Le devoir, 21 décembre 1991, Cahier A
JOYEUX NOËL! Oampigny à compter de 13h 4380 St-Denis, Mtl, Qc H2J 2L1 (514) 844-2587 Vol.LXXXII — No 296 ?Montréal, samedi 21 décembre 1991 4 CAHIERS 1.30 +TPS + TVQ Neige en matinée.Max.: -3.Détail page B-8.0-m CULTURE Vigneault au pays de Titom Gilles Vigneault revient.Le bon vent qui l’emmène est un spectacle pour enfants, écrit par lui et Marcel Sabourin, Titom tiendra l'affiche au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts, du 26 décembre au 3 janvier.Odile Tremblay l'a rencontré.Page C-1 L’écho de Nelligan Cinquante ans après la mort du poète montréalis Émile Nelligan, l'écho de son naufrage (une oeuvre intense et interrompue, puis 40 ans d'asile) se répercute toujours dans la ville qui fut la sienne.Odile Tremblay nous le rappelle, après avoir lu ce qui s'écrit encore sur l’auteur du Vaisseau d'or.Cahier D Les victimes de la MIUF pressent les gouvernements La Russie veut adhérer à l’OTAN Le Canada pourrait aider Eltsine à atteindre son but, dit McDougall d'après AFP et PC BRUXELLES — La Russie a créé la surprise et un certain embarras hier en évoquant son adhésion à l’OTAN, au cours d’une réunion où les alliés et leurs anciens adversaires de la Guerre froide ont scellé leurs nouvelles relations de coopération.Dans un message adressé à cette première session du Conseil de coopération nord atlantique (COCONA) — les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN et de neuf pays de l’Est — le président russe Boris Eltsine a « soulevé la question de l’adhésion de la Russie à l’OTAN » en la présentant comme un « objectif politique à long terme ».Les réactions ont été très réservées, voire embarrassées.Le secrétaire général de l’OTAN, Manfred Woerner, a tenu à souligner qu’il ne s’agissait pas d’une demande formelle d’adhésion.Qualifiant la déclaration de « très dramatique et significative », la ministre canadienne des Affaires extérieures, Barbara McDougall, a affirmé qu’elle était bien accueillie par le Canada et que ce dernier pourrait «l’aider (Boris Eltsine) à atteindre éventuellement son but».« Ce n’est pas pour demain », a ajouté Mme McDougall.Et le ministre français Roland Dumas a estimé qu’il faudrait que les alliés examinent cette requête mais, a-t-il ajouté, « je serais surpris que la réponse vienne rapidement ».Pas question pour l’instant « d’étendre l’OTAN vers l’Est », a renchéri le Britannique Douglas Hurd.Pour le Néerlandais Hans Van den Broek, l’initiative de M.Eltsine « a créé une certaine émotion et montré combien les choses changeaient ».Une entrée de la Russie « dénaturerait et déséquilibrerait » l’OTAN, a affirmé le ministre belge Mark Eys-kens.Quant au secrétaire d’État américain James Baker, il a finalement annulé la conférence de presse qu’il devait en principe tenir à la fin de la réunion.Les nouvelles démocraties de l'Est — dont certaines ont envisagé d’adhérer à l'alliance — ont paru elles aussi embarrassées.« L'OTAN nous a dit qu’il n’était pas question pour l'instant d'admettre de nouveaux membres, a rappelé le ministre polonais Krzysztof Skubiszewki.Le plus important pour le moment est de renforcer les liens sans adhésion formelle », a-t-il ajouté.Les alliés ont été plus rassurés par un autre passage du message de Bons Eltsine où il réaffirme que la Russie et les autres républiques sécessionnistes s’engageaient à assurer « le contrôle unique des armes nucléaires et de leur non-prolifération » et à respecter les accords de désarmement signés par l’ex-URSS.Voir page A-4 : OTAN A NOEL, LES REFUGES POUR JEUNES AFFICHENT COMPLET mm wm fl il % \ ' % J vllllw PHOTO JACQUES NADEAU A l'approche de Noël, les 23 maisons d’hébergement pour jeunes éparpillées à travers le Québec se remplissent de jeunes sans-famille.Réfugiés dans « la dernière station d’essence avant le désert », ils y trouvent chaleur et réconfort.La fête des uns, le calvaire des autres Québec devrait assumer les frais d’appel des six familles qui ont intente des poursuites à deux fabricants canadiens de MIUF (mousse isolante d’urée formaldéhyde) et qui ont été déboutées la semaine dernière, en Cour supérieure, huit ans après l’instruction du procès devant le juge René Hurtuoise.C’est ce qu’estime la Fédération des comités de victimes de la mousse d’urée du Québec (FCVMUQ).Le juge a débouté les plaignants parce qu’ils n’ont pas réussi à établir un lien de causalité entre la MIUF et les dommages allégués.Voir page A-3 Isabelle Paré NOËL arrive avec ses gros sabots et ses ampoules impertinentes qui battent la cadence des caisses enregistreuses.Et ils sont tous là à anticiper la fête comme une morsure.Eux, on les oublie souvent.On les croit parfois fait de téflon, à l’épreuve de tout, forts d’une jeunesse invulnérable.Mais suffit que Noël pointe son nez, et ils se rabattent par centaine vers les refuges et autres foyers d'occasion.Le coeur en état de veille météorologique, ils guettent la tempête.