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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-08-13, Collections de BAnQ.

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Club des Diplômés Universitaires 7 ans d'excellence sur la scène des CÉLIBATAIRES Activités sociales, culturelles, sportives TOUTES LES SEMAINES ¦¦«-¦- — ¦ » - ¦¦¦¦¦¦ ¦ .- ¦ - - - Rencontres amicales les mercredis soirs Renseignements 287-1017 Vol.LXXIX — No 188* Averses ou orages dispersés Max : 30 Détail page B-2 Montréal, samedi 13 août 1988 3 CAHIERS — $1.00 AUJOURD’HUI FÉLIX POUR TOUJOURS À la fin de cette semaine de deuil, où le Québec a pleuré un des grands poètes de son histoire, LE DEVOIR offre, en exclusivité, un chapitre des mémoires du frère de Félix, Grégoire Leclerc.Jean Royer évoque l'homme libre; Jean-Guy Pilon se souvient d'une rencontre; Claude Jasmin célèbre le grand ambassadeur, et Claude Fléouter, dont on reprend l'article du Monde, décrit Félix Leclerc vu de France Page C-1 PIERRE BERNARD À LA BARRE DU QUAT’SOUS Pierre Bernard reçoit LE DEVOIR sur un bateau pour révéler en primeur le contenu de la prochaine saison de ce petit théâtre qui a traversé de gros coups de tabac ces dernières années.Page C-5 mm CONNORS SUE CONTRE CASH Sous un soleil crevant, l'Américain Jimmy Connors vainc l’Australien Pat Cash aux Internationaux de tennis de Toronto Page B-10 UNE DRÔLE DE TRÊVE ! La guerre entre l'Irak et l'Iran n'est pas encore terminée alors que les deux pays s'accusent mutuellement de violer la trêve.Page A-5 LA SURCHAUFFE SE CONFIRME Après une semaine fort agitée sur les marchés financiers mondiaux, la surchauffe de l’économie nord-américaine se confirme Hier, l’indice des prix de gros aux États-Unis a augmenté de 0.5 % en juin, après une hausse de 0.4 % le mois précédent.Page B-1 L’horizon électoral Bourassa courtisé par Mulroney et Turner Le premier veut sa complicité, le second sa neutralité BERNARD DESCÔTEAUX QU K BEC — A quelques jours du déclenchement des élections générales, Brian Mulroney et John Turner ont entrepris de courtiser activement le premier ministre Robert Bourassa, l'un pour s’assurer sa complicité, l’autre sa neutralité.MM.Mulroney et Turner se succéderont ainsi au cours des prochaines heures au bureau du premier ministre du Québec pour discuter de sujets d'intérêts généraux, cela pendant que leurs lieutenants respectifs pour le Québec s’activent pour recruter dans la députation libérale de l’Assemblée nationale quelques candidats.Ces deux visites des chefs politiques fédéraux à M.Bourassa ont été rendues publiques, hier, par le bureau de ce dernier qui a tenu à ce que tous soient au courant, question de ne pas donner l’impression de privilégier l’un par rapport à l’autre comme cela avait été le cas pendant la campagne électorale de 1984.La rencontre avec M.Mulroney aura lieu ce midi.Arrêtée au début de la semaine par les deux hommes, elle devait demeurer privée.Ensemble, ils feront le tour des principaux dossiers tels ceux de l’Agence spa- tiale, de l’accord du lac Meech et de l'entente de libre-échange.Dans le cas de M.Mulroney, l’objectif poursuivi est la recherche d’une complicité avec M Bourassa.Il sait que celui-ci ne peut lui main fester ouvertement son appui, mais il peut espérer que celui-ci laissera tout au moins sous-entendre claire Robert Bourassa ment ses préférences par des gestes qui souvent parlent plus que des mots.Le premier ministre fédéral aime bien pouvoir se montrer à la même tribune que M Bourassa qui a d’ailleurs accepté de présider avec lui au lancement de la chaîne TV-5, le :(1 août.Ce genre de prestation plaît bien à M Mulroney qui peut afficher ainsi publiquement l’harmonie qui règne entre son gouvernement et ce lui du Québec.On pourrait aussi les voir au cours des prochaines semai nés, eux ou leurs ministres, annoncer l'implantation à Montréal du siège social de l’Agence spatiale canadienne.A Québec, on ne cesse de confier que la décision est favorable à Montréal mais que M Mulroney se réserve son annonce comme ai gu ment électoral Tout en passant en revue plusieurs sujets, les deux hommes devraient toutefois aujourd’hui concentrer leurs discussions sur deux grands su .jets; l’accord du lac Meech et Lac cord de libre-échange, question d'a juster leurs discours sur ces deux dossiers qui seront au coeur du débat électoral.Il s’agit de deux ententes auxquelles M.Bourassa tient comme à la prunelle de ses yeux et qui ser Voir page A-10 : Bourassa Photo AP Isyag.: * * ¦ ¦ - • .«è**»**W .|.**v .Flamme olympique ou cocktail Molotov ?Un étudiant coréen s'apprête à lancer un cocktail Molotov sur les policiers dépêchés à l’université de Séoul pour disperser une manifestation.Le président sud-coréen Roh Tae-Woo craint que ces heurts risquent de taire échouer les Jeux olympiques.Informations page A-5 Au pays de la gâchette, les démocrates votent républicains MICHEL C.AUGER Envoyé spécial HARRISON, ARKANSAS - Le nord-ouest de l’Arkansas est le pays de la musique « country », des monts Ozarks, des prêcheurs évangélistes, du droit sacré à avoir un révolver dans sa voiture et de la prohibition.Le « Bible Belt », comme on dit ici.Et le « Bible Bell » votera pour George Bush même si, en Arkansas, on est démocrate de père en fils depuis la guerre civile.Des 100 représentais à la législa lure de l’Etat, il n’v a que neuf républicains.Le gouverneur est dérno crate, les deux sénateurs aussi et pourtant, on a voté massivement pour Ronald Reagan lors des deux dernières élections présidentielles et même les démocrates croient que l'Etat ira du côté de George Bush.On ne parle pas, ici, des « Reagan Democrats », de ces électeurs traditionnellement démocrates qui pour raient assurer la v ictoire de Michael Dukakis s’ils revenaient au bercail.« Ils ne retourneront pas aux démo- crates sous Dukakis, pas ici ».af firme .LE.Dunlap, propriétaire el directeur du Harrison Daily Times ______: *Wm, M.Dunlap est un bon exemple de ces électeurs qui ont déserté le parti démocrate.Il a assisté, comme dé- légué ou comme journaliste et parfois même les deux, à plusieurs congrès démocrates jusqu’à 19(>4.Cette année, pour la première fois, il se rendra à un congrès républicain, à l’invitation de son « congressman » John Paul llammerschimdl.le seul républicain parmi les quatre repré sentants de l'Arkansas au Congrès.Ilammerschmidt est d’ailleurs responsable de la venue de son ami George Bush à Harrison il y a deux ans, la première visite d’un vice-président dans la région.Mais même les partisans de George Bush, comme h* sénateur Steve l.uelf de la législature de l'Etat sont plutôt impressionnés par son expérience que par sa manière de faire campagne.« Quand on le rencontre en personne, il esl quelqu'un de très impressionnant, mais à la lélé, il ne sait pas parler aux gens».En Arkansas, comme partout ail leurs aux Etals-Unis, les femmes oui plus tendance à favoriser Dukakis, reconnaît le sénateur laielf, « mais quand on leur aura montré quel type lx- programme 'le I l niversitc canadienne en France (rennet aux étudiants d intégrer huit mois d’études en Europe a leurs programmes canadiens de baccalauréat Limé en I987 avec une première inscription de I50 étudiants en provenance de 50 universités et t F.tihPs a travers le Onada, I L(.F (Ontario) P3E 2C6 (705) 675-1151 poste 34l7 ou 68 rue Scollard,Toronto (Ontario, M5R IC>2 (116) 9f>4-2569, Canada (800) 587-1387 V Laurent!an University Blyîhfif Company A-6 Le Devoir, samedi 13 août 1988 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.FIRST CANADIAN FINANCIAL CORPORATION GAGNEZ 230 000 $ ET PLUS PAR ANNEE ou 807 500 $ avec 10 associés (est.).Profitez de la meilleure occasion d'affaires offerte en Amérique du Nord.Nous avons déjà avec nous des comptables, avocats, diplômés MBA, gestionnaires, vendeurs, propriétaires et franchise, etc Un tout nouveau produit Avantageux pour le CLIENT sans frais supplémentaires Le produit se vend de lui-même Aucune concurrence Un marché illimité Des horaires souples Une formation complète par des spécialistes Pas de stocks First Canadian n’est ni une franchise, ni une MLM Nombre limité de licences de distribution INVESTISSEMENT TOTAL DE 20 000 $ Pour obtenir un dossier d'information, composez le (416) 368-0464 ou (416) 941-9922 .Æ Société de I omiation Industrielle de l'Estrie lue.’ I ownsl îips Corporation for Industrial’Training Inc.FORMATEURS — équipements industriels — techniques d’entretien — lubrification — instrumentation — hydraulique industriel — électricité industriel — lecture de plans — soudeur-monteur — travail au banc La Société de formation industrielle de l'Estrie Inc.dispense de la formation en opération et entretien d'équipements industriels et touristiques Notre croissance qui se poursuit à un rythme effréné entraine une augmentation majeure de la diversité et du nombre de cours à dispenser.Ces circonstances nous incitent à rechercher des formateurs dans les domaines suivants: mécanique industrielle — technique d’usinage — croquis — contrôle de la qualité — manutention — pneumatique industriel Tous ces postes sont contractuels Pour postuler, vous devez posséder une formation technique pertinente jumelée à une expérience en milieu industriel de même qu'une expérience en formation Le bilinguisme est un atout.Si vous désirez vous joindre à notre équipe, faites nous parvenir votre curriculum vitae en mentionnant le domaine pour lequel vous êtes qualifié, avant le 22 août 1988.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.C.P./ P.O.Box 204, Cowansville, Qué.J2K 3116 __________Tel.: (514) 263-SS22 Télécopieur (Fax) (514) 263-8821_______________ OFFRE D’EMPLOI BILINGUE PROVINCE DE LiLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD CES CONCOURS SONT OUVERTS AUX HOMMES ETAUX FEMMES TRAVAILLEUR(SE) SOCIAL(E) III — (1) AGENT DE PROBATION II — (1) POSTES CLASSIFIÉS À PLEIN TEMPS SUMMERSIDE, ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD POSTE DE TRAVAILLEUR(SE) SOCIAL(E) III — Ce poste offrira des services professionnels à un niveau avancé dans le domaine des services à la famille et à l'enfance.Les employés travaillent de façon indé pendante et sont responsables de l'exécution de tâches qui leur sont assignées CONDITIONS DE CANDIDATURE: Les candidats doivent détenir une Maîtrise en Services sociaux d’une université reconnue que complémentent un certain nombre d’années d'expérience connexe ou un Baccalauréat en Services sociaux que complémente une vaste expérience dans le domaine NO DU CONCOURS: ESS88SW31FTO POSTE D'AGENT DE PROBATION II: Il s’agit d'un travail professionnel offrant des services de probation, des services correctionnels communautaires et autres services connexes pour les jeunes et les adultes délinquants.CONDITION DE CANDIDATURE: Les candidats doivent détenir un diplôme universitaire au niveau de la maîtrise en Sciences sociales avec spécialisation, de préférence, en criminologie et avoir au moins trois ans d'expérience connexe.Il est essentiel de posséder de bonnes aptitudes à la communication et à la correspondance.NO DU CONCOURS: J78SW322FTO ÉCHELLE SALARIALE POUR LES DEUX POSTES: 31 820 S à 39 470 S NOTE: LA CONNAISSANCE DU FRANÇAIS ET DE L 'ANGLAIS EST ESSENTIELLE Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à la Commission de la fonction publique de l'ile-du-Prince-Édouard, C P 2000, Charlottetown, Ile-du-Prince-Édouard, C1A 7N8 ou composez le (902) 368-4194 pour plus de renseignements HTLHIÏÏIQUEÈtsdii Chef defile dans le domaine du commerce de détail de produits électroniques est à la recherche pour son service de la planification magasins de personnes pour occuper les postes de: DESIGNER SUR SYSTEME INFORMATIQUE Vos fonctions consisteront à dessiner des plans de construction et de design intérieur sur informatique DATA CAD Les candidats recherchés détiennent un diplôme de technicien en architecture Être bilingue Une expérience de trois (3) à cinq (5) ans est requise MAGASINIER Vous serez responsable de l'approvisionnement des matériaux nécessaires à la construction et à l'entretien de nos magasins, tenir à jour l'inventaire et sa codification Les personnes recherchées devront être ordonnées, avoir un esprit d équipe, être dynamiques, autonomes et responsables Être bilingue et avoir de l'expérience seraient vos atouts.AIDE-MAGASINIER Vos fonctions consisteront à aider a la réception et a l'expédition des matériaux de construction pour nos magasins, maintenir journellement l'ordre du matériel à l'entrepôt Les candidats devront être ordonnés, dynamiques, responsables, autonomes.Savoir utiliser un chariot-élévateur et avoir de l'expérience seraient vos atouts Nous vous offrons un salaire à la mesure périence et de vos compétences allié à complète d'avantages sociaux Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae a Atlantique Image et son Inc.Département du Personnel 6245 Métropolitain Est St-Léonard, Québec H1P 1X7 de votre ex-une gamme COMPTABLES AGRÉÉS VÉRIFICATEURS SENIOR L'expansion toujours grandissante de notre firme nous oblige à créer des postes.Les candidats choisis devront posséder un haut niveau d'initiative et de compétence professionnelle.Un minimum de deux années d'expérience dans la vérification et l'impôt dans un secteur informatisé est essentiel Salaire compétitif et proportionnel à vos qualifications professionnelles.Faire parvenir votre curriculum vitae à: M.I.Schwartz, C.A.FINE, SCHWARTZ, UMAN 1310 Greene Avenue, Suite 500 Montréal (Québec) H3Z 2B2 DIRECTRICE OU DIRECTEUR ÉCOLE POLYVALENTE BELOEIL La clientèle scolaire desservie Une école située dans la ville de Beloeil regroupant 1 650 élèves de la 1 re à la 5e secondaire des secteurs de la formation générale, de la formation professionnelle et de l'adaptation scolaire La nature de l'emploi Sous l'autorité du directeur général, la personne, titulaire de ce poste, assume la responsabilité de la gestion, tant au point de vue administratif que pédagogique, de l'ensemble des ressources éducatives, humaines, matérielles et financières Les quallflcations requises • Diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline reliée à la fonction.