Le devoir, 27 janvier 1988, Supplément 2
LE DEVOIR Montréal, mercredi 27 janvier 1988 Éducation cahier spécial -— « Plus que jamais, la nécessité de la formation de base est reconnue », affirme Michèle Jean, l’ex-présidente de la Commission d’étude sur la formation des adultes, qui a remis son rapport en 1981.« L’école s’est enfin ouverte aux adultes et le succès a dépassé nos espérances », se félicite Jean-Claude Rondeau, le grand patron de l’éducation des adultes au Québec.Ces témoignages et plusieurs autres font le point sur l’état actuel de l’éducation permanente, au Québec.QUE DEVIENT L’ÉDUCATION DES ADULTES?INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL École privée pour la formation et le perfectionnement des maîtres F4J%t Baccalauréat x en éducation préscolaire et en enseignement primaire (93 unités) 4869 avenue Westmount WESTMOUNT (Quebec) H3Y 1X9 (514) 484 1025 2 ¦ Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 Six ans après le rapport de la Commission Jean L’éducation permanente est descendue dans la rue JEAN-PIERRE PROULX Ils débordent tous deux d’enthousiasme.« Plus que jamais, la nécessité de la formation de base est reconnue », affirme Michèle Jean, l’ex-présidente de la Commission d’étude sur la formation des adultes qui a remis son rapport en 1982.« L’école s’est enfin ouverte aux adultes et le succès a dépassé nos espérances», se félicite Jean-Claude Rondeau, le grand patron de l’éducation des adultes au Québec.Michèle Jean, ancienne journaliste et historienne, était conseillère à l’éducation des adultes aux Collège Bois-de-Boulogne quand le gouvernement lui a confié, en 1980, la présidence de la Commission d’étude sur la formation des adultes.Son mandat ?Mettre de l’ordre dans le fouillis qui règne alors dans ce secteur et tracer la voie d’un développement plus cohérent Quatre ans plus tard, en avril 1984, la voilà « prise au piège » : on la nomme sous-ministre responsable de la formation professionnelle au ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu ! Jean-Claude Rondeau a été professeur en éducation des adultes à la CÉCM, puis chef du service avant d’en devenir directeur général jusqu’à ce que ses patrons le démettent pour < incompatibilité de fonctionnement ».Claude Ryan le repêche alors dans son cabinet politique en avril 1987 et le nomme sous-ministre ! C’est à ce titre qu’il préside maintenant l’« interministériel » de l’éducation des adultes, le haut lieu où se planifie et s’exécute la politique du gouvernement en la matière.La Commission Jean, se rappelle son ex-présidente, poursuivait ses travaux quand, à l’automne 1981, le gouvernement qui l’avait mise sur pied, a sévèrement coupé les budgets alloués à l’éducation des adultes.La Commission a failli tout abandonner puis, se ravisant, elle s’est solidarisée publiquement avec ceux et celles que les coupures touchaient C’est donc avec une certaine méfiance que le monde de l’éducation des adultes a accueilli l’énoncé de politique gouvernementale de 1984, d’autant plus qu’il écartait deux recommandations majeures de la Commission : l’adoption d'une loi cadre et la création a’un organisme central chargé de la politique d’éducation des adultes.Certains ont eu l’impression que le rapport Jean veanit de se retrouversur une tablette.Mais pas sa présidente d’alors.«J’ai une mentalité d'historienne, commente Mme Jean.Je crois au long terme.On avait misé sur l’avenir.On s’est dit que la crise allait passer.Mais la crise, il est vrai, nous a obligés à un certain réalisme».mm M B s éditions) 6872, rue Jarry est, Montreal QC Ht t collections tffÆSSST ssrrsr-'—"* lirigée pat Agence d’ARC -ne ¦Collection « Gestion de SVS'^E^AP .Québec ,Collection -Droits et «*.K»"' ^£SZ***» 250 TITRES ^Collection « Communication » ; NOUVEAUTÉS t ‘-JSSS-SK* (dosée Cn,diol 18,00$ ,ch„!09ie organisations sandre Maillet) • 39,50$ sur demande Carte Master Card acceptée \mwm Photo Louise Lemieux ’vv sSSp ‘a* ' , V Selon Jean-Claude Rondeau, grand patron de l’éducation des adultes, « on a carrément ouvert le système scolaire aux adultes ».Le gouvernement s’est donc donné, en 1984, quelques objectifs et cibles prioritaires.« C’est un projet qui nous a fait croire que les choses pourraient changer.Il y a des efforts patents dans ce sens », observe Michèle Jean.« Nous étions contents que le gouvernement s’appuie, en partie du moins, sur la Commission ».Des choses ont effectivement bougé : la première et la plus évidente touche la formation de base des adultes.« C’était là un élément essentiel de notre rapport et il est plus présent que jamais», note avec satisfaction Mme Jean.Et c'est précisément dans ce domaine que l’enthousiasme du sous-ministre Rondeau est aussi le plus évident « On a carrément ouvert le système scolaire aux adultes.Il a maintenant le mandat de prendre en charge tous les adultes, analphabètes ou sous-scolarisés, et de les conduire jusqu’à la fin du secondaire aussi bien général que professionnel ».n n’y a donc plus d’enveloppe fermée comme avant 1985, poursuit-il.C’est un budget ouvert Le bond est spectaculaire : de $ 80 millions qu’il était en 1985-86, le budget est passé à $ 120 millions en 1986-87 et il atteindra vraisemblablement $ 150 millions en 1987-88.En 1985-86, dernière année pour laquelle des statistiques sont complètes, 153,764 adultes ont profité du système dont plus de 100,000 en formation générale.« C’est un acquis du système qu’il faut maintenir, explique-t-il.Mais le Conseil du trésor exerce des pressions très fortes sur nous.D faut donc rendre compte de notre action.» 