Le devoir, 6 février 1988, Cahier C
ame LE.CAHI ¦ Les Humeurs de Nathalie Petrowski prennent l’allure d’une visite mondaine d’un loft luxueux, un Loft Story.Page C-2 ¦ Carol Bergeron interview le pianiste Mare-André Hamelin.qui participe aux prochains Événements du Neuf.Page C-3 ¦ Le cinéaste Jean Chabot présente, à l’ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois, son nouveau film.Paul Cauchon l’a rencontré.Page C-5 ¦ Marcel Jean a vu le dernier Godard, Soigne ta droite, le film d’un joueur de tennis cinématographe.Page C-4 ¦ Francine Laurendeau a vu The Hansee Conference et La Passion Béatrice, et France Lafuste a vu Flagrant désir el Fucking Fernand Page C-5 Montréal, samedi 6 février 1988 BETTY GOODWIN ¦ Une grande exposition rentre au bercail Betty Goodwin dans son atelier «y CLAIRE GRAVEL APRÈS Toronto, Vancouver et New York, la grande exposition Betty Goodwin rentre au bercail.Du 11 février au 27 mars, les Montréalais vont pouvoir contempler — enfin — une oeuvre considérable, soit quatre-vingt-deux pièces, qui s’échelonnent de 1971 a 1987.Cette exposition d’envergure est le fruit du travail de la conservatrice de l’art contemporain du Musée des Beaux-Arts, Yolande Racine, une jeune femme au dynamisme grave, qui compte à son actif plusieurs belles réalisations.« Betty Goodwin, c’est la première exposition que j’ai décidé de faire quand je suis arrivée ici, souligne-t-elle.J’ai étudié la programmation des dix dernières années ; il y avait eu beaucoup de peinture, et je voulais présenter autre chose, ce qui m’a amenée à faire Avant-scène de l’imaginaire (avec les artistes Geneviève Cadieux, Sandra Meigs et Françoise Boulet en 1984), qui était de l’installation.» « J’avais suivi l’oeuvre de Betty depuis l’université, mais je ne la connaissais pas personnellement.Il y a eu des delais, l’exposition a été déplacée.Ça a pris un certain temps avant de familiariser.Tu n’arrives pas dans l’atelier d’un artiste pour tout foutre en l’air, vider ses tiroirs comme ça.Tu dois développer une relation avec l’artiste.J’avais une idée de l’exposition, mais j’en ai discuté avec elle.Pour moi, c’était important qu’elle soit d’accord avec ce que je faisais.Et puis, il faut qu’à chaque étape les decisions soient assumées de part et d’autre.C’est mon mode de fonctionnement.Je travaille avec des artistes vivants.» « À Montréal certaines pièces ne seront pas exposées; en fait, l’exposition diffère d'un lieu à l’autre ; c’est à cause des espaces et de la hauteur des plafonds qui variaient d’un endroit à l’autre.Etant donné la nature de l’oeuvre de Betty, où il y a le très lourd, le très léger, le très fragile, le très robuste, le petit, l’immense, il fallait que cela soit adapté aux espaces ou c’est présenté.Le choix des oeuvres a dû être déterminé de cette façon-là.Et puis, d’autre part, il y avait une question stratégique : je crois que le public de New York était beaucoup plus intéressé à voir ce qu’elle fait aujourd’hui que ce qu’elle faisait en 1971.» « Ce n’est pas à proprement parler une rétrospective.Ce n’était pas mon but.Je n’ai pas été chercher ses toutes premières oeuvres parce que je trouve que son travail a atteint la maturité à partir de 1969, quand elle a créé son image de veste.Elle le dit elle-même d’ailleurs que c’est à partir de ce moment-là qu’elle a trouvé ce qu’elle voulait faire.Auparavant, il y avait de petits formats, des natures mortes, des personnages, des scènes de rue.C'est une oeuvre qu’elle ne juge pas à la hauteur de ce qu’elle a voulu exprimer.» « La première étape a été d’inventorier son travail Cela m’a pris trois ans.Je l’ai fréquentée semaine après semaine pendant ces trois ans.Elle ne m’a pas beaucoup parlé de son oeuvre.Elle ne se livre pas d’emblée.Comme son oeuvre qui conserve toujours une certaine part de mystère, d’intrigue, quelque chose qui n’est pas absolument résolu en tant que lecture, qui reste toujours un peu en suspens.C’est une oeuvre qui transcende tous les discours.» Les essais d’interprétation de l’oeuvre de Betty Goodwin sont rares ; la figure du Nageur semble cacher davantage celle d’un noyé.Les corps nus et souffrants se rapprochent : on a même parlé d’érotisme morbide.«Ce sont des interprétations parmi d’autres, dit Yolande Racine.Au début, les gens trouvent l’oeuvre choquante et ont de la difficulté à transcender le propos.Et pourtant, c’est avec les Nageurs que le public a commencé à s’intéresser à son oeuvre.11 faut aller voir les formes, l’utilisation des couleurs, les effets de surface magnifiques.C’est très beau, d’une beauté qui justement s’oppose à cette image.Il y a cette tension-là qui est importante : tu as la beauté et tu as l’horreur.C’est une oeuvre qui ne laisse personne indifférent; el au-delà de mes espérances et de celles de Betty d’ailleurs, l’exposition a été très bien reçue, partout.» On aurait l’impression, parce que l’exposition consiste majoritairement en oeuvres sur papier, d’être devant des oeuvres mineures.Betty Goodwin, comme beaucoup de femmes artistes (je pense à Joyce Wie-land, à Françoise Sullivan, entre autres) opère une perversion des genres.« Elle invente son medium, dit Yolande Racine; ce ne sont pas vraiment des dessins; elle utilise de la peinture à l’huile en baton et une multitude de matériaux, et de l’huile pour rendre son papier transparent.Personne ne dessine comme Betty.» « Elle invente son support-même.Elle utilise le papier en poliptyque, en superpositions qui permettent des transparences, elle utilise le parallélisme des feuilles.Il y a beaucoup d’oeuvres que j’ai vues en cours de réalisation dans son atelier.C’est étonnant comment une partie d’une oeuvre peut devenir une partie d’une Voir page C-8 : Betty Goodwin Yolande Racine, conservatrice de l’art contemporain du Musée des Beaux-Arts Photo JooquM Qronltf WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊIÊÊÊÊÊKÊKBÊI Pierre Roy et la production privée : plus mandeur que receveur.RADIO-QUÉBEC Éducatif; oui, mais.populaire peut-être ?prendre à vivre avec cette réalité, et l’encadrer avec des règles très précises, qui sont aussi rigoureuses que pour les émissions internes ».?Les enfants de Passe-Partout « Nous préparons une nouvelle série pour enfants, l’équivalent de Passe-Partout mais pour les 6-9 ans.185 demi-heures dont la diffusion commence dans un an.Un projet de $ 10 ou 12 millions sur trois ans, avec lequel nous planifions aussi des produits dérives.La majeure partie de l’équipe d’À plein temps y travaille ».« Quant à Passe-Partout nous produirons une trentaine de nouveaux épisodes par année, qui seront graduellement intégrés à la série ».« À l’automne prochain, nous planifions également une nouvelle heure quotidienne en fin d’après-midi, une heure jeunesse.En fait, tout le secteur jeunesse prendra une importance grandissante à Radio-Québec ».?Les émissions pédagogiques en transformation « Les émissions pédagogiques dans la journée sont encore utiles et rendent service, en rejoignant des groupes-cibles.Mais nous négocions avec « Canal » une nouvelle façon de les gérer».« Canal » est un canal universitaire diffusé sur le câble et financé par les institutions d’enseignement, qui présente des cours et certaines émissions pédagogiques également dif- Volr page C-2 : Radio-Québec PAUL CAUCHON « Par ces expériences, j’amène à Radio-Québec une attitude particulière envers le privé : je suis plus demandeur que receveur », résume-t-il.Pierre Roy a esquissé pour nous quelques grandes orientations futures, tout en levant le voile sur cer- tains projets précis.?D’ici trois ans, 25 % de la programmation au secteur privé Pierre Roy est d’accord avec l’objectif défini par le ministre des Communications : accorder, d’ici 1990, 25 % de la programmation de Radio-Québec au secteur privé, soit $ 8,9 millions (au lieu des $ 4,9 millions actuels).« C’est une tendance irréversible.C’est certain qu’à l’interne la réaction est souvent très négative, mais nous sommes en train d’ap- PIERRE Roy, directeur de la programmation à Radio-Québec, veut fermement améliorer la programmation de cette société d'État.Parmi ses projets ; un développement majeur des émissions pour enfants (dont une nouvelle série de 185 épisodes pour les 6-9 ans); le développement des dramatiques; un magazine culturel en septembre prochain et un mini-magazine cinéma; une remise en question des émissions universitaires; la transformation de l’émission d’information Le Magazine en émission thématique, et la recherche de nouvelles sources de financement.Telles sont les grandes lignes d’une entrevue exclusive accordée au DEVOIR par le nouveau patron de la programmation de Radio-Qué-bec.Responsable du Centre de production de Télé-Capitale à Québec de 1982 à 1985, Pierre Roy était directeur général des Productions 24-30 avant de devenir directeur de la programmation de Radio-Québec en 1986.Auparavant, il avait été directeur de production pour le film de Forcier L’eau chaude, l’eau frette, et dans les années 1970 il avait fondé différentes compagnies de production, dont Momentum, compagnies qui ont réalisé des événements comme le Grand prix du Canada, des Téléthons, des émissions de variétés ou la programmation du Canal Enfants-Jeunesse sur le câble.Photo Jacqum Grenier "/S' 'lejr^r Angèle Dagenais à la direction des pages culturelles Mme Angèle Dagenais vient de se voir confier la responsabilité des pages culturelles du DEVOIR.Cette journaliste d’expérience dirige, depuis quelques jours, l’équipe qui assume la préparation des pages quotidiennes « Culture et société » et du « Cahier du samedi ».Elle prend la relève de M.Jean-V.Dufresne qui a demandé à revenir au reportage général.Mme Dagenais collabore directement au secteur culturel du DEVOIR depuis plusieurs années.Elle s’est intéressée, ces derniers temps, aux problèmes de politique culturelle et au développement des industries culturelles.Elle a signé des reportages, fouillés et intéressants, sur l’évolution des grands musées de Montréal et du Canada, en plus de suivre de près le sort réservé aux bibliothèques publics par les divers paliers de gouvernement.En marge de ses fonctions au DEVOIR, la nouvelle directrice des pages « culture et société » achève la rédaction d’un ouvrage sur les 25 ans de la Place des Arts qui devrait aller sous presse dans quelques semaines.Après des études classiques au Collège Marie de France, Mme Dagenais s’est spécialisée en sciences politiques à l’université McGill.En 1976, elle a joint la rédaction du DEVOIR ou elle a assumé diverses fonctions avant son affectation au secteur culturel.Sous la direction de Mme Dagenais, le module culturel au sein de la rédaction du DEVOIR continuera de suivre, au jour le jour, l’évolution de la vie artistique et culturelle dans la métropole, au Québec et au Canada.Une attention particulière sera également portée aux phénomènes de société qui permettent de mieux comprendre problèmes et interrogations de notre milieu.« Le Cahier du samedi », plus axé sur les manifestations artistiques et les grands événements de la vie culturelle, jouera aussi son rôle de complément hebdomadaire aux pages quotidiennes.Reportages, interviews, critiques ou recensions : tous les genres sont mis à contribution pour refléter, interpréter et évaluer les manifestations qui ponctuent la vie du monde des arts au sens le plus large de cette expression.Toute une équipe de permanents et de collaborateurs extérieurs permettent au DEVOIR de présenter à ses lecteurs une information artistique et culturelle de toute première qualité.Voici la composition de cette équipe: Journalistes permanents: Robert Lévesque, Jean Royer, Paul Cauchon, Marc Morin et Laurent Soumis ( En congé : Nathalie Pé-trowski ).Collaborateurs réguliers: Marcel Jean et Francine Laurendeau ( cinéma ) ; Carol Bergeron ( musique ); Pierre Beauregard ( disques CD ); Mathieu Albert ( danse ); Alain Pontaut ( théâtre ); Claire Gravel ( arts visuels ); Jean-Claude Marsan ( urbanisme et aménagement ); Gilles Archambault ;Jean-François Doré; Serge Truffaut (jazz).D’autres collaborateurs devraient s’ajouter à cette liste au cours des prochaines semaines.À la nouvelle directrice du module culturel et à toute son équipe, nos meilleurs voeux de plein succès.