Le devoir, 14 mars 1988, Page(s) complémentaire(s)
PIM Vol.LXXIX — No 61 ?Nuageux avec chutes de neige.Max.: -2 Détail page 14 Montréal, lundi 14 mars 1988 Depuis plus Je iO ans restaurant c'est plus («Wpromotion, c'est une tradition antérieur de Montréal métropolitain 50 cents PCMTC Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau BrunswtcK 60 cents.Toronto 80 cents DU IsËIM I O Selon le projet d’Herbert Marx Les criminels payeront une « surtaxe » à leurs victimes GILLES LESAGE QUÉBEC — Les coupables d'actes criminels seront mis à contribution par une « surtaxe » s’ajoutant à leurs amendespour venir en aide à leurs victimes.C’est ce qu’a déclaré au DEVOIR le ministre de la Justice, Herbert Marx, dans la foulée de la reprise des travaux session-nels en rappelant qu’un projet de loi serait soumis aux députés pour mieux reconnaître les droits des victimes d’actes criminels.Le projet de M.Marx, qui s’inspire de sa tournée provinciale de l’an dernier, comporte les grandes lignes suivantes : ¦ La création d’un Bureau d’aide pour raffermir les droits des victimes d'actes criminels.Les deux premiers centres locaux de ce Bureau seront établis au cours du printemps, à Montréal et à Québec; ¦ ces centres autonomes feront appel à des bénévoles, gens du milieu, citoyens ordinaires, avocats, policiers et autres, afin d’aider les victimes de diverses façons, autant financière que psychologique; ¦ ils seront financés en partie par une « surtaxe » s’ajoutant aux amendes imposées aux coupables d’actes criminels.Le gouver- Volr page 8 : Les criminels 'S A la veille du départ de Shamir pour Washington L’État d’Israël est déchiré TEL AVIV (Reuter) — À quelques heures du départ du premier ministre Yitzhak Shamir pour Washington, le cabinet israélien n’est pas parvenu hier à s’entendre sur le plan de paix mis au point par le secretaire d’Etat George Shultz.M.Shamir doit rencontrer M.Shultz aujourd’hui et le président Reagan, mercredi.Par ailleurs, des dizaines de milliers d'Israéliens se sont rassemblés hier sur la principale place de Tel Aviv pour exprimer leur soutien au premier ministre Shamir.Les organisateurs, de tous les partis de droite et religieux du pays, estimaient que 250,000 personnes avaient répondu à leur appel, plus du double des manifestants de la veille, qui avaient au contraire demandé à Shamir d’accepter le plan de paix américain.« Nous disons au président du Conseil d’Israël : vous partez aujourd’hui pour un voyage décisif.Vous devez expliquer aux gens et à l’administration des États-Unis que nous ne voulons par commettre un suicide », a déclaré à la foule le ministre du Logement, David Levy, du bloc du Likoud.À l’issue du conseil des ministres hebdomadaire, le ministre travail- liste de l’Économie Gad Yaacobi a déploré l'opposition de Shamir et de la droite israélienne au plan de paix américain.« Le rejet de l’initiative de paix américaine pourrait être une erreur historique qui affaiblit Israël et le transforme en État binational, non démocratique, isolé du reste du monde », a déclaré Yaacobi.Shamir, attendu aujourd’hui à Washington, a fait savoir qu'il informera le président Reagan de son hostilité à un plan de paix qui, estime-t-il, ne pourra qu’être assorti de concessions territoriales néfastes pour la sécurité de l’État hébreu.Le conseil des ministres a une nouvelle fois été centré sur la situation dans les territoires occupés, marquée en cette fin de semaine par les démissions massives de policiers arabes et le décès d'un 91e Palestinien en trois mois.Youssef Ibrahim Suleiman, 22 ans, est décédé dans la nuit de samedi à hier à l’hôpital après avoir été touché d’une balle à la tête dans la semaine à Bidou, village des environs de Ramallah en Cisjordanie, a-t-on Voir page 8 : Israël Photo AP Des dizaines de milliers d'Israéliens ont manifesté, en fin de semaine, tant en faveur que contre le plan de paix américain au Proche-Orient /D-3n sptfiK pEr :r*r Photo Chantal Keyaer A la fin de son « Marathon de l’amour », le télé-évangéliste Pierre Lacroix réservait à ses fidèles une séance de guérisons.Plus de 36,000 croyants accourus de tous les coins du Québec ont envahi le Forum en deux volets, hier après-midi et hier soir, pour boire les paroles du « preacher » québécois.Des milliers de croyants accourus de partout Le télé-évangeliste québécois a ensorcelé la foule au Forum PIERRE CAYOUETTE Le premier télé-évangéliste du Québec, Pierre Lacroix, a fait un véritable tabac, hier, en attirant plus de 36,000 fidèles lors des deux volets de son « Marathon de l’amour » au Forum de Montréal.Déjà, vers 13h, hier après-midi, des autocars venus de Rimouski, de Québec, de Matane et de La Tuque paralysaient les abords de l’enceinte de la rue Atwater.Des marées de fidèles s’en déversaient, souvent en claudiquant.Plusieurs se sont offert un Big Mac, en guise de « communion », au MacDonald’s d’en face, pour tromper l’attente avant de prendre place dans les gradins.Pendant ce temps, dans l’antichambre, le télé-évangéliste Pierre Lacroix répétait son scénario, entre deux cigarettes, avec ses plus proches complices.Sur la vaste scène du Forum, où les rockers les plus hérétiques se sont succédés, un orchestre de cabaret réchauffait les croyants de ses trois accords.En vedette américaine, un rondouillet chanteur-animateur, à peine plus subtil qu’un animateur de concours de wet T-Shirt, parlait vaguement de Bon Dieu et d’amour.Vers 14 h, Pierre Lacroix s’est pointé sur scène, accueilli par un interminable « standing ovation ».Devant ses ouailles en liesse, il a lancé : « Allez-y les caméramen, filmez-moi ça.Le Québec se réveille.Gloire à Dieu et que ça saute ».Puis, il les a invité une première fois au recueillement, sur fond musical.