« C’est le 7ème Noël tout seul que je passe.J’ai l’habitude.C’est la période de l’année qui fait le plus mal, où les émotions ressortent.Mais c’est comme fumer une cigarette.On s’étouffe la première fois, après on s’habitue », déballe Sylvain, la vingtaine fraîche, réfugié pour l’instant dans une des 23 maisons d’hébergement pour jeunes éparpillées à travers la province.Les Noëls tristounets, on les imagine plutôt réservés aux miséreux, aux vieillards solitaires reclus dans leurs « deux et demi », aux familles sans le sou.Pourtant à chaque Noël, c’est la même rengaine.On affiche complet dans les maisons d’hébergement pour jeunes.Des havres où on écoute, réconforte et tente de réintégrer les jeune qui dérapent, mais qui n'ont que 80 matelas à offrir sur toute File de Montréal et 250 dans toute la province.Et cette année, le phénomème d’engorgement ne fera pas défaut.On l’observe partout.Durant les deux prochaines semaines, la détresse des jeunes sera mise à rude épreuve.La fête des autres, ça devient leur calvaire à eux.À Ville Saint-Laurent, les neuf petits lits de Ressources Jeunesse fonctionnent à plein régime depuis quelques jours.Parfois, un lit passe la nuit sans locataire.Mais en l’espace d’un .avant-midi, on roule à nouveau à guichets fermés, et six ou sept jeunes doivent rebrousser chemin faute de places.« On a énormément de demandes actuellement.Plusieurs sont là parce que leurs familles n’ont pas le goût que leurs jeunes soient à la maison à Voir page A-4 : La tête PERSPECTIVES/ APRÈS L’URSS La roulette russe François Brousseau OFFICIELLEMENT RÉUNIS ce week-end, dans la capitale du Kazakhstan, pour mettre au point les termes d’un nouveau « Commonwealth d’États indépendants », les dirigeants des républiques de l'ex-Union soviétique pourront-ils faire autre chose que de répéter leurs petits jeux politiciens, pleins d'arrière-pensées nationales ?Devant des concitoyens éloignés des • préoccupations constitutionnelles, sauront-ils construire, enfin, quelque chose de fonctionnel sur les ruines de l’ordre ancien ?Les officiels ukrainiens, hier, à la veille de cette « réunion de la dernière chance » (air connu), faisaient en tout cas valoir que le plus important pour eux, c’était de se faire reconnaître, dès le départ, « le droit de quitter l’union », à tout moment et sur simple préavis.Une belle façon de commencer un nouveau mariage.Quant au président russe, reçu en grande pompe par les autorités italiennes qui ont reconnu de facto sa chère Russie, il semblait au moins aussi préoccupé par la bisbille politique qui commence sérieusement à se faire jour entre ses proches, dans sa cour du Kremlin.Par ailleurs, l’une de ses assistantes déclarait hier aux agences occidentales qu’il sera « bien difficile » aux républiques non slaves de se joindre harmonieusement au nouveau concept géopolitique.Alors que les Occidentaux ont commencé à célébrer, sur le ton du dithyrambe, les oraisons funèbres au politicien Mikhaïl Gorbatchev, la nouvelle entité géopolitique qui essaie de se reconstruire aujourd’hui apparaît très bancale, pour toute une série de raisons.Son succès est loin d’être assuré, même si les motifs d’inquiétude des Occidentaux — le contrôle des armes nucléaires; la crainte d'une « dérive à la yougoslave » — ne sont pas nécessairement les bons.Selon un soviétologue comme -f-Rémi Hyppia, inscrit au doctorat à l’UQAM et tout juste de retour d’un long séjour en Russie, « il y a un monde entre les préoccupations des Occidentaux sur l’ex-Union soviétique et les préoccupations des gens ordinaires de là-bas, qui se fichent de plus en plus des jeux politiques et institutionnels ».Des gens pour qui le discrédit de la classe politique commence même à atteindre le dieu Eltsine, pourtant triomphalement plébiscité il y a six mois.M.Hyppia ne croit pas, par ailleurs, que les angoisses nucléaires et « yougoslaves » de l’Ouest face à l’ex-URSS soient justifiées.« Le vrai danger, dit-il, c’est l’effondrement économique et la désorganisation totale de la vie publique qui pourraient rendre le terrain fertile pour une dérive ultranationaliste.» Pour sa part, dans le New York Times Ae mercredi, l’ex-dissident Vladimir Boukovski pointait lui aussi du doigt l’affreux « décalage » de l’Occident dans ses évaluations de la situation.Il se moquait amèrement de ce que les Occidentaux, pendant tant d’années, se soient bien accommodés d’une URSS totalitaire, « lui donnant des milliards pour survivre » et qu'aujourd’hui, alors que la liberté et le pluralisme ont triomphé, « c’est la panique » qui se profile soudain.Voir page A-4 : La roulette RÉTROSPECTIVE/1991 Le bilan législatif est mince à Québec, dans l’attente des grandes manoeuvres Gilles Lesage de notre bureau de Québec IL Y A UN AN, le gouvernement québécois était fort mal en point.En convalescence, le premier ministre semblait se faire déborder par son aile souverainiste qui faisait la pluie et le beau temps à la Commission Allaire.Il y avait de la rébellion dans l’air.La Commission Bélanger-Campeau accumulait les témoignages souverainistes, et leur poussée sem- blait irrésistible.La crise d’Oka avait laissé des séquelles terribles, tandis que la récession faisait rage et causait des dommages considérables, autant dans la population que dans les finances publiques.Fin 1991, non seulement M.Bou-rassa a survécu à ces nombreuses difficultés, mais il semble bien en selle, autant sur le plan personnel qu’à titre de chef du PLQ et du gouvernement.