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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1988-07-29, Collections de BAnQ.

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BBSS _ DIHBB S, .SO ans d experience à votre service Systèmes à Dieter Philips Pour renseignements, appelez 341-0E0E Vol.LXXIX — No 175 ?Ensoleillé Max 30 Demain: passages nuageux Détail page4.Montréal, vendredi 29 juillet 1988 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote-Nord, ciaspesre Nouveau-BrunswicK 60 cents.Toronto 00 cents 50 CENTS Avortement : l’impasse est totale Tous les principaux amendements à la résolution gouvernementale, et la résolution elle-même, ont été rejetés par une forte majorité par les députés de tous les partis MANON CORNELLIER OTTAWA — Le gouvernement se retrouve à la case de départ dans le dossier sur l'avortement, sa motion et tous les amendements apportés à ce sujet ayant été rejetés par les 225 députés présents lors du vote libre d’hier.Ainsi, 147 députés contre 76 ont défait la proposition du gouvernement qui permettait l’avortement en début de grossesse sous quelques conditions et des restrictions supplémentaires lors des derniers stades.Deux jours et deux nuits de débats n’auront pas réussi à faire émerger une position majoritaire qui aurait servi de guide au gouvernement dans l’élaboration d’un nouveau projet de loi.Le ministre de la Justice Ray Hna-tyshvn s’est contenté de répéter, comme plusieurs ministres, que le Les retraits préventifs dans les hôpitaux Les travailleuses enceintes perdent leur Eldorado CAROLE BEAULIEU Les travailleuses enceintes des hôpitaux obtiennent de moins en moins les retraits préventifs complets dont bon nombre de leurs consoeurs ont joui depuis 1981, confirme-t-on dans les milieux hospitaliers.Dans certains hôpitaux, tels Cité de la Santé, à Laval, 90 % des travailleuses sont réaffectées à d’autres tâches, alors qu’auparavant 90 % étaient renvoyées chez elles avec 80 % de leur salaire.La nouvelle orientation, encore inégale d’un centre hospitalier à l’autre, lance déjà des ondes de chocs dans les milieux infirmiers.« Les femmes ne comprennent pas, soutient Sylvie Bissonnette, vice-présidente de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec.Au moment même ou l'État les invite à faire des enfants on vient leur enlever une soupape qui leur rendait la maternité plus facile».En 1987, les retraits préventifs ont coûté $ 40 millions à la Commission de santé et sécurité au travail.En nombre absolu, les travailleuses de la santé étaient les plus grandes consommatrices de retraits préventifs en 1985, mais venaient au troisième rang avec en pourcentage de leur nombre, après les ouvrières de la transformation (88.3%), les employés de service (69.5%).Aucune donnée provinciale n’est encore disponible quant à l’ampleur réelle du mouvement.La FIIQ travaille actuellement à monter un tel dossier.À la CSST, on confirme vouloir se conformer de façon plus serrée à l’esprit de la loi, mais on rejette l’idée que cet ajustement vise à faire des économies sur le dos des femmes enceintes.¦ « Toutes les femmes qui y ont droit l’obtiennent, affirme Michel Bouchard, directeur de la recherche médicale auprès de la CSST.Mais ce n’est pas un congé de maternité prolongée.Il faut vraiment qu’il y ait un risque ».Le retrait préventif est une mesure unique au monde qui permet Voir page 8 : Hôpitaux gouvernement avait tenu son engagement de tenir un vote libre.Pour le reste, c'est le cabinet qui décidera.Pour le ministre des Transports Benoît Bouchard, le vote divisé d’hier ne donne en fait qu’une indication au gouvernement.Il lui rappelle que les gens sont déchirés à ce sujet et que la loi devra offrir un compromis.La loi qui devait remplacer l’an-çien article du Code criminel, jugé inconstitutionnel par la Cour suprême en janvier dernier, pourrait donc être déposée beaucoup plus tard qu’à l’automne.Ceci signifie que la question de l’avortement sera au coeur de la prochaine campagne électorale, ont reconnu plusieurs députés.Malgré cette impasse, tant les tenants de la position pro vie que prochoix ont affirmé avoir remporté la victoire à l’issue d’un vote marqué / y j Photo Chantal Keyser Enceinte, Danielle Drouin, infirmière de 42 ans, sera réaffectée à d’autres tâches.Elle comptait bénéficier d’un retrait préventif total pour mener tranquillement à terme sa grossesse.par l’absence des chefs conservateur et libéral.Brian Mulroney et John Turner Du côté des partisans pro vie, on disait avoir remporté une victoire morale puisque l’amendement provie le plus radical a été celui qui a récolté le plus d’appuis, passant à un cheveu d’être adopté.Les supporters du libre choix et d'une position plus modérée ont eu des sueurs froides durant ce vote serré, 105 députés se prononçant en faveur et 118 contre.Un petit groupe de dix ministres étaient d'accord avec cette propose tion d’interdire tout avortement sauf lorsque la vie de la mère est en dan ger.Il s'agit de MM.Benoît Bouchard, Jake Kpp, Don Mazankowski, Elmer MacKay, Tom McMillan, Bill Mcknight, Perrin Beatty, Otto Jelinek, Frank Oberle, et Gerry St-Ger-main Aucune femme député partageait leur opinion.