Le devoir, 28 novembre 1991, Cahier A
ans d 'expérience i voire service \ppur renseignements, appelez Nuageux avec éclaircies.Max.: 0 Détail page B-7 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Montréal, jeudi 28 novembre 1991 SOCIETE Les maux de la médecine du travail Quelque 200 médecins ont participé, la semaine dernière, au premier colloque de l'Association des médecins du réseau public de santé du Québec.La pratique actuelle de la médecine du travail a fait l’objet de remises en question fondamentales.Un reportage de Jean Francoeur.Page B-l Ottawa privilégie une conférence des premiers ministres Les louvoiements de Clark hérissent des députés conservateurs Chantal Hébert_____________ de noire bureau (l'Ottawa NOUVEAU VIRAGE de la démarche constitutionnelle fédérale, Ottawa privilégie désormais ouvertement la tenue au printemps d’une conférence des premiers ministres comme débouché aux consultations actuelles.« C’est notre préférence.Nous savons que ce sera difficile puisqu’il faut que tous les premiers ministres acceptent de participer.Mais après le rapport du comité Beaudoin-Dobbie, qui sait », a expliqué hier le ministre fédéral aux Affaires constitutionnelles.À la faveur d’une intervention devant les chefs autochtones du pays, Joe Clark a également révélé qu’il a donné à ses fonctionnaires des directives pour qu’ils entament immédiatement des discussions exploratoires avec les provinces sur les propositions avancées en septembre par le gouvernement fédéral.Ces déclarations semblent symptomatiques d’un changement d’orientation du processus fédéral.Jusqu’à présent, le gouvernement n'avait indiqué aucune préférence quant à la suite à donner au dossier au-delà du dépôt du rapport d’un comité parlementaire du à la fin février, s’en remettant au climat qui prévaudrait au terme de vastes consultations pan-canadiennes.Mais récemment, la débâcle du comité sur le renouvellement du Canada a forcé le gouvernement à réduire considérablement son mandat et ses ambitions en matière de consultations.Maintenant, le gouvernement semble se mettre sur la piste d’une négociation plus rapide.Selon des sources, il ne serait ainsi pas exclu de demander au comité mixte du Sénat et des Communes d’aboutir plus tôt que tard avec un rapport qui porterait sur l’essentiel des propositions fédérales.Quoi qu’il en soit, le ministre Clark a laissé entendre à Montréal cette semaine que son gouvernement pourrait y aller de nouveaux éléments de propositions en matière d’union économique avant même une première conférence d’orientation sur la question à la mi-janvier.De son côté, Brian Mulroney entreprendra cette semaine une tournée de plusieurs premiers ministres provinciaux, à commencer demain par Bob Rae, de l’Ontario.« Nous pouvons entendre des experts éternellement et en remplir les pages des journaux, a expliqué hier le ministre Clark devant les chefs autochtones, mais nous devons maintenant nous attaquer à des débats plus pratiques.» En marge de la convocation d’une conférence des premiers ministres, il faut dire que la liste des options qui s’offrent au gouvernement au terme de la ronde de consultations actuelles est plutôt mince.Mardi soir, à l’issue d’une rencontre avec le caucus conservateur du Québec, le ministre Clark a ainsi annoncé qu’il renonçait à déposer un projet de loi référendaire d’ici l’ajournement des Fêtes et qu’à la place, son gouvernement allait complètement réévaluer cette hypothèse.Sur la ligne de tir aussi bien de l'opposition libérale que de députés conservateurs hier à la suite de cette valse-hésitation, le ministre a réussi à confondre tout le monde avec ses Voir page A-4 : Conférence Vallerand donne le feu vert à la réouverture du Stade Laurent Soumis LE MINISTRE responsable de la Régie des installations olympiques (RIO), M.André Vallerand, a donné hier le feu vert à la réouverture du Stade olympique de Montréal.À sa sortie de la Chambre, le ministre a indiqué hier après-midi qu’il entendait faire entériner sa décision par le conseil des ministres en soirée et rencontrer ce malin les dirigeants de la RIO afin de permettre une réouverture « dans les meilleurs dé lais » et la tenue du Salon de l’auto.« Nous venons juste d’obtenir la certification de conformité du ministère du Travail qui confirme le rapport sécuritaire de SNC eu égard à la toile durant l’hiver, a dit M.Valle- rand.Ce qui me reste à faire, c’est de suggérer à mes collègues du conseil des ministres de procéder à la réouverture du Stade dans les plus brefs délais.» Le ministre s’est dit rassuré par le fait que « la RIO ait engagé une expertise qualifiée qui s’appelle SNC, avec des experts internationaux, qui concluent que la toile est sécuritaire en hiver, et qui engagent leur respon sabilite professionnelle sur cette se-curité-là.» Selon lui, SNC n’était pas juge et partie ou en conflit d’intérêts dans ce dossier « Je pense que SNC a une réputation nationale et internationale qui ne lui permet pas de se prêter à de l’opportunisme de cette nature-là », a-t-il dit.Plus tôt en journée, le vice-prési- dent de la RIO, M.André Grou, avait indiqué que le conseil d’administration de la Régie avait voté mardi la réouverture immédiate du Stade et prié le gouvernement du Québec d’entériner cette décision.La RIO se disait elle aussi convaincue par le rapport de la firme SNC, transmis le jour même, qui concluait que « la toiture en toile du Stade ne mettra pas en danger la sécurité du public au cours de l’hiver 1991-92 sous réserve d’exécuter, comme par le passé, l’entretien hivernal ».« Une observation constante du toit est cependant requise, ajoutait SNC, afin de pouvoir limiter de façon temporaire l’accès au Stade au cas improbable où une accumulation Voir page A-4 : Vallerand Le ministre André Vallerand LA FOULE EN COLÈRE CHASSE KHIEU SAMPHAN PHOTO AP * m I m Le leader khmer rouge Khieu Samphan monte dans un véhicule blindé quelques minutes après avoir échappé de peu, hier à Phnom Penh, a une foule en colère qui voulait le lyncher.M.Samphan, blessé à la tete, s’est enfui précipitamment à Bangkok, en Thaïlande.Le chef des Khmers rouges échappe de peu à un lynchage d'après Reuter PHNOM PENH — Khieu Samphan, ancien bras droit de Pol Pot et aujourd’hui chef nominal des Khmers rouges, a été contraint de fuir Phnom Penh hier, échappant de peu à un lynchage quelques heures après son retour dans la capitale cambodgienne.Le deuxième représentant des Khmers rouges au sein du Conseil national suprême (CNS) cambodgien, Son Sen, ministre de la Défense du mouvement, a également repris le chemin de Bangkok dix jours après son retour au pays.Par ailleurs, cinq autres responsables khmers rouges, dont Chan lliyom, ancien ambassadeur à Pékin, ont disparu dans la confusion qui régnait a Phnom Penh et n’ont pas donné de leurs nouvelles, a-t-on précisé de source khmère rouge en Thaïlande.Khieu Samphan, arrivé dans la matinée dans le cadre des accords de paix signés le 23 octobre à Paris, a été pris a partie par des manifestants dès l’aéroport, où il a été accueilli aux cris d’« assassin ! » et de « traître ! ».Les Khmers rouges, qui ont dirigé le Cambodge de 1975 à 1979, sont tenus pour responsables de la mort d’un million de Cambodgiens.Pendant cinq heures, Khieu Samphan et Son Sen, en compagnie d’autres responsables khmers rouges, Voir page A-4 : Khmers rouges Québec dépêche des observateurs au GATT Michel yenne de notre bureau de Québec BIEN QU’IL affirme avoir confiance dans les négociateurs fédéraux, le gouvernement du Québec a décidé hier d’envoyer à Genève trois observateurs pour défendre ses intérêts dans les négociations du GATT sur l’agriculture.Ces négociations ont pris ces derniers jours une tournure inquiétante pour les agriculteurs canadiens.Un document de travail qui circule (le rapport Dunkel) propose à toutes fins utiles d’abolir l’article 11 des règlements de l'Accord général sur le commerce et les tarifs (GATT).Cet article permet à un pays, et le Ca- -f-nada ne s’en prive pas, de contrôler l’importation de produits agricoles, de gérer l’offre (quotas) dans certaines productions (oeufs, volaille et produits laitiers) et d’assurer une meilleure stabilité des revenus des producteurs.Le ministre des Affaires internationales, M.John Ciaccia, a en effet annoncé qu’il dépêchait à Genève MM.Jake Warren, un consultant privé, et Cari Grenier, sous-ministre.Ils seront accompagnés d’un sous-ministre de l’Agriculture, M.Jean-Yves Lavoie.Ces trois émissaires auront pour mandat de rencontrer non seulement les négociateurs canadiens, mais aussi ceux qui représentent les autres pays à ces négociations délicates sur le commerce international et faire rapport sur l’état des négociations au ministre la semaine prochaine.Ils devront réitérer auprès de ces personnes la position du Québec — soit le renforcement de l’article 11 du GATT et la protection des programmes de stabilisation des revenus telle l’assurance-récolte et de financement agricole en vigueur chez nous, tel le Crédit agricole —, et évaluer quels sont les pays qui appuient cette position.Leur tâche consistera enfin à obtenir une interprétation des termes du rapport Dunkel et de faire une Voir page A-4 : GATT L’agronome René Dumont nie être partisan de Grande-Baleine « Robert Bourassa ment ou est très mal informé s’il croit que j’endosse le projet » Sylvain Blanchard « ROBERT BOURASSA ment ou est très mal informé s’il croit que j’endosse le projet Grande-Baleine.La vérité, c’est, que je connais très peu de choses sur ce projet.Trop peu en tout cas pour en avoir une opinion bien arrêtée ».René Dumont, le grand agronome français, commence à « en avoir marre » de voir son nom utiliser à toutes les sauces.Et il a profité de son passage, hier, au congrès de la Fédération des travailleurs du Québec, pour mettre les choses au clair et rappeler au premier ministre, qui associe son nom à la liste des partisans du projet Grande-Baleine, que l’important pour lui, c’est la fin des agressions sur l’environnement.« Alors, dit-il, si la conséquence de la réalisation de ce projet, c’est l’augmentation du gaspillage, je m’y oppose et farouchement.Par contre, si l’énergie nouvelle qui sera produite permet de remplacer le carburant pour se chauffer et se déplacer, le projet pourrait être valable ».L’agronome n’avait rien d’autre à dire sur Grande-Baleine.« Pas assez informé, répétait-il, faisant remarquer que, de toute façon, les problèmes des Cris « sont insignifiants par rapport à ceux que vivent les habitants du Sahel ».Mais les journalistes, eux, en voulaient davantage -: « Bourassa trompe-t-il la popula- tion en utilisant ainsi votre nom ?« Fait-il de la désinformation dans ce débat ?» De la démagogie ?».C’en était assez et Dumont a explosé : « Grande-Baleine, Grande-Baleine, vous ne me parlez que de vos petits problèmes.Savez-vous qu’ailleurs dans le monde il se passe des choses beaucoup plus graves, beaucoup plus dramatiques.Le réchauffement de la planète, dont vous, les Canadiens, avec votre consommation effrénée de pétrole, êtes en bonne partie responsables avec les Américains, affecte les climats comme jamais auparavant.L’agriculture mondiale est menacée, des populations entières crèvent de faim victimes de la sécheresse, et vous me parlez de Grande-Baleine.» Estomaqué, Fernand Daoust, le président de la FTQ, qui l’écoutait religieusement, a senti le besoin d'intervenir et de diriger la conférence de presse sur un autre terrain.Mal Voir page A-4: René Dumont René Dumont l(ielc»ne * maoAeB KüW*n l’Hexagone ictlf de l’édition littéraire québécoise lieu distinctif de l’édition littéraire québécoise 468 pages — 24,95 $ Madeleine Monette AMANDES et MELON Avec ce troisième roman, Madeleine Monette invente une saga de l’âme humaine, une épopée de l’intime tout à fait contemporaine.Voici un grand roman de la douleur de l’étreinte et de l’amour capricieux.« Ce roman est une grande oeuvre, par son ampleur matérielle d’abord, ensuite par la profondeur de l’inventaire psychologique de chacun des personnages.» Réginald Martel, La Presse.à > k V A-2 B Le Devoir, jeudi 28 novembre 1991 Québec reconnaît à Ottawa le droit à une loi référendaire mais demande de ne pas l’utiliser Michel Venne de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec a fait adopter hier par l’Assemblée nationale une motion par laquelle elle reconnaît « le droit au Parlement fédéral de se doter d’une loi référendaire ».Les députés péquistes ont voté contre cette motion bien que, par ailleurs, elle « demande au gouvernement fédéral de respecter le processus établi par la loi 150 et, en conséquence, de ne pas initier de référendum pan-canadien affectant l’avenir politique et constitutionnel du Québec ».Par cette motion également, l’Assemblée nationale « réaffirme le droit des Québécoises et des Québécois d’assumer librement leur propre destin et de déterminer seuls leur statut politique et constitutionnel ».Elle a été adoptée par 73 voix libérales contre 23 (PQ et Parti Égalité).Le premier ministre, M.Robert Bou-rassa, n’a pas participé au vote.Le porte-parole péquiste en ces matières et député de Lac-Saint-Jean, M.Jacques Brassard, affirme que par cette motion les députés du parti ministériel « cautionnent le recours à une loi référendaire au fédéral ».A son avis, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, « peut s’appuyer sur cette motion pour déposer avant Noël un projet de loi référendaire ».D’autre part, le lien qui est établi entre la demande du Québec de ne pas initier de référendum pan-canadien et le processus prévu à la loi 150 (laquelle prévoit un référendum sur la souveraineté en octobre 1992), ouvre la porte à un référendum fédéral dès que le calendrier québécois sera épuisé ou que le processus prévu sera changé, affirme le député de Lac-Saint-Jean.M.Brassard était d’autant plus choqué que la motion présentée initialement pour «< s’opposer à tout référendum pan-canadien affectant l’avenir politique et constitutionnel du Québec » venait de lui.Elle fut amendée en cours de débat par le ministre délégué aux Affaires canadiennes, M.Gil Rémillard, avec pour résultat, dit le député péquiste, que sa motion est « complètement dénaturée ».À un point tel que tout cela « tourne à la farce», dit-il.L’amendement Rémillard a eu pour conséquence de biffer les mots « s’oppose à tout référendum » et à inclure les mots « tout en reconnaissant le droit pour le Parlement fédéral de se doter d'une loi référendaire » de même qu’une référence à la loi 150, non prévue au texte initial.L’idée d’un référendum pan-canadien est apparue dans le Discours du trône fédéral, au printemps dernier.Ottawa n’avait manifesté jus- qu’à récemment guère d’empressement à faire adopter un projet de loi référendaire.Cette idée est revenue dans le décor récemment, comme une condition de la participation des libéraux fédéraux aux travaux de la Commission Castonguay-Dobbie (devenue Beaudoin-Dobbie).Mais devant le tollé soulevé par ce projet, y compris dans les rangs conservateurs, M.Clark décidait avant-hier de le mettre sur la glace, au moins jusqu’à l’an prochain.En défendant la motion qu’il proposait hier, M.Brassard signalait que le recul du ministre Clark n'était que temporaire et qu’il n’avait pour but que de maintenir ce qui reste de la solidarité des députés conservateurs à la Chambre des communes.Il souhaitait que cette motion soit l’occasion pour l'Assemblée nationale de réaffirmer le droit à l’autodétermination du Québec.M.Brassard croit que le Canada anglais continuera de faire pression sur M.Clark pour que ce référendum pan-canadien ait lieu.À son avis, les Canadiens anglais sont encore atteints de ce qu’il appelle le « syndrome de 1982 », soit la tentation de « recourir à un exercice en soi démocratique » pour « imposer ses vues à la nation minoritaire» (Comme la Constitution avait été rapatriée en 1982 malgré le désaccord du Québec).Le député péquiste a aussi agité le spectre du référendum sur la conscription de 1942.Les Québécois ont dit « non » à 71 %, les Canadiens anglais « oui » à 63 % et la conscription fut imposée en dépit du Québec.Le ministre Rémillard a pour sa part appuyé l’amendement qu’il a présenté en affirmant que l’Assemblée nationale ne peut « pas nier au gouvernement fédéral son droit de tenir un référendum dans le domaine de ses juridictions, son droit le plus absolu de pouvoir consulter directement la population canadienne ».Le texte initial proposé par le PQ ne niait pourtant pas ce droit.Il ajoute toutefois que si Ottawa a le droit de tenir un référendum sur les questions de sa juridiction, « en ce qui regarde l’avenir constitutionnel du Québec, ce sont les Québécois qui décideront».M.Rémillard soutient que le droit des Québécois de décider seuls de leur avenir est garanti par le droit international de même que par les traditions démocratiques de ce pays.Le principe de « l’autonomie des peuples», dit-il, a été tacitement reconnu en 1980 lorsque les Québécois ont tenu un référendum sur la souveraineté sans que la légitimité de l’exercice ne soit remise en cause par le reste du pays.En somme, « la capacité du Québec de décider de son avenir constitutionnel est une question qui ne soulève plus de débat», a-t-il déclaré.Ensemble, on peut rivaliser avec les meilleurs et conquérir le monde.Pour réussir aujourd'hui, les Canadiens doivent rivaliser avec les meilleurs: c'est une question de sécurité pour nos emplois et de prospérité pour nous et nos enfants.Lorsqu'on parle de prospérité on ne parle pas seulement d'augmentation de la productivité, on parle aussi, entre autres choses, de meilleurs emplois, d’un plus bel avenir pour les jeunes et d'un plus grand soutien aux programmes de santé, aux programmes sociaux et aux personnes âgées.C’est en investissant chez nous que nous démontrerons cette volonté, que nous avons, de réussir.absolument! Les compétences pour réussir.absolument! têfFvïto* fût, SABü Il suffit de se pencher sur quelques-unes de nos belles réussites pour réaliser que nous avons les compétences pour réussir, et ce, au profit des individus, de leurs communautés et de toute l'industrie canadienne.Des centaines d'entreprises canadiennes connaissent un grand succès sur la scène internationale.Elles contribuent ainsi, en ouvrant de nouveaux marchés pour nos produits, à créer des emplois, à développer de nouvelles compétences et à ouvrir de nouvelles avenues pour des milliers de Canadiens.Les initiatives pour réussir.absolument! Montréal, Québec