vous pouviez nous présenter un projet de nature differente pour cette période ».Il faut savoir, pour comprendre la situation, que le succès des Palmes l’été dernier a prouvé qu’un théâtre de qualité pouvait aller chercher un vaste public pour la salle de l’ex-Co-médie-canaaienne.Près de 40 000 spectateurs se sont engrouffrés dans cette salle l’été dernier.Le TNM, qui joue à peine 24 fois chacunp de ses productions, avec de rares guichets fermés, a pu en prendre ombrage, j Que le locateur chanceux propose j maintenant de produire un Molière a j pu transformer en jalousie ouverte J une situation qui était gênante, mais j une situation que l’on acceptait étant j donné qu’au bout du compte la loca- ! tion des Palmes a pu valoir au TNM (déficitaire de près de trois quart de million) un beau chèque de pas loin de 80 000 % l’été dernier.Que va-t-il se passer ?François Flamand, qui voit rouge, et qui a fait part au DFÎVOIR, hier, de sa colère, n’entend pas renoncer à son projet de produire Scapin.« Si le TNM ne change pas d’avis, j’irai produire ce Molière ailleurs, à la Place des Arts ou au Saint-Denis, ou l’on m’offre des locations.Si je veux le TNM, c’est que je considère que c’est la salle idéale pour le théâtre de qualité que j’entends produire ».François Flamand, en choisissant un Molière, prouve à quel point le Festival Juste pour rire et lui, qui sont associés, placent la barre haute pour leur volet théâtre.À l’été 93, on pense déjà demander à Mme Filia-trault de mettre en scène la trilogie de Pagnol.« Olivier Reichenbach a-t-il reçu de Molière l’exclusivité de son oeuvre ?», demande François Flamand.Il ajoute, de plus, qu’« il est étonnant de voir une compagnie déficitaire refuser une location qui pourra lui rapporter plusieurs dizaines de milliers de dollars! ».Jillbert David L’« HÉNAURME» Père Ubu (Pierre Lebeau, parfait de béate médiocrité), flanqué de sa pas si tendre moitié, Mère Ubu (jouée par un Cari Béchard qui vaut à lui seul le déplacement), va de nouveau investir la Maison de la culture Frontenac.Les Ubs, le spectacle du Théâtre UBU créé en juin dernier dans le cadre du Festival de théâtre des Amériques, est en effet repris pour six jours seulement, depuis hier jusqu’à dimanche.Dans un décor sinistre (une réussite de Claude Goyette) qui donne à voir, sur deux étages, les murs.jd’un immeuble à l’abandon (fenêtre placardée, porte donnant sur le vide, etc.), le metteur en scène Dems Marleau a écarté les clichés grotesques qu’on associe trop facilement à l’oeuvre de Jarry pour installer ce « Nulle part » où tout peut arriver et où, en effet, tout arrive, au pas de charge d’une fanfare de six musiciens (musique de Jean Derome), dont les « invasions » répétées sont comme le leitmotiv lancinant d’un monde qui tourne à vide.Cette production qui a pour elle une maîtrise diabolique de l’élocution (par exemple, ce sublime morceau de bravoure de Danièle Panneton en prologue) et un parti pris pour la déraison sombre et méchante, a aussi essuyé des reproches, en juin dernier, pour certaines longueurs .« J’y ai vu », m’assure Marleau lors de notre rencontre.« Au moment de la création, c’est là le risque de se présenter à la critique dès le premier soir, le spectacle n'était pas totalement achevé.Mais on peut toujours retoucher un spectacle.Pour la série de représentations au studio du Centre national des Arts en septembre dernier, j’ai coupé une demi-heure dans la deuxième partie, celle d’Ubu enchaîné, ce qui ramène Les Ubs à une heure trente ».Le Théâtre UBU qui franchira en mars prochain le cap des 10 ans d’existence, s’est singularisé par la pratique stimulante d’un répertoire méconnu et peu fréquenté au Québec comme ailleurs : Tzara, Picasso.Schwitters, Queneau et les oulipiens, le Beckett des dramaticules et, bien sûr, Jarry.Les textes de tels auteurs invitent au franchissement des seuils de la théâtralité.« Nous sommes, commente Marleau, dans la pratique des catastrophes.Comme Jarry le suggère à travers la pataphvsique, il s’agit d’explorer un théâtre-limite qui est de l’ordre de l’exception.Cela nous amène à tourner autour du même vide et du même silence.» Comment Marleau a-t-il abordé le travail sur Les Ubs, lui qui avait déjà présenté en 1989 un Ubu cycle avec le trio Chagnon-Béchard-Panneton ?« Cette fois, grâce au FTA et au CNA, j’ai disposé de plus grands moyens.La production compte tout de même 12 interprètes.Cela dit, pour moi, un projet artistique réussi est celui qui parvient à une perception différente ou qu’on n’a jamais connue.Je cherche toujours à vivre une expérience qui soit déstabilisante c’est une aventure qui exige une investigation totale.Pour Les Ubs, il a fallu tout oublier ce qu’on avait lu sur Jarry.Il s'agit d'un pro-.cessus avant toui intuitif pour saisir l’esprit qui anime l’oeuvre, mais qui implique aussi un véritable déchiffrement du texte avec les comédiens — ce qui conduit à s’y opposer pour mieux y entrer, de façon à en dégager nôtre positionnement ».Denis Marleau ne cache pas, par ailleurs, que son approche s’alimente à une réflexion continue sur la dimension plastique de la représentation Il fréquente assidûment l’oeuvre des artistes visuels contemporains et il accumule, dans ses cartables, des photos, des reproductions de tableaux et des dessins ou des collages de sa main qui s’aident à « trouver un espace ».