À la suite du rapport Allaire, surtout sous la poussée des jeunes, son parti s’est bel et bien donné une orientation quasi souverainiste; mais le premier ministre, poussé au pied du mur par son bras droit, M.Claude Ryan, l’a gentiment mise entre parenthèses, sans que personne n’ose rouspéter autrement qu’en catimini dans les antichambres du parti et du bunker ministériel.Mieux encore, calmant les ardeurs indépendantistes, le chef du gouvernement fait sien le voeu majoritaire de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Quebec pour qu’il y ait un référendum sur la souveraineté avant la fin d’octobre 1992.Mais il se garde la marge de manoeuvre nécessaire pour faire choisir les Québécois entre les offres fédérales et « une alternative sur d’autres formules», comme il vient de le faire savoir, en un immense ballon d’essai de Noël.Prestidigitateur, ambivalent et ambigu à souhait, certes, mais ça permet au maître en escrime de voir venir, en plus de contrôler tant bien que mal le terrible syndrome du deuxième mandat et de l’irrépressible tentation de cha- que ministre de s’ériger un monument — ou une épitaphe glorieuse ?qui assure sa notoriété.Quant aux relations avec les Mohawks et les autres Amérindiens, aucun problème fondamental n'est résolu.Le projet de la Baie James s’enlise dangereusement.À tout le moins, contrairement à ce que certains craignaient, il n’y a pas eu de crise grave comme l’an dernier.Et la paix sociale, objet de toutes les attentions de M.Bourassa, garde son équilibre précaire.Il a été moins chanceux, si l’on peut dire, au sujet des finances publiques.Non seulement la reprise économique tarde à se manifester, mais la récession perdure, avec son cortège de faillites et de misères, creusant davantage un déficit budgétaire que, avec fierté, l’on avait réussi à diminuer durant les années prospères.Tout cela pour dire que l’année qui prend fin ne fut glorieuse ou décisive en rien.Elle a toutefois permis au gouvernement de tirer son épingle Voir page A-4 : Le bilan Ppveü consolidation volume II - tome 2 1840-1898 SSSSæB ,ÉT>ÉCCAS ttrf et cottsoM^ HISTOIRE DU CATHOLICISME QUÉBÉCOIS Philippe Sylvain et Nive Voisine \510 pages 29,95 $ Ce nouveau tome de l’Histoire du catholicisme québécois complète l’étude sur les XVIIIe et XIXe siècles.Il montre comment le «réveil religieux» tant attendu éclate en 1840-1841 et achemine le Québec «vers un régime de chrétienté».Boréal 7f A-2 B Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 PHOTO ARCHIVES Charlotte Goudreault PHOTO ARCHIVES Pierre Bélanger EN BREF.40 Canadiens recherchés HALIFAX (PC) — Recherchés : 40 Canadiens ordinaires prêts à discuter de la meilleure répartition des pouvoirs entre Ottawa et les provinces.Dépenses personnelles défrayées pour réunion de trois jours à Halifax.Faites parvenir votre candidature par la poste, en décrivant vos intérêts, avant le 3 janvier.Une petite annonce ainsi rédigée résumerait assez bien le message qu’avaient à faire'passer, hier, les organisateurs de la première des cinq conférences censées remettre le train constitutionnel d’Ottawa sur la bonne voie.« L’enjeu est important, sinon nous n’aurions pas accepté ce genre de travail », a expliqué en conférence de presse le président du Conseil économique des provinces atlantiques, M.Tim O’Neill.Le Conseil ne cherche pas des experts, seulement des gens qui auront démontré leur intérêt pour la chose constitutionnelle.Il s’efforcera néanmoins de constituer un échantillon représentatif de la population canadienne.La séance de Halifax, du 17 au 19 janvier, se penchera sur les dix propositions gouvernementales de septembre concernant le partage des compétences entre le fédéral et les provinces.Les allocations familiales augmentent de 95 cents OTTAWA (PC) — Les allocations familiales augmenteront légèrement en janvier, a annoncé hier le gouvernement fédéral.La hausse de 95 cents portera les allocations familiales de 33,93 $ à 34,88 $, soit une augmentation de 2,8 %, dans la plupart des provinces et territoires.Au Québec — tout comme en Alberta —, les allocations varient selon l’âge et le nombre d’enfants, en autant que la moyenne mensuelle provinciale égale le montant versé par Ottawa.D’autre part, le crédit fédéral d’impôt pour enfants pour l’année fiscale 1991 pourra atteindre 585 $ par enfant, selon le revenu familial.De plus, les parents admissibles pourront réclamer un montant supplémentaire de 207 $ par enfant de six ans et moins pour qui l’on n’a pas ceclamé de frais de garderie dans la déclaration de revenus.Les funérailles de Smallwood SAINT-JEAN, Terre-Neuve (PC) — Les funérailles de l’ex-premier ministre Joey Smallwood auront lieu ce matin à Saint-Jean.M.Smallwood, qui a été premier ministre de la province pendant presque 23 ans, est décédé mardi à l’âge de 90 ans.Les premiers ministres Brian Mulroney et Clyde Wells s’adresseront aux fidèles qui seront rassemblés à la basilique de Saint-Jean.Le ministre fédéral du Commerce, Michael Wilson, et le chef libéral, Jean Chrétien, assisteront également à la cérémonie.Les funérailles débuteront à 11 heures, heure locale, après une procession d’environ 30 minutes à partir du Parlement provincial où le corps de M.Smallwood a été exposé au cours des derniers jours.Des