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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-12-21, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 21 décembre 1991 Ülr 'tÆÊ 1»)^^ rJii/k = MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL * «K •WT, CINÉMA Sur les cendres de l’affaire Kennedy C’est un film foisonnant, écrit Odile Tremblay à propos de JFK, un film fouillé, presque trop nourri et fort intéressant que nous livre le réalisateur Oliver Stone, une doeu fiction plus vraisemblable que nature dans laquelle l’Oncle Sam pourra se contempler sans complaisance.JFK vient frapper l’Amérique endormie depuis près de l rente ans sur les cendres de l’affaire Kennedy.Page C-3 TÉLÉVISION De Daudet à Passe-Partout Marie Eykel n’est pas encore grande et elle refuse de vieillir.Il émane de son être, écrit Lyne Crevier, un relent d’enfance.Après avoir mis sur pied le Théâtre de la Veillée, au début des années 70 avec Gabriel Arcand, elle a abandonné la scène pour la télévision.Depuis 13 ans maintenant, elle tient le rôle titre dans Passe-Partout, rémission-culte des jeunes té-léphages.Page C-5 MUSIQUE Le nouveau John Vickers À 35 ans, le ténor canadien Ben Heppner possède une feuille de route impressionnante.Après avoir chanté à Moscou, Vienne, Milan et Cologne, il faisait ses débuts au Metropolitan de New York dans Idomeneo de Mozart, qui sera retransmis en direct aujourd’hui à CBF-MF.Maurice Tourigny a rencontré celui que l’on décrit comme le nouveau John Vickers.Page C-7 Ouvertes les portes du pays de Titom Vigneault revient parler d’accueil aux enfants Odile Tremblay J K NK SAIS pas si Gilles Vigneault croit sérieusement à l’astrologie, mais je sais qu’il peut deviner le signe d’une inconnue après une heure d’entretien, au débit, aux gestes, au regard, allez savoir à quoi.Le mien, tenez, c’est bélier.Kst-ce écrit sur mon visage ?Sans doute.Puisque mon vis-à-vis le jette dans la conversation comme une évidence, laissant la sceptique que je suis confondue.Tout ça pour vous dire que Vigneault ne passe pas son « On a tellement de mal à accepter l’autre.Mais l’autre sera de plus en plus nombreux à s’installer parmi nous.Ça commande une attitude d’accueil.L’humanité vit un drame avec tous ces Zacharie errant sur la planète qui se cherchent quelqu’un au coeur assez grand pour les recevoir.Alors on a voulu le dire aux enfants.» temps à se bercer de ses propres paroles, mais qu’il observe, qu’il écoute, qu’il s’intéresse aux gens placés un moment sa route.C’est ce qui garde les poètes vivants, j’imagine.Le voici donc de retour dans nos parages.Quand sa haute silhouette un peu voûtée s’encadre à la porte du café de la Place des Arts, les gens l’arrêtent, lui suggèrent de remettre à son répertoire une chanson oubliée.Il répond à chacun, avec sa courtoisie proverbiale.Tous l’accueillent comme de la grande visite.Car mis à part un tour de chant en 88, depuis dix ans, le barde se faisait PHOTO JACQUES NADEAU ••y-* \ \ > s» * Al \*\ U*/; -àf'#;,» Gilles Vigneault rare dans notre paysage et de nos hivers, eux qui ont gagné à son contact un peu de ses rimes, de ses images et de sa voix trop éraillée.À force de chanter les poudreries, il y en a une, violente, en forme de Non, qui l’a emporté en France où Vigneault a donné ces dernières années spectacle sur spectacle.Assommé par les résultats du référendum, on l’a vu remiser dans son sac ses Tarn ti de lam pour les semer plus loin.Lui se défend pourtant d’avoir fui ses racines pour d’autres plus lointaines.« C’aurait été indélicat de claquer la porte d’une maison qui vous avait si bien ac- cueilli durant 30 ans.» proteste-t-il.Gilles Vigneault a tellement parlé du pays, qu’il y a comme un couac à la réception aujourd’hui.Aux accords électro-accoustiques de la fin de siècle, dans la tourmente de la grande folie constitutionnelle que lui nomme tragédie, le Québec gigue-t-il encore sur les vieux mots du chantre de Natashquan ?Le nationalisme (un mot qu’il déteste) a échappé aux poètes.Si bien qu’on se demande s’il reste encore à Vigneault un pays à nommer ?« Le sujet du pays est épuisable, note-t-il simplement.Peut-être quelqu'un pourrait prendre la relève.Moi, j’ai dit ce que j’avais à dire ».Cela assuré, voici qu’il parle encore : « Le Québec a toujours couru un grave danger.Mais il a couru plus vite que le danger.Au fond, ça garde peut-être en santé d’avoir le danger à ses trousses », soupire le barde d’un air mi figue mi raisin.À ses yeux, les poètes auront encore leur place dans un Québec de demain, même coupé de ses chaînes.« Ils serviront à dire aux dirigeants : attention ! nous vous regardons et resterons aussi impitoyables devant vos bêtises que devant celles de ceux qui vous ont précédés.» Il était vraiment fatigué l’autre soir au sortir d’un sprint d’entrevues.Alors, ça mettait une sorte de voile sur ses yeux bleus.Des yeux qui vous scrutent tandis qu’il aligne ses belles grandes phrases littéraires et vous enveloppe de paraboles, la couronne plus blanche et le sourire plus doux qu’autrefois, avec une fragilité nouvelle.« Et en pleine santé », précise-t-il.Son hospitalisation de l’été dernier avait inquiété tout le monde, mais il vient de recevoir de nouveaux résultats d’examen.« Mon médecin m’a dit que j’étais comme neuf.» Le bon vent qui l’emmène est un Voir page C-2 : Vigneault V.yy 1- PHOTO JACQUES NADEAU Bernard Giraudeau BERNARD GIRAUDEAU La révélation poétique du monde intérieur Odile Tremblay LA BEAUTÉ est une arme à double tranchant.D’un côté, elle ouvre les portes comme un passe-partout, de l’autre, elle emprisonne ses élus dans une enveloppe étroite, restrictive.Les acteurs, surtout.Prenez Bernard Giraudeau, par exemple.Pas moyen d’avoir de tels yeux gris, ces traits sans défauts et ce beau corps souple sans se retrouver immanquablement voué à la cause des jeunes premiers.Dans Passion d’amour d’Ettore Scola, le visage ingrat de sa partenaire venait par contraste souligner les lignes idéales du sien.On l’a vu rigolo ( Viens chez moi, j'habite chez une copine), séducteur (La Boum), sensuel (Bilitis), aventurier (Bue Barbare), esthétique et inoffensif au fil de ses 24 apparitions au grand écran.