Le devoir, 23 janvier 1988, Cahier C
f 4 J hier! du amedi ¦ Mon tricot pour un pays : Nathalie Petrowski, dans ses Humeurs, évoque le tricot de Pauline Julien.Page C-2.¦ Des jazzmen au paradis.Serge Truffaut évoque la carrière de deux grands du jazz récemment décédés : Joe Albany et Warne Marsch.Page C-3.¦ L’ensemble Achille-Fortier : Carol Bergeron commente le concert de cet ensemble québécois qui se particularise en interprétant la musique québécoise du début du siècle, dont celle d'Alexis Contant.Page C-4.¦ De Tanner à Boutet : Francine Laurendeau a vu quelques films, dont La Vallée fantôme, d’Alain Tanner, et La Guerre oubliée, de Richard Boutet.Page C-5.¦ Jean Mitry : le théoricien et historien du cinéma Jean Mitry est mort cette semaine.Serge Denko se souvient de lui.Page C-6.¦ Les expositions : Claire Gravel a vu les expositions de Richard Purdy et d’Andrew Dutkewych.Page C-9.Montréal, samedi 23 janvier 1988 Meilleur film de l’année selon les lecteurs du DEVOIR Un zoo la nuit triomphe MARCEL JEAN POUR LA seconde année consécutive, un film québécois a été plébiscité par nos lecteurs à titre de meilleur film de l’année.C’est en effet Un zoo la nuit, de Jean-Claude Lauzon, qui a remporté la palme, succédant ainsi au Déclin de l’empire américain, de Denys Areand en 1986.Près de 1,000 lecteurs nous ont fait parvenir leur liste des dix meilleurs films de l’année 1987, répon- Photo Téléfilm Canada Gilles Maheu et Lome Brass dans Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon, le film préféré des lecteurs du DEVOIR en 1987.dant ainsi à l'invitation lancée par le DEVOIR.Voici donc les résultats de la compilation avec, en bout de ligne, le pourcentage de voix obtenu par chacun des films : 1- Un zoo la nuit (J.-C.Lauzon) (78.8%) 2- Les Ailes du désir (W.Wenders) ( 72.4 % ) 3- Les Yeux noirs (N.Mikhalkov) (59.2% ) 4- Full Metal Jacket (S.Kubrick) ( 54.8% ) 5- L’Amie de mon ami (E.Rohmer) ( 52.8% ) 6- Au revoir les enfants (L.Malle) ( 45.6% ) 7- Le Dernier empereur (B.Bertolucci) ( 34 % ) 8- L’Apiculteur (T.Angelopoulos) ( 31.7 % ) 9- Mauvais sang (L.Carax) ( 30.3 % ) 10- I’ve Heard the Mermaids Singing (P.Rozema) (29.2%).?La fébrilité de nos lecteurs n’a pas été sans nous causer quelques problèmes au moment de compiler les résultats.En effet, pris dans le tourbillon des nombreux films qu’ils ont vu l’année dernière, certains d’entre-eux ont voté pour des films hybrides comme Le dernier empire du soleil, L'Acupuncteur, Sous le soleil de Galilée ou Les sirènes du désir.Quant à Au revoir les enfants, il se mérite sans opposition le prix du titre le plus déformé, puisque nombreux ont été ceux qui ont voté pour Adieu les enfants, A u revoir la famille et, meme, Salut la famille.Quoiqu’il en soit, sept des dix films choisis par nos lecteurs faisaient déjà partie de la liste établie à partir des choix de dix critiques et publiée dans l’édition du DEVOIR du 31 décembre dernier.Ce sont Un zoo la nuit, Les Ailes du désir, Les Yeux noirs, Full Metal Jacket, L’Amie de mon mon ami, L’Apiculteur et Mauvais sang.Il faut donc se réjouir de la correspondance d’esprit existant entre lecteurs et critiques, puisqu’elle semble aller en Sandissant d’année en année (il y a deux ans trois ms étaient communs aux deux listes, tandis que l’an dernier on en retrouvait six).Autre point positif, la présence, au dixième rang, de I’ve Heard the Mermaids Singing, de Patricia Rozema, et celle au quinzième rang de Family Viewing, d’Atom Egoyan, qui montre à quel point nos lecteurs ont été sensibles au renouveau du cinéma canadien.Mais, ce qui est moins rose, c’est la performance générale du cinéma québécois dont le cru 1987, à part Un zoo la nuit, n’a pas semblé marquer nos lecteurs.En effet, si l’an dernier quatre longs métrages québécois se Voir page C-10 : Zoo La guerre oubliée Photo Jacques Grenier La chanteuse Joe Bocan et le réalisateur Richard Boutet de La guerre oubliée, une sorte de fresque lyrique sur la guerre de 14-18.14-18 : vous y étiez , ' / PAUL CAUCHON EN CETTE époque floue où le cynisme ambiant a succédé aux espoirs de changement, Richard Boutet annonce-t-il le retour de la passion militante et de l’engagement épique ?En tout cas, c’est le genre de type à se préoccuper de ce qu’il ferait si une guerre était déclarée demain matin.D’un sourire doux et timide, il vous explique qu’au Québec on a aucun sens de la continuité, qu’on ne connaît rien de notre histoire, et que les émeutes de la conscription de 1918 à Québec furent un événement d’une importance exceptionnelle : « C’était la guerre rendue chez soi.Des vétérans de l’armée canadienne sont venus écraser des Québécois chez eux, comme Namphy l’a fait en Haïti en novembre pour écraser la démocratie.» L’époque est dure pour les Richard Boutet.Pendant que d’autres, la quarantaine butée, pansent >• urs plaies et se font psychanalyser parce que le « grand soir » de leur révolté s’est dissous dans un référendum et quelques RÉA, Richard Boutet persiste et signe.Après quelques films documentaires austères sur ce qu'on appelait naguère des « problèmes sociaux » (l’amiantose, par exemple), après un petit film étonnant où de vieux conteurs venaient raconter en chansons la crise économique des années 30 ( La turlute des années dures), il propose depuis hier dans les cinemas commerciaux La guerre oubliée, sorte de fresque lyrique et éclatée sur la guerre de 14-18 (voir la critique de Francine Laurendeau dans cette édition).« La guerre oubliée est un film baroque, à la mise en scène symbolique, explique le réalisateur.Ça raconte en tableaux l’histoire d’une collectivité, comme Le bal de Scola est une fresque historique en musique.C’est un opéra musical, un film proche du cinéma muet à cause de l’importance de la gestuelle théâtrale.» La guerre oubliée raconte l’impact de la guerre 14-18 au Québec.On y trouve des témoignages de survivants, des scènes recréées par des comédiens, mais surtout « un principe féminin qui traverse tout le film », la figure mythique de la Ma-delon.incarnée par Joe Bocan qui interprète des chansons d’époque dans une mise en scène appuyée par un traitement visuel moderne.Pourquoi la guerre 14-18 ?Parce que, répond très simplement Ri- chard Boutet, s’y sont mis en place les grands rapports de force qui agitent encore aujourd’hui les empires politiques.Parce que c’est une période occultée chez nous.Et par désir de ranimer la mémoire collective.« Si j’étais Américain j’aurais probablement fait un film sur le Vietnam, mais du point de vue des Noirs, ce qui n’a jamais été fait », ajoute- Premier problème : trouver des survivants.Vous rendez-vous compte que la première guerre mondiale s’est terminée il y a 70 ans ?Richard Boutet a placé des annonces dans des journaux, à la radio, a enquêté dans les foyers pour personnes âgées, et aussi étonnant gue cela puisse paraitre il a retrouve une soixantaine de survivants, en retenant une quinzaine.Ces témoins ont entre 87 et 92 ans.Certains se rappellent de celte guerre comme si c'était hier.D’autres ont refusé d’en parler : 70 ans après, ils étaient encore traumatisés.Richard Boutet les a habillés d’un costume de soldat et les a filmés devant un écran noir.L’un d’entre eux est encore heureux de s’être caché dans les bois en 14-18 comme en 39-45 : « J’aime mieux être un lâche vivant qu’un héros mort ! » Il fallait aussi retrouver les chansons de l’époque.On en a déniché une douzaine, pour la plupart anonymes.Torn Rivest, qui travaille habituellement avec Joe Bocan, a signé les adaptations musicales et les arrangements.On voulait ainsi unifier le son, parce que les pièces étaient très disparates.« Alors qu’aujourd’hui les textes sont plutôt thématiques, ces chansons de l’époque racontaient la plupart du temps des histoires, c’étaient des récits », explique Joe Bocan.Boutet et Rivest ont écrit eux-mêmes deux pièces, qui s’insèrent tout à fait dans l’ensemble.Les chansons ont d’ailleurs été réalisées dans des conditions exceptionnelles.Alors qu’on enregistre habituellement les pistes sonores après le tournage d’un film, ici on a d’abord enregistré la musique, sur laquelle Joe Bocan chantait en direct pendant le tournage, filmée comme si nous assistions à un spectacle live.Dans certains pièces les mouvements de caméra suivaient le rythme de la chanson.« Je voulais redonner aux spectateurs l’idée d’un spectacle global, comme il en existait dans le temps du muet, explique Richard Boutet.Dans les cinémas de l’époque on retrouvait du documentaire, de la fiction, du théâtre filmé».Et Joe Bocan ?Les esprits superficiels qui ne voient en elle qu’une sorte d’image post-moderne esthétique seront surpris.Chanteuse dramatique, elle traverse tout le film en commentant les événements.Comme le réalisateur, la chanteuse déplore qu’on soit dans « une époque de j’m’en foutisme », ajoutant que « l’absence de message fort est un Voir page C-10 : Guerre gWPfttef ¦ GILBERT SICOTTE Nous sommes tous des Jean-Paul NATHALIE PETROWSKI VESTE DE cuir, lunettes fumées, jeans fraîchement délavés, il entre dans le café, s’assoit à la table, enlève ses lunettes, s’allume une cigarette.Il n’est pas tout à fait réveillé, les traits tirés, la voix rauque du fumeur qui a trop fumé la veille et qui fume encore ce matin parce qu’il ne peut pas s’arrêter et que de toutes façons à quoi bon, on va tous mourir un jour, de la cigarette ou d’autre chose.Je le considère un instant.Non je ne rêve pas.Jean-Paul Belleau, notre J R national, la zone grise de notre inconscient collectif, celui qui incarne à lui seul tous les défauts de la terre et tous les travers de l’homme contemporain, avant et après le MLF, Jean-Paul, le menteur, le dragueur, l’infidèle, l’irresponsable, le pas fiable, le pas net, le sans courage, Don Juan sans envergure, Casanova de dépanneur, la poubelle des idéaux masculins, Jean-Paul est là devant moi comme un seul homme, et un seul acteur.Je ne sais déjà plus quoi lui dire.Devrais-je commencer par un : « Bonjour Jean-Paul, il parait que tu te cherches un appartement, genre bachelor, $ 400 par mois parce que t’es trop cheap pour te payer un condo ?» Ou encore : « Salut Jean-Paul, as-tu songé à faire campagne pour les condoms ?» Mais nous sommes dans la réalité et non dans un téléroman de Lise Payette, et le gars devant moi n’est pas Jean-Paul Belleau ni son frère ni même son alter-ego.Le gars devant moi est un acteur que je connais depuis trop longtemps pour ne pas savoir faire la différence entre la vie et les téléromans.Bonjour Gilbert Sicotte, c’est-tu vrai que toi et Jean-Paul, ça fait deux ?Il m’a apporté son curriculum vitae.Le papier est frais, l’encre presqu’odorante.Sept pages à simples inter-lignes, denses et bien serrées qui résument une carrière : 20 rôles au cinéma dans pratiquement tous les films québécois tournés entre 1971 et 1985; 22 rôles au théâtre dont Fi-aro, d’Artagnan, Tchékhov, des missions de radio, de télé, un seul prix d’interprétation, en 1965, pour son rôle dans la pièce Le Cardinal d’Espagne de Montherlant, des années de vaches maigres dans le délire et la création collective avec le Grand Cirque Ordinaire, dont il est l’un des membres fondateurs, des succès d’estime, des éloges de la critique et finalement la consécration suprême : le succès populaire, la reconnaissance publique grâce aux Damesde Coeur et à ses deux millions de téléspectateurs qui suivent, médusés et haletants, les aventures du terrible Jean-Paul, prêts à sauter sur le premier téléphone et à engueuler les téléphonistes de Radio-Canada lorsqu’un journal commet l’irréparable erreur d’annoncer sa mort.Heureusement pour lui et pour nous tous, Jean-Paul n’est pas mort et ne mourra pas, sinon d’une mort normale à la fin de sa vie lorsque le téléroman de Lise Fayette aura depuis longtemps cessé d’exister.Il n’empêche que le coup du curriculum vitae est symptomatique.La plupart des journalistes qui, ces jours-ci, se ruent sur Gilbert Sicotte connaissent pas, ou mal ses antécédents.Pour eux, Gilbert Sicotte n’est pas né à Montréal le 18 février 1948 et ne fait pas carrière dans le théâtre et le cinéma depuis presque vingt ans.Il est né l’année dernière dans un téléroman de Lise Payette.D’où le besoin de leur rafraîchir la mémoire et de leur indiquer par ce geste délicat, que la vie et l’oeuvre de Gilbert Sicotte commence avant Jean-Paul.Autre caractéristique des journalistes : tous veulent savoir si dans la vraie vie Gilbert ressemble à Jean-Paul, comme si le métier d’acteur n’était pas un métier mais le prolongement naturel de l’homme ou de la femme qui choisit de l’exercer, comme si à jouer un personnage trop longtemps il finissait par déteindre sur soi, une croyance populaire que Gilbert Sicotte n’est pas tout à fait prêt à endosser même s’il est le premier à dire qu’un acteur fait toujours appel à son expérience personnelle lorsqu’il crée un personnage.Il ne faudrait tout de même pas trop abuser du procédé.Un acteur est aussi un acteur.Amen.Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Gilbert Sicotte ne souffre pas trop des affres du succès ni de la confusion des genres qu’il engendre.Certains jours même, il lui arrive de se réjouir de l’effet dévastateur qu’il a sur les Québécois.Voir page C-10 : Jean-Paul ; « Des Jean-Paul, j’en connais des dizaines, affirme le comédien Gilbert Sicotte qui incarne le personnage de Jean-Paul Belleau dans le téléroman Des Dames de coeur.Tout le monde connaît des Jean-Paul et tout le monde a un peu de Jean-Paul en eux.» t C-2 ¦ Le Devoir, samedi 23 janvier 1988 LE.CAHI amedi Les plaisirs de la mélancolie Sauf vot’ respect GILLES ARCHAMBAULT Martine me disait, l’autre jour, qu’elle me trouvait bien heureux d’avoir un esprit iconoclaste.D’abord je ne l’ai pas crue.Il me semblait qu’elle cédait au désir de m’être agréable.Après tout, personne ne souhaite être tenu pour un redresseur de torts, sauf les agents de la circulation et les magistrats.C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a pour eux tant de considération.Mais esprit iconoclaste, moi ?Je penserais plutôt que la moquerie me vient aisément.Il y a tout simplement des choses auxquelles je n’arrive pas à croire.La question linguistique au Québec, par exemple, est pour moi l’occasion de rire pour ne pas pleurer.La loi des mesures de guerre fut en son temps excellente pourvoyeuse de raillerie.Il fallait une bonne dose d’esprit de sérieux pour croire aux marionnettes qu’on agitait alors.Je ne prétendrai jamais toutefois qu’il est toujours drôle d’être ironique.Il y a de plus sûres façons d’être aimé.C’est qu’on craint comme la peste les sourires dubitatifs.On se demande si l'autre ne veut pas vous ridiculiser.Mais ce dernier ne peut pas toujours réprimer le signe sur ses lèvres d’une joie intérieure.On l’a fait sourire parce qu'on a été ridicule ou naïf ou que plus simplement nos propos l’ont distrait joyeusement.Le trouble s’est immiscé entre vous.J’ai répliqué à Martine qu’il me plairait parfois d’être moins sceptique.A ses yeux, qu’elle a magnifiques, j’ai su qu’elle ne me croyait pas le moins du monde.« Mais il suffit de te placer devant un téléviseur pour que tu deviennes cynique.» Une fois de plus, elle a raison.Elle aurait pu aussi me rappeler mes colères face à ce que j’estime être de la bêtise.Car la bêtise ne fait sourire qu’en ses débuts.Est-elle trop forte qu’elle engendre l’indignation et les plus blâmables débordements.J’ai plusieurs raisons d’envier Martine.La plus évidente serait son habileté à se frayer un chemin à travers la médiocrité et la laideur sans être atteinte.Elle se refuse à voir ces choses pour ne pas aboutir à une situation où elle ne verrait qu’elles.Elle a beau me prêcher le détachement, je suis incapable de la suivre avec le résultat que je me crois obligé de faire des gorges chaudes à propos de tout et de rien, que je cultive en quelque sorte ma morosité.Il est évident que je devrais éviter le matraquage conjugué de la télévision et des journaux.Les âneries débitées à haute voix ou écrites par un tâcheron de l’ordinateur ajoutent à un penchant inquiétant que j’ai pour la hargne.Il est si peu agréable de détester pourtant.J’ai souvent pris la résolution d’être plus attentif au sérieux des choses, mais n’y suis jamais parvenu.La vie est toujours ailleurs quoi qu’on fasse.Mais alors, me direz-vous ?Martine vous envie d’être ironique.Vous souhaiteriez avoir son détachement.Comment faites-vous pour être si bien ensemble ?La réponse, je l’ai trouvée.C’est que nous avons un terrain d’entente.La mélancolie.Nous ne nous amusons jamais autant que lorsque nous nous moquons de nos travers.À ces moments-là, nous sommes sublimes.C’est un peu comme si nous parvenions à jongler avec le temps.Pourquoi ne l’ai-je pas connue plus tôt ?C’est la faute d’Henri qui ne me l’a présentée que l’année dernière.Nathalie PETROWSKI Mon tricot pour un pays A Humeurs VIDEO f I ai une \Ë/ liaison avec ma {J télé.J’en allume 4 à la lois dans ma chambre à coucher.(ANDY WARHOL) Cinéma européen Cinéma d'auteur Nouveautés Importations 4333 Rivard j coin Marie- Anne : 1 ° rue à l’est de St-Denis i*.,, ® Mt Royal 287-1249 “Parce que l’Important c’estd'Aimer” Faut LEjjEVOiB pôui lecioiie'.Je ne sais pas ce que je faisais là, dans le sous-sol de l’Église Saint-Pierre Claver par un dimanche après-midi de pluie.En fait, ce n’est pas vrai.Je sais parfaitement ce que je faisais là.Le hasard ni le désoeuvrement n’avaient dicté ma destination.J’étais là comme tout le monde, par curiosité, par anticipation, par voyeurisme aussi, pour regarder le premier show de Jacques Parizeau, le voir triompher ou trébucher en tant que nouveau stand up comic Au nationalisme québécois.J’étais surtout là pour repérer la clientèle à laquelle il s’adressait.Je m’attendais à ce qu’il y ait peu de monde, au plus trois pelés et deux tondus, parachutés d’urgence d’une quelconque campagne pour mettre un peu d’atmosphère et ânonner : mon cher Jacques c’est à ton tour de te laisser.tandis que voleraient les ballons, les confettis, les fleurs de lys pétrifiées sur des drapeaux déteints pour avoir été longtemps relégués aux boules à mites.Je dois avouer mon étonnement : non seulement étaient-ils plus que trois, ils étaient près de mille.Mille ardents nationalistes, indépendantistes, souverainistes (on ne sait plus comment les appeler de nos jours), disons mille « istes », réunis par un dimanche après-midi dans un sous-sol d’église comme dans le bon vieux temps.Je n’aime pas les sous-sols d'église.Ce sont des endroits qui me démoralisent profondément.Peut-être ai-je fréquenté trop de lofts, de bars et de discothèques au design néo-nippon pour revenir en arrière et trouver aux sous-sols d’église un charme attendrissant.Je ne sais trop si c’est à cause de l’éclairage généralement blafard, de la couleur des chaises, généralement vert malade, du manque d’air, de la couleur terreuse dont ils éclairent les visages, des odeurs de vieille soutane qu’ils exalent, des odeurs de passé qui s’encrasse et qui ne veut pas mourir, mais les sous-sols d’église et tout ce qui leur est associé me dépriment.Quoi qu'il en soit, je n’étais pas venue pour déprimer mais pour constater froidement la situation.Je me suis donc sagement assise sur une chaise vert malade.Comme Jacques Parizeau était caché par une immense colonne, que l’enthousiasme des nouveaux départs refusait de faire disparaître ou même de rendre transparente, j’ai levé la tête en l’air pour sortir de ma morosité journalis- Art du mouvement le jeudi 28 janvier, midi Chorégraphie et direction artistique.GINETTE LAURIN extraits de Full House Animation: Henri Barras billet: 2.$ cft> Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Renseignements 842-2112 °Pogorelich « Beethoven Scriabine Ravel Piano Q Q Ail En association avec le Concours Vendredi, 19 fev.20h ^esen" ^'"n0“ de Muslt,ue Billets:32$.24$ et 15$ en vente au guichet de la Place des Arts H Salle WiMrid Pelletier U O Place des Arts Reservations téléphoniques 51 a 842 2112 Frais de service Redevance de 1$ sur tout biiiet de plus de 7$ Agités Grossmann Chef d’orchestre Orchestre Métropolitain SÉRIE CLASSIQUE Denise Lupien Violoniste PÉPIN Monade III MOZART (inverture de I ion (iinvanrri MOZART Cnncerjn pour violon n 1 BEETHOVEN Symphonie n li'Tnslorale'' Lundi, 25 janvier 1988 - 20h00 Renseignements : 282-9565 cfb Théâtre Maisonneuve Place des Arts .f.»a.o f) DONOHUE Pauline Julien.tique.Des bouquets de ballons bleus et blancs étaient collés au plafond, sans bouger comme des sangsues qui flottent à la surface de l’eau, comme des épées de Damoclès qui menacent de vous tomber dessus, mais qui ne tombent jamais parce qu’elles sont là pour le chantage et non pour l’action.J’ai donc vite abandonné les ballons à leur force d’inertie, pour admirer une bande de jeunes « istes » qui fendaient la foule immobile, avec leur nouveau t-shirt : souverainiste, moi je m’affiche.J’ai failli leur dire avec un t-shirt pareil, ce n’est peut-être pas une si bonne idée mais je me suis retenue.Ce ne sont pas tous les t-shirt qui ont de l’allure, la plupart n’en ont pas, inutile de faire de ia peine à ces vaillants affichistes qui n’ont pas peur, eux, de porter les t-shirt les plus laids de la terre pour défendre une cause qui leur à defaut de leur aller comme un gant, leur tient chaud au coeur.J’ai essayé de compter les têtes blanches et de les distinguer des têtes grises et des poivre et sel mais il y en avait beaucoup trop à mon goût, si bien que j’en ai vite perdu le compte comme à la LNI quand le vote est dangereusement partagé.Je ne dis pas qu’il n’y avait pas des jeunes dans la salle.Les affichistes étaient des jeunes ou enfin avaient l’air juvénile, sans compter d’autres jeunes sans t-shirt mais avec des ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d orchestre Alexander Brott BACH ET SES FILS Photo Jacquet Grenier jeans délavés comme seule concession à la mode de l’été dernier.J’ai vu des enfants en bas âge accrochés à dés ballons, puis des parents en bas âge, accrochés à leurs enfants.Puis j’ai vu Gaston Miron qui m’a dit : voilà que ça recommence, les journalistes n’en reviennent pas.C’est vrai qu’il y avait beaucoup de journalistes, des tonnes de journalistes venus sônder le terrain et prendre le pouls du malade.Le nationalisme est mort ?Voyons donc, regardez comme il respire, regardez comme il s’affiche.Parmi les journalistes, j’ai éjgalement reconnu des vedettes politiques, Camille Laurin, Gérald Godin, sans compter Pauline Julien avec son tricot.J’avoue que j’ai des problèmes avec le tricot, et qu’ils datent d’avant Tricofil.Le tricot est un symbole comme la pantoufle peut l’être.Le tricot, celui que l’on tricote sur place et de préférence sur une chaise berçante, dégage quelque chose de dangereusement rassurant.C’est étapiste comme technique, maille par maille, rangée par rangée.C’est calme comme sport.Je dirais même que c’est un peu endormant.C’est pourquoi je n’ai pas compris pourquoi Pauline a éprouvé le besoin de s’afficher avec son tricot, même si elle vient de se découvrir fraîchement grand-mère.On ne traîne pas son tricot dans une assemblée politique à moins qu’on s'attende à trouver cela particulièrement plate.On ne tricote pas dans une assemblée politique, à moins qu’il y ait si peu d’action et d’électricité dans l’air qu’on puisse le faire sans perdre une maille ni un mot du discours.Imaginez un peu Lenine tricotant pendant un discours de Rosa Luxembourg.J’ai laissé Pauline à son tricot comme Jacques Parizeau entonnait : il nous faut un pays pour vivre en français, pour être bien dans notre peau, pour acheter et vendre dans notre langue.Les applaudissements ont fusé, les gens se sont levés sans renverser de chaises ni grimper après les rideaux.Je me suis Levée moi aussi et j’ai pensé : c’est vrai qu’il nous faut un pays.Nous avons tout le reste : la voiture, le condo, le four micro-ondes, le VHS, le sauna, la piscine.Il ne nous manque rien sinon un pays.