Intérêts considérables (PC) — Le juge John Hannan, de la Cour supérieure, fera connaître au cours de la deuxième semaine de janvier le montant exact des intérêts que cinq médias d’information devront verser à l’ex-conseiller municipal Gerry Snyder.Un jury civil a déjà accordé une indemnité de 100 000 $ à M.Snyder, qui a été identifié à tort comme étant un membre de la « mafia juive », en 1975.En vertu de la loi, les intérêts dans ces cas-là sont de 5 %.Mais un article du Code civil du Québec prévoit parfois des intérêts plus élevés, s’approchant du taux privilégié des banques.Les avocats des cinq médias ont fait valoir, hier, qu’ils n’avaient pas à verser des intérêts supérieurs, puisqu’ils n’étaient pas responsables des délais occasionnés par la cause du journal The Gazette.On a en effet procédé dans la cause du quotidien montréalais en premier lieu et il a fallu attendre une décennie avant qu’elle ne soit plaidée en Cour suprême du Canada, à l’avantage de M.Snyder.Les intérêts des 100 000 $ pourraient s’élever à environ 200 000 $.Harcèlement du clergé au Timor oriental (LE DEVOIR) — Selon des informations parvenues ces jours-ci à l’organisation catholique Développement et Paix, le harcèlement envers des membres du clergé se poursuit au Timor oriental.Mgr Belo, archevêque de Dili, capitale de cette ancienne possession portugaise annexée de force par l’Indonésie, a vu sa ligne téléphonique coupée et il est sous surveillance constante de l’armée; son vicaire général, le père Alberto Ricardo, a subi un long interrogatoire et a été traité « comme un torchon ».On rapporte que des prêtres sont retenus plusieurs heures, fréquemment, pour des interrogatoires au cours desquels les autorités militaires les accusent de toutes sortes de délits.Au Timor oriental, toujours selon ces sources catholiques, le climat actuel fait craindre la préparation d’un massacre semblable à celui qui s’y déroula en 1976.L’enquête instituée par Djakarta sur une récente fusillade — le 12 novembre, plus d’une centaine de manifestants (19, selon les autorités) ont été fauchés par le tir de l’armée — ne serait qu’un prétexte de plus pour exercer un « harcèlement psychologique raffiné » auprès de personnes arrêtées, dont certaines pourraient être traînées devant les tribunaux sous l’empire de la Loi contre la subversion ! On semble miser beaucoup sur les pressions que peuvent exercer les États-Unis sur le président Suharto pour que cesse la persécution, disent ces informateurs qui ont été contactés par le journaliste Arnold S.Kohen.LES LANGUES: UNE AFFAIRE RENTABLE anglais parlé anglais écrit italien portugais* allemand* espagnol civilisation espagnole* français parlé français écrit grec* Japonais* chinois* nouveau CLUB DE CONVERSATION* nouveau Session de 7 semaine* Session de 4 semaines Session de 3 semaines (25 heures/aemainc*) début de session le 13 janvier L’INFORMATIQUE À LA PORTÉE DE TOUS Session de 3 semaines les vrais débutants* Dactylo sur ordinateur Connaître l'IBM PC* (Windows 3.0) [ Session de 7 semaines Z] IBM DOS dBase IV+* Wordperfect 5.1 (et avancé | Lotus 123 (et avancé ) Comptabilité informatisée* Croupe maximum de 10 personnes Pour l’anglais, le français et l’espagnol: Inscription les 16, 17 et 18 décembre et les 3, 6, 7, 8, 9 et 10 Janvier entre 12h et 14h et entre 16h et 18h Pour tous les autres programmes: inscription dès maintenant.Y.M.C.A.Centre-vilJe Y.M.C.A.Hocheiaga Maisonneuve 1450,Stanley (métro Peel) 4057, rue Hocheiaga (métro Vtau) 849-8393 postes 712 et 732 255-4651 • Ces cours ne sorti pas offert» d La succursale Hocheiaga MaLsurxneuue.La bataille qui se prépare dans Anjou sera avant tout celle de l’économie Pierre O’Neill EN VUE DE l’élection partielle du 20 janvier dans le comté d’Anjou, libéraux et péquistes tenteront de démontrer qu’ils sont les plus aptes à relancer l'économie de l’est de Montréal.Le défi du PLQ sera de savoir renverser le courant d’insatisfaction populaire et de rétablir la confiance avec l’électorat.Celui du PQ de prouver sa capacité d’élaborer des hypothèses de solutions crédibles et de gérer la crise socio-économique.Dans cette optique, les deux ont intérêt à mettre la sourdine sur l’accessoire constitutionnel.Mais entre la trentaine de victoires du PLQ à des élections partielles d’une part, et les sondages qui ne 29 000 citoyens ont séjourné derrière les barreaux cette année OTTAWA (PC) - Plus de 29 000 Canadiens séjournaient derrière les barreaux à un moment ou l’autre de l’année, ce qui a coûté aux gouvernements fédéral et provinciaux 1,8 milliard $.Les données, rendues publiques hier par le Centre canadien de la statistique juridique, une division de Statistique Canada, démontrent que 11 289 détenus séjournaient dans les pénitenciers fédéraux à chaque jour durant l’année fiscale 1990-91.Les pénitenciers provinciaux accueillaient 17 944 personnes chaque jour.Il en a coûté 862 millions $ à Ottawa et 938 millions $ aux provinces pour héberger les détenus pendant cette période, soit une moyenne de 123,73 $ par jour par détenu.Les sentences purgées dans les pénitenciers fédéraux sont réservées aux délits criminels passibles de peines de deux ans et plus, alors que les pénitenciers provinciaux accueillent