Le devoir, 16 janvier 1988, Page(s) complémentaire(s)
\/ lâ météo: Nuageux avec eciaircies.Neige dispersées en après-midi.Max.: -2.Demain: doux.(Détail page A-7).Vol.LXXIX — No 12 ?Montréal, samedi 16 janvier 1988 3 CAHIERS —$1.00 ÆS O s LE PLUS BEAU DES MUSÉES À Ottawa, derrière le Parlement, on s'apprête à ouvrir, en mai prochain, le plus beau musée des beaux-arts du pays.Angèle Dagenais en revient.Page C-1 SOUVERAINE ALICE L'Ordre du Canada va-t-il venir jeter son ombre dévastatrice sur le couple célèbre de Jacques et Alice Parizeau ?Nathalie Petrowki commente la plus récente affaire politico-conjuguale qui secoue le Québec.De belles humeurs! Page C-2 UN NOUVEAU LALONDE Quand Jeannine Guillevin Wood a quitté sa cuisine pour remplacer son mari décédé, l’entreprise familiale avait un chiffre d'affaires de $ 1.5 million.Les ventes atteindront bientôt $ 400 millions, avant même de s'attaquer aux USA.PAGE B-3 Auteur et comédien, Robert Lalonde publie un troisième roman qui aborde les relations complexes entre un père et son fils.En inédit, quelques pages de Le Fou du père qui sortira, cette semaine, aux éditions Boréal.Page C-11 GUILLEVIN VISE LES USA La baisse du déficit américain propulse dollar et bourses Le krach II tant JEAN-PIERRE LEGAULT Un baume de fraîcheur et d’optimisme a soufflé hier sur les États-Unis.L’annonce d’une réduction sensible du déficit commercial pour le mois de novembre et la bonne tenue des indicateurs économiques sont ve- nus rasséréner les marchés financiers et propulser à la hausse le dollar américain et les indices boursiers.Après avoir atteint le record de $ 17.6 milliards pour octobre, le déficit s’est réduit de $ 4.4 milliards en un mois s’établir à $ 13.2 milliards.Les exportations américaines, redouté n’a pas profitant de la baisse de la valeur du dollar, ont atteint le chiffre record de $ 23.8 milliards, une augmentation de $ 2.4 milliards alors que les importations ont chuté de $ 2 milliards à $ 37 milliards.Les marchés financiers ont réagi instantanément à l’annonce.La « bonne nouvelle » a engendré chez les opérateurs une activité frénétique d’achats de dollars US, qui était parvenue à se maintenir grâce aux interventions massives des banques centrales.La devise américaine a rapidement bondi à la hausse de 3 %.Wall Street a fait de même avec une hausse de l’indice Dow Jones de plus de 5%.eu lieu Le dollar s’est finalement apprécié de plus de 3.5 % face au yen et au deutschemark, pour clôturer à 130.90 yen (son plus haut niveau depuis le 10 décembre), et à 1.6875 DM (un sommet depuis le 20 novembre).Concurremment, l’once d’or a fléchi de $13.40, à $473,60.Voir page A-10 : Krach Photo PI Vvv Blindés et barrages étranglent Port-au-Prince La Cour écarte 5 des 8 candidats duvaliéristes JEAN-V.DUFRESNE Port-au-Prince — Cinq des huit candidats les plus notoirement associés à l’ancien régime de Jean-Claude Duvalier, que le Conseil électoral provisoire avait écartés samedi dernier de la liste présidentielle, ont vu leur appel rejeté hier après-midi par le plus haut tribunal civil haïtien, la Cour de cassation.LE DEVOIR EN HAITI Photo AP Inquiets et consternés, des Haïtiens regardent le corps d'un compatriote tué à coups de machette, à Port-au-Prince.Scandale au Manitoba Juges et avocats pris dans un racket M M.Clovis Désinor, Claude Raymond, Clémart Joseph Charles, Paul-Antoine Colas et Richard Vladimir Jeanty sont ainsi définitivement rayés du carnet présidentiel.La décision de la Cour est sans appel.IVois autres candidaLs qui avaient eux aussi contesté leur radiation par le CEP, ont cependant eu gain de cause.Ce sont Étienne Raphaël François, Édouard Francisque et Alphonse Lahens.En tout, 11 candidats avaient été radiés par le CEP.Trois ont choisi de ne pas en appeler.Le jugement, dont le texte écrit n’a pas ete remis à la presse hier, était attendu dans les 18 heures depuis lundi dernier.Annoncée d’abord avant-hier, la décision fut reportée à 3 h seulement hier après-midi, le jour même de l’embargo sur la campagne, la loi interdisant toute activité électorale à compter de 6 h hier matin.Le retard qu’a mis la Cour à faire connaître sa décision témoigne bien sûr des difficultés qu’ont eues les magistrats devant la complexité tatillonne des points de droit soulevés Voir page A-10 : Haïti WINNIPEG (PC)-Un juge de la Cour provinciale du Manitoba, deux magistrats de tribunaux municipaux, un procureur de la couronne et deux avocats ont été accusés, hier, d’avoir obstrué et détourné le cours de la justice dans un racket de contraventions.La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les milieux judiciaires de cette province de l’Ouest où certains considèrent qu’il s’agit sans aucun doute de l’un des plus grands scandales à frapper les disciples de Thémis.Toute l’affaire a été