« Acheté ! », que j’ai crié.Personne n’a répondu, alors je me suis assise comme tout le monde.D’ailleurs je me sentais de plus en plus comme tout le monde, ni euphorique comme au centre Paul-Sauvé le soir où le PQ est rentré, ni au bord des larmes au même centre Paul-Sauvé, le soir où le PQ est sorti.J’étais ni mal ni bien, seulement un peu anesthésiée dans un sous-sol d’église par un dimanche après-midi de pluie à me demander si ça repartait cette fois pour de vrai, ou si c’était juste le remake d’un vieux film québécois qui avait trop trempé dans le sépia.J’avoue que je ne le sais pas encore, mais si c’est vrai que ça repart pour de bon, un conseil les amis : arrivez en ville, on est en 1988 pas en 1968.Sortez de vos sous-sols d’église, modernisez vos symboles, swingez vos discours, et de grâce, allez donc tricoter ailleurs.L’auberge de van Gogh restaurée Soliste: ROBERT ALBRECHT violoncelle Concerto pour violoncelle de C.P.E.Bach Oeuvres de Johann Christian, Wilhelm Friedemann, Johann Sebastian Bach.ENTREE GRATUITE “Music Performance Trust Funds” Samedi soir, 6 FÉVRIER, 20 h 30 SALLE REDPATH (Campus de l'Université McGill) AU VERS-SU R-OISE (Reuter) -L’auberge d’Auvers-sur-Oise où Vincent van Gogh a passé les 70 derniers jours de sa vie et où il a peint certaines de ses toiles les plus célèbres sera sauvée de la décrépitude grâce aux bons soins d’un homme d’affaires et amateur d’art belge, qui veut en faire un lieu de pèlerinage pour les admirateurs du peintre néerlandais.Van Gogh vivait dans une mansarde de l’auberge Ravoux, dans ce village situé à 40 km au nord de Paris.Rien n’a changé depuis sa mort à 37 ans le 29 juillet 1890, deux jours après qu’il se fut tiré une balle dans le ventre.Le lit en fer est toujours là, comme le lavabo, mais la pluie tombe dans la chambre et les murs percés laissent passer la lumière du jour, bien que l’auberge soit classée monument historique.Le programme de restauration est l’oeuvre de Dominique Charles Janssens, qui a délaissé ses affaires pour transformer l’auberge en centre culturel : « je veux que l’auberge reste un lieu de convivialité, où on peut prendre un repas et rendre visite à la chambre de Van Gogh », explique-t-il.« c’est très important de conserver l’esprit des lieux.On servira les plats — une blanquette de veau, un boeuf bourguignon — qui sont typiques de l’époque de Van Gogh».Janssens a acheté l’auberge trois millions de francs (500.000 dollars) et dépensera trois fois ce montant pour la restaurer.Les travaux devraient être achevés en 1990, à temps pour le centenaire de la mort de l’artiste, dont il espère exposer les quinze dernières oeuvres a cette occasion.LA FEMME DE ROBERT CLAING AVEC MARIE LABERGE ET MARTINE BEAULNE DU 19 JANVIER AU 13 FÉVRIER 1988 MARDI-VENDREDI 20H30, SAMEDI 17H ET 20H30 ESPACE LIBRE 1945 RUE FULLUM.MONTRÉAL MÉTRO FRONTENAC RÉSERVATIONS: (514) 521-4191 V\ fc « BILLETS AU THÉÂTRE ST-DENIS TICKETRON OU TÉLÉTRON 288-2525 4 $ Le Devoir, samedi 23 janvier 1988 B C-3 LE LEiAHI LE.CAHI du amedi Dutoit et Moussorgski Tableaux de feu MUSSORGSKY Pieiurrx at an f xhihition a*nit«n mi finiiiiMniiiiiiuiiutiiiuiH j • • Ntfj/il un ihr Kiirr tlumilnln * ¦ ïîi 'm rrjrrsTiTTi PHILIPS PIERRE BEAUREGARD Certains ingénieurs du son prétendent faire profiter systématiquement l’auditeur d’un enregistrement d’un billet de faveur en lui donnant l’impression d’être assis dans le meilleur fauteuil d’une salle de concert lorsqu’il écoute un bon disque.Mais James Lock, des studios britanniques Decca, voit les choses d’un autre oeil : « La meilleure place dans une salle, c’est forcément celle du chef d’orchestre — rien de moins — et c’est là qu’il faut chercher à placer les auditeurs.» C’est donc du pupitre même de Charles Dutoit, dans la nef de Saint-Eustache, que les mélomanes pourront se laisser fasciner par une démonstration étincelante des plus récents prodiges enregistrés de l’Orchestre symphonique de Montréal, en faisant tourner un magnifique Compact Disc paru ces jours-ci chez les disquaires.Sur London 417 299-2, l’OSM nous offre sans vergogne un grandiose programme de pièces russes luxuriantes, dont le clou est une prestation électrisante des Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski, selon l’arrangement orchestral qu’en fit Maurice Ravel et telle que captée, en octobre 1985 par M.Lock, dans la nef de l’église historique de Saint-Eustache.Trônant devant une énorme console de mixage installée dans la sacristie transformée en cabine de régie, M.Lock avait profité d’une pause après le captage de l’épisode époustouflant de La Cabane sur des pattes de poule et du final glorieux de La grande porte de Kiev des Tableaux, pour livrer quelques-uns des secrets de son art au DEVOIR.« Un bon enregistrement, confiait-il, restera toujours un compromis entre l’ambiance et la présence.Plus un micro est rapproché de sa source, moins la personnalité acoustique du lieu ne transparaît.Au contraire, un micro placé trop loin captera démesurément la réverbération de la salle, au détriment de la netteté de la prise de son.» Et, plus il y a de micros, plus la stabilité de l’« image stéréophonique » devient problématique, soulignait-il en expliquant que les studios Decca-London sont ultra-conservateurs à ce point de vue.La clé d’un enregistrement superlatif : utiliser le moins de microphones possible.« Par ailleurs, l’équilibre de la masse orchestrale reste le domaine inviolable du chef d’orchestre.Nous préférons reprendre un passage plutôt que de risquer de dénaturer l’intention du maestro par une correction de niveau sonore effectuée après le fait».Lock se faisait élogieux, lorsqu’il parlait des qualités de Dutoit, comme maître d’oeuvre en studio et de l’OSM, comme instrument : « Il est le seul au monde, je crois bien, qui réussisse à tout coup les decres-cendos les plus subtils, les transitions les plus délicates vers le silence total.De l’apothéose sonore au néant acoustique, — d’un simple geste — voilà l’essence du contenu dramatique de toute musique, mais quel contrôle il faut ! Et quel orchestre ! » Après le coup d’éclat des Planètes de Holst ( London 417 552-2), un autre disque acclamé mondialement, Dutoit et l’OSM récidivent donc par un « sound spectacular », dont les qualités musicales sont toutefois a la hauteur des vertus acoustiques.Si James Lock a bel et bien tenu sa promesse de placer l’auditeur en plein au pupitre du maestro, Charles Dutoit, lui, a profité d’une partition s’y prêtant parfaitement pour montrer encore quel grand peintre orchestral il peut être.Il a su rendre justice à la géniale orchestration de Ravel par le déploiement impeccable d’une profusion de couleurs et par une maîtrise absolue des tempos.Mais le « show » russe de l’OSM ne s’arrête pas là.Du même compositeur, nous avons droit à une excitante exécution d’Une Nuit sur le Mont Chauve et au petit Prélude de Kovanshchina, selon des arrangements de Nicola! Rimski-Korsakov.Dutoit et l’OSM donnent une exécution qui restera sans doute mémorable de l’ouverture La Grande Pâque Russe de Rimski-Korsakov, une oeuvre de fête glorieuse qui complète admirablement ce concert spectaculaire d’une durée de plus d’une heure.Sur Philips (420156-2), le pianiste Alfred Brendel nous propose un fascinant retour aux sources.Avec autant de brio qu’un grand chef d’orchestre, il interprète la version pour piano de la célèbre promenade à travers l’exposition des travaux de l’architecte Victor Hartmann.Après l’écoute de la version Ravel-Dutoit des Tableaux, cette prestation sobre mais combien raffinée de l’oeuvre originale de Moussorgski parvient à nous stupéfier.Qu’un Brendel, devant son clavier, atteigne autant d’éloquence, à lui seul, que tout un orchestre ou qu’un Dutoit, devant sa phalange, réussisse à lire aussi fidèlement et limpide-ment Moussorgski qu’un grand pianiste, voilà qui a de quoi étonner.Mais pourquoi faudrait-il s’étonner lorsque de grands interprètes donnent ainsi toute la mesure de leur talent et atteignent enfin l’universalité?Vendredi 29 janvier 19h30 Charles Dutoit, chef Timothy Hutchins, flûte Heidi Lehwalder, harpe Ingrid Attrot, soprano Glyn Evans, ténor Iwan Edwards, chef des choeurs MOZART Concerto pour flûte et harpe, K.299 HANDEL Ode pour la Sainte-Cécile Billets simples: 2()S, 16$, 13S et 7,50$ en vente ù la Place des Arts et aux comptoirs Tickctron ( + frais) LES CONCERTS BANQUE ROYALE BAROQUE et CLASSICISME Basilique Notre-Dame ENSEMBLE ET CHOEURS BAROQUE ET CLASSICISME Grands Concerts Mardi, mercredi, 26, 27, J AN.20 h Charles Dutoit, chef Cÿprien Katsaris, piano Commanditaires: 26.Produits Shell Canada Ltée 27.IBM Canada Ltée Billets: 29$, 21$, 15$ et 10$ MOREL Aux couleurs du ciel (Première mondiale) BACH Concerto pour piano no 3.en ré majeur.BWV 1054 LISZT Fantaisie hongroise JANACEK Tarass Boulba Si disponibles, 100 billets seront vendus à 6 $ une heure avant le concert Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1$ sur tout billet de plus de 7$ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL c harlks dutoit Joe Albany et Warne Marsh Quand les jazzmen vont au paradis SERGE TRUFFAUT En août 1944, l’autobus qui trimbalait Charlie Parker, alors membre du grand orchestre de Billy Eckstine, stoppa devant l’entrée du Plantation Club de Chicago.À la vue de ses « tronches visibles », le directeur à la « tronche invisible » de cet établissement s’empressa de diriger Parker, Gillespie, et leurs complices, vers la porte de service sise, bien évidemment, dans une ruelle encombrée de poubelles.Comme bien des cabarets de l’époque, le Plantation Club engageait des artistes noirs pour une clientèle exclusivement blanche.Ne supportant plus ces vexations, Parker voulut logiquement en découdre.Il possédait cette sublime qualité consistant à ne pas faire dans le détail, lorsqu’une odeur nauséabonde de bêtise humaine se trimbalait sous son nez.Malheureusement, Eckstine et Gillespie le retinrent.Très contrarié par le dénouement trop sage de cette journée, Parker remit sa démission et prit la poudre d’escampette.De toute façon, sur le plan musical, il faut bien admettre qu’il en avait ras le bol de la discipline inhérente aux grands orchestres.Pour raconter des histoires comme celles qu’il venait de subir, il lui fallait l’ambiance des boîtes de la 52e rue à New-York.L’ambiance et, surtout, cette liberté propre à l'improvisation.Cette liberté qui permet de renvoyer dos à dos les « en-foirés » de ce bas monde! À peine débarqué à New York, Parker trouve un engagement au Three Deuces.Pour l’accompagner, il choisit Stan Levey à la batterie, Curley Russell à la contrebasse, et le pianiste Joseph Albany.De cet engagement va naître une grande complicité musicale.Paradoxalement, Albany, né en 1924 à Atlantic City, ne se considère pas à ce moment-là comme un pianiste be-bop.Sa vie durant, il ne se définirat jamais comme tel.Son truc à lui c’est James P.Johnson, Jelly Roll Morton, les Çianistesde boogie-woogie, mais surtout Art atum, le musicien à la virtuosité jamais égalé.Chez celui-ci, « il y a cet espèce de bercement de flot qui vous donne envie de danser, c’est très étonnant», confia Joe Albanv au magazine Jazz-Ilot en juin 1976.Profondément attiré par Parker, le saxophoniste Warne Marsh va fréquenter assidûment les boîtes de la 52e jusqu’à ce que lui-même monte sur la scène du Birdland pour mordre les sons derrière Parker.C’est au cours de cette période qu’Albany et Marsh vont devenir copains-copains.Né le 26 octobre 1927 à Los Angeles, Warne Marsh, de son véritable nom Marianovitch, est à bien des égards l’opposé d’Albany.C’est avant tout un homme qui prend la musique très au sérieux.