les autres délinquants.Le Canada occupe depuis longtemps le deuxième rang des pays occidentaux pour son taux de prisonniers, devancé seulement par les États-Unis.Un peu plus du tiers des détenus purgent des peines pour vol ou pour effraction.Un peu plus du quart des détenus dans les pénitenciers provinciaux s’y trouvaient à cause rfamen-des impayées, une mesure pourtant décriée par plusieurs réformateurs du droit.D’autre part, 82 détenus sont morts en prison cette année, un tiers d’entre eux par suicide.9 % des prisonniers décédés ont été assassinés par des codétenus, alors que les autres sont morts de cause naturelle ou à la suite d’un accident.La population carcérale, comme d’habitude, était majoritairement composée d’hommes, avec seulement 8% de femmes dans les prisons provinciales et 3 % dans les pénitenciers fédéraux.Parizeau fait le point LE PRÉSIDENT du Parti québécois et chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale a accordé cette semaine à l’agence Presse canadienne une entrevue qui sera diffusée demain.Quatre grandes conclusions se dégagent de cet entretien au cours duquel M.Parizeau a fait le point sur l’actualité politique ; 1) les candidats potentiels ne se bousculent pas aux portes du parti; 2) le leader souverainiste écarte la possibilité que l’Amérique du Nord puisse créer son propre parlement continental; 3) le chef péquiste croit qu’il n’est pas trop tard pour donner un vigoureux coup de barre de soutien à la reprise économique; 4) Jacques Parizeau trouve remarquable que l’appui à l’option souverainiste soit demeuré stable autour des 55-60 au cours de cessent de proclamer l’avance du Parti québécois dans les intentions de vote d’autre part, seuls les électeurs d’Anjou détiennent la clé du scrutin qui leur permettra de sortir de l’orphelinat politique.Traversée de bout en travers par les autoroutes 25 et 40, Anjou est en quelque sorte la porte d’entrée de l’est de l'ile, un territoire et une population sévèrement affectés par les deux dernières récessions économiques.Une région qui a assisté impuissante à la liquidation de l’industrie pétrochimique, longtemps le fondement de sa prospérité.Aujourd’hui, le taux de chômage y est particulièrement élevé et les fermetures d’usines alimentent avec une désolante régularité la chronique économique.Dans un tel contexte, pas étonnant que les thèmes économiques figurent au premier rang du palmarès électoral.Même le porte-étendard du Parti québécois n’a pas l’intention de s’éterniser sur la question constitutionnelle.Avocat spécialisé en droit commercial, Pierre Bélanger se propose de centrer sa campagne sur l’incurie du gouvernement en matière de développement économique : « C’est beau parler de Constitution, mais les gens veulent qu’on parle d'emplois.C’est beau parler de souveraineté, mais il faut aussi vivre jusque-là.Il faut des emplois et du développement économique ».Même son de cloche de la candidate libérale, Charlotte Goudreault, gestionnaire de profession, et qui interroge la crédibilité du Parti québécois dans le dossier de l’économie.Tout en mettant l’emphase sur les nouveau-nés de la politique économique libérale, les plans de relance mis de l’avant par les ministres Gé-rald Tremblay, Daniel Johnson et LA DÉPUTÉE péquiste Luce Dupuis, porte-parole de l’opposition dans les affaires concernant la Régie des installations olympiques (RIO), a dénoncé hier la décision de la RIO d’octroyer sans appel d’offres des contrats d’une valeur totale de 310 000 $ à la firme de relations publiques National, pour préserver l’image du Stade olympique, à partir du 20 septembre dernier.Ces contrats sont entrés en vigueur au moment où le ministre responsable du dossier, M.André Valle-rand, annonçait le prolongement de la fermeture du Stade.Ils comportaient des instruments de mesure de l’opinion publique, de direction des communications, ainsi que de recherches et d’analyses, selon les informations publiées dans LE DE- Lia Lévesque de la Presse canadienne PENDANT QUE l’on parle de plus en plus d’environnement et des choix sociaux que cela suppose, le transport en commun, lui, a plutôt écopé en 1991.Le métro et l’autobus ont été frappés de plein fouet par la réforme Ryan, c’est-à-dire le retrait de Québec du financement de l’exploita-tiondu transport en commun.Ainsi, les neuf sociétés de transport en commun du Québec — Montréal, Rive sud de Montréal, Laval, Québec, Rive sud de Québec, Ou-taouais, Saguenay, Trois-Rivières, Sherbrooke — se voyaient confrontées à un manque à gagner soudain de 250 millions $, au moment même où plusieurs d’entre elles entreprenaient des campagnes pour convaincre les gens d’utiliser davantage le transport en commun.Il s’en est suivi, évidemment, d’importantes hausses de tarifs un peu partout à travers le Québec et qui s’abattront sur l’usager dès le 1er janvier.La hausse la plus impressionnante André Bourbeau.Mais aux yeux de l’adversaire péquiste, Pierre Bélanger, ces pseudo-grappes industrielles et ce programme de formation de main-d’oeuvre, c’est de la foutaise, considérant qu’on y trouve peu ou rien pour relever l’économie de l’est de Montréal.Et pour avoir fait plusieurs fois le tour du comté et sollicité des milliers d’électeurs, le candidat péquiste dit avoir une bonne idée des points de vulnérabilité des libéraux.