« Des beaux rôles, j’en ai eu parfois, des grands, jamais », soupire-t-il aujourd’hui.Dieu merci, le théâtre est venu lui apporter une nourriture plus substantielle.Mais encore— On l’a deviné : un bon jour, le mec en a eu jusque là de se voir- réduit à sa gueule d’éphèbe.D’autant plus qu’il avait des choses à dire, et à créer.Si bien qu’à 45 ans, Bernard Giraudeau ne se définit plus comme acteur, mais comme cinéaste.Il « Jouer est une activité forcément narcissique, alors que diriger commande de la générosité, de la clairvoyance.Ça m’a pris du temps à faire de la mise en scène parce que j’avais peur ne pas arriver à exprimer ma vérité.Mais en disant pour la première fois « Moteur ! », j’ai su que je touchais enfin mon moi profond ».vient d’ailleurs accompagner son film qui arrive dans nos chambres obscures nanti des lauriers de Namur, de Florence, de Barcelone.« L'Autre est la révélation poétique de mon monde intérieur, m’annonce-t-il.Car ma vérité se situe en dehors de la réalité, dans le symbole.» Eh oui, il existe un autre Giraudeau, plus secret, plus riche, plus fort que sa belle écorce.En témoigne cet étrange film, un défi énorme pour un premier essai, car si Giraudeau avait réalisé en 89 le téléfilm La face de l’ogre, c’est la toute première fois qu’il s’attaque à une oeuvre ciné ( dont il signe d’ailleurs le scénario j.Or l’aventure réunissait au point de départ toutes les caractéristiques du casse-gueule.Pas vraiment d’action dans cette histoire étouffante, grave et immobile, pas de changement de décors non plus.Mais sur l’ile de Chypre, à huis-clos, la rencontre de deux hommes : un jeune enterré vivant après un tremblement de terre, un vieux persuadé que « l’Autre », englouti par le séisme, a survécu sous les décombres.Il n’y aura que ça, cette respiration, ce cordon ombilical entre un vivant et un presque mort et puis l’accouchement de la terre qui livre sa proie en une sorte de hocquet.Le film évoque La voix humaine de Cocteau dans un registre moins désespéré.« L’Autre» est un « One Man Show », une pièce de théâtre à l’antique où un choeur ( les secouristes ) s’effacent devant le personnage central que j’ai confié a Francisco Ra-bal », m’expüque le cinéaste, qui dit avoir voulu faire un film musical et baigné de lumière.L’Autre fut d’abord un roman de l’Égyptienne Andrée Chédid, un livre Voir page C-2 : Giraudeau AGENDA 1992 HUMOUR et PHILOSOPHIE ALBERT BRIE Le silencieux 224 pages 12,95$ Cet agenda se présente comme un compagnon du quotidien.Vous y trouverez certainement profits et agréments avec les pensées de ALBERT BRIE, Le silencieux En vente chez votre libraire Tyl Les éditions ^*1 Héritage inc.4 C-2 ¦ Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 le cahier du j • ameai 4 Vigneault spectacle pour enfants, écrit par lui et Marcel Sabourin (mais dans lequel ni l’un ni l’autre ne feront d’apparition).7'Horn tiendra l'affiche au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des arts, du 26 décembre au 3 janvier.Kn chansons, en monologues et en comptines, il y est question d’accueil et de tolérance, et de Zacharie, un aubergiste errant à travers les siècles que tout le monde fuit parce qu’il fait peur.« On a tellement de mal à accepter l’autre, déplore-t-il.Mais l’autre sera de plus en plus nombreux à s’installer parmi nous.Ça commande une attitude d’accueil.L’humanité vit un drame avec tous ces Zacharie errant sur la planète qui se cherchent quelqu’un au coeur assez grand pour les recevoir.Alors on a voulu le dire aux enfants.Voilà! ».À 63 ans et 400 chansons plus tard, qu’est devenu notre Vigneault national ?« Je suis devenu un homme plus ouvert, plus indulgent et plus silencieux, dit-il.Et ce qui me rend silencieux, c’est l'inquiétude d’être sur un vaisseau unique, la planète, et de voir mes contemporains faire des trous dans la coque.» Le poète veut bien voir une évolution à l’espèce, sur le plan technologique surtout.« Sauf que l’être humain dans son âme, sa pensée, n’évolue pas aussi vite que ses jambes, soupire-t-il.Et vous voulez que l’on vous souhaite joyeux Noël avec ça ?» Félix est mort, Vigneault reste là, comme une sorte de phare.Mais pas isolé.Car à ses yeux, la chanson demeure bien vivante au Québec, avec sa relève abitibienne notamment, « Richard Desjardins ne raconte pas des histoires pour raconter des histoires, mais pour servir l’autre.Parce que sans générosité, on ne peut écrire que des conneries, voyez-vous.Mais sans générosité, on peut critiquer avec talent, décoche-t-il au hasard de sa cible.Il y a vingt ans de cela, j’ai lu les propos d’un imbécile qui déclarait que l’époque de la chanson était révolue .alors ».Vi gneault prépare pour 92 son prochain tour de chant.Il y aura des vieux mots « pour que les gens se reconnaissent » mais aussi cinq, six créations nouvelles, des chansons d’amour, bien sûr, d’autres à répondre, des chansons à texte qui causeront d’écologie, d’environnement, un thème qui lui brûle le coeur, et sur lequel il multiplie les variations.« On dirait que ça n’a pas été compris en détail, dit-il.Alors, il faut répéter souvent, mais d’une autre maniéré.» Plus tard, dans son sillage, il espère laisser le souvenir de quelqu’un qui avait à coeur la survie de sa planète, de l’environnement humain, du pays du dedans, surtout.« Et ce pays du dedans, c’est la langue.Parce que voyez-vous, si la langue se porte bien, les dangers qui la guettent se portent encore mieux.Mais quand les ennemis de la langue française en Amérique comprendront la perte qu’ils feront avec nous, ils seront les premiers à nous envoyer des milliards », espère-t-il.Vigneault ne serait pas Vigneault si une fraction de son âme n'était demeurée à Natasquan, dans cette Côte-Nord qu’il a grandie par ses chants et où il part en quête de lui-même, été apres été, auprès de sa mère et des galets du village de pêcheurs.« Il faut retourner là où est l’enfance, dit-il, là où se fait le res-sourcement.D’autant plus que le ci- ment de la ville, c'est dur pour la jambe.Quand j'étais jeune etudiant à Québec, un policier un soir a voulu m’empêcher de marcher sur la pelouse du Parlement.J’ai rétorqué que chez moi, on marchait sur la terre.Alors, il a répondu : « Continue, Crisse, je suis de la Gaspésie, moi ».4 Giraudeau qui hantait Giraudeau depuis 20 ans, « conquis par cette oeuvre majeure ».Il goûtait sa poésie symboliste, ses thèmes de quête initiatique, de solidarité humaine et d’espoir.Car Giraudeau a beau se définir comme un être profondément désespéré, il s’est senti interpellé par le message d’optimisme de L’Autre., Comme quoi, on n’est jamais tout un.