Qu'est-ce que les lignes aériennes Japan Airlines, KLM, American Airlines, Delta Air Lines et Lufhansa ont en commun?Elles ont toutes fait récemment l'acquisition de simulateurs de mis très perfectionnés, fabriqués à Montréal par CAE Electronique Ltée.CAE emploie 3 400 employés et l'entreprise compte parmi lesprincipaux exportateurs au pays, avec 85% de sa production vendue partout a travers le monde, chaque année.L'esprit pour réussir.absolument! Méductic, Nouveau-Brunswick Il est difficile de trouver un meilleur symbole de succès que Sabiaït Cymbals.Fabricant d’instruments de musique, Sabian Cymbals détient 30 % du marché mondial des cymbales et offre ses produits dans plus de 80 pays, incluant le lapon.Depuis longtemps, le Canada coopéré, avec d'autres pays, a des projets d'ordre mondial tels que la préservation de la paix dans le monde, la recherche médicale et la recherche spatiale.Et maintenant que nos travailleurs, nos gouvernements, nos groupes d'action sociale et notre communauté académique travaillent de concert, la compétitivité internationale permettra au Canada de parvenir a toute la prospérité désirée.La pleine réussite du Canada ne dépend finalement que d'une seule condition: le plein engagement de chaque Canadien.Plus que jamais, nous devons faire équipe pour relever notre plus gTand défi jusqu'ici: préparer un futur prospère.Il y a beaucoup à faire: comme individus, nous pouvons nous perfectionner en profitant des programmes d'amélioration des compétences; comme parents, nous devons encourager nos enfants à poursuivre leurs études et à mieux préparer leur carrière; comme employeurs, nous devons croire dans la rentabilité des cours de formation et créer un climat de travail qui favorise l'engagement et la recherche de PAPA GEPPETTO'S TOYS VICTORIA LTD.Victoria, Colombie-Britannique L’exportation n’est pas un Jeu pour Papa Geppetto’s Toys.Sous la direction de Peter Bell, son président, cette entreprise de Victoria profitepleinemen du libre é In mge afin d’aug- ron -.1.J' /T.men ter son chiffre d’affaires.Grâce au seul marche américain, l’entreprise prévoit connaître une croissance de 100% d ici une ou deux années.Smiths Falls, Ontario Si l’investissement permet d’assurer un avenir meilleur, Stanley Tools de Smiths Falls (Ontario) connaîtra sûrement des années prospères.En effet, au cours des deux dernières années, l’entreprise a investi des millions de dollars en équipement et en nranimes de formation.Celte initiative permettra oubler la production, en plus d’augmenter le nombre d’emplois d'ici les trois ou quatre prochaines années.l'excellence.Enfin, comme Canadiens, nous pouvons contribuer au succès du pays en participant aux consultations sur l'avenir économique du Canada.Ensemble.on peut réussir! /n ii+i Canada Les agriculteurs de l’Ouest bloqueront le débat sur la Constitution à moins de recevoir 500 millions $ d’après la Presse canadienne OTTAWA — Les agriculteurs de l’Ouest menacent de paralyser le débat constitutionnel et de descendre une nouvelle fois sur la capitale fédérale si le gouvernement Mulroney ne leur accorde pas une nouvelle aide additionnelle de plus d’un demi-milliard de dollars.Venus rencontrer les décideurs fédéraux et manifester leur mécontentement devant la ruine qui les guette, les fermiers sont cependant repartis bredouilles dans leur froide contrée, avec promesse toutefois qu’Ottawa pourrait examiner des moyens d’ajouter aux 800 millions $ déjà annoncés il y a quelques semaines.Les deux jours de rencontres de la délégation de 130 personnes ont permis un retour remarqué sur la scène fédérale du premier ministre de la Saskatchewan, M.Roy Romanow, qui a arraché au premier ministre Mulroney la promesse de redoubler d’efforts pour venir en aide aux fermiers du pays.« Il se trouve que j’étais justement jremier ministre du Canada quand .e gouvernement a augmenté de 650 % son aide aux fermiers de l’Ouest, geste sans précédent pour un gouvernement fédéral », a déclaré en Chambre M.Brian Mulroney, qui répondait à de multiples questions sur ce que l’opposition appelle « la crise agricole », qui se combine à la tourmente constitutionnelle.Au demeurant, le premier ministre Romanow a indirectement lié les deux débats en déclarant au réseau anglais de télévision Newsworld qu’il était « impensable » de régler le contentieux constitutionnel sans auparavant avoir cerné ce qu’il appelle « le feu qui menace d’embraser l’Ouest canadien».Aussi bien représentés chez les ministériels que les Québécois, les députés conservateurs de l’Ouest ont meme jonglé avec l’idée d’étendre la TPS aux aliments et de distraire les revenus amassés vers leur région.Proposition qui n’a reçu pour l’instant l’aval d’aucun ministre.P, Ainsi, au pays, la crise agricole a pris soudainement une ampleur incontournable en début de semaine quand le directeur général du GATT Arthur Dunkel a produit un rapport qui, s’il était mis en oeuvre, reviendrait à éliminer graduellement les bureaux provinciaux de mise en marché des produits agricoles, dont celui du Quebec.En Chambre, le député libéral de Winnipeg John Harvard a déclaré que « la dure réalité démontre que de septembre à octobre, le nombre de faillites dans le milieu agricole et le secteur connexe a augmenté de 77 % alors qu’en Saskatchewan, ce pourcentage atteignait 250%.Pour le député néo-démocrate Lorne Nystrom, « la crise que vit de nos jours le monde agricole est pire que celle des années 1930 tant pour le nombre de faillites que pour les revenus, qui se situent en deçà du seuil de la pauvreté, et tous les autres problèmes sociaux et économiques qui s’ensuivent comme, dans certaines régions, la baisse de la population agricole et scolaire ».Le ministre de la Diversification économique de l’Ouest canadien et ministre d’État (Céréales), M.Charles Mayer, a rappelé que les provinces de l’Ouest ne fournissaient que 15% des subventions agricoles et qu’une solution aux difficultés actuelles pourrait peut-être passer par un accroissement de la contribution des subventions provinciales, voire municipales.Le député libéral Mark Assad, de Gatineau, a cherché à mettre en contradiction les conservateurs en rappelant au ministre d’État à l’Agriculture Pierre Blais « que les propositions constitutionnelles, en septembre dernier, prônaient la fin des offices de mise en marché comme une entrave à la circulation des marchandises » alors qu’aujourd’hui, il tente de les sauver.« Je suis un peu surpris de voir mon collègue prendre la position que le critique du Bloc québécois soutenait hier (mardi) à la Chambre des communes», a répondu M.Blais.Revenu Canada tentera de récupérer 8 milliards $ en impôts des entreprises; TORONTO (PC) — Revenu Canada va accroître ses efforts en vue de recouvrer une partie des 8 milliards $ d’impôt non acquitté, a indiqué hier le ministre du Revenu, M.Otto Jelinek.Une somme d’environ 160 millions $ sera ainsi prélevée afin d’aider à financer un fonds d’aide de 800 millions $ aux agriculteurs canadiens, a précisé M.Jelinek.La plupart des contrevenants sont des entreprises et le ministère mettra l’accent sur les gros montants d’argent, a précisé le ministre.« Nous ne traquerons pas les Canadiens à faible ou modeste revenu, qui souffrent actuellement», a-t-il laissé entendre.On prévoit également recueillir 320 millions $ des sociétés qui contes- Bob Rae accuse Ottawa d’ignorer le Canada anglais Suzanne Dansereau rie la Presse Canadienne TORONTO — Le gouvernement fédéral échouera dans sa tentative de sauver le Canada s’il continue à ignorer les provinces du Canada anglais, a prévenu hier le premier ministre de l’Ontario Bob Rae, « Cela ne peut pas continuer.Ce qu’Ottawa fait est contre-productif.Ce pays ne peut pas marcher comme cela », a-t-il déclaré à Queen’s Park.Le premier ministre ontarien était déjà irrité par la décision d’Ottawa de changer le mandat du comité mixte Castonguay-Dobbie devenu depuis lundi le comité Beaudoin-Dobbie à la suite de la démission du coprésident Claude Castonguay.La décision de reporter la loi sur le référendum canadien a fait déborder le vase.« Les décisions devraient être prises après avoir consulté tout le monde, pas après un caucus conservateur a Ottawa», a dit sèchement M.Rae, avant d’ajouter : « Si le gouvernement fédéral pense qu’il peut agir unilatéralement ou simplement en négociant avec le Québec, il se trompe.Cela ne marchera pas».« On nous avait dit que nous procéderions à travers le comité Castonguay-Dobbie et que toutes les provinces seraient consultées.Maintenant, ce que je comprends, c’est que le travail du comité ne servira à rien », a poursuivi le premier ministre.« On nous avait aussi dit que le fédéral aurait comme porte de sortie une loi sur un référendum.Encore là, c’est mis de côté jusqu’en décembre.Le fédéral doit nous dire comment il entend procéder et nous consulter avant de prendre une décision.Ce pays est une fédération ».Cette charge contre Ottawa survient à la veille d’une rencontre en- tent leur compte de taxes.Elles seront appelées à payer au moins la moitié du montant qui leur est demandé jusqu’à ce que l’on règle leur dossier.Actuellement, elles peuvent retenir le plein montant.Le reste de l’argent, soit 400 millions $, proviendra de sommes d’argent qui n’ont pas été dépensées et qui avaient été mises de coté pour la guerre du Golfe.Parce que le conflit a été de courte durée, l’argent n’a pas été complètement liquidé.Ce fonds d'aide aux fermiers a été annoncé le 10 octobre dernier afin de soutenir les agriculteurs qui font face à une baisse des prix des céréales à cause de la guerre que se livrent les États-Unis et la Communauté européenne à propos des subventions à l’agriculture.tre M.Rae et le premier ministre canadien Brian Mulroney à Toronto.Les deux hommes doivent luncher ensemble demain midi à Queen’s Park.M.Rae promet d’aborder la question avec son homologue fédéral.Le problème réside en partie dans le fait que le gouvernement québécois n’accepte de négocier qu’avec le fédéral dans le dossier constitutionnel.« Nous devons trouver un moyen pour que toutes les provinces, tous les Canadiens soient dans le coup », croit M.Rae.L’absence de consultation entre Ottawa et les autres provinces ne touche pas uniquement le dossier constitutionnel, elle affecte également le dossier économique.M.Rae, très alarmé par la situation au pays, a encore une fois hier réclamé une conférence des provinces sur l’économie — chose que le Québec refuse, à cause de l’impasse constitutionnelle.D’autre part, le premier ministre néo-démocrate a du fil à retordre avec ses militants traditionnels.De passage mardi au congrès de la Fédération ontarienne du Travail, M.Rae a été mal reçu : des centaines de syndiqués ont quitté la salle lorsqu’il a commencé son discours.Les syndiqués, qui ont travaillé « dur comme fer » à l’élection du gouvernement néo-démocrate, se sentent « trahis » par le gouvernement Rae, a explique hier le président du Syndicat des employés du secteur public de l’Ontario, M.Fred Upshaw.M.Upshaw prétend que le gouvernement ontarien menace son syn dicat de couper des postes dans la fonction publique s’il n’accepte pas de geler les salaires pour la prochaine convention collective.Pour sa part, M.Rae a considéré l’incident comme une « tactique de négociation ». Le Devoir, jeudi 28 novembre 1991 ¦ A-3 EN BREF.Vigile nocturne pour les jeunes sans-abri CE SOIR, une centaine de personnes convergeront de 23 h à 8 h du matin sur la Place Jacques-Cartier pour effectuer une vigile nocturne a l’intention des jeunes sans refuge.Cette « nuit des jeunes sans-abri » sera précédée à 20 h d’un petit spectacle public présenté sous un petit chapiteau auquel participeront Karen Young, Gaston Lepage, Louise Laparé et des groupes musicaux des « Auberges au coeur ».Lors de cet événement ouvert à tous, une cueillette d’aliments non périssables sera effectuée à l’intention des maisons d’hébergement jeunesse qui abritent plus de 1800 jeunes chaque année.McGill prévoit avoir résorber son déficit de 79 millions $ en 2005 Treize ans pour résorber un déficit L’UNIVERSITÉ McGill prévoit prendre 13 ans pour résorber son déficit cumulé qui s’élève aujourd’hui à 79,5 millions $.C’est du moins ce qu’a avancé lundi le vice-principal de McGill, M.John Armour, lors du dépôt préliminaire du budget 1992-93 devant le Conseil des gouverneurs de l’université.Dès l’an prochain, 15 millions $ seront affectés au déficit accumulé, en plus des 10 millions $ déjà réservés à ce poste cette année.L’université la plus endettée au Québec prévoit à ce rythme combler la totalité de son déficit en l’an 2004-2005.Pour y parvenir, on prévoit procéder à des restrictions budgétaires, augmenter les frais de scolarité et reporter certaines nominations.Les enseignants et le personnel de soutien ont pour leur part accepté des restrictions salariales de 1,6 million, a noté M.Armour.L’instinc maternel est infaillible JÉRUSALEM (AFP) — La mère est capable d’identifier son bébé .quelques minutes après sa naissance, « uniquement grâce à l’odorat et au toucher », révèle une étude réalisée conjointement par l’Université hébraïque de Jérusalem et le département de maternité à l’hôpital Shaare Tzedek.Selon cette étude, 50 nouvelles mamans ont participé à l’expérience, quelques heures après l'accouchement.À chacune ont été présentés trois maillots de corps ayant été portés par trois bébés differents, dont un seul était son enfant.Dix minutes après l’accouchement, 90 % des mamans ont identifié leur bébé.Au bout d’une heure, toutes y sont parvenues.La deuxième expérience était destinée à tester le toucher et comprenait 50 mères.Chacune d’elles, les yeux bandés et le nez bouché, était invitée à caresser de la Eaume de sa main la peau de trois ébés, dont un seul lui appartenait.Une heure après la naissance, 88 % des mamans ont reconnu leur enfant.La responsable de l’étude, le Dr Marsha Kaitz, estime qu’il s’agit d’un comportement instinctif semblable à celui des animaux.PHOTO ARCHIVES Ariane Émond Les quatre prix Judith-Jasmin LE CERCLE des femmes journalistes a remis, mardi en soirée, ses quatre prix Judith-Jasmin annuels.Dans la catégorie Périodiques, c’est Ariane Emond, pigiste et collaboratrice au DEVOIR, qui remporte le prix pour un reportage sur les femmes muits publié dans Elle Québec.Dans la catégorie Quotidien, Francine Osborne, des pages économiques de La Presse, remporte le prix pour une série de textes sur le Japon.Dans la catégorie Télévision, le prix va à Pierre Devroede, de Radio-Canada, pour un reportage sur la violence conjugale qui avait été diffusé au Point.Et dans la catégorie Radio, le prix va à Michel Labrecque, de Radio-Canada également, pour un reportage sur le mur de Berlin diffusé dans le cadre de Dimanche Magazine.Les prix Judith-Jasmin, qui veulent souligner l’excellence en journalisme, célèbrent depuis 1975 la mémoire de Mme Jasmin, une des plus célèbres journalistes québécoises, qui a oeuvré à Radio-Canada.Le jury de 11 personnes était présidé cet année par Jean-Louis Gagnon.PHOTO CP Le meilleur ami La présence de M.Clark devant l’Assemblée des Premières Nations a donné lieu, hier à Ottawa, à des débats très animés.M.Clark a essayé de convaincre un auditoire récalcitrant de la bonne volonté du gouvernement à reconnaître le droit inhérent des autochtones à l’autonomie gouvernementale.La veille, les chefs avaient rejeté en bloc les propositions constitutionnelles fédérales.Le chef national Ovide Mercredi s'est porté à la defense de M.Clark en soulignant que les propositions constitutionnelles constituaient un net progrès et qu’il demeurait après tout, « le meilleur ami des autochtones.» Le chef des Algonquins du lac Barrière, Jean-Maurice Matchewan, s’est interrogé quant à lui sur le sort réservé aux autochtones du Québec dans l’éventualité de l'indépendance de la province.Choqué de n’avoir pu avoir un tête-à-tête privé avec M.Clark, il a reproché au gouvernement fédéral de ne pas respecter ses obligations fiduciaires envers les autochtones.M.Clark lui a répondu que s'il voulait lui parler, il devait d'abord s'abstenir de brûler son document constitutionnel, comme il l’avait fait devant l'édifice du Parlement.M.Clark a également souligné que le gouvernement n'aurait pas recours à la force physique pour mater un mouvement de résistance des autochtones face à l’indépendance du Québec.Les taxes foncières grimpent à Longueuil Jean Chartier LONGUEUIL a été la première municipalité de la région montréalaise à annoncer la mauvaise nouvelle à ses contribuables : la hausse moyenne des taxes foncières atteindra 6,4 % en 1992.Pour les maisons unifamiliales, l’augmentation s’établit à 7 %.La poussée sera moindre pour les duplex, triplex et maisons à logements multiples.La maison unifamiliale de Longueuil est évaluée en moyenne à 108 740 $ en 1991, elle sera réajustée à 116 350$ pour 1992.Le taux de taxation reste le même à 1,63 $ pour chaque tranche de 100 $ d’évaluation, ce qui portera de 1990 $ à 2129$ le compte de taxes foncières pour une maison.C’est un montant additionnel de 139$.Le maire fait valoir que le nouveau rôle d’évaluation est corrigé en vertu des normes étabües par Québec en tenant compte de la valeur marchande des propriétés.Longueuil étalera sur trois ans le nouveau rôle d'évaluation foncière.Ce nouveau rôle porte de 4 milliards 262 millions à 4 milliards 932 millions les valeurs foncières de la municipalité, une révision de 19,6%.On peut donc s’attendre à des répétitions de cette hausse de valeur foncière en 1993 et en 1994.Quand on demande au maire si la valeur marchande des propriétés n’a pas plutôt baissé récemment, il répond que l'évaluation précédente datait de 1988 et que la nouvelle évaluation est valable pour la période s’étendant de 1988 a septembre 1990.Les duplex sont réévalués de 5,7 %, et les triplex ne sont visés que d’une hausse de 3,7 %.L'évaluation des immeubles comptant 10 logements ou plus est révisée de 4,8 %, et on ajuste les propriétés commerciales de 5,9%.Finalement, les évaluations industrielles sont corrigées du même pourcentage que les propriétés unifamiliales, 1% Le maire précise qu'il y a eu de nombreuses constructions à Longueuil ces dernières années.En tout cas, l'évaluation globale des valeurs foncières ne dépassait pas les 2 milliards 579 millions en 1987.On en est presque au double.La ville annonce aussi une surtaxe de 1,16 $ par 100 $ d’évaluation impo sable pour les immeubles commerciaux.Cette surtaxe comblera un grand trou dans le budget au chapitre du transport en commun, en raison de la réforme Uyan qui a coupé les fonds en provenance de Québec.Le maire de Longueuil, M Roger Ferland, a frappé les proprié tés commerciales car elles sont ad missibles à certaines déductions fus cales, ce qui n'est pas le cas pour les propriétés unifamiliales.Ce sont donc les commerces qui recevront une facture supplémentaire.Le budget des dépenses de Longueuil atteint un montant impressionnant, 138 millions $, en progression de 7,6%.Le principal poste d'augmentation de ces dépenses est attribuable à la masse salariale; celle-ci nécessitera 3,4 millions $ en sus, par rapport à 2,5 millions $ pour le transport en commun.Les usagers des autobus ont déjà été avisés des hausses de tarifs.La collecte des ordures ménagères et l'enlèvement de la neige nécessiteront finalement 2,4 millions $ de plus.Le service de la dette de Lon gueuil justifie 776 000 $ d'approvisionnements supplémentaires jiour 1992, en dépit du Das niveau des taux d’intérêt.La dette de la ville se chiffre maintenant à 165 millions $.3000 enseignants dénoncent l’examen de français écrit qu’imposera le ministère aux finissants des cégeps Isabelle Paré « PRÉMATURÉE », « improvisée » et « unilatérale ! » Tel est le verdict posé par 3000 professeurs de cégeps sur la décision du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science d’imposer dès mai 1992 un test de français écrit à tous les finissants des cégeps.La Fédération autonome du collégial (FAC), qui réunit 3000 professeurs de cégeps, réagissait hier à la décision prise par le MESS de transférer de l’université au collégial les épreuves de français écrit imposées aux finissants du cégep.De l’avis de la FAC, cette nouvelle initiative ne parviendra nullement à évaluer les connaissances linguistiques acquises par les élèves lors de leurs deux années de cégep.Calqué sur l’épreuve de français imposée aux finissants du 5e secon- daire, le test de trois heures du ministère consistera à rédiger un texte d’opinion d’environ 500 mots sur un thème choisi parmi trois sujets proposés.Selon Michel Duffy, président de la FAC, cette façon de faire constitue une négation pure et simple de la spécificité de l’enseignement du français au collégial.