« L’insatisfaction à l’endroit du gouvernement est générale, mais vise particulièrement la réforme Ryan ».Dans ce sombre contexte économique, Anjou n’est pas le Pérou mais bien d’autres comtés de l’est de Montréal sont plus démunis.Le profil de sa population en est un de classe moyenne, où dominent les administrateurs, les employés de bureaux, les travailleurs spécialisés, les fabricants et les travailleurs du bâtiment.Les francophones y comptent pour plus de 80 % de la population, alors qu’allophones et anglophones forment le reste de la colonie.À première vue donc, l’analyse politique pourrait porter à conclure qu’il s’agit d’un terrain d’opération fait sur mesure pour la horde nationaliste.Mais son histoire politique enseigne qu’aucune tendance politique y a vraiment imposé sa domination.Pourtant connu, l’ex-premier ministre Pierre Marc Johson s’y était fait élire avec seulement quelques centaines de voix de majorité.A deux reprises depuis, le libéral Serge Larouche a remporté la victoire avec 2000 voix de majorité, avant de siéger comme indépendant puis de démissionner.Orphelin depuis près de six mois, l’électorat d’Anjou exprime donc ses préférences avec parcimonie, peut- VOIR hier.Mme Dupuis ajoute que l’octroi d’un contrat sans appel d’offres ne se justifie généralement que dans une situation d’urgence, ce qui ne peut être invoqué dans le cas du contrat de la compagnie National.« Je voudrais obtenir le coût ventilé de ce qu'on peut appeler ‘ l’aventure de la poutre du Stade ’, jusqu’à sa réouverture.En période de récession, et alors que les payeurs de taxes sont rendus à leur limite de capacité, l’octroi de ce contrat est simplement indécent», dit-elle.Mme Dupuis ajoute que c’est la même firme de relations publiques, National, qui avait obtenu un contrat de 600 000 $ pour la publicité de la réforme des soins de la santé et des services sociaux du ministre Marc- est sans doute celle de la carte régionale de la métropole, qui donne accès au métro de Montréal et aux autobus des rives nord et sud.Celle-ci passera de 52 $ à 69 $ par mois.Et l’on ne parle pas ici de banlieues éloignées, mais de citoyens qui habitent par exemple Brassard, Longueuil ou Laval et qui prennent le métro à Montréal.Dans l’Outaouais, par exemple, le passage d’autobus payé directement au chauffeur passera de 1,75 $ à 2,50$.Partout les usagers ont écopé.Et parfois, les hausses de tarifs s’accompagnent de diminutions des services.Sur la rive sud de Montréal, par exemple, un plan de « rationalisation » était déjà prévu et vient se confondre aux effets de la réforme Ryan.On y parle même de mises à pied.Les syndicats des sociétés de transport ont protesté, les centrales syndicales, des groupes de pression, des associations étudiantes, des regroupements de personnes âgées, des milliers d’usagers ont eu beau signer des pétitions, le gouvernement n’a pas reculé.Pour le porte-parole du groupe Transport 2000, M.Guy Chartrand, la réforme Ryan est « un coup de matraque sur le transport en commun ».« Le gouvernement du Québec, avec la réforme Ryan, a donné le signal que le transport en commun, pour lui, ça ne semble pas une priorité.» En matière de transport en commun, 1991 a été « une année de désen- être parce qu’au cours des deux dernières décades il a eu l’occasion d’exercer son droit de vote des dizaines de fois aux niveaux fédéral, provincial et municipal.À ce stade-ci, ni la candidate libérale, ni le péquiste peuvent prétendre que la victoire est acquise.Au cours d’entrevues réalisées cette semaine, tous deux ont convenu volontiers que les résultats du scrutin seront serrés.« Ce sera une véritable guerre de tranchées».Qu’est-ce donc qui peut faire la différence entre une victoire et une défaite ?Caïds des organisations péquiste et libérale, Pierre Boileau et Jean-Marc Jacques proclament tous deux l’invincibilité de leur machine.Ils annoncent le même style de campagne, ont élaboré sensiblement les mêmes stratégies publicitaires et comptent bien pousser les dépenses électorales a la limite permise par la loi de 33 000 $.Et le prerequis de la victoire a pour les deux la même résonnance : « Sortir le vote ».Par-délà une analyse locale aussi consensuelle, il se pourrait bien que les facteurs déterminants émergent de la conjoncture politique provinciale.À hi lecture des sondages d’opinion de l’année, il ressort que le PQ jouit de cinq à quinze points d’avance sur le PLQ dans les intentions de vote des Québécois.El que le degré d’insatisfaction à l’égard du gouvernement n'a jamais été aussi élevé depuis l’accession de Robert Bou-rassa à la direction de l’État.Pendant la période des Fêtes, chacun des 32 000 résidants du comté ouvrira sa porte à un député, un ministre ou un premier ministre.Le vote du 20 janvier dira si l’électeur d’Anjou a préféré la visite des libéraux ou des péquistes.Y van Côté.