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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-08-20, Collections de BAnQ.

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DEVO BELLE _.g^ule_ disponible J.triN res meilleurs bars Vol.LXXIX — No 194 ?Ensoleillé avec fréquents passages nuageux Max 20 Montréal, samedi 20 août 1 988 3 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI François Négret dans De bruit et de fureur du Français Jean-Claude Brisseau.FFM : LES CHOIX! Le Festival des films du monde, qui débute mercredi prochain, vient de publier sa grille-horaire.Dans cette jungle de plus de 200 films, quoi choisir ?Marcel Jean propose trois types de choix, trois cartons de dix films selon que l'on soit un cinéphile branché, éclaireur, ou pur et dur.Page C-1 LE RETOUR DE MANKIEWICZ Le cinéaste des Bons débarras et des Beaux souvenirs revient, après sept ans de réflexion, avec Les Portes tournantes.Nathalie Petrowski s'entretient avec Francis Mankiewicz (ci-haut) du roman de Jacques Savoie qu’il a adapté à l'écran, et de la situation du cinéma au Québec.Page C-1 UN CIVIL À LA BARRE DE LA BIRMANIE Maung Maung, ministre de la Justice, est devenu, hier, le premier civil à diriger la Birmanie en plus d’un quart de siècle.Page A-5 Brian Mulroney au DEVOIR La campagne aura peut-être lieu en 89 et portera sur le leadership MICHEL VASTEL Le premier ministre n'a pas écarté hier la possibilité de reporter les élections au printemps de 1989.Mais il a assuré par contre que ces élections porteront sur le leadership.« Je n’écarte rien, je suis élu pour un mandat de cinq ans », a déclaré hier au DEVOIR Brian Mulroney, affirmant qu’il n’examinera pas cette question avant « le ou vers le 17 septembre », quatrième anniversaire de son assermentation à la tête du gouvernement canadien.Quant à la stratégie du chef libéral de demander au Sénat de bloquer la ratification de l’Accord de libre-échange avec les États-Unis dans l'espoir de l’obliger à déclencher des élections, le chef conservateur affirme que « John Turner est dans l’erreur: il n’y a rien qui exige que le libre-échange soit accepté avant le 1er janvier 1989.Au contraire le texte de la loi dit clairement que c’est le ou après le 1er janvier ».S’il se montre manifestement encore indécis sur la date du lancement de la prochaine campagne, Brian Mulroney affirme catégoriquement que « la grande question de la prochaine élection fédérale, ce sera le leadership.Les Québécois auront à décider s’ils veulent ce genre de leadership direct et clair, à un point tel que je subis des attaques (dans le reste du pays) », ou les attaques de John Turner qu’il accuse d’insulter Robert Bourassa et de « prendre les Québécois pour des otages ».En route vers St-Hyacinthe où se réunit le caucus de ses députés québécois, Brian Mulroney rendait visite hier matin au DEVOIR où il était reçu par le directeur Benoit Lau-zière, le rédacteur en chef, Paul-André Comeau et les journalistes Albert Juneau, Pierre O’Neil et Michel Vastel.Tout en ayant accéléré, depuis l’été, le rythme de ses déplacements pré électoraux, le premier ministre a pris soin de se présenter comme un chef de gouvernement qui a d’autres chats à fouetter: « nous avons un programme législatif particulièrement chargé et important pour les prochaines semaines, a insisté M.Mulroney.Les lois sur le libre-échange, les garderies, la fiscalité, la radiodiffusion et d’autres seront passées avant le 17 septembre.On verra alors ce que le gouvernement veut faire ».Tout en reconnaissant que « normalement, une consultation Voir page A-10 : La campagne Photo Jacques Grenier Le premier ministre a passé plus d'une heure dans les bureaux du DEVOIR, hier matin, avec, de gauche à droite, les journalistes Pierre O’Neill, Albert Juneau et Michel Vastel, le rédacteur en chef Paul-André Comeau et le directeur Benoit Lauzière.Opération nettoyage Brian Mulroney se dit déterminé PIERRE O’NEILL Le premier ministre Mulroney se dit déterminé à « nettoyer» les moeurs politiques à Ottawa.Alors que deux de ses propres dé putés, Suzanne Blais-Grenier et Vin cent Della Noce, venaient de faire des déclarations fracassantes sur les présumées irrégularités dans l’attribution des contrats gouvernementaux, Brian Mulroney a consacré de longs moments de son entrevue au DEVOIR pour s’expliquer et répliquer aux accusai ions de patronage politique.Loin de chercher à se défiler, le chef conservateur a reconnu qu’il y a eu des « erreurs, des impairs » et qu’il a vécu une période difficile.