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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-07-30, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXIX No 176 ?Ensoleillé avec passages nuageux Max.: 32.Détail page A-7.Montréal, samedi 30 juillet 1988 3 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI ME AND MY GIRL Rencontré au high tea du consul britannique de Montréal, l'acteur Tim Curry (Rocky Horror Picture Show) assume le rôle-titre de la comédie musicale Me and My Girl bientôt à la Place des Arts.Robert Lévesque l’a rencontré.Page C-1 A.UNE CHAPELLE DANS UN MUSÉE La Chapelle du Couvent de la rue Rideau, à Ottawa, était un chef-d'oeuvre d’architecture unique au Canada.Sauvée miraculeusement de la démolition, découpée en morceaux et restaurée, la fragile structure de bois a été réinstallée au Musée des beaux-arts du Canada.Marie Laurier est allée jeter un coup d'oeil.Page C-1 LE RAPT DU COL HIGGINS Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné, hier, l'enlèvement, en février dernier, du colonel américain William Higgins et réclamé sa libération.Page A-5 PRETORIA INTERDIT CRY FREEDOM Le gouvernement sud-africain a interdit hier, contre l'avis de la censure, la projection du film anti-apartheid Cry Freedom dans le pays et la police s'est emparé des bobines de toutes les copies du film sur ordre de son chef, le général Hennie de Witt.Page A-5 LAVOIE-ROUX N’INTERDIRA PAS LES ENQUÊTES La RAMQ pourra faire ses enquêtes auprès des femmes qui ont subi un avortement récemment afin de savoir si les médecins ont pratiqué la surfacturation PageA-3 LA CAISSE SE BRANCHE La Caisse de dépôt et placement du Québec s’est enfin décidée à céder un million d'actions à Noverco.Page B-1 Ottawa ne touchera pas au visage français du Québec, jure Bouchard « C’est Québec qui décidera quoi faire avec les subventions fédérales » CLAUDE PAPINEAU (PC) — Le secrétaire d’État Lucien Bouchard s’est défendu, hier, de vouloir imposer le bilinguisme au Québec à la faveur de la loi C-72, qui permet notamment au gouvernement fédéral d’accorder des subventions à divers organismes pour qu’ils offrent des services bilingues.« C’est épouvantable de dire qu’on veut bilinguiser le Québec, puisque la presque totalité des sommes prévues aux programmes est versée au gouvernement québécois lui-même qui décide ce qu’il en fait », a déclaré M.Bouchard au cours d'une entrevue à la Presse Canadienne.Le secrétaire d’Etat réagissait aux propos du chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, qui, il y a quelques jours, a soutenu qu’Ottawa allait forcer la progression du bilinguisme au Québec grâce à des subventions pour la promotion et l'usage de l’anglais.Depuis, les trois principales centrales syndicales du Québec, la FTQ, la CSN et la CEQ, ont également dénoncé la nouvelle loi fédérale.« Cette loi vient formaliser un pouvoir que le fédéral avait déjà et qu'il a exercé de façon continue depuis 1970, a affirmé M.Bouchard.« Il n’est jamais venu à l’idée de M.Parizeau de dénoncer la progression du bilinguisme au Québec alors qu'il était ministre des Finances et que le gouvernement fédéral consentait, de 1976 à 1985, un total de $ 800 millions au titre de l’enseignement du français et de l’anglais langue seconde.» S’agissant de l’article de la loi qui vise à encourager les organismes à offrir des services bilingues, M Bou chard a déclaré qu'« il n’est pas question au Québec de faire de l’anglais la langue de travail ».« Il s’agit plutôt d’assurer des ser vices de traduction à des entreprises Voir page A-10 : Français Lucien Bouchard : que Parizeau se le tienne pour dit.Pendant que les combats continuent de faire rage L’Iran ne dit plus non à des pourparlers directs BAHREIN (d’après Reuter et AFP) — L’Iran poursuivait hier sa double offensive militaire et diplomatique, annonçant une progression de son armée sur le front central de la guerre du Golfe tout en entrouvrant la porte à des négociations di- MANON CORNELLIER OTTAWA — « Je devrais être fier d’avoir accompli mon devoir mais je suis frustré de partir sans avoir réussi à faire cesser ces propos insensés et malhonnêtes sur l’accord de libre-échange».C’est sur cette note un peu amère que le négociateur en chef de l’accord dé libre-échange, Simon Reis-man, a tiré sa révérence hier après avoir remis sa démission au premier ministre Mulroney.Maintenant que les Américains ont devant eux un projet de loi qu’il croit conforme à l’accord (sauf sur Voir page A-10 : Turner rectes avec l’Irak, sous l’égide des Nations unies.Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, actuellement à New York, a fait savoir que des pourpar- Simon Reisman : un peu frustré.A * lers directs avec le régime de Bagdad seraient possibles après la conclusion d’un cessez-le-feu.Mais Velayati, rapporte Radio-Téhéran, a ajouté que Téhéran envisagerait de telles négociations si Javier Perez de Cuellar les estimait nécessaires.« Si le secrétaire général juge nécessaire la tenue de pourparlers directs, la République islamique d’Iran sera disposée à examiner cette requête », a souligné le chef de la diplomatie iranienne.Velayati devait être reçu dans la journée pour un quatrième entretien avec Perez de Cuellar.Ce dernier a fait savoir qu’il recevrait le ministre irakien Tarek Aziz, également présent à New York depuis le début de la semaine, si le besoin s’en faisait sentir.L’Irak a préconisé la tenue de négociations directes et vu dans le refus initial de Téhéran une preuve de la mauvaise volonté du régime islamique après son acceptation, voici deux semaines, de la résolution 598 du Conseil de sécurité ordonnant un cessez-le-feu dans le conflit.À Téhéran, le chef des forces armées Ali Akbar Hachemi Rafsand-jani a affirmé que l’acceptation de la résolution 598 était « une démarche politique correcte et logique », accompagnant l’esprit guerrier sur le champ de bataille.« Le prophète Mahomet avait pris soin de ne pas combattre plusieurs ennemis au même moment », a déclaré Rafsandjani à la prière du vendredi, selon Radio-Téhéran.Sur le terrain, Radio-Téhéran a Voir page A-10 : Iran L’utilisation du Sénat contre le libre-échange Turner paiera cher son geste désespéré, prévoit Reisman HK Sommes-nous bien à Paris ?La nouvelle pyramide de verre de l’architecte américain Pei, élevée dans les jardins du Louvre, donne du Paris des Champs Ely-sées, de l’Arc de Triomphe et du quartier des affaires de la Défense, une vue aussi imprenable qu’imprévue.Photo AP Le NPD glisse partout sauf à Montréal Environics PIERRE CAYOUETTE Un sondage Environics publié hier accorde 37 % des intentions de vote au Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la région de Montréal.À contredit Angus Reid : les la lumière du même coup de sonde estival, le Parti conservateur ne récolte que 28 % de la faveur électorale dans la région montréalaise.À l’échelle nationale, la glissade du NPD se poursuit.Les appuis au parti d’Ed Broadbent ont en effet chuté de 5 % par rapport au dernier sondage Environics de juin.Le NPD ne récolte plus que 26 % des intentions de vote.En vertu du sondage effectué pour le quotidien torontois Globe and Mail, les libéraux demeurent en tête libéraux toujours en tête et s’assurent de l’appui de 38 % des électeurs canadiens.Le Parti con servateur continue sa remontée et récolte l’appui de 34 % des sondés.Il s’agit de la meilleure performance des conservateurs depuis deux ans.Au Québec, la radiographie d’En vironics montre que les libéraux conservent une nette avance avec 42 % des intentions de vote contre 30% pour les conservateurs et 28 % pour le NPI).Le sondage a été mené par la.Voir page A-10 : NPD I x'SUSHStSmtSPBe —-w r à.«« Photo AP Les babioles de tout genre, trompes et oreilles postiches d’éléphant ou chemises à l’effigie du parti républicain, dont le symbole est l’éléphant, font nécessairement partie de l’arsenal classique des fabricants de politiciens.La course à la présidence américaine La sacro-sainte trinité des faiseurs d’élections : sondage, fric et média MICHEL C.AUGER Envoyé spécial WASHINGTON - Ils sont trois, une véritable sainte trinité des campagnes électorales et chaque candidat doit avoir les siens.Aux États-Unis, où les élections sont devenues une industrie, cette trinité est celle des sondages, du financement et du consultant en médias.Les experts dans ces trois secteurs sont très en demande et travaillent en étroite collaboration.