À nos lecteurs, des heures en-richisantes à parcourir nos pages culturelles et le « Cahier du samedi ».PAUL-ANDRÉ COMEAU » C-2 ¦ Le Devoir, samedi 6 février 1988 [ E».AH amedi Loft Story Nathalie PETROWSKI ?Humeurs L’INVITATION proposait rien de moins qu’un « nouvel art de vivre »> en plein coeur d’un « quartier en devenir ».J’y ai immédiatement vu l’occasion de faire un voyage pas cher et de me retrouver, sans quitter Montréal, en plein coeur de Soho, à vivre pendant deux heures mon fantasme d’artiste dans un loft d’inspiration newyorkaise.Je me suis pointée à 6 heures du soir au coin de Saint-Laurent et Mont-Royal, à moins vingt sous le soleil artificiel d’un spot qui balayait les fenêtres d’un immense building en devenir.Un travailleur de la construction affublé d’un casque blanc m’a ouvert la porte, non pas du paradis, mais de « l’endroit le plus avant-gardiste de Montréal » : Le LOFT.D'une main autoritaire, il m’a fait traverser une sorte de couloir en chantier avant de me conduire vers une cage d’ascenseur à ciel ouvert, où un deuxième travailleur de la construction, deux fois plus gros que le premier, a pris en charge ma destinée.La porte s’est refermée sur ma claustrophobie tandis que filaient les tuyaux et les couches de béton concassé qui me rappelaient les cauchemars de ma dernière rénovation.Au sixième étage, l’alarme a retenti pour annoncer notre arrivée.De la musique fusait sur l’étage.Je l’ai suivie comme une aveugle suit son chien et me suis retrouvée au coeur de l'avant-garde immobilière montréalaise dans ce qu’il est convenu d’appeler « le loft-témoin ».soit deux mille pieds carrés d’espace ouvert, avec le bain en plein milieu du salon et le salon en plein milieu de la chambre à coucher.Le loft, ai-je cru comprendre, est un endroit pour gens à l’esprit ouvert.Le jet-set municipal était là, au grand complet, avec en primeur quelques transfuges du jet-set parisien, à savoir le cinéaste Bertrand Tavernier et sa nouvelle star, baptisée la « sainte » à cause de son air angélique et de ses bottines noires signés Bernadette Soubirous.La star, ai-je cru comprendre, aurait bien aimé se cacher dans un quelconque recoin sauf que le loft et ses quelques arpents de béton sans murs et sans contraintes, ne le permettait pas.J’ai demandé à rencontrer le promoteur du projet.Il s’appelait (leorges.Un homme étonnement jeune.Je lui aurais donné à peine 30 ans.Il flottait dans un costume étonnement frippé.Il avait l’air ouvert comme ses lofts.Ouvert et pas le moindrement carnassier.J’ai failli lui demander « c’est quoi ton signe ?», mais je ne voulais pas être trop indiscrète, si bien que je me suis contenté de lui demander : c’est quoi l’idée ?« L’idée, a répondu Georges, c’est de moduler son propre espace, de devenir en quelque sorte l’architecte de son environnement.Nous proposons l’espace et la lumière, c’est-à-dire la vie, la vraie, celle qu’on organise au gré de sa fantaisie, de ses besoins ».Que pouvais-je ajouter ?On venait en deux temps trois mouvements de me proposer au coin d’une table en marbre, rien de moins que la VIE! Timidement, j’ai demandé : « est-ce que ça coûte cher ?» Georges a pris un air de plus en plus nonchalant.« Environ $90 le pied carré ».J’ai fait un rapide calcul dans ma tête.$90 multiplié par 1,000, multiplié par le coût du bain tourbillon, car un loft ne vient pas sans bain tourbillon, pas plus qu’il ne vient sans système de son haute-gamme, sans télé géante et sans une bonne douzaine de lampes allogènes.J’allais oublier les oeuvres d’art.Un must! On ne vit pas dans un loft sans s’entourer de deux ou trois tableaux que l’on a payés très cher sur le marché de l’art, à moins évidemment que l’on soit peintre soi-même, ce qui simplifie la vie et permet de meubler son loft, sinon de le payer.Georges entendait ma calculatrice interne crépiter.Pour me rassurer, il m’a dit : « écoutez si vous étiez à Soho, ça vous coûterait trois fois le prix, en dollars US en plus.Les consultants newyorkais qui sont venus nous conseiller, n’en reviennent pas.C’est vraiment pas cher et je suis convaincu que ça va marcher! » Une fois de plus je ne savais pas quoi ajouter, si bien que j’ai abandonné Georges pour essayer de réfléchir en paix a ce nou- vel art de vivre sans contraintes et avec tout l’espace que j’ai toujours souhaité sans jamais oser le demander.J’ai traversé le salon qui traversait la chambre à coucher en contournant le bain tourbillon qui ressemblait à une piscine avant de me réfugier dans la salle de bains qui ressemblait à une gare et qui menait directement à la garde-robe qui aurait pu contenir les 2,000 paires de souliers d’Imelda Marcos.Il y avait tellement d’espace ouvert autour de moi que je me suis sentie devenir agoraphobe.J’ai essayé de me raisonner en me répétant le célèbre mantra : quand on est né pour un petit espace.mais peine perdue, j’avais une envie folle, au milieu de tout cet espace qui filait à perte de vue, de rencontrer un mur, sinon de lui foncer dedans.« N’est-ce pas merveilleux, m’a lancé une des invités, tout cet espace et pas un seul mur, ma chère! » Je l’ai regardée d’un air contrit.Elle a poursuivi : « Moi je ne supporte plus les murs.J’ai besoin d’espace pour vivre, pour respirer.Ici c’est l’endroit rêvé pour créer son espace personnel ».J’ai failli lui répondre : « personnellement, mon espace et moi, on fait chambre à part », mais je ne voulais pas être impolie si bien que j’ai fait semblant de partager son enthousiasme avant de me diriger vers « la superbe fenestration qui permet de jouir d’un très grand ensoleillement ainsi que d’une vue panoramique autant à l’est qu’à l’ouest ».J’ai regardé l’horizon plein de promesses puis j’ai regardé en bas, histoire de revenir sur terre.La rue Saint-Laurent était sale, jonchée de papiers gelés et peuplée d’immigrantes qui faisaient des courses de dernière minute et vivaient une vie pleine de contraintes avant de rentrer dans leur 2 par 4 encombré, sans superbe fenestration, sans vue panoramique, avec des peintures de velours sur les murs et des anges en plâtre sur la table à café.J’ai essayé de leur faire signe en cognant contre les fenêtres mais elles étaient insonorisées.Alors je me suis retournée et je me suis subitement vue dans mon superbe et spacieux loft, à vivre une vie sans contraintes et sans murs, et à jouir pleinement de ma liberté en me demandant à chaque minute, quoi faire avec.C’est à ce moment-là, je crois, que j’ai décidé de quitter Soho-Montréal, ses grands espaces vides et ses chics invités.Dehors sur la rue Saint-Laurent, un vent glacial givrait les trottoirs.Il faisait froid, il faisait nuit, ça sentait le monoxyde de carbone à plein nez, mais pour la première fois de la soirée, je respirais.?Radio-Québec fusées à Radio-Québec.« Canal veut prendre de plus en plus de place parce qu’il a de plus en plus de partenaires et de contenus.On souhaiterait qu’il existe un lien plus structurel avec « Canal », qui fourrait être un genre de Radio-Qué-ec numéro 2.Les négociations sont ardues, mais j’ai confiance qu’elle puisse donner de bons résultats.?Une alternative au sport et aux preachers ! « Il existe un créneau inexploité la fin de semaine dans la joumee.Le dimanche après-midi notre part de marché est maintenant de 9 %, soit 3 % de plus que notre moyenne générale.Notre stratégie horaire a toujours été complémentaire par rapport aux autres, mais je crois que cette complémentarité pourrait maintenant s'exprimer ailleurs qu’aux heures de grande écoute.Car jusqu’à maintenant Radio-Québec était essentiellement une télévision de prime time, alors qu’on ne présentait pas grand chose avant 18 h et pendant les fins de semaine ».« J’aimerais créer des productions originales et augmenter la production pour ces heures « autres ».Le dimanche matin, par exemple, il y a beaucoup de monde à la maison qui apprécieraient autre chose que la lutte ou les preachers »! ¦A Émissions actuelles : quelques cas difficiles « Il n’existait pas de tradition ici pour la production d'un quizz.Cinq pour un est un quizz exigeant, qui comporte différents niveaux de difficulté.Et c’est un véhicule pour promouvoir la langue française, ne l’oublions pas.On va raffiner la formule, la simplifier, et je suis certain que l’année prochaine on rejoindra un bon auditoire».« En ce qui concerne Le Magazine, le fait d’avoir un mandat régional devrait être être un actif plutôt qu’un passf.Mais ça peut-être été mal compris ou mal utilisé.Le magazine ne nous satisfaisait pas et changera de formule dès le mois de mars.L’émission deviendra thématique, et utilisera les équipes régionales au service d’un meme thème exploré à la grandeur du Québec ».« Quant à La soirée de l'impro, c'est avec elle que Radio-Québec a perdu le plus d’auditoire cette année.Mais on a subi une concurrence énorme des autres réseaux, qui ont tous bâti leur programmation du dimanche soir autour de la notion d’événement spécial.?Émissions futures : arts et culture, cinéma, dramatiques « L’émission sur les arts et spectacles, prévue il y a un an, prendra l’affiche en septembre prochain, à raison d’une demi-heure par semaine.L’émission sera consacrée aux arts d’interprétation et à la littérature.Le cinéma, lui, on le traitera ailleurs.On a toujours fait des encadrements pour la présentation de films de qualité, on pense maintenant faire un mini-magazine qui élargira la présentation du film.« Mais les développements intéressants à Radio-Québec devraient vraiment être dans le domaine des fictions et dramatiques.Pas question de téléroman, mais plutôt des dramatiques bien écrites, et à caractère social.C’est un type de programmation qu’on favorisera à l’interne plutôt qu’à l’extérieur.?Financement et commandite : de nouvelles solutions à trouver Radio-Québec a innové cette année en présentant une émission.L’indice, financée par la Banque Nationale.« C’est une voie beaucoup plus importante pour nous que la vente de temps commercial.Car nous demeurons toujours limité à six minutes de commerciaux à l’heure, incluant nos auto-promotion.Il faut donc explorer les possibilités de partenariat avec des commanditaires».« La souscription publique (téléthon sur le modèle de PBS) demeure une hypothèse de travail, sans plus.Moi je ne suis pas certain de son succès.Il s’agit d’un mécanisme fastidieux, où il faut investir beaucoup de ens et de moyens pour soulever enthousiasme du public tous les ans ».« Il existe d’autres possibilités.Dans le cas de Passe-Partout, par exemple, on peut capitaliser sur le phénomène.On peut créer une fondation Passe-Partout qui peut servir de porte-drapeau pour développer une programmation pour enfants encore plus sophistiquée.On peut développer aussi les produits dérivés.Les profits des objets de Passe-Partout sont réinjectés dans les productions des autres épisodes, et c’est un mécanisme qui génère plus d’un million de dollars net comme ré-investissement ».?Le marché de la télévision en général « Quand je suis entré ici il était très clair que j’acceptais le mandat éducatif de Radio-Québec.Quand je dis qu’on veut faire une programmation plus populaire, je dis qu’elle doit être accessible à un plus large public.C’est plus une question de forme que de fond».« De toute façon, les cotes d’écoute c’est relatif.Le vendredi soir on va chercher souvent 20 % de part de marché, mais ça ne parait pas sur la moyenne.J’aimerais mieux augmenter notre moyenne hebdomadaire.Mais nous ne sommes pas sur le même terrain que l’adversaire.Nous n’avons ni les mêmes armes, ni les mêmes objectifs ».« Avec les nouveaux canaux spécialisés, la fragmentation du marché devient vraiment excessive.C’est bien beau de vouloir contrer les produits anglophones, mais on peut se demander comment tout le monde vivra.On voit ce qui se passe avec Quatre Saisons : les cotes d’écoute de tout le monde baissent.La percée de Quatre Saisons est intéressante, mais pas assez pour leur faire faire beaucoup d’argent, et assez pour en faire perdre aux autres.On est seulement cinq millions d’auditeurs.» Radio-Musique 1 Radio-Culture ÉÉ Radio-Canada 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio-Canada SAMEDI 6 FÉVRIER 1988 12h00 LES JEUNES ARTISTES Guy Lévesque, perc Suite pour timbales (Huston).«Monographe IV» pour marimba (Gibson), «Inspiration diabolique.(Tagawa) 12h30 RÉCITAL D’ORGUE Jacquelin Rochette, orgue Casavant.église Notre-Dame-de-Lourdes, Verdun «Prélude pour une messe pontificale.(Hure); «Thème varié.(Ropartz), .Noel parisien.(Quel); Sonate no 3 (Guilmant) 13h00 DES MUSIQUES EN MEMOIRE «La musique ukrainienne.Inv Claudette Ber-thiaume-Zawada et Victor Mishalow.joueur de bandoura, instrument national ukrainien Amm Elizabeth Gagnon 14h00 L'OPERA DU METROPOLITAN «Luisa Miller.(Verdi) Apnle Millo.Livia Bu-dai.Ermanno Mauro, Sherrill Milnes.Paul Plishka, choeur et orchestre, dir.Nello Santi Amm Janine Paquet et Jean Deschamps 18h00 MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolet 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Amm Janine Paquet 21h00 ORCHESTRES AMERICAINS Choeur et Orchestre de San Francisco, dir Christopher Hogwood, Antony Pay, clar , Judith Nelson, sop ; Carolyn Watkmson.mezzo.Jeltrey Thomas, t ; David Thomas, bar : Concerto pour clarinette.K 622 et -Requiem., K.626 (Mozart) Amm, Jean Deschamps 23h00 JAZZ SUR LE VIF Festival international de |azz de l'U.E R -Kristianstad, Suède En vedette Denny Christianson Big Band (Canada) Anim Michel Benoit DIMANCHE 7 FÉVRIER 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l'aube Amm Monique Leblanc 5h55 MÉDITATION «L'Esprit d'enlance.(Michel Quoist).6h00 LA GRANDE FUGUE Amm.Catherine Perrin.9hOO MUSIQUE SACRÉE «Mater ora Filium., «I Sing of a Maiden.(Bak); Cantate, BWV 157 (J S Bach); «Alléluia.et «Stella Serena.(Ecole Notre-Dame de Paris).Amm Gilles Dupuis 10h00 POUR LE CLAVIER Concert enregistré le 15 août 1987 au Festival international de piano de La Roque d'Anthé-ron Sonates, op 2 no 3 et op 109 (Beethoven), Sonates.K 20 et K 381 (Scarlatti) Maria Tipo Amm Jean Deschamps 11hOO SUITE CANADIENNE «Lagu Delem., Concerto pour piano et octuor à vent, «Four Piano Sketches*, op 1.Nocturne et «Tabuh-Tabuhan.