• Autorisation permanente d'enseigner décernée par le ministère de l'Éducation.• Expérience dans la direction, l'innovation et l'animation pédagogique.• Expérience d'un leadership favorisant la participation et la communication • Capacités d’analyse et de synthèse.• Habiletés à résoudre des problèmes complexes.• Facilités d'élocution et de rédaction en français.Notes: Les personnes retenues en pré-sélection seront invitées à se présenter à l'Ecole d'administration publique de Montréal pour réaliser une activité d'appréciation par simulation de leurs habiletés de gestion Un rapport sur leur performance sera remis au comité de sélection La commission scolaire applique un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les femmes Toute candidature devra être accompagnée d'un curriculum vitae.Les candidatures seront reçues jusqu'au 2 septembre 1988 à 16:00.La Commission Scolaire Régionale de l'Yamaska Concours 88-89-01 2270 rue Malhiot Saint-Hyacinthe, Qué.J2S 4G3 programme d’organisation au travail inc INTERVENANT/E JEUNESSE (Contexte d’intégration au travail) Le Programme d’Organisation au Travail est subventionné par Emploi et Immigration Canada et vise à intégrer les jeunes de 18 - 30 ans sur le marché du travail.Nous cherchons présentement à combler un poste d'intervenant.TÂCHE: • Assurer un suivi individuel de qualité auprès de notre clientèle.• Préparer et animer des ateliers de formation pour les leunes.• Participer au développement de la philosophie d’intervention.• Participer aux réunions d'équipe QUALIFICATIONS: • Formation universitaire en Sciences Humaines • Expérience pertinente en intervention auprès des jeunes en difficulté.• Capacité de gérer et d'animer des groupes.• Expérience en recherche sera prise en considération.CONDITIONS DE TRAVAIL: • Salaire: entre 22,000.00 et 25,000.00 $ pour 25 heures/semaine.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 22 août 1988 au Programme d'Organisation au Travail Inc.au 55 ouest rue Mont-Royal, suite 200, Montréal, Qc.H2T 2S6.Cadre dynamique pour diriger la promotion économique du Québec métropolitain La SOCIETE DE PROMOTION ECONOMIQUE DU QUEBEC MÉTROPOLITAIN a été créée par une loi adoptée récemment par le Parlement de Québec après concertation des gouvernements du Canada et du Québec.Ce nouvel organisme unique se voit confier la promotion économique sur les plans national et international pour l'ensemble de la région de Québec qui englobe vingt-huit municipalités des rives nord et sud.Il sera financé, aux termes de la loi, en grande partie par les municipalités concernées et aussi en vertu d'une entente Canada-Québec.Pour mettre cet organisme sur pied et ensuite le diriger, nous recherchons le premier Président directeur général Sous l'autorité du conseil d'administration composé majoritairement de gens d'affaires chevronnés provenant du milieu, votre mandat initial touchera l'établissement de l'infrastructure en plus de l’élaboration des plans stratégiques à court et à moyen terme.Ensuite, vos principales responsabilités consisteront à diriger et contrôler l’ensemble des activités de cette société, tout en jouant un rôle clé dans le développement économique de la région.Cadre bilingue chevronné, votre carrière montre idéalement une expérience tant dans le secteur privé que public.Vos points forts combinent aussi bien le marketing que la promotion et l'expansion des affaires à l'échelle internationale, de préférence dans le domaine de l’expansion économique.Votre leadership inné et votre talent supérieur pour la communication se doublent d'une souplesse d'adaptation nécessaire pour travailler de concert et en harmonie avec les divers organismes du milieu.Voici un poste de grand prestige, au profil élevé et offrant la possibilité de connaître unç satisfaction professionnelle substantielle en participant à la croissance économique québécoise.La rémunération proposée indique bien le type exceptionnel de personne recherchée.Lieu de travail : la ville de Québec.Votre demande, qui doit mentionner le numéro de mandat 8028, sera traitée confidentiellement.J.Robert Swidler Inc.CONSEILLERS EN GESTION 1, Place Ville-Marie Bureau 3308 Montréal (Québec) H3B 3N2 Tél.: (514) 876-4249 Fax.: (514) 866-0853 1, First Canadian Place Bureau 7070 C.P.179 Toronto (Ontario) M5X 1C7 Tél.: (416) 364-0222 Fax.: (416) 364-0955 Collège de Rosemont 6400, 16ème avenue, Montréal, Qué.H1X 2S9 Coordonnateur(trice) de l’informatique (C-1) ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: L'emploi comporte l'ensemble des fonctions requises pour la coordination, la supervision, l'évaluation, la recherche et le développement des activités et des ressources ayant trait a l'orgnisation et au fonctionnement du service de l'informatique De façon particulière, le(la) candidat(e) retenu(e) sera appelé(e) a: • Faire l’Inventaire des besoins en systèmes et équipements auprès des gestionnaires des secteurs pédagogique et administratif; • Faire l'inventaire des systèmes et équipements existants; • Produire un plan global de développement ef d'acquisition afin de satisfaire les besoins des gestionnaires, en particulier en ce qui a trait au développement de la micro-informatique; • Produire un plan d'organisation du Service de l’informatique et veiller à son implantation.QUALIFICATIONS MINIMALES REQUISES: • Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié, notamment en • sciences avec concentration en informatique • informatique • cinq (5) années d’expérience pertinente • connaissances des ordinateurs UNISYS-B-1000 et série A • connaissnces des micro-ordinateurs IBM compatible et des réseaux SALAIRE: Selon la politique salariale des cadres des collèges (salaire maximum de $56,905.) Une demande écrite doit parvenir avant 16h30 le 23 août 1988 au Collège de Rosemont Bureau du Directeur général Concours «Coordonnateur(trice) de l’informatique» 6400,16e avenue Montréal (Québec) H1X 2S9 COMPTABLE AGRÉÉ(E) Nous sommes présentement à la recherche d'un(e) comptable agréé(e) qui exercera ses fonctions dans le département du contrôle de qualité dans notre cabinet.Le/la candidat(e) convoité(e) sera bilingue, possédera un sens inné pour les communications orales et écrites et des affinités dans les disciplines telles que les principes comptables, les normes de vérification, revision de dossiers et la présentation d’états financiers.Laventhol & Horwath/Appel & Associés est un cabinet de comptables agréés d’importance moyenne qui offre, dans les deux langues, une gamme complète de services professionnels à tous genres de clientèle.Notre essor soutenu est le gage de très belles opportunités pour tout(e) candidat(e) ambitieux(euse) de réussir une carrière dans le domaine.Discrétion assurée.Prière de vous adresser à: Léonard Trager, C.A.1, Westmount Square Bureau 200 Montréal (Québec) H3Z 2P9 Le Centre Hospitalier Régional du Grand-Portage recherche pour son Département de Santé Communautaire un(e) AGENT(E) DE PLANIFICATION ET PROGRAMMATION (Poste contractuel d’une durée de 1 an) Fonctions et responsabilités: Sous l'autorité immédiate de la coordonnatrice, la personne recherchée assumera la continuité dans le dossier des traumatismes routiers, au niveau de la réalisation d'une programmation visant à atténuer les risques liés aux sites dangereux identifiés Cette personne devra également apporter une contribution méthodologique à l'avancement de certains autres travaux Qualifications requises: Diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline appropriée (un(e) candidat(e) possédant un diplôme de 2e cycle sera toutefois privilégié(e)).Expérience de programmation dans un contexte de concertation La connaissance du réseau de la santé et des services sociaux de même que celle de la problématique des traumatismes routiers seraient des atouts précieux Qualités personnelles recherchées: Capacité de travailler en équipe Capacité de gérer son travail de façon autonome et efficace Facilité dans les communications écrites et verbales Salaire: Selon la politique du MSSS Les personnes intéressées à poser leur candidature doivent taire parvenir leur curriculum vitae à l'attention de M.Jean-Guy Charest Directeur des Ressources Humaines Centre Hospitalier Régional du Grand-Portage 75, rue St-Henri Rivière-du-Loup (Québec) G5R 2A4 avant le 22 août 1988. Le Devoir, samedi 13 août 1988 B A-7 Les provinces en ont assez de payer, seules, aqueducs et égouts NORMAND DËLISLE BRoMONT (PC) — Les provinces exigent qu’Ottawa participe au fi nancenient des réseaux d'aqueduc et d'égout Une résolution en ce sens a été unanimènent adoptée lors de la conférence interprovinciale des ministres des Affaires municipales qui s’est terminée hier en Estrie.Le gouvernement fédéral ne contribue plus depuis 1980 à la construction des aqueducs et des égouts de sorte que des retards pour $5 mil- liards se sont accumulés dans les projets depuis cette date, a expliqué le ministre hôte de la conférence, M.Pierre Paradis du Québec La résolution adoptée par les provinces exige également que le gouvernement fédéral désigne un porte-parole autorisé à discuter et à résoudre cette question avec les gouvernements provinciaux Résumant l’opinion de ses collègues, M.Paradis a affirmé aux journalistes, à l'issue de la conférence, que les investissements dans les systèmes d’aqueduc et d’égout demeuraient essentiels pour un environ nement propre et sans danger.De plus, ces travaux renforcent les éco nonnes locales et régionales.Le ministre Paradis a promis d'acheminer la réclamation des provin ces aux autorités fédérales « dès lundi prochain ».A la veille d’une élection fédérale, les circonstances se prêtent bien pour réclamer une telle participation financière du fédéral.< Nous avons un pouls politique immense lorsque nous faisons concensus entre les pro vinces la veille d'un scrutin général», a dit M.Paradis.Le ministre a dit que cette récla- mation des provinces avait l’aval de la Fédération canadienne des municipalités qui doit justement formuler une demande dans le même sens d’ici deux semaines.