« Comme chef de parti, est-ce que cela a été facile pour moi?La réponse est non ».Cela dit, M.Mulroney accuse le « rat pack » des libéraux de John 1 Voir page A-10 : Opération Photo Jacque* Grenier Déterminé à assainir les moeurs politique à Ottawa.Éditorial.PageS La contestation ouvrière atteint un nouveau sommet en Pologne Lech Walesa somme Varsovie de légaliser Solidarité VARSOVIE (AFP) — L’escalade de la contestation ouvrière en Pologne a franchi, de façon spectaculaire, un nouveau seuil avec l’ultimatum lancé hier aux autorités par Lech Walesa, leur enjoignant de légaliser avant lundi le syndicat Solidarité, faute de quoi les chantiers navals de Gdansk se mettront en grève.Cette fois, apparemment certain de l’appui de la majorité des travailleurs, le président de Solidarité n’a pas hésité à placer l’organisation syndicale sur le devant de la scène pour engager, au grand jour, un vé- ritable bras de fer avec le régime du général Wojciech Jaruzelski.L'état de « préparation à la grève » sera décrété dès samedi matin à fi heures locales aux aciéries Lénine de Nowa Muta, dans le sud de la Pologne, a annoncé hier soir le Comité de Solidarité du combinat industriel.La grève sera immédiatement déclenchée aux aciéries si les forces de l’ordre interviennent contre les grévistes de Haute-Silésie et de Szczecin (nord-ouest) ou procèdent à des arrestations, a précisé le Comité.Le combinat de Nowa 11 uta em- ploie quelque ,10,000 personnes.D’importants débrayages en avril et mai dernier avaient entraîné une opéra-tion de police dans l’enceinte de l’établissement.L’intervention, très musclée, avait fait plusieurs blessés.D’autre part, le Comité de Solidarité de l’usine de fabrication de tracteurs d’Ursus (25,000 employés), dans la banlieue de Varsovie, a mis en garde hier les autorités contre l’emploi de la force pour mettre fin aux grèves dans le pays.C’est au cours d’un meeting orga-Voir page A-10 : Pologne Les prétendus ristournes Blais-Grenier ne peut rien prouver à la GRC MANON CORNELLIER OTTAWA - Deux jours après avoir soutenu qu’un système de ristournes sur les contrats fédéraux avait été mis en place par son propre parti, la députée conservatrice de Rosemont, Suzanne Blais-Grenier, n'a pu fournir aucune preuve, hier, lors d’une entrevue avec la GRC.Dans une courte déclaration lue au DEVOIR hier par le porte- parole George Watts, la Gendarmerie dit avoir interrogé Mme Blais-Grenier hier, et que cette dernière n’avait aucun détail sur une quelconque activité justifiant la tenue d’une enquête criminelle par la GRC Lors d'une ent revue auquoti (lien La Presse jeudi, Mme Blais-Grenier avait déclaré qu’elle savait personnellement que le patronage continuait à se développer el qu’un système de « péage » Voir page A-10 : Blais-Grenier VERS UN CESSEZ-LE-FEU Le compte à rebours a commencé hier sur le front irako-iranien.Page A-5 RÉFORME DU SÉNAT Au terme de leur réunion à Saskatoon, hier, les premiers ministres des provinces ont accepté le principe d'une réforme du Sénat.Page A-2 NAVRATILOVA EST ÉLIMINÉE Surprise, hier, aux Internationaux de tennis féminin du Canada.La favorite Martina Navratilova a été éliminée 6-1 et 6-4 par une jeune Soviétique, Natalia Zvereva Page B-10 Photos AP et Jacques Grenier Michel Chalvin (en mortaise) était à Prague, dans la nuit du 20 au 21 août 1968, quand des milliers de Pragois sont montés sur les chars russes envahissant leur capitale pour convaincre les « camarades russes » qu’ils étaient aussi communistes qu'eux et que leur socialisme à visage humain n’avait rien de contre-révolutionnaire.Un témoin se souvient du 20 août 68 à Prague CAROLE BEAULIEU Le réalisateur québécois Michel Chalvin ri’aimait déjà pas les mitraillettes quand son reportage en Tchécoslovaquie l’a mis nez à nez avec les chars russes, une certaine nuit du mois d’août 1968 « Nous n'étions pas venus attendre les Russes, rappelle-t-il aujourd'hui du haut de son bureau, au 11 étage de la Maison de Radio-Canada.Nous étions là pour faire un documentaire sur les reformes, à la veille du Congrès du 9 septembre.» Chalvin avait 19 ans alors.C’était la belle époque des petites équipes de radio qui parcouraient le globe en un duo faisant tout à la fois office de journaliste, recherchiste, preneur de son, réalisateur.Prague n’était ni le premier, ni le dernier reportage de Michel chalvin dans un point chaud du globe, mais le réalisateur convient avoir eu peur, parfois, au cours de ces jours du mois d’août où des Tchécoslovaques en mini jupes armées de drapeaux et de leurs cartes de parti, ont cherché à faire reculer les Soviétiques.