« Pour Les Ubs, je voulais un lieu qui dise les couches du temps et qui en révèle les entrailles.Le résultat montre une maison impossible, étrange, qui offre un espace clos et en même temps très ouvert.11 me revient, comme metteur en scène, d'interroger l’espace à travers l’apport des plasticiens et des peintres.Ensuite, il m’est possible de me rendre disponible à la création des comédiens, dans un jeu incessant de ping-pong ».Pour ce spectacle ubuesque que le metteur en scène a conçu comme « une fer messe funèbre », on a aussi corrigé le tir des projections fantasmagoriques de spectres en suspendant aux cintres les castelets de pe- tites sihouettes en broche.L'importance accordée aux jeux d'ombres (lumières de Guy Simard) renforcera, estime Marleau, le climat d’étrangeté qu'il a désiré pour ce « monument de la Bêtise » qu'est Ubu.Après l'unique semaine de représentations des Ubsh Montréal, Marleau sera accaparé par la préparation de son prochain spectacle, Lu napark 1913, dont la création coïncidera avec l’ouverture du Musée d’art contemporain en juin.Compagnie née de la réunion de créateurs irréductibles, le Théâtre UBU se maintient aujourd’hui sur la corde raide.« Nous accusons un net retard de l’aide gouvernementale par rapport au développement de la compagnie, se plaint Marleau.le quotidien est difficile en permanence.Ce sont nos tournées à l'étranger, depuis la création de Merz Opéra en 1987, qui nous permettent de survivre.Je ne sens pas, au Québec, un climat propice à l’art et à la création ».Il me montre encore, l’air réjoui, deux hautes piles de documents et de livres qui l'attendent dans son élaboration de Luna-park 1913.« Contre les sursauts d’intolérance et les réflexes xénophobiques de notre société, lance-t-il soudain, il faut continuer d’affirmer qu'il existe des choses différentes.L’ouverture et la relativité vont de pair avec la stimulation intellectuelle et artistique.On n’a pas fini d’être brassé par de nouvelles réalités au Québec ».Et on peut être certain que, pour un, Denis Marleau n’a pas le gout de baisser les bras.MUSIfcUE Une admirable transparence VIDEO m » Un extrait de Time's wake, de Vincent Grenier.Des histoires sans histoire Orchestre Métropolitain Dir.Agnès Grossmann : Schumann, Ouverture d‘« Hermann et Dorothée • op.136, Concerto pour violoncelle op.129, Sophie Rolland (violoncelliste); Mendelssohn, Symphonie no.3 op.56, «Ecossaise ».Lundi 25 novembre, église Saint-Jean-Baptiste.Carol Bergeron BIEN CONÇU dans le choix des oeuvres, ce concert Schumann/Mendels-sohn de l’Orchestre Métropolitain (OM ) aura attiré plus de 4000 personnes dont la moitié dans les salles du Cégep Maisonneuve, de Verdun, de Pierrefonds, de Saint-Laurent et de Montréal-Nord, là où depuis quelques saisons s’effectuent les trois tournées annuelles, généreusement soutenues par le Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal.Devant l’intérêt grandissant que suscite l’opération, la direction de l’orchestre, soucieuse de répondre aux attentes d’un public croissant, songe maintenant à augmenter le nombre des prestations.Il va presque sans dire qu’en répétant le même programme à plusieurs reprises, les musiciens y trouvent aussi leur profit.Cette fois-ci, par exemple, ils auront soumis la même Symphonie de Mendelssohn à six auditoires différents, dans six lieux différents.Pour la soliste Sophie Rolland, la préparation du Concerto pour violoncelle de Schumann aura abouti à six exécutions consécutives avec les mêmes partenaires.Ce qui n’est pas sans conséquence sur la perception d’une oeuvre.Et puis, soit dit par parenthèses, n’est-il pas souhaitable que nos meilleurs solistes puissent ici profiter d’une expérience aussi valable, aussi enrichissante ?PARIS (AP) — François Billetdoux, dramaturge et homme de lettres, lauréat en 1989 du Molière du meilleur auteur pour sa dernière pièce Réveille-loi, Philadelphie !, est décédé dans la nuit de lundi à mardi des suites d’une longue maladie à l’âge de 64 ans, ont annoncé hier ses proches.Auteur notamment Tchin tchin (1959) ou de Va donc chez Thorpe (1961), François Billetdoux est né le 7 septembre 1927 à Paris.L’élève de Charles Dullin est d’abord journaliste avant de débuter comme auteur dramatique au début des années 50 au Théâtre du Quartier Latin.À partir de 1959 et de Tchin tchin, qui sera interprété à l’occasion d'une Les liens entre les instrumentistes et leur chef s’en trouvent également renforcés.Ainsi, Agnès Grossmann peut-elle poursuivre le modelage de son orchestre et préciser encore davantage la conception musicale des partitions qu’elle fait travailler.Considérant qu’il n’est pas simple de bien faire sonner un orchestre dans un vaisseau aussi vaste que celui de l’église Saint-Jean-Baptiste, Grossmann est heureusement parvenue à donner une admirable transparence à l’écriture de l'Ouverture d’« Hermann et Dorothée » de Schumann — page peu connue qui incorpore néanmoins la Marseillaise dans sa thématique.Ailleurs dans le Concerto, pour ne pas noyer la soliste, elle fut hélas contrainte de mettre une sourdine qui eut pour effet de neutraliser l’accompagnement.L’excessive discrétion de l’orchestre donna à Sophie Rolland tout le loisir