Le devoir, 16 janvier 1988, Cahier C
LE LE HIE LE LE CA E L du amedi ¦ SOUVERAINE ALICE: les humeurs de Nathalie Petrowski Pierre Beauregard a écouté les CD de KYUNG WHA CHUNG.Page C-2.¦ Gilles Archambault chante L’HYMNE A CHLOÉ.La clarinette de BLU1ETT «/)étouille• dans les oreilles de Serge Truffaut.Page C-3.¦ Carol Begeron a écouté MARIA-JOÀO PIRES, pianiste et poète.Marc Morin a assisté à ADIEU JACQUES, un hommage posthume à Brel.Page C-4.¦ Danses et subventions: Mathieu Albert explique LE GRAND ECART ENTRE LES TROUPES ET OTTAWA.Page C-5.¦ En rafale, quatre films: BATTERIES NOT INCLUDED, BROADCAST NEWS.CHARADE CHINOISE et LA POURSUITE DU BONHEUR Les critiques de France Lafuste et Francine Laurendeau.Pages C-6 et C-7.¦ LA PROFONDEUR DELA COULEUR une exposition de Jean Mc Ewen vue par Claire Gravel.Page C IO.¦ Inédit : LE FOU DU PERE, de Robert Lalonde.Page C-ll.¦ Lettres québécoises : LES LETTRES A LUCIENNE d’Alain G randbois relues par Jacques Brault Page C 12.¦ Les Carnets : Jean Èthier-Blais commente MYTHE ET REFLET DE LA FRANCE, de Sylvain Simard.Page C-14.¦ Les HORAIRES: Pages C 8 et C 9.Montréal, samedi 16 janvier 1988 Une exposition de Degas marquera l'ouverture en mai prochain Ottawa s’offre le plus beau musée du pays ANGÈLE DAGENAIS OTTAWA — Le Musée des Beaux-Arts du Canada, à Ottawa, sera certainement le plus grand et le plus beau musée du pays, lorsqu’il ouvrira ses portes le 21 mai prochain avec une rétrospective grandiose du peintre impressionniste Edgar Degas, exposition digne du Grand Palais à Paris et du Metropolitan Museum of Art de New York, et qui séjournera dans les trois villes alternativement.L’architecte responsable de cette magnifique construction et créateur d’Ilabitat 67, Moshe Safdie, n’en est pas à ses premières armes dans la construction de musées au Canada : c’est lui qui a signé la construction du Musée de la civilisation à Québec, et qui construira la nouvelle aile du Musée des Beaux-Arts de Montréal, rue Sherbrooke.Il est aussi signataire d’une quinzaine de projets majeurs aux États-Unis, en Israël, au Sénégal, au Mexique et en Australie.Campé sur les berges de la rivière des Outaouais, à l’Est du Parlement, la nouvelle résidence du Musée des beaux-arts du Canada est située entre le pont MacDonald-Cartier et le pont Alexandra reliant Ottawa à Hull.Étant peu familière avec la géographie de la capitale nationale et bousculée par une circulation déviée par des blocages et des bouchons, je me suis retrouvée deux fois à 11 ull avant de localiser l’élégante « promenade Sussex » à l’angle de la rue St-Patrick et l’entrée du garage souterrain qui constituait, la semaine dernière, la seule entrée aménagée du chantier.Les coûts de construction du nouveau musée sont déjà astronomiques, voisinant les $ 200 millions, l’aménagement et l'installation du per- I 7 Photo Fraser Day Cette maquette du futur Musée des Beaux-Arts du Canada montre l'immense colonnade flanquée des deux grandes verrières de l’édifice où pénètre la lumière.sonnel et des oeuvres non compris.Certains prétendent que ce musée est bien trop beau pour une ville « provinciale » comme Ottawa.D’autres, au contraire, soutiennent que seule la capitale nationale pourra faire vivre ce « monstre » (ainsi que son vis-à-vis le Musée canadien de la civilisation sur l’autre berge de la rivière) avec l’argent fédéral; plus on est rapproché des centres nerveux du gouvernement — la fierté nationale aidant — plus on a de chance de survivre et de prospérer ! Mais le Musée des Beaux-Arts du Canada (anciennement la Galerie Nationale jusqu’en 19841 possède quelques-unes des plus ricnes collections de peinture canadienne et européenne, d’estampes, de photographies d’art, d’art amérindien et inuit, de vidéos, au pays.On ne peut comparer d’aucune façon les collections canadiennes à celles qui existent en Europe ou aux États-Unis mais disons que pour l’exposition Degas, qui commence à Paris le mois prochain et qui sera à New York à l’automne en s’arrêtant à Ottawa du 16 juin au 28 août, le Musée des Beaux-Arts du Canada prête dix oeuvres de sa collection européenne, le Musée d’Orsay (Paris) quatorze et le Metropolitan Muséum, quinze.Soixante-dix institutions publiques et 30 collectionneurs privés des quatre coins de la planète ont accepté de prêter des oeuvres pour ce qui sera la plus importante rétrospective du maître impressionniste depuis 50 ans.De plus, c’est un conservateur canadien, spécialiste de Degas et ex-directeur du MBA du Canada, Mme Jean Sutherland Boggs, qui s’est vu confier la direction de l’équipe scientifique qui a rédigé l’imposant catalogue dans ses deux versions, française et anglaise, diffusé à Paris, Ottawa et New York.Photo Fraaer Day Inspiré de l'architecture de la bibliothèque du Parlement qui lui fait face, le Grand Hall domine nettement, tel une cathédrale de verre, les trois bâtiments de 32,500 mètres carrés de surface qui constituent l'ensemble du Musée des Beaux-Arts du Canada.En plus de la respectabilité de ses collections, le Musée des Beaux-Arts du Canada est l’un des plus anciens du pays (un peu plus que centenaire) et attend « ses murs » depuis sa création, ayant toujours été logé dans des lieux temporaires donc inadéquats pour un musée.Il mériterait donc largement la coquille dorée qu’on lui réserve.HÉLÈNE PEDNEAULT De la vie en rose au théâtre en noir PAUL CAUCHON ¦JW AT 01 J E suis inspirée // Vlpar les gens, il faut \\ I” JqUe j’écrive pour quelqu’un.Mon moteur c’est l’énergie des autres.J’écrirai toujours pour ma gang: je suis une fille qui se crée des familles ».Oubliez l’écrivain solitaire qui écrit pour son moi torturé, pour la postérité, pour les prix littéraires ou pour le livre du mois du Reader’s Digest.Hélène Pedneault est d’une réjouissante humilité et carbure à l’amitié.Elle écrit pour les gens qu’elle aime, elle écrit pour être complice des autres.Relationniste, recherchiste, agent d’artistes, journaliste, parolière, elle devient cette année auteur à part entière.D’abord avec La déposition, un pièce de théâtre qui prend l’affiche le 20 janvier à l'Espace GO, un huis-clos policier dramatique dans lequel se dessine le grand thème de la culpabilité, huis-clos mis en scène par Claude Poissant, un des brillants touche-à-tout du théâtre actuel.Ensuite en mai prochain avec Y a-t-il une guérilla dans la salle ?, un collage de ses Chroniques délinquantes parues dans le magazine La Vie en Rose, mis en forme par Johanne Fontaine.Et comme pour mieux marquer le coup, VLB éditeur publie les textes de ces deux pièces.La déposition le sera d’une semaine à l’autre.Depuis quinze ans, date de son arrivée à Montréal, Hélène Pedneault a toujours croisé sur son chemin les créateurs (et surtout les créatrices), comme une sorte d’alchimie naturelle.En 1974 elle propose ses services d’agent à Clémence Desrochers et aux Séguin.Début d’une incursion non encore terminée dans le merveilleux monde du show-bizz.En 1977, Marie-Claire Séguin la convaincra d’ailleurs d’écrire des chansons, ce qu’elle fera autant pour Richard et Marie-Claire que pour Sylvie Tremblay et d’autres.Hélène Pedneault a d’ailleurs le don de susciter des rencontres : c’est elle qui organisait le Beau show de l’année dernière au Spectrum avec Rivard, les Séguin, Sylvie Tremblay et Geneviève Paris.Comme elle apportera son sou- tien à beaucoup d’autres femmes créatrices, à Renée Claude, à Suzanne Jacob, au Théâtre Expérimental des femmes.Le théâtre, d’ailleurs, elle « haïssait » ça ! « Je comprenais rien là-dedans, dit-elle.Mais j’ai découvert le théâtre avec la Nef des Sorcières, et ça m’a bouleversé.Comme j’ai l’habitude de suivre les gens sur des coups de coeur, je suis allée voir Pol Pelletier, qui jouait dans la Nef, au Théâtre Expérimental des Femmes.Et c’est là que j’ai senti que le théâtre pouvait être une relation physique avec le spectateur, c’est là que j’ai découvert une autre façon qu’avaient les femmes de bouger dans l’espace ».Hélène Pedneault a continuer à essaimer, écrivant des textes par amitié pour la Soirée des Murmures, dont La gourmande en 1987 qui révélait une Nicole Leblanc très différente de Rose-Anna ! La déposition fut d’abord une esquisse de roman commencé en 1982, dont ses amies découvrent les possibilités théâtrales.Mais Hélène Pedneault, qui vivait du journalisme, n’arrivait pas à se convaincre de plonger dans la fiction.Photo Jacque» Grenier Auteur de chansons, journaliste, chroniqueuse, Hélène Pedneault devient dramaturge avec La déposition, pièce jouée à l'Espace Go par Louise Laprade et René Gagnon.Un huis-clos policier sur le thème de la culpabilité et des rapports mère-fille.Qu’à ce la ne tienne, la directrice de l’Espace GO décide de mettre le texte à l’affiche pour la saison en cours, ce qui l’obligera à le terminer.« Je n’arrivais pas à choisir l’écriture, je trouvais ça trop grave.Pourtant, à cinq ans je voulais devenir écrivain.Mais comme je viens d’un milieu ouvrier, j’ai probablement intégré l’idée que l’ecri-ture c’est pas sérieux, que dans la vie il faut travailler avec du « concret ».Et puis l’écriture pose le problème du plaisir.Pour moi c’est le plaisir total, et c’est comme si je me sentais coupable de plonger dans ce plaisir-la.» Sartre a déjà déclaré que « le journalisme est la meilleure façon de fuir l’écriture », et Pedneault s’en est souvenu.Elle a donc branché son répondeur téléphonique, pour se consacrer entièrement à récriture depuis mai dernier, rompant les amarres pour se placer en disponibilité.« L’écriture, c’est 75 % de niaisage et 25 % de dactylo», lance-t-elle.Premier test, cette Déposition, dont la structure s’inspire des milliers de romans policiers qu'elle a lu.C’est aussi une pièce écrite en pensant à la comédienne Louise Laprade.« J’écris parce que je ne fais pas de musique, explique l’auteur.Dans les mots c’est la musique que je cherche.La musique c’est le beat de la vie.Et j’ai écrit la pièce parce que je pensais au beat de Louise Laprade ».La pièce est un interrogatoire entre un policier et une femme accusée d’avoir tuée sa mère.Dans ce huis-clos policier classique l’enquêteur et l’accusée finissent par se rejoindre, au-delà de leur propre fatigue, comprenant les motivations de l’autre.« Mais c’est aussi l’autopsie de la culpabilité, explique Hélène Pedneault.On accuse la fille de ce meurtre, mais elle pose la question de sa culpabilité par rapport à sa mère.C’est aussi une pièce sur les rapports mère-fille, qui sont des rapports absolus, peut-etre les plus absolus de tous les rapports humains.En fait, la structure policière a servi à descendre dans des émotions que j’ignorais.Car tout ce qui m’intéresse, c’est d’explorer les émotions en profondeur ».La déposition d'Hélène Pedneault, avec Louise Laprade et René Gagnon, et sur vidéo Angèle Coutu et Jasmine Dubé, mise en scène Claude Poissant, sera jouée à l'Espace GO (5066 rue Clark) du 20 janvier au 14 février.En fait, la demeure que lui a dessinée Moshe Safdie est entièrement de granit rose et de lumière.Les verrières, voûtes, arcades, jardins, bassins, sont conçues pour laisser entrer un maximum de lumière naturelle.La première impression qui se dégage de cette construction presqu’a-chevée est un luxe d’espace auquel l’architecture contemporaine nous avait déshabitués.Ici, le pavillon d'entrée, la colonnade intérieure, le grand hall d’honneur (réplique en verre de la bibliothèque du Parlement) rivalisent avec l’élévation majestueuse des cathédrales.Plusieurs structures du musée rappellent du reste l’architecture des églises, monastères et couvents du nouveau et de l’ancien monde.Pour souligner encore davantage l’influence du sacré dans l’histoire culturelle du pays, on a même intégré dans une pièce qui a été spécialement conçu pour l’accueillir les plus belles ornementations de la chapelle du Couvent de la rue Rideau qui ont été sauvées de justesse en 1972 par un comité de sauvegarde du patrimoine et entreposées, pièce par pièce numérotées, jusqu’à leur présente installation.Cette petite chapelle est une splendeur.Ses voûtes en éventail de style néo-gothique, ses colonnes élancées ornées de rosaces sont de bois massif sculpté et peint à la main de couleurs bleu azur, turquoise, jaune, vieux rose.Ce n’est pas aussi imposant que l’église Notre-Dame à Montréal mais si on se reporte à l’échelle d’une chapelle de couvent de jeunes filles, c’est spectaculaire.Les 1,150 morceaux du puzzle gigantesque ont été nettoyés et restaurés minutieusement avant de trouver leur niche définitive à l’intérieur de cette galerie du musée qui sera dédiée à l’art religieux traditionnel et dans lequel on organisera de petits concerts intimes.(Ceux qui voudraient en savoir plus long sur l’histoire de la chapelle peuvent visiter à Montréal l'exposi tion de photos intitulée Un avenir pour le passé, organisée par les Amis du Musée des Beaux-ArLs du Canada, à l’Atrium de la Maison Alcan, 1188 rue Sherbrooke ouest, jusqu’au 10 février prochain).L’exposition inaugurale, outre la rétrospective Degas, présentera les plus belles oeuvres du musée, trop longtemps cachées dans des voûtes poussiéreuses, faute d’espace pour les montrer.Dans les 13 galeries immenses du nouveau musée — 12,000 mètres carrés répartis sur deux étages — les collections d’art canadien, européen et contemporain occuperont plus des trois-quarts de l’espace disponible tandis que 600 mètres carrés seront consacrés à la riche collection d’estampes et dessins du musée et une immense surface de 1,700 mètres carrés sera réservée aux prestigieuses expositions qui visitent régulièrement la capitale canadienne.Entretemps, le personnel s’affaire à déménager 40,000 oeuvres d’art, ce qui n’est pas une mince affaire.C’est même tellement compliqué qu’il a fallu interrompre complètement les activités du musée en septembre dernier en prévision du grand déménagement du printemps prochain.La nouvelle construction pourra abriter toutes les collections du musée, contrairement à la plupart des institutions qui doivent louer des espaces dans des entrepôts commerciaux pour pallier l’étroitesse de leurs réserves.* Dans l’édifice conçu par Safdie, les aires de travail de toutes ces personnes « ayant consacré leur vie à l’étude et à la recherche, à la conservation, à la conception d'expositions, à la fourniture de services aux visiteurs et à la diffusion de l’art au Canada » (comme il l’écrivait lui-même dans Philosophie de l'architecture, 1983) ne sont pas réléguées dans les sous-sols comme c’est tristement l’habitude dans la plupart des institutions.Le personnel complet pourra bénéficier d'éclairage naturel mais surtout d’une vue « imprenable » sur la rivière des Outaouais, grâce à l’orientation du Pavillon de la muséologie attenant au musée.Bref, on ne s’ennuie pas à Ottawa.Le musée n’est pas encore ouvert, mais il ne se passe pas une semaine sans que des journalistes d'un peu partout au pays, mais aussi de l’étranger, viennent visiter le chantier.En plein hiver, on n’arrive pas raiment à imaginer l’environnement naturel dans lequel baignera ce bel édifice de granit rose et de verre.Mais tout semble là, la rivière, la falaise, les jardins paysagés, les édifices du Parlement à portée de vue et plus particulièrement sa magnifique bibliothèque dont les formes rondes et élancées ont inspiré les rotondes et verrières de Safdie, pour faire très prochainement de ce lieu l’un des plus courus du milieu artistique canadien.vr Photo Fraaar Day Le jardin intérieur du musée présente des arcades régulières comme la cour d’un monastère.Une végétation d’arbustes fleuris le couvrira entièrement, ne permettant pas aux visiteurs d’y pénétrer.ry % C-2 B Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 LE LE fÂHIER Oü LE LE.CAHIË amedi — Les disques compacts — Kyung Wha Chung : la magie de l’archet KYUNG WHA CHUNG W SAIfN'l -SACNS - l'rotJ'xtrtirt KundnG¦&»• est avant tout cinématographique , „ * H - tue Pprrtëult LA Misse la Vallée fiïntôme l'N HIM DI ALAIN TANNER / /y ' GERARD DEPARDIEU SANDRINE BONNAIRE Ois i mini r ion «dLLMNCE i'M.r l’AIRK K HI OSSII K • mis JMVI’Al l MU,|| mi \iqi i ARIh l>/.ll RI AI K A • mis 11 ni s mi rai.s t,| R ,\RI> RI 1 1 rnuhi.i DESJARDINS BASIL AIRE 1 288 3141 i I Al RI M 1111 1 R " .M AN lOl iNhIKt III | ^ 1:00 - 3:10 - 5:20- 7:20-9:40 COUCHE-TARD SAM.11.-45 Sous le Soleil de satan un lilm de MAURICE PIALAT d aptes le toman de GEORGES BERNANOS it»»0hoJ*iMi C»vtON •pno'cg’oph «¦ «m iui»v • i r*C QUI t lOttlt u ¦ -“••-r.uss I (UC a i ' V N a.jt "INNlUllN Is45-3s40-5s45.7AJ.9s4J COUOH-TARD: SAM.ÎHX) DESJARDINS HASH Allll I 288 3141 1963 La Grande Évasion» 1982 Gandhi « 1985 Chorus Line» 1987 LE CRI DE LA LIBERTÉ.Le tout dernier lilm de Sir Richard Attenborough, un réalisateur toujours associé à de grandes productions.I M II M I» FRANCESCO ROSI CHRONIQUE DUNE , MORT ANNONCEE L histoire de Steve Biko.chacun gagne a la connaître el c'est en cela que les lilms comme LE CRI DE LA LIBERTE Irouvenl leur raison d être.Marcel Jean LE DEVOIR Un lilm a voir.Ne serail-ce que pour secouer, comme dirait Arcand noire confort el notre indifference Spigc Dussault LA PRESSE ?Vr Attenborough fient le spectateur rive a son siège pendant plus de 2h30 BillBiownslem THE GAZETTE 1:00 - 3:10 - 5:20-7:30 - 9:45 COIN DE MAISONNEUVE 849 4518 ( INC MAS ClNUtLX OC* ON «Chef-d’oeuvre» — Serge Dussault.LA PRESSE /A IjHficulteur Marcello Mastroianni -gjpsfes un lilm de THEO ANGELOPOULOS 5»!avec MARCELLO MASTROIANNI • MADIA M0UR0IJ7I * COIN Di MA'SONNEUVE 849 4518 1:10 - 3-30 -7:20-fcao BEI JON CRYER CATHERINE MARY STEWART |DANIEL| ROEBUCK Une histoire vraie, celle du journaliste Don Woods et du leader noir Steve Biko, battus à mort en prison le 12 septembre 1977 N’ONT JAMAIS ETE AUSSI DROLES!!! EN VERSION FRANÇAISE 1 VERSION ORIGINALE ANGLAISE m:»™*’™™ « 161b SU CATHERINE 0 932 2121 1:00 - 4:00 2:00 - 7:00 6s LE FAUBOURG 10:00 ST OENIS SÏE CATHERINE 288 2115 un film de Stanley Kubrick d Cinéphile [îresenle CHANT EN VERSION FRANÇAISE in SIRENES I VL HEARD TH! MERMAIDS SINGING PATRICIA ROZEIYIA sheila McCarthy PAULE BAILLARGEON 1:10 - 3:10 - 5:10- 7:10 - 9:10 Y ,S 1:10 - 3:10 - 5:10-7:10 - 9:10 COIN DE MAISONNEUVE 849 4518 1564 MT ROYAL E 521787 7665 CH CHAMBLY LONGUEUIL 647 1122 Il MA NI IJVE 849 4518 N CRYER m ?ktLLMNCEl H «ATTENTION, CHEF D’OEUVRE!' ft dudes (djudz) n.[origine inconnue] 1: Gens de l’est en vacance sur la côte ouest; touristes.2: Très préoccupés par l’habillement et l’apparence.1:00 - 3:00 - 5:10 - 7:15 - 9:70 COUCHE-TARD: SAM.11:20 EN VERSION FRANÇAISE ST DENIS STECATHERINE 288-2115 1:30 - 3:30 • 5:30 - 7:30 - 9:30 COUCHE-TARD: SAM.11:30 VERSION ORIGINALE ANGLAISE QÇjl OOL— 1 6x le faubourg 1616 STE CATHERINE 0 932-2121 LION D'OR VENISE‘87 - NOUVEL OBSERVATEUR Au.revmr , les enfants UN FILM DE LOUIS MALLE avec GASPARD MANESSE -RAPHAEL FEJTO -FRANCINE RACETTE PHILIPPE MORIER GENOUD scenario et realisation LOUIS MALLE IJjJ 12.45 - 3:00 • 5:10 • 7:20 • MO BASILAIRE 1 288 3141 COUCHE-TARD: SAM.1150 C-8 ¦ Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 LE GéCTTt LE ¦AHI le&ü* LE.CAHI du amedi CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001)— Couch trip sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h.ven.sam.dern.spect.11 h.— sem.7 h 10.9 h 10 ASTRE II: — Wall street sam.dim.1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45,10 h.— sem.7 h, 9 h 15 ASTRE III: — Return ot the living dead sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h ven.sam.dern.spect.11 h.— sem.7 h , 8 h 50 ASTRE IV: — Batterie* not Included sam.dim.1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sem.7 h 10, 9 h 10 BERRII: (288-2115) - Le cri de la liberté 1 h, 4 h, 7 h, 10 h.BERRI II:- Dude* 1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 20 BERRI III: Who's that girl, le film 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 BERRI IV: — Les ailes du désir 12 h, 2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 55 sam.dern.spect.24 h 25 BERRI V: — Le club de rencontre 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15,9 h 30 sam.dern.spect.11 h 45 BOGART 1: (844-9470)— Three men and a baby 7 h 15, 9 h 15, sam.dim 1 h 15, 3h 15,5h 15, 7h 15,9 h 15 BOGART 2: The Journey sam.dim.1 h — Le voyage sam.dim.4 h.