« Ce n’est pas tant mes clients potentiels qui m’invitent à venir les rencontrer que moi qui leur fais passer une en trevue », affirme Susan Day, prési dente de Wilhelm/Day Inc., une firme qui s’occupe de collecte de fonds, surtout pour les candidats dé mocrates.Ses clients les plus célè bres sont le sénateur John Glenn et l’ex-candidat à la présidence Richard Gephardt.>< L’une des premières choses que je leur demande c’est qui fait leurs sondages.Quand ils me répondent qu’il font faire ça par un de leurs amis qui est professeur dans un collège de leur ville, je choisis un autre client », affirme-t-elle.Les sondeurs, pour leur part, savent que leurs premières études peuvent convaincre certains supporters importants de donner une somme plus considérable à une campagne qui a une chance de gagner, affirme Robert Green, vice-président de l’enn & Schoen, une firme de sondages de Washington, qui travaille surtout pour les candidats démocrates.Il est très rare qu’une firme travaille pour les deux partis.« Nous avons trop d’informations qui sont nécessairement confidentielles pour Voir page A-10 : Élections Diane K.Chalifoux «Je souhaite que le récit de Dyane redonne espoir à ceux (.) qui attendent sur la route du bonheur d'être parents.» (Mia Riddez Morisset, extrait de la préface) mjuim ms m mon cœur L'histoire vécue de deux adoptions internationales Le témoignage très touchant d un couple qui refuse de se laisser vaincre par les énormes difficultés qui gênent l'adoption.246 pages —15,95$ A-2 ¦ Le Devoir, samedi 30 juillet 1988 Selon une étude-bilan encore inédite Cinq ans de retraits préventifs montrent l’urgence d’une politique de la maternité CAROLE BEAULIEU Cinq ans de retraits préventifs pour les travailleuses enceintes ont fait la preuve que le Québec doit se doter d'une politique globale de la maternité, conclut une étude encore inédite dont le DEVOIR a pu prendre connaissance.« Une politique globale s’impose pour coordonner les actions des divers paliers d’administration de mesures en matière de maternité », écrivent les auteurs de la recherche, membres du GRASP, le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la prévention en santé-sécurité du travail.Pendant plus de trois ans, le GRASP a fait le bilan de la façon dont les Québécoises ont utilisé une mesure sociale encore unique au monde: le retrait préventif pour les travailleuses enceintes.Cette mesure, entrée en vigueur en 1981, permet à toute travailleuse enceinte, syndiquée ou non, d’être retirée de son travail s’il présente des risques pour le foetus.Si l’employeur ne peut réaffecter la travailleuse à d’autres tâches exemptes de risques bu réorganiser son travail de façon à la soustraire à ce risque, il doit la mettre en congé et la rémunérer à 90%.Entré en vigueur en 1981, le programme a connu une croissance fulgurante, passant de 87 demandes en 1981 à plus de 11,000 en 1985.L’an dernier, le programme a coûté plus de $ 40 millions.Le tiers des travailleuses québécoises enceintes y ont eu recours.Réalisé au terme de centaines d’entrevues et de plus de 2 500 questionnaires, le rapport de plus de 400 pages trace le portrait fascinant de joute une génération de travailleuses cherchant à concilier leur rôle de travailleuses et leur rôle de mères.« Le monde du travail n’est pas en- core organisé pour faciliter la vie des travailleuses quant elles sont enceintes, constate le rapport du G RASP, et bien peu d’efforts ont été déployés à la recherche de solutions au problème du double emploi des femmes.» Conséquemment, disent les auteurs, les travailleuses enceintes « vivent une plus grande tension entre leur rôle de travail et leur rôle maternel ».Plus sensibilisées que les générations précédentes aux bienfaits de la prévention, elles tendent à souhaiter les meilleures conditions de grossesse possibles.Ces attitudes, conjuguées à d’autres phénomènes, expliquent la popularité du retrait préventif, « souvent perçu comme un prolongement du congé prénatal».