« Bien sûr, les enseignants pallient les lacunes linguistiques de leurs élèves, mais ils doivent les amener à dépasser le ’texte d’opinion’, à approfondir leur pensée par l’analyse et la synthèse », a insisté hier M.Duffy, ajoutant que la connaissance du français au cégep passait notamment par celle de la littérature.« On dirait qu’on veut faire de nos élèves des amateurs de lignes ouvertes», a-t-il ironisé.Plus encore, affirme la FAC, l’imposition de ce type de test envoie un bien mauvais message aux élèves qui se demanderont alors pourquoi on exige d’eux des analyses de textes et des dissertations.La pression se ressentira aussi sur les professeurs de français qui pourraient être incités à négliger leur programme pour mieux préparer leurs élèves à ce test de « 5e année ».D’ailleurs, face aux réserves émises par certains de ses membres, l’Association québécoise des professeurs de français a récemment décidé d’étudier plus à fond la question.En bout de ligne, la Fédération autonome du collégial croit que tout cela n’est pas étranger au désir du ministère de rétorquer à la pression publique provoquée par le palmarès des collèges publié dans les journaux.Mais à défaut d'un instrument d’évaluation juste, le ministère devrait s’abstenir, estiment les représentants de la FAC.« L’évaluation du français et les conséquences qu’elle entraînera sont trop importantes pour ne servir qu’à calmer une opinion publique qui s’interroge sur la qualité des collèges », estime Michel Duffy.On craint au surplus que ce test, nullement représentatif des « habiletés langagières » acquises au cégep, ne soit utilisé à tort par les universités pour trier les cégépiens qui frapperont à leurs portes.De plus, juge Michel Duffy, les sommes investies dans la correction et l’imposition de ce test provincial que passeront 80 000 étudiants pourraient être encore plus imposantes que les six ou sept millions injectés par le ministère pour améliorer l’apprentissage du français au secteur collégial.Somme toute, on déplore que cette mesure d’évaluation ait été concoctée à la hâte et, surtout, sans la consultation des principaux intéressés, les professeurs de français.Greenpeace récuse un nouveau règlement jugé pourtant trop dispendieux par les papetières La Commission des droits somme Québec d’abolir les classes pour handicapés Louis-Gilles Francoeur LE RÈGLEMENT sur les pâtes et papiers, proposé récemment par Québec et dénoncé comme trop coûteux par les papetières, légalise, selon Greenpeace, les rejets actuels de pâtes dans les cours ci’eau en transformant en norme ce qui constitue la moyenne provinciale des rejets de cette industrie.Cette norme, qui autorisera des rejets de 10 kg de matières en suspension par tonne de papier produite, n’a aucune valeur environnementale car elle n’a aucun rapport avec la capacité d'absorption des écosystèmes aquatiques.En légalisant les rejets moyens des papetières, elle est loin d’imposer à l'industrie les technologies les plus performantes connues et réduit la protection de l’environnement à la capacité de production des papetières.Le mémoire de Greenpeace demande aussi à Québec d’obliger les entreprises, qui vont devoir s’équiper d’un système de traitement « secondaire », à les faire fonctionner au niveau « optimal ».Ce type de traitement permet en principe de réduire jusqun 95% la quantité d’oxygène demandée aux cours d’eau pour bio-dégrader la charge polluante, une exigence jugée positive par le mouvement environnemental.Greenpeace s’insurge cependant contre la promulgation de normes moins sévères pour Tembec, une entreprise équipée d’un procédé plus polluant.La norme spéciale prévue pour cette entreprise est deux fois plus élevée pour les matières en suspension et de trois à six fois plus élevée pour la demande biologique en oxygène par rapport au reste de l’industrie.Le projet de règlement provincial prévoit aussi l’obligation pour les papetières de soumettre leurs rejets à un test dit de « toxicité léthale ».En réalité, on introduit des truites dans un aquarium contenant un échantillon des rejets d’une papetière.Ces rejets doivent permettre aux truites de survivre pendant un certain temps.Il ne suffit pas, explique Green- peace, de savoir que le poisson n’est pas tué sur le coup mais, ce que n’indiquent pas les tests prévus, de savoir si l’immersion dans ces effluents vont induire chez lui des maladies ou des déficiences profondes.Le test « léthal » est exige des papetières de l'Ouest.On y a découvert que des effluents jugés non léthal avaient néanmoins produit des effets pervers importants.Le groupe environnemental demande enfin à Québec d’uniformiser à toutes les papetières la norme de 1,5 kg par tonne de matières organiques chlorées, alors qu’on veut la hausser à 2,5 kg pour six des 17 usines et qu’on pense en exempter totalement les quatres recycleurs qui reblanchissent leurs pâtes avec de l’hy-pochlorite.Les papetières rejettent 60 000 tonnes d'organochlorés par année dans les cours d’eau.Selon Greenpeace, Québec devrait à tout le moins promulguer des normes qui forcent nos papetières à utiliser des techniques qui éliminent entièrement les composés chlorés.Enfin, le mouvement environnemental demande à Québec de classer les boues de désencrage dans la liste des produits contaminés parce qu’on y trouve des résidus de BPC, de dioxines et furannes ainsi que des métaux lourds.Cette classification, selon la porte-parole de Greenpeace, Mme Diane Goulet, est d’autant plus importante | que les normes américaines vont for- | cer les producteurs québécois à incorporer dans leurs pâtes 40 % de pa- ier recyclé sous peine de faire face des pénalités douanières.Le marché québécois étant incapable, selon les papetières, de leur fournir tous les vieux papiers pour faire face à une telle demande, c’est par trains entiers qu’on fera venir les vieux papiers des grandes villes américaines.Leur désencrage créera au Québec une nouvelle génération de déchets américains que l’industrie juge mof-fensifs.On pense même de ce côté à en faire du compost à des fins agricoles même si aux États-Unis des études ont démontré la présence de toxiques dans les boues venant des vieux papiers recyclés.Caroline Montpetit DE CONCERT avec l'Office des personnes handicapées du Québec, la Commission des droits de la personne du Québec a sommé hier le gouvernement du Québec d’abolir les écoles et les classes spéciales pour enfants handicapés, afin d'intégrer l’ensemble des enfants en difficulté d’apprentissage dans les classes régulières.Dans un rapport sur l’adaptation scolaire rendu public hier, les deux organismes avancent que cette intégration pourrait se faire à peu de frais pour le système scolaire québécois.Pour réaliser cet objectif, l'approche gouvernementale doit cependant être globale et s’appliquer simultanément à l'ensemble du système scolaire québécois.« Pour les commissions scolaires, les coûts d'un système intégré ne sont pas nécessairement plus élevés que ceux liés à un système ségré-gué : ce qui est plus onéreux, c’est la coexistence des deux systèmes », concluent les auteurs du rapport.Le Québec compte 14 000 élèves souffrant de difficultés d'apprentissage, soit un élève sur 60, ou 1,4 % de l'ensemble de la population du primaire et du secondaire.Le quart de ces élèves côtoient présentement les élèves de classes régulières dans les écoles de la province, selon le président de l’OPHQ, M.Gaston Perreault.Or, selon les auteurs de l’étude, l’apprentissage en milieu spécialisé ne se justifie, techniquement, que dans un nombre très limité de cas.« L’école constitue un milieu d’apprentissage des réalités sociales.C’est dans une école que les élèves entrent en contact pour la première fois avec des gens qui sont différents d’eux, et c’est une expérience bénéfique pour l’ensemble des élèves », explique M.Perreault.Soixante-trois plaintes de parents d’élèves en difficulté d’apprentissage, demandant l’intégration de leur enfant dans des classes régulières, ont été logées à ce jour à la CDP.Tout récemment, le Tribunal des droits de la personne reconnaissait par ailleurs le droit du petit David Mardi, en difficulté d’apprentissage, d’être intégré, au moins pour certaines activités, dans les classes normales de la commission scolaire de Saint-J ean-sur-Richelieu.« Les résistances existent, de souligner Mme Muriel Garon, qui a travaillé sur ce dossier.Dans les faits, le ministère de l’Éducation alloue annuellement un milliard $ à l’adaptation scolaire.Mais aucune modalité ne nous permet de vérifier comment cet argent est utilisé».Bi/outziu Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX________ Un juge au chevet d’une jeune malade qui veut mourir QUÉBEC (PC) — Le juge Jacques Dufour, de la Cour supérieure, à Québec, se rendra à l'Hôtel-Dieu de Québec aujourd'hui pour y entendre Nancy B., cette jeune patiente qui demande au tribunal d autoriser le | débranchement du respirateur mécanique qui la maintient en vie.Dans un message livré par l’entremise de sa mère, hier, lors de la première journée de l’audition de la re-] quête, la jeune femme de 24 ans a demandé à parler directement au juge, qui a agréé à sa demande.La rencontre aura lieu aujourd’hui à l’hôpital.Hospitalisée depuis deux ans et demi, Nancy B.souffre du syndrome de Guillan-Barré.Elle est paralysée des épaules jusqu’aux pieas.Les médecins qui ont témoigné hier ont confirme qu’elle est condamnée au respirateur artificiel et à une vie végétative.Le neurologue Georges Patry a ajouté qu’il s’agissait d’un cas unique et très grave.Il a prédit une mort certaine dans les minutes qui suivront le débranchement du respirateur parce que les muscles respiratoires de la jeune patiente sont complètement paralysés.Le juge a également entendu le médecin traitant, le Dr Danièle Marceau, qui a livré un témoignage émouvant.Elle a déclaré que la jeune malade, qui est parfaitement lucide, lui avait demandé il y a quelques mois déjà de mourir.Le médecin traitant s’est dit prêt à débrancher le respirateur si le tribunal le permet et a déjà prévu le moyen d’adoucir la mort.La mère de Nancy B., qui était accompagné de son mari et de ses deux autres filles, a déclaré qu’elle appuyait la décision de la jeune femme.Elle a confié que cette dernière lui avait demandé de vendre tous ses biens et de faire don du produit de la vente à des oeuvres de charité.Cette affaire, qui pourrait faire jurisprudence au pays, a rebondi devant les tribunaux après que les dirigeants de l’Hôtel-Dieu aient refusé de débrancher la jeune femme de son respirateur artificiel.La direction de l’établissement souhaite d’abord avoir une décision de la cour avant de savoir s’il est possible, en toute légalité, de mettre un terme au traitement médical de cette patiente.RESULTATS ¦ m loto- o h e H fhZ0ïft¥k Tirage du: .Q1.11.9fi 91-11-26 JEU DES CARTES POSITIONS JEU POSITIONS [Ûiü2> ROULETTE POSITIONS |jeu3) [78 GRANDE ROUE JÊL 40 JDl 62 TVA, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. A-4 B Le Devoir, jeudi 28 novembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Conférence explications.Pour ménager les susceptibilités ouébécoises, le gouvernement fédéral renonce à consulter les Canadiens sous forme de référendum, a-t-il expliqué plus longuement, mais il Kurrait bien le faire quand même à ide d’un plébiscite.Selon le ministre Clark, dans la bouche fédérale, le mot référendum est en effet susceptible de « donner plus de poids aux séparatistes ».Le mot comme tel, a-t-il soutenu, heurte la sensibilité québécoise.« Ce serait le comble de la folie, au moment où nous tentons de rapprocher les Canadiens, d’utiliser un mot dont nous savons qu’il a des connotatio is susceptibles de nous faire perdre des sympathisants au Québec, a ainsi répondu le ministre aux libéraux qui l’accusaient d’avoir fait marche arrière sur son projet d'une loi référendaire parce qu’il a la frousse des souverainistes.À l’extérieur des Communes, le ministre a ensuite expliqué que la tenue d’un plébiscite pourrait constituer une solution de rechange à son projet originel d’un référen dum.« C’est une option que nous considérons», avance-t-il.« En gros, il semble que plutôt d'appeler un chat un chat, on va l’appeler un minou », n’a pu s’empêcher d'ironiser le député conservateur Jean-Pierre Blackburn, un de ceux qui, parmi le caucus québécois, ne s'opposaient pas à une telle loi.« Ce n'est pas une question de mots, raille pour sa part le député Jean Lapierre, du Bloc Québécois.C'est le geste que nous dénonçons.» Mais les plus confondues, hier, semblaient être certaines des troupes conservatrices de l’extérieur du Québec qui ont découvert, en écoutant les nouvelles, que leur gouvernement semblait renoncer jusqu’à nouvel ordre à sa loi référendaire.« En entendant ça, j'ai failli ne plus jamais mettre les pieds au Parlement », raconte ainsi le député toron-tois Patrick Boyer oui fait campagne depuis des années pour la mise en place d’une loi référendaire.« Nous avons besoin de l’instrument d’un référendum, nous allons nous en donner un », jurait de son côté le leader en Chambre du parti, Harvie André, en chemin pour la réunion hebdomadaire du caucus national du gouvernement.Personne ne semblait avoir informé ce ministre de la plus récente prise de position du gouvernement dans le dossier.De leur côté, les libéraux s’en sont donnés à coeur joie hier, mettant en évidence les contradictions flagrantes de la position conservatrice.« Pourquoi est-il acceptable de consulter les Québécois sur leur avenir constitutionnel et pas le reste des Canadiens ?, demande ainsi le critique libéral André Ouellet qui pour la circonstance n’a posé des questions au ministre qu’en anglais.Les libéraux ne sont pas des peureux, ils n’ont pas peur des mots.» « Pourquoi les milliers de Canadiens hors-Québec qui comme moi veulent avoir l'occasion de dire oui au Québec n’en auraient-ils pas la chance ?«, demande de son côté le chef-adjoint Sheila Copps.Même le N PD, un parti qui n'a jamais prôné la tenue d'un référendum pan-canadien sur la Constitution, n’a pu se retenir de mettre son grain de sel dans ce débat embarrassant pour le gouvernement.« Le caucus du Québec met à la rançon le reste des Canadiens », s’exclame ainsi le critique Lome N y strom.?Khmers rouges ont été assiégés dans leur résidence de la capitale cambodgienne par des milliers de gens qui criaient vengeance.Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont réussi à péné tier dans le bâtiment, qu’ils ont saccagé.Les chefs khmers rouges ont été pris au piège dans une pièce à l’étage.La foule s’en est pris plus particulièrement à Khieu Samphan, que des journalistes ont vu à un moment allongé près d’un placard métalüque saignant abondamment de la tête.Le blessé était entouré de soldats et de policiers, dont quelques-uns seulement tentaient de le protéger des assaillants.« J’ai cru qu’ils allaient le mettre en pièces.Les gens étaient comme fous », a raconte un photographe britannique.Puis la foule a accroché un câble avec un noeud coulant à un ventilateur du plafond, comme pour préparer une pendaison.Khieu Samphan et Son Sen ont été forcés de se réfugier dans le placard, coiffés de casques d’acier prêtés par les soldats.Les assaillants, certains armés de machettes et de gourdins, ont commencé à taper sur le meuble en hurlant « Tuez-le ! ».La foule a jeté par les fenêtres tout ce qui lui tombait sous la main : tables,_ chaises, appareils de télévision, vêtements auxquels le feu a été mis.Peu après, Hun Sen, premier ministre du gouvernement pro-viet-namien, et son ministre de la Défense, le général Tea Banh, sont arrivés sur place et ont lancé un appel au calme.La foule a aussitôt commencé à se disperser.Un véhicule blindé s’est garé devant la résidence.Une demi-heure plus tard, Son Sen, Khieu Samphan et deux autres responsables khmers rouges, sans veste ni cravate, sont montés à bord sous la protection des soldats et des policiers qui, de leurs boucliers, arrêtaient les pierres et les chaussures lancées par la foule.Jusqu’alors, les forces de l’ordre n’avaient guère paru être très empressées à voler au secours des dirigeants khmers rouges.La voiture blindée est partie pour l’aéroport de Pochentong, où Khieu Samphan, Son Sen et 13 de leurs conseillers ont pris un avion spécial des Kampuchea Airlines à destination de Bangkok.Hun Sen et le général Tea Banh se sont entretenus avec eux à l’aéroport avant leur départ.A Bangkok, les Khmers rouges ont fait savoir que leur chef n’était pas sérieusement blessé et qu’il était allé se coucher peu après son arrivée.Dans un communiqué, le gouvernement de Hun Sen, tout en comprenant la colère de la foule, a déploré ces incidents et a réaffirmé sa volonté d’appliquer les accords de Paris.