0 MOINS D'UN MOIS APRÈS LA FIN DE LEUR COURS, 85% DE NOS DIPLÔMÉS TRAVAILLENT DÉJÀ EN INDUSTRIE.Excusez-nous de le crier sur les toils.mais c’est aux performances de nos diplômés que nous mesurons le succès de notre programme.Une moyenne de 85% de nos finissants se trouvent un emploi en informatique moins d’un mois après la fin de leur cours.En industrie, on ne parle que de notre programme qui est considéré comme le meilleur en son genre.Vous pourriez connaître le même succès que nos diplômés.Notre programme intensif offert en français et en anglais, est d’une durée de onze mois et comprend quatre mois de stage en milieu de travail.Vous y recevrez plus que la formation d’un programmeur en informatique ordinaire puisque vous y développerez les compétences nécessaires pour réussir dans le monde des affaires.Tout ce que vous avez à faire c’est de nous téléphoner afin de savoir si vous avez des dispositions pour la programmation.Vous pensiez depuis quelque temps déjà à entreprendre une nouvelle carrière, c’est maintenant le temps de le faire.Vous pourriez être éligible à une aide financière ou encore toucher des prestations d'assurance-chômage et ce, tout en étudiant.L’an prochain, à pareille date, vous pourriez être un de nos diplômés.N’hésitez pas, appelez-nous dès aujourd'hui.Les inscriptions ont lieu maintenant.CENTRE D'ÉDUCATION PERMANENTE JOHN ABBOTT STE.ANNE DE BELLEVUE 457-3063 Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 ¦ 3 Comme les adultes entrent de façon continue dans le système et en sortent à tout moment, il a fallu mettre sur pied un contrôle mensuel de la clientèle pour rassurer le Conseil du trésor.Selon M.Rondeau, un autre acquis très important se vérifie dans l’harmonisation des diplômes entre les adultes et les jeunes, ce qui suppose, bien entendu, une harmonisation des programmes, surtout dans le domaine professionel.En outre, « quand c’est possible et souhaitable », on cherche à créer des groupes mixtes formés de jeunes et d’adultes.On veut essentiellement éviter d’avoir à laisser tomber des cours par manque de clientèle.Mais, reconnaît-il, cela sème quelques inquiétudes dans le milieu car certains y voient la perte de la spécificité de l’éducation des adultes.En réalité, pense-t-il, cela amène surtout une transformation du cadre de l’enseignement conçu jusqu’ici en fonction des jeunes.Par exemple, on a commencé à organiser l’enseignement par semestre et bientôt on le fera par trimestre.Autre élément important de la nouvelle politique qui touche particulièrement Mme Jean : le gouvernement a clairement donne au ministère de la Main-d’oeuvre la responsabilité de la formation professionnelle et aux Commissions régionales, les CFP, les moyens de fonctionner.Ces commissions évaluent les besoins de formation dans les régions et passent ensuite leurs commandes aux ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.En ce domaine, les choses bougent très vite, observe-t-elle.Les changements sont aussi bien technologiques que de l’ordre du management et de la culture des organisations.« Il faut essayer que tout cela reste en ébullition sans jamais exploser.» Depuis la Commission, Mme Jean a observé dans les mentaütés, en particulier dans les PME.Elles ont pris conscience de l’importance des ressources humaines.« L’idée que l’école doit leur livrer un produit fini, c’est terminé ».Son ministère offre aux employeurs des programmes de soutien à la formation en entreprise.Les compagnies sont invitées à soumettre leur plan.C’est là, dit-elle, que l’on mesure à quel point la formation de base a pris de l’importance.Même le virage technologique ne signifie plus une formation pointue.Pour Mme Jean, un grand pas a été franchi.« L’éducation permanente est enfin descendue dans la rue».Photo Louise Letnleui Selon Michèle Jean, présidente de la Commission Jean, « il faut essayer que tout cela reste en ébullition sans jamais exploser.» Centre de perfectionnement L’endroit par excellence pour vous perfectionner en gestion Pour obtenir notre calendrier de séminaires, téléphonez au: (514) 340-6001 Université de Montréal Faculté de théologie La Faculté de théologie s’implique fortement dans l’Éducation des adultes.Grâce à ses nombreux programmes, elle rejoint une clientèle adulte nombreuse.En plus des cours offerts sur le campus universitaire, la Faculté offre de nombreux cours sur une quinzaine de campus extérieurs.POUR INFORMATION: Faculté de théologie Université de Montréal C.P.6128, Suce.«A» Montréal, P.Q.H3C 3J7 Tél.: 342-7080 et 343-7164 COLLÈGE AND RÉ-GRASSET ¦ Établissement privé de niveau collégial dirigé par les prêtres de Saint-Sulpice.¦ Pour un enseignement personnalisé, suivant une tradition de qualité.¦ Service d’enseignement aux adultes.1001 est, boul.Crémazie Montréal (Québec) H2M 1M3 - Métro Crémazie» Tél.: (514) 381-4293 ) H!îUf! lit » ~ W' .5 rmnwr m i 4 ¦ Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 Michèle Jean rêve encore de déscolariser l’éducation permanente JEAN-PIERRE PROULX La Commission Jean souhaitait déscolariser l’éducation des adultes.Son ex-présidente, Mme Jean, y rêve encore car c’est là où l’on observe le moins de progrès depuis huit ans.À la Commission, on a beaucoup misé sur cette perspective.« Il faut aller vers les gens pour savoir ce qu’ils veulent.On avait greffé à ce thème la formation par projet.On voulait aussi créer des lieux de participation ».Le sous-ministre de l’Éducation, Jean-Claude Rondeau, dirige la planification interministérielle en education des adultes.