À peine publié — le rapport doit être remis la semaine prochaine au ministère de la Santé du Québec — le document est presque déjà dépassé, conviennent toutefois ses auteurs.Les deux dernières années, et surtout les derniers mois, ont été une période de réorientaion majeure dans la gestion de retraits préventifs.« Nous réaffectons maintenant 90 % des travailleuses enceintes », expliquait hier au DEVOIR l’un des responsables du personnel auprès du centre hospitalier d’Alma.De 1981 à 1985, indique le rapport du GRASP, la région du Saguenay Lac-Saint-Jean « se démarquait des autres par une grande largesse dans le traitement des demandes ».Tout ça a changé depuis l’an dernier, explique M.Danny Côté, de l’hôpital d’Alma.De 1981 à 1985, une grande diversité existait d’une région à l’autre.Alors que la Montérégie était déjà la plus sévère en matière de retrait, la région de Laval et des Laurentides détenait déjà le deuxième plus haut taux de réaffectation.Les efforts de la Commission de santé et sécurité au travail (CSST), conjugués à ceux de l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) semblent donc avoir porté fruit.D’un bout à l’autre de la province, les travailleuses qui s’attendaient à profiter de quelques semaines de plus de congé, comme l’avaient fait avant elles des collègues, se voient de plus en plus réaffectées à d’autres tâches.Déçues, plusieurs prennent des congés de maladie ou des vacances.« Evidemment que les femmes sont mécontentes, reconnaît Danny Côté, de l’hôpital d’Alma.Mais ça coûtait beaucoup trop cher.Nous avons réorganisé les tâches pour les soustraire au facteur de risques plutôt que les renvoyer chez elles» Difficile pour les administrateurs, cette réorganisation des tâches laisse souvent insatisfaites des travailleuses qui s’étaient déjà fait une fête de ces quelques semaines de congé au cours desquelles elles pou-raient « se réapproprier du temps afin de pouvoir vivre plus pleinement leur grossesse, être à l’écoute de leur corps, se reposer avant l’accouchement ».Selon le directeur de la recherche, le sociologue Marc Renaud, un fait marquant se dégage du portrait des bénéficiaires : le mythe des abus souvent cités par les employeurs.Les demandes de retrait émanent en effet surtout des catégories socioprofessionnelles qui en avaient le plus besoin : celles qui travaillent dans les conditions réputées les plus pénibles, le plus souvent associées dans la littérature scientifique à une issue de grossesse défavorable.Compte tenu du nombre de femmes enceintes dans chaque catégorie socio professionnelle, ce sont les ouvrières de la transformation qui ont été, de loin, les plus enclines à demander un retrait préventif.Près de 88 % d’entre elles y ont eu recours.Viennent ensuite les employées de service, 69,5% et les travailleues de la santé 56 %.Les travailleuses spécialisées dans la vente suivent avec 49,5%.Ce sont les vendeuses, les ouvrières du vêtement, les manutentionnaires et le personnel infirmier qui ont le plus profité de la croissance de la demande entre 1982 et 1985.Comparativement, à peine 11,9 % des employées de bureau enceintes se sont prévalu de la demande en 1985.Il s’agit surtout, non de personnel clérical, mais plutôt de caissières dans le secteur commerce.La présence d’un syndicat augmente l’accessibilité à la mesure.Près de 60 % ses requérantes sont syndiquées alors qu’à peine 30 % des travailleuses québécoises le sont.Pour s’assurer d’une ouverture à d’autres milieux non syndiqués, la CSST a établi des liens récemment avec des organismes intervenant au-rès des communautés culturelles, de façon à mieux faire connaître l’existence de ce droit aux travailleuses immigrantes .La recherche du GRASP était financée par le ministère de la Santé, l’Institut de recherche en santé et sécurité au travail (IRSST), et quatre DSC de la région de Montréal: Char-les-Lemoyne, Maisonneuve-Rosemont, Sacré-Coeur et Saint-Luc.L’étude se base sur les données de la CSST et sur une enquête en trois volets faite auprès de travailleuses ayant demandé un retrait préventif au cours de cette période.Des entretiens avec 92 travailleuses ayant bénéficié d’un retrait préventif, un questionnaire auprès de 2963 requérantes