À un point tel, qu’après le traditionnel parcours du combattant musical, il va étudier pendant des années auprès de Lennie Tristano, le sommelier du jazz, le théoricien pianiste au goût sûr.Fervent admirateur de Tristano et de son génie des pirouettes musicales, Marsh ira jusqu’à poursuivre pendant des années le travail de Tristano.Alors que les « Rambos » des années cinquantaine se complaisent dans la délation, Parker est invité à donner un spectacle-bénéfice en réaction à la Commission Mac Carthy.Pour ce concert baptisé « Pour une Amérique démocratique », il choisira Albany et Marsh.Pour ces derniers ce sera le début d’une association moins cahoteuse qu’auparavant, mais jamais permanente.Après des années de galère et avant des années de vaches maigres, Marsh et Albany vont enregistrer ensemble, au début des années 60, un album intitulé The Legendary Albany.« Ce disque où je joue avec Marsh est en fait l’enregistrement d une bande de répétition que Marsh a vendu ».Cet album a beau avoir été façonné de manière bancale, il demeure néanmoins comme un des disques cultes de l’histoire.Comble d’ironie.il faudra encore une dizaine d'années à Marsh et Albany pour se trouver dans une situation d’enregistrement normale.Il aura fallu attendre le bon goût des compagnies hollandaises Inner City pour le pianiste, et Criss Cross pour le saxophoniste, pour qu’on puisse profiter de leur art éblouissant.S’ils n’avaient pas le génie créateur d’un Parker ou d’un Mingus, Albany et Marsh étaient de fabuleux artisans.Selon Joe Albany, il paraîtrait qu’à sa mort Parker s'est présenté à Saint-Pierre, gardien du paradis, afin d’obtenir son permis d’entrée.Suite à sa requête.Saint Pierre fouina dans son grand livre et s’aperçut qu’au nom de Parker il y avait les mots drogues, alcools, et sexe.Horrifié, notre grenouille de bénitier s’empressa de refuser Parker.Nullement démonté, Parker insista pour que Saint Pierre aille en parler à Saint Joseph.Devant l’obstination de Saint Pierre, il parait que Joseph a piqué une sacré colère el a crié à l’adresse do sa femme, « Marie va chercher le petit : on fout le camp d’ici ! ».Il y a peu, Joe Albany et Warne Marsh sont allés frapper à la porte de Saint Pierre.Faut U< VEVQJB poux le croire1- V THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvelte brind'amour - mercedes palomino du 20 isiwei ou U tevnei et /«*> mi , • ».4 -ggjjL | d ANTON TCHÉKHOV » adaptation ROLAND LEPAGE 1 d ANTON TCHEKHOV J I O adaptation ROLAND LEPAGE iÆCu cerisaie fjÿmjÈ)11L mise en scène GUILLERMO DE ANDREA ¦¦r /phstoJJRk ANDREE LACHAPELLE* JACQUES GODIN 4 f JEAN-LOUIS ROUX* JEAN GASCON roduction JEAN LITAUEN* SIMON FORTIN ¦tAIB| ^ JACQUES HENRI GAGNON bonnier guylaine TREMBLAY marie ginette guay JEAN BERNARD COTE (u-coi Claude Goyetle ¦ costumes Francois Barbeau cri,m,nu- Nick Cernnvitch 4664, rue St-Denis Réservations de 12h a 19h Métro Laurier, sortie Gilford 844-1793 (N CO PRODUCTION AVEC LE THEATRE OU TRIOENT > lip' 'vi début PRÉSENTE JEAN FORTIN alto PAUL SURDULESCU, piano SONIA RACINE mezzo-soprano JANINE LACHANCE, piano Jeudi 28 janvier Salle Redpath 3461, McTavish 20h Billets/8,00$ Age d’or, étudiants 5,00$ 878-9680 398-4547 une soiree deÜ hiflîl M\mm rmrm i j Billet: bJBsss** Sgffil-ar* Les VARIATIONS DIABELLI de Brian Macdonald, musique de Beethoven.¦ musique deu Salle Wilfrid-Pelletier Réservations iélôphoni du 8 nov au 7 fév 88.du mar au ven.et le dim de 12h.à 17h.MUSÉE DU BAS ST-LAURENT: 300 rue St- Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)- .Fragments .exposition de Michel Labbé— • Mémoire-Labyrinthe ¦ exposition de Gabriel Routhier— ¦ Électrique et sensible ¦ exposition de Paul Pelletier, du 8 janv.au au 14 lév — • Rivière-du-Loup.de la mission à la cité • jusqu'au 8 mai MUSÉE BEAULNE: 96 rue Union, Coaticook (819-849-6560)— .La Nativité ¦ 12 crèches de différents pays, du 15 nov au 31 janv.— • Autour de 1900 > appareils et objets usuels de cuisine— du mer au dim.13h.à 16h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Monlréal (285-1600)— • La profondeur de la couleur ¦ exposition de Jean McE-wen, du 10 déc.au 24 janv MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin Côte Ste-Ca-therine, Oulremont (277-9864)— Exposition sur les animaux d'hier et d'aujourd'hui organisée par la Société de Biologie de Montréal, du mer.au dim.de 10h à 17h MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle, Lachine (634-3471)— • Atmosphères et impressions • gouaches récentes de Marie-Michelle Lacroix, du 28 nov au 7 lév., du mer.au dim.de 11h 30 à 16h.30 MUSÉE LAURIER: 16 ouest rue Laurier, Artha-baska— Noël au Musée, travaux récents des gens de la Corporation des métiers d'art des Bois-Francs, du 7 nov au 24 janv.MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres el 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mtl (845-6108)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, en permanence— Vidéo de M A Fortin, 14h„ Vidéo de Alfred Pellan à 15h.jusqu'au 31 janv — du mar au dim.de 11h.à 17h.MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive, St-Lambert (671-3098)— « A la recherche du temps perdu » rétrospective de vêtements de bébés et d'enfants du début du 20e siècle, du 13 déc.au 28 fév — Également jouets anciens el tableaux MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest Sherbrooke.Mil (398-7100)— • Jouets de A à Zoo • collection de jeux et jouets anciens illustrant l’univers de l'enfance de 1820 à 1920, du 25 nov.au 27 nov.88— i Lanternes magiques > évolution de la lanterne magique depuis la chambre noire de l'Arabie du 10e siècle jusqu'à son rôle dans le domaine du divertissement el de la pédagogie, du 25 nov.au 19 juin 88— Les Livernois, photographes: 120 ans de studio à Québec (1854-1974) du 27 janv.au 27 mars MUSÉE DE L'ORATOIRE: 3800 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— « A la belle étoile » exposition de Noèl qui regroupe 150 crèches d'une cinquantaine de pays, jusqu'au 2 fév de 10h à 17h MUSÉE REGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam CAFÉ DU MARCHÉ: 4375 est Ontario, Montréal (872-1644)— t La berlue ¦ de Bricaire el Lassay-gues, les 23-24,31 janv.et 6-7 février CAFÉ DE LA PLACE: PDA Montréal (842-2112)— « La Musica Deuxième • de Marguerite Duras, m.en s.Daniel Roussel, du 13 janv.au 27 fév.CAFÉ-THÉÂTRE LE FAUX BOURGEOIS: 550 Poupart.Montréal (526-4552)— • Voisin, voisines » de Christian Bédard, Théâtre La Ruelle Mondaine, m.en s Luc de Larroche, les 22-23-28-29-30 janv.à 20h CENTRE D’ESSAI DE L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL: 2332 boul Edouard-Montpetit, 6e étage.Montréal (3437682)— .Fenêtres dorées .de Robert Wilson les 22-2324 janv.à 20h.30 THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le département de théâtre de Dawson College, présente .As you like it » de William Shakespeare, m.en s.Howard Ryshpan, les 1-2 fév.à 20h„ du 3 au 7 fév.à 20h 30, les 34-5 fév.matinées à 12h 30 ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE:360esl rue Laurier, Montréal (525-2072)— Salle André-Pagé L'Atrium présente « L'imprévisible • texte de Guy Beausoleil, m.en s.Louise Lemieux, du 13 au 23 janv., du mar.au dim.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— « La déposition » de Hélène Pedneault, m.en s Claude Poissant, du 20 janv au 14 fév.du mar.au dim.à20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente • La lemme d'intérieur • texte de Robert Claing, m en s Martine Beaulne.Robert Claing et Marie La-berge, du 19 janv.au 13 fév.du mar.au ven.20h.30, le sam 17h.et20h 30 L'ESKABEL: 1237 Sanguine), Monlréal (849-7164)— * L'inquisiteur inquandescent.texte Yves-Elienne Banville, m.en s Bernard Lavoie, du 5 au 28 lév du mer au sam.à 20h 30 LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843- et dim.de 12h 30 é 17h et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU LANGES: 431 Boul Roche, Vaudreuil (455-2092)— Expositions Permanentes: • Résonnances d'une collection • • Éclaire ma lanterne • et • Le colfre i souvenirs • • Des outils qui ont bâti un pays • • Sur la nappe > el « Les deux font la paire > MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (8436942)— « Histoire d’os • présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d'oiseaux.d'insectes, d'armes, d'appelants etc.Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Denise Beaudin et Guerino Ruba, sculptures et installations, du 9 au 31 janv.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 Boul Monk, Monlréal (872-2044)— • Énergie encadrée > petits tableaux de John Drew Munro.12 au 30 |anv — • Identité ou la foule du métro > Sylvain Fournier, peintre, 12 au 30 janv MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755 Bolrel, Montréal (872-2157)- • Lâchez la bride • exposition de jouets anciens en collaboration avec le Musée de la Civilisation, du 13 déc au 24 janv MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 ave de Lorimier, Monlréal (872-1730)— • De l'ocre rouge au monde profane ¦ dessins el sculptures de Denis Fecteau, du 24 janv.au 7 lév.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— • Duo urbain > oeuvres de Bertrand Carrière, photographe, et de Colin, Chabot, peintre, du 14 au 31 |anv Bibliothèques BIBLIOTHEQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierrelonds, Pierrefonds (620-4181)— Exposition des oeuvres de Andrée Lepage, du 12 au 31 janv tous les (ours BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE BEA-CONSFIELD: 303 Boul Beaconsfield.Beacons-field— Pastels de Marguerite Beauregard Nobes.loul |anv BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— La Société Historique de Dorval expose une collection de photographies de vieilles maisons situées à Dorval, et construites entre 1680 et 1888, lun.et ven 10h à 17h mar au jeu 10h à 21h.BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LONGUEUIL: 1660 rue Bourassa, Longueuil (646-8626)— ¦ Idées en papier • exposition d'origami de Mme Hideko Sinto.du 19 janv au 8 fév BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE WESTMOUNT: 4574 ouest Sherbrooke, Monlréal (487-2677)— Artisanal authentique du continent africain et bijoux travaillés à la main de Daphne Osabrajetz, du 18 au 29 janv., tous les jours 4166)— Le Théâtre La Rallonge présente ¦ Le syndrome de Cézanne • de Normand Canac-Marquis, m en s Lorraine Pinlal, du 6 au 30 janv.du lun.au sam 20h 30 — Le Klaxon et La Manufacture présentent • Noire de monde » de el avec Julie Vincent, m en s Guy Beausoleil, musique François Myrand, du 4 au 27 fév.à 20h 30 SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— La Rallonge présente « Gau-vreau • textes Claude Gauvreau, musique Pierre Moreau, m.en s.François Barbeau, du 21 janv.au 13 fév.du mar.au ven.20h.30, sam.17h.et 21h.SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Laval-lée, Monlréal (524-8838)— Le Théâtre de l'Oeil présente • Coeur à coeur » spectacle de marionnettes, le 23 janv.à 15h , le 24 janv.à 13h et 15h.réservations au 524-8838 — Tête Rouge Productions présente • Le bouc • de Rainer Werner Fassbinder, m.en s Hervey Guay et Suzanne Léveillé, du 28 janv.au 21 lév du jeu, au dim.20h.30, réservations: (527-4198) THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 1297 Papineau, Monlréal (5231211)— Le Pool dans • La bouche du ciel • conception de Suzanne Lantagne, m.en s.Roger Blay, du 13 janv.au 6 fév.du mar.au sam.20h.30.le dim.15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Monlréal (2833161)— • Vassa ¦ de Maxim Gorky, du 5 au 31 janv.THÉÂTRE MORRICE HALL: 3485 McTavish, Montréal (3936600)— Le Tuesday Night Café Theatre présente « Black comedy ¦ de Peter Shaffer, du 27 au 30 janv.à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal— • Phèdre » de Racine, dans une m.en s d'Otiviei Reichenbach.à compter du 12 janv.