("est en 1980 qu'Ottawa a cessé toute participation financière dans ces programmes, en se basant sur le libellé de la Constitution qui dit que le secteur municipal est de compétence provinciale.Le retrait financier du fédéral a créé plusieurs problèmes dans certaines régions, notamment au Yukon et dans les Territoires-du-Nord-Ouest où l'absence d’infrastructures sanitaires a de sérieuses répercussions sur la santé, a noté M.Paradis.Les ministres provinciaux se sont également entendus pour dénoncer la coupure des subventions que le gouvernement fédéral versait au Comité intergouvememental de recherches urbaines (CIRUR).Ces subventions, qu'Ottawa versait par le biais de la Société centrale d’hypothèque et de logement (SCHL), atteignaient quelque $250,000 par année.Le CIRUR est un instrument national dont les municipalités se ser- vent pour échanger de l’information dams le domaine municipal.Son existence est menacé depuis l’ab sence de fonds fédéraux.Pour rencontrer la presse à l’issue de la conférence, M.Paradis était accompagné des ministres John Ea-kins (Ontario), Glenn Cummings (Manitoba), Rita Johnston (Colombie-Britannique), Jack Klein (Saskatchewan) et Roy Brassard (Alberta).C'est ce dernier qui sera l’hôte de la prochaine conférence des ministres des affaires municipales, prévue pour 1989 Nouvelle-Écosse Conservateurs légèrement en avance HALIFAX (PC) — Les résultats d'un sondage d’opinion, indiquant toujours une lutte serrée à l’occasion de l’élection provinciale du 6 septembre, ont incité les trois partis politiques, cette semaine, à commencer la surenchère des promesses.Le sondage de la firme Angus Reid, effectué entre le 3 et le 7 août, montre un appui de 31 %-aux conservateurs, de 27 % aux libéraux et de 16 % au néo-démocrates.Il y a 24 % d’indécis.Les personnes âgées semblent représenter une partie importante de l’électorat, puisque c’est aux vieillards que les trois partis se sont tout d'abord adressés.Le leader libéral Vince MacLean a promis d’appliquer un plan de $ 15 millions permettant aux personnes âgées de recevoir des soins de la santé à la maison.Le premier ministre conservateur John Buchanan y est allé pour sa part d'un programme de $6.H millions de soins à la maison et d’assistance financière aux personnes de plus de 55 ans dans le besoin.Le leader néo-démocrate Alexa McDonough a également fait miroiter une politique de soins à la maison pour les personnes âgées.Les libéraux, quant à eux, ont tourné leur attention vers l’environnement, s’engageant à ordonner à la Société d’énergie de la Nouvelle-Écosse, dès leur première journée au pouvoir, de contrôler la pollution de la plupart de leurs usines.Un nouveau parti —le Parti des homards—, qui remplacera le Parti rhinocéros, présentera un candidat dans la circonscription de Lunenburg-Est.¦.s .ssmst a, ypti M0ISIE mmmm f A VENDRE DÉPUTÉ PRENIER MINISTRE 0.99* (/,'fCOCIfiSLE) NG m responsable DC*.CONSÉQUENCES — * (.jM- .i CP laserphoto Député à vendre La ville de Moisie, dans la circonscription électorale de Manicouagan, veut vendre son député.Elle l'offre pour la somme de 99 cents! Ce député n’est nulle autre que le premier ministre, M Brian Mulroney La ville est furieuse de la décision du gouvernement de fermer la base militaire située sur son territoire Le Daily News tente de réajuster son tir (Le Devoir) — La mise à pied cette semaine de sept journalistes au Daily News refléterait la volonté de réorienter le style du journal.« Nous nous sommes rendus compte qu’il était inutile de dépenser de l'argent dans certains secteurs », a déclaré hier au DEVOIR, JM.James Duff, le rédacteur en chef du jeune tabloïd anglophone de Montréal publié par Québécor.Un tabloïd repose sur trois piliers, a-t-il expliqué: la nouvelle locale, le sport et le pop cultural.« On a essayé d’en donner a tout le monde mais ce n'est possible ».Ainsi, la section économique passe de quatre à trois journalistes.11 y aura encore des reportages économiques, a précisé M Duff, mais d’allure plus populaire.En pratique, les mises à pied ne sont pas le résultat de coupures budgétaires.« On garde le même paquet d’argent », a dit M.Duff mais on va le redistribuer autrement dans les nouvelles locales et le sport.M.Duff n’a pas voulu indiquer le montant en jeu « pour ne pas alimenter The Gazette avec laquelle le Daily News est en vive compétition.« ("est une bataille quotidienne», a-t-il précisé, ajoutant qu’on scrute attentivement le concurrent chaque soir dès sa sortie des presses, quitte â faire un repiquage si nécessaire.The Gazette, de son côté ne considère plus le Daily News comme un compétiteur, nous a déclaré le rédacteur en chef, M.Mark llarrisson.-jJ MBOCMTOPIES LTD r UNIVERSITÉ D’OTTAWA PROFESSEUR(E) École de Psychologie A L'École de Psychologie prévoit, sous réserve de disponibilité financière, avoir un poste de professeur à combler du 1 er juillet 1989 au 30 juin 1991 Ce poste sera au niveau de professeur adjoint de préférence; des candidatures exceptionnelles au niveau de professeur agrégé pourront être considérées.Il est possible également que ce poste devienne un poste régulier Une partie des fonctions rattachées à ce poste sera consacrée a la coordination de l'extension du programme doctoral de psychologie clinique au Nord-Est de l'Ontario.La priorité sera accordée aux candidatures féminines dans le domaine de la psychologie clinique de l'enfant ou de l'adulte.Le processus d'engagement devrait être terminé au cours de l'automne 1988 Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae en y indiquant le numéro du concours SP 88-35.au: Directeur du personnel Institut national de la recherche scientifique Case postale 7500, 2700 rue Einstein Sainte-Foy (Québec) G1V 4C7 Pour informations supplémentaires, communiquer avec M Patrick Mayzaud au no de téléphone (418) 724-1650 Université du Quebec Institut national de la recherche scientifique Les qualifications minimales sont le doctorat en psychologie et un très bon potentiel en recherche.Une bonne maîtrise du français et de l'anglais est essentielle la connaissance de la région du Nord-Est de l’Ontario est un atout Le salaire minimum de l'année en cours au niveau de professeur adjoint est de $33,124.et à celui de professeur agrégé de $40,172 Les candidatures devraient être soumises avant le 1er novembre 1988 Adresser une lettre accompagnée d'un curriculum vitae, du nom et de l'adresse de trois répondants, ainsi que de tirés à part de deux publications récentes ou de tout autre document constituant une contribution académique au: Dr Pierre Baron, Directeur, École de Psychologie, Université d'Ottawa, Ottawa, Ontario, Canada, K1N 6N5 Conformément aux règlements de l'immigration canadienne, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux immigrants reçus LE COLLÈGE DE LA RÉGION DE L'AMIANTE PROFESSEUR(E) DISCIPLINE: Transtormation des matières plastiques CHARGE: Temps complet sur poste QUALIFICATIONS REQUISES: DEC en transtormation des matières plastiques ou l'équivalent Expérience d'au moins cinq (5) ans dans le domaine thermo plastique Bonne connaissance de la langue française.LES PERSONNES INTÉRESSÉES SONT PRIÉES DE FAIRE PARVENIR LEUR CURRICULUM VITAE ET LES DOCUMENTS PERTINENTS ATTESTANT DE LEUR SCOLARITÉ ET DE LEUR EXPERIENCE AU PLUS TARD LE 20 AOÛT 1988 A La Direction des services au personnel Collège de la région de l'amiante 671, boulevard Smith sud THETFORD MINES, (Québec) G6G 1N1 O O O UNIVERSITÉ LAVAL Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation L'Université Laval a Québec cherche un Professeur en amélioration génétique pour son Département de zootechnie.La personne retenue dispensera des enseignements en amélioration génétique des animaux domestiques aux trois cycles, développera un programme de recherche subventionnée et dirigera des étudiants gradués dans ce domaine Le candidat sélectionné détiendra un doctorat (Ph D) en amélioration génétique, en génétique animale, ou son équivalent.Les candidatures de personnes en voie de terminer le doctorat sont également encouragées.Les candidatures féminines sont particulièrement recherchées A Le salaire et le rang universitaire de la personne choisie seront déterminés selon la convention collective des professeurs de l’Université Laval Ce poste’conduit à la permanence au Département de zootechnie qui compte un corps enseignant d’une douzaine de professeurs pour une trentaine d’étudiants gradués et une centaine d’étudiants de premier cycle.Les intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae, un relevé officiel de leurs études et diplômes universitaires et le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de trois répondants à: Professeur J.F.Bernier, Département de zootechnie, FSAA, Université Laval, Ste-Foy, G1K 7P4, Québec, Canada; Tél: (418) 656-5406.Le concours est ouvert jusqu'au 15 octobre ou jusqu'à ce que le poste soit comblé.^ A-8 M Le Devoir, samedi 13 août 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints Directeur de l'information Directeur des le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs Albert Juneau, Directeurs adjoints Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies, Pierre Godin CAP SUR L’ÉCONOMIE LA RÉORGANISATION du ministère responsable de la conduite des « affaires internationales » du Québec est finalement lancée.On en devine les impulsions profondes à consulter l’organigramme du « ministère des Affaires inter nationales ».Ce nouveau ministère résulte de la fusion de deux départements, directement impliqués dans le prolongement extérieur de l’activité gouvernementale : le commerce extérieur, les relations internationales.Plus qu’un simple réarrangement administratif, la mise en place de cette nouvelle structure amorce dans les faits une redéfinition des priorités gouvernementales au chapitre de ses relations avec l’étranger.Cap sur l’économie : les priorités québécoises en matière de politique ou de relations internationales se grefferont désormais sur le tableau des échanges commerciaux, réels ou recherchés.Aucun doute possible à cet égard : à l’exception d’un sous-ministre, toute la direction de ce ministère provient du monde des affaires ou de l’économie.Parti pris de réalisme, fidélité au credo de l’actuel gouvernement, l’affirmation de cet ordre de valeurs ne laisse pas indifférent.Difficile de le concilier avec les propos du titulaire de l’ancien ministère des Relations internationale, M.Gil Ré-millard.Selon ce dernier, la diplomatie doit avoir préséance sur toute autre considération au chapitre des relations internationales.La fusion des deux ministères était devenue quasiment inévitable.Personne ne le conteste.Leur juxtaposition découlait davantage des conflits de personnalités du temps du gouvernement précédent que de la démarche rationnelle.Leur coexistence se justifiait difficilement en période de rationalisation administrative.On peut évidemment envisager cette question sous de multiples facettes.Certains gouvernements ont déjà privilégié la fusion administrative de leurs représentations à l’étranger.C’est le cas notamment de la diplomatie canadienne où l’intégration elfes « agents » du Commerce extérieur et de l’Immigration s’est faite, il y a un bon moment.Ailleurs, on préfère distinguer les genres.L'une et l’autre solution se défendent.Une chose est certaine : le pari affiché traduit nécessairement une orientation politique.Priorité à l’économique : l’affirmation est lourde de conséquences.À preuve, l’installation vraisemblable à Montréal de toutes les directions qui coiffent les relations « bilatérales » entrete- nues par le Québec dans diverses régions du monde.Outre la justification économique, Québec peut certes invoquer l’importante concentration dans la métropole de consultais généraux et de simples consultais.Cette mesure relance le débat sur le mouvement qui graduellement dépouille la capitale de ses postes de commande.Elle pose tout le problème de la di-chotomisation effective d’un ministère.Peut-on logiquement structurer des relations internationales cohérentes en dédoublant les axes de réflexion et d’action sous le couvert d’une distinction entre affaires bi et multilatérales ?.Priorité à l’économie : les États-Unis accèdent maintenant au rang de premier partenaire du Québec.En entendant cette affirmation, on a dû grincer des dents à Paris ! Bien sûr, Québec réaffirme le caractère privilégié de ses relations avec la France en maintenant à Québec — c’est la seule exception — la direction des affaires françaises.Mais est-ce à dire que, contrairement au souhait rituel, on renconce à voir se développer le volume des échanges économiques et commerciaux avec la France ?À l’inverse, les relations avec l’étranger se résumeront-elles désormais aux seules transactions dans la mouvance économique ?Comment vont interpréter cette démarche des partenaires traditionnels du Québec, comme la Belgique ou le Sénégal ?D’autres questions surgissent, qui trouvent racine dans la pratique mal assurée de Québec au chapitre des relations internationales ?Qu’en est-il de l’élaboration d’un profil de carrière pour les agents du ministère ?Va-t-on continuer à recruter presque tous les chefs de poste à l’extérieur non seulement du personnel du ministère, mais aussi à l’extérieur de la fonction publique ?Que vise exactement l’opération « dégraissage annoncée » par le ministre ?L’examen systématique des représentations du Québec à l’étranger prélude-t-il à la fermeture de certaines délégations qui seraient jugées peu intéressantes du point de vue économique ?En un mot, la démarche engagée par le ministre Paul Gobeil indique une orientation.Elle soulève aussi des interrogations sérieuses sur le sens réel des relations que le Québec entend conserver, développer avec ses partenaires, éventuels et traditionnels.