— A bout de souille tous les jours 7 h 30, 9 h 30 BOGART 3: Fatal attraction tous les jours 7 h.9 h 30.BONAVENTURE I: (861-2725)-Return ol the living dead sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 30, 9 h 30 sem.7 h 30.9 h 30 BONAVENTURE II: — Batteries not Included sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 sem.7 h, 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) — Toquée sam.dim.1 h 45.4 h 30, 7 h 10, 9 h 35 sem.7 h 10, 9 h 35 BROSSARD II: (465-5906)- Wall Street sam.dim.1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 25 sem.7 h, 9 h 25 BROSSARD III: Couch trip sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 sem.7 h, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Who's that girl, le Him sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 25 sem.7 h 05, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 2: Wall street sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 45 sam.dern.spect.24 h 15— sem.7 h 15, 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 3: Toquée sam.dim.12 h 05, 2 h 20, 4 h 40.7 h 05, 9 h 30 sam.dern.spect.24 h — sem.7 h 05, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 4: C’est pss parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand sam.dim.12 h, 1 h 45, 3 h 30— Return ol the living dead 2 sam.dim.5 h 15, 7 h 10, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 20— sem.7 h 10.9 h 20 CARREFOUR LAVAL 5: Broadcast news sam.dim 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 45 sam.dern.spect.24 h 20 sem.7 h, 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 6: Couch trip sam.dim.12 h 50, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15.9 h 25 sam dern.spect.11 h 30— sem.7 h 15, 9 h 25 CHATEAUGUAV 1: (698-0141 )-Kenny sem.7 h15.9h15sam.dim.1h15, 3h15,5h 15, 7 h 15, 9 h 15 CHATEAUGUAY 2: Cendrlllon sam.dim.12 h 30.2 h, 3 h 30, 5 h.— Plies non comprises tous les jours 7 h, 9 h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil- Broadcast news sem.4 h.7 h, 9 h 40 sam.dim.1 h.4 h, 7 h, 9 h 40 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: Mil- Barfly sem 3 h 10, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.1 h 10, 3 h 10.5 h 10, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: Mil— Batteries not Included 2 h 45.5 h, 7 h 10, 9 h 15 sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 15 CINÉMA OMEGA 1: — Balance maman hors du train sam.dim 1 h 30, 5 h 15, 9 h 10— sem.9 h 10— Impasse sam.dim.3 h 10, 7 h 05— sem.7 h 05 CINÉMA OMEGA 2: — Full metal Jacket sam.dim.1 h.4 h 55, 8 h 55— sem.8 h 55 — La petite boutique des horreurs sam dim.3 h 10, 7 h 10 sem.7 h 10 CINÉMA DE PARIS: (866-3636)— CINÉMA V: (489-5559)— CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239)— Strange places, strange things 1 h, 2 h 15, 3 h 30, 4 h 45, 6 h, 7 h 15, 8 h 30, 9 h 45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam En taxi aux toilettes 18 h 35— Remembrance 20 h 35— dim.Die spur tuhrt nach Berlin 15 h — Les bâtards 18 h 35— Berlin chamlssoplati 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518) — Full metal lacket 1 h 45, 4 h 15, 7 h 10, 9 h 30 CINÉPLEX II: — Dirty dancing 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45 CINÉPLEX III: — Les yeux noirs 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IV: — Chronique d'une mort annoncée 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45 CINÉPLEX V: - Apiculteur 1 h 10, 3 h 30, 7 h 20, 9 h 40 CINÉPLEX VI: — September 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7h 15, 9h 15 CINÉPLEX VII: — Le chant des sirènes 1 h 10 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX VIII: - Toquée 1 h 15, 4 h 10, 7 h 15.9 h 40 CINÉPLEX IX: — Throw momma Irom the train 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - Full metal Jacket sam.dim.7 h 20, 9 h 25 sem.1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25— C'est pas parce qu 'on est petit qu'on peut pas être grand sam.dim.12 h, 1 h 40, 3 h 20 CINÉMA MONTRÉAL II: — Superman 4 sam.dim.12 h 10, 1 h 50, 3 h 30— Danse lascive sam.dim.7 h 10.9 h 10 sem.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— La vallée lantôme 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 20, 9 h 40 sam.dern.spect.11 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - Au revoir les entants 12 h 45,3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 sam.dern.sped.11 h 50 COMPLEXE DESJARDINS III: - Sous le soleil de Satan 1 h 45, 3 h 40.5 h 45.7 h 45.9 h 45 sam.dern.sped.11 h 45 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Barfly 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h.sam.dern.spect.11 h.COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Soul.Oorchesler, Mtl (283-8229)— ven.sam.Passlllora 20 h.— dim.Itinéraire Charade chinoise 20 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3678)— sam.sans anesthésie 19 h.— The killing Held* 21 h 15.— dim.Jacob, thellar19 h — Norma Rae21 h.CRÉMAZIE: (388-4210)— Toquée sam.dim.12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 25 sem.7 h 10, 9 h 25 DAUPHIN I: (721-6060) — Le dernier empereur sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 10 h.sem.2 h, 5 h, 8 h.DAUPHIN II: Un zoo la nuit 1 h 30, 3 h 45, 6 h 15, 8 h 45 DORVAL I: (631 -8587) - Empire of the sun ven 7 h, 10 h., sam.1 h, 4 h, 7 h, 10 h.dim.1 h, 4 h, 8 h.sem.8 h.DORVAL II: Eddy Murphy raw tous les jours 7 h 15, 9 h 15 sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 DORVAL III: For keeps tous les jours 7 h, 9 h 20.sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 DORVAL IV: Cinderella sam.dim.h, 3 h — Overboard tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.4 h 50, 7 h 15, 9 h 30 DÉCARIE I: (341-3190) — Broadcast news sam.dim.1 h,4h,7h,10h.— sem.7 h, 10 h.DÉCARIE II: — Cough trip sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 30.9 h 45— sem.7 h 30, 9 h 45 FAIRVIEW I: (697-8095) — Moonstruck tous les jours 7 h 10, 9 h 30 sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 30 FAIRVIEW II: — Three men and a baby 7 h 05, 9 h 10 sam dim.12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Wall Street 12 h, 2 h 20.4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 sam.dern.sped 24 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Cry freedom 2 h, 5 h, 8 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Siesta 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 sam.dern.spect.11 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Dudes tous les jours 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 GREENFIELD I: (671-6129) - Kenny tous les jours 7 h 20, 9 h 25 sam.dim 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 25 GREENFIELD 2: — Cendrlllon sam.dim.1 h, 3 h.— 3 hommes et un bébé tous les jours 7 h, 9 h 10 sam.dim.4 h 45.7 h, 9 h 10 GREENFIELD 3: — Le dragueur tous les jours 7 h, 9 h sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.IMPÉRIAL: (288-7102) - Empire ol the sun 1 h, 4 h, 7 h, 10 h.JEAN-TALON:(725-7000) - Who's that girl, le Him sam.dim.1 h 30, 3 h 20, 5 h, 7 h 10, 9 h 15 sem.7 h 10, 9 h 15 KENT l:(489-9707) — For keeps tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 KENT II: Nuts tous les jours 7 h, 9 h ?0 sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 LAVAL l:(688-7776) — Empire ol the sun ven.7 h, 10 h., sam.1 h, 4 h, 7 h, 10 h.dim.1 h, 4 h, 8 h.sem.8 h.LAVAL II:— 3 hommes et un bébé tous les jours 7 h 05, 9 h 25 sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 30 LAVAL III: — Overboard tous les jours 7 h, 9 h 30 sam.dim.12 h, 2 h 15, 4 h 35, 7 h, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 45 LAVAL IV:— Cendrlllon sam.dim.12 h 30, 2 h 30— Liaison fatale sem.7 h 10, 9 h 40 sam.dim.4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 sam.dern.sped.24 h.LAVAL V:— Kenny tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 35 LAVAL 2000 1: (687-5207)- Plies non comprises sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sem.7 h, 9 h 05 LAVAL 2000 2: Danse lascive sam.dim.1 h 30, 3 h 45, 5 h 35, 7 h 35.9 h 30 sem.7 h 35, 9 h 30 LOEW’S l:(861 -7437) — Good morning Vietnam 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 45 ven.sam.dern spect.24 h 15 LOEWS II:— Moonstruck 12 h 30, 2 h 45.5 h.7 h 20, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 45 LOEWS III:— Nuts 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 ven.sam.dern spect.11 h 40 LOEWS IV:— Planes, trains and automobiles 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20.9 h 25 ven.sam.dern spect.11 h 35 LOEWS V:- Sammy and Rosie get laid 12 h 20, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 15 ven.i sam dern.spect.11 h 25 LE MILIEU: Montréal (277-5711)- sam.Ake and hla world 7 h — Sadhana 9 h — dim.Ake andhls world3 h, 7 h.— Sadhana 5 h, 9 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - sam.L'ami de mon amie 7 h.— Violence et passion 7 h 15— Les Inadaptés 7 h — Pulsion* 9 h — L'été meurtrier 9 h — Absolute beginners 9 h 30— dim.1er festival d’animation pour adultes 1 h, 5 h.— L'ami de mon amie 3 h, 7 h, 9 h.— Fellini Roma 1 h 30, 7 h.— LIII Marleen 4 h, 9 h 30— Les Inadaptés 1 h 15, 5 h 30, 9 h 35— L'été meurtriers h, 7 h 15 PALACE l:(866-6991) — For keeps 12 h, 2 t 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.11 h 30 PALACE II:— Eddy Murphy raw 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 ven.sam.dern.spect.11 h 50 PALACE III:— Overboard tous les jours 12 h, 2 h 15, 4 h 35, 7 h, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 50 PALACE IV:— Running man tous les jours 12 h 25, 2 h 45, 5 h 05.7 h 25, 9 h 45 ven.sam.dern spect.11 h 45 PALACE V:— Cinderella sam.dim.1 h, 3 h, 5 h — Weeds tous les jours 7 h, 9 h 25 ven.sam.dern.spect.11 h 45 PALACE VI:— Fatal attraction 1 h 15,3 h 50, 6 h 25, 9 h.ven.sam.dern.spect.11 h 30 LE PAPINEAU: Montréal— PARADIS I: (354-3110)— Plies non comprises sam.dim.1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 30 sem.7 h 10, 9 h 10 PARADIS II:— C’esf pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand sam.dim.1 h, 2 h 45, 4 h 30 sem.7 h.— Danse lascive sam.dim.6 h 10, 8 h, 10 h.sem.8 h 45 PARADIS III:— Toquée sam.dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 sem.7 h 10, 9 h 20 PARALLELE: (843-6001)— PARISIEN I: — Kenny tous les jours 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 20 PARISIEN II:— Liaison fatale 4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 sam.dern.spect.11 h 55— Cendrlllon 1 h, 3 h PARISIEN III:— 3 hommes et un bébé 12 h 20, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 10 sam.dern.sped.11 h 10 PARISIEN IV:- Le dragueur 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.sam.dern.spect.11 h.PARISIEN V:— Baby boom tous les jours 12 h, 2 h 20,4 h 35, 7 h 05,9 h 30 earn.darn, sped.11 h SS PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - Plies non comprises sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15—sem.7 h, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL II:- C'est pas parce qu 'on est petit qu 'on peut pas être grand sam.dim.1 h 30, 3 h 30— Who's that girl, le Him sam.dim.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 — sem.7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Cough trip tous les jours 12 h 30, 2 h 35,4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- Return of the living dead 1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:- Throw Momma Irom the train 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 40.9 h 40 sam.dern.spect.11 h 30 PLACE DU CANADA:(861-4549) - Last emperor sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 10 h.sem.2 h, 5 h 30, 8 h 30 SAINT-DENIS ll:(849-4211 ) - Piles non comprises 12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 15 SAINT-DENIS III:— C'est pas parcs qu'on est petit qu 'on peut pa* être grand 12 h 40.2 h 45, 5 h — La rue 7 h 10.9 h 25 — mer.9 h 25 UNIVERSITÉ: Mil- La publicité 87, ça change le monde ou presque sem.7 h, 9 h 30 sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) — 3 hommes et un bébé tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 VERSAILLES II:— Kenny tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.12 h 45,3 h, 5 h 10, 7 h 15,9 h 30 sam.dern.spect.11 h 35 VERSAILLES III:— Le dragueur tous les jours sem.7 h 25, 9 h 25 sam.dim.1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 25 VERSAILLES IV:— For keeps tous les jours 7 h 15, 9 h 30 sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 45 VERSAILLES V:— Cendrlllon sam.dim.12 h 30, 2 h 30— Liaison fatale sem.7 h 10,9 h 40, sam.dim.4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 sam.dern.spect.24 h.VERSAILLES VI:— Planes, trains and automobiles tous les jours 7 h 20,9 h 25 sam.dim.1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 20, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 35 WESTMOUNT:(931-2477) - Good morning Vietnam 7 h 10, 9 h 30 sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 30 YORK:(937-8978)— Three men and a baby 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTICULE: 4060 St-Laurenl ste 106.Montréal (842-9686)— Trois sculptures de Laureni Roberge, du 6 au 31 janv du mer au dim 12h.à 17h.ATELIER GALERIE NOUVEL AGE: 350 est Sherbrooke.Montréal (286^0331)— Salle 1: Peintures de C E.Barrette, l Bellefleur, Bigelow, R Con-noly, A Dumouchel, Fila, G.Gervais, J P Jérome.R Piché, M Pouratzal, J Rhéaume, J Tremblay et N Wrangel— Salle 2 Sculptures de Denise Arseneault.estampes de Adami.Bury.Calder, L Jacques, Miro.Palazuello, Pellan, Rauschamberg, Riopelle.Tapies el Seuphor ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 74 Valmont.Repentigny (581-1132)— Oeuvres de WW Armstrong, J Rhéaume, Al.de Carrier.A Fortin, S.Perreault et M Leforl ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1186 ouest Sherbrooke, Montréal— Exposition < Un avenir pour le passé > organisée par les Amis du Musée des Beaux-Arts du Canada, raconte en photographies l'histoire de la Chapelle du couvent de la rue Rideau, du 12 janv au 10 fév.AXE NÉO-7: 205 rue Montcalm.Hull (819-771-2122)— « 0s E Muculus • exposition de Deborah Margo, du 20 |anv.au 20 fév — « Il y a des royaumes qui nous sont a ïamais interdits ¦ exposition des photographies de Jean-Jacques Rmguette et la poésie de Gérald Gaudet, du 20|anv.au 20 fév., du mar.au dim de I2h à I7h.BALCON D’ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (672-1016)— Exposition permanente des oeuvres de Bertounesque, J.Der, L.Del Signore, M Dommgue, V.Horik, N.Hudon, T lecor, L.Kirouac, M Mercier, P.Muneret, P Paquin, G Rebry, P Soulikias.L Tremblay, mar.au ven.11h.à 18h, sam.10h à 17h, dim 11h à 17h.BOURSE D'OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL: 5487 rue Paré, Ville Mont-Royal (341 -6333)— Grande salle d'exposition et de vente d'oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres.du mar au dim de 10h à 16h CAFÉ DU CENTRE COMMUNAUTAIRE DE LOISIRS: 5347 Côte-des-Neiges, Montréal— > Jeanne D'Arc: une évocation poétique > tableaux el dessins, du 25 janv au 6 tév CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— .Second mouvement 1987 .exposition de Michel Belleau.à compter du 13 déc CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 Victoria, Montréal (488-9559)— ¦ Textile à Tout » exposition d'arts textiles anciens et modernes sous la dir.de Lucien Desmarais, du 15 janv.au 6 fév.du mar au sam.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Cote Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— « Construction, communication, conflagration • sculptures-installations de David Moore, du 15 déc au 21 janv.tous les jours saul le samedi— Exposition sur la Chine, photographies de Hiroji Kubota, du 27 janv.au 25 lév CENTRE CULTUREL DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— .Les céramiques anciennes du Nouveau-Monde • collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal, du 7 au 31 janv .tous les |ours CENTRE DU DESIGN: 1600 ouest Notre-Dame ste 105, Montréal (933-6095)-.Montréarts.art actuel, dulun.au ven.10h.à 16h .le week-end el en soirée sur rendez-vous CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM: 200 ouest Sherbrooke, Montréal (282-3395)— .De Nieuwe .affiches contemporaines hollandaises, du 14 ianv au 7 tév CENTRE D’EXPOSITION LÉON-MARCOTTE: 222 rue Frontenac, Sherbrooke— .Bijoux de Braque » collection unique au monde, du 22 déc au 30 |anv.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 rue du Palais, St-Jérôme (432-7171)— « Propositions picturales contemporaines • exposition de A.Beaudry, N.Bertrand.A.Dubois.Y Goulet, R Lachance, J Pellerin, D Préfontaine, M Sé-vigny, C.Toupin el D.Valade, du 17 janv au 28 fév, mer jeu ven et dim.de 12h à 17h CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL:335 Place d'Youville, Mtl (872-3207)— Exposition permanente.spectacle • Son et Images > présentant l’histoire de Montréal de sa fondation à nos jours— mar.au dim.de lOh.à 16h 30 CENTRE INFODESIGN: Etage D.Place Bonaven-ture, Montréal— « Virtu 3 » exposition de produits primés dans le cadre du concours canadien en design de mobilier— Exposition des oeuvres récentes de Christel Martin, photographe d'intérieurs, du 21 janv.au 19 lév.du lun.au ven.9h.à 17h.et dim de 12h à 17h LA CHAMBRE BLANCHE: 549 est Bout Chares), Québec (529-2715)— Exposition collective soulignant le 10e anniversaire de la galerie, du 12 ianv.au 7 lév.LA COLLECTION TUDOR INC.: 1538 Sherbrooke Ouest (933-2694) — Oeuvres de M Bellenve, Ron Bolt, A.Harrison, Bruce le Dain, E.Taheld el Y Wilson.CONSERVAT: 5649 Monkland, Montréal (485-3543)— Exposition de peinture regroupant les peintres amateurs de l'Atelier de Noreen Mallory, du 20 au 30 janv.DAZIBAO: 4060 St-Laurent espace 104, Montréal (845-0063)— .Impulse » oeuvres de Cheryl Simon, du 6 au 31 janv .du mer.au dim.ÉDIFICE ERNEST-CORMIER: Hall d'entrée.100 est Notre-Dame.Montréal— Les Archives Nationales du Québec présentent • Rendez-vous d'août • exposition de photographies tirées du fonds Conrad-Poirier, sur le thème de l'été, tous les jours du 17 déc.au 9 tév LES FILLES DU ROY:415Bonsecours, Vieux-Moniréal (849-3535)— Exposition des tableaux avec scènes du Vieux-Montréal et scènes canadiennes de Marcel Ravary FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly sous le régime français, du mer.au dim.de 10h à 17h GALERIE ALLIANCE: 680 ouest Sherbrooke, Montréal (284-3768)— « Le lac Amour » huiles sur papier de Robert Dorais, du 7 au 29 janv .lun.au ven 11 h.à I7h GALERIE D'ART DES ARTISTES PEINTRES CRÉATEURS ASSOCIÉS DU QUÉBEC: 206 rue Sl-Euslache, Sl-Eustache (473-4218)— Exposition permanente de peintres canadiens de renom GALERIE D’ART L'ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Plaza Alexis Nihon (935-8030) — Peintures de N Boisvert, M Brazeau, M.Favreau, G.E.Gingras, J P Lapointe, A.Richardson, A.Rousseau, C D.Valais.GALERIE D'ART DU COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin Chambly, Longueuil— Peintures de Karen Bernier et Marc Dugas, du 26 janv au 11 fév GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— ¦ Variations plastiques sculptures africaines de la collection Justin el Elisabeth Lang ¦ et « Les femmes artistes d( Montréal des années cinquante > du 6 janv.au 13 fév — du lun au sam — Pavillon des Arts: Janelle Howard el Karen Thorsell, du 18 au 22 janv.GALERIE D’ART MONIQUE SALVAIL: 120 J A Préfontame, St-Adolphe d'Howard (819-327-2311 )— À compter du 3 oct., exposition d'oeuvres choisies de Domingue.Ladouceur, Lesueur, Marinier, de Grool.Adams, Golod et autres, les sam.et dim de 13h.à 18h.GALERIE D'ART STEWART: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (630-1220)- .P/Op Multiplied .de la galerie d'art de l'université York, du 9 janv.au 7 fév., tous les jours GALERIE ART ET STYLE: 4875A ouest Sherbrooke.Montréal (484-3184)— Oeuvres de Pauline Bressan, David Brown, F.lacurto, St-Gilles, du 11 janv au 15 fév GALERIE D'ART VINCENT: Château Laurier, Ottawa (613-230-1162)— Oeuvres de Molly Lamb Bo-bak, Pierre Lelebvre, Jean-Paul Lemieux, Henri Masson, Anna Noeh, el Claude A.Simard GALERIE NINA BÉNARD: Square Bernard.1209 ave Bernard, ste 200, Montréal (276-7637)- Oeuvres récentes de Jean-Paul Jérôme, r.c.a.du mer.au dim.GALERIE PIERRE-BERNARD: 141 Champlain, Hull (819-777-4437)— Oeuvres de Ayotte, Bruni, Cantin, M A, Fortin.Gagnon, Lesauleur, Rousseau et Soulikias.du mer au dim.de 12h.à 17h.GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine local 502, Montréal (397-0044)- Françoise Boulet, du 9 janv au 6 fév du mar au sam.de 12h.à 17h 30 GALERIE CLAUDE BROCARD: Montréal (353 9396)— Liquidation en expositions des plus grands peintres canadiens, jusqu'à 70% de réduction, sur rendez-vous GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent.St-Lambert (672-4772)— Rétrospective des oeuvres de Alfred Le Royer, du 13 au 31 janv., mar.au ven.el dim.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouesl Marie-Anne, Montréal (284-2631)— Sculptures récentes de Andrew Dulkewych, du 9 au 30 janv, du mer au sam GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 Greene, Montréal (931-3174)r— Objets en métal, parures et objets utilitaires en argent, cuivre, bronze el 1er forgé, du 12 janv.au 6 fév GALERIE DES CLOSERIES: 7373 des Closeries, Anjou (351-2898)— Oeuvres de Fortin, Beaulieu.Bellefleur, Suzor-Côté, du jeu au dim GALERIE CONVERGENCE: 1285 Visitation, Mtl (524-4060)— Exposition des oeuvres des artistes de la galerie, du mer.au sam.de 13h.