« Le prochain gouvernement, peu importe qui sera élu, devra régler cette question en prenant en compte cette forte position pro-vie », a commenté le libéral Don Boudria.Les groupes en faveur du libre-choix, qui rejettent l’idée d’une nouvelle loi, avaient recommandé de rejeter toutes les options afin de mettre un bâton dans les roues du gouvernement.A trois exceptions près, les néo-démocrates, dont le chef Ed Broad* bent, ont joué le jeu, respectant ainsi la politique pro choix de leur parti.Selon Marion Dewar, du N PD, « la Volt page 8 : Avortement La perçée historique du NPD au Québec remise à plus tard Angus Reid prévoit une bonne vieille lutte entre bleus et rouges PIERRE CAYOUETTE A la lumière du dernier sondage Angus Reid, des députés libéraux à Ottawa prévoient que la « percée historique » du NPD au Québec n’aura pas lieu à la prochaine élection.Au Québec, on assistera plutôt, croient MM.Raymond Garneau et Jean Claude Malépart, à une bonne vieille bataille entre « rouges » et « bleus » « Ce sera sûrement une lutte à trois dans le reste du pays.Mais au Québec, la dégringolade spectacu laire du NPD, qui ne récolte plus que 20 % des intentions de vote, fera probablement en sorte que ce sera une lutte à deux entre libéraux et conser- vateurs », a prédit hier le lieutenant québécois de John Turner, M.Raymond Garneau.Le député libéral retient surtout du sondage Angus Reid la glissade constante du NPD, dans l'ensemble du pays, mais surtout au Québec.« Bien que je doute de la méthode utilisée par Angus Reid, je constate que le sondage démontre que le NPD pique du nez.Kt que lu prochaine élection au Québec se fera entre libéraux et conservateurs, même si, il y a un an à peine, on prévoyait une bataille à trois.Néanmoins, la lutte avec les conservateurs sera chaude et il n’y aura plus de majorité de 20,000 pour les députés libéraux », soutient de son côté le député de Sainte Marie, M.Jean-Claude Malé- Des commerçants floués par des escrocs se réclamant d’Environnement Canada Même les fraudeurs virent au « ISABELLE PARE Même les escrocs virent au vert.Pour preuve, une compagnie opérant sous le nom d’« Environnement du Canada » a extorqué depuis juin des milliers de dollars à des commerçants en leur vendant des faux certificats de conformité aux normes environnementales.CAROLE BEAULIEU De tout nouveaux tarifs annoncés hier par Air Canada pourraient inciter bien des jeunes gens cet automne à entraîner leurs grands-pa- D’après le bureau d’Environnement Canada à Montréal, les vendeurs de « faux certificats» sévissent particulièrement dans la région métropolitaine et ce, depuis au moins trois mois.Les fraudeurs écologiques font d’abord irruption chez des commerçants, s’identifient comme étant des employés d'Environnement Canada rents à la découverte de l’Amérique ! Le transporteur canadien a en effet annoncé hier un programme unique en son genre s’adressant aux personnes âgées de plus de 65 ans.Et et leur offrent des certificats d’hygiène moyennant la remise d’une somme oscillant entre $ 95 et $ 200.Petites et moyennes entreprises seraient leur clientèle favorite, ainsi que des petits commerçants, parfois même des garagistes et des fleuristes ! Depuis le mois de juin, plus d’une centaine de personnes ont porté les mêmes tarifs réduits s’appliquent à leur « accompagnateur » même s’il n’a pas 65 ans.Pour un tarif fixe de $ 749, le passager âgé obtient un nombre illimité de vols vers n’importe queUes des 117 destinations nord-américaines d’Air plainte au bureau régional d’Environnement Canada.Après une accalmie au début de juillet, les appels ont repris de plus belle et affluent au rythme de cinq par jour au bureau de Montréal.Quelques plaintes ont également été faites au numéro sans frais du ministère fédéral à Québec, indiquait hier M.Pierre Normand, responsa- vert » ble des communications du bureau de la Vieille Capitale.Mais elles pro venaient de résidants de la région montréalaise.« On ne sait pas quelle ampleur cette supercherie a pu prendre, car ce n’est pas tout le monde qui porte plainte.Il y a certainement des com merçants qui n’ont pas intérêt à le Voir page 8 : Fraudeurs part.Le sondage Angus Reid, réalisé entre tirs 20 et 25 juillet auprès 1,501 adultes, accorde aux conservateurs 35 % des intentions de vote, contre 34 % aux libéraux et 28 % au N PD.Pour la première fois en deux ans, les conservateurs prennent la tête dans un sondage.Il y a à peine un mois, les libéraux Voir page 8 : NPD AUJOURD’HUI AUCUN ACCORD SUR LE CONFLIT AU CAMBODGE Les quatre factions khmères ne sont pas parvenues à s'entendre sur une solution politique au conflit cambodgien.Page 7 TÉHÉRAN ACCUSE BAGDAD Téhéran accuse les Irakiens de retarder le processus de paix dans le Golfe Page 8 Les bigots de New Carlisle Un partisan du Non prend la défense de René Lévesque Air Canada fera voler les vieux à prix d’aubaine ! Bourassa chez Michel