« Au MÉQ, on est demeuré traditionnel dans nos approches, reconnaît-il d’emblée.Nous sommes restés livresques.Mis à part les cours par correspondance, la plupart de nos activités se déroulent en classe.Pour moi, l’éducation des adultes devrait être plus vaste et déborder dans d’autres forums».Il se dit particulièrement frappé du fait que les grands médias participent assez peu à l’émergence de nouvelles formules.« La télé fait peu de choses, poursuit-il.Pourtant, il y a deux millions de Québécois qui n’ont pas de diplômes d’études secondaires ».Il est pourtant possible d’agir, rappelle-t-il en citant le succès d’Octo-Puce en 1983, sur l’initiation à l’informatique, suivie d’Octo-Giciel en 1985 et 1986.« Il faut rendre l’éducation des adultes multiforme ».« Il faut rendre l’éducation des adultes multiforme », affirme Jean-Claude Rondeau en rappelant le succès d’Octo-puce et d'Octo-gi-ciel.L’éducation populaire n’a pas non plus progressé.L’énoncé de politique de 1984 promettait « d’augmenter les crédits consacrés aux associations sans but lucratif vouées à l’éducation populaire ou à l’éducation de leurs membres ».M.Rondeau convient que le gouvernement n’a pas encore donné suite à cet objectif.En pratique, le budget consacré aux groupes populaires est gelé à $ 7 millions depuis un bon moment.On attend actuellement le rapport d’un groupe d’étude que préside M.Réal Char-bonneau, un vétéran de l’éducation des adultes.Un certain nombre de groupes populaires se consacrent par ailleurs à l’alphabétisation : $ 2.2 des $ 7 millions leur sont destinés.Mais ce sont surtout les commissions scolaires qui détiennent ce mandat.Là aussi, la clientèle a sérieusement augmenté depuis trois ans, si bien que le budget a triplé pour atteindre $ 16 millions.Les organismes populaires voudraient bien aussi obtenir une enveloppe ouverte mais le ministère, precise M.Rondeau, ne peut répondre à cette aspiration, étant donné l’impossibilité d’exercer un contrôle budgétaire.À la table interministérielle que préside M.Rondeau, on cherche à faire déborder l’alphabétisation du milieu scolaire en tentant de rejoindre dans leur milieu des travailleurs, des immigrants ou des femmes.On en identifie aussi parmi ceux et celles qui veulent obtenir un permis de conduire ou encore qui se présentent dans le réseau des affaires sociales.« Il faut, conclut M.Rondeau, rejoindre les analphabètes là où ils sont».ACADÉMIE SAINTE-ANNE S-^ 6450, avenue Christophe-Colomb, Montréal H2S 2G7 (Près du Métro Beaubien) Institution dirigée par les SOEURS DE SAINTE-ANNE NATURE DU COURS: Une année d'études intensives en SECRÉTARIAT CRITÈRES D’ADMISSION: Au minimum un certificat de Secondaire V; une base convenable de français écrit et d’anglais.demande d'admission: Soeur Directrice, (514) 272-9042 H H11 ! U f i i i ! i H : : : : (514)272-7988 Les services d’accueil et de référence régionaux sont enfin en place JEAN-PIERRE PROULX Les Services régionaux d’accueil et de référence (SRAR) en éducation des adultes ont rejoint en 1986-87 quelque 65,000 personnes.La création ou la consolidation de ces services sur tout le territoire constitue l’une des retombées les plus importantes des travaux de la Commission Jean.C’était, là aussi, l’une des priorités de l’énoncé de politique gouvernementale de 1984.La Commission, rappelle Michèle Jean, aurait voulu que les services d’accueil et de référence dépendent des Centres régionaux d’éducation des adultes dont on recommandait partout la création.Le gouvernement n’a pas retenu la recommandation.Il a plutôt demandé aux partenaires locaux regroupés en 11 « tables régionales d’éducation des adultes » de s’entendre pour mettre sur pied ces services.C’est chose faite dans les 11 régions, confirme Jean-Claude Rondeau et « ça marche», ajoute Michèle Jean.Tous n’ont pas atteint cependant le même niveau de développement, car ils sont le résultat de la concertation et de la négociation des partenaires, ce qui, observe M.Rondeau, est loin d’être facile.Mais celui-ci, tout comme Mme Jean — que le DEVOIR a pourtant rencontrée séparément — ont spontanément cité comme « fer de lance » le SRAR de Sherbrooke, à titre de modèle le plus achevé.Chaque SRAR est par ailleurs équipé d’une banque de données informatisée, qui permet de transmettre aux clients des informations à jour sur tous les programmes de formation disponibles au Québec, les exigences requises, les endroits où ils sont dispensés, etc.UNIVERSITÉ SAINT-PAUL: ANIMATION - COMMUNICATION L’Institut des communications sociales offre les deux programmes suivants: — Certificat d'études en animation (30 crédits) — Certificat en communications sociales (30 crédits) Pour favoriser notre clientèle, nos cours se donnent surtout le soir et les week-ends.Pour plus de renseignements sur les cours d’été et sur les sessions régulières, communiquez sans tarder avec L’Institut des communications sociales Université Saint-Paul 223, rue Main Ottawa, Ontario, K1S 1C4 —(613) 236-1393, poste 202 INSCRIPTION ~ POUR SEPTEMBRE 1988 École secondaire Notre-Dame-de-Lourdes 845, chemin Tiffin, Longueuil.J4P 3G5 Une maison d'éducation privée pour jeunes filles (externat), reconnue d'intérêt public par le MEQ et confessionnelle catholique, offrant le cours secondaire complet avec 2 profils: scientifique et humaniste dès la 4e secondaire.Un peu plus d'amour et de considération que d’ordinaire.par un projet éducatif orienté vers d'excellents services.• Encadrement par un titulariat dynamique • Aide personnelle (orientation, santé et consultation) • Récupération en mathématique et en français • Étude obligatoire intégrée • Activités pédagogiques enrichies pour les élèves talentueuses • Accent sur la méthode de travail et la rigueur intellectuelle • Groupes de motivation • Une classe de mesure d'appui en 1ère secondaire avec service orthopédagogique (élèves faibles) • Activités scientifiques, culturelles, sportives et pastorales complémentaires .avec une équipe d'agents d’éducation portant l'élève au coeur de sa vie quotidienne.