au retrait entre 1984 et 1985 (63,2 % ont répondu), et un dernier questionnaire auprès de 340 travailleuses qui ont accouché en juin et juillet 1986 et qui n’avaient pas demandé de retrait préventif.Le maire de New Carlisle prétend manquer d’argent pour honorer Lévesque MARTIN PELCHAT Les réticences politiques font moins obstacle aux projets visant à honorer la mémoire de René Lévesque que le manque de fonds, assure le maire de New Carlisle, Bob Cormier.Assailli de suggestions depuis la mort de l’ex-premier ministre, le conseil de ville de New Carlisle recevait encore hier celles d’un candidat à l’investiture libérale dans le comté fédéral de Bona-venture, Patrick Gagnon.Cet ancien militant du Non au référendum propose qu’on fasse de la maison des Lévesque, rue Mount Sorel, un bien culturel, et qu’on érige à New Carlisle un monument à René Lévesque.Un monument, explique M.Gagnon, qui mettrait en valeur le René Lévesque qu’ont connu les Gas-pésiens, qui l’an dernier encore « courait sur la plage en lançant des cailloux à la mer».M.Gagnon demande aux élus à Québec et Ottawa d’apporter leur soutien à ces projets.Bob Cormier n’a rien à y redire.« Si les deux gouvernements m’envoient de l’argent, je ne le refuserai pas », dit-il.Le conseil refuserait de rebaptiser la rue Mount Sorel « parce qu’elle fait partie depuis longtemps du patrimoine », affirme-t-il.L’opposition des anglophones, majoritaires à New Carlisle, a été exagérée, ajoute le maire.« Je ne pense pas qu’on ait interviewé les gens les plus représentatifs.» « No comments », lance Frank Brennan, président de la Légion canadienne.L’association, qui regroupe les vétérans de guerre, loge sur Mount Sorel.Mount Sorel, c’est la première bataille de la première grande guerre au cours de laquelle ont péri des soldats de New Carlisle.Les anglophones que Patrick Gagnon a croisés hier ont pourtant semblé apprécier ses propositions, dit-il, confiant.« Ils admettent tous que M.Lévesque était un smart man », dit-il.La proposition de classement historique de la maison des Lévesque n’est toutefois pas nouvelle.Bernard Bujold, un conseiller en communications d’Ottawa natif de la Gaspésie, a formé un comité l’hiver dernier qui bénéficie entre autres de l'appui de la veuve de René Lévesque, Corinne Côté.M.Bujold souhaite également la création d’une fondation qui récompenserait l’excellence dans les domaines culturel, économique, social et journalistique.La demande de classement historique a déjà franchi les premières étapes du processus administratif et la réponse du ministère des Affaires culturelles est attendue pour l’automne.Les propositions de M.Bujold sont appuyées par Georgette Bujold, l’actuelle propriétaire de la maison des Lévesque.« D’abord que je puisse rester dans la maison avec mes chats et ma chienne, comme dit la chanson, pour le temps qu’il me reste à vivre », dit la septuagénaire.« Je suis habituée à recevoir les gens, et je suis attachée à la maison.» Chose certaine, estime Bernard Bujold, la solution n’est pas politique: « Je pense que les autorités politiques ont déjà été sensibilisées.Mais personne ne s’est compromis ».260,000 cartes- QUÉBEC (PC) - Il y a en circulation 260,000 cartes d'assurance-maladie de plus que de résidents permanents au Québec, selon des statistiques tirées de la Régie de l'assu-rance-maladie et de Statistiques Canada.Et il est bien difficile d’en trouver les raisons exactes.En effet, selon le récent rapport annuel de la Régie de l’assurance-maladie du Québec, on note « l’existence » de 6,853,236 titulaires de la carte donnant droit à des services de santé gratuits alors que le dernier re censément de Statistiques Canada, daté de juin 1987, fait état de seulement 6,592,600 résidents permanents au Québec.La différence exacte est de 260,636 titulaires de la carte qui ne sont pas au Québec.ou de cartes qui n’ont pas de titulaires québécois.Pour le président de la RAMQ, M.Jean-Auguste Mockle, cela s'expli que par une foule de facteurs.