(Colin McPhee) Amm André Hébert 12h00 HEBDO-MUSIQUE Magazine musical national et international Anim Françoise Davoine et Georges Nicholson 13h00 CONCERT DIMANCHE Pro Musica Antiqua 1987 Elizabeth Perry, vl., Ingo Goritzki, htb ; Deutsche Kammeraka-demie Neuss, Johannes Goritzki, chef et vc.Symphonie, op 3 no 1 (J C Bach), Concerto en mi bém pour hautbois et Concerto en la pour violoncelle (C P E Bach); Symphonie concertante en la pour violon et violoncelle (J C Bach) Anim.Jean Deschamps 14h30 LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Inv.Marcelle Martin-Graton.organiste.Int Georges Nicholson 15h30 EN CONCERT Concert enregistré le 14 juillet 1987 à Québec Sophie Rolland, vc Suite no 3, BWV 1009 (J S Bach); Sonate, op 25 (Hindemith) -Concert enregistré le 19 juin 1987 à Québec, Trio Rembrandt avec la participation de Te- rence Helmer, alto Trio pour violon, violoncelle et piano en do (Haydn); Trio pour violon, violoncelle et alto en si bém (Schubert) 16h30 LES GRANDES RELIGIONS «La Voie du milieu ou le bouddhisme.(19e) L'Éveil Inv Albert Low, directeur du Montreal Zen Center; Robert Linssen, écrivain et conférencier, Étienne Zeissler, responsable du Do|0 Zen de Paris Anim Yvon Leblanc.17h00 TRIBUNE DE L'ORGUE «L'orgue, instrument de culte ou de concert.(Ire de 4) Amm Michel Keable 18h00 MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolet 19h30 JEU D'IMPROVISATION MUSICALE (J.I.M.) 1 re de 7 En direct du Spectrum de Montréal Les Rouges vs les Blancs.L'équipe des Rouges est composée de Lorraine Desmarais (capitaine et claviers); Martin Daviault(sax et synth); Michel Donato (cb , b électrique et clavier); Paul Picard (perc.); Mario Parent (entraîneur) L'équipe des Blancs, composée de Vincent Dion ne (capitaine et perc ); Martin Perron (claviers).Claude Simard (cb.); Jean-Pierre Zanella (sax et II ); Bernard Buisson (entraîneur) Maître de cérémonie Robert Gagnon.Organiste officiel: James Gelfand Arbitre en chef: Walter Boudreau.Assistants-arbitres: Odile Magnan et Catherine Perrin Analyste Alain Brunet Reporter en salle Carole Vallières Commentateur Mario Masson Amm.Sylvie l'Écuyer 22h00 COMMUNAUTÉ DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • «L'Autre parallèle: les chemins de l'ombre.(10e de 12) René Guidon et la Tradition - un itinéraire dans l'univers de la sorcellerie Inv Jean Robin Prod RTBF 23h00 JAZZ SUR LE VIF Festival international de |azz de l'U.E.R - Kristianstad.Suède En vedette: Dejan Pecenko Trio (Yougoslavie).Bentje Braam (Pays-Bas) Amm Michel Benoit.LUNDI 8 FÉVRIER 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.Une invitation à risquer l'aventure d'une nuit en musique Amm Myra Créé 5h55 MÉDITATION «Marie, mère de Jésus.(Michel Quoist).6h00 LES NOTES INÉGALES Amm Francine Moreau 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale Amm.Françoise Davoine et Georges Nicholson 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Création de Boris Godounov de Moussorgsky Allegro pour quatuor à cordes (Rimsky-Kor-sakov); extr «Les Saisons.(Tchaikovsky), extr «Tableaux d'une exposition.(Mous-sorgsky/Tomita); extr.«Boris Godounov.(Moussorgsky) Amm Renée Larochelle 11h00 MUSIQUE DE CHAMBRE Amm.Michel Keable 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54 12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON Tel un champagne frémissant entre vos lèvres, laissez dans votre oreille couler cette chanson Que son charme éphémère jette une note brève, douce comme le vin servi par l'é-chanson Amm André Vigeant 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Récital avec le Quatuor Juilliard présenté dans le cadre du «Festival olympique des arts, à Calgary Quatuor,op 33 no 1 (Haydn).Quatuor no 1 .De ma vie» (Smetana); Quatuor, op 127 (Beethoven) Anim Carole Trahan 16h00 FICTIONS» Magazine de littérature étrangère Trois ouvrages de fiction, parus en français, sont commentés en table ronde Bref aperçu de l'actu- alité: prix, revues, magazines, etc.Chroniqueurs: Stéphane Lépine, Louis Caron et Suzanne Robert Anim.Réjane Bougé.16h30 DOCUMENTS» «Petite histoire du blues» (6e de 13).Le blues de Memphis (Sleepy John Estes, Memphis Jug Band, Memphis Minnie, Fury Lewis) Anim.Gilles Archambault.17h00 LATITUDES» «L’Australie, l'éveil d'une nation» (6e de 12) La vie culturelle Inv Roch Carrier, écrivain; Anthony Layton, étudiant australien; Jennie Horvath.ieune travailleuse australienne Rech.Élie Fallu Int.et anim.Claudette Lambert 17h30 EN CONCERT En direct du Palais Montcalm de Québec Quatuor de saxophones Rémi Ménard composé de Stéphane Villeneuve.Margaret Stel-lick, André Garneau et Rémi Ménard, avec la participation de Danielle Turgeon, p : Sonates.K 427.474 et 519 (D Scarlatti/Larocque); extr Sonate pour orgue, BWV 526 (J S Bach/Londeix); «Beau soir» (Debussy/Hou-lik), «Largo» (Chopm/Houlik); Trois Romances (Schumann/Ménard); «Pavane pour une infante défunte» (Ravel/Bettoney); extr «L'Opéra de quat'sous» (Weill/Harle).Anim.Marie Savane Entrée libre.Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00 et 17h20 au Palais Montcalm, situé à la Place d'Youville à Québec 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival de Bregenz 1987 Quatuor Artis: Peter Schuhmayer, Johannes Meissl, vis; Herbert Keter, alto; Othmar Muller, vc.Trois Fugues tirées des Concertos grossos.op.6 (Handel/ Beethoven), Quatuor en si bém , K.589 (Mozart); Quatuor no 2 (Zemlinsky).Anim.Danielle Charbonneau 21h30 THÉÂTRE DU LUNDI • 1 re partie magazine d'actualité culturelle Amm Michel Vais 2e partie: «Cette femme n'a aucune importance, de Jean-Marie Lelièvre Distr Luc Durand, Gisèle Schmidt et Patricia Nolin 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Count Basie.Doug Raney.Bill Evans, Zoot Sims, Tix Tiziana Ghiglioni.The Clarinet Summit Amm Gilles Archambault MARDI 9 FÉVRIER 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION «Le Billet de cent dollars.(Michel Quoist) 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire de la mort de Marie Stuart Pièces pour virginal (Gibbons); .Cantiones Sa-crae» (Byrd); Symphonie no 3 «Écossaise» (Mendelssohn); Pièces pour luth (Dowland).extr «Canti di prigiona» (Dallapiccola); «Scottish Ballad, pour deux pianos (Britten); extr «Maria Stuarda.(Donizetti) Amm Renée Larochelle 11h00 MUSIQUE DE CHAMBRE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de remission diffusée à 7h54 12h 10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Concert présenté dans le cadre du «Festival olympique des arts, avec l'Orchestre symphonique d'Eomonton, dir Uri Mayer «Overture To A Fairy Tale.(Morawetz); «Ainsi parlait Zarathoustra» (R Strauss); «Eielshazzar's Feast» (Walton) Amm Carole Trahan.16h00 MAGAZINE INTERNATIONAL DES ARTS DE LA C.R.P.L.F.• Tableau de l'actualité artistique en France, en Belgique et en Suisse Amm Rachel Verdon 16h30 PRÉSENCE DE L'ART • ire partie reflet de l'actualité dans des domaines aussi divers que la peinture et la performance - 2e partie entrevues avec des artis- tes.théoriciens, historiens de l'art.Anim.Gilles Daigneault, Rober Racine.Ent.à Paris: René Viau 17h30 EN CONCERT En direct de la salle Tudor du magasin Ogilvy à Montréal.Trio+ composé de Nicolas Desjardins, clar.; Thérèse Motard, vc.; Louise-Andrée Baril, p.: Trio, op 274 (Reinecke); Trois Préludes (Gershwin); Trio (Archiduc Rodolphe d'Autriche).Amm André Hébert.Entrée libre Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00 et 17h20 à la salle Tudor, située au 1307, rue Ste-Catherine Ouest - 5e étage.18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival d'Été carinthien 1987.Christa Ludwig, mezzo, Erik Werba, p : extr.«Chants bibliques» (Dvorak); «Geheimnis», «Im Abendrot», «Auf der Donau» et «Sehnsucht» (Schubert); «Der Genesene an die Hoffnung», «Denkes.o Seele», «Muhvoll komm'ich und beladen» et «Morgenstimmung» (Wolf); «Des heiligen An-tonius von Padua Fischpredigt», «Ich bin der Welt abhanden gekommen» et «Um Mitter-nacht» (Mahler).Anim.Danielle Charbonneau 21 h30 EN TOUTES LETTRES • Magazine consacré à la littérature de chez nous Chroniqueurs: Jérôme Daviault (essais); Jean-François Chassay (fiction).Anim Marie-Claire Girard.- «Toile blanche» de Jacques Folch-Ribas.Lect.Vincent Davy 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Bill Evans, Art Farmer, Count Basie, Red Norvo, Mal Waldron, Art Blakey Anim Gilles Archambault.MERCREDI 10 FÉVRIER 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION «Le Crâne chauve» (Michel Quoist).6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach: tour d'horizon des anniversaires de la journée.Le poète et dramaturge allemand Berthold Brecht: «Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny» (Weill); une soirée de quatuors chez Mozart : Quatuor en la.K 464 (Mozart), l'écrivain russe Boris Pasternak «Sonate-fantaisie» en sol dièse min (Scriabine); la création des «Contes d'Hoffmann» (Offenbach); la création des «Fontaines de Rome» (Respighi).Anim.Renée Larochelle 11 hOO MUSIQUE DE CHAMBRE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54 12h 10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Les Feux de la rampe Anim Carole Trahan 16h00 LITTÉRATURES PARALLÈLES • Magazine littéraire Table ronde réunissant entre autres chroniqueurs: Michel Lord (science-fiction/ fantastique); Jean-Marie Poupart (policier/espionnage) et Jacques Samson (bande dessinée).Anim André Carpentier 16h30 SYSTÈMES D'ENSEIGNEMENT AU CANADA• 10e de 18 «Le Collégial».Inv Maurice La-pointe.directeur exécutif du comité de planification du conseil francophone dans Ottawa-Carleton; Georges Hélai, professeur de philosophie à l'Université de Montréal Rech et int Christine Bordeleau Anim Gustave Héon 17hOO LES PROGRES DE LA BIOLOGIE ET DE LA MÉDECINE • Prod Radio France 17h30 EN CONCERT Concert enregistré le 19 janvier 1988 au Musée du Saguenay à Chicoutimi.Ensemble Sonos composé de Helmut Lipsky, vl ; Leslie Snider.vc ; Michel Kozlovsky, p : Trio (Ravel); Trio, op 8 (Chopin) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Orchestre philharmonique de Berlin, dir.Lorin Maazel: «Métamorphoses» pour cordes et «Sintonia domestica.(R Strauss).Anim.Danielle Charbonneau 21h30 LE JARDIN SECRET • Voyage aux sources de là création.Inv.Jacques Godbout.Anim, Gilles Archambault.22h00 LITTÉRATURES • «L'Empire des lettres» (5e de 10).Introduction à la littérature chinoise classique.22h30 GOURMANDISES» 15e de 18.«Littérature et gastronomie».Inv.Robert Courtine Rech.Isabelle Leduc.Texte et int René Viau.Lect Jean Perreault.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Bobby Hackett, Kai Winding/J.J.Johnson, Sarah Vaughan, Clark Terry, Django Reinhardt / Eddie South / Stéphane Grappelli, Jackie McLean.Philly Joe Jones, Dan Barrett.Bruce Forman.Anim.Gilles Archambault.JEUD111 FÉVRIER 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION «L'Action de grâce» (Michel Quoist).6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach.Le pianiste autrichien Rudolph Buchbinder: Bagatelles, op.33 (Beethoven), l'inventeur américain Thomas Edison: extr «Israël en Égypte» (Handel); la création de la 9e Symphonie (Bruckner); la fête nationale du Japon Anim Renée Larochelle 11h00 MUSIQUE DE CHAMBRE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54.12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Les 5 clés de sol: des disques ou des oeuvres dans leur version intégrale qui auront mérité la plus haute cote à l'émission Chronique du disque Anim Carole Trahan 16h00 LES IDÉES A L'ESSAI • François Ricard s'entretient avec Andrée Fortin au sujet de son livre «Histoires de familles et de réseaux», (Éditions Saint-Martin.) 16h30 L'ÉPOPÉE DE LA FRANCE LIBRE • 3e de 10.Les grands événements qui se sont produits depuis l'appel mémorable du général de Gaulle, le 18 juin 1940, à la Libération.Prod Radio France 17h30 EN CONCERT En direct de la salle Tudor du magasin Ogilvy à Montréal «Et si le vent tournait?» avec Lise Daoust, fl.; Marjorie Tanaka, p : Grand Solo pour flûte et piano, op 74 (Tulou); Adagio (Y Daoust); «Kassouga.(Shinohara); «Ici, ailleurs.la lumière» (Frenette); «L'Oiseau blessé» - création - (Gougeon).Anim.André Hébert Entrée libre Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00 et 17h20 à la salle Tudor, située au 1307, rue Ste-Catherine Ouest - 5e étage 18h30 L’AIR DU SOIR Anim Danielle Charbonneau 20h00 ORCHESTRES CANADIENS Orchestre symphonique de Montréal, dir Charles Dutoit; Sophia Larson, sop ; William Lewis, t, John Cheek, bar ; Chorale d'enfants de l'école FACE.Choeurs de l'OSM, dir.Iwan Edwards «Psalmus Hungaricus» (Kodaly).• War Requiem» (Britten).22h00 LIBRE ÉCHANGE • De Bruxelles.Pierre Olivier s'entretient avec Alphonso Matera sur les barrières tarifaires 22h30 CONNAISSANCE D'AUJOURD'HUI • 6e de 13.