« Fermez les yeux, baissez la tête », a dit l’évangéliste de Beau-port, comme s’il avait peur que ses fidèles ouvrent les yeux et lèvent la tête.Le spectacle a duré trois heures.Il lui bien rythmé.Dès que l’ennui risquai! de venir, les guitares s’animaient.Un couple est venu témoigner sa conversion.Le père Marcel-Marie Desmarais, riche de ses 60 aas d’apostolat, était aussi de la fête.Le vieux dominicain s'est approché et a crié à la foule : « L'essentiel, c’est le ciel ! ».Après l’entr’aete, le curé de la paroisse Saint Fabien de Ville d’Anjou, Jean Ravary, a pris la parole.Il a soulevé la foule.« Arrêtez d’avoir peur.Proclamer sa foi, ce n’est pas etre exalté ».Dans un vibrant plaidoyer, le curé Ravary a invité les fidèles à prendre la parole publiquement.« À la télé, on invite juste des homosexuels et d’autres marginaux.Pourquoi on ne nous invite pas, nous ?Nous sommes maintenant les Voir page 8 : Télé-évangéllste Le Québec a cinq ans pour traiter 500,000 tonnes de boues septiques LOUIS-GILLES FRANCOEUR Les villes et les municipalités régionales de comté (MRC) devront d’ici cinq ans traiter d’une façon sécuritaire pour la santé humaine et l’environnement les 800,000 mètres cubes (environ 500,000 tonnes)de boues de fosses septiques qui aboutissent actuellement dans la nature ou dans les 59 sites d’élimination clandestins mais tolérés, de la province.Les villes de la région administrative de Montréal, un territoire englo- bant les Laurentides, le Lanaudière et la Montérégie, devront pour leur part fermer d’ici la fin de 1989 - avec l’aide financière de Québec dans certains cas - les 12 lieux d’élimination illégaux qui reçoivent une partie importante des 332,000 mètres cubes de boues générées par les résidences permanentes en milieu rural et les chalets des villégiateurs.Tels sont les échéances que Québec se fixe dans sa nouvelle politique sur la gestion des boues de fosses septiques, qui fera l’objet d’une con- sultation publique jeudi prochain à Montréal.Au Québec, quelque 440,000 résidences, habitées par 1,3 million de personnes, ne sont pas branchées sur un réseau d’égoût.A ces habitations, dont les eaux usées s’accumulent dans des fosses septiques plus ou moins conformes aux normes, s’ajoutent 207,000 chalets.Ces 647,000 résidences, permanentes ou temporaires, produisent annuellement 1 million de mètres cubes de « boues », soit l’équivalent de 100,000 camions de déneigement.Les normes en vigueur - mais appliquées très inégalement par des inspecteurs municipaux vulnérables aux pressions et.congédiements -prévoient la vidange à tous les deux ans des fosses des résidences permanentes et, à tous les quatre ans, des résidences temporaires.On dénombre aussi 30,000 entreprises québécoises équipées de fosses septiques.Selon le ministère de l’Environnement du Québec, seulement 20 % de toutes les boues sont acheminées aux 73 sites « autorisés » mais « plus ou moins conformes » aux impératifs de la protection du milieu.Le reste, soit 800,000 mètres cubes, aboutit dans les 59 sites « illégaux » - mais tolérés faute de mieux - ou dans les fossés, les champs ou directement aux cours d’eau, selon le ministère.Le rejet de ces 800,000 mètres cubes de boues frappe durement le milieu naturel québécois.Le déversement en 15 minutes des 13,000 litres d’un camion de vidange standard introduit dans un cours d’eau une charge polluante équiva- lente à celle produite en une journée par 1,650 personnes.Ces boues contiennent des bactéries pathogènes et des virus susceptibles d’affecter sérieusement la santé publique en raison de leur infiltration dans les puits et l’eau potable des villes riveraines.Sans compter les risques directs de contamination du bétail.Les principales maladies susceptibles d’être ainsi transmises sont la fièvre typhoïde et para typhoïde, la dysentrie, la diarrhée, le choléra, les Voir page 8 : Le Québec Trois cancers sur quatre peuvent être traités sans ablation Une chirurgie de plus en plus douce pour le cancer du sein RENÉE ROWAN Les chirurgiens québécois ont de moins en moins recours à l’ablation totale du sein dans le traitement du cancer du sein.« Environ 75 % des cas sont traitables sans chirurgie massive et mutilante », déclare le Dr André Robi-doux, chirurgien oncologiste.« Mais il demeure encore indiqué, dans certains cas, d’enlever le sein au complet », ajoute le médecin qui est directeur du centre d’oncologie de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Pour un grand nombre de patientes, on se contente maintenant d’une tumorectomie (intervention où l’on enlève seulement la tumeur concé-reuse et les ganglions sous le bras) suivie, selon les cas, de chimiothérapie, de radiothérapie ou de prise de médicament ou d’une combinaison de l’un ou de l’autre de ces traitements.Pour d’autres, notamment les femmes plus âgées pour qui les effets de la chimiothérapie sont plus difficiles à supporter ou qui tout simplement refusent cette forme de traitement, on procède à l’ablation complète du sein et des ganglions sous le bras.Jusqu’à il y a quelques années, la mamectomie radicale (ablation)de-meurait la méthode de traitement préférée chez les médecins.Sceptiques face à la tumorectomie, plusieurs d'entre eux ont changé d’avis après qu’une importante étude amé- du cancer du sein initié par l’Institut national du cancer des États-Unis (N.C.I.) auqrel participent plus de 200 centres hospitaliers nord-américains dont 13 au Canada.Cinq hôpitaux québécois participent à cette recherche: l’Hôtel-Dieu de Montréal, Saint-Luc, l’Hôpital général juif, le Royal Victoria et l’hôpital Saint-Sacrement de Québec.