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Avant que l’orage n’éclate.À COUP SÛR, le plan d’action du ministre des Transports soulèvera une vive controverse, qu’amplifiera cet automne la petite crise annuelle d'hystérie de la STOP M jiréparant son budget Aussi, avant que n’éclate la tempête, et que la confusion ne s'installe, n'est-il pas sans intérêt de rechercher les points sur lesquels tout le monde pourrait être spontanément d’accord.La facture même du plan d’action facilite cet exerci ce.Deux grands volets : réseau routier d’une part, t ransports collectifs de l’autre.Et, à l’intérieur de chaque volet, trois rubriques conservation des acquis, améliorations, développement.C'est sous la première rubrique que les choses semblent aller de soi ou presque.Qui peut nier en effet que les autoroutes de Montréal ont été trop négligées ?Leur détérioration a atteint un seuil critique.Ce serait tenter le diable que de ne pas procéder sur-le-champ aux travaux de réfection qui s'imposent II faut tout retoucher joints, chaussées, dalles et structures.Et cela, sans ajouter une seule coudée à leur parcours.Au volet transport collectif, toujours sous la rubrique « conservation », l'image se brouille un peu.Tel projet va de soi, comme la remise en état de 336 wagons de métro.Après plus de 20 ans de loyaux services, ces véhicules ont besoin d'un bon lifting.De même, il ne choque pas que l'on complète la modernisation du train de banlieue entre Montréal et Rigaud.Il y en a encore pour une cinquantaine de millions.Qu’on en finisse, depuis le temps qu’on nous rebat les oreilles ! Mais Québec a aussi décidé de moderniser la ligne Deux-Montagnes/gare Centrale.Là, on tique.Les objections pleuvent : encore dans l'ouest, desservant des lieux parmi les mieux nantis de tout l’archipel, et c’est pas donné.Pendant ce temps, Rivière-des-Prai-ries et Pointe aux-Trembles se contenteront de la « run de lait » de la STCUM.Mais les arguments favorables ne manquent pas non plus.Ce train va disparaître.Les conséquences en seront, de toute manière, très coûteuses.Par-dessus tout, Montréal y perdrait un couloir d’accès extrêmement précieux, juste au moment où Ton verse des larmes de crocodile sur le retrait des vieux tramways ! Va donc pour la modernisation, à condition cependant que Ton s'interroge sur les coûts d’exploitation de la nouvelle ligne et sur sa tarification.Car, à tort ou à raison, les usagers qui en sont réduits à l’autobus éprouvent le sentiment que les subventions aux trains de banlieue ont quelque chose d’indécent.Et le budget de la STCUM a tendance à confirmer cette fâcheuse impression d’inéquité.La question se pose : le ministre est-il vraiment convaincu que les usagers des trains de banlieue, et leurs édiles, sont prêts à faire l’effort qui leur revient ?— JEAN FRANCOEUR Histoire et progrès QU Kl, qu’en puisse être l’aboutissement.la recherche de l’hypothétique tombeau de Samuel de Champlain aura eu au moins le mérite de faire d’un moment clé de notre histoire un élément de l’actualité.Déjà, la première phase des travaux et le débat, par moments passionné, qu'elle suscita entre « amateurs » et professionnels avaient trouvé un écho considérable grâce aux médias, et en dépit de l’aspect clochemerles-que (pie l’entreprise a revêtu à certains égards.Pour heureuse et utile qu'elle ait été depuis quelques années en matière d’évocation historique (et avec un succès révélateur de l’intérêt de l’opinion), l’action des médias ne sau rail évidemment à elle seule pallier la disparition de la tradition orale et, surtout, l’incompréhensible démission de l’école.Par une sorte d’inconscience suicidaire ou alors par une conception aberrante de la « modernité », on a pratiquement éliminé, en moins d’un quart de siècle.Tenser gnement de l’histoire de l’école pri maire et on Ta réduit à la portion congrue au secondaire, où il est proposé une année sur deux.L’apparente confusion entre le passé et le périmé, l’ancien et le caduc, l’essentiel et l’événementiel et le culte d’un pragmatisme sommaire ont conduit à mépriser Tune des disciplines les plus formatrices et les plus nécessaires à la jeunesse, Tune de celles qui préparent le mieux à comprendre le monde contemporain et à y accéder sereinement, à préser ver son héritage propre en l’enrichissant et en l’adaptant aux circonstances nouvelles.« L’oubli du passé est mortel pour le progrès », écrivait voici quelques années Régis Debray, faisant écho, à quarante ans de distance, à cette parole de Paul Valéry : « L’Histoire donne à l’avenir le moyen d’être pensé.» Pour avoir oublié ou négligé cette vérité élémentaire, notre sys- tème d’enseignement prépare au jourd’hui moins bien qu’hier les jeu ries à l’apprentissage de l’universel, en même temps qu’il risque d’atro pilier le sens des origines, l’un et l’autre étant d’ailleurs interdépendants, tout comme l’histoire nationale ouvre naturellement sur l’histoire mon diale.Dans plusieurs pays occidentaux, où on avait pu observer une défaveur analogue de l’enseignement de l'histoire (mais de façon moins radicale que chez nous), il y a eu net renvoi L’ACTUALITE JEAN-MARC LEGER sement de tendance, ces dernières années : en France et dans plusieurs autres pays européens d'abord, puis aux États-Unis récemment, l’histoire a retrouvé ou est en voie de retrouver la place qu'elle y tenait naguère et, dans certains cas, une place plus importante.Sens des racines ou des origines, ouverture au monde et appréciation de la place de sa collectivité dans le monde, facteur d’équilibre intellec tuel et moral : ce sont là les trois vertus fondamentales de l’enseignement de l’histoire, qui expliquent aisément qu'on y revienne, un peu par tout.Certes, les grandes mutations de l'époque, l’évolution accélérée des sciences et de la technologie, appelaient de profondes modifications des programmes, l'introduction de nouvelles disciplines, la recherche souvent difficile de nouveaux équilibres.Il n’est pas dit que la hiérarchie des valeurs y ait toujours trouvé son compte.Plus que la plupart des autres, notre peuple, notre jeunesse en particulier, a besoin d’éprouver ses racines, ou de les retrouver, de se situer à la fois dans le temps et dans l'es- pace.Un peuple sans mémoire est un peuple sans projets, éminemment vulnérable, prédisposé au désarroi ou à la démission.Selon qu’une société est ou non sûre d’elle-même, consciente et fière de son passé et de sa culture, l’ouverture au monde et l’accueil des influences extérieures peuvent être éminemment féconds et stimulants ou, au contraire, désas treux et porter le germe de la dissolution.« Une nation ne peut tourner le dos à son propre certificat de naissance sans qu’il en résulte de graves perturbations dans son sentiment d'identité et dans son destin », rappelait récemment l’ancien ministre des Affaires étrangères israélien, Abba Kban On ne peut participer à plein au inonde contemporain, impitoyable, sans avoir d'abord le sentiment de sécurité que procure la conscience sereine de son identité.Une autre raison nous presse de restaurer l'enseignement de l'histoire chez nous Au moment où le Québec accueille un flux sans précédent d’immigrants de toutes origines, comment l’école québécoise saurait-elle remplir sa mission de facteur premier d’intégration, si elle est incapable d’informer les nouveaux citoyens de l’histoire et des \ aleurs du peuple qu'ils ont choisi de rejoindre, et si les jeunes Néo-Qué-becois ne peuvent en trouver quotidiennement l’écho et l'illustration auprès de camarades franco-québécois presque aussi démunis qu'eux ?La redécouverte de l’histoire nationale est, autant que la maîtrise et l'usage exigeant de la langue, une condition de salut pour notre collectivité Rendre leur histoire, c’est-à dire leur mémoire aux jeunes Qué becois, c’est leur donner, avec l’indispensable confiance en eux-mêmes, le moyen d’inventer leur avenir et de participer sans complexe au mouvement du monde Sàélé'Sisriucfé: Qiy&u V>'rT(£ "fenPRodefr Reprise (samedi, 18 juin) Sàélé'sisriucfé: Qiy&u v>'rT(£ '^sfïTRade^ nisTt'uicT, oj&Tnjcrë -.Aum .TiifFêtæior, iuo6‘KAji»iur LETTRES AU DEVOIR ¦ Un patriote CET HOMME a vécu toute une vie pour le pays qu’il aimait.Il a chanté l’éveil de tout un peuple, le plus grand patriote que le Québec ait connu, un défenseur de notre langue en péril, un indépendantiste.Quelle honte, quelle turpitude d’écouter ou de lire ces hommes publics (politiciens et éditorialis tes) pleurer la perte de celui qui a fait son devoir de québécois.Ces mêmes personnes qui ne font rien devant le sabordage de la loi 101 et qui combattent les idées « d’un pays à bâtir» défendues par l’homme durant son vivant « Est-ce que tout serait à re commencer à cause de quelques magasiniers qui échangent, trafiquent, vendent trois siècles d’histoire pour quelques heures de pouvoir ?» Malheureusement, ce peuple n’a pas encore compris.Diviser pour régner .et k bon peuple s’endort — CLAUDE MEUNIER Longueuil ¦ Citoyen du monde ! LE PHARE de Tile s’est éteint et son « hymne à la liberté » risque fort de bercer nos coeurs encore quelques années; jusqu'au jour où naîtra un autre poète, issu de la trempe d’un Félix ; et pour qui « le mot poésie n’aurait pas grand sens si, avec son modeste arsenal, il ne parvenait pas à éclairer le quotidien » En 1968, Gilbert Salachas pré façait « Chansons pour tes yeux » de la manière suivante : « Félix Leclerc m’a fait et va vous faire un immense cadeau : ses états d'âme, joie et tristesse, amour et humour.Amitié surtout.Mais at tention, il faut la mériter.» Or.quand nous assistons, impuissant, à toute la récupération politique qui entoure la disparition du poète, au lieu de donner dans le même sens, nous préférons lui cé der la parole une dernière fois : « Les vies ressemblent aux riviè res : les calmes sont profondes Les agitées coulent en surface.» Au lendemain de son départ pour un monde meilleur — certai nement plus calme — je me plais à relire Chansons pour tes yeux que le poète m’avait dédicacé, un soir d’octobre 70, alors qu’il se produisait au Patriote, rue Ste-Catherine.Qui ne se souvient de cette farce historique monumen taie, dont les vrais acteurs nous sont connus.Elle laissa, comme chacun le sait, moins d'heureux que de meurtris.Félix était du nombre.C’était « Les Ordres ! » Aux traites, Félix aurait pu ri poster : « Toute fuite n’est pas iâ cheté.C’est souvent l’aveu de n’avoir pas de talent pour la haine ».Sa réaction fut plus discrète et plus sage, car il n’ignorait point que c’est à pied qu’on va le plus loin.Le Félix Leclerc qu’il me plaira de maintenir en mémoire, c’est celui du conte, de la confidence : « En 1662 mes ancêtres sont partis de Normandie pour une traversée de quatre-vingt-onze jours.Hier 1967, sur la plage de Dieppe, un Normand s’est approché et m’a dit : « Tiens vous voilà, êtes-vous de retour définitivement ?Venez nous raconter vos trois siècles d’absence ».Et sans honte, j’ai parlé de neige, de troupeaux, de Dieu, du diable, de la Mauricie, du cosmos, de la grandeur de mon pays On a attaché des fleurs sur ma hache de bûcheron, et on m’a fait citoyen du monde».— GILBERT LÉVESQUE Montréal, le 9 août.¦ J'ai mal à mon pays EN CE jour, Félix, tu nous a quit tés.A travers quelques larmes de sa mère, une petite fille de six ans a appris à te connaître comme elle avait connu René voilà déjà plusieurs mois.Et elle a aimé ta voix.Aujourd’hui, Félix, j’ai mal a mon pays.Ce pays que toi et René nous avez appris à aimer, planté dans le coeur à jamais Mais je sais que ce n est que le coalmen cement des douleurs de l’enfantement.Ce pays naîtra de nous.Le grand-père au regard bleu de Tile n’est plus là pour monter la garde.Mais Tentant du berceau a grandi.Et il a compris C’est lui qui donnera le signal poui cèle brer l'indépendance.Pour célé brei le pays du Québec Du haut du ciel le gi and-père lui xuui ira et le bénira.Au revoir Félix ! — MARTINE BOIVIN Ste-Sophie, le 8 août ¦ Tout est là, pour un temps de paix MEME SI le traité sui les INF nous redonne un peu plus con fiance en l’avenir, il n’en demeure pas moins que la vie sur notre pla nète se déroule toujoui s sous le couperet de la guillotine ato mique qui peut trancher notre existence à tous.L’Alliance pour la paix du Qué bec croit que la majeure partie des arsenaux nucléaires est toujours là, menaçant chaque point de la planète de la destruction et de la contamination radiactive Les attentes placées dans la campagne que mène l’Alliance pour la paix du Québec sont faciles à résumer.Conférer des impulsions puissantes aux négociations sur le désarmement, qui sont actuellement en cours dans différents domaines.Et surtout, il est impératif d'élaborer, dans un cadre multilatéral, un programme visant au désarmement nucléaire général et de le mettre en pratique grâce au poids que re présente la grande famille des peuples.Pourquoi devons-nous forcer notre gouvernement canadien à agir ?Seule l’Union soviétique s’est engagée devant l’opinion publique internationale à ne plus recourir la première aux armes nucléaires.La république populaire de Chine est le seul pays à l’avoir suivie dans cette voie, les autres puissances nucléaires refusent toujours de prendre un tel engagement.Il ne fait aucun doute que le rythme auquel peut progresser le désarmement dépend dans une large mesure de l’évolution des rapports entre les USA et l’URSS.Ces dernières années par ailleurs, différents pays ou groupements d’États ont fait preuve d’une grande activité en faveur du désarmement.L’ampleur prise par cette tendance en poli tique mondiale doit se refléter ici au Canada.