annoncée par le Procureur général de la province, M.Vie Schroeder, au cours d’une conférence de presse en compagnie du directeur de la police de Winnipeg, M.Herb Stephen.M.Schroeder a fait savoir, de plus, que le juge en chef Harold Gyles, de la Cour provinciale, a été demis de ses fonctions et qu’il fait l’objet d’une enquête.M.Stephen, pour sa part, a révélé que les policiers ont eu recours aux tables d’écoute, depuis l’été dernier, pour établir leur preuve.Une cinquantaine de policiers, a-t-il ajouté, travaillent encore dans cette affaire et d’autres accusations seront probablement portées.La Cour municipale de Winnipeg est demeurée fermée, vendredi, afin de permettre aux policiers d’y faire certaines recherches.Elle sera ouverte lundi.Le juge Robert Trudel, de la Cour provinciale, a déjà été inculpé de conspiration pour détourner le cours de la justice.Le juge municipal Bruce Steen a été accusé d’obstruction de la justice et le juge municipal Adrienne Gauthier, de conspiration pour détourner le cours de la justice.L’avocat de la couronne Neville Shende a été inculpé d’obstruction de la justice, de même que l’avocat Jay Prober, un avocat flamboyant bien en vue à Winnipeg.Pour sa part, l’avocat Manly Israel a été accusé de conspiration pour détourner le cours de la justice.Voir autres informations — Page A-10 Louis Dejoie, l'un des chefs de l'opposition haïtienne, boit son Coke, hier, au cour d’un séjour-éclair à Montréal.Informations, page A-10.Les profs de 15 cégeps songent à sortir de la CSN PAULE DES RIVIÈRES Les professeurs de 15 cégeps envisagent de quitter la CSN, où ils sont « mis au pilori », et de fonder leur propre fédération.Ils reprochent à la Fédération nationale des enseignants du Québec Le libre-échange canado-américain Loin de se rebiffer, Tokyo investira plus au Canada MICHEL VASTEL Le premier ministre Brian Mulroney accueille son homologue japonais Noboru Takeshita à son arrivée à Toronto où il passera deux jours.TORONTO — Le nouveau premier ministre du Japon, Noboru Takeshita, a félicité Brian Mulroney pour l'accord de libre-échange qu’il vient de signer avec le président Reagan, et promet d’encourager les entreprises japonaises à investir au Canada.Les deux chefs de gouvernement ont signé une déclaration conjointe où on peut lire: « M.Takeshita a rendu hommage à son homologue pour les efforts qu’il a déployés et le leadership dont il a fait preuve en concluant l’Accord (de libre-échange) et a pris bonne note des assurances que lui a données M.Mulroney que l’accord était conforme aux objectifs et aux dispositions du GATT.MM.Mulroney et Takeshita ont exprimé l’espoir que l’accord entraînera un accroissement du commerce et des investissements, non seulement entre le Canada et les Etats-Unis, mais aussi entre des pays tiers et l’Amérique du Nord, Voir page A-10 : Tokyo (FNEEQ, CSN) d’avoir contribué, par sa faiblesse, à la dévalorisation de leur profession.Ils en ont aussi contre sa conception monolithique de l’information et ses habitudes centralisatrices.Plus prosaïquement, à la veille des négociations avec le gouvernement, le « groupe de réflexion » constate, dans des documents dont LE DEVOIR a obtenu copie, qu’« il est évi dent qu’il est impossible de recommencer une négociation dans le même état car il n’y aurait plus personne dans nos assemblées générales ».Vingt ans après la création des cégeps, les quinze (sur 42 cégeps membres de la FNEEQ) constatent que « venir à rassemblée générale, c’est confirmer un syndicalisme de l’absurde, tellement les instances sont coupées de la réalité ».D’ici à 15 jours, les dissidents — parmi les plus gros cégeps de la province, qui fournissent à la FNEEQ 40 % de ses cotisations — déposeront dans leurs assemblées générales respectives des avis de motion « sur notre affiliation à la CSN ».Ils devraient également former un comité transitoire dans chaque cégep, chargé « d'amorcer le travail de définition de la nouvelle fédération ».Échaudés par la centralisation à la FNEEQ, les dissidents privilégient une structure décentralisée, au point que si la vision de la nouvelle fédération ébauchée à ce jour prévalait, chaque syndicat garderait ses cotisations.De plus, pour éviter la prolifération des permanents qui, au fil des ans, s’éloignent de leurs membres, les responsables de la nouvelle fédération seraient des professeurs libérés pour deux ans ou quatre ans, mais destinés à retourner à l’enseignement.Au cours de réunions tenues à Montréal mardi et mercredi, les 15 ont dressé la liste des tâches à effec- Voir page A-10 : Les profs iMyria» «FRANCINE NOËL SIGNE UN DES TROIS OU QUATRE GRANDS ROMANS DE LA DÉCENNIE.pour l’ampleur du propos d’abord, qui est de saisir la réalité sociale et culturelle d’une collectivité à travers l’expérience immédiate ou ancienne de trois femmes; pour l’écriture ensuite, qui épouse très exactement les contours de cette réalité».Reginald Martel, La Presse.