Le devoir, 11 décembre 1991, Cahier A
mmm Vol.LXXXII — No 287 ?Nuageux avec éclaircies.Max.: 2 Détail page B-7 Montréal, mercredi 11 décembre 1991 L; V îooi m idées pour vos cadeaux de O §?§ Noël pratiques et agréables.*§ 3525.chemin Queen Mary > Tél 739-4451 /2141 UJ S «h Le magasin de pleln-alr le plus spécialisé de Montréal Toronto 85 cents 65e + TPS + TVQ Plus de diplômés trouvent un emploi mais il est plus souvent précaire Isabelle Paré LE TAUX de placement des étudiants fraîchement émoulus de l’université a atteint en 1989 son meilleur niveau depuis des années, mais la part des emplois précaires, temporaires, et à temps partiel continue quant à elle de monter en flèche.C’est du moins ce que révèle la plus récente étude sur le placement des diplômés universitaires menée en 1989 par le ministère de renseignement supérieur et de la Science, auprès de 28 145 étudiants de la promotion universitaire de 1987.Les résultats touchent plus de 19 secteurs disciplinaires et 129 programmes d’études différents à travers le Québec.Ce portrait constitue en fait un instantané de la situation qui prévalait à l’automne 89 au Québec.On y découvre que plus d’étudiants réussissaient à trouver un emploi au terme de leurs éludes, mais que ces emplois étaient de moins en moins permanents, très souvent précaires ou à temps partiel.Passé de 88,5 % en 1982 à 92,5 % en 1989, le taux de placement des étudiants s’améliore sans cesse depuis 1982.Une tendance d’autant plus réjouissante que le nombre de diplômés qui tentent de pénétrer chaque année le marché de l’emploi s’est accru de 2000 individus durant la même période.De la même façon, le lot des finissants qui décrochent un emploi dans leur domaine d eludes a aussi augmenté.Alors qu’en 1984, le tiers des diplômés détenaient un emploi non relié à leur formation, seulement 25% des étudiants de la promotion de 1987 se sont retrouvés dans cette situation.Mais ce joyeux tableau est quelque peu terni par le fait que le travail à temps partiel, un phénomène mar- ginal en 1982 (3%), est devenu le quotidien de près de 10% des diplômés en 1989.Plus encore, les emplois temporaires (à contrat ou de durée limitée) constituent une nouvelle donne en progression.Ce type d’emploi, qui affectait seulement 12 % des finissants en 1982, touchait pas moins Voir page A-4 : Diplômés SOCIÉTÉ La fameuse et imprononçable « désintitutionnalisation » est-elle responsable du nombre sans cesse accru d’itinérants ?Elle n’est pas seule responsable, mais elle n’en est pas moins remise en cause pour avoir évacué trop brutalement toute idée «d’asile».Jean Francoeur fait le point avec des spécialistes.B-l Fallait-il tout rejeter dans la notion d’asile?Léon Dion assène un coup de massue au projet fédéral Le professeur accuse Mulroney de faire du «terrorisme économique» Chantal Hébert (le linin' bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral s'inquiétait du silence du Québec à l’égard de ses propositions constitutionnelles.Hier, sa commission parlementaire a eu droit à un premier son de cloche québécois qui l’a littéralement assourdie.Au cours d’une comparution tumultueuse devant le comité Beaudoin- Dobbie, le professeur Léon Dion a en effet asséné un coup de massue à la proposition fédérale, qu’il juge vide de toute réponse aux revendications du Québec, tout en égratignant au passage Brian Mulroney qu’il accuse de se conduire actuellement en « polilicailleur de village ».« On s’attendrait de lui à ce qu'il se comporte comme un chef d’Étal, non pas comme un polilicailleur de village, ce qu’il fail trop souvent, s’est-il plaint devant le groupe de députés et sénateurs fédéraux.Quand le premier ministre fait le tour du Canada et dit que ce sera terrible pour le Québec s’il se sépare, il fait du terrorisme économique.» Quant à la proposition constitutionnelle d’Ottawa, le professeur Dion était venu dire au comité fédéral qu’il la récuse en entier.« L’ascenseur qui était au dernier sous-sol, si j’en juge par votre document, est resté collé là, a-t-il énoncé comme entrée en matière à son témoignage.La proposition actuelle n’est pas acceptable pour ces fédéralistes fatigués dont je suis.Je ne parle pas pour moi, mais pour des milüers de Québécois qui sont fatigués de venir demander ci et ça à Ottawa et qui reviennent toujours les mains vides, prévient-il.C’est non seulement la dernière chance, mais la vraie dernière chance.» Si l’intention de Léon Dion était de brasser la cage fédérale, il a certainement réussi.Hier après-midi, ses propos ont eu l’effet d’un coup de poing sur la table du comité fédéral.A une exception près, seuls des députés québécois des trois partis se sont hasardés à le questionner pendant les 45 minutes de sa visite.Dans un cas, l’échange a tourné à la prise de bec.« Vous parlez de terrorisme économique, a en effet rétorqué le député conservateur de Jonquière Jean-Pierre Blackburn au sujet du discours actuel que tient son premier ministre, mais il faut quand même dire la vérité aux gens.» Je vous trouve décourageant, a-t-il poursuivi au sujet du rejet en bloc de la proposition que véhicule le comité.Voir page A-4 : Dion La nouvelle Europe est née d’après IFP cl lleuler MAASTRICHT, Pays-Bas - Les douze pays de la CEE se sont mis d’accord dans la nuit d’hier à mercredi à Maastricht (Pays-Bas) sur les grandes lignes d’une Union européenne qui prévoit une monnaie unique en 1999 et l’objectif à terme d’une défense commune européenne.