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— « La ménaqerie de Suite à la page C-B THEATRE C-8 ¦ Le Devoir, samedi 23 janvier 1988 LE.CAH] amedi THEATRE MUSIQUE Suite de la page C-7 vene ¦ de Tennessee Williams, m.en s.Michèle Ma-gny, du 21 janv, au 27 lév.les ven.el sam, 20h,30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente « Vice el versa • de Ray Cooney, du 5 janv.au 6 lév sem 20h.sam 17h et 21h.THÉÂTRE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— .Névrose à la carte.de l’auteur américain Christopher Durang, adaptation Jean-Pierre Bergeron, m.en s.Sébastien Dhavernas, du 12 janv.au 6 fév.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— < ta cerisaie .d'Anton Tchékhov, adapatation Roland Lepage, m en s Guillermo de Andrea, du 20 janv.au 20 lév.mar au ven 20h., sam 17h.et 21h„ dim.15h.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-7288)— « Une mouche dans un verre de coke ¦ de Clémence Simard et Martin Faucher, m en s Diane Ouimet, du 12 au 31 janv du mar au dim, 20h 30 THÉÂTRE DU MANOIR VERCHÊRES: 614 Ma- rie-Victorin, Verchères (583-5232) ou ( 1 -800-363-9850)— ¦ Le baron de Crac » avec Réjean Wagner, les ven.et sam.22-23 janv.à 21 h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: 269 est St-Cy-rille, Québec— Le Théâtre du Trident présente ¦ Les Iridolinades > de Gratien Gélinas, à compter du 12 |anv.PALAIS MONTCALM: Québec- • Les tridolma-des ¦ de Gratien Gélinas, m.en s.Denise Filiatrault, du 12 janv.au 6 fév.mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L’ILE: 1 rue Wellington, Hull (819-771-6669)— .Du poil aux pattes comme les cwacs > de Maryse Pelletier, du 12 |anv au 20 fév.mar.au ven 20630.sam 19h et 22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Studio: • A propos de la demoiselle qui pleurait • de André Jean, m.en s.René Richard Cyr, du 15 janv.au 13 tév.à 20h — Salle Théâtre: .Sinners > de Norm Foster, du 7 au 23 janv.â 206, matinées les sam.à 14h Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.à 02h 30 — Jacques Labelle Quartet, du 20 au 24 janv BAR JAZZ 2 0 8 0: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Jazz les week-ends a 226 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario.Montréal (843-3808)— Tous les mardis |azz à 226— Le 26 janv.Daniel Bustamante, bossa nova BAR TERRASSE: 1201 Dorchester ouest, Montréal (878-2000)— Raymond Brunet, accordéon, du lun.au ven de 176 à 19h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoltrey Lapp, en permanence, dim.lun 19h.à 24h .mar.20h à 01 h., mer.au ven.17h.à 226— Les lundis, à 19h , sessions d'improvisation — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 226— Le Trio de Bernard Primeau dim de 19h, à 246— Invité le 24 janv.B.T.Lundy, saxophoniste — Live Jazz le midi avec le trio de Claude Foisy, mer.de 126 à 14h.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Trois tables de blackiack en opération du lun.au ven.de 176 à la termeture, et le sam.de 20h.à 036— Michelle Sweeney, chanteuse de jazz, soul et R & B, du mer.au sam à compter de 226 BISTRO-BAR BLUES CLAIR: 901 est boul Maisonneuve.Montréal— 5 â 8 les mar.et ven.avec Robert Gélinas.pianiste, et ses invités LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque.Laval (661-4985)— Jazz tous les dim.avec Le Zig Zag Quartet, de 11 h.à 15h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Bill Tracey Jazz Quartet, le 23 janv.à 21h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc.Montréal (272-1734)— Ivan Symonds et Nathalie Michel, jazz-lalin, le 23 |anv à 22h.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence à compter de 17h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun au ven.de 17h.à 21h.— Happy Hours de 17h.à 21h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)-Mar au ven l'Ensemble Elder Léger, à 17h,30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21630 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine O (932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Montréal— SST Records Angst, le 23 janv HÔTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure, Montréal (878-2332)— Le Portage: Freddie James et son groupe Fusion 3, Spectacles du mar.au sam.à compter de 21630 HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance.Tibor Ceasar, du lun.au ven.de 17h.à 206— François Comeau, du mar au sam de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)- Cocktail: 5 à 7 lun.au ven -Le Trio Dave Clark, jazz el contemporain, du mer au sam de 216 à 01h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.de 17h.à 016.le sam.de 206 à 016— Bar Tour de Ville: Le Trio Starlite, mer.au dim.de 21h.à 02h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellet, au piano, du dim.au ven.de 18h.à 226 LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h , musique du Trio Denis Boivin L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Le groupe Mexican Connection, du mer au sam.de 21 h.à 36 LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h.à 23h.L'IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21 h.â 02h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul.Ste-Adèle.rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h.à 23h.jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne.Vieux-Montréal (288-5508)- 2 musiciens ambulants en soirée, violoniste el accordéoniste, du mer.au sam RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre.Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant dancing-romantique, mar.au sam.de 18h.à 36— Le Groupe Be-kar, 2 musiciens et une chanteuse, mer.au sam.de 19h.30 à 23h.TELEVISION SAMEDI O C B F T 12.00 La semaine parlementaire à Ottawa 12.30 Cap danger 13.00 D’hier à demain 13,55 Nos espoirs 88 14.00 Ciné Famille • Le monde de Baslien le magicien ¦ 15.30 Univers des sports 17.00 Grand air 17.30 Génies en herbe 18.00 Le Téléjournal O C B M T 12.00 What's new 12.30 Wonderstruck 13.00 Fish'n Canada 13.30 Land and sea 14.00 Focus north 14.30 Open road 15.00 Sportsweekend 18.00 CBC News: Saturday report CD C F T M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Ciné week-end ¦ Deux hommes dans l'ouest ¦ amér.71 avec William Holden, Ryan O’Neal et Karl Malden 16.00 Flash varicelle 16.30 Plexi-Mag 17.30 Into week-end CB C F C F 12.00 World wrestling tederation 13.00 Saturday cinema • Joey and Redhawk • 1978 avec Chris Petersen.Guillermo San Juan et Bert Kramer 15.00 Canada in view 15.30 Ski base 16.00 Wide world of sports 16.30 CTV Sports Special Canadian figure skating championships 18.00 Pulse CB RADIO-QUÉBEC 12.00 L'Enap présente 12.30 De famille en families 13.30 L'Outaouais, un grand courant d'histoire 14.00 Sacré Lucien 16.00 Points de vue l'Amérique noire: le Nord ou la fin des illusions 17.00 Nord-Sud 17.30 Pmocchio 18.00 Passe-Partout 80 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.30 Le petit journal hebdomadaire 13.00 Les Pierraleu 13.30 Marguerite et compagnie 14.30 L'exploration et vous 15.00 La récréation 15.30 Le vagabond 16.00 Jinny 16.30 Le magazine du ski 17.00 Action jeunesse 17.30 Le Grand Journal ED TVFQ 12.30 L'enjeu: les grandes bagarres 14.00 Portraits de créateurs: Ma-rithé et François Girbaud 14.30 Charlélie Couture 15.05 Radio France Internationale 16.30 Auto-moto 17.20 Le Journal 17.50 Un D.B.de plus VARIETES 0 C B FT 12,00 Première édition 12.03 La semaine verte 13.00 Les matinées du dimân-che: Opéra pour l'Afrique 16.00 La grande visite 17.00 Second regard O C B M T 12.00 Meeting place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn sing 14.00 Music on a Sunday after- noon 17.00 Dutell in Russia 17.30 The Edison twins (0 C FT M 12.00 Bon dimanche 14.00 Ciné Week-end • La rivière d'or ¦ amér 75 avec Ray Milland, Suzanne Pleshette et Dack Rambo 15.30 Rue St-Jacques 16.00 Sport-Mag 17.00 Musicart 17.30 Into week-end DIMANCHE CB C F C F 12.30 Question period 13.00 The Terry Winter show 13.30 Sunday Cinema ¦ The best little girl in the world ¦ 1981 avec Charles Durnmg.Eva Marie Saint et Jason Leigh 15.30 10 pin bowling 16.00 CTV Sports Special Canadian figure skating championship 18.00 Pulse CB RADIO-QUÉBEC 12.00 Les prophètes d'Israël 13.00 Cap à l'est 13.30 Music-Hall.Yvon Pépin 14.00 L'argent de poche 16.00 Vidéotour 17.00 Questions d'argent 17.30 Ordy: Morse, l'invention du téléphone 18.00 Passe-Partout 80 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 La lutte Quatre Saisons 13.00 Les Pierraleu 13.30 Les P'tites Vues • Les amants de Salz- bourg .amér 56 avec June Allyson et Rossano Brazzi 15.30 Oscar et Félix 16.00 Premières 17.30 Le Grand Journal 18.00 Les carnets de Louise © TVFQ 12.00 Trente millions d'amis 12.30 Affaire suivante 13.00 ¦ Le cantique des cantines > avec Cheik Dou-kouré et Jean-Marc Avocat 14.00 Apostrophes: à la table d'hôte 15.00 Rechercher pour mieux maîtriser l'énergie 15.30 Radio France Internationale 16.30 Thé tango 17.04 L'enfant et le champion 17.20 Le Journal 17.50 Un D.B déplus BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE ST-LÉO-NARD: 8420 boul.Lacordaire, St-Léonard (328-8585)— Présentation du film ¦ Classes vacances • le 23 janv.à 14h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Du jeu au sam souper en musique avec Marie-Perle Quintin.et Sala, guitariste autour des tables, à compter de 186— En spectacle.Sylvie Royer, le 23 janv.à 22h.CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Brunch à 12h.tous les dimanches, avec musique d'atmosphère à compter de 126— les 24 et 31 janv.invité: Marc Villemure, guitare, jazz classique CENTRE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-La-vallée.Montréal (872-3947)— Le Théâtre de l'Oeil présente • Coeur à coeur.d'après un texte de Ré-jane Charpentier, le 23 janv.à 156 le 24 janv.13h.et 156 LA CHACONNE: 342 est Ontario, Montréal (843-8620)— Diane Gaudreau, aut.comp.inter.les 24-25-26 janv.à 21 h — Spectacle pour enfants, le clown de cirque Arabeske, au théâtre, le 24 janv.à 13h 30 et 15h 30 LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherme.Montréal (845-5484)— Peinture en direct le 24 janv.à 20630 HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun au ven de 17h.à 01 h LE REINE ÉLIZABETH: Salle Arthur, 900 ouest Dorchester, Montréal— Café Baroque Arthur: t Folies folies > du can can au charleston, production La Belle Époque Inc.mer.jeu.ven.dim.20h.30, sam.20h.et 22630 MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est ave Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Les belles mélodies d'autrefois, interprétées par Monique St-Onge, accompagnée par Claude Emond, pianiste, le 24 janv.à 14h.— Bibliothèque: L'Illusion, théâtre de marionnettes présente < Tempête dans un verre de lait ¦ le 23 janv.à 14h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Auditorium Maxwell-Cummings: ¦ Jean McEwen: la profondeur de la couleur.table ronde, animatrice Constance Naubert-Riser.le 24 janv.à 13h 30 PIPS CLUB DE BACKGAMMON: 3774 St-Denis, 2e étage, Montréal (284-0613)— Tous les dimanches tournoi de backgammon, à 15h.LE PUZZLES-SCENE: 3625 ave du Parc.Montréal— ¦ A .my name is Alice » m.en s.Joan Austen, à compter du 22 oct.du mar.au dim.20h., les ven.2e spectacle à 22h 45 SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-5851)— Le Groupe Sanguin en spectacle, le 23 janv.à I9h 30— Ligue Nationale d'improvisation, les 24-25 janv.à 20h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— L'Affaire du Blues, avec Jimmy James Band, 22 au 24 ianv — Blue Monday Jam Session, avec Special Delivery, le 25 |anv SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul.Dorchester (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun et mar de 17h00 à 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de 17h00 à 22hOO— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam de 17h00 à 24h00 SALON DES CENT: Zanzibar.1647 St-Denis.Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim et lundis soirs à 21h 30 Classique AUDITORIUM DU OTTAWA TECHNICAL HIGH SCHOOL: Ottawa— Opéra Lyra vous convie à un après-midi musical en compagnie de Johann Strauss fils, dans une version concert du Baron Tzigane, le 24 janv., on peut se procurer des billets en appelant Opéra Lyra: Ottawa 233-9200 BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (866-1661)— Tous les dimanches à 11 h., le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116 ouest Notre-Dame, Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 1 th.grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison LA CHACONNE: 342 est Ontario.Montréal (843-8620)— Spectacle de danse Flamenco avec Sonia Del Rio et le guitariste Michael Laucke, le 23 janv.à 21h.CHAPELLE DU GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL: 2065 ouesl rue Sherbrooke, Montréal— L'Ensemble Arion présente Sequentia, ensem- ble de musique médiévale, de Cologne, le 23 |anv.à CHATEAU DUFRESNE: Angle Pie 1X et Sherbrooke.Montréal (259-2575)- Salon Oscar: Mim-concerls de chambre avec le Duo Eurydice, tous les dimanches à 14h 30 et 15h 30 CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke, Montréal (842-3431)— Tous les dimanches à 11 h .chorale de l’église ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouesl rue St-Jacques.Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 9h , grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel el Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Bou-cher louera des oeuvres de Vierne, Bach et Litaize.a la messe de 17h.le sam.23 janv.et aux messes 10h.et 11 h le dim.24 janv — À la messe de 106, le 24 janv.participation de la Chorale de l'université de Montréal, dir.Céline Asselm ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE: Angle Dorchester et de la Visitation, Montréal— Jean Ladouceur, organiste, et Denise Bellay, soprano, présentent des oeuvres de Bach, Bernier et Stanley, aux messes de 9h 30 el 11h.le dim.24 janv.MAISON DE LA CULTURE PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal.Montréal (872-1266)— Concert du Quintette à vent Pantaedre.le 24 |anv.à 146 ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary, Montréal (733-8211)- Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la dir.de Gilbert Pate-naude.à la messe de 11 h.le dim.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— L'Orchestre symphonique McGill, dir.Timothy Vernon, le 23 janv.à 206— Studio d'opéra McGill, le 24 |anv.à 206 WEEK-END SAMEDI Musique el chansons d’Amérique du sud avec le groupe de Robinson el Sergio ce soir à 21 h ; dimanche brunch à prix modique à compter de midi au Carriers (4K.T7 ave du Parc - Métro Place-des-Arts).270-5336.¦ La Société L.A.Bojeu offre en janvier 2 sessions de formation, en théâtre et en communication; l’inscription est en cours (4266 St-André).^ Multi-Écoute vous offre ses services d’écoute et de référence, confidentiels et anonymes (3560 Van Horne - coin Côte-des-Neiges).737-3604.¦ Le Service éducatif du Musée des beaux arts de Montréal offre une série de 3 ateliers, destinés aux jeunes de 8 à 14 ans le dimanche à compter du 7 février prochain.Inscription immédiate, 7, 14 et 21 février.^ Souper fraternel végétarien pour tous à l'Institut de Yoga Intégral ce soir à compter de 17 h 30, méditation et vidéo de Swami Satchidananda (5425 ave du Parc).271-1633.# Dans le cadre d’une étude sur l'hérédité, l’Université Laval est à la recherche de jumeaux identiques, de sexe masculin, âgés entre 18 et 30 ans et disponibles de la fin janvier au débul de juin 1988.Une rémunération est offerte, Guy Fournier (418 ) 656-7834, poste 4953.Journée de croissance sur « J’écoute les signes de mon corps » avec Léon Ro-bichaud, thérapeuthe pastoral, aujourd’hui à Porion.455-0830.¦ Session intitulée : « Nouvelles religions el discernement chrétien » avec Linda Laflamme aujourd’hui et demain à 19 h au Centre St-Pierre ( 1212 Panel - Métro Beaudry).524-3561, poste 303.¦ Session de préparation au carême 1988 à I.aval aujourd’hui à compter de 9 h 30 à l'Église St-Christophe (34 boul.Lévesque).931-7311, poste 258.¦ Souper-brunch, suivi de jeux et d’une conférence pour tous les étudiants aujourd’hui de 11 h 30 à 18 h à la Maison Blanche, centre étudiant, (2765 Côte Ste-Catherine).341-4817 ou 343-6394.¦ Session sur le leadership pastoral avec Martin Roberge aujourd’hui (et les 20-21 février prochain) de 9 h 30 a 16 h 30 au Centre St-Pierre (1212 Panet - Métro Beaudry).524-3561, ¦ .lass Inc., organise tous les samedis une marche de santé sur le Mont-Royal, à l’intention des personnes seules; départ à 14 h de Mt-Roya! et ave du Parc, suivi d’un souper et d'une danse au restaurant.Le dimanche, ski alpin ou de randonnée, 388-8727.DIMANCHE Conférence intitulée : « Visite de Paris historique et ses environs » le 26 janvier prochain à 19 h à l'Octogone de LaSalle.On doit s’inscrire.367-1000, poste 378.¦ Physiothéraphie Hochelaga organise à l’intention du grand public un cours sur les soins du dos débutant le 1er février prochain de 17 h 30 à 19 h; inscription immédiate (2000 Mansfield, suite 900).288-6333.La Bibliothèque centrale de la Ville de Montréal invite les intéressés à participer à un atelier sur l'utilité des dictionnaires et des encyclopédies aujourd’hui de 14 h à 17 h.Inscription obligatoire (1210 Sherbrooke K.).872-5923.¦ I.’auditorium du Collège Lionel-Groulx présente .4 la poursuite de Benji aujourd'hui à 13 h 30 à Ste Thérèse.430-3120, poste 340.I La télévision du samedi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h0() 20h30 21ll00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 00h00 O CBET(R.-C) Montréal l.o Téléjournal P 181» 05 : Impacts Juste pour rire ! Anim.D.Michel et M.Boujenah La soirce du hockey : Les Pingouins vs les Canadiens (En direct de Montréal) Téléjournal p Sports 23h 15/Cinéma : Contre toute attente —Am.84 Avec Jeff Bridges et Rachel Ward œ \V('\X (CBS) Burlington Nows (1 h.) Wonderful World of Disney : One Ji Only, genuine, original family baml High Mountain Rangers A Country Music Celebration : the 30th Anniversary of the Country Music Association News The Next President CE WPTZ(NBC) Plattsburgh News Mama’s Family Simon & Simon The Facts Q of Life 227 The Golden Girls Anien .1.J.Starbuck P News Saturday Night Live O ( BMT(CBC) Montréal CBC News P Plis Week in Parliament lie Shoots, He Scores (3e) P Hockey Night in Canada : Penguins vs Canadians (Live from Montreal) The National p Newswatch/Sports 23h 40 : Lovejoy CD CFTM (TVA) Montréal j Ici Montréal Pop Express Animateur ; Roch Denis Chacun chez soi Cinéma : Commando —É.-U.1985 Avec Arnold Schwarzenegger, Rae Dawn Chong et V.Wells Justice pour tous Sur la colline Nouvelles P TVA/sport Cinéma : Rives de gloire / Am.74 Avec Richard Thomas CD ( K F ((TV) Montréal Puise Dick Inin's Hockey Mag.Canadian Figure Skating Championship Movie : The Murder of Mary 1‘hagan ( ler/2) P Avec Peter Gallagher, Robert Prosky et Richard Jordan CIV News p 23h 20 : Pulse Movie : Midnight Express ( IVM (R.-y.) Montréal Passe-partout À plein temps Vidéotour Parler pour parler Ciné-répertoire : Les Plouffc —Can.1981 (1er) Avec Garbriel Arcand, Emile Genest et Pierre Curzi - L’univers de.• W\NN (ABC) Burlington ABC News P Sea Hunt Star Treek : the Next Generation Dolly P Ohara P Spencer : for Hire P ABC News P 23h 15 : Star Treck the Next Generation (24) ( ICO CIVO) Ontario Polka Dot Door Profiles of Nature Doctor Who ITie Science Edition Movie : The Diary of Anne Frank —É.-U.1959 v Avec Millie Perkins, Joseph Schildkraut et Shelley Winters Conversations N (33) \ t H MONT F I V (PBS) 1 - T lie Law rence W elk Show Austin City Limits Wonder Works : Frog P Movie : The Rurkieys of Broadway —É.-U.1949 Avec Fred Astaire, Ginger Rogers et Oscar Levant Great Performa tnces : Turn of the Screw p (H) QUATRE SAISONS Montréal WOW ! 1-utte Cinéma : Les coulisses du spectacle —É.-U.1982 Avec Lesley Ann Warren, Rita Moreno et Tony Curtis Le grand journal Patrouille du cosmos Bleu Nuit : Un umour interdit All.77 —Avec N.Kinski (99) IVFQ (télévision française) l es terrasses (le Vignola Les grands travaux du [ monde j Édition spéciale Hautes tensions Portraits de créateurs Printemps de Burges 22h 20 : U- Journal 22h 50 : Radio-Erancc-lntematinnale La télévision du dimanche soir en un elin d'oeil 18h(M) 18h30 19h()0 19h30 20h(H) 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO ( BEI (R.-C.) Montréal Téléjournal p science-réalité Ixz sens des affaires L'autobus du Showbusiness Animateur : J.-P.Ferland Téléjournal P Les Beaux Dimanches : Sommes-nous tous des orphelins f Dramatique de C.Jasmin avec Jacques Godin et Denis Bernard Nouvelles du sport 23h 15 : La grande visite C?Q WC'AX (CBS) Burlini’tnn News Benson 60 Minutes (Information) Murder, she Wrote P Movie : Body of Evidence —É.-U.1988 p Avec Margot Kidder, Barry Bostwick et Tony Lo Biance News 23h 15 : Hie Honeymooners C57) w PTZ (NBC) Plattsburgh Focus’87 Our House P Family p ^ Tics Movie : The Murder of Mary Phagan —É.-U.1988 ( 1er) p Avec Peter Gallagher, Robert Prosky et Richard Jordan 1 It’s a Living Movie : Mommie Dearest É.-U.81 —Avec F.Dunaway 0 CBM! (CBC) Montréal T he Disney Sunday Movie The p Raccoons The Beach-P combers Movie : A Nest of Singing Birds Avec Sheila McCarthy, Colm Feore et Barry MacGregor CBC News P 22h 20 : Venture Nation's Buss.Newswatch 23h 25 : The Prisoner j(0 CFTM (TVA) Montréal Cinéma : La jungle en folie —Ail.1982 Avec Jim Mitchum.Baldwin Dakile et Tommi Ohrner S.O.S.M.T.S.Anim.: Jacques Morency 1,’cmpirc Colby L’heure juste À qui de droit Nouvelles Ç TVA/sport Cinéma : Les brunches du bahut Fr.87 —Avec feva Smith jM CFCF (CIV) Montréal Puise | Travcl Travel Family P 'Lies Amen W-5 Movie : The Murder of Mary Phagan —É.-U.1988 (2e) P Avec Jack Lemmon, Peter Gallagher et Richard Jordan CTV News 23h 20 : Pulse Entertainment this Week (17) CIVM(R.-Q ) Montréal Passe-partout Charlie Brown Commando suicide lai soirée de l’impro : Éliminatoires Table rase (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News P Wheel of Fortune Hie Disney Sunday Movie : Earth Star Voyager P Avec Duncan Regehr, Brian McNamara & Julia Montgomery Movie : A Lather's Revenge —É.-U.1988 Avec Brian Dennehy, Joanna Cassidy et Helen Patton ABC News P 23h 15:1 .a Cité du père (24) ( ICO (1VO) Ontario Passe-partout Charlie Brown Origines: une hist, du Canada M.E.M.O.Cinéma : Crime el châtiment —Fr.56 Espace Avec Robert Hossein, Jean Gabin et M.Vlady francophone la: Lys et le trillium C’cst ton droit Témoins du passé (33) VE RMONT LTV (PBS) Firing-Line National Geographic p Nature P Masterpiece Theatre P Fortune of War Soldiers of the Summit Masterpiece Theatre P (reprise de 21 h.) National p Geographic (35) QUATRE SAISONS Montréal Ixts carnets de 1 xiuise Caméra 87 Hockey TQS : Les Nordiques vs les Canadiens (En direct de Québec) Le grand journal D'importance capitale Ia-s carnets de tamise (39) TVFQ (télévision française) L’École des fans 18h 45 : Documentaire 30 millions d’amis Affaire suivante lai terre et le moulin ( 1er) L’oeil en coulisse 22h 10 : la- journal 22h 40 : Radio-Erance-Intemationale Le Devoir, samedi 23 janvier 1988 ¦ C-9 LE tAHIËR Clü LE LE.CAH! amedi Purdy et Dutkewych : tentations post-modernes EXPOSITIONS CLAIRE GRAVEL ?Artistes de la galerie.Galerie Frédéric Palardy (307, rue Sainte-Catherine ouest).Jusqu'au 2 février.* Les Femmes artistes de Montréal des années 50.Galerie d'art Concordia, université Concordia (1455; rue de Maisonneuve ouest).Jusqu'au 13 février.* Marie-Jeanne Muslol, Pat Badanl.Galerie Aubes (3935, rue Saint-Denis).Jusqu'au 24 janvier.* Richard Purdy, Furiae : l'histoire de la culture X.Galerie Noctuelle-Michel Groleau (307, rue Sainte-Catherine ouest, pièce 555).Jusqu'au 31 janvier.