Rocard à 1 GILLES LESAGE QUÉBEC — Il est fortement question que le premier ministre du Québec rende visite à son homologue français, au cours de l’automne qui vient.Selon des informations recueil- automne ?lies par LE DEVOIR, M.Michel Rocard voudrait accueillir M.Robert Bourassa au cours du mois d’octobre, dans le contexte des visites annuelles, en alternance, entre la France et le Québec.Voir page 8 : Bourassa Canada et de ses lignes affiliées.Tous ces vols doivent être effectués entre le 15 septembre et le 15 décembre.Des formules moins coûteuses offrent quatre vols pour $ 549 et entre cinq et huit vols pour $ 649.Tous ces vols devront être réalisés entre le 15 septembre et le 15 décembre.Un itinéraire tel que Montréal-Miami-Toronto- San Francisco-Montréal devient donc possible pour $ 649, confirmait hier Mme Catherine Brisson, des bureaux d’Air Canada.L’itinéraire est évidemment soumis à la fréquence des vols mais est techniquement possible.« La plupart des gens feront des voyages plus simples, convenait-on Voir page 8 : Air Canada MARTIN PELCHAT Parce que le conseil de New Carlisle hésite à honorer la mémoire de René Lévesque de crainte de susciter des tensions sociales, un jeune homme de 26 ans décide de prendre les choses en main.Le hic : ancien militant de la campagne du Non au référendum, il brigue l’investiture libérale dans le comté fédéral de Bonaventure ! Patrick Gagnon est même le seul candidat déclaré à ce poste qui sera attribué le 29 août prochain.Natif de New Richmond, Voir page 8 : Lévesque René Lévesque : même mort, il dérange.i m mi nii i 11 i si oiirs (It K’OKTIK I valse \ll 1)01)1 I :,\ {politic doi >111011 X niches S OFR'S 8 ¦ Le Devoir, vendredi 29 juillet 1 988 L’Iran accuse l’Irak de retarder le processus de paix NATIONS UNIES (Reuter, AFP) — Le délégué iranien aux Nations unies a exclu hier la possibilité de conversations directes avec l’Irak sur la paix dans le Golfe avant la conclusion d'un cessez-le-feu.En même temps, Mohammad Jaa-far Mhalatti a accusé les Irakiens de retarder le processus de paix, alors que l’Iran coopère pleinement aux efforts de paix du secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar.Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati ne peut rester à New York pendant des semaines « pour permettre aux Irakiens de continuer de retarder le processus », a dit Mahalatti aux journalistes.Prié de clarifier la position de l’Iran à propos de la demande irakienne, formulée par le ministre des Affaires étrangères Tarek Aziz, de négociations directes entre les deux belligérants, au lieu de l’actuelle navette effectuée par Perez de Cuellar, Mahalatti a répondu : « À l’heure actuelle, nous n’accepterons rien d’autre qu’un cessez-le-feu ».« La résolution 598 (du Conseil de sécurité de l’ONU) ne peut commencer que par un cessez-le-feu immédiat.Point final», a-t-il dit.De son côté, le secrétaire général de l’ONU, qui a rencontré hier Mahalatti mais pas les deux ministres, a déclaré à la presse : « Je ne suis pas bloqué ( .) les discussions avancent ».Les négociations indirectes doivent reprendre aujourd'hui.Sur le front, l’Iran a lancé hier une offensive de grande envergure pour reconquérir la région d’Islamabad-Gharb, dans le centre-ouest de l’Iran.Téhéran a affirmé que les Gardiens de la révolution ( Pasdaran) et les Bassidji (volontaires) avaient lancé dans la matinée une contre-attaque d’envergure pour la libération de la localité d’Islamabad-Gharb, située à près de 100 km de la frontière.L’Iran attribue l’occupation de cette ville aux troupes de Bagdad, alors que les moudjahiddin du peuple, mouvement d’opposition iranien au régime de Téhéran, affirme avoir pris Islamabad-Gharb et la localité de Karand-e-Gharb dans la même région.Ce mouvement a par ailleurs affirmé hier que sa branche armée, l’Armée de libération nationale iranienne (ALNI), avait « mis hors combat » 40,000 Gardiens de la révolution iraniens au cours des affrontements des trois derniers jours.Il a ajouté que de violents combats se poursuivaient hier aux alentours des deux villes et sur l’axe routier reliant Bakhtaran (ex-Kermanchah) à Islamabad-Gharb.Parallèlement, l’Irak a annoncé le retrait hier de ses forces du village iranien de Sarni, dans le centre du front et affirmé que deux autres villes en Iran, Qasr-Chirine et Sar-Pol-Zahab, ainsi qu’une localité, Sumar, seront prochainement évacuées, selon un calendrier pré-établi.Bagdad avait affirmé, à plusieurs reprises, qu'il envisageait de se retirer de toutes les positions qu’il avait conquises en territoire iranien depuis une semaine et souligné qu’il n’avait « aucune visée territoriale » en Iran.Selon Téhéran, les forces iraniennes ont repoussé, mercredi, une offensive lancée par les troupes irakiennes dans les marais de lloweiza, sur le front sud, mettant hors combat de nombreux militaires irakiens.Il a ajouté que de « très violents combats » s’étaient poursuivis mercredi soir dans l’ouest de l’Iran, notamment autour des villes de Sar-Pol-Zahab, Karand et d’Islamabad-Gharb (province de Bakhtaran).Les troupes iraniennes ont réussi à « empêcher la progression des forces irakiennes et des mercenaires », terme désignant les moudjahiddin du peuple, les repoussant dans certains secteurs, a affirmé le commandement militaire à Téhéran.L’Irak a pour sa part affirmé que 12,207.soldats iraniens avaient été capturés au cours des opérations lancées depuis une semaine par les forces irakiennes dans les secteurs sud et centre du front.