à 18h, GALERIE ALINE DALLAIRE: Complexe Rive-Sud, 2750 boul Marie-Viclorin est, Longueuil (875-5680)— Oeuvres de Januario Tomas Sousa Cor-deiro, du 11 déc.au 24 janv., tous les jours de 10h à 21 h.GALERIE DAN DELANEY: Artlenders 318 ave Victoria.Westmounl (484-4691)- Volet 2: t Variations sur un thème ¦ peintures récentes 1985/87 de John Miller, du 19 au 30 |anv.du mar.au sam.12h.à GALERIE DARE-DARE: 4060 St-Laurent ste 211, Montréal (844-8327)— Photographies couleurs de Kate Freedberg et Sheryl Medicoff, du 13 au 31 ianv du mer au dim.de 12h.à 17h.GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1212 ave Greene, (933-4406)— ¦ Choix du collectionneur t, artistes de la galerie dim 12h.à 17h.GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke, Montréal (842-8648)- Oeuvres de Maximilien Luce, Suzor-Côté, Groupe des Sept, Marc-Aurèle Fortin el artistes de la galerie GALERIE ÉCLART: 4060 St-Laurent local 307, Montréal— ¦ Tellure el texture en écriture • exposition de Andrée Cadol, lolanda Cojan el Roch Tremblay, du 11 au 28 janv., mer.au sam I2h.à 17h.GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montréal (931-3646)— Acryliques sur papier de Jean-François Houle GALERIE EMERGENCE PLUS: 807 est Laurier, Montréal (274-7948)— Exposition didactique sur l'évolution récente des travaux de Jocelyn Fisel, du 20 déc.au 17 janv.GALERIE L'EMPREINTE: 272 est St-Paul, Montréal (861-4427)— Gravures de Louise Ladouceur, du 10 janv.au 28 fév.GALERIE ESPERANZA: 2144 MacKay.Montréal (933-6455)— Exposition de groupe, échange artistes canadiens el étrangers, peinture, sculpture, gravure, dessin, objet, mar.au sam.11h.à I7h.30, les jeudis jusqu'à 20h.GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainvilleouest.Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar.au sam.12h.à 18h.GALERIE JACQUIE: 1437 Stanley, (842-3639) -Oeuvres de maitres japonais contemporains: Amano.Sawada, Kuroda, Saloh, Hoshi, Sakamalo, Maki, Rio-dei.GALERIE JOHN A.SCHWEITZER: 42 ouest ave des Pins, Mtl (289-9262) — Oeuvres d'artistes canadiens, du jeu.au dim.I2h.à I8h.GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene.Mil (933-8735)— Nouvelles acquisitions signées de J.W.Beatty, J.Beaudoin, F.Brandlner, L.Brooks, S.Bru-noni, S.Chase, Suzor Côté, B.Des Clayes, M A Fortin, P.Huot, A Y.Jackson, H.W.Jones.M Lapensée, J.P Lemieux el autres, du mar.au sam de lOh.à 17h 30 GALERIE CLAUDE LAFITTE: 1446 ouest Sherbrooke, Montréal (288-7718)— Maîtres anciens el modernes collection permanente: Borduas, Riopelle, Pellan, Fortin, Krieghoff, Morrice, Gagnon, Holgate, Roberts, Lemieux, Jennifer Hornyak et autres— Mai-Ires Européens: Boudin, Chagall, Kisling.Laurencen.Miro, Vlamenck, Picasso, Renoir GALERIE LAURIER: 1111 ouest Laurier, Montréal (272-1117)— « Sismies • oeuvres récentes de Martine Deslauriers, José Duclos el Louise Prescott, du 15 déc.au 20 janv., tous les jours de 13h 30 à 21h.GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 1437 rue Stanley, Mtl (842-3639)— Gravures originales de maitres contemporains japonais et européens: Kuroda, Sailo, Sawada, Shinoda, Avali, Weisbuch, Dussau, Bongi-baull et autres, lun.au ven, 10h.à 18h„ sam.12h.à 17h.GALERIE LUDOVIC: 1390 ouest Sherbrooke, Monlréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hrabe, Desjardins, Lamoureux, Hudon el Bertounesque GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame, Montebello (819-4236361)— Exposition des oeuvres de L.Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry, Delsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon el autres, tous les jours de 10b.à 18h.GALERIE SOHO MERCER: 250A rue Lyon, Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar.au sam.!2h à I7h.GALERIE MIHALIS: 1500 ouest Sherbrooke, Monlréal (932-4554)— 2e étage: Collection permanente.GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurenl, Monlréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers, Sylvie Durocher el lan Pratt, du mar.au sam.GALERIE MONTCALM: 25 rue Laurier, Hull (777-4341)— Collection du musée d'art contemporain Vorres, du 3 déc.au 17 janv.GALERIE NOCTUELLE/MICHEL GRO-LEAU: 307 ouest Ste-Catherine.sle 555, Montréal (845-5555)— Salles 1-2: « Culture X » installation de Richard Purdy, du 10 au 31 janv, du mar.au sam.de 11h.à 17h 30 GALERIE PINADO: 4432 St-Laurenl.Monlréal i (849-0835)— ¦ Envol • exposition de Hélène Pelletier, du 11 au 24 janv , tous les jours GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame, Monlréal (935-9851 )— Peintures de François Giard el sculptures de Serge Lolosky, du 7 au 24 janv., du mer au dim de 13h à 17h GALERIE POWERHOUSE: 4060 St-Laurent ste 205, Monlréal (844-3489)— Oeuvres récentes de Laurie Walker, du 9 au 31 janv du mer au dim.de 12h à 17h GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 92 ouest rue Sherbrooke.Montréal (8437125)— Gravures et tableaux anciens du 16e au 19e siècle GALERIE LE RENDEZ-VOUS: 1229Crescent.Monlréal (861-3215)— ¦ Des nus • exposition vente de dessins, estampes, peintures, collages, céramiques, sculptures, photos, des artistes de la galerie, jusqu'au 23 |anv GALERIE SKOL: 3981 St-Laurenl ste 222, Montréal (842-4021)— Joseph Branco, Michel Daigneaull, Monique Mongeau el Monique Regimbald-Zeiber, dessins— avec un manuscrit de Jean-Claude Marineau, du 6 au 24 janv.du mer au dim de t2h à 17b.GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Bern, Monlréal— Salle J-R120: Exposition de Anne Thibault, du 14 au 24 janv.du mar au dim de 12h.à 18h GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Montréal (932-3896)— t Relève » introduction de leunes artistes, |anv et fév.du mar.au sam.GALERIE WESTMOUNT: 4935A ouest Sherbrooke, Monlréal (484-1488)— Galerie spécialisée en art canadien— Peintures et sculptures jusqu'au 31 janv., ouvert le dim.HÔTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposi- tion de photographies appelée « Le Monlréal des Montréalais > ouvert tous les jours HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL: 275 est No- Ire-Dame, Monlréal (872-3207)— « Monlréal l'hiver autrefois » photographies en noir el blanc, du 21 au 31 janv.JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke.Montréal— Salle Jacques Rousseau: ¦ Impressions florales • aquarelles de Nicole Foreman, du 14 janv.au 7 fév.MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont— Exposition permanente des oeuvres de Daly, Bruni, Duguay, Guertin, Tremblay et plusieurs autres.MAISON RADIO-CANADA: Salle Raymond-David, 1400 est Dorchester, Monlréal (285-2341)— Oeuvres de René Tardil, du 13 au 28 janv., lun au ven.de 10h.à 18h.MICHEL TETREAULT ART CONTEMPORAIN: 4260 St-Denis.Montréal (843-5487)- Oeuvres récentes de Kevin Kelly, du 13 janv.au 14 fév.du mer.au dim.et sur rendez-vous MUSÉO-TECHNI: Espace 1428.1428 Overdale, Montréal (876-1 192)— Volet 1 : « Variations sur un thème • peintures récentes 1985/87 de John Miller, du 7 au 28 janv.mar.au sam.12h.à 17h.OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844-3250)— « Couleur/color > Installation vidéo de François Girard, du 9 au 31 janv., mer au dim.de I2h.à I7h.L'OCTOGONE: 1080 ave Dollard, LaSalle— Exposition des arts populaires lituanien-canadiens, du 31 janv.au 19 fév.L'OEIL DE POISSON: 25 ouest boul Charest, Québec (6432975)— « Surfaces poétiques générales ¦ proposition thématique de Jean-Claude Gagnon, du 13 au 31 janv.OPTICA: 3981 St-Laurent.ste 501, Montréal (287-1574)— i Le train de l'art > installation de Bill Burns et Alan Storey, du 9 au 31 janv.PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COMMERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes el des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours PARC HISTORIQUE NATIONAL FORT CHAMBLY: Chambly (6531585)- En collaboration avec le Parc national de la Mauricie, exposition de photographies intitulée < Héritage laurentien • du 8 nov.à mai 88, du mer.au dim.de 10h à 17h.PARC HISTORIQUE NATIONAL SIR GEORGE-ETIENNE CARTIER: 458 est Notre-Dame.Montréal (2832282)— « L'hiver et les jeux au 19e siècle » du 25 nov.au 31 janv.fermé jusqu'au 20 janv.LA PETITE GALERIE: 1200 Sheflord, Bromonl (534-2256)— Oeuvres des artistes de la galerie, dont P Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis et J.Walsh, sam et dim.10h.à 18h.RESTAURANT LA CÔTE A BARON: 2070 St-Denis, Montréal (842-6626)— « Légendes exotiques • exposition de Maria Luisa Segnoret et Michèle Brosseau, du 15 déc.au 15 mars STUDIO ART ET ARTE: 5709 Darlington, bureau 2, Mtl (737-1085)— Oeuvres d'art importées du Mexique.de l'Amérique centrale, de l'Amérique du sud, huiles, aquarelles, sérigraphies, céramiques Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre.Montréal (873-2878)— ¦ Je vis par les yeux » rétrospective consacrée à John Lyman 1886- 1967, du 19 nov.au 14 lév — Jannis Kounellis, rétrospective de son oeuvre, du 12 nov au 14 lév — Vidéo documentaire réalisé lors de l'ouverture du Castello Di Rivoli, participation de Danselmo, DaumbGartem, Beuys, Buren, Cucchi, Fabro.Kounellis, Merz et Turrini, 12 nov.au 14 fév — Vidéo: Rétrospective Marcel Odenbach, du 17 janv au 21 fév.— Le Musée est ouvert du mar.au dim.de lOh à 18h MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 Boul Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— .La main, l'outil et l'encyclopédie > traditions artisanales du Québec, du 18 oct au 14 fév.88— « Dictionnaires A/Z .de Robert Racine— ¦ La crèche et les santons québécois de Suzanne Lavallée • du 8 nov au 7 fév 88, du mar.au ven el le dim.de 12h.à I7h MUSÉE DU BAS ST-LAURENT: 300 rue St- Pierre.Rivière-du-Loup (418-862-7547)— .Fragments • exposition de Michel Labbé— « Mémoire-Labyrinthe » exposition de Gabriel Routhier— ¦ Électrique et sensible .exposition de Paul Pelletier, du 8 janv au au 14 fév — • Rivière-du-Loup, de la mission à la cité • jusqu'au 8 mai MUSÉE BEAULNE: 96 rue Union, Coaticook (819-849-6560)— • La Nativité • 12 crèches de différents pays, du 15 nov au 31 janv.— « Autour de 1900 • appareils et objets usuels de cuisine— du mer au dim 13h à 16h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— t La profondeur de la couleur • exposition de Jean McE-wen.du 10 déc au 24 janv MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin Côte Sfe-Ca-therme, Oulremont (277-9864)— Exposition sur les animaux d'hier el d'aujourd'hui organisée par la Société de Biologie de Montréal, du mer au dim.de 10h.à I7h MUSÉE DE LACHINE: 110chemin LaSalle, Lachine (634-3471)— • Atmosphères et impressions • gouaches récentes de Marie-Michelle Lacroix, du 28 nov.au 7 fév., du mer.au dim.de 11 h.30 à 16h.30 MUSÉE LAURIER: 16 ouest rue Laurier, Arlha-baska— Noël au Musée, travaux récents des gens de la Corporation des métiers d'art des Bois-Francs, du 7 nov.au 24 janv.MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)- Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mil (845-6108)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, en permanence- Vidéo de MA.Fortin, 14h„ Vidéo de Allred Pellan à 15h„ jusqu'au 31 janv — du mar au dim.de 11h.à 17h.MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive, Sl-Lambert (671-3098)— ¦ A la recherche du temps perdu • rétrospective de vêlements de bébés el d'enfants du début du 20e siècle, du 13 déc.au 28 fév.- Égale ment jouets anciens et tableaux MUSÉE MCCORD D’HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest Sherbrooke, Mil (3937100)— « Jouets de A à Zoo • collection de jeux et jouets anciens illustrant l'univers de l'enlance de 1820 à 1920, du 25 nov.au 27 nov.88— « Lanternes magiques • évolution de la lanterne magique depuis la chambre noire de l'Arabie du 10e siècle jusqu'à son rôle dans le domaine du divertissement et de la pédagogie, du 25 nov.au 19 juin 88— Les Livernois, photographes: 120 ans de studio à Québec (1854-1974) du 25 janv.au 31 mars MUSÉE DE L'ORATOIRE: 3800 Reine-Marie, Montréal (7338211)— .A la belle étoile ¦ exposition de Noel qui regroupe 150 crèches d'une cinquantaine de pays, jusqu'au 2 fév.de 10h.à 17h.MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam.et dim de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU LANGES: 431 Boul.Roche, Vaudreuil (455-2092)— Expositions Permanentes: « Résonnances d'une collection .Éclaire ma lanterne • el « Le cotlre à souvenirs • ¦ Des outils qui ont bâti un pays • ¦ Sur la nappe » el • Les deux lonl la paire ¦ MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (8436942)- .Histoire d'os ¦ présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d’oiseaux, d'insectes, d'armes, d'appelants etc.— « La chasse silencieuse et L'histoire de l'arc > jusqu'en janvier 88 BISTRO D'AUTREFOIS: 1229St-Huber1, Montréal (842-2808)— Du jeu.au sam.souper en musique avec Marie-Perle Quintm, et guitariste autour des tables, à compter de 18h — Spectacle de Jean-Pierre Bérubé.jeu.au sam.à 22h.CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Brunch à 12h.tous les dimanches, avec musique d'atmosphère à compter de 13h 30 CENTRE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-La-vallée.Montréal (872-3947)— Le Théâtre de l'Oeil présente ¦ Coeur à coeur.d'après un texte de Ré-jane Charpentier, les 16-23 janv.à 15h.les 17-24 ianv 13h et 15h.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Montréal (8435484)— Peinture en direct le 24 |anv.à 20h 30 HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Monlréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun.au ven.de 17h.à 01 h.LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester.Montréal— Calé Baroque Arthur: < Folies lolies • du can can au charleston, production La Belle Époque Inc.mer.jeu.ven.dim.20h.30, sam, 20h el 22h 30 CAFÉ DU MARCHÉ: 4375 est Ontario, Montréal (872-1644)— • La berlue • de Bricaire et Lassay-gués, les 1317,2324,31 janv et 37 février CAFÉ DE LA PLACE: PDA Montréal (842-2112)— « La Musica Deuxième.de Marguerite Duras, m.en s Daniel Roussel, du 13 |anv.au 27 fév CAFÉ-THÉÀTRE LE FAUX BOURGEOIS: 550 rue Poupart, Montréal (5234552)— • Voisin, voisines .de Christian Bédard.Théâtre La Ruelle Mondaine, m en s.Luc de Larroche, les 131321 -22-23 28-29-30 janv.à 20h ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 360 est rue Laurier.Monlréal (525-2072)— Salle André-Pagé L'Alrium présente • L'imprévisible • texte de Guy Beausoleil, m.en s.Louise Lemieux et Martine Gagné, du 13 au 23 janv, du mar.au dim.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Monlréal (271-5381 )— * La déposition • de Hélène Pedneault, m.en s.Claude Poissant, du 20 janv.au 14 fév.du mar au dim à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente « La lemme d'intérieur.texte de Robert Claing, m.en s Martine Beaulne, Robert Claing el Marie La-berge.du 19 janv.au 13 lév.du mar.au ven.20h.30, le sam 17h.et 20h 30 LA LICORNE: 2075 St-Laurenl, Monlréal (843-4166)— Le Théâtre La Rallonge présente « Le syndrome de Cézanne • de Normand Canac-Marquis, m en s Lorraine Pintal, du 6 au 30 janv.du lun au sam 20h 30 — Le Klaxon et La Manufacture présen- Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Denise Beaudin et Guerino Ruba, sculptures et installations, du 9 au 31 janv.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 Boul.Monk, Montréal (872-2044)— • Énergie encadrée » petits tableaux de John Drew Munro, 12 au 30 janv — ¦ Identité ou la foule du mélro > Sylvain Fournier, peintre.12 au 30 janv.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755 Bolrel, Montréal (872-2157)— * Lâchez la bride > exposition de jouets anciens en collaboration avec le Musée de la Civilisation, du 13 déc.au 24 janv.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 ave de Lorimier, Monlréal (872-1730)— • De l'ocre rouge au monde profane ¦ dessins el sculptures de Denis Fecteau, du 24 janv.au 7 fév.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— « Duo urbain > oeuvres de Bertrand Carrière, photographe, et de Colin Chabot, peintre, du 14 au 31 janv.Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul.Pierrefonds, Pierrefonds (620-4181)— Exposition des oeuvres de Andrée Lepage, du 12 au 31 janv.tous les jours BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— La Société Historique de Dorval expose une collection de photographies de vieilles maisons situées à Dorval, et construites entre 1680 et 1888, lun.et ven.10h à 17h., mar.au jeu.10h.à 21h.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE WESTMOUNT: 4574 ouest Sherbrooke, Montréal (487-2677)— Peintures de Mary Shepherd, du 4 au 17 ianv — Artisanat authentique du continent africain et bijoux travaillés à la main de Daphne Osabrajetz, du 18 au 29 janv., tous les jours MAIN FILM: 4060 St-Laurent ste 303, Montréal (843 7442)— Films des réalisateurs Arthur et Corinne Cantrill, le 17 janv.— à 14h„ atelier et projection, à 20h.projection de nouvelles réalisations MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cité du Havre, Montréal (8732878)— Conférence de l'artiste allemand Marcel Odenbach, visionnement sur ses réalisations entre les années 1978 el 1987, le 17 janv à 14h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— • Ani: the labled capital of Armenia » conférence en anglais par Lucy Der Manuelian, professeur au depl.d'histoire de l'art et d'architecture de l'université Tufts, le 17 janv.à 15h.PIPS CLUB DE BACKGAMMON: 3774 St-Denis, 2e étage, Montréal (284-0613)- Tous les dimanches tournoi de backgammon, à 15h.LE PUZZLES-SCENE: 3625 ave du Parc, Montréal— .A my name is Alice • m.en s.Joan Austen, à compter du 22 oct.du mar.au dim.20h., les ven.2e spectacle à 22h.45 SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-5851)— Le Groupe Sanguin, le 16 janv.à 19h.lent.Noire de monde i de et avec Julie Vincent, m.en s Guy Beausoleil, musique François Myrand, du 4 au 27 fév.à 20h.30 SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Laval-lée, Montréal (524-8838)— Le Théâtre de l'Oeil présente • Coeur à coeur.spectacle de marionnettes, les 16-23 janv.à 15h„ les 17-24 janv.à 13h.el 15h réservations au 524-8838 — Télé Rouge Productions présente .Le bouc • de Rainer Werner Fassbinder, m en s Hervey Guay et Suzanne Léveillé, du 28 ianv au 21 tév.du jeu.au dim 20h 30.réservations (527-4198) THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297Papineau.Montréal (5231211)— Le Pool dans « La bouche du ciel.conception de Suzanne Lanlagne, m.en s Roger Blay, du 13 janv.au 6 fév.du mar.au sam 20h 30, le dim.15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Monlréal (288-3161 )-1 Vassa .de Maxim Gorky, du 5 au 31 janv.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal— « Phèdre > de Racine, dans une m.en s.d'Olivier Reichenbach, à compter du 12 janv.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catheune.Montréal (2538974)— .La ménagerie de verre • de Tennessee Williams, m.en s.Michèle Ma-gny, du 21 janv.au 27 fév.les ven et sam.20h.30 Suite à la page C-9 VARIETES THEATRE Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 MUSIQUE Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paui Ouest (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h a 02h 30 — Jacques Labelle Quartet, du 13 au 17 janv.et du 20 au 24 janv BAR JAZZ 20 80: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)-Ron Oilauro, Dave Turner sextet, les 15-16 ianv.à 22h — Michael Gauthier, guitariste de jazz, les 17-19-20 ianv à 21 h 30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montreal (843-3808)— Tous les mardis |azz à 22h — Le 19 |anv Martine Carrière BAR TERRASSE: 1201 Dorchester ouest.Montréal (878-2000)— Raymond Brunei, accordéon, du lun au ven de 17h à 19h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geollrey Lapp, en permanence, dim lun 19h à24h .mar 20h à 01 h , mer au ven 17h à 22h — Les lundis, à 19h , sessions d'improvisation — Le Trio de Charlie THEATRE THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente < Vice et versa » de Ray Cooney, du 5 janv au 6 tév.sem.20h , sam 17h et 21 h.THÉÂTRE QUAT'SOUS: tOOest ave des Pins, Montréal (845-7277)— < Névrose à la carie .de l'auteur américain Christopher Durang, adaptation Jean-Pierre Bergeron, m en s.Sébastien Dhavernas.du 12 |anv au 6 tév THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664St-Denis.Montréal (844-1793)— .La cerisaie ¦ d'Anton Tchékhov, adapalation Roland Lepage, m.en s Guillermo de Andrea, du 20 janv au 20 tév mar.au ven 20h .sam 17h.et21h.,dim.15h THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (526-7288)— ¦ Une mouche dans un verre de coke ¦ de Clémence Simard et Martin Faucher, m.en s Diane Ouimet, du 12 au 31 janv du mar.au dim 20h 30 THÉÂTRE DU MANOIR VERCHÈRES: 614 Ma- rie-Victorm, Verchères (583-5232) ou (1-800-363-9850)— .Le baron de Crac ¦ avec Réiean Wagner, les ven et sam 15-16,22-23 janv à 21h GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: 269 est St-Cy-rille.Québec— Le Théâtre du Trident présente ¦ Les Iridolmades > de Gratien Gélmas.