«Ceux qui ont aimé Maryse se précipiteront sur cette suite, et ce sont les autres que je voudrais convaincre que Francine Noël vient d’écrire un très grand roman.On ne peut parler de chef-d’oeuvre quand l’oeuvre est si jeune, et pourtant.» Jean Roch Boivin, Le Devoir.513 pages—19,95$ Vlb edi t© UT DELA GRANDE LITTÉRATURE LE ROMAN DE NOTRE ÉPOQUE! MYRIAM PREMIÈRE de Francine Noël i A-10 ¦ Le Devoir, samedi 16 janvier 1988 Louis Dejoie luttera pour «déchouker» le régime du Mussolini des Antilles CLÉMENT TRUDEL Au nom du CED (Comité d’entente démocratique) mis sur pied par les ex-candidats Marc Bazin, Sylvio Claude, Gérard Gourgue et lui-même, Louis Dejoie II a réaffirmé hier, à Montréal, sa détermination de lutter pour que soit déchouké (déraciné), en Haïti, un régime qui empêche ce pays d’en arriver à des solutions démocratiques, constitutionnelles et pacifiques.Du chef du Conseil National de Gouvernement (CNG), le général Henri Namphy, qui s’est lui-même comparé à un « Mussolini des Caraïbes» et qui prétend n’assumer le pouvoir qu’à titre provisoire, M.Dejoie soutient.qu’il a menti à tout le monde, du haut de la tribune de l’ONU, en promettant de remettre, le 7 février 1988, le pouvoir à un président élu.Namphy « porte déjà l’écharpe présidentielle, il s’est autoproclamé pour trois ans commandant en chef des forces armées, tâche qui aurait dû incomber au futur président » et ce n’est, de toute évidence, qu’à une « marionnette » que Namphy acceptera de remettre en apparence le pouvoir, affirme M.Dejoie II qui dirige le PAIN (Parti agricole industriel national).Le PAIN, tout comme les formations dirigées par MM.Bazin, Gourgue et Claude ne reconnaît pas la constitutionnalité des élections prévues demain, a-t-on rappelé hier.« Les urnes sont déjà pleines de bulletins de vote du gagnant » mais nous ignorons pour l’instant le nom de cet « élu », dit Dejoie en se disant sûr que les Haïtiens bouderont ce scrutin antidémocratique.Sur la possibilité d’interventions étrangères, l’ex-can-didat à la présidence d’Haïti avoue que cela pose un problème délicat, les Haïtiens ayant une tradition de nationalisme très fier, mais il souhaiterait que l’OEA et l’ONU étudient plus souvent les problèmes qui affligent Haïti et que des pays comme le Canada, la France et les Etats-Unis usent de toute leur influence pour ue soit remis en place le Conseil lectoral provisoire démembré par Namphy.Arrivé à Dorval peu après 13h, l’homme politique participait peu après à une conférence de presse convoquée par le Nouveau Parti Dé-mocoratique.Ce soir, Louis Dejoie II doit gagner Miami et il tentera, demain, de rentrer à Port-au-Prince.Le député Michael Cassidy (NPD-Ottawa) s’est joint hier aux nombreuses voix qui demandent à Ottawa de clarifier sa politique vis-à-vis du CNG ; il a lancé l’idee d’une mission tripartite de parlementaires canadiens pour enquêter sur le comportement de « notre corps diplomatique » en H aïti en raison d’une amitié jugée trop poussée qu’aurait nouée l’ambassadeur Claude Laver-dure avec le général Henri Namphy.Ni M.Dejoie, ni M.Cassidy ne savaient alors que l’ambassadeur La-verdure allait être rappelé par Ottawa pour faire rapport du déroulement des élections de demain.Que reproche-t-on au juste à M.Laverdure?Le président adjoint du NPD-Canada, Michel Agnaieff, dit qu’il s’agit d’allégations.Si ces allé- gations se révélaient fondées après enquête serrée il faut empêcher que ne se répète un scénario qui, selon certains rapports, a déjà touché notre ambassade à Santiago du Chili (septembre 1973) dans un sens favorable aux putchistes, sous l’inspiration de l’ambassadeur Ross.À un reporter de radio anglophone, M.Dejoie a dit que les rapports Laver-dure-Namphy sont « too close for comfort », ajoutant que ce n’est pas parce qu’un diplomate est ami d’un chef d’Etat qu on doive nécessairement lui retirer son mandat.sauf s’il en vient à travestir la réalité dans ses rapports à son gouvernement.M.Cassidy a énuméré une série de correctifs que son parti préconise pour en arriver à des rapports plus corrects envers la population haïtienne.M.Dejoie approuve les démarches entreprises il y a peu par son comptriote, le Dr Louis Roy, auprès des autorités canadiennes; il accepterait d’avance un embargo total qui « en 48 heures, 72 heures » aurait raison du régime Namphy.