de raconter cette « sehuma-nienne » confidence avec un sens remarquable de la poésie et de cette heureuse liberté qui assouplit si merveilleusement le discours.Malgré le fait que l’instrument nous semblait parfois un peu loin — certains traits disparaissant dans le choeur avant de nous parvenir dans la nef — le jeu sembla très propre et très musical.Revenue toute entière à ses musiciens pour le Mendelssohn, Grossmann éprouva quelques mesures d’hésitation, au tout début du premier mouvement.Dès l’entrée des violons cependant, l’orchestre retomba sur ses pattes et nous livra une «Écossaise » finement mélancolique et mystérieuse, très près des paysages que le compositeur s’appliqua à y dépeindre.Les deux prochaines tournées du Métropolitain se feront en 1992, à la fin de janvier, dans un programme Tchaikovski, et en avril, avec le Requiem de Verdi.reprise par Marcello Mastroianni, l’auteur-acteur-metteur en scène connaît le succès : « Comment va le monde, Môssieu ( 1964), en fait notamment l’un des auteurs les plus connus des années 60.Il a également écrit plusieurs scénarios pour le cinéma et est l’auteur de plusieurs romans, dont Royal Gardon Blues (1957).Le Molière obtenu en 1989 consacrait une oeuvre écrite après 14 années de silence.Il avait egalement obtenu le prix de littérature dramatique de la Ville de Paris ainsi qu'un prix du Syndicat de la critique dramatique et musicale et un de l’Académie française.Le cinéma invisible Dix-sept cinéastes expérimentaux du Québec, du Canada, des États-Unis et de l’Autriche, les 28, 29 et 30 novembre, à la Cinémathèque québécoise, 335, bout de Maisonneuve est.Daniel Carrière LA CINÉMATHÈQUE québécoise met à l’affiche, d’ici la fin du mois de novembre, six programmes qui sollicitent l’intelligence du spectateur.On y présente un cinéma mal distribué, sinon pas du tout, qualifié parfois à tort d’expérimental, qui résiste toutefois à l’indifférence collective par le dynamisme dont il fait preuve, aujourd’hui encore, en dépit d'un cinéma qui s’enlise dans le divertissement, la rentabilité et la facilité.Nous devons la sélection des oeuvres présentées à Nicole Gingras, spécialiste du cinéma expérimental et du rapport entre la photographie et le cinéma ; elle est notamment codirectrice du Mois de la photo à Montréal.Les films qu’elle a choisis rendent compte du cinéma qui aurait connu son apothéose dans les années 70, et dont la tradition de rigueur se perpétue au-delà des apparences.Elle a aussi voulu signaler l’importance du travail de Vincent Grenier dans le courant du cinéma expérimental, en les consacrant deux soi- rées, les 28 et 29 novembre, et en présentant son plus récent film : Oui In The Garden, le 30.À noter quë Vincent Grenier, un Québécois qui vit depuis plusieurs années aux Etats-Unis, sera présent à la cinémathèque, les trois soirs.« C’est intéressant de voir, explique Nicole Gingras, qu’avec un bout de pellicule de 10 pieds tu peux faire un film d’une minute.On est alors dans le mouvement pur.Il y a beaucoup de ça dans la programmation et j’ai tenté d’aller à l’essence des choses.» Le cinéma expérimental est un cinéma d’artistes, d’auteurs, de photographes, de peintres, de musiciens, et constitue souvent un volet de leur production.Un cinéma qui établit un tout autre rapport au temps, à l’espace et à la durée, qui référé au cinéma structurel'et qui respecte certaines lois : un travail minutieux sur lë son et physique sur la pellicule, recourant a un langage non traditionnel — boucles, images renversées, solarisées ou informatisées.Un cinéma, surtout, où le réalisateur assume seul la responsabilité de toutes les étapes de la production.On sait, par exemple, qu’il arrive qu’un cinéaste commercial ne mette jamais les pieds dans une salle de montage.« C’est quoi le cinéma ?, poursuit Nicole Gingras, des images arrêtées, des images en mouvement, où tu sens le pourquoi du déplacement de la caméra.Le cinéma expérimental ne fait pas seulement que suivre un personnage et nous donner accès à son point de vue.» « Qu’il s’agisse de films très courts ou des films longs, où on parlera de longueurs.c’est le spectateur qui expérimente la durée du film dans ces longueurs.Un plan fixe, comme dans le film de Michel Lamothe, 6237, Christophe-Colomb, nous montre qu’on n'a pas besoin de beaucoup, entre guillements, pour faire un film ; une caméra, une image et le son qui donne des pistes d’interprétation du contenu de l’image.» « Faire un film et expérimenter quelque chose d'aussi simple nous dit qu'on peut regarder les choses très simplement.Tout se passe dans le regard.» « Out In The Garden, de Vincent Grenier, par exemple, l’homme dont il y est question, on vient à le connaître, mais il ne parle pas tant que ça de lui.on ne le voit pas vraiment.Le cinéaste a plutôt été chercher les petites choses de son environnement, les gestes quotidiens, à l’affût d’éléments qui nous révèlent la personne.» On soulignera enfin les nombreuses affinités que le cinéma expérimental partage avec la vidéo, à bien des égards (on ne me reprochera pas la comparaison) cette dernière remettant à jour les préoccupations formelles de quelques générations de créateurs oubliés.Un clown est mort — Zulawski LAGUNITAS (Reuter-AFP) - L’acteur Klaus Kinski a été retrouvé