« Phénomène très rare, il y a eu une osmose entre le üvre et le film, soutient le cinéaste.Pourtant, j’ai changé des choses, greffé sur la trame du livre des symboles : ceux de la terre, du scarabée.Mais l’esprit de L’Autre a survécu au transfert».Francisco Rabal parle aujourd’hui du personnage de Simm comme du plus beau rôle de sa carrière.Pourtant, rien n’a été simple dans cette histoire.Durant un certain temps, Anthony Quinn ( que plusieurs pressentaient pour le rôle ) a voulu tirer du roman un film commercial [ et dénaturé ) avec sa propre équipe américaine.C’est Andrée Chédid qui finit par trancher en faveur du synopsis de Giraudeau en lequel elle se reconnaissait.Aujourd’hui, la romancière dit ne plus voir son personnage de Simm qu’à travers l’interprétation de Rabal.Bernard Giraudeau n’est pas que beau, il est sympa et simple en plus.Et puis il a du talent.Ça fait beau- coup pour un seul homme.Il danse, il chante, il gravit des montagnes, il voyage ( beaucoup ), il joue, il réalise des films et puis il écrit des contes pour enfants, L’âne et la grenouille entre autres, dont je reçois illico un exemplaire.Bernard aime les enfants, les siens surtout ( il en a deux ).J’aurai droit à l’imitation ( fort réussie ) qu’il leur sert de la voix du Père Noël.Il est né en Bretagne en 1947.Après des débuts à La Rochelle, Bernard Giraudeau perce les scènes parisiennes en 71, sautant du théâtre au septième art grâce à sa tête de Roméo.José Giovanni le lance en 73 avec Deux hommes dans la ville, puis Le Gitan.Mais c’est Patrice Leconte qui lui donne son statut de vedette populaire avec Viens chez moi, j’habite chez une copine.Depuis, il a joué sans relâche pour les plus grands, les Scola, les Tachella.Mais le cinéaste n’aime guère s’appesantir sur son passé d’acteur.L’expérience l’a manifestement déçu, laissé inassouvi, plutôt.« Jouer est une activité forcément narcissique, alors que diriger commande de la générosité, de la clairvoyance.Ça m’a pris du temps à faire de la mise en scène parce que j’avais peur ne pas arriver à exprimer ma vérité.Mais en disant pour la première fois « Moteur ! », j’ai su que je touchais enfin mon moi profond ».Bernard Giraudeau ne s’arrêtera pas en si bon chemin.Il vient de terminer Un été glacé, téléfilm traitant de l’euthanasie, ou plutôt du meurtre de vieilles dames par la main d’un jeune homme secourable.Il mijote un projet de film sur le racisme.Sa devise de cinéaste : « Ne pas me laisser atteindre par les modes », ré-pond-il.CINÉMA La beauté des paysages canadiens ne suffit pas Peter Tarter dans Jesuit Joe, un film d’Olivier Austen.m # i* V’ .f \ Jesuit Joe D'Olivier Austen, avec Peter Tarter, John Walsh, Laurence Treil, Geoffrey Carey, Chantal Desroches, Valerio Popesco.Scénario: Hugo Pratt, Olivier Austen et Ron Base, d'après l'oeuvre originale de Hugo Pratt.Images: Eric Dumage.Son: Bernard Rochut et Dominique Dalmasso.Musique: Erik Armand.France-USA, 1991.100 minutes.Version française : Centre Eaton, Laval, Oméga (Longueil).Francine Laurendeau ON AURAIT pu croire que le premier personnage porté à l’écran du doge de la littérature dessinée (Hugo Pratt habite Venise) aurait du être Corto Maltese, son héros fétiche, celui qui, n’ayant pas de ligne de chance, se la grava d’un coup de rasoir dans la main.Non, c’est Jesuit Joe qu’Olivier Austen a choisi d’adapter.Parce qu’il est moins connu ?Parce que, moins développé, il est moins complexe ?Toujours est-il que ce Jesuit Joe (Peter Tarter), dont le surnom n’est pas expliqué, est un métis franco-indien qui refuse la loi des Blancs.Enfant, il a vu son père arrêté et pendu par les policiers de sa majesté britannique.Nous apprendrons du reste plus tard qu'il est le petit-fils de Louis Riel.En cet hiver 1911, il traverse le nord-ouest canadien à la poursuite d’une mission qui nous apparaîtra peu à peu.Il veut retrouver et tuer sa soeur : il a appris qu’elle se livre à la prostitution.Dans la première séquence, Jesuit Joe abat un couple d’oiseaux.Pour les manger ?Non.Parce qu’« il y a trop de bonheur dans cette forêt.» Ca vous donne une petite idée du mec.Ce justicier, dont le coeur de pierre fondra tout de même à quelques occasions, est observé et raconté par un impressionnant vautour (auquel Jean-Pierre Kalfon prête sa voix), ce qui nous vaut de magnifiques survols de la forêt et des montagnes canadiennes.Comme je suis loin d’être une exégète de Hugo Pratt, je ne puis juger de la valeur de l’adaptation.Je sais seulement que le film qui en résulte est un curieux mélange d’images superbes et d’un découpage inutilement compliqué, d’excellentes idées (le point de vue du rapace pour lequel tout homme n’est qu’un festin potentiel) et d’un abus d’effets qui alourdissent l’action.La bande son, également très chargée, va de l’har- monica solitaire à la cantate pour choeur et orchestre.Et j’ai envie de conclure à la manière de Josée Blanchette dans sa chronique gastronomique du vendredi.POUR : la beauté des paysages canadiens en scope; le côté Imax de ce film dont le tournage a dû être acrobatique.CONTRE : l’abus des ralentis et des accélérés; la minceur de la psychologie.Ce chou pourrait être le chouchou de vos célébrations.Un conseil de conservation de Collecte sélective Québec Alors, au lieu de jeter ce chou dans un sac vert, conservez-le.Vous pourrez ainsi le mettre sur un cadeau d’anniversaire, de mariage, de Noël, ou un costume d’Hallo-ween .La La La Human Steps Infante — Destroy Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts 17-18 janvier 1992, 20 heures ••Jamais n'a t on pu voir une telle intégration do la danse, du sport, du cinéma, du rock, réunis dans une convulsive beauté, la beauté du diable, celle de la perversion Le Soir (Bruxelles) En vente au réseau Admission (514) 522 1245 et aux guichets de la Place des Arts ALdiilttslOK Festival international de nouvelle danse dans le cadre des Feux de la Danse Banque Hoyale Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts (514) 842 2112 festival Mir, .1 .1, ALrlfl clarté CINÉMA Austère et beau L’Autre De Bernard Giraudeau, avec Francisco Rabal, Dolly Abou Mrad, Wadeck Stanczak, Smail Mekki, Julian Negulesco, Rafic Ali Ahmad, Costas Charalambides.Scénario: Bernard