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Haïti par la défense, qui invoqua tantôt une loi électorale déficiente ou une constitution mal rédigée, tantôt de subtiles questions reliées au code de procédure civile haïtien.La lenteur des délibérés a suscité de vives craintes à quelques jours du scrutin.On redoutait le pire si la Cour de cassation avait donné droit à l’appel de candidats extrémistes comme Clovis Désinor et Claude Raymond, les deux plus étroitement associés aux activités les plus sinistres du régime Duvalier.Si la Cour au contraire avait rejeté en bloc les appels, ce sont les forces armées — sans qui et contre qui nulle institution politique n’a jamais survécu en Haïti — qui auraient manifesté leur désaccord, jusqu’à compromettre peut-être comme le 29 no-vembredernier la tenue du scrutin de demain.On se plaît à penser à Port-au-Prince que la raison d’État l’a emporté sur les arguments de droit.La décision, en tout cas, paraît correspondre à une stratégie de compromis qu’on prête au Conseil national de gouvernement : assurer coûte que coûte la tenue des élections, au moins dans les formes, à la satisfaction des instances internationales, fermement résolues cette fois de ne pas être associées aux événements assassins du 29 novembre.La décision de la Cour, d’ailleurs, rejoint à quelques exceptions près celle des deux Conseils électoraux provisoires qui se sont succédés à l'administration de la loi électorale depuis l’adoption de la Constitution de 1987.Le premier CEP, on le sait, fut démantelé par le lieutenant général Namphy le jour même des Arafat offre la paix à Israël BAGDAD (Reuter) — Le président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat a lancé hier un appel à Israël pour qu’il participe à une conférence internationale de paix au Proche-Orient.Il a déclaré à la presse, dans son quartier général de Bagdad, être prêt à négocier la paix avec l’État hébreu au cours d'une conférence internationale qui examinerait toutes les résolutions de l’ONU concernant la question palestinienne.« J'accepte toutes les résolutions des Nations unies, dont la 242 et la 338 (exigeant qu’Israël se retire dans ses frontières d’avant 1967, en échange de la paix et d’une reconnaissance de son existence) », a dit Arafat.« Je défie Israël de venir à la table de négociation et je lance un appel aux Etats-Unis pour qu’ils contribuent à organiser cette conférence internationale, que ni Israël ni les États-unis n’ont pour l'instant acceptée», a déclaré Arafat.Arafat a souligné que cette conférence devrait rassembler les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et toutes les autres parties du conflit, dont l'OLP, sur un pied d’égalité.Dans l’intervalle, l’armée israélienne a abattu hier à Gaza un Palestinien et la police de Jérusalem a blessé au moins 70 manifestants arabes à l’occasion d’un jour de deuil observé par la population des territoires occupés a la mémoire des 38 Palestiniens tués depuis le début des troubles, le 9 décembre.À Jérusalem-Est, de violents affrontements ont opposé la police à quelque 300 fidèles qui venaient d’assister aux prières du vendredi dans la mosquée d’al-Aksa, un des sanctuaires de l’islam.Les manifestants, qui ont brandi l’emblème de l’Organisation de libération de la Palestine a brûlé des drapeaux israéliens et américains, ont attaqué la police à coups de pierres, celle-ci répliquant par des tirs de grenades lacrymogènes.élections annulées.Les membres du deuxième CEP furent tous désignés par lui.Les candidats avaient été écartés sous l’empire de l’article 291, qui prive de ses droits électifs pour une période de 10 ans « toute personne qui par ses excès de zèle fut artisan de la dictature et de son maintien durant les 29 dernières années».L’article 291 frappe également d’interdit « toute personne comptable des deniers publics sur qui plane une présomption d’enrichissement public.ou toute personne dénoncée par la clameur publique pour avoir pratiqué la torture sur les prisonniers politiques, ou d’avoir commis des assassinats politiques.» Le jugement ne constitue pas, dit-on, une accusation formelle de ces crimes contre les candidats écartés par la Cour.Il ne fait que reconnaître l’autorité du CEP et la pertinence de sa décision.Dans le cas de Clovis Désinor, encore que nous n’avons pu le faire confirmer hier, un simple vice de forme dans la procédure du pourvoi en appel serait à l’origine du refus de la Cour de l’inscrire sur la liste présidentielle.à l’heure de tombée hièr soir, la réaction des candidats radiés se faisait toujours attendre.Clovis Désinor, quant à lui, respecte le mutisme le plus complet depuis les propos incendiaires qu’il a tenus à la veille des élections meurtrières du 29 novembre.Une déclaration semblable aujourd’hui pourrait donner le signal de désordres jugés redoutables.Bien sûr, la loi électorale interdit toute propagande, toute forme d’appel à la violence et au boycott du scrutin.Mais le pourvoi en appel n’avait pas empêché les candidats enfin reconnus par la Cour de poursuivre très activement leur campagne.Tandis que de Washington le CNG s’est fait rappeler d’assurer un scrutin ordonné, l’ambassade canadienne à Port-au-Prince n’a donné aucune indication aux médias d’un avertissement semblable.Bien sûr, l’ambassadeur Claude Laverdure n’a pas caché aux journalistes qu’il a eu des entretiens à ce sujet à plusieurs reprises ces jours derniers avec le général Namphy.