mort samedi par un ami de la famille, ont annoncé en fin de soirée lundi les autorités judiciaires de Californie.Il était âgé de 65 ans.Klaus Kinski, acteur allemand d’origine polonaise, était né dans le territoire de Dantzig en 1926.De son vrai nom Klaus Gunther Naksynski, il était le père de l’actrice Nastassja Kinski.Le cinéaste polonais Andrzej Zulawski a regretté, avec la disparition de l’acteur, « la mort d’un très grand clown », qu’il avait fait tourner dans L’important c'est d’aimer (1974).Au micro de la radio France-Info, le réalisateur a déclaré notamment : « Je garde la sensation de quelqu’un qui a beaucoup bougé, de quelqu’un en mouvement, excessif, d’un très grand acteur qui s’est sans doute consumé à faire le fou dans une société qui n’accepte qu’une sorte de médiocrité consentie.Il est étonnant de voir l’accueil qu’on fait aux imbéciles qui meurent et le peu de retentissement qu’il y aura à la mort de ce très grand clown », a-t-il ajouté.« Orson Welles a dit en parlant de lui-même qu’il était né pour jouer les rois.Je pense que Klaus Kinski était né pour jouer les princes fous.C’était un acteur quelque part tragique, pas parce qu’il était sinistre (.) mais parce qu’il était comme un merveilleux papillon de la nuit qui vient frapper sans arrêt contre cette espèce de j lumière que les gens ont installée ».J Et de conclure : « Il essayait de casser l’ampoule et c'est lui qui s’est | cassé».TÉLÉ MTV 10th Anniversary Michael Jackson, Madonna, George Michael, Cher, Mel Gibson, Kim Basinger, ils sont nombreux à fêter les 10 ans (déjà) du célèbre réseau de vidéo-clips américains.(CTV, 21 h) ?Enjeux Au cours de la dernière année, plusieurs crimes ont été commis par des individus en libération conditionnelle.Ces libérés en procès sont-ils bien surveillés ?Les filets de la justice sont-ils trop lâches ?(Radio-Canada, 21 h) — Hugo Léger Décès de François Billetdoux B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 27 novembre 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Cape Fear 7 h, 9 h 15 II: An American Tall 2, Flevel Goee Weal 7 h , 8 h 40 III: People Under the Slalra 7 h 10,9 h 101V: Highlander 2, the Quickening yen au mar 7 h, 9 h—My G/rfmef |eu.7 h, 9 h BERRI I: (849-3456)- Suile Frlaetlea 1 h, 3h 10, 5 h 20.7 h 30,9 h 40 II: Chirle ne m‘attende pas pour diner 1 h 30,3 h 30, 6 h 30, 7 h 30,9 h 30 III: Robe noire 1 h, 3 h 10,5h 20, 7 h 30,9 h 30IV: Highlander 2, le retour 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 V: Hors la vlel h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 16,9 h 15 BONAVENTURE I: (849 3456) - The Commitments 7 h— Barton Ftnk 9 h 15 II: House Party 2 7 h 30- Homicide 9 h 30 BROSSARD I: (849-3456) — Chérie ne m'attends pas pour dîner 7 h 05,9 h 15 II: Robe noire 7 h 15,9 h 30 III: Cape Fear 7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- L'argent des autres 7 h 05 9 h 15 2: An American Tell 2, Flevel Goes West! h, 8 h 40 3: Suite Frisettes 7 h 20 9 h 30 4: Chirle ne m'attends pas pour dîner7 h 15,9 h 30 5: L'assassin louait du trombone lun mar 7 h 20— Ricochet ven lun 9 h 25—My G/r/mer jeu 7 h 20,9 h 25 6: Cape Fear 7 h, 9 n 20 CENTRE EATON 1 : Mil- Addams Family 12 h, 2 h 15.4 h 30,6 h 45 9 h 2: Addams Family 12 h 15, 2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 15 -3: Deceived 12 h 15.2 h 30,4 h 50, 7 h 10,9 h 26- 4: The Butchers Wile 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 05.9 h 20 5: Shattered 12 h, 2 h 05, 4 h 20, 6 h 40, 9 h.6: Dead Again 12 h 25.2 h 45 5 h 05, 7 h 20,9 h 35 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (649- 3456)- Cape Fear 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 35 2: Little Man Tale 1 h 45,4 h 30, 7 h, 9 h 30, mer 1 h 45,4 h 30,9 h 40 3 : 29th Street 1 h, 3 h 10,5 h 15.7 h 25, 9 h 35 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Salle 1 Toto le hiros tous les soirs 7 h 30.9 h 30, mar 5 h 30.7 h 30, 9 h 30- Salle 2 Mollira 7 h, CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Deceived7 h 10, 9 h 20 CINÉMA OMÉGA 1: - Double Impact! h 30.9 h 30 2: Terminator 27 h, 9 h 30 — 3: Des pilotes en l'air 1 h 10,9 h— 4.Freddy 67 h 10,9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 Doul Sl-Laurent.Mtl (843-6001 ) — Le spasme de vivre 19 h, 21 h (21 au 27 nov ) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Henry and June 2 h, 7 h — Mo 'Better Blues 4 h 30.9 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)- 29th Street 7 h, 9 h 20 2: Highlander 2, the Quickening lun mar 7 h, 9 h — My Glrl mer [eu 7 h 20, 9 h 30 J: People Under the Stairs 7 h, 9 h 20 4: Cape Fear 7 h 9 h 20 5: An American Tall 2, Flevel Goes West! h.8 h 40 8: Little Man Tate7 h 15, 9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-La maîtresse M n 35— Clnima d'animation 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) - CINÉMA QUÉBEC CANARDIËRE: (661 -8575)— Suz/e Frisettes ven au mer 19h.21 h— Robin des bolsieu 19h 30 CINÉMA LIDO: -Suite Frisettes '9 h.21 h 05 — Chirle ne m'attends pas pour dlner'l h 21 h— Robe noire 19 h— Trompie 21 h 10— Le roi pécheur 19 h— Ricochet 21 h 10— Le petit homme 19 h, 21 h 05 LE CLAP: V650-CLAP)— Rose passion ’2 h 15 14 h 30,16 h 45,19 h, 21 h 15 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- La