Éliminer la menace d’une guerre mondiale nucléaire est la tâche la plus impérative du moment.Cette constatation émise par le document de clôture de la première session spéciale de TON U sur le désarmement n’a pas perdu de son actualité.Les chances de résoudre enfin cette question primordiale n’ont jamais été aussi favorbles qu’à l’heure actuelle.Sachons les mettre à profit.— JEAN PARÉ Montréal, le 3 août.¦ Cette mort nous oblige ON SAIT ce que Félix Leclerc a été pour la langue française.Tous ceux qui, comme nous et avec nous, se battent pour elle, savent ce qu'ils lui doivent : une langue sans poète n’est déjà plus tout à fait une langue, et un combat auquel ne prendraient pas part les poètes n'aurait déjà plus beaucoup de sens.On sait aussi ce qu’a été la langue française pour Félix Leclerc.Chaque fois que le français marquait des points, et notamment en 1977, il était là pour nous dire sa joie Mais il était là aussi pour nous dire sa tristesse et son inquiétude chaque fois que le Iran çais subissait des coups.En ce mois d’août 88, c’est sans doute dans l’inquiétude pour sa langue et pour son peuple qu’il est mort.Cette mort nous oblige.En effet, de toutes les raisons que nous avons de lutter pour notre langue, ne voit-on pas, en ce jour de deuil, apparaître clairement celle-ci : assurer, pour la suite du monde, la pérennité de l’oeuvre de Félix et de tous les poètes qui, avec lui, expriment le Québec français.Aujourd’hui le Québec est unanime à rendre hommage à Félix.Mais le seul hommage, le seul moment digne de lui ne serait-il pas d’assurer la défense et le maintien de la loi 101 ?— GUY BOUTHILLIER Porte-parole du Mouvement Québec Français Montréal, le 8 août LE DEVOIR UE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Po pulaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à dittuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située au 775, boul Lebeau.St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR $3.25 par semaine le samedi seulement $1 00 Pour information à Montréal 332-3891 à Québec (418)687-2021 Livraison par porteur Edition quotidienne = 149$ par année Pour information 81 $ 6 mois (514)844-5738 42$ 3 mois Livraison par la poste Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour intormation (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, samedi 13 août 1988 M A-9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Et si la Nouvelle-Écosse retirait son appui à l’entente du Lac Meech ?Le premier ministre du Québec reçoit les télicitations de ses homologues provinciaux après la conclusion de l'entente du Lac Meech, en juin 1987.Au premier plan, à droite, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, M John Buchanan, tend la main à M Bourassa."m même à regrets, il ferait ratifier Ten- FRANÇOIS LANGLOIS Avocat, docteur en droit constitutionnel et professeur de droit et de sciences politiques au Cégep de Lévis-Lauzon BIK.N QU K l’assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, dominée par le Parti conservateur du premier ministre John Buchanan, ait ratifié le texte de l’entente du Lac Meech, il est maintenant plausible que cette province empêche l’entrée en vigueur de l’accord.Un effet, tant le chef de l’opposition libérale officielle, Vincent MacLean que le leader néo-démocrate Alexa McDonough ont réclamé des changements majeurs à l’entente, particulièrement à ce jour sur les droits de pêche.Le choix des électeurs néo-écossais, le 6 septembre prochain, risque de compromettre l’entente du Lac Meech de façon irrémédiable.,1 usqu’à présent, on s’était surtout inquiété de l’attitude du premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna et de celui du Manitoba, Gary Filmon, les deux seuls à n’avoir pas encore fait ratifier l’entente par leur assemblée législative.Un danger latent, mais toujours possible demeurait cependant : celui qu’une province ayant déjà ratifié l’entente formellement change d’idée et retire l'appui par un vote de son assemblée législative.Nos voisins américains ont déjà vécu le phénomène avec DURA t Kqual Rights Amendment) où les législatures de certains états ont retiré un appui déjà octroyé.Certains constitutionalistes ont exprimé l’avis qu’un état ne pouvait retirer son appui après l’avoir donné, ayant épuisé sa compétence législative et constitutionnelle sur le sujet.La question est demeurée strictement académique puisque jamais la majorité qualifiée des trois quarts des états ne fut atteinte.Ici, au Canada, la situation est bien différente : les textes constitutionnels et les règles du parlementarisme ne donnent pas d’arguments à ceux qui voudraient prétendre qu’une province ne peut retirer un appui déjà donné par son assemblée législative.La ratification de l’entente du Lac Meech se fait conformément aux dispositions de l’article 41 de la Loi constitutionnelle de 1982.Une lecture attentive du premier Si un nouveau gouvernement ou un gouvernement minoritaire est élu le 6 septembre prochain en Nouvelle-Écosse, les chances de ratification de l’entente avant l’échéance fatidique de juin 1990 deviendront nulles.alinéa de cet article 41 nous éclaire complètement sur la procédure à suivre pour en arriver à une modification constitutionnelle : 41— Toute modification de la Constitution du Canada portant sur les questions suivantes se fait par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat, de la Chambre des communes et de l’assemblée législative de chaque province : (suit l'énumération des ques-lions requérant le consentement unanime des provinces) L’acte juridique officiel et définitif qui met en vigueur une modification constitutionnelle est donc la procla-mationdu gouverneur général.Or, celui-ci ne peut effectuer cette proclamation que s’il est autorisé par les Chambres du Parlement fédéral ou par les Communes seules si le Sénat a épuisé son vélo suspensif de cent quatre-vingt jours, ainsi que par chacune des assemblées législatives des provinces.Si l’une de ces autorisations manque au gouverneur général, il ne peut effectuer la proclamation de modification de la constitution prévue à l’article 4L Avant de nous appuyer sur d’autres dispositions de la Loi constitutionnelle de 1982 et en vertu du principe de la souveraineté parlementaire qui veut qu'une législature ne puisse lier la suivante, nous devons constater que tant que le gouverneur général, dûment autorisé, n’a pas effectué la proclamation prévue à l’article 41, l’assemblée législative d’une province de même que la Chambre des communes (pour l’entente du Lac Meech) peut abroger ou modi fier sa résolution d’appui, ce qui équivaut à mettre un frein presque fatal à tout le processus de ratification qui doit être complété en trois ans.Rappelons que l’Assemblée nationale du Québec qui est l'assemblée législative du Québec aux fins de la Loi constitutionnelle de 1982 a commencé le compte à rebours en ratifiant l’entente du Lac Meech en juin 1987; il ne reste que deux ans et même un peu moins.Ayant sûrement à l’esprit le problème soulevé aux États-Unis lors de la ratification de FERA, les constituants canadiens ont pris soin de placer le processus de ratification constitutionnelle à l’abri de toute équivoque, en ajoutant un argument de texte à celui de la souveraineté parlementaire.En effet, si besoin en était, l’article 46(2) de la Loi constitutionnelle de 1982 précise que : 46(2)— Une résolution d’agrément adoptée dans le cadre de la présente partie peut être révoquée à tout moment avant la date de la proclamation qu’elle autorise.Si l’opposition est victorieuse en Nouvelle-Écosse le 6 septembre prochain, il lui suffirait de faire abroger dans un premier temps la ratification déjà effectuée pour empêcher que l’entente du Lac Meech n’entre en vigueur, même à supposer que le Nouveau-Brunswick et le Manitoba y souscrivent.Pour se donner bonne conscience, un nouveau gouvernement pourrait ensuite référer la question à une commission parlementaire (pu ne produira pas de rapport avant juin 1990.Donnée politique importante, le Sénateur libéral Allan MacEaehen, ancien ministre sénior du gouvernement Trudeau, est opposé à l’entente.Les racines néo-écossaises de M MacEaehen et l’influence qu’il a dans sa province n’ont pas à être sous-estimées.La Nouvelle-Écosse n’est pas la dernière des embûches pour les partisans de l’entente du Lac Meech : au Manitoba, le gouvernement minori- taire conservateur de Gary Filmon, appuyant timidement l’entente risque à tout moment d’être défait sur le parquet de l’assemblée législative.Le leader libéral Sharon (’arstairs qui a presque mené son parti à la victoire est fermement opposée à l’entente du Lac Meech.Madame Cars lairs peut même compter sur l’appui d’une bonne partie du caucus néo-dé inocrate et sur quelques francs-ti reurs conservateurs sur cette question : la mise aux voix n’est pas pour demain.Si les élections du 6 septembre en Nouvelle-Écosse devaient amener un changement de gouvernement ou un gouvernement minoritaire, nous serions enclin à croire que les chances de ratification de l’entente du Lac Meech avant l’échéance fatidique de juin 1990 sont nulles.L’espoir actuel des tenants de l’entente du Lac Meech est déjà ténu il repose sur le raisonnement que le Manitoba ratifiera l’entente et que le premier ministre Frank McKenna ne voudra pas porter seul l’odieux de faire échouer cet accord; ainsi, tente par l’assemblée législative de sa province.L’élection néo-écossaise risque de changer cependant la dynamique.Si l’opposition est victorieuse ou si le gouvernement Buchanan est minoritaire, le groupe des opposants à l’entente se trouvera renforcé.On ne pourra plus pointer Frank McKenna du doigt comme étant l’empêcheur de tourner en rond la responsabilité de faire échouer l’entente étant diluée, il deviendra pratiquement impossible de faire pression sur les opposants.Lu certitude juridique que nous donnent lestextesde la Loi constitutionnelle de 1982 ne fait que renforcer l'incertitude politique au sujet de l’entente du Lac Meech.Le premier ministre Robert Bourassa disait fort justement que six mois en politique, c’est une éternité; il reste deux ans avant que le glas ne sonne sur l’entente du Lac Meech; au soir du 6 sep tcmhrc prochain, on l’entendra peut être déjà tinter.La Palestine en devenir et la diplomatie canadienne LIBRE OPINION QUSSAI SAMAK Vice-président de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) Maintenant que les jeunes lançeurs de pierres en Palestine ont fermé les parenthèses sur le rôle ambiguë que joua la famille llachémite dans l’histoire de leur pays, il est chose certaine que dans les jours, semaines ou mois qui viennent le peuple palestinien fera une déclaration d’indépendance nationale.Le geste sera précédé, ou immédiatement suivi, par la transformation de l’OLP en gouvernement provisoire en exile.Il est également certain que la quasi totalité des pays du monde (exception faite peut;être d’une poignée de pays tels les États-Unis, Costa Rica, le Salvador, le Guatémala, Haïti, la Côte d’Ivoir.le Libéria, le Zaïre, et l’Afrique du sud) accorderont leur reconnaissance diplomatique à ce gouvernement.Quant à la base territoriale de la nouvelle autorité nationale palestinienne elle sera probablement définie, comme première position de négociation, en termes de la résolution de partage de la Palestine votée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947.La résolution stipula la division du pays — selon les frontières du mandai britannique en 1947 — en deux États : l’un hébreu qu'incarne Israël, et l’autre palestinien qui n'a jamais vu le jour, conséquence du refus arabe à l’époque d’un partage que Ton considérait inéquitable.