(-’es accords, signés entre le gouvernement pro-vietnamien et les trois factions de la résistance — Khmers rouges, sihanoukistes et nationalistes — doivent conduire en 1993 à des élections libres sous l’égide des Nations unies.Les violents incidents d’hier ont conduit le président du CNS, le prince Norodom Sihanouk, à demander à la Thaïlande d’accueillir la prochaine réunion du Conseil national suprême, car « Phnom Penh n’est pas sûre pour certains membres du CNS».Cette réunion, prévue mercredi prochain, devait être la première à se tenir sur le sol cambodgien.à Paris, le ministère des Affaires étrangères a déclaré comprendre l’émotion du peuple cambodgien.« Toutes les parties cambodgiennes et les pays concernés ont conclu les accords de Paris pour éviter le retour aux horreurs du passé et pour donner un nouveau départ au Cambodge », a précisé un porte-parole du Quai d’Orsay.?Vallerand extraordinaire (de neige) se produirait.» Dans son rapport de 16 pages signé par l’ingénieur Luc Lainey, SNC souligne que le toit du Stade, qui « peut cependant être considéré comme un prototype », a été conçu et réalisé dans « les règles de l’art ».« Le comportement général de la structure est globalement assez proche de ce qui avait été prévu à deux exceptions importantes : l’accumulation de neige et l’effet des vents violents», note SNC qui propose de mettre la toile sous observation d’un réseau d’instruments « le plus tôt possible ».Mais selon SNC, « le risque de déchirure due au vent est très nettement inférieur en hiver » et « le risque de chute d’objet métalüque lors d’une déchirure est presque nul».« Une déchirure de la toile cet hiver, au cas improbable où elle devait se produire, ne met pas en danger la sécurité du public», assure la firme d’ingénierie.Par ailleurs, « aucune des accumulations (de neige), qu’elles soient modérées ou localement importantes, n’a créé de dommage à la toile ou aux câbles », rappelle SNC qui estime que le programme d’enlèvement systématique de la neige après chaque tempête doit être maintenu.Bien qu’elle constate « une dégradation plus rapide que prévu de la toile», SNC juge qu’il n’y a pas « un risque important de rupture sous charge de neige à court terme ».SNC recommande néanmoins de suivre en permanence l’évolution des conditions météorologiques cet hiver, de surveiller constamment le comportement du toit et l’ampleur des accumulations, d’enlever la neige après chaque tempête et d’installer un réseau de câbles et de cordes de sécurité permettant d’assurer la sécurité du personnel d’entretien.« Si malgré ces procédures une accumulation extraordinaire de neige devait se produire, met en garde le SNC il serait alors souhaitable de limiter l’accès au Stade de façon tem- Tout* en recommandant certaines mesures de .renforcement du toit, SNC estime enfin que « le début de l’exécution de ces renforts peut cependant être reporté au printemps sans pour autant compromettre la sécurité du public au cours de l’hiver».4 René Dumont lui en fit.Car quelques minutes plus tôt, sur le plancher du congrès, Grande-Baleine était au coeur d’un débat où plusieurs se sont interrogés sur la pertinence de l’appui de la centrale a ce projet.Mal informés, préoccupés par les conséquences environnementales du projet, les délégués, sans retirer leur appui à Grande-Baleine, ont tout de meme décidé de scinder en deux une proposition qui, au départ, visait à adopter une déclaration de politique sur le développement durable (la reconnaissance que le développement économique doit se faire en harmonie avec l’environnement), incluant un appui renouvelé au projet Grande-Baleine.En insistant pour que cette question fasse l’objet d’une proposition distincte, mais surtout en laissant entendre que la FTQ avait peut-être été un peu trop rapide à donner son appui à ce projet, les délégués ont obligé Fernand Daoust à rendre des comptes.« Il n’a jamais été question pour moi, comme pour tous les autres membres de l’exécutif, d’appuyer ce projet les deux yeux fermés, a-t-il d’abord expliqué.Depuis le début, la FTQ a toujours dit qu’elle était d’accord avec ce projet.Et ça reste vrai.Mais on a toujours dit aussi que notre appui était conditionnel à l’obtention de certaines garanties, notamment sur l’impact environnemental et économique du projet.« Or ces garanties, on devait les obtenir dans les différents comités chargés d’étudier le dossier.Malheureusement, parce que certains groupes ont décidé de contester la démarche du gouvernement devant les tribunaux, ces comités n’ont jamais siégé.Cependant, je vous assure que dès l’ouverture des audiences, la FTQ sera là pour poser les vraies questions et, le cas échéant, pour savoir si oui ou non elle doit continuer de donner son appui à ce projet ».C’était clair.Et les délégués ont renouvelé leur appui au projet.Mais René Dumont, lui, voulait discuter d’autres choses.Et c’est ce qu’il a fait.En parlant de l’Afrique, de l’Asie, de la Guinée, et de son récent voyage en Irak où il a constaté que l’embargo décrété sur le pays est en train d’étouffer la population, dont une bonne partie, « et pas seulement les plus pauvres, en est rendue à quêter pour se nourrir».Mais c’est d’abord de l’effet de serre dont il voulait s’entretenir.« Les émissions de C02 dans l’atmosphère sont en train de tuer l’agriculture et l’Amérique en est grandement responsable, condamne-t-il.Car ce sont vous, les Nord-Américains qui, per capita, consommez les plus grandes quantités de pétrole au monde.C’est terrible, c’est même criminel et vous continuez.Ce faisant, la planète se réchauffe, ce qui, AVIS PUBLICS Avis est par les présentes donné que e contrat de vente en date du 5 NOVEMBRE 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2636-8720 QUÉBEC INC.a été enregistré ou bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 21E jour de NOVEMBRE 1991 sous le numéro 4450636.Ce 25E jour de NOVEMBRE 1991, LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrai de vente en dote du 5 NOVEMBRE 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payabts à 145106 CANADA INC.TRADING UNDER THE NAME OF LES ENTREPRISES MEMCO ENR.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enreaistrement de MONTRÉAL le 21E jour de NOVEMBRE 1991 sous le numéro 4450637.Ce 25E jour de NOVEMBRE 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 04-004067 915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAiRE-ADJOINT ŒONOfi DA CONCEICAO RODRIGUES Partie demanderesse c.DACIANO MASSA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DACIANO MASSA de comparaître au greffe de cette cour ou 1 est, rue Notre-Dame, Montréal [Québec], salle 1.100 dans les 30 (trente) jours de lo dote de la publication au présent avis dons Le Dsroir.Une copie de lo déclaration en annulation de mariage o été remise au greffe 6 l'intention de DACIANO MASSA.lieu: MONTRÉAL Date: 19 NOVEMBRE 1991 MARIE-HÉIENE BÉLISLE Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 20 février 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présntes ou futures, payables à PIERRE OUIMETTE ET FILS INC.o été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de L'Assomption, le 25e iour de mars 1985, sous le numéro 305249.Ce 14e iour de novembre, 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION MANUFACTURIER BONNEAU (1990) INC par acte daté le 2 octobre, 1991, et enregistré le 4 octobre, '991 ou bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4436758, a vendu, cédé et transféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONAL MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.ENTRETIEN DE PONT-ROULANT PRO ACTION INC.par acte daté le 2 octobre, 1991, et enregistré le 4 octobre, 1991 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4436759, a vendu, cédé et transféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dons le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONAL MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD E3 Gouvea umer i ¦; .Quépvy.Minuter» de le Santé et de» Service! eoclau> ENCAN PUBUC 2 CESSIONS Tableaux, lampes, porcelaine, meubles antiques, lapis, collection de pierres précieuses, bijoux, bronzes, articles de collection, etc.LIEU: 1163 Autoroute lava! (440J, lovai P.Q.[Cfilé Nord - 6 l'ouest du Bcul.Industriel), DATE: Samedi, 30 novembre 199! 6 lftOOpm.Dimanche, 1er décembre 1991 4 IhOOp m.INSPECTION: Jeudi, 28 novembre 1991 de ! hOO p.m à 9h00 p.m.Vendredi, 2V novembre 1991 de IhOOp.rn à 9h00 o.m.INFO FOURNIER ENCANTEURS: (514)666 1 251.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 4 septembre 1986 6 IA BANQUE TORONTO DOMINION de toutes dettes, présntes ou futures, payables 6 ENTREPOT TAPIS DU MANUFACTURIER M.E.INC.a été enregistré ou bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 5e jour de septembre 1986, sous le numéro 3767380.Ce 14e iour de novembre, 1991 LA BANQUE TORONTO DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12 20020?913 COUR SUPERIEURE CHAMBRE DE IA FAMILLE-DIVORCES PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT IDA BRUNET, Partie demanderesse c EDGAR LEMAY, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à EDGAR IfMAY de comparaître ou greffe de celle cour au 10 Sl-Anloine est, Monfréol, salle 1.100 dans les 30 (trente) jours de la dote de lo publication du présent avis dons l£ DEVOIR.Une copie de lo déclaration de divorce o élé remise au greffe à l'inlention de EDGAR LEMAY.L’eu: MONTRÉAL Date: 12 NOVEMBRE 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500 02 040700 911 COUR DU QUÉBEC (Chambre Civile) PRÉSENT PROTONOTAJRE ADJOINT PIERRE CORBEIl, Partie demanderesse KARl RUPP C' Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné 4 KARl RUPP, de j comparaître au greffe de cette cour situé ou 10 est, rue Sl-Anloine, à | Montréal, Québec, salle 1.100, dans I les trente (30) jours de la date de la | publication au présent avis dans le | journal le Devoir.Une copie du bref et déclaration o élé remise ou greffe à l'intention de KARL RUPP.Lieu: MONTRÉAL Dole: 22 NOVEMBRE 1991 , MARIE-HÉLENE BÉUSIE Prolonoloi re adjoint.Avis esl par les présentes donné que le conlrat de venle en dole du 5 NOVEMBRE 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 145106 CANADA INC.TRADING UNDER THE NAME OF WINTERSTEIGER CANADA SPORTS j ENR.a été enregistré au bureau j d'enregistremenl de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le : 21E jour de NOVEMBRE 1991 sous : le numéro 4450635.Ce25E jour de NOVEMBRE 1991.LA BANQUE TORONTO DOMINION, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 02 039749 91 1 COUR DU QUÉBEC (Chambre Civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT LA CAJSSE POPULAIRE DESJARDINS DE LAVAL-DES RAPIDES, Partie demanderesse c.CHRISTIAN SWON, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CHRISTIAN SIMON, de comparaître au greffe de celle cour situé ou Palais de Justice de Montréal 1.rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100.dans les trente (30) jours de la dote de la publication du présent avis dons le journal Le Devoir.Une copie du bref d’assignation et déclorotion a été remise au greffe à l’intention de CHRISTIAN SIMON.Lieu: MONTRÉAL Dole: 22 NOVEMBRE 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO,PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 02 032213915 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRESENT ROGER E.BAKER, GERALD NUDIEMAN, GEORGE R.LAMONTAGNE et SYLVIE GRENIER Partie demanderesse c.MARTIN SOSNOWSKI Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à MARTIN SOSNOWSKI de comparaître au greffe de celte cour situé au 1 esl, rue Noire Dame, Montréal, Québec, salle 1.100.dans les trente (30) jours do la dale oe lo publication du présent avis dons un journal, soil IE DEVOIR Une copie du bref d'assignation el la déclaration a élé remise au greffe à l'inlention de MARTIN SOSNOWSKI, Ueu: Montréal Dole: 19 novembre 1991 MICHEL MARTIN AVIS esl par les présentes donné que le contrai en date du 22 jomrier 1982 j par lequel Dominion Mêlai & Refining Worts Ud.a transporté el cédé loules ses dettes de livn présentes el futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a élé enregistré au Bureou j de la division d'enregistrement de J laProirie, le 8 lévrier 1982 sous le j numéro 191778, Banque de Montréal, le 21 novembre 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-20058)916 COUR SUPERIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE-DIVORCES PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT CECIUAMARAN, Partie demanderesse MICHEL GALARNEAU, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MICHEL GALARNEAU de comporaîlre ou greffe de celte cour ou 10 St Antoine esl, Montréal salle 1.100 dans les 30 jours de lo aale de la publication du présent avis dans IE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a élé remise au greffe à l'inlention de MICHEl GALARNEAU.Ueu: MONTRÉAL Dole: 25 NOVEMBRE 1991 MICHEt MARTIN j CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-02-025550 919 COUR DU QUÉBEC (cHAMBRE CIVILE) PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT HYDRO QUÉBEC, Partie demanderesse c.RAYMOND DESCHÀMPS LOCATION INC., ET ’ RAYMOND BRUNEI, Porte défenderesse ASSIGNATION .ORDRE esl donné à Raymond Brunei de comparaître au greffe de celle cour situé ou I, rue Notre-Dame esl, 6 Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présenl avis dons le ournol IE DEVOIR.Une copie du bref el delà déclaration a élé remiso ou greffe 6 l'intention do Raymond Brunei.lieu Montréal Dale: le 22 novembre 1991 MARIE-HÉIENE BÉUSIE Prolonolaire adjoint.MES ÎEGAULT, HEURTEl, AVOCATS Me Pierre M Denault 75, Boul.René IfrvesquoO.9eétage, Montréal, (Ouéboc) H2Z 1B7 Té) (514)289 3554 2684918 CANADA INC.donne crvis par les présentes de la cession de loules ses créances à First Philadelphia Corporate Funding Inc.à partir au 22ième jour de novembre 1991 DATÉ à Montréal, Province de Québec, ce 25ième jour de novembre 1991.ADESSKY, POUUN Avocats de lo Compagnie.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION READAK EDUCATIONAL SERVICES (QUÉBEC) INC./ SERVICES ÉDUCATIFS READAK (QUÉBEC) INC, AVIS esl par les présentes donné que la compagnie READAK EDUCATIONAL SERVICES (QUÉBEC) INC./SERVCES ÉDUCATIFS READAK (QUÉBEC) INC., constituée en vertu de lo Loi sur les compagnies du Québec el ayant son siège social dans la ville de Monlréol, demandera 4 L'Inspecteur général des Institutions financières de la Province de Québec, la permission d'obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de lo loi sur les compagnies, DATEE à Montréal, ce 22 novembre 1991.SPIEGEL SOHMER Procureurs pour READAK EDUCATIONAL SERVICES (QUÉBEC) INC./SERVICES ÉDUCATIFS READAK (QUÉBEC) INC.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEDFORD NO: 460 05 00043) 91 ! COUR SUPÉRIEURE Le 21 novenbre 1991 PRÉSENTE: Me Sylvie Desmeules PROTONOTAIRE LES IMMEUBLES BENEFICIAL LIMITÉE, Demanderesse, fRANCOIS LANDRY, Défendeur, et- IA SOCIÉTÉ DE TRUST HOUSEHOLD NORMAND FRANCOEUR, LUCIE GRENIER, RAYMONDE GRENIER, SERGi: BOULANGER, JEAN MARC CHEVALIER et l£ REGISTRATEUR DE CHAMBLY, Mis en cause assignation ORDRE est donné à Jean Marc Chevalier de comporaîlre au qreffe * celte cour au // de la rue Principale, salle 1.32, 6 Granby dans les trente (30) jours de la dole oo lo publication du présenl avis dans le |ournol le Devoir, Une copie d'un bref d'assignation a été remise ou grolle 4 votre intention uronty, Ig ?| novembre 199), Me Sylvie Desmeulos, prolonolaire Jeunesse Canada Monde célèbre ses 20 ans Clément Trudel DKPUIS 20 ans, plus de 14 000 Canadiens de 17 à 25 ans ont participé aux programmes d’échanges éducatifs internationaux de Jeunesse Canada Monde (JCM).L’organisme a été fondé par Jacques Hébert, aujourd’hui sénateur, et il soulignera demain ses 20 ans par un dîner-bénéfice au cégep André-Laurendeau (l’admission est de 50$).JCM n’a pas été épargnée par les contraintes budgétaires annoncées par l’ACDI.La présente année financière, par exemple, est caractérisée par un manque d’un million $ au montant habituellement destiné par l’ACDl à JCM.Le directeur général, Jacques Jobin, et le président du conseil, Jean-Denis Vincent, ont prévu ces soupers-bénéfice à Vancouver et à Montréal (celui de Montréal a lieu le vendredi 29 novembre), en guise de « soirées de l’amitié » et dans le but d’augmenter les contributions provenant de sources privées.JCM a son siège à Montréal et compte Quatre permanences régionales à Haüfax, Toronto, Edmonton et Vancouver.Ses responsables mettent sur pied des programmes d’une durée moyenne de sept mois dans le but d’encourager les échanges internationaux éducatifs dans une quin- zaine de pays, dont cinq africains.Il y a aussi possibilité de participer à un programme « partenaires dans le travail », d’une durée de trois ans Au nombre des avantages que retirent les jeunes stagiaires, JCM re tient : apprentissage d’une deu xième, voire d’une troisième langue; plus grande conscience sociale; acquisition d’aptitudes pour la communication et le travail en équipe; meilleure compréhension des problèmes de développement aux niveaux local, régional et international.Pour l’exercice clos le 31 mars 1991, JCM a fonctionné suivant un budget de 9,8 millions! et l’année s’est soldée par un déficit de près de 107 000 $.Dans le rapport annuel, le président du CA note que J MC est « une bonne idée, avec des objectifs emballants, avec des catalyseurs d’énergie ».M.Vincent estime aussi que « malgré le contexte peu propice », le bilan de l’année écoulée est plus que satisfaisant « si on reconnaît les grandes organisations à leur capacité de réagir promptement et efficacement dans les périodes plus difficiles ».Ayant donné à tant de jeunes l’accès à « un monde d’expérience », Jeunesse Canada-Monde se dit prête à diversifier davantage son champ d’intervention et ses programmes visant à « développer des sociétés justes, harmonieuses et durables».Tarifs d’Hydro-Québec : Bacon demeure sceptique QUÉBEC (PC) - La ministre de l’Énergie Lise Bacon demeure sceptique devant des informations voulant que les dirigeants des usines des pâtes et papiers aient payé l’électricité d’Hydro-Québec une fois et demie plus cher que les tarifs consentis aux alumineries entre janvier et mai, comme le rapportait hier un quotidien de Montréal.En réponse à des questions du chef du Parti Égalité Robert Lib-man, hier à l’Assemblée nationale, elle a dit que ces informations « sont des informations ponctuelles et amplement utiüsées hors contexte ».