Giraudeau, d’après le roman d’Andrée Chédid.Images: Yorgos Arvenitis.Son: Dominique Levert.France-Italie, 1990.90 minutes.Au Complexe Desjardins.Francine Laurendeau QUP1LQUE PART dans un paysage méditerranéen, c’est l’aube.Un vieil homme, Simm (Francisco Rabal), traverse le village.Il s’arrête pour boire à la fontaine.Son regard croise celui d’un beau jeune homme qui ouvre les volets de sa chambre d’hôtel.Un étranger qui a choisi ce coin perdu pour y passer ses vacances ?Ils se sourient et sympathisent.Mais ils auront à peine le temps d’échanger quelques mots.Un tremblement de terre secoue, retourne, détruit ce coin de pays.Vingt secondes suffiront pour qu’il n’y ait plus que ruines, morts, blessés, disparus.Après une semaine, les secouristes repartent.Simm tente vainement de les en dissuader.Car il est convaincu que cet étranger, que « l’autre » est enseveli vivant.On le traite de fou.Mais c’est lui qui a raison.Pendant des jours et des nuits, malgré le soleil accablant, malgré l’absence de tout confort, Simm s’acharne à faire revenir et à retenir l’équipe de secours.Mais surtout, penché sur la terre, il parle à son ami inconnu, il lui souffle des mots d’encouragement, il le maintient en vie.Et si « l’autre » finira par s’en sortir vivant, c’est g'âce à cette foi de tous les instants.ar c’est de foi plutôt que d’espoir qu’il s’agit.Simm est farouchement déterminé à arracher à la terre ce jeune homme qui lui rappelle peut-être un fils perdu à la guerre.Ce jeune homme qui devrait courir vers la vie alors que lui marche vers la mort.Acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, Bernard Giraudeau voulait passer à la réalisation avec le roman d’André Chédid qu’il portait en lui depuis vingt ans.Il a d’abord, en 1989, réalisé pour la télévision La Face de l’ogre.Et il pouvait enfin, l’an dernier, porter à l’écran le roman qui lui tenait à coeur.C’est une réussite.Il a su transposer l’univers poétique d’Andrée Chédid, il a su capter ses fragrances méditerranéennes (le film est tourné à Chypre), il a su transmettre à Francisco Rabal la ténacité obsessionnelle et la force obstinée du vieux Simm.C’est certainement un des meilleurs rôles de cet interprète de Bunuel.L’ultime séquence où il vit comme un accouchement l’extraction de l’enseveli est un véritable morceau de bravoure.Un film austère et beau, sans la moindre concession.C’était la deuxième expérience d’adaptation au cinéma que connaissait André Chébib à qui je laisserai le mot de la fin.« Ma première expérience, Le Sixième Jour, de Youssef Chahine, a donné un très beau film mais Dalida n’était pas du tout mon personnage.Là, pour la deuxième, un phénomène s’est passé.Quand je pense à Simm, je pense à Francisco Rabal, je vois son torse, j’entends sa respiration, je vois ce visage tendu vers la terre.Je ne le vols plus que comme ça.» Une bible de l’écran DICTIONNAIRE DU CINÉMA Sous la direction de Jean-Loup Pas-sek Larousse, 1991, 756 pages.Odile Tremblay « DANS PLUSIEURS pays, il passa pour une émanation des pouvoirs infernaux ou plus simplement pour le repaire de gens de mauvaises moeurs », rappellent les préfaciers.Qui ça, il ?Le cinéma, bien sûr, lui qui fut à son stade primitif, adopté et popularisé par les forains en récoltant à leur fréquentation l’étiquette infâmante « d’art de saltimbanque ».Pourtant Dieu sait si au long de ce siècle emballé comme un cheval fou, le cinéma a su vite conquérir ses lettres de noblesse, devenir un art majeur, un reflet des cultures humaines et mouvantes en même pas cent ans d’âge.À tel point que son histoire se confond désormais avec celle de notre époque multiforme.Document témoin, outil de référence, Le dictionnaire du cinéma publié par Larousse a la charge écrasante de reconstituer les moments, les titres, les noms clés du septième art à travers le monde.Cet ouvrage encyclopédique, récemment mis à jour, avec ses 5000 articles aux noms des cinéastes, des acteurs, des théoriciens, des scénaristes, des techniciens, relève de la Bible et de la mine.Sans compter qu’il fourmille d’informations techniques sur la prise de vue.le son, la dictionnaire SM usnix * Mtr v« i couleur, les objectifs.À l’usage des critiques et des historiens du septième art, ce volume illustré de 250 photos et de 68 dessins fera aussi la joie des cinéphiles.Qu se souvient de l’actrice Fay Bainter qui joua la soeur de Katherine Hepburn dans Pour un baiser'! ou de Gunther Kramph, chef opérateur autrichien, lequel collabora à Cendrillon, à Loulou ?Mais le dictionnaire remet le rôle de tous ces pionniers d’hier en perspective en même temps qu’il témoigné magistralement (l’un art qui ne cesse de se transformer.La 158 ème version des ’ QUATRE SAISONS" celle que Vivaldi attendait depuis longtemps DIAPASON D OR CHOISI PARMI 6000 DISQUES COMME ÉTANT LE MEILLEUR DISQUE DE L'ANNÉE 1991 11 1 c ' f—ss 111 lit 11 UN DES 5 CHOIX DE CAROL BERQERON pour l'année 91 Lo Devoir, 7 déc.91 DISQUE COMPACT Cèfu,////OPS 56-9120 FABIO BIONDI & L’EUROPA GALANTE 30 ans après I Musici la nouvelle version (le référence jouée par tes Italiens sur instruments authentiques.l'our la première fois, les musiciens utilisent le manuscrit de Vivaldi (conservé à Manchester) et non l'édition qui était jusqu'à lors disponible.EN VENTE CHEZ VOTRE DISQUAIRE 21.LouisUosoph Doucet, Lonorala (Québec) J0K 1E0 DISTRIBUTEUR EXCLUSIF DISTRIBUTION INC.___________________;-;- Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 ¦ C-3 CINÉMA JFK, plus vraisemblable que nature JFK Réal : Oliver Stone.Scénario : Oliver Stone et Zachary Sklar, d'après les livres On the trail of the Assassins by Jim Garrison et Crossfire : The Plot that Killed Kennedy by Jim Marrs.Avec Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Laurie Metcalf, Sissy Spacek, Gary Oldman, Michael Rooker, Donald Sutherland, Jay O.Sanders.Image : Robert Richardson.Musique : John Williams.Odile Tremblay , r • • ,Ct'('ÎST UN FILM foisonnant, indigeste, fouillé, presque trop nourri et fort intéressant que nous livre Oliver titQnt* avec son plus qu’attendu JFK.