À cette initiative palestinienne la réaction d’Israël, formations de droite et travaillistes confondus, sera d’y opposer une fin de non recevoir catégorique.Mais pour combien de temps l’autruche israélienne gar-dera-t-elle sa tête dans le sable ?L’ennui c’est qu’on ne peut pas habiter son armure ad vitam aeter-nam.Et comme disait Clémenceau, les baïonnettes sont fort utiles à plusieurs égards, sauf pour s’asseoir dessus indéfiniment.Rien, même être un État juif, ne prédispose Israël à devenir la seule exception à cette implacable loi d’usure.Tôt ou tard Israël finira donc par négocier avec les Palestiniens, à tra- vers l’OLP, la définition finale des territoires des uns et des autres.Il s’agit tout simplement de savoir quand, et après combien de sang versé.D’ici jusqu’au moment où l’arrogance coloniale cessera de tenir lieu de politique à Jérusalem, la réaction des démocraties occidentales face à l’initiative palestinienne revêtira une Le Canada doit endosser clairement le principe d’un État palestinien dans les territoires occupés.importance capitale.En fait, on exagérerait à peine en disant que les réactions de Washington, de Londres, de Paris, de Bonn, .e d’Ottawa détermineront dans une large mesure combien de sang versé faut-il encore avant que la terre de Palestine-Israël trouve la paix.Y a-t-il une politique canadienne cohérente en ce qui concerne le con- flit israélo-palestinien ?Si Ton oublie pour l’instant les déclarations oppor-tunistes que l’on prodiguent saison-nièremenl à l’occasion des enchères électorales, on peut affirmer que la base d’une telle politique existe.Il s'agit justement du vote du Canada en faveur de la résolution de partage de la Palestine en 1947.Ce vote constitue en réalité la seule position formelle prise solennellement par le Canada en la matière.Aucune déclaration canadienne subséquente n’est jamais venue infirmer la valeur morale et le caractère officiel de ce vote.Sur le plan du discours politique d'ordre général, donc moins rigoureux, rien dans les déclarations des chefs élus du pays n’altère non plus la validité de ce vote.Rien à ceci près que les hommes politiques ont développé cette fâcheuse habitude de prendre les mots avec des gants blancs lorsqu’il s’agissait des droits nationaux du peuple palestinien.Ainsi Pierre Trudeau disait-il que le Canada « n’exclue pas » l’établissement d’un « foyer national palestinien » (a national homeland) à côté d’Israël.Histoire, paraît-il de gêne devant le terme « auto-détermination » en rapport avec les Palestiniens, un terme que Ton n’hésite pas à prononcer haut et fort, comme on se doit d’ailleurs, même lorsqu’il s’agit des pingouins et des brebis des Malouines.Par une heureuse évolution des choses, le gouvernement Mulroney ne recourt plus aux verbes flous voulant affirmer le positif par la néga Don.Voilà ce que signifient les mul tiples déclarations de M.Clark à l’effet que les Palestiniens doivent éla blir leur « foyer national » dans les territoires occupés.Si Ton se contente de l’acception générale du terme « foyer national » tel que compris, et traduits même en faits politiques au Proche-Orient, le terme ne peut qu’être la désignation pudique d’un Etat souverain La preuve en est l’histoire de l’émer gence d’Israël lui même.En effet, ce fut en employant le terme vague du « foyer national juif », dans une correspondance près que privée à un certain Rothschild en 1917, que Lord Balfour signa effectivement Tordre d’expropriation du peuple palestinien.Parrainé dans ses débuts par le gouvernement britannique, le « foyer national » est de venu Israël que Ton connaît.S'agissant donc de la légalité inter nationale, il existe un jugement de partage de la Palestine, rendu par l’ONU grâce au vote du Canada, entre autres C’est à ce jugement qu’Israël doit d’ailleurs son droit légal d’exister Dans la mesure où l’État hébreu existe le jugement est à moitié exécuté 11 reste à créer un État Palestinien.Ceci représente la seule base conséquente d’une poli tique canadienne vis-à-vis le conflit national en Palestine-Israël.La diplomatie canadienne doit donc enlever ses gants blancs et endosser clairement le principe de créer un Etat palestinien dans les territoires occupés.Le toul évidem ment dans le cadre d’un règlement global qui fournirait les mesures aptes à garantir le droit d’Israël à la sécurité et la paix La souffrance qui règne dans cette région, et la menace que ce conflit représente pour la paix mondiale exigent que cela soit fait plus tôt que tard.Le Canada doit donc anticiper l’émergence de cette Palestine en devenir.Il doit se concerter d’avance avec les démocraties de l’Europe de l’ouest afin que la reconnaissance de cette réalité légitime soit faite dans Tordre, et de manière à rendre difficile le recours à la démagogie habituelle, en Israël ou ici.Quant à Washington, oh well.L’Alberta des dinosaures en route vers l’an 2000 GENEVIÈVE DE LA TOUR FONDUE-SMITH IL Y A 140 millions d’années, dans cette Alberta du Sud, recouverte d’une mer intérieure peu profonde, puis de marécages et d’une végétation sub tropicale, tout devait favoriser le règne des dinosaures jusqu'à la grande crise du crétacé supérieur qui emporta dans son hécatombe les trois quarts des espèces vivantes il y a 64 millions d’années.S’installa alors une sorte d’« hiver nucléaire >» marqué de périodes successives de glaciation.Les pionniers Ensuite, les phénomènes de réchauffement relatif, de retrait des eaux, d'érosion générant la dénudation des terrasses rocheuses, puis de sédimentation ont inscrit dans le sol un potentiel économique énorme et d'une variété renversante : tourbières, sables bitumineux, gisements houillers qui strient à l’oeil nu des paysages de roches lunaires, lacs et rivières, prairies et forêts paradis d’une faune vigoureuse, terres à blé parmi les plus fertiles du Canada, fermes et ranches opulents, pétrole et gaz naturel, tel est l'héritage d’une convulsion géologique fantastique, signée ça et là d’empreintes de pattes à trois doigts, engluées dans le sable mouillé, d'un Edmonlausaurus lourd de ses 67 millions d’années.Et les hommes qui graduellement ont maîtrisé celte richesse brute sont à l’image même de sa diversité.Des aventuriers du progrès, certes, foncièrement indépendants mais humainement solidaires, arc-boutés dans leur résistance au vent glacial de l’hiver, voués à s’enraciner pour survivre ou périr.Premiers occupants et maîtres turbulents au royaume des bisons, les Indiens Blackfoot forment maintenant six communautés regroupées en réserve au sud-est de Calgary où les a relégués honteusement le traité no 7.Ils furent refoulés graduellement par la vague de colonisation qui s’abattit sur la région entre 1800 et 1900 « Ici, la Terre des dinosaures est devenue la Terre des Hommes.» sous la protection de la Gendarmerie Royale.Venus du Manitoba, de la Saskatchewan, de Test du Canada et même des États-Unis, les premiers ranchers et fermiers furent bientôt suivis de nombreux immigrants européens avec le développement des voies ferrées.Comme tant d’autres localités de la région.Trochu (du nom d’un général et député français venu en immigrant ) a son musée historique.À Morrin, la maison de torchis qui fut l’habitat usuel des pionniers évoque leur vie âpre et misérable, aux anti- podes de cette Alberta de carte postale des Rocheuses éclatantes de blancheur.Centres bibliques, centres d’art ou de la Nature, tous rivalisent pour porter le témoignage d’une énergie humaine qui a vaincu les pi res difficultés.Ici, la Terre des dinosaures est devneue la Terre des Hommes.Sur la route qui suit la rivière Red Deer, au-delà de Drumheller, une affiche Blériot Ferry attire mon attention.Construit en 1913, ce bac à câble est le dernier en service des neuf qui permettaient de traverser la rivière.Son premier opérateur fut André Blériot, frère de l’illustre aviateur-ingénieur français Louis Blériot qui, le premier, franchit la Manche en 1909 sur un monoplan qu’il avait construit, exploit qu’il répéta en 1929 sur le même appareil.Étrange similitude de vocation de ces deux frères, sur deux continents, pour qui franchir l’eau était la voie du progrès.Ne voulant rien envier à l’Ontario, voire au Québec, l’Alberta s’est lancée avec succès dans la voie de la modernisation urbaine alliant croissance de verre et de métal aux espaces verts, stimulant la technologie avancée, l’enseignement universitaire, la recherche médicale et énergétique, le développement artistique et culturel, améliorant son infrastructure touristique, veillant au bien-être de sa population par une législation sociale avancée.Sans entrer dans un débat linguistique et constitutionnel extrêmement délicat et complexe, où 60,000 Franco-Albertains se sentent tenus en otage alors que tout devrait les conforter dans leurs droits historiques et les entraîner à devenir partie prenante de l’évolution de leur province, on ne peut s’empêcher de souligner le paradoxe où se place l’Alberta.Comment donc s’ouvrir au monde et se priver de l’atout d’une langue seconde, la française, au moment où elle devient la clé de voûte du ralliement d’une force internationale comme la francophonie, et une par- « L’Alberta n’est pas un « goulag » pour le français qui, discrètement mais sûrement a conquis les anglophones eux-mêmes.» tenaire privilégiée et de qualité du bloc occidental européen de demain ?Et, puisque la banque de Hong Kong a pris pied à Edmonton, il est bon que la « jeune » province sache que l’Asie s’est mise à l’heure du français, inscrivant Tan dernier plus de 35,000 étudiants, dont 6,680 à l’Alliance Française de Hong Kong, pour atteindre ses futurs clients, mais aussi par besoin d’un « antidote » contre l’anglais envahissant.L’ukrai- nien ne deviendra jamais une langue de communication internationale, le français Test depuis toujours.Si mul ticulturelle que soit l’Alberta — ce qui est une richesse incontestable — il y a des priorités historiques aux quelles on ne saurait échapper.Ceci dit, l’Alberta n’est pas un « goulag » pour le français qui, discrètement mais rûrement, a conquis les anglophones eux-mêmes.Les classes d’immersion ont augmenté, les départements de français des universités dispensent un enseignement de qualité — j’ai visité celui de Lethbridge équipé d’un laboratoire de langue considérable — et font de la recherche littéraire très poussée : on célébrera, en octobre, le Tricentenaire de Marivaux à Edmonton.On trouve même des livres sur de Gaulle à la bibliothèque municipale.Lors des Jeux Olympiques de Cal gary, une superbe exposition intitulée « L’Universahté de la presse en français », composée de 2,000 journaux et magazines provenant de 82 pays, a reçu un accueil très chaleureux du public et des médias anglophones lors de son vernissage à T Alliance Française.Le lycée Pasteur de Calgary et la Chambre de Commerce Française sont aussi des institutions qui s’affirment.Théâtres et librairies Les Franco-Albertains, pour leur part, peuvent s’enorgueillir de la faculté universitaire francophone St-Jean à Fidmonton qui fait partie de l’université de l’Alberta, et du réseau d’institutions pédagogiques et cultu relies qu’ils ont mis sur pied avec cette persévérance indomptable héritée de leurs ancêt res pionniers et des missionnaires oblats qui les ont tant aidés.Le journal l.a Survivance des années 40 est devenu le « Franco Alber-tain » en 1967, la création de TAC FA, la fondation du poste Cil FA d’Edmonton, la naissance des librairies françaises « Carrefour » répandues dans plusieurs villes de l’Alberta, et la tenue d’un Salon du livre francophone, le Théâtre français d’Edmonton, le TFE qui a fait une large part à la création québécoise, le Festival annuel de théâtre francophone de l’Alberta, créé et dirigé par Pierre Bokor, autant de pas d’affirmation et de légitime confiance en soi.En avril 1980, s’est ouvert à Edmonton un Bureau du Québec, dirigé par Gérard Vézina, qui compte un personnel de sept employés et dont l’action est axée plutôt sur les rela tions politiques et commerciales.Mais il n’a pas un attaché culturel comme celui de Toronto.Prophétique comme toujours, Teilhard de Chardin a cette phrase magnifique qui colle étonnamment à cette analyse albertaine : « En vérité, il n’est pas possible de fixer habituellement les yeux sur les grands horizons découverts par la science, sans que sourde un désir obscur de voir se lier entre les hommes une connaissance et une sympathie croissantes ».Puisse l’Alberta des dinosaures s’y acheminer.1 A-10 B Le Devoir, samedi 13 août 1988 Photo PC Le député libéral Lloyd Axworthy intervient durant le débat sur le libre-échange, hier, aux Communes.