« Si j’ai accepté de participer à cette recherche, déclare au DEVOIR Mme Desforges, c’est que je crois que c’est le seul moyen de faire avancer la science.Je ne veux pas que ma fille, mes nièces, les filles de mes amies aient à passer par ce que je dois vivre maintenant.» Cette recherche, pour laquelle l’Hôtel-Dieu vient de recevoir de l’Institut national du cancer des États-Unis $350,000 étalés sur quatre ans, vise à réduire la chimiothérapie tout en améliorant les chances de survie et la qualité de vie des femmes atteintes d’un cancer du sein.Des patientes, comme c’est le cas pour Mme Desforges dont les ganglions axillaires contenaient des cellules cancéreuses, ont un traitement de chimiothérapie et de médicament.D’autres, comme Sylvie Côté, 32 ans, qui a subi une tumorectomie en janvier 1987, dont les ganglions étaient négatifs, mais chez qui on a décelé des récepteurs d’oestrogène lors de l’analyse de la tumeur cancéreuse, reçoivent des traitements Voir page 8 : Une chirurgie ricaine conduite à l’Université de Pittsburg a montré qu’il n'y avait pas de différence dans les taux de survie entre une approche ou l’autre.Aujourd’hui, tant au Québec qu’en Ontario, or.favorise de plus en plus la tumorectomie pour traiter cette forme de cancer dont l’incidence n’a jamais été aussi élevée en Amérique, indiquent des données américaines récentes.Au Québec seulement, on diagnos- tiquera cette année 3,100 nouveaux cas de cancer du sein alors que 1,100 femmes mourront de cette maladie encore dévastatrice malgré les progrès constants de la recherche.A l’Hôtel-Dieu de Montréal, où il y existe depuis plusieurs années un centre de dépistage financé par l’Institut national du cancer du Canada, on voit chaque année plus de 5,000 femmes.Mme Jeannine Pelletier-Desfor- ges, 54 ans, faisait partie depuis quatre ans du programme de dépistage de rilôtel-Dieu.En octobre 1986, lors de sa visite annuelle, on détecta par mammographie une tumeur non palpable.On lui fit alors passer une seconde mammographie qui confirma le diagnostic.Après une tumorectomie, on lui proposa de faire partie d’un programme de recherche sur les traitements adjuvants dans le domaine , _ p.a , » —- .Photo Jacquet Grenier Le Dr Andre Robidoux et Mme Sylvie Côté, une patiente qui se porte bien après avoir subi une tumorectomie.- JOURD’HUI TUTU DÉFIE PRETORIA L'archevêque Desmond Tutu et le révérend Allan Boesak défient la politique du gouvernement de Pretoria.Page 5 FORD TEMPO Depuis son lancement, la Ford Tempo est toujours aussi populaire.Page 13 LEMIEUX RESTE À MONTRÉAL Claude Lemieux, suspendu par la direction du Canadien, doit rencontrer Serge Savard ce matin.Page 16 NORDIQUES.4 WHALERS.1 Marc Fortier et le gardien Mario Brunetta ravivent les espoirs des Nordiques dans un important gain de 4-1 contre les Whalers de Hartford.Page 16. 8 ¦ Le Devoir, lundi 14 mars 1988 Quand les délégués n’arrivent pas à se faire une idée L’impossible percée chez les démocrates WASHINGTON (d’après The New York Times) — Il sera très difficile pour un des candidats à l’investiture démocrate d’obtenir la majorité absolue des délégués au cours des primaires et des caucus qui se dérouleront tout au long des quatre mois qui nous séparent de l’ouverture de la convention démocrate à Atlanta, à la mi-juillet.Les dirigrants du Parti démocrates admettent que les Résultats du « Super mardi » et les règles qui régissent le choix des délégués ne devraient permettre à aucun des candidats de s’assurer de la victoire avant la convention.Mardi dernier, lors des élections primaires et des caucus qui désignaient les délégués dans 20 États, trois candidats ont pu prétendre à la victoire, soit le gouverneur Michael Dukakis, le sénateur Albert Gore et le pasteur noir Jesse Jackson.Le gouverneur Dukakis, du Massachusetts, est présentement en tête quant au nombre de délégués avec 454V2 voix (selon les estimation de l’Associated Press) contre 396y2 au rév.Jackson, 346 au sénateur Gore et 143 au représentant Gephardt.260 délégués sont actuellement sans affiliation.Il manque donc 1,657 voix à M.Dukakis pour songer à l’emporter au premier tour à Atlanta alors qu’il reste un peu plus de 2,500 délégués à choisir.Pour obtenir une majorité au premier tour, le gouverneur Dukakis aurait donc besoin d'obtenir 65 % de tous les délégués qui seront choisis au cours des prochains mois, alors ue cette proportion est encore plus levée pour les autres prétendants.En vertu des règles démocrates pour ces élections primaires (la prochaine aura lieu demain en Illinois), les délégués seront divisés entre les candidats en proportion des voix reçues, ce qui a tendance à diviser les délégations entre plusieurs candidats.Ceux qui terminent au second et au troisième rangs peuvent souvent remporter presque autant de délégués que le vainqueur.Ainsi, mardi dernier au Texas, M.Dukakis fut le vainqueur (avec 33 % des voix), mais il ne devait recueillir que 35 % des 183 délégués texans contre 32 % à M.Jackson, 21 % à M.Gore et 1 % à M.Gephardt.Les primaires du type winner-take-all — comme le Texas chez les républicains où le vice-président Bush l’a emporté — alors que le gagnant rafle tous les délégués de l’État sont interdites chez les démocrates.Les dirigeants démocrates croient qu’aucun candidat n’aura la majorité absolue au lendemain des primaires du New Jersey et de Californie, les dernières du calendrier le 8 juin, et qu’aucun n’aura même environ les 45 % des voix qui lui permettraient de rallier assez de délégués avant l’ouverture du congrès pour l’emporter au premier tour.Évidemment, plusieurs surprises peuvent se produire d’ici la mi-juillet et il est loin d’être assuré que le leader actuel, le gouverneur Dukakis, pourra consolider sa position.Dans plusieurs des États les plus importants où on choisira les délégués au cours des prochaines semaines, les jeux sont encore loin d’être faits.Ainsi, le sénateur Paul Simon ne s’est toujours pas officiellement retiré de la course et on devra compter sur sa présence demain en Illinois.M.Gephardt, quant à lui, a concentré ses efforts sur le Michigan alors que MM.Gore et Jackson sont assez bien organisés dans l’État de New York, même si des rumeurs affirment que le gouverneur Mario Cuomo pourrait donner son appui à M.Dukakis.Enfin, personne ne semble se dégager du peloton en Californie.Certains dirigeants démocrates croient cependant que le gouverneur Dukakis est tellement en avance sur ses adversaires au plan de l’organisation et de la caisse électorale qu’il pourrait bien aller chercher près des deux tiers des voix dans les plus grands États.D’autres affirment que les quelque 600 « super-délégués » — les principaux dirigeants du parti, les gouverneurs démocrates et la plupart des sénateurs et représentants — auront un grand rôle à jouer dans le choix du candidat.Ces « super-délégués », qui seront choisis les 19 et 20 avril, devraient en majorité rester sans affiliation jusqu’à la convention et pourraient donc être appelés à jouer un rôle-clé.Pour le président du Parti démocrate, M.Paul G.Kirk, les primaires qui viendront au cours des prochai- nes semaines ne devraient pas produire trop de résultats très serres et « un des candidats finira par démontrer qu’il peut gagner un peu partout et souvent».De plus, M.Kirk affirme qu’il arrivera un moment dans la course où il demandera aux « super-délégués » et aux délégués qui devaient voter pour un candidat qui s’est retiré de la course d’appuyer celui qui aura la meilleure chance de l’emporter « et de résister à la tentation d’appuyer un groupe anti-Dukakis ou anti-Gore, ce qui ne ferait qu’affaiblir le parti ».« Nous avons perdu quatre des cinq dernières élections présidentielles et nous savons que l’élection de novembre prochain sera difficile quoi qu’il advienne.Je crois que cela voudra dire une très grande unité quand viendra juillet », estime M.Kirk.L’une des choses les plus frappantes dans les propos des dirigeants démocrates à la suite des résultats du « Super mardi » est le fait que personne n’ait parlé d’une convention bloquée où un candidat serait désigné à coup de tractations de coulisse.Un consensus très large semble se dessiner en faveur de négociations avant et non pendant la convention, que les négociateurs ne seront pas quelque organisateur mais les candidats eux-mêmes et que le candidat ne sera pas quelqu’un qui sortira soudainement de l’ombre mais celui qui aura fait meilleure figure tout au long des primaires.W, Æ Pholo AP Le candidat démocrate aux élections présidentielles, M.Jesse Jackson, s’est réjoui, samedi, de sa victoire aux caucus démocrates de la Caroline du Sud.Le pasteur Jackson est devenu une force avec laquelle il faut compter après sa brillante performance lors du « Super mardi », la semaine dernière.Il se prépare maintenant à affronter, demain, les électeurs de l'Illinois lors des primaires.Mais à ce jour aucun candidat n’a vraiment réussi à se démarquer du peloton.La phase II de la Baie James laisse les écologistes songeurs LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le lancement des trois nouvelles centrales de la Baie James donne à penser aux principaux groupes environnementaux québécois que le gouvernement Bourassa affiche des préoccupations qui tirent davantage sur le vert des dollars que sur les couleurs de l’écologie.Et l’important projet, s’il est bien accueilli dans les milieux de l’ingénierie, soulève par contre plusieurs questions dans les milieux syndicaux qui réclament une modernisation rapide des règlements sur les conditions de vie minimales dans les chan- tiers éloignés.Selon le président de la Société pour vaincre la pollution (SVP), M.Daniel Greene, et le porte-parole de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), M.Luc Gagnon, les écologistes ont accueilli « comme une bonne nouvelle » le fait que M.Bourassa ait appliqué l’étiquette de « phase II » à trois barrages, éventuellement construits sur un milieu hydraulique déjà artificialisé (Caniapiscau-La Grande).Mais pour les deux principaux groupes environnementaux impliqués dans le débat énergétique, il est « inadmissible » que l’ensemble des Québécois ne puissent discuter de la pertinence de ces trois barrages.La Loi québécoise de l’environnement empêche, en effet, la tenue d’une consultation sous l’autorité du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour les projets de construction au nord du 55e parallèle.Le porte-parole de l’UQCN estime pour sa part que des audiences publiques ne régleraient « qu’une partie du problème ».« Je pense, ajoute M.Gagnon, qu’il faudrait d’abord débattre publiquement de la politique énergétique du Québec, un débat préalable à tous les autres.» Pour le président du même organisme, M.Harvey Mead, le premier ministre « affiche une vision économique et écologique à courte vue car il vise une rentabilité à court terme qui n’assigne aucune valeur économique à la conservation des milieux naturels.» L’UQCN estime que le premier ministre Bourassa nage en pleine « incohérence » en annonçant - deux semaines après sa profession de foi environnementale - un projet qui mise et stimulera la demande énergétique.« Cette question est la plus fondamentale de toute, commente M.Gagnon.Il y a deux semaines, nous signalions à M.Bourassa que son virage au vert l’obligeait à oeuvrer pour faire diminuer la consommation d’énergie, comme le réclame de tous les pays la Commission mondiale de l’environnement.Au lieu de viser la croissance zéro, il la stimule.La campagne de publicité d’Hydro-Québec en faveur de la consommation d’énergie va à contre-courant d’une vraie politique d’environnement axée sur la conservation.» Du côté syndical, on parlait moins de protection des ressources que de celle des travailleurs qui vont «-monter » à nouveau vers la Baie James.Pour le Conseil provincial des métiers de la construction (international), rien de valable n’assure aux futurs travailleurs des conditions minimales décentes.Les organismes gouvernementaux comme la CSST, les syndicats et les employeurs devraient se réunir rapidement pour revoir les règles dans ce domaine, qui n’ont pratiquement pas changé depuis la Phase I.Pour leur part, la Société de développement de la Baie James et l’École polytechnique de l’Université de Montréal accueillaient à bras ouverts le nouveau projet, source d’emplois et de capitaux.