* Andrew Dutkewych : oeuvres récentes.Galerie Christiane Chassay (20, avenue Marie-Anne ouest).Jusqu'au 30 janvier.S : If Ï R- I ’ Il i Andrew Dutkewych, The Walker (1985) (photo Denis Farley) En haut à droite : Richard Purdy, Four de prophétie.FautLEDEVSB- poui le ciouel JOHN MILLER VARIATIONS SUR UN THÈME Peintures récentes 1985-1987 du 19 au 30 janvier 1988 Artlenders (Galerie Dan Delaney) 318.avenue Victoria, Westmount H3Z 2M8 Métro Vendôme (514) 484-4691 Ouvert du mardi au samedi, 12:00 -17:00 ¦AA LA GALERIE • * D™ ESQUIMAU o *4 /5 vente annuelle 1434 Sherbrooke O., Montréal, 844-4080 Lun.à ven.de 9h30 à 17h30 Sam.de lOh à 17h.Musée McCord d’histoire canadienne Jouets de A à Zoo Jouets et jeux du X'IX^'et début XX° siècles Place aux jouets, l’enfant est Roi! 690, rue Sherbrooke ouest (Métro McGill) Du mercredi au dimanche de 11 h à 17 h.Entrée: 1,00 $ • Information 398-7100 Lç Musée remercie de leur appui les Musées nationaux du Canada, le ministère des Affaires culturelles du Québec, le Conseil des arts de la CUM, La fondation McLean et la Fondation de la famille Zeller.I Sur la Chine: photographies de Hiroji Kubota du 27 janvier au 25 février VERNISSAGE le mercredi 21 janvier à 20 heures Invité d'honneur: Hiroji Kubota LA GALERIE CENTRE SAIDYE D’ART BRONFMAN La galerie Frédéric Palardv corn, mence l’année avec un bel accrochage d’oeuvres de ses artistes.Outre les Bellefleur, Giguère, Raymonde Godin, Louis Jaque, on peut"y admirer un grand Marcelle Ferrori, grand geste d’ébène sur un ciel d’or tendre.Un heureux parcours à travers des figures-clés de l’abstraction montréalaise.Karen Antaki, la conservatrice de l'exposition Les femmes artistes de Montréal des années 50, a réécrit l’histoire de l'École de Montréal « côté femmes ».Elle décrit comment, en 1956, l’Association des artistes non-figuratifs de Montréal a appuyé les femmes-peintres et comment celles-ci ont su s'imposer par leur présence dynamique et la qualité de leur travail.Vingt-quatre oeuvres de 22 artistes (toiles, oeuvres sur papier, tapisserie et bronze) montrent la pluralité des tendances stylistiques qui foisonnaient alors.La Nature morte au poisson rouge (1950) d’Agnès Lefort retient les leçons de Braque dans une couleur lustrée juxtaposant l'acidité d’un vert-jaune à des bruns et des roux; Flower Study (1952) de Jeanne Rhéaume fait onduler une nappe à la perspective rabattue vers nous, tel un Cézanne, tandis que de lourdes grappes de feuillages blancs s’étirent dans une composition semi-abstraite; Florentine (1957) de Tobie Steinhouse voit la structuration cubiste de l’espace de l’atelier se dissoudre dans des gris opalescents d’une transparence à la Viera Da Silva, dans un paysage urbain lumineux.Le rythme des taches rouges, blanches, bleues et vertes des Lucioles bleues (1959) de Lise Gervais est serré, puissant.La Chrysalide (1959) de Rita Letendre bâtit une figure par larges empâtements de verts éteints d’une grande beauté.Mary Filer dessine un Maire Camilien ifoude (1954) matisséen.La pièce la plus étonnante de cette exposition reste la Composition (1958) de Marcelle Maltais : devant la rigueur de ces à-plats d’une couleur structurante, énergétique, je me surprends à regretter son changement de cap vers une figuration monotone.Comment la femme fait-elle l’expérience de sa « nouvelle » liberté ?Avec beaucoup de mauvaise conscience, semble-t-il.Les grands formats qui mêlent peinture et collages de Pat Badani racontent les malaises oniriques de femmes à la nudité peinte par-dessus leurs vêtements qui se promènent avec des couteaux cachés dans leur dos.La femme libertine finira immanquablement en victime mais, au-delà de l’illustration de ce « féminisme freudien », les compositions picturales, mêlant un découpage de l’espace formaliste et une iconographie publicitaire aguichante revetue de peinture, méritent qu’on s’y attarde.Marie-Jeanne Musiol présente les 67 photos de VÉtude (Le temple est ouvert), où une statuette du dieu Shiva sert de modèle à une réflexion inattendue sur l’iconographie du corps.Avec son sexe dressé, ses han- I ¦ • *f ¦; % .4 ¦ ¦ ¦ ches de femme et la finesse de ses traits, la figure de Shiva décrit un corps érotique ambivalent dont Musiol va, au gré du traitement de l’impression, isoler les parties pour proposer une constellation de signes où le sexe de l’homme devient celui de la femme et inversement, jusqu’à sa disparition.Furinae : l'histoire de la culture X de Richard Purdy se veut l’illustration d’une civilisation à la fois réelle et utopique, racontée par un medium/halluciné psychotique, à travers cette fable morale où les femmes sont d’ingénieuses castralrices et les hommes de dégoûtants parasites qu’il faut brûler, Purdy-Free-man, notre medium en transe, va faire une grossesse nerveuse révélant ainsi le malaise dans la civilisation où la virilité se trouve niée.Purdy écrit l’alphabet de la Culture X en tables syllabiques de signes passés au creuset de plusieurs langues; il peint des jeux de « r » cartes énigmatiques, réalise des sifflets dans des crânes de terre cuite et des cerveaux de métal dont les circonvolutions servent de modèle de planification urbaine.Des maquettes des cités développent leurs caracté-ristioues sexuelles rondes et allongées a même leurs sols et leurs cours d’eau.La multitude de petites briques des Nids font penser aux Dwellings de l’Américain Charles Si-monds.Trois Cartes en éventail sont juchées sur des pieds de bois tourné, mettant en relief les continents inconnus de la Culture X.Les chaînes de montagnes, les baies, les vallées sont façonnées et peintes avec une précision d’autant plus remarquable que ces lieux sont inexistants.Plongés dans l’obscurité, deux habitacles en ruines, qui empruntent à l’architecture antique et mésopotamienne.fTIu/ee fTlarc-flurèle Portin Dimanche, 24 janvier 1988 4ième anniversaire du musée Projection du vidéo sur la vie de Marc Aurèle Fortin à toutes les heures, à compter de 13h.Réduction de 15% sur tout achat à la boutique, pour cette journée seulement.Le café sera servi.118 St-Pierre, Vieux-Montréal (Métro McGill) 845-6108 } « LES BIJOUX DE BRAQUE C i(‘(‘s par Huger de Loewenfeld UN FABULEUX TRÉSOR DANS LA VILLE centre d'exposition LÉON -MARCOTTE 222, rue Frontenac, Sherbrooke du 22 décembre 1987 au «)|anvier 1988 de 10 heures à 21 heures i'TÎ’A’.'T.'L™ 1 ixrounoN ou .mon m iiaqui.sont intiIiimini vous a rs—1 rîK4 ) f*r**rs root LA «uiisaiion dis oociaaamis rr ms «oins Lf.'.l T MW DTNTltl: ADUITf: U 00 ÉTUDIANT?$5.00 (NIANT: $100 ï YM-YWHA & NHS • 5170 Chemin de la Côte Ste-Catherine • tel.: 739-2301 Heures: lun.-jeu.de 9h à 21h / ven.de 9h à I4h30 / dim, de lOh à 17h i*» (onABOK4nos avk # brillent, étoilés de petites ampoules : c'est dans cette magie sereine que l’on quitte la Culture X.Lorsque les tables s’élèvent et se font temples, lorsque leurs 14 colon nés surgissent de têtes humaines, crânes contre le sol comme le yogi contemplant le monde avec l’énergie de sa concentration intérieure, la sculpture qui se fonde sur ces microcosmes acquiert le caractère cosmique d'un univers en mouvement.Andrew Dutkewych, artiste québécois né à Vienne en 1944, m’avait dit, il y a 10 ans, « Je pense souvent à mes sculptures comme étant des dessins dans l’espace ».À l’époque, elles oscillaient entre des notions de profondeur et de surface plane.Dul kewych privilégiait l’assemblage direct des éléments qui tentaient de se soulever du sol.Cette légèreté l’a empêché de s’engager tout à fait dans l’impasse formaliste; et l’intérêt pour l’architecture et la mythologie, présent dans son oeuvre depuis 1978, a fail sortir la sculpture dans le paysage jusqu’à ce qu’elle s’y insère d’une façon monumentale.Apparaissent une table et deux chaises énormes près d’un lac ; l'homme établit un dialogue de géant avec un monde qu’il ne craint pas.Les six oeuvres récentes exposées à la galerie Christiane Chassay té moignent de la même précision tech nique qu’auparavant; cependant, les sources d’inspiration et l'énonciation ont changé.Dans The Temptation of Saint An thony, un haut cone de bois, dont la partie inférieure a été taillée grossiè renient, est maintenu en équilibre par trois longues branches écorcées Sur le cône prend place un magma informe de plâtre raboteux où s’hé rissent un escalier à quatre marches, une tour carrée et un genre de fouet, tandis qu’une plaque de métal s'en fonce dans une ouverture (une giotte ?).Une forme d’aluminium extrêmement pure, aux volumes Iriangu laires évidés (oui existaient dans son oeuvre il y a 20 ans) est accotée au mur et fait face ù cette tentation post-moderne biscornue.The Walker a des jambes hautes de trois cylindres, formés de tiges rapprochées en acier qui s’enchas sent les uns dans les autres.Leur as pect constructiviste se trouve investi d’une connotation â la fois humaine et monstrueuse.Deux natures mur tes d’acier quasi inaccessibles aux regards sont soudées aux plateaux qui terminent les jambes.Réflexion sur la transparence, le machinisme, la pureté de la forme et son invisibi lilè, The Walker a l’allant d'une Vie toire de Samothrace, portant, en guise d’ailes, tout l’art du X Ne siècle ACHETONS PEINTURES ET SCULPTURES DE QUALIT É SAMF.DI DE9h À 5h MARDI AU VENDREDI DE 9h À 5li30, GALERIE DOMINION Le plus grand choix do peintures et sculptures au ( anada dans a plus grande galerie marchand d'arl un Canada ,1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 o-erSœ ._ •surtHsur \ LE DEVOIR 0) 'CD (0 3(5 E=ü c O O Entrée libre au Musée Cité du Havre (514) 873-2878 EXPOSITIONS Jannis Kounellis Exposition organisée par le Museum ot Contemporary Art, Chicago.Une première: le Musée d'art contemporain de Montréal inclut 9 oeuvres récentes jamais vues en Europe et en Amérique grâce à une commandite des Lignes aériennes Canadien International.Jusqu'au 14 février (dernière lin de semaine) ¦ John Lyman 1886-1967 Je vis par les yeux / I live by my eyes Rétrospective organisée par le Agnes Etherington Art Centre, Queen's University.Jusqu'au 14 février (dernière fin de semaine) VIDÉO m Ouverture Vidéo documentaire réalisé en 1985 lors de l’ouverture du Castello di Rivoli, Turin Jusqu'au 14 février (dernière fin de semaine) ¦ Rétrospective Marcel Odenbach Principales oeuvres vidéographiques de ce jeune Allemand.Jusqu'au 21 février ANIMA TION ET ÉDUCA TION Mue-danse, nouvelles de quatre pays Au programme: Grand magasin, groupe d'artistes français dans la performance La vie de Paolo Uccello.22, 23 et 24 janvier à 14 heures.Nicole Mossoux, artiste belge dans la performance Juste ciel.29, 30 et 31 janvier à 14 heures.Admission: 4,00$ Réservations nécessaires (514) 873-2878 MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL ' Photo PC ?VS«NAlV5TfS ” \SE FONT ^^^««SURANJS CKAC273 LASUPERSTATION iSS5S*£ Grille de parutions ®> Février:Culture & mécénat tombée publicitaire: 30 décembre 1987 parution: 29 janvier 1988 ©> Mars: Aviation, aéronautique et relations publiques tombée publicitaire: 29 janvier parution: 26 février ®> AvrikGénéral tombée publicitaire: 26 février parution: 25 mars Mai:Haute technologie tombée publicitaire: 25 mars parution: 29 avril Juin:Général tombée publicitaire: 29 avril parution: 27 mai Pour informations ou réservations publicitaires (514) 842-9645 Pour réserver vos exemplaires supplémentaires (514) 844-3361 LE DEVOIR C-10 Le Devoir, samedi 23 janvier 1988 amedi Avec Michel Viens le dimanche de 9h°° à 11hm Demain invité de la semaine, M.Jean Deschamps, président de la Régie des installations olympiques.Dans l’esprit de certains drogués du petit écran, le personnage de Jean-Paul Belleau et le comédien Gilbert Sicotte ne font plus qu’un.4 Jean-Paul On n’a jamais autant parlé de lui dans les salons, les brasseries, les bureaux et les salles de rédaction de la belle province.Certaines astrologues lui prédisent même un avenir en politique.Son cachet vient d’être augmenté.Il gagne désormais autant que ces dames, même s’il a moins de coeur qu’elles.