« C’est un bon résultat pour les citoyens de l’Europe», a affirmé à la presse le premier ministre néerlandais Ruud Lubbers, président en exercice des Douze.L’accord a été arraché au prix d’un compromis sans précédent sur la mise en place d’une législation sociale européenne par onze des «douze» seulement, la Grande Bretagne se contentant pour l’instant des dispositions minimales actuelles de la CEE, a ajouté le premier ministre néerlandais.« Onze pays n’ont pas ralenti leur marche parce qu’un douzième voulait la stopper », a affirmé le président de la Commission européenne, Jacques Delors.L’accord obtenu à Maastricht doit déboucher sur la réforme la plus radicale de la CEE depuis sa création en 1957, une fois que raccord de principe obtenu aura été précisé et formalisé.Le Traité transformant la CEE en Union devrait être signé officiellement entre les Douze au cours des premiers mois de 1992, selon un diplomate.Londres est « extrêmement satisfait » de ce compromis, a affirmé à la presse un responsable britannique, ajoutant que le premier ministre John Major « était enchanté du résultat ».Le président François Mitterrand a souligné à l’issue du sommet que « tous les points que la France souhaitait obtenir dans les accords l’ont été ».C’est ainsi qu’il s’est félicité de la création d’une monnaie unique européenne au plus tard au 1er janvier 1999, de l’amorce d’une défense commune et de la Charte sociale même Voir page A-4 : Europe Les Slaves continuent d’ignorer Gorbatchev d’après Reuter el AFP LES TROIS Républiques slaves ont ignoré hier la contre-attaque de Mikhaïl Gorbatchev pour tenter de bloquer leur toute nouvelle Communauté d’États indépendants pendant que les dirigeant de la CEE, réunis à Masstricht, se mettaient d’accord pour entamer un «dislo-gue »_ avec la nouvelle entitée slave.Les États-Unis ont continué à observer la même prudence.À Moscou, le porte-parole du chef du Kremlin a déclaré que celui-ci n’envisageait pas de démissionner.« Aujourd'hui, il n’a aucune pensée de ce genre », a dit Andrei Gratchov à la presse.Mikhaïl Gorbatchev, qui veut préserver la cohésion de l’Union soviétique en la transformant en une confédération d’États souverains, ne baissera pas les bras, a ajouté un de ses conseillers, Georgi Chakhnaza-rov.D’un point de vue juridique, a déclaré ce dernier à Reuter, l’initiative slave est un « pur coup d’État ».Les fonctions de Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’État soviétique sont en sursis depuis la création, ce week-end, d’une communauté d’États indépendants des trois Républiques slaves d’URSS, Russie, Ukraine et Bélarus, pour remplacer l’Union.Les Parlements ukrainien et bé-lorus ont ratifié sans délai l’accord de Minsk.Avant le vote des députés, le président ukrainien Léonid Kravtchouk s’en est même pris vivement à Mikhaïl Gorbatchev, qu’il a accusé de vouloir un État centralisé totalitaire.« Nous savons tous qui nous a amenés là et qui est coupable.Derrière cette logique politique se tient une certaine personne, un certain nom », a-t-il dit.Avec le soutien du président ka- Voir page A-4 : URSS ¦ Autres informations Page A-7 Québec crée un fonds de dotation pour l’OSM Jocelyne Richer de noire bureau de Québec MODELE UNIQUE de financement gouvernemental d’une institution culturelle, la ministre des Affaires j culturelles, Mme Liza Frulla-llébert, I doit annoncer demain « une solution permanente » au problème chronique de financement rencontré par l’Orchestre symphonique de Montréal.Cette solution passerait par l’injection annuelle, par Québec, d’une somme plus rondelette à l’orchestre -j-et par la création d’un fonds de dotation, financé enpartie par le secteur privé et par l’Etat.Hier, la ministre a promis « une solution innovatrice », qui devrait, comme le souhaitaient les dirigeants de l’orchestre, assurer une stabilité financière à l’OSM.Malgré le fait qu’il constitue un des fleurons des institutions culturelles québécoises, l’OSM voyait un peu plus chaque jour sa survie menacée, mise en péril par une crise financière devenue au fil des ans catastrophique.Le déficit accumulé de l’orchestre s’élève maintenant à 2,3 millions de dollars sur un budget de 15 millions $.L’État québécois verse actuellement 1,4 million de dollars à l’institution, annuellement, mais l’OSM aurait besoin du double pour fonctionner sans crainte de devoir mettre la clef dans la porte au moindre soubresaut.De fait, l’orchestre ne va chercher que 9 % de ses revenus sous forme de subvention gouvernementale, un pourcentage beaucoup moins important que ce que réussissent à décrocher bon nombre d’organismes.Il semble qu’il soit désormais acquis que la part de l’État sera plus grande à compter de maintenant, la ministre ayant reconnu le problème.Il reste cependant à franchir l’étape, délicate, du Conseil du Trésor, aujourd’hui, avant de crier victoire ou de mettre des chiffres sur la table.Lors de leur passage en eommis-| sion parlementaire, le 10 octobre der-Pendant que Mikhaïl Gorbatchev paraît de plus en plus isolé, la popularité du nier, le directeur général de l’orches- président russe Boris Yeltsine ne cesse de croître.Hier soir encore, des Mos- tre.M.Robert Spickler, et le prési- covites ont organisé une manifestation d’appui à son égard.voir page A-4 : OSM PHOTO AP Pessimistes comme jamais, les Québécois n’ont plus confiance aux chefs politiques Claude Turcotte SELON UN sondage CROP effectué au sein de la population adulte québécoise pour le compte du Conseil du patronat (CPQ), 