« Les personnes identifiées comme meneurs du dossier chex National sont des anciens organisateurs du Parti libéral, note Mme Dupuis.Je ne crois pas par ailleurs qu’il y ait eu urgence de refaire l’image déjà passablement salie du Stade et de ses ingénieurs ».De son côté le président de la régie des Installations olympiques, M.Pierre Bibeau, a affirmé hier aux journalistes que le choix de la firme i National était justifié, cette firme étant la plus grosse compagnie de relations publiques au Québec.M.Bibeau a réitéré que l’octroi de ce con trat étail nécessaire pour préserver l’image publique du stade et de la RIO.gagement, avec des plans de décroissance», déplore M.Chartrand.Il affirme que pour certains maires de banlieue et dans certaines régions du Québec, le transport en commun est perçu comme « une nuisance, un mal nécessaire».« Il y a certains politiciens locaux qui croient que les usagers du transport en commun, ce sont des pauvres, des assistés sociaux et des étudiants et que la classe qui a de l’argent, elle, prend sa voiture.Ça vient de s’éteindre.» Pour 1992, M.Chartrand prévoit une baisse de l’achalandage, comme conséquence des hausses de tarifs décrétées en 1991.De combien ?Il ne peut le dire.M.Chartrand prédit d’ailleurs de sombres lendemains au gouvernement qui a choisi de sabrer ainsi dans un service d’avenir comme le transport en commun.« Ce gouvernement va tirer ça comme un boulet à ses pieds.Ça va revenir publiquement, cette réforme imposée.» Pour l’Union des municipalités du Québec, la réforme Ryan est « un désengagement aussi brutal qu’inefficace ».« Le gouvernement a mis fin de façon abrupte à une décennie d’implication financière importante ».Pourtant, rappelait l’UMQ, lors de son colloque sur la décentralisation, le rôle du transport en commun « déborde largement les frontières étroites d’une municipalité ou même d’une région ».Le transport en commun n’a pas seulement une mission locale ou régionale.1991.?RÉDACTEURS EN CHEF Samedi le 21 décembre Animée par Lise Bissonnette, directrice du quotidien LE DEVOIR, une émission qui réunit, chaque mois, journalistes, politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le monde.Diffusé au Canada, aux États-Unis et dans toute l'Europe, c'est un sommet médiatique sur l'actualité.À TV5 câble 15*.Produit par Larry Shapiro - Les Affaires Mondiales en collaboration avec TV5.• Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.LA TEIEVISIQN INTERNATIONALE Le monde en français en exclusivité sur le câble SLfoutzzu Gambard Vente et service technique 630-A ( athcart, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX_______ Le PQ n’apprécie pas le contrat sans appel d’offres pour préserver l’image du Stade La réforme Ryan fait exploser les coûts du transport en commun I Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 ¦ A-3 Québec devrait assumer les frais d’appel, estime la Fédération des victimes de la MIUF Clément Trudel QUÉBEC DEVRAIT assumer les frais d'appel des six familles qui ont intenté des poursuites à deux fabricants canadiens de MIUF (mousse isolante d’urée formaldéhyde) et qui oht été déboutées la semaine dernière, en Cour supérieure, huit ans après l’instruction du procès devant le juge René Hurtubise.C’est ce qu’estime la Fédération des comités de victimes de la mousse d’urée du Québec (FCVMUQ).Le juge condamnait les plaignants à rembourser 75 % des frais d’expertises et concluait que rien, dans la preuve présentée, n’établissait un lien de causalité entre la MIUF et les dommages allégués.Sans la continuation du financement, les six familles « n’auraient tout simplement plus accès à la justice », estime la Fédération, qui vient de convoquer les 40 comités membres à une assemblée le 10 janvier à Montréal, soit trois jours avant que n’expire le délai d’appel.Il y a près de 6000 familles qui peuvent intenter des poursuites dans des causes simi- laires à celles que vise la décision du juge Hurtubise, mais comment recommencer une preuve alors que la plupart ont « démiuffé » leur maison, demande une porte-parole de la Fédération, Mme Nicole Lamer?.Hier, Mme Lamer disait avoir appris récemment que « les dossiers médicaux sont détruits après cinq ans » et que l’on n’en conserve qu’une description sommaire, ce qui crée, selon elle, un obstacle de plus au dépôt de plaintes, sans compter l’absence du nerf essentiel de toute guerre judiciaire : l’argent.Les procureurs qui ont plaidé devant la Cour supérieure la cause des plaignants, au nombre desquels Me Claude Masse et Me Nicole Duval-Hesler, ont, en conformité avec le voeu des familles, transmis cette semaine à l’Office de protection du consommateur (OPC) une demande de financement de cet appel, rappelle Mme Lamer.Le president Vignola, de l’OPC, a acheminé ensuite cette requête au bureau du ministre Rémillard.Au bureau de Me Masse, hier, il nous a été impossible d’obtenir les commentaires de celui qui fut le principal pilote de la preuve dans ce qu'il présente comme six PHOTO AP Vers le placard Prenant la réalité de vitesse, la sculpture de Mikhaïl Gorbatchev a été retirée hier du hall des chefs d’État, au Musée de cire de Mme Tussaud, à Amsterdam.Méthode révolutionnaire pour traiter le diabète PARIS (AP) — Des chercheurs viennent de mettre au point une méthode de traitement du diabète insulino-dé-pendant par implantation, sous la peau, du pancréas, chez la souris.Les résultats, qui s’avèrent concluants, ouvrent la voie à des essais similaires chez l’homme.