à compter du 12 ianv IMPLANTHÉATRE: 2 rue Crémazie, Québec (529-2183)— Anonymus présente ¦ Le voyage de Bran-dan • du 7 au 17 ianv à 20h 30, le dim 15h PALAIS MONTCALM: Québec— < Les Iridolma-des ¦ de Gratien Gélmas, m en s Denise Filiatrault.du 12 |anv.au 6 lév mar au sam à 20h THEATRE DE L’iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-771-6669)— « Du poil aux pattes comme les cwacs • de Maryse Pelletier, du 12 |anv.au 20 lév.mar au ven.20h 30.sam 19h et 22h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Studio: • A propos de la demoiselle qui pleurait » de André Jean, m en s René Richard Cyr, du 15 janv au 13 lév à 20h — Salle Théâtre • Sinners • de Norm Foster, du 7 au 23 janv.â 20h .matinées les sam.â 14h Biddle, en permanence du mer au sam à compter de 22h — Le Tno de Bernard Pruneau dim de I9h à 24h — Invite le 17 janv Glenn Bradley, saxophoniste — Live Jazz le midi avec le trio de Claude Foisy.mer de 12h à 14h LE BIJOU: 300 rue lemoyne Vieux Montreal— Trois tables de blackiack en operation du lun au ven de 17h â la fermeture, et le sam de20h â03h —Michelle Sweeney, chanteuse de )azz.soul et R 4 B.du mer au sam à compter de 22h BISTRO-BAR BLUES CLAIR: 901 est boul Mai sonneuve, Montréal— 5 à 8 les mar et ven avec Robert Gélmas.pianiste, et ses invités CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie.Montreal (735-1259)— Oréalis.le 16 |anv LE ZIG ZAG CAFE: 5358 Levesque.Laval (661-4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet de 1th à t5h CAFE THÉLÉME: 311 est Ontario, Montreal (845-7932)— Jazz Live Quartet, le 16 |anv a 2lh 30 CAFÉ TIMÉNES: 4857 ave du Parc.Montreal (272-1734)— San Daiam.|azz-up, le 16 ianv à 22h LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy.Montreal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence a compter de 17h LE CLUB G.M.: 22 St-Paul.Vieux-Montréal (861-8143)—Jazz live, du lun auven de 17h à 21 h — Happy Hours de I7h à 21h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)-Mar.au ven I Ensemble Elder Léger, a 17h.30 CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc.Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session â 21h 30 COCK'N BULL: 1944 Sle-Cathenne O (932-4556)— Tous les dim iazz et dixieland live LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherme, Montréal— The Chesterfield Kings le 16 ianv GALERIE DARE-DARE: 4060 St-Laurent ste 211 Montréal— Concert de musique actuelle, Claude-Marie Caron, percussions, Don Druick.flûte, et Ming Lee.voix, improvisation, le 16 |anv â 21h HOTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure.Montréal (878-2332)— Le Portage: Le groupe Late Night, Spectacles du mar au sam.à compter de 21h 30 HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desiardms Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun au ven.de 17h.â 20h — François Comeau, du mar au sam de 20h â 24h HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)— Cocktail 5 à 7 lun au ven — Le Trio Dave Clark.|azz et contemporain, du mer au sam de 21h à Oth LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine les pianistes Christiane Coté et Roland Deveze lun auven de 17h â Oth.le sam de 20h à 01 h — Bar Tour de Ville Le Trio Starlite.mer au dim de 21 h à 02h LA CROISETTE: 1201 Dorchester(878-2000)— Jacques Ouellet.au piano, du dim au ven de 18h a 22h LE BOULEVARD: 1201 Dorchester Montreal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h a 24h , musique du Trio Denis Boivm L ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester.Montréal (878-2000)— Le groupe Mexican Connection du mer au sam de 2th a 3h LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste tous les lours de I9h à 23h L IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gerard Lambert, pianiste-animateur, du lun au sam de 2th à 02h RESTAURANT RICARDO: 1652 boul Ste-Adéle.rte 117, Ste-Adéle— Les vendredis, de I9h à 23h jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne Vieux-Montréal (288-5508)— 2 musiciens ambulants en soirée, violoniste et accordéoniste, du mer au sam RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre, Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant dancing-romantique, mar au sam de I8h à3h —Le Groupe Be-kar, 2 musiciens et une chanteuse, mer au sam de 19h 30 à 23h RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherme (861 -0657)— Hommage à Muddy Waters avec Big Blues Bazar, en vedette Bob Harrison et The Ward Brothers Blues Band, le 16 |anv — Blue Monday Jam Session, avec The Ward Brothers Band, le 18 |anv SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul Dorchester (861 -3511 )— Normand Zubie et David Lessard lun et mai de 17h00 à 22hOO— Oliver Jones et Charles Biddles, mer |eu ven de I7h00 à 22hOO— Normand Zubie et Daniel Lessard sam de I7h00 à 24h00 SALON DES CENT: Zanzibar 1647 St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim et lundis soirs â 21h 30 Classique AUDITORIUM DU OTTAWA TECHNICAL HIGH SCHOOL: Ottawa— Opéra Lyra vous convie à un après-midi musical en compagnie de Johann Strauss tils, dans une version concert du Baron Tzigane, le 24 ianv.on peut se procurer des billets en appelant Opera Lyra Ottawa 233-9200 BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montreal (866-1661)— Tous les dimanches a 11 h .le choeur polyphonique de Montreal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116ouestNotre-Dame Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h .grand-messe (grégorien et polyphonie) â l'orgue Pierre Grand'Maison LA CHACONNE: 342 est Ontario Montreal (843 8620)— L'Ensemble Manantral musique chilienne, rock et baroque, le 16 |anv â 21h CHATEAU DUFRESNE: Angle Pie 1X et Sherbrooke Montréal (259-2575)— Salon Oscar Mini-concerts de chambre avec le Duo Eurydice, tous les dimanches à 14h 30 et I5h30 CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke.Montréal (842- 3431)— Tous les dimanches â 11 h., chorale de l église EGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montreal (937-3812)— Tous les dimanches à 9h , grand-messe en latin, séton l'ancien rite (chant grégorien) EGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Racbel et Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Boucher louera des oeuvres de Franck.Pachelbel.Dan-dneu et Bach, â la messe de 17h.le sam 16 |anv.et aux messes lOh el 11 h le dim 17 |anv EGLISE ST-PIERRE-APÔTRE: Angle Dorchester et de la Visitation.Montréal— Jean Ladouceur, organiste, présente des oeuvres de Bach.Bruhns el Buxtehude, aux messes de 9h 30 et 11 h le dim 17 ianv MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin de la Côte-des-Neiges.Montréal (872-6889)— Omega Medina, soprano, accompagnée au piano par Paul Stewart, le 17 |anv à 14h ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary, Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la dir de Gilbert Pale-naude.à la messe de tth le dim SALLE REDPATH: 3459 McTavish, Montréal (355-1825)— Musica Camerala Montréal présente deux oeuvres masures de Brahms, les musiciens sont Berta Rosonohl pianiste.Michael Dumouchel, clarinettiste, Elame Marcil et Luis Grmhauz.violonistes, Andre Roy.altiste, et Guy Fouquet.violoncelliste — egalement au programme la violoniste Elaine Marcil interprétera une sonate de Healey Willan.le 16 lanv a 20h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA Montréal (842-2112)— Piano Nobile Concert Puce Rencontre du troisième type avec le Tro Con Brio, animatrice Carole Corman, le 16 ianv à tlh TELEVISION SAMEDI DU DEVOIR A L'expérience d'enfants A La nature et l'environnement A Les activités originales dans les camps A Le rôle de l'Association des Camps A L'impact économique régional des camps A Comment choisir un camp A .Des conseils aux parents et aux enfants Date de tombée publicitaire: 22 janvier 1988 Date de parution: 5 février 1988 Informations: Christianne Benjamin (524) 842-9645 WEEK-END SAMEDI A Longueuil, animation des étangs glacés aujourd’hui de 9 h à 12 h au pare Carillon (1405 rue Laurier) et demain de 13 h à 17 h au pare Normandie (Normandie el St-Laurent).046 8674.¦ Le collège Bois-de-Boulogne offre un programme de formation en gérontologie de jour et de soir ainsi que des cours sur l'information légale et les législations sociales.La période d'inscription prend fin le 18 janvier.332-3000, poste 313.¦ L’Ass.des artistes de Dorval offre plusieurs rencontres et ateliers sur la couleur, le portrait etc.; les cours débutent la dernière semaine de janvier au Centre communautaire Sarto Desnoyers (1355 Ch.Bord du lac).6334170.¦ Le Centre de gestion pour femmes offre plusieurs cours dont « Mettre sur pied sa propre entreprise », « Gestion de portefeuille » ou encore « prévenir le burnout » débutant le 18 janvier prochain au YWCA (1355 Dorchester ().).866-9941.¦ L'ilon.Warren Allmand prononcera une conférence bilingue sur le hvre blanc-sur la défense mercredi prochain le 20 janvier à 19 h 30 à la Salle MacDonald (1195 Sherbrooke O.- Métro Peel).844-7268.¦ La Société L.A.Bojeu offre pour janvier 88 deux sessions de formation soit en théâtre ou en communication; inscription immédiate (4266Saint-André).¦ L’Ass.médicale pour l'Amérique latine et les Caraïbes organise une journée-discussion intitulée : « État, pouvoir et santé » vendredi prochain le 22 janvier à compter de 8 h 30, inscription immédiate au Centre St-Pierre (1212 Panet - Métro Beaudry).272-7519.Cours d'arts plastiques pour les jeunes et les adultes à l'UQAM débutant aujourd'hui, inscription sur place de 9 h à 10 h 30 sur la Grande place du Pav.Judith Jasmin (405 St-Catherme K.).282-3579.¦ Le Groupe Jubal avec W.Mills et I.Beaulieu (Kora et bissuri) ce soir à 21 h; dimanche brunch causerie avec ('.Scoggins, ingénieur et coopérant au Nicaragua à midi au Caf Tiers (4837 ave du Parc - Métro Place-des Arts).270-5336.¦ .lass Inc., organise aujourd’hui une marche de santé sur le Mont Royal à l’intention des personnes seules, suivi d’un souper et d'une danse au restaurant, le départ se fait à 14 h (angle Mt-lîoval et du Parc).SVP téléphoner au 388-8727.¦ Journée de croissance sur « J'écoute les signes de mon corps » avec Léon Ro-bichaud, thérapeute pastoral, aujourd'hui à Dorion.455-0830.¦ Réunion publique sur la lutte de libération du peuple palestinien avec Abdullah Abdullah, represenant de l'OLP ce soir à 19 h 30 (4276 Papineau, suite 302).524-7992.DIMANCHE Le Dr Roger Foisy donne sa conférence mensuelle intitulée : « Gomment passer à l'action » suivie d’une période de question aujourd’hui à 14 h à l'auditorium de la polyvalente Pierre Dupuy (2000 Par-thenais - Métro Frontenac).388-1402.¦ L’archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire préside aujourd'hui à 15 h à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde une messe des nations où seront représentés une quarantaine de communautés en costumes nationaux (angle Dorchester et Mansfield - Métro Peel).931-7311, poste 321.O C B F T 12.00 La semaine parlementaire a Ottawa 12 30 Cap danger 13.00 0 hier a demain 13.55 Nos espoirs 88 14.00 Cme Famille • Pietre-à-leu tail leu • dessins animés 16.00 Univers des sports 17.00 Grand air 17.30 Genres en herbe 18.00 Le Teléiournal O C B M T 12.00 What's new 12.30 Wonderstruck 13.00 Fishn Canada 13.30 Land and sea 14.00 Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday report © C F T M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Ciné week end • Attaque sur le mur de l'A-llantique • brit 67 avec Q C B FT 12.00 Première edition 12.03 La semaine verte 13.00 Rencontres 13.30 Les matinees du dimanche Zorbalegrec 16.00 La grande visite 17.00 Second regard O C B M T 12.00 Meeting place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn sing 14.00 Music on a Sunday alter- noon 17.00 Durell in Russia 17.30 The Edison twins Lloyd Budges, Andiew Keit el Mark Eden Flash varicelle Plexi-Mag Actualités week-end 12.00 World wrestling tederation 13.30 13 00 Saturday cinema 14.30 • Malice in wonderland .15.00 1985 avec Elizabeth Tay- 15.30 lor.Jane Alexander el Ri 16.00 chard Dysart 16.30 15.00 Canada in view 17.00 15.30 Ski base 17.30 16.00 Wide world ot sports 18.00 Pulse GD © RADIO-QUEBEC 12.30 12.00 LEnap presente 14.15 12.30 De lamille en families 13.30 A communiquer 14.45 14.00 L’homme et la poupee 15.35 16.00 Points de vue au clair de l’ovule 16 30 17.00 Nord-Sud 17.00 17.30 Pmocchio 17.20 18.00 Passe Partout 17.50 ES QUATRE SAISONS (câble 5) 12.30 Le petit tournai hebdomadaire 13.00 LesPieirateu Marguerite el compagnie L'exploration el vous La récréation Le vagabond Jinny Le magazine du ski Action |eunesse Le Grand Journal TVFQ L'heure de vérité André Laioime Portraits de créateurs Az zedme Alaia William Sheller Radio France Internationale Montagne Le proiel Heimdal Le Journal Un D B de plus DIMANCHE Bon dimanche Ciné Week-end • La révolte des abeilles > amér 73 avec Gloria Swanson, Edward Albert et Roger Davis Rue St-Jacques Sport-Mag Musicart Actualités week-end © C F C F 12.30 Question period 13.00 The Terry Winter show 13.30 Sunday Cinema • Océans ol tire .avec Gregory Harrison.Billy Dee Williams et David Carra-dme 15.30 Sybervision 16.00 10 pin bowling 16.30 The Hanes report 17.00 The littlest hobo 17.30 FT Fashion television 18.00 Pulse © RADIO-QUEBEC 12.00 Les prophètes d’Israël 13.00 Camp 2 13.30 A communiquer 14.00 Joey une aventure surnaturelle A communiquer Vidéotour Questions d'argenl Ordy Charles Darwin, l'évolution des especes 18.00 Passe-Partout © QUATRE SAISONS 12.00 La lutte Quatre Saisons 13.00 LesPieirateu 13.30 Les P'tites Vues ¦ Pour l'amour de la chose • amér 80 avec Deborah Ratlin, Jell Con away, Tom Bosley.Normal Fell, Don Rickies, Pat Mo rila.Adam West et Barbi Benton 15.30 Oscar el Félix 16.00 Premières 17.30 Le Grand Journal 1 B OO Les carnets de Louise GD TVFQ 12.00 Trente millions d'amis 12.30 Allaire suivante 13.00 • Le cantique des cantines t avec Cheik Dou kouré et Jean-Marc Avocat 14.00 Apostrophes Qualité France 15.30 Radio France Internationale 16.30 Thé tango 17.00 II était une voie 17.20 Le Journal 17.50 Un D B déplus La télévision du samedi soir en un elin d'oeil CI CBFT (R.-C.) Montréal Le Téléjoumal Ç < 18h 05 : Impacts Samedi de rire ! Anim.: Yvon Deschamps La soirée du hockey : Les Rangers vs le Canadien (En direct du Forum) Téléjournal p Sports 2.1 h 15/< uléma : Carde à vue —Fr.1981 Avec Lino Ventura et Michel Serrault C~3) WCAX (CBS) Burlington News ( 1 h.) Wonderful World of Disney : The One & Only, (ienuine, family Band High Mountain Rangers Houston Knights West 57th News lhe Next President ÇTD WPTZfNBC) Plattsburgh News Mama’s Family Simon & Simon The Facts P 227 of Life The Golden Girls Amen J.1.StarbucK P News NAAC'P Image Awards Special ( BMT (CBC) Montréal CBC News P Heritage Theatre He Shoots, He Scores P Hockey Night in Canada : Rangers re Canadians (Live from Forum) The National p Newswatch/Sports L4h 45 : l.mcjoy CD) C'FTM (TVA ) Montréal Ici Montréal Pop Express Animateur : Roch Denis Chacun chez soi Cinéma : Conan le barbare —É.-U.1981 Avec A.Schwarzenegger, James E.Jones et S.Bergman Justice pour tous Stir la colline Nouvelles p TVA/sport Cinéma : La rançon de la solitude É.-U.1974 —Avec S.Winters CB ( FC F ((TV) Montréal Puise Dick Irvin's Hockey Mag.Canada's Choice Dolly / Variétés Movie : Crash Course —É.-U.1988 Avec Jackee, Charles Robinson et Harvey Korman (TV News p 23h 2(1 : Puise Mm.: A streetcar named desire (17) C1VM (R.-Q.) Montréal Passe-partout À plein temps Vidéotour Parler pour parler : La peur d’a voir peur : l'agoraphobie Ciné-répertoire : Joey, une aventure surnaturelle —All.1985 Avec Joshua Morrelly, Eva Kryll et Jan Zierold L’Univers de .François Barbeau (22) \VVN\ ( ABC) Burlington ABC News P Sea Hunt Star Treck : the Next Generation Dolly / Variétés Q Ohara p Spenser : for Hire P AIR News P 23h 15 : Star Treck (reprise de 19 h) (24) (ICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Profiles of Nature Doctor Who The Science Edition Movie : The Charlie Chaplin Festival —É.-U.17 Avec Charlie Chaplin et Edna Purviance Conversations Movie : The Great Chase —É.-U.1962 Film de montage de H.Cort 23h 45 : Conversations (33) VERMONT F.TV (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Wonder Works : Taking Care of Terrifie Movie : You Can't Take it with You —É.-U.19.48 Avec James Stewart, Jean Arthur et Lionel Barrymore 2.1h 10/Great Performances : /‘oui Taylor : Roses and Lust Look (35) QUATRE SAISONS Montréal WOW ! Lutte Cinéma : Un cri d’amour —É.-U.1980 Avec Susan Blakely, Powers Boothe et Gene Barry 1a- grand journal Patrouille du cosmos Bleu Nuit : La dérobade Fr.1979 —Avec D.Duval (99) I VFQ (téléiision française) Un B.D.de plus Les grands travaux du monde L’enjeu Portraits de créateurs Charlélic Couture I Ai journal Radio-Erance-Intemationale La télévision du dimanche soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21H30 22h(K) 22h30 23h00 23h30 (H)li(H) O CBFT (R.-C.) Montréal Téléjournal P science-réalité Le sens des affaires L'autobus du Showbusiness Animateur : J.-P.Ferland Téléjoumal P Les Beaux Dimanches : Comment acheter son putron Cinéma : La Traviata —It.1982 Avec Teresa Stratas et Placido Domingo 23h 20 : Sports l.a grande visite WC AX (CBS) Burlington News (ou football) Benson 60 Minutes (Information) Murder, she Wrote P Movie : Alone 1 Avec Suzanne n the Neon Jungle —É.-U.1988 p Pleshette, Danny Aiellon et Jon Tenney News 23h 15: The Honeymooncrs © WPT7.(NBC) Plattsburgh Focus '87 (ou Football) Our House p Family P Ties My Two p Di/ds Movie : Crash Course —É.-U.1988 P Avec Jackee, Charles Robinson et Harvey Korman It’s a Living Mode : Something to Sing About -Ê.-U.1937 O ( BMT(CBC') Montréal The Disney Sunday Movie Tht-p Raccoons The Beach-P combers Breaking All the Rules CBC News P 22h 20 : Venture Nation's Buss.Newswatch 23h 25 : The Prisoner CD) CFTM (TVA) Montréal V Cinéma : Escroc, Macho et Gigolo —It.198^ Avec Bud Spencer, Tomas Milian et Marc Lawrence Le Club Sandwich Anim.: Serge Grenier L’empire Colby L'heure juste À qui de droit Nouvelles p TVA/sport Cinéma : Main basse sur la T.V.É.-U.76 —Avec F.Dunaway CD CFCF (CIV) Montréal Puise Travel Travel Family P Ties Frank’s p Place W-5 Movie : Alone in the Neon Jungle —É.-U.1988 Avec Suzanne Pleshette, Danny Aiello et Jon Tenney CTV News 23h 20 : Pulse Entertainment this Week m CTVM (R.-Q.l Montréal Passe-partout Commando suicide (2e) Légendes du monde La soirée dc I'impro : Les étoiles re les médias T able rase (22) W VN\ (ABC) Burlington ABC News P Travel, Travel The Disney Sunday Movie : Earth Star Voyager p Avec Peter Donat, Duncan Regher et Brian McNamara Movie : Stranger on my l.and —É.-U.1988 Avec Tommy Lee Jones, Ben Johnson et Dee Wallace-Stone ABC News Q 23h 15 : La cité du père (24) CK O (TVO)1 Ontario Passe-partout Charlie Brown Légendes du monde M.E.M.O.Cinéma : Anna Karénine —É.-U.1935 Avec Greta Garbo et Fredric March Espace francophone Ia> Lys et le Trillium C’est ton droit Témoins du passé (ID VF.RMONT F.TV (PBS) Firing-Line Conserving Nature Nature P Masterpiece Theatre p Fortune of War Inside Television Masterpiece Theatre P (reprise de 21 h.) Conserving America dD QUATRE SAISONS Montréal Les carnets de Louise Caméra 88 Cinéma : Le jeu du faucon —É.-U.1984 Avec Timothy Hutton, Sean Penn et David Suchet Le grand journal D’importance capitale fats carnets dc Louise d® TVFQ (télévision française) 17h 50: Un B.D.de plus I8h 45: Documentaire 30 millions d'amis Affaire suivante Le cantique des cantiques Apostrophes : À la table d'hôte Rechercher pour mieux maîtriser Le journal Radio-France-Intemationale C-10 ¦ Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 UAH amedi Jean Mc Ewen : la profondeur de la couleur Photo Brian Merrett et Christine Guest fi '• « i % y V tt .v *1> J’.Cette huile sur toile du Canadien John Mc Ewen, intitulée Le drapeau inconnu: premier thème no 2 appartient à la collection de M.et Mme René Menkès de Westmount.Photo Charlotte Rosahandler v fyi ’¦•«f Le Musée de beaux-arts de Montréal présente jusqu'au 24 janvier prochain l'exposition La profondeur de la couleur de Jean Mc Ewen.CLAIRE GRAVEL ?Jean Mc Ewen: La profondeur de la couleur.Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1,379, rue Sherbrooke Ouest.Jusqu'au 24 janvier.La rétrospective de Jean Mc Ewen n’en finit plus de surprendre ses visiteurs.Qui se serait attendu à un tel déploiement d’oeuvres ?Diable ! Soixante-huit peintures de grand format, allant jusqu’à trois mètres de large, et tout autant d’oeuvres sur papier: voilà un abondant ragoût de couleurs, de quoi réjouir ceux que Léonard le scribouillard et le retour tant annoncé outre-mer de l’art conceptuel désemparent.J’ai parcouru les uuatre salles où miroitent les « carres sans angles » (pour reprendre une expression de Mc Ewen) revêtus de ces couleurs phénoménales.Appliquées du bout des doigts, enfoncées l’une dans l’autre sous la pression de la paume, léchées dans une volte de la main, ces couleurs « montées » dans une succession d’attouchements dont l’intensité va de l’effleurement à l’emprise, couleurs lumineuses et graves comme la jouissance dont elles resplendissent, m'ont littéralement happée dans leur rayonnement « all-over » et je me suis perdue dans « la profondeur de la couleur », du Rouge sur blanc de 1956 aux Drapeaux écorchés de 1985.Constance Naubert-Riser, la conservatrice de l’exposition, a analysé de façon remarquable tout l'oeuvre dans le superbe catalogue de l’exposition.Je me bornerai donc à décrire l’expérience que produit la lecture de ces vastes peintures non-figuratives.( LE DEVOIR a publié une entrevue avec le peintre et madame Riser le 12 décembre 1987).C’est un fait historique reconnu que l’abstraction montréalaise se distingue des autres mouvements artistiques canadiens par la spécificité de sa réflexion plastique, recherchant une prise de conscience, chez le spectateur, des bouleversements perceptifs auxquels elle l’accule.Le groupe des Plasticiens a déclaré haut et fort la primauté d'une nouvelle esthétique : « À cette époque (1955), m’a raconté Mc Ewen, ils ont fait couler beaucoup d’encre, les critiques n’avaient d’yeux que pour eux ».Rejeté dans l’ombre, il continue à peindre avec ténacité, dans l’indifférence et l’incompréhension générale, le même tableau.Aujourd’hui, qui oserait nier qu’il est une des figures les plus vigoureuses de l’art québécois d’après-guerre ?Les oeuvres sur papier, à l’abri au cabinet des estampes de l’action corrosive de la lumière, font connaître un Mc Ewen tâtonnant entre l’automatisme d’un Borduas et d’un Rio-pelle.Belle-ile-en-Mer (1952), mêlant les encres, noire et bleue et l’aquarelle, campe solidement une calligraphie quasi-orientale dans un carré, tandis que les Sans-titre qui suivent voient la structure se dissoudre dans le cha- toiement des taches colorées à dominante violette.Dans Cellule jaune no l (1959), le gros grain du papier accroche l’aquarelle de la même façon qu'il le ferait du pastel sec.Les interstices gris nous rappellent l’impressionnisme.Les surfaces traitées en modulation laisse le papier respirer.Les contours restent flous, et dans l’en-nuagement vaporeux, on perçoit une référence cosmique à la Rothko dans cette quête de l’immensité.Les voiles opalescents de la série des Drapeaux inconnus ( 1964) flottent autour de papier d’argent froissé.Les aquarelles blanches, complètement lavées, sont bien fades.Côté peinture, quelques oeuvres seulement créent un hiatus dans cette progression cyclique dans les labyrinthes de l'intériorité.11 s’agit des toiles de 1965-68, où Mc Ewen a troqué l’huile pour l’acrylique, et le pictural pour le linéaire.« C’est un moment où j’ai été côtoyé par un art qui n’était peut-être pas moi, un art américain » dit-il.Les grands à plat verticaux encagés ont quelque chose de brutal qui détonne.Car nul autre que Mc Ewen n’a su aller si loin dans la transparence d’une matière pourtant opaque, jusqu’à l’assoir sur des vernis.La forme n’a pas d’importance, et pourtant la plupart des oeuvres obéissent à une structure interne complexe.Les tableaux sont peints les uns sur les autres, amalgamant leur mystère sur lesquels l’artiste nous ouvre ici une Fenêtre, là, une Meurtrière.Dans Y Orientale, marges rouges ( 1958), des craquelures ont dessiné en travers de la pâte des arabesques prodigieuses; la surface brille comme de l'émail.On dirait qu'il y a de l’encaustique dans la surface tissée de capillaires qui finissent par dégouliner sous l’image comme une frange.Dans Blason du chevalier violet no 2( 1962) le violet sur le bleu se meut par grappes : on sent poindre, au-delà de la tension de surface une envolée baroque qui illumine de toute son énergie insolite les Drapeaux inconnus (1964) et les extraordinaires Miroirs sans image (1971) où la couleur événementielle, encastrée dans la brillance des vernis, prend des éclats de pierre précieuse.Les Suites parisiennes {WH) accomplies lors d'un séjour en France éclatent d’une lumière heureuse comme chez Renoir, un des premiers peintres qui ont fasciné Mc E-wen.A la légèreté répond les bouillonnements roses des Drapeaux écorchés { 1985), tandis qu’a la suite de ces opéras de couleurs, la mélancolie de VElégie criblée de bleu no 3 (1986), avec son caractère inachevé, semble singulièrement manquer d’éclat.Une table-ronde sur la peinture canadienne des années 50, animée par Constance Naubert-Riser, regroupant les historiens de l'art Marie Ca-rani, François-Marc Gagnon, Serge Guilbaut et John O’Brian clôturera cette exposition le 24 janvier, à l’auditorium du Musée, à 13h,’10.Vente de la collection Guterman: c’est un record chez Sotheby’s NEW YORK (AFP) - La collection Guterman, composée notamment de tableaux de maîtres hollandais et flamands des X Vie et X Vile siècle, a été vendue jeudi chez Sotheby's New York, pourplus de $ 10 millions, un record aux Etats-Unis pour des tableaux anciens ayant appartenu un particulier.Parmi les fleurons de ces enchères qui comptaient des toiles de Frans Hals, Jan Jansz den Uyl, Philips Koninck, Jacob van Ruisdael, Pieter Sanredam, représentant aussi bien des fleurs que des paysages ou des scènes bibliques, une nature morte de Jan Davidsz de Heem (1606-84), a été vendue pour plus de $2.5 millions.Seuls 18 lots, représentant des oeuvres de la collection, n’ont pas trouvé acquéreur, et le total de la vente s’est élevé à $ 10.3 millions.Le directeur de Sotheby’s avait estimé qu’il s’agissait d’une des collections les plus importantes de toiles de matres des XVIe et XVIIe siècle.Gerald Guterman, un investisseur DROGUES., PAS BESOIN! namiciPOCTion Santé et Services sociaux Québec JOHN MILLER VARIA TIONS SUR UN THÈME Peintures récentes 1985-1987 Espace 1428 (Muséo-techni) 1428, rue Overdale.Montréal H3G 1V3 Métro Lucien-L allier (514) 876-1192 Jusqu'au 28 janvier 1988 Ouvert du mardi au samedi.12:00 - 17:00 fr LA GALERIE D’ART ESQUIMAU vente annuelle 1434 Sherbrooke O., Montréal, 844-4080 Lun.à ven.de 9h30 à 17h30 Sam.de lOh à 17h.miCHEl TETRERULT Représentation-Présentation KEVIN KELLY du 13 janvier au 14 février 88’ 4260, rue Saint-Denis.Montréal (Québec) Canada H2J 2K8 (514) 843-5487 >RRT CORTEmPORRM Musée McCord d’histoire canadienne Jouets de A à Zoo Jouets et jeux du X IXe et debul XXe siècles Place aux jouets, l’enfant est Roi! 690, rue Sherbrooke ouest (Métro McGill) Du mercredi au dimanche de 11 h à 17 h.Entrée: J,00 $ Information 398-7100 Le Musée remercie de leur appui les Musées nationaux du Canada, le ministère des Affaires culturelles du Québec, le Conseil des arts de la CUM, La fondation McLean et la Fondation de la famille Zeller.immobilier, avait commencé à rassembler des oeuvres des X Ville et XIXe siècles au début des années 70, lorsqu’il découvrit lors d’une vente un autoportrait du peintre hollandais du XVIIe, Barent Fabritius.Émerveillé par cette toile, il décida alors de se consacrer entièrement aux oeuvres plus anciennes des Hollandais et Flamands, parcourant le monde avec sa femme pour écouter les conseils des historiens d'art et des marchands de tableaux et réunir les oeuvres parmi les mieux choisies.pour le ciofre1- ACHETONS PEINTURES ET SCULPTURES DE QUALITÉ MARDI AU VENDREDI DE 9h À 5h30, SAMEDI DE 9h À 5h GALERIE DOMINION l.c plus grand choix de peintures et sculptures au ( anada dans a plus grande galerie marchand d’art au ( anada ,1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 I1 N LES BIJOUX DE BRAQUE irrés |).ii Hcger de Loevvrntekl UN FABULEUX TRÉSOR DANS LA VILLE centre d'exposition LÉON-MARCOTTE 222,rue Frontenac,Sherbrooke (lu 22 (l(,((‘mlx(‘ 1987 ,iu iO janvier 1988 de 10 heures à 21 heures if$ Si NÉ MCI S DI l’fXPOMflON CM! «SIIOUX CM IRAQUI» SON! INTltRIMINT VIRAIS A LAIDE MONDIALE AUX ENFANtS fOUR LA tlAllSATION CMS ffKX.RAMMlS IT CMS Mollis IN f AVILIS DIS INFANTS ffl* D'I NTRti: A OUI Tl.SA OO (fUDlANT SS 00 INIANI Si OO V.Ur ri* Sfwbtoofct IN ( OU «OIMAIION 4VH CHJw63 T r nrirnTD ¦su?ea * LE DEVOIR EXPOSITIONS Jannis Kounellis Exposition organisée par le Museum ot Contemporary Art, Chicago.Une première: le Musée d’art contemporain de Montréal inclut 9 oeuvres récentes jamais vues en Europe et en Amérique grâce à une commandite des Lignes aériennes Canadien International.Jusqu’au 14 février John Lyman 1886-1967 Je vis par les yeux / I live by my eyes Rétrospeclive organisée par le Agnes Etherington Art Centre, Queen’s University.Jusqu'au 14 février VIDÉO Ouverture Vidéo documentaire réalisé en 1985 lors de l'ouverture du Castello di Rivoli, Turin.Jusqu’au 14 février Rétrospective Marcel Odenbach Principales oeuvres vidéographiques de ce jeune Allemand.Du 17 janvier au 21 février ÉVÉNEMENT SPÉCIAL Conférence de l'artiste Marcel Odenbach, suivie de l’Inauguration de la mini-rétrospective de ses principales oeuvres des années 1978-1987.Le dimanche 17 janvier à 14h.Entrée libre Cité du Havre (514)873-2878 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Le Devoir, samedi 16-janvier 1988 ¦ C-11 LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR livres Les adolescents ne lisent pas?Allez-y voir! Communication-Jeunesse a même des romans pour ceux qui détestent la lecture.Photo Jacques Grenier La bibliothèque de l'école secondaire Docteur-Alexis-Bouthillier, à Saint-Jean-sur-Richelieu, couronnée la plus « livromaniaque » du Québec.DOMINIQUE DEMERS LES ADOLESCENTS sont complètement bouchés : tout le monde le sait ! La preuve ?Ils ne savent ni lire, ni écrire, et, bien sûr, ne connaissent rien à la Culture.Un des derniers sondages alarmants issus de la Direction générale de renseignement collégial, au ministère de l’Education, affirmait, noir sur blanc, que la culture littéraire des jeunes, a la fin du cégep, s’arrêtait à Astérix et Tintin.Pendant que d’autres pleurent sur le sort de tous ces jeunes idiots, les éditeurs québécois de livres pour la jeunesse se frottent les mains : leurs romans jeunesse entrent dans la course aux best-sellers ! Et à Communication-Jeunesse, un organisme voué à la promotion de la littérature jeunesse québécoise, 3,000 adolescents de 12 à 17 ans ont participé, l’an dernier, au concours « Je suis livromaniaque », une augmentation de 82% en deux ans.L’effort était considérable : les participants devaient lire au moins un des 20 titres suggérés par Communication-Jeunesse et donner leur appréciation.Une équipe d’animateurs a visité quelques écoles pour stimuler les jeunes et les milieux ayant fait parvenir plus de 100 coupons de participation ont reçu des chandails et des affiches de « livro-maniaques ».L’école secondaire Docteur-Ale-xis-Bouthillier, à Saint-Jean-sur-Richelieu, a été couronnée « l’école la plus “livromaniaque” du Québec » et les élèves ont rougi de plaisir.Avec les commentaires de ses « li-vromaniaques », Communication-Jeunesse a établi un palmarès des lectures préférées des adolescents.En tête de liste ?Les Filles de Caleb, d’Arlette Cousture : 564 pages d’aventures qui n’ont pas réussi à décourager des adolescentes de 12 et 13 ans.La saga est suivie de près par Casse-Tête chinois, de Robert Souliè-res, un polar jeunesse bourré d’humour et facile à lire, dont l’action se déroule au coeur du quartier chinois de Montréal.Un vrai livre-récréation.En troisième et quatrième places : Le Complot, un suspense signé Christine Brouillet, et l/Ordinaleur égaré, un roman d’aventure de Pierre Pigeon.Trois des 10 titres préférés des adolescents sont des romans adultes.Au best-seller d’Arlette Cousture s’ajoutent Le Journal de Catherine IP., de Pierre Billon, et Le Sorcier, de Francine Ouellette.Johanne Coulombe a piloté le projet des « livromaniaques » à Communication-Jeunesse.« Lorsque des garçons de 14 ans admettent n’avoir jamais lu un livre à moins d’y avoir été forcés, je leur demande ce qu’ils aiment.Le sport, les filles, l’amour ?Et je leur propose un roman sur mesure.On a meme des romans pour ceux qui détestent lire : Le Dernier des raisins, de Raymond Plante, par exemple.Pour animer ce livre, je lis le premier paragraphe et mon travail est presque fini : les jeunes ont accroche ! » Le secret ?« La lecture-plaisir, répond Johanne Coulombe.Les jeunes qui ne lisent pas sont souvent ceux qui ont accumulé des échecs.Ils n’ont pas envie de “performer" avec un livre.Il ne faut surtout pas penser tout de suite à des exploitations dans le genre exercices et travaux à partir d’un livre qu’ils aiment.Ils ont à franchir une première étape essentielle, celle de la découverte du plaisir de lire, avant d’aller plus loin.Malgré tout, il y a des jeunes qui n’aimeront jamais lire.Il y en a aussi qui détestent le hockey ! » Une véritable lapalissade : les adolescents veulent des livres qui les touchent.Qui parlent d’eux, de ce qu’ils aiment, de ce qu’ils vivent.Avec, parfois, des esquisses de solutions à leurs maux.« La majorité des titres destinés aux adolescents les touche vraiment, poursuit Johanne Coulombe.Mais il reste des trous.Les jeunes adorent l’horreur et c’est un genre tout à fait absent de la littérature jeunesse.Ils fréquentent aussi la bande dessinée, bien sûr, alors j’essaie de leur expliquer qu’avec un bon roman, il y a toujours des images mais qu’on les fabrique nous-memes, dans notre tête.Pour eux, c’est loin d’être évident.Tout comme la lecture-plaisir n’est pas toujours un acquis.Au cours des animations, lorsque je présente un roman, leur première question est toujours la même : “Est-ce qu’on va être obligé de le lire après ?” » Michelle Provost et Louise Goupil travaillent présentement à la rédaction d’un guide de lecture pour les enseignants du français au secondaire : Lire et aimer lire au secon- daire.Une centaine de projets de lecture et d’animation à partir d’une sélection de 850 titres, dont la moilié sont québécois.Le choix des titres a été établi à partir des conseils d’une cinquantaine de spécialistes adultes et de 2,000 fiches d’élèves.« C'est émouvant de lire leurs appréciations, dit Michelle Provost.Ils sont aussi justes et nuancés que les critiques adultes.Ils peuvent extrapoler, aller chercher des détails, prendre des distances.Des élèves ont écrit, par exemple : “Le sujet de ce livre ne m’intéresse pas mais l’écriture est bien menée et je crois que ça pourrait intéresser d’autres jeunes.” Des garçons de secondaire IV on analysé le contenu didactique des romans d’amour pour adolescentes et ils ont adoré l’expérience ! À chaque fois qu’on propose aux adolescents des lectures vraies, collées à eux, ça marche.Mais si leur initiation au roman commence avec deux mois d’analyse de Maria Chapdelaine.,» Chez Héritage, la collection « Coeur à coeur » envoûte des milliers d’adolescentes.Cette série à la Harlequin, avec héroïnes dans la fleur de l’âge, s’enrichit d’une vingtaine de titres par année avec des tirages oscillant entre 7,500 et 9,000 exemplaires.Mais l’amour n’est pas toujours à l’eau de rose.Le Dernier des raisins, de Raymond Plante, paru chez Québec/Amérique l’an dernier, connaît un succès fou auprès des adolescentes comme des adolescents : l’histoire d’amour de François C.ougeon, un gars ordinaire, l’air un peu « raisin », qui a le malheur de tomber en amour avec la plus belle fille de l’école, une star de tennis, alors que lui ne sait même pas comment tenir une raquette entre ses mains.L’histoire classique, quoi ! Les ventes ont déjà atteint 15.000 exemplaires et la suite des aventures du « dernier raisin » connaît un même succès.« Les “romans-jeunesse", c’est la collection qui se vend le mieux chez Québec/Amérique, dit Raymond Plante.Avec Bach et Bottine, on a atteint les 40,000 exemplaires.La collection, lancée il y a qua Ire ans, compte déjà 30 titrés et les tirages de base de 3,000 exemplaires sont vite écoulés.» 11 y a deux ans, les éditions de la Courte Échelle, spécialisées dans l’album jeunesse, se lançaient dans l’aventure du roman en espérant dé trôner un jour les célèbres « folios » de Gallimard.« Le succès de la collection dépasse mes espérances », dit Bertrand Gauthier, directeur de la maison.Un titre dont il est l’auteur, Le Journal intime d'Ani Croche, a été réimprimé quatre fois en neuf mois.« On est en train de remplacer Enid Blyton et la comtesse de Ségur avec des oeuvres québécoises.en fin ! dit Bertrand Gauthier.Dans le fond, les jeunes n’ont jamais tant lu.Il faut arrêter de les matraquer.Ils font peut-être des fautes d’orthographe mais ils lisent.Sinon, je ne ven- drais pas mes livres.Au dernier salon du livre, j’ai remarqué que c’étaient souvent les adolescents eux-mêmes qui achetaient leurs livres.Nos lecteurs ont grandi avec nous.Après avoir lu les Jiji de Ginette Anfousse, ils découvrent que l’auteur a écrit un roman : ils l’achètent.» Robert Soulières dirige le secteur jeunesse chez Pierre Tisseyre.Deux collections de romans : « Conquêtes », avec des auteurs québécois, et •< Deux solitudes », où sont traduits les romanciers du Canada anglais.Comme ses compétiteurs, il a en banque des titres vedettes ayant déliassé le cap des 10,000 exemplaires.Auteur d'une douzaine d’albums |xiur enfants et de trois romans pour la jeunesse, Robert Soulières livre sa recette du succès du roman jeunesse dans un grand éclat de rire : •< C’est simple, dans le fond : de l’action, de l’humour et de l’amour ! » «L’honneur des obstinés» L historien Robert Sauvageau redore le blason des Acadiens CLÉMENT TRUDEL ACADIENS et « ténacité tranquille » vont de pair.Ce peuple eut un talent inné pour la guérilla, lit-on dans Acadie, de Robert Sauvageau, qui n’oublie pas non plus les hauts faits de corsaires acadiens au 18e siècle.L’ouvrage paru chez Berger-Le-vrault fait prendre conscience de la disproportion des forces (un contre 20, parfois) dans un coin de continent où se déroula, en 1755, la Grande Déportation .présentée par M.Sauvageau comme le « prix cruel de la passivité ou de l’indifférence des gouverneurs qui s’étaient succédé à Québec depuis Frontenac».Frontenac considérait l’Acadie comme « la clef de voûte de la forteresse Nouvelle-France» (p.116).Robert Sauvageau déplore que le génie militaire de Frontenac n’ait pas été respecté par les autres gouverneurs de la Nouvelle-France.Ce bluff, il importait, selon lui, de le prolonger : à défaut d’un effectif nombreux, il fallait multiplier les raids aux portes mêmes de la Nouvelle-Angleterre, en s’aidant, bien entendu, des alliés abénaquis et micmacs.Quant aux deux gouverneurs Vau-dreuil, à Montcalm et à son adjoint Bougainville, l’historien les voit comme les « fossoyeurs » d’une Acadie pour laquelle ils n’ont pas daigné « lever le petit doigt ».L’Acadien se rapprocherait, par son type de résistance, du Vendéen, selon cette étude qui remet à l’honneur des héros parfois méconnus : le baron Jean-Vincent de Saint-Castin, qui fit trembler durant 30 ans les Bostonnais; son fils, Bernard-Anselme; Charles de Boishébert, Antoine Gaulin (prêtre), qui n’hésita pas à susciter le siège du fort d’An-napolis, ou Port-Royal, un an après la reddition peu glorieuse (1710) signée par Subercase, etc.On connaît un peu mieux Joseph Broussard, dit Beausoleil, qui s’illustra en Acadie et en Louisiane.L’épisode moins souvent traité dans nos manuels d’histoire a trait à la République française de Louisiane (1768).La constitution de cette république éphémère, jamais proclamée, avait été rédigée par un Suisse du nom de Marquis (sorte de Lafayette ?) et approuvée par des notables comme Milhet et par le « Canadien » La Fré- ROBERT SAUVAGEAU: L’Acadien se rapprocherait du Vendéen, par son type de résistance.Photo Jacques Grenier nière qui dirigea une insurrection de créoles, d’Acadiens et d’Allemands désirant vivre sous le drapeau français.Un amiral irlandais, Alexandre O’Reilly, appareilla de La Havane pour venir mater la rébellion de la Nouvelle-Orléans au nom du roi d’Espagne auquel Louis XIV avait fait le présent de la Louisiane (territoire s’étendant jusqu’à Chicago, à l’époque).Acadie fait la chronique d’une « guerre de cent ans » entre les « sectateurs » de Boston se butant périodiquement à la présence de « papistes » qu’ils avaient cru fuir à jamais.Les passions, comme dans toute guerre de religion, sont exacerbées.L’auteur use souvent de sarcasmes en évoquant le souffle « spirituel » qui anime les puritains (fondamentalistes ?) intolérants, comme on le vit dans l’affaire des sorcières de Salem, en 1692.Le pendant français de cette intolérance, concède M.Sauvageau, se trouve dans la révocation de l’édit de Nantes (1685) qui fit fuir les huguenots ou qui en légitima la persécution.Rien ne