74% des citoyens estiment que le climat général au Québec n’est pas tellement bon ou complètement mauvais, ce qui est la perception la plus négative depuis 1982.Qui plus est, 52% des répondants pensent que la situation ne changera pas dans les prochains six mois et il s’en trouve même 22% pour prévoir qu’elle va continuer de se détériorer.Ce pessimisme pour l’avenir à court terme s’explique par le très difficile contexte économique mais aussi par le fait que 86% des Québécois n’ont pas confiance dans les chefs politiques.La déprime à l’égard du leadership politique n’a jamais été aussi répandue depuis 1981.Ces chefs politi- ques, sans distinction d’affiliation partisane, ni de niveau d’action (fédéral et provincial), arrivent en fait au dernier rang parmi une liste de leaders différents.Ce sont les chefs religieux qui arrivent en premier avec une confiance populaire de 51 %, bien qu’il y ait en contrepartie une non-confiance de 44 % des gens.Les chefs d’entreprises se situent au second rang de la confiance avec 48%, puis suivent les journalistes avec 39 %; les chefs syndicaux ont la confiance de 28 % des 653 répondants, choisis en conformité avec les règles professionnelles de sondage, de sorte que l’échantillonnage devrait être représentatif de l’ensemble de la population adulte du Québec, avec une marge d’erreur de plus ou moins 4%.Les réponses à une autre question portant sur le partage du pouvoir dans la société montrent en revan- che un jugement beaucoup plus nuancé que ne le suggère la cote de confiance.Ainsi, 42 % pensent que le gouvernement a trop de pouvoir et 36 % disent qu’il en a assez.Dans le cas des syndicats, 47 % répondent qu’ils ont trop de pouvoir, alors que 38 % croient qu’ils en ont assez.Les entreprises privées ont assez de pouvoir selon 40 % des répondants, mais 43 % souhaitent qu’ils en aient davantage.L’Église, dont les leaders ont pourtant la plus forte cote de confiance, a assez de pouvoir, affirment 49% des mêmes répondants; seulement 38 % sont prêts à lui en donner davantage.Enfin, les médias ont assez de pouvoir selon 57 % des répondants contre 34 % qui soutiennent qu’ils en ont trop.De cela, il faut conclure sans doute que seul le secteur privé, dans l’esprit des gens, devrait avoir un tout Voir page A-4 : Sondage nssam Ê#/* La Cabosse d’or HOCOLATERIE Chocolat de haute qualité confectionné sur place selon une méthode très ancienne Dans un monde d’imitation, exigez l’authenticité et la qualité: offrez le chocolat belge de « La Cabosse d’or » Une tradition que vous devez partager.Place Bonaventure (passage du CN) (514) 874-0456 FABRICATION ET SIÈGE SOCIAL: 937 Chemin Oziaz-Leduc, Otterburn Park (Mont St-Hilaire) - (514) 464-6937 mÊtÊmmmmÊtmamÊÊBmmmmmmmmmÊmamtmm m le».\fy|KL ni», wfg I aS'IîLSlI m f * • nrv I | Y JA raonram % Pill asl si&KMasaa-fc V fp H 18! pi B.Mi sSgiKjîpïP ® éyiC | o, mosmm «v *,*.&£* A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 11 décembre 1991 en bref.Les Cris virent leur firme de relations publiques Le cadeau préféré de Brian Mulroney: un peu de popularité (CH) — Faute d’inattention ou prognostic pour l’an prochain ?Toujours est-il que le premier ministre Brian Mulroney n'a pas inclus hier un déblocage constitutionnel dans la liste des bienfaits qu’il espère pour 1992.« Je souhaite une reprise economique de plus en plus durable, plus de prospérité et plus d’emplois et, si possible, quoique je ne compte pas là-dessus, un peu plus de popularité », a répondu Brian Mulroney lorsqu’on lui a demandé à brûle-pourpoint ce qu’il espérait pour l’an prochain.Rencontre sans récrimination BRIAN Mulroney n’a pas fait mention hier de la réunion à onze que lui réclament plusieurs premiers ministres provinciaux, sinon pour donner raison à Robert Bourassa et pour dire qu’il ne convoquerait pas de telle rencontre si elle semble devoir tourner en séance de récriminations.« Je n’en présiderai pas dans ces conditions-la », a-t-il tranché.Les ministres provinciaux et fédéral des Finances se rencontrent demain et vendredi à Ottawa.C’est ensuite que Brian Mulroney dit qu’il prendra une décision finale.Les logements sociaux n’auraient pas assez de subventions OTTAWA (PC) — Les budgets fédéraux pour la construction de logements sociaux seraient insuffisants pour répondre au besoin de 1,25 millions de ménages canadiens, dont le tiers sont québécois.Pour le Front d’action populaire en réaménagement urbain du Québec (FRAPU), Ottawa doit dans son prochain budget mettre fin à la réduction de 15 % imposée en 1990 aux sommes allouées à la construction de logements à prix modique.Cette réduction a fait en sorte que 6000 unités de moins que prévu ont été mises en chantier depuis 1990.a fait savoir en conférence de presse hier la coalition de 40 associations de locataires.Le FRAPRU, qui entend faire pression sur le gouvernement jusqu'au dépôt du prochain budget fédéral, était accompagné par des représentants de l’Organisation nationale anti-pauvreté et du Conseil canadien de l’enfance et de la jeunesse et par les critiques en habitation des Partis libéral, néodémocrate et du Bloc québécois.Depuis le budget de 1990, le gouvernement a réduit de 15 % les sommes prévues pour la construction d’unités de logement pour les personnes démunies.Dans son dernier budget, l'ex-ministre des Finances Michael Wilson a prolongé cette réduction jusqu'en 1995-96.Selon les chiffres d’Ottawa, le gouvernement fédéral économisera ainsi 411 millions S sur cinq ans.