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Une chirurgie de radiothérapie et doivent prendre du Tamoxifen.Ce médicament se présente sous forme de comprimés qui doivent être pris deux fois par jour pour une période de cinq ans après l'opération.Cette étude cherche à déterminer si l’utilisation du Tamoxifen chez des patientes qui ont à la fois des récepteurs d’oestrogène positifs et des ganglions axillaires négatifs, peut réduire l’incidence de récidive de la tumeur.Jusqu’à maintenant, plus de 200 patientes ont accepté de participer au programme de recherche où l’on comparera deux groupes de patientes dont l’un recevra du Tamoxifen et l’autre un placebo (pseudo-médicament fait d'une préparation qui ne contient aucune substance médicale active).Le choix du groupe auquel appartient les patientes est établi au hasard (méthode de randomisation) et est fait par ordinateur au N.C.I.« Si j’ai accepté de participer au programme, c’est que je veux mettre toutes les chances de mon côté en m’assurant de bénéficier des meilleurs soins possibles », dit Sylvie Côté.En plus de faire avancer la sciences, celles qui participent à la recherche bénéficient des tous derniers développements dans le traitement du cancer du sein, commente le Dr Robidoux.« Il n'est pas prouvé que le traitement propose augmente leurs chances de guérison, mais elles mettent le plus de chances possibles de leur côté», dit-il.Ces patientes profitent également d’un suivi rigoureux.Elles doivent se présenter à l'hôpital régulièrement pour des contrôles.Comme elles font partie d’un protocole de recherche, elles doivent en accepter les modalités alors que les patientes qui sont laissées à elles-mêmes négligent souvent de se présenter à leurs rendez-vous.Jean Lapointe récolte plus de $1.5 million Le téléthon Jean Lapointe au profit des toxicomanes et des alcooliques a recueilli hier $ 1,519,604.Même s’ils n’ont pas tout à fait atteint leur objectif, les organisateurs se disaient très satisfaits du résultat.L’an dernier, ils avaient amassés $ 1,4 million.Sous le thème « Entrez dans la danse de la générosité pour combattre l’alcoolisme et les toxicomanies », la troisième édition des « 9 heures de Jean Lapointe » se déroulait à l’aréna Maurice Richard de Montréal et était diffusée sur les ondes de Radio-Québec.Elles bénéficient en outre de l’expertise de toute une équipe de chercheurs non seulement du Québec, mais du Canada et des États-Unis.Outre les programmes déjà mentionnés de dépistage et de traitement du cancer du sein, il y a également à l’Hôtel-Dieu un programme de recherche sur la relation entre la nutrition et le cancer du sein financé par le Conseil de la recherche médicale du Canada.L’hôpital participe aussi au réseau interhospitalier de cancérologie de l’Université de Montréal qui fait de la recherche sur les patientes qui ont un cancer avance du sein.Cette participation active de l’Hô-tel-Dieu à tous ces programmes en font un centre de recherche et de traitement les plus importants en Amérique du Nord.Lors de sa dernière évaluation, le N.C.I.a d’ailleurs classé l’Hôtel-Dieu de Montréal au deuxième rang sur plus de 200 centres américains et canadiens pour l’excellence de ses travaux.4 Le Québec méningites, plusieurs maladies respiratoires, des conjonctivites et des salmonelloses.Ces boues, une fois introduites dans les cours d’eau, y consomment l'oxygène essentiel à la vie aquatique.Riches en matières nutritives (azote et phosphore), elles provoquent par ailleurs un vieillissement prématuré et souvent irréversible des cours d’eau, qui se traduit par la disparition de certaines espèces de poisson et la prolifération de plantes aquatiques qui l’étouffent.Enfin, ces boues contaminent souvent les eaux souterraines en nitrates, qui sont le résultat de la transformation de l’azote.Des concentrations de nitrates supérieures à 10 mg par litre peuvent causer de sérieux problèmes de santé.Les métaux lourds toxiques sont aussi présents en quantités surprenantes dans ces boues même si elles proviennent de simples résidences.Une étude du ministère québécois de l'environnement a retracé dans ces boues des concentrations aussi élevées que 44 milligrammes par litre (mg/1) d'arsenic (moyenne de 14.7 mg/1) et des valeurs « moyennes » de 7 mg/1 de plomb! La présence de ces contaminants, auxquels il faut ajouter du cuivre, du cadmium et du zinc en concentrations appréciables, provient de l'usage produits sanitaires domestiques, du lessivage des métaux de la tuyauterie et de ses joints, sans compter la contamination possible des fosses domestiques au moment de la vidange par le contenu d’installations commerciales ou industrielles.Avant de fermer d’ici cinq ans tous les lieux d’élimination clandestins, Québec demandera aux villes et aux MRC des solutions compatibles avec ses exigences.Les villes pourront se doter d’équipements de traitements régionaux et ainsi profiter des fonds du Programme d’assanissement des eaux qui subventionne à 90 % de tels ouvrages.Le ministère de l’Environnement n’est pas chaud à l’idée de verser ces boues dans les nouvelles usines d’épuration.D’abord plusieurs types de traitement peuvent être paralysés par cette pratique.Et la construction d’équipements de traitement spécialises constitue une so- lution de « dernier recours » parce que trop chère.Québec propose plutôt aux villes d’établir sur leurs territoires des sites de « lagunage » ou d’utiliser des camions spécialement conçus pour déshydrater les boues sur place.Les résidus solides ainsi récoltes peuvent être enfouis dans les dépotoirs ou compostés, puis «revalorisés» comme fumiers en milieu agricole.La politique suggérée par Québec ne consacre pas une ligne au statut pourtant controversé des inspecteurs municipaux en environnement, à qui on demande de vérifier la qualité des installations septiques et la récolte des boues par les vidangeurs.Des dizaines d’inspecteurs ont été congédiés en raison de leur vigilance ou de leur résistance aux pressions lorsqu’ils frappaient d’amendes les les establisments locaux.Québec est par contre sensible au conflit d’intérêt potentiel qui pourrait survenir lorsque les villes devront appliquer elles-mêmes un règlement les obligeant à gérer cette pollution conformément aux normes provinciales.C’est pourquoi Québec