[ },ç film vient frapper comme une pommotion l’Amérique endormie de- , puis près de trente ans sur les cendres pas trop propres de l’Affaire Kennedy.Oliver Stone, le cinéaste de Platoon, de The Doors, de Wall Street qui secoue sans relâche les assises de sa propre société, frappe une fois de plus au coeur des années 60 où il laissa jadis sa jeunesse et ses illu- ¦ sions.Voici que le réalisateur de toutes les contestations signe aujourd’hui une docu fiction plus vraisemblable que nature dans laquelle l’Onde Sam pourra se contempler sans complaisance.Son sujet: l’Assassinat de John F.Kennedy.• Mais attention ! JFK ne prétend ¦ pas livrer « la vérité vraie » sur les événements de Dallas, puisqu’il jongle avec les spéculations et s’auto- * rise des libertés avec l’Histoire.Il fait mieux : il cherche à réveiller les bonnes consciences, à rouvrir un dossier classé « Top Secret », à dénoncer la désinformation dont le monde entier fut apparemment victime dans cette affaire.Il II H h H Kevin Costner joue le rôle du procureur de la couronne Jim Garrison dans le film d’Oliver Stone, JFK.Uni 6 OBitïxx xiili» historiquement par Sissy Spacek) et ses enfants se sentent négligés par un homme obsédé par l'Affaire Kennedy.Mais cette saga familiale ne constitue pas le point fort du film.C’est vraiment l’enquête de Gar-risson, avec ses va-et-vient, ses zones d'ombres et de lumières qui passionne dans le JFK de Stone.Une atmosphère de violence sourde, souvent très dramatique, martelée de rythmes de tambours et d’une excellente musique ponctue avec bonheur le film.Kevin Costner porte le rôle principal sur ses épaules, et le joue avec beaucoup de retenue et de tact, en refusant d’en rajouter, ce qui confère une grande crédibilité au personnage.Mise à part une Sissi Spacek assez faible, toute la distribution impressionne, avec des rôles secondaires tenus par des stars comme Jack Lemmon, Donald Sutherland, Gary Oldman.On peut reprocher à JFK ses conclusions faciles.Comment endosser l'image idyllique faite ici du président Kennedy comme redresseur de torts, adversaire farouche d’un conflit au Vietnam et grand médiateur face au Communisme ?Sa politique était moins angélique que Stone veut bien le prétendre.Va pour la grande conspiration, tout le monde sait bien que la garde-robe de l’affaire Kennedy est pleine de squelettes (et, bizarre ! bizarre ! les dossiers du FBI et le CIA sont gardés sous scellés jusqu’en l’an 2027 sur les événements de Dallas).Mais le pourquoi du meurtre savancé par Stone-Garris-son me paraît assez faible.On rêve de nouvelles lumières.F,l le grand mérite de ce film (mis à part ses indéniables qualités techniques) est justement de demander la réouverture de la boîte de Pandore fermée à dessein.Par qui ?Pourquoi ?„ Son film est un savant mélange de dpçuments d’archives et de scènes ,de fictions, si bien confondues parfois qu’on ne sait plus très bien où commence le faux et où finit le vrai.JFK est un bijou de montage, une oeuvre très dynamique alternant la couleur et le noir et blanc.Le film ne constitue nullement un fastidieux ramassis de documents, mais un vrai « Thriller » avec les reins assez solides pour passionner plus de trois heures son auditoire.Tout avait .peut-être déjà été dit sur « L’Affaire '.Kennedy?», tant les États-Unis la triturent en tous sens depuis près de '.'30-ans.Mais les pièces du casse-tête ' ‘devaient être mises ensemble, et un ' rïôùvel éclairage braqué.C’est désor- ¦ mais chose faite, avec cette merveilleuse liberté-paravent que la fiction ¦ -autorise mais qu’il ne faudrait évi- ¦ ’detriment pas gober comme vérité * de foi.Le danger du film finalement consiste en sa ressemblance avec un ; vrai documentaire.La spéculation .est reine ici.Ne l’oublions pas.•| 4 : ; .Sombre complot ourdi par Le FBI, ;ïL‘a CIA, l’armée américaine, la -‘Maison Blanche (avec Lyndon B.-Johnson dans le coup), le ministère .de la Défense, les Cubains anti-Cas- * -tro; Oliver Stone n’y va pas par qua- chemins dans son analyse de la : mort du président.Il veut démontrer * que celui-ci a été sacrifié par l’Establishment parce qu’il se faisait ami-ami avec Kroutchev, refusait de 'tirèr son peuple dans le bain du Viet-dam, se portait à la défense des Noirs, des démunis, ce qui menaçait lés fondements mêmes de la société américaine raciste, militariste et avide des beaux dollars générés par la guerre.Stone récuse avec force la thèse soutenue par la Commission Warren, dix mois après l’assassinat de Kennedy, à savoir la culpabilité d’un tireur isolé nommé Lee Harvey Oswald.Même il tente de prouver que de sa fenêtre et selon l’angle de tir, l’assassin présumé ne pouvait tout simplement pas avoir tiré les coups falals.22 novembre 1963, le président américain salue la foule, Jackie porte son petit tailleur rose et son chapeau rond, la limousine décapotable s’avance dans la rue de Dallas.Et puis les coups de feu, et puis l’envolée de pigeons.Le monde entier a vu le film d’amateur qui immortalisa le moment fatal.On le revoit donc pour la Xième fois.Mais voici que s’interposent les séquences jouées.JFK revoit le drame et ses conséquences à travers les yeux de Jim Gârrisson (interprété par Kevin Costner), le procureur de la Couronne de la Nouvelle-Orléans qui à l’é.poque, fut la seule personne à avoir traîné devant la Cour un suspect dans l’assassinat de Kennedy, Clay Shaw en l’occurence, un agent de la CIA qui niait l’être.Le procureur chercha à prouver la thèse de la conspiration et ne parvint qu’à récoller les quolibets de la presse et l’opprobre publique.Jim Garrisson livra son témoignage dans un ouvrage On the Trail of the Assassins sur lequel s’est en partie basé Oliver Stone pour JFK.Le film fait parler les témoins du temps, ceux qui ont vu l’assassinat de Kennedy, ceux qui connaissaient Oswald (joué par Gary Oldman), ceux qui fréquentaient Jack Ruby, l’assassin de l’assassin (interprété par Brian Doyle-Murray), ceux qui avaient peur, ceux qui refusaient de s’identifier.Il y aura l’autopsie du corps, il y aura le procès, pipé à coup de faux témoignages, de preuves trafiquées, des subpoenas contre le FBI et la CIA annulés, il y aura les années qui passent, les meurtres de Robert Kennedy, de Martin Luther King.En contrepoint, JFK vient explorer la vie familiale de Jim Garris-son.Son épouse (interprétée assez.UN PUR CHEF-D’OEUVRE jfc:* ¦ LE DEVOIR CAMERA D'OR PRIX DU PUBUC UN FILM DE JEUNET ET CARO MlK/m»EN e^sd g® csa @ mmm&i 2001, RUE UNIVERSITY Pour inform*lion appelez : 849-Fl LM 11 jm - 10 om mondeDentier 22 MILLIONS SPECTATEURS ONT VU LA COMÉDIE MUSICALE VOYEZ MAINTENANT LE FILM écrit et mis en scene par ARIANE MNOOCHKINE Vendredi et samedi: 19h30,21hl5 LE NOUVEAU ^ f cinéma fedtivtil Dimanche: 13h 35, MILTON (Anale Clark, une rue ou nord de Sherbrooke) 849 7277 4 SEMAINES SEULEMENT JUSQU’AU 16 JANVIER À PRIX POPULAIRES tous les soirs à 8 h 15 - dim.: 5 h 00 et 8 h 15 wmwm.P _ LE FILM-ROCK DE GIORGIO MORODER D’APRÈS LE CLASSIQUE DE FRITZ LANG 35, Milton 849-7277 (Angle Clark, une rue au nord de Sherbrooke) ven., sam.et lun.