« Les cellules du pancréas, qui produisent l’insuline, une hormone indispensable au contrôle du taux de sucre dans le sang, sont douées de la même fonction, dès lors qu’elles sont implantées sous la peau a l’intérieur de tubes poreux », a déclaré le docteur Paul E.Lary, responsable de cette expérience (Washington).Ces tubes, longs de deux centimètres environ et larges de moins d’un millimètre, contiennent les cellules du pancréas, encore appelées les îlots de Langherans.Dotes de trous suffisamment grands, ils permettent à l’insuline de passer librement dans l’organisme et aux cellules d’être nourries par ce même organisme, notamment en oxygène.« Il ne peut pas y avoir de rejet de ces îlots par le système immunitaire, car les anticorps sont des cellules trop larges pour passer à l’intérieur de ces pores », a expliqué le docteur Lary.Chez une personne souffrant de diabète insulino-dépendant, les cellules du pancréas sont détruites et ne peuvent plus produire d’insuline.Chez la souris, ces îlots se comportent exactement comme les cellules d’un pancréas normal et sont capables de réguler le taux de sucre dans l’organisme.« Si cette méthode s’avère aussi efficace chez le chien ou le singe, alors on l’envisagera sérieusement chez l’homme », a ajouté le chercheur.Le diabète insulino-dépendant est une maladie grave, qui contraint la personne qui en souffre à plusieurs injections quotidiennes d’insuline.Lorsque la maladie est mal contrôlée, elle peut se compliquer de maladies cardiaques, rénales et de cécité.15 milliards $ aux chômeurs OTTAWA (PC) — Près de 15 milliards $ ont été versés aux chômeurs canadiens au cours des 10 premiers mois de l’année, une hausse de 36,6 % par rapport à la même période l’an dernier, rapporte Statistique Canada.En octobre 1991, les chômeurs canadiens ont reçu 1,34 milliard $ en prestations d’assurance-chômage, soit 26,6 % de plus qu’en octobre 1990.Mais si on tient compte des variations saisonnières, Statistique Canada estime que le nombre des prestataires d’assurance-chômage a diminué de 1,9 % de septembre à octobre 1991.Ces données reflètent le climat de récession économique et la nouvelle politique gouvernementale en matière d'assurance-chômage, qui a commencé à réduire les prestations totales en 1990, a expliqué hier M.André Picard, porte-parole de Statistique Canada.Le gouvernement conservateur a change l’an dernier les règles du jeu, réduisant la période de prestations et allongeant la période d’attente avant de pouvoir bénéficier de son assurance-chômage.« Si on consulte d’autres statistiques, on pourrait probablement noter une hausse des chômeurs et des assistés sociaux », a-t-il dit.Le nombre de prestataires réguliers d’assurance-chômage diminue de façon régulière depuis les six derniers mois, après une pointe maximale de 1,2 million en avril.On estime à environ 1,1 million le nombre de prestataires d’assurance-chômage en octobre.PROFESSEUR FRANCOPHONE QUALIFIÉ MONTESSORI demandé pour l'École Montessori d'Ottawa le plus tôt possible ou en septembre 1992, pour prendre la direction d'une classe déjà établie de 24 étudiants francophones, âgés de 3 à 6 ans.Excellent salaire et avantages.Envoyez votre curriculum vitae à: M.Pat McLaughlin 335 rue Lindsay Ottawa, Ontario K1G 0L6 « causes-types ».Me Masse a déclaré la semaine dernière, en conférence de presse, que le juge Hurtubise avait exigé un degré de preuve scien-tifique tel que le fardeau de la preuve ne pouvait pas être renversé.À noter que le juge Hurtubise refuse, dans son jugement en trois tomes, de parler de causes-types.Il estime plutôt qu’il a jugé six causes « spécifiques » qui ne peuvent avoir de Uen avec les quelque 6000 dossiers québécois.La cause entendue entre septembre 1983 et janvier 1990 a donné l’occasion d'entendre 122 témoins « dans plus de 20 champs de spéciaüsation » — qui peuvent aller de l’oncologie à la chimie, en passant par l’architecture et i'ingéniérie.Ce procès fut le plus long qu’ait connu l’humanité; il est déjà inscrit comme tel dans le livre des records Guinness.La FCVMUQ aimerait rencontrer dès le début de janvier 1992 pour discuter de la suite « politique » à donner au mégaprocès, M.Rémillard ainsi que le ministre fédéral des Consommateurs et des Sociétés, M.Pierre Blais : « Seuls nos responsables publics ont l'autorité et les moyens réels de rendre justice aux victimes de la MIUF», dit Mme Lamer, elle-même entraînée dans la saga de la MIUF parce que des organismes gouvernementaux l’avaient incitée à y recourir dans le cadre d’un programme d’économie d'énergie.L’OPC a payé les procureurs des familles Simard, Altobelli, Pinot, Berthiaume, Paillé et Denicourt.En principe, c’est également l’OPC qui devrait rembourser aux deux compagnies défenderesses, Rapco Foam (filiale de la Lorcon) et Borden Chemical, et à la Société d’hypothèque et de logement, 75 % des frais d’expertises qui se sont élevés à environ 3,4 millions $.La volonté de poursuivre la lutte avait été manifestée vendredi dernier, quatre heures après l’annonce de la décision du tribunal, par les porte-parole de la Fédération, Nicole Lamer et Pierre Bergeron.Cette volonté ne se dément pas.Dans un communiqué intitulé
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