« Je voudrais rappeler que, pour comprendre tous les dossiers des tarifs basés sur une formule de partage de risques et de bénéfices drHy-dro-Québec, il faut quand même penser à long terme puisque ces formules sont des contrats qui sont basés sur une période de 25 ans et non sur une seule année », a poursuivi la ministre.La ministre a répété au député que ces compagnies fournissent de l’emploi à des Québécois et qu’il ne faut pas examiner les tarifs sur une période de courte durée mais sur plusieurs années.à travers le monde, provoque des sécheresses, des cyclones, des inondations .» Il souhaite donc au plus vite qu’on remplace le pétrole, que les gens utilisent le train, l’autobus, le métro, la voiture électrique.Que le gaspillage cesse, que les taxes sur le carburant augmentent, mais surtout, surtout, que les gens se mettent une bonne fois pour toutes dans la tête que « la survie de l’humanité exige une réduction rapide et importante de l’usage des carburants ».+ GATT évaluation de la portée de ce document.M.Ciaccia affirme que la position du Québec est la même que celle défendue par Ottawa depuis un an, laquelle était appuyée l’an passé par d’autres pays, notamment le Japon et la Suède.L’abolition de l’article 11 agrée cependant au géant américain, qui souhaite l’aboütion de toute forme de subventions à l’agriculture, et à des pays d’Europe.Mardi, le ministre avait déclaré qu’il n’estimait pas opportun d’envoyer des émissaires à Genève, puisque les négociateurs canadiens de même que les ministres Bill McKnight et Michael Wilson y étaient déjà.Hier, il avait changé d’avis.« Nous avons estimé qu’il est plus prudent de notre part de nous assurer que j’aie un compte rendu direct de nos propres observateurs après au’ils auront parlé eux-mêmes aux négociateurs canadiens et à ceux du GATT», a-t-il déclaré.En Chambre, le ministre de l’Agriculture, M.Yvon Picotte, a échoué à faire adopter une motion d’appui par l’Assemblée nationale à la position du Canada dans les négociations du GATT, qui est exactement la position du Québec.Le PQ s’est opposé à toute discussion sur cette motion (il faut le consentement unanime de la Chambre pour que de telles motions sans préavis ne soient discutées).Le porte-parole péquiste en matière agricole, M.Jacques Baril, soutient que le gouvernement canadien « s’est dit favorable au document Dunkel ».Il affirme par ailleurs qu’il est « impossible de faire confiance et d’appuyer la position du gouvernement fédéral au GATT » alors que ce gouvernement « remet lui-même en question les offices de commercialisation dans ses récentes propositions constitutionnelles sur l’union économique ».Dans le document d’accompagnement aux propositions fédérales du 24 septembre intitulé Le fédéralisme canadien et l’union économique : partenariat pour la prospérité, Ottawa propose d’interdire aux gouvernements fédéral et provinciaux d’adopter des lois, des programmes ou des pratiques qui dresseraient des barrières ou constitueraient des restrictions à la mobilité des personnes, des capitaux, des services et des biens à l’intérieur du Canada.Au nombre des « obstacles à la mobilité » identifiés par le document fi- gurent « les offices de commerciaü-sation des produits agricoles qui réglementent la production et les prix de divers produits comme le lait, la volaille et les oeufs».Le PQ a proposé en revanche une autre motion, rejetée par les libéraux cette fois, pour réitérer la posi tion du Québec et exiger que les négociateurs fédéraux au GATT rejettent le document Dunkel.Le député Baril (Arthabaska, lui-même agriculteur) a « déploré que lé gouvernement libéral s’accroche au gouvernement fédéral pour défendre les intérêts des agriculteurs québécois alors que le passé nous a amplement démontré qu’Ottawa a toujours favorisé les agriculteurs de l’Ouest ».En Chambre, le premier ministre Robert Bourassa a déclaré que « la concertation entre le gouvernement du Québec et celui du Canada est, pour l’instant, satisfaisante » dans ce domaine.« Nous travailons tous les deux dans la même direction, dit-il.J’espère bien que nous pourrons ainsi protéger les intérêts fondamentaux des agriculteurs du Québec », a-t-il ajoute.Le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, a pour sa part ironisé sur la situation.Depuis quelque temps, des anglophones menacent les producteurs agricoles québécois de perdre leurs quotas de lait industriel si le Québec devient souverain, a-t-il rappelé.Avec ce que propose Ottawa dans son document sur l’union économique, dit-il, et les derniers événements au GATT, ce qu’on dit aux producteurs agricoles québécois c’est plutôt : « Si vous devenez un pays souverain, vous pouvez perdre vos quotas; si vous restez canadiens, vous êtes certains de les perdre ».Pendant ce temps à Genève, rapporte l’Agence France-Presse,-Arthur Dunkel, directeur général du GATT, a convoqué les participants demain en fin d’après-midi pour faire le point sur les discussions lors d’une réunion du Comité des négociations commerciales (TNC).Son appréciation de l’état des négociations ne devrait pas être « trop catastrophique », pressentent les participants.Les négociations CEE-États-Unis sur l’agriculture, loin d’être en crise, se poursuivent et sont « assez pror ductives », selon un négociateur américain.Les ministres canadiens de l’Agriculture, M.Bill McKhight, et de l’Industrie, de la Science et du Commerce, M.Michael Wilson, devaient faire valoir le point de vue canadien lors d’un entretien avec M.Dunkel hier.Dans un entretien téléphonique à la Presse canadienne depuis Genève, les deux ministres conservateurs ont témoigné de la difficulté de convaincre Européens et Américains.« Nous n’avons pas été submergés d’appuis », a indiqué le ministre Wilson, qui gardait quand même son optimisme.Son collègue McKnight ajoutait que le Canada « semblait incapable d’obtenir l’appui nécessaire au renforcement de l'article 11 ».L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Jean Chartier.Yves d Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Louis-G L'Heureux.Bernard Morrier, Laurent Soumis,, Jacques Grenier el Jacques Nadeau (photographes) à l'Information culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRivieres, Marie Laurier, Robert Lévesque (Le Plaisir des livres).Nathalie Petrowski.Odile Tremblay.é ITnlormatlon économique Robert Dutrisac, calherme Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Trulfaul, Claude Turcotte, è l'Information politique Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Jocelyne Richer (information générale et parlementaire é Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire Pîp?! '^,*1 Bibliothèque "nlionalo du Ouéboc Téléphone général (f>14) 844-3361 , Abonnements sr option rate por year is S 439 00 nqn r.1 f n,ly L'Imprimerie Populairo.Limltéo, 211 rue St-Sflcromont, Montréal.Québec H2Y IXt Sub Champlain, N Y 12919 1510 S°cond C,nM Postage paid at Champlain.N Y US POSTMASTER .sond addross changos to Irisa, PQ Box 1610 ECONOMIE Montréal, jeudi 28 novembre 1991 Les constructeurs prévoient une légère hausse des taux hypothécaires l’an prochain PHOTO ARCHIVES L’inventaire de copropriétés neuves invendues au Québec est de 2400 unités environ, en hausse de 4 % sur l’an dernier.La Banque du Canada ne vise aucune cible pour le cours du dollar Serge Truffaut LES TAUX hypothécaires à cinq ans vont suivre une courbe ascendante au cours des six premiers mois de 1992 pour s’établir à 10,75 % avant de rester stables le temps d'un trimestre pour, par la suite, prendre de la hauteur et ainsi terminer l’année à 11%.C’est du moins ce que prévoit le directeur de la recherche de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), M.François Bernier, qui estime d’autre part que les taux hypothécaires d’un an demeureront en dessous des 9% au début de l’an prochain pour ensuite suivre une chemin identique à celui des taux à cinq ans et ainsi terminer l’année à 10%.À l’appui de ces observations, l’économiste de l'APCHQ avance que la faiblesse de la reprise économique sera telle que les responsables de la politique monétaire canadienne n’auront pas d’autre alternative que d’envoyer des signaux indiquant qu’il y aura augmentation des taux, mais une augmentation à l’image, bien évidemment, de la santé économique du pays.Bref, une augmentation soutenue des taux est peu probable en 1992.Qui plus est, M.Bernier a calculé que « l'ensemble des facteurs sous-jacents aux fluctuations du taux officiel d’escompte indiquent plutôt une détente encore probable, bien qu’elle soit de plus en plus faible ».Sur le front des mises en chantier, le directeur de la recherche de l’APCHQ s’attend à ce que près de 44 0Ü0 unités, toutes catégories confondues, s’ajoutent au parc actuel.Les prédictions de M.Bernier à cet égard sont pratiquement identiques à celles formulées plus tôt par les économistes du Mouvement Desjardins et de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).Cette progression de 3,5 % du nombre des mises en chantier sur les 42 000 de cette année s’explique par une conjonction de facteurs qui auront tous des effets positifs, à des degrés divers évidemment, sur l’industrie de la construction.Plus précisément, cette recrudescence des activités propres à la cons- EN BREF.7000 faillites au Canada en octobre OTTAWA (PC) — On a répertorié près de 7000 faillites individuelles et commerciales en octobre au Canada, indiquent les statistiques du gouvernement fédéral rendues publiques hier.Depuis le début de l’année, le nombre de faillites a atteint 62969, soit 45 % de plus que durant les 10 premiers mois de 1990.Plus précisément, en octobre, il y a eu 6896 faillites comparativement à 5922 au cours du même mois l’année dernière.C’est 16,4 % de plus qu’en octobre 1990.L’Ontario et le Québec ont été les plus durement touchés avec respectivement 2782 et 2140 faillites.Au cours des 10 premiers mois de l’année, 51710 personnes ont déclaré faillite ainsi que 11259 commerces.Des découvertes pour Ultramar Ultramar Exploration Ltd (UEL) a confirmé, hier, sa participation à la découverte de réserves pétrolières supplémentaires dans le bloc 16/29a du champ Maureen situé dans le secteur britannique de fa mer du Nord.Le puits mis à l’essai, désigné A2l, a débité 12 600 barils de pétrole par jour.Il sera foré davantage en 1992 pour en évaluer tout le potentiel.Sont partenaires dans le bloc 16/29a: Phillips Petroleum Company United Kingdom Ltd (33,18%), Finâ Exploration Ltd (28,96%), AGIP (UK) Ltd (17,26%), British Gas Exploration & Production Ltd ( 11,50 %) et Ultramar Exploration Ltd (8,5%).Coup d oeil boursier Dow Jones 2900.04 16.10 Dollar canadien (US Cents) + .05 87.98 Or (New York-US$) 367.90 TSE-300 MontréaLXXM 1811.19 3440.12 1.55 8.20 (PC) truction résidentielle s’explique par la stabilisation des prix de vente, des taux aujourd’hui plus attrayants que ceux d’hier, ainsi qu’une migration positive.Enfin, « l’accessibilité à la propriété grandissante pour l’ensemble des familles locataires, de même que la relance des ventes d’immeubles existants vont certes influencer à la hausse le marché de la construction neuve», a soutenu M.Bernier.Par contre, la vigueur de cette reprise sera fortement pondérée par une série de facteurs agissant pour ainsi dire à son encontre.« D’abord, il y a la faiblesse de la reprise économique et de remploi qui influence à la baisse la formation des ménages et l’immigration.Par ailleurs, les surplus d’offre de logements locatifs (existants et ’neufs), et la stabilisation des prix qu’ils entraînent constitueront un frein à l’accession à la propriété ».En ce qui concerne le nerf de la guerre de cette industrie, soit le prix Pierre April de la rresse canadienne QUÉBEC — Le ministre des Affaires internationales John Ciaccia estime que les entrepreneurs québécois et les régions ont tout à gagner en s’engageant résolument dans la conquête des marchés étrangers.Au cours d’une rencontre avec des gens d’affaires du Québec métropolitain, hier, le ministre a insisté sur le fait que le progrès de la société québécoise, tant au plan régional que provincial, « réside dans la capacité qu’elle aura de s’adapter aux nouvelles exigences internationales».« Les opportunités sont là, a-t-il dit, disponibles aux entreprises qui sauront relever le défi.Cependant, ont ne saurait se le cacher, où qu’elles soient dans le inonde, seules les plus dynamiques sauront en profiter.» Afin que les affaires internationales deviennent vraiment un moyen de favoriser le développement de l’économie du Québec, M.Ciaccia a offert aux gens d’affaires et entrepreneurs une aide technique et un véritable projet de politique qui mettra à leur disposition les connaissances des représentants du Québec à l’étranger répartis dans 26 missions dans le monde.« Pour réussir sur la scène internationale, a-t-il dit, il faut savoir dans WASHINGTON (AFP) — Les dépenses de consommation ont recule de 0,3% en octobre aux États-Unis, a annoncé hier le gouvernement, ce qui représente la plus forte baisse depuis six mois et confirme la faiblesse persistante de l’économie.Toutefois, l’annonce le même jour d’une progression de 3 % des commandes de biens durables en octobre et d’une nette diminution à la mi-novembre du nombre d’Américains ayant demandé à bénéficier des assurances chômage tend à montrer que l’économie, bien que stagnante, n’a pas encore reglissé dans la récession, ont observe des analystes La baisse des dépenses de consommation, qui représentent environ 70% du produit national brut (PNB), augure mal de la saison de fin d’année traditionnellement la plus active pour les chaînes de grands magasins, ont néanmoins relevé ces experts.Confirmant la morosité des Américains, l’indice de confiance des consommateurs dans les perspectives de l’économie a de nouveau chuté en novembre pour tomber au dessous de son niveau le plus bas observé lors de la précédente récession de 1981-82, selon le dernier sondage du des maisons, il est prévu qu’après deux années consécutives de stabilisation au cours desquelles le prix moyen par transaction était de 100 Ô00 $, on s’attend à ce qu’il oscille entre 103 et 105 000$.Lors du quatrième et dernier trimestre de 1990, seulement 28 % des locataires habitant Montréal avaient accédé à la propriété.Puis, à la fin du premier semestre, et dans la foulée notamment du programme M on taux, mon toit, on a constaté une amélioration de l’accessibilité à la propriété alors que près de 40 % des ménages familiaux locataires avaient pénétré le monde de la propriété.Pour 1992, « la stabilité des taux maintiendra à son niveau actuel le mouvement d’accédants à la propriété ».Mieux, « toute baisse même légère ( 1 %) des taux pourrait provoquer un fort courant d’accession.Les augmentations substantielles des frais d’acquisition (taxe de mutation) et des frais d’occupation (taxes municipales et scolaires) liées aux diffé- quoi on s’embarque.Connaître nos forces et nos faiblesses, les besoins de nos partenaires étrangers, savoir qu’elles sont les grandes tendances internationales .» Le gouvernement, selon cette analyse stratégique, sera appelé à favoriser la concertation à l’intérieur du milieu des entreprises.« Il peut apporter son appui, a expliqué M.Ciaccia, à un projet qui peut avoir un véritable effet d’entrainement.» Le ministre a cependant ajouté que le gouvernement n’avait pas l’intention de dicter une ligne de conduite à ses éventuels partenaires du secteur privé.« Il faut appuyer les actions des chefs de file, a-t-il dit, en se rappelant que les acteurs jugés important au Québec sont de taille très modeste à l’échelle mondiale.« Il faut favoriser l’effet d’entrainement que peuvent avoir un grand contrat, un investissement important, la percée d’un artiste ou d’une troupe, ou la tenue d’un événement international majeur », a ajouté le ministre.Le Québec, selon lui, n’est pas en retard sur le Canada ou l’Ontario dans la conquête des marchés internationaux et il est aussi prêt sinon plus que les autres.« Il faut s’enlever de la.tête que les autres pays sont plus avances que nous », a-t-il précisé.Conference Board, publié mardi.La baromètre de confiance établi par cet institut d’études proche du patronat a plongé de plus de neuf points en novembre pour s’établir à 50,6.Il avait déjà chuté de 12,5 points en octobre.Le recul des dépenses de consommation en octobre, le plus prononcé depuis la chute de 0,5 % en avril dernier, a surtout été attribué à la modeste progression de 0,2 % des revenus individuels pendant la même période, la plus faible depuis juillet dernier.Le faible accroissement des revenus reflète, selon les conjoncturis-tes, une nouvelle montée du chômage ces derniers mois.Toutefois, sur le front de l’emploi, relèvent-ils, l’annonce hier matin d’une diminution de 80 000 du nombre d’Américains ayant demandé à bénéficier d’allocations chômage à la mi-novembre, est un signe encourageant.Ces experts ont également jugé relativement positif la progression de 3 % des commandes de biens durables en octobre.Il s’agit de la première hausse de cette catégorie de commandes passées aux entreprises américaines depuis le bond de 11,7 % rentes réformes entreprises par le gouvernement provincial constitueront toutefois un frein à l’accession ».Au cours des années à venir, et à l’inverse de ce qui a été constaté lors de la dernière décennie, les ache leurs d’une deuxième propriété ou acheteurs dits expérimentés seront en quelque sorte la bougie d’allumage de l’industrie.À cause du vieil-lisement de la population, les premiers acheteurs, soit les jeunes ménages, n’influenceront pas le marché comme üs l’ont fait tout au long des années 80.Entre 1991 et 1996, « le groupe des ménages ayant à sa tête un soutien âgé de 45 à 54 ans croîtra au rythme de plus de 22 500 ménages par année.Pour la majorité déjà propriétaire d’une maison, ces ménages constituent la clientèle recherchée pour des maisons plus luxueuses.Il en est de même pour les acheteurs dont le soutien est âgé de 35 à 44 ans qui connaîtra un accroissement moyen d’un peu moins de 15 000 ménages par année ».Le Québec a même été la première province du Canada à envoyer des délégations dans l’Europe de l’Est.