À 24 heures du scrutin, la capitale est quadrillée de barrages, les blindés se font visibles, les fouilles se multiplient, comme les départs à la hâte vers la campagne.Il ne se trouve personne pour nous assurer qu’il votera demain.Des bureaux de scrutin, dont on ignore toujours encore l’emplacement, ouvrent dès 6 h dimanche matin.Pour des raisons de sécurité, on ne connaîtra sans doute qu’aujourd’hui l’emplacement des bureaux de vote.En dernière heure, un gros incendie est signalé dans le quartier de Carrefour, à proximité du port, mais aucune rafale.En province cependant,on rapporte de nombreuses arrestations et de trois sources distinctes maintenant, on nous affirme que les 550 sections rurales, unités locales du gouvernement, ont reçu pour consigne d’assurer chacune 1,000 votes.Partout demain la circulation est interdite à proximité des bureaux de scrutin.À la frontière dominicaine, on double les effectifs militaires, la République voisine craignant l’exode d’illégaux Haïtiens.Jusqu’à la fin, la campagne électorale haïtienne aura été marquée par l’inquiétude, la contradiction, l’angoisse.Mais ce fut à tout prendre une campagne beaucoup moins violente que celle de novembre dernier.On dirait que même les chiens maigres et jaunes de la nuit haïtienne se sont terrés.4 Krach Wall Street s’est nettement redressée, l’indice Dow Jones affichait une hausse de 39.96 à la fermeture, soit 1956.87 points.Quelque 181,57 millions de titres ont été échangés.Le gain s’annoncait plus important jusqu’à la dernière heure (de l’ordre de 50-60 points), mais les contrats sur les indices qui venaient à échéance hier sont venus ralentir l’élan.New York ayra donc connu un gain hebdomadaire de 44.76 points.Les places boursières canadiennes ont suivi le mouvement et Toronto a clôturé avec un gain de 31.4, à 3163.2 points.Montréal a modestement été en hausse de 22.38, à 1585.07 points.La réaction des marchés a entraîné une détente sur le marché obligataire.Ainsi, par exemple, l’obligation du Trésor US, à échéance en 2,001, a gagné 1.5 points alors elle gagnait 2%.Cette perte de rendement du marché obligataire, de l’a- vis des analystes, ne peut que profiter au marché boursier a court terme.Cette bonne nouvelle a été renforcée par une détente d’autres indicateurs économiques, qui retiennent moins l’attention, mais n’en témoignent pas moins de la santé de l’économie des États-Unis.Ainsi, la production industrielle a progressé de 0.2% en décembre alors que les prix de gros fléchissaient de 0.3 %, indique une reprise en main de l’inflation.Ajoutés aux donnéesW le commerce au détail qui a progressé de $ 907 millions en décembre, ces chiffres ont rétabli sur les marchés une partie de la confiance perdue au cours des derniers mois.La réduction du déficit commercial, que tous espéraient depuis le début de la semaine, permettra aux dirigeants américains de souffler un peu en cette année électorale.Si les chiffres avaient souffert une autre hausse ou une baisse mitigée, les autorités auraient été dans l’obligation de hausser les taux d’intérêt pour assurer un minimum de « respectabilité » au dollar US.Des mesures que tous les politiciens redoutent avant l’échéance fatidique.Elle vient également « rétablir un peu la santé psychologique des marchés », selon M.Michel Tessier, analyste chez Tassé et Associés.Reste maintenant à voir s’il s’agit d’une tendance qui se maintiendra au cours des prochains mois.Cela ne fait aucun doute pour M.François Sicard, de la société de gestion newyorkaise Tocqueville Asset Managment, qui soutient que la tendance était observable « depuis des mois ».Il en veut pour preuve le boum phénoménal que connaissent les exportations américaines et la recapture du marché domestique par les compagnies locales qui se dessine.« Il en coûte maintenant moins cher de produire aux États-Unis à cause de la baisse du dollar et des changements survenus dans les modes de production » soutient.4 Tokyo particulièrement entre le Japon et le Canada.» De hauts fonctionnaires canadiens et japonais ont indiqué qu’au cours des trois heures d’entretien que les deux chefs de gouvernement ont eues hier à Toronto, M.Takeshita a «assuré qu’il ne nourrissait plus d’inquiétude à l’endroit du Traité ca-nado-américain», l’a qualifié de «contribution importante» à la lutte aux forces protectionnistes, et a suggéré que «cela a dû nécessiter beaucoup de courage» de la part de M.Mulro-ney.L’accueil plutôt favorable de l’actuel premier ministre du Japon représente un