«De l’homme de nature à l'homme de raison».La Parole et la raison (1re de 2).Inv le professeur Jean-Pierre Vernant, du Collège de France.Int.Janine Delaunay 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Charles Mingus, Max Roach, Sun Ra, Toots Thielemans.René Thomas.Anim.Gilles Archambault VENDREDI 12 FÉVRIER 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5hS5 MÉDITATION «La Parole» (Michel Quoist).6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire de l'écrivain belge Georges Simenon.Anim.Renée Larochelle HhOO MUSIQUE DE CHAMBRE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54.12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE En octobre dernier, Colette Mersy rencontrait Jacques Drillon, critique musical au Nouvel Observateur à propos des transcriptions des 9 symphonies de Beethoven que Liszt a réalisées 16hOO AU CINÉMA» Le magazine complet de l'actualité cinématographique animé par Gaétan Lemay en compagnie du critique Richard Gay 16h30 LE SENTIMENT D'APPARTENANCE • 10e de 13 Chaque semaine, des invités nous décrivent le sentiment d'appartenance qu’évoque pour eux, la région du Saguenay-Lac-St-Jean «C'est ici que je veux mourir!» Inv.Bernard Arcand, Joanne Boivin, Aurélien Gill, Daniel Simard, Arthur Lamothe.Jean-Noel Tremblay et Jacques Bachand.Anim.Robert Morency.17hOO L'ART ET LA PLUME • 6e de 8 «La critique dramatique».Inv.Thierry Maulnier.de l'Académie française.Anim.Charles Temerson.17h30 LES JEUNES ARTISTES Marie Laçasse, vl ; Elizabeth Miquel, p.: Grave dans le style Friedemann Bach (Kreisler); extr.Partita en mi no 3 (J.S.Bach); Sonate «Il trillo del diavolo» (Tartini).- Patrice Arsenault, clar ; Lysette Brière.p.: Cinq Bagatelles (Finzi); Sonate (Hindemith).18h30 L'AIR DU SOIR Anim.Danielle Charbonneau.20h00 LES GRANDS CONCERTS Concert enregistré à Moncton le 17 novembre 1987 Dominique Morel et Douglas Nemish.pianistes-duettistes: Fantaisie en fa min , op 103 (Schubert); Sonate en ré, K.448 (Mozart); «La Valse» (Ravel); «Ronde villageoise» (C Pépin); «Ma Mère l'Oye» (Ravel); Suite, op 17 (Rachmaninov).Anim.Gérard Letourneau 22hOO TRAJETS ET RECHERCHES • Richard Salesses s'entretient avec Jeanne Pager.scientifique 22h30 SECONDE DIFFUSION • «Les Âges de la critique» (5e de 25).Rech.et int.Gilles Daigneault et René Viau 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Hampton Hawes et Mal Waldron Anim Gilles Archambault.SAMED113 FÉVRIER 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT Anim.Monique Leblanc 5hS5 MÉDITATION «L'Amour» (Michel Quoist).6h00 LA GRANDE FUGUE Amm Catherine Perrin.10h00 CHRONIQUE DU DISQUE Inv Maryvonne Kendergi, musicienne et musicologue, Georges Nicholson, communicateur.Anim Michel Keable • ÉMISSION CULTURELLE CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAF-FM 98,3 Moncton CBOF-FM 102,5 Ottawa-Hull CBF-FM 100,7 Montréal CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 104,3 Trois-Rivières •«C H •îÿf' V Le Devoir, samedi 6 février 1988 ¦ C-3 amedi MARC-ANDRÉ HAMELIN « Avant tout, la musique qui me parle » CAROL BERGERON On en dit énormément de bien, et s’il faut en croire la critique internationale, la réputation que se taille le pianiste Marc-André Hamelin n’est absolument pas surfaite.Le 13 janvier, la critique et le public newyorkais accueillaient chaleureusement son premier récital au prestigieux Carnegie Hall.Juste avant Noël, à l’invitation de Charles Dutoit, il accompagnait l’Ochestre Symphonique de Montréal dans sa tournée européenne, soliste dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov.Parti de Montréal en 1980, pour parfaire ses études pianistiques à Philadelphie, ce jeune pianiste québécois est sorti de l’anonymat cinq • ans plus tard en remportant le premier prix du Carnegie Hall International American Music Competition.Ce prix, d’une valeur de ?75.000 dollars US, lui donnait des engagements avec une dizaine d’orchestres américains, de nombreux récitals (dont celui du 13 janvier) et un enregistrement che?/ l’éditeur New World Records qui sort le mois prochain.Sans doute parce que sa carrière se déroule surtout aux États-Unis, Marc-André Hamelin a élu domicile à Philadelphie.« S’y loger ne coûte pas trop cher et c’est à côté de New-York».Ce n’est pas, non plus, très loin de Montréal.Le 28 janvier, il redonnait, au Pollack Hall, son programme du Carnegie Hall.Des oeuvres de Ives (la Concord sonata), de Haydn et de Liszt lui valurent une ovation.Mardi, il revient pour la quatrième fois aux Evénements du Neuf.Cette fois-ci, au Redpath Hall, il interprétera deux oeuvres du répertoire américain contemporain : Battle piece de Stefan Wolpe, composée pendant la guerre 1939-1945, et The People united will never be defeated de Frederic Rezwski, écrite en hommage au mouvement culturel né au Chili sous le régime Allende.Avec des titres semblables, on ne s’étonne pas que le récital soit lui-même coiffé des mots « Musique et politique », comme si l’interprète avait un message à livrer.Mais de « message », surtout politique, Marc-André Hamelin n’en a pas.« Je ne m’intéresse pas à la politique et je me méfie de ces musiques qu’on dit politiques; surtout quand elles ne comportent pas de texte.D’ailleurs, la pièce de Wolpe \ Marc-André Hamelin P demeure assez abstraite.C’est plutôt un état d’esprit qu’une description précise.Dans celle de Rezswki, il n’v faut rier voir d’autre qu’un hymne a la liberl ¦ suivi d’une série de variations».No immes loin de la çon-scie._e sociale et politique d’un Mi-guci Angel Estrella, ce pianiste argentin qui a fondé le mouvement « Musique espérance».Mais Ha melin n’a connu ni la guerre ni la dictature.À 26 ans, Hamelin, plutôt réservé, ne pavoise pas.Il faut poser plus d’une question pour en savoir plus long sur les succès qu’il remporte partout où il joue.Il faut que d’autres en parlent.Le pianiste Michel Dussault me confiait récemment que son interprétation de la Bénédiction de FULL HOUSE i Direction Artistique.Ginette Laurin 7-8-9 avril 20 h Billets 18.50$ 15,50$ 12.50$ Theatre Maisonneuve Réservations téléphoniques: Place des Arts S1'?842 21.1?.Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$.Soliste LUDWIG SEMERJIAN, piano Symphonie no 40 en sol mineur, K.550 Concerto pour piano no 25 en do K.503 LUNDI SOIR, 8 FÉVRIER, 20 h 30 Billets: S25 —$15 en vente au guichet de la Place des Arts fi Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.LES CONCERTS IllNQl E ROYALE.BAROQUE et CLASSICISME Jaime Laredo, c hef Programme VIVALDI Cto en ré min.pour deux violons (J.Laredo, E.Husaruk).violoncelle (G.Fouquet) et cordes.Cto en do maj.pour deux flûtes (T.Hutchins, M-A.Benin i et cordes.Cto en ré maj.pour deux hautbois (T.Baskin, M.Morse) et cordes.Mercredi 17 février I9h30 Cto en do maj.pour deux hautbois (T.Baskin.M.Morse), deux clarinettes ( R.Crowley, M.Dumouchel) et cordes.Les QUATRE SAISONS (J.Laredo) Basilique Notre-Dame Billets: 20$.16$.13$ et 7.50$ en veille à kl Plaee des Arts et aux comptoirs Tiekelron (+ Irais* ORCHESTRE SYMPHONIQUE MONTREAL DI niARUS tx-ratr Beethoven Scriabine Ravel Gaspard de la nuit Piano Sonate no 17 en ré mineur, opus 31.no 2."Tempête-Sonate no 32 en do mineur, opus 111 °Pogorelich Sonate no 2 en sol dièse mineur, opus 19.-Sonate-fantaisie» Q g |y| En association avec le Concours international de Musique de Montreal Vendredi, 19 fév.20h Billets:32$, 24$ et 15$ en vente au guichet de la Place des Arts fi Salto Wilfrid-Peltotier CTO Place des Arts Reservations te'ephornques 5i*î 042 2112 Fra s de service Redevance de iSsur tout billet de plus de 7$ Photo Jacques Grenier Dieu dans la solitude était l’un des plus beaux Liszt qu’il avait entendu.Sur la carrière en général, et la sienne en particulier, sur le piano, le répertoire, la musique contemporaine et l’autre (celle d’avant), toutes les questions aboutissent à des réponses banales.Après tout : « les gens ressentent la musique à des niveaux tellement différents, explique-t-il encore.On ne peut pas plaire a tout le monde.On ne peut jjas communiquer avec tous de la même façon.On fait de son mieux, tout simplement».On imagine mal qu’il puisse en être autrement.Mais pour les mélomanes, il y a ceux qui réussissent CONCERT MOZART ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d orchestre: ALEXANDER BROTT et les autres.Comment, par exemple, peut-on expliquer la fulgurante ascensioh d’un Ivo Pogorelich ?« Je ne le sais pas, répond-il en riant.Ce que j’admire chez Pogorelich, c’est sa connaissance de l’instrument.À part cela.ça fait long temps que je n’ai plus envie de l’e-couter ».Et les autres pianistes ?« J’aime beaucoup Brendelet les meilleurs moments de Martha Ar-gçrich.Quoiqu’il ne me fasse pas frissonner, j’admire quand même chez Pollini son contrôle de l’instrument et ses conceptions architecturales.Michelangeli m’attire à l’occasion de même que Cherkassky pour son goût du risque.Mais les pianistes que je préfère appartiennent à la première moitié du XXe siècle.C’est avec eux que j’ai grandi car mon père collectionnait leurs enregistrements : Lhévinne, Moisei-witsch, de Pachmann, Hofmann, Go-do wski etc.».« Au risque de choquer, me dit-il, chez C.odowski, la manière de traiter l’instrument surpasse celle de Chopin, de Liszt ou de Schumann.Il respecte toujours la texture propre du piano.Il faudrait aussi parler des améliorations qu’il a apporté à l’art du doigté».« J’aime explorer des avenues nouvelles dans le répertoire de concert.J’ai besoin de partager avec les gens la joie de faii-e connaître des oeuvres nouvelles autant que d’en faire redécouvrir d’autres ».Sur son piano de travail se côtoient Roulez (la deuxième sonate), Reger (les Variations sur un thème de Bach), Dukas (la sonate), et des oeuvres de Busoni.Il recherche avant tout la musique qui lui parle.VIDEO Tommy Flanagan Les nuits du gentleman pianiste SERGE TRUFFAUT 11 y a plusieurs années, le poète du vagabondage et actuel patron de la N.R.F de Gallimard, Jacques Réda, a brossé un saisissant portrait du pianiste Tommy Flanagan.De cette affectueuse esquisse, on se souviendra de ce chuchotement : « De cabaret en festi val, de concert en studio, on les voit — les pianistes — s’avancer tête basse vers des bahuts imprévisibles, ces éternels célibataires qui toujours ignoreront la complicité amoureuse du batteur et de son harem de caisses, ou du contrebassiste exemplairement monogame avec sa monumentale et profonde moitié» Célibataire de l’instrument depuis une cinquantaine d’années, Tommy Flanagan, né en 1930, est l’un des quatre points cardinaux de la très sélect association pia-nistique qu’il a fondé avec Hank Jones, Barry Harris, et Roland Hanna.Tous originaires de Détroit.Le goût de la grâce, de l’élégance, du savoir-vivre, mais plus encore de l’Histoire unit ces authentiques gentlemen du célibat instrumental.C’est en grande partie à leur affection pour l’érudit ion, la connaissance encyclopédique, et, bien évidemment, à la diffusion de ce savoir qu’un nombre croissant de compositeurs sortent des boules à mites.Les Duke Ellington, Thelo-nious Monk, John Coltrane, Miles Davis, Sonny Rollins et consort ont joué un rôle de premier plan, par l’intermédiaire de leurs écritures musicales, dans la sensibilisation du quidam à un environnement qu’il ignorait.Avec ces Nuits du Vanguard, enregistré en 1986 pour l’étiquette Uptown dans le club new-yorkais du même nom, Monsieur Flanagan poursuit son inlassable travail de fourmi.Accompagné de George Mraz ù la contrebasse et d’Al Foster â la batterie, l’humaniste du piano nous fail une fois de plus ce magnifique tour de piste consistant à clairement faire savoir jusqu’à quel point l’artifice ou l’es-brouffe lui puent au nez.A la lecture des ballades qu’il a choisi, on pourrait croire qu’il s’agit là d’un autre album be-bop.A tort.En fait, l’art des perles musicales fabriquées avec les mains el l’esprit est chez lui si achevé, que tous ces compositeurs se retrouvent coiffés d’une couronne auparavant absente.À telle enseigne, que tout ce beau monde se confondant, surgit la transparence.Pèlerin de la dignité de la planète jazz, Tommy Flanagan, reste une fois de plus avec cet album, celui dont « le mouvement, pour reprendre le mot de Réda, demeure cette discrète, loyale échappée sur la portée ondulante ou chante l’âme du vent »./ I ai une liaison yj avec ma (J télé.J’en allume 4 à la fois dans ma chambre à coucher.(ANDY WARHOL) Cinéma européen Cinéma d'auteur Nouveautés Importations 4333 Rivard coin Marie- Anne 1° rue à l’est de St-Denis l»-te ©MlRoyal 287-1249So'pE “Parce que l’Important c'est d’Aimer" Les chorégraphes: .lames Kuilelka Paul-André lorlier.Jeun Pierre Perreau II Pierre Paul Saune.Calhcrine Faillit Les directeurs artistiques: Paul Andié l-iulici el Daniel Jack son Eut, éclairages: Jean Philippe licpanici MONTREAL DANSE, c'est magnifique Max Wyman.t he Province, Vancouver En résume, si l'un unis oITrc la chance de voir MONTRÉAL DANSE, prcilcv-la Dimnlimlier, Winnipeg the company gave a performance thaï «ill surely he ranked as one ni the highlights ol die season.