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) évalue à près de 50,000 le nombre des prisonniers irakiens en Iran et à environ 13,000 celui des Iraniens détenus en Irak.Le CICR a annoncé hier qu'il était prêt, en cas de cessez-le-feu, à apporter son concours au rapatriement des quelque 65,000 prisonniers de guerre qu’il assiste en Iran et en Irak.L’équipe technique, chargée d’é-tudier la situation des prisonniers de guerre des deux pays, est attendue prochainement à Bagdad, à l’issue de sa mission d’enquête en Iran, où elle se trouve depuis dimanche dernier.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Air Canada chez Air Canada.Mais un tel itinéraire n’est pas impossible».Il s’agit dans tous les cas d’allers simples et les réservations doivent être faites 14 jours à l’avance, ce qui, pour de longs itinéraires, demande une bonne dose de planification.Ces tarifs, nommés « libres comme l’air », s’appliquent aussi aux lignes aériennes Air B.C.(British Columbia), Air NWT (North West Territory), Air Ontario, Air Alliance, Air Nova et Air Toronto.Chez Air Canada on disait hier offrir de telles aubaines pour s’attirer la sympathie de gens âgées qui fréquentent encore peu les vols de la ligne aérienne mais deviendront dans l'avenir un groupe de voyageurs de plus en plus important.Les tarifs « libres comme l’air » sont offerts uniquement aux passagers dont le point d’origine est au Canada.4 NPD étaient en tête.Quelque 34 % des électeurs les supportaient.En juin dernier, les conservateurs se classaient seconds avec 33 % des intentions de vote.Troisième, le NPI) recueillait 31 % de la faveur de l'électorat canadien.La moitié des entrevues réalisées dans le cadre du sondage ont été réalisées après la demande de John Turner au Sénat de bloquer l'adoption du projet de loi sur le libre-échange jusqu’à ce qu’une élection soit déclenchée.« Je crois qu’il serait prématuré de conclure que la décision de John Turner ait eu une quelconque influence sur les intentions de vote des Canadiens.Il faudra attendre deux ou trois semaines, le temps que John Turner complète sa tournée à travers le pays, avant que l’on puisse percevoir l'effet de cette décision sur les électeurs», a dit M.Garneau.Au Québec, selon le dernier Angus Reid, le Parti conservateur atteint un sommet inégalé depuis trois ans, avec 40 % des intentions de vote, contre 37 % pour les libéraux et 20 % pour le NPD.Il y a un an, le NPD recueillait 40 % des intentions de votes dans l’ensemble du pays et plus de 30 % au Québec.Le président associé du NPD Canada, M.Michel Agnaieff, ne s’inquiète pas outre mesure de la glissade subie par son parti.« Nous ne sommes surtout pas en chute libre.Je crois que les conditions sont toujours réunies pour que nous puissions réussir notre percée historique au Québec.Le sondage démontre surtout que le gouvernement a habilement manoeuvré, à coups de prom-messes, pour remonter la pente », a dit le co-président du NPD-Canada.M.Agnaieff rappelle que 22 % de l’électorat demeure indécis.Il précise que la remontée spectaculaire du NPI) au cours des derniers temps se veut avant tout un phénomène urbain.« La portion du sondage qui touche le Québec a été faite dans l’ensemble de la province, et non pas dans les régions métropolitaines», a rappelé Agnaieff.Par ailleurs, M.Angus Reid, propriétaire de la maison de sondage, a confié à la Presse Canadienne qu’il était d’avis « qu’une élection aura lieu sous peu, probablement au cours des trois ou six prochaines semaines».Interrogé sur ses intentions de déclencher ou non des élections dans les jours qui viennent, le premier mi nistre Brian Mulroney s’est contenté de sourire et a avoué que « le sondage était encourageant ».Le premier ministre séjournait hier dans la région du lac Huron.Il s’était ab- senté du vote sur l’avortement aux Communes.M.Mulroney a ajouté que les Canadiens « semblaient commencer à réaliser ce que le gouvernement fail pour eux ».À Ottawa, le vice-premier ministre Don Mazankowski a souligné que le sondage confirmait la « croissance soutenue » du Parti conservateur.Le sondage Angus Reid démontre par ailleurs que John Turner demeure moins populaire que son parti.