« Notre politique européenne, a indiqué le ministre, doit tenir compte de l’évolution qui a vu se développer l’Europe des douze et l’ouverture de l’Est en même temps que la Ubérali-sation des échanges avec les États-Unis définissant de nouvelles conditions en Amérique du Nord.» M.Ciaccia a rappelé que 30 % des emplois au Québec sont reüés aux exportations, que 13% des PME (représentant 46% des emplois) exportent.Selon M.Ciaccia, le gouvernement peut amener autour d’une table des gens qui sont autrement en compétition entre eux, il peut initier des projets qui seront mis en oeuvre par d’autres.Il peut aussi apporter son appui à un projet possédant un véritable effet d’entraînement.« Mais, a-t-il dit, ce n’est pas au gouvernement de dicter une ligne de conduite.Avec le politique, nous proposons des éléments d’analyse qui devraient permettre aux gens de chacune des régions du Québec d’utiliser les services du ministère des Affaires internationales afin que toute action entreprise s’inscrive dans les grandes tendances internationales.» en juillet.Mais ces analystes ont cependant noté qu’à l’exclusion des commandes de biens liés à la défense, la progression est beaucoup plus limitée, en hausse de 0,7 % contre 0,1 % en septembre.L’essentiel de la hausse est en effet due à un bond de 53 % des commandes militaires pour le mois sous revue.Le chiffre global pour le mois d’octobre est néanmoins meilleur que prévu.Les analystes tablaient généralement sur une hausse de 1,4 % de ces commandes.En septembre, les commandes de biens durables avaient reculé de 4,2% (chiffre révisé) après une baisse de 4,1 % en août.Commentant les derniers chiffres économiques publiés hier, l’économiste John Albertine, président d’un cabinet privé d’analyses de Washington, a estimé qu’ils montraient « une économie sur le point de caller».Tirant des conclusions similaires, Irwin Kellner, chef des services économiques de la banque Manufacturers Hanover, a estimé que « ces indicateurs montraient que le pouls de l’économie américaine battait encore mais faiblement.» Michel Van de Walle de la Presse canadienne LA BANQUE du Canada ne poursuit aucune cible précise, à la hausse ou à la baisse, quant au taux de change du dollar canadien en regard de la devise américaine.Si le taux de change est une variable importante, il ne constitue nullement un objectif de la politique monétaire du Canada.« Il n’y a pas de cible de fixée pour le taux de change du dollar canadien », a affirmé hier à Montréal le sous gouverneur de la Banque du Canada, Bernard Bonin, lors d’un colloque de l’Association des économistes québécois.Il devait d’ailleurs rappeler que la détermination des grands paramètres de la politique d’intervention en matière de changes est la responsabilité du gouvernement.On sait que plusieurs organisations représentant le monde des affaires réclament à cor et à cri que la valeur du dollar canadien soit abaissée, afin de favoriser les exportations sur le marché américain et de contribuer ainsi à la reprise de l’économie.Des organismes patronaux ont souhaité que le dollar s’échange autour de 80 cents US.Hier, il clôturait à 88 cents US.M.Bonin a souligné que « lorsque les cibles de réduction de l’inflation ont été fixées avec le gouvernement le printemps dernier, le taux de change n’était pas un des éléments qui pourrait faire en sorte que ces objectifs soient modifiés.» Les facteurs qui pourraient déplacer les cibles de réduction de l’inflation sont bien peu nombreux.M.Bonin a évoqué en entrevue l’hypothèse que survienne un nouveau choc pétrolier d’envergure.Dans un tel cas, la Banque pourrait alors modifier l’échéancier qu’elle s’est fixée, avec le gouvernement, dans le cadre de sa lutte à l’inflation.Ces cibles, rappelons-le, sont de ramener le taux d’inflation à 3 % à la fin de 1992, à 2,5 % au milieu de 1994 et à 2% à la fin de 1995.Il est sûr, a dit M.Bonin, que le taux de change de la monnaie canadienne constitue une variable importante dont tient compte la Banque du Canada.Mais il ne constitue pas un objectif de la politique monétaire, celle-ci étant essentiellement tournée vers la stabilité des prix, c’est-à-dire la lutte à l’inflation.Ce que fait la Banque, à propos du taux de change, c’est d’éviter que des fluctuations trop importantes sur- WASHINGTON (AFP) - Le Congrès américain a adopté hier un projet de loi prévoyant le renflouement de l’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires (Federal Deposit Insurance Corp.-FDIC) dont les fonds sont quasiment épuisés.Ce texte, voté à une large majorité par le Sénat et la Chambre des représentants, autorise la FDIC à emprunter jusau’à 70 milliards $ US auprès du Trésor américain.Ce renflouement est bienvenu car les fonds de la FDIC sont quasiment épuisés à la suite de la multiplication, ces dernières années, des faillites bancaires.Ses capitaux sont tombés actuellement à environ deux milliards de dollars alors que cet organisme est censé garantir plus de 2000 milüards$US de dépôts.Les capitaux empruntés par la FDIC devraient être remboursés à la fois par la vente des actifs des banques en faillite et une augmentation des primes d’assurance versées par l’ensemble des banques à cet organisme fédéral pour faire assurer leurs dépôts.Toutefois, en raison des graves difficultés financières actuelles des banques, les experts estiment très improbable un tel remboursement.Ce qui devrait ainsi entraîner une utilisation de l’argent des contribuables pour venir en aide aux banques comme ce fut le cas dans l'opération de sauvetage des caisses d’épargne qui coûtera au total près de 500 milliards $ US.viennent dans le marché, a dit M.Bo nin.Ainsi, il est vrai qu’elle est inter venue il y a deux semaines pour éviter une chute trou prononcée du dollar canadien apres que le taux d’escompte ait été réduit de 31 |x>ints de base.II était passé le sept novembre de 8,04 à 7,73%.Immédiatement après, le dollar canadien avait perdu des plumes.« Il y a des écarts établis d’avance qui justifient les interven lions de la Banque », a indiqué M Bo nui.Et ces écarts, ils sont autant en regard d’une hausse que d’une baisse prononcée du dollar.Par ailleurs, faisait remarquer M.Bonin, les facteurs qui déterminent la valeur du dollar canadien sont nombreux : la vigueur de la de mande mondiale pour les biens canadiens; la comparaison des taux nationaux d’inflation; la confiance à l’égard des actifs libellés en dollar canadien; les écarts de taux de rendement entre le Canada et d’autres pays; etc.Dans son allocution, M.Bonin s’est principalement attardé à évoquer les avantages et inconvénients d’avoir un dollar fluctuant ou dont la valeur serait fixe par rapport à une autre monnaie, celle des États Unis.Il a rappelé que le Canada a vécu 33 des 41 dernieres années sous un régime de changes fluctuants.Ce; n’est que de 1962 a 1970 qu’il a adopté un régime de change fixe.Le dollar canadien valait alors 92,5 cents US.« Les raisons de ce choix en faveur d’un régime de taux fluctuants sont généralement de deux ordres : la vulnérabilité du pays aux chocs d’o rigine extérieure et l’autonomie que ce régime confère à la politique monétaire », a rappelé M.Bonin.Le sous-gouverneur signale qu’un petit pays qui fixe son taux de change eh regard de la devise d’un seul pays lierait à plus ou moins long terme son taux d'inflation à celui de ce partenaire.« Un pays ne peut pas cibler à la fois son taux de change et le niveau général des prix intérieurs», affirme M.Bonin.Quant à un régime de taux de change fixe, que certains ont réclamé récemment, M.Bonin reconnaît qu’il accroît l’efficacité des échanges commerciaux.Mais en même temps, puisque la devise ne doit fluctuer que dans une bande étroite, le taux de change devient alors l’objectif de la pobtique monétaire.« Le taux de change ne peut plus servir d’amortisseur des chocs d’origine extérieure qui se répercutent alors sur l’inflation et l’emploi.» Le projet voté par les deux Chambres prévoit également une intervention plus rapide des autorités fédérales en cas de difficultés des banques.Les autorités devraient prendre le contrôle des établissements bancaires avant que ceux-ci ne deviennent insolvables.Le texte adopté hier ne comporte pas de limitation sur les taux d’intérêt pratiqués sur les cartes de crédit.Un tel projet, qui avait été approuvé précédemment par le Sénat, avait contribué au «mini-krach» boursier du vendredi 15 novembre en faisant redouter une chute des crédits à la consommation.À l’exception du renflouement de.la FDIC, le projet voté par le Congrès ne comporte, comme prévu, aucun des principaux éléments de la vaste réforme bancair e présentée en février dernier par le gouvernement du président George Bush.Le projet de l’administration, destiné à remé-dier aux difficultés des banques,-était considéré comme le plus important dans ce secteur depuis les années 30.Le gouvernement voulait lever les restrictions empêchant les banques d’avoir des activités sur l’ensemble' du territoire américain.Il souhaitait également autoriser les banques à se développer dans les secteurs de l’assurance et du courtage, tout en permettant aux entreprises commerciales (distributeurs, industriels.) de posséder des établissements bancai-.res.Une étude de l'Institut C.D.Houe par John McCallum et Chris Green de l'Université McGill Au tour du Canada, un recueil d'études sur la dimension économique du renouveau constitutionnel, examine les relations réciproques qui existent entre la structure économique et l'avenir politique du Canadd.Cette nouvelle étude conclut que les coûts d'une rupture, même à l'amiable, pourraient être élevés pour les Québécois.Pour une liste gratuite de la série complète, s.v.p.contacter Les Éditions Renouf.ISBN 0-88806-290-7 9,95$ Renouf Distribué par LES ÉDITIONS RENOUF LTÉE.1294, Ch.Algoma, Ottawa, Ont., K1B 3W8 L: (613) 741-4333 FAX: (613) 741-5439 Une rupture à Vamiable conséquences économiques pour le Québec tour du \ Canada Ciaccia appelle les entrepreneurs à conquérir les marchés étrangers L’économie US montre des signes de faiblesse Washington autorise la FDIC à emprunter 70 milliards pour assurer les dépôts bancaires A~6 B Le Devoir, jeudi 28 novembre 1991 L ACTUALITE INTERNATIONALE Le président d’Azerbaïdjan, Ayaz Moutalibov, hier à Moscou.Gorbatchev estime avoir évité une guerre civile au Caucase MOSCOU (Reuter) — Les pourparlers de Moscou entre les présidents d'Arménie et d'Azerbaïdjan ont permis d’éviter une guerre civile entre les deux républiques rivales de Transcaucasie, a estimé hier Mikhaïl Gorbatchev.« Je pense que nous avons arrêté l'escalade du conflit (.) et que nous sommes revenus sur la voie d’une approche constitutionnelle », a-t-il déclaré à la télévision.Le Conseil d’État soviétique a demandé hier au Parlement d’Azerbaïdjan de retirer sa résolution adoptée la veille supprimant l’autonomie du Haut-Karabakh, disputé entre Azéris et Arméniens.Lors d’une réunion spéciale consacrée à la crise entre les deux républiques, l’organe exécutif provisoire de l’URSS a également décidé de renforcer les positions des troupes du ministère de l’Intérieur soviétique déjà déployées dans l’enclave montagneuse.Le Conseil d’État a en revanche repoussé une suggestion émise lundi par Mikhaïl Gorbatchev de créer une zone-tampon entre les deux parties, a déclare le président arménien, Levon Ter-Petrossian, présent à la réunion avec son homologue azerbaïdjanais, Ayaz Moutalibov, « Je pense que ce document, malgré la situation critique causée hier (mardi) par la décision azerbaïdjanaise, crée une bonne base de poursuite des pourparlers », a dit le dirigeant arménien.« Pour décrire brièvement les tra- vaux du Conseil d’État, je dirais que c’est une impulsion pour entamer de nouveau un processus de négociations », a renchéri Ayaz Moutalibov.En dépit des mises en garde de ce dernier contre tout recours à une solution de force, le Parlement de Bakou a voté mardi à l’unanimité la suppression de l’autonomie du Ka-rabakh.Mais le Conseil d’État a ordonné l’annulation de toute décision anticonstitutionnelle, ce qui vise la résolution de Bakou ainsi que des mesures de l’Arménie pour prendre le contrôle de l’enclave, qui est peuplée à 75 % d’Arméniens.Les négociations se sont déroulées à deux niveaux — un entretien entre délégations sous la médiation de la Russie et du Kazakhstan, un face-à-face entre les présidents des deux républiques rivales.« Tous les deux, aussi bien que nous tous, étaient conscients que le pays avait atteint le point au-delà duquel commence la guerre », a déclaré Mikhaïl Gorbatchev.« Je pense que chacun a compris que si nous n’avions pas conclu maintenant un accord, surtout à un niveau présidentiel, demain (.) aurait peut-être été trop tard ».Ayaz Moutalibov est favorable à la poursuite d’un dialogue, mais il doit compter avec une tendance dure hostile à tout compromis.Les décisions du Conseil d’État sont avant tout des recommandations, a-t-il souligné hier.Cette année, soyez de la fête! ET PARCOUREZ LE MONDE! IDENTIFIEZ 41 TME LE 29 NOVEMBRE 1991 l * t J .JliJTÛ._-lA- MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOUNEZ A CIEL, CP 98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 COUPON ORIGINAL 08UGAT0W photocopie refugee TELEPHONE QUESTION 0 HABILITE A COMPLÉTER 90 ?8.5 ¦ Israël demande le report des négociations de paix à Washington d’après Reuter et AFP JÉRUSALEM — Israël a rejeté hier l'invitation à reprendre les négociations de paix sur le Proche-Orient à Washington le 4 décembre, exigeant une nouvelle fois que les entretiens aient lieu dans la région.Le département d’Etat américain a répondu qu'il ne pouvait pas modifier la date des invitations, mais que les parties étaient libres de s'entendre entre elles pour le faire.D’autre part, la Syrie a accepté l’invitation américano-soviétique de reprendre le 4 décembre à Washington, a annoncé le département d’État.Le gouvernement israélien est disposé à se rendre à Washington à partir du 9 décembre, qui marque la fin de la fête juive de ilannouka, mais à la condition que les négociations soient rapidement transférées au Proche-Orient, a expliqué Khud Gol, ministre de la Santé et porte-parole du cabinet.« Israël est prêt à participer à une rencontre ou deux à Washington afin (d'obtenir) que les négociations ultérieures se poursuivent dans la région ou à ses abords », a-t-il dit en donnant lecture d’un communiqué du cabinet restreint, qui s’est réuni pendant trois heures hier matin sous la présidence du Premier ministre Yitzhak Shamir.« Nous avons expliqué à de nombreuses reprises, et à tous les niveaux, que les négociations se devaient d’avoir lieu dans la région pour etre efficaces», a-t-il ajouté.Israël propose que ses entretiens directs avec les autres délégations — Libanais, Syriens, Jordano-Palesti-niens - débutent le 9 décembre, avec un intervalle de quatre ou cinq jours entre chaque rencontre.Cette contre-proposition paraît confirmer le souhait de l’État hébreu de n'aborder que des points de procédure à Washington, les questions de fond étant réservées pour des négociations ultérieures au Proche-Orient.À ce jour, seuls la Jordanie et le Liban ont officiellement accepté l’invitation américaine.Alors que la Syrie tarde à répondre, les Palestiniens ont donné leur accord de principe mais veulent des facilités d’accès — à commencer par des visas d’entrée — pour leurs conseillers de l’OLP.Israël est de fait le premier pays à refuser de se rendre à Washington la semaine prochaine.De plus, son exigence de voir les négociations rapidement transférées au Proche-Orient constitue un défi au département d’État, qui avait demandé aux parties de ne pas assortir leurs réponses de conditions.« Il est nécessaire que les négociations se déroulent près des sphères de décision en Israël (.)», a fait valoir Ehud Gol.Israël souhaite aussi que les discussions aient lieu dans les pays concernés, y compris l’État hébreu, pour obtenir une reconnaissance implicite du camp arabe.Les pays arabes s’y refusent en l’absence de concessions territoriales.L’attitude du gouvernement israé- lien a été rapidement condamnée par les Palestiniens.« Je crois que ce sont des manoeuvres dilatoires.Qu’y a-t-il à faire s’ils sont incapables de prendre une décision », a dit à Reuter Haider Abdel-Chafi, chef de la délégation palestinienne à la conférence, en parlant d’une situation frustrante.Un autre délégué palestinien, Saeb Erekat, a accusé Israël d’entraver le processus de paix.« C’est une gifle pour les États-Unis», a-t-il estimé à Jérusalem.À Tunis, Ahmed Abderrahman, porte-parole de l’OLP, a dénoncé « une manoeuvre en vue de retarder l’examen des questions de fond liées à l’occupation».La décision du gouvernement israélien est un « obstacle sur la voie de la paix et relève d’un calcul à courte vue (.) que les coparrains, États-Unis et Union soviétique, se doivent de contrecarrer s’ils ne veulent pas que la chance qu’offre la conference de paix échappe à tous», a-t-il déclaré à Reuter.PHOTO AP W ashington, Londres et Paris prient la Libye de prouver qu’elle renonce au terrorisme LONDRES (Reuter) — Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont publié une déclaration commune hier demandant à la Libye de prouver, par des actes concrets, qu’elle renonce au terrorisme.Dans la déclaration commune, Paris, Washington et Londres « exigent que la Libye accède à toutes (leurs) demandes, et en outre qu’elle s’engage de façon concrète et définitive à renoncer à toute forme d’action terroriste et à tout soutien apporté à des groupements terroristes».« La Libye devra apporter sans délai par des actes concrets les preuves d’une telle renonciation », ajoute la déclaration commune.Londres et Washington ont demandé séparément à la Libye qu’elle verse dans les semaines à venir des dédommagements pour l’attentat commis contre un Boeing de la Pa-nAm au-dessus de Lockerbie en 1988.Londres et Washington ne vont pas jusqu’à menacer Tripoli de sanc- tions s’il ne verse pas des dédommagements d'ici une date-butoir, qui serait plutôt une question « de semaines que de mois».Ils demandent de nouveau à la Libye de leur livrer deux agents libyens accusés d’avoir organisé l’attentat, qui a coûté la vie à 270 personnes.