« On ne demande ni l'impossible au gouvernement ni d’avoir une politique plus progressiste que ce qu’il avait auparavant.On lui demande seulement de revenir au niveau antérieur de financement », a déclaré M.François Saillant, en précisant qu'il s’agissait d’un minimum.Pour financer cette demande, son groupe suggère de récupérer une partie des fonds qui financent certains abris fiscaux dans le domaine immobilier.Catherine Leconte ; RIEN NE va plus entre les Cris et la firme de relations publiques Hill & Knowlton, dont ils utilisaient certains services depuis trois ans.De récentes déclarations faites aux médias par Douglas Frith, premier vice-president de Hill & Knowlton à Toronto, sur la nature et le prix de ces services ont tellement mécontenté les Cris qu'il lui ont signifié son congé la semaine dernière, lui ont demandé de se rétracter publiaue-ment et sont même « en train d’eva-luer les possibles recours légaux » ; dont ils diposent à son encontre, a indiqué hier en entrevue un porte-parole du Grand conseil des Cris à Ottawa, Brian Craik.Douglas Frith, vieux routier du Parti libéral du Canada et ex-minis-tre fédéral des Affaires indiennes, avait déclaré le mois dernier au Globe and Mail que le Grand conseil des Cris avait confié à Hill & Knowlton, l’une des plus grandes firmes nord-américaines de relations publiques, l’organisation de leur campagne aux États-Unis contre le projet hydroélectrique de Grande-Baleine, et avaient déboursé 200 000 $ à cet effet.Quelques jours plus tard paraissait dans le magazine L'actualité daté du 15 décembre un long article sur la stratégie américaine des Cris, stratégie dont la paternité était largement attribuée au bureau torontois de Hill & Knowlton.M.Frith, abondamment cité, y répétait le chiffre de 200 000 $, affirmait que le dossier des Cris avait occupé cinq employés de la firme à Toronto, deux a New York et deux à Washington, et que « nos bureaux de New York et Washington ont mis les Cris en contact avec des organisations environnementales, des membres du Congrès et des médias».En entrevue, Brian Craik et Bill Namagoose, directeur exécutif du Grand conseil des Cris, démentaient hier avec véhémence ces affirmations qui « déforment » la réalité et « donnent une mauvaise image » des Cris.Selon eux, le Grand conseil ne doit pratiquement aucun de ses précieux contacts américains à Hill & Knowlton, et M.Frith a cherché à s’attribuer indûment le mérite des récents succès de relations publiques des Cris.Au total, les Cris ont versé 129 000 $ sur trois ans, a expliqué M.Craik, somme qui n’aurait certes pas suffi à rétribuer une orchestration de campagne de relations publiques par M.Frith, ce dernier facturant selon lui 2000 $ pour une journée de travail.« C’est deux millions de dollars par an qu’ils nous réclameraient pour ça», s'indigne M.Namagoose qui soutient que les Cris « n’ont pas les moyens d'embaucher de grandes firmes de relations publiques ».Que M.Frith dise le contraire, de façon Québec se réjouit de l’entente sur l’évaluation uniforme d’une partie des élèves canadiens Caroline Montpetit LE MINISTÈRE de l’Éducation du Québec s’est réjoui hier de l’entente | survenue entre les ministres de l’Éducation des provinces canadiennes sur l’imposition d’un « indicateur » national quant à la performance en mathématiques, en lecture et en rédaction des élèves canadiens de 13 et 16 ans.Plusieurs quotidiens faisaient état hier de cet « examen » visant à mesurer la performance des différents systèmes scolaires des provinces ca-{ nadiennes, qui sera mis en place dès l'année scolaire 1993-1994.Cette entente, qui n’inclut pour l’instant aucune participation du gouvernement fédéral, donne notamment suite aux pressions exercées par l’ancien ministre de l’Éducation du Québec, M.Claude Ryan, pour obtenir des instruments de mesure quant à la performance des sys- tèmes d’éducation en vigueur dans les différentes provinces canadiennes.« Quand on parle d’indicateurs, on ne parle pas nécessairement d'examens, a expliqué le chef de cabinet du ministre de l’Éducation du Québec, M.Paul Beauchamp.Nous croyons qu’il peut-être utile d’obtenir des* données comparatives uniformes pour les differentes provinces, compte tenu des nombreux déplacements d’étudiants à l’extérieur ou à l’intérieur du Québec ».Dans le cadre des pourparlers entourant la mise sur pied d’un tel mode d’évaluation, les ministères de l’Éducation du Québec et du Manitoba avaient même pour mission d’élaborer une proposition précise uant à la forme que prendrait cette valuation.Selon M.Beauchamp, cette évaluation uniforme pan-canadienne constitue l'une des rares occasions où le Québec accepterait de participer aux travaux du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMCE).« Quelle que soit l’issue des pourparlers qui se tiendront sur l’avenir du Québec, l’établissement d’une évaluation uniforme est souhaitable pour tout le monde.Par ailleurs, le CMCE a établi clairement que l'éducation demeurait un champ de juridiction exclusivement provincial », j a poursuivi M.Beauchamp.À ce jour, c’est le ministère de l'Éducation de l’Ontario qui refusait de participer à l’établissement d’une évaluation uniforme, arguant que celle-ci ne tiendrait pas compte de la composante multiethnique de sa population scolaire.Le CMEC est parvenu à ramener l'Ontario au sein de l’entente en établissant des critères d’évaluation satisfaisant les revendications de cette province.Le Canada offrira une aide financière considérable dès le retour d’Aristide à Haïti PHOTO CP v-a- .t iiL-'Wn '-J— TA' ne mm Le président Aristide est ovationné aux Communes.OTTAWA (PC) — Le Canada offrira une aide financière « considérable » à Haïti au lendemain du retour au pouvoir du président en exil Jean-Bertrand Aristide.