« Je n’oublierai jamais notre interprète, raconte-t-il Une toute jeune femme.25 ans peut-être.Communiste convaincue.Elle était bouleversée Le 22 août elle est montée sur un char et a déchiré sa carte du parti.» Michel Chalvin s’apprêtait à quit ter Prague quand les chars sont arrivés.Leur reportage terminé, les deux Québécois s’étaient offerts « un bon gueuleton » au restaurant russe de Prague! Ils devaient prendre l’avion le matin.« Vers une heure du matin, nous avons commencé à entendre le vrombissement des avions.Puis j’ai vu un premier transporteur de troupes » En compagnie du journaliste Jean Pierre Fournier, Chalvin par- Voir page A-10 : Un témoin Jacquo Savoir m—iii iw h ii iiiiiiüii i ii — iii i—imii m h i m linn Un roman attachant, rempli de tendresse, de folie et de musiques.À lire absolument.Adapté au cinéma par Francis Mankiewicz.VoL de 160 pages— 12,95$ Jacques Savoie LES PORTES TOURN A A-2 ¦ Le Devoir, samedi 20 août 1988 EN BREF.¦ Optimisme relatif aux Postes OTTAWA (PC) — Après une rencontre avec les négociateurs syndicaux et deux entretiens avec les représentants de la Société des postes, hier, le médiateur Mac Carson s’est dit optimiste sur le résultat de sa mission.« .Je crois que nous avons réalisé des progrès », a commenté M Harold Duns tan, gérant des relations de travail à Postes Canada.M.Robert Delage, négociateur en chef de l'Alliance , a semblé moins optimiste.« Aucune nouvelle idée n’a été émise, a-t-il signalé, et certaines demandes patronales n'ont tout simplement aucun sens.¦ Vogue le navire malgré les menaces ( PC-REUTER) — Kn dépit de la menace d’inconnus de faire sauter le navire si une rançon ne leur est pas versée, le cargo Cast Polarbenr, propriété de Cast North America Inc., a poursuivi hier sa route vers Montréal.M.Klaus Glusing, de la direction de CAST, a expliqué qu’un homme à « l’accent européen » avait téléphoné aux bureaux montréalais de la compagnie jeudi pour réclamer, sous la menace, $800 000.Parti de la Belgique, le porte conteneurs de 70,047 tonnes, qui transporte diverses marchandises, était hier au milieu de l’Atlantique, en direction de Montréal, où il doit arriver mercredi prochain le 24 août.Vingt-deux membres d’équipage sont à bord.« Il faut prendre au sérieux les menaces de ce genre », a expliqué M.Glusing, présentement aux Bermudes.Il n’a toutefois donné aucune précision sur les individus ou l’organisation à l’origine de ces menaces, précisant seulement que la Gendarmerie royale du Canada et la compagnie d’assurance de CAST ont été informés ¦ Une asthmatique poursuit Air Canada (PC) — Kn Cour provinciale, une femme asthmatique réclame $10 000 à la société aérienne Air Canada pour avoir toléré des fumeurs dans la section non fumeur, avoir mis en péril sa santé ainsi que la vie et la sécurité des autres passagers, lors d’une envolée vers Acapulco en février dernier.\ rembarquement, Mme Nicole Charette constate qu’au moins huit fumeurs se trouvent dans la section non-fumeur.Peu après le départ, elle est saisie d’une crise d'asthme aiguë.Les agents de bord transfèrent alors la voyageuse mal en point et sa fille aux sièges 12 1) et K.Son état est tel qu’on lui administre de l’oxygène et que sa fille lui injecte de l’adrénaline.Une deuxième injection est requise et alors, le commandant de bord juge bon de demander aux passagers de cesser de fumer.Puis l'état de santé de Nicole Charette se stabilise et l’avion poursuit son trajet vers Acapulco.Dans sa requête Mme Charette soutient que les torts subis sont dus à la négligence du personnel de la société Air Canada.¦ Elle a tué de la même façon ses maris YORK, Caroline du Sud (AP) — Le tribunal de York a condamné, hier, à 20 ans de prison une femme reconnue coupable du meurtre de son deuxième mari.KUe avait déjà tué son premier il y a 20 ans.Mme Hazel Allison.47 ans, a affirmé, pour sa défense, que son mari avait essayé de la violer et qu’elle l'avait tué à coups de pistolet pour se défendre.Comme il arrive souvent dans les procès américains, les jurés n’ont appris qu’après la lecture du verdict, et avec stupéfaction, le passé criminel de l’accusée.Mme Allison avait tué son premier mari en 19(18.Là aussi, elle avait expliqué qu'elle se trouvait en état de légitime défense.Le