\ndrcn Rowe, The Citizen.Ollim IX, P>.20 février, 20h Billets: 12$.15$, 18,50$ fi Théâtre Maisonneuve W VJ Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842-2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ APRÈS 15 ANS D’ABSENCE ckac273 RETROUVEZ-LA, LE JEUD117 MARS À 20H fi Salle Wilfrid-Pelletier VJ VJ Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Une pioduction de leJevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $. C-4 ¦ Le Devoir, samedi 6 février 1988 [ E.CAHI amedi Jean Chabot aux « Rendez-vous du cinéma québécois » Voyage intérieur dans l’Amérique des autres et de soi-même PAUL CAUCHON Ce pourrait être un journal de voyage, un album de photos, une dérive organisée, une autobiographie truquée ou un vrai documentaire.C’est un peu tout cela, et c’est surtout un film sur l’Amérique, parce que « l’Amérique c’est l’espace dans lequel le Québec se désagrège lentement ».La phrase est de .Jean Chabot, dont le film Voyage en Amérique avec un cheval emprunté ouvrait, hier soir, les Rendez-vous du cinéma québécois.Le titre du film est vraiment beau, et le film en soi est une réflexion souvent émouvante sur la place du Québec dans l’Amérique, réflexion qui devient collective malgré (ou grâce à) l’emploi d’un « je » personnel.Le film s’inscrit dans la série « L’Américanité », cette série de l’Office National du Film qui regroupe autour d’un même thème des cinéastes comme Jacques Godbout, Micheline Lanctôt, llerménégilde Chias-son, Jean-Daniel Lafond et autres.Certains films sont terminés, d’au très encore à l’état de projet, et il est à souhaiter qu’on puisse voir l’ensemble dans un an sur les écrans (le film de Chabot, lui, prend l’affiche du Cinéma ONF du complexe Guy-Far-vreau le 27 février!.Car l’Américanite est un beau pro jet.« C’est vraiment un projet collectif, explique Chabot.Fin réunion préparatoire nous nous sommes interrogés sur notre rapport à l’Amérique.On s’est rendu compte que chacun avait une relation particulière avec l’espace américain, le mode de vie, les images de l’Amérique.Chacun est donc parti de son côté pour développer sa propre vision des choses, et tous les films se répondent ».« Il arrive souvent que les québécois puissent identifier la plupart des grandes villes d’Europe de l’Ouest, mais qui connait la capitale de l’I-daho ?En fait, nous avons tous une certaine « ignorance défensive » face à l’Amérique.Il existe plus de non-dit que de choses exprimables».« Pour exprimer des choses nouvelles, il fallait donc un travail formel différent »: Sans être un film expérimental, Voyage en Amérique emprunte donc les voies d’un récit personnel raconté par un narrateur à la première personne, narrateur qui parle autant de ce qu’il découvre que des images d’enfance qu’il garde de l’Amérique.Le mouvement du film a été inspiré par le blues.Le film s’ouvre avec un homme se réjouissant de la naissance proche de son premier enfant.« La venue d’un enfant éveille les plus vieilles hantises », dit-il, ajoutant qu’« à chaque fois que je sors de la ville je retrouve l’enfance ».Car le voyage est identifié aux promenades en auto de l’enfance.Cet homme part, seul, en auto, retracer certains souvenirs mais surtout explorer à la fois un espace géographique neuf et un espace intérieur.L’homme cueille les images au vol, et graduellement le film trace un portrait du rapport complexe des Québécois envers ce voisin si monstrueux, donc envers eux-mêmes.« La raison véritable de tous les voyages, c’est de faire face au frisson de sa propre mort » est-il dit dans le film.Le frisson de la mort collective ?Le film se termine avec le retour à Montréal et avec l’enfant qui dort encore dans le ventre de la mère.« Les racines ça ne se cherche pas, ca s’invente continuellement».« Tout le Québec actuel fait référence à l’enfant, explique Jean Chabot en entrevue.S’il n’y avait pas cette interrogation, ce rapport diffi- cile envers l’Amérique serait différent.Notre participation à l’Amérique n’est pas un état statique.Elle devient ce que l’on en fait.J’ai voulu baliser les racines que nous avions déjà, mais ces racines nous sommes aussi en train de les faire.Car notre culture, à l’échelle du monde, elle n’a pas d’image.C’est aussi ce qui me préoccupait ».L’auteur de Mon enfance à Montréal, d'Une nuit en Amérique et de La fiction nucléaire a voulu dresser une cartographie, « comme ces dessins d’enfants où il faut relier tous les points pour découvrir le sujet final ».Le tournage s’est surtout effectué entre Prescott et Plattsburg.En fait, Chabot est parti de Montréal pour descendre en droite ligne vers le nord de l’État de New York.Et près de la réserve de St-Régis il a rapporté de fortes images qui illustrent quatre cultures et quatre différences qui ne savent pas toujours comment se parler, puisque c’est à cet endroit de la carte que se rejoignent le Québec, l’Ontario, les États-Unis_et ce qui reste d’un territoire indien.Jean Chabot a par la suite écrit un commentaire poétique qui donne un sens global aux images.« Le «je » du film'èst un je qui se cherche un Guerre en dentelles et dessous pervers FRANCE LAFUSTE Flagrant Désir de Claude Faraldo.Avec Sam Waterston, Marisa Berenson, Bernard-Pierre Donnadieu, Lauren Hutton et Arielle Dombasle.Scénario de Claude Faraldo.Images : Willy Kurant Montage : Chris Holmes et Marie Castro Musique : Gabriel Yared.Franco-américain, 1987,110 mn — Aux cinémas Parisien et Versailles.Fucking Fernand de Gérard Mordillât.Avec Thierry Lhermitte, Jean Yanne, Marie Laforêt, Charlotte Valandrey, Martin Lamotte, Har Harek Boom.Snénario : Jean Aurenche, Véra Belmont, Gérard Mordillât.Inspiré librement de Fucking Fernand, de Walter Levino.Images : Stephan Holmes.Musique de Jean-Claude Petit.Franco-allemand, 1987.Au cinéma Berri.La guerre de 40 a été le sujet de nombreux films comiques.Gérard Mordillât, dont on connaît la verve satirique, a choisi ce contexte pour nous faire rire.Mais peut-on tire impunément de tout au risque d’être sacrilège ?Fucking Fernand mise sur l’éternel duo sympathique : Jean Yanne, Thierry Lhermitte emportés dans la tourmente d’une guerre qui détruit tout sur son passage.Une guerre qui ne fait pas que des malheureux : André Binet (Jean Yanne), ancien boucher et repris de justice, profite d’un bombardement pour se joindre aux aveugles qui fuient leur institution.Il rencontre Fernand Le Bâtard (Thierry Lhermitte), un grand dadais de 30 ans, aveugle et — ironie du sort — descendant d’une famille de fabricants de lunettes.Confié depuis l’enfance à une institution religieuse, ce dernier ne pense qu’à une chose : perdre son pu- celage.Les deux comparses se "retrouvent en exode.Le grand dadais ne lâchera plus d’une semelle le hors-la-loi qu'un policier zélé rêve de mettre sous les verrous.Direction le sud de la France où Binet compte retrouver ses copines de l’école primaire, institutrice en tête, sa chère amie d’enfance, Lotte (Marie Laforêt), tenancière d’un bordel de luxe pour colonels allemands.Mordillât a le goût de la dérision prononcée.Avec Vive la Sociale, il donnait la pleine mesure de son talent en se gaussant des idéaux du prolétariat communiste français.Ici, il se rit avec une légèreté déconcertante des frasques de nos deux héros qui font la nique à la Gestapo, à la milice et à la police française.Le duo Yanne-Lhermitte, fait de tendresse bourrue et de fausse respectabilité bourgeoise, est cocasse.Dialogues vert-oseille, humour graveleux donnent à ce film un ton fran-chouillard qui se rit du tiers comme du quart.Un duo que l’on aurait aimé toutefois voir ailleurs, pas forcément dans un cadre aussi réel que celui des colonnes de réfugiés fuyant les bombardements et geignant dans un bain de sang.Voilà le paradoxe de ce film où l'irrespectabilité et la dérision se nourrissent de la souffrance humaine.Le rire a un goût amer.?Les premières images sont idylliques : un étang niche sous le feuillage de l’automne que caressent de chauds rayons du soleil, le doux gazouillis des oiseaux dans un paysage serein, une barque qui se laisse bercer au gré d’une brise légère.Une jeune femme fragile comme Ophélie s’asseoit rêveuse dans la frêle embarcation.El puis, c’est le drame, la barque s’enfonce dans l’eau fan- FAMOUS PLAYERS 4e PARTIE IeVoyage1 ?Til K loi R NE Y SAM ! WATERSTON I BOGART 3575 A.* du PAHC G "1 U PARISIEN © L 4«0 STE CATHERINE O SAMEDI DIMANCHE 15h30 12:45-2:55-5:05-7:15-9:25 COUCHE TARD sam 11:35 NOUVEAU PROGRAMME IA PUBIICIH 8/, ÇA CHANB[ If MONO! .OU PRESQUE Le PARISIEN © 400 STE CATHERINE O *i r FILMS publicitaires Tous les Jours 1:10-9:30 COUCHE TARD sam 11:30 UNE FOIS DE PLUS JE MARCHE, UNE FOIS DE PLUS, LE LONG DE CES COULOIRS, À TRAVERS CES SALONS, CES GALERIES, DANS CET ÉDIFICE D’UN AUTRE SIÈCLE.DIMA FILMS présente «UNE ALTERNANCE D’IMAGES, DE SOUVENIRS, DE DÉSIRS, DE FAUX SOUVENIRS, D’ANTICIPATION.LAISSEZ-VOUS PRENDRE PAR LA MAGIE DES FORMES, L’ENVOÛTEMENT DES SONS, LE CHANT DE LA COMPOSITION.» -PIERRE BILLARD (CINÉMA) DELPHINE SEYRIG • • SACHA PITOEFE L’Année Dernière àMARIENBAD une copie TOUTE NEUVE À L’AFFICHE DÈS VENDREDI LE 12 FÉVRIER BOGART 3575 A* du MAC Thierry Lhermitte et Valérie Valandrey.geuse, on retrouvera la jeune femme noyée.Accident ou meurtre ?Voilà grosso modo l’intrigue de Flagrant Désir, un film de Claude Faraldo.L’inspecteur Gerry Moris-son fSam Waterston de Killing Fields) qui travaille pour Interpol est chargé de l’enquête par la police bordelaise.Une enquête qui le mène au coeur du Médoc, là où mûrit le Château Giscours, un des meilleurs vins de la treille, là où les secrets de famille sont jalousement gardés.Tout comme les eaux calmes de l’étang, la famille Barnac, grands proprietaires viticoles, cache dans son château centenaire ses moeurs gan-grénées.Et c’est en côtoyant Jeanne Barnac (Marisa Berenson), l’épouse esseulée de Robert Barnac, autoritaire maître des lieux (Bernard-Pierre Donnadieu), Éveline, leur fille nymphomane mariée en douce avec un gigolo pour calmer ses ardeurs que l’inspecteur découvrira le pot aux roses.Étrange famille qui baigne, sous le couvert de la respectabilité, dans une atmosphère nauséeuse où régnent cupidités, mensonges, mariages de raison, adultère, goût du pouvoir, jalousies et j’en passe.L’enquête policière risque de décevoir les amateurs du genre qui ne retrouveront pas en Morisson un policier dans les règles.Je n’ai rien contre les policiers fleur bleue mais tout de meme.J’ai cherché la sensualité tant promise, je l’ai trouvée par moments, dans certains personnages comme celui de Lauren Hutton, femme riche douée d’une grande intelligence de coeur surmontant sa terrible disgrâce physique, « ma tâche de pinard », comme elle l’appelle en forme de bravade.Dans ce milieu clos, le vin y fait l’objet d’un culte dont on découvre au passage tous les rituels.Fit puis, il y a les decors d’une beauté souveraine : riches intérieurs d’un voluptueux rouge bordeaux, couleur de vie et de sang, et, en contrepoint, les généreux vignobles qui s’étendent à perte de vue, dans le silence de la campagne aquitaine gorgée de soleil.DE ROBERT CLAING AVEC MARIE LABERGE ET MARTINE BEAULNE DU 19 JANVIER AU 13 FÉVRIER 1988 MARDI-VENDREDI 20H30.SAMEDI 17H ET 20H30 ESPACE LIBRE 1945 RUE FULLUM.MONTRÉAL MÉTRO FRONTENAC RÉSERVATIONS: (514) 521-4191 il LES: Dimanche, 7 FÉV.14 liJO Esso Pierre Hétu, chef Josée Allard, piano Jamie Parker, piano lauréats du Concours OSM BEETHOVEN Ouverture Lconore no.3 SCHUMANN Concerto pour piano en la mineur, opus 54 ( 1er mouvement) RODAI.Y Danses de Cîulanta OR IEC i Concerto pour piano en la mineur, opus I f) Billets: 12$ et 7$ Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Co commanditaire Comterm Inc.Réservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit « nous », explique-t-il.Par rapport à l’Amérique nous avons une familiarité des objets, une familiarité de surface, mais nous sommes aussi dans un rapport secondaire.Nous sommes familiers, mais un peu distants, à la fois attirés et distants.Cette distance est défensive, bien sûr.Car s’il est extraordinaire de voir tout ce qu’on emprunté et intégré de l’Amérique, la question de l’intégration totale et de la dissolution se pose plus que jamais.Il y a un mot qui n’est jamais prononcé dans le film, c’est celui de libre-échange.Je me suis rendu compte qu’il pourrait sous-tendre l’ensemble du propos.Schirk et Tavernier Jean Chabot Photo Chantal Keyaer Le nazisme sans émotion et le Moyen Âge sans cliché FRANCINE LAURENDEAU ?The Wannsee Conference, de Heinz Schirk, avec Dietrich Mattausch, Gerd Bockmann, Martin Lütge, Peter Fitz, Robert Artzorn, Friedrich Beckhaus.Conseiller historique : Shlomo Aronson.Scénario : Paul Mommertz.Images : Horst Schier.Autriche-Allemagne, 1984, 85 minutes.Version originale allemande, sous-titres anglais.Au Faubourg Sainte-Catherine.?La Passion Béatrice, de Bertrand Tavernier, avec Bernard-Pierre Donnadieu, Julie Delpy, Nils Tavernier, Monique Chaumette, Robert Dhéry, Claude Duneton.Scénario : Colo Tavernier O’Hagan Images: Bruno de Keyzer.Chef décorateur : Guy-Claude François.Musique : Ron Carter, Lili Boulanger.France-Italie, 1987, 131 minutes.Au Berri.Le 20 janvier 1942, dans un coin discret de la banlieue berlinoise, se tient une réunion convoquée par Reinhard lleydrich, chef des services de sécurité de la SS et successeur potentiel d’Adolf Hitler.Une seule question à l’ordre du jour : les modalités pratiques de la « solution finale ».À cette réunion historique participent 14 dignitaires du régime nazi et, fort heureusement pour la postérité, une secrétaire attentive et minutieuse dont les notes vont servir au procès-ve rbal rédigé par Adolf Eich-mann.C’est de ce procès-verbal que s’inspire le film de Heinz Schirk.Fin 1942, l’extermination des Juifs va déjà bon train et la Conférence de Wannsee n’est au fond qu’une réunion technique d’information.Rien à voir avec révocation hallucinante et hallucinée d’un Shoah Ici, on aligne froidement des chiffres : onze millions de Juifs à effacer de la carte de l’Europe.