À peine 32 % des sondés approuvent sa façon de se comporter, tandis que 53 % désapprouvent.Depuis Vancouver, M.Turner a rejeté le sondage et répété qu’il savait ce que les Canadiens pensaient et qu’ils allaient rejeter le libre-échange si on leur en donne l’occasion.4 Avortement démocratie veut que la majorité dé eide et la majorité aujourd’hui a voté contre toute nouvelle législation ».A son avis, une loi ne peut être élaborée à la suite de ce verdict.La motion principale et les quatre amendements retenus par le président parmi les 21 déposés ont été rejetés par des majorités importantes.Le premier amendement soumis aux députés avait été proposée par la conservatrice Mary Collins et stipulait que la femme avait la liberté de choix en début de grossesse et que, par la suite, un médecin devait établir si la santé mentale ou phy-siciue de la mère était menacée.Il a été battu par 191 votes contre 29.Elle a reçu l’appui de toutes les femmes ministres et de cinq de leurs collègues masculins, de 14 députés conservateurs et cinq libéraux.Mais avant que le vote commence, les conciliabules allaient bon train entre les différentes factions, un groupe de femmes des trois partis tentant même de trouver un consensus sur une motion pro-choix.Mais les néo-démocrates en sont restées à leur ligne de parti tout en applaudissant leurs collègues quand elles se levaient.Vingt des supporters de Mme Collins ont par la suite appuyé un amendement encore plus libéral présenté par le conservateur John Bosley (et non Margaret Mitchell comme l’écrivait le DEVOIR hier).Par contre, 199 députés l’ont rejeté.Selon cette amendement, tout avortement pratiquét par un médecin aurait été légal.Quatre fem mes et quatre hommes membres du cabinet ont soutenu l’ancien président de la Chambre, dont le leader adjoint Doug Lewis.Les deux autres amendements, qui établissaient à partir de quels moments un avortement devait être soumis à des restrictions, ont été battus de façon encore plus claires, un d’entre eux étant meme écarté par un simple vote à haute voix.La motion du gouvernement, pour sa part, n'a pas réussi à obtenir le soutien des pro-vie, mais elle a eu l'appui de plusieurs pro-choix.Plusieurs ministres, neuf en tout, s’y sont opposés.4 Lévesque formé en sciences politiques à l'université McGill, il était jusqu’à sa mise en candidature lobbyiste à Ottawa.Un jour, comme tout le monde, il a serré la main de l'ancien premier ministre.Ce fut leur seule rencontre.>¦ Même SI je n'ai pas partagé ses opinions, je dois admettre que René Lévesque est un homme qui a touché le Québec, qui a suscité un éveil parmi la population.C’était un grand Québécois, mais surtout un grand Gaspésien et un grand démocrate », dit celui qui soutient avoir même des amis.à Alliance Québec.« C’était un homme de principe, et c'est ce qui nous manque aujourd’hui.M.Lévesque a rehaussé le débat politique.C’est un peu grâce à lui que je me suis lancé », ajoute M.Gagnon.Il y a quelques jours, sur le traverser des Iles-de-la-Madeleine, il a entendu parler des réticences du con- seil de New Carlisle à honorer la mémoire de M.Lévesque.Rebaptiser une rue 7 Pas question.Le conseil ne veut pas choquer la majorité anglophone, rapportait un conseiller aux médias.Ce matin, dans la maison natale de René Lévesque, rue Mount Sorel, à New Carlisle, Patrick Gagnon expliquera aux journalistes son projet.Une statue, un musée ?Le jeune homme garde le secret.« Un projet original » qui mettra à contribution tous les politiciens de •quelque parti qu'ils soient, dit-il.Alors comment convaincre les anglophones d'honorer cette « vieille fripouille qui a essayé de briser le Canada ?» Patrick Gagnon cite un passage des mémoires de M.Lévesque.« Page 29 : Les Anglais, au contraire, avaient apporté de leur ancienne mère-patrie, en passant par la Nouvelle-Angleterre, ce respect du bois et des fleurs, et ce besoin d’en vivre entourés ».« Après avoir vécu parmi les anglophones, j'ai vu que malgré le désaccord, ils reconnaissaient son intelligence et le fait qu’il a su modérer le Parti québécois, poursuit M.Gagnon.C’est ce qu’il faudrait peut-être remémorer aux gens», dit-il.« Laissons les Montréalais rebaptiser leurs rues et pensons à quelque chose d'original.René Lévesque incarnait la fierté gaspésienne.Il reflétait bien la mentalité des gens d’ici.L’homme est passé à l’histoire, il faut le reconnaître», continue Patrick Gagnon.Qui parle, précisons-le, en son propre nom, et pas au nom de son parti.« Je n’en ai pas parlé à mon parti.Je le fais à titre d’homme libre », conclut il 4 Fraudeurs faire et préfèrent payer $ 100 plutôt que de risquer que le ‘vrai’ ministère vienne inspecter leur commerce », expliquait hier Mme Thérèse Drapeau, responsable des relations publiques d'Environnement Canada à Montréal.Plus encore, on suppose que nombre d’autres citoyens floués n’ont tout simplement pas constaté la fraude, ayant payé religieusement leur dû sans réclamer le certificat en question.Pour un oeil distrait, le simili certificat peut en effet passer comme dans du beurre.Il est marqué d’un sceau d’identification officiel affichant, « Environnement du Canada ».Flanqué de l'unifolié, le sceau est en tous points semblable à celui d’Environnement Canada, si ce n’est d’un discret « du » et d'un trait horizontal qui viennent gâter l’affaire.On peut aussi y lire : « Contrat de publicité commerciale entre l’Environnement et l’Hygiène publique et .