« Les chiffres des organismes provinciaux et du fédéral diffèrent toujours, car c’est à partir de cela que le fédéral verse ses contributions.Il faut aussi soleil en trop ?tenir compte des réfugiés et des étudiants étrangers.» « Il y a aussi des étrangers de passage qui payent une cotisation pour avoir droit à la carte », a-t-il expliqué.À cela il faut ajouter un délai allant parfois jusqu’à trois mois entre le moment du décès d’une personne et celui où la RAMQ récupère sa carte d’assurance-maladie.De l’avis du président, il n’existe pas un système de fraude bien implanté qui expliquerait le fait qu'il y ait plus de cartes que de Québécois.« Cela peut se passer de façon isolée, mais il n'y a rien d’organisé sur une grande échelle.Les gens qui présentent leur carte chez un médecin doivent aussi fournir d’autres détails pouvant éveiller des doutes et motiver des enquêtes », de poursuivre le président de l’organisme.Il y a quelques mois toutefois, il a été publiquement reconnu que des Américains possédant des cartes de la RAMQ traversaient la frontière canadienne en autobus afin d’avoir accès aux services de l'État québécois.?PFORO (Ehéribourq CENTRE DE VILLÉGIATURE Un accueil dans un nouveau décor cÿvtiï (fa P^vttwd! 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associé à l’un des plus importants bureaux d’avocats au pays, directeur de la Banque Royale du Canada, libéral en vue et ex-président du Barreau canadien, en a conçu plusieurs au cours des années.« J’ai souvent dû les reformuler», déclarait hier l’ex-conseiller de la Commission royale sur les criminels de guerre nazis, qui est âgé de 52 ans.« Mais le poste d’ambassadeur du Canada aux Nations-Unies n’a jamais fait partie de ma liste.» Le premier ministre Brian Mulroney, un ami personnel qui fut à une époque son collègue dans un bureau d’avocats, lui a offert l’emploi il y a un mois.11 l’a accepté cette semaine.L’offre l’a pris par surprise, autant qu’elle a surpris les membres du corps diplomatique.Pour un homme qui n’est pas un diplomate professionnel, M.Fortier, qui est originaire de Québec, possède néanmoins d’impressionnantes lettres de créance, comme avocat et comme négociateur.En 1984, il a défendu la cause du Canada contre les États-Unis dans le conflit concernant la juridiction sur le golfe du Maine, en Cour internationale de justice de La Haye, où il est maintenant membre du Tribunal permanent d’arbitrage.Quand Stephen Lewis, l’actuel ambassadeur, lui a téléphoné pour lui offrir ses félicitations, M.Fortier se trouvait à Ottawa en train de discuter des résultats des pourparlers sur les pêches entre le Canada et la France.M.Fortier est le chef négociateur pour le Canada dans ce dossier litigieux.QUÉBEC (PC) — La Grosse-Île, connue comme File de la quarantaine qui a vu périr près de 15 000 immigrants de choléra et de typhus à la fin du 19ème siècle, deviendra parc national jeudi prochain.L’ile, qui sert maintenant de station expérimentale pour Agriculture Canada, sera en partie prise en charge par Environnement Canada qui s’occupera de préserver le passé historique de l’ile.Jeudi prochain, le ministre de l’Agriculture, John Wise, et le ministre de l’Environnement, Tom McMillan, se rendront dans la région pour annoncer l’entente.« À Grosse-Île, on retrouve des vestiges du passé qu'il nous faut reconnaître.Elle est symbolique pour toute l’histoire de l’immigration au Canada», raconte M.Paul Milo, porte-parole de Parcs Canada pour la région de Québec.Le rapport de la Commission des monuments et sites historiques du Canada proposait, en 1984, de combiner tourisme et agriculture.Depuis, des projets sont nés mais rien n’a vraiment abouti.« Quand je suis arrivé sur l’ile il y a huit ans, explique François Du-chaine, agent responsable de l’île, tout était à l’abandon.Les fils électriques pendaient, les planchers étaient à refaire, les maisons à repeinturer.Les budgets du ministère de l’Agriculture ne sont pas suffisants pour faire les rénovations nécessaires.» Depuis 23 ans, quelques personnes seulement habitent l’île qui a ac-ceuilli entre 1831 et 1937 4,5 millions d’immigrants.Une douzaine de fonctionnaires d’Agriculture-Canada s’occupent maintenant des quarantaines d’animaux étrangers qui arrivent au Canada et organisent des cours de virologie donnés aux vétérinaires de partout dans le monde.