À l’issue d’un tête-à-tête privé avec le président déchu, le premier ministre Brian Mulroney a rappelé l’engagement du Canada et de la communauté internationale aux efforts de démocratisation en Haïti.M.Mulroney a exprimé l’avis que le président Aristide fera face à d’énormes problèmes à la reprise de ses fonctions présidentielles.« Et si on veut que la démocratie prenne véritablement racine auprès de la population haïtienne, il va falloir que le président dispose d’outils économiques nécessaires pour soulager la misère., a expliqué M.Mulroney aux journalistes.Donc cela va prendre une intervention financière importante de notre part, probablement de la part des Etats-Unis, du Venezuela, de la France et d’autres pays qui ont un intérêt particulier dans ce dossier.» M.Mulroney n’a pas voulu préciser l’ampleur de cette aide financière.Il a tenu à rassurer le père Aristide de l’appui inébranlable du gouvernement canadien au rétablissement dans ses fonctions du « président dûment élu d’Haïti.» Ému, le père Aristide a remercié chaleureusement le Canada de son soutien en cette période critique de l’histoire du peuple haïtien.« Merci mille fois, a-t-il entonné, car cette démocratie nous permettra de faire briller le soleil de la non-violence.Cette démocratie nous permettra de faire briller le soleil de la flexibilité à la lumière de notre constitution, a-t-il repris.Cette démocratie nous permettra enfin de vivre non dans une misère chronique mais dans un développement car démocratie et développement marchent ensemble.» Mettant fin à une visite de trois jours au Canada, le président Aristide se rend aujourd'hui à Québec.Paradis ne comprend pas ie véritable problème de l’eau potable au Québec, déplore l’AQTE Louis-Gilles Francoeur POUR L'ASSOCIATION québécoise des techniques de l'eau (AQTE), le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, passe totalement à côté du vrai problème de l’eau potable au Québec, soit son gaspillage par les industriels, les agriculteurs, les villes et les citoyens.La principale association industrielle et professionnelle du domaine de l’eau, en effet, a réagi vertement à l'idée hier lancée en fin de semaine par le ministre Paradis, qui songe à équiper certaines villes d’un deuxieme réseau d’eau potable, plus petit et moins dispendieux, ou dans le cas des petites villes, à installer des systèmes de filtration dans les résidences à la place du réseau collectif.Qualifiant de « déplorable » la suggestion du ministre de reconstruire en plus petit les usines de filtration quitte à les brancher sur un deuxième réseau d’aqueduc, l’AQTE pense qu’il faut plutôt « limiter la consommation de l’eau en évitant un gaspillage éhonté de cette précieuse ressource ».Ainsi, selon les industriels et professionnels de l’eau, le gouvernement devrait plutôt mettre le paquet pour compléter rapidement le volet urbain du programme d’assainissement des eaux et « commencer par investir dans les volets agricoles et industriels », qui traînent de la patte depuis plus d’une décennie.« Une industrie pollue quotidiennement l’équivalent de milliers de foyers : qui s’en occupe ?» s’est demandé le porte-parole de l’AQTE, M.QUÉBEC — TRANSPLANT Programme de transplantation COORDONNATEUR (TRICE) — région de Montréal — région de Québec FONCTIONS: — Coordonner les activités relatives au processus de don d’organes EXIGENCES: — formation en soins infirmiers — expérience requise en soins intensifs — bilingue, français et anglais — posséder une voilure HORAIRE DE TRAVAIL: 35 heures / semaine + garde RÉMUNÉRATION: selon l'expérience FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE AU PLUS I ARD LE 31 DÉCEMBRE 1991 k Colette Dionne-Birks Directrice à la coordination QUÉBEC-TRANSPLANT 1560 est, rue Sherbrooke Montréal, Québec H2L4K8 LE DEVOIR *sgg.de gHOO A Renseignements (514)844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514)842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans trais 1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans trais).(514) 844-5738 .1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 Mïchel Lalonde.L’industrie de l’eau estime par ailleurs que Québec fait fausse route s’il laisse aux municipalités le soin de taxer la consommation de l'eau, ce qu’elles seront réticentes à faire pour des raisons politiques.La vraie réforme, selon l’ÂQTE, passe par la création au Québec d’« agences de bassin » oui pourraient appliquer le principe du pollueur-payeur et financer en partie le parachèvement du programme d’assainissement et l’amélioration des eaux potables».Il existe en Amérique et en Europe plusieurs modèles d'agences de bassin.Ce sont généralement des administrations taillées exactement sur la forme des écosystèmes — des bassins hydrographiques — ce qui leur permet a’y administrer soit l’eau ou, simultanément, l’eau, l’air et les sols ainsi que les ressources vivantes qu’on y trouve.L’ATQE réclame, mais en vain, un examen de cette formule depuis des années tout comme les municipalités régionales de comté et les municipalités.Québec songe plutôt à décentraliser son ministère de l’Environnement sous la forme d'un Office de protection de l’environnement qui serait