(le nom du commerçant) ».Pour faire moins bidon, un faux numéro d’enregistrement à la Cour supérieure est inscrit au bas du document, ainsi que le nom d'une maison d'édition, Inter-Québec, toute aussi fausse d’ailleurs.D’après le bureau régional de Montréal, les imposteurs, qui réclament l’argent comptant ou par chèque, se pointent chez les gens et leur demandent où ils rejettent leurs eaux usées, leurs déchets, etc.Après inspection et paiement des sommes réclamées, ils promettent à leurs clients de figurer désormais sur la liste des commerçants se conformant aux normes (l’Environnement Canada.Une mise en garde sera émise par Environnement Canada aujourd'hui pour avertir les commerçants du Québec qu'aucun individu ou organisme n’est mandaté pour vendre de la publicité ou un supposé « permis » d’hygiène.Environnement Canada suggère aux commerçants sollicités d'avertir la police et (le porter plainte au bureau des pratiques commerciales de Consommation et Corporation Canada.La section des fraudes commerciales de la police de la CUM aurait aussi reçu des plaintes à ce sujet.Photo AP Gerry Adams aux funérailles de Davison Le leader du Sinn Fein, branche légale de l’IRA, Gerry Adams, le troisième en partant de la droite, porte le cercueil d’un militant de l'Armée républicaine irlandaise, Brendan Davison, abattu devant sa résidence par un groupe para-militaire protestant.La Régie veut savoir si les médecins surfacturaient Des enquêteurs chez les femmes qui ont avorté en clinique privée (PC-LE DEVOIR) - Des femmes ayant subi un avortement dans une clinique privée au Québec sont susceptibles de recevoir la visite d’enquêteurs du gouvernement dans les prochaines semaines, rapportaient hier deux réseaux de télévision de Montréal.La Régie d'assurance-maladie voudrait ainsi s’assurer que les médecins qui ont fait une réclamation pour un avortement ont bel et bien posé un tel acte, et qu’ils n’ont pas touché de frais supplémentaires.La Régie mène fréquemment, par courrier, des vérifications auprès de patients pour s’assurer qu’ils ont bel et bien subi tels ou tels examens facturés par leurs médecins.On ignorait encore hier pourquoi, dans ce cas-ci, elle aurait plutôt choisi d’envoyer des enquêteurs frapper aux portes des patientes.Selon le président de la Corporation des médecins, le docteur Augustin Roy, le procédé viole la vie privée de ces femmes qui ont déjà vécu une expérience parfois difficile.M.Roy a qualifié la démarche « d'inacceptable » et « discriminatoire ».Les médecins se disent agacés par le fait que l’enquête de la Régie ne porte que sur l’avortement et pas sur d’autres actes médicaux, et que tout cela arrive à un moment où le débat sur la question est au plus fort au pays.Selon Radio-Canada, les listes de patientes sont prêtes et les enquêteurs commenceront leurs visites ces jours-ci.4 Bourassa A Québec, on assure toutefois que rien n’est déterminé.Mais il est peu probable, fait-on savoir à son cabinet, que M.Bourassa aille à l’étranger ce mois-là, pour les raisons suivantes : au début de ce mois, les députés ministériels tiennent leur caucus préparatoire à la reprise des travaux sessionnels de l’Assemblée nationale, le mardi 18 octobre.Le premier ministre ne peut rater ces événements, pas plus que le Sommet technologique, également prévu en octobre.Tant chez M.Bourassa que chez son collègue des Affaires internationales, M.Paul Gobeil, on dit que Matignon n’a pas encore proposé de dates précises.Il n’y a rien d’arrêté pour l’instant, répète-t-on de part et d’autre, tout en convenant que c'est au tour de M.Bourassa de rendre visite au premier ministre Rocard.Quand LE DEVOIR l'avait interrogé à cet égard, il y a quinze jours, le premier ministre avait été plutôt évasif, confiant que le choix dépendait de la France et que la décision serait prise en août.Il ajoutait toutefois que, dans son esprit, la visite dite annuelle pouvait avoir lieu quelque part entre 1988 et 1989.De fait, cette pratique a été instaurée il y a une dizaine d’années, à la suite de l’arrivée au pouvoir de M.René Lévesque.Pour intensifier les relations entre la France et le Québec, on a convenu alors que les premiers ministres se rencontreraient une fois l’an, à Paris ou à Québec, en alternance.C’est ainsi que, peu après son élection, soit en février 1986, M.Bourassa a rendu visite à son homologue français Laurent Fabius.En septembre 1987, à la faveur du deuxième Sommet francophone, celui de Québec, M.Jacques Chirac, alors premier ministre, a rendu une visite officielle à son collègue et ami Bourassa.En raison de l’alternance, ce dernier est donc censé rendre la politesse, cette fois au premier ministre socialiste Michel Rocard, avec lequel il a rompu des lances lors de la campagne référendaire de 1980 au Québec.Alors simple citoyen, M.Bourassa avait alors fait rendre publique une lettre personnelle dans laquelle M.Rocard (ami du ministre Claude Morin et de sa directrice de cabinet, Mme Louise Beaudoin) prenait en quelque sorte fait et cause pour le OUI référendaire du gouvernement péquiste.Sans qu’on le dise ouvertement, par ailleurs, dans son entourage, on sait que M.Bourassa n’est pas friand de voyages au long cours, à l’exception de ses fréquents et rapides périples d’affaires à travers le Canada et les États-l Ims.Au surplus, il tente toujours de donner un contenu ou une coloration d’affaires (protocole ou contrat, par exemple) a ses sorties hors du Québec, de façon à ne pas être taxé de voyager pour rien.Ainsi, se plait-il à dire, ses voyages sont rentables et profitent à l'ensem ble des Québécois.C’est probablement cette recherche de la rentabilité à tout prix qui empêche ou retarde l'annonce de la visite officielle de M.Bourassa en France.