À bien des égards, l’île ressemble à une ville fantôme.Elle est le vestige d’un passé trop malheureux.Pourtant sa végétation et son allure paisible nous font oublier les horreurs qu’elle a vécues.En 1832, elle reçoit 60 000 immigrants, surtout des Irlandais.Une épidémie de choléra s’abat sur l’Europe et 5 000 personnes arrivées par bateau laisseront leur âme à Grosse-île.Quinze années plus tard, l’île connaîtra sa pire épidémie.C’est la famine en Irlande.En 1847,100 000 Irlandais quittent leur patrie pour l’Amérique.Durant le voyage, 19 000 passagers succomberont.A Grosse-Ile, 8 000 personnes mourront de tv-phus.« Les morts étaient tellement nombreux, explique Nathalie Bernard, une jeune guide de là-bas, que, n’ayant plus de place pour les enterrer, on déposait les corps dans la baie à marée basse et le fleuve les emportait.» Durant la Deuxième Guerre mondiale, File a servi de laboratoire pour tester des armes bactériologiques.« On craignait que les Allemands ne contaminent le bétail américain et canadien», explique M.Duchaîne.« C’est à cause de cela que le Canada est devenu numéro un dans le domaine des maladies exotiques et c’est aussi de là que Grosse-Ile est devenue un endroit de quarantaine pour le bétail qui entre sur le continent américain, le seul en Amérique», raconte M.Duchaine.Nathalie Bernard, guide touristique à Grosse-ile, montre un monument à la mémoire des médecins décédés alors qu’ils prodiguaient des soins aux milliers d'immigrants qui y transitèrent au XIXème siècle.m m TJ* Photo PC -ÜÉÜ La CEQ s’insurge contre la loi sur les langues officielles CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514 Docteur Pentield.Montréal.Canada.H3G 1X5 Fax (514)934-1246 Télex 05-268656 Tél : (514) 934-0272 POUR RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS, CONTACTEZ FRANCINE GINGRAS AU 842-9645 Centre de psychologie 39 ouest, bout.Gouin Montréal (Québec) H3L 1 H9 (514) 331-5530 Gouin inc.Membre» dé la Corporation pr_.dé» psychologue» dé lo Province de Québc Servie* psychologique 20 psychologue professionnel! LE DEVOIR — L’application de la loi C-7‘2 sur les langues officielles entraînerait la « bilinguisation » du Québec dans un Canada unilingue anglais, annulant ainsi des dizaines d’années d’efforts pour maintenir et consolider le fait français chez nous.Tel est l’avis exprimé hier par la présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), Mme Lorraine Pagé.La CEQ se rallie sur cette question à la position déjà exprimée par la CS N et la FTQ.« Je m’oppose vivement à cette nouvelle intrusion du gouvernement fédéral dans le domaine des droits linguistiques au Québec.Sous le prétexte d'appuyer toutes les minorités, le gouvernement Mulroney profite de la mollesse du gouvernement Bourassa pour imposer le bilinguisme aux mstit utions, aux entreprises, aux municipalités et même aux syndicats québécois », souligne Mme Pagé.Selon elle, il faut être ou bien sourd, ou bien aveugle, ou bien les deux à la fois pour considérer que I anglais est menacé au Québec.« Tant au Québec que dans l’ensemble du Canada, et encore davantage à l'aube du libre-échange, c’est le français qui a un urgent besoin d’être protégé et consolidé », estime-t-elle.Toutes ces manoeuvres opérées une fois de plus au beau milieu des vacances estivales se situent bien dans la continuité de l’accord du lac Meech adopté à la sauvette, avec la complicité du gouvernement Bourassa, à la fin de juin l’an dernier, déplore la présidente de la CEQ.« La CEQ n’a pas attendu la loi C-72 pour dispenser des services en anglais à ses membres anglophones », a-t-elle rappelé.Aussi, nous n'avons que faire des cadeaux du secrétaire d’État Lucien Bouchard pour bilinguiser notre organisation, soutient Mme Pagé.Le gouvernement fédéral devrait plutôt démontrer sa générosité envers les syndicats en augmentant sa contribution au financement de l’éducation syndicale, suggère-t-elle. Le Devoir, samedi 30 juillet 1988 ¦ A-3 EN BREF ¦ Moins d’agressions contre les chauffeurs de la STCUM Les agressions contre les chauffeurs d’autobus de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ont diminué de près de 50 % entre 1985 et 1987, selon le service de surveillance de l'organisme.En décembre 1987, on avait enregistré 126 voies de faits contre des chauffeurs, comparativement à 214 en 1985.Un porte-parole de la STCUM, Hubert Sacy, attribue ces résultats au bouton d’urgence 911 installé à bord des autobus en juillet 1986, et à l’augmentation des escortes policières sur les circuits.