changement par rapport aux réserves publiques de son prédécesseur, M.Nakasone.Dans son discours hier, le premier ministre fédéral a prétendu que l’accord rendra le Canada «encore plus attrayant pour les investissements directs du Canada».Au cours de son entretien privé de l’après-midi, le chef du gouvernement canadien a souligné qu’il espérait voir d’autres investissements comme l’expansion de $ 80 millions de l’usine de Honda en banlieue de Toronto.La filiale canadienne jouira en effet d’un mandat de construction de la Civic trois portes pour toute l’Amérique du Nord.Le premier ministre du Japon a pour sa part promis de passer le mot aux hommes d’affaires japonais, de retour dans son pays.Selon des diplomates canadiens, la réception devrait être bonne puisque jeudi un membre de la famille Toyota à Tokyo a endossé l’accord canado-amé-ricain.La réaction favorable des Japonais à l’Accord de libre-échange, de même que la promesse de mettre le Canada sur la liste des pays où il sera intéressant pour eux d’investir, consitue une réplique directe aux appréhensions du premier ministre de l’Ontario.Celui-ci, et contrairement à son collègue Robert Bourassa, ne croit pas aue le libre-échange va encourager les investissements étrangers au pays.Mais M.Takeshita lui a rappelé hier qu’il y a plus de 150 entreprises japonaises opérant à Toronto.Le premier ministre de l’Ontario a refusé hier de commenter les propos des deux premiers ministres.M.Mulroney a identifié les secteurs de l’électronique, de la machinerie industrielle et de la transformation des ressources (pâte à papier et pétrochimie) comme des secteurs où, en plus de celui de l’automobile, ¦les Japonais devraient investir.M.Mulroney a notamment sou- ligné que «cet Accord de libre-échange permettra de faire échec aux forces protectionnistes qui se manifestent dans le pays qui est le plus important marché, tant du Japon que du Canada».Cette référence directe aux lois du Congrès américain suggère aux Japonais qu’en s’installant au Canada ils pourraient eux aussi se mettre à l’abri du parapluie protectionniste américain.Au cours de la rencontre bilatérale entre les deux chefs de gouvernement et leurs ministres des Affaires étrangères, le Canada a réclamé la levée de droits de douane de 8 % sur les importations japonaises de bois mou et de fourrures.M.Takeshita a donné ordre à ses fonctionnaires de s’en occuper «rapidement».Le Canada a encore demandé aux Japonais de chercher à importer eux aussi des technologies canadiennes de pointe.Ce matin, après un autre petit-déjeuner de travail, les deux premiers ministres visitent d’ailleurs l’usine ontarienne de Spar et M.Mulroney a suggéré que le secteur canadien des télécommunications est un de ceux qui pourrait s’implanter davantage au Japon.4 Les profs tuer avant de fonder un nouvel organisme, touchant autant les aspects juridiques que les objectifs politiques.Les statuts de la CSN exigeant un préavis de 90 jours avant une discussion sur l’affiliation, les 15 établissements ne pourraient sceller leur avenir avant la mi-mai, soit en pleine période de préparation de leur prochaine négociation avec le gouvernement.C’est d’ailleurs « l’échec » de la dernière négociation avec le gouvernement, (ajoutée à celle de 1982, année des baisses de salaires) qui a amené les dissidents à se réunir une première fois il y a 11 mois.En juin 1987, ils ont publié un premier document, Pour changer notre syndicalisme.Dans ce document la FNEEQ est critiquée pour n’avoir pas su défendre ses membres, alors que « nous subissons une campagne de salissage depuis 1983 » dans la société certes mais aussi « à la CSN, (où) nous sommes mis au pilori comme hauts salariés, intellectuels privilégiés insensibles aux problèmes des ‘vrais’ travailleur .)».Ce document et les trois autres qui ont suivi concluent que la FNEEQ est trop faible à l’intérieur de la CSN et qu’elle ne peut être sensiblement renforcée tant que les structures actuelles sont en place.Les structures remettraient trop de pouvoir entre les mains de la Fédération des affaires sociales, qui représente plus de 70,000 employés du secteur de la santé.Les mécontents se retrouvent dans les cégeps ou campus suivants : Gaspé, Rimouski, Vanier, Valley-field, Rosemont, Lionel-Groulx, So-rel, Héritage, Rivière-du-Loup, Champlain, Vieux-Montréal, André-Laurendeau, Jonquière, John Abbott, Rimouski-Marine et Dawson.Interrogée hier soir sur cette menace de scission, la présidente de la FNEEQ, Mme Rose Pèlerin, n'a pas nié que « les professeurs ont été maganes ».Après avoir mis en doute la représentativité des professeurs dissidents dans leur propre cégep, elle reconnaît qu’il y a un malaise et que « les professeurs sont profondément inquiets » à l’approche de la pro chaine négociation.