Évidemment la vie de vedette populaire n’est pas toujours drôle.L’autre matin, par exemple, les journalistes de CKAC et de CJMS l’ont réveillé à 7 heures du matin pour savoir s’il allait mourir ou pas.Les gens de Vie de Star se sont immédiatement mis sur son cas et ont réquisitionné une entrevue exclusive dans sa cuisine ou son salon, au choix, entouré de sa compagne et de sa progéniture, histoire de résoudre l’éternelle enigme : Jean-Paul est-il dans la vraie vie comme à la télé ?— Gilbert Sicotte a immédiatement pris le dessus sur Jean-Paul.Va pour les photos et les entreviies mais en terrain neutre.dans un restaurant anonyme de la ville.La vie privée de Gilbert Sicotte est exactement cela : une vie privée, interdiction aux visiteurs et colporteurs d’entrer.Il se méfie, je le sens.Non pas qu’il soit particulièrement paranoïaque mais il marche sur un terrain miné de secrets professionnels qu’il ne peut décemment dévoiler sans s’attirer les foudres de quelque patron.Pour savoir ce qui va arriver a Jean-Paul aux cours des prochains épisodes, il faudra donc repasser.Gilbert Sicotte n’aime pas brûler les punchs.Pour apprendre de la bouche de son interprète si Jean-Paul est vraiment un pauvre type, un minable, un petit, un loser, il faudra aussi repasser.Gilbert Sicotte défend Jean-Paul.Que les sociologues de l’UQAM se chargent de l’autopsie ! Quant aux démêlés de l’acteur avec Radio-Canada, le pouvoir de négociation qu’il a acquis au fil des semaines, encore une fois, Gilbert Sicotte est peu loquace.Il a signé son contrat il y a un mois et de son propre aveu, il n’y a pas eu de véritable négociation bien que sa cote d’amour soit à la hausse.Pour Radio-Canada, c’est du pareil au même, un acteur en vaut bien un autre.En d’autres mots : c’est à prendre ou à laisser.Nous parlerons donc de l’acteur Gilbert Sicotte, de sa méthode, de son école, de ce qui l’inspire et le guide lorsqu’il part à la recherche d’un personnage, en l’occurence Jean-Paul Belleau, un personnage 4 Zoo classaient parmi les vingt premiers ( Le Déclin, Bach et Bottine, Anne Tristerel Pouvoir intime), cette année il faut aller au vingtième rang pour retrouver un second titre québécois, The Kid Brother de Claude Gagnon, et un peu après le trentième rang pour trouver L’Homme renversé d’Yves Dion.Mais, l’événement de cette compilation, c’est de retrouver, pratiquement à égalité avec le film de Dion, le superbe court métrage d’animation de Frederic Back : L’Homme qui plantait des arbres.Que nos lecteurs aient choisi de voter pour un film de courte durée qui n’a même pas été projeté en salle commerciale, voilà qui témoigne de la qualité hors du commun du film de Back.Enfin, soulignons que deux films, Intervista, de Federico Fellini, et La Famille, d’Ettore Scola, n’ont loupé le dixième rang que par quelques maigres voix.Quant aux autres films qui ont recueilli vos faveurs, il faut nommer Radio Days de Woody Allen, Noces en Galilée de Michel Kh-leifi, Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, Nuts de Martin Ritt, Fatal Attraction de Adrian Lyne et Soigne ta droite de Jean-Luc Godard.Il est d’ailleurs étonnant que le film de Godard, qui n’a pas encore bénéficié d’une sortie commerciale, ait pu recueillir autant de voix.Souhaitons qu’un distributeur clairvoyant sache lire cette indication et que le film ait, d’ici peu, la chance de faire son chemin jusqu’au public.4 Guerre problème dans tous les arts actuels.Les films, les chansons engagés sont de plus en plus importants justement parce qu’ils sont de plus en plus marginaux ».« J’avais besoin d’un personnage féminin, les films de guerre étant toujours très masculin », lance Richard Boutet.« Mais c’est d’abord un film sur la paix ! » s’exclame Joe Bo-can.« Les films dans le genre de Platoon nous plongent dans la guerre, finissent par nous donner le thrill de la guerre, ajoute-t-elle.Ce que j’aime avec La guerre oubliée, c’est qu’il y a une distance, une intelligence qui font que ce n’est pas malsain, contrairement à plusieurs films de guerre traditionnels ».Une bonne partie du film est consacrée aux émeutes de 1918 à Québec.Les protestations contre la conscription étaient telles que l’armée canadienne a du prendre possession de la ville, imposant pour la première fois la loi martiale.Comme les soldats canadiens-français refusaient de tirer sur leurs confrères, il a fallu envoyer un contingent d’anglophones.Pour mater la révolte, l’armée a tiré sur la population, faisant quatre morts et 70 blessés.« J’ai voulu présenter dans le même film les gens très âgés et les jeunes comédiens, dans un esprit de continuité » ajoute Richard Boutet.C’est un film politique ?« Bien sûr, conclut-il.Ultimement, ça porte sur le pouvoir.» Photo Téléfilm Canada Gilles Maheu (à gauche) et Roger Lebel (à droite) dans Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon.Photo Alain Chagnon Joe Bocan dans une scène saisissante de La guerre oubliée de Richard Boutet.qui lui a été proposé alors qu’il s’apprêtait à accepter un rôle dans L’héritage de Victor-Levy Beaulieu.Gilbert Sicotte n’a pas hésité longtemps.Sitôt lus les cinq premiers épisodes des Dames de Coeur, il a embarqué.Pourquoi ?Parce que les personnages étaient contemporains et qu’ils se donnaient la réplique ailleurs que dans une cuisine autour du poêle a bois.Autre fait déterminant : l’enregistrement de l’émission commençait immédiatement et Gilbert Sicotte, père de famille et propriétaire de maison, avait besoin d’argent.Voilà pour les débuts, le reste bien entendu appartient à l’histoire.Très vite, Jean-Paul a fait parler de lui, d’abord timidement puis avec un enthousiasme pour le moins délirant.Gilbert Sicotte s’est pris au jeu.Quel beau défi pour un acteur que de jouer un personnage tordu qui n’a rien d’un héros et tout d’un méchant.Gilbert Sicotte s’est régalé.Mais au fait où a-t-il puisé son inspiration pour le rôle, chez lui ou chez les voisins ?« Des Jean-Paul, j’en connais des dizaines, toutes les répliques qu’ils a livrées jusqu’à présent sont des répliques que nous avons tous à un moment ou l’autre, utilisé, peu importe la situation.C’est un personnage agréable à jouer, parce qu’il est plein de nuance et d’humour, mais c’est évident que la recherche que tu fais pour trouver un personnage comme lui, se fait à partir de toi, de ce que t’as vécu, observé.Tout le monde connaît des Jean-Paul et tout le monde a un peu de Jean-Paul en eux.Les hommes ne l’avoueront jamais, c’est plutôt délicat, mais en même temps ils se souviennent d’avoir au moins une fois appelé un soir et dit : écoutes je ne peux pas rentrer tout de suite, je suis bien tanné, j’ai envie de rentrer mais ce n’est pas de ma faute, je n’ai pas le choix.» Bon d’accord : nous avons tous, hommes et femmes également, un peu de Jean-Paul en nous.Il nous arrive tous de mentir, de tricher, de trahir.Rien de très grave mais rien de très honorable non plus.Personne n’est parfait, pas meme Madame Lise Payette.Ce n’est pas une raison pour faire de Jean-Paul notre idole nationale.N’est-ce pas ironique toute cette histoire ?Le téléroman a été conçu et écrit expressément pour éduquer les femmes, pour leur servir de modèle et de leur montrer qu’il y a moyen de se sortir.C’est un téléroman au militantisme soft mais présent oui cherche non seulement à toucher les femmes mais surtout à les influencer de la bonne manière.Toutes les héroïnes des Dames de coeur sont des héroïnes en puissance et voilà, ô rage, ô désespoir, que leur héroïsme est moins vendeur que la traîtrise de Jean-Paul, comme si l’auteur avait été pris à son propre piège.Qu’en pense l’acteur ?« Je laisse aux autres le soin d’expliquer l’engouement pour Jean-Paul, aux autres le soin de le juger.Ce que j’ai remarqué toutefois c’est que madame Payette écrit ses personnages masculins sans faire de censure, avec un certain détachement.Avec les femmes, elle est obligée de faire attention.Elle ne peut pas leur faire dire n’importe quoi, elles n’ont pas le droit d’avoir autant de contradictions, elle les protège d’une certaine façon.Or il se trouve que le public aime des personnages qui ont des défauts, qui ne sont pas parfaits, des personnages réalistes, quoi.» Gilbert Sicotte comme il se doit défend Jean-Paul.On pourra toujours dire qu’il n’a pas le choix, qu’il défend ses intérêts mais il y a plus encore.Il y a la distanciation que nous oublions trop souvent, le recul que nous devrions avoir devant ces personnages que nous consommons de façon quasi-primaire, en passant à côté de leur dimension, oserai-je dire, leur dimension tragique.Gilbert Sicotte lui a tout de suite compris qu’il y avait un drame humain, voir universel, qui couvait chez Jean-Paul.« Je ne pense pas que Jean-Paul ait fait de grands moves dans sa vie.Il a rêvé beaucoup, il est parti sur des ballounes, mais sa vie est trop quotidienne pour qu’il puisse s’en détacher et passer à de plus grandes choses.Il ne se donne pas le temps ni le recul nécessaire pour imaginer une autre vie, il est trop occupé avec le temps présent.Il pense et vit pour tout de suite.C’est un personnage tragique comme je pense qu’en ce moment les gens ont des vies tragiques sans que cela paraisse.Les pressions sont fortes, ils font de l’argent, ils s’agitent beaucoup en même temps iis ressentent un grand vide, ils n’expriment pas leur peine, leur misère affective, c’est ça la grande tragédie de la vie quotidienne.Jean-Paul vient de vivre un échec important, il a tout perdu par sa faute en même temps c’est difficile de dire que c’est sa faute et qu’il a couru après.Tout le monde n’est-il pas un peu pogné comme lui ?» Dans le genre, on pense immédiatement au personnage de Rémy Girard dans Le déclin de l’empire américain : même appétit pour les femmes, même recours au mensonge, même besoin d’un ordre établi dont il est le maître suprême, même schizophrénie entre sa vie de couple et sa vie de dragueur, même échec à la fin.Pourtant, les deux personnages ne dégagent pas le même climat.Là où Remy Girard est jouisseur, enjoué, de bonne humeur, Jean-Paul est plus sombre, plus sinistre, plus pitoyable aussi.« Chaque acteur apporte toujours une coloration très personnelle à son rôle, explique Sicotte, il est certain que je n’aurais pas joué le personnage du Déclin comme Rémy.A cause de son physique d’abord, de sa rondeur, moi c’est le contraire, je suis plutôt sec, maigre et puis mon Jean-Paul prend les choses au premier degré, il est très émotif, tout l’affecte, tout est grave.Il prend la vie au sérieux alors que le personnage de Rémy prend tout à la légère.» Récapitulons donc.Jean-Paul n’est pas Gilbert même si Gilbert le défend envers et contre tous.Gilbert n’est pas marié à Louise Rémy qui d’ailleurs a quelques années de plus que lui, un décalage voulu par l’auteur comme le dit Gilbert sans se décider sur les vrais raisons : « Madame Payette voulait peut-être faire se rencontrer des énergies différentes, dit-il, peut-être qu’elle voulait des hommes plus jeunes pour qu’ils aient davantage l’air de petits garçons, peut-être aussi qu’elle trouvait que des acteurs de ma génération sauraient mieux inventer que des acteurs plus proches de l’âge réel des personnages.» Quoi qu’il en soit, différence d’âge ou pas, Jean-Paul ne mourra pas et il ne restera probablement pas seul longtemps, étant donné qu’il n’est pas fort sur l’affirmation nationale ni l’émancipation personnelle.Quant à Gilbert, il a présentement pris congé de Jean-Paul jusqu’à l’été prochain.Il donne des cours au Conservatoire d’Art dramatique de Montréal où on peut lui envoyer des fleurs ou un casseau de tomates.Aucun projet de théâtre ou de cinéma en perspective.Pour ce qui est de l’annonce de condoms, Gilbert trouve que c’est un maudit beau flash.Il dit qu’il accepterait volontiers de la faire au nom de Jean-Paul.Avis aux intéressés.Evitez la fumée Pour mieux respirer /
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