songe à confier au ministère de l’Environnement le soin de contrôler l’application des normes d'exploitation des sites municipaux de traitement et d’élimination des boues de fosses septiques.4 Les criminels nement fédéral s’apprête à modifier le code criminel de telle sorte qu’une surtaxe d’environ 10 % soit versée aux programmes de services aux victimes d'actes criminels.D’autre part, le ministre indique que la politique d’intervention en matière de violence conjugale, qu’il a lancée il y a deux ans, fait des progrès de semaine en semaine.Une campagne de publicité et d’information est d’ailleurs en cours, à l’échelle du Québec, pour sensibiliser les citoyens aux problèmes vécus par les victimes de violence conjugale.Les médias sont mis à contribution, de même que des feuillets inclus dans les envois d’allocations familiales.M.Marx note que des ressources, en argent et en personnes, sont consacrées à ce grave problème par les deux ministères qu’il dirige, la Justice et le Solliciteur général.« En deux ans, dit-il, la police, la Couronne et les fonctionnaires ont fait un excellent travail.Le virage est remarquable: ce qui était jusqu’alors considéré comme des «chicanes de famille» est devenu une priorité.La collaboration des regroupements de femmes, dans les régions, est essentielle ».Beaucoup a été fait, conclut le ministre, mais il reste encore beaucoup à faire enrce domaine de la violence.Il continue de consacrer du temps et de l’énergie à ce dossier complexe et délicat.4 Israël appris de sources militaire et palestinienne.Avant le conseil, le ministre de la police Haim Bar-Lev a confirmé qu’un tiers environ des Arabes servant dans la police israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avaient annoncé leur prochaine démission, mais il a assuré que cette décision collective n’aurait pour seul résultat que de faire le bonheur des malfrats et des chauffards.De source policière, on juge le ministre optimiste et on parle plutôt de la moitié des effectifs palestinien.Les policiers arabes ont démissionné en réponse à un appel de la direction clandestine du soulèvement palestinien.De source arabe, on a dit s’attendre à de nouvelles cascades de démissions.Vingt mille Palestiniens des territoires occupés, sur une population d’un million et demi, travaillent dans le secteur public.Des incidents sporadiques ont été signalés dans les territoires hier.À la veille du départ de Shamir aux États-Unis, des dizaines de milliers d’Israéliens ont manifesté samedi à Tel Aviv pour presser le leader conservateur à accepter le plan Shultz.« Cent mille personnes réunies ce soir sur cette place envoient un message au président du conseil Shamir : vous ne pouvez dire non à des plans de paix en notre nom », a déclaré à la manifestation Tzaly Res-hef, du mouvement la paix maintenant.Le Parti travailliste, favorable à l’initiative américaine, a dépêché aux États-Unis Abba Eban, président de la Commission des Affaire; étrangères et de la Défense de la Knesset, pour faire entendre sa voix aux côtés de celle de Shamir.4 Télé-évangéliste marginaux.Que Janette Bertrand nous invite».Pour le curé Ravary, dont on dit qu’il est le dauphin de Pierre Lacroix, le Québec souffre du ‘complexe de l’omelette.« On est tout mêlé ».Pour « célébrer la vie », le curé a ensuite fait monter une fille-mère et ses jumeaux.« Elle aurait pu se faire avorter.Mais non, elle a écouté le Seigneur et a dit oui à la vie.», a-t-il dit en tenant les deux poupons presque à bout de bras.« Compris ?» En guise de deus ex machina, le « preacher » québécois réservait à ses croyants rien moins qu’une série de guérisons.Alors est apparu sur scène le père Émilien Tardif, « ministre de la guérison » arrivé de République Dominicaine.Dans l’enceinte, les regards de centaines de vieilles dames en chaise roulante se sont illuminés.Là, le spectacle a tourné au burlesque.Le père Tardif, au nom de la « nouvelle évangélisation » a commencé son numéro.Il s’est d’abord fait physiothérapeute.« Quels sont ceux qui ont mal dans les épaules.Levez vos mains, vous serez guéris ».Des mains se sont levées.Il est ensuite devenu M.Rolaids.Que ceux qui ont mal à l’estomac se lèvent.Une dame de 84 ans s’est approchée, a pris le micro : « J’avais mal au ventre depuis l’âge de 18 ans.Je me sens mieux depuis quelques instants ».Au tour du toxicomane, maintenant.Un adolescent de 17 ans, Sylvain, qui avait peine à marcher, est monté sur scène et a crié, presque en convulsion: « J’ai consommé de la drogue jusqu’à 17 ans, mais grâce au Seigneur c’est fini ».Le père Tardif a ensuite demandé aux fidèles en fauteuil roulant de se lever et de marcher.Un homme s’est traîné péniblement jusqu’à la scène, jurant qu’il venait de délaisser ses béquilles pour la première fois.Claire Gosselin, 38 ans, de Victoria-ville, l’a suivi.Elle, qui souffre de sclérose en plaques, a risqué quelques pas, grimaçant de douleur.« J’ai ressenti des picotements.C’est un début de guérison », a-t-elle dit.Myriam Leblanc, elle, qui souffre aussi de sclérose en plaques, n’a pas eu de chance.Elle fut incapable de se lever.Résignée, elle croit quand même qu’un jour, ce sera son tour.Âgé de 39 ans, le télé-évangéliste Pierre Lacroix a fait des études en science de l’éducation à l’Université Laval, où il s’est spécialisé en catéchèse.Il a ensuite été missionnaire au Congo, de 1969 à 1971.Puis, de retour au Québec, il enseigné la catéchèse.Il est reparti en Afrique de 1972 à 1975.De retour au Québec, il a fondé un centre pour jeunes toxicomanes.En 1979, il crée la « Cité du Père ».Depuis, il prêche une demi-heure par jour sur les ondes du réseau Patho-nic et du réseau Quatre Saisons.Peu connu à Montréal, il est très popu- laire dans l’Est du Québec.La Cité du Père compte quelque 50, 000 « membres » à travers la province.Le siège social de cette PM E du Bon Dieu est à Beauport, près de Québec.Quelque 42 employés y oeuvrent à plein temps.Lacroix dit vivre pauvrement.Son entreprise a un déficit de $ 40 000.Personne n’a payé pour assister au « Marathon de l’amour», précise-t-il.