• Pour inscription de 1 ère à 5e secondaire: (sur rendez-vous seulement) Examens complémentaires: 30 janvier '88 composez le 670-4740 Madame Flore Valllères Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 ¦ 5 La reconnaissance des acquis: .en quatrième vitesse MONIQUE CHAPUT En 1982, 33 recommandations avaient été formulées au chapitre de la reconnaissance des acquis dans le rapport de la Commission d’enquête sur la formation des adultes.Depuis 5 ans, ce dossier a cheminé en quatrième vitesse.Qu’est-ce que la reconnaissance des acquis ?C’est la possibilité pour quelqu'un de voir sanctionner des apprentissages qu’il a faits quel que soit l’endroit où il les a faits : à l'école, au travail, dans ses loisirs, ses activités de bénévolat.Cette sanction ou cette reconnaissance peut être scolaire ou professionnelle selon l’objectif visé.Pour implanter et promouvoir la reconnaissance des acquis de formation, quatre grandes rencontres (colloques, symposium, forum) ont été organisées depuis 1984 dont deux à l’Université de Sherbrooke.Ces rencontres ont toutes donné lieu à des échanges et publications de grand intérêt.Actuellement, quels sont les grands axes de la reconnaissance des acquis au Québec ?Au ministère de la Main-d’oeuvre, la DGFP a mis sur pied un programme visant à aider le travailleur à identifier, parmi 11 compétences génériques transférables, celles qu’il possède.Une approche d’entrevue est utilisée par les Commissions de formation professionnelle et un profil de forces est remis à l’individu au terme de la démarche.Pour ce qui est de reconnaître les compétences spécifiques, les CFP travaillent, conjointement avec les entreprises.Du côté de la Main-d’oeuvre, la reconnaissance des acquis c’est d’abord et avant tout la liberté absolue pour le travailleur de demander l’évaluation de ses acquis de formation en termes de compétences professionnelles; c’est aussi la mise à contribution de différents partenaires et la référence constante au marché du travail et à ses exigences.Au ministère de l’Éducation, la DG EA a élaboré un cadre de cheminement pour la reconnaissance des acquis extrascolaires à l’ordre secondaire.Depuis juin 1987, cet instrument est disponible dans les services d’éducation des adultes des commissions scolaires et tous les porteurs du dossier de la reconnaissance des acuuis ont été formés.Dans les differentes commissions scolaires, des instruments d’évaluation des acquis extrascolaires sont en voie d’implantation, d’expérimentation ou d’élaboration selon le cas.Ces instruments concernent surtout la formation professionnelle.Pour ce qui est ae la formation générale, la DGEA projette d’élaborer, en 1988, des instruments d’évaluation au moins pour les matières obligatoires du cours secondaire.À l’ordre collégial, le Fonds pour l’implantation de la reconnaissance des acquis au collégial ( FIRAC) a été crée, fin octobre 1987.C’est une structure de la Fédération des ce-gèps dont le mandat est de voir à l’implantation et au développement de la reconnaissance des acquis grâce aux 4 millions $ obtenus l’année dernière.Cette année, 75 projets sont subventionnés.Cette subvention représente environ 850,000 $ distribués dans 44 cegeps, collèges privés el instituts de technologie agro-alimentaire.Ces projets concernent la mise en oeuvre des conditions préalables, l’implantation effective, le développement d’un système implanté, l’élaboration d'instruments, les programmes centrés sur l’acquisition de compétences, les activités de formation individualisées, les projets conjoints avec le monde du travail, etc.À l’ordre universitaire, le Centre d’information et de recherche en reconnaissance des acquis (CIR-RAC) a été créé en novembre 1986, à l’Université de Sherbrooke, grâce à un montant de 50,000 $ accordé par la DGERU.Des personnes désignées par les universités du Québec, de Montréal, Laval, Concordia, de Sherbrooke et la DGERU travaillent ensemble au Comité d’orientation du CIRRAC pour promouvoir la réflexion et la pratique en matière de reconnaissance des acquis de formation extrascolaire dans les universités québécoises.Plusieurs universités — Laval, Sherbrooke, UQAC — pour ne nommer que celles-là, mènent aussi Tout apprentissage réalisé à l'école ou ailleurs devrait être reconnu par le milieu scolaire ou professionnel.leurs propres projets dans ce domaine.Le dossier de la reconnaissance des acquis avance à grands pas.La collaboration avec le monde du travail sous forme de projets conjoints impliquant la reconnaissance des acquis se dessine déjà comme une voie prometteuse.La concertation en vue de l’implantation d’un système national de reconnaissance des acquis est cependant un chantier auquel il faudra bien s’attaquer un jour.L’auteur est coordinatrice du CIRRAC à l’Université de Sherbrooke MATHÉMATIQUE SOLEILS MANUELS Le programme de mathématique de cinquième secondaire (514) exploite trois mêmes: 1.l’arithmétique et l'algèbre; 2.la géométrie; 3.la statistique et la probabilité.Les manuels de l'option 11 (534) exploitent quatre thèmes: 1.la géométrie; 2.les relations binaires; 3.les fonctions polynomiales et réelles; 4.les fonctions trigonométriques.Pour chacun de ces thèmes, on propose à l’élève des questions d’apprentissage, des tableaux de synthèse et des exercices d'approfondissement.Au moment opportun, un mini-test lui permettra de verifier ses connaissances.5e SECONDAIRE (514): Manuel ISBN-2-7601 -1497-X (508 p.) 5e SECONDAIRE, OPTION II (534): / Manuel — tome 