« La campagne de dénigrement du gouvernement a eu ses effets sur les professeurs », dit-elle.En novembre, les dissidents ont proposé aux dirigeants de la FNEEQ de réunir les deux tendances au sein d’un comité qui mènerait une consultation auprès de l’ensemble des professeurs.L’exécutif de la FNEEQ a rejeté cette suggestion, mais n’a pas chômé pour autant.Hier soir, la présidente de la FNEEQ a rappelé que samedi et dimanche prochains se tiendrait un débat sur les nouveaux défis auxquels font face les enseignants à l'approche de la négociation.L’ex-president de la CSN, M.Marcel Pepin et l’actuel président, M.Gérald Larose, sont au nombre des conférenciers.Puis en mai, un colloque sur le secteur collégial est prévu.Mme Pèlerin a rappelé que « depuis 15 ans il y a toujours eu un groupe ou l’autre manifestant un certain mécontentement.Le « groupe de réflexion » est le premier à dire que l’insatisfaction n’est pas nouvelle.Le mécontentement flotte dans L’évangile selon Jacques Parizeau Pierre 0 O’NEILL 2 ' zt-l ?En coulisses ?En coulisses C’ EST demain le grand jour.Celui du premier sermon du seigneur Parizeau à ses disciples, convoqués au sous-sol de l’église Saint-Pierre Claver.À ce jour, les docteurs de la chapelle orthodoxe ont gardé le plus complet mystère autour de la rédaction de ce nouvel enseignement aux hérétiques.La parole qui doit permettre au PQ de sortir des ténèbres johnsonniens.~ .En cette terre promise du comté de Mercier, représenté à l'Assemblée nationale par le député Gérald (Jean-Baptiste) Godin, il va de soi que la première station du strip-tease intellectuel promis par Jacaues Parizeau doit servir d’occasion de prêcher à ces incrédules, les obsédés de la question nationale.Il n’est évidemment pas question pour le conjoint d’Alice Parizeau de renier ses convictions souverainistes.Mais les chemins qui mènent à la souveraineté sont nombreux.Et l’on croit savoir que M.Parizeau a succombé à la tentation de préférer le plus long et harmonieux au plus’ court et rocailleux.Essentiellement, la nouvelle démarche souverainiste de Jacques Parizeau s’inspirerait de la position des Douze, ce document publié par douze anciens ministres orthodoxes, avant la crise de 1984 et leur démission du cabinet Lévesque.C’est-à-dire que les prochaines élections ne seraient pas référendaires, en ce sens qu’une victoire du Parti québécois ne déclencherait pas automatiquement le processus d’accession à la souveraineté, mais donnerait plutôt au nouveau gouvernement le mandat de négocier avec le Canada, « morceau par morceau », la souveraineté politique du Québec: « Le prochain scrutin s’agencera inévitablement autour d’une perception que la souveraineté du Québec consiste, secteur par secteur de notre vie personnelle et collective, à aller plus loin que nous n’avons pu le faire jusqu’à maintenant et cela, ultimement, jusqu’à l’obtention des pleins pouvoirs ».Et si jamais le Canada dit oui, l’entente sera soumise aux Québécois par voie de référendum.En somme, il s’agit d'un retour en force de l’étapisme, cette approche stratégique qui a valu jadis à Claude Morin d’être conspué et maudit par ses collègues orthodoxes.L’astucieuse acrobatie vise évidemment à éviter de faire peur au monde et à ne pas prêter flanc aux morsures bourassistes.Qui aurait dit que même Jacques Parizeau en viendrait là un jour ?À l’heure de la bouboumanie L’évaluation des rapports entre les leaders politiques et les citoyens est quelque chose de complexe qui interdit les raccourcis.Même les analystes politiques les plus rigoureux ont souvent tendance à exagérer l’importance de l’image et du style de leadership.Ainsi, ils sous-estiment l’affection que les Québécois cultivent envers Robert Bourassa.N’eurent été les sondages d’opinion, ils n’y croiraient pas.Or cette affection, les Québécois l’expriment quotidiennement et intensément.Mais un premier ministre, c’est par définition inaccessible.À défaut de pouvoir le rencontrer, lui toucher ou lui parler, ils lui écrivent.Pour la seule année 1987, le bureau du premier ministre a reçu 67,400 pièces de courrier adressées personnellement à Robert Bourassa.Qui dit mieux ?Essentiellement, le courrier du premier ministre est fait de lettres de félicitations, d’invitations, de suggestions et de protestations.On y compte plusieurs milliers de pétitions reliées à des problèmes locaux et régionaux.Des centaines d’organismes y ont recours dans l’espoir d’obtenir une subvention gouvernementale.Seulement 165 chômeurs ont cru bon de s’adresser à l’ayatollah du bunker pour obtenir un emploi.Les plaintes abondent, émanant pour la plupart de citoyens qui estiment être injustement traités par l’administration gouvernementale.De cet inventaire sommaire, il ne faut surtout conclure que les Québécois sont repliés sur eux-mêmes.Le courrier démontre