À moins qu'il ne tente de la combiner avec une autre incursion européenne,en Grande-Bretagne par exemple, pour le contenu économique.Son ancien député Reed Scowen, délégué général du Québec au pays de Mme Thatcher, serait sûrement fort heureux de piloter M.Bourassa autour de la Tamise.En somme, M.Bourassa finira bien par rendre la politesse à son vis-à-vis français.Il ne lui reste qu’à trouver le bon prétexte — économique ou financier, en France ou ailleurs — pour traverser l’Atlantique en toute quiétude et sans crise de conscience.Misons pour la fin de cet automne, surtout s’il y a une campagne électorale fédérale.Il sera alors probablement heureux de se dégager pendant une semaine des pressions dont il sera alors l’objet.4 Hôpitaux aux travailleuses enceintes, syndiquées ou non, d’être retirées d’un milieu de travail pouvant nuire à la santé de leur foetus.Selon la CSST, le resserrement se manifeste plus rapidement dans les milieux hospitaliers à cause de l’importante concentration de jeunes femmes en âge de procréer, mais devrait s’appliquer dans tous les milieux de travail.Depuis son entrée en vigueur, en 1981, le programme a connu une popularité croissante, près de 30 % des travailleuses québécoises s’en prévalant l’an dernier.Quelques études sociologiques, dont celles du Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la prévention en santé-sécurité au travail (G RASP), un groupe de recherche de l’Université de Montréal, ont récemment montré que la mesure avait pris dans l’esprit des femmes un sens beaucoup plus large.Faute d’un ajustement réel des milieux de travail aux contraintes physiques ou psychologiques que vivent les femmes enceintes, le retrait préventif est devenu une « soupape de sécurité », que les femmes utilisent pour mieux vivre leur grossesse.À la CSST, on convient que ce retour à la lettre de la loi prive les femmes de cette « soupape de sécurité ».« Ce n'est pas à nous de juger si d’autres programmes sociaux sont nécessaires pour les femmes enceintes, soutient Michel Bouchard.Notre responsabilité c’est de bien gérer cette loi ».Selon le docteur Bouchard, les progrès scientifiques des dernières années permettent désormais d’identifier et de quantifier plus clairement les risques réels présents dans les milieux de travail.Faute de telles données, dans le doute, les employeurs accordaient auparavant presque tous les retraits préventifs demandés.Devant la difficulté de réaffecter à d’autres postes ou de réorganiser les tâches pour éviter le risque, les employeurs prenaient souvent le chemin le plus court et renvoyaient la travailleuse chez elle, explique-t-on à la CSST.Cette époque est révolue, dit le docteur Bouchard.Depuis l’automne dernier, particulièrement, les administrations hospitalières ont été formées, lors de sessions offertes par l’Association des hôpitaux du Québec à mieux gérer la loi du retrait préventif.« Nous visons 90% de réaffectation l’an prochain, confirme Gaétan lloude, du Centre hospitalier universitaire de Laval, à Québec.Mais pour l'instant, faute de personnel pour évaluer les postes de travail nous ne pouvons pas faire mieux que 50 % ».Plusieurs syndicats contestent déjà la façon dont se font ces réaffectations.remettant souvent la travailleuse devant un autre risque ou modifiant brutalement ses horaires de travail.Le retrait préventif a coûté $ 40 millions l’an dernier à la Commission de santé et sécurité au travail, comparativement à $ 170 millions pour les maux de dos.Dans tous les hôpitaux contactés par LE DEVOIR, on confirme que les travailleuses acceptent mal les réaffectations.Elles sont souvent « déçues », démoralisées.Plusieurs contestent leurs réaffectations.D’autres préfèrent prendre un congé de maladie ou des vacances plutôt que de mener une bataille alors qu'elles souhaitent plutôt un climat serein pour compléter leur grossesse.« Je m’étais fait une joie de ces dernières semaines passées tranquillement à jouir de ma grossesse, raconte Danielle Drouin, infirmière à l’Hôpital des Convalescents de Montréal.Quand l'hôpital m’a réaffectée, j’ai pris ça comme un échec.Je ne savais pas qu’ils pouvaient faire ça ».De la dizaine d’infirmières contactées par LE DEVOIR, Mme Drouin a été la seule disposée à être identifiée.Toutes les autres, dont certaines ont fait appel de leur refus ou de leur réaffectation, ont refusé d’être identifiées, craignant que ce témoignage ne nuise à leur chance d’obtenir le retrait préventif auquel elles tiennent.Dans certains milieux, la nouvelle tendance aux réaffectations, n’ap-parait que la pointe de l’iceberg d’un problème beaucoupo plus vaste.