double vie de Véronique 7 h 30.9 h 30— Le passé revient! h 10, 9 h 25 Trompée 7 h, 9 h 20— Un coeur qui bat 7 h, 9 h 20 Le» Roller Boys 7 h 15,9 h 15 Le roi pécheur 6 h 10,9 h PLACE CHAREST: (529-9745)- Suite Frisettes 12 h 15, 14 h 30.16 h 40,19 h, 21 h 20— Ricochet 13 h 45 16 h 15,19 h 20, 21 h 40- Dell-catessen 12 h 35, 14 h 45.16 h 50,19 h 10,21 h 25— Chérie ne m'attends pas pour diner 13 h 15, 15 h 25,17 h 25,19 h 30,21 h 40- Des pilotes en l’air 12 h 50,15 h.17 h 05,19 h 20, 21 h 30— Le petit homme 12 b 20,14 h 30.16 h 40, 19 h, 21 h 20— Robe noire 13 h.15 h 10.17 h 15 19 h 30, 21 h 40- Highlander 212 h 45,14 h 50.17 h.19 h 10.21 h 15 LE PARIS; (694-0891)- Cape Fear 19 h.21 h 30— L argent des autres ' 9 h 15— La loi de la rue 21 h 15— Robin des Bols 20 h 15 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Billy Bath-galets n au mar 6h 45 — Fisher Klngven à mar 9 h — L'année de l'éveil ven à mar 6 h 50— Terminator 2ven à mar 9 h STE-FOY 1: (656-0592)— Addams Family 7 h 15, 9 h 25 2: Hit Man 7 n 05 9 h 10 3: Le passé revient! h, 9 h 15, Addams Family! h 05, 9h 20 2: Whore9h 30— Curly Sue 7 h 15 CINÉPLEX I: (849-3456) — Delicatessen ven au mar 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20- Black Robe mer jeu 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15,9 h 20 2: Ricochet1 h, 3 h 05,5 h 10,7 h 15,9 h 20 III: Demoiselle sauvage 1 h 10, 3 h 10,5 h 15.7 h 20, 9 h 25 IV: Europa Europa 1 h 10.4 h 10, 7 h 10,9 h 30 V: Robin des Bols, prince des voleurs 12 h 50,3 h 40,9 h 20- Miracle 7 h VI: Hearts ol Darkness 1 h, 3 h, 6 h, 7 h, 9 h VII: Le petit hommeven au mer 1 h 05,3 h 10,5 h 15,7 h 20, 9 h 30- Miracle jeu.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15,9 h 20 VIII: La lin de Freddy.l'ultime cauchemar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 IX: The Adjuster 1 h 30,4 h, 7 h 10, 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)-L'expert en sinistre 1 h 05,3 h 15,5 h 25,7 h 35.9 h 45 II: Delicatessen 1 h, 3 h, 5 h 15,7 h 25.9 h 35 III: Medlterranio 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20IV: Pour Sacha 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 10 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mil (283-8229)- Pas d'amltli i moitié 19 h (26 au 30 nov ) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— The Boys Irom Feng- Kuel 20 h 30 “ CRÊMAZIE: (849-3456) — Rose passion 7 h, 9 h DAUPHIN I: (849-3456) — Madame Bovaryc sem 8 h 3011 : L'assassin jouait du trombones 7 h, 9 h 15 CINÉMA DÊCARIE 1: (649-3456) - Highlander 2, the Quickening 7 h 15.9 h 15 2: TTie Commitments 7 h, 9 h 20 DORVAL I: (631-8586) — Addams Family 7 h.9 h 15 II: Hit Man! h, 9 h 15— III: Other People's Money 7 h, 9 h 15IV: Curly Sue 7 h 10.9 h 30 OU PARC 1: (844-9470)- Curly Sue 7 h 05.9 h 10 2: Dead Again 7 h, 9 h 3: Fisher King 6 h 20.9 h * DU PLATEAU 1: (521-7870)- A propos d'Henri 3 h 20,7 h 20 Troubles 1 h 20.5 h 20.9 h 20— 2: Le roi pécheur 1 h 45,4 h 15,7 h, 9 h FAIR VIE W I: (697-8095) - Shattered 9 h 25.-All I Want tor Christmas 7 h 15 II: Addsms Family 6 h 55,9 h 15 FAUBOURG 8TE-CATHERINE 1 : (849-3456)— An American Tall 2, Flevel Goes West1 h, 3 h.5 h, 7 h, 8 h 40, lun 1 h, 2 h 50,4 h 40,6 h 30 2: Black Robevsn au mar, 1 h, 3 h 05.5 h 05.7 h 10.9 h 20- My G/rfmer,jeu.12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 3: My Own Private Idaho 12 h 45.2 h 55.5 h, 7 h 10,9 h 20, mer 12 h 45, 2 h 55,5 h, 9 h 30 4: Truly Madly Deeply 2 h, 4 h 30.7 h, 9 h 15 GOETHE-IN8TITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Addems Family 7 h.9 h 10 2: Hit Man 7 h 10.9 h 15 3: All I Want lor Christmas 7 h Other People's Mo- ney9 h 10 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)- Montagnes de leu — Rolling Stones mar au ven et dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.sam.13 h, 14 h 30,16 h, 19 h, version anglaise 11 h 30,17 h 30, présentation spéciale mar.au dim.20h 30.ven.sam.20 h 30 et 22 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Fisher King 12 h 30, 3 h 15.6 h 05,9 h.LAVAL : (688-7776) — 1: Le passé revient! h 20.9 h 30 2: Hit Man 7 h 10,9 h 30 3: Troublas 7 h 20, 9 h 25 4: Addams Family 7 h 05, 9 h 35 5: Addams Family 7 h 05, 9 h 35 6: Whore 7 h 10.9 h 10 7: Billy Bathgate! h.9 h 10 8: Shattered! h 20,9 h 25 9: Curly Sue 7 h 10, 9 h 35 10: Other People's Money 7 h, 9 h 10 11: Les Roller Boys 7 h 15.9 h 25 12: Montréal vu par 9 h 20— All I Want lor Christmas 7 n 20 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Highlander 2, le retour 7 h 40.9 h 30 2: Robe noire 7 h 20, 9 h 15 LOEW’S l:(861 -7437) - Billy Bathgate 12 h 10.2 h 20.4 h 35,7 h, 9 h 20 II: Whore 1 h 20,3 h 20, 5 h 20, 7 h 20 9 h 15 III: Other People's Money 12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h 10, 9 h 35IV: Frankie and Johnny 1 h 15, 3 h 50, 6 h 30, 9 h 05 V: Double Lite ot Véronique 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Décalogue 3-419 h— Jungle Fever 21 h 15— Salle 2 The King ol Comedy 19 h 30— Jésus de Montréal 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILM)- Cyrano de Bergerac 7 h — Alice 9 h 30 PALACE 1 -.