à 6 h 30 dim.à 1 h 00 et 3 h 00 un film de Claude Chabrol uùmc ÛIWi est procureur de district.risque sa vie, la sécurité de sa famille et tout ce qui lui est cher pour la seule chose au monde qu’il vénère.la vérité.CLZDrnD (hampigm H >1 Ol It M D 111 • 11 U 110 N DESJARDINS Hi COMPLEXE DESJARDINS KEVIN COSTNER UN FILM D’OLIVER STONE version % j m française If , j “ GAGNANT DE ONZE PRIX INTERNATIONAUX [Jjy «Une performance qui force l’admiration» ¦ Présence du Cinéma Français «Un coup de maître» ¦ Le Point «L’émotion est partout» ¦ La Revue du Cinéma «Un poème en images» ¦ le Pèlerin «Une étonnante maîtrise et une grande inventivité» ¦ Cahiers du Cinéma «Une grande émotion-cinéma» ¦ Studio nflf oburv iti*w>) rfiAHcenu l INfMAN CINLPLIX OOCON DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS GCZOrnO # Radio Québec K .MON iiLMltMr RTGLNO LMIRPRISEi iMCOM ttRTOOMB' M LMHOira mms iwirp uhjeiqif cm\ i R0isnu.ro pu) lH\TBlliDIINWI i PKXRÜR "in;pii«Miasiii,,l'»iiiiii •oNroiMOfrovsstfswi mm*mm vKNDTIU kVlftVION HJ fill IK08DL CtiffTIlM ( O' ?DC™»* ?t?m ST-DENIS A STE-CATHERINE DESJARDINS COMPLEXE OESJARDINS .cm & LANGELIER CARREFOUR LANGELIER 255 5551 ÊD & TERREBONNE 1071.CHEMIN DU COTEAU 471-6644 ?Qi™”' *TTO*.1 il 3195.BOUL ST-MARTIN 0 CAPITOL MAIL CHAMPLAIN mi°5irSîEl 1 FLEUROELYS JOUETTE CARREFOUR DU NORD 434 5944 r 5 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 CINÉMA Yolere volare et Volere volare De Maurizio Nichetti Avec Maurizio Nichetti, Angela Finocchiaro, Mariella Valenlini, Patrizio Roversi.Scénario : M.Nichetti et Guido Manuli.Image : Mario Battistioni Musique : Manuel de Sica.Italie, 1991 92 min.Présenté au Rialto en v.o s.-t.anglais, et au Cinéma Desjardins en v.f.Alain Charbonneau I.KS CARTOONS, comme les anges, n'ont pas de sexe.Kn général, c’est la vitesse de leurs mouvements, l’élasticité de leurs membres ou le ridicule de leurs gestes qui servent à l’expression détournée de leur libido : la femme de Roger Habbit a beau être la plus belle pin-up du cinéma des 10 dernières années, elle reste une simple allumeuse, jamais une allumette.Grâce au génie de Maurizio Nichetti, les choses vont changer : son dernier film, au titre on ne peut plus volage, prend au pied de la lettre la vieille idée que l’amour transforme le monde, et croque la métamorphose d’un homme trop hilare pour être vrai en un dessin animé trop libidineux pour être faux.Réalisateur et comédien, travaillant toujours à la croisée du film d’auteur et de la comédie, Nichetti exploite dans ses films les inépuisables ressources de sa frime moustachue et de ses mimiques grotesques.Souvent silencieux là où d’autres parleraient, il renoue avec le comique muet des Chariot et Buster Keaton auxquels il emprunte souvent plus d’un gag.Le voleur de savonnette nous le montrait déjà dans la peau d’un réalisateur, dont le film présenté à la télé était littéralement pris d’assaut par les spots publicitaires.Cette fois, c’est en bruiteur de dessins animés qu’il nous revient.Passé maître dans l’art de reproduire les sons grâce aux instruments les plus simples.Maurizio chasse aussi, micro en main, les bruits dans Milan comme on chasse les papillons en forêt.Dans le studio qu’il partage avec son frère, lui-même doubleur de films porno, il se transforme ensuite en homme-orchestre pour refaire les bandes-sons de vieux cartoons (ce qui nous donne droit aux plus belles séquences de gags sonores depuis Tati).Célibataire timide, il a avec les femmes la maladresse tendre d’un Woody Allen.Le succès auprès de la gent féminine tarde à venir, jusqu’au jour où, contaminé par la substance cartou- LE LION DOR 'Wf\é LA PUB RUGIT ! feSB MÜCUtè LAISSEZ- ^ASSFP/ DU MONDE (ANHES1991 LE DEVOIR 1 30 3 30 5 3 0 7 3 5 9 35 mar 1 30-3 3 0 5 30-7 35 marc 3 30-5 3 0 7 35 9 35 CERTIFICATS CADEAUX (V.IWCWSÎO.S NOS CINÉMAS FAMOUS PLAYERS Æ MATINÉES A TOUS LES JOURS, DANS TOUS S PLAYERS NOS CINÉMAS - (sauf Cinéma du Parc) |" Le film de Maurice Pialat.fait dorénavant partie des chefs d oeuvre du cinéma.Jacques Dutronc y livre un< interprétation magistrale." - Robert Lévesque, LE DEVOll Van Gogh regorge de scènes sublimes qui nous resteron longtemps en mémoire." - Marc-André Lussier, CIR I" Beau comme un Van Gogh" - Francine Laurendeau, LE DEVOI.Un film magnifique" - Nathalie Petrowski, LA bande des SIX JACQUES DUTRONC VAN Un film de Maurice Pialat BERNARD Il ( Les tranches de Primeau», du 11 déc.au 12 janv.RIVERIN-ARLOGOS ART CONTEMPORAIN: 197 chemin du lac d'Argent, Eastman (514-297-4646)— « Raz d'Eau 1991 » Tableaux de Laurence Cardinal, du 30 nov.au 15 janv.WADDINGTON AND GORCE INC.: 2155 Mac-kay, Montréal (847-1112)— Oeuvres d’artistes québécois et européens Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal— Peintures récentes de Tin-Yum-Lau, du 5 déc.au 5 janv.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— In Vivo, oeuvres de Louise Bouchard, jusqu'au 6 janv.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal— Art-Thérapie, travaux produits par les membres de l'Association bénévole Amitié Inc., jusqu'au 12 janv.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal (872-2157)— La culture amérindienne vue par George Sioui, du 12 nov.au 5 janv.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal.Montréal-La Vierge è l'Enfant, photographies de Gilles St-Pierre, jusqu’au 12 janv.Musées MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Rétrospective de l'oeuvre de John Baldes-sari, réalisée et mise en circulation par le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, du 10 nov au 19 janv.(Le Musée ouvre ses portes gratuitement au grand public du 26 déc au 2 janv ) MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul.Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— « Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente— « Une église, un musée, une histoire » architecture et histoire du bâtiment qui abrite le musée, jusqu'au 22 déc 92 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke.Montréal (2881600)— Pavillon Jean-Noél Desmarais.Rétrospective des oeuvres de Jean-Paul Riopelle, du 26 nov.au 19 janv.92— Collection permanente— Ouvert du mar au dim de 11h.â 18h., le sam.jusqu'à 21h — Pavillon Benalah Gibb: L'architecture de Edward et W S.Maxwell, du 13 déc.au 22 mars— Paysages d'hiver au Québec (18581950) du 13 déc au 2 fèv — Ralraichissement de l'esprit: récipients é vin et ë thé d'Orient, du 13 déc.au 2 fév (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (9387000)- Musée consacré é l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maîtres, 120,000 livres.45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants— Paraboles et autres allégories: l'oeuvre de Melvin Charney 19781990, |usqu'au 12 |anv.92— Corpus Sanum In Domo Sanum: l'architecture du mouvement en faveur de la salubrité domestique 18781914, jusqu'au 16 fév.92— Architecture potentielle: jeux de construction de la collection du CCA, jusqu'au 8 mars 92—mer.et ven.de 11h.é 188, jeu 11h.é 20h., sam.et dim.de 118 è 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— « Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque é voile ¦ exposition permanente — « Mémoires » exposition permanente— Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence— Jeux, jusqu'au 5 janv.92 MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle.La-chine (634-3471 poste 346)— Pavillon Benoit Ver-dickt: Installation de John Couws, jusqu'au 29 déc — Oeuvres récentes de Dominique Sarrazin, jusqu’au 29 déc — La Dépendance Sculpture de Normand Moffat, en collaboration avec Yves Navarre, oeuvre se référant au monde littéraire, è récriture et ë l'imprimerie, jusqu’au 29 déc.MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (8486108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Ouvert du mar au dim.de 11h.è 17h., sauf le lundi, visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, le dimanche é 14h 30 MUSÉE DE L'ORATOIRE: 3800 Reine-Marie, Montréal (7388211)— Les crèches è l’Oratoire, 239 crèches de 63 pays, jusqu'au 4 fév.de 108 è 17h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolle-Montcalm.Québec (4186482150)— Duplessis, du 16 mai au 15 janv — La Collection du Musée, exposition permanente— Oeuvre de David Moore, dans la Tourelle du Pavillon Baillargé— • Entre murs et nuages » le jardin de Paul Lacroix, du 30 juin au 31 mars 1992— La Peinture au Québec 18281850 Nouveaux regards, nouvelles perspectives, du 16 oct.au 5 janv.92— tous les jours— Vues pittoresques.Photographies de William Gordon Shields, du 4 déc.au 28 fév.1992 MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l'Université, Québec (692-2843)— 1er étage .Et s'il ne restait qu'une poignée de porte?» exposition sur révolution du concept architectural du Séminaire de Québec, jusqu'au 12 |anv.— Art du Québec, oeuvres du 19e siècle, jusqu'au 31 déc.91— Cabinet des médailles— 2e étage • Les arpenteurs du ciel » exposition sur l'astronomie qui retrace renseignement de cette science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 janv.92— 3e étage: Art Oriental— 4e étage: Orfèvrerie La télévision du samedi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO oSESCJ Letélé|oumain L’envers de la médaille Samedi P.M.p Hockey / les Whalers vs le Canadien Le Télé- p journal Am.86 —Av«JLDanlels et M^rifflth ro-'i WCAX(CBS) Burlington 16 h/Football: les Packers vs les VIkings Star Search Cinéma : Scrooged—Am.88 Avec Bill Murray et Karen Allen P.S.I.LuvUp News The Honey-mooners oz If nn wptz(nbc) Plattsburgh News News P Jeopardy! Wheel Of Fortune The Golden Girls p Walter p and Emily Empty p Nurses p Nest Sisters p News Saturday Nlg ht Live CBMT(CBC) «ï* Montréal Saturday Report p Back to the Beanstalk Hockey / les Whalers vs le Canadien National p Newswatch 23h45 / The Country Beat •Bar» Le TVA p éd.18 hres Docteur Doogle Top musique Cinéma : Le cadeau de NoU-km.86 Avec John Denver et Jane Kaczmarek Johanne Blouin : Sainte Nutt Le TVA p réseau Cinéma : Fletchaui trousses Am.85-Avec C.Chase œSfi"1 News Hockey World Star Trek:p The Next Generation Neon Rider p Live it up : A Scrooge's Guide to Christmasp The Commish p Newsp News Cinéma 12 m TVS (Télé Francophones Le tour du Québec Francototles Àf.UnnArA»! oe Montreal Journal de A2 Visions Thala3$a Stars 90 22h45 / Kaleidoscope Le divan (23h45) Journal télé suisse Gardfietd et ses amis Cinéma : Les misérables —Jap.81 Parler pour parler : ?Ma belle-mère el mol Cinéma : Les marls, les femmes, les amants-Fr.89 Avec Susan Moncur et Clément Thomas Cinéma : Le froussard hérolc, Avec Malcolm McDowell et ue—GB.75 Alan Bates Rockam- bolesque Musique vidéo Voxpop Concert plus : MTV 10e Anniversaire : Money for Nothlnt 1 fôô) WVNY(ABC) Burlington News P First Look Star Trek: The p Next Generation Who’s the boss?p Growing P Pains Two Rooms: A Tribute to Elton John & Bemle Taupln The Commish p WKRP in p Cincinnati Baywatch 18h30/X-Tendamix Soul in the City X-Tendamix Spotlight / Quincy Jones X-Tendamix /qôï VERMONT ETV(PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Red Skelton's Christmas Dinner Cinéma : A Christmas Story-Can.83 Avec Peter Billingsley et Melinda Dillon Travel Magazine Doctor Who ¦ B* La roue chanceuse Lee Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma : Howard, une nouvelle race de héros -Am.86 Avec Lea Thompson et Jeffrey Jones Le Grand Journal Sports Plus week-end Cinéma : Je fame moi non plus Fr.75-Avec Jane Blrkin dD SSS McLaughlin Group The Editors Kenny Rogers in Concert : A Holiday Special.The Best of National Geographic p The Adventures of Robin Hoods Red Dwarl The Best ol Tl International te Montreal azz Festival Jacksonville Jazz XI La télévision du dimanche soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO Qffiff'1 Le téléjoumal p Découverte Les démons du midi : Spécial Noël Mozart et les enfants prodiges Portrait d’un studio d'animation Le Télé-p journal Scully rencontre Le sport Cinéma : Les enfants du paradis- Fr.45 rôt WCAX (CBS) Burlington 16 h / Football : les Redskins vs les Eagles 60 minutes p Murder, she wrote p Cinéma : Baby of the Bride-km.91 Avec Ted Shackelford et Kristy McNichol News The Arsonio Hall Show (23h15) rë^i WPTZ(NBC) Plattsburgh 16 h /Football: tes Chiefs vs les Raiders Eerie, p Indiana Thep Torkelsons Hoi Country Night p Cinéma : A Mom tor Christmas —km.90 Avec Juliet Sorcey et Doug Sheehan Roggin's Heroes Siskel 8 Ebert Commercial Program n CBMT(CBC) Montréal The Magical World ol Disney : p A Momlor Christmas Anne ol Green Gables (1ère/2) p News Venture Sunday Night The Man Iron U.N.C.L.E.