tribunal lui avait en partie donné raison el ne l’avait condamnée qu’à deux ans de prison.Les premiers ministres acceptent le principe d’une réforme du Sénat BERNARD DESCÛTEAÜX SASKATOON — Les premiers ministres des provinces ont accepté hier le principe d’une réforme du Sénat et des pourparlers informels à ce sujet commenceront dès cet automne dans le but de préparer les négociations.Celles-ci n’auront lieu, ont-ils précisé cependant, qu’une fois l’accord du lac Meech proclamé et mis en vigueur.Tel est le compromis auquel en sont venus après quelques heures de discussion les premiers ministres provinciaux à la fin de leur conférence annuelle.D’un côté, on répond en partie aux attentes de l’Ouest qui tient à la réforme du Sénat.De l’autre, on maintient le principe auquel tient tant le Québec de ne rouvrir sous aucun pétexte l’accord du lac Meech.Le premier ministre Robert Bou-rassa était particulièrement heureux de ce compromis.Sa satisfaction était d’autant plus grande que ses discussions avec les premiers ministres Gary Filmon et Frank McKenna l’amènent à penser que le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, surtout cette dernière province, pourraient lever leurs réserves sur la ratification de l’accord du lac Meech.Dans le cas du Nouveau-Brunswick, on accepte même d’examiner avec le Québec ces réserves.En arrivant à cette conférence des premiers ministres, M.Bourassa entretenait certaines craintes.La volonté des premiers ministres de l’Ouest d’engager immédiatement des négociations constitutionnelles sur le Sénat pouvait, pensait-il, renforcer la position des adversaires de l’accord du lac Meech et qui veulent sa réouverture.Les craintes du premier ministre Bourassa étaient en bonne partie fondées.L’albertain Don Getty semblait par exemple de moins en moins disposé à attendre que l’accord du AVIS DE CONCOURS CONCOURS OUVERTS AUX HOMMES ET AUX FEMMES DU SCRUTIN Nous sommes à la recherche de personnes désirant relever un défi relié à la fois à la gestion administrative, à la formation de personnel et aux relations publiques pour combler le poste de directeur du scrutin dans les circonscriptions électorales de: BOURGET, JOHNSON, LAPINIÈRE*’, LAVIOLETTE, LES CHUTES-DE-LA-CHAUDIÈRE**, MASSON**, PONTIAC, SHEFFORD Attributions Assumer dans sa circonscription électorale la responsabilité de la tenue des événements électoraux ainsi que de la délimitation des sections de vote et des secteurs électoraux.Conditions d’admission aux concours Posséder la qualité d'électeur et être domicilié dans la circonscription électorale pour laquelle la candidature est posée ou dans une circonscription électorale contiguë pourvu, dans ce dernier cas.que la fonction puisse être exercée d'une façon satisfaisante comme si le candidat était domicilié dans la circonscription électorale pour laquelle il est nommé.Compétence recherchée Posséder une expérience dans diverses activités professionnelles ou personnelles reliées aux domaines de la gestion administrative, de la formation de personnel et des relations publiques, ainsi que des habilités professionnelles pertinentes à l'exercice des fonctions de directeur du scrutin.De plus, une bonne connaissance de la Loi électorale et de la circonscription électorale est nécessaire.Il est également souhaitable que le domaine électoral soit familier au candidat.La connaissance de la langue anglaise est requise lorsque le nombre d’électeurs anglophones le justifie.Durée du mandat La durée du mandat d’un directeur du scrutin est de cinq ans.Notons que, dans le cas d'une personne qui exerce déjà d’autres fonctions et qui obtiendrait un poste de directeur du scrutin, la Loi électorale oblige son employeur à lui accorder un congé sans solde et à ne pas exercer de sanctions à son égard pendant qu'il agit à titre de directeur du scrutin, et ce, pour le temps nécessaire à la gestion des événements électoraux.Rémunération Le taux horaire pour cet emploi est d’environ 24 S (en voie de révision).Le nombre d'heures requis annuellement peut varier entre 30 et 600 heures selon le nombre et la durée des activités.Inscription Pour obtenir un formulaire d'inscription ou toute autre information relative à ces concours, veuillez composer, entre 8 h 30 et 16 h 30, du lundi au vendredi, l'un ou l’autre des numéros de téléphone suivants: pour la région de Québec: 643-5380 à l'extérieur de Québec (sans frais): 1-800-463-4378.Les formulaires d'inscription doivent parvenir aux