aussi étranger aux écosystèmes, Dar sa structure, que l’actuel ministère du même nom.Pour l’AQTE, créer des seconds réseaux d’eau potable ou installer des filtres dans chaque maison ne vaut pas une soudure sur un vieux tuyau, surtout dans un dossier où c’est la ressource elle-même et sa qualité qui sont en cause.Ce qu’il faut, c’est mettre en place les moyens susceptibles de « changer les comportements des consommateurs d’eau que sont les Industries, les agriculteurs, les muncipalités et les citoyens.» « tout à fait non professionnelle », est selon M.Namagoose particulière-memnt dommageable pour les Cris parce que « nous mettons un point d’honneur à être sincères, c’est l’arme la plus puissante que nous avons ».M.Namagoose affirme d’ailleurs qu’il a personnellement repoussé l’an dernier une offre que lui avait faite M.Frith de retenir ses services sur une base permanente, au tarif forfaitaire de 22 000$ par mois.Du coup, M.Craik va jusqu'à dire qu’il soupçonne M.Frith d’avoir, par ses déclarations aux médias, « essayé de nous piéger ».Il dit qu’il a demandé à M.Frith une rétractation publique, et qu’en réponse, ce dernier lui a offert de dénoncer la façon dont ses propos ont été rapportés par L’actualité comme « grossièrement exagérée ».Ce dont M.Craik dit que les Cris ne sauraient se contenter.Le chiffre total de 129 000 $ avancé par M.Craik se décompose comme suit : le Grand conseil des Cris a versé 48 000 $ à Décima Research, un institut de sondages filiale de Hill & Knowlton, pour réaliser en 1989 auprès des Québécois un sondage qui a révélé que l’impact environnemental de Grande-Baleine serait une arme de poids dans leur croisade contre ce projet.Les Cris ont aussi payé quelque 60 000 $, sur trois ans, à Hill & Knowlton pour aller donner à des communautés cries des sessions de formation à la prise de parole en public, au coût de 8000 $ à 10 000 $ par session, précise M.Craik.En outre, ajoute-t-il, 21 000$, sur trois ans, ont été versés au titre de services de relations publiques au sens strict, c'est-à-dire pour des heures facturées par Hill & Knowlton pour le temps que M.Frith et ses collaborateurs ont passé à tenter d’établir des contacts entre les Cris et des médias ou personnalités influentes aux États-Unis.Pour ce montant, M.Frith avait essentiellement promis de mettre les Cris en contact avec l’actrice américaine Meryl Streep, promesse qu’il n’a jamais tenue, selon M.Craik.M.Frith n’a pas retourné notre appel, hier, et personne à son bureau n’a accepté de commenter cette affaire.La souveraineté vue par deux économistes: rafting et apocalypse Norman Delisle____________ (le lu Presse canadienne QUÉBEC — La souveraineté du Québec ne sera « ni la traversée tranquille du lac Memphrémagog, ni la dégringolade en bas des chutes Montmorency.Cela va plutôt ressembler à une vigoureuses séance de rafting sur la rivière Jacques-Cartier ».C’est en ces termes que l’économiste Pierre Fortin, de l’Université du Québec à Montréal, a résumé hier l’accession à la souveraineté pour le Québec, dans un mémoire présenté devant la commission parlementaire sur les impacts de la souveraineté.M.Fortin a voulu ainsi se placer entre ceux qui prédisent des visions apocalyptiques après la sécession et ceux qui voient l’avenir d’un Québec souverain avec des lunettes roses.L’économiste avait plusieurs messages à transmettre aux députés : ¦ la souveraineté est un événement de plus en plus probable.Il faut s’y préparer, a dit M.Fortin.Beaucoup d’électeurs « ne désirent pas la souveraineté à tout prix mais l’appuieront si le reste du pays persiste à nier au Québec son caractère français», a-t-il dit; ¦ les fédéralistes devraient rendre leur option plus attrayante.« Les fédéralistes font mal leur job, ne voient pas ce qui va mal dans le fédéralisme», a dit M.Fortin; ¦ si la souveraineté survient, les intérêts économiques vont prendre le dessus sur les passions et l'émotivité.Tout le monde va se souvenir que les échanges commerciaux entre le Québec et le reste du Canada atteignent annuellement quelque 30 milliards $ dans chaque sens.M.Fortin a évalué que les économies réalisées par la fin des chevauchements entre les deux niveaux de gouvernement pourraient atteindre 1,5 milliard $ par année.Il y aurait également des économies dépassant les 3 milliards $ récupérés par une meilleure articulation des programmes de main-d'oeuvre, de formation et d’aide sociale jointe à un vigoureux effort d’emploi.Par ailleurs, M.Fortin a soutenu qu’un éventuel Québec souverain devrait avoir une gestion très serrée de ses fonds publics.Le déficit du Québec atteindrait 7 % de son produit intérieur brut (PIB), soit 2% de plus que la moyenne des pays occidentaux, a-t-il prédit.« Des coupures budgétaires immédiates de l’ordre de 3 milliards $ seraient donc essentielles pour assurer un minimum de crédibilité financière internationale », écrit M.Fortin dans son mémoire.Il faudrait en effet que la dette du nouvel État ne progresse pas plus vite que son PIB, j Par ailleurs, selon un autre témoin devant la commission, l’économiste Patrick Grady, la souveraineté du Québec aurait des effets néfastes sur l’industrie du textile, de la confection, du meuble, des produits laitiers, sur la construction, les investissements, ainsi que sur les approvisionnements en pétrole et en électricité.Plusieurs entreprises, dont BCE Inc., Bell Canada, Téléglobe, Air Canada, Canadien Pacifique, Seagràm, Molson et Alcan « pourraient choisir de déménager».Voilà quelques-unes des retombées négatives que prévoit l’économiste dans un éventuel Québec souverain.