1 (1er et 2e thèmes) ISBN-2-7601-1860-6 (438 p.) Manuel — tome 2 (3e et 4e thèmes) ISBN-2-7601-1931-9 (516 p.) CAHIERS Les cahiers d'exercices (514) et option s (les m: (534) reprennent tous les exercices nuels de l’élève.Ils sont des atouts de plus qui facilitent la tâche de l'élève et celle de l’enseignant(e).5e SECONDAIRE (514): Cahier 1 ( 1er èt 2e thèmes) ISBN-2-7601 -1814-2 (269 p.) Cahier 2 (3e thème) ISBN-2-7601-1815-0 (183 p.) 5e SECONDAIRE, OPTION II (534): Cahier ( 1er et 2e thèmes) ISBN-2-7601-1951-3 (416 p.) Cahier (3e et 4e thèmes) ISBN-2-7601 -1960-2 (a paraître) Montréal Toronto Sous la direction de: Madeleine Drolet et Hélène Rochette GUIDES MÉTHODOLOGIQUES Les guides favorisent l’application de principes méthodologiques qui semblent actuellement faire l’objet d'un consensus entre les divers groupes préoccupés par l'enseignement de la mathématique.Voici l’énonce de ces principes: — Favoriser une participation active de l’élève et la prise en charge graduelle de sa propre formation; — Favoriser des activités de synthèse; — Explorer des méthodes heuristiques; — Diversifier les démarches pédagogiques; — Intégrer les notions enseignées au vécu de l’elève; — Effectuer une évaluation pédagogique intégrée aux diverses étapes d'apprentissage.5c SECONDAIRE (514): Guide ISBN-2-7601 -1963-7 5e SECONDAIRE, OPTION II (534): Guide 1 — tome 1 (1er et 2e thèmes) ISBN-2-7601-1961-0 (a paraître) Guide 2 — tome 2 (3e et 4e thèmes) ISBN-2-7601 -1962-9 (a paraître) guérin 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada (514) 842-3481 Voulez-vous le savoir 6 ¦ Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 Une politique d’intégration à l’enseignement régulier 40 % des étudiants de l’Université Laval sont «des adultes» RÉMI FERLAND Dans le rapport qu’elle déposait voilà maintenant six ans, la Commission Jean suggérait que l’enseignement aux adultes soit différencié, au plan pédagogique comme au plan administratif, de l’enseignement régulier.Cette recommandation s’appliquait aussi bien au niveau universitaire, mais l’Université Laval garda son orientation choisie en 1973, celle de l’intégration qui consiste à donner accès aux adultes aux mêmes programmes et enseignements que les clientèles traditionnelles.Aujourd’hui, environ 40 % de sa clientèle étudiante se compose d’« adultes », c’est-à-dire d’étudiants qui, à leur admission, étaient âgés de 21 ans ou plus et avaient interrompu leurs études depuis au moins deux ans.L’orientation privilégiée par l’Université Laval ne s’est pas concrétisée sans difficultés.Il fallait démontrer aux directions des programmes que les adultes sont en mesure de réussir des études universitaires.Les « études libres » servirent à cette fin de banc d’essai : l’étudiant, en suivant des cours du programme de son choix avant d’y être admis, pouvait sans équivoque faire ses preuves.Il fallait aussi et avant tout s’assurer qu > les adultes soient bien préparés aux études de 1er cycle, c’est pour- La voie de l’intégration est lente et difficile.» •quoi elle mit sur pied une équipe de conseillers de l’aide à l’admission des adultes.L’université instaura également les cours compensateurs, qui visent à combler la formation manquante, mais dans un environnement universitaire.En leur ouvrant ces accès directs au 1er cycle, l’Université Laval a voulu faire bénéficier ses étudiants adultes des avantages certains qui lui paraissaient liés à cette politique.La possibilité d’obtenir un diplôme régulier n’est pas le moindre et pourrait les résumer tous; avantage non négligeable, quand on connaît la difficulté de faire reconnaître les diplômes spécifiques aux adultes.Mais il ne saurait pour autant être question d’intégration totale des adultes, pas plus ailleurs, du reste, qu’à l’Université Laval.Une intégration entière supposerait, dès même les premières démarches de l’admission, une indissociation de l’étudiant adulte et de l’étudiant régulier.Or il n’en va pas ainsi et pour s’assurer que ses étudiants adultes parviendront à destination, l’université doit voir à ce qu’une autorité responsable coordonne leur trajet dans l’une ou l’autre des deux voies précitées.Elles mèneront à l’intégration, certes, mais elles n’en passent pas moins par la différenciation.Même par delà, c’est-à-dire au 1er cycle, l’université ne peut demander aux directions des programmes de s’occuper à part entière des étudiants adultes.À cette clientèle correspondent des besoins spécifiques qui ne recoupent pas nécessairement les mandats d’une direction de programme, ni ne relèvent de ses pouvoirs.C’est pourquoi, tout en tendant à assimiler ses étudiants adultes aux étudiants réguliers, l’Université Laval tient compte de leurs linéaments distinctifs et en définitive in- COLLÈGE de ST-CÉSAIRE 1390, rue Notre-Dame, Saint-Césaire, Qué.(par l’autoroute des Cantons de l’est, sortie 48) (par la route 112, entre Rougemont et Saint-Paul) • Cours secondaire général (I à V) • Sous la direction des Frères de Sainte-Croix • Institution d’enseignement privé déclaré d’intérêt public 118 ANS D’EXCELLENCE spores piscine in timanche Ptftütobu.sport »:9alonaueu'«_ RM et G AW EXAMENS OMISSION Les SAMEDIS 30 janvier et 13 février à 9 heures KïM&ï'&i-.• Fournir une photocopie du bulletin final de l’année précédente • Fournir une photocopie du plus récent bulletin de l’année en cours • Confirmer votre présence (si possible) I !