pourrait, toutefois, absoudre les Anglais pour les procédés inhumains utilisés pour déporter les Acadiens, une fois acquis le fait que, pour nourrir les troupes, on ne comptait plus sur les (excellents) agriculteurs qu’étaient les Acadiens.Il y eut plusieurs occasions de ressusciter l’Acadie française.Si seulement les bureaucrates de Versailles et les gouverneurs à Québec l’avaient voulu ! La logique militaire des Anglais fut cohérente, elle les mena même à considérer, en temps de paix, les Acadiens comme prisonniers de guerre.Situation qui leur évitait de donner suite au projet de rapatriement en terre française de ces Acadiens coriaces.Pourquoi, en effet, renforcer l’« ennemi » dans un territoire que Boston et Londres convoitaient ?L’étude rend hommage, en préface, à « l’honneur des obstinés ».L’auteur a fait un « effort vers l’objectivité » sans lequel la vérité ne se livre pas.Il ne résiste pas à la tentation de se payer la tête de pasteurs, de commerçants fanatiques chaque Suite à la page C-14 Le Fou du père O H 3 W £ Né à Oka en 1947, comédien et auteur dramatique.Robert Lalonde est devenu récemment directeur du théâtre d’Aujourd’hui, à Montréal Le Fou du père, son quatrième roman, sort ces jours-ci aux éditions du Boréal express.Avec la permission de l'éditeur, nous en publions un extrait.ROBERT LALONDE LE TEMPS s’est couvert.Je le regarde préparer les fusils.Ses mains noueuses qui lissent les canons, caressent les crosses de bois.Il a prononcé ses premiers mots de la journée tout à l’heure.Il a dit : « On n’ira pas ben loin aujourd’hui.» Phrase qui n'est rien et qui, pourtant, met le jour qui vient en déséquilibre.Je bois mon café et je le regarde attentivement.Il veut que je le regarde, c’est lui qui se place ainsi sous mes yeux, volontairement.Il n’a pas peur de mon regard de fils.Il sait que ce regard-là admire, même s’il n’approuve pas nécessairement.Il sait que nous ne faisons pas exprès, que c’est la loi : un fils regarde pour apprendre, il dépend du moindre geste.Un fils ne choisit pas d’essayer tout seul.Après, il me met le torchon, l’huile et la crosse du fusil dans les mains.Mais il ne me regarde pas, il a autre chose à faire : nettoyer la gibetiere, fumer, marmonner entre ses dents contre le temps qui ne se décide pas.Le froid du canon de mon vieux fusil, qu’il garde ici, pour moi, et qui n'a pas servi depuis dix ans, ce froid-la sur mes doigts me rappelle de nombreux moments qui tous participent de la même joie noire.D’abord, la perspective de la longue attente derrière les quenouilles, le froid humide qui grimpe le long du dos, qui paralyse, et les pensées parfois épouvantables qui sourdent de ce temps mort qui dure.Puis, s’emparant de tout le corps d’un mouvement violent, l’énervement, après son coup de coude dans mes côtes parce qu’est apparu, très loin, très haut, le vol éperdu d’un siffleur ou d’un bec-scie qu’il a aperçu avant moi, bien sûr.Mes yeux de ville, maintenant, longent les choses proches, ne sont plus capables de sonder le ciel, de deviner les voltiges minuscules dans l'aube pâle ou l’après-midi éblouissant.Lui qui se lève et qui tire et, si l’oiseau tombe, son cri.Et si l’oiseau ne tombe pas, son immobilité désolée, son silence méchant.D’un côté, il y a ça, et de l’autre, nous deux ensemble, tout seuls dans cette beauté oppressante du temps.Nous sommes, tous les deux, les véritables cibles vivantes de ce paysage qui flambe ou qui sort des ténèbres.Avant et apres le vacarme blessant de son coup de fusil, nous sommes parfois heureux, lui et moi, d’une façon inimaginable, ensemble, avec une seule âme pas meurtrière du tout, heureux à nous plaindre.Mais nous nous taisons, puisque nous savons, l’un et l’autre, ce plaisir-là fragile, la chose la plus fragile du monde.Nous ne bougeons pas, nous nous touchons du flanc, nos chaleurs se melent et ne se démêleront plus jamais.Seul, le ciel est mobile, changeant, seul, le paysage pourra, devra nous faire bouger, changer, brisera net la tendresse inextricable.En viUe, ailleurs qu’ici, je me dis, et me convaincs, que ça n’a plus d’importance, tout ça.Que je ne vis plus de cet absolu-là depuis plus de dix ans, que j’aime ce qui existe, toi et aussi mon travail, les autres.Que ce qui n’existe pas, je le crée, puisque j’écris, je parle, puisque j’invente des solutions aux problèmes, à ses problèmes à lui devenus les miens.Mais ici, avec lui, à côté de lui, ça recommence.L’effrayante émanation de tout ce qui a survécu à mon enfance.Une certaine vie qui ne s’est pas retirée de moi, de mon corps, et qui a quelque chose à voir avec l’aveugle espérance que j'avais avant de me savoir un homme « fait ».Autrement dit, son influence à lui, qui est encore subie, qui n’a pas passé, qui a fait la moil ié de ce que je suis aujourd’hui, même avec toi.Je pense tout à coup à ce que tu m’as dit, le soir où j’étais rentré si tard sans te donner de raisons, où tu t’étais tant inquiétée.J'étais allé marcher au bord du fleuve pour rager en silence dans un paysage qui me ferait mal, qui me le rappellerait, lui, avec sa rivière et ses arbres.Tu as caressé mon front, mes cheveux mouillés et tu as dit : « Que c’est difficile, pour toi, hein ?» Je ne désirai plus, tout à coup, m’esquiver, partir, mourir.Je t’ai portée sur le lit et nous avons Photo Dimedia parlé longtemps, après.A chaque fois, je suis étonné de la légèreté qui me vient avec toi.Le monde, le nôtre, d'abord la chambre, ensuite l’atelier, puis toute la maison, lentement, se reconstitua autour de nous et je respirai profondément à nouveau.Vient toujours le moment ou on dit ensemble les mêmes choses, avec la bouche ou avec les mains, et alors mon hébétude n’est presque plus rien.Comme je me lève pour le suivre dehors, je pense, avec vertige : « Il est vieux maintenant, il faudrait que ça finisse ! » Mais je ne sais pas au juste ce qui doit finir, laquelle de nos deux obstinations devra céder la première et comment elle fera.Je me secoue et je prends les devants, je cours jusqu’au canoë.Dans mon dos, il rit, si on peut nommer rire ce gros son qu’il fait, qui prend plus d’air qu’il n’en donne et que maman appelait son « rire grognon ».Mes fuites l’ont toujours amusé comme l’amusent les remuements du brochet qui agonise au fond du canoë.J’imagine qu’il comprend, à sa façon, que c’est trop par moments, que je n’en peux plus de lui, de nous deux, de notre mutisme enteté, de cette arène que devient à chaque fois sa cabane, sa forêt, son univers.Peut-être rit-il parce que c’est pareil pour lui ?Ou Suite à la page C-14 C-12 ¦ Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LES BEST-SELLERS Fiction et biographies 1 Myrlam première Francine Noël VLB (1)* 2 La Popessa Murphy/Arlington Lieu commun (3) 3 Une Invitation pour Matlock Robert Ludlum Laffont (5) 4 La Nuit sacrée Tahar Ben Jelloun Seuil (4) 5 Les Filles de Caleb 1 & Il Arlette Cousture Québec/Amér.(2) 6 Blizzard sur Québec Alice Parizeau Québec/Amér.(6) 7 Corps à corps A.-E.Dreuilhe Gallimard (9) B Brume Stephen King Albin Michel (8) 9 L’Héritage Victor-L.Beaulieu Stanké (10) 10 Ouragan II James Clavell Stock (-) Ouvrages généraux 1 La Bombe et l’orchidée Fernand Seguin Libre Expression (2) 2 Astérix chez Rahazade R.Gosciny A.Uderzo Albert René (D 3 Le Guide du vin Phaneuf La Presse (5) 4 Dieu ne joue pas aux dés Henri Laborit éd.de l’Homme (3) 5 Chroniques René Lévesque Québec/Amér.(4) Compilation faite à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Champigny, Flammarion, Raffin, Demarc; Québec Pantoute, Carneau, Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes; Trois-Rivières Clément Morin; Ottawa : Trillium; Sherbrooke : Les Biblairies G.-G.Caza; Jollette : Villeneuve; Drummondvllle ; Librairie française.’ Ce chiffre Indique la position de l'ouvrage la semaine précédente Grandbois épistolier LETTRES À LUCIENNE Alain Grandbois Montréal, l’Hexagone 1987, 202 pages LETTRES QUEBECOISES JACQUES BRAULT CANNES, 1932.L’été tire à sa lin, mais l’air garde sa douceur méditerranéenne.L’époque finira par basculer dans le feu et le sang; elle invite encore à l’insouciance et à l’aventure.Alain Grandbois a commencé d’écrire, sans enthousiasme, son Né à Québec.Seuls comptent pour lui les poèmes esquissés et les autres dont il pressent la venue.Ce jeune écrivain, parfaitement inconnu, ne se sent pas pressé de réussir.Un jour qu’il tentait sa chance au casino du Palm-Beach, une vague connaissance lui offrit de jouer à deux.Pourquoi pas ?Ils gagnent; ils célèbrent; ils s’aiment.Ils s’écriront pendant une année, le temps d’une passion vive et contrariée.Les 71 lettres, messages et télégrammes sont accompagnés d’abondantes notes (j’en ai compté 183) et précédés d’une préface et d’une introduction.Lucienne a voulu ainsi pallier l’absence de ses propres let- LA VIE LITTERAIRE MARC MORIN Nos écrivains aux Olympiques UNE SOIXANTAINE d’écrivains québécois, canadiens et étrangers se rencontreront à Calgary, dans le cadre du Festival olympique des arts, du 31 janvier au 4 février.Trois des 21 séminaires et ateliers qui se tiendront en quatre jours au Centre des congrès de Calgary se dérouleront en français ; — le 1er février, un séminaire sur « le poids des traditions » réunira les Québécois Marie-Claire Blais, Denise Boucher et Gaston Miron et l'Ontarien Alberto Manguel; — le 2 février : « Une place pour la littérature au sein de la société contemporaine », avec Henri-Dominique Paratte (Nouvelle-Écosse), Marie Cardinal (France), Jean-Paul Daoust, Janou Saint-Denis et Cécile Gagnon (Québec); — le 3 février : « Voix de femmes : aspirations et nouvelles orientations», avec Martine Jacquot (Nouvelle-Écosse), Marie-Claire Blais, Denise Boucher, Marie Cardinal et Janou Saint-Denis.Les autres séminaires, en anglais, traiteront notamment de science-fiction, de création poétique, de littérature jeunesse, de fantastique, de nouvelles et d’édition.Dans le cadre de ce Festival des écrivains se tiendront également des soirées de lecture, au théâtre du musée Glenbow.Marie-Claire Blais participera à celle du 31 janvier et Gaston Miron à celle du 4 février.Rappelons enfin que les prix littéraires du Gouverneur général pour 1987 (sept pour chacune des deux langues officielles) seront remis le 11 février au Calgary Centre for the Performing Arts.Lecture Skol EN COLLABORATION avec l’Union des écrivains québécois, la galerie Skol poursuit ses lectures du troisième dimanche du mois.Demain 17 janvier à 13 h, Michèle Mailhot et Jean-Marie Poupart viendront lire leurs textes.La galerie Skol est au 3981, boulevard Saint-Laurent, espace 222.Renseignements : 842-4021.Place aux poètes UNE JEUNE poète dont les oeuvres n’ont pas encore été publiées sera l'invitée de Place aux poètes, le mercredi 20 janvier.France Bonneau lira ses textes, accompagnée au piano et au synthétiseur par Louis Bernier.Janou Saint-Denis anime Place aux poètes, dès 21 h tous les mercredis, à la Folie du large (1021, rue de Bleury - métro Place-d’Armes ou Place-des-Arts).Près de 75 prix littéraires L’ÉDITION de 1987 du Répertoire des prix littéraires vient de paraître.Cette publication gratuite du ministère des Affaires culturelles dresse la liste des prix décernés dans le domaine littéraire et paralittéraire.Près de 75 y sont recensés, tous accessibles aux auteurs québécois, qu’ils appartiennent à la relève ou que leur renommée soit déjà établie, et que leur art s’exerce dans la création littéraire, dans le journalisme ou dans la recherche.On peut obtenir un exemplaire du Répertoire des prix littéraires en s’adressant à la direction des communications du ministère : — 225, Grande-Allée est, 3e étage, Québec, GIR 5G5; tél.: (418) 643-2183; — 454, place Jacques-Cartier, 3e étage, Montréal, H2Y 3B3; tél.; (514) 873-6190.LES ONDES LITTERAIRES TÉLÉVISION Au réseau français de Radio-Canada, le dimanche à 9 h 30 : Livre ouvert, une série conçue pour promouvoir le goût de la lecture chez l’enfant.Au réseau de Télé-Métropole, le dimanche de midi à 14 h : à Bon Dimanche, Reine Malo propose la chronique des livres par Christiane Charette et la chronique des magazines par Serge Grenier.Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 13 h, à l’émission Rencontres, Marcel Brisebois reçoit Pietro Redondi, historien, auteur de Galilée hérétique (Gallimard).A TVFQ (câble 30), dimanche à 14 h, reprise de l’émission Apostrophes, animée par Bernard Pivot, sous le thème « Qualité France ».Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 16 h.Nathalie Petrowski et Daniel Pinard animent La Grande Visite, une émission où l'on reçoit parfois un écrivain.À TVFQ (câble 30), dimanche à 21 h : Apostrophes.Sous le thème « À la table d’hôte », Bernard Pivot reçoit Maguelonne Toussaint-Samat, Georges Blanc, Raymond Buren, Christiane Sand, Fernand Woutaz et Pierre Coste.(Reprise le dimanche 24 janvier à 14 h30.) Au réseau Vidéotron, lundi à 21 h 30, à l’émission Écriture d'ici, Christine Champagne reçoit un écrivain.(En reprise mardi à 13 h 30, vendredi à 4 h 30 et samedi à 14 h 30.) RADIO AM A la radio AM de Radio-Canada, tous les jours de la semaine, aux Belles Heures, entre 13 h et 15 h, Suzanne Giguère parle de littérature.RADIO FM A CIBL-FM, Montréal, dimanche à 17 h 30, à l'émission Textes, Yves Boisvert lit des extraits d‘Élégies civiles, du poète canadien Dennis Lee.L'émission, une présentation des Écrits des Forges, est également diffusée sur CKRL-FM (Québec) et CFLX-FM (Sherbrooke).A Radio-Canada, lundi à 16 h : Fictions, magazine de littérature étrangère, animé par Réjane Bougé, avec les chroniques de Stéphane Lépine, Louis Caron et Suzanne Robert.À Radio-Canada, mardi à 21 h 30 : En toutes lettres, magazine consacré à la littérature d’ici, animé par Marie-Claire Girard, avec les chroniques de Jérôme Daviault (essais), Roch Poisson (fiction) et Robert Mélançon (poésie).À Radio-Canada, mercredi à 16 h : Littératures parallèles, animé par André Carpentier, avec les chroniques de Michel Lord (science-fiction/fantastique), Jean-Marie Poupart (policier/espionnage) et Jacques Samson (bande dessinée).A Radio-Canada, mercredi à 21 h 30 : Le Jardin secret.Gilles Archambault reçoit Michel del Castillo.A Radio-Canada, mercredi à 22 h : Littératures.« L'Empire des lettres », introduction à la littérature chinoise classique (2e de 10 émissions).À Radio-Canada, jeudi à 16 h : Les Idées à l'essai.Richard Sa-lesses s'entretient avec Claude Hagège, auteur du livre Le Français et les siècles (Odile Jacob).À Radio-Canada, vendredi à 17 h : L'Art et la plume (3e de hui» émissions).À Radio-Canada, vendredi à 22 h : Trajets et recherches.Claude Lévesque s’entretient avec Jacques Godbout.__mm très.Que penser d’un tel livre, comment le lire avec justesse — pour lui-même et pour soi-même, inséparablement ?On le sait, la lettre d’amour, référée à une situation intime, souffre toujours de la divulgation.Non parce qu'il s’agit d’une trahison ou d’un manquement à la pu- deur, mais parce que, comme le chante la romance, « les amoureux sont seuls au monde ».Cette solitude duelle est à la fois une contrainte et une protection.Mais le livre est là, sur ma table, et je l’ai lu sans vergogne.C’est ce qu’il demande.Les commentaires de Lucienne appelleraient une analyse minutieuse à maints égards.J’imagine que plus tard, lorsqu’on aura établi (ce ne sera pas facile.) une exacte biographie d’Alain Granclbois, on verra plus clair dans cette histoire dont j’avoue qu’elle m’importe assez peu.Ne me sollicite que l’oeuvre de Grandbois, dont on promet pour l’an prochain une édition critique.Parmi des remarques judicieuses qui concernent l’élaboration de certains poèmes, les propos de Lucienne, en plus de multiplier les plaidoyers pro domo, insistent sur le penchant de Grandbois pour le jeu et pour l’alcool, sur son manque d’argent et sa mauvaise santé, sur sa jalousie et, surtout, sur son refus de « cet ardent amour » (p.18).Ce livre, j’aime.à le croire, ne s’adresse pas aux curieux mais aux amateurs de littérature.À ce sujet, les lettres de Grandbois peuvent laisser songeur.Bien sûr, nous avons pris l’habitude de considérer le moindre billet de la main d’un écrivain comme partie intégrante de son oeuvre.Dfoù le malentendu dont l’« avant-propos » se fait l’écho.Lors d’une entrevue avec un jeune écrivain, Grandbois aurait déclaré : « Ces lettres lèveront le voile sur certaines ambiguïtés dans mes poèmes» (p.81.Pourquoi accordons-nous plus ae « vérité » aux lettres ainsi qu’aux mémoires et aux journaux intimes ?Voici que nous ouvrons des lettres qui ne nous étaient pas destinées.L’erreur consisterait à les lire comme un document, un témoignage, ou en s’identifiant à la destinataire.Ni trop loin, ni trop près, telle serait la bonne distance du lecteur; c’est alors que le texte aurait la chance de se faire entendre au-delà de l’anecdote et de s’ouvrir aux possibilités du langage autosuffisant.La valeur littéraire de ces lettres varie beaucoup, on s’y attendait, d’un envoi à l’autre.La première lettre (du 22 septembre), encore toute chaude de passion partagée, n’est pas sans ironie ni même drôlerie.Les lecteurs de la prose de Grandbois ne s’en étonneront pas.Les nouvelles d’Avant le chaos offrent de bons moments d’humour.Ici, Grandbois est plus volontiers sarcastique, mais le 24 novembre il rédige une lettre un peu folle, amusante et légère; c’est le type même de la lettre où la forme s’invente au fur et à mesure, dans une grande imprévisibilité.Certaines lettres sont remarquables par leur intérêt psychologique; Grandbois brosse un autoportrait lucide, avec ce qu’il faut de détachement.Je trouve émouvante la lettre du 1er octobre 1932 où notre amoureux s’efforce, en un long raisonnement fort circonstancié, de clarifier une situation qui s’annonce embrouillée.D’autres lettres sonnent juste, soit dans l’expression du désir, soit dans l’évocation d’un tendre apaisement.Ces lettres écrites pour la plupart avec fièvre et impatience relèvent bien de l’art épistolaire où se côtoient, s’emmêlent et parfois se confondent la nécessité du moment et le nécessaire intemporel qui constitue Les peintres et leurs modèles LE LIT DE PROCUSTE François Tétreau Paris/Montréal, Le Castor astral/L'Hexagone 1987, 145 pages JEAN-FRANÇOIS CHASSAY POÈTE et critique d’art, François Tétreau publie, avec Le Lit de Pro-custe, un premier ouvrage en prose, sous-titré roman.Détermination générique plus ou moins fondée, inutile peut-être, et sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir.C’est autour de certains peintres — Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Braque, Picasso, Brauner, Soulages, Knell — et de certaines de leurs toiles que s’articule le récit.Il serait oiseux de chercher à suivre le fil du récit, de déceler un déroulement linéaire à cette histoire où se multiplient les voix narratives.De façon ingénieuse et inattendue, cependant, les dernières pages ramènent le lecteur, de manière détournée, à la case de départ.Le Lit de Procuste plonge le lecteur dans l’extrême dépaysement devant lequel se retrouve l’artiste face à la toile ou le critique cherchant à circonscrire les désirs du peintre.Comment rendre compte du réel ?Par quelles circonvolutions de la pensée, par quels effets transmuer le réel sur la toile ?L’intervention ponctuelle du narrateur, à certains égards, rend compte de la volonté de transmettre ces interrogations à travers la forme même prise par le récit.Les interviews — habiles — auxquelles sont soumis, tout au long du livre, certains modèles ayant posé pour des peintres célèbres permettent de reposer, selon un autre point de vue, la même question.