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa viront à M.Mulroney à rejoindre d’un côté l’électorat nationaliste et de l’autre l’électorat économique.Les conservateurs ne se cachent pas pour dire que la question du libre-échange sera au Québec un enjeu majeur.« Le libre-échange, soulignait au Devoir cette semaine le ministre Lucien Bouchard, va être un drapeau au Québec ».Il ajoutait que les Québécois vont devoir se ranger d'un côté ou de l'autre, choisissant en fonction de ce qu’ils croient être les intérêts du Québec Le premier ministre Bourassa a déjà exprimé clairement que le libre-échange allait dans le sens des intérêts du Québec, une prise de position qui ne manque pas d’aider les conservateurs et de gêner les libéraux de John Turner.« Cela crée un inconfort », reconnaissait hier Raymond Carneau, le lieutenant québécois de John Turner.M Carneau qui était hier à Québec ne veut pas parler de division au sein des libéraux, mais il croit néan moins que cet « inconfort » est en train de suciter chez les militants libéraux des «réactions négatives» L'objectif de la rencontre de John Turner avec M.Bourassa, mardi midi, sera de toute évidence d’obtenir ne serait-ce qu’un minimum de neutralité sur ce sujet délicat.M.Turner qui a donné un appui total à l’accord du lac Meech croit être en droit d’obtenir que M.Bourassa lui renvoie l'ascenseur sur ce plan.M.Bourassa qui ne cesse de dire qu'il est neutre dans cette élection ne saurait lui donner entièrement satisfaction car il a choisi en réalité de se comporter en observateur intéressé.Bien au-delà des positions partisanes, il n’a qu’un seul sujet de préoccupation, soit les intérêts supérieurs du Québec A cet égard, le libre-échange semble un sujet où les positions seront irréconciliales, mais on pourrait sur le reste s’entendre facilement.Une question qui préoccupe grandement les libéraux fédéraux est la neutralité qu'observera M.Bourassa au plan de l’organisation électorale.M.Turner sait que M.Bourassa ne saurait interdire à ses militants de travailler auprès des conservateurs surtout qu'un certain nombre sont en réalité des militants conservateurs de vieille date qui n’ont d’autre choix que de militer au provincial avec les libéraux.Il s’agit cependant d’obtenir la garantie que personne ne sera encouragée activement à se ranger du côté conservateur à la manière de ce qui s’est fait lors de l’élection partielle de Lac Saint-Jean où Lucien Bouchard a été élu grâce à un coup de pouce de la machine li-bérale de Robert Bourassa.Pour l'instant, rien de tel ne semble cependant se préparer M.Bou rassa laisse en effet tout son monde libre jusqu’ici d’agir à sa guise alors que les émissaires de John Turner et de Brian Mulroney n’ont de cesse d’inviter certains députés de l’Assemblée nationale à porter leurs cou leurs.Jusqu’ici, un seul a répondu à l’invitation, soit Mark Assad, député de Papineau qui sera candidat libé ral.Parmi les députés pressentis, il y a celui de Hull, Gilles Rocheleau, qui est aussi ministre des Approvisionnements et Services.Pressentis par les deux partis, il réfléchit à une candidature libérale dans Hull.M.Bourassa confirme qu’ils doivent discuter tous deux la semaine prochaine.En principe, il préférerait ne pas voir personne quitter son équipe ministérielle, dit-il.Notons que par un curieux hasard, le président de l’Association libérale du comté de M.Rocheleau, Michel Drouin, a quitté son poste fin janvier pour coordoner la campagne conservatrice dans les trois comtés de l’( >u-taouais.Un autre député pressenti est Jacques Tremblay, député d’Iberville.Les conservateurs veulent l’avoir pour succéder à André Bissonnette dans Saint-Jean.Dans son cas aussi, aucune décision n’est prise.Selon révolution de la situation, l’attitude de M.Bourassa pourrait toutefois évoluer.Sans qu’il s'agisse de mettre toute la machine électorale derrière un parti, des candidats pourraient selon les besoins recevoir un coup de main.Tout sera évalué au jour le jour par M.Bourassa qui tant que l’élection n’aura pas eu lieu, assure-t-on, ne quittera pas le Québec pour des voyages à l’étranger même si les invitations devaient se faire pressantes comme pour la France.4 Scandale suspect, ce qui n’était pas sans rappeler la paranoïa qui enveloppait Cannes, en 1986, alors que le fantôme de Kadhafi planait sur le festival à la suite de nombreux attentats terroristes perpétrés en Europe.Visiblement, jeudi soir, une bonne partie de l’assistance, en mal de sensations fortes, aurait donné beaucoup pour un peu d’action.Qu'importe, selon Geneviève Picard, de la chaîne Cinéplex-Odéon, des agents de sécurité seront en poste et on continuera de fouiller les sacs pendant les premiers jours de l’exploitation du film.Jeudi soir, une fois la projection commencée, c’est dans un silence religieux que la foule s’est laissée emporter par cette adaptation du roman de l’écrivain grec Nikos Kazant-zakis, bien connu pour être aussi l’auteur d’Alexis Zorba.D’une beauté rare, mis en scène avec rigueur et \ irtuosité, le film de Scorsese raconte, en un peu plus de deux heures trente minutes, la vie de Jésus de Nazareth, qu’incarne avec grande classe Willem Dafoe (qu’on a vu dans Platoon).Dieu, mais d’abord et avant tout homme, le Jésus de Ka zantzakis et de Scorsese est un être tourmenté, un être qui lutte pour avoir la force et la grandeur nécessaires à la mission dont il se sait in vesti.A ses côtés, Judas Iscariote ( Harvey Keitel, sublime), parce qu’il est le plus fort des disciples, le seul vraiment capable d’aider Jésus dans l’accomplissement des Ecritures, doit aller jusqu’à la trahison.Lui aussi est un être déchiré, lui aussi refuse d’abord le rôle qui lui échoit, mais lui aussi finit par l’accepter aux termes de mille tourments.Et c’est ainsi qu'après plus de deux heures de projection pendant lesquelles ont défilé devant nous la plupart des grands moments de la vie du Christ, celui-ci est livré à Pilate qui le fait mettre en croix.C’est alors qu’au coeur des souffrances, dans l’atrocité de la douleur, survient l’ultime tentation: Jésus se voit, guidé par un ange, quitter le Golgotha et épouser Marie-Madeleine.Après la mort de celle-ci, il se voit fonder une famille et vivre avec Marie de Béthanie et sa soeur Marthe.Il se voit vieillir, charpentier heureux, jusqu’à ce que ses disciples apparaissent danssessonges pour lui reprocher sa lâcheté.Repentant, Jésus constate alors qu'il a été berné par le Diable et il implore le pardon de son père, il l’implore pour que celui-ci lui permette d'être crucifié de nouveau.("est à ce moment que Jésus revient à lui et qu'il réalise qu'il est encore sur la croix et que ce n'était qu'une tentation à laquelle il a su résister.Peu à peu.son visage se transforme et les grimaces de douleur font place à « une joie sauvage et indomptable », pour reprendre les mots de Kazantzakis.Enfin, triom phant, il peut réunir ses forces et pousser un dernier cri : «Tout est ac- Le débat sur le libre-échange démarre à un rythme de tortue MAN \l CORNELLIER OTTAWA — Quelques tactiques dilatoires de l’opposition, un retard dans la traduction de certains documents et le dépôt d’une floppée d’amendements ont réussi, comme prévu, à retarder hier la reprise du débat parlementaire sur le libre-échange.Premiers coupables : le président de la Chambre John Fraser et son équipe de traducteurs.M.Fraser devait en effet rendre sa décision hier matin sur la recevabilité des 102 amendements soumis par l’opposi tion.Il a passé la nuit à les étudier et avait le jugement en main, hier matin, malheureusement, uniquement en anglais.Il a demandé aux trois partis si ils préféraient attendre la traduction ou procéder immédiatement.On préférait patienter, question de respecter le principe du bilinguisme et permettre à tous les députés de comprendre toutes les subtilités de son jugement.On a donc convenu d’ajourner et de reprendre le débat après la période des questions qui, le vendredi, se termine à midi.Mais, alors qu’on prenait pour acquis que les discussions démarre raient sans problème, les cloches se sont mises à sonner.L’opposition venait de demander un vote sur la reprise des travaux.Une heure de plus de perdue.Quant à la décision du président, elle se trouvait toujours sur le pupitre des traducteurs qui n’en étaient pas encore venu à bout.Pour éviter de perdre tout un après-midi de débat, John Fraser a décidé de rendre public une partie de son jugement, permettant aux députés d’amorcer leurs discours sur un premier groupe d’amendements.Pour l’instant, 102 amendements, 69 déposés par les libéraux et 33 par les néo-démocrates, figurent au feuilleton mais leur nombre pourrait être réduit à la suite de la décision du président qui sera complètement révélée lundi.L’opposition sait très bien que les propositions restantes seront elles aussi rejetées, cette fois par la majorité conservatrice.Mais l’objectif des libéraux est simplement de met-tre en évidence les lacunes de la loi canadienne de mise en oeuvre de l’entente de libre-échange, a indiqué hier matin en conférence de presse le libéral Lloyd Axworthy.De plus, l’opposition cherche ouvertement à ralentir les travaux pour au moins deux semaines afin de forcer le gouvernement à imposer la guillotine, ce qu’il refuse de discuter pour le moment.Le gouvernement, lui, veut en finir au plus tôt avec ce projet de loi qui en est actuellement à l’étape du rapport, c'est-à-dire le débat sur chaque amendement.Le projet aura encore à traverser l’étape de la troisième lecture, plus intéressante avec ses discours portant sur l’ensemble du projet de loi.Four accélérer les choses sans limiter les débats, les conservateurs ont donc opté pour une stratégie de non-participation.Alors que les députés de l’opposition se succédaient hier sur le plancher des Communes, l’équipe ministérielle est restée muette.En fait, a indiqué le leader adjoint du gouvernement en Chambre, Doug Lewis, il n’est pas question pour les conservateurs de débattre d’amendements «frivoles« mais du fond du dossier.Ils pourraient donc être plus bruyants la semaine prochaine quand il s’agira des amendements du gouvernement, inclus dans le rapport du comité déposé mercredi dernier.Les conservateurs, avec leur majorité écrasante, n'auront de toute façon aucune difficulté à adopter le projet de loi de 153 articles qui amende 27 lois existantes.Le point d'interrogation qui subsiste est le sort que lui réservera le Sénat dominé par les libéraux.J usqu'à présent, ils ont laissé entendre qu’ils acquiesceraient à la demande du chef John Turner de bloquer le projet jusqu’à la tenue d’une élection sur le libre-échange.Si ils tiennent parole, cela peut forcer le premier ministre Mulroney à consulter l’électorat assez rapidement.Il doit effectivement, en cas d’une victoire, se garder suffisamment de temps pour réintroduire son projet de loi et lui faire retraverser toutes les étapes législatives avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange prévue pour le 1er janvier prochain.Le thème du libre-échange, qui sera sans l’ombre d’un doute au centre de la prochaine campagne, est déjà le premier dossier au palmarès des Communes, en particulier à la période des questions, celle d’hier ne faisant pas exception.Cette fois, le libéral Herb Gray et le néo-démocrate Steven Langdon ont tenté, sans succès, de faire admettre au ministre des Finances Michael Wilson que les consommateurs n'étaient pas assurés de bénéficier de la réduction des tarifs douaniers.« La campagne 88 est commencée ! » s’écrie Broadbent compli!» Ainsi se termine The Last Temptation of Christ.Jeudi dernier, aucun applaudissement ni aucun hué ne sont venus rompre le silence, alors que défilait le générique final.Au dehors, certains se disaient déçus: ils étaient venus voir un film à scandale, une charge violente contre la religion, et s’étaient trouvés devant un film somme toute très religieux.Ceux-là n’avaient sans doute pas pris connaissance du roman de Kazantzakis, ni entendu Scorsese faire part de ses intentions au moment de tourner ce film.Tout le tapage fait autour de The Last Temptation of Christ repose en effet sur un immense malentendu, le film étant en fait la réfléxion intelligente sur la double substance du Christ.Ce qui a du déplaire aux évêques américains, bien plus que la scène d’amour avec Marie Madeleine (d'ailleurs abordée avec une pudeur admirable), réside dans deux séquences: la première montre Jésus participant à une crucifixion (ce qui, à l’époque, devait être monnaie courante pour tout charpentier), et la seconde, qui fait partie de la der mière tentation, montre Paul expli quant à Jésus que sa résurrection est la seule et unique consolation de l’homme honnête et que, mensonge ou vérité, cela n’a pas vraiment d’im portance Il faudra reparler de The Last Temptation of Christ tant le film est riche et, sans contredit, l’un des plus importants tournés cette année.En attendant, on pourra toujours s’é-lonné du fait que ce film, qui présente n Christ attachant dont l’humanité ne fait qu’accentuer la grandeur, récolte tant de haine de la part de gens |ui ne se sont même pas don ner la peine d’y réfléchir ou, même, de le voir 4 'lanciers syndicat.