bureaux du Directeur général des élections avant 16 h 30 le 9 septembre 1988.' Le masculin est ici utilisé sans aucune forme de discrimination.Lapinière.les Chutes-de-la-Chaudiëre et Masson sont trois nouvelles circonscriptions.Pour en connaître la délimitation, veuillez composer l'un ou l'autre des numéros de téléphone mentionnés ci-dessus.Le Directeur général des élections du Québec lac Meech ait été ratifié par toutes les provinces.Impatient devant le retard de certaines provinces à ratifier cet accord, il expliquait que la réforme du Sénat est aussi importante pour l’Ouest que l’était pour le Québec la reconnaissance de son caractère distinct.Le compromis permet à M.Getty de ne pas perdre la face.Le premier ministre de la Saskatchewan, Grant Devine, expliquait au nom de ses collègues à l’issue de la conférence, qu'il y avait une réelle volonté de réformer le Sénat et que ce dossier devenait priorittaire.En même temps, le Québec avait toutes les garanties voulues car, a-t-il assuré, on ne saurait passer à une phase active tant que le dossier du lac Meech ne serait pas clos.L’ontarien David Peterson et le manitobain Gary Filmon devaient confirmer ses propos, ce dernier disant craindre cependant que le compromis trouvé n’exacerbe l’exaspération des gens de l’Ouest.Les discussions qui se dérouleront au cours des prochains mois se feront uniquement au niveau des fonctionnaires.L’Alberta verra à entreprendre, sur une base bi-latérale, des échanges avec chaque province pour vérifier leurs positions et tenter d’élaborer une proposition.Le processus qu’ont enclenché hier les premiers ministres s'inspire de l’action menée par le Québec en 1986 pour faire connaître aux provinces ses demandes constitutionnelles.Le premier ministre Bourassa avait été très ferme jusqu’ici sur sa volonté de ne mener aucune négociation tant que l’accord du lac Meech n’aurait pas été proclamé.Par ce compromis, il a voulu manifester sa bonne foi, a-t-on expliqué.Ce compromis a l’avantage de laisser suffisamment de pression sur le Manitoba et le Nouveau-Brunswick pour les inciter à ratifier le plus rapidement possible l’accord du lac Meech.Si elles traînent, les provinces intéressées à la réforme du Sénat pourront leur faire les représentations voulues, dit-on.Dans le cas du Manitoba, le premier ministre Filmon entend faire adopter rapidement l’entente du lac Meech, mais sa situation de gouvernement minoritaire entrave sa liberté d’action.Il s’est entendu avec M.Bourassa hier pour que celui-ci vienne à Winnipeg pour défendre lui-même l’accord du lac Meech auprès de l’opinion publique.M.Bourassa avait déjà reçu une invitation de la Chambre de commerce de Winnipeg pour le mois de septembre.Il a expliqué qu’il avait la responsabilité de ne pas laisser la parole aux seuls opposants à l’accord.Dans le cas du Nouveau-Bruns- wick, le premier ministre McKenna n’entend toujours rien précipiter, mais pour la première fois a manifesté hier une certaine ouverture.Il a en effet accepté que des pourparlers aient lieu avec le Québec pour tenter d’évaluer ensemble les réserves qu’il a avec l’accord du lac Meech.Le principe de ces discussions a été arrêté hier matin.Il s’agira, a dit M.Bourassa, d’examiner « différentes formules de manière à pouvoir tenir compte des représentations de M.McKenna, cela sans rouvrir l’accord».Le premier ministre McKenna a expliqué que sa position finale sur l’accord ne serait arrêté qu’après les audiences publiques prévues dans sa province.Il sent cependant qu’il est maintenant temps que l’on fasse certains progrès, a-t-on expliqué dans son entourage.Mais M.McKenna a souligné hier qu’il faudra trouver des choses concrètes.Dans le cas du Nouveau-Brunswick, le Québec n’ira probablement pas participer aux audiences publiques qui auront lieu cet automne.Déjà plus de 125 groupes sont inscrits.M.McKenna assure que les positions du Québec pourront être défendues par l’un ou l’autre de ces groupes.Selon Mulroney Beaucoup dépend des actes des sénateurs MICHEL VASTEL « Nos travaux, et ceux des premiers ministres provinciaux, sur la réforme du Sénat, sont sérieusement affectés par ce qui se passe actuellement au Sénat », a déclaré le premier ministre au cours d’un entretien au DEVOIR.