-Hit Man 12 h 15 2 h 25,4 h 40, 7 h, 9 h 15 II: Curly Sue 12 h 20,2 h 40, 4 h 55,7 h 10, 9 h 30 III: Pryor ol the Rollerboys 4 h 40 9 h 15 — Alll Want lor Christmas 12 h 15, 2 h 25 7 h IV: Terminator 212 h 30, 3 h 20.6 h 15, 9 h.V: True Contactions 12 h 45, 3 h, 5 h, 7 h 10,9 h 15 VI: Blood In the Face 1 h 15.3 h 25.5 h 30 7 h 35,9 h 40 PARADIS I: (849-3456)- Double Impact9 h -La lin de Freddy.l'ultime cauchemar 7 n 1511: Des pilotes en l’air 9 h 15— Extrême limite 7 h III: Highlander 2, le retour 7 h, 9 h PARISIEN I: (866-3856)— Le goût du vrai 12 h MUSIQUE CLASSIQUE CF.SOIR, MERCREDI 27 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • symphonie no 2 op.36 (Beethoven) • symphonies nos 1,4 et S (Boyce) DEMAIN SOIR, 22:00 • ouvertures nos 1,4-5 (J.C.Bach) • concerti op.7 nos 5-6 (J.C.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 50,3 h, 5 h 10, 7 h 10,9 h 20 II: Lea Roller Boys 12 h 40, 2 h 55, 5 h, 7 h, 9 h 15 III: L année de l'éveil 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 05, 9 h 25 IV: La doubla vie de Véronique 1 h ,3 h 10,5 h 15, 7 h 15, 9 h 30 V: Un coeur qui bad 2 h 45,3 h, 5 h 10, 7 h 15,9 h 20 VI: Montréal vu par 1 h.3 h 45, 6 h 30,9 h 05 7: Le roi pécheur 12 h 20,3 h 15,6 h 15,9 h PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Cape Fear 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 3011 : Peoples Under the Stairs 1 h 30,4 h, 7 h 15,9 h 45 III: Highlander 2, the Quickening 1 h 30,3 h 30, 5 h 30,7 h 30.9 h 45 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Suile Frisettes 7 h, 9 h 2: Highlander 2, le retour! h, 9 h, sam.dim.5 h, 7 h, 9 h PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: 29th Street 7 h 30,9 h 30 2: Homicide 7 h 25,9 h 25— 3: My Own Private Idaho 7 h 30,9 h 35 4: Little Man Tate 7 h 05, 9 h 15 5: An American Tall 2, Flevel Goes Weatl h, 8 h 40 6: Cape Fear 7 h, 9 h 30 7: Black Robe 7 h, 9 h 10— My Glrlmr jeu 7 h, 9 h 10 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— The Rapture 7 h 15— The Draughtsman's Contract 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880)- Addams Family! h, 9 h 10 II: Hit Man 7 h 30, 9 h 30 III: Billy Bathgate 7 h 10, 9 h 25IV: Les Roller Boys! h 05,9 h 10— V: Le passé revient! h 15,9 h 30 VI: Troubles 7 h 05,9 h 10 SUR SCEHE Dubois, jusqu'au 15 déc , le sam.à 15h , le dim.à 13h el 15h , réservations sur semaine pour groupes THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE:84ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • L’Opéra de Quat'Sous • de Bertolt Brecht, m en s.René Richard Cyr, du 19 nov.au 14 déc., mar au ven.à 20h.,sam 16h.et 21h.THÉÂTRE OLYMPIA: 1004 est Ste-Catherine, Montréal (286-7884)— Spectacle de Patrice L'Écuyer et Bernard Fortin, du 27 nov au 1er déc — Broue en spectacle, du 3 au 7 déc THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— « Les chaises ¦ d'Eugène Ionesco, m en s Daniel Roussel, du 11 nov au 7 déc., mar au sam à 20h, dim.à I5h THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Joue-le pour moi, Sam ¦ de Woody Allen, traduction et m.en s Denise Filiatrault, du 12 nov.au 7 déc., mar au ven.è 20h , sam.16h.et 21h„ dim 15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Étudiants Combo 1 Big Band, dir Charles Ellison et Joe Sullivan, le 27 nov.à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d’lndy, Montréal— Cours de maitre, piano, Sontraud Speidel, du 27 au 29 nov.de 9h 30 à 14h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— Le Théâtre Niveau Parking présente .L'héritage du Dr Jekyll.de André Mo-rency, m en s Michel Nadeau, du 19 nov.au 14 déc., mar.au sam à 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente • A toi pour toujours, ta Marie-Lou chel Tremblay, m.en s.Di nov., mar.au sam à 20h de Mi- enise Verville, du 14 au 30 AGORA DE LA DANSE: 840 rue Charrier est, Montréal (525-1500)— Tess Imaginaire présente • Manipulations • conception et m en s Mario Boi-vm, du 12 nov.au 14 déc., à 20h — Tangente présente Le Vivre, théâtre-performance conception et interprétation Martine Chagnon, du 21 nov au 1er déc , ieu.au dim â 21 h — Brouhaha Danse présente Claire, chorégraphie, interprétation et m en s G.Ferland, H Langevm, R Laporte et G Savoie, du 26 au 30 nov.à 20h L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.15 à 02h 30— The Merlin Factor 6 Kim Richardson, du 28 nov.au 1er déc.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cadbury Brothers, les 27-28 nov.à 22h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoflrey Lapp, en permanence, lun.mar 19h.à 24h , mer au ven 17h.30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h., sam à compter de 21h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun mar de 17h à 19h — Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim de 18h 30 à 24h BISTRO 4 : 4040 St-Laurent.Montréal (844-6246)-Tous les mercredis, Place Aux Poètes, animatrice Ja-nou Saint-Denis, le 27 nov découvertes poésie-|eu-nesse avec France Bonneau, Stéphane Camirand, Max Morm-Dubois et André Thénault (chansons-guitare), à 21 h.BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— SergeTurbide, humoriste, et Alex Soher, le 27 nov.à 20h BOZO BISTRO-BAR: 6121 rue Morin.Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombs et Rock Gmgras, du mer.au sam CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)- • Anne est morte > de René-Daniel Dubois, m.en s Jean-Marie Lelièvre, du 6 nov au 21 déc.CENTRE D'ESSAI DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Êdouard-Montpetit.6e étage Montréal (343-7682)— Présentation du film II danse avec les loups, de Kevin Costner, le 27 nov à 19h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Midi-musique, Jimmy Brière.pianiste, oeuvres de Bach, Beethoven, Gougeon, Liszt et Scarlatti, le 27 nov.à 12h.— Concert imaginé, animateur Edgar Fruitier.Le Requiem de Mozart, le 27 nov.à 20h CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Ste-Catheri-ne/Umversité.Montréal— Daniel Taylor, contreté-nor, Benjamin Butterfield, ténor, Gerald Wheeler, piano, oeuvres de Williamson, Barber, Bax et Britten, le 27 nov.à12h.30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal (845-5447)— Vice Connection, de Haiti, le 27 nov.à 22h CLUB CONTINENTAL: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481)— Tous les tours 5 à 7 avec Jean Beaudet ou Philippe Noirot au piano — Work in progress avec Jean Vanasse (vibraphone), les 27 el 28 nov à 22h COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 Mane-Vic-lorin, Montréal-Nord (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Trésors de l'Espagne avec Robert Jean, du 25 au 28 nov., lun.au mer.à 20h , jeu à 19h CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DU QUÉBEC: 100 est Notre-Dame.Montréal— Salle Gabriel-Cusson: Récital de contrebasse et trombone.Julie Aubé, Dominic Girard et Frédéric Lair, classe de René Gosselin et Joseph Zuskin, oeuvres de Dra-gonetti, Romberg, Bruch.Vivaldi et Koussevitzki, au piano Diane Mauger, le 27 nov.â 17h — Récital de piano, Louise Lessard, Vân-Anh Dam, Marc-Antoine Ducas, Yannick Nézet Séguin et Nathalie Fortin, classe de Anisia Campos, oeuvres de Bach, Liszt.Rachmaninov, Chopin, Mendelssohn, Bartok et Schubert, au piano Nathalie Fortin, le 27 nov.à 20h.ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)- Lf Théâtre Opsis présente « L'été • de Romain Wem garten, m.en s.Martin Faucher, à compter du 11 nov., mar au sam à 20h ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521 4198)— Carbone 14 présente Peau, chair et os, dan: une m.en s.de Gilles Maheu, du 27 nov au 14 déc Half LES AMANTS PASSENT.LES AMIES RESTENT.TOUTES LES FEMMES JTSAVENT CELA.d’amitié à moitié UN FILM DE DIANE LETOURNEAU Jusqu'au 30 novembre à 19 Inures AU CINÉMA ONF DU COMPLEXE GUY-FAVREAU (METRO PEACE D'ARMES OU PLACE DES ARISI UNE PRODUCTION DE L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA, PROGRAMME REGARDS DE FEMMES.mar au sam.à 20h.30 ESPACE TANGENTE: Agora de la Danse.840 rut Charrier, Montréal (525-1500)— Le vivre, théâtre per tormance de et avec Martine Chagnon, du 21 nov.ai 1er déc., jeu.au dim.à 21h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montrés (526-6582)— Le Groupe de la Veillée présente .Dor Juan ¦ m en s Martine Beaulne, du 20 nov.au 1! déc, mar.au sam à 20h 30, dim.â 16h.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC 2550 est Ontario, Montréal (845-0744)— Le Théâtre Ubu présente < Les Ubs • textes de Allred Jarry, m en s.Denis Marteau, du 26 au 30 nov.à 20h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre 0 Parleur présente « Partie de cache-cache entre 2 tchécoslovaques au début di siècle • de Wajdi Mouawad, m.en s.Jean-Frédéric Messier, du 20 nov au 21 déc.à 20h 30 LE P’TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Tous les mercredis, Avec et sans Brel, avec Pierrot Fournier, â 21 h.POLYVALENTE J.B.M.: Auditorium, 777 bout Iberville, Repentigny— Le duo Gagnon/Gelfand, contrebasse et piano, le 27 nov.à 13h 15 RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)- Le Théâtre de la Manufacture présente « Le scalpel du diable > de Jean-François Caron, m.en s.Claude Poissant, du 29 oct.au 30 nov., mar au sam.à 20h.30, dim à 15h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul de l'Avenir.Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Roumanie millénaire, des Carpates à la Mer Noire, avec Anne-Sophie Tiberghien, du 25 nov.au 1er déc., lun.au mer.à 20h , jeu.ven à19h ,sam à 19h.et 21h 30, dim.à 13h 30 et 16h SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220Vincent d'Indy, Montréal— Récital de piano et de saxophone, Qiu Lan et Jean-Marc Bouchard, oeuvres de Chopin, Mozart.Muczynski, Poulenc.Ravel Roberte! Schmitt, le 27 nov.à20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Récital de musique de chambre, dir.Marcel St-Cyr, le 27 nov, à 17h.— Récital de maîtrise, Margaret Bail, mezzo-soprano, avec Allison Gagnon, piano, oeuvres de Handel, Schumann, Brahms et Coultard, le 27 nov.à 20h — Salle C209: Solistes de cuivres, le 27 nov à 16h SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal— Récital de musique de chambre, dir.Marcel St-Cvr le 27 nov à 20h STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ: UQAM.405 est Ste-Catherine.Montréal (987-3456)— Les étudiants en art dramatique présentent ¦ Le procès de Kafka • dans une m.en s de Marc-André Roy.du 26 au 30 nov.