« Les gouvernements britannique et américain déclarent aujourd’hui que le gouvernement de Libye doit livrer, pour qu’ils passent en procès, tous ceux qui ont été inculpés de crime, et qu’il accepte son entière responsabilité pour les actes commis par des responsables libyens », lit-on dans leur communiqué conjoint.Le 14 novembre, Londres et Washington ont inculpé deux Libyens de meurtre dans le cadre de cet attentat.Les autorités britanniques n’ont pas précisé quelle somme les deux pays réclamaient mais ont déclaré que d’autres mesures contre la Li- bye, au cas où elle n’accepterait pas leurs exigences, n'étaient pas exclues.« Nous n’excluons rien », a dit un responsable britannique, au sujet d'éventuelles sanctions.La liste des exigences a été remise hier à l’ambassade d’Italie à Tripoli pour qu’elle la transmette aux autorités libyennes.Londres avait rompu ses relations avec la Libye en 1984 à la suite d'un incident à l’ambassade de Libye à Londres.Depuis cette année, Rome est chargé des intérêts britanniques en Libye.Paris, dans un communiqué distinct, a pour sa part demandé aux autorités libyennes de coopérer avec la justice française pour établir les responsabilités dans l’attentat contre un DC-10 d'UTA au-dessus de l’Afrique, qui avait fait 171 morts en septembre 1989.Dans un communiqué publié par la présidence française, « la France demande à la Libye d'apporter toutes les preuves matérielles en sa possession et de faciliter l’accès à tous les documents utiles à la manifestation de la vérité.— de faciliter les contacts et les.rencontres nécessaires, y compris pour recueillir les témoignages.— d'autoriser les responsables officiels libyens à répondre à toute demande du juge d’instruction chargé de l’information judiciaire.» À Moscou, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que, si l’URSS condamne l’attentat de Lockerbie, elle estime que tous les aspects de cet acte doivent être étudiés avant de déterminer qui en est le responsable « En ce qui concerne les accusations formulées contre la Libye (.) nous pensons que toutes les circonstances doivent être étudiées calmement et soigneusement avant de d’imputer la responsabilité à des individus, des organisations ou à un État», a déclaré le ministère.L’ONU appuie la nouvelle mission de Cyrus Vance en Yougoslavie NEW YORK (AFP) - Le Conseil de sécurité a apporté hier son appui à la nouvelle mission en Yougoslavie de M.Cyrus Vance, émissaire de l’ONU dans ce pays, destinée à étudier la possibilité d’envoi de casques bleus.Cette résolution a été adoptée à l’unanimité des quinze membres du conseil, sans débat et sous le numéro 721.Ce texte, considéré comme intérimaire avant la,décision — probablement d’ici Noël — de mettre sur pied cette opération de maintien de paix, estime qu’une telle opération « ne peut être envisagée sans notamment, un respect complet par toutes les parties de l’accord signé (entre elles) le 23 novembre à Genève ».La résolution « demande instamment aux parties yougoslaves de se conformer strictement à cet accord, et s’engage à examiner sans délai » les recommandations du secrétaire général et « à adopter les décisions appropriées, y compris notamment sur toute recommandation portant sur la mise en place éventuelle d’une opération de maintien de la paix des 4 Épeler le mot «espoir» pour l’avenir.Xppqitr les prapames d'alphabétisation dans le monde en développement, c'est apporter me solution à long terme à la lain et à la pauvreté.N» la, m Om.a ISOO WI COOL Nations unies en Yougoslavie».M.Cyrus Vance a prevu de retourner en Yougoslavie pendant le weekend pour une durée encore non précisée.Son adjoint, M.Herbert Okun, est arrivé hier à Zagreb, précise-t-on de source informée.Le 23 novembre à Genève, les responsables croates, serbes et le chef de l’armée yougoslave, ont accepté un cessez-le-feu — le 14e depuis le début de la guerre civile en juin dernier —, la levée du blocus des casernes yougoslaves en territoire croate et l’évacuation de leurs personnels avec leurs équipements.Cette nouvelle résolution dans l’esprit de leurs auteurs (Belgique, France, Grande-Bretagne), vise à préparer le terrain à un important engagement de l’ONU en Yougoslavie, qui selon l’ambassadeur de ce pays aux Nations Unies, pourraient concerner jusqu’à dix mille casques bleus.Mais, a précisé l’ambassadeur, « il est important de commencer (l’opération) avec un nombre plus petit afin que le message politique passe ».Cette opération a toutes les chances d’être une des plus risquées de TON U de ces dernieres années, es-time-t-on de sources diplomatiques.Elle devra engager des militaires bien équipés pour résister aux éventuels assauts des différentes parties en conflit ou à ceux des irréguliers.L’idée est de déployer « en peau de léopard » (ink blot, selon l’expression anglaise) ces militaires dans les zones de combat, de sorte à créer des zones de sécurité neutralisées.Il n’est pas encore clair si ces différentes zones seront reliées ou non entre elles par des « couloirs de sécurité ».Dans un premier temps, la Serbie avait demandé que ces casques bleus soient dispersés le long des lignes de front, et les Croates, le long des lignes frontières entre les deux républiques yougoslaves d’avant les affrontements.Les auteurs de la résolution adoptée en gardent une autre en réserve visant à imposer un embargo pétrolier à la Yougoslavie, ce que refusent pour le moment à la demande de Belgrade les pays non alignés du conseil.Cet autre projet de résolution prévoit également la création d’un mécanisme destiné à surveiller l’application de cet éventuel embargo, de même que celui décrété le 25 septembre dernier par le conseil sur toutes les livraisons d’armes aux belligérants.Hormis le Congo où l’ONU a envoyé jusqu’à 25 000 casques bleus pour tenter de mettre fin aux troubles ayant suivi la proclamation de l’indépendance en 1960, les dernières opérations de maintien de la paix n’ont jamais dépassé l’envoi de 6000 hommes, la plus importante actuellement en cours étant celle de la FI-NUL, au sud du Liban.Dans le Golfe, l’ONU n’a fait que donner sa caution politique aux opérations militaires des Alliés pour contraindre l’Irak à évacuer le Ko-weit.L’Ukraine sera reconnue, dit Bush WASHINGTON (Reuter) — Le président George Bush a promis hier à la communauté ukrainienne des États-Unis une reconnaissance à terme par Washington de la république d’Ukraine si celle-ci vote pour son indépendance.Un référendum est organisé dimanche prochain dans cette république de 52 millions d’habitants pour infirmer ou confirmer la proclamation d’indépendance adoptee en août par le Parlement de Kiev.Askold Lozyynskyj, vice-président du Congrès ukrainien d’Amérique, a déclare que le chef de la Maison Blanche avait parlé d'une reconnaissance au moment opportun.En cas de résultats favorables à l'indépendance, la première mesure de Washington sera un message de félicitations de George Bush, ont précisé des responsables américains.Ils ont ajouté que les États-Unis avaient déjà entamé des consultations avec leurs alliés européens sur la reconnaissance.Poumon qui respire Cigarette qui expire $2 LE DEVOIR exwfk CARTES D1 AFFAIRES wsmsamxssm SWABEY 0GILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE .Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX 1 SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, boni, de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facslmilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA m ROBIC *'¦' ¦/' " 189?55St Agents de Mon,,e-’ brevets Canada.H2Y 3/2 .,.r„i,,, os hvm d lnvention Fa.si ms 7874 et de marques Tel isi4i 987 6?42 de commerce | PHOTOCOPIES URGENTES?| ¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ III.J* SCRIBEC 385-9400, 45, RUE JARRY EST 8h30 A ZOh.Samedi IOh3Q A I 6h LE DEVOIR Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514)842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514) 842-9645 numéro sans Irais 1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour lo service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans trais).Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 .(514) 844-5738 t-800-463-7559 LE MONDE EN BREF Nairobi renonce à poursuivre NAIROBI (AFP) - Le gouvernement kényan a abandonné les poursuites judiciaires engagées contre quatre dirigeants de l’opposition accuses d’avoir organisé une manifestation interdite, a annoncé hier soir la radio officielle.Selon la radio, le gouvernement a abandonné tous les chefs d’accusation lancés contre l’ancien vice-présient et membre fondateur du Forum pour le rétablissement de la démocratie (FORD), Oginga Odinga, son adjoint Luke Obok, l’avocat contestataire James Orengo et le président de la Société des juristes kényans, M.Paul Muite.M.Odinga avait été arrêté en compagnie de six autres membres du FORD deux jours avant une manifestation que le président Daniel Arap Moi avait interdite, et chacun d’eux avaient été envoyés dans leurs régions respectives pour > être traduits en justice.La manifestation a bien eu lieu le 16 novembre dernier et, selon des informations non confirmées données par la presse, elle aurait fait un mort et des dizaines de blessés.L’arrêt des poursuites contre ces quatre opposants intervient alors que le procureur général vient de demander le réexamen des dossiers de tous les opposants ou sympathisants poursuivis pour leur participation à cette manifestation.Les magistrats colombiens en grève BOGOTA (Reuter) — Les magistrats colombiens se sont mis hier en grève illimitée et les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte maximum autour de Bogota, au lendemain d’une embuscade de la guérilla qui a fait huit morts.Un juge, un médecin, cinq responsables judiciaires et un policier ont été tués a bord d’un camion qui les menait à Usme, à dix km au sud de Bogota.Des hommes armés ont fait sauter le véhicule et ont ouvert le feu sur les survivants.L’attentat a été imputé par la police aux rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARCI.L’Association nationale des employés de justice a décidé une grève de protestation illimitée dans l’attente d’une entrevue avec le président Cesar Gaviria sur les mesures de protection des responsables judiciaires, a déclaré le président du syndicat, Antonio Suarez Nino.Tribunal des ministres sur Cossiga ROME (AFP) — Le parquet de Rome a décidé hier de confier au Collège pour les délits ministériels l’acte d’auto-accusation par lequel le président de la république Francesco Cossiga a revendiqué son action pour la constitution et le fonctionnement du réseau clandestin Glaive (Gladio) constitué dans les années 60 dans le cadre de l’OTAN.Intervenant après le geste spectaculaire du président mardi, la décision du parquet de confier l’affaire au tribunal des ministres tend à réduire l’impact de l’auto-accusation au niveau ministériel, et non à l’inscrire à celui de la présidence de la république, qui relèverait alors du délit de haute trahison, relèvent les commentateurs judiciaires.En fait, le chef de l’État, qui eut à s’occuper pour la première fois de Gladio à l’époque où il était sous-secrétaire d'Êtat à la Défense, a toujours affirmé la légitimité du réseau, organisé pour constituer une défense clandestine pour tenir tête à une éventuelle invasion d’un pays de l’Est et une prise de pouvoir communiste.Le juge vénitien Felice Casson vient de proposer la mise en accusation de plusieurs généraux responsables de Gladio pour avoir agi contre les institutions italiennes.Le président a estimé que, si responsabilité il y avait, elle était du ressort des hommes politiques.100 morts au Burundi BUJUMBURA (Reuter) - Les forces de sécurité du Burundi nettoyaient hier matin les dernières poches rie résistance dans la capitale, Bujumbura, après des violences civiles qui ont fait plus de cent morts depuis samedi.Les rebelles du Parti de libération du peuple hutu (Palipehutu), en lutte contre la domination politique de la minorité tutsi au Burundi, ont attaqué des installations militaires et des batiments officiels pendant le week-end.Dans un communiqué repris par la radio mardi, le gouvernement a annoncé que les affrontements entre rebelles et forces de sécurité avaient fait plus d’une centaine de morts dans le pays depuis samedi.Il a également fait état de plus de 110 arrestations dans les rangs du Palipehutu.Le gouvernement a ajouté que les autorités contrôlaient la situation et s'employaient à neutraliser les dernières poches de résistance à Bujumbura.Le président Pierre Buyoya, au pouvoir depuis 1987, a assuré hier matin que le gouvernement poursuivrait sa politique de démocratisation malgré ces incidents.Les affrontements ae ces derniers jours sont les plus graves au Burundi depuis les massacres interethniques qui avaient fait plus de 5000 morts en août 1988.I)«nv lifrrrWr» I (Hit'llr du idftf m GOODBYE.et BONNE CHANCE! .«etne Chamgrigny w?w- des ENFANTS mots mtr& renci Le Devoir, 28 novembre 1991 ¦ A-7 L’Odeur du ( afe Dany Laferrière Éd VLB L'Univers des Chiens L'Univers des Chats L'Univers des Chevaux 11,95 Êd Gründ rég.29,95 ch.22,95 ch reg.15,95 14,25 Good Bye .el Bonne Chance D J Br raison • B.Coo per Le Jour.Éditeur reg.18,95 LE PETIT ROBERT ROBERT & COLLINS DICTIONNAIRE 1T PETIT ROBERT If ai LAMCkJt “U9.M bilingue HISTOIRE DE l A MÉDECINE ET Di s MÉDECINS Larousse de la Cuisine 1500 recetles Êd Larousse rég 79,95 59,95 Le Petit Robert des Enfants rég.36,95 29,95 Dictionnaire Robert & Collins (nouvelle édition) reg.36,95 29,95 Dictionnaire Le Petit Robert 1 rég.66,95 44,95 Dictionnaire Le Petit Robert 2 rég.79,95 66,95 Histoire de la Médecine et des Médecins Jean Charles Sournia Éd.Larousse rég.195,00 145,00 ["W*" < .n lr, 1 *J>sacc “Uiruc GILLES VIGNEAULT 1 E POÈTE QUI DANSl Jean Paul Sermonte Jacques Attali RENDEZ-VOUS DU FUTUR ¦IJOEl DE ROSNAY larard Albert Einstein Kenji Sugimoto Éd Belin rég.38,95 27,50 Gilles Vigneault Le poète qui danse Jean-Paul Sermonte Éd du Rocher (Édition de luxe) rég.125,00 95,00 (Édition régulière) rég.59,95 44,95 Jacques Cartier Georges Cartier Le Jour, Éditeur rég.19,95 1492 Jacques Attali Éd.Fayard 14,95 rég.29,95 22,95 Les Rendez-Vous du Futur Joël De Rosnay Ed Fayard reg.38,95 29,95 Le Guide du Vin 92 Michel Phaneuf Êd.de l'Homme rég.16,95 ¦ B r-\ L'ART C&NTEMPORAIN L'Art Contemporain Klaus Honnef Éd.Taschen 12,95 crxel Scheriier Juin Ttmm Ce gros Père Noël ! IkainJ OivUucr Pas fous, les jumeaux! La lettre du Père Noël i WcmsHtMU La Lettre du Père Noël Y.Tanno - M.Taruishi Éd.École des Loisirs rég.24,95 18,95 rég.17,25 12,95 Ce Gros Père Noël U Scheffler - J.Timm Éd.Kaléidoscope rég.19,95 14,95 La Collection 1er Roman (24 titres) Éd.La Courte Échelle 3 Albums Charlie Le Voyage Fantastique Où est Charlie?Charlie Remonte le Temps Martin Handford 12,75 ch 16,95 ch.îvTpyiRtg! mVS'V lerévede •/.: >; •< V, < Livres musicaux (3 titres) Walt Disney Éd Hemma tmmMi ¦mm ¦mmm reg.24,95 Le Tei •mps Louise Quayle Éd Intrinsèque rég.29,95 pj.o-nx*»»'*' WMm \v Le Temps Comprendre les forces de la nature mi WÊm.intrinsèque novembre wmmwê STATIONNE DROLET fhampigny 4380 SAINT-DENIS, MONTREAL, QC H2J 2L1 TÉL.: (514) 844-2587 © mont-royal FAX: (514) 848-0169 Illustr.de Gilles Tibo, tiree de Simon et les flocons de neige, Ld.Livres Toundra A-8 B Le Devoir, jeudi 28 novembre 1991 ÉDITORIAL La nouvelle fosse aux lions A TORT, les Québécois ont ten-/A dance à évaluer le chef du Parti 1 \ libéral du Canada, M.Jean Chrétien, uniquement à partir de ses allées et venues autour de la question constitutionnelle.Son impopularité, profonde chez les francophones d’ici, tient le plus souvent à une réaction viscérale contre l’homme de 1980-81, qui caricaturait le nationalisme sur les tribunes référendaires, avant de concocter l’entente canadienne qui allait isoler le Québec, et que devait rejeter l’Assemblée nationale.Avant même son élection de juin 1990 à la tête du PLC, il reprenait du service pour torpiller au moins indirectement l’accord constitutionnel du lac Meech.Et sa célèbre accolade au premier ministre de Terre-Neuve et fossoyeur de l’accord, M.Clyde Wells, à l’heure même du trépas de Meech, lui a infligé une cicatrice permanente.Si bien qu’on ne porte guère attention à son évolution sur d’autres sujets de gouvernement, même à un an de l’échéance électorale régulière.Avec sa légère avance dans les sondages ( hors Québec ), le PLC pourrait bien, par défaut et minoritaire, diriger le Canada d’ici peu.Dans quelles eaux M.Chrétien pilote-t-il le Parti libéral, alors que le parti au pouvoir semble mettre le cap directement sur les oubliettes ?Il pilote moins qu’il est ballotté, ce chef, car son parti est en proie à l’une des plus graves crises idéologiques de son histoire.On en aura eu l’exemple en fin de semaine dernière, jours de « réflexion» où le PLC avait invité une brochette d’experts à débattre des politiques de fin de siècle.Le colloque d’Aylmer excluait les questions constitutionnelles mais derrière son apparence de symposium, il était une véritable tranchée.S’y affrontaient les libéraux orthodoxes ( i.e.ceux qui se réclament de la doctrine Trudeau ) et les « libéraux d’affaires » que les premiers abhorrent comme crypto-conservateurs.Pour l’instant, ces « usurpateurs » ont gagné, du moins l’ont-ils cru quand M.Chrétien, en clôture, a parlé de « globalisation » des marchés sans émettre le moindre haut-le-coeur, et même avec quelque enthousiasme.Mais la guerre n’est pas finie.Ce qui est en cause ici, c’est la définition du libéralisme pour le parti qui en porte le nom.Cent ans après le dernier affrontement entre Macdonald et Laurier, le concept est bien flou.La politique économique du libéral Laurier, commerce ouvert et adaptation de l’État aux forces du marché, c’est chez le Parti progressiste-conservateur qu’elle a pour l’essentiel émigré.Tandis que le nationalisme économique du conservateur Macdonald est devenu l’image de marque du Parti libéral, qui a abordé les années quatre-vingt en poussant loin l’interventionnisme d’Etat, puis en s’opposant farouchement au libre-échange avec le voisin américain.Tant que Pierre Trudeau leur garantissait le pouvoir, les forces plus conservatrices au sein du PLC se sont tues, malgré un malaise certain devant ses politiques les plus affirmées, comme la politique nationale de l'énergie, ou le tamisage des investissements étrangers.Dès qu’il fut rentré dans ses terres — ou qu’il