« Si les provinces sont d’accord, oui c'est pensable qu’on l’abolisse », a-t-il déclaré.La réforme du Sénat est inscrite à l’ordre du jour de la seconde phase de la réforme constitutionnelle, qui suivra la ratification de l’accord du lac Meech.Une majorité de provinces s'est déjà prononcée en faveur d’un Sénat dont les membres seraient élus.Par ailleurs, le chef libéral aux Communes a demandé à la majorité libérale du Sénat de bloquer la ratification du Traité sur le libre-échange.« Le Sénat est là pour protéger les intérêts des provinces, rappelle Brian Mulroney.Comment les libéraux du Québec protègent-ils les intérêts de leur province en acceptant les directives de John Turner, et alors que le gouvernement du Québec, le premier ministre de la province, monsieur Parizeau, les principaux agents économiques du Québec le réclament?» Le premier ministre fédéral rap- LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LÈS0U^fBUsONT\ Administration.(514) 844-3361 OUVERTS p“ lS \ Rédaction.(514) 842-9628 AuV«à16H30 qE gHOO Annonces classées.(514)286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Indicatil 514.1-800-361-8059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatil 819.1-800-361-5699 Indicatil 613.1-800-361-5699 pelle que le Sénat n’a bloqué aucun projet de loi du gouvernement Trudeau entre 1980 et 1984.Il a par contre torpillé à deux reprises l’adoption de la nouvelle loi sur les Brevets, pourtant approuvée par le maire de Montréal, monsieur Bourassa et toutes les grandes universités.Et monsieur Mulroney se demande « si un groupe de sénateurs libéraux nommés par un adversaire politique » (Pierre Trudeau), va oser bloquer « un projet de loi historique (sur le libre-échange), déjà ratifié par la Chambre des Communes, la Chambre des Représentants, le Sénat élu des États-Unis, et huit premiers ministres provinciaux ».Brian Mulroney n’hésite pas à dire que « la légitimité du Sénat était déjà modeste et bien fragile.Mais ses actions seront déterminantes sur l’évolution de la pensée collective des chefs de gouvernement à son sujet ».Monsieur Mulroney rappelle tout simplement que des excès de la part des sénateurs pourraient susciter un mouvement en faveur de l'abolition de l’institution.Déjà le Congrès général du parti conservateur au Québec, et le caucus des députés québécois ce week-end, se sont prononcés en faveur de cette abolition.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOC II S Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél : (514) 934-0272 Faites comme chez vous! 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Le Devoir, samedi 20 août 1988 ¦ A-3 Pholo CP Donald Dale Getty Jr (à gauche), sur l'estrade d'honneur avec son père lors de la course au leadership du parti progressiste-conservateur de l'Alberta, en 1985.Le fils aîné de Don Getty arrêté pour trafic de cocaine KDMONTON ( PC) — Le fils aîné du premier ministre de l’Alberta Don Getty, a été arrêté jeudi soir pour trafic de cocaine.Donald Dale Getty Jr, connu sous le prénom de Dale, âgé de 31 ans, a été arrêté par des agents de la Gendarmerie royale, à Kdmonton, à la suite d’une longue enquête, a expliqué la police.Aucun autre détail n’a été communiqué.Dale Getty est l’aîné des quatre fils de Don Getty qui a déjà été quart-arrière pour les Eskimos, l’équipe de football d’Edmonton, au milieu des années cinquante.Il a joué, notamment, durant les trois années consécutives où l’équipe a gagné la coupe Grey.Le fils de M.Getty a lui aussi eu une carrière dans ce sport, bien que moins flamboyante que celle de son père.Il a essayé de jouer pour les Eskimos, mais n’a réussi à jouer que très brièvement pour les Rough Riders d’Ottawa, comme demi-défen-sif, au début des années 80.Visiblement ébranlé, le premier ministre de l’Alberta a affirmé hier que lui et sa famille supporteraient-Dale.« Dans le passé, quand il a eu des problèmes, nous l’avons toujours aidé et supporté, et, bien sûr, nous allons le faire encore.Malgré celle his- toire, nous croyons qu’il est un jeune homme bien», a commenté M.Getty.Le premier ministre, qui rencontrait ses collègues des autres provinces canadiennes à Saskatoon, est entré à la réunion les yeux rouges, ébranlé.Le ton de sa voix et ses expressions laissaient croire à tout instant qu’il allait éclater en sanglots.Il a expliqué qu'il avait reçu un appel léléphonique, tard jeudi soir, lui annonçant que Dale avait été arrêté pour trafic de cocaine.Il n’a pas voulu donner de détail sur l'arrestation.« Ce fut une longue nuit blanche » pour le premier ministre, a raconté son attaché de presse, George Da-vey.A la conférence des premiers ministres, jeudi, M.Getty avait demandé à ses collègues de prendre des mesures pour solidifier la famille.M.Getty a expliqué que cette arrestation ne faisait que confirmer ce besoin.