©ST1 L’événement Hockey / les Brulns vs le Canadien 21 h45 / L'après-match Alfred Hitchcock Le TVA p réseau Vision mondiale œ SST1 Newsp Travel Travel A Conversation with The Prime Minister America's Funniest p Cinéma : The Death ol the Incredible Hulk —Am.90 Avec Lou Ferrigno et Elizabeth Gracen Newsp News y— Entertainment Tonight P m TV5 (Télé Francophones L’école des fans Journal de A2 Vision 5 Qu'avez-vous lait de vos 20 ans ?Caractères Faut pas réver Musique classique Journal télé belge ©sa*' Gardfietd et ses amis Cinéma : Mon cher petit chameau Dessins animés de Y.Gross Fous dep la pub Nouvelles à l'écran Cinéma : Adorable menteuse—Fr.61 Avec Marina Vlady et Michel Vitold Cinéma : L'ange de la viole Avec Brandon de Wilde et V nce— Am.62 Varren Beatty mZT’ Dadablz Transit Benezra Musique vidéo • WVNY (ABC) ^ Burlington Newsp Vermont Skiers Life Goes On p America’s Funniest p Cinéma : Raiders ol the Lost Ark—km.81 Avec Harrison Ford et Karen Allen Star Trek: The Next Generation Commercial Programs ® K 19h / Backtrax Clip trip Vldéocllps Maestro Fresh Wes Power 30 rôô) VERMONT va» ETV(PBS) All Creatures Great and Small Wild p America Naturescence Nature p Cinéma : Ending Up— GB.89 Avec John Mills et Wendy Hiller Songs of Courts.Mystery I p Montréal 100 limite Caméra 91 Cinéma : Sans loyer sans abri—km.89 Avec Christine Lahti et Jell Daniels Le Grand Journal Sport Plus week-end Cinéma : Mon enfant, mon amour Am.82 —Avec Vanessa Redgrave I^Fl WCFE ^ (PBS) 17 h/Mystery ip Campion II: Sweet Danger Cosmos Christmas al Pops (1990) Cinéma : Ending Up— GB.89 Avec John Mills et Wendy Hiller Amazing Grace with Bill Moyers p Golden Years.; - Le Devoir, samedi 21 décembre 1991 ¦ C-9 ARTS VISUELS Drôle de nature Laurence Cardinal Galerie Riverin-Arlogos 197, chemin du Lac d'argent, Eastman Jusqu'au 15 janvier 1992 Sylvie Bouchard Galerie Chantal Boulanger 372, rue Ste-Catherine ouest Jusqu'au 12 janvier 1992 Ed Zelenak Galerie Brenda Wallace 372, rue Ste-Catherine ouest Jusqu'au 11 janvier 1992 Jean Dumont J’AVOUE qu’en piquant vers les Cantons de l’Est pour aller à Eastman voir l’exposition de Laurence Cardinal à la Galerie Riverin-Arlogos, je me demandais comment cette jeune artiste allait avoir réagi au franc succès remporté par « Rap-tus » sa précédente manifestation à la Galerie Frédéric Palardy, au début de cette année.Allait-elle exploiter, pour un temps encore, cette satisfaction et capitaliser sur ce qui avait plu ?Risquait-elle, au contraire, d’avoir peur de se mesurer à l’aune de ce succès, au point d’en voir émasculée la production à venir ?Vaine inquiétude.J’aurais dû lire plus attentivement l’envoi signé d’elle qui ouvrait le catalogue de « Raptus » et se terminait sur ces mots : « Pousser sans s’imposer d’arrêt/Se satisfaire au con-tact/Êviter l’emprise».Son exposition actuelle honore en tous points le dynamisme de ce programme personnel.L’interprétation de la peinture, et plus encore l’interprétation de la pensée qu’elle met au monde, n’a jamais été mon fort.Les seules réalités dont je me sens en droit de parler sont celles qui naissent, au coeur ou aux marges des oeuvres, de mon désir de les accompagner pour un temps, d’y planter une pousse hétérogène d’où naîtra le métissage, ou d’y tracer les sentiers nouveaux d’autres découvertes nomades.Dans « Raptus», j’ai erré long temps à la frontière du monde parallèle dont parlait Laurence Cardinal, essayant de comprendre ce qu’il pou vait représenter pour moi.La notion d’autres possibles, l’existence d’autres dépôts et arrangements de sens dont les strates avoueraient des géo-logies inconnues, ne sont pas accueillies avec facilité par notre présent de certitudes, mais elles font lentement leur chemin dans le domaine des idées.11 faut avouer que, pour l’instant, elle peuvent aussi bien constituer une ouverture salutaire, qu’un prétexte pour se détacher de la réalité incompréhensible du monde.En parcourant « Raz d’eau », son exposition actuelle, j’ai eu l'impression tpès nette de reprendre le problème à un stade antérieur de l’avénement du sens, et de réaccepter donc une responsabilité beaucoup plus large de l’état de ses lieux.Le combat pour la signification du monde a changé de scène.Il n’est plus à la surface des tableaux, inca- .Kg* Le bandeau d'Arlequin, de Sylvie Bouchard.pable d’être autre chose qu’une représentation, et donc une sorte de mensonge.Il fait rage, au contraire, en leur coeur même.Le tailladage profond du contreplaqué, les collages de tissus et les accumulations de débris de bois bouleversent la notion de plan et attirent les antagonismes réels dans l’épaisseur des oeuvres.Le personnage qui, dans la production précédente, disait explicitement un autre possible, semble là n’avoir plus qu’une présence symbolique.À moins qu’au contraire, elle ne soit pas encore tout à fait advenue.Il reste étrangement à la surface des choses, comme s’il en était une émanation.Et je me prenais à rêver à la première forme, et peut-être au temps qu’il l’a juste précédée.Les bleus magnifiques s’ouvrent dans certaines toiles sur l’intérieur même d’une matière sans chaleur.Il y a étrangeté et absence totale de culture dans cette froideur.Et le texte de Laurence Cardinal chante à nouveau dans ma tête: « Etre là, tout à coup/pour le tangible, pour mar-cher/A comprendre le départ ».Avec « Le bandeau d’Arlequin », l’exposition de Sylvie Bouchard, à la (làleVîe’ Chantal Boulanger, aucun doute, nous sommes bien dans le monde de la culture.Ce qui ne veut pas dire que démêler en son sein les éfctieôéâux’du sens soit une tâche plus aisée que de comprendre les prèVhîèrs balbutiements de l’avènement de ce dernier.L’entreprise de Sylvie Bouchard se situe à ce point exact où l’oeuvre, qui ne peut se bâtir que sur les fondements de la culture doit, dans l’instant même de sa naissance, en igno- J LU 2h _l OC < < < MONIQUE MONGEAU GUY PELLERIN “deux” jusqu’au 9 janvier L Le» centre» communautaire» iu
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