« La réaffectation, je suis pour, affirme une administratrice du programme dans un grand hôpital de la métropole qui préfère garder l’anonymat.Mais certaines décisions de la CSST me font craindre que nous allions vers la disparition du retrait préventif ».Une travailleuse en microbiologie a récemment essuyé un refus, la CSST estimant désormais qu’elle ne courait aucun risque alors que le médecin traitant et le médecin du DSC concerné avaient estimé que le risque était réel.« Ils ont tous l’air d’improviser, dénonce Mme Drouin.Ici, ils ont proposé de créer un nouveau poste, juste pour moi, le temps de ma réaffectation ».Le dossier a pris une telle importance, l’hiver dernier, à la CSST, que la présidente elle-même a souhaité voir chacun des dossiers de retrait préventif.« Mme Jérôme a un préjugé favorable aux femmes, explique un porte-parole de la CSST, Mme Andrée Dupont.Elle voulait connaître à fond le dossier.Elle ne ferait rien pour léser les femmes dans leurs droits, bien au contraire ».Selon le sociologue Marc Renaud, de l’Université de Montréal, qui termine une étude de quatre ans sur le sujet, il devient urgent de tenir un véritable débat social sur la question du retrait préventif.Trop de mythes laissent encore croire que les femmes abusent du système alors que des études démontrent maintenant que ce n’est pas le cas.Il devient urgent, dit-il, de rendre les milieux de travail compatibles avec les grossesses.Urgent aussi de constater que le resserrement de la loi sur les retraits préventifs laisse les travailleuses enceintes aux prises avec les mêmes problèmes personnels.Peut-être est-il temps, ajoute-t-il.que l’État se penche sur une « politique de la maternité».Demain : une étude inédite sur les retraits préventifs.f 16 B Le Devoir, vendredi 29 juillet 1988 SPORTS Nettles produit le point gagnant contre les Cards, 4-3 En prolongation, les Expos gagnent RICHARD MILO ( PC) — Quand le match dure plus de trois heures ou qu’il y a prolongation, les Expos gagnent.Ils ont volé six buts pour arracher la victoire aux Cards de St.Louis, hier soir, en l’emportant 4-3, en 10 manches, devant 20,751 personnes.Il s’agit de leur cinquième victoire consécutive et ils totalisent 12 buts volés en trois matchs.Graig Nettles a produit le point gagnant avec un simple contre John Costello (4-4), après deux retraits à la 10e.La balle a percé l’avant-champ pour permettre à Rex Hudler de marquer du troisième but.Hudler s’y était rendu à l’aide d’un simple, d'un amorti-sacrifice et d’un but volé — le 6e des Expos.Tim Burke (3-2) a remporté la victoire tandis que Otis Nixon a volé deux buts quand il a marqué le point égalisateur à la huitième.Après un simple, Nixon a réussi ses 23e et 24e vols de but pour marquer sur une mauvais lancer de Todd Worrell.À la septième, Neal Heaton a donné un double au premier frappeur à lui faire face, Tony Pena.Torn Pagnozzi, 2 en 19 comme frappeur suppléant, a réussi un simple d’un point.Bryn Smith et Bob Forsch, les deux partants, ont mieux fait que -.Heaton.En six manches, « Smitty » n’a donné que trois coups sûrs et deux points (un mérité) tandis que Forsch a alloué quatre coups sûrs en cinq manches et un tiers.En carrière, il a un dossier de 20-16 contre les Expos.Dave Martinez, 0 en 20 avec les Expos, a réussi son premier coup sûr à la sixième.En prolongation, le dossier des Expos s’établit à 15-4, celui des Cards est de 7-9.Vince Coleman a entrepris le match en obtenant un but sur balles.Tel que prévu, il a volé le deuxième but pour réussir son 53e vol de la saison.Coleman a atteint le troisième but quand Andres Galarraga a échappé un roulant de Willie McGee pour marquer à la suite d’un optionnel de Torn Brunansky.À la troisième, les Cards ont frappé deux doubles contre Smith pour ajouter à leur avance.Après un retrait, Coleman a obtenu un double en précédant le relais de Tim Raines à la suite d'un roulant le long de la ligne du troisième but.McGee a frappé un roulant mais Terry Pendleton a suivi avec un double au champ centre.Hudler a réussi un coup filé en déposant la balle vers le troisième but pour obtenir le deuxième coup sûr des Expos.À la cinquième, Mike Laga, le premier-but des Cards, a volé un simple à Tom Foley.Il a plongé pour saisir son roulant et il était agenouillé au sol quand il a remis la balle à Forsch.À la sixième, les Expos ont brisé la glace pour égaler le compte quand ils ont chassé Forsch du monticule.Utilisé comme frappeur suppléant, Nixon a réussi un simple et volé le deuxième but, son 22e vol.Martinez l’a poussé au marbre avec son premier coup sûr depuis qu’il a été échangé par les Cubs de Chicago.Raines a suivi avec un roulant qui aurait contitué un double jeu si le deuxième-but Tim Jones n’avait pas jonglé avec la balle.
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