« Non s ne ferons pas le jeu des propriétaires, expliquait hier M Cot ton.Ils n’attendent que ça qu’on sorte dans la rue.» La réduction de salaire doit entrer en vigueur le 24 août.Les chèques de quelques 450 travailleurs seront alors amputés d’une moyenne de $ 80.Selon le porte-parole des propriétaires, Me Guy Tremblay, les firmes d'ambulance « n’avaient pas d’autres choix ».« Ils vont verser aux employés ce que le gouvernement leur donne, rien de plus, rien de moins », affir mait-ii hier.Les propriétaires affirment que les salaires des ambulanciers n'ont cessé d’augmenter au cours des der nières années alors que les taux consentis par le gouvernement aux filmes ambulancières sont restés stables depuis trois ans.Les contrats de services liant le ministère de la Santé aux entreprises ambulancières sont échus depuis mars 1988.Auprès du cabinet Dutil, on soutenait hier que les négociations se poursuivaient normalement.Selon un porte-parole du cabinet, la réduction de salaire est clairement une façon pour les propriétaires de « mettre de la pression » sur le gouvernement.Les propriétaires demandent un taux horaire de $ 25.La dernière offre du gouvernement, était de $ 24.07.Défendant la position des proprié taires, Me Tremblay s’est livré à une attaque en règle du ministre Dutil, « un homme gentil et charmant » mais « qui ne fait pas le poids » dans ce dossier.« Je n’ai jamais vu une machine aussi empesée, lançait-il hier Je ne sais pas de quoi le ministre a peur Tout ce que nous lui demandons c’est le même fonds de salaire existant ailleurs en province » Le cabinet Dutil affirme pour sa part que les propriétaires se contre disent.Il n’y a pas si longtemps, ils s’opposaient à ce que les ambulanciers deviennent des employés de l’État, disant tirer des profits de leurs salaires, rappelait hier un porte-parole du cabinet.Aujourd’hui, ils affirment être en déficit de 20 %.Dans une lettre adressée au minis tre.Me Tremblay qualifie de « re grettable » le geste posée par les propriétaires mais l'estime « nécessaire ».« La loi les force à maintenir les services à la population, rappellait-il hier.Tout ce qu’ils peuvent faire pour le maintenir c’est de réduire les salaires » Le mémo adressé aux employés précise que les travailleurs seront remboursés « aussitôt que le gouvernement aura conclu une contrat de service satisfaisant et équitable» 4 Ëmeutiers aujourd’hui.Selon un responsable de l’immigration thaïlandaise, les autorités birmanes ont aussi mis en demeure les chalutiers thaïlandais de ne pas pénétrer dans les eaux teri-toriales birmanes, pour éviter « des malentendus et d’éventuels affrontements ».M.Sein Lwin, 64 ans, a présenté ses lettres de démission hier à la fois à la direction du Parti du Programme socialiste birman (BSPP, parti unique) et au Conseil d’État, la plus haute instance de l’exécutif, a annoncé la radio officielle birmane.La démission de M.Sein Lwin intervient 17 jours après sa nomination à la présidence du BSPP, en remplacement du général Ne Win, au pouvoir depuis 1962.Le général Sein Lwin avait été élu chef de l’État le 27 juillet dernier par l’Assemblée nationale.Aucun successeur de M.Sein Lwin n’avait été désigné hier soir mais, selon Radio-Rangoon, le Comité central du BSPP et l’Assemblée doivent se réunir le 19 août.L'annonce de la démission du numéro un birman intervient alors que, selon certaines informations, des soldats ont déposé les armes et se sont ralliés aux insurgés.Par ailleurs, selon des sources dignes de foi, les Ka-chins et les Karens, des groupes rebelles ethniques, envisagent de nouvelles offensives contre l’armée, profitant du fait que celle-ci a envoyé des renforts dans les grandes villes pour réprimer les manifestations.Les manifestants réclamaient la destitution du général Sein Lwin, ainsi qu'un référendum sur le maintien ou non du système de parti unique, une baisse des prix du riz et la libération de protestataires emprisonnés, ont indiqué des diplomates en poste à Rangoon.Le couvre-feu, instauré mardi, était en vigueur hier soir lors de l’annonce par la radio officielle de la démission du général Sein Lwin.Un calme précaire régnait à Rangoon, où se sont déroulées des manifestations sporadiques et des scènes de pillage.D’importantes réserves de riz ont été pillées dans les faubourgsde la capitale, selon Radio-Rangoon.Des gares, des commissariats de police et d’autres bâtiments officiels ont été incendiés dans la capitale, où le manque de nourriture se fait sentir.Selon des témoins, environ un millier de personnes se sont rassemblées à North Okkalapa, un faubourg ouvrier de Rangoon, et se sont dispersées dans l’après-midi.4 Gâchette gramme, je suis certains qu’elles aussi voteront pour Bush », affirme-t-il.Même des démocrates comme Uvalde Lindsay, directeur général du conseil de développement économique de la région affirme que « Bush va l’emporter en Arkansas.Dukakis est considéré comme trop libéral pour la majorité des gens ».("est ici que l’opposition du candidat démocrate à la peine de mort et on attitude qualifiée de « molle» sur les questions touchant la criminalité lui nuiront le plus.La nouvelle de la semaine à Harrison était la condamnation suivi du suicide d’un homme qui avait tuée son amie à coup de marteau.« C’est une bien bonne chose, ça nous évitera de payer $ 25,000 par année pour le nourrir et le surveiller pendant qu’il sera en prison », nous a-t-on affirmé pendant un diner du Club Rotary local.Autre question qui nuit au candidat démocrate, sa position en faveur du contrôle des armes à feu.Ici, le droit reconnu par la constitution de posséder une arme est sacré.« i’rotégé par un Smith et Wesson », peut-on lire sur les pare-chocs de certaines voitures.La loi de l’Etat permet même l'achat de mitraillet- ORONTO (PC) — « La campagne électorale 1988 est commencée », a lancé le chef néo-démocrate Ed Broadbent à une centaine de candidats et d’organisateurs, hier, à Toronto.« Nous sommes prêts.Nous combattrons farouchement les libéraux et les conservateurs », a poursuivi M.Broadbent qui fut présenté à l’assemblée comme « le futur premier ministre du Canada ».Le chef néo-démocrate a d’ailleurs vertement critiqué le gouvernement de M.Brian Mulroney, s’attaquant à l’accord de libre-échange et au projet de loi sur les services de garde.Il a qualifié le libre-échange de « grave menace pour l’avenir de nos eaux et de notre pays », faisant ainsi allusion aux rumeurs qui veulent que les eaux canadiennes soient comprises dans l’accord conclu avec les Etats-Unis.Quant au projet de loi sur les ser ('R05.8 QUEBEC (PC) - Le système ambulancier du Québec a au moins quinze ans de retard sur le reste du Canada et des Etats-Unis, affirme le Dr Pierre Fréchette, di recteur adjoint des services professionnels à l’hôpital de l’Enfant-Jésus, qui a fait de la médecine d’urgence pendant plusieurs années au même hôpital.En traumatologie, explique le Dr Fréchette, le rôle de l’ambulancier peut souvent être primordial.Mais en général, dit-il, ceux du Québec n’ont que 150 heures de formation, ce qui contraste péniblement avec les 1,000 ou 2,000 heures de formation que reçoivent les ambulanciers du reste de l’Amérique du Nord.Dans les grandes régions de Montréal et de Québec, ajoute le médecin, on trouve des ambulanciers mieux formés, mais paradoxalement, c’est plutôt dans les régions éloignées des grands centres que les ambulanciers auraient besoin d’une meilleure formation.parce que le temps de transport des blessés vers les grands hô pitaux est plus long et que les soins de première ligne sont d’autant plus importants.Le Dr Fréchette note par ailleurs que le simple transport de malades d’un hôpital à un autre pourrai! être fait à un coût moindre par un personnel non spécialisé.tes et on peut porter une arme en lout temps, à la condition qu’elle soit visible.Un citoyen éminent d’Harrison s’inquiétait d’ailleurs en not re présence de l’étrange coutume canadienne qui oblige les citoyens à avoir un permis de port d’armes s’ils veu lent posséder un révolver et se demandait si celui qu’il conserve dans le coffre à gants de sa voiture serait confisqué s'il devait franchir la frontière pour venir passer ses vacances au Canada.En Arkansas, surtout dans le nord-est où se trouve Harrison, le mou vement conservateur semble aussi fort qu'aux premiers jours de la présidence de Ronald Reagan.On critique ouvertement dans les journaux la décision du parti démocrate de donner un avion et du personnel à Jesse Jackson pour qu’il puisse faire campagne pour Dukakis à l'automne, « la preuve que le parti est devenu totalement prisonnier de son aile noire-gauchiste », affirmait hier un chroniqueur du Daily Times.Les habitudes conservatrices se reflètent dans ia poliique locale Ainsi, toute la région est « sèche ».c'est à dire qu’on ne peut y vendre de bière, de vin ou d'alcool dans les vices de garde, il est la preuve flagrante, selon M.Broadbent, qu’en dépit de leurs prétentions, ce ne sont pas les conservateurs qui se soucient des problèmes des familles canadiennes mais bien les néo-démocrates.M.Broadbent n'a pas non plus épargné le chef libéral John Turner, l’accusant « d’essayer désespéré-menl de convaincre les gens que ce qu’il a dit un mercredi concorde avec ce qu’il a dit le lundi ».M Turner a récemment indiqué au New York Times qu’il ne formerait pas de gouvernement de coalition avec le N PD alors qu’il avait dit le contraire un peu plus tôt cette année.M.Broadbent s’est enfin dit « absolument ravi » de la décision de l’ancien premier ministre du Manitoba Howard Pawley de se porter candidat néo-démocrate aux prochaines élections fédérales A l’heure actuelle, conclut le Dr Fréchette, nos services ambulanciers nous coûtent probablement aussi cher, sinon plus cher que dans le reste du Canada, pour une qualité moindre.A son avis, c’est un service qu’il faut restructurer complètement, préconisant même la mise en place d’un service hélicoptère-ambulance pour réduire les délais d’intervention.Le Dr Fréchette rappelle par ailleurs que chaque vie sauvée représente une économie sociale d’au moins $ 10,000 et, d’autre part, que la rapidité d'intervention réduit de maniéré importante le taux de mortalité chez les traumatisés graves.Les ambulanciers sont les premiers à soutenir qu’il y a encore de la place pour de l’amélioration dans la qualité des services ambulanciers, notamment par un système de répartition plus adéquat, mais à n'en pas douter, on évolue dans la bonne direction.Dans un projet de création de centre de traumatologie qu’il présentait en janvier 1987, le Dr Fréchette souligne que les traumatismes constituent la plus grande cause de décès chez les personnes de 40 ans et moins, et que chez les 15 à 24 ans, les traumatismes causent plus de décès que toutes les autres causes réunies.lieux publics.Ce qui n'empêche pas les locaux d’aller s’approvisionner au Missouri tout proche ou de fréquenter l’un des trois « clubs privés » de la ville, les seuls endroits où il soit permis de boire.Pour ne pas trop nuire au tourisme, les clients du Holiday Inn de Harrison reçoivent avec leur clé leur carte de membre temporaire du « club » mais il leur faudra signer le registre du « club » pour entrer au bar, comme dans toute bonne ville du « Bible Belt ».Chaque soir, la télé apporte les bonnes nouvelles du réseau CBN du télé-évangéliste Pat Robertson, qui était il n’y a pas si longtemps un candidat à la présidence et qui ne se gêne pas pour interrompre le bulletin pour prêcher les deux bonnes nouvelles: celle du Seigneur et celle du Parti républicain « dont le programme de 1988 est encore plus conservateur que celui de 1984 et encore plus proches des valeurs chrétiennes et de la famille».Les pasteurs évangélistes ont encore une très grande influence dans la région qui attend pour la semaine prochaine un « revival »: « Venez voir des miracles dans la grande tente blanche et bleue », dit la publi cité Le réseau ambulancier québécois est en retard et coûte trop cher
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