« Les peintres sont là pour découvrir qui je suis », déclare Susie, modèle de Matisse; « le modèle participe autant que le peintre ».L’inspi- ration, le génie sont des mots de peu de poids.Il faut que le peintre investisse de lui-même, travaille la matière pour parvenir à la traduire sur la toile.Ce livre, dont la qualité de la langue et l’érudition méritent d’être soulignées, est particulièrement réussi dans ses extraits les plus romanesques.Car cet ouvrage multiforme, dont certains fragments sont beaucoup plus proches de l’essai ou du poème, est parfois inégal.Non par manque d’unité puisque, manifestement, le propos de ce livre est savamment orchestré.Plutôt parce que les scènes qui se rapprochent de l’essai sont trop univoques, nonobstant les qualités de l’analyse.La dialectique entre l’art et le réel devient moins prégnante, moins complexe.Peut-être un spécialiste de l’art jugerait-il d’un autre oeil ce procédé mais, en tant que critique littéraire et simple amateur de peinture, je n’y prends pas le même plaisir que dans le remarquable échange entre Gauguin et Van Gogh, par exemple, ou encore que dans la rencontre, au musée, d’un admirateur de Cézanne avec le peintre.Dans ces scènes, la toile sert de médiation entre l’Homme et le monde, de modèle à partir duquel il est possible de mieux regarder les formes de la matière qui nous entoure.L’étrangeté de la toile devient un mode de connaissance.Au-delà de ces quelques réserves, l’intérêt de ce livre tient pour une bonne part dans l’éthique qu’il propose.Une éthique qui consiste à refuser l’impressionnisme sans évacuer la passion, à poser un regard juste sur les choses tout en acceptant le fait que ce regard n’est que le sien.Un périlleux exercice d’équilibre entre l’objectivité et la subjectivité.C’est là, sans doute, que se situe le véritable acte critique.l’écriture comme littérature.Mais l’envol du langage, le décollement des signes, ne se produit qu’assez rarement, me semble-t-il.Certes, une lettre ne devient une oeuvre littéraire, de bout en bout, qu’à la faveur d’une grâce exceptionnelle, d’une perdition tournée en trouvaille, et cela peut arriver, arrive peut-être plus souvent, à des non-professionnels de l'écriture.Les Lettres à Lucienne sacrifient au « genre ».Je n’en suis pas déçu; je m’y attendais.J'ignore si l’ensemble de la correspondance de Grandbois demeure à ce niveau de qualité littéraire, somme toute modeste.Si l’on parvient un jour à rassembler l’essentiel des lettres de Grandbois, on s’émerveillera peut-être, en tout cas je le souhaite, de découvrir quelques textes écrits à la hauteur de poèmes comme Noces, Avec ta robe.Demain seulement, etc.ALAIN GRANDBOIS.LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND NOUVELLES Suzanne Robert et Diane-Monique Daviau, L’Autre, l’une, Ga-ramond/du Roseau, 223 pages.LORS du premier concours de nouvelles de Radio-Canada en 1984, les deux auteures ont présenté, sans le savoir, des nouvelles portant sur le même thème et avec un titre similaire.Le hasard est devenu une nécessité lorsque Suzanne Robert et Diane-Monique Daviau ont continué de jouer le jeu en écrivant un recueil de nouvelles à deux.Elles se sont imposé des thèmes, des lieux, des objets et des personnages communs pour écrire leurs nouvelles séparément.La comparaison entre les textes des deux écrivains montre bien que la création peut engendrer des mondes différents à partir des mêmes paramètres.Une section du livre est consacrée à une entreprise périlleuse mais intéressante : écrire une nouvelle à la suite de l’autre en déroulant le fil du récit entrepris par l’autre.BIOGRAPHIE Frederick R.Karl, Joseph Conrad.Trois vies, Mazarine, coll.« Biographie », 594 pages.EN RECOURANT à plus de 1,500 lettres inédites de Conrad, dont plusieurs centaines 7 ( *?/.' 'ri 7‘ I C.Fr r,¥ / fo.4 , Ai".F.> ri 4, z/rA 4.Vr, n’avaient jamais été accessibles à ses précédents biographes, Frederick R.Karl a voulu faire une étude psychologique du développement d’un homme autant que d’un écrivain.Les « trois vies », ce sont celle de l’enfance en Pologne, celle du marin aventureux et celle de l’écrivain.Trois vies couvrant trois pays (Pologne, France et Angleterre) et trois langues (polonais, français et anglais).L’auteur de cette biographie s’attache particulièrement à mettre en lumière les premières années de la vie de Conrad, en soulignant leur importance dans l’oeuvre future.FOI Jean-Marie Lustiger (cardinal-archevêque de Paris), Le Choix de Dieu, entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wol-ton, Guérin littérature, 474 pages.LES PROBLÈMES qui se posent aux croyants en cette fin de siècle sont innombrables.En dialoguant avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, comme l’avait fait naguère Raymond Aron dans Le Spectateur engagé, le cardinal-archevêque de Paris propose quelques pistes de réflexion à l’homme de foi comme au laïc.Au centre des débats, les questions portaient sur la société d’aujourd’hui, la politique et l’histoire.L’ouvrage est divisé en cinq parties : 1.relations entre judaïsme et christianisme et genèse de l’antisémitisme; 2.les sciences humaines et leur relation à la croyance; 3.la politique et la société; 4.la pastorale et quelques aspects de la théologie; 5.l’ouverture de l’Église au monde et à l’avenir profane et sacré.S17.ANNE RUHERT IHANfcWMyCE DMAll L’autre, l’une ÇARAMONg —Çttu jetsam )— DÉSIR Henri Bianchi, D’Oedipe à Faust.Le désir et le temps, Aubier, coll.« Écrit sur parole », 163 pages.ÈVE ou Bran ?Le désir qui s’exaspère de ne jamais être éteint ou l’homme sans désir ?La fuite du temps ou l’éternité ?Les oppositions classiques plaisir/souffrance, richesse /pauvreté, bien/ mal, vie/mort ou l’effacement des différences ?En distinguant les mythes d’Ève et de Bran, Henri Bianchi propose un parcours des différents visages du désir dans l’histoire.INDÉPENDANCE Maurice Séguin, historien du pays québécois, vu par ses contemporains, collectif, suivi de Les Normes, de Maurice Séguin, édition préparée par Robert Comeau, VLB éditeur, coll.¦ Études québécoises », 308 pages.CET OUVRAGE est divisé en quatre parties : 1.« L’Homme », dans laquelle Pierre Tousignant et Tatiana Démidoff-Séguin décrivent des aspects jusqu’à maintenant inconnus de la personnalité de Maurice Séguin; 2.« L’Historien», où Jean-Pierre Wallot, Pierre Tousignant et Gilles Bourque mettent en relief l’apport unique de cet « historien mystérieux » ; 3.la reproduction de Les Normes, texte rédigé pour être lu et commenté en classe par son auteur; 4.enfin, toute une série de « témoignages » de camarades de college, de collègues ou d’ex-étudiants et étudiantes.ART Esther A.Dagan, L’Homme et sa vision de la nature.La sculpture traditionnelle sur bois du Burkina-Faso, galerie Amrad African Arts, 64 pages.DÉCOUVERT au début du siècle par plusieurs grands artistes, l’art africain n’a cessé d’influencer les créateurs occidentaux.Pourtant, on le connaît mal.Ce livre remédie à cette lacune en offrant quelque 181 reproductions en noir et blanc de masques traditionnels de danse, de poupées de fertilité, de figurines ancestrales, de bâtons de cérémonie, d’instruments de musique et d’objets utilitaires de neuf groupes ethniques.Le tout est accompagné de cartes et d’une bibliographie.On peut également admirer les oeuvres d’art africain à la galerie Amrad (1522, rue Sherbrooke ouest).LE CHOIX DE DIEU Jean-Marie Lustiger Ctrdinjl-irchrvlquf dr Pari* rn* «v« |r«n-Luui« M10A4 I Domlmqur Wolton Guérin littérature Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 ¦ C-13 LE PLAISIR Apc LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR 'es 1 • livres Quand deux Italiens nous mènent en enfer LA FEMME AUX LIENS Ferdinando Camon Paris, Gallimard 1987, 245 pages DALL’INFERNO (Depuis l’enfer) Giorgio Manganelli Paris, Denoël 1987, 169 pages LE FEUILLETON LISETTE MORIN IL SE POURRAIT que des lectrices, plongées dans l’univers de la névrose où se débat l’héroïne de Ferdinando Camon, se sentent tout à coup.odieusement normales.N’ayant jamais eu recours à l’analyse, ne visitant leur gynécologue qu’un nombre raisonnable de fois, ne croyant surtout pas au malheur d’être nées femmes, ces lectrices éprouveront peut-être quelque inquiétude .Aucun docteur Knock de la psychanalyse ne leur avait jusqu’ici déclaré que « toute femme bien portante, de corps et d’esprit, est une malade qui s’ignore.» La Femme aux liens, à certains égards tellement semblable aux autres femmes, pourrait bien inspirer à ces lectrices une sorte de frustration.Le traitement, sous forme de séances chez le psychanalyste, a inspiré un nombre important, que Photo Ulf Andersen/Gamma FERDINANDO CAMON.d’aucuns jugent même abusif, de romanciers et de romancières.Marie Cardinal, dans Les Mots pour le dire, a décrit à la fois le désordre physique et le bouleversement mental qui l’ont menée à une analyse qui aura duré sept ans.Elle a raconté, la guérison venue, ce qu’elle avait éprouvé pour son psychanalyste, qui lui coûtait très cher, qui lui prenait presque tout l’argent qu’elle gagnait fort péniblement à servir de nègre à d’autres écrivains : « La colère, la haine parfois, quand tout se bloquait, quand ça allait mal, quand les séances étaient négatives alors qu'elles me coûtaient tant.Il m’est arrivé de l’injurier.» La Michela, de La Femme aux liens, est vraiment la soeur de la Marie qui se raconte, sous forme de roman, dans Les Mots pour le dire.Mais « la nouveauté » du livre de Ferdinando Camon, c’est que l’univers mental de son personnage féminin est fouillé avec une rare.compétence, et que rares sont les romanciers qui sont allés si loin dans cette exploration.« Ce que les femmes se disent entre elles est un océan .ce qu’elles disent aux hommes, ce n’est que quelques gouttes.c’est comme si elles étaient toutes d’accord sur cela, dès l’enfance : “ Nous vivons entre nous, nous ne faisons comprendre aux hommes qu’une petite partie, le minimum indispensable » Le psychanalyste qui n’intervient, comme c’est l’usage depuis le grand-père Freud, que très, très rarement, commente cependant cet aveu : « Vous êtes en train de parler de femmes et d’hommes comme de deux.fronts en guerre, l’un contre l’autre.» C’est, finalement, une véritable bataille que livre cette femme de 40 ans, professeur dans un lycée, mariée, mère d’une fille déjà adolescente.Sa maladie, qu’elle décrit avec un luxe de détails sans doute habituel uand on est étendue sur le divan u psychanalyste, se révèle par un désordre physique : on ne nous épargne rien (et c’est encore ce qui rapproche la femme de Marie Cardinal de celle de Ferdinando Camon) des problèmes des menstrua- tions, des hémorragies qui affligent Michela, jusque dans un grand magasin où elle est soupçonnée de vol a l’étalage.« Faire l’analyse d’une femme, explique Michela à son "psy”, cela présuppose que l’on sache comment elle fonctionne.Tout comme pour voyager en voiture il faut avoir quelques notions sur le moteur.Si le filtre à huile se salit, qu’est-ce que vous faites, hein ?Di-tes-le-moi.Vous devriez avoir un livre, à mon avis, une brochure d’emploi, intitulé Femme et divisé par rubriques, avec la rubrique “Menstruations”, et vous devriez bien l’étudier avant de commencer à faire ce métier.» Au cours de l’analyse, qui durera près de quatre ans, la vie, si l’on peut dire, continue pour Michela.Elle subira l’incompréhension, puis la colère de son mari.qui ira jusqu’à la battre, avant de la quitter; le départ de sa fille, qui suit une troupe de danseurs africains, mais elle n’oubliera jamais qu’elle fut une fille sans père (on le voit, tout est fort classique, chez Ferdinando Camon) et racontera, sur le divan, sa visite au cimetière.pour y rencontrer ce « jeune père » alors qu’elle se sent déjà une vieille femme.Les liens qui enserrent cette femme — les symboles en sont l’écharpe : dès la première séance, le fil du téléphone et, il fallait s’y attendre, le cordon ombilical — tomberont au dernier chapitre du roman, et dans l’épilogue où le « Docteur » redevient un monsieur qui reçoit une dame dans son salon, devant une tasse de thé.Mais Fer- Toutes valeurs confondues LA DÉFAITE DE LA PENSÉE Alain Finkielkraut Paris, Gallimard, 1987,165 pages LES ESSAIS MARIE-ANDRÉE BEAUDET PRÉSENTÉ en France comme « la polémique de l’année », l’ouvrage a fait un tabac, comme on dit là-bas.L’auteur, Alain Finkielkraut, est jeune et brillant.Depuis 1977, il a fait paraître, seul ou en collaboration avec Pascal Bruckner, huit livres dont certains (La Sagesse de l’amour, Le Nouveau Désordre amoureux, Au coin de la rue, l'aventure) ont connu un très grand succès.Avec La Défaite de la pensée, c’est en jeune loup qu’il s’attaque au mal du siècle et qu’il attaque sans ménagement Claude Lévi-Strauss, Frantz Fanon, Michel Foucault, entre autres, les tenant responsables de la confusion des valeurs qui règle au- plus lointaine mais plus profonde, au nationalisme.Finkielkraut parle, en fait, d’ultra-nationalisme et d’ethnocentrisme mais il se garde bien de le préciser.Sa lecture de l’Histoire est tronquée.Elle est contredite par tous les historiens qui se sont penchés sur ce grand courant mondial qui a fait du 19e siècle l’ère des nationalistes.Comme le dit René Rémond dans son Introduction à l'histoire de notre temps (tome 2 : le 19e siècle), le fait national « n’a pas une couleur politique uniforme ».L’idée et la chose ont emprunté diverses formes, ont suscité des excès, des mouvements de repli sur soi, comme elles ont suscité des mouvements de libération et d’épanouissement.Ce que démontre, pour l’histoire du Québec, l’essai de Louis Baltazar ( Bilan du nationalisme).Pour Finkielkraut, l’appartenance à une culture constitue, en soi, une entrave à la liberté de la pensée.Pour d’autres, dont je suis, elle en est jourd’hui la vie culturelle en Occident.Alain Finkielkraut pose un juste diagnostic sur l’esprit du temps.On peut, bien sûr, lui reprocher le mépris dans lequel il tient les manifestations populaires de la culture mais, d’une manière générale, il faut reconnaître avec lui que, par le temps qui court, la pensée se trouve « logée à l’école de l’opinion », que trop souvent « une paire de bottes vaut mieux que Shakespeare » : bref, que ce qu’on appelait, il n’y a pas longtemps, « la culture » a tendance à se dissoudre dans « le tout culturel ».Finkielkraut rejoint ici le propos qui sous-tend L'Essai sur le déclin de la culture générale (L’Âme désarmée) d’Allan Bloom.Le projet est cependant totalement différent.Ce qui intéresse l’auteur de La Défaite de la pensée, c’est d’identifier les coupables.À qui la faute ?Finkielkraut répond : de façon immédiate, aux structuralistes et aux théoriciens de la décolonisation ; de façon Une visite au zoo LA GIRAFE Marie Nimier Paris, Gallimard, 1987, 206 pages LETTRES FRANÇAISES RÉJANE BOUGÉ CEUX QUI ont vu le film de Jean-Claude Lauzon le savent : les zoos, la nuit, sont des endroits où l’on règle ses comptes avec de vieux fantasmes.Dans cet univers carcéral parallèle, qu’en ces temps d’euphémismes galopants on qualifiera de milieu protégé, semble se tapir plus d’une image violente.Le zoo de Vincennes, à l’est de Paris, là où Marie Nimier a planté le décor de son second roman, n’échappe pas à la loi de ce milieu.Joseph, un mulâtre de 19 ans, y assouvira une étrange passion, de celles dites perverses, mieux connue dans la nosographie psychiatrique sous le nom de zoophilie.Dans cette arche de Noé des temps modernes, la romancière a désigné l’heureuse élue : une girafe au nom quelque peu suranné d’Hed-widge.Quant au récit cauchemardesque qui va suivre, elle l’a discrètement appuyé sur révocation des lettres du naturaliste français Geoffroy Saint-Hilaire racontant l’histoire de la girafe offerte à Charles X par le pacha d’Égypte en 1826.C’est là qu’elle puise la matière des contes cruels improvisés par Joseph pour fasciner sa dulcinée (qui aura auparavant uriné sur les Mémoires d'outre-tombe et ruminé pendant la lecture de La Divine Comédie), pour le plaisir de télescoper les histoires et de confondre habilement réalité et fiction.Le langage amoureux de Joseph est, lui, naïf : « elle est adorable », dira-t-il en s’extasiant sur « ses longs cils de poupée » et « ses magnifiques petits chaussons vernis ».On apprendra, d’ailleurs, au cours du récit que girafe vient du mot arabe « zarafa » qui signifie « la charmante, l’agréable ».La nouvelle femme fatale se profilerait-elle enfin ?Seuls ceux rendus fous par l’attente ne sauront voir dans « cet animal féminin au long cou phallique » la vision roborative de la nymphette proposée par Marie Nimier.Mais comment s’étonner alors que Joseph ne puisse avouer son amour que devant le squelette de sa bien-ai-mée, où il se recueille tous les vendredis en rendant hommage aux sept vertèbres de son cou, et que, dans sa passion iconoclaste, il rêve de s’emparer d’un de ses tibias ?La fable, qui n’a rien de gentil, ne nous apprend pas s’il en surgirait une Ève idéale.Disons-le crûment : Joseph est un impuissant qui touille jupes et manteaux avec un parapluie et comptabilise ses éjaculations en ayant soin de comparer l’efficacité des images puisées dans son florilège érotique selon l’épaisseur de son sperme.On saura gré à l’auteur de ne pas avoir risqué d’explications dans la narration de cette pseudo-confession.Le conte moral, dont se réclament plusieurs auteurs français, ne semble pas lui plaire.Les événe- ments de l’enfance de Joseph qui nous sont racontés ont en commun leur cruauté.Aurions-nous oublié que celle-ci fait partie de cette période de la vie, des premiers romans fort intéressants, nous l’ont récemment rappelé Le Premier Mouvement, de Jacques Marchand, et Les Filles, de Geneviève Brisac.Quant aux jumeaux du Grand Cahier, d’Agota Kristof, ce ne sont pas les personnages les moins inquiétants de ce nouveau cortège.La prose limpide de Marie Nimier tient les émotions à distance, sans engager Joseph aussi résolument sur les sentiers d’une désensibilisation face au langage.Avec ses phrases courtes, jamais sèches, elle n’a pas peigné sa girafe.Cette histoire d’amours marginales tranche avec bonheur sur de nombreuses bluettes.••••••••••• ••••••••• ••••••••• •••••• • •• • • • • •••••••••••••••••••a •••••••••••••••••••a •••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••a rsITîîï: SOLDE ::::: LIQUIDATION DE STOCK • •• • • • • • • • • • • • • • • ••••••••••• ••••••••••• ••••••••••• ••••••••••• ••••••••••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• .• • 11 rNU vbv VÆ‘.mïl}w£m • • » • • • • SAAMÉAMMMÉAAftAAMARAAAMÉÜAIM • • • • • ?• 11 ET HH-'1:11 vJW.If'JPJf- fl fffS \ ••••• • •••••••••• ^S •• e • ."I Ml B1 U III U BUIIIHIUI H-M^Kcnaa • ««•••••«••4VVMVfVVVVVVVMMVIVVWVI*(** ««•«•MMÉAMtMAAAMtMAAAAMAMAM***** • • • • • 41 1 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Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS samedi 30 janvier de 14h à 16h J.R.LÉVEILLÉE MONTRÉAL POÉSIE présenté par r„.VLADIMIR KRYSINSKI JACQUELINE BLAY L’ARTICLE 23 Les péripéties législatives et juridiques du fait français au Manitoba 1870— 1986 présenté par PAUL-ANDRÉ COMEAU Editions du Blé St-Boniface 1120.av.laurier ouest Venez regarder avec nous APOSTROPHES le dimanche a 14h cette année 363 jours outremont, montréal tél.: 274-3669 Photo D R /Seuil GIORGIO MANGANELLI.dinando Camon réserve une surprise à ses lecteurs, et surtout à ses lectrices : Michela n’était surtout pas qu’un personnage de roman.Elle eut un modèle véritable.Et, avec une honnêteté qui l’honore, le romancier, qui a subi lui aussi une analyse psychanalytique, publie, en annexe, trois lettres que lui écrivit cette femme.Et dont il ne faut surtout pas révéler le contenu dans ce feuilleton.Roman sans doute, et d’une qualité rare, qui triomphe même des embûches de la traduction, mais surtout le livre d’un « homme occidental » qui fait table rase de ses concepts sur « la femme idéale » pour la regarder telle qu’en elle-même .pour paraphraser Mallarmé.« L’entrée en analyse, écrit tout à coup l’auteur, fait l’homme plus homme, la femme plus femme.» On ne peut dire mieux pour conclure.* ?* L’enfer de la femme névrosée, chez Ferdinando Camon, est bien réel, décrit avec réalisme; on a même évoqué le vérisme, particularité du cinéma italien, à propos de La Femme aux liens.Avec Giorgio Manganelli, il s’agit d’un enfer bien différent.L’illustration de la couverture, pour Dall'inferno (De- puis l’enfer) est, d’ailleurs, tout à fait.prometteuse : il s’agit d’un détail au tableau célèbre de Jérôme Bosch, L'Ascension vers l'Empyrée,, qui est au palais des Doges à Venise.C’est également le « prière d’insérer », rédigé par Manganelli lui-même, au dos de son livre, qui m’a véritablement accrochée.Un extraordinaire morceau d’ironie, « à l’italienne », où l’on prévient le lecteur « touriste » qu’il est en train de se fourvoyer.Qu’il trouvera dans cet « opuscule » — c’est le mot choisi par l'auteur — tout ce qui est de nature à le révulser.Y compris « un Divin Foetus, hébergé dans le triste boyau d’une caverneuse crèche, et la peu éducative description de ce qui advient en ces lieux dépourvus de tout intérêt touristique ».Je n’en suis qu’à la page 45, mais je suis déjà bien enfoncée dans un enfer.très cérébral, dont l’auteur nous avertit qu’il est « peut-être une province, mais gouvernée différemment, d’une même contrée .» Ce romancier italien, dont le moins que l’on puisse dire est qu'il n’est pas abonné aux gros tirages, est un critique littéraire très influent dans son pays.On le considère comme un essayiste respectueux des traditions — Depuis l'enfer se souvient évidemment de Dante, mais également de l’Enfer de L’Enéide.Mais ce que j’en ai lu, pour l’instant, et qui esl fort peu, m’avertit que je m’aventure clans une forêt de symboles où, contrairement à celle de Baudelaire, dans un sonnet fameux, ces symboles ne m’« observent pas avec des regards familiers.» La « poupée » qui habite le personnage de Depuis l'enfer est inquiétante et même fort troublante.