« Vous m’avez déjà entendu dire en chambre que tous ceux qui ont élevé une famille durant les 15 dernières années savent quelles sont les presssions et les tensions à affronter, pour les parents et les enfants, a dit M.Getty.J’ai toujours eu cette histoire dans le fond la tête.» r Propos authentiques d un client N «Ne t’inquiète pas, chérie pour ce soir j’ai tout commandé à Anjou Québec» o amouSpUÉHKC l.a boucherie charcuterie traiteur c’est notre métier 1025 rue Laurier ouest 272-4065 272-4086 entrée libre à L'ART CONTEMPORAIN Qu'est-ce que l'art contemporain?• Comment et pourquoi cons- Z tituer une collection?• Comment fonctionne le marché de l'art?• Où et comment louer une oeuvre?• Du 8 au 16 septembre 1988, un événement de grande importance aura lieu à Montréal qui fera le point sur la pratique et le marché de l’art contemporain.Pour cette occasion, LE DEVOIR, en collaboration avec l'Association des Galeries d'art contemporain de Montréal, publiera samedi le 10 septembre 1988 un cahier spécial entièrement consacré aux grandes questions que couvrira cet événement.UNE EXCLUSIVITÉ DU DEVOIR! • Date de tombée publicitaire: 26 août 1988 n •Date de parution: 10 septembre 1988 Derrière le drame familial d’un Malais, des pressions d’immigration Canada ?PAULE DES RIVIÈRES Alphonsus Liguori Dawson, le Malais de 30 ans menacé d’expulsion par Immigration Canada, pourra rester au pays, la Cour fédérale lui ayant reconnu hier le droit de résidence permanente au pays.Radieux, le jeune père de famille ne rêvait plus hier que d’une réconciliation avec sa jeune épouse de 22 Auf Der Maur avec le Parti Civique (IF) — Claude Dupras a rendu publique, hier, la nomination de Nick Auf Der Maur comme conseiller du Parti Ci vique.Il était jusqu’à ce jour conseiller indépendant.Cette nomination de comme conseiller et leader de l’opposition a été acceptée à l’iinani mité par le comité de direction du Parti Civique.Avec ce geste, M.Dupras ne considère déjà plus M Pré gent comme leader de l’oppo sition, ni comme conseiller au P.C.Selon l'éxécutif du P.C., M.Prégent a déjà démissionné, même si celui-ci ne l'a pas encore fait officiellement.« Nick Auf Der Maur va per-mettre au Parti Civique de bien jouer son rôle dans l'opposition.» a dit M.Dupras.M.Auf Der Maur, journaliste depuis 25 ans est conseiller municipal depuis 1974.Il a été élu sous la bannière du ROM, du G AM (Groupe d'action municipale) et comme indépendant avant.« C’est par souci de démocratie que je me rallie au P.C.Le tiers de la population qui a voté pour le P.C.a droit d’être représenté.», a expliqué M.Auf Der Maur.Pensant au congrès au leadership de novembre, M.Dupras a avancé que « Nick ferait un très bon chef ».Mais celui-ci s’est dit plus préoccupé par la reconstruction du parti que par sa possible candidature, « à moins que M.Dupras me convain que » a-t-il précisé.M.Germain Prégent, encore conseiller et leader de l’opposition, a qualifié de dictatorial le geste de M.Dupras.ans, qui l’a quitté abruptement le mois dernier en emportant leur fils de sept mois.Cette réconciliation semblait possible hier, la jeune femme laissant entendre que c’est à la suite des pressions d’immigration Canada qu’elle avait quitté son mari et retiré sa demande de parrainage.Non seulement a-t-on appris hier que le Gouverneur en conseil avait accordé à M.Dawson le permis de résidence permanente qu’il avait de mandé, et au sujet duquel il n’obte-nait aucune information au bureau de l’immigration de Sherbrooke (il habitait auparavant Vancouver ) mais Manon Lequin, l’épouse de M Dawson, a tenu des propos accusa teurs vis-à-vis des autorités.Elle a en effet déclaré hier, au cours d’une entrevue téléphonique, qu’elle avait quitté son mari à la suite des recommandations pressantes en ce sens de l’agent de l’immigration qui les avait convoqués, elle et son mari, le 19 juillet dernier.Le retrait de parrainage avait enclenché le mécanisme de déportation de M.Dawson.