(Et attendez qu’on assainisse l’Amérique! ).On se plaint bien de certains problèmes techniques (les gaz n’ont pas tous la même efficacité), mais on ne parlerait pas autrement de démoustication.Et c’est justement cette absence d’émotion qui donne froid dans le dos.Filmé en temps réel et sans une seule image extérieure (pas de flash-back s, d’extraits d’archives ou autres tentatives d’illustration), La Conférence de Wannsee se borne strictement à ce qui s’est dit et ce qui s’est passé ce jour-là au 56-58 Gros-sen Wannsee.La maison existe toujours et on y a tourné les extérieurs.Les comédiens sont convaincants.Dans le rôle de lleydrich, Dietrich Mattausch mélange habilement, sous une désinvolture qui ne trompe pas, autoritarisme et diplomatie (le dauphin du Führer allait être tué quatre mois plus tard par un résistant tchèque; en guise de représailles, la fureur de Hitler s’abattait sur le village de Lidice).Un irremplaçable document.?Entre La Conférence de Wannsee et La Passion Béatrice, aucune transition possible.Nous plongeons, grâce à Tavernier, en pleine sauvagerie, en pleine poésie, en plein Moyen Âge.Depuis que François de Cortemart (Bernard-Pierre Donnadieu) a été fait prisonnier au siège de Crécy, c’est sa fille, la jeune Béatrice (Julie Delpy), qui dirige le domaine.Après une interminable attente, son père bien-aimé et son frère (Nils Tavernier) reviennent enfin.Mais l’humiliation de la défaite, et un sombre épisode de son enfance qu’il a dû ruminer pendant ces années de détention, ont fait de François un homme amèrement désenchanté, profondément révolté, d’une révolte viscérale.À cause de l’affreux souvenir, il hait sa mère (Monique Chaumette) et, parce qu’il méprise sa sensibilité, il hait son fils, le tendre et chaste Renaud, qu’il ne perd pas une occasion de ridiculiser brutalement.Il en veut aussi à sa fille qui a dû vendre une partie du domaine pour payer la lourde rançon.Mais Béatrice lui tient tête et voilà que ce barbare en tombe amoureux, d’un amour sacrilège qui défie les lois de la terre et du ciel.Après quelques tentatives d’appel à l’aide (mais le curé et la sorcière ne lui sont d’aucun secours), Béatrice tranchera elle-même le noeud gordien.Interprété avec intensité par des comédiens qu’on s’étonne de ne pas voir plus souvent (dans un rôle presque silencieux, Monique Chaumette crève l’écran) et par une jeune actrice douée, Julie Delpy, le film surprend d’abord par son propos : un drame familial en pleine barbarie moyenâgeuse, qu’est-ce qui a bien pu intéresser Tavernier dans un sujet apparemment si éloigné de ses préoccupations habituelles ?Une vaine question qu’on oublie aussitôt, tant la mise en scène épouse parfaitement le texte de Colo Tavernier O’Hagan écrit dans une langue tragique et poétique qui ne veut surtout pas imiter le parler du Moyen Âge — on nous épargne les « Hola Messire, boutez-m oi ce manant .» — mais qui n’est pas non plus tout à fait la langue d’aujourd’hui.Les personnages de femmes sont exceptionnellement intéressants et consistants.En filigrane, le mépris où l’on tenait le sexe faible.On peut tuer les bébés filles parce qu’elles n’ont pas d’âme.Et quand Béatrice dit à son confesseur que son père l’a « forcée », le saint homme se méfie : est-ce qu’elle ne l’aurait pas provoqué ?Autre trajt séduisant et original : dans les films historiques, il y a inévitablement un personnage qui sert d’intermédiaire entre la période évoquée et le spectateur moderne, quand ce n’est pas tout simplement un commentaire explicatif.Ici, les hommes et les femmes vivent, sentent, mais ne s’expliquent pas, ne sauraient pas s’expliquer, à commencer par François de Cortemart dont la révolte et la souffrance sont d’autant plus émouvantes.L’image et le décor nous plongent dans l'atmosphère d’une autre époque, nous font pressentir le froid et l’inconfort du château.Les paysages de pierraille et de terre rouge sont d’une austère beauté.En contrepoint de la photographie et des éclairages de Bruno de Keyzer, une musique insolite et moelleuse composée par Ron Carter pour des instruments du XlVe siècle.Tavernier, innovant là aussi, ressuscite pour nous une oeuvre d’une musicienne exceptionnelle, Lily Boulanger (morte à 25 ans au début du siècle), son Pie Jesu, écrit pour so-pranino, orgue et quintette à corde, dirigé par Igor Markevitch.(La musique du film est sur disque CBS: CB-311.) Bref, La Passion Béatrice est un film superbe.L'ART DU MOUVEMENT „.\é jeudi 11 février, midi Nouvelles chorégraphies de Kay ^0* Fortier, Savoie, Tardif MB' Animateur : Henri Barras billet: 2 S achetez un lunch sur place ou apportez le vôtre cfb Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Renseignements: 842-2112 18640000 amedi Le Devoir, samedi 6 février 1988 ¦ C-5 Quand Godard joue au tennis avec le spectateur MARCEL JEAN ?Soigne ta droite, de Jean-Luc Godard, avec François Perrier, Jacques Villeret, Michel Galabru, Jane Birkin, Rufus, Pauline Lafont, les Rita Mitsouko et Godard, images de Caroline Champetier, son de François Musy et musique des Rita Mitsouko (France, 1987).81 minutes.Au Cinéplex Au commencement il y avait le Verbe et le Verbe se fit conteur.Il dit qu’il y avait un idiot et l’idiot apparut, prêt à relever le défi de faire un film en un jour pour qu’on l’élève au rang de prince et qu’il trouve ainsi sur la terre une place qui soit comme au cieL Puis l’idiot s’embarqua dans un avion volant vers la mort.Citant les vers de Racine, de Lautréamont et d’Aragon, les autres passagers parlèrent, s’écrièrent, déclamèrent, pendant que l’amiral-pilote lisait Suicide mode d'emploi.Eux ne semblaient pas réaliser qu'ils voyageaient dans le vide et que leur aéroplane les conduisait directement vers l’hécatombe du stade du HeyseL « Pauvres idiots! », aurait dit Dostoïevski qui veillait sur tout ça.Et pendant ce temps là le français moyen disait et redisait les mots de Nietzsche et de Goethe, criant que Dieu est mort et s’entendant répondre : « Lequel plus que l'autre gèle, lequel préféré les rats, celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas».Mais sur la terre l’individu cherchait lui aussi sa place, enfant dérisoire entre la nuit et la lumière qui, entre les cris et les chuchotements, pensait à Malraux parce que celui-ci avait, quelque part, écrit quelques mots sur la condition humaine.Et l’individu, vide de tout contenu, tantôt travaillait en lisant des Mickey, tantôt s’en allait, menottes aux R, vers la mort qui l’attendait si à la fin du parcours.Tous, donc, s’en allaient inconsciemment vers leur fin, le Verbe fait chair n’arrivant même plus à les rejoindre, et le plus ridicule de tous était probablement l’idiot, prêt à céder son film aux banquiers parce qu’ils l’appelaient prince.Ceux-là parlaient de millions et lui offraient un hochet en échange, puis ils s’en allaient avec sous le bras des boîtes clinquantes qu’ils trouvaient bien jolies sans même avoir vu ce qu’il y avait dedans.Ainsi était la vie en ce temps-là, et certains philosophes ne perdaient pas espoir car ils savaient bien qu’à la fin, quand il y a tous les innocents d’un côté et les’coupables de l’autre, lorsque la nuit rassemble ses forces pour vaincre la lumière, c’est dans le dos que la lumière va frapper la nuit.Cela s’appelle l’aurore.Tels sont, en gros, les péripéties du dernier Godard, un film où il est amplement question de la mort, du rôle de l’artiste, de la vacuité d’un monde suicidaire et de la culture qui ne s’accorde guère avec ce monde sans substance, ce monde où sont évacuées toutes les valeurs morales et spirituelles.Soigne ta droite, ainsi nommé en hommage à Jacques Tati, est en effet un film qui sous des dehors burlesques est d’une profonde gravité, un film dont le sourire regrette et où le regret sourit.Et Jacques Tati, qui tel un orfèvre a construit une oeuvre monumentale en s’armant de sa seule patience, est le véritable parrain dé ce film, lui dont l’oeuvre a été consacrée à la dure mission de dire aux hommes que le monde moderne courait à sa perte.Tati avait fait Soigne ton gau che, Godard a fait Soigne ta droite.Tati avait fait Oscar, champion de tennis.Godard a construit tout son film comme un long échange précédant une balle de match.On retrouve, dans Soigne ta droite, les Rita Mitsouko qui travaillent à l’enregistrement d’un album.On est confronté à cette volonté qu’a Godard de montrer la musique, volonté qui se double ici du désir de montrer l’artiste au travail, d’exhiber ce qui vient avant le glacis, avant l’harmonie, avant la beauté.Film où l’on parle aussi beaucoup de liberté, Soigne ta droite essaie de regarder un peu entre les choses, entre le ciel et la terre, entre la lumière et la noirceur, entre la vie et la mort, entre l’image et le son.Tout y semble provisoire, en transition, comme s’il n’y avait plus de certitude qui tienne, comme si rien n’était gagné mais tout n’était pas perdu.Et c’est là toute la beauté de ce film : l’art avec lequel il pose des questions, laisse des portes ouvertes, n’accepte aucune certitude.Jouant au tennis avec le spectateur, le cinéaste ne s’attend probablement pas à ce qu’on lui retourne la balle.C’est que oyant venir le coup, le spectateur demeure figé et, contemplatif, il ne peut que répondre, à la façon d’un amateur devant Lendl : c’est un as.Monsieur Go dard."On nage en pleine féerie.l'imagination ne connaît pas de bornes." -luc Perrault LA PRESSE “Jean-Guy Noël nous livre un film rempli de tendresse." .M,nou Pet^i LES BELLES HEURES "Tinamer est sans contredit un film ambitieux." - Marce.jean.le devo.r TINAMER Inspiré du roman l’Amélanchier de JACQUES FERRON Soigne ta droite DE JEAN-LUC GODARD FRANCOIS P E R I E R MICHEL GALABRU /RUFUS / JANE BIRKIN EVADARLAN PAULINE LAFONT ISABELLE SA DO Y AN l Ik;i : CAROLINE CHAMPETIER 1 Son : FRANCOIS MUSY B E R N A RD LE R 0 U X UNE COPRODUCTION J L G FILMS GAUMONT I G A U M 0 N T P R 0 0 U C T I 0 N F R E N C N P R 0 0 U C T I 0 N * A N A 0 U F 11 M S R T S R CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITE M 1:15 - 3:10 - 5:00 7:00 - 9:00 COIN OE MAISONNEUVE ü 849-4518 DIDIER FARRÉ ET ACTION FILM PRÉSENTENT y UÆ GILLES VIGNEAULT • LOUISE PORTAL SARAH-JEANNE SALVY DIDIER FARRÉ ET ACTION FILM PRÉSENTENT 12:00 - 2:30 • 5.00 7:30 10:00 ÀV Couche tard: Sam : 12:20 O T»*li'\ ision CKAC^73 g"“'r,,s“,s""s ST HJNIS SIE CATHERINE ?8fl ?115 e Meilleur film étranger JEAN-GUY NOËL' X.'iir MARC DAIGLE ET RENÉ MALO « jusqu'au 8 mai MUSÉE BEAULNE: 96 rue Union, Coalicook (819-849-6560)— • Autour de 1900 » appareils et objets usuels de cuisine— du mer.au dim.13h.à 16h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke.Montréal— Betty Goodwin: oeuvres de 1971 à 1987, à compter du 11 fév.MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin Côte Ste-Ca-Iherine, Oulremont (277-9864)— Exposition sur les animaux d'hier el d'aujourd'hui organisée par la Société de Biologie de Montréal, du mer.au dim.de 10h.à 17h.MUSÉE DE LACHINE: tlOchemin LaSalle.Lachine (634-3471)— • Atmosphères el impressions » gouaches récentes de Marie-Michelle Lacroix, du 28 nov.au 7 lév., du mer.au dim.de 11h 30 à 16h,30 MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mtl (845-6108)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, en permanence— Projection vidéo de M A.Fortin, à 14h„ et de Allred Pellan à 15h„ jusqu'au 22 fév MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive, St-Lambert (671-3098)— ¦ À la recherche du temps perdu » rétrospective de vêtements de bébés et d'enlants du début du 20e siècle, du 13 déc.au 28 lév — Également jouets anciens et tableaux MUSÉE MCCORD D’HISTOIRE CANA- LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques, Montréal (523-1267)— « George Dandin • de Molière.m.en s.Jacques Brouillet, les 7-14-21-28 lév à 14h , du 25 au 28 tév à 21h CAFÉ DU MARCHÉ: 4375 est Ontario.Montréal (872-1644)— • La berlue > de Bricaire et Lassay-gues, les 6-7 lévrier CAFÉ DE LA PLACE: PDA Montréal (842-2112)— - La Musica Deuxième • de MargueriteDuras, m.en s.Daniel Roussel, du 13 janv.au 12 mars THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le département de théâtre de Dawson College, présente < As you lik&it » de William Shakespeare, m.en s.Howard Ryshpan, du 3 au 7 lév à 20h 30 ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— « La déposition > de Hélène Pedneaull, m.en s Claude Poissant, du 20 janv au 14 fév.du mar au DIENNE: 690 ouest Sherbrooke, Mtl (398-7100)— ¦ Jouets de A à Zoo » collection de jeux et jouets anciens illustrant l'univers de l'entance de 1820 à 1920, du 25 nov.au 27 nov.88— « Lanternes magiques » évolution de la lanterne magique depuis la chambre noire de l'Arabie du 10e siècle jusqu'à son rôle dans te domaine du divertissement et de la pédagogie, du 25 nov.au 19 juin 88— Les Livernois, photographes: 120 ans de studio à Québec (1854-1974) du 27 janv.au 27 mars MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam.et dim de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU LANGES: 431 Boul.Roche, Vaudreuil (455-2092)— Expositions Permanentes: « Résonnances d'une collection » ¦ Éclaire ma lanterne » et ¦ Le coffre à souvenirs » • Des outils qui ont bâti un pays » < Sur la nappe » et ¦ Les deux font la paire » MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— ¦ Histoire d'os » présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d'oiseaux, d'insectes, d'armes, d'appelants etc.Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Peintures récentes à tendances figuratives, oeuvres de Robert Deschènes, du 6 au 28 tév.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 Boul.Monk, Montréal (872-2044)— .Regard de la matière • réalisé par le Conseil de la sculpture du Québec, du 3 au 28 fév.— « Impressions au fil de l'eau et des saisons » photographies de François Le-buis.du 3 au 27 fév.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 rue Botrel.Montréal (872-2157)— « L'écho solo » expositioh de Jean-Pierre Amée, peintre, du 7 au 28 lév.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 ave de Lorimier, Montréal (872-1730)— .De l'ocre rouge au monde profane » dessins el sculptures de Denis Fecteau, du 24 janv.au 7 fév.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 ave Mont-Royal est, Montréal (872-2266)— .Le monde selon Croc » exposition à caractère humoristique et didactique du magazine Croc, du 5 au 28 tév.Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DU CEGEP AHUNTSIC: 825 .Émile-Journeault, 1er étage B2130, Montréal (389-5921)— Exposition des tableaux de Pierre-Paul Rioux, du 20 au 29 fév.BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul.Pierrefonds, Pierrelonds (620-4181)— Exposition collective: Francine Bergeron, Roger Ghyselincks, Denise Lalonde, Ghulam Mustafa et Marlene A.Rozen, tous les jours BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE OE BEA-CONSFIELD: 303 Boul Beacbnslield.Beacons-field— Aquarelles de Denise Lalonde, tout fév.BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— La Société Historique de Dorval expose une collection de photographies de vieilles maisons situées à Dorval, et construites entre 1680 et 1888, lun.et ven.10h.à 17h., mar, au jeu.10h.à 21h.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE LONGUEUIL: 1660 rue Bourassa, Longueuil (646-8626)— • Idées en papier » exposition d'origami de Mme Hideko Sinto, du 19 janv.au 8 fév.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE WESTMOUNT: 4574 ouest Sherbrooke, Montréal (485-0855)— Exposition des alfiches et inlormations sur la paix par l'Association internationale des médecins pour la prévenlion de la guerre nucléaire, du 29 fév.• au 13 mars, tous les jours dim.à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente • La femme d'intérieur » texte de Robert Claing, m.en s Martine Beaulne, Robert Claing el Marie La-berge, du 19 janv.au 134év du mar.au ven.20h.30, le sam, 17h.el 20h.30— .Le trésor des pyramides » texte de Robert Claing, Robert Gravel, Anne-Marie Provencher et Jean-Pierre Ronfard, du 23 lév.au 19 mars, mar au sam.20h.30 L’ESKABEL: 1237 Sanguine) Montréal (849-7164)— « L'inquisiteur inquandescent » texte Yves-Etienne Banville, m.en s.Bernard Lavoie, du 5 au 28 lév.du mer au sam à 20h.30 LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— Le Klaxon et La Manulacture présentent' ¦ Noire de monde » de et avec Julie Vincent, m.en s.Guy Beausoleil, musique François Myrand, du 4 au 27 lév.à 20h 30 THEATRE THEATRE MAISON-THÉÂTRE: Cégep du Vieux-Montréal, rue Ontario angle Sangumet, Montréal (288-7211 )— La Compagnie Omnibus présente .l'eau » et • Zizi et la lettre .le 6 lév à 20h .le 7 tév.à 15h — Les Productions Ma Chère Pauline présentent • Tiens tes rêves .du 9 au 14 lév., le 9 tév, 14h„ 10 tév.lOh, 12 lév.14h et 20h , 13 tév 20h .14 fév 15h — L'Ar-rière-Scène présente • Tram de nuit ou le premier amour de Roy Rogers • de Serge Marols, du 16 au 27 lév .le 16 tév à 14h .les 17-18 lév.10h.et 20h , les 19-20-21 à 20h , du 24 au 27 tév à 20h SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherme, Montréal (253-8974)— La Rallonge présente.Gau-vreau .textes Claude Gauvreau, musique Pierre Moreau, m en s.François Barbeau, du 21 janv au 13 tév.du mar.au ven.20030, sam.17h.et 21 h.SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Laval-lée, Montréal (527-4198)— Tète Rouge Productions présente ¦ Le bouc .de Rainer Werner Fassbinder, m.en s Hervey Guay et Suzanne Léveillé, du 28 janv.au 21 tév.du jeu.au dim.20h.30 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau.Montréal (523-1211)— Le Pool dans.La bouche du ciel.conception de Suzanne Lantagne, m.en s.Roger Blay, du 13 janv au 6 lév du mar au sam 20h.30.le dim 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— .The road to Mecca > de Athol Fugard, du 4 lév au 20 mars THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— « La ménagerie de verre > de Tennessee Williams, m.en s Michèle Ma-gny, du 21 janv.au 27 tév.les ven et sam.20h.30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente • Vice et versa » de Ray Cooney, du 5|anv.au 6 tév.sem 20h , sam.17h.et 21h THÉÂTRE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— ¦ Névrose à la carte • de l'auteur américain Christopher Durang.adaptation Jean-Pierre Bergeron, m en s Sebastien Dhavernas, du I2|anv au 6 tév.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— .La cerisaie • d'Anlon Tchékhov, adapatation Roland Lepage, m en s.Guillermo de Andrea, du 20 janv.au 20 lév.mar au ven 20h , sam 17h.et 21h, dim 158.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (526-7288)— .Balzac Opus 2 .d'après La Peau de Chagrin, conception, montage des textes et m.en s Téo Spychalski, du 10 au 27 tév.du mar au dim 20h 30 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: 269 est St-Cy-rille.Québec— Le Théâtre du Trident présente • Les fridolmades • de Gratien Gélinas, jusqu’au 12 fév LTMPLANTHÉATRE: 939 ave de Salaberry, Québec— Le Théâtre de la Commune présente « Doc ¦ de Sharon Pollock, traduction de Francine Pomm-ville, m.en s.Denise Gagnon, du 3 au 27 lév.du mar.au sam.20h 30.les dim.7 et 21 tév à 15h pas de représentation le 13 fév.PALAIS MONTCALM: Québec— « Les tridolina-des • de Gratien Gélinas, m.en s Denise Filiatrault.du 12 janv au 6 tév.mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L’iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-771-6669)— « Du poil aux pattes comme les cwacs • de Maryse Pelletier, du 12|anv.au 20 tév.mar.au ven.20h 30.sam 19h.et 22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Studio .A propos de la demoiselle qui pleurait .de André Jean, m.en s.René Richard Cyr, du 15 |anv au 13 fév à 20h — « Vinci • de Robert Lepage.les 18-19-20 tév.à 20h.MUSIQUE Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h à 02h 30 — Paulo Ramos et Michel Cusson, du 3 au 7 lév.et du 10 au 14 tév.BAR JAZZ 20 80:2080 rue Clark.Mil (285-0007)— Michel Donato, bassiste, les 5-6 tév.à 22h — Le groupe Red Meat, le 7 lév.à 21h 30— Bill Coon, le 9 lév â 21h 30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal (843-3808)— Tous les mardis jazz à 22h — Le 9 lév.Christopher Hunter BAR TERRASSE: 1201 Dorchester ouest, Montréal (878-2000)— Raymond Brunet, accordéon, du lun.au ven.de 17h.à 19h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim.lun.19h.à 24h„ mar 20h.à 01 h , mer.au ven.17h.â 22h.— Les lundis, à 19h„ sessions d'improvisation — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 22h — Le Trio de Bernard Primeau dim, de 19h.à 24h — Invité le 7 lév.Charles Papasoff, sax baryton LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Trois tables de blackjack en opération du lun.au ven.de 17h.à la termeture, et le sam.de 20h.à 03h.— Michelle Sweeney, chanteuse de jazz, soul et R 8 B, du mer au sam.à compter de 22h.BISTRO-BAR BLUES CLAIR: 901 est boul.Maisonneuve, Montréal— 5 à 8 les mar.et ven.avec Robert Gélinas, pianiste, et ses invités LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque.Laval (661 -4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, de 11h.à 15h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Trio Anonyme, jazz, le 6 tév.â 21h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Denis Poliquin.trio à cordes, jazz, le 6 tév.à 22h LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861 -8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21 h.— Happy Hours de 17h.à 21h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)- Mar au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21h,30 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine O (932-4556)— Tous les dim.jazz el dixieland live.ÉGLISE NOTRE-DAME DE LA SALETTE: 3535 ave du Parc, Montréal— Donato Poveda.musique de Cuba, le 6 lév.à 20h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste- Catherme, Montréal— 39 Steps, le 6 lév.— Peinture en direct, le 7 tév.HÔTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure, Montréal (878-2332)— Le Portage: Freddie James et son groupe Fusion 3, spectacles du mar.au sam.â compter de 21h 30 HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun au ven.de 17h.à 20h — François Comeau, du mar au sam de 20h.â 24h HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 lun.au vernie Trio Dave Clark, jazz et contemporain, du mer.au sam de 21h.â 01h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.de 17h.â 01h„ le sam.de 20h.à 01 h.— Bar Tour de Ville: Le Trio Starlite, mer.au dim.de 21 h.à 02h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellet, au piano, du dim.au ven.de 18h.à 22h LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.â 24h., musique du Trio Denis Boivin L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Le groupe Mexican Connection, du mer.au sam.de 21h.à 3h.LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h.â 23h.L'IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam de 21h.à 02h RESTAURANT RICARDO: 1652 boul.Ste-Adèle, rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h.à 23h.jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— 2 musiciens ambulants en soirée, violoniste et accordéoniste, du mer.au sam.RESTAURANT ZHIVAGO: 419St-Pierre.Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant dancing-romantique, mar au sam.de 18h.à 3h — Le Groupe Be-kar, 2 musiciens et une chanteuse, mer.au sam de 19h.30 â 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— Rising Sun Sound benefit bash, les 6-7 lév.— Blue Monday Jam Session, avec Jewlie Goldberg and the Solid Gold Blues Band, le 8 lév.SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul.Dorchesler (861 -3511 )— Normand Zubie el David Lessard lun.et mar.de 17h00 â 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de 17h00 à 22h00— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam de I7h00 à 24h00 SALON DES CENT: Zanzibar.1647 St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim et lundis soirs à 21 h 30 Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montreal (866-1661 )— Tous les dimanches à 11h .le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116 ouest Notre Dame, Montreal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h., grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison CHAPELLE HISTORIQUE BON-PASTEUR: 1080 de la Chevrotière, Québec- FideArt présente la Messe des Artistes avec Patrice Vallee.prêtre auteur-compositeur, Richard Dion, ténor.Danny Be-lisle, organiste, Denis Fortin, lecteur, le 7 tév.à 12h — Les Violons du Roy, concert classique, solistes invités Philippe Magnan, hautbois, Guy Carmichael, cor.le 6 tev à 20h CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke, Montréal (842-3431)— Tous les dimanches à 11 h , chorale de l'église EGLISE SAINTE-CUNÊGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 9h„ grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel et Henri-Julien.Montréal— L'organiste Jacques Bou- cher |Ouera des oeuvres de Clerambault, Couperin et Druckmutler, à la messe de 17h.le sam.6 tev et aux messes 10h et 11 h le dim 7 tev — A la messe de 10H le 7 tev participation de la Chorale Allegro, sous la dir de Roger Lemieux— Le dim 7 tév Jacques Boucher, organiste.Raymond Daveluy.animateur, à 15h 30 ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE : Angle Docchester et de la Visitation, Montreal— Jean Ladouceur.organiste, présente des oeuvres de Bellini, Casim et Gherardeschi aux messes de 9h 30 et 11h le dim 7 lev ERSKINE AND AMERICAN CHURCH: rue Sherbrooke ouest angle du Musée, Montréal— Les idees Heureuses présentent un concert de musique baroque et contemporaine, oeuvres de Merulo, Fres-cobaldi Bach-Vivaldi.Telemann.Stockhausen et Linde, avec Natalie Michaud, tlùte à bec, Margaret Little, viole de gambe, et Geneviève Soly, orgue de chambre et clavecin, le 6 tev à 20h JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke, Montréal— Concert Intime Cammac, oeuvres de Wiliams.Quitter Mozart.Donizetti, Brahms et Haydn, le 6 lev à 15h — Les élèves de la classe de chant de Monsieur André Turp.en concert, le 7 lév à 15h MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 Boul Ste-Croix.St-laurenl— Concert de Lucie La-neville, tlùte â bec, Isabelle Marchand, viole de gambe, et Chantale Roussel, clavecin, le 7 tév.à I4h ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary.Montréal (733-8211)- Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la dir.de Gilbert Pate-naude.