« La poupée s’exprime avec un à-propos un tant soit peu orné mais le sens est clair.» Rien de moins sûr.Et ses thèmes, on nous en prévient,sont : a) juridiques; b) moraux; c) sociaux; d) esthétiques; e) théologiques.Tout un programme ! qui rappelle évidemment le monde d Umberto Eco.Mais en plus sibyllin.Irai-je jusqu'à la 169e et dernière page ?RECHERCHE La supernova 1987A par Danielle Alloin et Evry Schatzman des premières divinités par Jacques Cauvin Les nuées ardentes par Jacques-Marie Bardintzeff L'adaptation à l'altitude par Jean-Paul Richalet La transition rugueuse par Sébastien Balibar, François Gallet, Étienne Rolley et Pierre-Étienne Wolf et la scienC s0viétiq“e par Stephen portescue H' 194 .4,909 OFFRE SPÉCIALE D’ABONNEMENT • Un an: 36,00s Je souscris un abonnement d’un an (11 nos), à LA RECHERCHE, au prix de 36,00$.Veuillez payer par chèque établi à l’ordre de Diffusion Dimédia Inc.Nom Profession Adresse_____________________________________________________ Ville- Code Postal_______________________  retourner accompagné de votre règlement à: Diffusion Dimédia, 539, Boul.Lebeau, Saint-Laurent H4N 1S2.«Un délai, d’au moins 8 semaines, interviendra entre la date de la demande d’abonnement et la réception du premier numéro.L’abonné(e) le sera pour un an, à compter du premier numéro reçu.» C-14 Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 LE PLAISIR //A-LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR livres Une borne blanche au bord de notre histoire intellectuelle Jean E1HIER-BLAIS A Les carnets IL Y A des matières qu’on est persuadé de connaître.« Je connais la question », dit-on, en ajoutant pour faire bonne mesure : « à fond ».Et lorsqu'un spécialiste vous explique de quoi il s’agit, on se rend compte qu’on n’y connaissait rien du lout, que les préjugés l'emportaient de loin sur une conception objective du sujet.Mythe et reflet de hi France, de M.Sylvain Simard (Presses de l’Université d’Ottawa, Ottawa, 1087), est un ouvrage qui marquera, parce qu’il rétablit, mieux encore, dévoile la vérité sur les rapports entre la France et les Canadiens depuis la reprise des relations sous Napoléon III jusqu’à la fin de la guerre de 1914.Le titre est-il la projection véridique de ce livre ?Il s’agit, non pas du reflet de la France au Canada, mais de celui du Canada en France.Quels voyageurs nous ont rendu visite ?Qu’ont-ils vu ?Quelles furent leurs réactions ?Pourquoi ont-ils choisi de venir à Québec et à Montréal ?Lorsque Jean Ménard publia son livre sur Xavier Marinier, déjà je m’interrogeais: lorsque Pierre Savard entreprit de faire l’analyse des dossiers du consulat général de Québec, la problématique s’élargit.Jean Ménard s’était attaché à Marinier, comme à un personnage de dimension exceptionnelle, qui s’étail amouraché de notre pays et s’en était fait le propagandiste dans la haute sociélé parisienne de l’Empire.Cette étude m’avait incite à lire le .Journalde Macmier Quelle ne fut pas ma déception.Entre sa cheminée et sa vieille cuisinière, Marinier, malgré ses déboires, malgré son charme de vieux célibataire et ses mots d’esprit, Marmier ennuie.Il faut dire que Jean Ménard — ceci dit avec tout le respect qu’on doit à la mémoire de cet être amène — dès que sa plume touchait le papier, elle suscitait un bâillement irrépressible.Marmier, dont il voulait faire un héros, fut sa victime.M.Sylvain Simard est à l'opposé de Jean Ménard.C’est l’homme des idées générales, des synthèses, des conclusions, des tableaux, des chartes, de l’appareil scientifique.En un mot, de tout ce tralala universitaire, ces falbalas de l’esprit, qui permettent à un professeur de faire sérieux auprès de ses collègues.Faisons confiance à M.Simard, sautons ces imageries parodiques.Le texte, lui, va à l’encontre du savantasse.Le style est alerte, la langue ibidem, agrémentée de portraits, de courtes biographies, de descriptions de situations et de caractères.On croit trouver un chercheur, on découvre un homme.En lisant Sylvain Simard, je me disais : Quel réveil à l’Université d’Ottawa.Après Wyczynski, voilà Simard, tous deux auteurs d'ouvrages remarquables portant sur des sujets du plus haut intérêt; ils renouvellent la question qu’ils ont choisi, sans doute par affinités de coeur, de traiter.De ce qui touche à son sujet, Sylvain Simard a tout lu, des centaines de récits de voyage et de romans, des catalogues, des tracts, des discours.Il a établi un fichier, disposant les voyageurs et les publicitaires selon un ordre strict, faisant appel à eux et à leurs récits selon les besoins de son esprit de synthèse.Avec lui, on se sait d’emblée en pays connu, il est un cornac comme on en fait peu, qui avance avec sérénité dans une forêt dont il connaît les moindres sentiers.Dans son introduction, qui se lit comme un manifeste, Sylvain Simard, en plus de décrire sa méthode, époussette de vieilles statues, qui, soudain rajeunies, deviennent tout autres.Ainsi, la certitude que nous avons que les Français, après la Conquête, nous ont abandonnés au triste sort de colonie anglaise.Pas du tout.Aux avances françaises, dès que nous l’avons pu, nous avons répondu par la négative.Le clergé québécois, la bourgeoisie des notaires, des avocats et des compradors politiques commençaient à prendre de l’importance dans la vie de la nation.Ces gens ne voyaient aucun avantage à s’éloigner de l’idéologie qui faisait de la Conquête un acte providentiel.Toutes les raisons de prendre leurs distances leur paraissaient excellentes, en particulier celle qui faisait de la fille aînée de l'Église un suppôt de Satan.On a envie de se tordre de rire lorsqu’on pense à la prétention de notre clergé dans le domaine de la religion, lui qui au XIXe siècle, incapable de produire un saint, donnait des leçons à la France qui, à la même époque, produisait Thérèse de Lisieux et le curé d’Ars, sans parler de l’immense courant mystique et philosophique qui transforma l’Église.Il est bon que ces poncifs soient foulés aux pieds.Les Français ont abandonné le Photo Jacques Grenier SYLVAIN SIMARD.Canada à la fin du dix-huitième siècle.Ce fut un malheur, et pour eux et pour nous.De là à prétendre qu’ils nous avaient oubliés, il y a un monde.Au contraire, ils nous ont mythifiés.Sylvain Simard raconte l'histoire de cette mythification.Elle commence avec les voyageurs qu’attire l’évolution des ÊtaLs-Unis.Le plus illustre, après Chateaubriand, épisodique par la force des choses, est Tocqueville.Il nous a jugés avec la tendresse d’un grand esprit qui voit plus loin que l’immédiat.Pour ses imitateurs en Amérique, il reste une source intarissable.Ces voyageurs trouveront ici un miüeu francophile qui leur permettra de comprendre ce que nous sommes devenus, un siècle après la Conquête.Il y aurait un autre livre à écrire, à partir de celui-ci, qui serait l'histoire de l’anglicisation progressive, en profondeur, d’une autre partie de notre élite, qui parle toujours français, va parfois à Paris, mais reste résolument anti-française.Pour ses membres, il fait meilleur vivre à Londres qu’à Paris; ce sont des gens qui ne lisent jamais ni LE DEVOIR, ni aucun autre journal français, qui vivent à l’heure de New York, qui, en sômme, regrettent de n’être pas nés anglais.Ce livre serait le pendant de celui de Sylvain Simard et servirait, tout autant que le sien, à nous expliquer à nous-mêmes, car ce serait l’histoire de notre lente décapitation.Le regard que ces voyageurs français du XIXe siècle portent sur nous, sans ressembler à celui, si perçant, de Tocqueville, nous est, dans l’ensemble, sympathique.Surtout, il correspond à l'image que nous avons, aujourd’hui, de notre passé.La montée de la bourgeoisie, notre impéritie dans le domaine des affaires, notre mentalité de colonisés, la puissance de la religion et la richesse de ses ministres, le rôle de la littérature : tout est passé au crible par de nombreux esprits alertes et prémonitoires.À l’apport de ces hommes cultivés et dont la plupart connaissaient le vaste monde, Sylvain Simard ajoute celui des publicitaires, des missions économiques, des diplomates, des promoteurs de la colonisation.Le lecteur se rendra compte de l’importance de certains hommes, comme le curé Labelle, dont la présence historique n’était pas confinée aux environs de Montréal.Comme nous ignorons notre histoire et donc les hommes qui l’ont faite, nous allons d’une surprise à l’autre.Nos ancêtres aimaient, eux aussi, respirer le vent du large.Ces Français de passage le leur apportaient et repartaient avec la matière d’un livre.Excellent échange de procédés.Les écrivains sont, puisque c’est leur nature, les plus prolifiques.Paul Bourget fut rabroué; René Bazin correspondait mieux aux critères de l’enseignement d’alors (car, à cette époque, on pouvait parler d’enseignement).On racontait de lui, autrefois, cette anecdote.Invité par les jésuites dans l’un de leurs colleges, il demanda à visiter la bibliothèque des élèves.Il y trouva ses propres livres et s’en étonna, demandant qu’on les retirât comme peu indiqués pour des adolescents, porteurs d’une sensibilité de péché.Cette humilité plut fort et Bazin continua de fiprer au Québec parmi les auteurs idoines.Gobineau et Alphonse Allais sont au nombre des écrivains qui s’intéressèrent au Canada, le premier à Terre-Neuve, alors colonie anglaise, le second au Québec paradisiaque (l’expression est de lui).Ils nous décrivent à la bonne franquette, Allais ne renonçant pas à son féroce humour.Mais, derrière l’ironie, on sent l’intérêt chez l’un, l’affection chez l’autre.Le livre de Sylvain Simard regorge de ces aperçus nouveaux sur notre histoire.Avec de l’ancien, il fait du nouveau.Je retiens de ce livre trois vérités.D’abord, nous ignorons notre passé.Il ne faut pas s’étendre là-dessus.Les peuples qui ne respectent pas leurs ancêtres sont sans avenir.Ensuite, il est essentiel qu’à l’instar des Simard, Savard, Armand Yon et Claude Galarneau, nous nous intéressions de plus près à cette histoire commune à la France et au Québec.Nous existons aussi par association et ramification.Enfin, que l’histoire intellectuelle du Québec reste à écrire.Un livre comme celui de Sylvain Simard est une borne blanche au bord de cette route.DANS LES POCHES GUY FERLAND GUY FERLAND Lettres d'une IvvK COURRIER Lise Gauvin, Lettres d'une autre, Typo, édition revue et corrigée, préface de Paul Chamberland, 147 pages.UNE PERSANE, en séjour au Québec, envoie des lettres à une amie restée au pays.Elle lui décrit les us et les coutumes de ces êtres hybrides qu’on nomme les Québécois.Sa perspicacité et sa différence lui permettent de mettre en relief les travers des uns et des autres.Elle parle de tout : des textes de femmes, du patrimoine, du modernisme, de la modernité, de Québec, de Montréal, de Vancouver, de New York, du Manitoba, de la loi 101, du référendum, du rapport Ap-plebaum-liébert, de Trudeau, de Lévesque, des contes du pays, des Foufounes électriques, dé l’Espace libre, de la parole, etc.Bien vite, Roxanne, la Persane en visite, devient plus québécoise qu’une Québécoise.HORREUR Billy Bob Dutrisac, Lne photo vaut mille morts, VLB éditeur, coll.« Cahier noir », 199 pages.VOUS AIMEZ Edgar Allan Poe Henry James, Stephen King’, Truman Capote, Howard Phillips Lovecraft et Alfred Hitchcock ?Vous aimez les histoires saignantes, pleines de cafards et de vers qui sortent des bouches, des oreilles, des yeux, etc.?Vous aimez le sordide, le dégueulasse, la noirceur, le désespoir ?Bref’, vous aimez l’horreur sous toutes ses formes ?Si oui, vous aimerez ce livre poisseux à mort dans lequel on vous sert des cadavres en décomposition à la pelle .Pour ceux qui ont le coeur dur et l’estomac bien accroché.LITTÉRATURE Philippe Aubert de Gaspé, Les Anciens Canadiens, Stanké, coll.« 10/10 », 314 pages.VOICI enfin à la portée de toutes les bourses un des premiers romans canadiens-français, fon- dateur de notre littérature et de notre mythologie.On y raconte le passage du régime français au régime anglais.Deux amis d’enfance, qui ont étudié ensemble, se retrouvent chacun de leur côté lors des batailles qui ont conduit à la Conquête.L’amitié résistera-t-elle à ces affrontements ?Un mariage entre l’Écossais et la soeur de Jules, le Canadien français, peut-il résoudre ou envenimer le conflit ?Georges Boucher de Boucherville, Une de perdue, deux de trouvées, Stanké, coll.« 10/10 », 743 pages.UN MERVEILLEUX roman d’aventures qui rappelle, par bien des côtés, ceux de Jules Verne ou d’Alexandre Dumas.C’est le premier roman-feuilleton canadien.Il est paru entre 1849 et 1851 dans l'Album littéraire et musical de la Minerve.On y voyage de la Nouvelle-Orléans à Cuba, en passant par l’FJspagne et l’Autriche pour finalement revenir au Canada.On nous propose ici la version telle qu’elle fut publiée dans l’édition originale de 1874.Si vous aimez les courses au trésor et les bateaux de pirates, ce livre est pour vous.THÉORIE Mikhaïl Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Gallimard, coll.« Tel », 488 pages.CE LIVRE regroupe des études écrites entre 1924 et 1970 qui s’inscrivent en ligne directe entre les deux grandes analyses de Bakhtine sur Dostoïevski et Rabelais.Il y est question de polyphonie, de « rire carnavalesque », de vérité comme dialogue toujours ouvert sur l’autre, etc.En partant du formalisme qu’il juge trop réducteur, Bakhtine développe la possibilité d’une nouvelle science des oeuvres littéraires plus près d’« une stylistique systématique et fonctionnelle des divers types de rapports qui peuvent s’instaurer dans un même texte.Photo Jacques Grenier L’historien français ROBERT SAUVAGEAU, auteur d'Acadie (Berger-Levrault).«L’honneur des obstinés» Suite de la page C-11 fois que l’occasion se présente.M.Sauvageau fait pâlir certaines des étoiles de notre histoire, fustigeant la myopie des stratèges et tacticiens.Une défense efficace de Port-Royal et de Louisbourg était pensable, une reconquête plausible, pense Robert Sauvageau.Mais il faut sé rendre à l’évidence : les milices acadiennes n’eurent pas la cote d’amour chez des officiers formés outre-Atlanti-que, et les Acadiens eurent parfois affaire à des missionnaires qui leur prêchèrent la résignation face à l’Anglais.On retrouve donc, dans Acadie, des officiers français ou « canadiens » plutôt pleutres, certains ne cachant pas leur hâte de regagner Paris.Comme pour se dédouaner de leurs faiblesses, des officiers calomnient les Acadiens dans leurs rapports à Versailles.Qu’en fut-il exactement ?Prenons l’exemple du fort Beauséjour, qui capitule en juin 1755, peu avant la Déportation; le responsable en était alors Vergor, qui blâmera ensuite les Acadiens pour mieux se couvrir.C’est ce même Vergor, une « nullité », insiste M.Sauvageau, qui était en charge des sentinelles, la nuit de septembre 1759 où les troupes de Wolfe réussirent à escalader le cap Diamant et à assiéger les remparts de Québec.En 1763, la France se passionnera pour les « procès du Canada » : Vau-dreuil et l’intendant Bigot figurent au nombre des inculpés; Charles de Boishébert aussi, qui avait pris part à la défense de Québec avec des Aca-diens, en 1759.Boishébert fut acquitté mais dut vivre dans le désoeuvrement jusqu’à sa mort survenue plus de 30 ans plus tard.Pour la satisfaction de l’historien, Boishébert a laissé un long « mémoire » dicté à son avocat.M.Sauvageau l’a utilisé amplement; Boishébert y retrace la saga d’une résistance héroïque dont les Acadiens peuvent être fiers.L’auteur prend soin de dire que la principale erreur des Français, lors du siège de Québec, fut de sortir sans nécessité des remparts (Wolfe devait regagner Boston le 20 septembre, sa victoire se décide le 19), de croire qu’une bataille rangée était mieux indiquée que la « guerre mobile».Les deux derniers engagements entre Anglais et Français, après 1759, se terminent par des victoires, en guise de consolation tardive.A Sainte-Foy, grâce au chevalier de Lévis, et sur la Restigouche où les Acadiens firent merveille face à une flotte anglaise commandée par un Byron, grand-père du poète du même nom.— Clément Trudel pant T .F.neVOlR poux le Cloue! Dos minus NOTES DE LECTURE FRANÇOISE LAFLEUR ÊTRE EN FORME MALGRÉ SES MAUX DE DOS Susan Shaw Transmonde, 1987, 122 pages LES STATISTIQUES démontrent que le mal de dos est la deuxième cause d’absentéisme au travail après le rhume ou la grippe.On estime qu’en Amérique du Nord, quatre personnes sur cinq souffrent de maux de dos.Dans son livre, Susan Shaw propose plusieurs moyens pour soulager les maux de dos ou, encore mieux, les prévenir.Adepte d’une approche globale, elle insiste sur une bonne condition physique, une alimentation saine et un régime de vie équilibré.Illustrations et tableaux à l’appui, elle explique l’anatomie d’un dos en santé, la nature et les causes du mal de dos.Physiothérapeute de formation, elle donne des conseils sur les bonnes postures à adopter au travail ou à la maison et suggère des exercices correctifs.Le Fou Suite de la page C-11 peut-être grogne-t-il parce qu’il a abdiqué, lui, tout bonnement, au bout de son rouleau, et parce qu’il me voit, moi, son fils, comme un morceau de lui qui résiste, qui veut encore se battre, qui veut toujours partir en ne s’en allant jamais, qui n’arrive pas à s’affranchir du silence et des reflets de tombeau de sa forêt ?Et peut-être que son rire grogne, précisément parce qu’il est la réponse douloureuse de cette conscience-là, de ces éclairs de peur, de vertiges ?J’avironne vite mais bien.La rivière m’aide, elle a de gros moutons, elle me demande toute ma force, mon habileté, ma colère.Je rêve qu’il n’a pas vendu la maison, au village, et que c’est là, parmi les meubles, les tableaux, les bibelots de ma mère que je lui parle.Il ouvre de grands yeux d’enfant perdu, mes yeux à moi, mes yeux d’autrefois : il m’écoute.C’est facile, je suis lui, il est moi, je mène le bal.J’ai les bons mots, beaucoup de tendresse, je convaincs.Je suis lui, en beaucoup mieux, en beaucoup plus attentif, en beaucoup plus heureux.Il est moi, en Beaucoup plus étonné.Je lui dis ses torts en désirant pleurer avec lui, en finir, vider le sac.Pour qu’il comprenne, j’utilise des mots qui tiennent compte de son univers, de sa rivière, de sa forêt.Je dis : « Toucher le fond, un grand vent de printemps.» Je dis même, en m’essoufflant sur ces mots-là, comme avant : « Pour qu’on soit enfin égaux, tous les deux.» Il laisse couler de grosses larmes, les miennes, sur ses joues striées de petites veines violettes, comme des nervures des feuilles d’érables ou de chênes de sa forêt.Il hoche la tête et j’entends : «T’as raison, y faut que ce mal-là cesse, j’en peux plus moi non plus !» Je suis content et dévasté, c’est vraiment ce commencement tant rêvé, enfin.Le temps va reprendre au tout début, déjà bien des années s’effa- du père cent, je les sens s’évanouir, ne rien laisser, je n’aurai même pas de souvenirs : on est dans un temps neuf Je me lève, je_ viens m’agenouiller entre ses jambes el je lève la tête vers lui.C’est alors que j’aperçois ma mère, dans le chambranle de la porte.Elle fait non et non de la tête.Ses cheveux me cachent ses yeux, comme certains matins, quand il l’avait fait boire durant la nuit.Je le regarde à nouveau, lui, et je vois qu’il ne m’a pas dit vrai, qu’il a fait tout ça pour jouer à m’obéir, pour que je me rende bien compte de ma sensiblerie, de ma peur, de mon méchant goût de changer.Alors, toujours dans le rêve, je revis les autres rêves, je n’ai pas avancé du tout.C’est le même vieux rêve qui est entré dans ce rêve-là, toujours le même, à répétition, immobile et qui finit toujours de la même manière : maman qui dit non et non de sa tête sans yeux et lui qui reprend son rôle, inchangé.Et puis la dernière image, juste avant le réveil en sursaut, avec ma chemise collée à mon torse par la sueur : ma main qui cherche son couteau à sa ceinture, qui tremble, qui fouille son flanc, qui veut en finir, tuer et qui, en même temps, sans du tout le vouloir, caresse sa peau, comme par inadvertance trouve sa chaleur, enfin, qui se couvre de sang, de son sang à lui.Je goûte ce sang-là, sans plus sentir sa présence.Je suis seul avec son sang sur mes doigLs, dans ma bouche, et je tombe, je tombe loin el profond Je me réveille, mouillé, tremblant.Le soleil est à ras de terre.Dans sa lumière orange, je fouille des yeux le sous-bois.Il n’est pas là.Il ne reste qu’une grosse empreinte dans les herbes, là où il était Puis j’entends deux coups de fusil et un cri.Il est en bas’ au bord de la rivière et il a tué deux canards noirs Je le sais, c’est comme si j’y étais : je les vois dégringoler du ciel et je le vois, lui, immobile et qui souffle fort en caressant son fusil.Je me lève d’un bond et je vais le trouver.(Tous droits réservés, 19H7, éditions du Boréal express)
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