eut fait semblant d’y rentrer — la réaction s’est organisée.L'arrivée de M.John Turner à la tête du parti était une rupture en soi ; il n’avait pas fait mystère de son agacement devant les orientations économiques du gouvernement Trudeau et la « gauche » du parti livra en 1984 à l’homme de Bay Street une belle bataille, en se servant de M.Chrétien.Elle ne se tint pas pour battue par la suite, et réussit à convaincre le chef Turner, contre son instinct, de s’opposer toutes voiles dehors au traité canado-américain de libéralisation des échanes, durant la campagne électorale de 1988.Les libéraux canadiens éprouvent la tentation conservatrice Ce flamboyant combat, qui vola et la vedette et son programme au Nouveau Parti démocratique, masquait des divisions profondes au sein du parti.Selon les sondages du milieu de la décennie, la moitié des militants libéraux de la base restaient favorables au libre-échange, ce qui explique bien des défections, et la victoire conservatrice.Le clivage est resté vif jusqu’à ce jour.Mais l’équilibre des forces a changé, près de la direction du parti.La crise économique a favorisé la remontée des « libéraux d’affaires ».Jusque là, ils n’avaient jamais réussi à déloger, chez les penseurs de programmes, les orthodoxes de l’ère Trudeau.M.Chrétien, qui est tout sauf un idéologue en matière économique, est en train de se laisser déporter par ce puissant courant, qui le mène directement dans un chenal proche de celui de M.Mulroney.Bien avant ses déclarations de la fin de semaine, le virage s’annonçait.L’aile québécoise du PLC a eu toute liberté d’adopter un programme économique plutôt libre-échangiste, et de prôner une réduction de la taille du gouvernement fédéral au profit de quelque croissance du pouvoir provincial.Le critique de l’opposition libérale en matière de commerce conseille désormais au PLC de ne plus remettre en question l’Accord de libre-échange et se montre un zélé de la libéralisation mondiale tous azimuts.D’autres signes de «conservatisme» se font jour.Il n’est plus obscène, au PLC, de parler de lutte au déficit plus que de création de nouveaux programmes sociaux pan-canadiens.La preuve : M.Chrétien ne veut plus abolir la taxe sur les produits et services ( TPS ).Même ses positions constitutionnelles sont influencées par le Canada Inc., qui rend les orthodoxes malades.Les milieux d’affaires sont en effet d’avis qu’une dévolution des pouvoirs fédéraux vers les provinces, un délestage, contribueraient à réduire le déficit.M.Chrétien, qui en septembre saluait l’aspect centralisateur de la proposition fédérale d’union économique et en redemandait, se retrouve deux mois plus tard du côté des provinces qui trouvent le projet d’union trop contraignant.Les deux camps libéraux n’ont plus en commun qu’un discours vertueux sur le fameux « filet de sécurité » canadien, intouchable disent-ils en choeur.L’éducation, la santé, les services sociaux, la sécurité du revenu, la péréquation, les transferts aux provinces pauvres, pas question de la moindre réduction.Mais c’est une fausse trêve.La logique des « libéraux d’affaires » les mènera inévitablement à une remise en question des dépenses sociales de l’État.Et quand on demande à leurs adversaires comment ils concilieront la lutte au déficit et le maintien de ces dépenses, ils n’ont qu’une réponse : faisons payer les riches.C’est le laxisme fiscal envers les corporations, et non la croissance des prestations de tous ordres, disent-ils, qui engendre le déficit.Parce que le Parti libéral est un parti de pouvoir, et que les sondages lui demeurent favorables, cette faction importante n’est pas à la veille de faire ses bagages et de déménager au NPD, qui serait son abri naturel.D’où des difficultés majeures pour M.Chrétien, qui leur doit au surplus son poste.La grogne est forte chez ces groupes de grands parleurs.C’est de là que vient le durcissement de médias du Canada anglais, qui trouvent beaucoup moins de charme au « populiste » qu’ils aimaient tant.Hier, on reprochait aux intellectuels québécois de mépriser sa façon de parler, ses coups de coeur, sa belle simplicité.Aujourd’hui on se plaint de son anglais pas sortable, on trouve sa rhétorique bien courte, et sa gouaille un peu gênante.Sic transit.Le PLC est à l’image du Canada, que la crise a laissé incertain de ses choix économiques, et sociaux.Le colloque d’Aylmer est encore loin de se traduire en programme, et on peut prévoir de durs éclats dans la tranchée, au congrès d’orientation de février prochain.Le style de M.Chrétien se prête bien mal à l’arbitrage de ce genre de conflits qu'une facile course au leadership avait laissés dans l’ombre.Tout ce qu’il a raconté un jour de sa « fosse aux lions» pourrait n’être qu’une préface à des chapitres plus dévorants encore.LISE BISSONNETTE LETTRES AQ DEVOIR Vision rouge pourpre MONSIEUR Daniel Latouche a subi une crise d’adolescent, suite à la mort du cardinal Léger et il a retrouvé le langage de l’étudiant en mal de révolte qu’il a été, la bravade irrévérencieuse et impertinente qui lui permet, à lui, mieux encore qu’à monsieur Foglia, prétend-U, de ne pas être à côté de l’Histoire.Il rage contre la vénération vouée à un homme qu’il vouerait plutôt, lui, à la géhenne de l’Histoire québécoise.Ah ! comme elle est belle et précieuse cette liberté de parole acquise lors du virage de la révolution très tranquille et qui nous veut aujourd’hui la prose large et noble exprimant la pensée lumineuse de M.Latou ' che, celle aussi des humoristes du Festiva.Juste pour rire de Rock et Belles Oreilles et autres compères de même acabit, illustrant de leurs hocquets intellectuels tous les risques de ladite liberté.Qui, en effet, « quelque part, quelque chose a échappé » à M.Latou che.Entre autres choses, qu’il n’était pas be soin d’employer des expressions du genre « aplatventrisme nécropnage » ou « ceux qui se cachaient dans les chasubles de la reü gion », ou bien « tout en odeur de sacristie » ou encore « cet unanimisme de salon funé raire », pour nous faire saisir la profondeur et la justesse, bien sûr, de sa pensée.Je vous en prie, M.Latouche, cessez cfe vous torturer ainsi ! Le règne des clercs est fini, celui des cardinaux, des chasubles et des soutanes aussi.C’est vous, maintenant, et vos semblables, qui régnez.Le Québec est sauvé, puisqu’il profite maintenant de vos lumières, de la noblesse de votre esprit, de votre gran deur d’âme et de l’éclairage que vous jetez sur notre Histoire.Vous avez parfaitement raison, le cardinal n’était pas un saint, ni rien peut-être de ce que vous prétendez qu’il n’était pas.Mais, il était devenu au fil des ans un personnage que le peuple aimait, ce peuple qui ne fréquente pourtant plus les églises comme il le faisait encore dans les années 50, mais qui n’en reste pas moins, c’est entendu, bien au-dessous de votre grandeur intellectuelle à vous.Ce même peuple, qui est encore souvent en hostie 13 ou en labarna-que, aimait le cardinal Léger.Ce peuple-là ne lit pas LE DEVOIR, malheureusement, et il est orivé de votre sagesse et de votre capacité, à vous, « de mettre les événements et les personnes à leur juste place ».Et, rassurez-vous, je ne crois pas que la damnation vous attende parce que vous avez écrit un torchon sur le cardinal Léger.Au fait, votre usage du « quand .que .» rend la lecture de votre prose plutôt pénible.Mais, encore là, peut-être ne suis-je pas à la hauteur.Georges Dor Longueuil, 25 novembre 1991 Hommage à Guy Descary DANS NOS relations professionnelles, le hasard nous met parfois en contact avec des êtres transcendants, des visionnaires pour qui l’horizon est trop proche, des administrateurs publics dont les qualités exceptionnelles se manifestent hien au-delà des frontières de leur champ d’action habituel.Le maire de Lachine qui vient de nous quitter était de cette trempe.Au cours des dernières années, alors qu’il servait comme ' président de l’Association canadienne des villes jumelées et qu’il jouait un rôle actif au sein de la Fédération mondiale des villes jumelées et des citées unies ainsi que de l’as- j sociation américaine des Sister Cities Inter-national, j’ai eu l’opportunité et le plaisir de travailler à ses cotés et nos intérêts corn-muns nous ont amenés à participer à de nombreux événements ensemble.J’ai admiré sa détermination à porter bien haut et bien loin les couleurs de sa ville, son ambition de toujours rechercher des bénéfices culturels et économiques pour ses concitoyens et concitoyennes et sa facilité à créer des liens partout où sa débordante activité le conduisait.Son attachement à la ville de Lachine, pour laquelle il désirait un rayonnement sans frontière et un prestige international, était remarquable.De plus, dans sa municipalité dont il était très fier, il avait la passion non seulement de restaurer les immeubles anciens, mais aussi de leur insuffler une vitalité nouvelle.Pour cet homme cultivé, les pierres d’autrefois avaient une âme, une histoire et un avenir prometteur.Les événements culturels qu’il suscitait servaient à mettre en valeur le patrimoine de sa ville.A-t-il réalisé tous ses rêves ?Son souvenir LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de i’information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS nous aidera peut-être à actualiser ce qu’il désirait de beau et de bon pour tous ses commettants et même pour les personnes qui suivaient avec intérêt sa carrière.Guy Descary aura marqué son milieu et les gens qui ont oeuvré à ses côtés.Je suis heureux et ému d’être un de ceux qui l’ont connu et apprécié son action._ .Gilles Carignan Sainte-Foy, 27 novembre 1991 Justice légaliste MERCI AU DEVOIR d’avoir publié, ce 26 novembre, les édifiants textes relatifs au jugement rendu contre Denise Bombardier, suite à sa sortie contre la pédophilie prônée par le psychologue Alain Bouchard.Le juge J.-Claude Nolin s’exerce à démontrer que prôner n’équivaut pas à pratiquer la pédophilie.Mme Bombardier est par conséquent coupable de diffamation et se voit imposer une lourde peine.Quelle conception parfaitement légaliste (c’est le cas de le dire) de la justice ! Le psychologue incriminé par Mme Bombardier résume ainsi sa pensée dans la dernière phrase de sa communication : « .le comportement pédophilique pourrait être alors exploité positivement à des fins vraiment éducatives, non seulement pour les enfants mais surtout pour les adultes.» Comment peut-on accepter qu’un professionnel, soi-disant de la santé, puisse justifier et même encourager pareille atteinte à l’intégrité physique et morale des enfanLs ?Aujourd’hui, il n est hélas pas rare de voir étalés des abus sexuels contre des nourrissons (mais oui !) et contre de tout jeunes enfants en famille ou en garderie.Dans une société aussi permissive que la nôtre, faut-il en plus l’absolution de soi-disant maîtres à penser ?On nous apprend aujourd’hui à mieux saisir le désarroi de femmes, même adultes, face aux phénomènes de harcèlement sexuel.Elles ont besoin de l’appui et de l’aide de la société.Que dire alors des enfanLs, infiniment moins capables de se défendre ?Voici que s’élève la voix d’un spécialiste, psychologue attitré, pour exonérer la pédopnilie comme avantageuse aux enfants, sinon alléchante pour certains adultes.Quel bel encouragement.Bel exemple, aussi, que celui de la Corporation professionnelle des psychologues du Québec, qui rend ridicule sa sanction de radiation — en suspendant M.Bouchard pendant, oui, toute une semaine.Me voici donc contrainte de me ranger fermement aux côtés de Denise Bombardier.De la remercier pour sa défense courageuse, dans ce débat obnubilant, des droits des Dpi us faibles, nos enfants.Et, de lui faire parvenir mon modeste chèque, participation a la rançon que son courage lui a value aux yeux de la loi.Thérèse Romer Saint- Eustache, 27 novembre 1991 oyyy Michel Duquette L’aveu de Bernard Lamarre IL DUT être bien difficile à faire, l’aveu de Bernard Lamarre, ex-pdg de Lavalin, à Anne-Marie Dussault.Il est d’autant plus pénible d’admettre qu’on s’est trompé dans une opération énergétique, vue au départ comme salutaire pour l’économie, que les Québécois sont experts en énergie.Nous avons été battus sur notre propre terrain, a dû se répéter maintes fois le géant blessé ! À sa décharge, rappelons que les entreprises pétrolières, appelons-les poliment « l’oligopole pétrolier », puisque c’est de cela qu’il s'agit, n’ont jamais favorisé la venue de nouveaux joueurs sur leurs plates-bandes.Lavalin en était un.David contre Goliath, fonceur et frondeur’ né dans le berceau de l’entrepreneurship frog, fleuron des entreprises québécoises, nourri au biberon des commandes de l’État local.Prêt à prendre la relève d’un secteur public hésitant à montrer son chapeau devant la montée du néolibéralisme nord-américain, comme l’a bien montré l’épisode du rachat de Steinberg.Alors que des acheteurs d’origine ontarienne voulurent faire un procès à la Caisse de dépôt et placement du Québec pour avoir commis le crime d’« aider » Socanav à maintenir la propriété québécoise dans un secteur lucratif qui, sans jeu de mots, fait manger bien du monde par ici.De la même manière, Lavalin s’introduisait à une époque difficile de la pétrochimie dans un enclos qui était en fait une fosse aux lions.Peuplée de fauves amaigris, aux côtes saillantes.La crise du pétrole y avait fait des ravages.RENDONS justice à Bernard Lamarre d’avoir tenté le pari de substituer à des capitaux multinationaux le pouvoir financier de l’entreprise québécoise dans la logique des reprises, si bien amorcées ailleurs dans l’économie avec l’alimentation, le gaz naturel et d’autres encore.Alors, pourquoi lâcher maintenant ?Parce qu’on accuse 20 millions $ de déficit ?Au début des années 80, la présence de l’oligopole pétrolier s’affirmait dans les Prairies alors que son pouvoir de négociation s’érodait au Québec devant une volonté d’affirmation des gens d’ici.Le scénario était clair : les entrepreneurs locaux devenaient partie prenante du secteur énergétique, Hydro-Québecayant ouvert la marche, et pouvaient concurrencer sérieusement les firmes traditionnelles.Tout reposait sur le postulat que le secteur privé était prêt à voler de ses propres ailes.Rappelons certains faits.L’unité Kemtec faisait partie de la raffinerie Gulf de Montréal-Est, vendue à Ultramar en 1985 à l’occasion de la mise aux enchères des biens de Gulf au Canada par la Chevron de San Francisco.Petro-Canada, les frères Reichman de Toronto, Conrad Black, se partagèrent ses dépouilles, tout comme Ultramar dans l’Est du pays, qui eut la raffinerie de même que le réseau de distribution.Au nom de la protection des emplois dans ce domaine stratégique et pour sauver les débris de l’industrie montréalaise, on batailla alors à Québec pour que la raffinerie de Gulf soit maintenue.Un temps, le nom de Gaz Métropolitain sortit comme éventuel acheteur.On fronça alors les sourcils à Calgary, à Sarnia et à Ottawa.LE GOUVERNEMENT fédéral manda quelques prestigitateurs, le ministre des corporations Michel Côté fit à l’époque son petit tour de piste, pour nous expliquer que la raffinerie devait être fermée, que le Québec n’importerait pas de produits raffinés à cause de cela — ce qui s’est avéré évidemment faux — et que tout le monde faisait pour le mieux.Outrés, les députés Toupin et Blais-Grenier claquèrent la porte.Ce fut la première voie d’eau dans le paquebot bleu.La firme anglo-koweitienne Ultramar rapatria ce qui l’intéressait des équipements de la raffinerie vers son unité de Saint-Romuald, en banlieue de Québec, et promit tout le reste à la ferraille.Sur un ton gêné, les bureaucrates expliquèrent que l’on vivait une phase de restructuration de la pétrochimie — entendre, l’industrie émigre dans l’Ouest car on ne sait trop ce qui peut arriver au Québec —.L’oligopole pétrolier abandonnait le terrain, mais pas à de futurs compétiteurs.Si Lavalin voulait bricoler avec une section abandonnée de la raffinerie, qu’il se débrouille.Pas question de l’aider à prendre sa part du marché.Kemtec bénéficia de quelques prêts de Québec, en plus d’une dot de 2 millions $ lors de l’acquisition de l’unité.Un prêt de 9,6 millions $ remboursable sur 15 ans de la Société de développement industriel.Pour 15 millions $ de prèLs participatifs pour assurer la modernisation des équipements, à rembourser en 91.Un autre 4 millions $ il y a un an, lorsque Kemtec accusa un déficit de 7,7 millions $ pour l’exercice 90.D’Ottawa, pas un rond ! C’est peu de choses, en regard de ce qui a été consenti, voire donné en subventions à l’avionnerie, aux constructeurs de frégates, aux agriculteurs de l’Ouest, au secteur des pâtes et papiers, et surtout pour la propre opération d’achat des biens de Gulf dans l’Ouest — une remise fiscale de l’ordre de 600 millions $ consentie aux frères Reichman, au nom des contribuables, par le ministre de l’Industrie de l’époque Sinclair Stevens.Lavalin, lui, dut puiser dans ses liquidités pour viabiliser une stratégie de reprise à laquelle il était seul à croire.Il fallait plus de soutien public, un énoncé de politique énergétique pour les produits raffinés — une réserve de marché, par exemple, pour la production de Kemtec —, que sais-je.LES LOIS du marché ne l’ont pas voulu.Quelqu’un a dit : « Moins les entrepreneurs du Québec contrôleront de secteurs stratégiques, mieux ce sera ».On ne s’improvise pas entrepreneur en pétrochimie.Il faut des reins solides, du temps et, surtout, une alliance stratégique avec un partenaire détenteur de technologie de pointe.Aucun obstacle n’est insurmontable, mais une stratégie économique globale est essentielle au succès dans les ligues majeures de l’industrie chimique.De deux choses l’une; ou bien Bernard Lamarre vit le projet derrière des lunettes roses, minimisa les risques, n’écouta personne et voulut tout faire seul, ce qui est peu vraisemblable, ou bien il ne bénéficia pas en cours de roule de tout l’appui politique et financier qu’on lui avait promis, le jour où fut concoctée l’opération Kemtec.Si c’était le cas, Bernard Lamarre est bien bon, dans les circonstances actuelles, de n’embarrasser personne hormis lui-même.La théorie officielle de « celui qui a vu trop grand » est un peu courte.La tragique saga de Kemtec illustre à quel point le fragile tissu des relations entre hommes d’affaires et politiques publiques est essentiel à la marche des grands projets, surtout quand ils font face au vent.
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