•« I ï’î_1 lit i in i ni : ¦ Pour renseignements Tél.: 1-469-3143 ou ligne directe région de Montréal 393-1951 délébiles, qui peuvent à tout moment les desservir dans une structure d’enseignement conçue au départ et dans son ensemble pour des étudiants plus jeunes.L’équilibre que suppose cette double perspective ne se réalise pas pour autant en perfection.Même si l’étudiant adulte a accès à la quasi totalité des programmes de 1er cycle, il ne peut à son gré profiter toujours de la richesse de contenu du programme : à cause des inscriptions faibles, un nombre limité de cours sont offerts aux heures qui lui conviennent.De plus, son accès aux divers services de l’Université s’avère restreint et il ne pourra en bénéficier à loisir, au même titre que l’étudiant régulier puisque l’université n’a pas complète sa mutation vers un horaire allongé.Au plan pédagogique, les méthodes ne seront peut-être pas toujours les plus appropriées pour une classe d’adultes, comme les départements demeurent orientés vers les clientèles traditionnelles.Toutefois il faut prendre en compte les efforts de plus en plus nombreux de l’Université Laval pour favoriser l’accessibilité de ses enseignements.Les cours et même les programmes de cours offerts en régions sous l’étiquette « Laval Hors-Campus », les cours réguliers tu de formation continue présentés par le truchement de l’enseigne- ment télévisé illustrent bien cette volonté de mieux s’adapter aux contraintes de cette clientèle particulière.Mais les avantages de l’intégration valent bien quelques inconvénients.C’est du moins l’opinion des principaux intéressés, les étudiants adultes, qui disent apprécier d’être considérés sur un pied d’égalité avec l’étudiant régulier.Selon eux, tous y trouvent leur profit, car la présence d’adultes dans un groupe amène souvent le professeur à tenir compte de leur expérience et, conséquemment, à une perspective plus complète dans son enseignement.C’est cette même dimension qui incite les étudiants réguliers à collaborer avec ceux oui savent ainsi mesurer la théorie a l’aune de la pratique.La voie de l’intégration est lente et difficile, mais l’Université Laval s’y est résolument engagée et si considérables que soient les obstacles, ils peuvent être aplanis dans la mesure où on accepte sans retour de leur faire face.À tout le moins, la présence d’une clientèle adulte toujours plus nombreuse oblige l’université à garder à jour son enseignement et à diversifier sa pédagogie, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour tous.L’auteur est chargé de cours, Extension de l’enseignement, Université Laval COLLÈGE FRANÇAIS Renseignements, prospectus ou inscriptions 495-2581 ?*“*"*«s t Htm US BS £ R ira fri?SECONDAIRE - MONTRÉAL SECONDAIRE - LONGUEUIL 185 ouest, ave Fairmount, Mtl.1340 rue Nobert, Longueull INSCRIPTIONS 1988-1989 EXAMENS D’ADMISSION SECONDAIRE I Inscriptions aux deux Campus MONTRÉAL (185 Fairmount Ouest) LONGUEUIL (1340, rue Nobert) 2 possibilités • ou solliciter une ENTREVUE INDIVIDUELLE et se présenter avec l'élève et les derniers bulletins à l’un des deux campus — Etude et analyse du dossier — REPONSE IMMEDIATE — Tests si nécessaires.• Ou s'inscrire a l’un des EXAMENS D'ENTREE, les samedis 30 janvier et 6 levrier de 9h30 a 12h00.AUTRES INSCRIPTIONS: — Maternelle et Primaire: annexe de Cartierville — Secondaire II, III, IV et V — Collégial I et II (secteur général) — Collégial I, Il et III (secteur professionnel) Inscriptions pour la session d'automne 88 (septembre 88) PENSIONNAT: TRANSPORT SCOLAIRE: — Primaire (Longueuil): 250 places assuré par le Collège pour Laval — Secondaire (Montréal): 100 places — Basses-Laurentides - Rive-Sud — Repentigny - West-Island.POUR LES SPORTIFS.En 1988-1989, dans le domaine du hockey, le Collège Français, qui a opté pour la formule SPORTS-ÉTUDES, disputera le championnat de la ligue collégiale AAA, de la ligue AA et du midget AA.Le BLEU - BLANC - ROUGE (BBR) du Collège Français est à la recherche de bons joueurs de hockey.POUR RENSEIGNEMENTS ou INSCRIPTIONS: tél.: 495-2581 Lé Devoir, mercredi 27 janvier 1988 ¦ 7 Voulez-vous le savoir?66 II existe deux passages importants dans la vie : celui de la connaissance et celui de 1 apprentissage.J'ai franchi le premier à l'UQAM, ce qui m'a permis de passer au second sans difficulté! Lucie Bertrand Vice-présidente, Planification Générale Hydro-Québec Diplômée de PUQAM Maîtrise en mathématiques Université du Quebec a Montreal UQAM 8 ¦ Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 Débuts de l’éducation permanente Souvenirs d’une «belle époque» SUZANNE LALANDE C’était dans les années 50.Ils venaient de la CSN, du conseil du patronat, de la Ligue ouvrière catholique < LOC), de l’Université de Montreal, du Cercle des fermières, de la Chambre de commerce ou de l’Union catholique des cultivateurs (UCC).Ht ils se retrouvaient à la même table pour réfléchir ensemble à ce que devait être l’éducation des adultes.C’est là, dans les locaux de FIGEA (Institut canadien d’éducation des adultes) avec des gens de toutes tendances, que s’est préparée la révolution tranquille de la suivante décennie.Madeleine Joubert et Roland Parenteau étaient du nombre.Madeleine Joubert, qui vient de quitter la Fondation Girardin-Vail-lancourt pour une retraite bien méritée, avait été appelée pour fermer les portes de l’ICEA, au début des années 60.Elle y a donné un nouveau souffle et y est restée 12 ans.Roland Parenteau, professeur à l’ENAP, enseignait alors l’économie, en cours du soir, aux HEC, sillonnait le Québec pour démysti- fier les questions d’argent et participait à des émissions comme les idées en marche ou Point de mire.Avec les Claude Ryan, Pierre Trudeau, Jean Marchand, Fernand Daoust, Maurice Chartrand et cie, ils peuvent être considérés comme les artisans, non pas de l’éducation des adultes puisqu’elle existait depuis 1850, mais d’un tournant important vers ce qu’on appelle aujourd’hui, à tort ou à raison, l’éducation permanente.