« Je ne suis pas un Dieu.Je suis un pauvre pécheur, dit-il.Je peux être pris dans un scandale demain matin, qui sait.Des télé-évangélistes américains Jimmy Swaggart et Jim Bak-ker, tous deux impliqués dans des scandales, il se dissocie.Bien que tout péché a sa miséricorde », dit-il.Fatigué, souffrant de burn-out, Pierre Lacroix se retirera des ondes pour l’année qui vient, le temps d’écrire un livre, L'Oeuvre de Dieu.Le premier télé-évangéliste québécois refuse de parler de politique dans ses discours publics.« J’ai déjà été approché par tous les partis politiques provinciaux pour poser ma candidature.Mais je refuse », avoue-t-il.Photo CP LE SOLEIL S’EN IRA JEUDI Une éclipse solaire totale aura lieu jeudi mais sera imperceptible au Canada puisqu’il sera alors 21 heures.La Lune masquera parfaitement le Soleil vis-à-vis les régions du Sud-Est asiatique.Notre photo montre une éclipse similaire observée de Brandon au Manitoba en février 1979.j^grecor^ Association Pulmonaire du Québec \J 16 ¦ Le Devoir, lundi 14 mars 1988 SPORTS Québec remporte un gain convaincant de 4-1 à Hartford Les espoirs des Nordiques renaissent MARIO LECLERC HARTFORD (PC) — Les recrues Mario Brunetta et Marc Fortier ont ranimées espoirs des Nordiques, hier soif, dans une victoire convaincante de 4-1 sur les Whalers à Hartford.Brunetta a d’abord livré une performance étincelante devant la cage des siens, repoussant 29 des 30 tirs.Il a perdu son premier jeu blanc en carrière à 1:26 minute de la fin du match lorsque Stewart Gavin a fait dévier un tir à sa droite.Les Nordiques jouissaient pourtant d’un jeu de puissance.Pour sa part, Fortier y est allé de deux buts en supériorité numérique au milieu deuxième engagement, après que les locaux eurent bousillé deux belles chances de marquer.Le match était joué, c’en était fait des Whalers.Alan Haworth et Mike Eagles ont aussi marqué pour les Nordiques.Cette victoire des Fleurdelisés leur permet de se rapprocher à un point des' Whalers et du quatrième rang de la section Adams.Les deux équipes ont encore 10 matchs à jouer cette saison.Les Nordiques devraient disputer leurs 40 parties locales au Civic Center de Hartford.La victoire d’hier leur a permis de balayer les quatre matchs à Hartford cette saison.Ils ont, de plus, remporté six des huit parties impliquant les deux clubs en 1987-88.Brunetta a été la figure dominante de la première moitié du match, repoussant les attaques répétées de ses rivaux.Puis Fortier s’est chargé du reste.Les Nordiques inscrivaient un cinquième gain à leurs sept dernières sorties à l'étranger.Ils seront de retour, demain, au Colisée, un amphi- théâtre qui leur est plus austère, alors que les Maple Leafs de Toronto seront les visiteurs.Contrairement aux deux premiers tiers, la troisième période n’a pas donné lieu à du jeu très excitant.Les Nordiques s’appliquant â protéger leur avance confortable de 4-0.Seul Carey Wilson a obtenu une véritable chance de marquer, à la 3e minute, mais son tir a finalement abouti sur le poteau droit des buts.¦ Selon un journaliste de la confédération helvétique, le joueur de centre des Nordiques, Alan Haworth, poursuivra sa carrière à Berne, en Suisse, l’an prochain.C’est du moins ce qu’a avancé le confrère Albert La-douceur, du Journal de Québec, hier.La nouvelle avait déjà paru à l’effet que Haworth en était déjà venu à une entente avec une équipe suisse.La nouveauté, c’est de savoir qu’il s’envolera pour Berne dès septembre prochain.On dit que Haworth aurait signé un pacte lui garantissant $ 250,000 (canadiens) par saison.Ce qui semble, cependant, un peu déraisonné.¦ Les Nordiques et les Whalers s’affrontaient, hier, pour une huitième et dernière fois cette saison.Les Nor- diques ont largement dominé les sept premiers affrontements en remportant cinq victoires.Qui plus est, les Nordiques étaient sortis victorieux lors de leurs trois premières vi- Nordiques 4, Whalers 1 Première période 1— Québec.Haworth 22 Fortier.5:27 Pénalités — Finn Qué (mai ).Sheehy Har (mm., maj ) 3:06, Lambert, Goulet Qué.Ferraro Har 8:25,918, Gavm Har 13:36, Carson Har 1615.Finn Qué 16 31.Picard Qué.Dineen Har 16:55.Brunetta Qué 16 01 Deuxième période 2— Québec, Fortier 3 A.Staslny, Goulet.10:04 3— Québec.Fortier 4 A Stastny, P, Stastny.15:44 4— Québec, Eagles 9 Côté.16:43 Pénalités — Finn Qué, Donnelly Qué.Robertson Har (dou.min.) 2:13.Gillis Qué 249, Carkner Qué 5 49.Sheehy Har 9:11 Trolilème période 5— Hartford.Gavm 7 Côté.Carson.18:34 Pénalités — Picard Qué 1 25.Goulet Qué, Evason Har 4 02, Finn Qué.Robertson Har 8:51.Guérard Qué.A Stastny Qué.Francis.Dineen Har 9:42, Tippett Har 11 32 Carkner.Lambert Qué.McEwen, Dineen Har 15:14, Evason Har 17:33.Tirs au but Québec.8 9 6 — 23 Hartford.11 9 9 — 29 Gardiens — Québec, Brunetta; Hartford, Liut.Assistance — 14,973, sites à Hartford cette saison.¦ Normand Rochefort était toujours absent pour le match d’hier, bien que Jeff Jackson ait pu réintégrer l’alignement.SAMEDI Brulns 4, Nordiques 3 Première période 1— Québec, Goulet 39 Albelin, P.Stastny.5:00 Pénalités — Blum Bos 3:38, Blum Bos, Finn Qué 11.53, Duchesne Qué 15:43.Larson Bos 1806 Deuxième période 2— Boston.Lmseman 26 Joyce.Neely.0 59 3— Québec.Giltis 7 Goulet, Côté.10:26 4— Boston.Janney 2 Sweeney, Markwart.13 47 5— Québec.Duchesne 20 Lambert.Picard 15:12 Pénalités — Campbell Bos 1 46.Moller Qué 4 42.Plett Bos 7:24.Troisième période 6— Boston.Janney 3 Markwart.Sweeney.10.50 7— Boston.Janney 4 Sweeney, Middleton.18:57 Pénalités — Markwart Bos.P Stastny Qué 16 40, Crowder Bos, Picard Qué 18 03 Tin au but Boston.11 8 5 — 24 Québec.16 12 9 — 37 Gardiens — Boston.Moog.Québec, Brunetta Assistance — 15,399 S m à/ Photo AP mii Brunetta et Picard protègent Le défenseur Robert Picard a pris tous les moyens à sa disposition pour repousser une des rares attaques des Whalers de Hartford, hier soir, dirigée cette fois par Kevin Dineen et Carey Wilson (33).Picard plaque sévèrement Dineen devant le filet protégé par le gardien Mario Brunetta, tandis que Wilson espère que la rondelle viendra de son côté.Malgré tout, Brunetta garde un oeil sur le disque.Les Nordiques ont bien défendu leur forteresse et sont sortis de Hartford avec un important gain de 4-1 qui leur permet de se rapprocher à un seul point du quatrième rang détenu par l’équipe de Hartford.Il va rencontrer Savard aujourd’hui, à Montréal Suspendu, Claude Lemieux ne regrette rien GUY ROBILLARD (PC) — Claude Lemieux ne s’est pas présenté à l’entraînement du Canadien hier matin et il n’a pas entrepris le voyage au Minnesota et à EN BREF.