qu’ils sont très préoccupes par les grandes questions d’actualité politique: le lac Meech, le libre-échange, l’avortement, la paix dans le monde, les politiques familiales et le Sida.Même le plus parfait des chefs d’État doit se résigner à l’idée que certains de ses sujets sont des rebelles, des ennemis, voire des psychopathes.En témoignent, les cinq lettres de menaces que Robert Bourassa a reçues au cours de cette première moitié de mandat et dont là Sûreté du Québec a fait une minutieuse expertise.Objet de réjouissances par ailleurs, le premier ministre pourra dorénavant avoir recours aux plus grands esprits de l’au-delà.Il conserve jalousement dans ses cartons cette toute récente lettre d’une correspondante qui lui a révélé les moindres détails de sa dernière communication avec les extra-terrestres.L’arme secrète du clan Johnson Pendant que Jacques Parizeau s’exhibe sur l’autel de l’orthodoxie pé-quiste, trois autres présumés aspirants à la direction du parti perdurent dans la réfiexion.De la part de Jean Garon, plus réputé pour sa raisonnance que pour son raisonnement, la menace ne manque pas d’étonner.Lorsque formulée par Mme Pauline Marois, la mise en garde suscite un grand intérêt.Elle qui incarne le courant social-démocrate du parti pourrait probablement se mériter également l’appui du vote féminin.Enfin, un mouvement en gestation vise à convaincre la présidente du comité national des jeunes, Isabelle Courville, de faire campagne contre M.Parizeau.L’appui des jeunes lui serait évidemment acquis, mais peut-être aussi un bon contingent du courant conservateur que personnifiait Pierre Marc Johnson.Ils se réunissent aujourd’hui à Montréal et discuteront le coup.Mais à trop réfléchir, l’on finit par perdre la force d’agir.D’ailleurs, c’est peut-être Lise Payette qui détient la seule arme capable de ruiner les rêves de Jacques Parizeau.Il suffirait que l’auteur des « Dames de coèur » permette à son illustre macho, Jean-Paul Belleau, de faire acte de candidature.Les compromissions La malchanche s’acharne sur le pauvre Gérald Godin.Il a été accusé de l’assassinat politique de Pierre Marc Johnson, qui ne cherchait depuis des mois qu’un prétexte pour abandonner le bateau qui coulait à pic, sous les pressions des créanciers bancaires.Cette semaine, on lui annonce que son nom figure sur la liste des candidats aux prix littéraires du gouverneur général.Et cela pour un recueil de poèmes, on ne peut plus injurieux, envers le système fédéral en général, et les députés fédéraux en particulier.Quoi faire ?Renier ses convictions, vomir son âme et empocher les $ 5,000 sans rechigner ?Ou demeurer fidèle à son image d’irréductible indépendantiste, garder la tête haute et refuser le prix.Oui, mais ce serait une insulte publique à ceux qui ont accepté l’Ordre du Canada.Et il n’est pas certain que Jacques Parizeau l’apprécierait.Alors qu’il roulait hier après-midi sur la route 20 à bord de sa rutilante « Chevrette », Gérald Godin, a refusé de lever le voile sur ses intentions: « On verra en temps et lieu».l’air depuis 1979, dû en partie aux liens trop serrés que les dirigeants de la FNEEQ auraient entretenu, selon certains, avec le gouvernement du Parti québécois.Hier, un représentant du cégep de Rimouski, M.Philippe Etchecopar, a déclaré que l’actuel exécutif a déçu, car pas plus que les autres il n’a su s’imposer auprès du gouvernement comme au sein de la CSN.En 1985-86, la FNEEQ a reproduit les défauts des précédents », a-t-il dit, en qualifiant de « trops passifs » les dirigeants des enseignants de cégeps.Plusieurs des groupes qui songent à quitter la CSN ont été parmi les plus militants en d’autres temps.Aujourd’hui, ceux à qui nous avons parlé insistent tous pour dire que leur mécontentement ne se résume pas à une question d’argent et qu’ils sont très préoccupés par l'avenir du syndicalisme dans leur profession et par leur profession.« Les syndicats de professeurs n’ont pas joué leur rôle dans la société », déplore M.Etchecopar.Si les assemblées générales des 15 prochains jours acceptent de faire le débat sur l’appartenance à la CSN au mois de mai, les dissidents pourraient se retrouver simultanément avec la préparation de la négociation et la fondation d’un regroupement.Parce qu’ils ne pourraient pas mener les deux dossiers de front, ils ont entrepris des pourparlers avec la Fédération des enseignants de cégeps affiliés à la CEQ, qui en regroupe huit, pour voir si une entente de service ne pourrait être conclue avec la CEQ pour cette ronde-ci de pourparlers.Cependant, l’harmonie n’est pas nécessairement complète à la CEQ, où certains syndicats de professeurs sont aussi mécontents, estimant que la CEQ n’en a que pour les enseignants des niveaux primaire et secondaire.
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