« C’était fascinant, se rappelle Madeleine Joubert, de voir tous ces gens travailler la main dans la main.L’Institut était, en soi, une véritable école de formation qui permettait à des gens issus de tendances et de milieux différents, de se frotter les coudes.» Difficile aujourd’hui, d’imaginer patrons, chefs syndicaux et groupes populaires partageant leurs vues, s’entraidant parfois.« Certains m’ont reproché, se souvient Madeleine Joubert, d’avoir fait entrer les groupes populaires à l’I-CEA.Pourtant c’était formidable ce que certains faisaient.Je me rappelle, entre autres, un groupe qui fabriquait des chaloupes.Des UNIVERSITE DE SHERBROOKE Faculté d'éducation Améliorer ses compétences en formation des adultes Comment planifier des activités de formation qui tiennent compte des expériences et des connaissances déjà acquises?Comment prendre en considération les caractéristiques des adultes?Comment animer un groupe d’adultes?Comment évaluer les apprentissages et leur application?Comment analyser un système de formation destiné à des adultes?Autant de connaissances et d’habiletés nécessaires à toute personne qui assume des responsabilités administratives ou pédagogiques en formation des adultes.La Faculté d’éducation offre à l’intention des responsables de formation et des éducateurs d’adultes la possibilité de se perfectionner à l’intérieur du programme de diplôme de formation en éducation des adultes.Constitué d’activités de perfectionnement taillées sur mesure, le programme débute par une analyse des besoins des participants et une planification de leurs protêts éducatifs.Le programme de diplôme de formation en éducation des adultes est offert dans plusieurs régions du Québec.Les diplômés de ce programme qui désirent poursuivre leurs études peuvent compléter une maîtrise en enseignement à l’Université de Sherbrooke.Pour renseignements Faculté d’éducation / Responsable du D.F.E.A.Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) jik 2R1 819/821-7431 Photo Louise Lemieux Madeleine Joubert:# C’était fascinant de voir tous ces gens travailler main dans la main gens du Centre des dirigeants d’entreprise était allés leur montrer les rudiments de la gestion.» C’était avant 1968.Avant que ne pâlisse l’étoile de l’Église, avant les grandes années de contestations, les marxistes-léninistes et la ligne juste.Privés de vivres par la réforme de l’éducation, des groupes comme les organismes volontaires d’éducation populaire (OVEP), ont rapidement été envahis par les militants d’extrême-gauche « plus préoccupés d’endoctrinement que d’éducation », reproche encore aujourd’hui, Roland Parenteau.Encore aujourd’hui, d’ailleurs, les OVEP vivotent.Ils sont 660 à se Le monde de l’éducation des adultes est en pleine transformation.L’Institut Canadien d’Éducation des Adultes y prend une part active.Carrefour de concertation et d’action, l’ICEA travaille • à promouvoir l’éducation des adultes sous toutes ses formes • à faire reconnaître l’éducation populaire et • à démocratiser les moyens de communications de masse.Dossiers et analyses sont disponibles sur des questions telles: • la formation professionnelle • la reconnaissance des acquis pour les femmes • les politiques en éducation • l’alphabétisation • le financement de l’éducation populaire autonome • la Loi sur la radiodiffusion au Canada • l’avenir de la télévision francophone.Pour poursuivre son travail d’intervention, d’expertise et de vigilance sur le front de l’éducation des adultes, l’ICEA, en tant qu’organisme sans but lucratif, organise au début de chaque année une campagne de souscription auxquels vous êtes invités à participer en faisant parvenir vos dons à: partager un maigre 8 millions $.Et l’ICEA ne fait presque plus parler de lui.« Les temps ont changé, reconnaît Roland Parenteau.Il y a encore des groupes populaires, même s’il y en a moins que dans les années 70.Ils font encore de l’éducation.Mais maintenant, ils n’ont plus besoin d’un organisme pour promouvoir l’éducation des adultes.C’est une chose acquise.» Il reste que pour certains, dont Guy Beaugrand-Champagne, aujourd’hui professeur à rUQAM, et premier d’une lignée qu’on nommera animateurs sociaux, la réforme de l’éducation a signé l’arrêt de mort des groupes de l’éducation populaire qu’on disait populaire.Des racines profondes L’éducation populaire, c’est-à-dire une formation différente de celle qu’on enseigne sur des bancs d’école, se pratique depuis déjà longtemps au Québec.L’origine de l’éducation des adultes remonte au milieu du 19e siècle, et « vient tout simplement, soutient Guy Beau-grand-Champagne, de la propension associationniste des Québécois ».Cercles agricoles, instituts littéraires et associations de bibliothèques de tous genres foisonnent en effet au 19e siècle pour outiUer, éduquer, cultiver.Ils donneront naissance, dans la première moitié du 20e siècle, à des A 506 rue Ste-Catherine est, suite 800, ILM Montréal, Québec.H2L 2C7 Soucieux(ses) de la qualité de leur enseignement, de leur perfectionnement et de leur disponibilité auprès des étudiants, les chargés (es) de cours de l’Université du SYNDICAT DES CHARGÉ(E)S DE COURS SCFP, section locale 2661 C.P.500 Trois-Rivières, Québec, G9A 5H7 TéL: (819) 376-5044 Québec à Trois-Rivières sont des enseignants(es) qui, eux aussi, ont à coeur «l’excellence de la formation universitaire». Le Devoir, mercredi 27 janvier 1988 ¦ 9 organisations plus structurées, dont le mouvement coopératif, où l’Église demeure très présente, mais aussi, et de plus en plus, les organisations syndicales.Jusqu’en 1960, l’éducation des adultes se fait en dehors des écoles, dans les milieux de vie et de travail : cercles agricoles à la campagne, syndicats ouvriers à la ville.La réforme de 1960, qui va doter le Québec de son premier véritable système d’enseignement, va rapatrier l’éducation dans les écoles.Les commissions scolaires et les cégeps auront leur secteur d’éducation aux adultes.La création, en 1966 de la Direction générale de l’éducation permanente (DGKP) — qui deviendra DGEA sept ans plus tard en changeant permanente par « aux adultes » — vient confirmer cette centralisation.On a du rattrapage à faire.Du rattrapage scolaire, académique.Dans cette montée enthousiaste vers l’instruction pour tous, l’éducation populaire et le développement communautaire ser.ont un peu laissés pour compte.