« Des sociétés de la Couronne canadienne, comme les chemins de fer du Canadien National et Via, n’auraient pas de raison de maintenir leur siège social dans un pays étranger», a fait valoir M.Grady.Il a ajouté que des entreprises privées qui sont assujetties a des restrictions en ce qui concerne leur degré de contrôle par des intérêts étrangers seraient contraintes, en fonction des lois actuelles, soit de se départir d’une partie de leurs actifs, soit de déménager leur siège social.Ces sombres prédictions ont ce- > pendant paru peu crédibles aux députés membres de la commission.Même le député libéral de Verdun, Henri-François Gautrin, reconnu pour son orthodoxie fédéraliste, s’est opposé à la théorie de M.Grady selon laquelle le Canada anglais s’objecterait à l’utilisation du dollar canadien par un Québec souverain.•< Ce ne serait pas un problème pour les Québécois de s’approvisionner en dollars canadiens et il y a intérêt pour le reste du Canada à permettre au Québec de continuer d’utiliser le dollar canadien », a dit le député Gautrin.Un autre libéral, Jacques Cha-gnon, député de Saint-Louis, a lui aussi dénoncé la thèse de M.Grady selon laquelle le Québec souffrirait plus que le reste du Canada d’une éventuelle sécession.M.Chagnon a signalé que l’Ontario bénéficie beaucoup de la situation actuelle.Le Pacte de l’automobile a fait grimper le produit intérieur brut (PIB) de l’Ontario de 7%, a-t-il signalé.Ces avantages seraient perdus pour l’Ontario si le Canada anglais rejetait l'idée de former une communauté économique avec le Québec devenu souverain.Quant au député péquiste de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, il a soutenu que la version de l’avenir d’un Québec souverain présenté par le professeur Grady ressemblait au film Apocalypse Now.Charest chahuté par Greenpeace TORONTO (PC) — Des militants de Greenpeace ont chahuté le ministre de l’Environnement Jean Charest, hier, lui reprochant d’affirmer que des progrès réels ont été accomplis au Canada dans la lutte contre la pollution.Devant un groupe de gens d’affaires et d’écologistes réunis à Toronto, le ministre Charest rendait public hier le rapport de la première année d’application du « Plan vert » fédéral, un programme étalé sur six ans qui a pour but de protéger et d’améliorer l'environnement.Dans le cadre de cette stratégie environnementale, Ottawa a déjà annoncé et mis en oeuvre 36 initiatives importantes et engagé des dépenses de plus de 1,2 milliard $ en vue d’assainir l’environnement, s’est félicité le ministre Charest.Des initiatives sont en cours d'exécution dans toutes les régions du pays, certaines d’envergure nationale comme le Plan fédéral de réduction des déchets ou la réglementation visant l'industrie des pâtes et papiers, d’autres d’envergure régionale comme la Stratégie de l’environnement arctique.Mais les membres de Greenpeace, brandissant une pancarte qui disait « Stop the Green Charade » (Arrêtez la mascarade verte), ont dénoncé les nouveaux règlements destinés à réduire le déversement de produits toxiques dans les effluents (les papetiè-res et soutenu qu’Ottawa n’avait rien fait de concret au cours de la première année de son Plan vert.« Zéro », a répondu le porte-parole du groupe, Gordon Perks, quand ou lui a demandé son évaluation du programme fédéral.« Ce n’est ni vert, ni un plan.C’est une tentative de reverdir l’image du gouvernement fédéral.» Pour les quelque 2000 groupes intéressés à l’environnement au pays, dont plusieurs sont aux abois, financièrement, et fonctionnent grâce au bénévolat et à de maigres subventions, une chose est claire : on leur avait promis des fonds supplémen talres à compter de 1991, or l’année tire à sa fin et l’argent ne leur est toujours pas parvenu.Le directeur exécutif du Comité canadien des ressources de l'Arctique, M.Stephen Hazell, a même affirmé cette semaine que le Plan vert avait nui à son groupe.Au cours des dernières années, le comité touchait chaque année une petite subvention fédérale.Cette année, il n’a rien reçu.Apparemment, le cabinet ne parvient pas à se mettre d’accord sur la taille du fonds que le Plan vert réserve aux organisations environ nementales.Le ministre Charest a indirectement reconnu qu’il éprouvait certaines difficultés a convaincre ses; collègues du cabinet.Nous dépensons beaucoup d’argent, a-t-il expliqué, et le gouvernement s’est engagé à réduire ses dépenses, et sous cet angle, c’est difficile (.) parce que nos collègues veulent être sûrs que l’argent est dépensé à bon escient. Le Devoir, mercredi 11 décembre 1991 ¦ A-3 Sept fois plus de BPC que la moyenne dans le sang des habitants de la Basse-Côte-Nord Louis-Gilles Francoeur KN RAISON de leur forte consommation de poisson, les habitants de la Basse-Cote-Nord affichent dans leur sang des taux de BPC sept fois su-périeurs à la moyenne nord-améri-came, ce qui s’expliquerait par le fait qu ils mangent sept fois plus de poisson, une denrée abondante dans leur région.C’est ce que révèle une étude sur les risques et bénéfices de la consommation de produits de la mer chez les pêcheurs et leurs familles de la Basse-Côte-Nord, réalisée en 1990 par une équipe du service de santé et d’environnement du DSC du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) et des services de santé de la Basse-Côte.L’équipe de chercheurs, dirigée par le Dr K rie Dewailly, a