à la messe de I1h le dim PATRO LE PRÉVOST: 7355 ave Christophe Colomb.Montréal— L'Atelier lyrique de l’Opéra, extraits de La Bohème de Puccini, m en s Bernard Uzan.le TELEVISION SAMEDI O C B FT 12.00 La semaine parlementaire à Ottawa 12.30 Cap danger 13.00 D'hier à demain 13.55 Nos espoirs 88 14.00 Ciné Famille ¦ Mon père, ce héros i austr avec Damon Herri-man, Stephen Bisley et Jackie Woodburne 16.00 Univers des sports 17.00 Grand air 17.30 Génies en herbe 18.00 Le Téléjournal O C B M T 12.00 What'snew 12.30 Wonderstruck 13.00 Fish'n Canada 13.30 Land and sea 14.00 The Nakiska kids 14.30 Open road 15.00 Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday report CD C FT M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Ciné week-end ¦ Callow .amér 71 avec Yul Brynner, Richard Crenna el Leonard Nimoy 16.00 Flash varicelle 16.30 Plexi-Mag 17.30 Into week-end © C F C F 12.00 World wrestling federation 13.00 Saturday cinema .The kid with the broken halo .1982 avec Gary Coleman, Robert Guillaume et June Allyson 15.00 Canada in view 15.30 Ski base 16.00 Wide world ol sports 18.00 Pulse © RADIO-QUÉBEC 12.00 L'Enap présente 12.30 De tamille en familles 13.30 Incursions 14.00 Evasion 16.00 Points de vue 17.00 Nord-Sud 17.30 Pinocchio 18.00 Passe-Partout 09 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.30 Le petit journal hebdomadaire 13.00 LesPierrateu 13.30 Marguerite et compagnie 14.30 L'exploration et vous 15.00 La récréation 15.30 Le vagabond 16.00 Le championnat mondial d'Eagle River 16.30 Le magazine du ski 17.00 Action |eunesse 17.30 Le Grand Journal © T V F Q 12.30 La marche du siècle, les lemmes et la cinquantaine, incertain âge 14.30 Portraits de créateurs Et-tore Sottsas 15.00 Sapho 15.20 Radio France Internationale 16.30 Auto-moto 16.55 En direct du coeur 17.20 Le Journal 17.50 Un D B.déplus SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA (842-2112)-PSM Concert Esso Pierre Hêtu, chef d'orchestre, lauréats du concours OSM, voix et piano, oeuvres de Kodaly.Beethoven, le 7 tev à I4h 30- OSM récital American Express.Radu Lupu, piano, Muriay Pera-hia, piano, oeuvres de Mozart, Brahms et Schubert le 7 tev à 20h SALLE REDPATH: Campus université McGill, Montreal— l'Orchestre de chambre McGill sous la dir d Alexandre Brotl.soliste invité Robert Albrecht violoncelliste, musique Bach et Fils, le 6 lév à 20h 30 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique.200 Vincent d'Indy, Montreal— Salle B 484 Classe de tlùte de Francine Voyet, le 7 tév à 20h VARIETES DIMANCHE O 12.00 12.03 13.00 14.30 16.00 17.00 C B F T Première édition La semaine verte Les matinées du dimanche: Festival Woody Allen * Broadway Danny Rose ¦ amér.84 avec Woody Allen, Mia Farrow, Nick Apollo Forte et Sandy Baron ¦ Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander.amér.72 avec Woody Allen, Gene Wilder.Lou Jacobi et Louise Lasser La grande visite Second regard © C FT M 00.00 Telethon de la paralysie cérébrale 1988 jusqu'à 20h le 7 lév © C F C F 12.30 Question period 13.00 The Terry Winter show 13.30 Sunday Cinema • Annie » 1982 avec Albert Finney, Carol Burnett et Ai-leen Quinn 16.00 10-pin bowling 16.30 FT Fashion Television 17.00 Olympic Preview Special Olympiad: great moments at the Olympics 18.00 Pulse Q CBMT 12.00 13.00 13.30 14.00 17.00 17.30 Meeting place Country Canada Hymn sing Music on a Sunday afternoon Durell in Russia The Edison twins © 12.00 13.00 13.30 14.00 16.00 17.00 17.30 18.00 RADIO-QUEBEC Les prophètes d'Israël Cap à l'est Caméra: premières impressions États d'âme Vidéotour Questions d'argent Ordy Stephenson, la locomotive à vapeur Passe-Partout © QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 La lutte Quatre Saisons 13.00 LesPierrateu 13.30 Les P'tites Vues « Etranges compagnons de lit • amér 64 avec Rock Hudson, Gina Lollobrigida et Gig Young 15.30 Oscar et Félix 16.00 Premières 17.30 Le Grand Journal 18.00 Les carnets de Louise © T V F Q Trente millions d'amis Affaire suivante ¦ La terre et le moulin .avec Agnes Torrent.Bernard Malaterre et Gilberte Rivel Apostrophes La France a du rythme Radio France Internationale Thé tango Waterman Le Journal Un D 8 de plus 12.00 12.30 13.00 14.00 15.15 16.30 17.08 17.20 17.50 BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE ST-LÊO-NARD: 8420 boul Lacordaire.St-léonard — La France, ses vins, sa gastronomie, sa littérature, ses chansons, durant tout février— Conférences, les 7 et 16 tev — Le 7 tev causerie sur les vins français, en compagnie de Monsieur Jean Austin, à 14h — cinema.les 13 et 24 lév — spectacle le 14 tev — activités jeunesse, les 20 et 26 lev — Expositions tin tév BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-HuDert, Montreal (842-2808)—Du |eu au sam souper en musique avec Marie-Perle Ûuintm.et Sala, guitariste autour des tables, à compter de 18h — En spectacle, lily Maxime, le 6 tév à 22h — Brunch du dimanche, rencontre amicale à compter de 13h avec ieux de société, suivi de danse CAFE TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc.Montreal (272-1734)— Brunch à 12h tous les dimanches, avec musique d'atmosphère à compter de 12h LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Montréal (843-8620)— Spectacle pour entants Arabeske, clown de cirque au théâtre, le 7 lév à 13h 30, et 15h 30 GALERIE POWERHOUSE: 4060 St-Laurent ste 205, Montréal (844-3489)— • Sans titre • performance de Angelika Festa, les 6 et 7 lév de midi à midi HÔTEL LE CHATEAU CHAMPLAIN: 1 Place du Canada, Montréal (878-9000)— Le Cat'Conc La Fête des Fêtes, spectacle avec Tracey Brian, chanteuse.et Michael Rolott, jusqu'au 26 mars HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050ouest Sherbrooke.Montreal— Piano-Bar L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun au ven de 17h à 01 h LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur, 900 ouest Dorchester, Montréal— Calé Baroque Arthur • Folies loties • du can can au charleston, production La Belle Epoque Inc mer |eu ven dim 20h 30.sam 20h et 22h 30— La Foire du Village, par le Club Rotary, le 7 fév MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 tue Botrel.Montréal (872- 2157)— • Charlotte's web • théâtre pour entants par Geordie Productions Inc.le 6 tév à 14h MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL: Cité du Havre.Montréal (873-2878)— Mue-Danse, série internationale de danse, les 6 7 tev participation des Etats-Unis— < Boy Meets Girl New Solo WorH ¦ avec Stephanie SKura and Company, à i4h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: Auditorium, 1379 ouesl Sheibrooke, Montréal (285-1600)— Films et conférences sur la restauration et conservation le dim 7 lév présentation du tilm • The art conservator • et • Restauration des peintures sur bois .à 14h PIPS CLUB DE BACKGAMMON: 2774 St De ms.2e elage.Montreal (284-0613)- Tous les dimanches tournoi de backgammon, à 15h LE PUZZLES-SCENE: 3625 ave du Parc, Montreal— .A my name is Alice • m en s Joan Àusten.à compter du 22 oct du mar au dim 20h.lesven 2e spectacle à 22h 45 SALLE ANDRÉ-MATHIEU.475 bout de l'Avenir, Laval (667-1610)— Les Grands Explorateurs ptêsen tent Des Caraïbes à l'Océan Indien, avec Yves Lundy, du 7 au 13 lév lun au mer 20h , |eu au sam 19h et 21h 30.dim 13h 30 et 16h SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine Montreal (861 -5851 )— Spectacle de Patrick Norman, le 6 lév I9h et 22h 30— Jeu d'improvisation musicale, le 7 lév à 19h THEATRE ARLEQUIN: 1004 est Ste-Catherine Montréal (288-4261)— Les Grands Explorateurs pré sentent Des Caraïbes à l'Océan Indien, avec Yves Lundy, le 6 lév 19h et 21h 30 ÉLYSÉE: 35 tue Milton Montréal (843 6376)- The kiss ol the spiderwoman.spectacle texte de Manuel Ping, m en s Alexandre Hauswater.à compter du 28 |anv du mai au dim à 20h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Théâtre Girls in the gang, de Raymond Storey et John Roby, du 4 au 20 lev à 20h WEEK-END SAMEDI DIMANCHE 'Journée » Portes ouvertes » de 10 h 5 lii h à l’ft eu le Itmlolf Steiner de Montréal (12050 Rois-de-Boulogne).334-1391 ¦ Soirée dansante avec orchestre au profil de l'Ass.de la Paralysie Cérébrale il 20 h, sous sol de l'Église St-.lean Bercli 'mans(5940Chabot).729-«l(i7 ¦ Ciné-jeune de l.ongueuil présente le film K.T aujourd’hui ù 13 h à l’École l.io nel-C.roulx (2725 Plessis) et à 13 h 30 à l’É-cole Joseph-de Sérignv (1275 Papineau) 040-8655.¦ l.e Secrétariat Permanent des Peuples Francophones vous invite à un échange Acadie/Louisiane/Québec; â 13 h, « cou-nr le mardi-gras» à la Place de la famille, Carré d’Youville et à 21 h, « Le Bal des Mardi (Iras » à 1’11ôtel Loews Le Concorde.092-5177.¦ Le Mouvement Socialiste présente une conférence de Colette Beauchamp intitulée : •< Les médias d’information » aujour-d hui i) 18 h, salle 200 au Centre St-Pierre ( 1212 Panel Métro Beaudry).274 0470 ¦ l.e YMCA Inter, offre le cours de nata-l ion (médaille de bronze), les dimanches de 9 h à 12 h; inscription en cours (5550 ave du Parc).277-3323.¦ Échange politique sur les « Brigades au Nicaragua el la lulle contre les Contras » ce soir à 19 h 30 (4270 Papineau, suite 302 angle Rachel).524-7992.Pièce de théâtre pour enfants tr/e •/it/ti ol Pantalon à 14 lié la salle Émile l.cgaull du Cégep St-Laurent (013 Ste Croix).744-7305.¦ Le Centre Chnstus organise un diman ehe marial sur le thème .Le Magnificat de Marie el celui de l'Église en marche » avec S Denise Amyot aujourd’hui i) 15 h à l'Église Noire Dame des Neiges 737-7201 ¦ Causerie sur les vins français aujourd'hui ù 14 h en compagnie de Jean Austin à la Biblio.municipale de St Léonard (8400 boul.Lucordaire).328-8422.¦ Le Club d’aviation de ligne de Montréal (C \|,M) organise sa réunion mensuelle aujourd'hui â 13 h 30 à l’aéroport de Dor val.Pierre, 020-0098.¦ Le Club Rotary de Montréal organise aujourd'hui sa grande Foire du village, amusements pour toute la famille à l'Ilô Ici Reine Élizabeth de 11 h à 17 h.931-0251.Présentation de films et de conférences sur la restauration d’oeuvres d’art aujourd'hui 5 14 h, exposé de Rodrigue lté dard au M B A., auditorium Maxwell-Cummings ( 1379 Sherbrooke ( >.).285 J000 La SPCA vous invite à venir au Carnaval des animaux, un liai qui aura lieu le jeudi 11 février prochain à ITlôtel Delta (475 ave Président-Kennedy).735 2711 ( IVYKR.-Q.) Montréal WVN\ ( ABC) Burlington CK O (I VO) Ontario VERMONT l l\ (PBS) QUATRE SAISONS Montréal I Y K.) (télévision française) l.a télévision du samedi soir en un clin d’oeil 1 18h00 18h30 O CBFT (R.-C.) Montréal CD W’CAX (CBS) Burlington CD WPTZ (NBC) Plattsburgh O ( BMI (CBC) Montréal CD CFTM (TVA) Montréal CD ( FCF (CIA ) Montréal (Â=t\ 19h00 19h30 20h00 20h30 21h()0 21h30 Le Téléjoumal Q lHh 05 : Impacts News ( 1 h.) News CBC News g Casse-tête Puise Passe-partout ABC News g Polka Dot Door Mama's Family This Week in Parliament 22h(K) 22h30 Samedi de rire ! Animateur : Y.Deschamps Wonderful World of Disney : Track of the Giant Snow Bear Simon & Simon He Shoots, He Scores g Pop Express Animateur : Roch Denis Dick Irving’s Hockey Mag.À plein temps Sea Hunt Profiles of Nature The Lawrence Welk Show WOW! I7h 50 : Un B.D.de plus In Session Chacun chez soi Amen Vidéotour StarTreck : the Next Generation Doctor Who The Science Edition Austin City Limits Lutte Je te prends .en photo 23h(M) 23h30 (M)h(M) La soirée du hockey : Les Red Wings vs le Canadien (En direct du Forum) High Moutain Ranger The Facts g of Life 227 Hotislon Knights The Golden Girls Amen Téléjoumal Q Sport West 57th Super Bloopers & New Practical Jokes Hockey Night in Canada : Reds Wings vs Canadians (Live from Forum) 23h I5/Cinéma : Intérieurs —É.-U.1978 Avec Marybeth Hurt et Diane Keaton News News Hie Next President Saturday Night Live The National g Newswatch/Sports Le Téléthon de la paralysie cérébrale 1988 (Horaire habituel reporté à dimanche 20 h) Animateur : Serge Laprade, coanimateurs : Serge Turgeon, Georges Whelan, Pierre Houle et Marie-Josée Taillefer 23h 45 : The Racing Game Dolly ! Variétés Parier pour parier Dolly / Variétés Movie : Ramho : First Blood Part H —É.-U.1985 Avec Sylvester Stallone, Julia Nickson et Charles Napier Cinéma : États d’âme —Fr.1985 Avec Robin Renucci, Jean-Pierre Bacri et Sandrine Dumas Ohara g 20h 15 / Movie : The Hustler —É.-U.1961 Avec Paul Newman, Piper Laurie et George C.Scott Spencer : for Hire g Wonder Works g Golden Pennies (2e) 22h 45 : Conversations Movie: Fanny and Alexander—Sued.1982 Avec Ewa Froling, Gunn Wallgren et Bertil Guve (TV News g 23h 2(1 : Puise Movie : Honky-tonk Man L’univers de .Chantal Gagnon ABC News g 23li 15 / Star Treck : the Next Generation Movie : The Men —É.-U.1949 Avec Marlon Brando et Teresa Wright Cinéma : Le tournant —Can.1980 Avec Bruce Pern, Ann-Margret et Graham Jarvis lx grand journal L’heure de vérité Didier Ixxckwood Quartet Patrouille du cosmos I a journal Oh 15 : American Playhouse Cinéma : Gwendoline —Fr.83 Avec Tawny Kitaen et B Huit Radio-France-Internationale O CBFTtR.-C.) .Montreal CD WCAX (CBS) Burlington WPTZ (NBC) Plattsburgh O CBMT (CBC) Montréal CD CFI'M (TVA) Montréal CD CFCF(CTV) Montréal m CIVM (R.-Q.) Montréal (22) WVN3 (ABC) Burlington (S) CICO(TVO) Ontario (33) VERMONT FIA (l’BSI QUATRE SAISONS Montréal dD IATQ (télévision française) La télévision du dimanche soir en un elin d*oeil 18h00 Téléjoumal g science-réalité 18h30 19h00 19h30 20h00 News Le sens des affaires Benson Focus ’87 The Disney Sunday Movie : Down
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