¦ Sindelar remporte la classique Honda CORRAL SPRINGS, Floride (AP) — Joey Sindelar a remis une carte de 70 et il a remporté la classique de golf masculin Honda par la marge de deux coups.Sindelar, qui bénéficiait d’une avance d’un coup au début de la dernière ronde, a été rejoint au cours des 18 derniers trous mais n’a jamais été devancé.Sindelar a ainsi remporté la quatrième victoire d’une carrière de cinq ans.Il a remporté le tournoi avec un total de 276,12 coups sous la normale, sur le parcours Eagle Trace balayé par les vents.L’Écossais Sandy Lyle (70), Fid Fiori (70) et Payne Stewart (67) — qui se sont tour à tour retrouvé a égalité au premier rang avec Sindelar —, terminent ex aequo au deuxième rang avec des pointages de 278.¦ Sabatini défait Graf à Boca Raton BOCA RATON, Floride (AFP) — L’Argentine Gabriela Sabatini gardera un très bon souvenir du tournoi de Boca Raton, millésime 1988.Non seulement elle y a remporté une victoire dans le circuit féminin mais elle y a 54 minutes que Sabatini, 17 ans, a causé la surprise, hier, de battre Graf, la numéro un mondiale, 2-6,6-3 et 6-1.Samedi en demi-finale elle avait déjà étoffé sa carte de visite en enregistrant sa première victoire sur l’Américaine Chris Evert, 6-1 et 7-5.¦ L’Alberta gagne le Brier CHICOUTIMI (PC) — Le skip Pat Ryan a mené l'Alberta à une victoire de 8-7, grâce à une récolte de trois points au 10e bout, hier, lors du match de Championnat canadien de curling chez les hommes, face à la formation de la Saskatchewan.Ryan a donné a l’Alberta son 15e championnat national, le dernier ayant été l’oeuvre d’Ed Lukowich, en 1986.La Saskatchewan, menée par Eugene Hritzuk, avait inscrit deux points au neuvième bout pour se donner une avance de 7-5.Mais la pression de l'Alberta s’est fait plus forte au 10e bout, et lorsqu’est venu le temps pour Hritzuk de lancer sa dernière pierre, l’adversaire avait déjà placé trois pierres dans la maison.La dernière pierre de Hritzuk n’avait pas la vélocité pour franchir la ligne de démarcation, ce qui a donné aux Albertains les trois points dont ils avaient besoin pour l’emporter.Ryan, ainsi que ses équipiers Randy Fer-bey, Don Walchuk et Don McKenzie, se verront maintenant confier la tâche de représenter le Canada aux prochains Championnats du monde, à Lausanne en Suisse, du 11 au 17 avril.Winnipeg.Mais rejoint au téléphone, il a bien voulu donner sa version des faits qui lui ont valu d'être suspendu indéfiniment par la direction du Canadien, à la suite d’une grave altercation avec son entraîneur.Il doit rencontrer Serge Savard ce matin et il existe une possibilité qu’il rejoigne l’équipe à Winnipeg.Très volubile, voire frondeur, Lemieux n’a manifesté aucun regret et certaines de ses déclarations laissent croire qu’il est loin d’être sur la même longueur d’ondes que Jean Perron.« Ce qui est arrivé, dit-il, c’est que je suis allé dans le bureau de Jean Perron avant le début de la troisième période.Je ne me suis pas présenté en fou, j’ai même cogné avant d’entrer, et l’instructeur avait justement des choses à me dire et à me montrer.Je lui ai dis que je croyais mieux joué qu'il le disait.Je pense même avoir réussi de beaux jeux sur les buts de Chelios et de Ludwig.Mais il disait qu’il ne me voyait plus sur la glace.» « Quand je suis sorti de son bureau, je n’étais pas de bonne humeur, mais je n’ai jamais crié après lui.J’ai cependant donné un coup de pied sur un cendrier qui se trouvait dans le corridor.» « Quelques instants plus tard, il est arrivé dans le vestiaire et il m’a dit, en anglais, de me déshabiller et que je ne jouerais pas en troisième période.Il m'a aussi dit que je ne casserais rien dans le vestiaire.» « C’est dur de se retenir dans un cas semblable, quand tu es un régulier et un leader.Une engueulade a suivi, admet Lemieux, quoique là encore je n’aie pas crié après lui.Mais il est heureux que ça se soit fait vite et qu'il y ait eu plein de joueurs, car on ne sait pas ce qui aurait pu se pas- ser.» Lemieux a su qu’il était suspendu hier matin, en lisant le journal.Auparavant il avait appris, par la bouche d’un coéquipier qui prenait de ses nouvelles, que la première raison de son absence fournie par l'équipe pendant le match était la maladie.Il a appelé Serge Savard hier matin et il doit le rencontrer aujourd’hui.« Il m’a dit que je n’avais pas d’affaire à parler à l’entraîneur comme je l’ai fait.Mais c’est difficile, se défend Lemieux.Il faut être plongé dans la situation pour comprendre.Pour certains joueurs, se faire ordonner de se déshabiller en présence de 20 coéquipiers ne veut peut-être rien dire, mais pour moi, c’est comme si je m’étais fait tirer un coup de carabine.C’est dur à prendre.» Comme la veille, Perron n’a pas Les Expos battent les Yankees en 10 manches, 9-8 Pascual Perez fait sa danse î RICHARD MILO WEST PALM BEACH (PC) -Spectaculaire comme toujours, Pascual Perez n’a cependant pas eu autant de succès qu’en septembre.À son premier départ, il a alloué cinq coups sûrs, un but sur balles et trois points lors des trois premières manches.Les Expos ont néanmoins vaincu les Yankees de New York, 9-8, en 10 manche.« Je lance toujours pour gagner.À Campo de Mendoza, j’ai affronté une équipe de jeunes mais ça n’a pas d'importance.Je retirerais ma mère si elle frappait contre moi », a-t-il révélé.
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