néanmoins recommandé en‘fin de semaine aux populations de cette région de ne pas diminuer leur consommation de poisson en raison des bénéfices plus importants qui en découlent pour leur santé.Les chercheurs ont cependant demandé aux habitants de la Basse-Côte de cesser de consommer les oeufs d’oiseaux marins, une tradition alimentaire d’origine amérindienne, parce que cette ressource alimentaire contient jusqu'à 45 fois plus de contaminants que le poisson.Selon l’étude, il suffit de consommer cinq de tels oeufs par année pour ingérer l’équivalent des BPC que rapporterait la consommation fréquente de poisson pendant un an.Un peu estomaqués, les pêcheurs de la région, qui ont pris connais- Des comités de parents contre cinq jours de plus en classe Caroline Montpetit LA FÉDÉRATION des comités de parents du Québec ( FCPQ) s’est prononcée hier contre la prolongation de cinq jours du calendrier scolaire, suggérée par le ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé.La Fédération estime que le ministère de l’Éducation devrait plutôt consacrer ses budgets el son énergie à rehausser la qualité de l’enseignement dispensé en vertu du régime pédagogique actuel.C’est ce qu’a fait savoir le président de la FCSPQ, M.(lary Slronach, au terme d’une réunion du conseil d’administration tenu par la Fédération au cours du week-end dernier.La Fédération regroupe 45 000 parents d’enfants des niveaux primaire et secondaire du système scolaire public québécois.« Il va un certain cynisme dans le fait de prolonger le calendrier de cinq jours quand on sait que les 180 jours en vigueur actuellement ne sont même pas respectés par les commissions scolaires», a expliqué M.Slronach.La Fédération s’oppose également à la diffusion d’émissions télévisées visant à promouvoir le travail fait à la maison par les étudiants.« Avec un taux de décrochage frisant 38%, nous croyons que cet argent pourrait être mieux dépensé au niveau local, à l’implantation de programmes qui tenteraient d’accrocher les enfants à l’école plutôt que de les en éloigner», poursuit M.Stro-nach.Au chapitre de la modification de l’âge d’admission en première année du primaire, la Fédération souhaiterait l’admission d’élèves qui seraient âgés de 6 ans au 31 décembre.Lors de la présentation de son plan d’orientations.M Pagé avait suggéré que l’on fixe l’âge d’admission en première à (i ans au mois de juillet précédant l’année scolaire.Il s’appuyait alors sur des études établissant que les élèves entrés plus jeunes à l’école affichaient un certain retard scolaire au cours du primaire.« En fixant la date au 31 décembre, nous suivrions les modalités d’inscription en vigueur dans les autres provinces canadiennes.Par ailleurs, présentement, les élèves admis en première année doivent avoir six ans au 30 septembre, mais on dénombre annuellement environ 4000 dérogations à celle norme.Pourquoi changer les dates alors que nous n’arrivons même lias à faire respecter le régime pédagogique actuel », ajoute M.Slronach.Enfin, la Fédération s'oppose à ce que soient publiés annuellement le taux de réussite des élèves aux examens ainsi que le taux de certification des étudiants.« Nous voulons que soient valorisés l’enfant, l’enseignant et l’école», de conclure M.Stronach.sance de cette étude en fin de semaine, ont demandé aux gestionnaires de la santé si les efforts de dépollution actuels allaient modifier bientôt la situation.« En réalité, a expliqué au DEVOIR le Dr Dewailly, on est obligé de leur dire qu’on ne peut penser à écarter ces menaces avant deux ou trois générations.Les toxiques industriels, qui ont migré jusque dans cette region éloignée, se déposent sur les fonds marins et vont agir sur la vie aquatique pendant longtemps, avant que le tout ne soit définitivement recouvert.» Les analyses de sang effectués chez 100 hommes et 104 femmes de neuf communautés de la Basse-Côte ont ainsi révélé des concentrations de plomb, de cadmium, de mercure, de BPC ainsi que d’une dizaine de produits apparentés à ces derniers, comme les dioxines et les furannnes et divers pesticides.Josée Boileau LA SOCIÉTé Saint-Jean-Baptiste de Montréal a remis hier soir ses prix annuels honorant 12 personnalités du monde des arts, des sciences, des sports et du journalisme.L’un des plus anciens prix de la SS.IB, le prix Olivar-Assehn créé en 1955 pour les journalistes, a été octroyé à l’ex-journaliste du DEVOIR el toujours collaboratrice, Mme Renée Rowan.Présentée par un ancien lauréat du même prix et journaliste du DEVOIR.Louis-Gilles Francoeur, celui-ci a souligné le « style sobre et rigoureux » qui a caractérisé la production journalistique de Renée Rowan depuis son entree au journal en 1947.Mme Rowan elle-même disait recevoir avec surprise ce prix, elle qui ne se voulait pas journaliste flamboyante mais persévérante.« Je suis contente de voir la continuité récompensée», a-t-elle indiqué avec modestie.En acceptant son prix, Renée Rowan, dont l'intérêt pour la condition Sylvain Blanchard LES (J 11 OS ES vont de mal en pis dans le conflit opposant le transporteur Nationair a ses 400 agents de bord, en lock-out depuis le 19 novembre.Loin de se rapprocher, les deux parties s’invectivent el s’accusent mutuellement de tous les maux, rendant pratiquement impossible la con-, elusion d’une entente avant le début des Fêtes, l’une des périodes les plus achalandées.Encore hier, la partie syndicale a accusé Nationair de faire de la
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