« Nous avons également augmenté notre visibilité dans le public et l’avons sensibilisé davantage au rôle et aux responsabilités des chauffeurs », ajoute M.Sacy.Les chiffres compilés au terme du premier trimestre 1988 confirment la tendance à la baisse observée l’an dernier.Ainsi, seulement 34 agressions, dont une seule armée, ont été signalées pendant cette période.¦ Le retour des bronzés LACOLLE (PC) - Ce weekend, des milliers de Québécois reviennent au bercail, après un exode de deux semaines vers les centres de villégiature de la côte est américaine, durant les vacances de la construction.Au poste douanier de Lacolle, on s'attend à ce qu'environ 22 000 automobiles transportant près de 70 000 personnes franchissent la frontière canadienne aujourd’hui et dimanche.En fin de journée, la période d’attente pourrait atteindre une heure, si tout va bien.Selon un surintendant aux douanes à Lacolle, M.Richard Fournier, on a enregistré cette année une hausse d'au moins 25 % de l’affluence vers la côte est, comparativement aux dernières années.¦ Le retour des mollusques CAP-AUX-MEULES (PC) -La campagne fédérale de promotion des mollusques de l’est du Canada, qui doit débuter en octobre prochain, visera surtout les consommateurs du Québec et de l’Ontario.C’est ce qu’ont convenu la dizaine de producteurs des Maritimes, membres du comité de gestion de la campagne, lors d’une rencontre de travail cette semaine à Moncton.Les messages publicitaires prévus pour le 1er octobre auront notamment pour but de renseigner les détaillants et les consommateurs sur les méthodes de manutention et de conservation des mollusques qui en garantissent la fraîcheur.Les messages publicitaires expliqueront également la différence entre les mollusques cultivés, semi-cultivés et sauvages.¦ Hausse du prix des oeufs TORONTO (PC) - La sécheresse dans l’Ouest ayant entraîné une hausse rapide des coûts de la nourriture pour volailles, il est à prévoir que le prix des oeufs augmentera.Selon M.Brian Ellsworth, gérant général de la Commission de mise en marché des oeufs de l’Ontario, les consommateurs peuvent s’attendre à payer la douzaine d’oeufs de six à huit cents de plus dès la semaine prochaine.« Le prix de la nourriture pour volailles a grimpé d’environ $ 50 la tonne depuis le mois de mai et, pour chaque augmentation de $ 5 la tonne, les coûts augmentent d’un cent pour les producteurs », a précisé hier M.Ellsworth.¦ Festival religieux à Granby (PC) — Le festival religieux En Plein Soleil, qui durera toute la fin de semaine, s’est ouvert hier soir au collège Mont Sacré-Coeur à Granby.Au programme figurent notamment le chanteur populaire André Breton, et le chanteur d’opéra EvanJohanes.Des spectacles de marionnettes et des monologues humoristiques pour les enfants sont également prévus.Selon le porte-parole du festival, Benoît Voyer, l’événement qui cherche à promouvoir à la fois la chanson, le spectacle religieux et le théâtre, peut être considéré comme une première au Canada.¦ Le tabac tue WASHINGTON (AP) - L’Amérique doit lutter avec toute son énergie contre le tabagisme, comme elle le fait pour la consommation de drogue, a déclaré, hier, le ministre américain de la Santé, M.Everett Koop, devant les membres d’une commission du Congrès.« La lutte contre la consommation du tabac, drogue qui tue plus de 300 000 Américains chaque année est prioritaire », a affirmé M.Koop, qui s’est appuyé sur un rapport de 618 pages réalisé en mai dernier.« Une lecture attentive des chiffres montre que le processus qui conduit à la consommation de cigarettes ou de toute autre forme de tabac est le même que celui qui mène à l’usage des drogues comme l'héroïne ou la cocaïne », a-t-il souli- «feu**
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