Àu moment de la réforme de l’éducation, l’ICEA mène deux campagnes à la fois, celle du rattrapage scolaire et celle de la mise sur pied d’un corps d’agents communautaires.En obtenant gain de cause pour la première, ils ont abandonner la seconde.De populaire, l’éducation est devenue permanente.Un support à la mobilité professionnelle « Dès le moment où on est à l’école, affirme Roland Parenteau, il faut se pénétrer de l’idée qu’on va y revenir.Et pas seulement à cause de révolution technologique.Parce qu’on est incapable à 17 ou 18 ans, Photo Loulto Lemieux Roland Parenteau:« Les temps ont changé.Les groupes populaires font encore de l'éducation, mais ils n'ont plus b'esoin d'un organisme pour promouvoir l'éducation des adultes.» souvent plus tôt encore, de se choisir une carrière pour la vie.Les études démontrent que 45 % des étudiants universitaires ne terminent pas leur programme.Pas parce qu’ils abandonnent, parce qu’ils vont ailleurs.» Il serait donc en faveur d’un système où ce va-et-vient entre l’université et le monde du travail serait officialisé.Un baccalauréat de deux ans, quelques années au travail et retour obligatoire aux études.« Mais pour ça, reconnaît-il, faudrait que, et l’université et le monde du travail soient plus ouverts, acceptent de s’adapter.Quand les adultes reprenaient leur sixième année, on trouvait incon- Université w McGill 72e session: 26 juin au 6 août 1988 MAÎTRISE (avec ou sans thèse) Programme: • langue • littérature • civilisations française et québécoise Admission B.A., B.Péd., Bac.Spéc.ou l’équivalent Renseignements et brochure explicative: 398-7408-9 G.PASCAL, Directrice École française d’été Peterson Hall, 242 3460, rue McTavish Montréal, Qué.H3A1X9 cevable .qu’ils doivent apprendre le petit cathéchisme.Aujourd’hui on demande à des adultes qui veulent se recycler de refaire des cours de chimie du secondaire.C’est pas mieux ! » « L’éducation des adultes doit respecter la capacité d’évoluer de chacun, estime, pour sa part, Mme Joubert.Elle doit permettre à cha- cun d’aller chercher, au moment opportun, le complément de formation dont il a besoin pour poursuivre ses objectifs.Et pas seulement dans le but d’une carrière d’enseignement ou de recherche.Des gens ordinaires devraient pouvoir aller s’y outiller, réfléchir sur leur expérience, apprendre à fonctionner dans leur milieu ! » Et là aussi, le chemin à parcourir est encore long.Mais les deux sont d’accord sur une chose : l’éducation permanente c'est un concept, une façon de voir l’éducation des adultes, pas un mode d’organisation.Une façon qui doit permettre une adéquation constamment possible entre la demande et l’offre.Quant à l’éducation des adultes, c’est une question d’approche.« En éducation, on a trop tendance à se préoccuper de la station émettrice, sans se soucier de la station réceptrice.C’est une erreur », soutient M.Parenteau.En 1982, la Commission d’étude sur la formation des adultes ou commission Jean, faisait une série de recommandations au gouvernement pour consolider l’éducation des adultes et la rendre plus accessible, plus adaptée aux besoins de la clientèle : mesures organisationnelles, financières, pédagogiques .Mais de gouvernement en Français écrit 601-911-76 Normes et usages Louise Lu ri 11ère- Desswlniers La méthode d’apprentissage utilisée pour ce cours de français est une méthode individualisée et par objectifs.Français écrit 601-911-76 Sec.V.Cégep, adultes rSBN-2-7601-0356-0 — 529 p.21,45$ Montréal Toronto guenn 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada (514) 842-3481 31 janvier 1888 — 31 janvier 1988 p A Il y a cent ans, DON BOSCO, f tr?un saint éducateur, ami des jeunes, L jfc J achevait sa route en ce monde et entrait auprès de Dieu dans la plénitude de l'Amour.Les Salésiens de Don Bosco, 510 rue Québec, Sherbrooke, QC ÉDUQUER EN ÉVANGÉLISANT ÉVANGÉLISER EN ÉDUQUANT gouvernement, l’éducation des adultes ne semble jamais une priorité.« Tout le monde en parle, mais Eersonne n'agit, résume-t-il avec un rin d’amertume.On a fait du chemin, mais il ne faut pas oublier qu’il en reste encore beaucoup à faire.» Centre interculturel Monchanin 4917 st-urbaln, montréal H2T 2W1 IM.: (514) 288-7229 FORMATION INTERCULTURELLE DES ENSEIGNANTS/ANTES 1er cycle (15 hre») lévrier 1988: Problématique interculturelle et le système d'éducation 2lème cycle (15 hree) avril 1988: L'apprentissage expériementiel et le domaine de renseignement 3lème cycle (15 hre») mal-juin 1988: Développement de la compétence et pédagogie interculturelle DATE: Le» lundi» soirs de 19hOO à 22h00 INSCRIPTION: Frais: 100 S par cycle Date limite: 1er février 1988 Pour renseignements, appeler au 288-7229 «POUR ÊTRE CE DUE NOUS SOMMES ET DEVENIR TOUT CE QUEN0USS0MMES CAPABLES D’ÊTRE.» APPRENEZ QUELQUE CHOSE QUI DURERA TOUTE VOTRE VIE CHEZ *.*e
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