« Je rentre dans le bureau.L’agent me demande ce qui s'est passé depuis mon mariage.Je lui dis qu’il est très bon.Elle me dit qu'il m'a mariée pour les papiers (d’immigration).Elle me dit que lorsqu'il aura ses papiers, il me laissera et partira avec le petit.Elle me dit de le déparrainer, de le quitter et de me cacher car sinon il sera trop tard lorsque j’aurai un oeil au beurre noir».Manon a donc suivi ces conseils et laissé son mari, qui devait donc, à partir de ce moment là, quitter le pays le 21 août.Il avait quand même obtenu des droits de visite de son en faut mais ne réussissait jamais à parler à son épouse.U avait aussi, avec l’aide d’un or ganisme humanitaire de la région de Sherbrooke, Le Partage Saint-François, entrepris des démarches juridiques, qui ont abouti hier.Hier les deux se sont revus.Ils sont prêts à se retrouver.Sous l’oeil bienveillant du père de Manon qui résume l’attitude des autorités fédéra les : « on n’use même pas un animal comme cela ».Lors d’une brève entrevue téléphonique, un porte-parole de la famille a indiqué que celle-ci entend maintenant connaître .< le fin fond de l’histoire », disant avoir douté de l’intégrité de M.Dawson sur la foi d'informations fournies par Immigration Canada.Le jeune homme est arrivé au Canada en août 1986 comme représentant en ventes à l’Expo de Vancouver.C’est là qu’il a rencontré son épouse québécoise.Le mariage a eu lieu en janvier 1987.Alphonsus Liguori Dawson vit au centre d’accueil pour personnes démunies Le Partage St François, à Sherbrooke, depuis la fin de juillet dernier, après avoir été recueilli par la police de Magog au lendemain du départ de son épouse.Il avait peu après reçu un avis d’expulsion, sa compagne refusant de le parrainer à l’expiration de son permis temporaire de séjour.Le Partage St François agit comme intermédiaire entre M.Dawson et la famille de son épouse, en vertu d’une entente entre les deux parties au tribunal.Picotte déclare la guerre aux menés, grands pollueurs des lacs du Québec LOUIS-GILLES FRANCOEUR Québec a déclaré hier la guerre à l'ennemi numéro un des lacs de la province, le méné, dont la taille est de toute évidence inversement proportionnelle à la « pollution biologique » que suscite sa présence.En plus de financer une évaluation scientifique des stratégies de neutralisation possible du fléau qui a ruiné plus de la moitié des lacs à truite accessibles de la province, le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Yvon Picotte, a annoncé hier qu’il lancera l’an prochain une vaste campagne d’information et de publicité pour lutter contre les braconniers pollueurs à l’origine de la dispersion des ménés (carpes, mulets, etc) dans les lacs de la province.Les ménés sont en réalité le cas type d’un bris majeur d’écosystème qui ne suscite aucune réaction populaire, puisque le phénomène a fini par créer l'illusion qu’il fait partie de l’ordre naturel des choses.Jusqu'au début du siècle, de vastes territoires des Laurentides, de la Côte-Nord, du Saguenay et de la Côte-Nord englobaient des lacs peuplés uniquement d’ombles de fon- taine, les « truites » du langage populaire.Pour attiser la convoitise des grosses truites, les pêcheurs sportifs ont commencé très tôt à appâter leurs lignes avec des ménés qu’ils transportaient vivants pour plus d’ef ficacité.Après la pêche, les pêcheurs jetaient le reste des ménés sans se douter que ce geste allait ruiner ir rémédiablement un écosystème.L’art de la pêche au méné s’est tel lenient développé qu'il a suscité l'é closion d’élevages et de pêche com merciales sur le fleuve et ailleurs Parce que personne n’inspectait ces petits poissons frétillants, il s'y est souvent mêlé des alevins de ménés, de brochets, de perchaude, de era pets, etc., qui sont devenus des coin pétiteu-rs féroces du poisson le plus apprécié des sport ifs, qui en eaptu rent 31,6 millions par année.Une série d’analyses scientifiques, effectuées notamment par le professeur Pierre Magnan, du département de chimie biologie de l'UQTR, a per mis d’établir que l’introduction de ménés (mulets et carpes) dans 15 lacs de la réserve Mastigouche y a réduit de 66 la récolte et de 67 % la fréquentation des pêcheurs.Le plié nomèno a réduit à 36 le nombre de lacs où les ombles constituent la seule espèce, une situation qui a éloi gué les pêcheurs au point de priver la région de retombées économiques annuelles évaluées à $1.2 millions (1985).Québec a donc accepté de financer l'équipe du professeur Magnan pour obtenir rapidement une évaluation des méthodes de contrôle du méné actuellement utilisées dans le monde et une stratégie d'action précise.M.Magnan, qui travaille sur ce dossier depuis plus d’une décennie, affirme qu’il est faux de croire que ménés el carpes mangent les oeufs de truite sur les frayères
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