à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis Montréal (282-3900)- « L’histoire de l'oie .de Michel-Marc Bouchard, m.en s.Daniel Meilleur, du 22 nov.au 15 déc.mar.au sam à 20h, dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Vieux-Montréal (288-3161)— .Goodnight Desde-mona » de Ann-Marie MacDonald, du 31 oct au 15 déc THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— « Le faucon • texte et mens Marie Laberge, du 30 oct.au 7 déc , mar au ven à 20h , sam.16h 30 et 21h THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— ¦ Éléphantissimo ¦ texte et m en s Benoit A SURVEILLER La Fédération de l'informatique du Québec vous invite à un déjeuner-causerie animé par M.Richard Grass, dir.du développement de la STCUM, sur le thème : « La gestion du risque », le 27 novembre à 11 h 30, à l'Hôtel Méridien, Salon Alfred Rouleau, Basilaire 1.Réserv.: Claire Douville au 628-0276.¦ L’École des affaires publiques et communautaires de TUniversite Concordia présente, ce soir à 20 h, un débat sur le projet Grande-Baleine.L'événement regroupera Marc Chénier de Greenpeace, Richard Le llir de l’Ass.can.des manufacturiers, Stella Lenay d’Hydro-Québec et Bill Namagoose des Grand Conseil des cris et sera animé par Dennis Trudeau de CBC.Cela se déroulera au Hall Building, 1455 de maisonneuve ouest, local 11-767.Rens.: 848-2575.¦ SAMSKI offre un programme de ski de fond de sept samedis consécutifs, à partir du 4 janvier 1991.Ce forfait comprend le transport par autobus de luxe, l’accès aux sentiers, les cours de ski de fond, les cliniques de fartage et les escomptes sur équipement et vêtements, les rafraîchissements et les prix de participation.Également deux fins de semaines : Destination Charlevoix, les 13,14 et 15 mars 1992 et destination Sugarloaf/USA, les 3,4 et 5 avril 1992.Rens.: 345-0032.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; au Bell Canada, 700 rue de la Gau-chetière ouest, de 9 h à 16 h 30, et à Sala-berry-de-Valleyfield, Hôtel Delta, 30 ave.du Centenaire, de 14 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 19 h 30, l'Association pour la promotion des designers de mode au Québec lance sa campagne de recrutement à l’Institut de design de Montréal, 3510, boul.St-Laurent, suite 300 à Montréal.843-4379.¦ Aujourd’hui de 13 h 30 à 16 h, le Centre d'éducation et d’actions de femmes situé au 1468 rue Fullum à Montréal, vous invite à une rencontre d’information sur les femmes et le sida.524-3901.¦ Ce soir de 16 h à 19 h, la Coalition sur le logement social à Laval vous invite à un vin et fromage au Centre communautaire le Rendez-vous, 232 des l.aurentides, Pont-Viau à Laval.Le thème : « Le logement à Laval ».668-1619.¦ Ce soir à 19 h 45, les Amis de la santé mentale vous im ite à un atelier de discussion en français au 750 ave Dawson à Dor-val.636-6885.Ce soir à 20 h, le Centre Teilhard de Chardin vous invite à une conférence de Gaston llétu intitulée : « La montée de l'« être » et de l’« étant » : réinterprétation de la loi de l’union créatrice », au le Gesù, 1202 rue de Bleury (métro Place-des-Arts).523-6966.¦ L’ALPHA de l'Est de Montréal désire répertorier les organismes et services existant sur File de Montréal pour les personnes handicapées physiques de 5 a 19 ans.Veuillez nous poster vos coordonnés au 499, 9e ave, suite 002, Montréal, H1B 4C8.Rens.: 645-3674.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association gnostique d’études anthropologiques et culturelles de Montréal présente une conférence gratuite intitulée : « Magie de guérison : les ‘Derwish’ tibétains », au 4011 rue Par-thenais à Montréal.596-1201.¦ Le Centre Christus vous invite à une récollection sur le thème de l'Avent '91, le samedi 30 novembre de 9 h 30 à 16 h.Cette journée sera animée par le père Claude Mayer, au sous-sol de l'église Notre-Dame-des-Neiges, angle Chemin de la Côte-des-Neiges et I, acorn be, Inscr.: 737-7201.¦ Ce soir à 17 h 30, les Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal vous invitent à une soirée d’information concernant les modalités pour devenir Grand Frère, au 3740 rue Berri, 3e étage.— Prochaine séance d’information, le mercredi 11 décembre.842-9715.¦ Le Centre de bénévolat de Laval organise une vaste campagne d’épiceries de Noël destinée à venir en aide a 700 familles démunies de Laval.Pour mener à bien ce projet, le Centre a besoin de 600 bénévoles, entre le 10 et 20 décembre.Rens.: Hélène au 669 ’704.B Le service des bénévoles des Services d’aide à la famille juive a un besoin urgent de chauffeurs bénévoles pour accompagner les personnes âgées à leurs rendez vous essentiels.Rens.: 485-1112, poste 316.Prenez la vie à deux poumons, Cessez de fumer! UN PUR CHEF-D'OEUVRE /LE DEVOIR Jttoiiert FASCINANT.On rit, on pleure, on s'émerveille.écrit el mis en scene par ARIANE MNOCOIKINE Ce soir: 7h00 Admission: 4.00 $ SALLE 2 LE NOUVEAU CINÉMA un him Di JACO VAN DORMAEL 'eûtùAzt SALLE 1 ¦ 3S, MILTON (Angle Clark, une rue ou nord de Sherbrooke) 849 7277 i Ce soir: 5h30,7H30,9H30 Admission: 4.00 $ Ortie» Hafon.i "xiwn»l du I** Fife* Board du Canada at Canada 3 •KM ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit LES GRANDS CONCERTS Jésus Lopez-Cobos, chef (iil Shaham, violon 26 et 27 novembre, 20h()0 ÂRSENEAULT: Prélude à l'infini TCHAIKOVSKI: ( 'oncerld pour violon en ré majeur, opus T5 R.S I RAUSS: Ans Italien, opus IG SALLE WILFRID-PELLETIER l-.WIVII M OSM U4 2-9951 II \l \ (Il It III IS 1)1 LA I’I Ml 1)1 S NUIS K42-2II2 BILLETS: 44,68$ 32,45$ 23.41$ 10,10$ La lélévision «lu m«%r«*r«k
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.